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Bien que j'ai déjà publié de nombreux articles polémiques dans différentes pages du site, j'ai décidé de créer une page qui va rassembler uniquement des articles polémiques qui ne trouveront pas leur place ailleurs...

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ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Mais pourquoi se tuer et se ruiner pour calibrer sa chaîne informatique ? Sans rire, c'est quoi être photographe aujourd'hui (à/c de 2010) ?
Qu'est-ce qui différencie un photographe d'un presse-bouton ? Moi, moi, moi et moi, encore et toujours moi...
Faut-il divulguer l'emplacement de ses prises de vue ? Faites ce que je dis...
Photographie et amnésie... Histoire photographique et mise en scène artificielle


MAIS POURQUOI SE TUER ET SE RUINER POUR CALIBRER SA CHAÎNE INFORMATIQUE ?

Partout sur internet (chez moi compris) on trouve qu'il est indispensable de calibrer sa chaîne informatique de façon à retrouver en sortie sur imprimante exactement les couleurs vues sur l'écran. Voire même calibrer son appareil photo de façon à ce que les couleurs capturées s'affichent exactement sur l'écran et sur l'imprimante. Seulement voilà, pour réussir ce tour de force, il faut investir dans une sonde (pas franchement donnée) qu'il faut envisager de remplacer régulièrement (puisqu'elle perd en efficacité à la longue). En plus, il faut régulièrement recommencer la calibration et ça finit par être prenant... En plus, la calibration des écrans de portables est assez difficile (voire impossible) et le nombre d'amateurs utilisant des portables est de plus en plus nombreux...

Aussi, j'ai décidé de réfléchir un peu :

En préambule, on peut se demander si tout le monde perçoit les couleurs de la même manière. Au vu des associations de couleurs sur certaines voitures, les couleurs de la garde robe de certaines personnes, on peut effectivement en douter !... Et bien en réalité c'est tout à fait vrai ! Les couleurs ne sont pas du tout perçues de la même manière par tout le monde et pas uniquement chez ceux atteints de maladie des yeux qui les rends aveugles à certaines couleurs ou qui modifie leur vision des couleurs !... Nos yeux doivent se contenter du mélange de 3 couleurs (rouge, vert, bleu) pour recréer toutes les autres... même si théoriquement cela est impossible (demandez à un spectrocolorimètre de trouver du jaune en mélangeant du rouge et du vert... jamais il n'y parviendra !...)...

La lumière blanche est composée d'une infinité de couleurs et d'intensités différentes (les spectrophotocolorimètres confirment cette infinité) alors que notre œil n'y voit que du blanc. De même, une légère dominante de couleur sera immédiatement repérée par les appareils de mesure alors que nous ne verrons strictement rien !... Il est impossible que chacun de nous puisse voir les couleurs de la même manière puisque nous ne reproduisons pas les couleurs en utilisant le spectre réel de la lumière mais que nous utilisons une imitation créée par notre système visuel... donc tous les médias auront un aspect différent de la scène originale et seront vus différemment par chaque individu.

Les systèmes d'exploitation de nos ordinateurs contiennent des routines permettant une certaine cohérence des couleurs entre périphériques (appareil photo, écran, imprimante) au sein d'un espace couleur certes assez limité (sRVB). Les imprimantes modernes contiennent également dans leur driver des outils permettant d'interpréter les couleurs qui lui parviennent.

En tenant compte de ces faits, faut-il réellement investir dans une sonde (et ses remplaçantes), gaspiller des tas de feuilles de papier photo (pas données) et des litres d'encre (hors de prix) pour simplement se rassurer en voyant que la sonde affirme que tout va bien et que les couleurs sont identiques d'un bout à l'autre de la chaine informatique, alors qu'on ne voit strictement rien ?

En fait, j'ai bien envie de dire NON !!! N'oublions pas que dans ce site je parle des amateurs aux amateurs !... Que des professionnels s'y intéressent, d'accord, ils ont à leurs côtés des techniciens de l'informatique et de l'imprimerie pour s'occuper de tout cela et ils ont également des moyens, nous ? non !...

Le seul point qui aura son importance, pour l'amateur, sera de considérer que quoi qu'il fasse, l'image imprimée sera moins brillante que celle affichée à l'écran (même si les logiciels proposent des épreuvages à l'écran). Les dernières imprimantes prennent d'ailleurs ce point en compte en "poussant" les couleurs... ainsi, la différence est-elle toujours aussi flagrante ?

À nouveau, j'aurais bien envie de répondre NON !!!

Dans ces conditions, oubliez les conseils qui vous mettent sur la paille... faite une impression test d'une photo couleur et d'une photo noir et blanc sur votre imprimante basique... vous verrez bien que le résultat sera très acceptable !!! Au pire, vous pourrez, dans le driver de l'imprimante, modifier à l'arrache les mélanges de couleurs et le contraste pour, éventuellement, améliorer la sortie.

En réalité, la calibration avec création de profils ICC n'a aucun intérêt pour la majorité des amateurs puisque les imprimantes amateur ne savent pas gérer ces profils !!!... Donc, à moins de vous payer une imprimante professionnelle qui, elle, saura gérer les profils ICC, oubliez tout cela... la calibration hardware est inutile... préférez, au mieux, une calibration software (qui ne crée aucun profil ICC) qui permettra de limiter les écarts de couleur... et on trouve sur internet des logiciels gratuits (et même des sites ne demandant aucune installation de logiciel) qui permettent de "calibrer" nos écrans...

Bien, puisqu'il s'agit de la page « polémique », je sais que ces lignes vont faire hurler beaucoup de monde... ne m'écrivez pas pour me prouver que j'ai tort... j'ai raison !... Mes arguments sont tous défendables même si absolument faux d'un point de vue strictement scientifique...

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SANS RIRE, C'EST QUOI ÊTRE PHOTOGRAPHE AUJOURD'HUI (à/c de 2010) ?

Eh oui, la photo numérique "grand public" a envahi le monde dans les années 2000 (un peu avant !) et on peut estimer que 10 ans après le ras de marée numérique a submergé le monde de l'image... et le monde tout court !... Le fait est que la photographie est devenue plus disponible que jamais. L’équipement est devenu plus accessible, tant en termes de choix qu'en termes de prix, même les téléphones et les tablettes peuvent prendre des photos de qualité acceptable. Tout cela entraîne une grande quantité d’images, et dans cette mer d’images et de personnes possédant un appareil prenant des photos (téléphones et tablettes ne sont pas des appareils photo, vous en conviendrez !), que signifie le mot « photographe » ? Signifie-t-il seulement encore quelque chose ?

J'ai déjà souligné ailleurs dans ce site les "dérives" de nos contemporains pour qui le fait de détenir une machine pouvant capturer une image leur fait croire qu'ils sont immédiatement propulsés dans l'Olympe des photographes (professionnels s'il vous plait !). Je ne vais pas m'attarder sur cette tranche de la population des " captureurs " d'images bien qu'elle soit très (trop) représentée puisque dénuée d'intérêt du point de vue de la photographie...

D'emblée on serait tenté de dire que celui qui capture des images avec un "non-appareil photo" (un téléphone ou une tablette) n'est pas un photographe. Cela serait en effet judicieux puisque ces machines décident de tout à la place de l'humain : mise au point, profondeur de champ, exposition, c'est tout juste si ce n'est pas l'appareil qui décide du cadre et du moment du déclenchement. Oui, en effet un faiseur d'images avec ce type de matériel n'est pas un photographe... seulement voilà, il existe des photographes qui utilisent aussi ces gadgets de l'image... Donc 99% de ces "pressent-boutons" ne sont pas des photographes mais l'énorme minorité qui prend la peine de la créativité dans la composition de l'image peut-elle rejoindre le vocable de photographe ?

On pourrait également dire que les utilisateurs d'appareils photo numériques ne sont pas des photographes. Même si l'énorme majorité utilisent leurs boîtiers en mode tout automatique, se plaçant dans les mêmes bottes que les utilisateurs de téléphones, il y a beaucoup de (vrais) photographes talentueux, amateurs et professionnels qui font de la photo en numérique !... Cette piste n'est pas la bonne non plus.

Restent ceux qui utilisent (encore) les films photo argentiques. Eux sont de vrais photographes !... Enfin, pas tout à fait !... Même si l'utilisation du média argentique, avec tout ce que cela sous-entend de formation et de technique, permet de retrouver une plus grande proportion de photographes, il existe également des "pressent-boutons" parmi eux...

NON, le matériel utilisé ne permet pas de déterminer qui est photographe et qui ne l'est pas !... Il faut donc explorer d'autres voies...

Ceux qui font des images argentiques en grand format sont des photographes ! Le grand format est probablement l'exercice le plus complexe en photographie... Mais, en grand format, il est si facile de se faire phagocyter par la technique que s'il est certain que l'utilisateur de chambre grand format est un amoureux de l'image, qu'il ne sera pas un presse-bouton, cela ne veut pas dire qu'il sera un photographe pour autant... combien de très grands photographes reconnus n'ont jamais fait de grand format ? L'énorme majorité ! Il en va de même pour le moyen format, donc, la taille du négatif (ou du capteur numérique) n'est pas un critère non plus !...

En se posant ces questions nous découvrons que les paramètres les plus "visibles" nous font tourner en rond alors que la ligne qui sépare un photographe d'un propriétaire d’appareil photo devient évidente. Ne serait-ce pas plutôt les compétences qui font le photographe ? Les connaissances, la volonté d’apprendre, le sens de l’expression artistique, le désir de partager une émotion, voilà ce que sont les qualités qui font d’une personne un photographe.

Mais il existe un autre paramètre important (à mon sens) qu'il faut considérer, même s'il a tendance à s'estomper chez les professionnels qui font de la photographie commerciale : l’amour, le plaisir ressentis lors du processus de création.

Puisqu'aujourd'hui est artiste qui se proclame artiste (j'en ai parlé avec amertume sur une autre page du site), si vous vous considérez comme un photographe, cela signifie probablement que vous en êtes un... Encore faut-il avoir une culture personnelle suffisamment développée pour contextualiser une photo et comprendre pourquoi une photo sera intéressante ou non. Cela peut sembler réducteur, mais au final, tout revient à cela. Le décryptage de l’âme d'une image, voilà probablement le maître concept du photographe... Parfois, ce décryptage se fait inconsciemment. En surfant sur internet, en regardant la télé, en feuilletant des livres photo ou des magazines, je ne peux m’empêcher de chercher à comprendre ce qu'est une image, ce qu'elle contient, qui est la personne qui l'a créée, comment pense-t-elle, pourquoi réagit-elle comme elle le fait, pourquoi a-t-elle décidée l'image telle qu'elle est présentée ? Est-ce que je me vois comme un photographe ? Oui, sans aucun doute, avec toutes mes erreurs, mes ratés et mon apprentissage continu (qui n'est pas près d'être terminé), je me vois comme un photographe, puisque j’aime cette forme de communication, j'aime les images fixes, j'aime mes images, j'aime les images des autres photographes, j’aime laisser libre cours à ma créativité. Mes images ne sont pas révolutionnaires, mes images ne sont pas géniales, je n'aurais aucune chance de pouvoir vivre de mes photos, mais mes photos m'aident à vivre, nombre de celles d'autres photographes aussi... je crois que c’est l’amour de la photographie, de l’apprentissage et de la vision artistique (et technique) qui me permet de me prétendre photographe même si je ne me considère pas comme un artiste de l’image, au moins suis-je un amateur curieux et créateur à défaut d'être créatif !... Êtes-vous comme moi ? Si oui, alors, avec votre chambre photographique, avec votre moyen format argentique ou numérique, avec votre petit format argentique ou numérique, avec votre téléphone ou votre tablette, vous êtes un photographe !... Si non, alors, vous n'êtes qu'un utilisateur d'une machine qui capture quelque chose qui ressemble à une image mais qui ne sera JAMAIS une photographie (sauf par accident !), que vous utilisiez votre appareil en dilettante ou dans l'espoir de gagner quelqu'argent, vous ne serez JAMAIS un photographe... J'irai encore plus loin, si vous ne possédez pas ce petit quelque chose qui, je le crois, définit le photographe, alors, même si vous gagnez largement votre vie avec vos images, je serai plus photographe que vous quand bien même je n'ai jamais vendu la moindre image (et que je n'en vendrai probablement jamais) !...

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QU'EST CE QUI DIFFÉRENCIE UN PHOTOGRAPHE D'UN PRESSE BOUTON ?

Dans la droite ligne de l'article précédent, (oui, je le sais, j'ai la dent dure !...) je vais enfoncer un peu plus le clou là où ça fait mal !...

Nous vivons dans une époque "formidable"... Depuis que le numérique existe, nous avons accès à des appareils qui produisent de très "bonnes images" pour pas trop cher. Il n’est pas nécessaire de connaître les bases de la photographie puisque ces appareil peuvent tout faire à notre place (ou presque). Nous n’avons plus à passer des heures dans un labo pour développer nos images, Capture One, Lightroom et consorts sont là pour le faire pour nous.

Tout ce qui distinguait un amateur avancé d’un presse-bouton a été réduit à néant (pas tout à fait !!!). Le plus important ce ne sont plus les connaissances du processus photographique dans son intégralité mais de posséder le tout dernier nouveau boîtier doté d’une multitude de fonctionnalités plus ou moins inutiles. Cela pourrait être une bonne chose en ce sens que le numérique a permis de démocratiser cette forme d’expression MAIS nous observons qu’il y a de plus en plus de photographes «professionnels autoproclamés». Ces individus malfaisants (probablement sans s'en apercevoir) croient tout savoir de la photographie, alors qu’en réalité ils ne font qu'utiliser aveuglément, bêtement, des algorithmes greffés dans leurs boîtiers... ce sont de vulgaires "pressent-bouton"... le plus effarants c’est qu’ils n’ont même pas conscience de leur médiocrité. Ces individus sont faciles à reconnaître, ils sont souvent intransigeants et imbus d’eux-mêmes. Ces étranges individus nuisent à la photographie comme la moisissure nuit au bon pain. Pourquoi ? Parce qu’eux, contrairement aux autres, ils Savent (avec un S majuscule), bien évidemment ! Ils ne savent strictement rien mais, persuadés du contraire, ils vous donneront des conseils, ils vous critiqueront (ou au mieux seront condescendants face à votre travail !!!). Dans ce XXIème siècle où la médiocrité est érigée en modèle de vertu, voila ce qui distingue un photographe (même amateur) d’un presse-bouton.

Quelles sont alors les qualités d’un photographe ? J'aurais envie de dire « l'opposé de la description que je viens de faire du presse-bouton » ! Mais c'est trop facile !... Ne serait-ce pas plutôt la capacité de créer une bonne photo ? Seulement voilà, cela fait des siècles que tout le monde essaye de définir ce qu'est une bonne photo et... personne n'y est parvenu !... À côté de cela, jamais personne ne s'est inquiété de savoir ce que pouvait être un « bon photographe ». Cette question est pourtant primordiale et peut-être toute la clé du problème !... Dans l'article précédent j'ai apporté un début de réponse mais on pourrait peut-être creuser un peu... J'ai rassemblé ici un petit descriptif en 10 points. Il y en a certainement d'autres mais appliquer déjà ceux-là prendra bien une vie entière !...

1) Alors que l'on aurait tendance à rechercher le premier point (le principal) du côté de la technique ou de la vision artistique, je dirai que la première qualité du photographe est l'humilité, OUI, l'humilité !... Être humble face à son sujet (qu'il s'agisse d'un top modèle, d'une fleur ou d'un paysage, ... savoir disparaître pour laisser toute la place à la scène, est une grande qualité), humble face à l'acte qu'il s'apprête à engager, humble face à lui-même et à ses images (qu'il devra critiquer le plus cruellement possible avant de publier ou tout simplement de conserver), humble par rapport aux autres photographes (on trouvera tous, toujours, soit dans les générations passées, soit parmi ses contemporains, soit parmi les générations à venir quelqu'un de bien meilleur que nous !), humble face à ceux qui regarderont les images créées qu'ils aimeront ou pas. Cette caractéristique exclue 100% des pressent-bouton, elle est donc une caractéristique de choix !... Certains "grands photographes professionnels reconnus" ont perdu cette humilité avec la notoriété qui arrivait, ils se sont entourés d'assistants qui faisaient tout le travail, ne laissant plus au photographe que la tâche de récolter les honneurs... que sont-ils devenus ? Ils ont déclinés et... on ne parle plus guère d'eux... ils se sont fanés comme un effet de mode... ils n'étaient donc plus des photographes !... CQFD, si vous êtes un photographe amateur, perdez cette humilité et vous deviendrez un presse-bouton, si vous êtes un photographe professionnel, perdez cette humilité et vous deviendrez un paria !...

2) La deuxième qualité primordiale du photographe est la curiosité. Fondamentalement, la photographie consiste à transmettre une vision qui peut être appréciée ou non par un observateur. Les meilleures photographes présentent une vision originale et / ou inhabituelle qui bouscule la norme. Pour en arriver là, les photographes doivent avoir la capacité (le savoir) de s’arrêter et de regarder. Ils doivent être prêts à se demander pourquoi les choses sont toujours vues de la même manière, et ils doivent être capable de rechercher s'il existe d’autres moyens de voir la même chose en la représentant de manière intéressante. Ils devraient être ouverts et curieux pour pouvoir explorer d’autres styles, d'autres sujets et d'autres méthodes de la photographie. Perdez la curiosité, vous perdrez l'inspiration, vous ne serez plus rien en photographie...

3) Une grande capacité à observer. Il est important de garder les yeux et l'esprit grands ouverts. On ne sait jamais d’où pourrait venir votre prochain projet. 99% des images naissent d'une impulsion tout à fait spontanée.

4) Une conscience de la lumière. S’il n’y a pas de lumière, il n’y a pas de photo... c’est aussi simple que cela. L’un des plus grands changements créatifs lors du passage de l'état de photographe débutant à photographe "évolué" apparaît lorsque l'on commence à chercher la lumière plutôt que le sujet. Trouver la bonne lumière et laisser le sujet venir à soi. Le presse-bouton tirera même si la lumière est plate, le photographe n'en fera rien, soit il notera le projet photographique et le reportera à une date ultérieure, soit il créera de la lumière. En effet, la capacité de "créer" de la lumière (si nécessaire) est un pendant indispensable à la conscience de la lumière. C'est un aspect de la photo qui fait réellement la différence entre un amateur passionné et un presse-bouton. Pour faire une bonne photo, il faut avoir une bonne lumière. Pour avoir de la lumière, le presse-bouton utilisera son flash intégré et sa mesure multizones. Pour trouver une bonne lumière, le photographe sera observateur, il aura les compétences nécessaires pour la voir sans avoir recours à des techniques ou à de l’équipement... Mais, bien sûr, il y a des moments où il est impossible de trouver la lumière que vous voulez, là, le photographe saura « avoir le pouvoir sur la lumière » en créant artificiellement des éclairages complexes mais paraissant naturels. Ce n’est pas simple, mais j'ai bien dit dans l'article précédent que le photographe travaille, apprends et expérimente en permanence... Quand le presse-bouton ne voit que des photons (grains de lumière), le photographe se désole quand il voit une lumière fantastique et qu'il ne sait pas quoi en faire par manque de sujet... La grande qualité du photographe est de savoir reconnaitre la bonne lumière et, accessoirement, de savoir la créer si elle n'existe pas...

5) Je placerai ensuite la capacité de préparation et la capacité de travailler rapidement. Le presse-bouton va shooter 100 images à 12 images/seconde en espérant en obtenir une bonne, c'est une forme de travail rapide, certes, mais ce n'est pas ce que je voulais dire ! Ici il faut faire la différence entre la précipitation et la rapidité. Le photographe saura prendre le temps de la préparation de ses images, mais le moment venu, il doit savoir immédiatement quand déclencher, ne pas manquer le moment avant que le signifiant de l'image disparaisse, avant que la lumière ne change...

6) Une bonne discipline. Je ne peux pas imaginer quelque chose de plus frustrant que de prendre en photo un moment important, mais dont l’exposition ou la composition laissent à désirer. La seule façon de parvenir à avoir une bonne photo est la pratique, la pratique et encore plus de pratique. L'étude, l'étude et encore l'étude. Les bonnes habitudes de prise de vue devraient devenir une seconde nature.

7) Une grande ouverture d’esprit. Pour devenir un bon photographe, il faut connaître ses limites et être prêt à apprendre et à découvrir même si on fait de la photo depuis des dizaines d’années. Les gens dont l’esprit est trop rigide n’accepteront pas d’apprendre, ils préféreront miser sur les connaissances déjà acquises pour produire indéfiniment une même photo, ou pire, se rabattront sur les automatismes du boîtier, comme les pressent-bouton...

8) Une bonne connaissance des classiques. Les peintres de l’ancienne école ont non seulement eu beaucoup de temps pour perfectionner leur métier. Cela leur a donné la liberté d’observer et de pratiquer. Combien de photographes prennent des décisions conscientes sur leur utilisation de la couleur pour créer des émotions ? Ou contrôler l’éclairage à un niveau de précision suffisant de sorte que toutes les parties de l’image soient éclairées comme ils le souhaitent ? Les limitations technologiques des anciens les ont obligés à penser n’ayant aucun moyen de reproduire parfaitement la réalité, ils ont été forcés de comprendre et de le déconstruire un processus de recréation ce qu’ils avaient appris. Les pressent-bouton ne sont pas obligés de penser, puis de reconstruire ils obéissent aux algorithmes de leurs boîtiers ou, pire, à la chance. Pour le photographe, ces connaissances permettent de comprendre un contexte, une situation. Cela permet de « faire une photo », et pas seulement de « prendre une photo ». Ces connaissances sont essentielles. C’est rarement expliqué, donc souvent oublié.

9) Une bonne compréhension de son propre style. Jouer avec ses points forts est très important, mais d’abord, il faut comprendre ce que sont ses points forts et ses préférences. Il n’y a aucun moyen de devenir un bon photographe sans savoir ce que l'on aime et pourquoi on l’aime. Si crée un genre de photos qui ne convient pas à son style, on sera rapidement déçu de nos images car on se retrouvera à copier le style d’un autre voire faire n'importe quoi... le parcours photographique se terminera...

10) La capacité de construire une scène. Cette qualité est un peu plus difficile à expliquer. Il s’agit de l’équilibre de la composition. Il faut savoir découper (mentalement) le sujet pour l’équilibrer dans une composition et de veiller à ce qu'il ait suffisamment d’espace pour être mis en évidence, sans être noyé, pollué par un environnement sans intérêt. Là on touche à de la technique, cela s'acquiert à la longue.

11) oui, un bonus : la capacité à prendre du plaisir... le presse-bouton fait un travail mécanique, qui de lui ou du boîtier fait le travail le plus ingrat ? Faire cela n'apporte aucun plaisir, c'est du travail à la chaine... le photographe est celui qui prend du plaisir à créer ses images !...

Voilà ce que j'avais à dire. Vous n'êtes pas d'accord avec moi ? Vous en avez totalement le droit, mais posez-vous alors la question de savoir si vous êtes (ou si vous voulez) être un photographe ou un presse-bouton... Le processus photographique est long et difficile mais comme j'aime à le dire, la photo c'est comme la pèche, c'est plus excitant d'attraper un poisson que de le manger !!!

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MOI, MOI, MOI ET MOI, ENCORE ET TOUJOURS MOI...

J'ai déjà dit par ailleurs tout le « bien » que je pensais des selfies, je n'y reviendrai pas. Par contre j'ai deux petits messages à adresser à ces adeptes du genre qui se prennent pour des photographes alors qu'ils ne sont que des terroristes de l'image et des dictateurs. Eux qui se targuent de liberté ne sont que des adeptes du culte de la personnalité cher à tous les despotes de l'histoire. Bien sûr, en bons incultes de l'histoire de la photographie, ils sont, en plus, persuadés de participer à un grand mouvement d'expression moderne avec leurs smartphones à 50 MPxls !...

Je ne lance jamais d'attaques sans étayer mes dires donc, voilà ce qui me permet de critiquer et qui justifiera mes dires !...

1) ce sont des terroristes de l'image et des adeptes du culte de la personnalité
Que les gens fassent des selfies, soit, cela peut (éventuellement) être ludique, à condition de replacer ce "mode d'expression" à sa juste place : je clique, regarde, je ris et j'efface. Mais non !... Je clique et j'inonde le web de ma gueule, vous aimez-ça ou pas, c'est ainsi, voilà l'état d'esprit !... Et n'allez surtout pas faire de même, il n'y a que ma tronche qui mérite de polluer le web !... Si vous lisez l'anglais, je vous renverrai ici : vous serez heureux d’apprendre que les selfies qui sont partagés (imposés plutôt) tous les jours sur les réseaux sociaux, cette « mode » n’est pas aussi populaire que ce que l’on pourrait croire. En effet, une équipe de l’Université de Munich a mené une recherche, et les résultats ont été publiés dans Frontiers in Pshychology. Le document explore ce que les chercheurs ont appelé « Le paradoxe selfie (The Selfie Paradox) ». Il est intéressant de découvrir que la plupart des gens aiment se prendre en photo, mais n’aiment pas regarder celles des autres !... Combien ont l’habitude de prendre et de publier des selfies ? Et à quelle fréquence ? Nous regardons nos selfies, mais ceux des autres auraient-ils tendance à vous ennuyer ? C’est exactement ce que ces chercheurs ont examiné dans leur étude. 238 personnes originaires d’Autriche, d’Allemagne et de Suisse ont été interrogées. 77% d’entre elles ont dit qu’ils aiment prendre des selfies au moins une fois par mois et 49% ont dit qu’ils reçoivent des selfies de leurs amis au moins une fois par semaine. On leur a également demandé quel genre d’images ils préféraient, et combien de fois posaient-ils et prenaient-ils des selfies. La majorité des répondants affiche une attitude positive et ressentent des sentiments positifs envers leurs propres selfies. Ils les voient comme étant authentiques, amusants et auto-ironiques. D’autre part, 90% considèrent les selfies des autres comme des photos auto-promotionnelles et leur attribuent des caractéristiques négatives. Cependant, seulement 46% disent la même chose de leurs propres selfies. En d'autres termes, les gens adorent afficher leur visage mais ne supportent pas de voir celui des autres... C'est ce que je disais en parlant de culte de la personnalité et de la dictature des selfie-addicts...

2) participants au grand mouvement d'expression moderne
Ah le numérique c'est génial, les smartphones c'est génial, je peux prendre des selfies !... Oui mais voilà, à force de vous regarder le nombril et de rester scotchés sur les réseaux asociaux (!!!) vous ne pouvez même pas savoir que vous ne faites que perpétuer une débilité qui a déjà plus de 100 ans d'âge !!! Que vos smartphones de 50 MPxl sont ridicules par rapport aux millions de mégapixel (équivalents) des photos argentiques grand format de l'époque !!!...


(source image : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/8/80/Joseph_Byron.jpg)

Le photographe Joseph Byron est probablement le premier à avoir pris des « selfies ». Il s’est pris en photo en 1909 !!!.... L'image est aussi nulle que celles prises au smartphone, mais lui, contrairement des gamins d’aujourd’hui, avait de la classe, des muscles (un chambre c'est très lourd !) et des connaissances techniques et chimiques (il faisait de l'argentique !).

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FAUT-IL DIVULGUER L'EMPLACEMENT DE SES PRISES DE VUE ?

De nos jours, les boîtiers enregistrent par défaut les coordonnées GPS exactes de l'endroit de la prise de vue de chaque cliché. Cela peut, éventuellement, être intéressant. Mais faut-il divulguer de telles informations ?

D'emblée, la première réponse qui s'impose est « chacun fait comme il le sent ». Certes, mais cette réponse n'est-elle pas précipitée ? Essayons de réfléchir un peu aux conséquences.

Un photographe qui crée une image extraordinaire, intéressante, unique, est un photographe qui aura sillonné longtemps la région à la recherche de son sujet, en repérage en quelque sorte. Il aura du y retourner souvent à différentes heures pour étudier l'influence de la lumière. Il aura du crapahuter des heures, chargé comme un mulet pour emporter son matériel en arpentant sur des chemins parfois difficiles... Ce photographe acceptera-t-il, après de tels sacrifices, de tels investissements, transformer son chef d'œuvre en image banale simplement en permettant à tout le monde de la recréer ?

Sur une image d'un lieu préservé, n'est-il pas risqué de stimuler une masse de photographes à envahir les lieux ? Et encore, s'il ne s'agit que de photographes, ce ne serait qu'un moindre mal, mais imaginez que des selfistes s'invitent à la fête, les canettes et les papiers gras ne sont plus très loin... On peut même imaginer que la photographie inspire des campeurs ou des promeneurs du dimanche en mal de lieu de piquenique... catastrophe !!!...

Pire que la copie de son image, imaginez ce que l'on pourra faire de votre découverte :

un arrière plan pour selfies ou pour image de groupe !!!

Un autre effet pervers, bien que n'altérant pas les lieux, pensez à tous ces photographes qui, en panne d'inspiration, cela arrive même aux meilleurs, finissent par s'enfermer dans la recherche des images déjà créées pour retourner sur la zone et essayer d'en faire quelque chose... ces pauvres seront à jamais perdus, terminant leur parcours photographique à suivre machinalement le travail effectué par d'autres...

Dans la même veine, cela risque de faire penser qu'il est indispensable de trouver des lieux particuliers pour créer... alors que même les lieux les plus connus et les plus fréquentés peuvent parfaitement servir de terrain de créativité...

Alors, puisque nous sommes sur la page des polémiques, je vous donne froidement mon avis, que vous soyez d'accord avec moi ou non, ne diffusez JAMAIS le lieu où vous créez vos images, vous rendrez un énorme service à la qualité de vos images, au lieu où vous avez créé et aux gens qui risqueraient de tout perdre en vous suivant bêtement sur les chemins de la création...

Cela dit, je trouve (cela n'engage que moi !) qu'il est beaucoup plus intéressant de trouver des sujets dans son environnement habituel et de les traiter de manière originale. De ce fait, les lieux utilisés par d'autres m'indiffèrent...

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FAITES CE QUE JE DIS...

Je me suis un peu promené sur internet aujourd'hui et je suis tombé, par hasard, sur un site photo. Je pourrais dire un site concurrent, mais si, effectivement, quelqu'un parmi vous pensait que nous jouions dans la même cour, j'effacerai immédiatement le contenu de mon site et j'arrêterai de payer pour la survie de mon domaine internet !!!...

Je ne dis pas que ce site ne présentait aucun intérêt, bien au contraire, quand, tout à coup, je suis tombé sur la liste minimale des qualités indispensables (pour l'auteur !) pour être photographe !

En théorie, pour reproduire un écrit il faut faire une demande à l'auteur, mais là, vous avouerez que ce ne sera vraiment pas nécessaire !!! Je vais donc faire un copier/coller de sa liste et nous en parlerons ensuite, si vous le voulez bien. J'insèrerai un astérisque * à côté des "qualités" qui m'ont fait sursauter.

M.T. estime que pour être photographe il faut :

  • Maîtriser* les connaissances de bases de la photographie.
  • Maîtriser* les logiciels de post-traitement.
  • Maîtriser* l’éclairage, la connaître, la comprendre.
  • Dessiner (sur des tablettes graphiques comme les Wacom)*.
  • Maîtriser* et connaître ses optiques.
  • Posséder des connaissances en science*.
  • Posséder des connaissances culturelles*.
  • Connaître et avoir étudié le travail des maîtres*
  • Posséder des connaissances en architecture*.
  • Être diplômé des Beaux-arts*
  • Être curieux, avide de découvrir.
  • Piloter un drone*.
  • Être un vidéaste*.
  • Maîtriser* les logiciels de montage vidéo*.
  • Posséder des connaissances psychologiques*.
  • Posséder des connaissances en sculpture*,
  • Savoir analyser pour prendre des décisions rapidement.
  • Avoir une ouverture d’esprit.
  • Avoir le sens de l’humour.
  • Être éduqué.
  • Être humble*************.
  • Être un rassembleur.
  • Posséder des connaissances en affaires*.
  • Et plusieurs autres qualités*.

Donc, si je comprends bien, si vous voulez faire de la photo, vous devez décrocher au minimum un doctorat en physique, un doctorat en ethnologie, un doctorat en psychologie, un doctorat en histoire de l'art, un doctorat en sciences économiques et, à vos heures perdues, passer un master en architecture, suivre des cours de sculpture, de dessin, de pilotage, de vidéo, de photo, d'infographie, d'informatique, de management, de théâtre ET SURTOUT, SURTOUT rester humble !... Comme lui je suppose !!! Je ne peux m'empêcher de penser à cet autre photographe français qui, invité à la télévision, brandissait son boîtier dans tous les sens en proclamant haut et fort qu'il était tellement bon qu'il n'avait même plus besoin de porter son œil sur le viseur pour cadrer parfaitement et régler l'exposition au quart de poil !...

Je ne connais rien de cet auteur (photographe ?), même pas une seule de ses photos, mais je serai curieux de m'entretenir avec lui de physique quantique, de psychose maniaco-dépressive (enfin de syndrome bipolaire comme on dit aujourd'hui !), etc... Au fait, pourquoi n'a-t-il pas aussi validé un doctorat en astrophysique ? ça doit être indispensable aussi, à moins que ce doctorat là fasse partie des plusieurs autres qualités !!! Lao Tzeu disait déjà que celui qui pense savoir ne sait absolument rien... et j'ajouterai que je ne pensais pas qu'il fallait atteindre un âge canonique pour débuter en photographie... à raison de 8 ans d'étude par doctorat !...

Bref, je ne sais pas si cela va suffire à vous remonter le moral, mais je dirai que je ne suis diplômé en aucune de ces spécialités et pourtant je fais de la photographie. Je connais des gens qui font de la photographie de haute qualité et qui parallèlement ne connaissent rien de la physique, rien de la chimie, qui n'entendent rien à la psychologie ni à rien de tout cela. Mais ils savent sentir le bon cliché ! Au laboratoire ils savent tirer le meilleur de leurs négatifs et de leurs papiers ! Sans avoir eu la moindre formation sur aucun logiciel de traitement d'image, sans posséder de tablette graphique, ils sortent des images numériques de haute qualité ! Il est vrai que ces gens là ne font remarquer à personne qu'ils sont modestes, mais qui, spontanément, écoutent et s'intéressent (vraiment !) au travail de n'importe quel petit amateur débutant.

J'insèrerai un astérisque * à côté des corrections mineures et je dirai, en écho à T.M., qu'il faut en effet avoir certaines qualités pour être photographe et la liste est beaucoup plus courte et bien plus accessible :
- connaitre* les bases de la photographie
- connaitre* son matériel
- aimer la photographie
- aimer apprendre
- aimer créer
- aimer essayer au risque de se tromper
- être humain

et puis c'est tout !... Un photographe n'est pas celui qui en jette plein la vue, ce serait plutôt celui qui essaye d'avancer et qui aime partager ses recherches, ses découvertes, ses connaissances et même ses échecs !...

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PHOTOGRAPHIE ET AMNÉSIE...

Encore un article qui fait la part belle à la psychologie ? Je pensais que Thierry n'était pas psychologue !... Et bien, vous avez raison, je ne suis pas psychologue, il n'empêche que la psychologie et la photographie ont des ramifications imbriquées, c'est indéniable ! Donc, OUI, encore un article où la psychologie occupera une place centrale, ne vous en déplaise !... Mais, une fois n'est pas coutume (!!!) je vais me permettre d'écrire une postface personnelle qui contredira radicalement le début de l'article (!!!) nous sommes sur la page des polémiques après tout !!!...

Je suis tombé il y a peu sur une étude psychologique de je ne sais plus quelle université (mais c'est du sérieux !) portant sur la déficience mémorielle photographique... Je ne vais pas rentrer dans les détails (sans intérêt dans le cadre de mon site !) de cette étude mais vous livrer les tenants et les aboutissants de cette étude dans les grandes lignes...

Les chercheurs ont créé deux groupes de sujets. Les deux groupes ont été lâchés dans un musée. Un groupe, équipé d'appareils photo numériques, devait prendre certaines œuvres en photo et profiter des autres expositions sans faire d'image. L'autre groupe, comme tout un chacun, devait visiter le musée sans autre but que de profiter des expositions.

L'étude a conclu que le fait de faire des photos « affaiblissait » la mémoire des membres du groupe « photographes » comparativement au groupe témoin (non photographes) alors que leur mémoire est restée intacte dès lors qu'il s'agissait des œuvres non photographiées...

Les chercheurs ont estimé que cette « amnésie » est à mettre sur le compte du travail de réglage/configuration du matériel et composition des images qui occupait trop leur esprit. Cette « amnésie » était beaucoup moins flagrante quand on leur demandait de zoomer sur une zone particulière d’un objet. Le fait de zoomer « sur ordre » aura donc focalisé l'attention sur l'objet photographié d'où mémorisation. Donc, d'après cette étude, lorsque vous êtes trop occupé à faire des photos, vous fixez votre concentration uniquement sur l’aspect technique de l'acte photographique et votre esprit est fermé à la mémorisation du reste...

OUI, BIEN, MAIS VOILÀ, il y a un sacré biais à cette étude ! À mon humble avis du moins ! Quand on fait des photos, c'est généralement dans le but de se souvenir... et, justement, on se souvient de tout en regardant nos images : le lieu, sinon la date au moins la période, l'environnement, l'entourage, voire la température et les odeurs du lieu de la prise de vue, voire de tous les événements qui se sont produits ce jour là... et même, très souvent, on se souvient exactement de la prise de vue !... Que s'est-il donc produit lors de cette étude ? J'ai peut-être des clés de réflexion :
- on a donné du matériel numérique « inconnu » aux participants donc, perdus derrière leur boîtier, ils avaient du mal à intégrer l'environnement.
- on a pris des volontaires « non photographes » qui shootaient, regardaient le résultat sur l'écran LCD arrière et, dans la mesure où ils savaient que la chose était dans la boite, ils l'effaçaient de leur mémoire. Albert Einstein, excusez du peu, disait lui-même qu'il était inutile de se souvenir d'une chose que l'on sait pouvoir trouver dans un livre... Ces « cobayes » savaient pouvoir trouver dans leur carte mémoire ce dont ils pourraient avoir besoin donc... libéraient leur esprit de ces informations.
- la photo numérique est une photo de grande consommation donc le résultat et l'action de capturer l'image ne présente aucun intérêt donc rien n'est enregistré dans la mémoire des visiteurs/photographes. Peut-être que s'il s'agissait de photo argentique, ils se seraient souvenu (?).
- les boîtiers numériques fournis étaient peut-être très compliqués à utiliser... un simple compact tout automatique ou un boîtier argentique simple à utiliser auraient peut-être aboutis à des conclusions très différentes.

Et vlan !!! Voilà la polémique !!! Je pense que lancer une étude sans prévoir tous les biais possibles n'est franchement pas très scientifique !!! et ne devrait même pas être menée !!! et encore moins publiée !!! Ou bien il est stupide de penser que dans l'esprit des gens, faire de la photo est tellement insignifiant que cela ne devrait entrainer aucune modification de comportement !... Il aurait été intéressant de se renseigner sur ce qu'est la photographie avant de la considérer comme une variable d'ajustement dans un processus aussi complexe que la mémorisation !!!...

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HISTOIRE PHOTOGRAPHIQUE ET MISE EN SCÈNE ARTIFICIELLE

Tout le monde sait que créer une bonne photo ne peut se résumer à un seul paramètre mais que savoir raconter une histoire dans une photographie c'est déjà 80% de la réussite de la bonne image.

Raconter une histoire dans un livre, dans un film ou une pièce de théâtre c'est relativement simple : on invente un scénario ou on s'inspire de faits réels, on écrit des dialogues et on fait évoluer des acteurs qui accompagneront les spectateurs (ou les lecteurs) dans leur promenade (espace et temps) au long du fil des scènes... En photographie, l'image étant fixe et généralement unique (il existe des diptyques ou des triptyques), il n'existe aucun fil auquel se raccrocher pour comprendre l'histoire racontée. Partant, créer un scénario et une mise en scène dans une photographie n'auront d'autre rôle que d'influencer le spectateur ! Dans ce cas, le photographe prend le costume du propagandiste et ne fait plus de la photographie mais de la politique ou du la manipulation de masse !... Pitoyable !... Mais il y a pire encore : si je veux créer une bonne photo et que j'en suis bien incapable, il me suffit de construire de toute pièce une scène qui expliquera clairement ce que je veux transmettre... cela me permettra d'économiser ma créativité et mon travail de recherche photographique !

Don McCullin, (photographe au Sunday Times) a, une fois, commis ce genre de photographie. Elle est devenue son image la plus connue et la plus controversée (la relation est évidente). Je la reproduis ici :


image ©Don McCullin

McCullin savait que c’était une violation grave du devoir journalistique, et n’a jamais tenté de garder le secret (en même temps, la mise en scène est évidente car peu crédible). Quand il est interrogé au sujet de cette image, il dit « C’est la seule et unique fois que j’ai fait cela. Beaucoup de gens me demandent si j’ai honte de l’avoir fait. Je leur réponds : Oui. Je l’ai fait. Il ne pouvait pas parler. J’ai parlé pour lui. ». Mais son mea culpa est toujours une introduction à la critique du bidouillage photographique en chambre noire qui dure depuis des décennies pour finir en disant « Les appareils numériques sont extraordinaires mais la photographie numérique peut devenir une expérience totalement mensongère, vous pouvez trop facilement modifier ce que vous voulez… tout cela n’est vraiment pas fiable. »

Certes, ces considérations sont à des années-lumière des préoccupations des photographes amateurs mais il n'empêche que ce genre de dérive est encore plus impardonnable pour un amateur qui n'est vraiment pas obligé de rapporter une image choc pour vivre !... Si nous ne pouvons plus avoir foi dans les images qui nous sont imposées à longueur de journée, la photographie amateure (oui, c'est bizarre mais la féminisation est à la mode !) peut représenter un contre-pouvoir salvateur ! NE VOUS LAISSEZ PAS ABSORDER PAR CETTE FACILITÉ CRIMINELLE !...

Nos photographies doivent raconter des histoires, certes, et pas uniquement face à des situations historiques mais c'est là que se trouve tout l'art du photographe -même amateur- : savoir jouer des éclairages, du cadrage, de la composition pour souligner l'histoire implicite de l'image, sans JAMAIS porter la main sur la scène photographiée. Je fais, bien évidemment, exception pour les photographies de nature morte ou d'objets qui, elles, nécessitent la création totale de la scène avant déclenchement... mais je le répète, ce sont les exceptions qui doivent confirmer la règle !...

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