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Il faut avouer qu'il est assez difficile de savoir d'avance si un boîtier (ou autre matériel) est fait pour soi !... Bien sûr, il y a le mode d'emploi qui peut nous orienter, mais je n'ai jamais vu un mode d'emploi signaler les faiblesses et les défauts du matériel qu'il décrit !... Il y a, bien sûr, l'option de l'essai, mais je n'ai encore jamais vu personne (sauf un ami, éventuellement) vous prêter un matériel pour vous permettre de le tester avant de l'acheter, éventuellement !... Bien sûr, on peut essayer d'en louer un le temps de le tester et de se faire une idée, seulement voilà, on ne peut pas forcément louer un matériel qui nous intéresse, surtout s'il ne s'agit pas de matériel professionnel, et encore moins s'il s'agit d'un matériel plus ou moins ancien !... Bien sûr, on peut lire les tests de ces matériels sur internet, mais voilà, ces tests sont systématiquement effectués par des personnes qui possèdent et aiment le matériel en question, donc, même s'ils ne cherchent pas à cacher des choses, de nombreux défauts importants sont effacés par le plaisir d'utilisation de ce matériel !... Bien sûr, il reste l'aura qui entoure ce matériel, mais êtes-vous sûr que la bonne réputation est systématiquement basée sur des faits réels ou est-elle usurpée  ? Je connais de nombreux matériels mythiques qui ne devraient pas être portés aux nues !...

Pourtant, cette question intéresse beaucoup de monde... C'est pourquoi j'ai décidé, dans cette page, de vous présenter des tests avec la volonté de souligner uniquement les points négatifs en oubliant, autant que faire se peut, les points positifs et le plaisir (éventuel) que procure l'utilisation de ce matériel !... Ces tests vous permettront de vous faire une idée plus précise de ce que vous aimeriez vous offrir et de vous questionner pour savoir si vous vous sentez capable de supporter ces défauts... Bien sûr, ces tests seront effectués par moi, avec le matériel entre les mains, rien à voir avec d'éventuels pompages de-ci, de-là sur internet !... Car tout le monde sait bien qu'il y a beaucoup de fake sur ce média !...

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Photographier avec... Le Zenit-E Photographier avec... Le Zenit-12
Photographier avec... L'Asahi Pentax K1000  


PHOTOGRAPHIER AVEC... LE ZENIT-E (ЗЕНИТ-Е)

Mon premier article traitera d'un de ces boîtiers mythiques. Innombrables ont été les propriétaires de ce boîtier soviétique, très nombreux sont ceux qui l'ont adoré, très nombreux aussi sont ceux qui souhaitent en acquérir un pour se faire les dents en argentique et qui se sont laissés portés par les superlatifs associés à ce « monstre sacré »... Voyons si ses points faibles peuvent vous faire fuir loin de lui !...

Je ne sais pas ce que vous avez pu entendre au sujet du Zenit-E (je n'utiliserai que son nom latinisé), je sais seulement ce que j'ai pu en dire par ailleurs dans ce site... Je ne renie pas du tout ce que j'y ai écrit, mais j'ai du le tester à nouveau, comme si je ne le connaissais pas, pour redécouvrir ses défauts... et il est loin d'en être dépourvu (!!!) même si, en adorant l'utiliser, on en vient à lui pardonner ou à les oublier...

Si vous prévoyez d'utiliser un Zenit-E, pour la première fois, prévoyez de revenir avec un film mort ne montrant rien d'utilisable... je n'ai pas dit « mauvais résultats », j'ai bien dit « rien d'utilisable » et j'aurai même pu simplifier en disant « rien » !...

Enfoncez-vous bien cela dans la tête avant de l'utiliser (et pas uniquement la première fois !) : le Zenit-E est un appareil photo aussi occidental que ЛЕНИН, СТАЛИН ou ПУТИН (comprendra qui pourra !). Utilisez votre Zenit-E avec l'arrogance occidentale qui nous caractérise tous (les russes d'aujourd'hui aussi, j'en suis certain !) et tout ce que vous gagnerez sera, au mieux un ou plusieurs films ruinés, au pire un reflex hors d'usage, irréparable, bon à jeter !... En Russie Soviétique, semble-t-il, c'est l'appareil photo qui commandait et le photographe qui obéissait !...

Mais ce n’est pas grave, vous verrez, car même si le Zenit-E est le reflex le plus obstiné et le plus simple (dans sa conception, pas son utilisation !) que j’ai utilisé, c’est une machine extrêmement amusante et un plaisir absolu à utiliser...

L'histoire du Zenit et celle de la fabrication d'appareils photographiques soviétiques remontent à 1942, lorsque l'Unité Mécanique de Krasnogorsk (Krasnogorsk Mekhanicheskii Zavod ou KMZ) commença à produire des appareils dans la banlieue de Moscou, à Krasnogorsk. Ce fabricant d'appareils photo était si important pour la région que la ville incluait un prisme et des rayons lumineux (logo de KMZ, voir ici) dans ses armoiries. Leur premier appareil photo populaire était un télémétrique Zorki qui faisait de son mieux pour copier le Leica II. Rapidement, ils sont entrés dans le jeu des reflex en fabriquant un certain nombre de boîtiers sous les noms de Zorki et Zenit. Les 15 premières années de production ont été difficiles pour la société. La production était loin d'être rationalisée, les exportations étaient faibles (quasi nulles) et les chiffres des ventes intérieures, lamentables. C'était un article de luxe dans une société où les articles de luxe n'étaient pas abordables pour la plupart des gens dans les années qui ont suivi la « Grande guerre patriotique ». Mais à la fin des années 1960, les choses ont commencé à changer pour le Zenit. La société a commencé à utiliser des méthodes de moulage et de production en série. La monture d'objectif M39 a été remplacée par le filetage à vis M42 et l'intérieur mal copié de Leica a été révisé à l'aide d'un miroir à rappel instantané. Tout cela a conduit à la naissance du Zenit-E, qui allait devenir leur premier appareil photo réussi et, à terme, leur best-seller.

Il a été produit de 1965 à 1986, un temps assez long pour rivaliser avec des machines légendaires telles que le Pentax K1000, (dont je parlerai certainement dans cette page), presque entièrement à l’époque de Léonid Brejnev en Union soviétique (pour les historiens ou les vieux photographes), KMZ a vendu 3,3 millions de ces appareils photo dans le pays et en Europe. Alors que des crises internationales (Baie des cochons, etc) soient à l'origine de cette époque, l'économie soviétique était en plein essor et la prospérité augmentait. Cela a entraîné une demande accrue de biens de consommation -tels que des appareils photo- ce qui était impossible après-guerre. Le design même du Zenit-E est le reflet de cette nouvelle reprise économique. Dès la première fois que vous le prenez, le poids va vous scotcher. Avec son châssis moulé sous pression et ses arêtes vives, sa couronne de forme typiquement soviétique (on retrouve la même forme sur les Kiev mais aussi les productions des pays satellites de l'URSS) il ne serait pas étonnant qu'il soit fabriqué à partir de l'acier prévu pour fabriquer des chars d'assaut soviétiques... même si le manuel du Zenit indique que l'un des principaux avantages de l'appareil photo est sa conception légère, ce qui pousse à se demander quel type de parpaings prenait des photos en Russie avant l'arrivée du Zenit !... Tout ce que je sais, c'est que vous ne le laisserez tomber qu'une seule fois avant d'apprendre à faire très attention à lui !... Pas pour le bien-être du Zenit, mais pour la survie de votre pied !...

Ce modèle était à la hauteur de la conception de l'appareil photo en URSS, doté d'un photomètre découplé, de cinq vitesses d'obturation, d'une série d'objectifs à vis M42 et d'un retardateur. Oui mais, en pleine période numérique, comment on ressent le Zenit-E aujourd'hui ?

Pour ce qui suit, je partirai du Zenit-E d'exportation (nom : ZENIT et non ЗЕНИТ) équipé de son objectif Industar 50-2 50mm f/3.5.

Pour apprécier pleinement la laborieuse expérience de la prise de vue avec cet appareil photo, voici un mini guide étape par étape pour prendre une photo
☺ Avant de toucher à votre appareil, trouvez un mode d'emploi et apprenez-le par cœur (si vous n'en trouvez pas, cherchez ici). IMPERATIF !!!
☺ Avant toute chose, il est impératif de tester le posemètre de votre Zenit-E car il est inévitablement endommagé. Les photomètres à cellules au sélénium sont parfaits si vous souhaitez économiser de l'argent sur les piles, mais le sélénium a une durée de vie limitée. Donc utilisez votre boîtier numérique pour évaluer l'erreur de mesure du posemètre intégré au Zenit-E !... Ainsi vous saurez de combien il faudra corriger sa lecture !... Tant que vous y êtes, allez acheter un posemètre à main (et à pile !), même d'occasion... vous comprendrez plus tard. Ou mieux, apprenez parfaitement la technique du sunny-16 !!!...
☺ Commencez par charger votre film et avancez-le avec précaution. Les dents qui déplacent le film peuvent être coupantes et peuvent déchirer les perforations du film, plaçant des dizaines de photos sur une seule image !.... Cela pourrait vous rendre fou !...
☺ Ensuite, composez votre image en tournant la petite bague située à l'avant de votre objectif sur sa plus grande ouverture. C'est le seul espoir d'éclaircir suffisamment le viseur pour permettre une mise au point précise. À f/3.5 on peut raisonnablement faire le point. À f/5.6, c'est une lutte à mort et à f/16, il est presque impossible de voir quoi que ce soit. Sérieusement, c'est probablement un des viseurs les plus sombres du monde. Je ne dis pas qu'on pourrait l'utiliser pour regarder une éclipse solaire... mais bon.
☺ Maintenant que vous avez composé votre image, sortez votre posemètre à main pour évaluer l'exposition... De toute façon, même si le posemètre intégré est encore à peu près fiable, vous feriez peut-être mieux de ne pas l'utiliser, puisque le système de mesure de l'appareil photo utilise le système russe de sensibilité du film (GOST). Bon, on peut dire que la valeur GOST est approximativement équivalente à la valeur ASA ou ISO (100 ISO/ASA = 90 GOST). D'ailleurs, sur le modèle d'exportation (heureusement !) il y a 2 échelles : GOST/ASA (je vous avais bien dit que c'était approximativement équivalent) et DIN.
☺ Après cela, réglez votre vitesse d'obturation en tirant la molette de l'obturateur vers le haut et en la tournant jusqu'à ce que le point s'aligne à la vitesse souhaitée. Cela peut être déroutant, il est donc préférable de le pousser jusqu'au réglage Bulb et de travailler à partir de là. Heureusement, l'appareil ne vous offre pas beaucoup d'options, avec des vitesses allant de 1/30 à 1/500 de seconde et un mode bulb. Cela signifie que la vitesse du film est une considération très importante. Maintenant que vous avez réglé la vitesse d'obturation, vérifiez à nouveau la mise au point, puis faites pivoter la bague d'ouverture jusqu'à obtention de celle dont vous avez besoin pour une exposition correcte. Comme il n'y a pas de clic à chaque valeur de diaphragme, vous devrez essayer d'être aussi précis que possible. Ah, juste une remarque : quand vous tournez la bague de mise au point, vous déplacez l'échelle du diaphragme donc vous ne savez jamais où elle se trouve...
☺ Recomposez votre image pour la troisième fois à condition d'y voir encore quelque chose après le réglage de l'ouverture (!!!).
☺ Considérez où est le soleil. Est-il ailleurs que derrière vous ? Si c'est le cas, vous aurez presque certainement une lumière parasite importante.
☺ Appuyez sur le bouton de l'obturateur et souriez à la force et à la brutalité de l'action. Félicitations, tavaritch, tu as pris une photo.
☺ Avancez le film lentement pour ne pas déchirer les perforations du film, un piège courant pour les utilisateurs du Zenit. Vous apprendrez rapidement la différence entre le moment où le film est avancé et le moment où il ne l’est pas.
☺ Si vous êtes au bout du rouleau (de film !), préparez-vous à utiliser le bouton de rembobinage qui a été texturé pour ressembler à la tête d'un attendrisseur à viande. Vous faites un long rembobinage et vos mains ne seront pas loin d'être en sang... (j'exagère, bien sûr !).

Inutile de dire qu'utiliser cet appareil photo est tout un rituel. Un des aspects de l'amour du film est qu'il ralentit le processus photographique et vous oblige à travailler plus dur pour obtenir des images de qualité. Si cela est une vraie vertu, le Zenit-E pourrait bien être ZE boîtier le mieux conçu du monde et jamais construit. Il permet une photographie 35 mm à un rythme proche de celui du grand format !...

Donc, si l'appareil est dépourvu de modernisme, horriblement "difficile à utiliser" et plus lourd qu'une brique (attention, dans une manif', un Zenit-E est considéré comme une arme de poing !... -non, j'exagère !-), vous êtes en droit de vous demander pourquoi l'utiliser. Vous pensez peut-être que les objectifs du Zenit-E sont ce qui fait que l'appareil vaut votre temps et vos efforts. Vous avez un peu raison... Le Zenit-E est livré avec l'un des deux objectifs : l'Helios 44-M ou l'Industar 50-2. Ne laissez pas les désignations vous tromper. Le Helios est en réalité un 58mm f/2 et l'Industar est un 50mm f/3.5. L'Industar, qui est un pancake unique. Les deux objectifs produisent un bokeh spiralé devenu très célèbre mais les deux sont aussi sujets à la lumière parasite. Il y a probablement beaucoup de données techniques que l'on pourrait rassembler pour expliquer ces objectifs, mais lorsque vous voyez enfin les images qu’ils produisent, les spécifications s’évaporent. Car si ce boîtier est basique, une brique, une douleur à utiliser, a un penchant pour les pellicules déchirées, un posemètre qui n’aide pas beaucoup (même dans les rares cas où il fonctionne), utilise un verre qui laisse échapper la lumière et créera des callosités sur vos mains après le premier rembobinage, il pourrait très bien être votre nouvel appareil photo préféré.

Si vous jugez un appareil photo d'après son prix et sa réputation, vous ne considérerez pas le Zenit-E pour ce qu'il est. Mais une fois habitué à sa philosophie et après avoir cessé de ruiner des rouleaux de film, le Zenit-E vous semblera vivant. Prendre des photos avec cet appareil photo est tout simplement amusant. Vous aimerez le son tonitruant de son obturateur, la confusion quant à savoir si vous utilisez la vitesse correcte et la proximité avec laquelle vous écoutez les sons en faisant avancer le film, oreille contre le dos du boîtier. Photographier avec le Zenit-E vous permettra de vous sentir plus proche de vos photos, plus que jamais. Lorsque vos clichés revenus du laboratoire, le premier coup d'œil créera un sourire jusqu'aux oreilles. Ce sont les images que vous obtenez d'un appareil qui demande de la patience et un travail supplémentaire. Un appareil qui se sent, obstinément fier et peu disposé à se livrer au luxe -un appareil qui reflète sévèrement ses créateurs et sa place dans le temps-. En voyant les images qu'il crée, on se moque des appareils photo haut de gamme parce que l'on sait ce qui peut être accompli avec beaucoup moins d’argent et de fonctionnalités.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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PHOTOGRAPHIER AVEC... LE ZENIT-12 (ЗЕНИТ-12)

Après l'expérience du Zenit-E (article précédent), nous allons envisager celle d'un descendant bien modernisé (il date en effet de 1982~2000?). Je possède la version d'exportation du Zenit-12 (qui s'appelle ZENIT-12 XP) mais il existe la version marché intérieur (qui s'appelle ЗЕНИТ-12сд), ces deux boîtiers étant totalement identiques avec, peut-être, une meilleure fiabilité du modèle export (XP). Les deux étant identiques, je ne préciserai jamais en me contentant de parler du Zenit-12.

Cet article sera beaucoup plus court que le précédent mais demandera beaucoup plus de lecture (!!!) puisque le Zenit-12 n'est qu'une version modernisée du Zenit-E, il faudra connaitre le Zenit-E donc lire l'article précédent et compléter vos connaissances avec le contenu de l'article d'aujourd'hui comme une mise à jour... Attention, ne zappez pas l'analyse de l'article précédent !

En réalité, la modernisation du Zenit-E qui a permis la naissance du Zenit-12 ne représente pas grand-chose mais change énormément l'expérience de son utilisation ! En fait, je ne vois que 3 points d'amélioration (il y en a peut-être d'autres cachées à l'intérieur, mais je n'en sais rien, je ne me suis pas amusé à les ouvrir !) :
— une double couronne de microprismes pour une mise au point un peu plus facile et un peu plus efficace
— un système d'avancement du film un peu plus doux risquant moins de manger le film
— un posemètre intégré qui permet de ne plus quitter le viseur pour composer et effectuer les réglages d'exposition. Ce posemètre nécessite des piles donc il ne risque pas de donner des mauvaises valeurs avec le temps qui passe...
+
— peut-être une amélioration du système de réglage de la vitesse qui ne nécessite peut-être plus d'armer l'obturateur avant de faire tourner la roue de réglage de la vitesse. N'ayant pas de preuve formelle de cette amélioration, principe de précaution oblige, je continuerai à recommander l'armement en premier !...

Toutes ces améliorations permettent une utilisation bien plus rapide et bien plus simple que pour le Zenit-E !... Avec le Zenit-12, on arrive à une utilisation quasiment identique à celle des boîtiers occidentaux (et japonais !) des années 1970 (ce qui fait que le Zenit-12 n'est plus en retard que d'une quinzaine à une trentaine d'années, si on fait abstraction de l'absence de vitesses lentes). Dommage que le système de rembobinage du film soit débile et de philosophie plus ancienne que celle du Zenit-E (!!!), c'est tout les soviétiques ça !...

Pour ce qui suit, je partirai du Zenit-12 d'exportation (nom : ZENIT-12XP et non ЗЕНИТ-12сд) équipé de son objectif Helios 44M 58mm f/2.

Pour apprécier pleinement l'expérience de la prise de vue avec cet appareil photo, voici un mini guide étape par étape pour prendre une photo
☺ Avant de toucher à votre appareil, trouvez un mode d'emploi et apprenez-le par cœur (si vous n'en trouvez pas, cherchez ici). IMPERATIF !!!
☺ Avant toute chose, avec le Zenit-12, il suffit d'insérer deux piles bouton et de tester leur charge en armant l'obturateur et en appuyant légèrement sur le déclencheur tout en regardant dans le viseur. Arrivé à mi-course, si vous voyez s'éclairer une ou deux diodes c'est que les piles (donc le posemètre) sont efficaces. Un seul regret : KMZ aurait pu prévoir un bouton testeur de piles car la course du déclencheur est très courte entre le moment où il allume la(les) diode(s) et le moment où il déclenche... si vous avez un film chargé, il faudra être très prudent sous peine de perdre une vue... Cela dit, apprendre la technique du sunny 16 n'est pas une mauvaise idée ici non plus (!!!), le Zenit-12 étant entièrement mécanique et manuel, les piles ne servent qu'à faire fonctionner le posemètre... passez-vous des piles, c'est encore plus agréable !...
☺ Commencez par charger votre film et avancez-le avec précaution. Les dents qui déplacent le film peuvent être coupantes et peuvent déchirer les perforations du film, plaçant des dizaines de photos sur une seule image !.... Cela pourrait vous rendre fou !... Avec le Zenit-12 ce risque n'a pas totalement disparu mais est plus limité qu'avec le Zenit-E , il suffit d'avancer le film doucement pour ne pas manger le film. Il est inutile de se presser, le Zenit n'est pas un cheval de course, vous pouvez bien perdre 3 ou 4 secondes pour l'avancement du film !...
☺ Avec le Zenit-12, la procédure de composition de son image est plus classique puisque, quelle que soit la valeur de diaphragme réglée sur l'objectif, la visée se fera toujours à pleine ouverture... donc même si le viseur est assez sombre, à f/2 il n'y a pas de problème (sauf en basse lumière... mais avec une vitesse mini de 1/30è de seconde, vous ne ferez pas de photo de nuit !)
☺ En installant le film dans le Zenit-12, il faudra régler le bouton de sensibilité pour permettre au posemètre de fournir les bonnes valeurs. Le Zenit-12 d'exportation utilise le système russe de sensibilité du film (GOST). Bon, on peut dire que la valeur GOST est approximativement équivalente à la valeur ASA ou ISO (100 ISO/ASA = 90 GOST). D'ailleurs, sur ce modèle d'exportation il n'y a qu'1 échelle : GOST/ASA (je vous avais bien dit que c'était approximativement équivalent). Un énorme problème : la roue de réglage de sensibilité n'est pas bloquée (!!!) et ne demande qu'à tourner à la moindre sollicitation !!! Et qui dit modification de réglage de sensibilité dit erreur de mesure et exposition dans les choux !... Vérifiez systématiquement que la sensibilité affichée corresponde à celle du film installé, mais comme il n'est prévu aucune fenêtre aide-mémoire du film inséré dans le boîtier (!!!) ce n'est pas évident ! C'est là que l'utilisation du sunny-16 trouve sa place (!!!) vérifiez systématiquement la cohérence des mesures du posemètre du Zenit-12 !...
☺ Après cela, réglez votre vitesse d'obturation en tournant la molette de l'obturateur. Contrairement au Zenit-E, il n'est plus nécessaire de relever le bouton. Comme avec le Zenit-E, il est impossible de passer de la vitesse 1/500 à B et inversement. Il y a un frein, ne forcez pas !... Heureusement, l'appareil ne vous offre pas beaucoup d'options, avec des vitesses allant de 1/30 à 1/500 de seconde et un mode bulb. Cette limitation de mouvement me laisse craindre que l'on risque de tout casser en tournant la roue de sélection de vitesse si on n'a pas armé l'obturateur AVANT (comme avec le Zenit-E), donc je recommande d'armer PUIS de régler la vitesse... Maintenant que vous avez réglé la vitesse d'obturation, sans être obligé de quitter le viseur des yeux, faites tourner la bague de réglage de l'ouverture du diaphragme jusqu'à obtention de celle dont vous avez besoin pour une exposition correcte. Si les valeurs sélectionnées induiront une surexposition, la diode supérieure s'éclairera, si les valeurs sélectionnées induiront une sous-exposition, c'est la diode inférieure qui s'éclairera.. Sur la bague de réglage de la valeur du diaphragme de l'Hélios-44M, il y a un clic pour chaque 1/2 valeur de diaphragme (!!!) super, non ?
☺ Considérez où est le soleil. Est-il ailleurs que derrière vous ? Si c'est le cas, vous aurez presque certainement une lumière parasite importante.
☺ Appuyez sur le bouton de l'obturateur et souriez à la force et à la brutalité de l'action. Félicitations, tavaritch, tu as pris une photo.
☺ Avancez le film lentement pour ne pas déchirer les perforations du film.
☺ Si vous êtes au bout du rouleau (de film !), préparez-vous à appuyer comme un sourd sur le système de déverrouillage du mécanisme d'avance du film tout en tournant la manivelle de rembobinage avec l'autre main et en maintenant fermement le boîtier avec votre 3ème main !... Vous faites un long rembobinage et vous aurez une crampe dans le doigt qui déverrouille l'avancement du film.

Le Zenit-12 avec son Hélios-44M est beaucoup plus simple et intuitif d'utilisation, il est donc moins intéressant mais bien plus orienté réussite. D'aucun dira qu'il est devenu un appareil fade et sans âme. Un des aspects de l'amour du film est qu'il ralentit le processus photographique et vous oblige à travailler plus dur pour obtenir des images de qualité. Si cela est une vraie vertu, avec le Zenit-12, la difficulté n'existe plus, les puristes le regretteront et préfèreront très probablement utiliser le Zenit-E !... Bien que loin d'un cheval de course, le Zenit-12 permet un rythme de déclenchement beaucoup plus rapide que le Zenit-E !...

Donc, si l'appareil est dépourvu de modernisme au sens propre du mot, plus lourd qu'une brique (attention, dans une manif', un Zenit-12 est considéré comme une arme de poing !... -non, j'exagère !-), vous êtes en droit de vous demander pourquoi l'utiliser. Vous pensez peut-être que les objectifs du Zenit-12 sont ce qui fait que l'appareil vaut votre temps et vos efforts. Vous avez un peu raison... Le Zenit-12 est livré avec l'un des deux objectifs : l'Helios 44-M ou l'Industar 50-2. Ne laissez pas les désignations vous tromper. Le Helios est en réalité un 58mm f/2 et l'Industar est un 50mm f/3.5. Les deux objectifs produisent un bokeh spiralé devenu très célèbre mais les deux sont aussi sujets à la lumière parasite. Il y a probablement beaucoup de données techniques que l'on pourrait rassembler pour expliquer ces objectifs, mais lorsque vous voyez enfin les images qu’ils produisent, les spécifications s’évaporent. Car si ce boîtier est basique, une brique, un penchant pour les pellicules déchirées, qui utilise un verre qui laisse échapper la lumière, avec un posemètre qui risque de vous rendre fou (à cause d'une roue de réglage de sensibilité qui tourne librement) et qui vous tuera un doigt après le premier rembobinage, il pourrait très bien être ou devenir votre nouvel appareil photo préféré.

Si vous jugez un appareil photo d'après son prix et sa réputation, vous ne considérerez pas le Zenit-12 pour ce qu'il est. Mais une fois habitué à sa philosophie, le Zenit-12 vous semblera vivant. Prendre des photos avec cet appareil photo est tout simplement amusant. Vous aimerez le son tonitruant de son obturateur, la confusion quant à savoir si vous utilisez la vitesse correcte et la proximité avec laquelle vous écoutez les sons en faisant avancer le film, oreille contre le dos du boîtier. Photographier avec le Zenit-12 vous permettra de vous sentir plus proche de vos photos, plus que jamais. Lorsque vos clichés seront revenus du laboratoire, le premier coup d'œil engendrera un sourire jusqu'aux oreilles. Ce sont les images que vous obtenez d'un appareil qui demande de la patience et un travail supplémentaire. Un appareil qui se sent, obstinément fier et peu disposé à se livrer au luxe -un appareil qui reflète sévèrement ses créateurs et sa place dans le temps-. En voyant les images qu'il crée, on se moque des appareils photo haut de gamme parce que l'on sait ce qui peut être accompli avec beaucoup moins d’argent et de fonctionnalités.

Avec ce Zenit-12, on se retrouve face à un vrai reflex 35mm qui se manipule comme tous les autres... il faut simplement se faire à son poids éléphantesque et à l'absence de vitesses lentes. Le système de diodes pour l'interface entre le posemètre et le photographe est peu précis, mais a été utilisé par de nombreuses marques dans les années 1970~1980, j'aurais préféré le système à aiguille. Le posemètre mesure l'ensemble du champ, pas de mesure centrale pondérée, mais résultat extraordinaire. Peut-être que les puristes préfèreront photographier avec le Zenit-E, mais les débutants (mais pas que !) qui veulent des photos réussies sans trop se prendre la tête, préfèreront le Zenit-12. Bien sûr, d'autres boîtiers présentant les mêmes caractéristiques globales (en mieux) seront encore plus enviables, mais si on considère que l'on peut trouver un Zenit-12 (coté 50€ en état neuf) quasiment gratuitement, il devient un concurrent très bien placé ! Je me permettrai de vous rappeler qu'en achetant un Helio-44M et un Industar 50-2 pour ~20€, un Zenit-E ET un Zenit-12 m'ont été offerts (gratuitement)...

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PHOTOGRAPHIER AVEC... L'ASAHI PENTAX K1000

Nous restons dans le cadre des matériels mythiques, avec cette fois, le chef de file des boîtiers mythiques : l'Asahi Pentax K1000.

J'ai déjà beaucoup parlé de l'Asahi Pentax K1000 dans différentes pages de mon site, je ne vais pas y revenir (surtout que je n'ai pas changé d'avis depuis !), je me concentrerai donc sur les particularités de son utilisation, avec ses points forts et de ses points faibles, avec ce que l'on adore et avec ce que l'on déteste...

Avant toute chose, il me faut rappeler de le K1000 était un boîtier à longévité commerciale énorme, il a été au catalogue de 1975 à 1997, sans aucune modification fondamentale !... Nous sommes donc en présence d'un boîtier des années 1970, même si on l'a acheté quasiment en 2000 !... Il pourra donc sembler moderne si on l'achète en 1975 et franchement hors d'âge si on l'achète en 1997 !... Mais il faut savoir (et se souvenir toujours !) que le K1000 a, dès le début, été pensé pour être un boîtier minimaliste (!!!) et c'est peut-être pour cela qu'il est devenu ce qu'il est dans l'esprit et le cœur de tout photographe... C'est ainsi que le K1000, dès ses débuts, était déjà moins bien doté que nombre de ses prédécesseurs !...

On tombe amoureux du K1000 dès qu'on le prend en main (du moins, ses deux premières versions, la japonaise et la taiwanaise, car la dernière, chinoise, est bien moins classe...) ! Ses formes pures, sa taille qui convient parfaitement à la main malgré l'absence totale de bossage, son poids relativement important qui donne confiance, et cette beauté sans ostentation... Ce n'est qu'au deuxième regard que l'on prend conscience du peu de boutons (!!!) cela cacherait-il quelque chose ?

Oui, en fait ! Le K1000 ne fait rien, ou, du moins, pas grand-chose !... Toutes proportions gardées, hormis la présence de vitesses lentes, d'une synchronisation flash à 1/60è se seconde, et d'une qualité de fabrication (et de fiabilité) sans commune mesure, on peut dire que le K1000 ne vous en offre pas plus (et même moins sur certains aspects) que le Zenit-12 XP dont je vous ai parlé dans l'article précédent (même si vous pouviez vous offrir plusieurs Zenit-12 XP pour le prix d'un K1000, et encore bien plus aujourd'hui) !!!...

Le K1000 est un boîtier 100% mécanique, donc totalement autonome de toute source d'énergie. Il permet d'utiliser toutes ses vitesses d'obturation, sans la moindre pile. Pourtant le K1000 possède un compartiment à pile !... Cette pile ne servant qu'à faire fonctionner le posemètre, car, oui, le K1000 offre un posemètre. Oui mais voilà, est-ce par souci de facilitation du travail du photographe (franchement, cela m'étonnerait, vu la philosophie du boîtier !) ? La seule fonction évoluée du K1000 se trouve être une erreur (!!!) : pour ne pas installer un bouton marche/arrêt de la cellule du posemètre, le K1000 l'active quand il capte de la lumière et la désactive quand il n'en capte plus. Sympa au premier abord, ce mode de fonctionnement vous interdit la spontanéité !!! Pour ne pas vider la pile, vous devrez systématiquement couvrir l'objectif à l'aide de son bouchon... et vous devrez le retirer avant d'envisager photographier !!! Autant se passer de posemètre et travailler au sunny-16, ce que je fais avec encore plus de plaisir et qui me permet d'être plus réactif !... Cela dit, si vous voulez utiliser le posemètre, sachez que, contrairement au spotmatic plus ancien, le K1000 ne permet de mesurer que la moyenne de la lumière de tout le champ (avec une petite pondération centrale toutefois), cela est très efficace mais oblige à savoir parfaitement corriger l'exposition selon ce que l'on veut créer dans ses images !... Côté positif, la mesure du posemètre nous est transmise grâce à une aiguille, ce qui permet d'évaluer l'importance de la sur ou de la sous exposition.

Bien sûr, comme tous les boîtiers 100% manuels, le K1000 n'est pas ce que l'on peut appeler un boîtier rapide, en effet, aucun automatisme à l'horizon, il faudra régler ouverture et vitesse. De même, si vous souhaitez corriger l'exposition, il n'existe aucun bouton pour cela, vous devrez modifier la vitesse ou l'ouverture (ou les deux) pour obtenir la correction souhaitée...

Un gros défaut : le réglage de la sensibilité du film. Il est assez difficile de lever le sélecteur de vitesse... et j'ai des doigts fins (!!!). Le levier d'armement et le bouton déclencheur sont un peu trop proches du sélecteur de vitesse... Mais il est vrai que cette proximité permet d'armer, de déclencher et de régler la vitesse sans quitter le viseur de l'œil...

Une fonction pourtant importante (et pratique), même présente sur le Zenit-12 XP, est absente sur le K1000 : le testeur de profondeur de champ ! Donc soit vous y allez au pif en espérant un résultat correspondant à vos souhaits, soit votre objectif porte un tel système de test, soit votre objectif porte une échelle de profondeur de champ pour évaluer en gros la zone de netteté, soit il faudra libérer l'objectif et le faire tourner sur environs 10° pour visualiser l'ouverture réelle et donc la zone de netteté !...

Donc, pour créer une photo avec le K1000, il faudra :
☺ retirer le capuchon de l'objectif
☺ cadrer
☺ mettre au point
☺ régler le diaphragme (si vous voulez choisir la profondeur de champ) puis régler la vitesse pour obtenir une bonne exposition visualisable à la position de l'aiguille du posemètre.
☺ régler la vitesse (si vous voulez vous adapter à une action rapide) puis régler le diaphragme pour obtenir une bonne exposition visualisable à la position de l'aiguille du posemètre.
☺ dévisser* partiellement l'objectif pour visualiser la profondeur de champ OU quitter le viseur pour analyser l'échelle de profondeur de champ (si l'objectif le propose)
☺ revisser* l'objectif
☺ cadrer à nouveau
☺ déclencher
☺ replacer le bouchon d'objectif (pour économiser la pile)
*désolé, je ne trouve pas un autre moyen d'expliquer cette manipulation, la monture d'objectif du K1000 est bien une bayonnette, on ne peut donc pas parler de "visser" ou "dévisser" l'objectif !... mais le résultat est le même !...

Pour le reste, le K1000 ne présente aucune particularité, il n'est pas piégeux du tout (contrairement aux Zenit), son système de rembobinage du film n'est ni compliqué ni douloureux (contrairement aux Zenit).

Vous connaissez maintenant les limites du K1000 mais, j'insiste sur le fait que sa manipulation est très agréable, que son contact est très agréable et que sa fiabilité vous met à l'abri de toute forme d'angoisse... Essayez-le (si vous en avez la possibilité) avant de le juger !... Certes, sa cote est élevée, mais ce n'est pas par hasard si ce K1000 est le graal de tous les photographes argentiques... ce n'est pas par hasard si c'est probablement le meilleur boîtier qui soit pour qui veut vraiment apprendre la photographie et aussi, sinon surtout, qu'il permet l'utilisation des objectifs probablement les meilleurs de cette époque (et avec un adaptateur, utiliser tous les objectifs M42 du marché).

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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