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Et si on s'essayait à la trichromie ?
Et si on s'essayait à l'autochrome ?
Et si on s'essayait au noir et blanc créatif ?
Et si on se construisait un appareil sténopé ?
Et si on s'essayait au moyen format ?
Et si on s'essayait au grand format ?
Photographier sans lumière ?
Photographier avec un smartphone/une tablette
Photographier avec un compact bas de gamme
Ces petits trucs qui changent tout
La photographie itinérante
Les styles en photographie
La petite histoire d'une photographie
Devenir meilleur photographe
Équipement logiciel de qualité à bas prix !
Que peut-on attendre des logiciels photo ?
Divagations
Peut-on protéger ses créations ?
Le coin des polémiques
Votre labo numérique idéal
Hommage à FERNAND BIGNON
Lettre ouverte aux (futurs) argentistes
Les photographes sont tous C H A R L I E



 

Quelle est la chose la plus difficile à trouver ? Celle qui se trouve juste sous son nez ! C'est bien connu ! Quel est le conseil dont on a le plus besoin ? Celui qui est tellement évident qu'en toute logique personne ne devrait nous le donner !... Et bien, c'est en partant de ce constat que j'ai décidé de créer cette rubrique ! Ces petits trucs de rien (peut-être aussi un peu plus "pointus" pour certains) que l'on devrait trouver tout seul et qui, pourtant, ne nous viennent pas... je vous les livrerai ici !...

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ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Faire disparaître les reflets non désirés en studio Comment choisir le diamètre de ses filtres ?
Éviter que la simplicité nous complique la vie Portrait : comment sublimer son modèle ?
Le meilleur profil !... Dans la nature...
Dans la nature (2)... Réussir une meilleure mise au point / netteté
Ne prenez pas vos spectateurs pour des idiots !  


FAIRE DISPARAÎTRE LES REFLETS NON DÉSIRÉS EN STUDIO

Que vous vouliez faire une photo pour vendre un bien quelconque sur internet ou que vous souhaitiez faire de la macrophotographie ou de la nature morte, vous savez déjà qu'il faut absolument éviter les éclairages directs (sauf dans certains cas pour la nature morte !)... Donc, en toute logique, vous allez vous créer un super "petit" éclairage indirect...

Seulement voilà, si l'éclairage indirect évitera les ombres portées ou les zones brûlées, il n'évitera certainement pas les reflets... Si vous êtes un "pro" de l'éclairage "pointu", vous chercherez à corriger le problème en travaillant un peu plus précisément vos sources lumineuses, mais cela ne suffira jamais dans 100% des cas !...

Faut-il donc se résoudre à composer ? Non, bien sûr, sinon je n'aurais jamais créé cet article !... La solution "miracle" existe (eh oui !)... elle consiste à acheter un petit accessoire (oui, je sais, on va me reprocher de pousser à la consommation !) qui, somme toute n'est pas trop cher et que l'on appelle un... filtre polarisant circulaire. Je ne me souviens plus du prix qui m'a été demandé lors de l'achat de mon "pola" de 82mm de diamètre, mais ce n'était vraiment pas la ruine !...

Vous possédez certainement déjà un polarisant circulaire dans votre besace ou votre sac photo, vous vous en servez certainement déjà pour intensifier les cieux un peu "plats" et "décolorés" ou, encore plus dingue, pour éviter les reflets dans la nature (sur toute surface non métallique)... et bien, avouez, y avez-vous pensé pour ce cas particulier des reflets en "studio" ?

Tout bête comme tuyau, non ? Et bien c'est le but de cette page !!!

Un petit exemple (fait à la "va vite") :

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COMMENT CHOISIR LE DIAMÈTRE DE SES FILTRES ?

Dans l'article précédent je disais qu'un filtre n'était pas très cher... et c'est généralement vrai... Seulement, si certains fabricants de filtres (Lee, Cokin, etc) proposent des porte-filtres pouvant convenir à une large gamme de diamètres d'objectifs, tous ne le proposent pas !... Et, acheter un filtre pour chaque diamètre de chaque objectif que vous possédez et la facture va littéralement exploser !!!

Pour ne pas finir sous les ponts pour une passion, si dévorante soit-elle, il suffira de relever sur une feuille de papier l'inscription (généralement une gravure ou une impression en relief) figurant sur la face interne du capuchon protège objectif de tous vos objectifs. Cette impression se présente généralement sous la forme ø52 ou ø70 ou que sais-je encore. Cela signifie : diamètre en millimètres. Il suffit de prendre la valeur la plus grande pour choisir le diamètre de votre filtre et acheter des adaptateurs présentant d'un côté un pas mâle de la valeur du diamètre de chacun de vos objectif et de l'autre côté un pas femelle du diamètre de votre filtre... Quel que soit votre nombre d'objectif, ces bagues vous coûteront... quasiment rien (si matériel acheté sur internet et fabriqué en Chine !).

Ah, au fait, évitez les bagues gigognes, d'une part elles n'offrent pas tous les diamètres intermédiaires et en plus elles risquent de créer un vignetage si vous devez en utiliser plusieurs pour adapter le filtre à votre objectif !...

C'est tout bête non ? Et bien c'est le but de cette page !!!

Un petit exemple (fait à la "va vite") :

On trouve assez facilement des adaptateurs "gigognes" (1 ci-dessus) qui "montent" d'un diamètre très petit jusqu'à un diamètre très grand puis qui "redescendent" du plus grand diamètre jusqu'au plus petit. L'idée de ces adaptateurs "gigognes" est excellente mais, toute la série "descendante" n'a aucun intérêt (!!!) puisqu'elle entraînera un fort vignetage sur vos images... Abandonnez...

Il existe également des adaptateurs "gigognes" (2 ci-dessus) mais uniquement de diamètre croissant. Cette série est de beaucoup supérieure à la précédente puisqu'il n'y a pas le gaspillage de la moitié des bagues !!! Par contre, si vous devez utiliser plus de deux adaptateurs pour passer d'un objectif à un filtre, vous risquez un très fort vignetage sur vos photos, vignetage d'autant plus important que la focale de l'objectif sera courte !!!... Évitez...

Un peu plus cher, certes, mais, puisque venant de Chine, beaucoup moins cher que les bagues de la marque du porte filtre, il existe des adaptateurs (3 ci-dessus) qui "sautent" plusieurs diamètres sans pour autant augmenter l'épaisseur de l'adaptateur... Ce dernier système est franchement idéal ! Si vous devez choisir un système d'adaptateur, c'est ce dernier que je vous recommande !...

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ÉVITER QUE LA SIMPLICITÉ NOUS COMPLIQUE LA VIE

Vous qui faites de la photographie numérique, vous avez tous rencontré des objectifs qui ne savent pas faire le point (et si vous ne l'avez pas encore vécu, cela ne devrait pas tarder !)... Une fois la mise au point se fera derrière votre sujet, une autre fois ce sera devant votre sujet !... Ah la modernité (!!!) vous direz-vous et, pour peu que vous ayez connu le bon vieux temps de la mise au point manuelle, vous vous souviendrez qu'à l'époque vous n'aviez jamais le moindre souci... Si, en plus, vous lisez des sites comme www.thydelor.eu (et certainement bien d'autres aussi) qui vous vantent l'intérêt d'investir dans des vieilles optiques manuelles, tant pour leur petit prix que pour leur grande qualité, vous arriverez tout naturellement à la conclusion qu'il est indispensable de se tourner vers le marché de l'occasion...

Dans d'autres pages, www.thydelor.eu soulignait les "difficultés" de la mise au point manuelle depuis la disparition des stigmomètres des dépolis des reflex... mais avec la "chance" de bénéficier d'une assistance à la mise au point manuelle dans les reflex modernes qui consiste à vous signaler, soit par l'affichage d'un signe soit par l'émission d'un son, la netteté de votre future image...

Là, plus de doute, il faut acheter des vieilles optiques !!! Oui mais voilà :
— les optiques anciennes n'étaient pas mieux calibrées que les optiques modernes
— l'assistance à la mise au point est basée sur l'autofocus de votre boîtier
— la vérification visuelle est assez approximative sur les dépolis modernes
= donc, vous perdez en rapidité de mise au point et, en plus, en utilisant l'assistance, vous n'êtes pas garanti d'obtenir une image nette !!!!....

Il y a vraiment de quoi devenir fou, ou, au moins en perdre son latin... Mais, www.thydelor.eu ne va pas vous abandonner en chemin et laissez moi vous expliquer comment faire pour utiliser précisément vos anciennes optiques sur vos boîtiers modernes :

— première possibilité : changer le dépoli de votre reflex numérique en utilisant un dépoli ancien avec stigmomètre : efficacité garantie MAIS, vous perdrez probablement pas mal de possibilités au moment d'utiliser la mesure de l'exposition... Mesure spot quasiment impossible, mesure multizones imprécise voire faussée dès lors que vous utiliserez un objectif peu lumineux ou de longue focale (puisque la moitié du stigmomètre sera très sombre et que l'autre moitié sera très claire !). Bien sûr, il reste la mesure à pondération centrale qui est excellente et que de nombreux photographes, professionnels et amateurs, utilisent à défaut de toute autre... mais cela ne vous conviendra pas forcément...
— autre solution, beaucoup plus universelle :
•testez votre objectif au moment de l'achat (!!!). Bien sûr cela exclue l'achat de telles optiques sur internet, mais vous savez ce que je pense de l'achat de matériel d'occasion sur internet !!!
•montez votre optique ancienne sur votre boîtier reflex. Installez votre boîtier sur un trépied. Placez-vous en mode de visée Live View, effectuez un zoom maximum (généralement x5 ou x10 selon les boîtiers). Préparez votre photographie en effectuant une mise au point super précise. Quittez le mode Live View sans éteindre le boîtier et pratiquez un appui partiel sur le bouton du déclencheur. Vérifiez à ce moment que le signal visuel et/ou sonore de l'assistance de mise au point est activé. Si c'est le cas... pas de souci, votre exemplaire d'objectif ancien est parfaitement calibré, vous pouvez vous fier à 100% à votre assistance de mise au point.
•si le test précédent est négatif, pas de panique !... il suffit de calibrer l'autofocus de votre boîtier pour cet objectif particulier, comme vous le feriez pour un objectif moderne affecté d'un symptôme de front ou back focus (voir les pages correspondantes sur www.thydelor.eu). Cela peut sembler étrange de calibrer un autofocus avec une optique manuelle mais, maintenant que vous savez que l'assistance de mise au point est en réalité le système autofocus qui ne modifie pas les réglages de l'objectif (et pour cause !) mais qui analyse ce qui émane de ce dernier, vous voyez que cela devient tout de suite plus évident !...

ATTENTION : dans cet article je partais du principe que votre optique ancienne était compatible avec votre reflex moderne ! Si vous montez, par exemple, un objectif FD Canon sur un boîtier EOS, attendez-vous au pire (!!!) et ce n'est pas le contenu de cet article qui pourra vous être d'une quelconque utilité... Par contre, l'utilisation d'anciennes optiques montées à l'aide d'un adaptateur convenable est 100% garantie... et je ne parlerai même pas des optiques Pentax qui sont toutes 100% compatibles (depuis le début de la naissance de la marque) avec les boîtiers numériques Pentax de dernière génération...

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PORTRAIT : COMMENT SUBLIMER SON MODÈLE ?

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi vos portraits étaient désespérément "ternes" comparés à ceux des professionnels ? Leurs modèles sont plus jolis que les vôtres ? Pas certain ! Les photographes professionnels sont assistés d'une armée de maquilleurs professionnels ? Certes, nous ne faisons pas le poids, mais ce n'est pas la principale raison ! Les professionnels travaillent en studio et sont entourés d'une armée d'assistants qui règlent, analysent et testent les éclairages ? Certes, même avec beaucoup d'argent et de temps, nous n'arriverons jamais à retrouver les mêmes conditions, mais ce n'est pas la principale raison ! Leur matériel de prise de vue est d'un autre niveau que le nôtre ? Certainement pas ! Alors, comment faire pour améliorer nos résultats avec nos petits moyens (puisqu'on ne pourra jamais s'offrir maquilleurs et assistants) ?

À LA PRISE DE VUE

— le choix de l'objectif est important, beaucoup plus que le choix du boîtier ! Attention, je ne dis pas qu'il est indispensable de s'offrir un "caillou" à 10.000€ (!!!) mais, par contre, il est indispensable de disposer d'un objectif à focale adaptée !...
•pour un portrait en pied, un 50mm (équivalent 24x36, c'est à dire ~ 35mm en APS-C ou 80mm en 60x60) est idéal et ne coûtera pas cher (surtout que vous en possédez déjà un !)
•pour un portrait "serré", un 80mm ou un 100mm (équivalent 24x36) sera idéal et ne coûtera pas cher (surtout que vous en possédez déjà un !)
•si vous possédez un zoom couvrant ces focales, c'est très largement suffisant !
•selon l'arrière plan de votre portrait, vous devrez choisir une ouverture relative plus ou moins importante... sur fond neutre, l'ouverture maximale de l'objectif est très secondaire, si, par contre, vous ne disposez pas d'un important recul entre le modèle et le fond et que ce dernier n'est pas neutre, il faudra privilégier une ouverture très grande. Attention : ouverture très grande ne sous-entend pas l'obligation de rechercher un objectif f/1.2, f/1.4 ou f/1.8 (!!!) plus l'ouverture est grande et plus la profondeur de champ est petite et si elle devient trop petite, elle gâchera plus le résultat qu'une ouverture plus modeste !!! On peut ainsi considérer qu'une ouverture de f/2.8 est déjà très importante... et que si votre objectif ne vous autorise qu'un f/4, ce n'est franchement pas catastrophique, il suffira de vous approcher un peu plus de votre modèle un point c'est tout ! Surtout que pour les grandes ouvertures on s'expose à des risques d'aberrations chromatiques longitudinales verte et magenta très désagréables et impossibles à corriger en post-traitement !!!
•par contre, il faudra absolument éviter les objectifs de mauvaise qualité qui entraînent des déformations... heureusement, ces derniers sont très rares !...
•un objectif "piqué" n'est pas une obligation non plus !!! Bien au contraire !!! Trop piqué, un objectif va desservir votre modèle !... Ce n'est pas pour rien qu'il a été fabriqué des objectifs "spécial portrait" (déjà au temps de l'argentique" qui créent un léger flou artistique (rien à voir avec un flou de bougé ou un flou de mauvaise mise au point !!!). Et ce n'est pas pour rien non plus qu'il existe dans le commerce des filtres fournissant le même type de "flou artistique"... Plus simplement, en tant qu'amateur, on peut très bien utiliser l'objectif que l'on possède et de couvrir sa lentille frontale d'un bas nylon, on obtiendra quasiment le même résultat...

— le choix de l'angle de prise de vue, lui, est ca-pi-tal !!! À votre avis, pourquoi les boîtiers moyen format proposaient des viseurs capuchons (visée par le dessus) ? Certainement pas pour faire genre !... Ce type de viseur permettait de (voire obligeait à) viser avec le boîtier situé sur la poitrine voire au niveau du nombril du photographe... ce qui avait pour conséquence de "viser" son modèle très bas, voire en contre plongée (avec l'objectif qui "regardait" au dessus de l'horizon). Cela n'est pas évident de premier abord mais il faut savoir que plus de 90% des modèles sont grandement "avantagés" quand ils sont photographiés en contre plongée, ils paraissent ainsi plus grand et plus mince, pour les autres (minces et grands de nature), la visée à hauteur de nombril (comme les appareils moyen format dont je parlais au début) est tout simplement parfaite...
Bien sûr, sauf à faire du moyen format argentique, pas (ou peu) d'amateur sera en mesure de s'offrir ce type de visée, mais rien n'interdit, bien au contraire, de s'accroupir voire de se plier et utiliser l'écran LCD arrière mobile de leur boîtier numérique pour obtenir le même angle de visée...

— le choix de la source lumineuse est également capital ! Comme le "flou artistique" de l'objectif, en portrait le but est d'obtenir de la douceur ! Une journée couverte voire brumeuse pour un portrait en extérieur, une lumière réfléchie ou fortement diffusée (même par un drap blanc) seront les meilleurs alliés du photographe pour embellir leur modèle. Les imperfections de la peau, les rides, les bourrelets ne seront visibles (et accentués) que par des ombres donc plus la surface éclairante sera importante et moins les ombres seront nombreuses et marquées ce qui permettra de lisser la peau et amincir le modèle au besoin.

LES ÉLÉMENTS ACCESSOIRES

— le choix de l'habillage peut également apporter un plus non négligeable ! De même que pour l'angle de prise de vue, l'habillage du modèle pourra le servir ou le desservir ! Une personne forte aura plutôt intérêt à porter des vêtements noirs et amples ou des motifs formant des lignes verticales (les lignes horizontales vont grossir le modèle). Les gens minces, au contraire, auront tout intérêt à porter des lignes horizontales. Les gens petits gagneront à porter des motifs verticaux alors que les grands plutôt des motifs horizontaux... Attention, cela n'est pas gravé dans le marbre, il faut toujours adapter à la personnalité de son modèle !!! Une personne grande et forte ou petite et fine évitera les lignes... Et puis il est également possible de se trouver en présence d'un modèle qui assume totalement sa morphologie (c'est plus rare) et qu'il pourrait être intéressant de souligner... Bien sûr, ceci ne vaut que pour des portraits en pied ou portrait large !...

— le choix de la pose n'est pas anodin non plus ! Une pose de 3/4, une jambe légèrement en avant, les bras dans le dos (attention aux moignons d'épaule !) ou devant, tout devra dépendre de la façon dont le modèle se "sent dans la pose" et de l'éventuelle suggestion que peut présenter le geste... Il faut toujours être attentif au langage corporel (inconscient) du modèle et ne pas forcer une pose qui irait à son encontre... De la même manière, n'allez jamais contre l'image du schéma corporel du modèle, même si vous trouvez que le modèle présente un très joli profil (par exemple), n'allez pas insister à le photographier de profil s'il n'aime pas son profil.

— et, en gros, c'est tout... il suffira d'être attentif à son modèle et... au pire, appeler Photoshop au secours, pour parfaire le travail...

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LE MEILLEUR PROFIL !...

J'en ai parlé dans la rubrique ici, un visage n'est pas symétrique !... Donc, en toute logique, un côté du visage sera plus photogénique que l'autre... Ceci est l'obsession de toute personne publique devant apparaître à l'écran d'une télévision (même des journalistes qui avancent ostensiblement de manière non naturelle un côté de leur visage... je ne donnerai pas de nom, vous en connaissez !) ou sur la couverture d'un magazine ou même sur une photo d'art...

Mais même à notre niveau de photographe amateur, il peut être très intéressant de déterminer le côté le plus photogénique d'un visage : le sien si l'on souhaite faire de l'autoportrait ou celui de nos modèles...

Allez, je ne vais pas vous faire languir plus longtemps, il existe un tuyau très simple (et un tuyau subsidiaire en cas de problème !) que je vais vous livrer tout de suite :

Il faut vous munir de :
- une feuille de papier blanc (et d'un support carton rigide pour coller la feuille)
- un appareil photo numérique OU un appareil argentique à développement instantané OU un smartphone OU une tablette tactile OU un simple miroir (mais cette dernière solution n'est pas la meilleure !)
Technique :
- Couvrez une moitié du visage à analyser à l'aide du papier blanc et faite une photo de face stricte.
- Couvrez l'autre moitié du visage à analyser à l'aide du papier blanc et faites une photo de face stricte.
- Il n'est pas nécessaire d'essayer de faire des images artistiques... un bête cliché sans intérêt fera très bien l'affaire... Ne vous obligez pas à sourire mais ne faites pas de grimaces non plus...
- Observez attentivement les deux images des deux demi-visages en comptant le nombre de points tournés vers le haut (coin de l'œil, coin des lèvres etc...)
Résultat :
- Le côté du visage le plus photogénique sera celui qui présentera le plus grand nombre de points tournés vers le haut.

Tuyau subsidiaire :
Si le nombre est difficile à déterminé (il peut très bien n'y en avoir aucun !) OU si ce nombre est identique sur les 2 demi-visages, choisissez systématiquement le côté gauche du visage comme le côté le plus photogénique... Ce n'est pas moi qui ai inventé cela, c'est le résultat d'une importante étude randomisée qui a déterminé que pour l'immense majorité des visages humains, toutes ethnies confondues, le côté gauche du visage est de loin plus photogénique que le côté droit !...

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DANS LA NATURE...

Une fois n'est pas coutume, cet article ne parlera pas de photographie MAIS servira aux photographes naturalistes ou paysagistes...

Rien n'est plus excitant et plus intéressant de partir pour une journée, voire une semaine, en immersion naturelle totale en quête de belles photographies... On se prépare longtemps à l'avance, il est vrai que l'intendance est importante surtout si on souhaite une balade de plusieurs jours, mais, en un rien de temps, cette superbe aventure peut tourner en cauchemar... se faire surprendre par la pluie et c'est tout son projet qui peut tomber à l'eau, c'est le cas de le dire !....

Bien sûr, je ne suis pas un météorologiste, je ne pourrai pas vous donner LE truc pour éviter les mésaventures météorologiques (d'ailleurs, les pros de la météo se trompent régulièrement !), mais comme tout photographe moyen, je sais observer, et vous aussi... Donc, en pleine nature, regardez autour de vous et pas uniquement à la recherche de sujets photographiques... Observez les animaux !...

Eh oui, c'est connu de longue date que les animaux sont sensibles à des tas de paramètres qui peuvent influencer la météo : l'humidité relative, la pression atmosphérique et que sais-je encore... Donc, voyez les vaches qui se regroupent et s'allongent sur le sol, les oiseaux qui volent plus bas que d'habitude, les chats qui se lèchent plus frénétiquement, les grenouilles qui se montrent plus facilement, telle espèce qui habituellement calme semble s'énerver ou telle autre, habituellement nerveuse, qui semble apathique... et c'est le bon moment pour se mettre activement à la recherche d'un abri !...

Pour des prévisions ne venant pas des animaux, le ciel aussi peut nous orienter : des nuages élevés sont signes de beau temps alors que des nuages bas ne présagent rien de bon. N'oublions pas la lune, la nuit : si son pourtour est bien net, c'est très bon signe, si, au contraire, on repère ses bords flous ou une espèce de couronne qui l'entoure, ou une coloration quasiment rouge en lieu et place d'un beau blanc lumineux, cela devrait nous orienter vers une balade photo à la chasse aux escargots ou aux grenouilles... Remarque : n'allez pas confondre, la lune rousse ne signe pas un mauvais temps imminent !...

Vous me direz avec raison que tout le monde, photographes compris, possède un smartphone avec au moins une application météo, mais avouez que la méthode que je propose, si elle n'a rien de scientifique, elle a au moins 3 avantages : être plus poétique, peut-être plus efficace localement et enfin participer à l'état d'esprit du photographe scrutateur à la recherche de sujets...

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DANS LA NATURE (2)...

Dans la continuité de l'article d'hier (ci-dessus), une fois n'est toujours pas coutume, cet article ne parlera pas de photographie MAIS servira aux photographes naturalistes ou paysagistes...

Dans mon article sur la photographie itinérante, je proposais de se munir d'un petit GPS de randonnée, petit outil, léger, peu encombrant et très utile, mais pour qui ne souhaite pas investir plus que pour son matériel photographique, cette dépense peut présenter un frein. Reste la bonne vieille boussole, mais si vous ne souhaitez pas emporter encore plus de matériel que le matériel de prise de vue, il reste la très vieille technique des scouts (qui a probablement disparu de l'inconscient collectif, pour les jeunes générations, c'est certain !). Aussi, dans cet article, je vais déterrer cette très vieille technique d'orientation... grâce à votre montre bracelet (à aiguilles).

Comment cela fonctionne-t-il ? C'est très simple : il faut que votre montre marque l'heure juste (on n'est pas à 1 minute près !) et il suffit de placer sa montre horizontalement et d'orienter l'aiguille des heures en direction du soleil, et de diviser l'angle qui sépare l'aiguille des heures de la graduation « 12 » par 2 pour trouver la direction du sud (et donc l'opposé pour le nord !) OU, dit autrement, en considérant l'axe de séparation de l'angle soleil/graduation 12, le nord se situera dans la direction opposée à celle du soleil alors que le sud sera plutôt dans la direction du soleil. Mais voici un schéma, ce sera plus clair (et plus facile à retenir !) :

Supposons qu'il soit 9h25 quand on souhaite chercher le nord.
On place sa montre à l'horizontale, on dirige l'aiguille des heures (9h) en direction du soleil.
On imagine une ligne qui relie les graduations 12h-6h et on divise en deux angles égaux («a» et «b»)
Le nord se retrouvera (dans ce cas de figure) en direction de «4h» et le sud en direction de «10h»

MAIS IL EXISTE UN CAS PARTICULIER !!!! Imaginons qu'il soit 6h00 ou 18h00 !!!! L'axe 12-6 et l'axe du soleil se confondent... Où est le nord dans ce cas ? Ce n'est pas très compliqué : le soleil se lève à... l'est DONC, en plaçant son aiguille des heures vers le soleil, on montrera... l'est donc... le nord se trouvera à... gauche (à 3h). Idem pour le soir : le soleil se couche à... l'ouest DONC, en plaçant l'aiguille des heures vers le soleil, on montrera... l'ouest donc... le nord se trouvera à... droite (9h). Logique, non, compliqué ? Oui, un petit peu mais après quelques travaux pratiques à différentes heures de la journée, vous aurez compris et tout vous semblera clair !...

N.B. Cette technique n'est efficace qu'avec l'heure locale réelle et non pas l'heure d'été (H+1) !!! Si votre montre est réglée à l'heure d'été, ne modifiez rien (vous risquez de vous perdre dans le temps !!!), mais considérez la graduation « 1 » au lieu de « 12 »...

Pour géniale que soit cette méthode, elle ne fonctionne QUE dans l'hémisphère nord (!!!). Ce devra être un exercice totalement inverse dans l'hémisphère sud !... MISE À JOUR : après un mail de Fatima, je vais vous livrer la technique pour l'hémisphère sud également !...
Là, il faut viser le soleil avec le « 12 » de sa montre et couper l'angle formé entre l'axe « 12-6 » et l'aiguille des heures en 2 parties identiques. la direction comprise entre l'aiguille des heures et le « 12 » indique le nord. (Dans l'hémisphère nord, cette direction indiquait le sud !)

Vous me direz avec raison que tout le monde, photographes compris, possède un smartphone avec au moins une application boussole et, mieux encore, GPS... mais bon, si par la plus grande des malchances (cela arrive parfois) les signaux GPS ne vous parvenaient pas... ce serait une excellente technique à connaître non ?

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RÉUSSIR UNE MEILLEURE MISE AU POINT / NETTETÉ

Si vous avez pratiqué la photo argentique dans les années 1970-1980 et que vous êtes passés à la photo numérique (vous n'avez pas abandonné la photo argentique pour autant, j'espère !) je pense que vous avez remarqué un phénomène incompréhensible : malgré votre grande expérience de la mise au point et malgré la haute technicité des autofocus, vos images manquent de piquant (enfin, pas toujours, heureusement !)... nous allons donc voir comment résoudre ce problème.

Effectuer la correction dioptrique

Si vous faisiez déjà de la photo en 1970-1980, il y a fort à parier que votre acuité visuelle en ait pris un coup ! L'immense majorité des boîtiers dispose d'une molette de correction dioptrique à proximité de l'oculaire, utilisez-la ! Si la gamme de correction est insuffisante pour votre œil, vous pourrez trouver des lentilles de correction dioptrique qui s'adaptent sur l'oculaire. Si votre boîtier ne dispose pas de correction dioptrique ou que la gamme de correction proposée est insuffisante et qu'il n'existe pas de lentille adaptable, il faut que vous utilisiez vos lunettes de lecture pour faire de la photo... ce n'est pas très agréable de se balader avec deux paires de lunettes, une pour voir le monde et une autre pour voir dans le boîtier, je sais de quoi je parle, mais il faut faire avec !...

Bien sûr, corriger la correction de votre œil n'aura aucune influence sur la fiabilité de votre autofocus (!!!) mais une vision nette dans le viseur permettra de vérifier si l'autofocus fonctionne bien ou s'il perd les pédales... et cela vous aidera à effectuer la mise au point manuellement.

Comprendre le viseur

Les boîtiers modernes les plus courants présentent de 9 à 11 collimateurs de mise au point. En haut de gamme ils peuvent en avoir de 45 à 51 (bien que seulement 11 à 19 soient sélectionnables, le reste étant des points d'assistance). C'est le moment de (re)prendre votre mode d'emploi du boîtier et de bien lire le chapitre sur l'autofocus !...


exemple de collimateurs autofocus dans le viseur

Il existe deux types de collimateurs de mise au point, plans ou croisés. Les collimateurs plans travaillent uniquement sur des lignes de contraste perpendiculaires (à un angle de 90 degrés) à leur orientation. Donc, si vous regardez dans le viseur (comme dans l'illustration d'exemple), la plupart des collimateurs sont des rectangles, certains sont orientés horizontalement, d'autres verticalement. Puisque les collimateurs plans ne fonctionnent que perpendiculairement à leur orientation, un collimateurs vertical ne serait pas capable de trouver le bord de l'arbre (si vous voulez faire le point sur un arbre, bien sûr !), un horizontal le ferait sans souci. Les collimateurs croisés fonctionnent avec des lignes de contraste qui sont alignées de chaque côté. La plupart des boîtiers ne possèdent qu'un seul collimateur en croix au centre du viseur, les nouveaux boîtiers haut de gamme ne proposent désormais plus que des collimateurs en croix.

Chaque collimateur a également une sensibilité particulière. La plupart a besoin d'un objectif ayant une ouverture maximale d'au moins f/5,6 pour permettre la mise au point automatique. Sur la plupart des appareils photo, les collimateurs périphériques ont cette sensibilité, et le point central offre une sensibilité accrue si vous utilisez un objectif avec une ouverture maximale d'au moins f/2,8. Donc, si vous travaillez en situation de faible éclairage, vous pouvez obtenir une meilleure mise au point automatique en utilisant le collimateur central. Si vous n'utilisez pas un objectif de f/2.8 (ou mieux), il n'y a aucun avantage à utiliser le collimateur central en faible luminosité même s'il peut être plus précis puisqu'en croix.

En plus, la taille réelle du capteur autofocus est beaucoup plus grande que ce qui est montré par les collimateurs (2~4x ?). Gardez cela toujours présent à l'esprit lorsque vous effectuez la mise au point car cette dernière s'effectuera sur le point présentant le plus de contraste dans la zone réellement couverte par le capteur autofocus et pas sur ce que vous avez choisi comme point de netteté en le calant sur le collimateurs !.... Souvent, cela n'a pas grande importance, mais si vous travaillez avec une faible profondeur de champ cela peut faire une grande différence sur la zone de l'image qui sera le plus net !...

Avouez que ce n'est pas génial comme système, du moins pas d'une fiabilité à toute épreuve !...

Donner un coup de main à l'objectif

La plupart des systèmes de mise au point automatique ont une certaine marge d'erreur ou d'imprécision et peuvent dépasser le point de la meilleure netteté en raison de la mécanique et de l'inertie du mouvement dans l'objectif. Vous pouvez aider à minimiser cela en plaçant manuellement l'objectif dans une position proche de la distance de mise au point, puis laissez le système autofocus faire le reste du mouvement. Ou, si la commande manuelle de l'objectif n'est pas possible, laisser l'autofocus faire deux tentatives pour obtenir un réglage correct.

Les objectifs haut de gamme (ou bien conçus) ont un avantage non négligeable, permettre un fonctionnement manuel complet même lorsque l'autofocus est verrouillé. Les optiques moins bien étudiées ne permettent pas de retoucher la mise au point manuellement une fois que l'autofocus aura terminé son travail alors que c'est le seul moyen de s'assurer de la mise au point parfaite...

Il faut reconnaître que la notion d'automatisme est bien mise à mal !...

Trouver une ligne utilisable

Les systèmes de mise au point automatique fonctionnent sur des lignes de contraste, autant dire que vous pourrez vous battre comme un malade sans pouvoir vous en sortir avec des sujets ne présentant pas cette caractéristique. Essayez donc de mettre au point sur une robe unie sans plis bien marqués et éclairage latéral puissant, un papier peint composé de lignes pastelles claires etc... Face à de telles zones, l'autofocus va ramer, allant d'avant en arrière jusqu'à ce que mort (de la batterie) s'en suive sans jamais pouvoir se verrouiller. La technique ici est de trouver une "ligne utilisable" située à la même distance de l'objectif que votre sujet... Tout ce qui a un contraste aidera l'autofocus à mieux fonctionner et plus vite...

Après les fabricants vous venteront la super rapidité de la mise au point !...

Éviter l'autofocus « tout automatique » comme la peste

Tous les boîtiers modernes disposent d'un autofocus tout automatique qui va faire le point là où il veut puisque vous ne lui désignez aucun collimateur de mise au point. Généralement, dans ce cas de figure, l'autofocus fera le point sur l'élément contrasté le plus proche de l'appareil photo (mais selon votre matériel, cela peut être différent).

Avouez que l'intérêt de cette fonction est discutable !...

Utiliser le mode de mise au point adapté à la situation

La plupart des boîtiers ont au moins deux modes de mise au point automatique. Leurs noms varient selon les marques mais ils fonctionnent tous de la même manière.

Le premier est dit Single ou One Shot ou Single Servo, etc.. Ce mode s'attend à mettre au point sur un sujet immobile ou très peu mobile (stationnaire). Dès le verrouillage de la mise au point, un signal de confirmation s'affichage dans le viseur et l'obturateur se déclenche. L'obturateur ne se déclenchera pas, même si vous insistez si le verrouillage de la mise au point n'est pas obtenu.

Le second type est dit Continuous ou AI Servo ou Continuous Servo, etc. Ce mode s'attend à mettre au point sur un sujet en mouvement. L'autofocus cherchera un sujet localisé sur le collimateur et la mise au point changera continuellement pour "suivre" le sujet mais l'autofocus ne se verrouillera jamais. Dans ce mode, l'obturateur se déclenchera même si la mise au point n'est pas obtenue.

Il existe d'autres modes de mise au point automatique sur certains boîtiers, tels que AI Focus (Canon), qui sont prévus pour un sujet immobile mais qui risque de se mettre en mouvement. L'autofocus se verrouille sur le sujet mais si ce dernier bouge, l'autofocus passe automatiquement en mode AI Servo pour suivre le sujet. Encore un autre mode : le focus prédictif (predictive focus) prévu pour les sujets qui se rapprochent ou s'éloignent de vous. L'autofocus va essayer de prédire le mouvement pour vous donner une mise au point acceptable.

Tout cela fleure bon la haute technologie, mais on voit bien, à l'usage, de la relative faiblesse des algorithmes...

Ne pas négliger la mise au point manuelle

J'en entends déjà souffler au fond de la salle... mais pourquoi posséder le top de la technologie pour utiliser un système vieux comme le monde pour effectuer la mise au point ? Alors je répondrai aux souffleurs que ce top de technologie entre vos mains ne vous empêche pas de faire des photos en mode manuel pour une meilleure qualité d'image, alors pourquoi ce serait plus criminel de désactiver l'autofocus ?

La mise au point manuelle dans la plupart des cas (si la correction dioptrique est correcte, bien sûr) permet d'obtenir la mise au point la plus précise possible. En fait, nous avons déjà vu plus haut que l'autofocus n'est pas si génial qu'il n'y paraît mais si, en plus, vous regardez les spécifications non officielles de la mise au point automatique, vous pourrez voir qu'elles ne sont pas très précises. Je vais donc vous rappeler la norme de spécification de la "netteté" : l'image est considérée comme nette si elle apparaît nette dans une impression 18 x 24 cm à partir de 25 cm de distance.

Maintenant, les boîtiers sont livrés avec le Live View. Cela peut être un outil utile dans la mise au point manuelle surtout que les dépolis des boîtiers numériques sont moins utiles que les outils de mise au point anciens (microprismes et stigmomètres à champ coupé). Activez le Live View, effectuez un zoom avant sur votre sujet et vérifiez la netteté sur l'écran LCD. Il existe d'autres outils sur certains boîtiers à viseur électronique qui consiste en un surlignage des zones nettes. Malgré tout, rien ne vaut les outils anciens par stigmomètre et microprismes...

Se méfier du choix inadéquat du collimateur

Comme tous les vieux photographes ayant utilisé les boîtiers argentiques à stigmomètre central, j'ai gardé cette habitude en numérique en n'utilisant jamais les collimateurs périphériques. La mise au point se fait par le centre du cadre puis on recadre de façon à composer son image finale... Un jour, j'ai lu qu'il ne faut jamais faire cela, qu'il faut cadrer d'abord et utiliser le collimateur le plus proche du sujet pour la mise au point, sous prétexte que la recomposition, crée un mouvement angulaire même modéré qui modifie la distance entre le sujet et l'objectif, d'où perte de netteté. Je suis sûr que vous avez déjà lu ou entendu cela aussi !... Donc, vous me connaissez, j'ai décidé de tester ma mauvaise habitude en comparant les résultats obtenus en utilisant les collimateurs périphériques... Il n'y a absolument aucun avantage à utiliser le collimateur périphérique placé sur le sujet sans recomposer !... La mise au point en utilisant le collimateur central et la recomposition est systématiquement plus nette sauf en macrophotographie (où les distances sont millimétriques). Et ce quelle que soit la focale utilisée !... En théorie le rejet de la recomposition est correct mais dans la pratique ce n'est pas le cas !... Pourquoi ? Le collimateur central est de type croisé et beaucoup plus sensible que tous les autres collimateurs périphériques... Maintenant, je n'ai jamais utilisé ni Canon 1D MKx ni Nikon Dx. Il se peut qu'avec de tels boîtiers proposent des colimateurs périphériques aussi sensibles que le central (?), dites moi votre expérience si vous possédez de tels boîtiers professionnels. Je pense qu'une autre raison peut expliquer que la recomposition donne de meilleurs résultats : les optiques sont toujours bien plus qualitatives au centre qu'en périphérie !... Avant de hurler au scandale, je vous invite à faire des tests vous aussi et, si vous pouvez me prouver que j'ai tort, je publierai vos résultats ici !...

Ne pas vouloir compenser la mise au point par la profondeur de champ

L'utilisation d'une profondeur de champ plus importante grâce à une ouverture de diaphragme plus petite peut améliorer la netteté "apparente" de l'image MAIS rappelez-vous une chose : quelle que soit la profondeur de champ, il n'y a qu'un seul point de focalisation (un seul plan de focalisation, en fait). Donc, utilisez toujours les bonnes techniques de mise au point quelle que soit l'ouverture de diaphragme utilisée (quelle que soit la profondeur de champ).

Ne pas négliger les accessoires extérieurs

Lors de la prise de vue, nous avons tous tendance à osciller d'avant et en arrière, c'est naturel, tout le monde le fait inconsciemment. Si vous photographiez avec une faible profondeur de champ, ce micro-balancement peut influencer la netteté de votre sujet. DONC ne pas hésiter à utiliser un trépied. Si vous n'en possédez pas ou si vous n'aimez pas l'utiliser (j'en connais beaucoup qui ont horreur de ça ! - et tout le monde reconnait que le transporter n'est pas une sinécure ! -) prenez au moins le temps d'utiliser la position du bon photographe : un pied devant l'autre légèrement écartés avec les genoux légèrement fléchis, les bras bloqués sur les côtés, pas en l'air comme les ailes d'un oiseau (!!!), poids du corps centré sur vos jambes. L'utilisation d'un mur, d'un arbre, d'une voiture (ou autre) est une autre technique super efficace pour l'obtention d'une image nette...

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Vous avez vu ? Je n'ai pas dit d'acheter un vieux reflex des années 1970-1980 et de laisser tomber ces boîtiers ultra modernes qui ne tiennent pas leurs promesses, cela m'a démangé mais j'ai tenu bon... enfin, jusqu'à la postface !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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NE PRENEZ PAS VOS SPECTATEURS POUR DES IDIOTS !

En tant qu'expression artistique, on peut se permettre de tout raconter en photographie, de délirer avec tous les sujets, fournir des images qui n'ont strictement rien à voir avec le réel ou le probable MAIS attention à ce que vous présentez sur vos photographies ! Quel que soit le sujet que vous traitez, arrangez-vous pour toujours vous renseigner sérieusement avant de faire n'importe quoi... il se trouvera toujours, parmi vos spectateurs, quelqu'un qui aura une connaissance approfondie du sujet que vous traitez et qui ne supportera pas d'être pris pour un idiot... il le fera savoir et cela entachera votre réputation !...

Pour illustrer mon propos, je vais choisir une photographie que tous les fumeurs européens ainsi que leur entourage connaissent (des autres pays aussi, peut-être) :

Tout le monde comprend le message. Tout le monde se doute que le photographe a embauché un "mannequin" pour faire sa photo. Mais le photographe ne s'est pas renseigné avant de créer l'image et du coup elle sent le faux à des kilomètres !...

Même un étudiant de premier stage de première année en anesthésie-réanimation ne penserait pas à fixer une sonde d'intubation comme représenté sur l'image (elle n'est pas fixée du tout ! elle est inefficace voire dangereuse !), même un étudiant infirmier de première année remarquera immédiatement que cette sonde n'a pas été mise en place, elle est beaucoup trop longue !... Et, si ce "malade" était réellement intubé/ventilé, il serait également sédaté et ses yeux seraient protégés avec un gel à la vitamine A et maintenus clos à l'aide d'un ruban adhésif !...

Bref, cette image, on n'y croit pas une seconde, le message est bruité au point d'être sans valeur ! La photographie est totalement loupée, le but recherché est manqué !...

Vous me direz avec raison que tous les fumeurs ne sont pas des professionnels de santé (même si une part non négligeable des professionnels de santé est, paradoxalement, fumeur) mais avouez que si quelqu'un vous fait remarquer ces erreurs impardonnables vous aussi vous vous détournerez du message... et je viens de souligner le problème !...

Certes, au cinéma et à la télévision, chaque fois que l'action du film se situe dans un hôpital ou un SAMU on voit des "patients" techniqués n'importe comment, de la même manière qu'ici, mais les scriptes ne valent pas mieux que ce photographe... elles font n'importe quoi et gâchent sinon tout le film, au moins la séquence (pré)hospitalière !...

Discuter 2 minutes avec un anesthésiste-réanimateur aurait suffi pour découper la sonde d'intubation de façon à n'en laisser dépasser des lèvres qu'une quinzaine de centimètres, de fixer solidement cette sonde sur la mâchoire supérieure avec un scotch bien tendu et... protéger les yeux... c'est trois fois rien mais cela changerait tout !!!

Bon, ce n'est qu'un exemple, mais avec un minimum d'esprit critique, quel que soit votre sujet, n'importe qui pourra découvrir si vous avez bâclé la photo que vous présentez DONC, quel que soit le sujet, pensez toujours à vous renseigner sérieusement avant de vous lancer dans un message photographique... un spectateur cela se respecte, ne lui lancez pas au visage que vous le prenez pour un idiot... il ne vous le pardonnera pas !...

Maintenant, il ne faut pas généraliser ce conseil ! Si vous créez une image surréaliste, vous montrerez également des choses impossibles ou improbables, mais puisque c'est du surréalisme (et que cela se voit !), il n'y aura aucun problème !...

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