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Dans cette partie du site « www.thydelor.eu » je vais tenter de répondre à quelques questions existentielles que se posent encore nombre de photographes débutants dans la jungle du numérique et en profiter pour leur donner quelques petits tuyaux certainement bien utiles, même si très simples en apparence...

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ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Le b-a-ba en photographie numérique Pourquoi a-t-on tant de problèmes lors du choix d'un objectif
Comment tirer le meilleur parti d'un objectif pas trop top Peut-on utiliser n'importe quel objectif en numérique ?
Deux réglages indispensables pour appareils photo numériques Que penser de la sensibilité ISO en numérique ?
Comprendre et utiliser l'histogramme Quelle mesure d'exposition choisir ?
Quid des saletés sur le capteur numérique ? Gérer efficacement ses batteries
Jouer avec les sensibilités ISO de son boîtier Comment utiliser les "modes" proposés par nos boîtiers ?
Filtres ou post traitement ? Et pourquoi ne pas tenter le noir et blanc ?
Quid de la fonction "ISO Auto" ? Les techniques de mise au point
Tester d'autres réglages !... 36 secrets essentiels à connaître en numérique
Comment faire durer (un peu) son boîtier numérique ? L'impression de vos images vous tente ?
Pourquoi se méfier des JPEG en photo numérique ? Comment ne pas se faire piéger par l'autofocus ?
Arrêter le délire des objectifs anciens Quoi faire et ne pas faire avec une carte mémoire ?
Moyen format numérique, attention aux mots utilisés !  

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ET POURQUOI NE PAS TENTER LE NOIR ET BLANC ?

Pour les plus jeunes d'entre nous, il peut sembler surprenant de vouloir parler de photographie numérique en noir et blanc ! Mais si vous n'avez jamais eu la chance de devoir tirer des images argentiques en noir et blanc (puisque la couleur était réservée à l'élite -point de vue coût-) je vous assure que vous êtes passés à côté d'une expérience des plus intéressantes. Bien sûr la vie est en couleurs, mais justement, l'abandon de ces couleurs donne accès à une page tout à fait originale de la transcription de la réalité. En numérique, malgré l'aide des logiciels les plus performants, vous ne réussirez jamais à recréer le "vrai" noir et blanc argentique mais, avec un peu de technique, vous vous en approcherez... Attention toutefois, photographier en noir et blanc ne consiste pas simplement à configurer le boîtier pour qu'il fasse du noir et blanc ni même compter sur Photoshop, Lightroom ou tout autre logiciel pour supprimer les couleurs de votre image... Si le noir et blanc est bien l'esprit du début de la photographie, il reste un moyen d'expression qui ne sera jamais (je dis bien JAMAIS) remplacé par la couleur...

En tant "qu'ancien" qui a fait du laboratoire noir et blanc et qui, accessoirement, continue à en faire avec un plaisir non feint... je me devais de vous entraîner dans cette voie. Puisque, pour ce site, j'ai d'emblée décidé de ne pas trop vous stimuler à acheter du matériel pour le plaisir d'acheter, je ne vais pas aujourd'hui vous dire d'acheter un ancien boîtier argentique (bien que, si cela vous prenait, vous en auriez vraiment pour votre argent... même un moyen format professionnel argentique ne vaut plus grand chose sur le marché de l'occasion... et on ne parlait pas, à l'époque, d'un nombre de déclenchements possibles... l'obsolescence programmée n'existait pas !). Donc, utilisons ce dont nous disposons... un boîtier numérique.

Pourquoi faire du noir et blanc ?

Tous les "anciens" photographes qui ont connu le noir et blanc argentique (dont je suis) affirment qu'une photographie doit être en noir et blanc à moins que la couleur ne lui apporte réellement un élément indispensable. C'est certainement un peu extrémiste comme vision ! Du jour où j'ai débuté en numérique, seul moyen abordable de faire de la couleur, est né inconsciemment en moi une dichotomie, le noir et blanc devait être argentique et la couleur devait être numérique... C'est bizarre, je n'exclue nullement la couleur des photographies mais c'est comme si, intrinsèquement, l'argentique était en noir et blanc par défaut et que le numérique était en couleurs par défaut... D'ailleurs je n'ai encore fait que très peu de numérique noir et blanc... mais je vous promets que je vais m'y mettre sérieusement, dès la fin de cet article...

Attention, je ne dis pas que ma façon de voir les choses est la bonne ! C'est ainsi, c'est tout ! Je ne me dis jamais, « tiens, cette image mériterait d'être en noir et blanc, ou telle autre mériterait d'être en couleurs », je débute toujours une séance en me disant « tiens, aujourd'hui je vais faire du noir et blanc » et je charge un boîtier argentique ou, au contraire « je vais faire de la couleur » et j'emporte un boîtier numérique... Ce n'est certes pas très pratique, mais nous verrons plus tard pourquoi j'en suis encore là. Je dis "encore" là car il faut que mon évolution en photographie numérique tende vers plus d'universalité en étant capable de faire du noir et blanc numérique, quitte à adjoindre à mes clichés un "grain photographique" artificiel via logiciel...

Voir en noir et blanc

Ce qui me bloque dans le schéma noir et blanc = argentique / couleurs = numérique est le fait d'avoir du apprendre à voir la vie en noir et blanc ! Cela était indispensable pour faire de la photographie en noir et blanc et, j'en suis encore persuadé, cela reste indispensable en numérique, même si nos boîtiers actuels sont prévus pour faire de la couleur par défaut !... Oh, je sais, ce n'est pas simple d'effacer mentalement les couleurs du monde réel qui nous entoure mais, si vous voulez vraiment faire du noir et blanc, même en numérique, il est temps de commencer à apprendre à "penser en noir et blanc". Si nous voyons le monde en couleurs, obtenir un bon cliché en noir et blanc demande un effort considérable (au début) puisqu'au moment du cadrage il faut absolument posséder en tête le résultat final en monochrome avant même le déclenchement !... Il ne faut en aucun cas laisser les couleurs nous divertir du but recherché : une bonne photo couleur ne sera certainement pas une bonne photo noir et blanc (et inversement !)...

Je ne prétends pas vous apprendre ce "tour de force" en trois lignes alors qu'il m'a fallu des mois, voire des années, pour y parvenir, mais je vais vous fournir, en deux images, ce vers quoi il faudra tendre avant de prétendre parvenir à faire de la "vraie" photo noir et blanc : voici une roue chromatique traduite en noir et blanc :

Il est important de penser en terme de "tons" (plus clair ou plus foncé), puisque chaque couleur produit une tonalité différente (MAIS des couleurs très éloignées peuvent donner des tons gris strictement identiques...) Pourquoi une telle réflexion ? Je vais vous donner l'exemple classique (pour ne pas dire le "cas d'école") imaginez une superbe fleur rouge sur un fond de gazon vert : en regardant la roue chromatique ci-dessus vous constaterez que même si cela paraît inconcevable, la fleur et le gazon auront quasiment le même ton donc ils seront tous deux reproduits avec le même gris... en couleurs, l'image sera plaisante, en noir et blanc elle ne ressemblera plus à rien !... Ce n'est, heureusement, pas le seul paramètre à prendre en compte, il y a également la notion de contraste dont nous reparlerons plus loin, plus le contraste entre les tons sera important et plus votre image sera agréable...

L'ombre et la lumière

La lumière est l'élément principal de la photographie (c'est d'ailleurs pour cela que ça s'appelle "photographie" !), il est donc essentiel de l'utiliser efficacement à notre avantage. Sans la distraction que la couleur engendre, seuls ombre et lumière jouent un rôle dans la photographie en noir et blanc en attirant l'œil sur les parties en surbrillance quand d'autres parties de l'image sont laissées dans l'ombre (au sens propre comme au sens figuré).

Lorsque vous utilisez la lumière naturelle, il est important d'évaluer la qualité de la lumière que vous désirez avant de partir pour votre prise de vue. Si vous voulez une lumière douce, il est préférable de considérer le shooting tôt le matin ou tard le soir lorsque le soleil est bas, mais si vous voulez une forte lumière et des ombres bien marquées pour une image plus contrastée, rendez-vous au beau milieu de la journée quand le soleil est haut dans le ciel. Encore une grosse différence avec la photographie couleur qui demande d'éviter le soleil au zénith (dans la mesure du possible).

Le contraste

Je l'ai déjà mentionné plus haut, mais en l'absence de couleur, il est capital de s'assurer que les clichés en noir et blanc aient une grande variété de tons et de forts contrastes pour attirer l'intérêt du "lecteur" de l'image. Il est important d'éviter de noyer les images dans le gris (sauf effet volontairement recherché !) mais plutôt laisser la lumière assurer des éléments blancs lumineux qui attirent l'œil et laisser certaines parties de l'image dans des zones sombres pour assurer un bon contraste.

Le fort contraste est facile à obtenir les jours ensoleillés, mais attention à ne pas trop exposer les photos...

Texture et détails

Souvent, en couleurs, le regard du spectateur est attiré par la variété et les nuances de couleurs dans une photo et son attention se trouve détournée des détails pourtant importants pour l'image présentée. En utilisant le noir et blanc sur des sujets composés de détails ou de textures particulièrement intéressants, l'absence de couleur va vraiment mettre en valeur le sujet et ainsi améliorer la prise de vue.

Remplir le cadre avec les détails et/ou la texture sans se laisser distraire par les couleurs de la vraie vie, c'est, comme je l'ai dit plus haut, "penser en noir et blanc", considérer les tons et les contrastes et essayer d'améliorer les subtilités dans l'image.

Réglages de son boîtier numérique

D'un point de vue purement pratique, il y a quelques règles de paramétrage qui vous aideront dans votre quête de bonnes photos en noir et blanc. Ne faites surtout pas l'erreur de shooter directement en noir et blanc (en réglant le boîtier sur N/B), même si vous pensez que le fait de vérifier le résultat sur l'écran LCD peut vous aider. Il n'en est rien, surtout si vous n'avez pas l'expérience du noir et blanc !!! En effet, ce n'est pas l'écran LCD qui va vous apprendre à "voir en noir et blanc" et en plus, en utilisant ce réglage vous vous condamnerez à rapporter des images ratées... Je m'explique : tant que votre vision en noir et blanc ne sera pas efficace, vous continuerez, inconsciemment, à faire des images d'un monde coloré... si l'enregistrement est fait en noir et blanc et que le résultat est nul, vous n'aurez pas d'image, si, par contre, vous enregistrez en couleurs et que l'image est belle en couleurs, vous pourrez toujours la garder telle quelle (même si elle sort totalement du cadre que vous vous étiez fixé : photographier en noir et blanc !...). Enregistrez vos images en couleurs dans un premier temps puis convertissez-les en noir et blanc en post traitement, à la longue, vous comprendrez le passage couleurs/tons de gris et si le résultat ne correspond pas à vos attentes, reconvertissez en couleurs et gardez votre photo comme la marque d'un échec à ne pas renouveler...

Dans le même ordre d'idée, si vous en avez la possibilité, tirez en RAW. Cela vous donnera beaucoup plus de possibilités d'édition quand il s'agira de convertir vos photos en noir et blanc. Si votre boîtier permet de tirer des RAW, le fait de sélectionner le mode N/B entraînera l'affichage de votre image en noir et blanc sur l'écran LCD arrière mais, puisque vous enregistrez une image brute, vous enregistrerez tout ce qui parvient au capteur, c'est à dire la couleur aussi !... Personnellement, je ne pense pas que la méthode de l'écran LCD soit la meilleure pour apprendre à "voir en noir et blanc" mais, finalement, si vous préférez, allez-y, ne boudez pas votre plaisir et cette option RAW/N&B n'est pas dénuée d'intérêt pour vous !... Ainsi vous aurez tout : l'affichage noir et blanc ET la photo couleur sur la carte mémoire...

De la même manière, gardez toujours un œil sur votre réglage de sensibilité ISO : une image noir et blanc "lisse" (sans grain) peut être extraordinaire, mais une image noir et blanc granuleuse peut avoir beaucoup plus de caractère (c'est celles-là que je préfère -normal, vu mon passé en argentique- mais ce goût n'est pas partagé par tout le monde !). Pour éviter le grain, sélectionnez systématiquement une valeur de sensibilité ISO la plus faible possible. Si, au contraire, vous voulez du grain, ne craignez pas de "monter en ISO"... et lorsque je dis "montez" je ne vous dis pas de passer de 100 à 200 ISO mais plutôt de passer de 100 à 500 voire de 100 à 2000 ISO (ou plus) selon la qualité du capteur de votre boîtier !... Par contre, si vous n'êtes pas très sûr de vouloir du grain ou, si vous ne savez pas, à la prise de vue, si vous voudrez du grain et si oui, combien, je vous conseille vivement d'utiliser la valeur ISO la plus faible possible, en effet, tous les logiciels de traitement d'image permettent d'ajouter du "grain photo" à une image "lisse" alors qu'aucun d'eux n'est capable de retirer "proprement" le "bruit de hauts ISO"...

Le noir et blanc en photographie de paysage

Les photos de paysages se basent sur une composition forte, souvent avec le point d'intérêt au premier plan et ce n'est pas différent en noir et blanc. Sans la distraction de la couleur, les lignes à l'intérieur du champ seront mises en évidence. Les différences de tons deviendront plus apparentes et les formes seront plus visibles. Vous pouvez décider de créer des images pleines de tonus ou des images d'une douceur incroyable...

Essayez de tirer avantage de sombres nuages ​​d'orage, qui fonctionnent souvent très bien en noir et blanc ou, comme ma photo ci-dessus, privilégiez les demi-tons pour créer une ambiance irréelle... Vous pouvez également expérimenter avec des paysages urbains et transformer l'architecture en formes et textures.

Le portrait en noir et blanc

Je suis sûr que vous avez vu beaucoup de portraits en noir et blanc. La technique du portrait qui résiste aux effets de mode qui ont introduit la couleur dans le portrait mais le noir et blanc rend le portrait plus intemporel. Ces portraits sont utilisés pour raconter l'histoire de la personne, capturer les détails de son visage et l'expression du sujet.


une de mes rares photos numériques noir et blanc

Le noir et blanc s'accorde avec toutes les formes de photographie

Même si je n'en parle pas ici, je ne vais pas faire un catalogue, tout sujet présentant suffisamment d'intérêt pour faire une photographie peut mériter une image en noir et blanc... Des formes distinctives, des lignes horizontales ou verticales pourront suffire pour créer des compositions intéressantes.

Et maintenant, expérimentez et soyez créatifs

Alors maintenant, il est temps de sortir et de vous lancer dans la photographie en noir et blanc. Comme vous avez pu le voir, il n'y a pas de restriction en la matière, de sorte que vous pouvez shooter tous vos sujets de prédilection en noir et blanc et voir la différence, voir ce que ce style peut apporter à votre travail.

Essayez, dans un premier temps, de transformer quelques-unes de vos photos couleur en noir et blanc, pour vous entraîner à "voir en noir et blanc". Vous pourrez être surpris de voir qu'avec un simple clic vous pourrez transformer vos images et même en améliorer certaines...

Dans une autre page de ce site (ici) je vous ai donné quelques tuyaux pour traiter vos images numériques couleurs en noir et blanc, allez-y, usez et abusez de ces techniques, essayez-en d'autres, les limites du noir et blanc ne se trouvent que dans les limites de votre créativité...

MISE À JOUR : j'ai créé une autre page ici qui viendra en complément naturel à celle présentée ici.

Bonnes photos noir et blanc...

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QUID DE LA FONCTION " ISO AUTO" ?

En laissant "traîner" mon oreille alentour, je dois constater que la question des ISO Auto fait polémique... et je ne souhaite pas l'alimenter. Il est bien évident que la meilleure technique est celle que l'on pratique le mieux. Il en est de même quel qu'en soit le sujet et pour ce qui est de la fonction ISO Auto il n'en va pas autrement !... Je me contenterai donc, ici, de vous donner mon point de vue, libre à vous de m'imiter ou non... ma technique ne valant pas mieux qu'une autre !...

La manière la plus logique, à mon avis, est de réfléchir en numérique de la même manière que l'on réfléchissait en argentique. À l'époque on n'avait qu'une seule sensibilité par film et on choisissait son film en fonction de l'environnement lumineux et en fonction du grain que l'on souhaitait faire apparaître ou en fonction du type de photographie auquel on se préparait (portrait/sport...).

Aujourd'hui, en numérique, on a en permanence le choix de la sensibilité à ceci prêt qu'il faut tenir compte de ce paramètre important : plus la sensibilité ISO augmente et plus l'image est bruitée. En argentique le grain pouvait apporter un plus à une image, jamais un bruit (haute sensibilité ou autre) n'apportera quoi que ce soit de positif à une image !... Un capteur numérique ne possède qu'une seule sensibilité nominale, généralement égale à 100 ou 200 ISO et s'écarter de cette sensibilité nominale expose à des désagréments (voir également ici).

La fonction ISO Auto, comme tous les automatismes du boîtier numérique, suit un algorithme spécifique à une marque. Le micrologiciel détermine quand modifier la sensibilité et de quelle valeur. Donc, si votre goût de l'image finale ne correspond pas à ce que le constructeur a prévu, utiliser la fonction ISO Auto ne vous apportera que des déconvenues.

Certains boîtiers proposent de borner la plage de sensibilités ISO autorisée, d'autres, bien que de haut de gamme ne le proposent pas. On retrouve de tout sur le marché : le Canon 5D mark II, par exemple, ne propose pas de borner la plage ISO Auto, elle sera d'emblée fixée à 100~3200 ISO. D'autres boîtiers, bien plus pointus, comme le Pentax K5, proposent non seulement de borner la plage de sensibilité ISO Auto, mais permet, en plus, de modifier l'algorithme de changement de sensibilité. Bien sûr, si des boîtiers haut de gamme ne proposent pas de bornage, c'est bien parce que le fabricant estime que la qualité d'image ne souffrira pas trop quelle que soit la valeur ISO utilisée parmi la plage ISO Auto proposée. Ce n'est pas faux mais je ne suis pas franchement trop amateur de cette notion de "pas souffrir trop" imposée par le fabricant...

Personnellement, si je ne me prive pas d'utiliser les fonctions automatiques de mes boîtiers (auto priorité ouverture / auto priorité vitesse), j'ai abandonné depuis longtemps la fonction ISO Auto qui ne me convient pas du tout, quel que soit le boîtier. Bien sûr, la fonction ISO Auto peut sembler attrayante puisqu'elle laisse toute liberté au photographe de choisir un diaphragme et une vitesse, mais l'exclusion d'un paramètre d'exposition simplifie un peu trop la création et cette apparente simplification représente en réalité une amputation...

Le photographe débutant en photo numérique a entendu dire qu'il fallait gérer 3 paramètres d'exposition : diaphragme / vitesse / sensibilité. Cela peut sembler compliqué mais uniquement parce qu'il pense qu'il faut les déterminer tous les trois pour chaque image !

C'est pourquoi je proclame qu'il faut choisir d'utiliser (ou non) la fonction ISO Auto en fonction de la technique photographique globale utilisée :
—> Automatisme total (Programme) : ISO Auto
—> Automatisme partiel (priorité ouverture ou priorité vitesse) : ISO Auto ou ISO Manuel selon vos habitudes -personnellement c'est toujours ISO Manuel-
—> Manuel : ISO manuel

Je ne parle pas ici des modes "amateur" (voir ici) avec lesquels le mode ISO Auto va de soi...

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LES TECHNIQUES DE MISE AU POINT

Même si le problème de la mise au point n'est pas spécifique au monde numérique, j'ai décidé de placer cet article ici. En effet, les vieux "routards" de la photographie argentique ont tous utilisé (de gré ou de force !) la mise au point manuelle et ont du s'habituer à l'autofocus... ils ne sont donc pas les plus concernés par cette problématique. Les "petits nouveaux" en photographie n'ont eu que très peu le choix d'utiliser le mode de mise au point automatique, sans pour autant en connaître toutes les "ficelles", c'est donc plutôt à ces derniers que je dédie le présent article.

LES mises au point automatiques :

Parler d'autofocus, en vérité, c'est aller un peu vite en besogne puisque tous nos reflex (et certains bridges ainsi que certains compacts haut de gamme) proposent plusieurs modes de mise au point automatique. Voyons donc cela.

Single shoot autofocus ou AF-S : mise au point unique
C'est certainement le mode le plus utilisé par les amateurs, ne serait-ce parce qu'il s'agit du mode "par défaut" (je veux dire qu'à la livraison, les boîtiers ou les objectifs -selon la philosophie de la marque- sont configurés pour ce mode de mise au point). Mais ce n'est pas parce qu'il est considéré par les fabricants comme le mode "par défaut" qu'il doit être considéré par l'amateur comme le "seul mode" !

Généralement, la mise en route de la mise au point automatique s'opère en effectuant une pression à mi course du bouton déclencheur. Une fois que le point est fait, il reste fixe jusqu'à ce que la photo soit prise ou jusqu'à ce que le doigt libère le déclencheur. Il existe également un bouton séparé du déclencheur pour obtenir le même effet, mais ce dernier n'étant pas présent sur tous les boîtiers, je ne m'y attarderai pas.

Ce mode de fonctionnement est très pratique et très rapide mais il présente tout de même des inconvénients : si vous devez, pour une raison ou une autre, refaire le point, il vous faudra lâcher le déclencheur et recommencer la procédure.

Ce mode est idéal pour toute scène photographique fixe comme le portrait ou le paysage. Il peut également être utilisé pour des scènes plus mouvantes à condition que le sujet ne se déplace que dans le sens gauche droite du photographe... si le sujet s'approche ou s'éloigne en permanence, il ne donnera pas de bons résultats.

Mise au point continue ou continuous autofocus ou AF-C (AI Servo chez Canon)
Comme son nom l'indique, ce mode autofocus effectue une mise au point en continu. Il vous suffit de "capturer" le sujet de votre photo et l'autofocus le "suivra", qu'il s'approche ou qu'il s'éloigne de vous aussi longtemps que vous garderez le doigt sur le déclencheur (ou sur le bouton autofocus).

De ce point de vue, ce mode est plutôt utile dans le cas d'un sujet mobile comme en photographie sportive ou animalière par exemple.

Certains boîtiers haut de gamme permettent de spécifier quel collimateur utiliser pour "suivre" le sujet en mouvement lors de la mise au point continue.

Sélection du collimateur autofocus
Tous les appareils disposent de plusieurs collimateurs autofocus, même les plus simples des compacts. Mais les boîtiers de haut de gamme permettent de choisir manuellement le collimateur actif alors que tous proposent une sélection automatique de ce collimateur.

Sélection automatique
Il existe plusieurs types de sélection automatique. Certains boîtiers possèdent une reconnaissance de visage et mettront au point sur le visage, voire sur l'œil ou le sourire. D'autres choisiront le point de la composition étant le plus proche de l'appareil ou le plan regroupant le plus de points de contraste, d'autres choisiront le point situé le plus près du centre de la composition. L'appareil photo n'étant ni intelligent, ni devin, sa sélection automatique ne sera pas efficace à tous les coups et vous pourrez être déçu... même si, très souvent vous serez "bluffé" par le résultat. Cette alternative n'est pas inintéressante dans les cas où vous n'avez pas le temps d'effectuer une sélection manuelle du collimateur.

Il faut, je crois, faire une parenthèse sur la détection automatique des visages, même si c'est une fonction que je n'utiliserai jamais ! On la retrouve principalement sur les boîtiers amateurs même si des reflex haut de gamme la proposent en mode LiveView. Les algorithmes ont même évolués au point d'empêcher le déclenchement en absence de sourire... Toutes ces choses qui sont à même d'exaspérer les photographes "experts" mais qui comblent les photographes occasionnels. J'ai même vu des boîtiers qui se créent une "base de données" de visages connus (!!!) et dans ce cas, c'est sur le visage connu perdu au milieu d'une foule que la mise au point automatique sera effectuée ! Bravo les programmateurs !!!

Sélection manuelle
Les boîtiers de haut de gamme permettent de sélectionner manuellement le collimateur que le système autofocus doit utiliser pour effectuer la mise au point automatique. La sélection manuelle du collimateur AF est la seule méthode vous permettant de garder le contrôle sur l'image finale, même si elle est très lente et limite son champ d'application aux styles photographiques statiques (portrait, paysage...).

La technique de mise au point avant composition
C'est une alternative intéressante à la sélection manuelle du collimateur de mise au point. C'est la technique préférée des "vieux" photographes qui ne sélectionnent jamais autre chose que le collimateur central. Ils placent le sujet principal pile face au collimateur central (le plus précis soit dit au passage), effectuent la mise au point, la mémorisent (en maintenant le déclencheur enfoncé à mi course) puis, seulement, cadrent l'image finale. Cette habitude vient certainement de l'époque où on ne pouvait effectuer la mise au point précise qu'au centre du viseur, à l'époque du stigmomètre et de la couronne de microprismes (qui, tous deux, nous manquent cruellement aujourd'hui !).

En quoi cette technique peut être une alternative intéressante à la sélection manuelle ? Simplement parce qu'elle est beaucoup plus rapide. En plus, je l'ai déjà signalé brièvement, le collimateur central est beaucoup plus précis car beaucoup plus sensible que tous les autres... ainsi, en basse lumière, il sera probablement le seul à pouvoir effectuer la mise au point automatique !... Mais il y a un écueil : cette technique impose l'utilisation du mode AFS, faute de quoi la mise au point sera constamment mise à jour sur l'élément qui va passer sous le collimateur central lors de la composition de l'image...

Quid de l'utilisation du bouton de mise au point ?
Comme je l'ai déjà dit plus haut, certains boîtiers sont équipés d'un bouton de mise en route de l'autofocus (en plus du déclencheur à mi course). Ce bouton (AF-ON) est très pratique puisqu'il permet d'effectuer la mise au point, de la mémoriser sans pour autant mémoriser du même coup l'exposition (ce que fait le déclencheur à mi-course) ! Cela est extraordinaire en mode AFC, vous lancez l'autofocus, vous "capturez" le sujet, l'autofocus le "suit" et le réglage de l'exposition ne se faisant qu'à l'enfoncement du déclencheur, vous aurez donc systématiquement une image nette ET bien exposée, ce qui ne sera pas toujours le cas si vous ne vous servez pas de ce bouton AF-ON !...

LA mise au point manuelle :

Et puis il reste la mise au point manuelle... la seule qui soit en mesure de satisfaire le photographe exigeant ! Elle est très réactive, elle est beaucoup plus précise, elle ne risque pas de choisir un mauvais paramètre ou une mauvaise zone de mise au point... bref, c'est la seule technique qui soit à recommander, malgré les énormes avancées de la technologie en matière d'autofocus !...

Ce n'est pas pour rien que seuls les reflex et les optiques "haut de gamme" permettent une mise au point réellement manuelle !...

LA non mise au point :

Cela sort un peu du cadre de cet article mais il me fallait la citer pour être tout à fait complet : c'est la technique de l'hyperfocale. Elle consiste à régler l'objectif manuellement (désactiver l'autofocus !) à une distance qui permettra d'obtenir une profondeur de champ quasiment illimitée avant même d'effectuer la visée. Ainsi réglé, l'appareil (l'objectif) sera prêt à répondre de manière optimale et immédiate à la moindre sollicitation, il suffit de viser, de composer rapidement et de shooter, tout (ou presque) sera net. C'est la technique la plus rapide qui existe même si elle présente l'énorme inconvénient de ne pouvoir générer aucun bokeh...

C'est tout ce que j'en dirai ici, vous en trouverez plus par ailleurs dans les pages de mon site.

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TESTER D'AUTRES RÉGLAGES !...

Loin de moi l'idée de vouloir vous jeter la pierre, l'Homme est ainsi fait qu'il s'englue dans ses habitudes et surtout qu'il n'aime que modérément remettre ses certitudes en question !...

En photographie il n'en va pas autrement !... On s'achète un superbe boîtier reflex numérique haut de gamme qui sait parfaitement tout faire sans qu'on ait à lui donner trop de directives, alors on le laisse faire... Pourtant, si vous le permettez, je vous proposerai d'essayer, au moins une fois, d'effacer vos certitudes d'un revers de manche et d'essayer ce que je vais vous proposer dans cet article. Il se peut que vous n'appréciez que modérément, voire pas du tout cette proposition, mais laissez vous une chance de découvrir ce qui pourrait bien modifier, à jamais, votre façon d'utiliser votre boîtier !...

Passer en mode manuel
Mais si ! Vous savez, sur la roue de sélection de mode de prise de vue ! La position « M » ! Vous savez qu'elle existe mais, soyez honnête, l'avez-vous déjà utilisée ?...

Bon, il est vrai que les systèmes de mesure d'exposition modernes sont si pointus que vous êtes tout à fait en droit de penser qu'ils font si bien leur travail qu'il n'est vraiment pas nécessaire de se "casser la tête" pour prendre leur place... En réalité, ce n'est franchement pas compliqué (non, même pas un petit peu !!!).

En réalité, il est très simple d'estimer l'exposition et ce quelle que soit la situation. D'abord vous trouverez tout ce qu'il vous faut dans les pages de mon site, ensuite, vous ferez rapidement votre propre éducation en regardant le résultat sur l'écran LCD à peine la photo "dans la boite"...

Et puis, n'oublions pas que vous ferez toujours appel au posemètre de votre boîtier (dans un premier temps du moins) pour savoir si et à quel point vous augmentez ou vous diminuez l'exposition par rapport à la moyenne proposée par le boîtier.

Passer en mode manuel vous apportera au moins trois avantages non négligeables :
— vous pourrez exposer de manière à obtenir exactement ce que vous voyez plutôt qu'espérer que le boîtier "devine" ce que vous attendez de lui !...
— vous pourrez pré-programmer l'exposition correspondant à la luminosité du site de façon à être immédiatement prêt à shooter... sans perdre de temps à effectuer la mesure et corriger l'exposition en fonction des circonstances...
— vous deviendrez très rapidement un "pro" du réglage intuitif de l'exposition...

Utiliser le mode "décalage" de programme
Si vous ne vous sentez vraiment pas suffisamment en confiance avec le mode manuel, restez donc -temporairement- fixé sur le mode programme (P) mais utilisez la fonction de décalage du programme ! Le boîtier décidera de l'ouverture du diaphragme ainsi que de la vitesse obturation MAIS vous pourrez le forcer à privilégier une plus grande (ou plus petite) ouverture, une plus grande (ou plus petite) vitesse. C'est peut-être un peu plus simple pour vous en attendant l'utilisation du mode manuel (M).

Utiliser le bouton AE-Lock
Comme pour la mise au point, on utilise généralement le bouton déclencheur à mi-course pour conserver la mesure de l'exposition (si automatique). Le problème c'est qu'en "fixant" la mesure d'exposition, vous "fixez" également la mise au point donc la recomposition de l'image sera sinon impossible, au moins plus compliquée.

Le bouton AE-Lock, lui, permet de ne "fixer" que l'exposition. Vous pourrez ainsi toujours recomposer votre image et effectuer la mise au point (si automatique) en pressant le bouton déclencheur à mi-course.

Si vous utilisez la mesure "spot", ce bouton sera idéal pour vous.

Utiliser la mise au point manuelle
Comme de nombreuses fonctions de nos boîtiers actuels, l'autofocus est redoutable. Le choix du collimateur à utiliser augmente encore sa précision mais jamais, je dis bien jamais, rien ne remplacera la précision de la mise au point manuelle. Il est bien évident que la mise au point manuelle est beaucoup moins confortable depuis la disparition du stigmomètre et de la bague de microprismes mais le simple dépoli suffit largement.

Au début, vous trouverez que la mise au point manuelle est plus lente que l'autofocus. Ce n'est pas totalement faux depuis l'apparition des systèmes USM, HSM et autre système de transmission ultrasonique mais très rapidement vous vous persuaderez de la supériorité de la méthode manuelle !

Utiliser le bouton AF ou AF-ON
Si vous ne souhaitez pas abandonner la mise au point automatique, au moins essayez le bouton AF-ON plutôt que d'utiliser le bouton déclencheur à mi course. Si cela n'apporte pas grand chose en cas d'utilisation de l'autofocus simple, apprendre à connaître ce bouton permet de bien meilleurs résultats en mode autofocus continu. En plus, puisqu'il vous permet de conserver la mise au point, il ne conservera pas en même temps la mesure d'exposition (si automatique) qui ne se fixera qu'au demi-déclenchement... ainsi vous pourrez facilement modifier votre composition et mettre à jour en continu la mesure de l'exposition.

Utiliser la mesure spot
Même s'il est vrai que la mesure "multizone" donne d'excellents résultats, cela vous enferme dans une espèce de passivité... vous n'aurez jamais de vraie notion d'interprétation des luminosités. Avec la mesure spot du boîtier, vous ferez votre apprentissage et finirez rapidement à pratiquer le Zone System (voir ici) sans même vous en apercevoir !...

Bon, il est vrai que la dénomination "spot" est un peu usurpée sur les boîtiers, même de très haut de gamme, puisqu'ils couvrent généralement une zone de 3 à 5% du champ (au lieu des 1% pour les vrais spotmètres). Mais leur champ de mesure est tout de même assez étroit pour ne mesurer que la zone importante de votre image. Le champ d'expérimentation du Zone System est infini et vous fera entrevoir une nouvelle manière de photographier.

En plus, la mesure "spot" est souvent la seule qui permette d'obtenir une exposition correcte en situation difficile...

Utiliser la balance manuelle des blancs
La fonction balance automatique des blancs de votre boîtier est très efficace MAIS elle tentera systématiquement de corriger les effets d'une source lumineuse colorée de manière à obtenir des couleurs "neutres"...

Généralement c'est ce que l'on peut souhaiter mais pas systématiquement !... Si la couleur de la source lumineuse fait, par elle même, le caractère de la photo, la balance automatique va tout gâcher...

Votre boîtier propose toute une série de préréglages de la balance des blancs, choisissez donc celle qui correspondra le mieux à la source lumineuse effectivement utilisée... Dans un deuxième temps, vous pourrez vous "amuser" à faire un réglage personnalisé précis de la balance des blancs en dehors de ces préréglages (cela est également possible avec les boîtiers de haut de gamme).

Utiliser le réglage ISO manuel
Le réglage automatique de la sensibilité ISO est bien pratique mais il peut vous réserver de mauvaises surprises, surtout si le boîtier ne dispose pas d'un bornage de la fonction !...

La sélection manuelle permet de privilégier la qualité de l'image finale (bas ISO) ou la rapidité de réaction de l'appareil (haut ISO). Bien sûr, la sélection manuelle de la sensibilité ISO vous obligera à réfléchir systématiquement au risque éventuel de bougé si votre sélection de sensibilité est trop basse pour un éclairage donné... mais cela fait également partie de votre autoformation photographique...

Essayez la mise au point en live view
Personnellement je ne suis pas très fan de live view mais il faut avouer que pour la macrophotographie et la "nature morte" ou plus généralement la photographie avec utilisation d'un trépied, cette fonction apporte un plus incontestable.

La mise au point automatique est lente en live view mais précise, par contre, associer la mise au point manuelle et le live view est tout simplement une expérience à tenter...

Utiliser le style d'image "neutre"
Sous différentes formes, chaque boîtier propose des paramètres d'image très différents, des tons plus chauds, des images plus précises, voire des virages sépia ou noir et blanc. Cette fonction peut présenter des avantages mais, si vous voulez vraiment évoluer dans votre parcours photographique, il est préférable de choisir un style d'image "neutre" et, éventuellement, retravailler votre image après la prise de vue.

Utilisez le format RAW
Chaque boîtier propose un mode "brut de capteur". Généralement, chaque modèle de boîtier (même au sein d'une même marque) fournit un fichier RAW qui lui est spécifique. Certaines marques (Pentax) proposent, en plus de leur format RAW propriétaire, la possibilité d'enregistrer ses données brutes au format Adobe DNG, plus universel.

Quel que soit le format RAW que vous allez utiliser, il est le seul à permettre (et à obliger d'ailleurs) un post traitement. Le post traitement étant l'ultime étape obligatoire à tout photographe numérique, autant vous y mettre le plus tôt possible !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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36 SECRETS ESSENTIELS À CONNAÎTRE EN NUMÉRIQUE

Pour ne pas voir 36 chandelles en photo numérique, voici 36 secrets essentiels :

Secret n° 01 : réinitialisez l'appareil

Il n'y a rien de pire en photographie numérique que de découvrir que LA photo à ne pas rater est loupée tout simplement parce que le boîtier a mémorisé un ancien réglage qui n'est plus du tout adapté à la nouvelle prise de vue !...

Pour ce faire, soit vous vous créez une check list que vous effectuez à chaque mise sous tension du boîtier (exercice long et ennuyeux), soit vous vous donnez des valeurs "moyennes" constantes et après chaque déclenchement vous replacez votre boîtier sur ces réglages avant de couper l'alimentation.

Ainsi, pas de mauvaise surprise : à l'allumage, vous aurez toujours la même sensibilité ISO (ou le réglage ISO Auto), toujours la même vitesse, toujours la même valeur de diaph, toujours la correction d'exposition sur 0, toujours la fonction bracketage désactivée, toujours le shoot vue par vue, toujours la balance des blancs sur automatique (ou autre) et que sais-je, toujours la fonction levée anticipée de miroir désactivée.

Secret n° 02 : chargez la batterie

Cela paraît stupide, je vous l'accorde, mais en ces temps où la batterie doit gérer non seulement le fonctionnement du boîtier mais en plus les systèmes de stabilisation d'image et en plus les systèmes autofocus et en plus les écrans LCD quasiment toujours allumés... la batterie est mise à rude épreuve !...

Supposer qu'une batterie est chargée à bloc parce qu'elle a été chargée il y a peu est aussi risqué que de sauter en parachute en supposant que quelqu'un d'expérimenté aura plié votre parachute !...

Donc chargez systématiquement votre batterie avant chaque shooting et investissez même dans une batterie de secours, on ne sait jamais... Et ne faites pas avec la batterie de secours ce que vous faites avec la roue de secours de votre voiture... chargez-la en même temps que la batterie principale !...

Secret n° 03 : n'effacez pas, formatez

Quand vous déchargez votre carte mémoire vers votre ordinateur, n'effacez pas les fichiers de votre carte mais formatez-la !... Seul le formatage évitera de conserver des bouts de fichiers corrompus sur la carte... en effet, il remplacera systématiquement des données "propres" relatives au boîtier sur la carte.

Secret n° 04 : affectez vos cartes mémoires

Une carte mémoire doit être la propriété exclusive d'un boîtier ! Si vous utilisez une carte pour votre boîtier, ne l'utilisez pas comme une clé de transfert provisoire de fichiers d'un ordinateur à un autre... ce n'est pas une disquette, ce n'est pas une clé USB !...

Si vous possédez plusieurs boîtiers utilisant le même format de carte mémoire, identifiez chaque carte avec le nom du boîtier "propriétaire". La règle de précaution dit : 1 boîtier = 1 carte... ne faites pas voyager vos cartes de boîtier en boîtier...

Secret n° 05 : boîtier toujours mis à jour

Visitez régulièrement le site du fabricant de votre boîtier afin de toujours télécharger et de toujours installer la dernière mise à jour du micrologiciel (firmware en anglais).

Secret n° 06 : choisissez le format

J'ai déjà disserté du problème à plusieurs reprises, je ne vais pas y revenir ici, mais choisissez sérieusement le format de vos images.

Si vous envisagez la manipulation ou la retouche d'image (ce qui est préférable à mon avis), utilisez le format RAW. Toutefois, sachez qu'un fichier RAW est volumineux et qu'en fonction du buffer (mémoire tampon) de votre boîtier, l'enregistrement d'un fichier RAW risque de ralentir drastiquement la fréquence de prise de vue.

Le format JPEG, d'un autre côté, est déjà traité en interne dans le boîtier dès la prise de vue. Les images sont immédiatement utilisables mais au prix d'une confiance aveugle dans les choix du logiciel intégré au boîtier. Ces fichiers (compressés) sont plus légers que les fichiers RAW et permettent donc des prises de vue en rafales plus rapides.

Reste le cas de la chèvre et du chou : si pour vous la vitesse ne présente aucun intérêt, vous pouvez donc systématiquement enregistrer chaque photographie dans les deux formats... Mais pensez dans ce cas à acheter une carte mémoire gigantesque ou plusieurs petites cartes... vous n'irez pas loin avec une seule petite carte mémoire !

Secret n° 07 : sélectionnez la taille de l'image

La plupart du temps on utilise son boîtier à sa résolution maximale, sans se poser la question de savoir ce que l'on photographie et de ce que l'on fera de cette photographie !... Avons-nous systématiquement besoin d'une photo à résolution maximale ? Si on souhaite afficher l'image sur un cadre numérique ou sur internet, il serait largement préférable de diminuer la résolution... cela éviterait de devoir retravailler les images par la suite pour obtenir ce qu'on pourrait obtenir automatiquement à la prise de vue !

En plus, une image à plus basse résolution est beaucoup plus légère, elle s'enregistre plus vite, elle ne ralentit pas du tout le travail du boîtier et en plus n'encombre pas la carte mémoire !...

Secret n° 08 : choisissez la visée à bon escient

La plupart du temps la photographie se fait à main levée, en petit format du moins, mais cette technique n'est pas forcément la meilleure, même si elle est plus universelle.

La prise de vue à main levée permet le maximum de spontanéité mais au prix d'une moins bonne "étude" du sujet et à une netteté amoindrie.

La prise de vue appareil fixé sur un trépied présente les caractéristiques diamétralement opposées : aucune spontanéité, par contre, la "perte de temps" occasionnée permet de mieux cerner son sujet (c'est également pour cela que la photo moyen format est de meilleure qualité) mais surtout c'est LA technique qui offre la plus grande netteté de l'image finale.

Il existe une troisième voie qui consiste à utiliser les éléments de son environnement pour mieux stabiliser son corps et/ou son appareil ou de fabriquer un "statif" portatif comme ici.

Il est donc important de connaître ces 3 techniques afin d'augmenter ses chances de photo "parfaite".

Secret n° 09 : choisissez votre mise au point

L'immense majorité des photographes numériques (amateurs) ne se posent même plus la question du bien fondé de la mise au point manuelle et vouent une confiance aveugle à l'autofocus ! Ce n'est franchement pas une bonne habitude à prendre... Si l'autofocus est beaucoup plus rapide (à voir... un habitué de la mise au point manuelle fait aussi bien...) il permet plus de rapidité de réaction mais au prix d'une précision inférieure -et je ne parle même pas des décalages autofocus !-

Essayez de vous convaincre du bien fondé de la mise au point manuelle, même face à des événements rapides (course automobile par exemple) : effectuer une mise au point approximative avant l'arrivée des voitures et corrigez le point avec une rotation minime de la bague de mise au point... c'est super rapide et imparable !... Bien sûr, la disparition des aides visuelles à la mise au point manuelle est pénalisante pour tous les "anciens" qui aiment le stigmomètre et la bague de micro prismes, mais le dépoli classique des reflex numérique est tout à fait utilisable...

Secret n° 10 : choisissez le collimateur de mise au point

Les reflex numériques offrent une multitude de collimateurs de mise au point. En théorie c'est une excellente chose si vous souhaitez faire des agrandissements géants, il est préférable de cadrer son image avant d'effectuer la mise au point en utilisant le collimateur le mieux positionné sur l'image. Cette technique est géniale mais de mise en œuvre très lente.

Si vous ne souhaitez pas imprimer vos photo au format poster, utilisez donc uniquement le collimateur central, mettez au point puis, seulement, effectuez le cadrage en conservant la mise au point !... C'est un tout petit peu moins fin mais tellement plus rapide... et on ne verra jamais de différence sur un agrandissement modéré (j'appelle modéré le A3 !!!)

Secret n° 11 : alignez-vous sur l'horizon

Une bonne image, sauf cas particulier, est une image "droite". Ce n'est pas pour rien si les "bons" reflex numériques embarquent un horizon artificiel !... Si le vôtre ne vous offre pas cette possibilité, n'hésitez pas à acquérir un niveau à bulle 3D à fixer sur le porte flash du boîtier pour ne pas louper une photo pour horizon de travers...

Bien sûr, les bons logiciels de traitement d'image permettent un redressement à postériori MAIS au prix d'un recadrage.

Secret n° 12 : double vérification de rigueur

Avant de partir en shooting, vérifiez toujours 2 fois le contenu de votre sac !... Vous oubliez systématiquement un accessoire capital.

Secret n° 13 : choisissez le meilleur de vos objectifs

Aucun objectif de déroge à cette règle : le meilleur contraste et la meilleure luminosité d'un objectif se situe à une valeur de diaphragme unique !... Diaphragmer ne serait-ce qu'un peu plus ou un peu moins modifiera "grandement" les résultats. D'une manière générale, selon les photographes, cette valeur de diaphragme "idéale" se situerait quelque part entre f/5.6 et f/11.

D'autres disent que la meilleure valeur se situe à 2 ouvertures de plus que la valeur de plus grande ouverture soit f/5.6 si la plus grande ouverture est 2.8.

En fait, personnellement, je considère qu'elle se situe le plus près possible de la valeur moyenne des diaphragmes. Exemple : vous possédez un objectif qui propose des diaphragmes allant de f/1.4 à f/22, la valeur "magique" serait de f/5.6, si la gamme s'étend de f/2.8 à f/32, la valeur "magique" serait de f/11.

Secret n° 14 : ne négligez pas les vieilles optiques

Souvent les marques restent compatibles avec les anciennes montures historiques de leurs vieux modèles d'appareils argentiques, c'est surtout le cas de Pentax. Ne boudez pas votre plaisir d'en acquérir quelques un à très vil prix, ils vous donneront, selon les cas, des résultats extraordinaires. Avant de vous lancer dans l'achat de vieilles optiques pour votre appareil numérique, allez lire mes articles traitant du sujet... tous les vieux objectifs ne sont pas utilisables en numérique avec le même bonheur !...

Secret n° 15 : choisissez votre focale, ne la subissez pas

Trop souvent, depuis le numérique, on s'achète un zoom et roule ma poule on vise, on joue avec la bague des focales pour obtenir le cadrage souhaité et clic c'est dans la boite !... Cette technique est nuisible puisqu'elle ne vous permettra jamais de choisir efficacement votre focale avec les caractéristiques qui lui sont inhérentes...

Pour un cadrage, un pas ou deux en avant ou en arrière peut faire "gagner" une centaine de millimètres de focale alors qu'en réalité, cette centaine de millimètres appliquée en tournant la bague des focales vous fera perdre l'effet de resserrage ou d'approfondissement des différents plans de vos images !...

Plus une focale est longue (téléobjectif) et plus elle "collera" les différents plans de l'image les uns contre les autres. Plus une focale est courte (grand angle) et plus elle "écartera" les différents plans de votre image... Pensez-y au moment de mettre au point et décidez en toute connaissance de cause de tourner la bague de focale ou de vous déplacer un peu en avant ou en arrière...

Secret n° 16 : utilisez l'hyperfocale

Si vous possédez des objectifs anciens ou possédant une bague de réglage des valeurs de diaphragme, utilisez la technique expliquée ici.

Si vous ne possédez que des objectifs actuels (sans bague de réglage des diaphragme), il vous faudra utiliser une application pour smartphone ou effectuer des calculs (on trouve des centaines de sites sur internet qui proposent ces calculs, je ne pense pas qu'il serait bien venu que je m'y lance aussi, je n'aurais rien de plus intelligent à proposer...)

Secret n° 17 : tentez le bracketage face aux situations difficiles

Face à une situation difficile d'éclairage, vous pourrez essayer de shooter en RAW et récupérer les erreurs en post traitement mais, augmenter la luminosité d'une image sous exposée entraîne du bruit et il sera impossible de récupérer les zones claires surexposées... Le mieux est donc de prendre une série d'images avec des paramètres d'exposition différents pour s'approcher au plus près de l'exposition idéale, c'est ce que l'on appelle le bracketage...

Secret n° 18 : déterminez la dynamique de votre capteur

Pour savoir si une scène particulière peut "rentrer" dans les capacités de votre boîtier, il faut connaître la plage dynamique de son capteur (dynamic range). Si vous connaissez ses limites vous saurez quand faire de la prise de vue pour HDR et quand "travailler" en prise de vue directe.

La détermination par des test personnels est très difficile mais il existe de nombreux sites professionnels (gratuits) qui mettent les résultats de leurs tests en ligne. Cela est un excellent point de départ.

Secret n° 19 : évaluez les contrastes

Utilisez la mesure spot de votre boîtier sur une zone de haute lumière, puis une autre mesure spot sur une zone de très basse lumière. Calculez le nombre de diaphragmes (IL) qui couvrent cette différence de mesure et comparez-la à la plage dynamique de votre boîtier. Si ça "rentre dans les clous", tout va bien, sinon, préparez-vous au bracketage en vue de faire du HDR.

Secret n° 20 : préparez vos shootings pour le HDR

Il faut déterminer la plage d'exposition nécessaire pour reproduire parfaitement les ombres les plus sombres et les clairs les plus clairs. Pour cela il faut effectuer une série de mesures spot (si possible avec un spotmètre 1° mais la mesure spot de votre boîtier devrait suffire !). Si vous utilisez la mesure spot de votre boîtier, utilisez le mode d'exposition "Automatique à priorité diaphragme" et notez les différentes mesure.

Quand vous avez votre série de mesures, placez le boîtier en mode "manuel", reportez-y la valeur minimale mesurée et notée. Faites la photo, puis augmentez la valeur d'un diaphragme à la fois (ou d'1/2 ou d'1/3 si vous préférez ... et si vous possédez un ordinateur ultra puissant !!!) et prenez une nouvelle image et ainsi de suite jusqu'à atteindre la valeur maximale mesurée et notée.

L'ensemble de ces images sera traité par un logiciel HDR (il en existe des gratuits).

Secret n° 21 : visez dans les coins

Tous les appareils numériques à visée optique (reflex compris) n'offrent pas systématiquement une couverture de champ de 100%. Ce n'est pas nouveau, en argentique on était confronté au même problème. Ce n'est pas franchement ennuyeux à condition, au moment du cadrage, de déplacer légèrement de haut en bas et de droite à gauche la visée à la recherche d'un élément indésirable qui pourrait apparaître sur l'image finale et qui n'apparaît pas dans le viseur.

Cela dit, pas de panique, vu le nombre de pixels émanant de nos boîtiers, en cas de problème, le micro recadrage nécessaire n'aura aucune incidence pour le futur agrandissement éventuel ! En effet, au pire, la couverture de visée sera de 95% alors qu'en argentique, même en moyen format professionnel on avait parfois des couvertures de l'ordre de 87%...

Secret n° 22 : apprenez à comprendre les modes d'expositions

Sur les appareils "débutants" existent des modes d'exposition pré déterminés. Ils peuvent être très pratiques mais encore faut-il savoir ce qu'ils "cachent". Vous pourrez les découvrir ici.

Une fois ces modes pré définis acquis, vous pourrez passer aux modes "professionnels" P-A-S-M ou P-Av-Tv-M.

Secret n° 23 : déterminez le nombre de shoot

Quand vous aurez un peu plus d'expérience, vous serez en mesure de déterminer exactement le moment idéal pour déclencher. En attendant, faites vous "la main" en shootant plus que nécessaire... une petite rafale et vous serez sûr de ne pas louper le moment crucial. D'ailleurs, certains compacts débutant proposent l'enregistrement d'une petite "vidéo" de laquelle vous pourrez tirer une photo du moment crucial de l'action...

Secret n° 24 : ne confiez pas vos images aux automatismes

Les automatismes de nos boîtiers sont très évolués (et efficaces) mais ils ne savent pas (et ne sauront probablement jamais) ce qu'il faut faire pour créer ce que souhaite le photographe !... Si vous utilisez le mode programme (P), il déterminera la vitesse ET l'ouverture pour obtenir une image correctement exposée mais il faut très souvent (si ce n'est toujours) modifier manuellement ses "décisions" pour obtenir soit plus (ou moins) de profondeur de champs donc modifier la valeur du diaphragme, soit pour mieux figer une action rapide donc modifier la vitesse.

Secret n° 25 : apprenez à lire un histogramme

Les boîtiers numériques ont une fonction que tout le monde aurait souhaité en argentique : l'histogramme d'exposition ! Alors, puisque vous avez la chance de la posséder... apprenez à vous en servir et servez-vous en... Vous pourrez apprendre ici.

Secret n° 26 : exposez pour les hautes lumières

L'exposition "à droite" ne présente que des avantages, il faut s'entraîner à utiliser cette technique et ne jamais en dévier... Apprenez tout ce qu'il faut ici.

Secret n° 27 : évaluez les tons moyens

Généralement, la mesure multizone (ou évaluative) du posemètre des boîtiers actuels se "tire" bien des mesures moyennes MAIS, pour être plus sûr, utilisez une mesure spot sur un ton moyen de votre composition (la paume de votre main, un coin de macadam un coin de gazon).

Autre possibilité : utilisez une mesure en lumière incidente avec cet accessoire bricolé ici.

Secret n° 28 : essayez le fill-in flash

Une photographie d'extérieur en plein jour peut laisser apparaître des zones d'ombres disgracieuses... Si vous réglez l'exposition pour l'éclairage ambiant, vous pouvez donner un coup de flash pour effacer ces ombres disgracieuses... Pour les meilleurs résultats, il suffit de corriger l'exposition "lumière ambiante" de 1/2 diaphragme en moins et d'augmenter l'exposition "lumière du flash" de 1/2 diaphragme.

Secret n° 29 : séparez le flash du boîtier

Même si la majorité des boîtiers actuels disposent d'un flash intégré (toujours insuffisant) il est préférable d'utiliser un flash autonome. Quitte à utiliser un flash autonome, déportez-le du boîtier, le plus loin possible sera le mieux (selon vos moyens : câble ou télécommande infrarouge ou radio) pour éviter la création d'ombres dures.

Secret n° 30 : diffusez le flash

Si vous ne disposez pas de flash autonome et devez utiliser le flash intégré au boîtier, utilisez un diffuseur (même bricolé) de façon à adoucir l'éclair et ainsi diminuer les ombres disgracieuses.

Secret n° 31 : utilisez des filtres en situation difficile

Je suis contre l'utilisation de filtres (voir ici) mais il faut absolument posséder et savoir utiliser 3 types de filtres : le filtre NG (gris neutre), le filtre NG Dégradé et le filtre polarisant... Ces trois filtres vous permettront de vous sortir de situations inextricables de forts contrastes...

Secret n° 32 : sélectionnez la balance des blancs la mieux adaptée

Il est vrai que si vous shootez au format RAW, le réglage de la balance des blancs du boîtier n'est pas franchement une priorité pour vous puisque, de toute façon, il faudra traiter l'image, une éventuelle correction sera facile à appliquer. Par contre, si vous travaillez en JPEG dès la prise de vue, ce réglage est capital, il sera très difficile de corriger une erreur en post traitement sans y "laisser des plumes" !...

Le réglage Automatique des blancs est généralement efficace mais ses "plantages" sont rageants... Il est donc toujours préférable de choisir un pré réglage correspondant à l'éclairage du terrain...

Mais le mieux étant le réglage personnalisé en visant une carte blanche (ou grise) plein cadre pour définir le blanc dans les conditions de prise de vue. Il existe deux alternatives à la carte blanche : le capuchon d'objectif spécial balance des blancs qui n'est pas cher mais qui ne s'adapte qu'à un seul diamètre d'objectif (cela est problématique si vous possédez plusieurs objectifs) ou un dispositif bricolé comme ici qui est super efficace et beaucoup plus universel.

Secret n° 33 : bracketez les blancs

J'ai parlé de la balance des blancs à l'instant mais elle n'est pas toujours facile à régler, surtout dans le cas de sources lumineuses de couleurs différentes. Si vous ne disposez ni du cache objectif, ni de l'intégrateur bricolé (ici), il reste la solution du bracketage de la balance des blancs...

Secret n° 34 : osez violer les règles

Ce secret est applicable à toutes les règles communément admises en photographie, mais puisque je suis en train de parler de la balance des blancs, osez utiliser volontairement un mauvais réglage des blancs de façon à obtenir volontairement une dominante colorée qui pourrait très bien apporter un plus à votre image... Mais n'en abusez pas !

Secret n° 35 : offrez-vous une charte colorée

Pour s'assurer à coup sûr une continuité de balance des blancs sur un shooting, si les conditions d'éclairage ne risquent pas de se modifier en cours de poses, ce serait une bonne idée de photographier en condition réelle d'éclairage une charte colorée. Il vous suffira ensuite de régler le point noir, le point gris et le point blanc dans votre logiciel et d'appliquer la correction à toutes les photos du même shooting... Vous n'aurez plus la moindre surprise désagréable...

Secret n° 36 : changez d'objectif sans risque

Les taches sur le capteur, voilà la hantise de tout photographe numérique ! Et la cause toute désignée (à tort) est le changement d'objectif !...

Pour changer d'objectif sans risque il faut :
-éteindre l'appareil pour retirer l'électricité statique du capteur
-protégez le boîtier du vent et des conditions atmosphériques (sable, pluie, poussière)
-préparez l'objectif de remplacement avant de retirer l'objectif déjà monté
-placez le boîtier avec l'objectif regardant vers le sol
-retirez l'objectif monté et montez l'objectif de remplacement immédiatement après
= vous n'aurez jamais de mauvaise surprise !...

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COMMENT FAIRE DURER (un peu) SON BOÎTIER NUMÉRIQUE ?

Bon, puisqu'il faut bien commencer par un bout, bien que nous soyons dans une page traitant du numérique, je vais « cracher » dans la soupe une bonne fois pour toutes en parlant des appareils argentiques... au risque d'en faire hurler quelques-uns parmi vous... (!!!)

Les "bons vieux" boîtiers argentiques étaient des "bêtes de somme", fidèles, fiables, solides, increvables... alors que les boîtiers numériques sont de "simples objets de grande consommation" toujours prêt à nous décevoir et à tomber en rade... quel que soit leur prix, à peine achetés, ils nous préviennent qu'il faut débuter des économies pour les remplacer au plus vite !...

Bon, vous me rétorquerez que les boîtiers argentiques n'étaient "que" des belles mécaniques alors que les boîtiers numériques sont de véritables ordinateurs, pour ne pas dire des "cerveaux électro-mécaniques"... FAUX !!! Les derniers boîtiers argentiques étaient LOIN de n'être que des belles mécaniques... mis à part le capteur et l'écran LCD de visualisation, ils étaient tout autant des "cerveaux électro-mécaniques" que les boîtiers numériques actuels... sans pour autant présenter autant de dysfonctionnements, tant de problèmes, de pannes et de courte espérance de vie !... Donc, je persiste et je signe : les boîtiers numériques ne sont que des produits de grande consommation... il faut les payer le plus cher possible et les remplacer le plus souvent possible !...

Depuis les débuts de la photographie, jusqu'aux années 1950~1960, les boîtiers étaient prévus pour durer indéfiniment (et ce n'est pas un mot choisi à la légère !). Dans les années 1970~1980, les appareils ont intégré l'électronique mais la seule faiblesse qu'il fallait déplorer était le vieillissement et la disparition des mousses servant à éviter les fuites lumineuses à l'intérieur de la chambre d'exposition... ces mousses étant facilement remplaçables, même bricolées avec des matériaux non prévus pour cette tâche... pour le reste, espérance de vie de plusieurs générations humaines... Dans les années 1990 sont nés les boîtiers "modernes" qui ne présentaient pas vraiment plus de problèmes que ceux des générations précédentes... et, tout à coup, sont nés les boîtiers numériques qui n'étaient rien de plus que les boîtiers des années 1990 à qui on a greffé ce qui font d'eux des boîtiers numériques et... toutes les faiblesses, volontaires ou non, qui vont avec...

Cela sous entendrait-il qu'il faille se détourner d'eux et de poursuivre (ou de retourner) en argentique ? Certes, cette possibilité est intéressante mais, emportés que nous sommes par la vague de la modernité, je conçois aisément que le numérique est devenu incontournable, même si on continue dans la voie de l'argentique (comme je le fais moi-même !)... aussi, condamnés au numérique, autant essayer de faire en sorte de conserver nos boîtiers le plus longtemps possible... au moins le temps que l'obsolescence programmée fasse son œuvre...

Voici donc quelques pistes de ... survie :

Pitié pour les circuits...
Contrairement aux boîtiers de "l'ancienne époque", même les moins vieux, les boîtiers numériques ont une "sainte" horreur de vivre la modification de leur schéma corporel !... Éteindre l'appareil photo devrait être la première étape à chaque modification des connexions électriques de l'appareil !!!... Ceci inclut le changement des batteries, le montage ou le retrait des flashes, transmetteurs, localiseurs GPS, le branchement ou le débranchement les câbles de synchronisation, des déclencheurs électriques et autres... Mais cela va encore plus loin... ne montez et ne démontez JAMAIS un objectif sur un boîtier numérique sous tension !!!...

Plus insidieux encore, utilisez un lecteur de carte pour transférer vos images depuis votre appareil photo vers votre ordinateur. Outre le bénéfice de vitesse de transfert de fichiers supérieure, vous évitez le risque de décharge de la prise USB lorsque l'appareil photo est connecté. D'ailleurs, vous ne devriez pas connecter directement l'appareil à une source électrique quelle qu'elle soit, sauf si c'est absolument nécessaire, même si la procédure est prévue par le fabricant...

À vos plumeaux...
La poussière, ah... la poussière, vaste problème en numérique, c'est fou ce qu'elle peut être responsable de photos irrécupérables voire de pannes... Mais la poussière a toujours existé, au temps de l'argentique également !... Seulement voilà, en numérique le capteur (et la chambre d'exposition) est bourré d'électricité statique donc, il attire et "fixe" la poussière... En argentique, la poussière ne pouvait pas se fixer sur le film, la gélatine était électriquement neutre... au pire, la poussière pouvait se fixer au dos du film (côté plastique) et n'engendrer aucun souci pour les images... On pourrait même envisager d'autres polluants qui, eux, pourraient se fixer sur la gélatine... et dans ce cas, "tuer" une seule vue, puisque le simple fait de faire avancer le films suffisait à les emporter et à exposer une nouvelle vue dans un environnement "propre"... L'accumulation de la poussière et autres polluants sur le capteur finit par rendre le boîtier inutilisable, voire occasionner des pannes... Voilà donc un nouvel ennemi à ne pas négliger...

Nettoyez vos objectifs...
Je sais, j'ai décidé, dans cet article, de traiter des soins à apporter à son boîtier... mais ceci ne pourra jamais être efficace si on sort le boîtier de l'environnement global... en effet, comment protéger son boîtier si on ne prend aucun soin de ce qui est appelé à s'y fixer ? Tout naturellement, l'entretien des éléments extérieurs doit débuter avec l'entretien des objectifs. Si vous n'avez pas éliminé la poussière et les saletés présentes sur vos optiques, vous pouvez vous attendre à retrouver rapidement ces polluants à l'intérieur du boîtier... De même, lors de l'utilisation d'objectifs bas de gamme (plus particulièrement les zooms), le simple fait de déplacer des groupes de lentilles (zoom ou même mise au point) va littéralement "aspirer" les saletés à l'intérieur de l'optique dans un premier temps, puis dans le boîtier... S'assurer de la propreté des objectifs en utilisant un chiffon non pelucheux (par exemple) contribue grandement à la longévité du boîtier (et de l'objectif aussi, par le fait)... n'hésitez pas à vous en servir de temps à autres... Sinon, une poire soufflante fera très bien l'affaire... Pensez à souffler la lentille proximale (côté boîtier) avant de monter votre objectif. Pour l'extérieur ou les lentilles distales (opposées au boîtier), un chiffon doux de microfibres sera parfait... à condition d'éviter absolument d'appliquer une pression... ayez la main "douce" pour éviter les rayures.

Changez d'objectif correctement...
Lors du changement d'objectif, pensez toujours à maintenir votre boîtier de façon à ce qu'il regarde vers le bas... la gravité limitera l'entrée de polluants à l'intérieur. De même, placez-vous systématiquement à l'abri du vent (tourner le dos au vent peut suffire). Il est vrai que cette procédure demande un peu de pratique mais elle ne présente aucune difficulté. Je l'ai déjà dit dans le paragraphe précédent, pensez à passer un coup de soufflette sur la lentille qui va pénétrer le boîtier.

Dans le tout premier paragraphe j'avais insisté sur le fait d'éteindre le boîtier avant de changer d'objectif, mais, pour bien "enfoncer le clou" je vous dirai que même si vous ne pensez pas au bien être des circuits électroniques, un boîtier allumé sera beaucoup plus chargé en électricité statique qu'un boîtier éteint... et il se transformera en véritable aspirateur à saletés...

Faites nettoyer votre boîtier...
Il est très facile d'effectuer un entretien "de base" (intérieur et extérieur) du boîtier avec quelques ustensiles du quotidien (j'en parle ailleurs dans ce site)... même si cela effraie au premier abord... Mais cet entretien "de base", bien qu'indispensable, ne devrait pas être le seul... Selon votre localisation géographique (zone plus ou moins humide, zone plus ou moins polluée, zone plus ou moins salée -bord de mer-, zone plus ou moins sableuse -désert- etc...) et l'utilisation que vous faites de votre matériel, il faudra obligatoirement envisager un "nettoyage approfondi" régulier -plus ou moins fréquent- du boîtier. Je ne doute pas qu'il soit possible de faire cela soi-même... mais personnellement (cela n'engage que moi !), je préfère confier ce travail à quelqu'un qui sait et qui a l'habitude de faire (et accessoirement à quelqu'un qui possède le matériel spécialement adapté !)... Après tout, en cas d'accident, je préfère qu'il ait lieu chez quelqu'un qui aura la possibilité de remplacer ce qu'il aura pu casser !...

Quand je parle de nettoyage du boîtier, je fais, bien sûr, allusion au nettoyage du capteur mais je place cette opération dans le cadre de l'entretien "de base"... il s'agira plutôt d'un entretien "en profondeur" du boîtier que je confierai à un professionnel... une chambre d'exposition contient des tas de petites pièces fragiles que l'on pourrait très bien détruire avec une simple bombe d'air comprimé si la pression n'est pas adaptée...

Soyez sympa avec les batteries...
Même si l'effet mémoire des batteries tend à s'améliorer, il faut toujours le garder présent à l'esprit !... Il est TRES péjoratif de vouloir systématiquement disposer de batteries chargées à bloc !... Bien au contraire, décharger ses batteries lorsque vous ne prévoyez pas d'utiliser votre boîtier serait une excellente chose... Facile à dire ? Je sais... Il existe des dispositifs qui permettent de décharger des batteries en quelques minutes, cela est très intéressant... le mieux étant encore de posséder plusieurs batteries... deux au minimum pour le photographe "du dimanche" (beaucoup plus pour les "goinfres" de la photographie), de façon a posséder systématiquement une batterie chargée et une batterie déchargée... l'alternance permet d'augmenter considérablement leur durée de vie... J'ai consacré un article complet sur les batteries, n'hésitez pas à aller y puiser des informations importantes... Sans compter qu'il faut, en plus, tenir compte du fait que lorsque votre boîtier ne sera plus en vente, il vous sera très difficile de trouver des batteries vous permettant de continuer à photographier !!! Achetez donc des batteries tant que vous pouvez encore en trouver !!!

Les aléas de la météo...
Un des ennemis les plus agressifs pour notre matériel photo nous vient du ciel, non, je ne veux pas parler d'intempéries mais bien de température ! Laisser votre appareil photo dans une voiture chaude au beau milieu de l'été n'est jamais une bonne idée. Surtout qu'il viendra bien un moment où l'appareil va sortir de la voiture et attraper un "coup de frais". Autre cas de figure, tout aussi péjoratif, toujours un plein été chaud, vous marchez des heures en pleine chaleur puis vous retrouvez votre voiture climatisée... quel coup de froid pour le matériel. En plein milieu de l'hiver ce n'est pas mieux... vous quittez votre maison bien chaude et vous sortez par -10°C... Pire encore, de retour d'une chasse photo à -10°C vous retrouvez votre foyer bien douillet... quel choc thermique !... Le froid, la chaleur et l'humidité et surtout les chocs thermiques peuvent détruire les petites pièces en plastique et ne cajolent pas vraiment les composants électroniques sensibles à l'intérieur de votre appareil photo...
J'ai déjà parlé de cela dans une autre page du site, n'hésitez pas à lire l'autre article pour plus d'informations...

Le cas de la pluie...
La pluie n'est pas vraiment un gros problème (!!!) à condition d'éviter les pluies de mousson, bien sûr !!!. Je ne dis pas que vous devez prendre votre appareil photo non protégé quand un orage fait rage, mais n'ayez pas peur de sortir votre appareil photo sous une pluie légère. Bien sûr, il y a le cas des boîtiers tropicalisés, avec lesquels les risques sont encore plus faibles, mais le plus gros risque ne tient pas tant de la quantité de pluie que de la durée d'exposition à l'eau !... Si votre boîtier "essuie" une forte pluie pendant 3 minutes, il souffrira moins que s'il devait supporter une pluie plus légère pendant une heure !... Veillez donc à éviter l'exposition prolongée et sécher votre appareil avec une serviette ou un chiffon doux dès que possible.

L'exposition (faible) à l'eau est si peu péjorative qu'elle est même conseillée dans un cas particulier : vous avez fait des prises de vue à la plage (ou plus généralement à proximité de la mer), n'oubliez pas de nettoyer l'appareil photo et l'objectif avec un chiffon doux humide avant de le sécher... le sel est très agressif pour notre matériel, même si en quantité insuffisante pour être visible...

Pensez au check-up...
Bien qu'un appareil photo ne soit pas un être vivant, même si tout semble fonctionner correctement, c'est une bonne idée de prévoir un petit check-up de temps en temps... Seules les conditions dans lesquelles vous utilisez votre matériel pourront déterminer la fréquence de ces check-ups. Même si, depuis toujours, les fabricants en recommandent un tous les ans... Certains magasins proposent ce service MAIS, franchement, il serait préférable de confier son matériel à un SAV validé par la marque de votre appareil...

Un dernier petit mot...
Je n'attendrai jamais autant de satisfactions d'un appareil photo numérique que d'un appareil photo argentique, c'est ainsi... l'évolution du monde et du matériel va dans le sens d'un nivellement vers le bas, mais puisqu'il existe certainement des milliers de bonnes raisons d'utiliser (aussi) les boîtiers numériques, maintenant que nous connaissons quelques points importants, il faut bien se persuader que ces appareils, bien qu'étudiés pour vivre une courte vie, ont tout de même été construits pour être utilisés, il n'est pas question de les exposer en chambre stérile à atmosphère pure et sèche, il n'est pas question de s'habiller à la manière des chirurgiens ou des électroniciens de l'Agence Spatiale Européenne (ou de la NASA d'ailleurs) pour les approcher !!! Ces appareils doivent pouvoir sortir donc sortez-les, laissez-les prendre un peu la pluie, la poussière et la saleté, pourquoi pas même la boue s'ils possèdent une bonne tropicalisation... tout ce qu'il faut c'est qu'ils puissent fournir les photos que l'on souhaite créer pendant le bref moment programmé de leur pauvre vie...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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L'IMPRESSION DE VOS PHOTOS VOUS TENTE ?

Fabriquer ses images du début à la fin est une activité franchement excitante, mais, en numérique, si on ne destine ses images qu'à l'affichage sur un écran (quelle que soit sa qualité !), on finit par se sentir frustré !!! Ah, au moins en argentique on avait de belles images sur papier que l'on pouvait regarder sans devoir s'encombrer d'un ordinateur portable, d'une télévision HD ou même d'une tablette tactile de petite taille... En numérique, il faut également se souvenir que les fichiers s'envolent (corruption de données, erreurs de lecture, panne de disque dur, éventuelle disparition du format d'image, etc...) alors que les photos restent (au moins 50 ans pour les impressions de faible qualité, au moins 100 ans pour les impressions "professionnelles")... Il ne reste donc plus que la possibilité de créer ses propres images sur papier via son imprimante ou via un site (ou un photographe) qui imprimera pour nous...

Il a toujours été considéré, à juste titre, que l'impression personnelle de ses images avait un coût très important... Aujourd'hui, les imprimantes sont presque gratuites, le papier se démocratise, l'encre est encore très chère mais si on ne réserve à l'impression que ses meilleures images, l'opération est tout à fait envisageable... Pour ce qui est des sites d'impression de photo, il est possible d'obtenir des tirages à meilleur prix mais sans avoir la moindre certitude du résultat...

Bien sûr, pour qui veut une impression "professionnelle", il faudra reconsidérer son budget (!!!) faire une image numérique n'est pas cher, la retravailler à l'écran est bon marché, l'imprimer est gérable (comme je viens de le dire) mais il faut être certain de pouvoir unifier son matériel (!!!) si l'écran ne montre pas exactement ce que le capteur de l'appareil a capturé et qu'en plus l'imprimante n'imprime pas exactement ce qu'affiche l'écran... autant laisser tomber !!! Ou alors il faudra encore investir dans un système de calibration de sa chaîne informatique (!!!)... comme je le dis toujours, à la longue ça commence à faire beaucoup !!! RASSUREZ-VOUS, vous pourrez très bien obtenir des résultats tout à fait satisfaisants sans vous encombrer ni l'esprit ni la surface de travail et sans vous ruiner non plus (!!!) il suffit de réfléchir un peu et d'utiliser les quelques petites notions que je vous donnerai plus loin...

Uniformiser sa chaîne informatique sans investissement
Les professionnels ont des exigences que les amateurs, fort heureusement, n'ont pas ! Les professionnels, vu leurs moyens, peuvent prétendre avoir de telles exigences... Laissons leur donc leurs espaces de couleurs extra-larges et leurs calibrations sans fin... L'amateur aura la chance de se dédouaner de tout cela en se "contentant" d'un espace de couleur étroit, certes, mais "universel" et qui lui simplifiera la vie !!!

Sur votre boîtier (appareil photo numérique), sélectionnez la capture d'image en sRVB* (l'espace Adobe RVB 1998 est déjà trop vaste pour nous simplifier la vie et, l'espace ProPhoto n'est jamais proposé par les boîtiers auxquels on peut prétendre !). Cet espace "restreint" a la bonne idée d'être la "norme", c'est à dire que toutes les cartes graphiques de nos ordinateurs (même les moins performantes), que tous les écrans (même les moins performants), que toutes les imprimantes (même les moins performantes) sont "calés" de base sur cet espace sRVB ! Cela veut dire que, si vous laissez le matériel s'occuper des couleurs, même si la calibration des écrans varie avec le temps, en faisant confiance à cet espace sRVB, vous n'aurez jamais de trop mauvaise surprise (et en plus, si le matériel se débrouille, ça fera encore une tâche de moins à notre charge). Si vous voulez être un peu plus pointu, vous pourrez toujours faire une pseudo calibration d'écran à partir de petits logiciels gratuits que l'on trouve sur internet ou bien utiliser les outils intégrés dans les systèmes d'exploitation... ce sera mieux que rien mais ce ne sera jamais une calibration stricto sensu...
* je sais, partout ailleurs dans le site je dis le contraire ! Mais le présent article est spécifique à une impression "basique". Cela dit, il est très facile de traduire un espace Adobe RVB98 en sRVB (puisqu'il y a perte d'information !) alors qu'il est impossible de traduire un espace sRVB pour remplir un espace RVB98 (il faudrait inventer des informations !). Donc, utilisez l'espace Adobe RVB98 si vous le souhaitez et traduisez-le en sRVB pour une impression "basique"... Allez savoir... peut-être qu'un jour vous ferez de l'impression "professionnelle" et vous pourrez, avec plaisir, imprimer en RVB98 vos anciennes photos capturées en RVB98 sur une imprimante professionnelle...

Bien sûr, si vous souhaitez utiliser une imprimante professionnelle très grand format (A3+, A2, etc...) avec 10 encres, ou un écran professionnel (wide gamut) vous sortez du cadre "simplifié" dont je viens de parler et vous vous engouffrerez dans les méandres de la calibration régulière et de la gestion des vastes espaces de couleur (RVB98 ou ProPhoto)... dans ce cas, réglez votre boîtier sur l'espace couleur le plus vaste (Adobe RVB98 pour la plupart !).

Quelle taille de papier et de combien de pixels doit-on disposer ?

Je ne vais pas vous faire un topo sur les formats de papier, ce n'est pas le but, ni de ce site ni de cet article... Sachez simplement qu'il existe théoriquement autant de normes de tailles de papier que de pays. Que la norme Européenne a été adoptée par la majorité des pays du monde (sauf l'Amérique du Nord et certains pays ayant adhéré à la norme Américaine). En bon Européen je ne parlerai donc que de cette norme.
La normalisation se signale par une lettre et un nombre. Plus le nombre est petit et plus la feuille est grande puisque le nombre correspond au nombre de pliages de la feuille d'origine. Dans cette norme, la feuille de base est la feuille A0 qui fait 1m²soit 1,189m de longueur pour 0,841m de largeur, de façon que le rapport L/l= √2... Si on plie cette feuille pile au milieu, on obtient deux feuilles du format inférieur (A0 -> 2 A1) possédant les mêmes proportions (L/l=√2) et dont la longueur est égale à la largeur du format précédent... etc...
Je vous propose ci-contre un aperçu des rapports des tailles des feuilles de cette norme. Mon schéma correspond à une feuille A0 et indique les dimensions relatives jusqu'au... A14 !... (je ne sais même pas si cela existe !!!) Bref, les dimensions des feuilles sont :
A0 : 118,90 X 84,10cm
A1 : 84,10 X 59,40cm
A2 : 59,40 X 42,00cm
A3 : 42,00 X 29,70cm
A4 : 29,70 X 21,00cm
A5 : 21,00 X 14,80mm 
A6 : 14,80 X 10,50cm
A7 : 10,50 X 7,40cm
A8 : 7,40 X 5,20cm
A9 : 5,20 X 3,70cm 
A10 : 3,70 X 2,60cm
etc...

Il faut noter qu'il existe des dimensions hors norme, c'est le cas du A3+ qui est un A3 plus des marges. Étant un format hors norme, théoriquement, chaque fabricant peut définir librement la taille de la marge... Bon, c'est tout ce que je dirai des tailles des feuilles, le net vous en apprendra beaucoup plus en cas de besoin...

Venons-en au plus gros problème ! Si le coût devrait être le premier frein à l'impression de ses photos, c'est en fait la correspondance entre la taille de son image (en pixels) et la taille de l'image imprimée qui a toujours posé (et qui pose toujours) problème !... Voici ma réponse.

Quand on observe une photo à l’écran elle est super belle, malheureusement ce n'est plus forcément le cas une fois imprimée... On pourrait très bien imaginer que si notre écran d'ordinateur a les mêmes dimensions que la feuille de papier sur laquelle on prévoit d'imprimer la photo, on obtiendra en sortie d'imprimante ce qui est affiché à l'écran, logique non ? En fait, PAS DU TOUT !!!

Une photo numérique (en fait tout ce qui apparaît sur un écran d'ordinateur ou qui sort d'une imprimante) est composée de pixels, c’est à dire d’une multitude de petits points invisibles à l'œil. J'en ai déjà parlé ici, allez lire l'article, je ne vais pas y revenir...

Bon, vous avez vu que pour qu'une image (affichée à l'écran ou imprimée) soit belle, il faut éviter de l'agrandir au delà d'une certaine limite à partir de laquelle les pixels apparaissent. Cela est donc un problème de résolution. Or un écran d'ordinateur a une résolution de 96 pixels/2,54cm (c'est à dire 96 pixels par pouce ou PPP -PPI en anglais puisque un pouce se dit un inch-) dans le monde des PC et 72 PPP pour les Mac alors qu'une imprimante imprimera en 300 PPP ou plus... voilà pourquoi il n'y aura jamais de correspondance entre un écran et un papier imprimé... la résolution étant différente soit l'image imprimée sera aussi belle que l'image affichée mais beaucoup plus petite soit elle sera de même taille mais de qualité inférieure... Pour obtenir une bonne qualité il sera donc indispensable de placer le plus de pixels possibles par unité de surface de façon à ce que ces pixels soient chacun le plus petit possible pour créer la meilleure définition possible sur le document imprimé.

Même s'il n'est pas important de se souvenir avec précision du chiffre que je vais vous livrer ici, il faut souligner qu'il a été prouvé que la résolution à partir de laquelle un œil humain "normal" ne voit plus la pixelisation est de 76 PPP à 1 mètre de distance. Donc, l’œil humain ne discerne plus la différence de qualité au-dessus de 304 PPI (on peut arrondir à 300 !!!) si la photo imprimée sur papier est regardée à plus de 25 cm. C’est donc dans cette résolution de 300 PPP que se feront les "beaux tirages" dit tirages « Beaux Arts ». Au passage, notons qu'il est donc inutile de faire des tirages à 600 PPI ou plus (comme le permettent les imprimantes !).

Cela dit, nous ne sommes pas au bout de nos peines... Nous avons parlé d'un nombre de pixels/pouce mais lorsqu'il s'agit d'impression, il faut savoir combien de points l'imprimante doit imprimer pour chaque pixel de l'image affichée à l'écran... On parlera donc de DPI (ce sont toujours des points -ou des taches- mais plus rien à voir avec les pixels donc pour ne pas "perdre les pédales" on utilisera la dénomination anglaise de Dot Per Inch... qui sera plus parlant que Point Par Pouce puisque là, avec PPP, il sera impossible de savoir si on parle de pixels ou de points par pouce !).

Juste pour le vice (si vous avez peur de tout mélanger, sautez ce paragraphe, même s'il est très important !) sachez que sur un écran affichant 96 PPP on aura 288 DPI puisque chaque pixel sera soit rouge, soit vert soit bleu soit une composition variable des trois (revoyez la macrophoto d'exemple ici). Et, en plus, il faut différencier une imprimante d'une tireuse (utilisée par les laboratoires pour créer vos photos) : en effet, la tireuse ne tient compte que des pixels de l'image alors que l'imprimante doit pouvoir imprimer plusieurs points pour recréer la couleur d'un seul pixel de l'image... l'imprimante ne travaille pas en RVB mais en CMJN voire beaucoup plus si elle fonctionne avec une très grande collection d'encres...

Pour simplifier, on ne parlera plus que de la résolution du fichier photo pour définir la qualité de sortie sur imprimante (ou tirage en labo).

Les logiciels de traitement d'image permettent de gérer l'impression et donc possèdent (tous !) une fonction appelée « Taille de l’image » qui permettra de définir la taille et la résolution de l'image imprimée, le logiciel parle de Pixels Par Pouce (PPP ou PPI) puisque qu'il s'agit d'un fichier image et qu'on se "moque" de la façon dont l’imprimante va gérer ce fichier (mélange les couleurs pour obtenir la couleur de chaque pixel).

À la lumière de tout cela, vous voyez bien que la taille de notre image (en centimètres cette fois) va varier suivant le nombre de PPP. La taille des pixels va aussi changer en fonction de leur nombre sur les 2,54 cm du pouce. Si on considère une résolution de 10 pixels par pouce (par exemple), il est évident que les points seront énormes et très visibles, la sortie sur papier sera inacceptable, si, par contre, on décide de placer 300 pixels par pouce, ils seront si petits qu’ils deviendront invisibles.

Si on veut imprimer une photo de 1366 x 768 pixels (taille d'un écran de 15 pouces) sur un papier A3 (~ 30 x 40 cm) par exemple, fort logiquement les points seront plus gros que si on veut l’imprimer sur un papier A6 (~ 10 x 15 cm) par exemple, et donc le résultat sera beaucoup plus flatteur sur la petite reproduction... Mais rappelez-vous ce que j'ai déjà dit plus haut... plus la distance qui sépare l'œil de l’image est grande et moins il sera possible de discerner les points... DONC il en découle deux choses :
-1- dans la mesure où la distance d'observation d'une photo est d'environs 2 à 3 fois sa diagonale, on peut dire que la qualité "perçue" de l'image d'exemple (évoquée ci-dessus) imprimée en A6 ne sera pas beaucoup plus flatteuse que celle imprimée en A3 si on "respecte" les distances d'observation
-2- une image imprimée en très grande taille se contentera d'une résolution beaucoup plus faible que la même image imprimée en petite taille.
La preuve ? Approchez-vous d'une affiche de cinéma ou d'une photo publicitaire affichée sur un mur... de près vous verrez que la résolution est ridicule alors qu'à une distance "normale" de lecture elle paraîtra superbement définie...

En (très) gros, on peut estimer que pour une excellente qualité d'image il faudrait utiliser les valeurs suivantes :

Taille de l'image
Distance de lecture *
Résolution d'impression *
A0 : 118,90 X 84,10cm
A1 : 84,10 X 59,40cm
A2 : 59,40 X 42,00cm
A3 : 42,00 X 29,70cm
A4 : 29,70 X 21,00cm
A5 : 21,00 X 14,80mm 
A6 : 14,80 X 10,50cm
A7 : 10,50 X 7,40cm
A8 : 7,40 X 5,20cm
A9 : 5,20 X 3,70cm* 
A10 : 3,70 X 2,60cm*
3m
2m
1,5m
1m
0,75m
0,50m
0,35m
0,25m
0,15m
0,12m*
0,10m*

25 PPP
37 PPP
50 PPP
76 PPP
110 PPP
150 PPP
250 PPP
380 PPP
600 PPP
600 PPP *
600 PPP *

* Ces valeurs sont arrondies. | * Il est peu probable que vous souhaitiez imprimer si petit.

Mais, comme je j'ai déjà souligné, une résolution de 300 PPP est généralement destinée au tirage d'art, mais pour un tirage "classique" 250 PPP suffisent largement...

OUF, c'est terminé, du moins la partie la plus "prise de tête", j'espère que vous ne vous êtes pas endormi et qu'il vous reste quelques cheveux... nous allons ENFIN pouvoir répondre SIMPLEMENT et RAPIDEMENT à la question d'origine : mon appareil me fournit tant de pixels, quelle sera la taille maximale d'impression que je peux envisager.

Taille de l'image
Nbre de pixels pour 300 PPP
Nbre de pixels pour 250 PPP
 
L x l
soit
L x l
soit
A0 : 118,90 X 84,10cm
A1 : 84,10 X 59,40cm
A2 : 59,40 X 42,00cm
A3 : 42,00 X 29,70cm
A4 : 29,70 X 21,00cm
A5 : 21,00 X 14,80mm 
A6 : 14,80 X 10,50cm
A7 : 10,50 X 7,40cm
A8 : 7,40 X 5,20cm
A9 : 5,20 X 3,70cm 
A10 : 3,70 X 2,60cm
14043 X 9933
9933 X 7016
7016 X 4961
4961 X 3508
3508 X 2480
2480 X 1748
1748 X 1240
1240 X 874
874 X 614
614 X 437
437 X 307
139.489.119 (140 MPxl)
69.689.928 (70 MPxl)
34.806.376 (35 MPxl)
17.403.188 (18 MPxl)
8.699.840 (9 MPxl)
4.335.040 (5 MPxl)
2.167.520 (3 MPxl)
1.083.760 (2 MPxl)
536.636 (<1 Mpxl)
268.318 (<1 Mpxl)
134.159 (<1 Mpxl)
11703 X 8278
8278 X 5846
5846 X 4134
4134 X 2923
2923 X 2067
2067 X 1457
1457 X 1033
1033 X 728
728 X 512
512 X 364
364 X 256
96.877.434 (97 MPxl)
48.393.188 (49 MPxl)
24.167.364 (25 MPxl)
12.083.682 (13 MPxl)
6.041.841 (7 MPxl)
4.272.489 (5 MPxl)
1.505.081 (2 MPxl)
752.024 (<1 MPxl)
372.736 (<1 MPxl)
186.368 (<1 MPxl)
93.184 (<1 MPxl)

DONC : vous pouvez constater qu'en tant qu'amateur il est très possible de "s'offrir" des impressions en A3 (surtout en 2014 où le moindre petit compact d'entrée de gamme propose 12 à 18 MPxl !) mais que les formats supérieurs sont encore réservés aux amateurs riches ou aux professionnels... Cela dit, dans la mesure où la résolution des plus grands formats peut être très faible, même le A0 serait accessible aux compacts d'entrée de gamme SAUF qu'une impression A0 coûtera beaucoup plus cher que le compact lui-même !!!...

Sans compter que les valeurs que je vous donne là sont des valeurs théoriques (!!!) en effet, avec un "bon" capteur, même avec "peu" de pixels, l'interpolation (agrandissement artificiel du nombre de pixels effectué par le logiciel de traitement d'image) sera peu destructrice et un petit fichier de 12 MPxl peut très bien être considéré comme un fichier de 18 MPxl pour le choix de sa taille d'impression maximale !...

Par contre, il faut se méfier des recadrages éventuels de vos photos (!!!) si vous faites un recadrage de 50% d'une image d'un appareil de 18 Mpxl, n'oubliez pas que vous ne disposerez plus que d'un fichier identique à celui tiré avec un ancien appareil de 9 MPxl !!! Donc vous passerez d'une impression A3 à une impression A4 en impression d'art (300 PPP) !...

Juste une petite parenthèse, puisque cela sort du cadre de cet article : si vous voulez donner vos photos à tirer par un laboratoire, ce dernier n'utilisera pas les formats de papier dont j'ai parlé ici (!!!) cela aurait été trop simple (!!!), ils utilisent des formats "classiques" de rapport 3/2 : 10 X 15 cm | 20 X 30 cm | 30 X 45 cm | 40 X 60 cm | 50 X 75 cm. Cela ne poserait aucun problème si les appareils photo numériques délivraient tous des images dans ces proportions de 3/2... mais, bien sûr, ce n'est pas le cas (!!!) il faudra donc envisager un recadrage... Faites-moi penser à faire un article à ce sujet, cela pourrait être intéressant pour certains d'entre nous...

Comment préparer ses images pour l'impression ?
J'ai déjà vaguement fait une allusion à ce sujet dans le paragraphe précédent : il faut utiliser un logiciel de traitement d'image qui fera cela parfaitement et de façon totalement transparente (enfin, un peu de douceur dans ce monde de brutes... ou du moins un peu de simplicité dans ce monde de complications...).

Pour l'exemple, je vais utiliser The GIMP puisqu'il s'agit d'un logiciel gratuit mais j'aurais tout aussi bien pu utiliser Photoshop, Photoshop Éléments, Lightroom, Capture One, PaintShop Photo Pro ou tout autre logiciel de traitement d'image digne de ce nom... Le nom de la fonction peut être différent d'un logiciel à l'autre, sa localisation dans les menu peut également être différente, mais le principe est toujours le même, il s'agit toujours de la « taille de l'image » ou de la « taille d'impression » etc... Pour l'exemple, je vais utiliser les données d'une image issue de mon Canon 5D Mk2, parce qu'il s'agit de la première image qui me soit tombée sous la main...

Par défaut, The GIMP me donne une taille d'impression pour une résolution de 240 PPP. Supposons que je souhaite faire une impression d'art, il me faudra 300 PPI. Je vais donc modifier la résolution de 240 à 300 PPP. D'une manière générale, il faut modifier ce paramètre avant toute chose !!!

On voit que les dimensions de l'image imprimée ont changées, ce qui est logique à la lumière de ce que je vous ai expliqué jusqu'ici !... On voit qu'à la nouvelle résolution choisie, mon image peut être imprimée à 47,549 X 31,699 cm, ce qui correspondrait à un format se situant entre un A2 et un A3 (logique, le Canon 5D Mk2 est un 21 MPxl !).

Supposons que je souhaite imprimer ma photo en A4 plutôt qu'en A3-A2, il va falloir que je modifie la largeur de mon image de façon à ce qu'elle ne fasse plus que 29,7 cm de large (ou sa hauteur pour qu'elle fasse 21 cm). Le simple fait de cliquer sur la valeur de la hauteur, le logiciel va modifier cette valeur de manière à conserver les proportions originales de l'image (si je choisissais une valeur différente, je risquerais de déformer mon image !!!). Avec ma photo d'exemple, je remarque que la hauteur sera de 19,800 cm, ce qui ne correspond pas vraiment aux 21 cm du format A4 (!!!) il faudra que je découpe ma feuille de papier sans quoi j'obtiendrais une marge sur la hauteur et pas sur la largeur (!!!). N.B. si j'avais décidé de modifier la hauteur de mon image de façon à ce qu'elle remplisse ma feuille, je me serais retrouvé avec une image qui ne tiendrait pas sur ma feuille A4 !... Cela étant du aux rapports différents entre l'image et la feuille... Il faut donc toujours bien réfléchir avant d'aller plus loin... n'entrez pas des valeurs au petit bonheur, vérifiez bien que ce que vous faites est cohérent avec la réalité des choses...

En plus, je remarque que mon choix de résolution a également été modifié automatiquement... j'avais demandé 300 PPP et The GIMP a décidé, après modification de la taille d'impression, de l'imprimer en 480,291 PPP... C'est ennuyeux mais incontournable, il faudra faire avec...

Cela dit, tous les logiciels ne fonctionnent pas tout à fait de la même manière ! Reprenons la même manipulation avec Photoshop par exemple :

Photoshop intègre dans la même fenêtre la taille de l'image (en pixels) et la taille du document (en cm). Ici, il est toutefois important de cocher la case "conserver les proportion" (fait par défaut). Photoshop a également décidé arbitrairement une résolution de 240 PPP. Supposons (toujours) que je souhaite faire une impression d'art, il me faudra 300 PPI. Je vais donc modifier la résolution de 240 à 300 PPP. D'une manière générale, il faut modifier ce paramètre avant toute chose !!!

La modification de résolution a modifié les dimensions de l'image (en pixels), mais, contrairement à The GIMP, pas du tout les dimensions du document (en cm)... Avec Photoshop, je suis en mesure d'imprimer mon image aux mêmes dimensions (en cm) malgré l'augmentation de la résolution... en effet, il va ré-échantillonner mon image de façon à ce qu'elle "tienne" dans ses dimensions d'origine en augmentant son nombre de pixels... Avec Photoshop, mon image pourra atteindre le format A2 (ou presque).

Supposons (toujours) que je souhaite imprimer ma photo en A4 plutôt qu'en A2, il va falloir que je modifie la largeur de mon image de façon à ce qu'elle ne fasse plus que 29,7 cm de large (ou sa hauteur pour qu'elle fasse 21 cm). Le simple fait de cliquer sur la valeur de la hauteur, le logiciel va modifier cette valeur de manière à conserver les proportions originales de l'image (si je choisissais une valeur différente, ou si je n'avais pas coché "conserver les proportions", je risquerais de déformer mon image !!!). Avec ma photo d'exemple, je remarque que la hauteur sera de 19,8 cm, ce qui ne correspond pas vraiment aux 21 cm du format A4 (!!!) il faudra que je découpe ma feuille de papier sans quoi j'obtiendrais une marge sur la hauteur et pas sur la largeur (!!!). N.B. si j'avais décidé de modifier la hauteur de mon image de façon à ce qu'elle remplisse ma feuille, je me serais retrouvé avec une image qui ne tiendrait pas sur ma feuille A4 !... Cela étant du aux rapports différents entre l'image et la feuille... Il faut donc toujours bien réfléchir avant d'aller plus loin... n'entrez pas des valeurs au petit bonheur, vérifiez bien que ce que vous faites est cohérent avec la réalité des choses...

Contrairement à The GIMP, avec Photoshop, je m'aperçois que la modification des dimensions de mon impression n'a en rien modifié la résolution qui est bien sagement restée à la valeur que J'AI décidé c'est à dire 300 PPP !!!... Bien sûr, cette différence entre les deux logiciels ne va pas empêcher la terre de tourner... sauf que, si on regarde le poids du fichier, il passe de 60,2 Mo à 23,5 Mo, ce qui veut dire que Photoshop s'autorise des modifications à l'intérieur du fichier pour répondre aux exigences de l'utilisateur alors que The GIMP n'y touche pas et se débrouille pour fournir une sortie imprimée répondant au mieux aux demandes de l'utilisateur...

Bon, ne rêvons pas, pour l'utilisateur final, surtout l'amateur, cette différence de comportement entre les deux logiciels sera totalement transparente... personne ne s'apercevra de rien et le résultat sera parfait dans les deux cas...

Maintenant que l'image est prête à être imprimée, retournez dans le logiciel de traitement d'image pour lui appliquer une "bonne dose" de netteté en plus... Puisque l'imprimante imprimera plusieurs points pour un seul pixel, la netteté globale de l'image s'en ressentira !!! Certains logiciels proposent un outil automatique d'augmentation de la netteté pour l'impression, pour les autres il faudra effectuer un "épreuvage écran". D'une manière générale, il est préférable de ne pas choisir un rayon plus important qu'un pixel, par contre pour le gain, il n'y a pas de limite !... Pour les photos comportant des détails très fins (cheveux etc...), il vaut mieux rester sous la barre d'un rayon de 1 pixel, globalement, une valeur assez faible, de l’ordre d'environ 0,4 ou 0,5 pixel, est préférable... avec un gain entre 50 et 100%. Si la photo comporte un flou d’avant ou d’arrière plan, il ne faut évidemment pas accentuer la partie floue (!!!) il faudra effectuer un renforcement localisé à la zone nette via des masques par exemple.

Et maintenant ?
Bon, cette fois ça y est ? Les difficultés sont terminées ? On va enfin pouvoir se lancer ?

Oui, c'est bon, il ne me reste plus que quelques petites choses à vous dire, mais rassurez-vous, plus rien de compliqué cette fois (sauf si vous souhaitez faire du travail de professionnel) !

Qui dit imprimer dit acheter du papier photo... s'il est envisageable d'imprimer ses photos sur du papier "bureautique", la qualité ne sera pas franchement au rendez-vous... mais ce n'est pas infaisable... Il n'est pas pour autant indispensable d'investir des milliards d'euros dans du papier photo haut de gamme... si vous ne souhaitez pas faire de l'impression professionnelle, les ramettes de papier photo en vente dans les grandes surfaces permettront des résultats tout à fait acceptables, si, si, j'ai testé !...

En toute logique, pour imprimer une photo, il faudrait calibrer son imprimante en fonction du papier et de l'encre utilisés, c'est ce que l'on appelle les profils ICC. Mais ça c'est pour des impressions "professionnelles", si, comme proposé en début d'article, vous acceptez d'utiliser l'espace couleur "restreint" qu'est le sRVB, que vous n'utilisiez pas d'imprimante professionnelle, vous pourrez toujours demander au logiciel de traitement d'image, au moment de l'impression, de laisser l'imprimante gérer ses "ordres". Ce ne sera certes pas la meilleure technique mais si on fait la somme : espace sRVB + imprimante "amateur" + papier photo de grande surface, il faut avouer que la gestion par l'imprimante fournira tout de même des résultats plus que satisfaisants à condition d'avoir bien pris soin de travailler son image pour l'impression (tout ce que je vous ai raconté tout au long de ce long article).

Désolé pour la longueur de l'article, désolé pour la partie la plus difficile (qui était toutefois nécessaire !), et bonnes photos ... imprimées.

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POURQUOI SE MÉFIER DES JPEG EN PHOTO NUMÉRIQUE ?

Je vous ai déjà parlé, à plusieurs reprises dans mes pages, des dégâts causés aux images JPEG lorsqu'on est amené à les enregistrer. Mais je n'ai encore jamais pensé à vous livrer un article complet sur le sujet ! Mais pourquoi avoir attendu plusieurs années pour me lancer ? Tout simplement parce que 2014 est une année charnière pour le format JPEG !... Oserais-je parler de révolution ? Oui, sans hésitation ! C'est franchement une très bonne nouvelle MAIS, comme toujours, la vie étant ce qu'elle est, cette bonne nouvelle est entachée d'où cet article... Voyons cela.

Le format JPEG est un format d'image qui code au niveau de chaque pixel (contrairement au GIF par exemple, qui code en zones colorées composées de plusieurs pixels). Cela entraîne donc la création de fichiers très volumineux qu'il faudra compresser pour diminuer le poids de nos images. MAIS la compression JPEG, très efficace s'il en est, est dite destructive ! C'est à dire que chaque fois que vous enregistrez un JPEG, l'image sera re-compressée en perdant en qualité. Donc, si votre image émanant de votre boîtier numérique est belle et propre, une fois votre travail de post-traitement (recadrage, correction des taches etc...) terminé, au moment d'enregistrer le résultat, la qualité de la photo aura perdu de sa superbe ! Et je ne vous dirai même pas ce que cela donnera si votre travail de post-traitement s'est effectué en plusieurs étapes avec, chaque fois, enregistrement intermédiaire...

Et si ce n'était que ça !... Le JPEG est codé sur 8 bits, c'est à dire que votre image ne peut être constituée que de 256 couleurs par canal (256 rouges, 256 verts, 256 bleus). Bon, vous me direz que cela vous fait déjà 16.777.216 couleurs, ce qui n'est pas si mal, mais qui limite tout de même le nombre de subtilités dans les couleurs intermédiaires.

Si, maintenant, on fait la somme de ces deux paramètres, le "faible" nombre de nuances et la compression, on va droit dans le mur puisque la compression aura tendance à faire disparaître des nuances. Même si le codage reste sur 8 bits après compression, les nuances les plus proches vont finir par "fusionner". Je vous ai fait un petit schéma. Attention, ne le prenez pas au pied de la lettre, pour me faciliter la tâche, j'ai utilisé un tableur pour le faire et donc, les couleurs utilisées ici, qui se veulent être des nuances, ne le sont pas vraiment (le nombre de couleurs proposé par le tableur est très limité) mais on pourra très bien comprendre ce que je viens de vous décrire :

Dans la partie haute du schéma (les 6 premières lignes), je vous ai représenté des nuances des 3 couleurs de base. À chaque enregistrement, les nuances les plus proches vont se fondre. Donc, par exemple, les zones C1-C2 et B1-B3 et C3-C5 vont se confondre au bout de x enregistrements PUIS, puisque les nuances sont plus éloignées, ce sont les zones A1-A6 et B1-B3 et B4-B6 et C1-C2 et C3-C5 et C6 qui vont fusionner... Il en va, bien sûr, de même pour les zones rouges et les zones bleues !!! DONC, en fin de compte, après plusieurs enregistrements, mon nuancier d'exemple va ressembler à la zone inférieure (lignes 10 à 15)... La photographie ne ressemblera plus à rien !!!

Le seul et unique moyen de conserver la qualité de ses photographies étant de les enregistrer, immédiatement en sortie de boîtier, en un format sans compression (tant pis pour le poids des fichiers !) ou dans un format de compression non destructif. Le format idéal (et de référence d'ailleurs) étant le format TIFF !... En effet, les fichiers TIFF sont très lourds, mais on peut les manipuler et les enregistrer aussi souvent qu'on le souhaite sans pour autant démolir la colorimétrie de nos photos !...

Mais tout cela est bien joli mais j'ai parlé de révolution en début d'article !... Allons-y progressivement si vous le voulez bien. Le poids des fichiers TIFF est tel que, pour remplacer les JPEG, il a été défini un format JPEG non destructif, dit JPEG 2000. SUPER, oui, mais voilà, le JPEG 2000 n'a jamais réussi à s'imposer... En effet, il était non destructif mais il nécessitait des adaptations profondes des logiciels pour sa prise en charge et, si le format existe toujours, il est resté confidentiel !... C'est là que la révolution a vu le jour, en 2014 : nous voilà à la version 9 du format JPEG...

Mais qu'est-ce que cette version 9 du format JPEG ? Et bien, c'est le format JPEG que vous connaissez MAIS qui a été TOTALEMENT transfiguré !... En effet, sa compression a été modifiée, elle est toujours aussi puissante mais se trouve être TOTALEMENT NON DESTRUCTIVE !... Et si ce n'était que cela... en plus, la version 9 du JPEG autorise maintenant un codage sur 12 bits par canal, soit 4096 nuances (4096 bleus, 4096 rouges, 4096 verts), ce qui nous donne donc, attention les yeux, 68.719.476.736 nuances de couleurs !...

Alors, Heureux ?... Pas totalement ? Et bien, les chercheurs s'en doutaient puisqu'ils se sont surpassés pour permettre à leur nouveau format JPEG d'être reconnu et géré par les mêmes algorithmes que ceux utilisés par les vieux JPEG !!!!!! Elle est pas belle la vie ?...

Bon, nous en sommes arrivés à la fin de l'extase ! En effet, si ce nouveau format de JPEG prendra place dans les micrologiciels de nos futurs appareils photographiques, il va falloir mettre à jour les logiciels de traitement... En effet, si nos logiciels actuels seront capables de gérer la nouvelle compression, ils se sont habitués à un espace de 8 bits et risquent fort de se perdre un peu en digérant un fichier en 12 bits... Et même si ce n'est pas le cas, s'ils sauront parfaitement gérer ces fichiers en 12 bits, ils ne sauront toujours que travailler et enregistrer en 8 bits et avec compression destructive s'il vous plait !... Eh oui, le format TIFF a encore de beaux jours devant lui !...

Si vous partez d’un JPEG (issu d’un boîtier ou d’un RAW), ouvrez le fichier JPEG, enregistrez le immédiatement en TIFF non compressé donc non destructif. Faites vos modifications (votre post-traitement) et, quand vous avez fini enregistrez votre fichier toujours en TIFF. Si, plus tard, vous deviez reprendre vos modifications, vous pourrez les effectuer sans risque sur votre fichier TIFF. Si, maintenant, votre image finale (en TIFF, bien sûr) devait être publiée sur internet (sur votre site, par exemple), ou destinée à un laboratoire pour impression, il sera toujours temps de ré-enregistrer votre TIFF final en JPEG compressé (pour accélérer l'affichage de vos pages web ou vous adapter au format des machines d'impression) !... À ce sujet, n’oubliez pas, lors de l’enregistrement en JPEG, de spécifier la plus haute qualité possible (ou la compression minimum)...

De même, on vous dira de préférer le format RAW en sortie de boîtier... c'est totalement ma façon d'entrevoir le workflow... MAIS ce n’est franchement pas la peine de prendre des photos au format RAW, d'effectuer un énorme travail de post-traitement, si vous sauvegardez votre image retravaillée en JPEG... Donc en sortie de dérawtiseur, pensez bien à toujours enregistrer votre travail dans un format non destructif (en TIFF), faute de quoi vous aurez autant de pertes que si vous travaillez directement sur un fichier JPEG sorti du boîtier... SOUVENEZ VOUS TOUJOURS : On ne travaille jamais sur du JPEG...

Avant de finir, permettez-moi une petite digression : le format RAW, pour fantastique qu'il soit, n'a AUCUNE chance de pérennité ! Rien ne prouve que votre logiciel de dématriçage supporte la prochaine version de votre système d'exploitation, rien ne vous prouve que la nouvelle version de ce dérawtiseur soit encore en mesure de lire ces vieux RAW donc, sauvegardez SYSTEMATIQUEMENT tout votre travail en TIFF... pour la survie à long terme garantie du format TIFF et pour la survie de la qualité de vos photos... D'ailleurs, je ne sais pas, maintenant, pourquoi je n'ai pas intitulé cet article « faites du TIFF et uniquement du TIFF », mais bon, cela me convient très bien comme cela !...

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COMMENT NE PAS SE FAIRE PIÉGER PAR L'AUTOFOCUS ?

Je vous ai déjà parlé, plus haut, des techniques de mise au point MAIS, avec l'arrivée du Fuji X-Pro 1 dans mon arsenal, je viens de constater qu'une notion capitale de la mise au point automatique n'avait pas été abordée dans les lignes de mon site... Grave omission, d'autant que peu de monde connaît le fonctionnement des autofocus et la façon de s'en servir sans s'arracher les cheveux !... Voilà donc ce que je me propose de vous dévoiler rapidement ici !...

Sans entrer dans les détails sans importance, sachez qu'il existe, en gros, deux types d'autofocus :
- l'autofocus par détection de contraste
- l'autofocus par détection de phase

Quelle importance me direz-vous ? Du moment que le boîtier est capable de mettre au point, je me moque de savoir comment il se débrouille !... GRÂVE ERREUR !!! Si, effectivement, on peut se moquer de savoir comment le boîtier se débrouille pour faire le point, il est capital de connaître la technique utilisée de façon à pouvoir obtenir le plan de netteté que nous souhaitons et pas celui déterminé automatiquement par un boîtier, aussi performant soit-il !...

Et l'affaire se complique lorsque le boîtier propose les deux types d'évaluation (!!!) puisque de tels boîtiers existent (!!!) malheureusement...

Pour ne pas trop compliquer, je vais donc survoler le sujet en ne m'arrêtant que sur les points pratiques que tout photographe doit absolument connaître...

— L'autofocus par détection de contraste est beaucoup plus sensible aux basses lumières que l'autofocus par détection de phase. Ceci est important pour ceux qui possèdent des boîtiers utilisant les deux techniques... en effet, le boîtier ne vous dira jamais "maintenant j'utilise la détection de contraste" / "à partir de maintenant j'utiliserai la détection de phase" (!!!) et c'est bien dommage !!!... Donc, si votre boîtier peut utiliser les deux techniques, il utilisera systématiquement la détection de contraste en basse luminosité et la détection de phase en forte luminosité !...
— L'autofocus par détection de phase est beaucoup plus rapide que l'autofocus à détection de contraste. Si, par hasard votre boîtier vous offre la possibilité de choisir un type d'autofocus, préférez donc la détection de phase si vous devez photographier des scènes en mouvement "rapide" (sports par exemple).
— Selon le type d'autofocus utilisé par le boîtier, le photographe devra utiliser une technique diamétralement opposée s'il souhaite (et il le souhaite toujours !!!) obtenir des images nettes :

Autofocus par détection de phase :
(- le moins sensible par faible luminosité)
(- le plus rapide)
(- généralement implanté sur les appareils de type reflex)
- son utilisation est optimale si le photographe place le collimateur de mise au point sur le bord du sujet et encore plus s'il existe une certaine distance (profondeur) entre le sujet qui doit être net et l'arrière plan (ou le plan suivant). Si le bord se situe sur le même plan, l'autofocus fera n'importe quoi !...
Autofocus par détection de contraste :
(- le plus sensible par faible luminosité)
(- le moins rapide)
(- généralement implanté sur les appareils de type compact ou bridge)
- son utilisation est optimale si le photographe place le collimateur de mise au point sur un plan unique mais avec des zones contrastée. Si le collimateur autofocus est à cheval entre deux plans "éloignés", même si très contrastés, l'autofocus fera n'importe quoi !...

Vous voyez, ce n'est pas très compliqué mais c'est pourtant capital !!! Il me fallait vous prévenir, voilà qui est fait !... Vous voulez un schéma pour vous fixer les idées ? OK, je vais vous donner cela aussi :



N.B. : dans mes schémas ci-dessus, la zone verte est exactement au même niveau que la zone bleue, seule la zone jaune est décalée dans l'espace.

Vérifiez donc le mode d'emploi de votre boîtier afin de déterminer son mode autofocus et obtenez 100% de mise au point efficace !...

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ARRÊTER LE DÉLIRE DES OBJECTIFS ANCIENS

Vous qui connaissez déjà un peu mon site et donc mes positions en photographie, il convient ici de tirer la sonnette d'alarme !... Je ne suis pas le dernier, loin de là (!!!) à encenser les objectifs anciens et à stimuler leur utilisation sur du matériel moderne MAIS il ne s'agirait pas non plus de se laisser aller à n'importe quoi !...

Pendant des années, voire des dizaines d'années, tout le monde dédaignait voire critiquait les objectifs anciens où les dérivés d'objectifs anciens (soviétiques entre autres). Mais est arrivée la réussite commerciale des appareils numériques compacts à objectif interchangeable. Et là, tout a changé, du jour au lendemain... Maintenant qu'il est (enfin) possible de s'évader de l'offre commerciale des fabricants de boîtiers au moment du choix des objectifs, tout le monde se rue littéralement sur ces objectifs anciens...

Pour les apprécier à leur juste valeur, il me fallait vous faire un petit topo sur les objectifs soviétiques !... Je les ai toujours trouvés extraordinaires, et c'est vrai, mais si on se contente de les considérer pour ce qu'ils sont : piqués, bien construits, solides et surtout de petit prix.

Quand je dis qu'ils sont extraordinairement piqués, je veux dire extraordinairement piqués pour leur âge (ils ont tout de même une bonne cinquantaine d'années, ou sont construits comme ceux qui ont cinquante ans, sans la moindre modification, ni dans le processus de fabrication, ni dans les technologies employées) puisqu'ils ne piquent pas plus que les optiques actuelles, au mieux ils seront du même niveau !

Quand je dis qu'ils sont bien construits, je veux dire bien construits pour leur âge... certes ils sont tout de métal et de verre construits, mais ils ne sont pas mieux finis, ni aussi légers que les objectifs actuels... Et ils accusent leur âge : les lubrifiants sont moins efficaces, donc les déplacements des bagues sont plus durs, ces même lubrifiants auront, un jour ou l'autre tendance à se "séparer" entraînant des projections de graisse sur les verres, ou, pire, sur les lamelles de diaphragme qui finiront par s'engluer et coller pour finir inutilisables... De même, avec l'âge, on observera de plus en plus d'accumulation de poussières à l'intérieur des fûts, et ils présenteront tous, à plus ou moins court terme, des champignons qui les rendront inutilisables. De même, la qualité des traitements anti-reflet, quand ils existaient, n'avaient pas l'efficacité des traitements actuels.

Quand je dis qu'ils sont solides, c'est simplement parce qu'ils inspirent confiance puisqu'ils sont en métal bien lourd (sauf si fait en aluminium !)... mais les objectifs actuels fabriqués de métal sont tout aussi solides et beaucoup moins lourds donc d'une utilisation plus confortable.

Et puis, vient la notion de petit prix !... Et là c'est de la folie. Ces optiques anciennes sont bourrées de qualités mais également bourrées de défauts :
-vignettage important (cela peut être une qualité aussi dans certains cas !)
-perte de piqué important dès que l'on quitte le centre optique (cela peut être une qualité aussi dans certains cas !)
-bokeh inhabituel (cela peut être une qualité aussi !)
-en monture à vis (M39 = monture Leica télémétrique ou en M42 = monture Pentax) les adaptateurs autorisant le montage sur un compact à objectifs interchangeables, ne vous permettront pas systématiquement l'alignement des échelles (distance de mise au point et diaphragme) sur le dessus du fût de l'objectif... C'est peut-être très secondaire quand lu dans les pages d'un site (je pense même être le seul à être assez honnête pour souligner ce problème !) mais au moment de l'utilisation, croyez bien qu'aller chercher ces échelles sur le côté ou carrément le dessous de l'objectif, cela devient vite frustrant pour ne pas dire plus !...

Bref, tout le monde leur tournait le dos depuis le début de leur arrivée en Europe Occidentale (et ailleurs) après la deuxième guerre mondiale avec les exportations des soviétiques... De rares amateurs leur accordaient plus de qualités qu'ils en avaient réellement (et ils en avaient d'indéniables) justement à cause de leur prix dérisoire.
Aujourd'hui, je ne sais pas par quel "miracle", tous les forums photo, tous les sites photo découvrent (puisque tous les rédacteurs sont trop jeunes pour les avoir connus à l'époque "glorieuse") ces objectifs et... tout naturellement, tous les amateurs courent dans tous les sens, comme un seul homme, à la recherche de leur antiquité soviétique !... Ce qui a pour conséquence logique : une véritable flambée des prix !!! Eh oui, c'est toujours le loi de l'offre et de la demande !...

Allez voir n'importe quel site de vente de matériel photo d'occasion, vous y trouverez des "affaires" du style un Jupiter-3 (50mm f/1.5) à 300€~400€ si en excellente condition (!!!) Et personne ne s'offusque de donner une telle somme pour un objectif de 70 à 80 ans (!!!) -même si fabriqué il n'y a que... 50 ans (!!!) 100% manuel, avec tous les problèmes liés à l'âge et tous les problèmes inévitables qui les attends dans les mois ou les années à venir, alors qu'il est possible d'acheter pour moins cher un superbe Canon 50mm f/1.4 USM neuf avec automatisme et motorisation ultrasonique... Oui, il est vrai, le Jupiter-3 est un super objectif si et seulement si il est acheté 50€ maximum (ce qui était son prix il y a encore un an ou deux !).

Et les choses ne s'arrêtent pas là ! Attention, je ne blâme pas les vendeurs, ils ont 100% raison de tirer profit de la forte demande !... Des usines en perte de vitesse, à deux doigts du dépôt de bilan de leur département photo (KMZ pour ne pas le citer) a décidé de re-fabriquer les vieilleries d'il y a 70 à 80 ans, avec exactement les mêmes techniques, donc délivrant des optiques de même qualité (et de même manque de qualité) à un prix équivalent à des objectifs haut de gamme actuelle !!! Et tous les sites et tous les forums qui plongent, comme un seul homme, sans réfléchir (et probablement sans tester sérieusement non plus !) pour fêter la renaissance de ces cailloux extraordinaires !...

Regardez bien, de très près, avec un œil critique, les offres en optiques anciennes sur les sites : ou bien on ne montre pas les lentilles, ou bien on ne montre pas les lamelles du diaphragme, ou bien on nous prend vraiment pour des idiots en précisant qu'il n'y a pas de champignon alors qu'en regardant bien, les lentilles en sont pleines, ou bien on nous dit que les lamelles du diaphragme sont sèches alors qu'on voit très bien qu'elles sont pleines d'huile, le mieux que j'ai pu voir était une offre qui précisait qu'il y avait de la poussière dans le fût alors qu'en fait il s'agissait d'une multitude de colonies de champignons... et, dans tous les cas, les prix dépassaient allègrement les 100€ (plus le port !) ........

ICI, JE VOUS DIS « STOP » !!! Si vous possédez un de ces anciens objectifs soviétique, vous savez à quel point ils sont bons, vous les utilisez certainement avec beaucoup de plaisir, comme moi, mais, franchement, accepteriez-vous de payer 400€ pour un Helios-40, 300€ pour un Jupiter-3 ou un Jupiter-9, 100€ pour un Jupiter-8, 70€ pour un Industar-22 ? NON ! et moi non plus !!! Et savoir que ces optiques sont des reprises identiques à des noms mythiques des années 1930 de Carl Zeiss n'y changera rien !...

Vous savez tous à quel point mon amour de la photographie et du matériel photographique m'a toujours poussé à vous donner des conseils de bon sens (autant que faire se peut !) donc, aujourd'hui, en totale contradiction avec ce que vous avez déjà pu lire dans d'autres pages de ce site, je vous exhorterai à faire le boycott pur et simple des objectifs soviétiques d'occasion à de tels tarifs !!! Il ne s'agit que d'une bulle spéculative, qui ne manquera pas d'exploser dans peu de temps... Si vous prévoyez de tester ce matériel, attendez un retour de tarif raisonnable, n'allez pas alimenter la spéculation !... Je ne manquerai pas de vous stimuler à acheter à nouveau ces productions dès que le moment sera venu !!! Et, si par hasard, vous trouvez que les tarifs appliqués sont encore acceptables... pensez qu'il vous faudra les faire nettoyer, rectifier et re-lubrifier... donc ajoutez donc ~100 à 200€ pour cette opération et comparez les prix avec le matériel actuel...

En attendant, maintenant que vous avez acquis un superbe compact numérique à objectif interchangeable, bien sûr, vous n'avez pas acheté votre compact à objectif interchangeable uniquement pour acheter des vieilleries à adapter dessus, du moins je l'espère pour vous (!!!), voyons ce que je vous propose :

Vous pouvez FACILEMENT trouver à 30€ (voire moins !) de superbes optiques de toute marque, (même mythique !!!), Takumar (Pentax), Pentax, Canon, Nikon, Fuji, Zeiss, Minolta, etc... (ainsi que des marques inconnues du grand public mais d'excellente facture), des objectifs qui valent LARGEMENT la qualité de ces optiques anciennes hors de prix, avec de grandes ouvertures (< f/2.0), un piqué inimitable, une meilleure répartition de résolution, un bokeh d'excellente qualité... N'hésitez pas une seconde ! Un 50mm f/1.8 plus un 85mm f/2.0 plus un 135mm f/2.8, tous de qualité irréprochable, pour le prix d'un seul 50mm f/1.5 âgé (conçu) de 70 à 80 ans... il n'y a pas photo !... Et ne vous en faites pas trop, quelque soit la monture de vos objectifs d'occasion, vous trouverez un adaptateur idoine pour environs 30€ (au pire !)...

Et si, par extraordinaire, vous trouvez que ces objectif d'âge "moyen" n'offraient pas ce "velouté extraordinaire" (je crois que c'est le terme utilisé par ceux qui entretiennent le "mythe" des objectifs soviétiques à ce prix), il vous reste toujours deux possibilités :
-> recherchez donc des objectifs de second ordre plus modernes et de marque moins prestigieuse... pour quelques euros, vous pourrez trouver d'occasion des objectifs d'origine inconnue de marque Revue par exemple...
-> utiliser le vieux truc du filtre sale ! Un professionnel de mes amis utilise systématiquement un filtre neutre devant ses objectifs, mais loin de vouloir utiliser ce filtre pour protéger ses optiques, il l'entrepose dans l'endroit le plus sale et poussiéreux de sa maison (l'abri de jardin !!!) de façon à ce qu'il soit couvert d'une "belle" couche de poussière... et le "velouté" tant espéré vous sera offert par des objectifs neufs du XXIème siècle, avec toutes les qualités, évolutions technologiques et confort d'emploi qui leur est propre (si j'ose dire !) et à fortiori avec vos objectifs des années 1960~1980 d'occasion !...

Pour illustrer un peu ce que je dis, je vais vous proposer un test vite bâclé mais représentatif. Voici des images nulles, certes, mais qui vous montreront que l'on peut obtenir aussi bien avec des objectifs soviétiques devenus hors de prix qu'avec d'autres objectifs bien plus accessibles et bien moins vieux :

Possédant un compact à objectifs interchangeables depuis peu, je vais donc pouvoir comparer ici 6 objectifs :
1) FUJINON XF 35mm f/1.4 R (prévu pour le Fuji X-Pro1)
2) ИНДУСТАР -61Л/Д (INDUSTAR -61L/D) 55mm f/2.8
3) ИНДУСТАР -22 (INDUSTAR -22) 50mm f/3.5
4) ЮПИТЕР -8 (JUPITER -8) 50mm f/2.0
5) CANON FD 50MM F/1.8
6) REVUETAR Auto 50mm f/2.8
J'aurais pu faire encore plus mais l'utilité est discutable...

Notez que les objectifs testés ne présentent pas tous la même focale et la même ouverture maximale, mais uniquement l'angle de champ et la profondeur de champ seront différents.

Dans tous les tests, j'utiliserai le Fuji X-Pro1 en mode automatique à priorité ouverture et à mise au point manuelle. Les images seront brutes de boîtier, sans retouche aucune et en JPEG. Il faudra uniquement signaler une perte de qualité due à la compression pour le web.

Recherche de vignettage :

Notez que le capteur du Fuji X-Pro1 est un APS-C donc le vignettage sera beaucoup moins important que si le test avait été effectué avec un COI plein format (Leica M9 par exemple). En effet, hormis le Fujinon XF conçu pour l'APS-C, tous les autres objectifs couvrent le 24x36.

Le maximum de vignettage se repérant sur l'ouverture maximale, c'est à cette ouverture que sera effectué le test.

1) FUJINON XF 35mm f/1.4 R utilisé à f/1.4 :

C'est l'objectif le plus récent de ce petit test, il servira d'image de "référence".
Vignettage très modéré malgré la pleine ouverture et l'angle de champ "large" (35mm = 52,5mm équivalent 24x36). Il faut noter que cet objectif est destiné aux APS-C et pas aux 24x36 donc le vignetage sera plus conséquent.

2) ИНДУСТАР -61Л/Д (INDUSTAR -61L/D) 55mm f/2.8 utilisé à f/2.8

La focale de cet objectif est la plus longue de ce petit test (55mm = 82,5mm équivalent 24x36) donc, théoriquement, le vignettage devrait être le moins important de tous MAIS puisque son ouverture maximale est moins importante, on devrait s'y retrouver.
En fait, le vignettage est ici totalement équivalent à ce que présentait le FUJINON avec 2 diaphragmes plus ouverts.
On pourra également noter (même si ce n'est pas le but de ce présent test) que le rendu des couleurs est différent... un peu moins saturé que le FUJINON et des jaunes plus "prêtant".

3) ИНДУСТАР -22 (INDUSTAR -22) 50mm f/3.5 utilisé à f/3.5

L'ИНДУСТАР -22 (INDUSTAR -22) est l'objectif le plus vieux de ce petit test, donc théoriquement, il devrait présenter le maximum de vignettage, même si son ouverture maximale est "très" réduite. Sa focale est assez longue (50mm = 75mm équivalent 24x36) ce qui devrait, théoriquement, diminuer également le phénomène.
En fait, le vignettage est ici totalement équivalent à ce que présentaient les concurrents précédents (à peine supérieur).
On pourra également noter (même si ce n'est pas le but de ce présent test) que le rendu des couleurs est différent... moins saturé que les deux premiers objectifs et des jaunes plus réalistes.

4) ЮПИТЕР -8 (JUPITER -8) 50mm f/2.0 utilisé à f/2.0

Même focale que précédemment (50mm = 75mm équivalent 24x36) mais plus ouvert de 1.66 diaphragmes.
Le vignettage est identique aux objectifs précédents.
Le rendu des couleurs est très neutre et très proche de ce que délivrait l'INDUSTAR-22.

5) CANON FD 50MM F/1.8 utilisé à f/1.8

Le CANON FD est déjà un objectif "moderne" (rien à voir avec le FUJINON !). Il présente la même focale que le JUPITER-8 (50mm = 75mm équivalent 24x36) et propose une ouverture maximum quasiment équivalente.
Les résultats du vignettage sont superposables... alors que les contrastes sont moins extrêmes, la netteté un poil plus importante et le rendu des couleurs assez neutre.
Notez que dans ce test, cet objectif "moderne" est déjà dans une gamme de prix très inférieure avec un âge bien moins marqué donc avec beaucoup moins de risque (voir le texte plus haut)...

6) REVUETAR Auto 50mm f/2.8 utilisé à f/2.8

Le REVUTAR est ce genre d'objectif de "second ordre" qui ne vous coûtera quasiment rien sur le marché de l'occasion (10€ serait un maximum !!!) alors qu'il proposera le vignettage le plus important de ce petit test et, en détaillant bien, on remarquera qu'il vous délivrera une douceur totalement superposable à celle obtenue par les objectifs soviétiques. Personnellement, hormis le vignettage, je le placerais quelque part entre l'ИНДУСТАР -61Л/Д (INDUSTAR -61L/D) et le ЮПИТЕР -8 (JUPITER -8) alors que vous seriez en mesure d'en acheter une bonne dizaine pour le prix d'un seul soviétique !...

Recherche de définition :

Je reprendrai exactement les mêmes images que précédemment mais en agrandissement maximum (100%) avec une vue périphérique et une vue centrale pour se faire une idée des pertes de définition en périphérie.
Les images ayant été faites à main levée, le cadrage ne sera jamais identique après changement d'objectif donc les exemples provenant de la même localisation ne seront pas identiques...
Dans la mesure où le X-Pro1 dispose d'un capteur APS-C, il faut s'attendre à ce que la perte de netteté sur les bords soit bien contenue, beaucoup mieux que si le test avait été effectué avec un capteur plein format !...
Notez toujours que la perte de qualité entraînée par l'enregistrement pour le web ne permettra que de se faire une idée et pas la possibilité d'effectuer des "mesures"...

1) FUJINON XF 35mm f/1.4 R utilisé à f/1.4 :

On remarque que la perte de netteté est quasiment nulle entre le centre (gauche) et la périphérie (droite). Bien que ce ne soit pas le sujet, notons l'absence d'aberration chromatique.

2) ИНДУСТАР -61Л/Д (INDUSTAR -61L/D) 55mm f/2.8 utilisé à f/2.8

Cette fois, si la perte de netteté n'est pas flagrante, il faut noter qu'elle n'est pas extraordinaire, ni au centre ni en périphérie. C'est peut-être cela qui fait de cet objectif un hit of the day ? Notons également que si l'aberration chromatique existe, elle est extraordinairement bien contenue. Notons également que les contrastes sont très marqués.

3) ИНДУСТАР -22 (INDUSTAR -22) 50mm f/3.5 utilisé à f/3.5

Exactement comme pour l'ИНДУСТАР -61Л/Д (INDUSTAR -61L/D), si la perte de netteté n'est pas flagrante, il faut noter qu'elle n'est pas extraordinaire, ni au centre ni en périphérie. C'est peut-être cela qui fait de cet objectif un hit of the day ? Notons également que si l'aberration chromatique existe, elle est extraordinairement bien contenue. À vrai dire, pour un "cul de bouteille" des années 1930, j'aime bien son rendu en numérique, les contrastes sont moins marqués que sur les autres objectifs ci-dessus, ce qui donne une douceur globale des plus intéressantes.

4) ЮПИТЕР -8 (JUPITER -8) 50mm f/2.0 utilisé à f/2.0

Exactement comme pour les autres soviétiques ci-dessus, si la perte de netteté n'est pas flagrante, il faut noter qu'elle n'est pas extraordinaire, ni au centre ni en périphérie. C'est peut-être cela qui fait de cet objectif un hit of the day ? Notons également que l'aberration chromatique est inexistante. Les contrastes sont plus marqués que sur l'ancêtre ИНДУСТАР -22 (INDUSTAR -22) et retrouve le niveau des autres objectifs soviétiques ci-dessus.

5) CANON FD 50MM F/1.8 utilisé à f/1.8

Avec cet objectif relativement "moderne", la netteté est un petit cran au-dessus de ce que délivrent les objectifs soviétiques tout en donnant une image douce. La perte de netteté n'est pas flagrante entre le centre et la périphérie de l'image. Notons que l'aberration chromatique est quasiment nulle et que les contrastes sont plus homogènes et plus doux que sur tous les autres objectifs déjà décrits.

6) REVUETAR Auto 50mm f/2.8 utilisé à f/2.8

Il faut noter ici que la perte de netteté n'est pas franchement flagrante non plus mais qu'on ne peut pas dire que le REVUETAR soit un foudre de guerre de la netteté non plus... Comme les soviétiques, il donne un aspect globalement très doux et des contrastes relativement forts mais sans être plus choquants que sur les soviétiques.
Pour cette deuxième partie du test, à nouveau, le REVUETAR vous en donne autant que les objectifs soviétiques devenus dix fois plus onéreux...

Recherche de bokeh :

Voilà également un élément qui pousse les amateurs à courir les objectifs soviétiques, il fallait donc aussi le tester. Notons toutefois que, puisque le X-Pro1 est doté d'un capteur APS-C, la profondeur de champ sera plus importante que si le test avait été effectué avec un capteur plein format MAIS on peut toutefois se faire une idée de la qualité du bokeh.

La profondeur de champ étant plus grande si la focale est plus courte ET également plus grande si l'ouverture est plus faible. Donc, en principe, une focale plus longue et une ouverture plus grande devraient fournir une profondeur de champ plus courte et donc aider à apprécier le bokeh. Mais si la distance entre le capteur et le sujet est courte ET la distance entre le sujet et l'arrière plan est grande, on diminue également la profondeur de champ et c'est ce que j'ai fait ici de façon à équilibrer (autant que faire se peut) les chances de chaque objectif.

Bien sûr, le bokeh n'est qu'un argument esthétique... il est impossible de tirer la moindre conclusion à ce sujet, puisque chacun possède une notion très personnelle de l'esthétique !... Donc je ne ferai que vous présenter les résultats, sans le moindre commentaire !...

1) FUJINON XF 35mm f/1.4 R utilisé à f/1.4 :

Le FUJINON, malgré sa très grande ouverture (f/1.4) reste un objectif de "courte focale" (35mm = 52,5mm équivalent 24x36) donc quelles que soient les conditions de test le flou d'arrière plan sera moins prononcé mais cela n'empêche pas d'évaluer la qualité du bokeh.

2) ИНДУСТАР -61Л/Д (INDUSTAR -61L/D) 55mm f/2.8 utilisé à f/2.8

L'ИНДУСТАР -61Л/Д (INDUSTAR -61L/D) est la plus longue focale de ce petit test (55mm = 82,5mm équivalent 24x36) mais il est doté d'une ouverture modérée à f/2.8.

3) ИНДУСТАР -22 (INDUSTAR -22) 50mm f/3.5 utilisé à f/3.5

L'ИНДУСТАР -22 (INDUSTAR -22) est l'objectif le plus sombre de ce petit test (f/3.5), c'est donc normal que sa profondeur de champ soit plus importante.

4) ЮПИТЕР -8 (JUPITER -8) 50mm f/2.0 utilisé à f/2.0

Hormis le FUJINON et le CANON (plus bas), le ЮПИТЕР -8 (JUPITER -8) est l'objectif le plus lumineux pour une focale moyenne de 75mm (équivalent 24x36).

5) CANON FD 50MM F/1.8 utilisé à f/1.8

Le CANON FD est un objectif "moderne" et lumineux.

6) REVUETAR Auto 50mm f/2.8 utilisé à f/2.8


En conclusion :

Comme cela était prévisible, chaque objectif a son propre caractère. Personne ne sera jamais en mesure de dire qu'un tel est réellement meilleur qu'un autre (sauf si on dispose d'un banc de mesure) mais, de toute façon, le meilleur ne pourra jamais être défini qu'en tenant compte des résultats sur l'image finale (quel que soit le résultat des tests scientifiques). En se basant sur ce petit test rapide, je vous ai démontré que l'on pouvait obtenir des tas d'effets intéressants avec tous types d'objectifs et qu'il n'est pas nécessaire de courir dans le même sens que tous ses congénères ! Je vous ai démontré que si les objectifs soviétiques sont d'excellents objectifs, ils ne sont pas les seuls !... On peut, en effet, obtenir autant pour beaucoup moins cher. Maintenant, vous êtes tout à fait en droit de préférer le résultat des objectifs soviétiques, à vous (et vous seul !) de voir si un objectif à 10€ (comme le REVUETAR) peut, ou non, remplacer avantageusement un objectif à 30€ (comme le CANON FD) qui peut, ou non, lui-même remplacer avantageusement un objectif proposé aujourd'hui à 100€ (comme le JUPITER-8).

Bien sûr, le but de cet article n'était pas la comparaison exhaustive de tout le matériel soviétique et autre, j'en serai bien incapable, il est vrai qu'il existe des objectifs présentant un caractère vraiment très particulier comme (l'HELIOS-44 ou le PETZVAL) mais ce caractère mérite-t-il que tout le monde s'en empare pour finalement... rendre très banal une chose originale ?

On retombe donc systématiquement au point de départ : la créativité et l'originalité d'une photographie tient surtout de la prise de vue (composition, éclairage, etc...), le matériel n'occupant qu'une place secondaire !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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QUOI FAIRE ET NE PAS FAIRE AVEC UNE CARTE MÉMOIRE ?

Pourquoi consacrer un article pour ce petit bout de plastique insignifiant qui ne coute que quelques euros (pour certains) ? Peut-être tout simplement parce que ce n'est pas un petit bout de plastique insignifiant !... Et même si ce n'est vraiment pas très cher comparé au prix de certains boîtiers et certaines optiques, ne pas prendre soin de ces éléments peut vous exposer à des dépenses inconsidérée en remplacement de cartes MAIS SURTOUT vous exposer à des désagréments bien plus péjoratifs de perte de données (de photos ) !...

Qu'est-ce qu'une carte mémoire, si ce n'est pas un bout de plastique insignifiant ? À l'intérieur de ces bouts de plastique, il y a beaucoup « d'intelligence ». Il y a une mémoire flash, un contrôleur et bien plus encore. La qualité de cette mémoire et de ce contrôleur détermine la qualité de la carte mais aussi, souvent, la vitesse de la carte mémoire.

Une carte mémoire s'organise comme un disque dur d'ordinateur (je dis bien s'organise, pas fonctionne !). Elle contient une table d'allocation des fichiers, également connue sous le nom de table FAT (vous connaissez cela si vous lisez les documentations de votre ordinateur). Si une carte mémoire était un livre, la table FAT serait la table des matières. Lorsque vous formatez une carte mémoire, vous ne supprimez pas le contenu de la carte, vous ne faites qu'effacer la table FAT. Vous supprimez la table des matières, mais les chapitres du livre restent. Oui, toutes les images resteront sur la carte jusqu'à ce que vous en enregistriez d'autres qui écraseront les anciennes. C'est pourquoi vous pouvez utiliser des programmes de récupération de données pour récupérer les images d'une carte formatée...

Bon, je vais clore le chapitre carte physique pour en venir aux conseils. ATTENTION, si vous vous promenez sur internet, vous trouverez tout et (surtout) n'importe quoi qu sujet des cartes mémoire... ne suivez les conseils que si vous trouvez des conseils identique dans différents sites sérieux et indépendants les uns des autres, les forums étant (souvent) à proscrire !... Je pourrais bien dire, suivez les conseils de cet article, c'est moins risqué... mais ce serait présomptueux... mais tellement vrai !...

N'EFFACEZ JAMAIS VOS IMAGES DEPUIS LE BOÎTIER !!! Ce que je veux dire par là c'est de ne pas effacer vos photos une par une en utilisant le boîtier. Je sais, en numérique, tout le monde fait une photo, regarde le résultat sur l'écran LCD arrière et l'efface si elle ne convient pas... c'est vraiment une très mauvaise idée. Le boîtier est excellent au moment de faire des images mais il est nul quand il s'agit de gérer le contenu de la carte mémoire !!! Supprimer des images individuellement de la carte à l'aide du boîtier est garantie de créer un véritable foutoir dans la table FAT. Les cartes mémoire sont devenues si peu coûteuses et si volumineuses que vous n'êtes plus obligés de supprimer les images pour économiser de l'espace... il suffit de placer une nouvelle carte en remplacement de la pleine et de continuer à shooter. Une fois que vous aurez transféré les photos sur votre ordinateur formatez vos cartes. ATTENTION : voir plus loin ce qu'il faut faire pour formater sans risque !...

FORMATEZ VOS CARTES DANS VOTRE BOÎTIER, PAS DANS VOTRE ORDINATEUR !!! On trouve exactement le contraire un peu partout sur internet, mais formater une carte sur l'ordinateur est la garantie de la rendre inutilisable à plus ou moins court terme !... Si vous voulez formater les cartes, installez-les dans le boîtier !...

Si vous possédez plusieurs boîtiers, n'utilisez pas la même carte dans plusieurs boîtiers différents !... Chaque boîtier doit avoir une/des carte(s) qui lui est réservée !... C'est vrai pour des boîtiers différents d'une même marque mais plus encore pour des boîtiers de marques différentes... Les cartes « nomades » fonctionneront, certes, mais cela causera des problèmes à la longue. On peut imaginer que le formatage systématique de la carte lors du changement de boîtier vous mettrait à l'abri, mais rien n'est moins sûr... un jour viendra où même le formatage deviendra impossible !...

Quitte à parler de formatage, il est judicieux de formater vos cartes après chaque shooting . Cela laissera les cartes bien « propres » pour la prochaine séance...

FORMATAGE SYSTÉMATIQUE. De plus en plus de cartes sont étiquetées « prêtes à l'emploi » sous entendu pré-formatées. Ne tenez aucun compte de ces mentions, il est toujours préférable de les reformater dans votre boîtier... c'est la garantie que l'enregistrement de vos images sera optimal.

NE REMPLISSEZ PAS VOS CARTES JUSQU'À PLUS SOIF !!! Même si la plupart des cartes mémoire sont bien construites, il n'est pas judicieux de remplir complètement une carte. Plus une carte est pleine (c'est idem pour les disques durs !) et plus ses performance s'en ressentent. Une bonne idée serait de remplir chaque carte à un maximum de 90%... Au delà, on notera un ralentissement et un risque accru de corruption des données.

N'UTILISEZ PAS N'IMPORTE QUEL LECTEUR DE CARTE. Les cartes contiennent un contrôleur, les lecteurs de cartes aussi... si vous insérez une carte « dernier cri » dans un lecteur de carte « ancien », au mieux vous ne pourrez pas lire votre carte, au pire vous risquez de démolir le contrôleur de la carte...

NE PAS S'EXCITER À VOULOIR LIRE UNE CARTE À TOUT PRIX. Contrairement à ce que bon nombre de photographes pensent, une carte tombée dans l'eau n'est pas morte, par contre, insérer et tenter de lire une carte mouillée risque de créer un court-circuit dans la carte et dans le boîtier (ou le lecteur de cartes). Si une telle mésaventure se produisait, laisser bien sécher la carte, plusieurs jours si nécessaire avant d'essayer de la lire !... ATTENTION, je ne suis pas en train de vous dire que vous pouvez laver vos cartes mémoire !!!

UNE CARTE MÉMOIRE N'EST PAS UNE CLÉ USB. Ne vous amusez pas à enregistrer tout et n'importe quoi sur vos cartes mémoire ! Une carte « appartient » à un seul boîtier, elle ne doit contenir que des données que le boîtier connaît ! Enregistrer une photo Nikon sur la carte d'un Pentax (ou autre marque !), ou mieux, enregistrer un fichier Word ou PDF sur une carte sensée contenir que des photos d'un boîtier bien particulier peut poser d'énormes problèmes !... Et même si vous ne photographiez qu'en JPEG, ne placez pas sur votre carte des JPEG provenant de plusieurs boîtiers ou de votre logiciel de traitement d'images...

UNE CARTE MÉMOIRE N'EST PAS UN DISQUE DUR. Ce n’est vraiment pas une bonne idée d'éditer les photos directement depuis la carte mémoire !... Prenez le temps de transférer vos photos sur l'ordinateur avant de passer à l’étape de l'édition !...

ET, BIEN SÛR, RESPECTEZ CE QUE VOUS SAVEZ DÉJÀ :
- ne pas retirer une carte du boîtier ou de l'ordinateur pendant la lecture ou l'enregistrement... vous risquez de démolir la carte et/ou le lecteur de cartes ou, au mieux, corrompre le contenu de la carte mémoire.
- conservez vos cartes à l'abri de la poussière.

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MOYEN FORMAT NUMÉRIQUE, ATTENTION AUX MOTS UTILISÉS !

Bon, je sais, vu le prix, peu de photographe amateur aura un jour la chance de s'offrir un boîtier numérique moyen format... mais vu le délire actuel des fabricants, il me fallait publier un petit coup de gueule et mettre les choses au point quant aux mots utilisés !...

Je comprends que commercialement il faut modifier son vocabulaire pour vendre !... C'est de bonne guerre MAIS là, je dis STOP !... Tout le monde propose aujourd'hui des appareils photo « moyen format »... Il y a eu (et il y a toujours !) la course effrénée au nombre de pixels, mais cela ne suffit plus... il a donc été décidé de créer un raccourci aussi faux que trompeur : considérer qu'à partir d'un certain nombre de pixels, un capteur serait qualifié de « moyen format »... Qu'en est-il ?

Dans la sphère numérique, publicitairement parlant, « moyen format » est un terme relatif ! Depuis toujours, à l'époque argentique qui, je le rappelle, n'est pas morte (!!!), les formats avaient et ont toujours une définition bien précise : le terme « moyen format » est utilisé pour désigner des surfaces (film ou capteurs) dont la taille est plus grande que le 35mm (ou full frame en numérique) soit 24x36mm ET plus petit que le grand format (4×5 pouces).

C'est un fait qu'il y a déjà un certain temps que le moyen format existe en numérique. Il était l'apanage de Mamiya et Hasselblad, puis sont apparus les boîtiers moyen format PhaseOne, Pentax (645 puis 645Z) et plus récemment Fuji (GFX 50S mirorless). Ces derniers sont des moyen format de plein droit même si tous ces capteurs ne font pas 45x60mm (dimension retenue pour le plus petit des moyen format en argentique), on peut donc dire qu'il s'agit de 645 cropés, mais des moyen format tout de même puisqu'ils respectent la définition. Depuis, tout le monde se targue du qualificatif de « moyen format », Canon nous vend un « moyen format » avec un capteur de 24x36mm, Nikon va en faire autant, alors que d'après la définition, avec un capteur de 24x36, on est bel et bien en présence d'un petit format, qu'il compte 6, 10, 50, 100, 1.000 ou 10.000 Mégapixels !... Et, cerise sur le gâteau, voilà que les vendeurs de smartphones nous bassinent avec des téléphones « moyen format »... il faut arrêter de prendre les consommateurs (et les photographes en particulier) pour des crétins et des vaches à lait !...

Voyons, schéma à l'appui, ce qu'on essaye de nous faire gober :

En rouge, la surface du plus petit moyen format argentique, le 45x60. Tout capteur moyen format (plus grand que le full frame 24x36) d'une surface inférieure sera considéré comme un moyen format cropé.

En bleu foncé, la surface du capteur du Phase One XF100. C'est, à ma connaissance, le plus grand capteur numérique moyen format à ce jour (même si je me trompe, cela n'a aucune importance dans le cadre de cet article !), mais c'est un moyen format très cropé, comme vous pouvez le constater !...

En violet, la surface du capteur du Hasselblad H6D-100c. À peine plus petit que celui du Phase One. Donc également un moyen format très cropé.

En vert, la surface des capteurs de moyen format de tarifs « accessibles » comme les Pentax 645D et 645Z ainsi que le Fuji GFX50S. Plus grands que les capteurs de 24x36, ce sont des capteurs moyen format de plein droit mais sont beaucoup plus cropés que les premiers ! Ils présentent également un nombre de photosites divisé par 2.

ET PUIS, C'EST TOUT !...
Les Canon, Nikon (et d'autres vont probablement imiter !) « moyen format » ne sont en fait que des petit formats puisqu'ils ne s'agit que de "petits" capteurs de 24x36, bourrés de photosites (autant que les Pentax et Fuji).

Quant aux smartphones, ce sont toujours des micro formats ~6,25 × 5.16 mm, même si débordant de photosites !!!...

N.B. Je n'ai pas représenté le Leica S type 007 qui est pourtant un vrai moyen format de 30 x 45 mm donc plus cropé que les Pentax et Fuji.

Bon, « et alors ? » me direz-vous. Comme je l'ai déjà souligné dans toutes les pages du site, le nombre de pixels ne sert qu'aux impressions de grande taille et à la possibilité de recadrer facilement ses images. Le nombre de pixels n'a rien à voir avec le format du capteur !... Il existe d'ailleurs un grand format numérique (hors sujet) qui propose 12 Mégapixels alors qu'il s'agit d'un vrai grand format de 4x5 pouces !...
Alors, la plus grande surface des capteurs (comme pour les films) a d'autres avantages qu'un plus grand nombre de pixels...

- Il est largement préférable d'avoir peu de pixels et une grande surface puisque, dans ce cas la taille des photosites est plus importante. La plus grande taille des photosites va permettre de capturer beaucoup plus de lumière. Donc une plus grande sensibilité en basse luminosité avec beaucoup moins de bruit.
- Plus grande sensibilité avec beaucoup moins de bruit c'est beaucoup plus de netteté.
- Plus de sensibilité c'est une plage dynamique beaucoup plus vaste entre le noir profond et le blanc pur. Avec une transition beaucoup plus douce d'une valeur de luminosité à l'autre. Si on considère que l'œil humain est capable de percevoir une plage dynamique de 22 valeurs de diaphragme entre le noir profond et le blanc pur, les petits photosites (sur des capteurs plus petits) permettent au mieux de capter une différence de 8 à 12 valeurs de diaphragme, les gros photosites en moyen format vont jusqu'à 15 valeurs de diaphragme et plus.
- La plus large plage dynamique, plus grande sensibilité et niveau de bruit faible permettent une transition tonale douce et imperceptible :


partie supérieure = rendu grand capteur
partie inférieure = rendu petit capteur (quelque peu exagéré !)

- Plus large plage dynamique, plus grande sensibilité sont également garants d'une reproduction plus fidèle des couleurs sans besoin de passer par des profils de couleur plus ou moins parfaits...
Et, comme en argentique,
- Plus la surface sensible est importante et plus la netteté de l'image sera grande.
- Plus la surface sensible est importante et plus l'image sera onctueuse.
- Plus la surface sensible est importante et plus la profondeur de champ sera courte permettant de donner une impression d'image en 3D même sur un support en 2D...

Comme vous pouvez donc le constater, le terme « moyen format » ne correspond pas à la même chose pour tous les fabricants. C’est la taille du capteur (et elle seule !) qui détermine si son appareil sera un « moyen format ». À nombre de pixels identique (ou même inférieur) et à prix identique (ou très proche) entre un Pentax 645 ou un Fuji GFX50S et un Canon dit (abusivement) « moyen format », on ne pourra jamais espérer des résultats comparables... C’est une chose à considérer si, un jour, vous aurez la chance de voir venir le temps d’acquérir un moyen format... Bien sûr, il y aura presque la même différence de qualité entre un Pentax 645 ou un Fuji GFX50S et un Hasselblad H6G-100c ou un Phase One XF100 qu'entre un Canon « moyen format » et un Pentax ou un Fuji mais dans ce cas, le prix passera du simple au double... Bien sûr, la philosophie des Pentax ou Fuji est totalement différente de celle des Hasselblad ou Phase One et c'est également cette différence -et pas uniquement la différence de taille de capteur- qui justifie cette différence de prix. Vous remarquerez que je n'ai pas parlé des smartphones dits « moyen format » qui ne sont que des objets d'arnaque !...

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