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UN SYSTÈME, QU'EST-CE QUE C'EST ?

Question :
[...] j'entends souvent parler de "système" en photographie mais je n'ai pas la moindre idée de ce que cela peut vouloir dire. Je n'ai rien trouvé dans votre site, pourriez-vous m'éclairer ? [...]

Réponse :
En fait, si on utilise souvent le terme de « système », ce mot reste assez vague ! En tant que collectionneur, je possède plusieurs systèmes dont voici quelques représentations :


Voici un aperçu de mon système Pentax. Il est composé de plusieurs boîtiers (argentiques ET numériques)
qui partagent plusieurs objectifs. En réalité, je n'ai pas fait figurer tous les objectifs de
ce système (l'image aurait été illisible !), de même, je n'ai fait figurer aucun accessoire
de ce système (pour la même raison).


Voici un aperçu de mon système Canon. Il est composé de plusieurs boîtiers (argentiques ET numériques)
qui partagent plusieurs objectifs. Ce système est plus modeste que le précédent... normal,
je me considère comme Pentaxiste ! Notez que je n'ai représenté aucun de mes objectifs
exotiques pourtant utilisables avec ces boîtiers.


Voici un aperçu de mon système Kiev. Il est composé seulement de 2 boîtiers
qui partagent plusieurs objectifs. En réalité, je n'ai fait figurer aucun accessoire
de ce système (la photo serait illisible !).


Bien plus modeste, voici un aperçu de mon système grand format 4x5". Il n'est composé
que de 2 chambres qui se partagent 2 objectifs (pour l'instant). En réalité, je n'ai fait figurer aucun
accessoire de ce système (la photo serait illisible !).


Encore plus modeste, voici un aperçu de mon système Mamiya RB67 ProS. Il n'est composé que
d'un boîtier et de 3 objectifs (pour l'instant).

Pourquoi vous exposer mes systèmes ? Pour me vanter ? Certainement pas ! Si vous lisez mon site, je pense que vous savez déjà que ce n'est pas mon genre. Pour vous faire saliver ? Certainement pas ! Si vous lisez mon site, je pense que vous savez déjà que ce n'est pas mon genre, je répète souvent qu'il ne faut pas accumuler de matériel si on ne souhaite pas collectionner. Alors pourquoi ? Tout simplement parce que vous voyez ici 5 systèmes très différents (j'en ai d'autres possibles)... pour vous montrer le flou du concept de système.

Alors comment définir de façon simple le concept de système ? Je dirai qu'un système consiste en un ou plusieurs boîtiers (pas forcément de la même marque) qui utilise(nt) ou partagent plusieurs objectifs (pas forcément de la même marque).

Ainsi la notion de système autorise des choses assez bizarres :

- mon système Pentax est constitué de boîtiers Pentax, bien sûr, mais aussi Revue, Miranda, Zenit, Fuji ainsi que des objectifs Pentax, bien sûr, mais aussi Sigma, Samyang, Revue, Helios, Industar, Kiev et plus grâce à ces accessoires merveilleux que sont les adaptateurs !... Notez qu'il y a de nombreux objectifs neufs de toutes marques montés d'origine avec monture Pentax. Notez également que ce système regroupe aussi bien des boîtiers argentiques que des boîtiers numériques...

- mon système Canon est un peu plus modeste puisque Canon est moins universel... Les boîtiers Canon acceptent des objectifs exotiques via adaptateurs, mais la compatibilité est discutable !... Notez que je peux monter des objectifs M42 et T2 sans souci sur mes boîtiers Canon. Notez qu'il y a de nombreux objectifs neufs de toutes marques montés d'origine avec monture Canon. Notez également que ce système regroupe aussi bien des boîtiers argentiques que des boîtiers numériques...

Première remarque : de nombreux objectifs de mon système Pentax peuvent également s'adapter à mes boîtiers Canon, donc on pourrait, à la limite, parler d'un sous-système Pentax-Canon. Je dis "sous-système" car il ne s'agit pas réellement d'un partage total des objectifs...

- mon système Kiev est beaucoup moins exotique puisqu'il s'agit de matériel moyen format et que les marques d'objectifs adaptables sur les boîtiers moyen format sont peu nombreuses... Il y a bien les Zeiss Jena prévus pour le Pentacon-6 qui sont utilisables avec ces Kiev, mais je n'en possède pas ! Donc mon système Kiev est exclusivement Kiev !...

- mon système grand format, comme toutes les chambres grand format, sont des systèmes "ouverts"... En effet, à format identique, toutes les chambres, de toutes marques, partagent tous les objectifs de toutes marques, ainsi que tous les accessoires de toutes marques... Mon système est donc bien modeste avec "seulement" deux chambres de marques et de philosophies bien différentes et seulement deux objectifs de marques différentes. Mais vu le prix du matériel grand format, ce système n'est pas franchement aussi modeste qu'il n'y parait !...

- mon système Mamiya RB67 ProS est encore plus modeste ! En effet il n'est constitué que d'un seul boîtier qui utilise des objectifs propriétaires. Ce boîtier n'acceptant pas d'objectifs tiers (à ma connaissance).

- je pourrais également parler d'un autre système (que je n'ai pas représenté ci-dessus) qui serait un drôle de système, constitué de mon Fuji X Pro-1 (numérique) et des boîtiers Zorki-1, Zorki-3C et FED-5, ces trois derniers étant antédiluviens...

Vous voyez à quel point le concept de système est flou !... Retenez que le fait de rassembler un boîtier et plusieurs objectifs (à partir de 2) constitue déjà un système. On peut multiplier le nombre de boîtiers et le nombre d'objectifs, bien sûr, mais dans ce cas, pour constituer un système il faut que ces boîtiers puissent se partager ces objectifs... Pour clarifier un peu plus, je prendrai l'exemple de Canon : rassembler un boîtier EOS argentique et un boîtier EOS numérique avec un ou plusieurs objectifs EF constitue un système alors que rassembler un boîtier EOS et un boîtier antérieur au Canon EOS 650 (le premier de la série EOS) ne constituera jamais un système (bien que toujours Canon) puisque leurs objectifs, incompatibles entre eux, ne pourront jamais être partagés !...

Voilà, j'espère que vous avez pu trouver une réponse dans ce sac de nœuds.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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POURQUOI VOUS CONSEILLEZ LE PENTAX K1000 ?

Question :
[...] j'aimerais bien m'essayer à la photographie sur film, un peu blasé par le numérique surtout que je trouve beaucoup de sites dont le vôtre qui insistent beaucoup sur l'intérêt et la beauté de l'ancien système. J'ai découvert que ce ne sera pas simple mais mon envie est très forte, je me sens prêt. Le premier gros problème qui se pose est le choix de l'appareil. Vous vous dites Pentaxiste et vous n'êtes pas le seul à parler du Pentax K1000 avec des mots élogieux. Pour être sûr de ne pas faire de bêtise en en achetant un, j'aimerais savoir pourquoi vous conseillez le Pentax K1000 ? [...]

Réponse :
En
réalité, si je devais vous dire tout ce que je pense du Pentax K1000, il me faudrait, sinon un site complet, au moins une page complète !... En plus, et cela ne vous parlera certainement pas (!!!), il y a le paramètre nostalgie sur lequel je ne m'attarderai pas mais qui a son importance...

Avant toute chose, allez lire mon test du Pentax K1000 ici. Et ma critique objective du K1000 ici.

Je dirai, comme premier point, pour quelqu'un qui veut débuter en photographie argentique, comme vous, le Pentax K1000 se trouvera pour une cinquantaine d'euros avec un objectif de 50mm f/2 (pour les modèles les plus récents, d'après 1990) ou pour une centaine d'euros avec un objectif de 50mm f/2 (pour les modèles d'avant 1990 fabriqués à Hong Kong) ou encore pour environs deux-cents euros avec un objectif de 50mm f/2 (pour les modèles d'avant 1990 fabriqués au Japon) en parfait état dans les trois cas. Avouez que ce n'est franchement pas le bout du monde pour un boîtier increvable et un professeur de photographie hors pair... (NB: sa cote grimpe inexorablement !)

Le Pentax K1000 est assez déroutant, c'est le joyau de la couronne de Pentax. Pourquoi est-ce déroutant ? Il n’a jamais été conçu pour être le modèle phare de la marque (!!!), la publicité et la promotion de ce boîtier le montrant bien. Il a primitivement été conçu comme un boîtier bas de gamme pour amateurs, relégué au second plan, dans l'ombre du KM plus complet. Mais même s’il s’agissait d’un boîtier de second ordre, le Pentax K1000 est devenu -et de loin- l'appareil le plus populaire et le plus vivant de Pentax, ce dernier vendant des millions d’exemplaires depuis son introduction en 1976 jusqu'en 1997. Cette impressionnante production sur plus de vingt ans (!!!) est concurrencé par très peu d'appareils photo, peut-être par le professionnel Nikon F3, un appareil qui aurait dû bien plus mériter ce succès inhabituel puisque bien plus puissant.

Des recherches supplémentaires sur la popularité du Pentax K1000 montrent un succès encore plus improbable. Cet humble appareil photo est en quelque sorte devenu l’un des appareils photo les plus connus et les plus appréciés au monde, à tel point que le magazine Time, dans sa liste des 100 meilleures productions de tous les temps (!!!) (TIME technology editor Peter Ha picks the 100 greatest and most influential gadgets from 1923 to the present -voir ici-et ici- ). Le monde entier proclame ses prouesses comme l'appareil photo parfait pour les débutants et même comme la machine idéale pour les étudiants en photographie. Dans la vraie vie, les yeux se mettent à briller à la simple mention de son nom et la nostalgie se lit sur le visage des anciens étudiants en photographie.

Tout cela est bien joli, mais il ne faut pas oublier (et vous n'êtes pas sans le savoir) que je ne me plie jamais à l'avis de la majorité (!!!), donc je ne parlerai du Pentax K1000 qu'en fonction de mon habitude d'utilisation des boîtiers anciens...

Si vous craquez pour le Pentax K1000, il y a quasiment 100% de chance que vous alliez penser « je ne peux pas partager les réflexions collectives ni celles de Thierry au sujet de cette machine simpliste ! » à la seconde où vous l'aurez entre les mains... Mais essayez de rester objectif. Cherchez à savoir ce qui a rendu cet appareil photo si populaire ! Est-ce sa fiche technique ? Vous pouvez vous faire une idée ici. La réponse est clairement non ! Est-ce sa taille et son poids ? C'est un Pentax pur jus, donc ce paramètre peut être pris en compte, c'est clairement oui, mais cela ne suffit pas ! Commencez par le début : le manuel de l'utilisateur, vous pouvez le trouver ici. OK, il n'aide pas beaucoup non plus à expliquer son succès. Lire la liste des rares fonctionnalités du Pentax K1000 peut vous rendre encore plus perplexe... Les bons appareils de l'époque étaient souvent des appareils photo dotés d'automatismes, même chez Pentax, d'innovations technologiques ou au moins d'un gadget simpliste inédit. Le Pentax K1000 non ! Pourtant, cet appareil photo se vendait mieux que tous ses concurrents alors même qu'il n'était équipé ni de testeur de profondeur de champ ni de retardateur... Sans être franchement moins cher !... Il est équipé d’un obturateur à plan focal en tissu, se déplaçant horizontalement et totalement mécanique comme le reste du boîtier (dans les années 1980 les obturateurs étaient métaliques, verticaux et électromécaniques), avec des vitesses allant de 1 seconde à 1/1000e de seconde (seulement ! en 1980 le 1/2000 voire 1/4000 étaient fréquents), une synchro flash à 1/60e de seconde (en 1980 1/125e ou 1/250e étaient fréquents), un bouton déclencheur, un rembobinage manuel, un photomètre classique, un simple pentaprisme avec les aides de mise au point les plus élémentaires, un afficheur de posemètre à aiguille oscillante (en 1980 les diodes et même les mini écrans à cristaux liquides étaient légion) assez difficile à voir en basse lumière... et, euh, certaines autres fonctions offertes par tous les autres appareils photo de base... mais pas lui...

La philosophie de conception spartiate et minimaliste ne devrait pas vous déranger ! En tant qu'iconomécanophile, en regardant le logo Asahi Pentax, je dois le comparer à un autre Pentax : le SV. Bien que séparés de plus de dix ans, le SV et le K1000 sont grossièrement le même appareil. Nombreux sont ceux qui louent le K1000 pour avoir résumé l'essentiel de la photographie, mais le SV fait exactement la même chose... En fait, de nombreux autres appareils tels que le Pentax Spotmatic, le Minolta SRT, le Nikkormat FTn et le Canon FTb peuvent jouer le rôle de reflex amateur simplifié bien mieux que le K1000. Alors, pourquoi ce K1000 est-il considéré comme l'un des plus grands boîtiers de tous les temps ?

Sur le terrain, le corps long et fin et son poids relativement important (sauf après 1990, le K1000 est principalement fait de métal) tient parfaitement en main malgré l'absence de poignée ergonomique. Le déclencheur est très éloigné du centre, les doigts tombent pile poil dessus si vous le portez correctement. Le sélecteur de vitesse est petit (dans les normes de l'époque) et peut-être un peu trop coincé entre le levier d'armement et le bouton déclencheur mais est très praticable. Le bruit au déclenchement est un peu sec mais bien contenu. Le levier d'armement est dans les normes (supérieures) de l'époque, solide, rapide sans être un foudre de guerre... Le posemètre est très efficace et tous les clichés sont correctement exposés. La bête aiguille du posemètre est très pratique pour imposer une sur ou une sous exposition. Les images sont nettes et précises, cela est du aux excellents objectifs Pentax, mais pas uniquement... le système archaïque de mise au point est très efficace... C'est sur le terrain que vous allez être impressionné !... C'est totalement hors sujet mais il faut souligner un profil de couleur riche et dense offert par les objectifs SMC de Pentax.

Vous commencerez à comprendre la popularité du K1000 en voyant vos premiers résultats... l'association du K1000 et son objectif SMC Pentax permet des images possédant une profondeur rare à l'ère numérique, et leur look est véritablement addictif (le mot n'est pas trop fort). Les photos ont une profondeur et une beauté qu'un jeune geek de photo numérique n'a jamais pu faire avec un appareil photo numérique. L’exposition est parfaite, les couleurs éclatantes, les détails rendus avec subtilité et les tirages ont une certaine magie. Le nouveau photographe argentique se rend compte que bien que le film soit un support ancien, il possède une beauté qui ne peut être reproduite en numérique. Malgré l'apparente humilité du K1000, le jeune converti au film considèrera ce boîtier avec une profonde révérence, pour enfin apprécier le potentiel de l'appareil...

La plus grande force du K1000 réside dans sa capacité à remplir le rôle pour lequel il a été conçu. Il n'a pas été fait pour que les gens tombent amoureux des appareils photo, mais pour aider les gens à tomber amoureux de la photographie. Oubliez les capacités techniques, une fiche technique volumineuse et une conception coûteuse, c'est l'absence même de ces choses qui rend le processus photographique avec le K1000 si gratifiant. À l'abri de toute distraction, on se retrouve à faire des photos avec l'esprit libre, sa créativité directement au contact de son sujet !... Le K1000 n'est pas un appareil photo parfait, loin de là, il se peut même qu'il ne soit pas un excellent appareil photo du tout, c'est possible. En toute logique, tout le monde choisirait plusieurs autres appareils avant de penser au Pentax K1000, même dans la gamme Pentax. Mais malgré cela, le K1000 a réussi à faire ce que peu de boîtiers peuvent faire : aider à revivre le moment magique au cours duquel on tombe profondément amoureux de l'art de la photographie. Et je suppose que c'est la même chose pour les millions d'amateurs de photos qui l'ont choisi. Un appareil capable de faire cela mérite une place parmi les meilleurs, non ?

Et puis, en tant que boîtier 100% mécanique, bien né et bien construit, il a une espérance de vie infinie (à condition de ne pas le maltraiter et de le faire réviser une fois tous les 50 ans).

Au bout de deux ou trois films, vous découvrirez que tout ce que Pentax a, volontairement ou non, oublié d'introduire dans le K1000 va vous pousser à réfléchir pour combler le manque, cela va vous attacher à votre nouveau compagnon et, au vu des résultats, même si vous vous laissez aller à acheter un autre boîtier plus abouti, jamais, au grand jamais, vous pourrez vous éloigner de votre K1000 !!!...

Oups, je me suis oublié, je vous avais bien dit que je pourrais en écrire des pages... et encore, je n'ai pas tout dit de ce merveilleux K1000, je vous laisse le plaisir de le découvrir par vous-même...

Ah, juste un dernier mot, si vous cherchez des tests et critiques sur internet, regardez bien quel est le profil du rédacteur ! Un photographe numérique pur jus sera seul capable de casser le K1000 (et probablement tous les autres boîtiers argentiques) puisqu'il est impossible de juger un boîtier argentique avant d'en avoir utilisé depuis un certain temps !... Et celui-là en particulier...

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QUEL ÉTAIT LE PREMIER APPAREIL PHOTO ?

Question :
Pour une fois je ne répondrai pas à la question d'un internaute mais à une question récurente qui arrive dans ma boite mail : « ...premier appareil photo ? »


Réponse :
En
fait, si vous lisez ma page traitant de l'histoire de l'appareil photo (ici), vous découvrirez qu'il est tout simplement impossible de répondre à cette question !... C'est sans doute la raison pour laquelle je n'ai jamais rien écrit sur le sujet et, sans doute, la raison pour laquelle personne n'a jamais écrit sur le sujet !...

Bien sûr, je ne vais pas m'en tirer à si bon compte, je vais vous donner une réponse aussi précise que possible !

Avant de répondre à la question « Quel était le premier appareil photo ? », il faut pouvoir définir ce qu'est une photo... en effet, si on veut parler de la camera obscura, elle n'a jamais donné naissance à la moindre photo donc même si c'est l'invention de l'appareil photo, n'ayant jamais donné de photographie, on ne peut pas dire que la camera obtura a été le premier appareil photo !... (remarque : j'exclue les appareils à sténopé qui ont pu être construits dans l'histoire depuis la naissance de la photographie et qui ne sont que des camera obscura, ni plus, ni moins...).

Bon, nous avons déjà avancé. Donc, le premier appareil photo doit être le premier appareil qui a été capable de créer la première photo !... La première photo (dans l'état actuel de nos connaissances) a été faite par Nicéphore Niépse. La première photographie (partiellement) réussie d'une image d'appareil photo a été réalisée vers 1816 par Nicéphore Niépce à l'aide d'un appareil photo très petit de sa fabrication. Donc le premier appareil photo serait celui-là !... Il est censé ressembler à cela :

Voilà, vous avez votre réponse. Oui, mais attendez ! Niépse nous a offert la première image fixée, mais cette image fixée était-elle une photo comme nous l'entendons aujourd'hui ? Tout le monde n'est pas d'accord !...

Après Niépse, son ex-associé, Daguerre, a amélioré le système et diffusé, en 1839, le daguerréotype (inventé en 1837), le premier procédé photographique "pratique". Son appareil daguerréotype ressemblait à cela :

Serait-ce cela le premier ? Oui, mais, à la même époque, un certain Henry Fox Talbot met au point un procédé différent, le calotype, en 1840. Son appareil était le même que celui de Daguerre !...

Voilà donc le premier appareil photo ? Oui mais non !...

Les plaques sèches collodion étaient disponibles depuis 1857, grâce au travail de Désiré van Monckhoven, mais ce n'est pas avant l'invention de la plaque sèche gélatine en 1871 par Richard Leach Maddox que le procédé de fabrication des plaques humides pouvait rivaliser en qualité et en rapidité. La découverte en 1878 que l'affinage par la chaleur d'une émulsion de gélatine augmentait considérablement sa sensibilité, rendait enfin pratiques les expositions instantanées... À cette époque on utilisait des chambres photographiques (qui existent encore aujourd'hui !) et qui ressemblaient à cela :

L’utilisation des pellicules photographiques a été initiée par George Eastman, qui a commencé à fabriquer des pellicules en papier en 1885 avant de passer au celluloïd en 1888-1889. Son premier appareil photo, appelé "Kodak", a été mis sur le marché pour la première fois en 1888. Il ressemblait à cela :

Ce serait donc lui le premier appareil photo de l'histoire ? Il semblerait bien que oui... Mais on pourrait pousser plus loin ! Considérer la photo avec le démarrage du format 24x36 ou 35mm... Dans ce cas, le format 35mm a été imposé par Leica entre 1905 et 1913. Le premier appareil serait donc le Leica zéro :

Mais je pense qu'aller jusqu'au 35mm est une erreur !... Pour moi, le premier appareil photo serait la chambre photographique grand format qui existait déjà pour le collodion, qui a réussi le passage au film photographique moderne et qui, pour l'anecdote, a survécu au numérique !... En fait, ce devrait être le Kodak qui fut le premier à utiliser du film moderne, avant même les chambres grand format, mais ces dernières existant avant, il sera difficile de les départager !...

Donc, désolé, il n'y a pas un premier appareil photo, il y en a plusieurs... À chacun de décider le meilleur candidat selon sa définition de "photo"...

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TROP CRITIQUE ?

Question :
J'ai découvert votre site il y a peu de temps et je suis choqué de lire que vous vous opposez systématiquement aux nouveautés pourtant très intéressantes. Pourquoi êtes-vous si critique ? Ne devriez-vous pas essayer d'être plus objectif pour respecter une bonne partie de vos lecteurs ?


Réponse :
En
fait, si vous avez pu lire beaucoup de critiques négatives dans mon site, il vous faut reconnaitre que vous n'avez pas tout lu. Lorsque vous aurez lu plus d'articles vous découvrirez l'esprit de mon site. Cet esprit, qui se destine aux photographes amateurs plus ou moins débutants, se doit de leur faire comprendre que ce n'est pas le matériel qui fait le photographe et que ce n'est pas en croulant sous les dettes pour s'acheter ce qui se fait de mieux qu'ils feront de meilleures photographies. Dans mes critiques, je souligne ce qui est vraiment important et ce qui est vraiment accessoire ou inintéressant pour l'amateur + débutant.

Partant, je ne critique pas systématiquement les nouveautés, ce n'est pas de ma faute si les fabricants ne peuvent pas s'empêcher de multiplier le nombre de pixels et la sensibilité ISO de leurs derniers nés... Un capteur de 50 méga pixels ne présente aucun intérêt pour l'amateur + débutant, avoir la possibilité de pousser sa sensibilité à 125.000 ISO ne présente aucun intérêt pour l'amateur + débutant. Par contre, de telles caractéristiques présentent un énorme intérêt pour les industriels : une explosion des prix (justifiés si on considère la technologie, mais injustifiés pour les amateurs + débutants !). Pourquoi devrais-je encenser de telles nouveautés ?

Dans l'optique de mon site, l'objectivité est totale (ou, du moins, poussée aussi loin que j'en sois capable)  ! Si quelque chose est bon pour l'amateur + débutant, elle sera soulignée, si quelque chose est inutile ou péjorative pour l'amateur + débutant, elle sera soulignée aussi... Peut-on mieux faire ?

Mon site touchant principalement des amateurs + débutants (je le sais grâce aux innombrables contacts que je peux avoir), serait-ce faire montre de respect que les pousser à acheter toujours plus, toujours plus cher, du matériel qui ne leur servira à rien, voire qui risquerait de les dégoûter de la photo à tout jamais ?

Je ne nie pas que certaines nouveautés puissent être intéressantes pour des pros et/ou des gens riches et/ou doués, cela doit-il faire de moi un niais qui avale tout ce que la propagande publicitaire martèle ? Non ! Les industriels prennent, depuis un certain temps déjà, les amateurs pour des vaches à lait (et accessoirement des incultes)... je ne marcherai pas dans la combine !... Mieux, j'affirmerai haut et fort que c'est un signe de bonne santé que d'être inadapté à un monde malade (je ne sais plus à qui j'ai emprunté cette phrase). Et je souhaite que mes lecteurs aient le même esprit critique...

Pour faire de la photographie, inutile de gober tout ce qu'on essaye de nous faire avaler, il est préférable de profiter du temps qui passe et de la nature qui nous entoure encore... et, si vous le pouvez, observez le lever du soleil le matin et son coucher le soir en prenant un grand bol d'air frais (en même temps que de bonnes image sous les éclairages sublimes de ces heures)...

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EXPLICATIONS SUR LE REMPLACEMENT DES PILES AU MERCURE

Question :
J'ai retrouvé un ancien reflex argentique de mon père et ça tombe bien parce que j'ai très envie d'essayer de faire de la photo avec film noir et blanc. J'ai aussi retrouvé le mode d'emploi de cet appareil qui dit qu'il utilise des piles au mercure. Je crois que les piles au mercure n'existent plus ? J'ai trouvé dans votre site un moyen de remplacer les piles au mercure par des piles actuelles mais je n'ai pas tout compris, pourriez-vous me donner des explications plus simples ?


Réponse :
En
effet, les piles au mercure n'existent plus, même dans les pays les plus perdus du monde écologique ! Alors oui, il n'y a pas le choix, il faut trouver un moyen de remplacer ces piles disparues si on souhaite faire fonctionner les boîtiers anciens... Pour ce faire, il faut faire des choix, comme toujours !...

En fait, le remplacement des piles au mercure sous-entend deux choses :
— contourner le problème de la taille. En effet, les piles au mercure étaient généralement plus grandes que les piles actuelles. Placez une pile actuelle dans un compartiment prévu pour une pile au mercure et il y a des chances que le contact ne se fasse pas !...
— contourner le problème du voltage. En effet, les piles au mercure délivraient un voltage inférieur aux piles actuelles (1,33 à 1,35V contre 1,5V à 1,55V actuel pour une pile bouton). Cette différence de tension est ridicule mais peut entrainer quelques désagréments !...

D'emblée, il y a un premier choix à faire :
— remplacement « propre » : Pour reproduire (presque) exactement les piles au mercure avec des piles actuelles, vous pouvez :
> choisir des piles Zinc-Air qui délivrent la même tension et qui ont la même taille. On trouve ces piles Zinc-Air absolument partout MAIS leur durée de vie est courte, elles s'usent même si on ne s'en sert pas (!!!) c'est le contact de l'air qui crée la tension, mais que l'on puise son énergie ou non, l'air détruit les sels de Zinc donc la pile meurs en continu...
> choisir des adaptateurs qui permettent de reproduire la taille de la pile au mercure ET qui diminue la tension de la pile actuelle pour la ramener à la tension de la pile au mercure. Ces adaptateurs sont spécifiques à chaque modèle de pile. On peut les trouver sur internet pour une quinzaine/vingtaine de dollars US pièce.

— remplacement « à l'arrache » : On ne reproduit rien du tout, on s'adapte !...
> Pour ce qui est de la différence de taille, on se bricole des entretoises et des systèmes qui augmentent le diamètre... tout est bon, le papier collant, le caoutchouc ou autre, c'est chacun qui voit en fonction de son inspiration.
> Pour ce qui est de la différence de tension, on s'en moque !... Entre 1,33 et 1,5V il n'y a guère que 0,17V cette surtension ne risque pas de tuer votre boîtier !... Certes la baisse de tension avec le temps (courbe de décroissance) est différente, mais on peut bien s'en moquer !... Si votre boîtier a besoin des piles pour fonctionner (automatisme de chargement du film, automatisme de rembobinage, gestion électronique de l'obturateur, mise au point automatique, et que sais-je), fonctionner à 1,5V ne posera aucun problème !... Si la pile ne sert qu'à faire fonctionner le posemètre (ou si la pile sert aussi à faire fonctionner le posemètre), les 0,17V vont poser un ÉNORME problème : toutes vos photo seront SOUS EXPOSÉES !... En effet, le posemètre se cale sur la sensibilité du film pour sa mesure MAIS la surtension agit comme si votre film était plus rapide qu'il ne l'est en réalité !... SOUS-EXPOSITION !... C'est pourquoi je vous proposais de truander le posemètre en lui faisant croire que votre film est moins rapide qu'il ne l'est !!! Cela compensera la sous-exposition !... Je ne vous dirai pas de combien il faudra baisser le réglage de la sensibilité du film, cela dépendra de votre boîtier !...

Correction de la sensibilité :
1) procurez-vous un appareil photo quelconque (argentique "moderne" > 1980 ou numérique) ou un posemètre à main, il y a forcément quelqu'un dans votre entourage qui pourra vous venir en aide !...
2) choisissez un mode d'exposition commun aux deux boîtiers (ou au boîtier à bricoler et au posemètre à main). Il est bien évident que si un boîtier effectue une mesure globale et que l'autre effectue une mesure spot, vous n'arriverez à rien !...
3) réglez la même sensibilité ISO sur les 2 boîtiers (ou sur le boîtier à corriger et le posemètre à main).
4) effectuez la mesure de la même scène sous les mêmes conditions d'éclairage et en même temps avec les deux boîtiers (ou avec le boîtier à bricoler et le posemètre à main).
5) corrigez le posemètre du boîtier ancien. Pour ce faire, soit vous faites un calcul simple soit vous y allez à l'empirique.
a) correction empirique : reportez le couple vitesse/diaphragme obtenu sur le boîtier moderne (ou le posemètre à main) sur le boîtier ancien puis diminuez le réglage de la sensibilité ISO du film jusqu'à obtenir une bonne exposition (à repérer sur la position de l'aiguille du posemètre ou sur le système de diode ou autre).
b) correction par calcul : supposons que le boîtier moderne (ou le posemètre à main) vous donne le couple 1/250-f/8 et que votre boîtier ancien vous donne 1/125-f/11. Vous aurez une différence de 2 diaph' donc il vous suffira de diminuer le réglage de sensibilité de 2 valeurs entières. Par exemple, si vous installez un film de 200 ISO, il faudra régler la molette de sensibilité du film sur 50 ISO. Si vous n'avez pas tout compris, allez réviser ici.

Remarque :
— Si votre boîtier ancien disposait déjà de la lecture du codage DX, pensez à la désactiver ou fabriquez-vous un codage DX correspondant à la correction effectuée que vous pourrez coller sur chaque cartouche de film utilisé (voir ici)...
— Si vous utilisez un posemètre à main, vérifiez que ce dernier ne fonctionne pas avec une cellule au sélénium, en effet, ce genre de cellule (qui n'utilise pas de pile) perd en efficacité avec le temps... comment voulez-vous corriger votre boîtier ancien en partant de mesures fausses ?...
— Si la pile ne sert à rien d'autre que le fonctionnement du posemètre, passez-vous de la pile !... Apprenez la règle du sunny 16 (voir ici) ou bien utilisez un posemètre à main, il en existe à petit prix ou même d'occasion, mais évitez les posemètres au sélénium !!!...
— Certains boîtiers acceptent les piles actuelles sans poser le moindre problème, même au niveau du posemètre !... Généralement vous pouvez le savoir en lisant le mode d'emploi si vous le trouvez, il y sera précisé que le circuit est protégé par un pont de diode. En cas de doute, vous pouvez utiliser la procédure expliquée ici mais les valeurs obtenues ne nécessiteront aucune modification du réglage de la sensibilité du film.

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QUE TROUVE-T-ON DANS MON SAC PHOTO ?

Question :
Dans tous les sites photo on trouve un ou plusieurs articles intitulés « que trouve-t-on dans mon sac photo ? » ou « dans le sac photo de *monsieur X ou madame Y* ». Cette rubrique n'existe pas dans votre site ! C'est vrai que généralement ces "articles" ne sont souvent que des excuses pour pousser les gogos à acheter du nouveau matériel !... C'est d'autant plus intéressant de savoir ce qu'on trouve dans le sac photo de Thydelor car vous ne poussez pas à acheter toujours plus.


Réponse :
V
ous avez bien compris la philosophie de mon site (en fait ma philosophie). Je pourrais donc vous expliquer ce que j'emporte dans mon sac mais je ne pense franchement pas que cela présenterait le moindre intérêt pour mes lecteurs...

En effet, soit j'inventerai quelque chose pour écrire un article (sans intérêt), soit je serai honnête et il me faudrait une page entière et pas un simple article !..

En plus, dans la mesure où je ne possède que du matériel ancien (un matériel numérique est ancien en quelques mois et mon boîtier numérique le plus moderne est déjà vieux de plusieurs années !), cela pourrait-il vous servir à quelque chose de savoir ce que j'emporte avec moi ?

Avec, en plus, le risque que vous pensiez que je vous stimule à acheter tel ou tel matériel ancien... Certes, je stimule mes lecteurs à acheter du matériel ancien, puisque vous pouvez trouver des choses fantastiques pour un très petit prix, je vous donne des pistes pour trouver ces pépites, mais je refuse de vous forcer la main sur un boîtier ou un objectif ou un accessoire en particulier.

MAIS, je ne vais pas écrire un article pour vous dire que je refuse de répondre à votre question (si cela était le cas, je n'aurais rien écrit... bien sûr !)... je vais donc vous indiquer quoi emporter dans votre sac photo pour être le mieux équipé possible pour vos créations photographiques, en partant de ma façon de voir les choses, même si je ne suis pas un modèle à suivre !...

ALLONS-Y !

Certes, j'ai un sac photo (en fait plusieurs dont un seul qui soit réellement un sac étudié pour emporter du matériel photo, les autres sont des sacs photo bricolés pour être utilisables mais pour ne pas ressembler à des sacs photo justement !) mais son contenu n'est jamais le même (!!!), je m'explique :

1) Grand format
Lorsque je souhaite faire de la photo d'extérieur en grand format, je n'utilise généralement que ma chambre SHEN HAO Modèle HZX 45 IIA (ma LINHOF Modèle KARDAN SuperColor est trop volumineuse et peu pratique en extérieur) avec ce qu'il me faut pour la mettre en batterie :
- RODENSTOCK Modèle GRANDAGON MC - 90mm f/6.8
- SCHNEIDER - KREUZNACH Modèle SYMMAR-S - 210mm f/5.6
- un trépied (bien stable)
- quelques châssis (2 vues/châssis) chargés avant le départ
- mon cadre de visée (bricolé)
- un déclencheur souple
- quelques filtres
- + un posemètre à main car j'adore la technique du sunny-16 en grand format
- + un spotmètre quand je veux faire du zone system (voir ici)
- un mètre pliant (le mien est bricolé pour montrer le nombre de diaph' de correction en fonction de la distance chambre/sujet)
- un parapluie pour coupe-vent ou pour bloquer les rayons de soleil tangentiels sur l'objectif
- ma fiche de correction d'exposition de l'effet Schwartzchild
- ma loupe pour mise au point (objectif bricolé)
- et, bien sûr, un voile de visée

[pour le matériel, voir ici, pour le grand format, voir ici]

2) Moyen format
Pour les sorties en moyen format, uniquement argentique (je ne possède pas de moyen format numérique à ce jour), l'emport est plus limité !
Je choisis le boîtier suivant le type de photographie que j'envisage :
- j'emporte systématiquement le boîtier le plus léger compatible avec la(les) focale(s) que je pense utiliser
- j'emporte le moins d'objectifs possible
- un trépied
- un déclencheur souple
- quelques filtres
- + un posemètre à main car j'adore la technique du sunny-16 en moyen format
- + un spotmètre quand je veux faire du zone system (voir ici)
- un parapluie pour coupe-vent ou pour bloquer les rayons de soleil tangentiels sur l'objectif
- ma fiche de correction d'exposition de l'effet Schwartzchild

3) Petit format (argentique)
Pour les sorties en petit format argentique, l'emport est encore plus limité !
Je choisis le boîtier suivant le type de photographie que j'envisage :
- j'emporte systématiquement le boîtier le plus léger compatible avec la(les) focale(s) que je pense utiliser
- j'emporte le moins d'objectifs possible
- + un trépied selon le type de photo envisagée
- + un déclencheur souple
- quelques filtres
- + un posemètre à main car j'adore la technique du sunny-16 pour les boîtiers petit format sans posemètre
- + un spotmètre quand je veux faire du zone system (voir ici)
- ma fiche de correction d'exposition de l'effet Schwartzchild

4) Petit format (numérique)
Pour les sorties en petit format numérique, l'emport est encore, encore plus limité !
Je choisis le boîtier suivant le type de photographie que j'envisage :
- j'emporte systématiquement le boîtier le plus léger compatible avec la(les) focale(s) que je pense utiliser (full frame pour la photo à angle normal ou grand angle, APS pour photo au téléobjectif / tropicalisé si pluie, boue ou sable)
- j'emporte le moins d'objectifs possible
- + un trépied selon le type de photo envisagée
- + un déclencheur souple
- quelques filtres

Vous voyez, je n'ai répondu que partiellement à la question... mais, si vous savez lire entre les lignes, vous aurez compris le message important contenu dans cet article...

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PRENDRE LA MAIN SUR UN COMPACT BAS DE GAMME AUTOMATIQUE

Question :
[...] J'ai un appareil photo compact. Il fait de belles images, je ne dis pas, mais il n'a pas la capacité de modifier manuellement l'ouverture et la vitesse d'obturation. À force de lire des sites de photo je suis un peu frustrée car j'aimerai avoir plus de contrôle sur l'ouverture et la profondeur de champ. Y a-t-il un moyen ou dois-je acheter un autre appareil ?


Réponse :
V
oilà une excellente question, je suis sûr que vous n'êtes pas la seule à vous la poser ! Si j'étais un site "normal", je vous dirai « oui, jetez votre compact bas de gamme et achetez un reflex de marque "M" et de modèle "m" ». Mais je ne suis pas un site "normal", donc je vais creuser un peu.

Il n'y a que deux possibilités qui s'offrent à vous si vous voulez influencer la profondeur de champ de vos images :

1) Effectivement, vous pouvez décider d'acheter un autre appareil type reflex ou mirrorless. Ce serait la solution idéale si vous souhaitez contrôler réellement les réglages que votre appareil photo utilisera. Ce serait même probablement le meilleur choix si vous recherchez un contrôle total, en plus de l'ouverture et de la vitesse d'obturation, vous auriez la possibilité d'ajouter une variété d'objectifs qui répondraient mieux à vos besoins, de faire des photos en mode manuel complet et d'avoir le contrôle sur d'autres éléments tels que la sensibilité ISO, la balance des blancs, le mode d'exposition, etc. Vous pouvez également chercher un point and shoot plus évolué. De nos jours, même les appareils photo les plus élémentaires qui arrivent sur le marché proposent un contrôle manuel ou semi-manuel. Si vous optez pour cette deuxième option, cherchez quelque chose qui présente au moins le mode priorité à l'ouverture.

Le problème du reflex ou du mirrorless est le prix. Le problème du compact point and shoot plus évolué est la taille du capteur. En effet, avec un capteur minuscule, la profondeur de champ sera très grande dans tous les cas.

2) Apprenez à vivre avec votre point and shoot et essayez de le "tromper" pour qu'il fasse ce que vous voulez. En fin de compte, vous avez un appareil photo numérique conçu pour n'être utilisé qu'en mode automatique, où il prend les décisions concernant les paramètres à utiliser. Cela dit, même les appareils les plus élémentaires d’entrée de gamme offrent de nombreux modes de prise de vue (toujours automatiques) qui permettent au photographe de dire à l’appareil photo quelle est la situation de prise de vue et le type de photo que vous faites. J'ai déjà parlé dans mes pages de ces modes, vous pouvez chercher ici. Les modes de prise de vue les plus courants incluent «sport», «portrait», «paysage», «macro», «film», etc.

Comprendre ces modes et les utiliser à bon escient vous donne un peu plus de contrôle sur les réglages tels que l’ouverture et la vitesse d’obturation, car chacun d’eux déclenchera des réglages différents dans votre appareil photo. Lisez déjà l'article ici et pourquoi pas la page ici. Dans votre question vous dites que vous souhaitez davantage de contrôle sur l'ouverture et la profondeur de champ, je vous encourage donc à prendre des photos en deux modes : "Portrait" et "Paysage".

> Si vous recherchez une faible profondeur de champ, choisissez le mode Portrait, car votre appareil photo choisira une ouverture plus large pour rendre la peau plus agréable. Et qui dit grande ouverture dit courte PdC.
> Si vous recherchez une profondeur de champ plus grande, choisissez le mode Paysage, car l’appareil photo sélectionne les petites ouvertures dans ce mode.
> Si vous recherchez une vitesse d'obturation rapide, choisissez le mode Sport, car dans ce mode, vous devez figer les sujets en mouvement rapide.
> Si vous recherchez une vitesse d'obturation lente, vous aurez davantage de difficultés, car la plupart des appareils photo ne disposent pas d'un mode automatique qui le choisit naturellement. Vous pouvez essayer de prendre des photos en mode Nuit (si votre appareil photo en est équipé), mais ce mode déclenchera également un flash. Essayez de couvrir votre flash et vous obtiendrez peut-être (selon le logiciel intégré à l'appareil) le résultat recherché ou voyez s'il est possible de désactiver le flash même en mode Nuit...

Bien sûr, aucun de ces modes ne vous permettra de préciser les paramètres choisis par votre appareil photo, mais ils vous donnent un peu plus de contrôle. Si vous avez encore soif de plus de contrôle, commencez à économiser pour votre prochain appareil photo numérique... ou si vous avez de petits moyens, pourquoi ne pas envisager un reflex argentique peu coté (voir ici), l'argentique n'est pas aussi cher que tout le monde essaye de vous faire croire !...

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POURQUOI CHOISIR D'ACHETER DU MATÉRIEL ANCIEN ?

Question :
[...] Vous nous stimulez à acheter du matériel argentique pour faire de la photographie sur film. Très bien, c'est un point de vue qui se défend, c'est une expérience qui peut être intéressante et qui m'attire de plus en plus. Par contre, vous semblez insister sur l'achat de matériel non seulement d'occasion mais aussi ancien. J'entends bien que le matériel ancien peut être acheté à un prix ridicule, mais en contrepartie, ne pensez-vous pas qu'il est beaucoup plus fragile ou fatigué donc que vous nous faites courir un risque et gaspiller un argent qu'il serait plus intéressant d'investir dans du matériel plus récent moins risqué même si plus cher ? À part ce faux gain, auriez-vous un autre argument pour justifier vos conseils ? [...]

Réponse :
Encore une excellente question ! En effet, je vous parle assez souvent du matériel ancien, mais je n'ai pas du tout l'impression d'insister sur le fait de choisir du matériel datant des années 1950 au détriment des années 1980~1990 ! Même si, personnellement, j'adore les fabrications des années 1950 (et celles des années 1970 !).

Mais admettons que je vous pousse à acheter du matériel des années 1950 (ou plus ancien), je peux effectivement avancer quelques arguments :
- l'authenticité : oui, je sais, c'est un concept très à la mode, désolé, mais si vous avez l'occasion de vous rendre dans une foire photo, dirigez-vous vers un stand proposant beaucoup de matériel. Prenez dans une main un Nikon, ou un Canon (ou autre) des années 1990 et dans l'autre un ZEISS IKON, ou un FOCA, ou un VOIGTLÄNDER, voire même un ZORKI, un FED ou un KIEV des années 1950... vous comprendrez ce que j'entends par authenticité  !...
- l'écologie : oui, je sais, c'est également un concept très à la mode, désolé, mais si vous prenez n'importe quel boîtier des années 1950, vous n'en trouverez aucun qui nécessite une pile pour fonctionner... et vous ne trouverez quasiment aucun boîtier des années 1990 qui peut s'en passer !...
- la mise en valeur du photographe qui l'utilise : un boîtier des années 1950 ne fait rien d'autre qu'obéir aveuglément aux ordres du photographe, un boîtier des années 1990 préfère tout faire tout seul et même lorsque fonctionnant en mode manuel, il refuse de répondre aux ordres s'il estime que le photographe se trompe !... N'oublions pas qu'un boîtier des années 1990, capteur numérique et écran LCD exclus, correspond exactement aux boîtiers numériques actuels !... Dans le premier cas, une bonne photo sera une réussite du photographe, dans le deuxième cas, le mérite d'une bonne photo devra être partagé entre appareil et photographe !...
- le rôle éducatif du matériel : un boîtier des années 1950 ne fera rien que le photographe n'aura pas demandé. Une série de photos ratées est un excellent exercice d'apprentissage. Un boîtier des années 1990 servira toujours de béquille au photographe... et l'homme est ainsi fait que si une chose nous rends la vie plus facile, nous en usons et nous en abusons, donc nous n'apprenons rien !... En plus, les boîtiers des années 1950 sont beaucoup plus difficiles à gérer (pas à utiliser, les fonctions de 1990 sont plus compliquées à utiliser) que ceux des années 1990... et face à la difficulté, l'homme est également ainsi fait, qu'il est beaucoup plus concentré et beaucoup plus investi dans ce qu'il fait...
- l'effet obtenu : pour qui abandonne (même ponctuellement !) le numérique pour l'argentique, l'image actuelle est vécue comme trop lisse !... Pour qui abandonne (même ponctuellement) un boîtier argentique des années 1990 pour un boîtier des années 1950, l'image moderne est vécue comme trop nette !... Certes, l'effet obtenu dépend uniquement de l'objectif et pas du boîtier ! En 1990, les optiques étaient déjà traités multicouches et les photographies obtenues étaient trop proche de la réalité... Dans les années 1950, les optiques n'étaient pas traitées ou, pour les plus révolutionnaires d'entre-elles, traitées monocouche... Sans compter que la qualité du verre augmente avec les années qui passent !... Essayez de créer une image avec une optique des années 1950 et vous obtiendrez des effets très intéressants qui, sans entrer dans le cadre de la créativité, donneront un caractère particulier à vos créations !...
- le prix : certes, vous pouvez vous offrir de l'excellent matériel pour quasiment rien, mais je suis d'accord avec vous, cet argument n'est à considérer qu'en dernier lieu.

Bien sûr, un matériel déjà ancien peut être considéré comme fatigué et donc plus fragile qu'un matériel plus récent, mais, quand vous voyez la qualité de fabrication et la qualité des matériaux, vous comprenez que les risques sont plus que limités !... Et, au pire, un passage chez un réparateur compétent lui donnera une seconde vie !... Comparativement, dans les années 1990, sans parler d'obsolescence programmées (je n'ai pas l'impression qu'elle existait déjà), la fabrication mécanisée en très grande quantité, s'autorisait des tolérances inimaginables en 1950 (!) et une panne de tels matériels n'est pas toujours réparable, même par des réparateurs compétents... un microprocesseur HS n'est pas forcément remplaçable, personne ne possède des stocks infinis de pièces détachées électroniques de toutes les marques et de tous les modèles !...

Voilà, je ne stimule toujours pas à acheter des vieilleries âgées de près de 70 ans (en 2019), mais vous voyez que cela reste une voie envisageable... Tous mes boîtiers de cette époque fonctionnent encore parfaitement, mais il est vrai que je les utilise souvent... le seul moyen d'augmenter l'espérance de vie d'un appareil mécanique est de le faire tourner !...

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ENFER ET BONNE PHOTOGRAPHIE

Ca y est, cela faisait longtemps que l'on n'avais pas eu droit à une journée de délire de notre narrateur habituel !... Non, pas de panique, la canicule excessive de cet été 2019 n'a pas fait fondre (tous) mes neurones... J'avoue que le titre est quelque peu déstabilisant, mais vous comprendrez en fin d'article...

Aujourd'hui, j'allais dire exceptionnellement mais cela s'est déjà produit, je ne vais pas répondre à la question d'une personne en particulier, mais répondre globalement à une problématique partagée : « où se cache la recette d'une bonne photographie ? »

Avant toutes choses, je vous dirais que je ne sais pas s'il existe une recette... et si oui, je ne sais pas où elle se cache, sans quoi je n'aurais pas le temps de compléter régulièrement mon site, trop occupé à faire la une de tous les magazines papier et web et à m'en mettre plein les fouilles au passage... Et comme vous pouvez le constater, toujours aucun Hasselblad, toujours aucun Leica en vue... donc, je ne dois pas chercher cette recette au bon endroit ! Au pied de l'arc en ciel, peut-être ?

Pour ne pas avoir trouvé la formule officielle, n'en ayant pas de personnelle, je vous proposerai donc une pensée de Léonard de Vinci : « Ce sont les détails qui font la perfection mais la perfection n'est pas un détail ! ». C'est une bien belle pensée en vérité, mise en application par le Maître, il nous montre qu'elle fait sens, même si elle l'obligeait à perdre des années avant de décider qu'un tableau était terminé. Cette façon de faire est difficile voire impossible à mettre en œuvre dans le cadre de la photographie !...

Surtout que la sagesse populaire nos apprend que l'enfer est dans les détails. Donc en compilant les deux, on peut conclure que pour aboutir à une grande œuvre, il faut débuter dans les affres des enfers pour finir avec la perfection... L'enfer serait donc toute cette phase pré-créative de réflexion, de préparation et d'analyse permettant d'aboutir à L'idée, sa mise en œuvre et enfin sa réalisation...

Donc, au vu de tout cela je dirai que si la recette n'existe pas, on peut en créer une en insistant sur le fait qu'une grande photographie (et une mauvaise aussi !) nait bien avant le déclenchement... ensuite c'est trop tard, on pourra (au mieux) essayer de la rendre acceptable mais pas plus !...

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POIDS DE FICHIER ET TAILLE D'IMPRESSION

Question :
[...] Je pense que vous n'avez pas traité le sujet ou bien j'ai mal cherché ou bien je n'ai pas compris, donc j'aimerais vous poser une question : combien de pixels doit avoir ma photo numérique pour l'imprimer correctement ? [...]

Réponse :
J'ai bien peur que vous ayez mal cherché ! Essayez ici, ici et ici, plus, de toute manière, cherchez ici.
Malgré tout, je vais vous livrer un résumé.

-> Sites Web et réseaux (a)sociaux*
Ici, la résolution souhaitée est de 72 ppi* (ou 150 ppi* pour les écrans Retina)
Dimensions : 1000x800 pixels
Poids de fichier : 1Mo

-> Magazine sur papier glacé
Ici, la résolution souhaitée est de 300 dpi*
Dimensions : A4 (21x29,7 cm)
Poids de fichier : 15 Mo

-> Petit poster à afficher au mur
Ici, la résolution souhaitée est de 100 ~ 200 dpi*
Dimensions : A4 (21x29,7 cm)
Poids de fichier : 5 Mo

-> Poster grande taille/panneau publicitaire
Ici, la résolution souhaitée est de 150 dpi*
Dimensions : A (5x3 m)
Poids de fichier : 60 Mo

*ATTENTION, ces valeurs sous-entendent que vous voudrez imprimer les photos que vous partagez sur internet en tenant compte de la limitation du poids des fichiers autorisé par les serveurs...

___
* ppi (pixel par inch) ou ppp (pixel par pouce) : réfère à l'affichage sur écran
* dpi (dot par inch) ou ppp (point par pouce) : réfère à l'impression sur papier
faire attention aux abréviations françaises !!!

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MACRO, MICRO, PROXY-PHOTOGRAPHIE, QUELLE DIFFÉRENCE ?

Question :
[...] J'ai une question à vous poser mais je ne sais pas comment la poser car je suis perdu dans les termes. J'aimerais faire de la photo de petits insectes en gros plan mais pour choisir le matériel indispensable, je suis perdu. On trouve des objectifs micro et des objectifs macro mais aucun objectif proxy. Pourriez vous m'éclairer ? [...]

Réponse :

Encore une excellente question ! Et je comprends totalement votre désarroi ! Il y a souvent beaucoup de confusion parmi les nouveaux photographes (mais pas que) sur les différences entre macrophotographie et microphotographie et la différence entre chaque genre de photographie.

Si la définition de chaque terme est très claire et exclusive, le doute, une fois de plus est introduit par les fabricants de matériel photographique. Pour commencer, pour les marques, la microphotographie et la macrophotographie renvoient généralement à la même chose. Nikon nomme sa gamme d'objectifs macro avec le mot "micro", par exemple, l’objectif macro de Nikon appelé AF-S VR Micro-Nikkor 105 mm f/2,8G IF-ED : notez le terme micro dans ce nom. Canon, d’autre part, appelle sa gamme d'objectif macro avec le mot "macro", par exemple, l’objectif macro de Canon est appelé macro EF 100 mm f/2,8. J'avoue que face à tout cela il y a moyen d'y perdre son latin !!!...

À quoi se réfèrent donc les termes macro, micro et proxy en matière de photographie ? À la même chose qu'au dehors de la photographie...
Le mot macro signifie grand.
Le mot micro signifie petit.
Le mot proxy signifie proche.
Alors, comment se fait-il que ces termes soient liés en apparence ? Si le sujet que vous photographiez est petit et que vous souhaitez l'agrandir, vous obtenez une vue «macro» d'un sujet «micro». Et si, pour obtenir cet agrandissement, vous vous approchez de votre sujet, vous pratiquer une «proxy» photographie d'un sujet «micro» pour obtenir un cliché «macro»... Tout cela ne veut strictement rien dire ! C'est du détournement de terminologie inventé par des incultes pour des supposés incultes !...

La réalité des choses est bien plus précise. La différence est bien moins nébuleuse et je vais vous la livrer ici :
→Micro = petit : La microphotographie consiste à photographier des éléments de très petite taille. Éléments si petits qu'il faut utiliser une loupe à très fort grossissement voire un microscope pour voir le sujet à photographier. La microphotographie est donc la photographie qui se pratique en fixant un appareil photo, via un adaptateur, sur une loupe binoculaure de fort grossissement ou sur un microscope. L'objet sera donc grossi de 100 à 1.000.000 de fois sa taille sur le film ou le capteur.
→Macro = grand : La macrophotographie consiste à faire un grossissement plus ou moins important d'un objet visible sans matériel spécifique. La macrophotographie nécessite l'utilisation d'un objectif particulier ou d'accessoires particuliers (bagues allonge, soufflet, bagues d'inversion, bagues d'association, etc... voir ici). On parle de macrophotographie dès que l'on reproduit un objet à sa taille réelle (1:1 = un objet d'1cm dans la vraie vie sera représenté par une image de 1cm sur le film ou le capteur) ou à un multiplicateur de sa taille réelle (2:1 = un objet d'1cm dans la vraie vie sera représenté par une image de 2cm sur le film ou le capteur)
→Proxy = proche : Si vous voulez photographier un détail d'un sujet visible sans matériel spécifique, quelle que soit sa taille, il vous suffit d'utiliser votre objectif classique (habituel), de le régler à sa distance de mise au point minimale et de vous approcher de votre sujet jusqu'à en être séparé de cette distance. On peut même espérer un grossissement plus important en diminuant la distance de mise au point via des compléments optiques à adapter aux objectifs classiques.

Donc, on voit bien maintenant où se situe la différence :
En proxyphotographie, on ne grossit pas le sujet, on "extrait" une partie d'un sujet visible à l'œil nu (macroscopique) pour la reproduire sur le film ou le capteur. En macrophotographie, on grossit un sujet visible à l'œil nu (macroscopique) de façon plus ou moins importante pour le reproduire au moins à sa taille réelle sur le film ou le capteur. En microphotographie, on grossit énormément un sujet invisible à l'œil nu (microscopique) pour le reproduire sur le film ou le capteur.

La microphotographie étant généralement "réservée" aux scientifiques, les amateurs ne s'y intéressent pas vraiment. Pour les deux autres approches, l'amateur devra se méfier au moment de s'équiper en objectif "macro". Un objectif macro est un objectif très cher (pour des raisons que je ne développerai pas, cela n'a pas de grand intérêt dans le cadre de cet article !) et... graver le mot "macro" sur un objectif est facile et pas cher !... Vous voyez où je veux en venir ? Eh oui, l'immense majorité des objectifs marqués "macro" que vous trouverez n'auront de "macro" que le nom !!! Un vrai objectif macro doit permettre une reproduction à l'échelle 1:1 ou supérieure (2:1, 3:1, etc.) mais vous trouverez des faux objectifs "macro" ! Les plus honnêtes préciseront leur grossissement, systématiquement inférieur à 1:1 (1:2, 1:3, etc.). Ces "faux" objectifs macro sont des objectifs classiques qui offrent une position de mise au point minimum beaucoup plus courte... il s'agira donc d'objectifs "proxy" !...

Donc, pour conclure en simplifiant : si vous utilisez un microscope vous faites de la microphotographie. Si vous grossissez un sujet visible à l'œil nu à 1:1 ou plus (2:1, 3:1, etc.) avec un vrai objectif macro, vous faites de la macrophotographie. Si vous ne grossissez pas un sujet mais en conservez simplement une zone en vous approchant, que vous utilisiez un objectif classique ou un "faux" objectif macro à "grossissement" inférieur à 1:1 (1:2, 1:3, etc.), vous faites de la proxyphotographie.

Voilà, j'espère que tout cela est plus clair pour vous maintenant !... La différence tient uniquement dans le grossissement, la distance de mise au point n'est pas un critère ! La distance de mise au point est uniquement fonction de la focale : un objectif macro (1:1) de 50mm devra s'approcher plus près du sujet qu'un objectif proxy (1:4) de 150mm (ou d'un objectif permettant une distance de mise au point plus courte à focale identique) !...

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COMMENT MÉMORISER L'ÉCHELLE DES DIAPHRAGMES ?

Question :
[...] Je fais de la photo numérique depuis deux ans. J'utilise toujours des automatismes. J'ai débuté en mode "programme tout automatique" et je suis actuellement plus "automatisme partiel" (priorité ouverture ou priorité vitesse). J'aimerais essayer de faire de la photo en mode "manuel" comme vous nous le proposez souvent. Mais je suis confronté à un énorme problème qui me bloque pour le passage au mode "manuel". En "automatique priorité ouverture", je sais que plus le chiffre en dessous du "f/" est petit et plus l'ouverture est grande (et inversement) et cela me suffit. En manuel, je pense que cette connaissance est insuffisante. J'ai lu tous les articles que vous avez écrit sur le sujet, ils étaient plus ou moins clairs mais je suis toujours coincé, je n'arrive pas mémoriser cette p***** d'échelle. Auriez-vous une astuce pour m'aider ? [...]

Réponse :

D'abord, je dois dire que je suis heureux d'apprendre que mes articles traitant de l'ouverture du diaphragme ne sont pas aussi simples à comprendre que je l'espérais... cela me poussera à simplifier encore plus à l'avenir... dommage que votre retour arrive si longtemps après la publication de mes explications. Ce constat me stimule donc encore plus à répondre à votre question.

Ceci étant dit, savoir que plus le nombre dénominateur est petit et plus le diaphragme est grand ouvert et que plus le nombre dénominateur est grand et plus le diaphragme est fermé est déjà une grande connaissance ! Je dirais même que cette connaissance peut être largement suffisante pour travailler en manuel...

Mais j'ai bien compris ce que vous vouliez dire par mémoriser l'échelle des valeurs de diaphragme : vous savez que passer d'une vitesse de 1/100è à une vitesse de 1/200è correspond à la diminution de la quantité de lumière équivalente à 2x et que pour compenser cette perte de lumière vous voulez savoir de quelle valeur de diaphragme à quelle autre valeur il faut passer. Il est vrai que l'échelle des vitesses ne pose pas de problème.

Ah, tous ces nombres étranges qui n’ont aucun sens… En fait, ils ont un sens évident si l’on examine les racines carrées des puissances de deux, ce que vous avez pu lire dans mes autres articles sur le sujet. Mais aujourd'hui, avec votre question, je comprends que cette voie ne facilite vraiment pas la vie de quiconque !...

Je vais donc vous proposer une petite astuce pour vous souvenir de l’échelle complète des valeurs de diaphragme en utilisant seulement deux chiffres : 1 et 1,4 !... J'espère que cela sera plus facile, même si vous serez toujours obligé de calculer un peu mais uniquement en multipliant par 2... plus de puissance, plus de racine carrée !!!

Le secret de la méthode consiste à créer une série de nombres commençant par ces deux nombres. Ensuite, les nombres suivants seront les deux nombres précédents multipliés par deux.

Nous aurons donc :
→ 1 et 1,4
Puis nous multiplions ces nombres par 2 : 1x2 = 2 et 1,4x2 = 2,8.
→ 1 - 1,4 - 2 - 2,8
Puis on continue en multipliant par 2 : 2x2 = 4 et 2,8x2 = 5,6
→ 1 - 1,4 - 2 - 2,8 - 4 - 5,6
Et ainsi de suite en multipliant par 2 : 4x2 = 8 et 5,6x2 = 11,2 mais on n'utilise plus que les valeurs entières après 8. Pourquoi ? Aucune idée ! Est-ce débile ? Oui ! Pourquoi accepter 1.4, 2.8 et 5.6 et pas 11.2 ou 22.4 ? Si quelqu'un le sait, merci de m'éclairer...
→ 1 - 1,4 - 2 - 2,8 - 4 - 5,6 - 8 - 11 - 16 - 22 - 32 - 44 - 64 - 88 - 128 etc, etc, etc...

Notez que pour internationaliser l'échelle, on a transformé les virgules en points :
→ 1 - 1.4 - 2 - 2.8 - 4 - 5.6 - 8 - 11 - 16 - 22 - 32 - 44 - 64 - 88 - 128 etc, etc, etc...

Avec tout cela vous saurez que si vous ne récupérez que la moitié de la lumière en passant d'une vitesse 1/100è à 1/200è, vous pourrez obtenir la même exposition si vous passez (par exemple) de f/44 à f/32 !!!

Si une valeur de diaphragme ne se retrouve pas dans cette série, c'est qu'il s'agit d'une fraction de diaphragme. Ce sera le cas des f/1.7 ou f/1.8 ou f/3.5 ou f/6.3 et autres, que l'on trouve souvent gravé sur les objectifs.

Franchement, j'espère que cette technique sera plus pratique pour vous, car là, je pense que je ne pourrai pas simplifier plus... si ce n'est que vous proposer de copier toute l'échelle sur un bout de carton ou sur votre smartphone...

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PERPLEXE FACE AUX VALEURS ISO ?

Question :
[...] Je ne fais que de la photo numérique, j'utilise principalement les modes automatiques (Program/Priorité diaphragme/Priorité vitesse) et j'ai réglé mon ISO à la valeur "Auto" car je ne suis pas très sûr d'avoir compris toutes les subtilités de l'ISO. Tout ce que j'ai retenu c'est que plus l'ISO est élevé et plus j'ai du bruit donc l'intérêt d'un réglage de l'ISO est très limité, autant le laisser sur 200 (le minimum) ou sur "Auto" comme je fais. Mais si je veux évoluer, j'ai bien peur de devoir en savoir un peu plus. Pourriez-vous m'éclairer ?[...]

Réponse :

Même si l'ISO (comme vous dites, en réalité vous devriez parler de "sensibilité" ou de "valeur de sensibilité" ou de "valeur ISO") est un des trois principaux facteurs qui font ou défont une photographie, c'est en effet l'enfant pauvre de l'exposition. L'ISO (j'utilise votre vocable à dessein) flotte quelque part, solitaire et perdu entre la vitesse d'obturation et l'ouverture, ses frères et sœurs plus dynamiques et intéressants.

Mais la compréhension et le contrôle de la valeur ISO est tout aussi crucial pour réussir de bonnes images que l'ouverture du diaphragme et la vitesse d'obturation, en particulier à l'ère des appareils photo numériques dans lesquels la sensibilité ISO est si immédiatement commutable (avec le film, il n'y avait qu'une seule valeur ISO par rouleau de film). Il n'y a aucune raison d'être intimidé par les valeurs ISO. Le concept, une fois illustré, est simple et sa compréhension améliorera les images de tout photographe.

Qu'est-ce que la valeur ISO ? Aux débuts de la photographie, une norme a été recherchée pour désigner la sensibilité (on dit aussi la vitesse) du film photographique, c'est-à-dire la sensibilité d'un film à la lumière. Si vous avez lu ma rubrique (ici), vous savez déjà qu'il y a eu de nombreuses normes très différentes (ISO, DIN, ASA, GOST —en fait « ГОСТ » puisque c’était l’unité soviétique—, Scheiner, Weston…). L'American Standards Association (ASA) a établi un système largement utilisé, tout comme le Deutsches Institut für Normang (DIN) allemand. Ces échelles étaient abrégées respectivement ASA et DIN, et elles ont été utilisées dans le monde entier pendant de nombreuses années (une vérité évidente pour quiconque a regardé un vieil appareil photo argentique sur lequel les échelles de conversion peuvent souvent être trouvées).

Dans les années 1980, ces échelles ont été remplacées par les normes établies par l'International Standards Organisation (ISO) qui s'est basé sur un couple de normes antérieures ISO = ASA/DIN, c'est ainsi que 100 ISO est défini comme 100 ASA/21 DIN ou 100/21°. Aujourd'hui, nous suivons cette échelle pour mesurer la sensibilité du film, d'où l'erreur de langage utilisant l'abréviation «ISO» et les chiffres qui suivent pour parler de la sensibilité du film (ou du capteur numérique). La valeur de l'ISO (comme trop de monde dit, quelle horreur ! En réalité "la valeur ISO") utilisée pour caractériser un film est différente de la valeur utilisée pour quantifier la sensibilité d'un capteur numérique, mais les principes pratiques des deux échelles sont les mêmes quelle que soit leur individualité. Il est d'ailleurs intéressant de remarquer que les amateurs venus à la photo dans le monde numérique parle de "l'ISO" et que les "vieux" venus à la photo dans le monde argentique parlent de "Valeur ISO" en faisant référence à la sensibilité d'un capteur numérique et parlent de "Valeur ASA" en faisant référence à la sensibilité d'un film !!!

Voyons quel est l'impact du nombre d'ISO comme vous dites aujourd'hui (ce qui ne veut strictement rien dire, il faut parler de "la valeur ISO" !!!) sur les photos. En termes plus simples, la sensibilité à la lumière d'un support d'image est indiquée par un nombre ISO. Avec les capteurs numériques et les films, plus la valeur ISO est élevée, plus le film ou le capteur est sensible à la lumière. Cela signifie que toutes choses étant égales par ailleurs (temps d'exposition, valeur d'ouverture et lumière ambiante d'une scène), un film de 800 ISO absorbera plus de lumière qu'un film de 100 ISO et affichera donc une scène plus lumineuse (claire). Le principe est le même avec les appareils photo numériques. La définition d'une valeur ISO plus élevée signera l'augmentation de la sensibilité à la lumière du capteur de l'appareil photo, tandis que des valeurs inférieures signeront une diminution de cette sensibilité.

Bien que les valeurs ISO élevées permettent des captures plus faciles (voire tout simplement possibles !) dans des situations de faible luminosité, elles ont un coût. Dans le film photographique, les particules de matériau sensible à la lumière (les sels d'argent) en suspension dans une émulsion sont ce qui réagit à la lumière et fait apparaître l'image après son développement, donc les films plus sensibles nécessitent un nombre plus important de sels d'argent donc un grain plus gros. Cette utilisation de grains plus gros rend chaque grain individuel plus visible, ce qui donne des photos granuleuses à des valeurs ISO élevées.

L'augmentation de la valeur ISO du capteur d'un appareil photo numérique s'accompagne également d'un compromis sur la qualité de l'image. Ces anomalies numériques se manifestent sous forme de bruit d'image. Ce bruit se présente sous la forme de pixels colorés les plus visibles dans les zones sombres d'une image à faible luminosité et haute valeur ISO. Assimilable aux tirages (agrandissement) de film à "gros grain" (= à valeur ISO élevée), le bruit numérique n'est pas souhaitable. Là où le grain argentique donne du "volume" à la photo (effet bénéfique), le bruit numérique n'est qu'une pollution de pixels brillants colorés qui dénaturent la photo finale...

Une scène plongée dans la même quantité de faible luminosité, avec les paramètres d'ouverture et de vitesse d'obturation restés les mêmes, le seul changement du réglage de la valeur ISO sur un appareil photo numérique donnera une photo sous exposée, bien exposée ou surexposée !!!...

La sensibilité ISO —en numérique— commence normalement à une valeur de base, généralement autour de 100 ou 200, et augmente sur toute l'échelle avec un rapport de deux. Une séquence de valeur ISO typique serait : 100, 200, 400, 800, 1600, 3200, 6400 etc. (les boîtiers numériques d'aujourd'hui peuvent atteindre des valeurs de centaines de milliers). À chaque augmentation incrémentielle de l'échelle, la sensibilité effective double : une valeur ISO de 800 correspond donc à une sensibilité deux fois supérieure à celle correspondant à une valeur ISO de 400. Ces informations peuvent sembler de peu d'intérêt en termes pratiques jusqu'à ce que l'on se rende compte que cela influence directement le temps nécessaire pour capturer une quantité de lumière définie.

Meilleures pratiques :
Alors, comment un photographe sait-il quand utiliser une valeur ISO faible ou élevée ? En règle générale, il est préférable de toujours utiliser la sensibilité ISO la plus basse possible afin d'obtenir la meilleure qualité d'image et les détails les plus nets (par absence de bruit). En pleine lumière, pendant la prise de vue en studio ou lorsque vous utilisez un trépied, maintenez le réglage de la valeur ISO aussi basse que possible. Cela donnera des images magnifiques avec des noirs riches et un excellent contraste.

Les prises de vue à main levée commencent à vous exposer à un risque de bouger à une vitesse d'obturation d'environ 1/60e de seconde, donc lorsque la lumière commence à diminuer, il est temps d'augmenter la valeur ISO. Augmentez la valeur ISO progressivement jusqu'à ce que la sensibilité soit suffisamment élevée pour permettre des captures nettes avec une vitesse d'obturation relativement rapide. Les appareils photo numériques modernes sont si efficaces pour éliminer le bruit à haute valeur ISO que des images de qualité peuvent être produites même dans les plages les plus élevées, mais le photographe doit être conscient que chaque augmentation de la valeur ISO entraîne une augmentation du bruit.

Un progrès notable dans l'ère numérique a été l'avènement du réglage Auto-ISO personnalisable (ce que vous semblez utiliser). Ce système relativement nouveau est mis en œuvre dans de nombreux appareils photo reflex numériques et sans miroir modernes et il permet au photographe de dicter le comportement de la fonction Auto-ISO de l'appareil photo. Le photographe peut maintenant définir la sensibilité par défaut, limiter la valeur maximale autorisée pour la sensibilité ISO et la vitesse d'obturation minimale autorisée. Bien que la définition intelligente de ces paramètres puisse résoudre efficacement le problème lié à la sensibilité ISO, il est toujours crucial de comprendre les principes de la sensibilité exprimée en valeur ISO. Comme pour tout en photographie, trouver l'équilibre est la clé. Les bons photographes savent comment manipuler le réglage de la valeur ISO de leur appareil photo pour obtenir le bruit le plus faible possible, tout en permettant des vitesses d'obturation suffisamment rapides pour capturer des images nettes. Une compréhension complète de la sensibilité ISO et de son impact sur les images est cruciale pour la photographie créative. Cette connaissance peut faire la différence entre capturer une photo utilisable ou ne rien obtenir du tout...

Donc, en un mot comme en cent, je dirai que, globalement, vous avez compris ce qu'il faut comprendre de la sensibilité. Pour ce qui est de replacer la valeur ISO dans le triangle de l'exposition (chercher ici), tout ce qu'il faut retenir est que si vous augmentez la sensibilité ISO, vous pouvez augmenter la vitesse et/ou fermer le diaphragme et si vous diminuez la sensibilité ISO, vous devrez diminuer la vitesse et/ou augmenter l'ouverture du diaphragme.

Relisez tous les articles traitant de la sensibilité ISO (chercher ici), vous verrez que vous remettrez les éléments en place et tout va subitement s'éclaircir...

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OBJECTIF CATADIOPTRIQUE

Question :
[...] J'ai découvert dans votre site l'existence d'objectifs catadioptriques (le АРСЕНАЛ / АРСАТ 500mm f/8.0(ARSENAL/ARSAT) Remanié par HARBLEI). Je ne connaissais pas. Pouvez vous me dire ce que c'est ?[...]

Réponse :

Effectivement, il existe un type bien particulier d'objectifs qui ne datent pas d'hier et qui étaient même très à la mode dans les années 1970. Je pense qu'aujourd'hui ils ont tous disparus (sauf celui dont vous parlez et peut-être quelques autres —coréens ou chinois peut-être—).

D'abord, qu'est-ce qu'un objectif catadioptrique ? C'est un objectif qui n'est pas constitué de lentilles ! Impossible ? Pas du tout !... Il est constitué de miroirs ! En fait, on les appelle également objectifs à miroirs quand catadioptriques écorche trop la langue... Ils fonctionnent comme les téléscopes en fait. Voici, face à face un schéma de la composition d'un objectif classique et d'un objectif catadioptrique :

Catadioptrique
Classique

Que remarque-t-on dans l'objectif catadioptrique ?
- lentilles remplacées par miroirs (et beaucoup d'air !)
- absence de diaphragme
- le faisceau lumineux est "replié" deux fois à l'intérieur de l'objectif

Qu'est-ce que cela veut dire ?
- objectif de longue focale uniquement (de 500 à 2000mm)
- objectif très sombre, il doit être d'un diamètre important (pour capturer le plus de lumière possible)
- objectif de faible longueur
- objectif de poids ridicule
- absence de diaphragme (impossible à insérer du fait de sa conception)

D'où :
Avantages :
- court et peu encombrant
- très faible poids
- très peu cher
Inconvénients :
- objectif sombre (f/8 est "rapide" pour un catadioptrique)
- toujours à pleine ouverture (il n'y a pas de diaphragme)
- profondeur de champ longue (mais contre balancée par la distance focale)
- bokeh très particulier (et pas très "classe") en forme de croissants de lune

Voilà, en gros, vous savez tout sur les objectifs catadioptriques.

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REFLEX NUMÉRIQUE PENTAX ET M42, L'UNIVERSALITÉ ?

Question :
[...] J'ai *hérité* de toute une collection de Pentax à vis, reflex, objectifs et accessoires. par contre je n'ai pas envie d'apprendre la photographie sur film trop chère et trop compliquée, si j'achète un reflex numérique pentax je pourrai économiser sur tout ce que j'ai reçu gratuitement si j'ai bien compris ce que vous dites dans votre site sur l'universalité de Pentax dans le temps  ? [...]

Réponse :

Effectivement, on pourrait parler d'universalité. Un reflex numérique Pentax actuel peut utiliser, via un adaptateur (cherchez ici), tout ce qui était proposé par Pentax depuis ses débuts... Mais pour être honnête (et complet), adaptateur pour adaptateur, on peut obtenir la même universalité avec les compacts à objectifs interchangeables de toutes marques...

Cela dit, il faut toutefois apporter quelques précisions :

•les capteurs actuels bourrés de "pixels" ne peuvent pas forcément fournir le meilleur d'eux-mêmes avec des objectifs anciens (cela est valable pour les reflex Pentax mais également les COI). Bien sûr, je milite pour l'utilisation des objectifs anciens avec des capteurs actuels (même bourrés de "pixels") qui permettent d'obtenir d'excellentes images avec un petit arrière-goût vintage, donc oui, on peut parfaitement se contenter d'acheter un boîtier...
•utiliser des objectifs anciens limite les capacités du boîtier actuel aux capacités de l'objectif ancien !... Oubliez l'autofocus, oubliez le mode tout automatique, le mode programme, le mode auto priorité vitesse, oubliez la mesure multizone ou spot, etc...
•en plus, je dois vous raconter l'expérience malheureuse d'un photographe amateur dans votre situation : il a installé son soufflet M42 sur son adaptateur Pentax et fixé le tout sur son boîtier reflex numérique Pentax... Super ! Il a fait de la macro à grossissement 1:1 et même bien plus !!! Puis est arrivé le moment de séparer le soufflet du boîtier ! Si la baïonnette permet de retirer l'objectif ou l'accessoire en 1/4 de tour, il faut plusieurs tours pour séparer une vis M42 de l'adaptateur... et, les reflex numériques, contrairement aux reflex argentiques, embarquent un flash au-dessus du prisme... la face avant n'est pas plate !!! Impossible de dévisser le soufflet !!! Après 1/2 tour de vis, le soufflet buttait contre le bosselage du prisme/flash de son boîtier numérique !!! Résultat des courses ? Il n'y avait plus que 3 choix possibles : 1) Transformer définitivement le reflex en matériel macro !... 2) Détruire le reflex pour démonter le soufflet !!! 3) Détruire le soufflet !!! Il a choisi la 3ème solution, bien sûr, mais c'est bien dommage !!!

Conclusion, universalité, oui et non ! Vous ne m'avez pas indiqué de quels accessoires vous avez "hérité", donc, si les dimensions de vos accessoires permettent de tourner sur 360° sans se bloquer sur votre reflex, OK, tout va bien, sinon, il vous faudra acheter un adaptateur pour chaque accessoire ne pouvant pas tourner sur 360° et de les coller définitivement et, du coup, de ne plus pouvoir les utiliser sur un boîtier M42... c'est plutôt bête !!!

Si vous vous lancez dans l'expérience, très bien, mais ne fixez rien sur votre reflex numérique avant d'avoir bien observé les limitations physiques... Ne montez jamais l'accessoire sur l'adaptateur avant de l'installer sur le reflex, faites le contraire ! Installez l'adaptateur sur le reflex et vissez-y l'accessoire M42... si vous n'y parvenez pas, vous ne l'utiliserez pas, au moins vous ne tuerez ni votre boîtier, ni votre accessoire !!!...

Pour finir, sachez qu'il n'est pas plus simple ni moins cher d'apprendre la photo avec un boîtier numérique qu'avec un boîtier argentique ! Vous avez tout le matériel qu'il faut, donc, investissement = zéro... Le prix des films et des développements ? Vous pouvez vous en offrir pour 100 ans avec le prix d'un reflex numérique actuel (ou d'un COI !)... Réfléchissez bien !!!

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ÉVALUER L'OUVERTURE DE SON STÉNOPÉ

Question :
[...] J'ai lu avec beaucoup d'attention les articles traitant du sténopé dans votre site, je pensais avoir tout compris jusqu'au moment où j'ai vu votre tableau de calcul du temps d'exposition pour son sténopé. Il faut connaitre ou évaluer son ouverture ! J'ai fabriqué le mien à l'aide d'une pointe d'aiguille et je ne possède pas d'outil de mesure suffisamment précis pour mesurer la taille du trou ! Comment faites-vous pour évaluer le temps d'exposition ? [...]

Réponse :

Effectivement, je pensais vous avoir donné tous les tuyaux pour fabriquer un sténopé mais j'avais zappé ce détail ! Le problème est que votre question est incomplète... vous ne m'avez pas précisé si vous comptiez l'utiliser sur un boîtier numérique ou sur un boîtier argentique. Pourtant ça change tout ! Je vais donc envisager les deux cas :

→ Sur un boîtier numérique : vous vous placez en mode tout automatique (ISO Auto, Exposition Auto) et vous shootez sans vous poser plus de question.

→ Sur un boîtier argentique : la sensibilité ISO est fixe et dépend du film installé et il est très probable que le posemètre intégré au boîtier jette l'éponge avec une ouverture si petite ! Généralement, on crée un trou au laser dont on connait le diamètre et le problème est résolu. Pour qui fabrique un sténopé avec les moyens du bord (type aiguille), il faut prendre le problème à l'envers... Il faut donc mesurer ou évaluer le diamètre du sténopé déjà créé. En effet, je ne connais pas non plus d'outil de mesure aussi précis... Mais notre matériel photo et/ou notre chaine informatique peut nous aider. Voyons cela.

- utilisation de notre matériel photographique :
Si vous possédez un objectif macro à grossissement 1:1, vous pouvez faire une photo de votre sténopé et utiliser la photo dans le schéma évaluation de l'ouverture du sténopé. Si vous ne possédez pas de matériel permettant un grossissement 1:1, notez dans un coin le grossissement utilisé pour effectuer les corrections nécessaires.

- utilisation de notre matériel informatique :
Scannez votre sténopé. Choisir une résolution de scanner identique à la résolution d'écran si vous possédez un logiciel graphique simple. Si vous possédez Photoshop, GIMP ou autre, sélectionnez une résolution de scanner de 100 ppi (par exemple). Avec Photoshop and Co, affichez votre image scannée à la même résolution (100 ppi par exemple), avec un logiciel simple ne vous posez aucune question.

J'ai créé, pour la démonstration, un sténopé à l'aide d'une aiguille dans une simple feuille de papier. Je l'ai scannée à 100 ppi et voilà le résultat :


il s'agit d'une découpe de la feuille de papier à taille réelle pour repérer le trou de sténopé
(impossible à voir sur un A4 complet !)

Vous me direz qu'on ne peut rien faire avec ça (!!!) et vous avez raison ! Pour poursuivre la procédure, je vais donc zoomer 16x l'image du sténopé et inverser les couleurs pour mieux vous montrer le raisonnement :


voilà la même image (encore recadrée) grossie 16x et en négatif

- évaluation de l'ouverture du sténopé :
Sur mon scan zoomé 16x, on peut voir le nombre de pixels (les carrés colorés) qui forment le trou du sténopé : diamètre du trou = 3 pixels.

Mon image est scannée à 100 ppi, c'est à dire que 100 pixels représentent un diamètre de 1 inch, soit 25,4mm. Mon trou fait 3 pixels de diamètre donc mon trou est de (25,4x3)/100 = 0,762mm.

L'ouverture de diaphragme se définit par f/x soit la focale divisée par le diamètre du trou donc, si vous devez utiliser votre sténopé comme un objectif de 50mm de focale (distance film-trou = 50mm dans le cas d'un sténopé), l'ouverture de diaphragme de votre sténopé sera : f/x = 50/0,762 d'où x = 50/0,762 = 65,617 donc ~f/66.

Mais f/66 n'est pas une valeur de diaphragme entière ! Donc, soit vous vous lancez dans des calculs supplémentaires, soit vous utilisez la valeur inférieure la plus proche (f/64 dans le cas de mon exemple). Puisqu'un film a une latitude de pose assez large et qu'en plus il apprécie la surexposition, vous serez pile poil !...

Si vous avez utilisé votre appareil photo numérique pour évaluer la taille du trou, vous travaillerez en 72 ppi et il faudra tenir compte de l'éventuelle correction de grossissement si vous n'aviez pas un grossissement de 1:1. Sinon, le raisonnement est strictement le même...

Bien sûr ce trou a été fait à l'arrache, un vrai sténopé est bien moins gros, mais le raisonnement est le même !!!...

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ENTRETIEN DU MATÉRIEL

Question :
[...] Je ne sais jamais comment entretenir mon matériel efficacement. Je lis des tas de choses sur internet et il n'y a pas deux sites qui disent la même chose. Ce que j'apprécie le plus dans votre site c'est que vous voyez les choses de manière originale et pratique et comme vous possédez pas mal de matériel vous devez avoir surement une technique simple et efficace. Pouvez-vous m'expliquer comment vous faites ? [...]

Réponse :

Merci de reconnaitre ma façon souvent originale —et efficace— de faire les choses. Malheureusement je ne suis pas un mètre étalon, je ne puis vous donner que ma façon de faire les choses et qui n'est pas forcément la meilleure (!!!) mais, quoi qu'il en soit, dans la mesure où je n'ai pas (encore) eu de problème à déplorer, je pense que ma technique doit être efficace. Donc préparez-vous à découvrir une technique simplissime !

L'entretien du matériel photographique ne présente aucune difficulté particulière s'il est soigneux et régulier. L'idéal est d'enfermer son matériel dans un sac photo ou une besace photo de manière à le laisser à l'abri de la poussière et ainsi espacer les entretiens. Personnellement, aimant le matériel photo pour ce qu'il est (en plus du plaisir de l'utiliser), je ne peux pas concevoir de le laisser enfermé... donc je l'expose sur des étagères de façon à le contempler régulièrement (et le plaisir de faire mon choix avant chaque shooting)... ce qui se paye pas un entretien beaucoup plus fréquent !...

Personnellement (j'insiste sur la non universalité !) je limite l'entretien à sa portion congrue. Ayant la chance de vivre dans une région plutôt humide, la poussière (qui reste ZE ennemi du matériel photo) ne résiste pas à l'entretien classique de la maison et donc ne va pas (trop) s'attaquer à mon matériel photo. Généralement je ne m'impose pas plus d'un entretien par mois (parfois moins). Envisagez-en plus si vous vivez dans des régions poussiéreuses ou sablonneuses...

Mon matériel de nettoyage est aussi simple que mon nettoyage lui-même : un pinceau à poils de soie et un torchon de microfibres (spécifiquement réservés à cette tâche !) ainsi qu'un flacon d'eau déminéralisée (l'eau du robinet est très calcaire chez moi). Point final !...

Avant toute chose, il va falloir envisager deux sous-rubriques, le matériel argentique et le matériel numérique. Même si cela ne fait pas sens de prime abord, il y a tout de même une différence fondamentale entre les deux mondes !...

→ Le matériel argentique
☻ dépoussiérage méticuleux au pinceau sur toutes les surfaces en insistant bien sur tous les coins et les recoins —et Dieu sait qu'il y en a des recoins sur le matériel photo—.
☻ nettoyage au torchon de microfibres humidifié —pas mouillé— à l'eau déminéralisée.
☻ séchage minutieux au torchon de microfibre.
☻ examen minutieux de l'habillage de simili-cuir à la recherche de décollement. Un point de colle est appliqué en cas de besoin.
☻ mobilisation sur toute la longueur de l'échelle de toutes les bagues (mise au point, diaphragme, + zoom, + vitesse si obturateur central) des objectifs ainsi que de tous les boutons du boîtier.
☻ déclenchement à toutes les vitesses puisque la mécanique souffre plus de l'inactivité que du fonctionnement.
☻ si l'objectif est équipé de contacts électriques, je les nettoie de la même manière.
☻ une fois tous les trois entretiens, j'effectue un nettoyage interne des boîtiers. Attention, en cas d'utilisation d'un boîtier en extérieur en milieu sale, sableux ou poussiéreux, j'effectue un entretien complet au retour du shooting de façon à ne pas laisser de saletés s'incruster dans mon matériel.
☻ c'est tout !


Tout n'y est pas (il manque encore quelques moyen formats, les grand formats et quasiment tous les objectifs) !...
Autant avouer tout de suite qu'une « séance d'entretien de base » dure de 3 à 4 heures !!!

→ Le matériel numérique
☻ dépoussiérage méticuleux au pinceau sur toutes les surfaces en insistant bien sur tous les coins et les recoins —et Dieu sait qu'il y en a des recoins sur le matériel photo—.
☻ nettoyage au torchon de microfibres humidifié —pas mouillé— à l'eau déminéralisée.
☻ séchage minutieux au torchon de microfibre.
☻ examen minutieux de l'habillage de simili-cuir à la recherche de décollement. Un point de colle est appliqué en cas de besoin.
☻ mobilisation sur toute la longueur de l'échelle de toutes les bagues (mise au point, + diaphragme, + zoom) des objectifs ainsi que de tous les boutons du boîtier.
☻ dans la mesure où le boîtier numérique est un véritable aspirateur à poussière, moins il est ouvert et mieux c'est ! Quand je dis ouvert, j'entends la trappe de batterie, la trappe de carte mémoire et le retrait de l'objectif. Donc, je me limite au nettoyage des contacts électriques des boîtiers et des objectifs suivant la même procédure en prenant soin de laisser l'ouverture du boîtier dirigée vers le bas de manière à ne pas récupérer d'éventuelles poussières en suspension dans l'air qui se déposeront sur le capteur !!!...
☻ je ne pénètre à l'intérieur des boîtiers numériques uniquement si le capteur est sale ("taches" sur les photos). J'effectue un simple nettoyage par aspiration des saletés accumulées sur le capteur et j'en profite pour effectuer une aspiration de l'intérieur de la chambre d'exposition. Vous pouvez trouver ma technique de nettoyage interne des boîtiers numériques ainsi que le matériel que j'utilise sur une autre page, vous pouvez chercher ici.
☻ Attention, en cas d'utilisation d'un boîtier en extérieur en milieu sale, sableux ou poussiéreux, j'effectue un entretien complet au retour du shooting de façon à ne pas laisser de saletés s'incruster dans mon matériel.
☻ c'est tout !

Voilà, j'espère que ma technique pourra vous inspirer puisqu'il n'est pas question de vous imposer quelque technique que ce soit !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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TIRER, TIRER ET TIRER ENCORE...

Question :
[...] Je suis très surpris de lire dans vos pages des phrases stimulant à tirer beaucoup ! Vous êtes probablement le seul sur internet à essayer d'éviter le gaspillage et la surconsommation ! Pourquoi vouloir nous pousser à tirer à tout bout de champ ? J'espère que ce n'est pas pour nous pousser à atteindre rapidement le nombre maximum de déclenchements possibles... [...]

Réponse :

OH NON ! J'espère que votre dernière remarque relève de l'humour ou de l'effet de style ! Je n'ai jamais eu (et je n'aurai jamais) de prise d'intérêt avec aucune marque ou aucun fabricant ! Et, comme vous le signalez aussi, je me bats contre le gaspillage et la surconsommation !... Alors, pourquoi vous stimuler à tirer à tout va ? Pour plusieurs raisons en fait.

→ Si vous utilisez un vieil appareil photo argentique, vous ne parviendrez jamais au nombre maximum de déclenchements possibles. Si vous utilisez un appareil argentique plus récent (de 1980~2000), le nombre maximum de déclenchements possibles est de moins en moins élevé mais vous ne parviendrez jamais à venir à bout de ces déclencheurs électroniques. Si vous utilisez un appareil photo numérique, le nombre maximum de déclenchements avant panne dépasse allègrement les 50.000 (et peut dépasser les 500.000) !... Croyez-vous franchement que vous allez faire plus de 10.000 déclenchements par an ? Ça fait tout de même plus d'une trentaine de déclenchements au grand minimum chaque jour de l'année... ce qui ferait de vous autre chose qu'un simple amateur !...

→ Si vous faites de la photo en vitesse (relativement) lente à main levée, vous aurez toutes les chances d'obtenir des photos d'une netteté discutable due aux vibrations du miroir (avec reflex uniquement... il n'y a pas de miroir dans les compacts à objectifs interchangeables ou COI ou hybrides). Pour limiter ces risques de manque de netteté, aussi paradoxal que cela puisse paraitre, shooter en courtes rafales est LA solution !...

→ Enfin, et surtout, posez-vous la question, chaque fois que vous voyez une super photo de quelqu'un d'autre, de savoir combien de déclenchements lui ont été nécessaires pour capturer cette image... Dix ? Quinze ? Plus ? Si vous ne réussissez pas à obtenir l'image que vous voulez au 1er déclenchement, ne baissez pas les bras, recommencez... Il est quasiment impossible de trouver la bonne combinaison de cadrage et de paramètres pour LA photo voulue, du premier coup ! Cela finira bien par arriver un jour grâce à l'évolution constante de vos compétences, mais en attendant... Souvenez-vous toujours, en admirant le travail d'autrui, qu'il vous montre une, peut-être deux ou trois de ses meilleures images et qu'il passera sous silence les centaines qu'il aura jeté au feu !...

Bien sûr, le conseil consistant à shooter beaucoup ne vaut qu'en numérique (!!!), dix déclenchements pour réussir une photo en argentique, ça vous fera 1/3 de film 35mm, 1 film 120/220 ou 10 plans-film !!! La facture sera vite salée !... Dans ce cas, il faudra remplacer l'inflation de déclenchements par un investissement en temps qui permettra d'analyser calmement et précisément tous les paramètres de la photo à produire... Il m'arrive fréquemment de passer 5 minutes pour faire 1 photo petit ou moyen format et jusqu'à 1 heure pour faire une photo grand format ! Il n'y a pas de honte !... Mieux vaut passer pour un débutant ou pour un maniaque et ne revenir qu'avec une seule bonne photo après un shooting que de passer pour un pro et revenir d'un shooting avec 400 photos qui finiront toutes à la poubelle (ou la corbeille de votre système d'exploitation) !!!...

On peut rajouter une dernière bonne raison : la photographie n'est pas qu'une accumulation de connaissances théoriques, elle nécessite de la pratique, beaucoup de pratique... et qui dit pratiquer dit... déclencher !...

Vous voyez, tout s'explique, on est bien loin de l'idée de stimuler les gens à gaspiller et à surconsommer !...

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POURQUOI N'AIMEZ-VOUS PAS LES RÉSEAUX SOCIAUX ?

Question :
[...] Dans presque tous vos articles, vous ne pouvez pas vous empêcher de critiquer les réseaux sociaux ! Votre remarque la plus sympa sur eux est de parler de réseaux (a)sociaux, au début je n'avais pas compris pourquoi le (a), le reste du temps vous y allez franco ! Pourquoi ? Moi j'aime bien avoir des tas d'amis sur internet ! [...]

Réponse :

Ah ? Vous trouvez que j'ai la dent dure contre les réseaux (a)sociaux ? Quelle idée ! Qui vous dit que je ne les aime pas ? Qu'est-ce qui peut vous faire croire que je ne les aime pas ?

Déjà dans la vraie vie on a des tas de contacts humains —l'Homme est un animal grégaire— dont on se persuade être de l'amitié, jusqu'au jour où... pour une raison banale et sans importance, on s'aperçoit que cette pseudo-amitié n'était que de façade. Comment pouvez-vous parler d'amitié sur un réseau (a)social, avec des gens que vous n'avez jamais rencontré et que vous ne rencontrerez probablement jamais ? Qui s'inventent une personnalité voire même une apparence ? Un proverbe jurassien (appel aux jurassiens de me reprendre si je me trompe sur l'origine) dit quelque chose comme « il faut manger un tonneau de sel avec une personne avant de pouvoir s'en faire un ami » et plus j'avance dans la vie et plus je trouve cela vrai ! Lancez un appel sur vos réseaux (a)sociaux pour obtenir une aide quelconque... rien en retour ! Ne demandez rien et vous obtiendrez des milliers d'avis négatifs ! Quand ce n'est pas du harcèlement !

Proposez quoi que ce soit sur un réseau (a)social, une idée ou une photo, vous serez immédiatement "recadré" si vous n'entrez pas dans le moule que l'on vous impose ! Vous devez penser ce qu'on vous dit de penser, vous devez photographier ce qu'on vous dit de photographier et comme on vous dit de le faire, vous devez aimer ce qu'on vous dit d'aimer, vous devez détester ce qu'on vous dit de détester, vous devez critiquer ce qu'on vous dit de critiquer, vous devez haïr tout et tout le monde, vous devez lyncher tous ceux qui font tache sur le réseau... on vous enferme dans un cercle ayant —théoriquement— les mêmes aspirations et les mêmes idées, de façon à vous persuader que tout le monde est comme vous... votre pseudo liberté s'appelle en fait du fascisme ou du stalinisme (c'est la même chose) !!!...

Vous cherchez un déversoir de frustrations ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir de haine ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir de bêtise ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir d'inculture ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir de lâcheté  ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir de connerie ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir de fake news ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir de propagande (mensonges maquillés en vérités) ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir de manipulations ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir d'embrigadements ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir de déviances ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir de bas instincts ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir d'anonymat malsain ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir de jugements infondés ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir de détournement de droits d'auteurs ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir de voleurs de photos ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir de malfaiteurs ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir de conseils infondés ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir d'influenceurs autoproclamés ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir de publicités maquillées ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir de magouilles ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir de trafics illégaux ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir de mafieux ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir de racisme ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir d'endoctrinement ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir de judéophobie/islamophobie/christianophobie/xénophobie (etc.) ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir de sexisme ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir de populisme ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir d'humiliations ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir de frustrations ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir d'avilissement ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir de sectarisme ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir de nivellement (jamais vers le haut !) ? Réseaux (a)sociaux !
Vous cherchez un déversoir de ............... ? Réseaux (a)sociaux ! (complétez avec tout le négatif que vous voulez)

Ajoutez à cela le détournement de vos informations personnelles revendues à vos dépends au plus grand profit des sociétés gérant ces réseaux (a)sociaux.

N'oubliez surtout pas le principe d'origine des réseaux (a)sociaux, au temps où l'internet n'était pas encore ouvert aux particuliers... Tout est né de l'idée d'intégrer sur l'intranet d'une université un système permettant de juger (principalement en négatif), dans le plus grand anonymat, tous les étudiants qui vous entourent : un tel/une telle est gros/grosse, un tel/une telle est moche, un tel/une telle b***e mal, un tel a une petite b**e, etc... Rien n'a changé, bien au contraire, le phénomène s'amplifie de jour en jour !!!

Ce monde virtuel est le règne du plus bête, du plus mal pensant, du plus destructeur, du plus nihiliste, c'est le suicide des civilisations, le suicide de l'espèce humaine... vous comprendrez que je ne peux qu'a-do-rer ces cloaques qui se posent en dépositaires de la vertu, de la liberté et du progrès !!!...

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LES ÉCHELLES NORMALISÉES

Question :
[...] Je suis un peu perdu en regardant les nombres correspondant au diaphragme, il semble exister plusieurs échelles car j'ai dans mon appareil photo numérique des chiffres que je ne retrouve pas dans les échelles, au secours !... [...]

Réponse :

Oh que le numérique peut faire du mal aux connaissances de base !!! Mais je comprends très bien votre désarroi, c'est pourquoi cet article s'imposait...

Il ne sera pas question ici d'expliquer à quoi correspondent les valeurs de diaphragme ni de parler de l'ouverture qui se cache derrière ces chiffres et nombres apparemment hermétiques, je l'ai expliqué dans d'autres articles (cherchez ici)... Je ne parlerai que d'échelle...

Qu'il s'agisse de l'échelle des valeurs de diaphragme, de l'échelle de vitesses ou de l'échelle des valeurs ISO, ces échelles sont normalisées donc invariables ! Il est donc IMPOSSIBLE que vous trouviez dans votre boîtier numérique des valeurs de diaphragme introuvables dans l'échelle des valeurs de diaphragme.

En fait, pour chacun des 3 paramètres d’exposition (sensibilité, temps de pose -ou vitesse- et ouverture), il existe une échelle de valeurs normalisées invariables. Le passage d’une valeur X à la suivante ou à la précédente équivaut à modifier l’indice d’exposition de 1 (+1 ou -1 IL). Autrement dit, à multiplier ou diviser par deux la quantité de lumière (temps de pose —ou vitesse— et ouverture) ou la sensibilité à la lumière du film/capteur (sensibilité).

Ouvertures relatives normalisées (diaphragme = f/) :
11,422,845,6811162232456490128 - (...)

C'est certainement à cette échelle que vous faites allusion... là, en effet, certaines des valeurs proposées par votre boîtier numérique sont absentes !!! En fait, les boîtiers numériques embarquent tous (sauf les compacts bas de gamme) un menu de configuration permettant au photographe de sélectionner des valeurs de diaphragme intermédiaires par pas de 1/2 IL (ou 1/2 valeurs de diaphragme ou 1/2 diaph'). Voilà donc l'échelle d'ouvertures normalisées par 1/2 diaph' (diaph' entiers en rouge, 1/2 diaph' en bleu) :
1 - 1,2 - 1,4 - 1,7 - 2 - 2,4 - 2,83,444,85.66,789,51113,5161922 - 26,9 - 32 - 38,1 etc...

Mais les boîtiers numériques permettent aussi une sélection par pas de 1/3 de diaph'. Voilà donc l'échelle d'ouvertures normalisées par 1/3 diaph' (diaph' entiers en rouge, 1/2 diaph' en bleu, 1/3 diaph' en noir) :
1 - 1,1 - 1,2 - 1,3 - 1,4 - 1,6 - 1,7 - 1,8 - 2 - 2,2 - 2,4 - 2,5 - 2,8 – 3,2 - 3,4 – 3,5 - 4 – 4,5 - 4,8 – 5 - 5.6 – 6,3 - 6,7 – 7,1 - 8 – 9 - 9,5 – 10 - 11 – 13 - 13,5 – 14 - 16 – 18 - 19 – 20 - 22 - 25,4 - 26,9 - 28,5 - 32 - 35,9 - 38,1 etc...

Cela sort du cadre de votre question, mais tant que nous y sommes, affichons les autres échelles qui semblent plus logiques (à quelques exceptions)... :

Vitesses d’obturation normalisées (ou temps de pose en secondes) :
(...) - 1mn - 30s – 15s – 8s – 4s – 2s – 1s – 1/2s – 1/4s – 1/8s – 1/15s – 1/30s – 1/60s – 1/125s – 1/250s – 1/500s – 1/1.000s – 1/2.000s – 1/4.000s – 1/8.000s - (...)
La limite est repoussée à mesure de l'évolution des technologies !

Sensibilités normalisées (en ISO) :
(...) - 12,5 - 25 - 50 – 100 – 200 – 400 – 800 – 1.600 – 3.200 – 6.400 – 12.800 – 25.600 – 51.200 – 102.400 - (...)
La limite est repoussée à mesure de l'évolution des technologies !

→ Juste une dernière remarque : l'échelle normalisée des valeurs de diaphragme commence à 1 MAIS il existe de rares exceptions d'objectifs (à prix scandaleux) permettant des valeurs de diaphragmes inférieures à 1 (f/0,95 et même f/0,78 !!!), mais cela sort aussi du cadre de cet article...

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QUID DE L'ORDINATEUR POUR LA PHOTO EN 2020 ?

Question :
[...] J'ai lu avec intérêt votre article parlant de ce qu'il fallait comme ordinateur en 2014. Ca fait bientôt 7 ans et vous n'avez rien dit de nouveau alors que les ordinateurs ont beaucoup changé depuis. Que pouvez vous me dire ce que je devrais chercher en 2020 pour faire de la photo sur mon ordinateur ? [...]

Réponse :

Oh comme vous avez raison ! Et sur toute la ligne ! Voilà sept ans que je n'ai rien ajouté à ce sujet et les ordinateurs ont énormément évolué depuis... Et vous pouvez encore aller plus loin en disant que les appareils photo ont beaucoup changé et que les logiciels ont beaucoup changé aussi...

Bien sûr, vous ne me ferez pas dire que je travaille toujours avec le même matériel qu'en 2014, mais si je n'ai écrit aucune mise à jour à cet article c'est simplement parce qu'il est toujours d'actualité ! Si, à l'époque, le processeur minimum était un simple Pentium (je ne m'en souviens pas !), aujourd'hui ce sera un processeur à 2 ou 3 cœurs (je n'en sais rien en fait)... j'ai bien envie de vous dire « et alors ? ». Sept ans plus tard il n'est toujours pas obligatoire d'acheter ce qui se fait de mieux pour faire de la photo. Avec un ami qui se lance en photographie numérique nous avons récupéré un "vieux" PC portable équipé d'un i3 et de 4Go de mémoire. Son disque dur était HS donc on l'a changé en y intégrant un "petit" 500Go (c'est vrai que le To n'est plus très cher aujourd'hui). On y a installé un Windows 7, un Lightroom 4 et un GIMP et... devinez quoi ? Cette configuration qui ferait rire même le chien de la famille est plus que largement suffisante !!!

Tant que nous ne comptons pas sur nos photos pour vivre (et encore, même si c'était le cas...), à quoi bon acheter un PC "gamer" équipé d'un i7, de 128Go de mémoire, d'un SSB de 1To et d'un disque dur de 8To ? Gagner 1 seconde sur l'ensemble du workflow ? Allez, soyons fous, admettons même 5 minutes (ce ne sera jamais autant !). À quoi bon changer son Lightroom 4 pour un Lightroom 25, son GIMP pour un Photoshop 32 (j'exagère volontairement les numéros !) ? Pensez-vous que vous aurez de meilleurs résultats avec les versions les plus récentes ? NON !...

Vous aurez plus d'outils, certes, plus puissants, certainement, et alors ? Albert Einstein disait qu'il était plus important de savoir scier avec une lime et limer avec une scie que de devoir se saigner pour posséder les deux !... C'est pareil ici en photographie !... À quoi bon posséder une artillerie lourde si on sait photographier ? Une bonne photo existe déjà à l'intérieur du boîtier, elle n'aura pas besoin d'une grosse Bertha logicielle pour lui rendre hommage !... Une mauvaise photo à l'intérieur du boîtier aura beau passer entre les mains d'une longue série de poids lourds du logiciel, elle restera une mauvaise photo !!! Ah le nombre de sites qui nous font croire à l'absolue nécessité d'utiliser 4, 5, 6 (voire plus) logiciels différents pour traiter chacune de nos images au prétexte qu'aucun logiciel n'est assez bon pour corriger tous leurs défauts !... Moi, Thierry, je dis que si le logiciel le plus basique ne suffit pas pour traiter vos images c'est que vos images ne valent pas un clou ! Fermez votre porte- monnaie, fermez vos logiciels de traitement et... apprenez le minimum du b-a-ba de la photo pour les débutants !...

Que pensez-vous qui ait changé dans les laboratoires argentiques entre 1900 et aujourd'hui ? Des films plus fins et (beaucoup) plus rapides, des chimies plus pointues, des émulsions plus abouties, bien sûr, mais les photos argentiques de 2020 sont-elles meilleures que celles de 1900 ? Certainement pas ! Une mauvaise photo traitée par Lightroom 25 puis Photoshop 32 sur un i7, 128Go, SSB 1To et DD 8To sera-t-elle meilleure qu'une bonne photo ayant transité 30 secondes dans Lightroom 4 sur un i3, 4Go et DD < 1To (voire pas retraitée du tout) ? Sera-t-elle même meilleure qu'une bonne photo traitée dans un logiciel d'il y a 30 ans sous Windows 3 ? Sans aucune hésitation : NON !!!

Cela dit, il faut bien avouer que la dalle de l'écran de ce vieil i3 (de mon ami) est 100x plus agréable que celle des écrans de 2014... (mais si je la compare à une dalle de 2020, la différence n'est pas si marquante). Et même un écran "nul" (aux critères actuels) n'a jamais empêché de traiter correctement des photos  !!! Idem pour les logiciels ! Moi-même j'ai commencé par essayer le plus de logiciels possible pour choisir celui qui me conviendrait le mieux... résultat des courses, j'ai perdu des heures, des semaines, des mois, voire des années pour finir par ne plus en utiliser aucun de manière systématique !!!... La course aux logiciels est comme la course au matériel... soit on fait de la photo, soit on fait du test stérile (car les tests ne sont pas terminés qu'une nouvelle version sort sur le marché !)...

J'ai bien entendu la question cachée au fond de votre question : quel matériel j'utilise ? Devinez !... Pensez-vous vraiment que cela peut avoir de l'importance pour vous ? Pour moi ? NON, cela n'a d'importance ni d'intérêt, ni pour vous, ni pour moi, ni pour personne... Et si www.thydelor.eu devait être le seul site à tenir de tels propos, j'en serai extrêmement fier et je ne dévierais pas d'un iota  !!! Cela aurait-il de l'intérêt de vous dire que j'utilise un i7 avec 128Go de mémoire, un SSB de 1To et un DD de 8To ou un x486 (16 bits) avec 1Mo de mémoire et un disque dur de 100 Mo ? Non bien sûr... s'il est question de photo, l'important c'est la photo !

Pour conclure, je dirai que ce qui était vrai pour un portable de 2014 reste encore vrai pour le i3 de mon ami !!! Si vous ne cédez pas aux sirènes de l'hyper-consumérisme relayées par la publicité, vous n'avez aucune nécessité de matériels et de logiciels de dernière génération... Apprenez à faire de bonnes photos avec un boîtier de 10 Mpixels et un ordinateur nul, vous aurez des résultats 1000x meilleurs que si vous shootez n'importe comment avec un boîtier de 100 Mpixels et que vous post-traitez avec Photoshop 32 sur un ordinateur i47 dernier cri !!!...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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QUID DE LA NETTETÉ ?

Question :
[...] J'ai trouvé la semaine dernière un vieil album photo et je trouve que les photos ne sont pas très nettes, même les plus belles. Je me demande si c'est parceque c'est des photos argentiques ou si c'est parceque les appareils photos étaient moins bon avant. Pouvez-vous m'expliquer pourquoi ? [...]

Réponse :

Bonne remarque et bonne question ! Le problème est que vous ne m'avez donné aucune idée de l'âge approximatif de ces photos... je vais donc entrevoir plusieurs hypothèses pour vous apporter la réponse la plus complète possible.

→ Photos très anciennes ou photos capturées avec du matériel très ancien : si ce n'est pas du matériel professionnel, l'optique sera réduite à sa plus simple expression et donc la netteté ne sera pas terrible. N.B. des appareils jouet des années 1980 à aujourd'hui portent le même genre d'objectif et idem pour nombre de boîtiers moyen format grand public des années 1950~1960. N.B.: l'appareil photo n'y est pour rien, la qualité de l'image dépend uniquement de la qualité de l'objectif.
→ Photos datant des années 1950~1960 ou photos capturées avec du matériel de qualité datant de cette même époque : il faut reconnaitre que le matériel de ces années était de qualité, boîtiers en métal, objectifs en verre avec plusieurs lentilles, verres traités mono (ou multi) couche(s), mais ils ne valaient pas la qualité des optiques actuelles... la netteté sera inférieure.
→ Photos datant des années 1970~2000 ou photos capturées avec du matériel datant de cette même époque : bien que les évolutions aient été rapides pendant ces trois décennies, on peut considérer ces optiques comme quasiment équivalentes à celles d'aujourd'hui... La netteté n'est plus un problème MAIS...

S'il s'agit effectivement de photos anciennes, il s'agit donc de photos argentiques... et vous savez comment fonctionnent les photos argentiques... les images sont constituées de grains d'argent. Si le film est un petit format (24x36mm —voire moins—) il a fallu agrandir le négatif pour lui donner la taille de la photo papier et, qui dit agrandir un négatif dit agrandir la taille des grains (!!!) ce qui n'est pas idéal pour la netteté... En plus, l'image agrandie sera transférée sur un papier photo qui porte des... grains d'argent (!!!) donc c'est la double peine : grain du film (agrandi) + grain du papier = netteté qui déguste !!! Si le film est un moyen format ou un grand format, l'agrandissement sera moindre (voire nul —on faisait beaucoup de tirages par contact direct avec ces formats supérieurs—) donc la netteté y gagnera !!!

Maintenant, il est impossible de comparer une photo argentique à une photo numérique (je pense que c'est ce que vous faites). La photo numérique ne pâtit pas de l'effet négatif du grain, ne sera pas agrandie et aura systématiquement subi un algorithme d'augmentation de netteté... Donc, si on ne doit considérer que la netteté, oui, l'image numérique sera plus nette que la photo argentique, mais attention, la netteté n'est qu'un paramètre de l'image, ce n'est pas elle seule qui définira la qualité de la photo... en plus, la netteté inférieure due au grain n'est pas un flou (!) donc vous ne pouvez pas dire qu'une photo argentique n'est pas nette !...

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BRUIT ? QUEL BRUIT ?

Question :
[...] J'ai quelques problèmes de bruit dans mes photos et je ne sais pas trop quoi faire pour mieux gérer ça. Pouvez-vous m'aider ? [...]

Réponse :

Oh, là, là... Que voilà un vaste sujet !... Disons-le tout de suite, la seule cause de bruit est... le photographe ! Depuis l'arrivée du numérique, on a toujours tendance à tout ramener au matériel... quelle erreur !...

Les trois principaux bruits sont :
→ le flou ! Eh oui !
* Utiliser des vitesses inadaptées engendre des flous dus aux micromouvements de la main du photographe... Plus la focale utilisée est longue et plus la vitesse doit être rapide. Tout le monde le sait mais peu nombreux sont ceux à agir en conséquence... la compensation de mouvements intégrée dans nos boîtiers (ou nos objectifs) est très efficace mais ne fait pas de miracles... Je le répète à longueur de pages : ne jamais faire confiance au matériel (et encore moins aux dires des fabricants !). Il faut tester pour connaitre parfaitement son matériel !...
* À partir d'une certaine vitesse, il ne faut pas hésiter à utiliser un statif. Tout le monde le sait mais... un statif c'est lourd et encombrant donc... on s'en passe et on verra bien... c'est tout vu !
* Quand on fixe son boîtier sur un statif, il faut désactiver la compensation des mouvements. Il existe des systèmes de réduction des mouvements spécifiques pour ce cas de figure mais ils ne sont pas généralisés ! Si vous en disposez, enclenchez-les, sinon désactivez tout ! Il faut tester pour connaitre parfaitement son matériel !...
* Les systèmes de réduction des mouvements ne corrigent que les micromouvements de la main du photographe... ils n'ont aucune utilité face aux mouvements de vos sujets !
→ le cadrage ! Eh oui !
À l'époque de l'argentique, les viseurs permettaient une couverture d'environs 70~90% de ce que capturait le film et... les éléments indésirables en périphérie des images étaient rares. Aujourd'hui, les viseurs couvrent 100% de ce que capture le capteur numérique... Et personne n'y prête attention... On préfère se polariser sur les qualités ou les faiblesses de son boîtier !... Le boîtier idéal (qui n'existera jamais) donnera toujours de mauvais résultats si le photographe n'a acquis aucune compétence...
→ l'exposition ! Eh oui !
À l'époque de l'argentique (avant 1970) on ne disposait pas de posemètre et le taux de mauvaise exposition était inférieur à 20%. Puis on nous a offert la mesure à pondération centrale et le taux de mauvaise exposition était inférieur à 5%. Aujourd'hui, on a "36" modes de mesure, plus pointus que jamais et le taux de mauvaise exposition est à peine inférieur à 10% !!! Cherchez l'erreur !!! Il faut tester pour connaitre parfaitement son matériel ET, en plus, le boîtier idéal (qui n'existera jamais) donnera toujours de mauvais résultats si le photographe n'a acquis aucune compétence... Il faut savoir comment fonctionne le posemètre et savoir corriger ses expositions !!!...

Voilà, vous voyez bien que seul le photographe est responsable du bruit !!!...

Bon, maintenant, j'ai bien compris que vous faisiez allusion au bruit de capteur, un truc qui ressemble à ça :

On ne retrouve ce genre de bruit que dans deux cas (plus un) :
→ bruit ISO
Les boîtiers numériques ont toujours proposé des valeurs ISO maximum totalement farfelues MAIS ces mêmes boîtiers ne les utilisaient jamais (sauf les appareils —compacts et bridges— bas de gamme)... seuls les photographes forcent l'utilisation de telles valeurs... et retrouvent de telles images dans les zones sombres de la photo. Il faut tester pour connaitre parfaitement son matériel ET, en plus, le boîtier idéal (qui n'existera jamais) donnera toujours de mauvais résultats si le photographe n'a acquis aucune compétence... Il faut utiliser les valeurs ISO les plus faibles possibles et il existe des outils pour limiter ces problèmes, encore faut-il savoir qu'ils existent et savoir les utiliser —mal utilisés ils donnent des résultats catastrophiques— et il existe même des techniques pour faire disparaitre ces effets délétères, encore faut-il les connaitre et les utiliser...
→ bruit de pose longue
Lorsque les capteurs chauffent, ils produisent du bruit, c'est inévitable. Donc, si vous exposez longtemps, vous obtiendrez systématiquement de telles images dans les zones claires de la photo. Il faut tester pour connaitre parfaitement son matériel ET, en plus, le boîtier idéal (qui n'existera jamais) donnera toujours de mauvais résultats si le photographe n'a acquis aucune compétence... Il existe des outils pour limiter ces problèmes, encore faut-il savoir qu'ils existent et savoir les utiliser —mal utilisés ils donnent des résultats catastrophiques— et il existe même des techniques pour faire disparaitre ces effets délétères, encore faut-il les connaitre et les utiliser...
(→ bruit de sous exposition : certains en parlent mais il n'existe pas... ces bruits apparaissent lorsqu'on essaye, en post-traitement, de récupérer les tons bouchés... et on "gagne" ce bruit dans les zones sombres et moyennes. Pour éviter ce problème il faut savoir gérer ses expositions et savoir utiliser son logiciel de post traitement. Il faut tester pour connaitre parfaitement son matériel —et son logiciel— ET, en plus, l'arsenal idéal (qui n'existera jamais) donnera toujours de mauvais résultats si le photographe n'a acquis aucune compétence...)

Voilà, vous voyez bien que seul le photographe est responsable du bruit, 100% du bruit est imputable au photographe ! Il faut tester pour connaitre parfaitement son matériel ET, en plus, le boîtier idéal (qui n'existera jamais) donnera toujours de mauvais résultats si le photographe n'a acquis aucune compétence... Apprenez les modes d'emploi, apprenez les bases de la photographie en lisant et en comprenant les articles de ce site (et d'autres sites sérieux) et vous n'aurez jamais plus de problème de bruit !!!...

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FOCALE, MOUVEMENT ET FLOU

Question :
[...] Je lis avec intérêt votre site et je tombe sur un sujet que je ne comprends pas. Vous avez marqué "plus la focale d'un objectif est longue et plus un micro-tremblement créera un flou important (si toutefois vous ne voyez pas le rapport, vous pouvez toujours m'écrire...)" alors je vous demande si vous pouvez m'expliquer ? [...]

Réponse :

Je ne me souviens pas de tout ce que j'ai pu écrire dans mes articles, donc je ne sais pas où j'ai pu parler de cela mais, en effet, il existe une relation directe entre la focale, un mouvement —si petit soit-il— et le flou qu'il occasionne. Avant de l'expliquer, je vous propose un petit schéma tout simple (très parlant je pense) :

- Pour qu'une image soit parfaitement nette, il faut que chaque point de votre objet soit représenté par un seul point sur le film ou le capteur. Jusque-là, pas de problème.
- La distance focale, vous êtes d'accord avec moi, c'est une longueur, d'ailleurs elle s'exprime en millimètres. Sur le schéma, je l'ai simplifiée en une simple ligne noire.
- Le film ou le capteur se situe à gauche du schéma. Plus la focale est longue (plus vous partez loin vers la droite du schéma) plus la focale est longue donc, plus votre objectif sera un téléobjectif.
- Si on considère un micromouvement de la main du photographe, on voit que chaque point de votre objet sera représenté par une ligne (plusieurs points) sur le film ou le capteur, donc l'image sera floue. Avec une courte focale (le micromouvement le plus à gauche), le flou existera mais sera très limité, souvent invisible (si le flou est inférieur au cercle de confusion —lire ma page théories—). Plus vous considérez une longue focale, le même micromouvement sera représenté par une ligne de plus en plus grande importance donc chaque point de votre objet sera représenté par une plus en plus grande ligne (donc de plus en plus de points) sur le film ou le capteur, donc votre image sera de plus en plus floue et ce sera de plus en plus visible ! CQFD.

J'aurais pu utiliser les mathématiques pour vous prouver le phénomène, la géométrie nous permet cela et permettrait même de fournir des valeurs exactes, mais cela n'aurait pas beaucoup plus d'intérêt !... Imaginez plutôt votre augmentation de focale comme un grossissement : si votre téléobjectif crée un grossissement x2, un micromouvement de 1mm sera représenté par un trait de 2mm sur le film ou le capteur. Avec un grossissement x10, ce même micromouvement de 1mm sera représenté par un trait de 10mm sur le film ou le capteur... bonjour le flou !!!...

Voilà comment la focale influence le flou engendré par un micromouvement de la main du photographe...

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COMMENT SE FORMAIT-ON EN 1970 ?

Question :
[...] J'ai pris mes premières photos en 2001 en numérique donc et j'ai appris la photo sur le tas comme on dit. Quand je lis votre site je trouve que vous proposez une manière bizarre de formation à la photo. Je me suis demandé alors si votre technique était celle du temps du film puisque vous avouez l'époque de vos débuts. Je ne pense pas que les techniques d'avant soient intéressantes pour apprendre la photo numérique mais pouvez-vous décrire rapidement comment vous avez vécu vos débuts ? [...]

Réponse :

Je vous remercie pour votre franchise, oui je suis un vieux briscard de la photographie et oui mes propositions d'autoformation s'inspirent de mon autoformation datant des années 1960~1970 mais sont —je le pense— mises à jour et donc parfaitement adaptées au monde numérique quoi que vous puissiez en penser.

Je ne sais pas si la description brute de mon autoformation peut apporter un élément de plus pour votre autoformation... mais, en réfléchissant un peu, je me suis aperçu que mon expérience est rentrée dans l'histoire (Avec un "h" minuscule ! Avec un "H" majuscule ?) et peut donc présenter un intérêt anecdotique sinon historique... c'est pourquoi j'ai décidé d'écrire cet article sous cet angle...

→ De la découverte de la photographie :

Enfant, on était dans les années 1960, j'ai découvert la photographie grâce à ce petit appareil en plastique, un viseur limité à une fenêtre (non optique), un objectif monofocal en plastique fournissant une image acceptablement nette de 1~2m à l'∞, un diaphragme à ouverture unique et une vitesse d'obturation unique... Autant dire qu'il s'agissait d'une simple camera obscura, encore très loin de ce que l'on appelle des point and shoot aujourd'hui... Avec ce matériel plus que minimaliste, j'ai appris par essais/échecs ce que je pouvais espérer capturer, j'ai découvert que dès que la lumière diminuait, la photo devenait impossible, j'ai découvert que certaines images étaient agréables alors que d'autres non... en exagérant un peu les termes, on pourrait parler de prise de conscience —sans le moindre base théorique— d'une forme de composition... simplement en jouant à déclencher et à regarder les résultats revenant du laboratoire...

Dans ma proposition actuelle d'autoformation à la photographie, je fais l'impasse sur ce type de découverte puisque ce genre d'appareil a disparu depuis longtemps... pour ceux que ça amuserait, on pourrait dire que les appareils (argentiques) jetables pourraient proposer le même type de découverte même s'ils sont généralement équipés de flash. Mais, vu le prix actuel du développement, je ne stimule pas à se plonger dans la photo par ce moyen...

Dans les années 1970, j'ai eu accès à ce type d'appareil un peu plus évolué. Boîtier simple en métal, viseur optique collimaté, objectif en verre constitué de plusieurs lentille, mise au point manuelle pour 4 distances via des icônes (portrait, portrait large, groupe, paysage), un posemètre qui nécessitait une calibration en indiquant la sensibilité du film, tout le reste se faisant automatiquement (vitesse et diaphragme automatique), sauf pour l'utilisation d'un flash (non fourni) qui devait se faire manuellement. Avec ça, la gamme des possibilités photographiques était plus large puisqu'il y avait des diaphragmes et des vitesses (même si non gérables manuellement). Il m'a permis d'apprendre à mieux gérer mes compositions, à apprendre par essais/échecs ce qui était possible et ce qui ne l'était pas (contre-jour impossible, surexposition systématique en faible luminosité, sous exposition en forte luminosité). Avec cet appareil, on peut parler de point and shoot au même titre que les compacts bas de gamme en numérique (même si ces derniers sont équipés de flash intégré et surtout de sensibilités variables du capteur)... tout est automatique.

Dans ma proposition actuelle d'autoformation à la photographie, je ne propose pas d'acheter un compact bas de gamme, d'ailleurs je ne stimule jamais à acheter une chose plutôt qu'une autre, mais je propose d'utiliser le matériel dont vous disposez (depuis le compact bas de gamme jusqu'au reflex le plus évolué) en mode 100% automatique. En laissant toute la partie technique à l'électronique et à vous concentrer sur ce que peut être la composition. Je stimule à porter une attention sur les résultats d'exposition puisqu'il y aura toujours des cas où les automatismes se retrouveront dans les choux... Il faudra comprendre quand l'exposition sera mauvaise et deviner pourquoi...

→ À l'apprentissage de la photographie :

Quelques années plus tard (toujours dans les années 1970), je me suis offert mon premier vrai appareil photo. Reflex 100% manuel équipé d'un superbe objectif f/1.4 (le superbe objectif était un hasard, je n'avais aucune idée à l'époque de ce que pouvait vouloir dire ce "50mm f/1.4" gravé sur l'objectif !). Là, il fallait vraiment apprendre ce qu'était la photographie. Gérer les données du posemètre (et les corriger), gérer la vitesse (et donc le flou de mouvement), gérer le diaphragme (et donc la profondeur de champ), gérer la mise au point et... poursuivre son autoformation à la composition... Il n'y avait pas d'internet pour apprendre, il y avait peu de revues et de livres photo pour amateurs (si, il y en avait mais entre le prix du matériel, le prix des films et du développement, il ne restait plus grand chose pour se payer de la théorie !...). L'autoformation passait systématiquement par essais/échecs, analyse approfondie des résultats et questionnement pour découvrir inhabilement les règles mystérieuses de la création photographique... Quelle rupture ! Le passage de mon appareil précédent à celui-là était très violent et obligeait à tout apprendre/découvrir tout seul... un autre monde !...

Dans ma proposition actuelle d'autoformation à la photographie, je propose de passer doucement et progressivement du mode 100% automatique au mode programme puis aux modes semi-automatiques (priorité ouverture et priorité vitesse) et je ne fais qu'insister (sans obliger personne) sur l'importance de passer progressivement au mode manuel !... En plus je vous fournis des bases théoriques et pratiques ainsi que des petits conseils utilisables tous les jours...

Vous voyez que ma proposition actuelle d'autoformation à la photographie a été sérieusement mise à jour par rapport à ce que j'ai vécu à l'époque... J'ai été obligé d'apprendre à faire des photos en mode manuel bien 10 ans avant de disposer, dans les années 1980, du premier boîtier électronique permettant un accès aux modes programme et semi-automatiques, sans avoir accès encore ni à l'autofocus ni aux sensibilités variables, ni au flash intégré...

Vous dites penser que ma proposition d'autoformation n'est pas adaptée à la photo numérique ? Vous en avez tout à fait le droit, mais pensez-vous alors réellement que la photo numérique n'est pas de la photo ? Qu'elle soit numérique ou argentique, la photographie reste de la photographie, seul le support diffère... les lois physiques, les canons esthétiques, les techniques de base (et même les techniques évoluées) sont les mêmes... partant, je ne vois pas en quoi il serait nécessaire de monter de toute pièce une formation spécifique !... Cela dit, si vous avez autre chose à proposer... Soyez toutefois conscient qu'un amateur capable de gérer la photographie argentique avec un boîtier manuel des années 1970 (ou antérieures) sera en mesure de gérer la photographie numérique sans difficulté... l'inverse n'est pas évident !... Ma proposition d’autoformation vous amènera progressivement à tout gérer parfaitement… qui connait la photographie (au sens large) sera capable de photographier avec n’importe quel matériel !...

Pris dans l'absolu, avouez que si on fait abstraction des multiples sources d'information à disposition aujourd'hui, l'autoformation de l'époque n'était pas très différente de celle d'aujourd'hui. Plus ardue peut-être puisqu'uniquement basée sur des hypothèses et des tests et un plongeon immédiat et brutal dans le grand bain !...

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SE FORMER EN ÉCONOMISANT SON BOÎTIER NUMÉRIQUE ?

Question :
[...] Je n'y connais encore rien mais j'aimerai apprendre à photographier. Votre site donne beaucoup d'informations pour ça mais j'ai peur d'acheter un appareil numérique car c'est cher et tout le monde dit qu'il y a un nombre maximum de photo possible avant la panne ? Je n'ai pas les moyens d'acheter un appareil qui m'apprendra la photo et en acheter un autre quand je saurai photographier parceque le nombre maximum de photo aura été dépassé par mes tests. Existe-t-il un moyen d'apprendre la photo sans user l'appareil numérique ? [...]

Réponse :

Oh ! Que de vérités dans cette question ! Que de problématiques ! Presque de la panique !... Et pourtant, vous avez tellement raison qu'il me fallait absolument écrire un article plutôt que vous répondre en privé ! Alors, calmez-vous, nous allons reprendre tout cela froidement et vous verrez que vos craintes sont un peu exagérées.

→ Un boîtier numérique est une bête de technologie donc, en effet, il représente un budget non négligeable mais personne (pas moi du moins) ne vous poussera à acheter un reflex haut de gamme qui, effectivement, peut mettre sur la paille... Un reflex d'entrée de gamme équipé d'un zoom de kit ne vous ruinera pas et un bridge à petit capteur équipé d'un hyper-zoom, encore moins ! Et ces deux groupes d'appareils numériques sont totalement capables de vous apprendre la photographie et à vous suivre tout au long de votre évolution jusqu'à votre compétence maximale...

→ Le boîtier le moins endurant doit (à vérifier le nombre, mais l'ordre d'idée est correct) permettre 50.000 déclenchements avant de tomber en panne. Croyez-vous qu'il soit nécessaire de faire 50.000 images pour apprendre la photographie ? Croyez-vous que vous serez en mesure de faire 50.000 photos dans votre vie de photographe amateur ? Un professionnel de l'image qui en fera plusieurs centaines par jour sera confronté au problème (même si les reflex haut de gamme professionnels permettent 500.000 déclenchements), là où très peu d'amateurs seront limités par un nombre dix fois inférieur ! Il est beaucoup plus probable que vous soyez obligé de changer de boîtier parce que votre batterie vous lâchera alors qu'elle ne sera plus fabriquée... En effet, quand un appareil quitte le catalogue du fabricant, ce dernier arrête la fabrication des batteries compatibles... C'est là que se situe le scandale et pas dans le nombre maximum de déclenchements...

→ Apprendre la photographie, en soi, ne veux rien dire. Cette formation se divise en deux compétences dont une seule oblige (sans discussion possible !) à puiser dans le nombre maximum de déclenchements, l'autre pouvant être acquise sans déclencher (ou en déclenchant peu). Je m'explique :
— Apprendre à utiliser son matériel : Avant de prétendre apprendre à créer, il est indispensable de connaitre parfaitement son matériel, toutes ses fonctions (et elles sont nombreuses), dans toutes les situations (et elles sont nombreuses). Cette première étape exige effectivement des déclenchements ! La mise en application des exercices reprenant les descriptions du mode d'emploi impose incontestablement des essais nombreux pour vérifier l'acquisition des compétences techniques (dont l'exposition est la plus importante)...
— La deuxième formation, la plus longue et la plus complexe consiste à apprendre le choix du sujet, la composition de ses images, la création efficace du message, etc. Toutes ces connaissances qui sont un peu plus abstraites que la bête technique de la première étape... Eh bien, cette étape sera, paradoxalement —peut-être bizarrement à vos yeux—, beaucoup moins exigeante en nombre de déclenchements !...

Voyons comment s'y prendre pour économiser son boîtier numérique pendant cette deuxième phase :

→ Utiliser son viseur plutôt que son capteur. Qui a dit qu'il fallait capturer une image pour voir si on a acquis de nouvelles connaissances ? Pas moi en tout cas !... Tout ce que vous pourrez analyser en affichant votre photo sur l'écran de votre ordinateur pourra très bien être analysé de la même manière (et de manière tout aussi efficace !) dans votre viseur !... Si vous préférez utiliser le live view sur votre écran arrière, vous consommerez de l'énergie mais cela peut, éventuellement, être plus simple (et encore, au temps de l'argentique, on n'avait pas d'écran LCD et cela ne nous a jamais empêché d'analyser le contenu de notre viseur !).

→ S'inspirer de la technique argentique. L'analyse du contenu du viseur est très efficace mais ne vous dispense pas de créer quelques images ! Contrairement à ce que l'on trouve sur tous les sites photo, j'insiste en permanence sur le fait qu'il faut analyser le contenu de son viseur et, dès que l'on pense que ce contenu fera une bonne photo —et pas avant—, il sera temps de déclencher pour pouvoir critiquer l'image capturée sur son écran. Certes, tous les sites photo ayant tout intérêt à vous faire déclencher comme des malades (justement pour vous pousser à acheter toujours plus !), mais ne les suivez pas ! La technique que je vous propose, et je n'ai rien inventé, est celle que tout le monde a utilisée en argentique à cause du nombre limité d'images par film et du prix du film+développement...

→ Apprendre à composer sans son boîtier, via un tableau de visualisation. Dans ma page traitant du grand format ici (que vous n'avez certainement pas lue, vous n'êtes pas concerné par ce format argentique !) je présentais un système de visée pour faciliter la mise en batterie de la chambre (qui est longue et compliquée) mais j'en avais déjà parlé dans ma page ici dès la naissance de mon site.

Le plus simple et le moins cher consiste à se créer un cadre de visée en carton (ou en ce que vous voulez !). Le principe est de percer un cache d'un trou exactement égal aux dimensions de votre capteur (que vous trouverez dans le mode d'emploi de votre appareil) et de le placer dans l'axe de votre œil directeur (voir ici en particulier) et de l'écarter de votre visage d'une distance égale à la focale de l'objectif que vous utiliserez.

Perso je l'ai créé en carton et plastique, tout est bon... Sur la photo, le trou correspond au négatif grand format, le vôtre sera beaucoup plus petit !...

Juste un tuyau : le cache doit mesurer au minimum 10x10cm avec votre trou pile poil au centre et créez une règle graduée en millimètres pour voir à quoi correspond le focale de votre appareil. ATTENTION: au moment de l'utiliser, pensez à la correction de focale ! En effet, la règle graduée correspondra à la focale (en mm) équivalente 24x36... si vous utilisez un capteur APS-C il faudra multiplier la focale de votre objectif par 1,5 ou 1,6 avant de configurer votre bricolage sur le réglette. Plus votre capteur sera petit et plus il faudra multiplier la focale pour configurer votre bricolage sur le réglette.

Avec ce système, l'analyse de l'image sera efficace et, n'ayant pas de boîtier entre les mains, vous ne risquez pas de déclencher... D'ailleurs, vous pouvez même prendre le problème à l'envers !!! Bricolez ce système et apprenez la composition avant même d'acheter votre appareil photo !!!

→ Sinon, si le nombre de déclenchements vous pose vraiment un problème métaphysique, vous pouvez toujours vous tourner vers la photo argentique... le matériel sera beaucoup moins cher, ce n'est pas plus compliqué et... vous pourrez déclencher sans problème pendant plusieurs générations !!!...

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L'ULTIME EXPLICATION DE LA NOTION DE BRUIT ?

Question :
[...] J'ai découvert votre site en faisant des recherches sur le bruit ISO et le bruit pose longue. Vous, comme d'autres, vous parlez abondamment de ces bruits en donnant des explications simples sur ce que c'est, à quoi ça ressemble et comment on peut l'éviter. Mais personne n'explique ce que c'est que ce bruit ! Vous avez essayé de faire des comparaisons mais vous n'avez pas poussé les explications donc je comprends encore moins après vos articles qu'avant ! Avant je me contentais de penser "haut ISO égal mauvaise image", aujourd'hui, quand j'entends parler de "bruit ISO" je pense "bruit sonore" et je me perds entre l'image et le son ! Pourriez-vous m'expliquer un peu plus précisément ? [...]

Réponse :

Aïe ! Voilà une question que je craignais ! En effet, en traitant du bruit ISO et du bruit de pose longue, je pensais utile d'envisager la notion de bruit et de signal... puisque c'est exactement de cela qu'il s'agit, mais, m'adressant à des photographes amateurs, je m'interdisais de trop pénétrer la théorie physique... en craignant de devoir y revenir... et voilà, c'est fait, vous avez rouvert la plaie !... Attention, je veux bien essayer d'approfondir mais sans m'appesantir... Je vais essayer de clarifier mais sans démontrer mathématiquement la notion de bruit...

→ Le signal
Le signal représente ce que l'on souhaite recevoir —ou transmettre—. En concert c'est la musique, en téléphonie c'est la voix, en photographie c'est la lumière (qui forme l'image)... Sans signal, pas de son (ni musique, ni voix) et pas de lumière (pas d'image)... le rien (ne pas dire le vide puisque l'air existe mais n'est pas un signal). Si le signal est faible (volume de son très bas, lumière très faible), la qualité de perception est très faible. Plus le signal sera élevé, meilleure sera la perception (musique facilement audible, voix compréhensible, photo bien définie) ou, en d'autres termes, plus il y aura de signal, meilleure sera la qualité du son, meilleure sera la qualité de l'image...

→ Le bruit
Le bruit représente ce que l'on ne souhaite pas recevoir —ou transmettre— (mais que l'on ne peut, en général, pas éliminer totalement). Le bruit est une interférence qui brouille le signal... le signal est dilué et perd en qualité. Le bruit peut avoir une multitude d'origines : chaleur, humidité, parasites et même psychologie...

Imaginons que vous assistiez à un concert de musique de chambre et que tous vos voisins téléphonent, vous n'entendrez plus la musique, les bavards sont le bruit. Imaginons que vous téléphonez et (heureusement, c'est de plus en plus rare) que vous êtes à plusieurs sur la ligne... vous aurez du mal à suivre votre conversation, les autres intervenants sont le bruit. Imaginez que vous vouliez photographier une scène sombre avec toute une série de nuances subtiles et qu'au moment du déclenchement, un spot de 1000W éclaire votre sujet, vous ne verrez plus rien des nuances, cette forte lumière est le bruit... Si vous augmentez la sensibilité du capteur numérique de votre appareil photo, votre image sera couverte de points multicolores, l'image perdra en qualité, ces points multicolores sont le bruit...

Le bruit peut être constant ou non. Si vous écoutez un vieux disque vinyle 78 tours, vous aurez des grincements et des claquements, c'est un bruit intermittent. Si vous souffrez d'acouphènes et que vous écoutez un CD (haute qualité), vous êtes confronté à un bruit constant.

Plus le bruit est important et plus la qualité du signal sera mauvaise...

→ Le rapport signal/bruit
Nous avons envisagé qu'il était impossible d'éliminer totalement le bruit donc, pour définir la qualité de la transmission, on a défini le rapport signal/bruit. En simplifiant à l'extrême, il s'agit d'une simple fraction dont le numérateur est le signal et le dénominateur, le bruit. À bruit constant, plus le signal est important et meilleure sera la qualité de la transmission. À signal constant, plus le bruit est important et plus mauvaise sera la qualité de la transmission...

Le rapport signal sur bruit (comme on le dit en parlant de fraction) désigne la qualité d'une transmission d'information par rapport aux parasites. Ce concept est utilisé pour désigner un équipement électronique, ce rapport s'obtient alors en comparant le signal d'entrée avec le signal de sortie pour mesurer le niveau du bruit (signal parasite) ajouté par l'équipement électronique mais aussi en sciences expérimentales, dans ce cas, il s'obtient en déterminant le rapport entre les signaux reçus en provenance de la source et les signaux reçus de partout ailleurs.

Il peut désigner la qualité d'une information reçue, comme une image, une conversation… ou encore, dans un sens plus large, la conversation courante. Il en va de même en psychologie, en effet, selon sa personnalité (son expérience personnelle), la signification de certains mots peut varier... Ainsi, une phrase neutre prononcée par une personne peut être reçue chargée de sentiments (plus ou moins positifs ou négatifs) et ainsi retransmise avec un sens très différent ! C'est le phénomène de la rumeur... le signal sera toujours parasité par le bruit (créé par la psychologie des intervenants intermédiaires), plus le nombre d'intermédiaires augmente et plus le message transmis sera différent du message original (plus il sera bruité)  !...

Les notions d'information utile (le signal) et d'information inutile (le bruit) sont subjectives : l'information intéressante dans un système (ou pour une personne) peut gêner la réception ou la compréhension de l'information intéressante pour un autre système (ou pour une autre personne). On voit tout de suite que se pose la question de définir ce qui est le signal et ce qui est le bruit. Imaginons par exemple des personnes discutant dans une pièce avec la télévision allumée. Pour le téléspectateur, le son du téléviseur est le signal, le son de la discussion est le bruit alors que pour les personnes qui discutent, c'est le contraire. Notons qu'un son peut être signal et bruit, par exemple si des personnes discutent dans la rue, le son des voitures est du bruit par rapport à la discussion, mais il devient du signal au moment de traverser la rue puisqu'il les prévient du danger. La notion de signal et de bruit ne se limite pas aux sons. Par exemple, lorsque l'on regarde la télévision, l'image sur l'écran est le signal, et le reflet d'une lampe sur l'écran est le bruit (c'est une gêne). Sur une photographie, le sujet photographié est le signal, et l'environnement peut constituer du bruit (par exemple en cachant le sujet, ou bien en attirant le regard vers un autre endroit de la photographie), mais l'environnement peut aussi être du signal, puisqu'il fait partie de la composition de l'image...

Le bruit a de nombreuses sources, internes ou externes. Les sources externes sont des signaux générés en dehors du système et qui y pénètrent soit par défaut d'isolation (blindage ou filtrage) soit parce qu'il n'est pas possible de s'en isoler (transmission en milieu ouvert). Les sources internes sont souvent dues à des phénomènes microscopiques aléatoires, rencontrés en particulier lors de l'amplification électronique d'un signal. Un bruit peut apparaître à différentes étapes d'un processus. Cela peut être à la source de signal, à cause du système émetteur lui-même ou lors de sa propagation au travers de son canal (un signal radio indésirable, d'origine humaine ou non —éruptions solaires, orages—) ou au niveau du récepteur (le fameux bourdonnement à 50 Hz dû au courant du secteur ou les parasites dus à une alimentation à découpage insuffisamment filtrée).

Techniquement parlant, on peut améliorer le rapport signal/bruit. Les méthodes classiques pour améliorer le rapport signal/bruit sont :
— amplifier le signal émis (en faisant attention à ne pas saturer car la saturation sera un bruit)
— réduire le bruit de fond ambiant (en isolant l'émetteur et le récepteur)
— diminuer la température pour diminuer l'effet thermique
— filtrer le signal.

Je vous ai promis de ne pas faire de mathématiques, donc je vais m'arrêter là. J'espère que les notions de signal et de bruit sont plus claires pour vous maintenant. On pourrait également approfondir le bruit en photographie en disant que le signal étant la lumière, on devrait envisager le bruit occasionné par l'obturateur (temps de pose), le bruit occasionné par le diaphragme (l'ouverture), le bruit causé par la météo, le bruit électromagnétique terrestre ou stellaire, etc... mais si nous épluchons ces différents paramètres, nous allons aboutir à des notions du type la valeur ISO n'est pas génératrice de bruit par elle-même et peut même, dans certaines condition, diminuer le bruit (c'est vrai pourtant —surtout en très basse luminosité et selon le type de capteur numérique— !), et d'autres encore plus déstabilisantes ! Et c'est là que je risque de vous perdre tous !!! Ne m'écrivez pas pour en discuter... je préfère savoir que vous avez intégré une notion partiellement erronée (que je transmets à longueur de pages) qu'imaginer que vous allez tellement vous polariser sur la théorie fondamentale que vous allez baisser les bras et abandonner la photographie...

Ne retenez qu'une seule chose : plus votre image sera lisible et moins elle sera bruitée... qu'il s'agisse d'un bruit ISO, pose longue, flou, mauvais post-traitement, mauvaise composition, interprétation aléatoire (et tout autre bruit imaginable)... Plutôt que de vous polariser sur le bruit, polarisez-vous sur la lisibilité de vos images ! Et je répèterai qu'il est de votre responsabilité de déterminer l'importance admissible du bruit... testez votre matériel et utilisez-le de façon à rester en dessous de la limite de bruit que vous estimez inacceptable !...

Une photo parfaitement nette, ne présentant aucun bruit ISO, sera bruitée si elle contient des éléments perturbateurs qui masquent le message de la photo. Par contre une photo créée dans un environnement tellement sombre que vous n'avez pas d'autre choix que de pousser la sensibilité du capteur au maximum, ne sera pas bruitée même si complètement noyée dans les points multicolores puisque vous avez obtenu l'image et que vous pouvez deviner ce qu'elle vous montre... sans ces points multicolores, cette image ne montrerait que du noir donc n'aurait aucun signal...

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POURQUOI CONVERTIR SES IMAGES EN 16 BITS ?

Question :
[...] J'ai découvert par hasard que la nouvelle version de GIMP pouvait gérer les fichiers en 16 bits. Il parait, parce que je ne l'ai pas, que Photoshop fait pareil. À quoi ça sert ? Pourquoi convertir les photos en 16 bits ? Pourriez-vous m'expliquer ? [...]

Réponse :

Oupf ! Vaste question ! Il me faudrait certainement une page entière pour répondre à cette question !... Je veux bien essayer de prévoir un article (quitte en m'y prendre en plusieurs fois) pour traiter le sujet... Vous pourrez chercher ici et ici pour vérifier sa publication.

Pour répondre à votre question, aujourd'hui, je vais uniquement vous énoncer une évidence et prendre en exemple un cas particulier. Certes, ceci sera TRÈS insuffisant... mais vous aurez déjà une bribe de réponse...

Je pense que vous savez déjà que plus le codage est large et plus vous avez d'informations à disposition.

Je suis en train de travailler une image en noir et blanc. Voici une copie de son histogramme (en cours de traitement) :

En raison de la faible profondeur de couleur (bits), dans l'histogramme de gauche, nous pouvons observer des lacunes dans l'échelle tonale. Ceci est également connu sous le nom de bandes (banding in English). Au fur et à mesure que je continuerai à ajuster l'image, la formation de bandes s'aggravera. Plus on apporte de corrections aux images en 8 bits et plus elles semblent artificielles. Pour une meilleure qualité d'image, on doit éviter les bandes.

Si on ouvre le fichier en 16 bits, Photoshop, GIMP (ou autre) convertira l'image en 16 bits. Comme le montre l'histogramme de droite, l'échelle tonale est maintenant lisse. Tout ajustement ultérieur de l'échelle tonale sera effectué en 16 bits et aucune bande ne sera introduite. {On peut aussi convertir une image 8 bits en 16 bits dans Photoshop par le menu Image|Mode|16 bits/couche}.

Puisque je vous tiens, voici une astuce : lors de la conversion, Photoshop n'interpolera pas les nouvelles valeurs pour fournir des tonalités intermédiaires lors des ajustements... mais, après conversion en 16 bits (par le menu), si vous modifiez la taille de l'image, même légèrement (même d'1 seul pixel), Photoshop interpolera automatiquement tous les pixels (!!!) —bogue ?—.

Pour le moment, contentez-vous d'imaginer que le travail en 16 bits permet une meilleure qualité d'image, même si vous décidez d'enregistrer le résultat de votre traitement en JPEG (reconversion en 8 bits puisqu'un JPEG est toujours codé sur 8 bits !)...

Voilà, je vais m'arrêter là aujourd'hui... rendez-vous à mon prochain article complet traitant du sujet... Je le placerai dans ma page "théories"... vérifiez sa publication ici.

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FORMAT PLUS GRAND ET OPTIQUES PLUS LENTES

Question :
[...] Vous expliquez bien que plus un objectif est lumineux meilleur il est. Mais d'un autre côté vous expliquez que vos objectifs de moyen format et encore plus pour les grands formats sont de grande qualité alors que le diaphragme maximum est très limité ??? Pourriez-vous m'expliquer ? [...]

Réponse :

Oh ! Où ai-je dit qu'un objectif lumineux était meilleur qu'un objectif moins lumineux ? On peut très bien imaginer un cul de bouteille avec une grande ouverture et un bijou d'optique relativement sombre... L'ouverture de diaphragme n'est qu'un des paramètres qui permettent de définir un objectif comme étant un bijou... il y en a bien d'autres... même si, généralement, les bonnes optiques sont plus rapides que les mauvaises...

Ceci étant précisé, il est vrai que trouver en petit format un 50mm f/1.4 voire f/1.2 (et jusqu'à moins de 1 !) est facile alors qu'en moyen format, un objectif "normal" —correspondant au 50mm en 24x36—, ouvrant à f/2.8 est un objectif très lumineux* et, en grand format, un objectif "normal" —correspondant au 50mm en 24x36—, ouvrant à f/5.6 est un objectif très lumineux aussi*... Donc, effectivement, votre question est très pertinente !...

*
Quelques exemples de ma collection (il y en a beaucoup d'autres, voir ici) :
PENTAX SMC Auto 645 : 55mm f/2.8 pour 45x60 = très rapide (Moyen Format)
PENTAX SMC Auto 645 : 150mm f/3.5 pour 45x60 = rapide (Moyen Format)
АРСЕНАЛ/АРСАТ(ARSENAL/ARSAT) ВОЛНА-3(VOLNA-3) 80mm f/2.8 pour 60x60= très rapide (Moyen Format)
TAKUMAR 105mm f/2.4 pour 60x70 = très rapide (Moyen Format)
MAMIYA / SEKOR C 50 : 50mm f/4.5 pour 60x70 = rapidité moyenne (Moyen Format)
MAMIYA / SEKOR C 90 : 90mm f/3.8 pour 60x70 = rapide (Moyen Format)
MAMIYA / SEKOR O 127 : 127mm f/3.8 pour 60x70 = rapide (Moyen Format)
RODENSTOCK Grandagon MC 90mm f/6.8 pour 4x5" = rapide (Grand Format)
SCHNEIDER - KREUZNACH Symmar S 210mm f/5.6 pour 4x5" = très rapide (Grand Format)

Souvenez-vous (simplement) que plus le format du film est grand et plus la profondeur de champ est courte à ouverture relative constante... donc, par exemple, l'ouverture maximale la plus grande de mes objectif 4x5" (grand format) est peut-être de f/5.6 mais sa profondeur de champ équivaut à celle obtenue avec un diaphragme de f/1.4 (voire plus courte) en petit format... En même temps, travailler en grand format à f/16 ou même f/64 n'a rien de spécialement étrange... Il serait tout à fait envisageable de fabriquer des optiques f/1.4 pour le grand format mais dans ce cas quelle serait la profondeur de champ ? Une fraction de millimètre ? Un millimètre entier ? De toute façon, une telle ouverture serait inutilisable, la mise au point se faisant à pleine ouverture !... Donc, bien sûr, pris dans l'absolu, de telles optiques sont lentes... comment pourrait-il en être autrement ? Mais si on se replace dans le contexte de leur format, de telles ouvertures seront considérées comme grandes (voire énormes)... Ainsi, à votre avis, pourquoi la photographie en grand format se fait généralement sur trépied et pourquoi la photographie moyen format se pratique généralement en studio ou sur trépied ?... Car ces formats ont besoin de beaucoup plus de lumière et/ou de très longues expositions...

Donc oui, plus le format du film est grand et plus l'objectif sera sombre... mais plus il sera sombre et plus il sera utilisable !... Avez-vous déjà essayé de faire une mise au point sous le voile de visée d'une chambre grand format avec un objectif ouvert à f/5.6 ? Essayez pour voir... vous regretterez une si grande ouverture !...

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MATÉRIEL FABRIQUÉ EN CHINE

Question :
[...] Tout le monde reconnait que le matériel fabriqué en Chine est de mauvaise qualité et vous semblez le penser aussi, pourtant vous stimulez d'en acheter ou au moins vous ne semblez pas nous mettre en garde. Qu'en est-il ? Comment expliquer cette qualité discutable du matériel fabriqué en Chine ? Pouvez-vous m'expliquer ? [...]

Réponse :

Oh ! J'ai bien peur que nous sortions de ma sphère de compétences ! Je ne suis pas sinologue, pas plus qu'économiste ou industriel... mes mots sont donc à prendre avec toutes les précautions d'usage !...

D'abord, je n'ai certainement jamais dit que le matériel chinois était de mauvaise qualité ! Si j'ai dit (oui, je l'ai fait !) que tel matériel est de mauvaise qualité et qu'il était fabriqué en Chine, je n'ai jamais écrit que tel matériel est de mauvaise qualité parce qu'il était fabriqué en Chine ! Relisez mes articles ! D'autre part, je n'ai jamais stimulé qui que ce soit à acheter quoi que ce soit ! Bien au contraire ! Relisez mes articles ! Si je parle de matériel, je ne fais que vous donner mon point de vue, à vous seul la responsabilité du choix d'acheter ou pas... chinois ou pas !... Je ne suis pas de ceux qui se laissent influencer par la propagande politico-économique... je n'achèterai jamais aucun bien parce qu'il a été fabriqué dans tel pays et je ne bouderai jamais aucun bien parce qu'il a été fabriqué dans tel autre pays !... Mes choix répondent uniquement à un compromis usage/qualité/prix du matériel !...

Cela dit, je me suis également posé la question il y a déjà quelque temps et j'ai une explication (je n'ai pas dit que j'avais L'explication !). Il me semble que le "problème" est multifactoriel, voyons cela :

→ Il est très simple de se faire une réputation (surtout s'il s'agit d'une mauvaise réputation !) alors qu'il est très compliqué (et très long) de rétablir la réalité des choses !...
→ Le peuple chinois a toujours été connu pour ses compétences commerciales, il a inventé la route de la soie, prémices du commerce international (et semble en construire une deuxième).
→ Il y a toujours eu deux façons d'entrevoir son économie : économie planifiée ou libérale. Tous les pays ayant mis en place une économie planifiée (Chine, certes, mais aussi URSS, Cuba et autres) ont toujours privilégié la quantité produite à la qualité de la production. Mais la Chine (dont il est question ici) a changé de paradigme il y a quelques décennies !...
→ Il y a encore quelques dizaines d'années, la Chine était encore un pays en voie de développement et ce n'est franchement plus le cas aujourd'hui !
→ Si on souhaite décrocher un maximum de contrats, il ne faut pas faire la fine bouche ! Il faut bien accepter de faire les choses que l'on nous commande.

Si on s'amuse à faire la somme de tout cela, on constatera qu'un pays qui doit se développer est un pays avec une masse salariale à faible coût et qui doit accepter toutes les demandes de production... Les multinationales (et les industries de la photo et de l'optique ne font pas exception) qui souhaitent produire pour pas cher des biens de piètre qualité se sont donc tournées vers la Chine qui avait d'importantes capacités de production...

Demandez à une entreprise de fabriquer de la grande qualité à un prix élevé, elle le fera, en Chine comme partout ailleurs. Demandez à une entreprise de fabriquer de la mauvaise qualité à un prix ridicule, elle le fera, en Chine comme partout ailleurs. Et c'est très pratique : la multinationale, qui augmente ses revenus, se dédouanera de la mauvaise qualité de ses produits en critiquant l'origine de ses produits (en passant sous silence la multiplication de ses bénéfices)... Le raccourci est facile : fabriqué en Chine = mauvaise qualité ! La réputation est faite !...

Le virage du développement a été réussi en Chine. Les entreprises chinoises continuent à fabriquer n'importe quoi et n'importe comment si (et uniquement si) on le leur demande mais, en parallèle, elles nous prouvent qu'elles sont capables de fabriquer de la très haute qualité... Il suffit de voir le niveau industriel et économique de la Chine d'aujourd'hui ! On peut souhaiter ou non leur façon de vivre, mais il faut reconnaitre que leur niveau technologique a dépassé —et de loin— celui des pays industriels (au sens du XIXè et XXè siècle) européens, américains et asiatiques !...

Pour en rester au matériel photographique, voyez les bijoux d'optique originaires de Chine (tel objectif de 50mm f/0.95 en particulier —je ne citerai aucune marque... toujours pas de publicité dans mon site) à des tarifs importants (mais bien moindres que ceux pratiqués par les pays occidentaux à qualité identique).

Il est donc grand temps de se poser les bonnes questions avant d'émettre un jugement sur les productions chinoises (ou autres) ! Si vous achetez un objectif 1~1000mm f/1.2 pour 100€, vous pouvez être sûr d'acheter de la bouse, qu'il soit fabriqué en Chine, aux USA, au Japon ou en Europe !... Si vous achetez un objectif 70~200mm f/2.8 à 3000€, vous pouvez être (presque) sûr d'acheter un bijou, qu'il soit fabriqué en Chine, aux USA, au Japon ou en Europe !...

Oublions les préjugés sans fondement ! Comme il est stupide de démolir les photographies des autres pour faire croire que les siennes sont meilleures, il est stupide de démolir les productions des autres pour faire croire que les siennes sont meilleures... en prétextant une mauvaise réputation non justifiable !...

Je possède peu de matériel originaire de Chine, c'est vrai, mais je dois reconnaitre que sa qualité ne prête pas le flanc à la critique... C'est toujours l'acheteur qui doit se remettre en cause... s'il achète à très vil prix il ne doit pas se trouver d'excuse en mettant en cause le fabricant... Ce serait trop facile ! Cela me fait toujours penser à cette personne qui, trompant son conjoint avec tout ce qui bouge, le traitait de s******** pour avoir demandé le divorce !!!...

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LA GALÈRE DU MOYEN FORMAT

Question :
[...] Après avoir lu beaucoup d'articles sur le moyen format sur différents sites et sur le votre aussi, j'ai senti l'envie d'essayer aussi. J'ai donc décidé d'en acheter un. Heureusement que je connais quelqu'un qui m'en a prété un pour une journée ! Quelle galère ! Je ne sais pas si on peut faire de bonnes photos avec ça mais entre le poids et le temps de mise en route et je ne sais quelle autre raison, le film que j'ai fait a intégralement fini à la poubelle ! Rien de bon ! Jamais je ne dépenserai 10€ pour un moyen format ! Pouvez-vous m'expliquer pourquoi vous ne nous parlez que des qualités du moyen format (que je n'ai pas trouvées) sans insister sur ses inconvénients (qui sont multiples) ? [...]

Réponse :

Oh ! Voilà une réaction que je ne comprends pas ! D'abord, avez-vous lu le contenu de mes articles traitant du moyen format ou n'y avez-vous vu que ce que vous souhaitiez y trouver ? Même si je n'ai pas en tête tout ce que j'ai pu en dire, je sais ce qu'il en est ! Il est impossible que vous ayez pu trouver dans mes articles traitant du moyen format (et du grand format !) un listing des qualités en passant sous silence ses inconvénients qui, d'ailleurs, souvent, sont une qualité pour l'amélioration de la qualité de ses photos !

Combien de fois ai-je mis mes lecteurs en garde en les décourageant de s'essayer au moyen format avant d'avoir pratiqué le petit format plus de 5 ans ? Combien de fois ai-je mis mes lecteurs en garde en soulignant la lenteur de leur mise en œuvre —bien que des boîtiers moyen-format modernes sont tout automatiques— ? Combien de fois ai-je mis mes lecteurs en garde en soulignant qu'il était indispensable de gérer parfaitement les bases de la photographie avant de s'essayer aux formats supérieurs ? Combien de fois ai-je mis mes lecteurs en garde en soulignant leur poids important et leur grande taille —bien que certains soient légers— ? Combien de fois ai-je mis mes lecteurs en garde en soulignant le nombre plus que limité du nombre de vues par film ? Etc, etc...

Pouvez-vous sérieusement dire « Pouvez-vous m'expliquer pourquoi vous ne nous parlez que des qualités du moyen format (que je n'ai pas trouvées) sans insister sur ses inconvénients (qui sont multiples) ? » ? Répondiez-vous à tous les critères nécessaires pour vous lancer en moyen format ? Il est bien évident que le passage d'un boîtier numérique automatique moderne à un moyen format classique n'est pas ce qu'il y a de plus simple !...

Que vous soyez dégoûté du moyen format est une chose. Augmentez vos connaissances et compétences en photographie et, dans quelques années, vous serez certainement en mesure de porter un regard totalement différent sur l'exercice du moyen format... Cela dit, faire du moyen —ou du grand— format n'est pas une obligation (!!!), ni même un passage souhaitable (!!!), ce n'est peut-être tout simplement pas fait pour vous ! Combien de grands maître de la photographie n'ont jamais exposé une seule bobine 120 (ou 220) ? Vous en avez fait une ! L'exercice vous a vacciné ? Qu'importe ! Progressez en petit format, ce sera très bien ainsi !...

On ne se lance pas en moyen format (et encore moins en grand format !) sur un coup de tête ! Il faut ressentir le besoin d'essayer et vouloir remettre tous ses compteurs à zéro en ayant la volonté de tout réapprendre... Cela dit, vous avez souligné un point important (que je signale souvent !) : n'engagez jamais de dépense sans être sûr de l'intérêt que vous pourrez tirer de l'investissement... vous avez bien fait de tester avant achat !!!...

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ESPACE COULEUR sRVB OU Adobe RVB ?

Question :
[...] Voilà des années que je me pose une question au sujet de l'espace couleur à utiliser dans mon appareil photo, et je n'ai toujours pas trouvé de réponse, j'ai toujours peur de passer à côté de quelque chose d'important. Pouvez-vous m'expliquer les choses simplement sans passer par des graphiques ou des formules mathématiques que je ne comprendrai pas ? [...]

Réponse :

Avant de débuter mes explications, je tiens à vous rassurer : pour l'amateur (mais pas uniquement), il y a 99,99% de chance de ne pas se tromper au moment du choix de l'espace couleur dans lequel vous allez travailler !

Ceci étant précisé, vous n'échapperez pas à un schéma mais, pas de panique, c'est juste pour afficher visuellement le contenu de mes explications simples...

Il est évident que vous soyez tombé sur les termes espace colorimétrique et sRGB ou Adobe RVB, mais que sont-ils et quelle est leur nature et quelles sont leurs implications pour vos photos ? Voici une explication très simple, si simple qu'elle frise les limites de la réalité !....

Un espace colorimétrique est une gamme de couleurs. Votre imprimante peut imprimer une gamme de couleurs, votre moniteur peut afficher une gamme de couleurs et votre appareil photo peut enregistrer une gamme de couleurs (et ces 3 appareils ne peuvent pas forcément afficher la même gamme de couleurs !). Si la plupart des appareils photo vous permettent d'enregistrer des images dans deux espaces colorimétriques (sRVB ou Adobe RVB), d'autres périphériques peuvent en gérer plus et d'autres n'en gérer qu'un seul.

On dira, pour simplifier, que toutes les couleurs visibles sont affichées ici sur fond blanc. Sur ces couleurs, on représente 3 triangles. Chaque triangle correspond à un espace colorimétrique et affiche sa façon de reproduire les couleurs.
Comme le montre le schéma, l'espace colorimétrique le plus petit (qui reproduit le moins de couleurs) est l'espace sRVB. L'espace Adobe RVB, plus grand, reproduit toutes les couleurs de sRVB et en gère beaucoup plus. Il existe même ici un troisième espace, ProPhoto RVB, encore plus vaste qui reproduit toutes les couleurs de l'espace Adobe RVB (donc de sRVB) et en gère encore beaucoup plus. Mais on voit également qu'il y a encore beaucoup de couleurs qui ne peuvent être reproduites par ces trois espaces. On voit également que l'espace ProPhoto reproduit certaines couleurs de manière plus ou moins imprécise sur ses sommets haut et gauche.
Point ! Je n'en dirai pas plus !

L'espace colorimétrique sRGB a été développé par HP et Microsoft en tant qu'espace colorimétrique standard. Cet espace devant regrouper les couleurs reproductibles par les moniteurs et les imprimantes. Qui dit standard, dit que la grande majorité des appareils est calibrée pour gérer cet espace de couleurs.

L'espace colorimétrique Adobe RVB est une version plus récente, développée par Adobe en 1998 (d'où le nom Adobe-1998 que l'on rencontre souvent). Il bénéficie d'une gamme beaucoup plus large que l'espace colorimétrique sRGB et est conçu pour se rapprocher de l'espace colorimétrique CMJN (cyan/magenta/jaune/noir) utilisé dans l'impression quadrichromique professionnelle. Adobe RVB est capable d'enregistrer un plus grand nombre de nuances de verts que l'espace sRVB.

L'espace ProPhoto RVB, qui n'entre pas dans le cadre de votre question, est encore plus vaste. Il reproduit plein de couleurs supplémentaires dans toutes les directions du cercle chromatique. Je n'en parlerai pas.

Alors devriez-vous utiliser l'espace colorimétrique Adobe RVB plutôt que sRVB ? Il semble logique que plus grand est le nombre de couleurs reproduites plus le résultat sera de meilleure qualité... donc que vous devriez absolument utiliser l'espace colorimétrique Adobe RVB, n'est-ce pas ? Eh bien, oui et non, pas nécessairement en fait... Dans la majorité des cas où vous allez voir ou partager des photos, la gamme de l'espace colorimétrique sRGB est parfaitement acceptable/suffisante. En ce qui concerne le partage en ligne et les imprimantes utilisées pour la plupart des impressions photo, vous constaterez que toutes les technologies utilisent l'espace colorimétrique sRGB. À côté de cela, si vous admirez les images dans un livre d'art (ou certains magazines de grande qualité sur papier glacé) il est très probable que l'espace CMJN ou Adobe RVB ait été utilisé...

Prévoyez-vous d'éditer vous photos dans un livre d'art (ou un magazine haut de gamme) ? Si oui, passez immédiatement à l'espace Adobe RVB !!! Prévoyez-vous un traitement intensif ou des retouches profondes pour vos photo ? Si oui, passez immédiatement à l'espace Adobe RVB !!! Sinon, l'espace sRVB est plus que suffisant !!! Vous voyez, ce que je disais au début de l'article, il y a 99,99% de chance de ne pas se tromper au moment du choix de l'espace couleur dans lequel vous allez travailler ! Cela dit, je n'ai aucune illusion, il y a 99,9999999% de chance que je ne publierai jamais aucune de mes photos dans un livre d'art (ni magazines de grande qualité sur papier glacé, ni galerie d'art), en plus je n'ai pas les compétences requises pour envisager un traitement intensif ou des retouches profondes sur les photos, mais je privilégie l'espace Adobe RVB, qui peut le plus peut le moins, qui sait ce que nous réserve l'avenir ? Si j'imprime en trichromie (RVB), mes images Adobe RVB seront traduites (tronquées) en sRVB et, si par miracle, je devais les imprimer un jour en quadrichromie, j'aurai tout le matériel nécessaire avec mon espace Adobe RVB !!! Idem si un jour je venais à être capable de travailler les photos comme un vrai pro...

Voilà, j'espère n'avoir pas été trop compliqué, ne vous posez pas trop de questions métaphysiques, faites les photos qui vous plaisent, il y aura toujours un moyen de se débrouiller pour faire d'elles des choses qu'on n'imaginait pas au jour de leur création !!!...

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COLLIMATEUR DE MISE AU POINT, AU SECOURS !

Question :
[...] J'ai lu vos articles sur les avantages et les inconvénients de l'utilisation du collimateur de mise au point central avec recadrage après mise au point et les avantages et inconvénients de l'utilisation des collimateurs périphériques au plus près de l'objet à mettre au point après composition. Vous dites et vous n'êtes pas le seul à le dire que dans le passé la mise au point se faisait au centre et recadrage sans problème. Vous montrez aussi que la théorie prouverait l'apparition d'un flou après recadrage. Donc tout et son contraire ! Je ne comprennais pas donc j'ai testé par moi-même. Mise au point au centre à pleine ouverture (f/1.7) et recadrage et pas de flou franchement visible. Mise au point avec collimateur plus éloigné sans recadrage à pleine ouverture et pas de flou visible non plus. Mise au point avec collimateur périphérique (extrême) sans recadrage à pleine ouverture et là, un backfocus important et, encore plus important quand je ferme le diaphragme ! Je comprends de moins en moins. Pourriez-vous m'expliquer ? [...]

Réponse :

En effet, le problème est complexe !... Il y a plusieurs paramètres qui entrent en jeu !
☻ le recadrage peut modifier la distance sujet/film (ou capteur)
☻ le collimateur de mise au point central est généralement le plus précis car collimateur en croix. Selon votre boîtier, les collimateurs périphériques peuvent être —ou non— aussi en croix (vous n'avez pas précisé)
☻ le flou occasionné peut être minime (voire nul si inférieur au cercle de confusion) et passer inaperçu s'il reste contenu dans la profondeur de champ
☻ moins la définition est importante moins on visualisera un flou (cercle de confusion plus important)
☻ lors du test, il faut savoir si l'éclairage était uniforme (vous n'avez pas précisé les conditions du test)
☻ les objectifs, même les meilleurs (et les plus chers) ne peuvent éviter les problèmes de courbure de champ (sauf les objectifs pour grand format car conception symétrique)
☻ les objectifs, même les meilleurs (et les plus chers) ne sont pas forcément parfaitement centrés
☻ les objectifs, même les meilleurs (et les plus chers) sont moins clairs et moins nets en périphérie qu'au centre

...et on peut même imaginer que plusieurs causes s'additionnent dans votre cas !...

Il est donc impossible d'apporter une réponse précise et unique à votre problème ! Ce qui me pousse à vous rappeler que le premier rôle du photographe est de connaitre parfaitement son matériel. Il faut toujours garder à l'esprit qu'il y a un monde entre la théorie et la vraie vie ! Tout le monde imagine que chaque matériel embarque les qualités idéales (comme le veut la théorie) alors que les process de fabrication sont incapables de reproduire les qualités attendues (ou espérées)... Quand vous connaitrez les points forts et les points faibles de votre matériel, vous serez en mesure de tirer le meilleur en évitant les effets négatifs de chaque matériel ! Tout ce que vous pourrez apprendre ne pourra malheureusement jamais s'appliquer à tout le monde...

Avec votre boîtier et votre objectif, évitez d'utiliser les collimateurs les plus externes, préférez celui situé au centre ou ceux contenus dans le cercle moyen et recadrez plus ou moins après mise au point et puis c'est tout ! Si vous vous polarisez sur les difficultés insurmontables et les questions métaphysiques, vous ne ferez plus de photo... et ce serait bien dommage !...

Pour bien comprendre les différents paramètres énumérés ici, recherchez mes articles traitant des différents sujets et pas uniquement ceux parlant des collimateurs de mise au point. Vous trouverez les liens en cherchant ici. Et je le répète, le plus important est de créer de bonnes photos, qu'importe le matériel utilisé si on sait comment l'utiliser !!!...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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