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Je parle beaucoup de photographie argentique dans ce site, même si je ne snobe pas la photographie numérique. Mais la substantifique moelle de la photographie argentique (ou du moins, le meilleur chemin pour y parvenir) ne pourra être atteinte sans passer par la pratique du sténopé. Nous allons donc envisager dans cette page la fabrication de son propre sténopé et les techniques pour l'utiliser.

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ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Introduction Éléments théoriques
Mise en application pratique Détermination de l'exposition
Quid du développement ? Une technique particulière


INTRODUCTION

Avant de débuter les expériences, je vais rappeler ce qu'est un sténopé, même si, dans d'autres pages de ce site j'en ai déjà parlé !...

Qu'est-ce qu'un sténopé ? Si on doit faire confiance au Larousse on se contentera d'une définition lacunaire mais qui dit bien ce qu'elle doit dire : « Petit trou percé dans une plaque très mince, faisant office d'objectif photographique. » Pour ceux qui préfèrent se référer à Wikipédia, ils obtiendront une définition plus complète mais avec une notion quelque peu discutable qui risque d'induire une incompréhension... je vous la donne tout de même : « Un sténopé est un dispositif optique très simple permettant d'obtenir un appareil photographique dérivé de la camera obscura. Il s'agit d'un trou de très faible diamètre. Par extension, on appelle ainsi l'appareil photographique utilisant un tel dispositif. » Je vous l'avais bien dit, définition plus complète mais la notion de "dispositif optique", même si pas faux en soi, laisse supposer qu'il s'agit d'un objectif simple donc qui possède une ou plusieurs lentilles, ce qui va à l'encontre de ce qui suit dans la définition (un trou de très faible diamètre) et à l'encontre de la réalité. En fait, comme souvent, il faut accumuler les définitions pour s'approcher au plus près de la réalité, je proposerai donc : « Le sténopé est un trou de très faible diamètre percé dans une plaque très mince qui permet de former une image de netteté discutable mais avec une profondeur de champ infinie dans une boîte noire. »
Cela dit, vous pourrez lire la page Wikipédia qui vous en apprendra un peu plus, et tant que vous y êtes, lire les autres pages de mon site traitant du sténopé.

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ÉLÉMENTS THÉORIQUES

Dans les autres pages du site, où je parlais de faire un sténopé à la va vite pour son boîtier numérique (reflex ou compact à objectif interchangeable), je proposais de faire un petit trou dans du papier aluminium et... roule ma poule !... Cela était vrai, d'ailleurs cela a été vérifié et... cela a même été prouvé, puisque vous avez eu des exemples dont deux sont reproduits ici :



Mais la présente page traite du sténopé dans tous ses aspects donc, il me faudra être un peu plus précis pour ne pas dire plus pointu !...

Bien qu'un sténopé ne soit pas un objectif (même si son rôle est le même), il faut savoir que, comme ce dernier, il doit être caractérisé par une focale et par une valeur de diaphragme. Contrairement à un objectif classique, le sténopé ne sera caractérisé que par une seule valeur de diaphragme... le diamètre de son trou (même si certains objectifs possèdent également un diaphragme fixe !).

Et c'est là que les choses se compliquent : plus le diamètre du sténopé est petit et plus l'image issue du sténopé sera nette. MAIS plus le diamètre du sténopé est petit et plus l'image sera entachée par les problèmes de diffraction des rayons lumineux avec perte de netteté !... En plus, le diamètre du trou doit correspondre à la focale du sténopé !... Pas d'inquiétude, je vais tout vous expliquer !...

Commençons par définir la focale du sténopé : la focale du sténopé est la distance qui sépare le trou du sténopé de la surface sensible (film, papier, capteur numérique).

Puisque tous les paramètres s'influencent les uns les autres, voilà comment entrevoir ses choix :

1) CHOISIR LA FOCALE DU STÉNOPÉ
Avant toute chose, il faudra décider du format du négatif. En effet, en fonction du format du négatif, il existe une focale dite normale. Si on utilise une focale inférieure à cette valeur normale, on aura un objectif grand angle, si on utilise une focale supérieure à cette valeur normale, on aura un téléobjectif. Et bien il en va de même pour le sténopé... Je ne vais pas revenir ici sur ces considérations, j'ai déjà traité de tout cela dans d'autres pages de mon site ! Je ne ferai que vous renvoyer à la lecture de cet article ici. Bien sûr, vous n'êtes pas obligé de choisir un sténopé de focale normale, vous pouvez très bien décider de créer un sténopé grand angle ou un sténopé téléobjectif, le tout c'est que vous arrêtiez un choix de focale pour votre sténopé.

2) DÉTERMINER LE DIAMÈTRE DU STÉNOPÉ
Maintenant que vous connaissez la focale du sténopé que vous souhaitez créer, il va falloir connaître le diamètre idéal du trou pour obtenir la meilleure image possible pour cette focale. Il existe des formules mathématiques pour déterminer ce diamètre idéal, mais je vous fais grâce des calculs d'apothicaires, je vous ai créé un graphique Excel® ainsi qu'un tableau de valeurs déjà tout prêts. Je me suis volontairement limité à des focales allant de 10mm à 200mm (même si j'avais créé une table allant de 1mm à 1000mm il y aurait toujours quelqu'un qui n'y trouverait pas son compte... si c'est votre cas, vous pouvez toujours me contacter... je ferai le calcul pour vous !...). MISE À JOUR : utilisez donc plutôt ce petit programme Windows (lien en fin d'article).


Comme vous pouvez le constater, j'ai décidé d'utiliser les échelles suivantes : focale par 5mm, diamètres par 0,01mm, ce qui est bien plus que nécessaire !!!...

Sachez qu'il existe plusieurs formules de calcul qui donnent, bien évidemment, des résultats différents mais la différence est minime dans la pratique (!!!). Donc, ne vous étonnez pas si vous trouvez des résultats qui ne correspondent pas sur d'autres sites.... D'ailleurs, dans le petit programme Windows que je vous fournis, j'ai utilisé une autre formule et vous verrez que l'ordre de grandeur est respecté...

3) DÉTERMINER LA VALEUR "f/" DU DIAPHRAGME CORRESPONDANT
Maintenant que nous avons tout pour fabriquer le sténopé, il reste à déterminer la valeur de son diaphragme en "f/" pour pouvoir corriger l'exposition mesurée par un posemètre !... Là aussi il existe des formules mathématiques dont je vous ferai grâce... je reprendrai donc le même principe que pour le point précédent.


Le petit programme Windows (lien en fin d'article) calculera aussi cette valeur de diaphragme.

Comme vous pouvez le constater, ces valeurs sont très théoriques et ne suivent pas forcément la progression des valeurs de diaphragmes (f/), à savoir √2^x (racine carrée de 2 puissance x). À vrai dire, cela n'a pas beaucoup d'importance... en effet, des tests seront indispensables puisqu'il ne faudra pas oublier de compenser l'effet Schwartzchild (en argentique uniquement) et évaluer la sensibilité des papiers photo (si vous souhaitez utiliser ce médium).

4) DÉTERMINER LE SUPPORT DU STÉNOPÉ
Un sténopé ne peut fournir un résultat intéressant que si le trou est percé dans un support ultra fin, virtuellement inexistant ! Autant dire que le choix sera difficile. Le support inexistant n'est pas envisageable dans la réalité, il reste donc à trouver un support rigide et opaque le plus fin possible... Mais nous verrons dans le chapitre suivant qu'il existe des moyens de biaiser.

5) CONSIDÉRATIONS IMPORTANTES
- Le sténopé idéal (celui calculé ci-dessus) permet une profondeur de champ infinie... De ce fait, si vous ne réussissez pas à créer un trou du diamètre théorique, ce n'est vraiment pas une catastrophe !...
- Le sténopé idéal (celui calculé ci-dessus) permet d'obtenir une image la plus nette et la plus définie possible en l'absence de lentilles mais l'image ne sera jamais celle obtenue par un objectif !... De ce fait, est-il véritablement indispensable d'obtenir exactement le diamètre théorique du trou ? Nombreux parmi les sténopistes, même ceux qui ont les moyens techniques de créer des trous au laser décident sciemment de créer des sténopés plus gros ou plus fins pour donner un caractère particulier à leurs images !...

6) IL NE RESTE PLUS QU'À VOUS LANCER...
Vous disposez maintenant de toutes les données théoriques nécessaires, il ne vous reste plus qu'à passer au chapitre suivant pour débuter la fabrication de votre sténopé...

7) LE PETIT UTILITAIRE FOURNI
Pour obtenir le logiciel Windows de calcul cliquez sur l'icône ou ici.
Avec ce logiciel, vous allez pouvoir suivre la démarche décrite ci-dessus. Il existe 3 onglets :
-> Calculs théoriques
-vous définissez la focale souhaitée (le programme autorise des focales de 1mm à 1m !!!)
-le programme calculera le diamètre théorique du trou ainsi que sa valeur arrondie (acceptable !)
-en plus, il calculera la valeur théorique de diaphragme correspondant à la focale et au diamètre ainsi que sa valeur arrondie (acceptable)

-> Diaphragme réel pour diamètre réel
-connaitre le diamètre théorique, c'est très bien... mais il y a de fortes chances que le trou fabriqué ne corresponde pas !... Vous allez donc mesurer le diamètre réel du trou que vous avez réussi à percer (avec la technique décrite plus loin)
-le programme calculera la valeur de diaphragme correspondant au diamètre de trou effectivement obtenu et à la focale choisie ainsi que la valeur arrondie (acceptable) du diaphragme

-> Calcul du temps d'exposition
-il s'agit certainement de la partie la plus intéressante, en effet, le programme va calculer le temps d'exposition théorique à appliquer avec votre sténopé pour obtenir une exposition correcte.
-vous fournissez au programme les valeurs appliquées par votre posemètre (sensibilité ISO, diaphragme et vitesse déterminée par le posemètre)
-puis vous lui fournissez les caractéristiques de votre appareil sténopé (sensibilité du film ou du papier utilisé /d'où la gamme de sensibilité allant de 1 à 6400 ISO/ ainsi que la valeur de diaphragme de votre sténopé /cette valeur est renseignée automatiquement si vous avez utilisé le programme dans sa totalité, sinon, il faudra saisir cette valeur)
-le programme vous fournira la durée d'exposition théorique en (h, mn, s) sans oublier la remarque sur la correction d'exposition due à l'effet Schwartzchild... Voir les explications plus loin.

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MISE EN APPLICATION PRATIQUE

Tout le paragraphe théorique est très important, mais il est tout aussi important de se poser les bonnes questions et trouver les bons moyens pour fabriquer son sténopé.

LE CHOIX DU SUPPORT DU STÉNOPÉ

Nous avons vu dans la partie théorique que ce support devait être le plus fin possible MAIS il ne faut pas oublier que ce support super fin doit également être percé (ce qui est souvent incompatible !)... Plus le support est fin et plus il est facile de le déchirer et donc plus il est difficile d'obtenir un trou bien (parfaitement) rond. En même temps, plus le support est fin et moins il est opaque et donc moins il sera utilisable puisque la moindre fuite lumineuse empêchera d'obtenir une image !...

À ma connaissance, une seule matière rassemble toutes les qualités, à savoir une épaisseur virtuellement nulle et une opacité totale : la feuille d'or !... Si vous avez la possibilité de trouver 1cm² de feuille d'or, n'hésitez pas ! C'est le matériau idéal, même si sa finesse ne facilitera pas forcément son percement ni sa manipulation... mais il faut savoir ce que l'on veut !...

Plus facile à trouver, plus facile à percer et à manipuler, tout aussi opaque mais plus épais : la feuille de papier d'aluminium. C'est ce matériau que j'utilise préférentiellement.

Tout aussi facile à trouver, très épais mais facile à percer et à manipuler : la cannette en aluminium... Ce matériau est très utilisable à condition de lui faire subir quelques mauvais traitements :
- Découpez un carré de 1cm²
- Aplatissez-le parfaitement en le martelant
- Déposez ce carré sur un support souple
- À l'aide d'un poinçon, créez un cône en son milieux mais en faisant attention de ne pas le percer !... Cela permettra de réduire l'épaisseur du matériau.
- À l'aide d'un papier de verre ultrafin (de carrossier), usez l'extérieur du cône jusqu'à le percer.
Vous obtenez un trou de faible diamètre sur un support suffisamment fin.

LE CHOIX DE L'OUTIL DE PERÇAGE

Nous avons là un choix incroyable. Cela va de l'aiguille de couture, en passant par les aiguilles à usage médical que l'on peut trouver dans toutes les pharmacies, j'ai même testé une aiguille d'acupuncture qui fonctionne très bien sur le papier d'aluminium. On peut même moduler leur épaisseur de deux façons :
- Limer l'aiguille (ne fonctionne pas avec les aiguilles creuses à usage médical).
- Percer son support posé sur une surface dure de façon à n'utiliser que la partie la plus effilée de la pointe de l'aiguille.

Si vous utilisez l'aluminium d'une cannette, il suffit de choisir un poinçon le plus fin possible pour créer un cône très pointu et on obtiendra un trou très petit en abrasant l'extérieur du cône avec le papier de verre de carrossier. On peut même utiliser un clou en lieu et place du poinçon !...

LA VÉRIFICATION DU TROU

Nous avons créé au mieux notre trou, mais qu'en est-il du résultat ?
- Le trou doit être parfaitement circulaire (bon, ce serait mieux mais sans laser, il ne faut pas rêver !)
- Le trou doit avoir un diamètre correspondant aux calculs pour une focale choisie, mais comment vérifier ? Il est impossible de mesurer un trou d'une fraction de millimètre !... Donc je vais vous donner un tuyau :

a) prenez un logiciel de dessin quelconque (perso je vais utiliser mon vieux PaintShop Pro prévu pour Windows 3 !... C'est dire que Photoshop n'est pas indispensable !!!)
b) créez une nouvelle image de 1cm² (1x1 cm) à 300 dpi (ppp)
c) vous obtenez une image de 2500x2500 pixels. Ce qui veut dire que 1mm est représenté par 250 pixels. Ce qui veut donc dire que l'image créée permet une représentation à 1/250mm soit 0,004mm par pixel.
d) posez votre sténopé sur la vitre de votre scanner et scannez-le à 300 dpi (ppp). Enregistrez le scan dans un format non destructif (!!!) en BMP ou en TIFF et certainement pas en JPEG (!!!)
e) en ouvrant votre image scannée dans votre logiciel de dessin, recadrez le trou sans laisser trop de marge autour.
f) copiez et collez l'image du trou comme un nouveau calque transparent sur l'image (de 1cm²) que vous avez créée (et sur laquelle vous avez dessiné une échelle). Agrandissez la vue de façon à repérer aisément chaque pixel (16x est très bien !)...

Cette manipulation va vous permettre de voir aisément si le trou est vraiment circulaire et déterminer précisément son diamètre réel.

Si le diamètre réel est (trop) différent du diamètre souhaité, vous pouvez, mais ce n'est pas obligatoire (!) calculer la véritable valeur de diaphragme de votre sténopé. Le petit programme Windows que je vous propose pourra le calculer pour vous.

NOTA BENE : tout ce que je vous ai raconté ici est valable pour Windows uniquement ! En effet, je crois savoir que sous MacOS la définition est différente, mais la manipulation reste la même... Même si le nombre de pixels formant votre image de 1cm² à 300 dpi (ppp) est différent, donc si la précision de mesure est différente...

LE CHOIX DE LA SURFACE SENSIBLE

Avant de fabriquer son appareil à sténopé, il faut savoir sur quoi vous souhaitez créer votre future image. Là aussi nous avons un choix très vaste !...
- Les capteurs numériques si votre boîtier est à objectifs interchangeables.
- Les films petit format (24x36) en bobines, noir et blanc ou couleur, négatif ou diapositives.
- Les films moyen format (45x60, 60x60, 60x70, 60x80, 60x90) en bobines, noir et blanc ou couleur, négatif ou diapositives.
- Les films grand format (plan film de différents formats), noir et blanc ou couleur.
- Les papiers photographiques (différents formats), généralement utilisés sous l'agrandisseur, ils se prêtent très bien au sténopé mais vous obtenez une image négative qu'il faudra positiver sur une autre feuille par contact direct si vous voulez retrouver une image normale.
- Le papier direct positif (différents formats) proposé par Ilford / Hannemule. Ce papier est idéal pour la photographie sténopé puisqu'il ne nécessite pas l'exposition d'une deuxième feuille pour obtenir une image positive !...
- Les plaques photographiques bricolées par ses propres soins. On peut utiliser des papiers, des plaques de métal, des plaques de verre (et tout ce que l'on peut imaginer !) que l'on rendra photosensible par tous les procédés anciens (ou non) que l'on souhaite...

LE CHOIX DE LA TECHNIQUE DE FABRICATION DU BOÎTIER

Avant de se lancer, il faut évaluer ses capacités de bricolage et le temps que vous souhaitez passer dans la fabrication de votre appareil à sténopé !

Je ne parlerai pas des boîtiers à sténopé déjà tout prêts et disponibles à l'achat. Il en existe de toutes sortes. Cela va des boîtiers à sténopé tout prêts mais à monter soi-même (il y en a en bois ou en carton ou en plastique), jusqu'aux boîtiers à sténopé déjà montés et immédiatement utilisables (il en existe en bois, en plastique etc...). Mais cela est hors sujet dans le cadre de mon dossier !...

Si vous avez décidé d'utiliser votre boîtier numérique : il n'y a aucun travail compliqué à effectuer ! Vous trouez votre support de sténopé pour la focale que vous avez choisie. Reste à utiliser un bouchon de boîtier pour servir de monture d'objectif/sténopé, éventuellement y fixer un tube pour créer une distance capteur/trou du sténopé exactement égale à la focale du sténopé que vous vouliez. Et ajouter un bouchon au bout de ce tube qui portera un trou en son centre devant lequel vous aurez fixé votre sténopé. C'est exactement ce que je vous proposais déjà (il y a longtemps) ici.

Si vous avez décidé d'utiliser des films petit format en bobine : vous avez trois possibilités, soit vous vous lancez dans la fabrication d'un boîtier de zéro, avec du bois qui est le matériau le plus simple à travailler, soit vous possédez un boîtier reflex disposant d'une pose "B" (ou pose "T") et vous vous retrouvez dans le même cas de figure que si vous vouliez utiliser un boîtier numérique, soit, enfin, vous pouvez utiliser un des innombrables boîtiers en plastique (appareils publicitaires "jouets" qui existaient jusque dans les années 1980) que l'on trouve en quantité dans les vide-greniers pour quelques centimes. Il suffit de démonter la lentille unique en plastique qui se trouvait dans l'objectif ainsi que le système obturateur simplissime. De placer le sténopé que vous venez de percer à la place de la lentille en plastique et d'utiliser un capuchon d'objectif qui remplacera avantageusement l'obturateur.

Si vous avez décidé d'utiliser des films moyen format en bobine : vous ne pourrez certainement pas utiliser un boîtier reflex moyen format, soit parce qu'il faudrait détruire un objectif (très cher même d'occasion !), soit parce que l'obturateur se trouve dans l'objectif et que cela compliquera les choses, soit parce que vous ne trouverez pas de système pour adapter le sténopé sur le boîtier si l'obturateur est contenu dans le boîtier... Mais il vous reste trois possibilités, soit vous vous lancez dans la fabrication d'un boîtier de zéro, avec du bois qui est le matériau le plus simple à travailler, soit vous utilisez un dos moyen format que vous fixerez sur une "boite" en bois percée d'un trou sur la face avant où vous placerez votre sténopé, soit vous vous mettez à rechercher un appareil moyen format en bakélite des années 1940 à 1960, que l'on trouve aisément dans les vide-greniers pour 1€ (comme la grande collection des FEX, des Photax et autres, voir ici), chez qui il est facile de retirer la lentille unique et le système d'obturation que l'on remplacera par le sténopé et un capuchon d'objectif...

Si vous avez décidé d'utiliser des films grand format : vous n'avez que deux possibilités, soit vous vous lancez dans la fabrication d'un boîtier de zéro, avec du bois qui est le matériau le plus simple à travailler, soit vous utilisez une chambre grand format qui porte l'obturateur dans l'objectif. Nul besoin ici de démolir un objectif (!!!) puisqu'en grand format l'objectif est fixé à la chambre via une tablette... vous retirez la tablette porte objectif, vous la remplacez par une simple plaquette de bois percée sur laquelle vous fixez votre sténopé et que vous glissez sur la chambre.

Si vous avez décidé d'utiliser des papiers photo : vous avez alors deux possibilités, soit vous fabriquer un cube de bois dont une face sera percée d'un trou contre lequel vous fixez le sténopé, soit vous utilisez une boite à chaussure dans laquelle vous percez un trou, ou même une boite cylindrique percée d'un trou fera l'affaire... Bien sûr, vous pouvez également utiliser ces papiers dans une chambre grand format à condition d'avoir un papier aux dimensions du film prévu pour la chambre (ou de couper le papier aux bonnes dimensions).

QUELQUES PLANS POUR LA FABRICATION DU BOÎTIER

Pour l'utilisation des papiers photo :

Technique du tuyau PVC :

Un simple tuyau en PVC d'un diamètre tel que si on enroule le papier photo à l'intérieur, ce dernier ne recouvre que la moitié. Prévoir un couvercle de chaque côté.

Bien que cela ne soit pas indispensable stricto sensu, je recommande de peindre l'intérieur du cylindre de noir mat.

Il ne reste plus qu'à percer un trou de 5mm à mi hauteur devant lequel on fixera (à l'intérieur) son sténopé en veillant à bien placer les deux trous concentriquement !...

Encore plus fou (!!!) : faites le trou sur un des couvercles pour y fixer votre sténopé, en plaçant le papier comme précédemment... vous obtiendrez des déformations intéressantes...

Pour l'obturateur, un simple bout de scotch noir peut faire l'affaire, mais on peut préférer un système plus sophistiqué...

Technique de la boite à chaussure :

Comme pour le tuyau, une simple boite à chaussure peut faire un excellent boîtier à sténopé !...

Bien que cela ne soit pas indispensable stricto sensu, je recommande de peindre l'intérieur de la boite de noir mat.

Selon la taille du papier, on peut percer la boite d'un trou de 5mm soit sur un petit côté, soit sur un grand côté puis fixer (à l'intérieur) concentriquement le sténopé.

Pour l'obturateur, un simple bout de scotch noir peut faire l'affaire, mais on peut préférer un système plus sophistiqué...

Ne pas oublier de sécuriser la fermeture du couvercle !!! Un simple bout de ficelle ou un élastique feront très bien l'affaire...

Si vous souhaitez un boîtier plus « classe », vous pouvez très bien le fabriquer en bois !... Mais ce sera beaucoup plus lourd !!!...

Technique de la chambre grand format :

Il suffit de prendre une chambre grand format et de remplacer (ou non) le plan film par un papier photo. Retirer l'objectif et le remplacer par le sténopé.

REMARQUES IMPORTANTES :
- quelle que soit votre décision concernant le plan de construction du boîtier pour le papier photo, votre appareil ne permettra qu'une seule image à la fois puisque le déchargement / rechargement devra s'effectuer en chambre noire !... Pour plus de praticité, ce serait une excellente idée de partir sur le terrain avec un manchon de chargement (voire ici), mais vous pourrez très bien en bricoler un (voir ici)... La photo au sténopé est une photo pour bricolos (bricoleurs du dimanche).
- si vous décidez d'utiliser la boite à chaussure (ou principe équivalent !) prévoyez un système de fixation du papier photo... ce serait bête d'exposer pendant 1 heure, de développer pendant 1 heure (je compte le montage du labo temporaire !) pour obtenir une feuille non exposée !...

Pour l'utilisation des plan-films (film grand format) :

Aucune particularité par rapport à l'utilisation des papiers photo... les possibilités sont les mêmes, seul le temps de pose sera fondamentalement différent !...

Pour l'utilisation des films petit format en bobine :

Technique du boîtier amputé :

Le plus simple est d'utiliser un boîtier à objectif interchangeable, de retirer l'objectif pour le remplacer par le sténopé.

Remarque : si vous utilisez un reflex, vu le diamètre du trou de sténopé, il vous sera quasiment impossible de voir dans le viseur !...

Avec les appareils « jouets », il suffit de retirer la lentille de l'objectif et l'obturateur (central) puis de refermer « l'objectif » par le sténopé.

Ici, le viseur décalé est un avantage puisqu'on peut toujours avoir une idée assez précise du cadrage.

Technique de la fabrication de zéro :

Je ne vais pas m'attarder ici, des tas de sites (bien plus spécialisés que moi en bricolage) fournissent des plans de fabrication très précis...

Pour l'utilisation des films moyen format en bobine :

Technique du bricolage simple :

Vu la taille du négatif, on peut envisager de découper le film en plusieurs bandes de film (en chambre noire bien sûr !) de 60x60, 60x70, 60x80 ou 60x90mm et les placer, comme pour les papier photo, dans des tubes ou des boites quelconques. Mais la gestion des morceaux de film est telle que cette solution ne sera pas la meilleure.

Technique du dos moyen format :

Fixer un dos moyen format sur une boîte en bois dont la profondeur déterminera la focale du sténopé.

L'obturateur pourra être le volet d'occlusion du dos ou un cache devant le sténopé.

Technique du boîtier amputé :

De même qu'on utilisait des appareils jouets démolis pour les films petit format, on pourra se procurer en moyen format des appareils simples, généralement en plastique ou en bakélite, en format 60x60 et plus facilement encore en format 90x60, très nombreux et très peu chers dans les vide greniers.

Comme pour les appareils jouets du petit format, le mécanisme d'obturation ainsi que la lentille sont situés dans l'objectif. Retirer quelques vis suffit pour y accéder et les retirer. Il ne reste plus qu'à y placer le sténopé.

Technique de la fabrication de zéro :

Je ne vais pas m'attarder ici, des tas de sites (bien plus spécialisés que moi en bricolage) fournissent des plans de fabrication très précis...

Pour l'utilisation en numérique :

Technique du boîtier amputé :

À moins d'être un bricoleur de génie, le seul moyen de faire du sténopé en numérique est d'appliquer la technique dont j'ai déjà parlé il y a quelques années : utiliser un boîtier à objectif interchangeable (reflex uniquement à l'époque, reflex ou compact à objectif interchangeable aujourd'hui), de retirer l'objectif et de le remplacer par un bouchon de boîtier percé qui contiendra le sténopé. Vous pouvez toutefois modifier la focale en fixant un tuyau sur le bouchon de boîtier (totalement évidé cette fois) et en fixant le sténopé sur un capuchon placé à l'autre extrémité du tuyau.

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DÉTERMINATION DE L'EXPOSITION

Rien de trop compliqué jusque là... mais il faut avouer que tout se corse à partir de maintenant !... Bien sûr, comme toujours, je ne vais pas vous abandonner en plein désert ...

Pour réussi son exposition, il n'y a pas 36 solutions : il va falloir effectuer des calculs !... Pfff ! Mais comment pourrait-il en être autrement ? C'est pourquoi je vais vous donner quelques explications puis vous donner les moyens de ne pas trop vous embrouiller !...

DÉTERMINATION DE LA DURÉE D'EXPOSITION DE BASE

Pour déterminer une exposition, il faut connaitre 3 paramètres : 1) la sensibilité du support (film, capteur; papier...) 2) l'ouverture du diaphragme 3) le temps d'exposition (ou la vitesse) :

Sensibilité : Si vous utilisez un film dans votre appareil sténopé, il suffit de lire la sensibilité sur l'emballage, aucun mystère, aucune difficulté. Si vous utilisez du papier photo, ce sera un peu plus compliqué : Soit le constructeur des papiers vous donne la sensibilité de ses produits (sur la boîte ou sur une notice à télécharger) et alors aucun problème, soit il ne le fait pas et il faudra se débrouiller pour la déterminer...
Passez sous l'agrandisseur, exposez un négatif quelconque avec les bandes habituelles pour déterminer une bonne exposition. Ce test d'exposition vous fournira et le diaphragme de l'objectif de votre agrandisseur et le temps d'exposition. Utilisez maintenant un posemètre que vous placerez sous l'agrandisseur dans les mêmes conditions (même tirage et même réglage de mise au point), avec le même négatif en place pour récupérer des données objectives. Les mesures du posemètre, vous permettront de déterminer la sensibilité du papier simplement en faisant tourner les roues du calculateur du posemètre. Vous alignez les valeurs déterminées empiriquement et vous faites tourner la roue des ISO jusqu'à obtenir une exposition correcte et... ca ya est... vous connaitrez la sensibilité du papier (généralement située entre 1 et 5 ISO).

Diaphragme : il faut connaitre la focale du futur sténopé ainsi que le diamètre du trou. Ces données vous sont connues si vous utilisez la technique décrite plus haut. Reste à faire des calculs compliquée. Heureusement, mon petit programme effectuera ces calculs pour vous !... Le sténopé étant constitué d'un simple trou, la valeur de diaphragme est unique.

Vitesse : connaissant le diaphragme et la sensibilité du support, il ne reste plus qu'une seule inconnue... la vitesse. La détermination de la vitesse n'a rien de bien exotique ! Vous avez deux moyens pour la déterminer :
La technique du sunny-16 (16-ensoleillé comme j'aime à l'appeler) : vous déterminez une valeur de diaphragme pour une sensibilité donnée et une vitesse égale à l'inverse de la sensibilité. Là, vous fournissez à mon petit programme une sensibilité quelconque, une vitesse égale à 1/sensibilité et le diaphragme que le sunny-16 a déterminé. Il ne reste plus qu'à renseigner la sensibilité du support contenu dans votre appareil sténopé ainsi que le diaphragme calculé de votre sténopé et le programme calculera le temps de pose (en heure/minute/seconde).
La technique du posemètre : vous choisissez une sensibilité quelconque et vous lisez une vitesse et un diaphragme. Vous reportez ces 3 paramètres dans mon programme ainsi que la sensibilité du support contenu dans votre appareil sténopé et le diaphragme calculé de votre sténopé et le programme calculera le temps de pose (en heure/minute/seconde).

Si vous faites du sténopé numérique, pour peu que votre boîtier gère les hautes sensibilités, vous pouvez le régler en ISO auto et en automatique à priorité ouverture et il y a de très fortes chances pour que vous n'ayez aucun calcul à effectuer pour arriver à un résultat !... Au pire une petite correction d'exposition ou un post traitement si vous faites du RAW (ce qui serait une excellente idée !).

Rien de plus simple en somme... MAIS, bien sûr cela aurait été trop simple s'il n'y avait le problème de non réciprocité lors des poses longues !... Pour les numéristes, pas de souci, les capteurs numériques ne sont pas touchés par ce problème...

PRISE EN COMPTE DE L'EFFET SCHWARTZCHILD (ou ÉCART À LA LOI DE RÉCIPROCITÉ)

L'écart à la réciprocité (effet Schwartzschild) est la perte de sensibilité progressive de la pellicule en fonction du temps de pose. Une pellicule idéale (au sens physique du terme) devrait obéir à la formule :

Eclairement x Temps de pose = Constante

Mais la réalité (et, accessoirement Monsieur Schwartzchild) montre que :

Eclairement x Temps de pose^(Exposant de Schwarzschild) = Constante

Autrement dit, plus longtemps on expose, moins la pellicule est sensible... donc plus on expose et plus il faut exposer !!!

Et si ce n'était que ça ! Chaque pellicule réagit différemment ! Certaines nécessitent une correction dès 1/2 seconde, d'autres à partir d'une seconde, d'autres seulement à partir de 120" (oui : 2 minutes !...). Mais ce n'est pas tout (!!!) en plus, la température de la pellicule influence l'écart à la réciprocité !...

Il est donc totalement impossible de savoir combien de temps il faut ajouter au temps d'exposition théorique pour obtenir une bonne exposition !!!

Le seul moyen étant de faire des tests !!!
-> Pour un temps, il faudra utiliser toujours la même pellicule (ou le même papier)
-> Essayer des temps de pose différents avec le même sténopé dans les mêmes conditions de lumière
-> Faire une moyenne
-> Recommencer tout le processus pour des conditions de luminosités différentes.

Ce n'est pas drôle, c'est long, cela demande un minimum de concentration, mais bon, il faut ce qu'il faut !!!

Cela dit, en sténophotographie, comme le laisse supposer la formule donnée plus haut, il est très difficile voire impossible de surexposer sa pellicule ou son papier photo !... Donc cela va vous faciliter la tâche !... On peut très bien évaluer le temps de pose théorique et ajouter un peu de pose, à la louche, au pif et voir ce que cela donnera... Généralement cela autorise de bonnes surprises, mais beaucoup de déchets frustrants !!!

Sinon, j'ai mis au point une formule totalement empirique (donc totalement non scientifique !) qui ne fonctionne pas trop mal et qui me sert de base à mes expositions en pose longue. Cette formule n'évite pas les déchets, mais bon an mal an, je m'en satisfais pas mal ! Elle fonctionne avec plusieurs films classiques (non chromogènes !). Dans mon petit programme, je vous livre les résultats de ma formule mais uniquement pour information. À vous de voir si elle vous convient ou non. Si elle ne vous convient pas, vous pourrez toujours bricoler les temps d'exposition théoriques fournis par le programme !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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QUID DU DÉVELOPPEMENT ?

Qui dit pose longue dit augmentation importante du contraste, cela peut être très intéressant mais si on souhaite une image normale, il est préférable de réduire le temps de développement ou d'utiliser un révélateur faible en stand développement (comme le T-Kahwanol®-S par exemple. Voir ici)

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UNE TECHNIQUE PARTICULIÈRE

La photographie est la fixation d'un bref moment pour l'éternité. C'est très intéressant mais, qui n'a jamais rêvé de fixer sur une image non animée une longue période de la vie ? C'est exactement ce que je vous propose d'essayer maintenant !...

Pour cette technique, il faudra utiliser un appareil à sténopé qui n'ait aucune valeur marchande ET qui soit résistant et hermétique à l'eau. Préférez donc les appareils en plastique ou en aluminium.

Placez un papier photo argentique noir et blanc (un papier couleur est plus cher et n'apporte rien de plus) dans votre appareil à sténopé. Occultez le sténopé avec une bande de gaffer noir.

Nous allons utiliser le noircissement naturel des halogénures d'argent, sans utilisation du développement... Oui, c'est possible !... Je ne vais pas parler de la théorie du développement ici, mais le développement ne sert qu'à créer une image avec des temps de pose très courts (et bien sûr à conserver l'image formée). Si on ne fait pas appel au développement, le noircissement des halogénures d'argent se fera également mais, avec la micro taille du trou du sténopé, il faudra escompter plusieurs mois d'exposition pour obtenir une image utilisable !... C'est tout à fait le défi que je vous proposais en début d'article !... Sachez que des sténopistes émérites ont ainsi pu fixer sur une seule image 6 mois de la vie de leur sujet !...

Après la création de l'image par cette technique passive, il sera impossible de développer et même de simplement fixer le papier exposé, ce qui le noircirait totalement et irrémédiablement !... Donc pour conserver l'image, la seule possibilité est la numérisation du papier exposé. Bien sûr, le scanner va éclairer ce papier et ainsi accélérer son noircissement mais, la bande lumineuse du scanner est très étroite et se déplace assez rapidement pour pouvoir enregistrer l'image avant qu'elle ne disparaisse définitivement !... En lumière atténuée (pas nécessairement inactinique !), il faut placer le papier photo (avec l'image visible) sur la vitre d'un scanner. Dans le logiciel de numérisation, il faut désactiver le premier scan de prévisualisation qui noircirait définitivement le papier (!!!) et lancer directement la numérisation réelle. Vous pouvez scanner en noir et blanc ou en couleur puisque le noircissement par cette technique n'est pas strictement monochrome... on peut obtenir des effets colorés intéressants... Je conseille donc la numérisation en couleur, il sera toujours temps de transformer la représentation numérique en monochrome à postériori si le résultat coloré ne vous convient pas !...

Certes, un temps de pose de plusieurs mois pour un résultat sans garantie peut refroidir... mais avouez que si vous obtenez ainsi une bonne image, l'expérience sera magique !... Donc si vous avez envie de faire de la photographie comme personne, pour peu que vous ayez un minimum de patience, je vous encourage à tester cette propriété intéressante du noircissement naturel des halogénures d'argent...

Vous pouvez également lire l'article "une technique de fous" ici.

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