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COMPRENDRE SON BOÎTIER : LES MODES DE MISE AU POINT AUTOMATIQUE

Lorsque vous vous engagez en photographie, on vous répétera l’importance de l’exposition et de la composition. Et on aura raison, d'ailleurs, je l'ai fait aussi... Vous allez donc parcourir tous les articles, tous les exercices pertinents conçus pour vous aider à comprendre les concepts fondamentaux de l'exposition (ouverture, vitesse d'obturation, sensibilité) et vous allez travailler avec diligence pour développer votre vision créative. Personne ne pourra suggérer que la composition et l’exposition sont sans importance, mais aucun de ces éléments n’a plus aucune importance si les photos ne sont pas nettes...

Bien sûr, la mise au point manuelle est la meilleure qui soit, mais elle est ni très simple ni très rapide... aussi, est-il peut-être préférable de faire confiance à l'autofocus intégré à son boîtier... Pourquoi pas, mais encore faut-il comprendre comment tout cela fonctionne !... J'en ai déjà un peu parlé dans d'autres pages, mais je vais approfondir et intégrer toutes les notions dans cet article.

Les collimateurs (points) autofocus
Lorsque vous regardez dans le viseur, vous voyez ce que vous allez capturer, mais vous voyez également les collimateurs de mise au point de l'appareil photo. Leur nombre, leur apparence et leur disposition exacte varieront selon le fabricant et le modèle de l’appareil photo. Le nombre de collimateurs de mise au point automatique que vous verrez dépendra de la sophistication de l'appareil photo. Les reflex numériques de niveau débutant, par exemple, peuvent ne comporter que 7 collimateurs, tandis que les reflex haut de gamme dotés de systèmes de mise au point considérablement plus complexes peuvent comporter plus de 50 collimateurs de mise au point automatique. Il existe même un certain nombre de boîtiers sans miroir (mirrorless) offrant plus de 100 collimateurs de mise au point automatique. Il y aura aussi une certaine variation en fonction du mode AF utilisé.


exemple de viseur

Chaque collimateur est l'un des deux types existants : type vertical ou type croisé. Les capteurs de mise au point automatique de la variété verticale détectent les différences de contraste uniquement le long de l'axe vertical de la zone sur laquelle le collimateur AF est placé. Les capteurs AF en croix sont plus précis car ils détectent les différences de contraste le long des axes vertical et horizontal. La plupart des boîtiers proposent un mélange de ces deux types de capteurs. Les modèles de reflex de base comportent généralement un point AF de type croisé comme point central, le reste étant de type vertical. Au fur et à mesure que vous progressez dans la gamme de sophistication de l’appareil photo, le nombre de capteurs de type croisé augmente, ainsi que la précision et la réactivité de l’ensemble du système AF.

Les modes autofocus
Les appareils photo numériques permettent non seulement une mise au point plus rapide et plus précise que leurs prédécesseurs analogiques (grâce à l'évolution des technologiques), mais ils offrent également une grande partie de personnalisation de la mise au point automatique, conçue pour être adaptable aux caractéristiques de la scène ou du sujet que vous photographiez. Une fois que vous aurez appris les options qui vous sont disponibles, vous serez sur la bonne voie pour atteindre de nouveaux sommets en matière d’efficacité photographique.

◘ Single Shot AF (Autofocus pour déclenchement unique). J'utilise le terme anglais puisque c'est ainsi que vous le trouverez partout (!!!). Ce mode est celui que vous souhaiterez utiliser pour les sujets fixes, tels que les portraits (personnes ou animaux), les fleurs, l'architecture, les voitures stationnées ou les paysages. En appuyant à mi-course sur le déclencheur, l'appareil photo analysera la photo et verrouillera la mise au point sur le collimateur AF que vous avez choisi, tant que le sujet reste situé sur ce point sélectionné. Si le sujet se déplace, la mise au point ne sera pas acquise et si vous essayez d'appuyer à fond sur le déclencheur, aucune photo ne sera prise...

◘ Continuous ou Servo AF (Mise au point continue). Ce mode fonctionne en utilisant le collimateur AF que vous choisissez pour faire la mise au point en continu sur un sujet tout en maintenant le déclencheur enfoncé à mi-course. Comme vous l'avez peut-être deviné, la mise au point automatique continue est la solution idéale pour mettre au point des sujets en mouvement tels que des enfants qui courent, des oiseaux en vol ou tout ce qui bouge. Vous utiliserez également ce mode pour la technique de visée panoramique dans laquelle vous suivez le mouvement d'un sujet avec votre appareil photo pour donner une impression de mouvement.

◘ Hybrid ou AI Servo AF (Mise au point hybride). Ce mode est apparemment le meilleur des deux mondes. Sous ce réglage, l'appareil photo choisira automatiquement l'autofocus à prise unique si le sujet ne bouge pas ou l'AF continu dans le cas contraire. Toutefois, si le sujet se déplace, l'appareil photo ne bascule en mode AF continu que tant que vous maintenez le déclencheur enfoncé à mi-course et que vous suivez les mouvements du sujet avec le collimateur AF sélectionné. Les photographes les plus expérimentés trouvent souvent que la mise au point automatique hybride n’est pas aussi intelligente que le prétendent les fabricants (!!!), en fait, ce mode AF hybride est absent de certains modèles de boîtiers haut de gamme ou professionnels.

Les zones autofocus
Pour affiner davantage le processus de mise au point automatique, votre appareil photo vous permet de spécifier exactement comment vous souhaitez utiliser le ou les collimateurs AF sélectionnés dans un mode AF donné. Jetons un coup d’œil aux zones AF les plus couramment disponibles :

◘ Zone de mise au point ponctuelle. Cette zone de mise au point automatique est assez explicite : l'appareil utilise un seul point AF choisi par vous pour la mise au point. Cette technique fonctionne mieux pour les sujets stationnaires (utilisation de Single Shot AF).


Cet exemple montre l'aspect du viseur lorsque l'option AF ponctuel est sélectionnée. Dans cet exemple, l'appareil photo utilisera le point AF au centre, mais vous pouvez choisir manuellement l'un des autres points AF. Avec AF dynamique / Expansion, davantage de points de mise au point sont mis en évidence.

◘ Zone AF dynamique / Expansion. Dans ce mode, vous choisissez un collimateur AF que l'appareil photo utilisera pour acquérir la mise au point initiale. Si votre sujet se déplace, l'appareil photo utilisera automatiquement l'un des collimateurs AF environnants pour suivre le sujet et le maintenir au point. Bien sûr, vous devrez déplacer votre appareil photo avec le sujet pour le conserver dans la zone de mise au point. Cette zone de mise au point automatique est idéale lorsque vous souhaitez conserver la netteté sur un point spécifique, tout en vous laissant une marge de manœuvre lorsque vous suivez des sujets en mouvement rapide tels que des oiseaux en vol.

◘ Zone AF Spot. Ce mode utilise le collimateur AF de votre choix et comprend un point plus petit et plus concentré utilisé pour obtenir une mise au point précise sur une très petite partie du sujet. Si vous faites de la macrophotographie, en particulier avec des sujets qui ne bougent pas et présentent des détails minuscules, la zone de mise au point automatique vous aidera à obtenir une mise au point parfaite.

Je l'ai déjà souligné mais je le répète, n'oubliez pas que différents fabricants d'appareils photo utilisent des noms différents pour les mêmes modes et zones AF et que toutes les fonctionnalités ne sont pas disponibles sur tous les appareils. Veillez donc à consulter le manuel d'utilisation de votre appareil photo pour plus de détails...

Le Live View (vue en direct)
La visualisation en direct est une fonctionnalité qui vous permet d'utiliser l'écran LCD arrière comme viseur. C’est le moyen standard de fonctionner avec les appareils photo compacts et autres appareils qui ne disposent pas d’un viseur optique traditionnel. Cela s'applique également aux appareils photo sans miroir, même si beaucoup incluent un viseur électronique conçu pour remplacer le viseur optique. Pratiquement tous les appareils reflex numériques fabriqués depuis environ 2008 sont dotés de la fonction d'affichage en direct, bien que ce ne soit pas le moyen principal de cadrer et de faire la mise au point. Le viseur optique reste la méthode principale pour les utilisateurs de reflex numériques.

La visualisation en direct constitue toutefois une option extrêmement précieuse pour les utilisateurs de reflex numériques aussi. Lorsque la mise au point automatique échoue, il est conseillé de passer à la mise au point manuelle afin de contrôler vous-même l’opération. Mais il y a des moments où même la mise au point manuelle est une épreuve. La visualisation en direct peut être utile pour réaliser la mise au point dans des scénarios difficiles en raison de sa capacité à agrandir les sujets. L'utilisation de la vue en direct en tandem avec la mise au point manuelle peut souvent faire la différence entre des images nettes et des images presque nettes.

N'hésitez pas à utiliser votre fonction d'affichage en direct chaque fois que vous en avez besoin.
___
L'apprentissage de toutes les méthodes de mise au point automatique à votre disposition sera bénéfique pour votre expérience photographique et aura un impact significatif sur vos photos elles-mêmes. Une fois que vous êtes à l'aise avec les principes fondamentaux de la mise au point, vous pourrez exploiter ces principes et les utiliser de manière créative. Il suffit d'un peu de patience, de pratique et de persévérance...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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COMPRENDRE SON BOÎTIER : LES DIX CONTRÔLES À CONNAITRE

Donc, vous avez reçu votre nouveau (ou premier) appareil photo. Le paquet est enfin arrivé, vous avez chargé les piles et inséré une nouvelle carte mémoire (ou film). À bout de souffle d'impatience, vous allumez votre appareil photo et prenez une photo. Non, attend... le résultat ne semble pas si bon que ça !... En fait, il ne ressemble pas du tout à ce que vous attendiez (vouliez) !... Vous savez que cet appareil photo peut prendre des photos étonnantes. Vous avez vu les publicités, vous avez lu (et/ou entendu) les tests. Alors que se passe-t-il ? Attendez !... Ne jetez pas votre appareil photo par la fenêtre tout de suite !... Aujourd'hui, j'aimerais vous présenter les 10 paramètres de l'appareil photo que vous devez connaître avant de vous lancer réellement.

Bien que les appareils photo puissent varier considérablement selon les fabricants, voire les modèles, ces 10 réglages sont toujours disponibles sur tous les appareils photo numériques et de nombreux boîtiers argentiques aussi. La plupart des appareils photo fonctionnent avec un commutateur PASM (ou PAvTvM). Il s’agit du cadran situé en haut de l’appareil photo qui vous permet de choisir entre le mode programme, le mode priorité à l’ouverture, le mode priorité à la vitesse et le mode manuel (parfois d'autres). Tous les appareils photo reflex fonctionnent de cette manière, à l'instar de la plupart des appareils compacts haut de gamme et des appareils photo sans miroir. Quelques marques ont fait l'impasse sur ce cadran en transférant cette sélection sur la bague de diaphragme de l'objectif et celle d'un cadran de vitesse d'obturation dédié du boîtier, chacun portant une position A (auto), cette approche, utilisée sur les boîtiers argentiques depuis que les automatismes existent, est ainsi également utilisé sur certains appareils numériques (Fuji XPro1 entre autres). Cela fait que ce type d'appareil sent bon la photographie à l'ancienne. Votre configuration particulière dépendra de l'appareil que vous avez acheté mais la finalité reste la même...

Une citation que j’aime beaucoup, vous la trouvez dans toutes mes pages, est « Ce n'est pas le matériel qui fait les photos, c'est le photographe ». J'encourage souvent les gens à ne pas se focaliser sur l'équipement, mais plutôt à peaufiner leur composition, leurs compétences en photographie générale et en post-production et leur vision artistique. Mais il faut d'abord comprendre. Comprendre la composition, comprendre le post-traitement. Cela ne signifie pas que vous ne devriez pas connaître votre équipement à fond. Un violoniste de concert peut prendre n'importe quel violon et produire une musique magnifique, mais parce qu'il connaît tous les aspects de cet instrument. Vous devez être capable d'utiliser votre boîtier au maximum de vos capacités et maîtriser parfaitement ses commandes, comme le violoniste.

De cette façon, lorsque vous verrez un sujet que vous souhaitez absolument capturer, vous ne vous retrouverez plus à tâtonner. Le meilleur endroit pour commencer est le manuel de votre appareil photo (ça aussi je le répète sans fin...). Si vous ne souhaitez pas lire l'intégralité du manuel, ce guide vous permettra de connaître les points critiques de la recherche. Les trois premiers que je vais traiter sont les plus importants. Ce sont les « trois grands » qui contrôlent votre exposition : ouverture, vitesse et sensibilité ISO.

  Utilisez votre appareil photo jusqu’à ce que vous soyez complètement à l’aise avec les commandes pour ne pas tâtonner lorsque vous voyez un sujet que vous voulez vraiment prendre.  

[1] OUVERTURE
Si vous tournez votre molette PASM (ou PAvTvM) sur A (ou Av, cette désignation peut varier selon le fabricant), votre appareil photo est désormais configuré pour prendre des photos en mode priorité ouverture. Si votre appareil est ancien ou créé à la mode argentique, il faudra tourner la bague de l'objectif sur une valeur autre que A !!!... Logique, vous décidez de la valeur de diaphragme. Le mode Av est l'un des modes les plus couramment utilisés, même par les professionnels. Il vous permet de définir l'ouverture que vous voulez et l'appareil photo détermine automatiquement la vitesse d'obturation.

Alors, qu'est-ce que « l'ouverture » ? C'est l'ouverture variable du diaphragme situé à l'intérieur de votre objectif qui permet à une quantité déterminée de lumière de passer vers le boîtier. Alors que l'obturateur contrôle la durée pendant laquelle la lumière frappe votre capteur, l'ouverture du diaphragme détermine la quantité de lumière. L'ouverture est affichée en valeurs « f/ » : f/1, f/1,4, f/2, f/2,8, f/4 et ainsi de suite. L'échelle des valeurs de diaphragme suit une progression liée à la racine carrée de 2 (vous retrouverez tout cela et bien plus dans d'autres pages, cherchez ici). Il est toutefois important de rappeler que chaque valeur f/ laisse entrer deux fois plus de lumière que celle qui la suit (plus la valeur situés sous le "/" est petite et plus la quantité de lumière qui passe est importante) et deux fois moins que celle qui la précède (plus la valeur situés sous le "/" est grande et moins la quantité de lumière qui passe est importante).

Les objectifs avec une valeur f/ faible, telle que f/1.4 (par exemple), permettent l'arrivée de plus de lumière sur le capteur ou sur le film, et sont appelés objectifs « rapides ». Ils sont plus chers et sont très prisés par les photographes. En effet, ils permettent d'utiliser une sensibilité ISO inférieure ou une vitesse d'obturation plus rapide. De plus, avec la bonne focale, une grande ouverture et d'autres caramètres dont je ne parlerai pas ici, vous pouvez rendre l’arrière-plan de vos images agréablement flou. Inversement, l'utilisation d'une grande valeur f/ comme f/22 (par exemple), aura pour résultat une grande profondeur de champ. Ceci est couramment utilisé en photographie de paysage, où nous souhaitons généralement que toute l'image soit nette.

[2] VITESSE D'OBTURATION
Le suivant dans les « trois grands » est la vitesse d’obturation. La vitesse d’obturation est très simple : c’est la durée pendant laquelle votre obturateur reste ouvert pour permettre à la lumière de traverser et de frapper le capteur ou le film. Faites pivoter le cadran de votre appareil photo sur S ou sur Tv (cela peut varier selon le fabricant de l'appareil photo) et vous êtes en mode priorité à la vitesse. Vous déterminez la vitesse et le boîtier calculera l'ouverture. La vitesse d'obturation a également un effet sur la représentation du mouvement. Une vitesse d'obturation très rapide de 1/4000s gèlera parfaitement ce mouvement. Ceci est utile pour les sports ou autres images d'action. Une vitesse d'obturation plus lente, telle qu'1/4 de seconde, rendra le mouvement flou. Personnellement, j'adore prendre de longues expositions, en utilisant parfois des vitesses d'obturation supérieures à une minute !

Sur les boîtiers "classiques", pour se placer en mode priorité vitesse, il faudra placer le sélecteur de vitesse sur une valeur différente de A (auto) et la bague de diaphragme de l'objectif sur A (auto) !...

[3] SENSIBILITÉ ISO
Pour le dernier des « trois grands », nous quittons le bouton PASM. Sur de nombreux appareils photo, vous trouverez un bouton spécifiquement étiqueté ISO. Sur d'autres, vous devrez peut-être entrer dans un menu pour changer la valeur ISO. Comme pour l'ouverture et la vitesse, votre valeur ISO modifiera votre exposition ou la luminosité de l'image. La plupart des appareils photo numériques commencent par une sensibilité nominale (de base) de 100 ou 200 ISO. Les valeurs ISO ont été créées à l’époque du film. Les pellicules photographiques peu sensibles à la lumière ont été étiquetées à des valeurs inférieures ou égales à 100 ISO. Cela a permis d’utiliser des ouvertures plus grandes ou des vitesses d’obturation plus lentes. Un film de 800 ISO était beaucoup plus sensible à la lumière et permettait aux utilisateurs de photographier dans des conditions de lumière plus faibles. L'inconvénient, à l'époque du film, était que plus la sensibilité ISO était élevée, plus le grain du film était important, ce qui conduisait à une image moins nette. En numérique, l'utilisation d'un nombre ISO élevé (sensibilité accrue) a un coût : la montée en ISO s'accompagne de bruit numérique, très inesthétique... pire que le gros grain en argentique !!! Les meilleurs résultats en numérique sont donc obtenus à la sensibilité nominale. Toute valeur ISO supérieure à la valeur nominale est obtenue par une amplification électronique du signal et une augmentation encore plus importante du bruit avec, donc, un rapport signal/bruit de moins en moins favorable... et donc une image de moins en moins lisible...

Les appareils photo numériques peuvent maintenant utiliser des valeurs ISO beaucoup plus élevées que les films. La plupart des reflex numériques d'entrée de gamme peuvent utiliser 6400 ISO (voire plus), qui était la sensibilité maximale du film.

Bien que les images sans bruit soient bien plus agréables, assurez-vous de ne pas complètement éviter d’utiliser des valeurs ISO élevées. Une prise de vue bruitée est moche mais préférable à une prise de vue floue due à une vitesse d'obturation lente. Presque tous les appareils photo numériques ont la possibilité d’utiliser « Auto ISO ». C’est une fonction très utile car elle permet à l’appareil photo de choisir la valeur ISO, tandis que vous modifiez l'ouverture du diaphragme et/ou la vitesse d’obturation. Certains boîtiers plus avancés vous permettent même de définir des limites supérieure et inférieure pour la valeur ISO automatique. Le réglage est ainsi maintenu dans une plage ISO permettant de conserver une qualité de résultat acceptable.

Avec les films, le problème est différent : chaque film possède une sensibilité unique. Il faudra donc sélectionner un film pour une situation lumineuse.

[4] PHOTOMETRIE (MODES DE MESURE DE LA LUMIÈRE)
C’est un autre mot pour « mesure de la lumière ». La mesure est la façon dont votre appareil photo détermine l'exposition. Le boîtier utilisera son posemètre intégré pour vous indiquer si vous êtes correctement exposé, surexposé ou sous-exposé OU utilisera cette mesure pour caler l'exposition automatique. Il existe différents modes de mesure, assurez-vous de consulter votre manuel pour comprendre les options disponibles. La plupart des appareils photo sont dotés d’un système de mesure spot qui permet de mesurer la lumière sur une petite partie du cadre. Une autre option de mesure courante est appelée « calcul de la moyenne » ou « mesure matricielle » ou « multizones » qui tente de créer une exposition bien équilibrée en effectuant la moyenne des parties les plus sombres et les plus claires de la scène. C’est particulièrement utile pour les paysages. Généralement, le dernier type de mesure est la « mesure centrale pondérée » qui consiste à mesurer tout le cadre mais en privilégiant la partie centrale.

Les autres types de mesure ont disparus des boîtiers numériques. Vous retrouverez tout ceci et bien plus dans d'autres pages du site...

[5] LA COMPENSATION D'EXPOSITION
Vous avez quelques idées sur la façon d'utiliser votre système de mesure, mais que se passe-t-il si, malgré tous vos efforts, l'appareil photo crée quand même une exposition médiocre ? Cela arrive !... Un éclairage étrange peut tromper le système de mesure de l'appareil photo. Parfois, vous souhaitez simplement obtenir une photo plus claire ou plus sombre. Dans ces circonstances, vous pouvez simplement choisir la correction d’exposition (positive ou négative) dont vous avez besoin en mode de prise de vue automatique (priorité à l’ouverture, priorité à la vitesse et mode programme). Tous les boîtiers ne propose pas forcément la fonction de compensation d'exposition même si la plupart d'entre eux le proposent et, de plus en plus, les fabricants d'appareils photo rendent les commandes de correction d'exposition plus directes et plus faciles d'accès. En cas d'absence de la fonction de compensation d'exposition, le mode manuel fera parfaitement le travail !... La plupart du temps, la fonction de compensation d'exposition varie de +3 à -3 diaph', généralement par incréments de 1/3 de diaph'. La compensation se fera différemment selon le mode de prise de vue utilisé. Par exemple, en priorité à l’ouverture, la compensation s’effectue sur le réglage de la vitesse d’obturation (à moins que vous utilisiez Auto ISO, auquel cas l’appareil photo peut modifier la sensibilité ISO). Si vous êtes en mode priorité vitesse, l’inverse se produit : l’ouverture sera ajustée.

Vous pourrez retrouver tout ceci, et bien plus, dans d'autres pages du site.

[6] LES PROPORTIONS
J'ai déjà parlé des proportions dans d'autres pages. Le format est le rapport entre la longueur et la largeur d'une image. Pensez à la TVHD par rapport aux vieux téléviseurs presque carrés. Personnellement, j'aime photographier dans différents formats, du carré au panoramique. De nombreuses personnes choisissent uniquement le rapport natif pour lequel leur appareil photo est conçu. D'autres décideront de recadrer pendant le post-traitement.

Si vous souhaitez modifier le rapport de format de l'appareil photo, oui c'est parfois possible, vous trouverez généralement une entrée dans un menu. Quelques fabricants d'appareils photo permettent ce choix plus directement. Si possible, essayez les différents formats d'image proposés par votre appareil photo. Voir le monde dans un autre format peut donner un coup de pouce à votre créativité.

En argentique, le format est fixe et limité au format du film, mais c'est au tirage que l'on a toute latitude pour modifier les rapports longueur/largeur.

[7] RÉGLAGES AUTOFOCUS
Au fur et à mesure que vous commencez à utiliser des appareils plus évolués, vous découvrez un éventail d'options +/- déconcertantes : contrôle de zone, priorité de sortie, suivi large, continu - la liste s'allonge encore et encore. Il est essentiel de vous familiariser avec votre système de mise au point automatique pour obtenir la photo que vous voulez, quand vous le voulez.

Quel que soit le fabricant, la plupart des appareils photo offrent au moins trois options : mode de mise au point unique, continue et manuelle. La mise au point unique est faite une fois lorsque vous appuyez à moitié sur le déclencheur, puis se verrouille. Le mode de mise au point continue effectue une mise au point non-stop, même pendant le déclenchement. Le mode de mise au point manuelle vous permet de contrôler totalement votre mise au point, vous devez manipuler l'objectif vous-même.

Pour la photographie générale, la mise au point unique est parfaite. Réservez le mode continu pour les photos d'action et le mode de mise au point manuelle est idéal pour les travaux en gros plan ou pour un faible éclairage. Il est tout aussi important de savoir définir la taille et la position de vos points de mise au point automatique. Certains appareils photo offrent un joystick dédié pour déplacer le point de mise au point automatique sur le cadre, tandis que d'autres nécessitent l'accès à un menu. De nombreux fabricants vous permettent maintenant de choisir votre point à l'aide d'un écran tactile. Lisez votre manuel et assurez-vous que vous êtes à l'aise pour placer le point de mise au point automatique où vous en avez besoin.

[8] QUALITÉ (RAW ET JPEG)
La prise de vue au format de fichier RAW présente de nombreux avantages. Lorsque j’ai eu mon premier appareil photo numérique évolué, je tirais en JPEG pendant un certain temps avant de décider d’essayer l’ensemble du processus de « post-traitement ». Depuis ce moment, j'ai tiré en RAW. Quel que soit le format de fichier choisi, vous devez mémoriser l’emplacement de votre réglage de contrôle de la qualité. De cette façon, vous pouvez basculer entre RAW, JPEG ou RAW + JPEG selon vos besoins. RAW + JPEG est particulièrement utile car il vous offre le meilleur des deux mondes. Certains photographes peuvent se plaindre de gaspiller de la mémoire. Cependant, le stockage numérique est devenu si bon marché que cela ne devrait plus poser de problème. D’autres vous diront peut-être que vous ne devez faire que des photos RAW tout le temps, mais les nouveaux boîtiers permettent d'obtenir des images au format JPEG de très haute qualité. Dans certaines situations, la prise de vue en JPEG représente un format rapide et facile nécessitant moins (ne permettant de toute façon pas autant) de post-traitement.

Vous retrouverez tout cela et plus encore dans d'autres pages du site.

[9] AE / AF LOCK
Les boutons de verrouillage AE/AF sont une autre caractéristique commune aux appareils photo modernes. Ces fonctionnalités sont trop souvent négligées.
AE signifie exposition automatique. Lorsque vous prenez des photos en mode auto, en fonction de la priorité ouverture ou vitesse, votre appareil photo sélectionne les paramètres nécessaires pour exposer correctement la scène. Le bouton de verrouillage AE bloque simplement le processus de mesure de l'appareil au moment de l'appui.

Le verrouillage AF est encore plus simple. L'appareil fera la mise au point automatique sur un point particulier. En utilisant la fonction de verrouillage AF, le mécanisme de mise au point restera verrouillé sur la position, même si vous repositionnez l'appareil photo.

Parfois, les commandes AE et AF sont doublées sur le même bouton, et vous pourrez attribuer la fonction utilisée par le bouton.

Vous retrouverez tout cela et bien plus dans d'autres pages.

[10] RETARDATEUR
Le « retardateur » est une fonction de l’appareil photo qui retardera le déclenchement de l’obturateur d’un nombre prédéfini de secondes. Deux secondes et dix secondes sont les paramètres les plus courants. Certains appareils offrent un nombre de secondes personnalisable. Il existe plusieurs utilisations pour un retardateur qui le rendent indispensable.
◘ Vous pouvez utiliser le retardateur pour prendre une photo de vous.
◘ Un retardateur est également un outil intéressant lors de prises de vues en poses longues sur un trépied. Lorsque vous prenez une exposition avec une vitesse d'obturation plus lente, même les vibrations causées par une pression sur le déclencheur peuvent rendre votre image floue. Après avoir cadré votre photo, réglez le retardateur et laissez-le déclencher. Cela gardera vos images aussi nettes que possible.

CONCLUSION
Il existe de nombreuses autres fonctionnalités dont je pourrais parler en ce qui concerne les fonctions de l'appareil photo, telles que le WiFi, la balance des blancs et les simulations de films. La liste est longue. Cependant, il ne s'agit pas ici d'un manuel de votre appareil photo, mais d'un guide initial sur les principales fonctionnalités à connaître.

Comme je l'ai mentionné au début de ce guide, lisez votre manuel. Connaissez votre appareil photo à l'intérieur (menus) et à l'extérieur (boutons). Habituez-vous aux commandes jusqu'à ce que vous puissiez les utiliser dans l'obscurité. Rappelez-vous toujours que, même si votre vision dicte l'image capturée, vous ne pouvez pas la capturer sans la connaissance approfondie de l'appareil photo.

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COMPRENDRE SON BOÎTIER : LES MODES D'EXPOSITION

Les modes de mesure d’un appareil photo sont l’un des paramètres les plus puissants, incompris, et sous-utilisés sur un appareil photo numérique moderne. On voit cela se produire tous les jours : un photographe essayant de capturer une image et le boîtier ne produit pas ce qui était attendu. On enfonce le bouton déclencheur puis on examine rapidement le résultat pour voir si la photo est trop claire ou trop sombre. Si c'est le cas, on efface la photo et on réessaye -parfois sans rien changer aux réglages  !-. C’est comme si le boîtier va voir la Vierge et changer miraculeusement sa façon de travailler pour exhausser les souhaits du photographe... Ou, et cela est très courant aussi, on change le mode de prise de vue (ce qui peut ou non changer l'image en fonction des paramètres). Cependant, ce n’est pas la bonne solution non plus. Ce qui manque aux photographes (non habitués) et ce dont nous allons discuter ici, c’est une compréhension des modes de mesure de l'exposition. J'ai déjà parlé des modes d'exposition dans plusieurs autres pages (rechercher ici) mais il n'y aura pas de doublon, il faudra considérer tous ces articles comme complémentaires.

Soyons honnêtes, à quelle fréquence modifiez-vous le mode de mesure de l'exposition sur votre boîtier ? Aux débuts de ma pratique photographique, les boîtiers ne proposaient qu'un seul mode de mesure donc... nombre de changement = 0 (!!!). Ensuite, ma collectionnite m'a mis en contact avec des boîtiers qui ne proposaient aucun mode de mesure donc... nombre de changement = 0(!!!). Mais depuis l'arrivée des boîtiers modernes (fin de l'argentique et numérique bien sûr !) le nombre de modes proposés est vaste... Et les automatismes sont absolument partout... Nous en sommes (presque logiquement) venus à compter sur les boîtiers modernes pour prendre des décisions à notre place !!!... Mais, c'est bien connu, les meilleures photos commencent toujours par le meilleur résultat original, et cela ne peut se produire QUE lorsque vous obtenez une exposition appropriée, et obtenir une exposition appropriée dépend uniquement de l'utilisation du mode de mesure correct (et de votre compétence).

Quels sont les modes d'exposition ? Je ne vais pas vous faire l'affront de vous les exposer à nouveau (recherchez ici), je vais simplement vous en parler sous un angle différent.
Selon le modèle de votre appareil photo, ces modes sont les systèmes de mesure les plus courants (même si certains ont disparus des boîtiers numériques).

Ces modes sont  :
• Spot
• Pondéré central
• Moyen
• Partiel
• Multizone

Regardons chacun d'eux de plus près.

MODE SPOT. Le mode de mesure spot utilise une très petite section de la surface de visée pour effectuer la mesure. La zone de mesure correspond typiquement à une superficie allant de 1% à 5% de la surface totale de l'image présente dans le viseur (pour les boîtiers c'est plutôt 5° que 1° !). Cette zone est généralement représentée par un petit cercle placé directement au centre du viseur. Certains modèles, comme le viseur TTL du Kiev 88CM (par exemple), situent la zone de mesure spot en haut du viseur. Certains modèles permettent aussi au « spot » d'être déplacé dans le cadre de visée. Si votre modèle de boîtier possède une zone de mesure fixe, vous l'utiliseriez en le pointant sur l'objet sur lequel vous voulez effectuer la mesure, puis vous verrouillez les paramètres d'exposition (ou, si boîtier manuel, reporter les paramètres sur les différents contrôles) et enfin, vous recomposez votre image.

Le mode de mesure ponctuelle (ou mesure spot) est extrêmement utile pour un certain nombre de raisons.
• il permet d'ajuster précisément votre exposition.
• le boîtier ne se laissera pas mystifier par une situation de contraste extrême (comme rétro-éclairage).
• permet d'obtenir une lecture précise d'un objet physiquement éloigné.
• seul mode de mesure permettant d'utiliser le "Zone System" (voir ici et ici) qui est l'outil ultime d'exposition.
• permet de déterminer avec précision le réglage de l'exposition pour un objet brillant sur un fond sombre (ou inversement), comme la lune dans un ciel sombre.

À mon avis, le mode de mesure spot est l'un des outils les plus puissants de votre appareil photo, il est indispensable d'apprendre à l'utiliser...

MODE CENTRAL PONDÉRÉ. Le mode de mesure centrale pondérée utilise de 60% à 80% de la mesure sur le 1/3 central de la surface du viseur. Le boîtier prend alors en compte la lecture basée sur les 2/3 restants de la surface du viseur. Ce mode fonctionne sur l'hypothèse que vous allez probablement centrer votre sujet dans le viseur, ce qui ne sera probablement quasiment jamais le cas... Ce mode de mesure vous obligera donc à recadrer après mesure. La mesure pondérée centrale est utile dans certaines des mêmes situations dans lesquelles vous utiliseriez le mode de mesure ponctuelle (spot). Mais il prend en compte plus de surface. Le système de mesure est si efficace qu'il a été le seul proposé dans les années 1980 (avant l'invention de la mesure multizones inventée par Nikon), qu'il a été implanté dans les boîtiers modernes (proposant également la mesure multizone) et que de nombreux photographes (même professionnels) la préfèrent encore à la mesure multizones !...

Quand choisirez-vous le mode de mesure pondérée centrale ?
• il est parfait pour les situations de prises de vues rapides.
• si l’arrière-plan ne doit pas influencer la mesure mais que le mode spot est trop serré.
• idéal pour mesurer sur un objet lumineux en mouvement sur un fond sombre (ou vice versa).
• parfait si le sujet principal doit rester quelque peu centré dans le cadre (tels que des portraits).

Pour l'avoir utilisé (pas le choix) pendant des années, à mon avis, le mode de mesure pondérée centrale a toute sa place dans les modes de mesure encore actuellement proposés. Je trouve ce mode le plus utile en « photographie d’événement » où l’utilisation du mode de mesure spot n’est pas pratique, mais en réalité, lorsque bien utilisée, la mesure pondérée centrale est un mode de mesure universel... La preuve, elle a été très longtemps la seule mesure proposée, même avec des boîtiers proposant des expositions automatiques (et semi-automatiques).

MODE MOYEN. Vous ne trouverez pas souvent le mode de mesure moyenne (aussi appelée globale), cependant, il existe toujours. Le mode de mesure moyen analyse la scène entière. Il crée ensuite une recommandation d'exposition basée sur la valeur la plus claire et la valeur la plus sombre. Ce réglage fonctionne très bien pour des scènes moyennement éclairées et les scènes présentant des tonalités moyennes. Le problème est que cette situation se présente rarement... J'ai utilisé longtemps ce mode de mesure (Kiev-60 et Kiev-88 par exemple) avec de belles réussites. De même pour les appareils à posemètre autonome intégré (FED-5, Zenit-E, Zeiss Ikon Contessa Super par exemple) et tous les compacts présentant une cellule intégrée à la face avant de l'objectif. Si vous avez un boîtier qui inclut ce réglage, parmi d'autres, je vous recommanderais d'en faire votre dernier choix... ou mieux, d'apprendre à bien l'utiliser et dans ce cas, ce sera un mode super efficace !...


Mode mesure moyenne


Mode mesure moyenne sur les Kiev moyen format (entre autres)

MODE PARTIEL. La mesure partielle est un mélange de mesure moyenne et de mesure pondérée centrale. Il lit une zone de l'image qui représente approximativement la même surface que la mesure pondérée, soit 20%. Donc, c’est une lecture d'une zone plus large que celle de la mesure ponctuelle. Mais, contrairement à la mesure pondérée centrale, elle ne prend pas en compte la lecture des zones extérieures pour l'équilibre du cadre.

Dans de nombreux modèles d’appareils photo, le point de lecture partielle n’est pas verrouillé au centre du viseur, il peut être déplacé dans le cadre. Cela permet d'effectuer une mesure précise d'un sujet décentré sans avoir à recomposer après lecture.

Dans ce mode on
• crée une lecture précise d'environ 20% de la surface de l'image.
• fonctionne comme dans le mode de mesure ponctuelle, mais prend en compte une zone plus grande.
• utilise une zone de mesure souvent réglable, ce qui permet de la déplacer dans le viseur.

Le mode de mesure partielle est aussi utile que le mode de mesure ponctuelle. Il offre l’avantage d’une zone de lecture précise et contrôlée, tout en tenant compte d'une gamme de tons plus large que le mode spot.

Imaginez que vous créez un portrait d'une mariée. Son teint est plus sombre que la moyenne. Sa robe est d'un blanc éclatant. Une fenêtre positionnée à un angle de 45° à sa gauche fournit la lumière qui l'éclaire. Le fond est sombre. Ceci est une configuration classique qui va tromper un posemètre. C'est là que le mode de mesure partielle brille vraiment !
• La mesure ponctuelle pourrait fonctionner. Mais cela vous ralentira, ce qui n’est pas acceptable lors d’un mariage (où il faut travailler vite). Et, si vous êtes pressé, vous pouvez effectuer la lecture d'une mauvaise partie de la photo telle qu'une ombre ou zone en surbrillance.
• Le mode pondéré central prendrait en compte une grande partie du fond et la robe causant une mauvaise exposition en plus ou en moins selon votre appareil photo.
• Le mode partiel peut être configuré pour mesurer uniquement le visage de la femme. Cela donnerait la lecture la plus précise dans ces conditions.

MODE ZONE. La mesure de zone est souvent appelée matricielle, évaluative, multizone, nid d'abeille, ou segmentée en fonction du fabricant du boîtier. Le mode de mesure de zone décompose l'image dans le viseur en sections. Le nombre de sections dépend du modèle de boîtier. En règle générale, ce nombre de sections va de 5 à 1000.

L’appareil photo examine chaque zone et détermine la bonne exposition pour ces zones. Il fait ensuite la moyenne de toutes les valeurs d'exposition de zone pour déterminer l'exposition de la photo. Point important : dans certains boîtiers, un poids supplémentaire est attribué à la zone qui coïncide avec la zone de mise au point utilisée. Le mode de mesure de zone est excellent dans les circonstances suivantes :
• Vous souhaitez travailler rapidement avec un minimum de réflexion.
• La lumière change rapidement.
• Votre angle par rapport au sujet et à la lumière change rapidement (comme le sport).
• L'éclairage et le contraste ne sont pas extrêmes.

La mesure de zone est un excellent choix pour de nombreux sujets. Le problème principal est qu'il est facile de devenir paresseux et d’utiliser cette mesure tout le temps sans même y penser. Bien qu’il fasse un excellent travail, ce n’est pas la solution parfaite ! La solution parfaite est votre intelligence. Un bon photographe connait et comprend les modes de mesure mais il comprend également la lecture de la scène pour obtenir une bonne exposition. Par exemple, un photographe regardant une scène devrait pouvoir dire : « J'accepterai que les ombres là-bas deviennent complètement noires. Je n'ai pas besoin de tous les détails dans le fond. Le ciel est prépondérant dans cette composition. »

Sachant cela et en fonction du modèle d'appareil photo et des choix disponibles, le photographe choisira un mode de mesure dans l'ordre suivant.
• Partielle - Mise en place de la zone de mesure sur une zone sombre, une zone moyenne et une zone claire.
• Zone - S'assurer que les erreurs d'évaluation du boîtier n’explose pas les points clairs (ciel).
• Pondérée centrale - Utilisée à la place du mode partiel si non disponible sur le boîtier.
• Spot - Si installé sur un trépied et ayant le temps de faire la photo, appliquer le zone system.

Pour réussir l'exposition parfaite, il faudrait prendre les mesures sur une zone de tons moyens, une zone de tons sombres et une zone de tons clairs. Il faudrait ensuite faire la moyenne de ces mesures pour choisir son exposition. Exemple : zone sombre : 1/30è à f/11, zone moyenne : 1/125è à f/11, zone claire : 1/500 à f/11. Point important : la plupart des appareils photo reflex numériques peuvent enregistrer une plage d'environ 8 à 10 diaph'. Toute lecture qui tombe en dehors de cette plage fera perdre tous les détails dans les tons extrêmes...

C'est un bon moment pour parler modes de mesure et modes de prise de vue. Si vous utilisez un mode de prise de vue automatisé tels que Programme, Priorité Ouverture ou Priorité Vitesse, la mesure du posemètre (et donc l'exposition) peut varier en raison des mouvements du boîtier, des mouvements du sujet ou des changements d'éclairage. En utilisant un mode de prise de vue manuel, vous pouvez définir un mode de mesure, faire une mesure de luminosité, définir une exposition et ne pas s'inquiéter des fluctuations mineures.

Vous voyez maintenant pourquoi les boîtiers modernes proposent plusieurs modes de mesure. Ce n'est pas pour que chacun puisse choisir son mode préféré ! C'est bien pour permettre au photographe d'adapter le mode de mesure à la situation particulière de chaque scène... S'il devait en être autrement, on trouverait des boîtiers numériques d'entrée de gamme avec un seul mode de mesure... et ce n'est pas le cas !...

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COMPRENDRE SON BOÎTIER : LES MODES DE PRISE DE VUE

Les fabricants d'appareils photo ont tout mis en œuvre pour aider les photographes à créer des photographies réussies. Malheureusement, le résultat ressemble encore trop souvent à une bête télécommande de télé, elle peut faire 50 choses, mais nous n’en utilisons que 4. L'abondance des modes de prise de vue est un exemple du même ordre.

En discutant avec les photographes on s'aperçoit que beaucoup ne comprennent pas comment les différents modes de prise de vue fonctionnent ou, plus important encore, pourquoi et quand choisir tel ou tel mode !!!. Nombre d'entre eux signalent une affinité pour la priorité à l’ouverture mais sans pouvoir justifier leur choix. Certes c'est un excellent choix, c'est d'ailleurs celui que j'utilise le plus (après le mode manuel), mais uniquement dans un seul cas de figure : la nécessité de gestion de profondeur de champ et donc, si vous travaillez principalement avec des sujets rapides ou avec des objectifs (très) grand angle, la priorité à l’ouverture devrait être le dernier des choix. Si vous ne comprenez pas tout de ce que je viens de dire, poursuivez, vous comprendrez vite...

Lors de la prise de vue avec des objectifs grand angle, la priorité à l'ouverture n'a que peu d'intérêt puisqu'un objectif (très) grand angle offre une (très) grande netteté en profondeur (grande profondeur de champ) même si la photo est créée avec la plus grande ouverture possible (qui est sensée réduire drastiquement cette profondeur de champ !).

Les appareils photo destinés aux photographes débutants incluent un mode "tout automatique" ainsi que des "modes scène" tels que portrait, sport, paysage, macro et nuit (etc). J'en ai déjà parlé par ailleurs sur d'autres pages...

Parmi les autres possibilités du sélecteur de mode de prise de vue de votre appareil photo, vous pouvez choisir des paramètres personnalisés et la vidéo.

Je répèterai ici ce que j'ai certainement déjà dit mille fois dans mes autres pages : « N'utilisez pas les modes scène si vous utilisez un boîtier débutant !!! ». Je suppose que si vous lisez mon site c'est que vous êtes concerné par la création de vos photographies. Et l’utilisation des modes scène supprime tout le processus de pensée qui vous permettra d'évoluer dans votre photographie !!!

Si vous voulez (ou avez besoin de) tirer vite et sans trop réfléchir, il existe d'autres options, dont nous discuterons dans un instant. La plupart des fabricants offrent un réglage "auto" (généralement de couleur verte pétante). Parfois, il ne s’agit même pas du mot ("auto") mais juste d'un carré ou d'un rectangle vert ou d'un cadre vert. Seul Sony (à ma connaissance) est l'exception qui confirme la règle puisqu'ils ne peuvent rien faire comme tout le monde, ils utilisent une couleur bleu-vert dans leur nomenclature. Je suppose que le but de rendre ce paramètre aussi visible que possible (cyan ou vert) est d’encourager les photographes à l’utiliser le plus possible. Les fabricants ont la prétention que leurs ingénieurs peuvent prendre une meilleure décision que vous ne le pourriez (!!!), ce qui, bien sûr, est totalement faux !!! De nombreux photographes ont du mal à comprendre pourquoi, en mode Auto, ils ne peuvent pas régler la sensibilité ISO ou décider de l'utilisation ou non du flash. En mode de prise de vue auto... ils n'ont aucune liberté !!! Lorsque vous mettez votre appareil photo en mode auto, il prend tout en charge. Les seuls choix qui vous restent sont la mise au point et le déclenchement. (Le détecteur de sourire sur les nouveaux boîtiers vous enlève même cette possibilité !!!). Ma recommandation : « Ne réglez JAMAIS votre appareil photo en mode de prise de vue entièrement automatique -mode vert- !!! ».

J'entends beaucoup de monde dire : « Et si je dois tirer vite ? Que faire si je n'ai pas le temps de penser à l'exposition ? Et si je devais juste faire l'image et y penser plus tard  ? » C’est à cela que sert le mode "Programme", et voici comment vous en servir au mieux :
• Maintenez les réglages ISO de votre appareil photo à un niveau de sensibilité le plus universel possible pour les travaux en intérieur et en extérieur. Je recommande 400ISO (sur les boîtiers modernes, car sur les vieux modèles bas de gamme qui plafonnaient à 800 ISO vous ne ferez rien de bon à 400 ISO !!!).
• Photographiez au format de fichier RAW. Cela vous donne la plus grande flexibilité pour corriger la photo en post-production si votre exposition n'est pas terrible.

Vous vous demandez probablement quelle est la différence entre les modes Auto et Programme ? Comme je l’ai dit plus tôt, Auto règle tout et vous bloque. Programme choisit une combinaison vitesse d'obturation / ouverture de diaphragme et puis c'est tout !!!... Vous pouvez toujours définir votre sensibilité ISO, votre balance des blancs, vos paramètres de flash et votre correction d'exposition... Dans ces conditions, pourquoi ne pas utiliser le mode Programme tout le temps ? Le mode Programme est défini pour choisir un réglage moyen pour la vitesse d’obturation et l’ouverture en fonction de la mesure du posemètre... mais ce ne sera pas toujours la meilleure option.
• Imaginez que vous lancez une balle à l’extérieur et vous essayez de prendre des photos d’action de votre chien qui saute pour l'attraper en l'air
• Le ciel est très nuageux, votre sensibilité est réglée sur 400 ISO. C'est un bon niveau de sensibilité qui vous permet d'arrêter l'action sans créer de problèmes de bruit électronique.
• En mode Programme, l’appareil recherche les réglages moyens et choisit donc une vitesse d’obturation et une ouverture.
• Compte tenu de l'action, la vitesse sélectionnée par l'automatisme peut ne pas geler suffisamment le sujet en mouvement. Vous décidez donc que vous avez besoin d’une vitesse d’obturation plus importante. La profondeur de champ n'est pas un problème, votre principale préoccupation ici est de geler l'action.
• Vous avez maintenant le choix. En mode Programme, vous pouvez modifier le couple vitesse/ouverture (régler votre vitesse d'obturation et l'appareil photo choisira automatiquement le diaphragme approprié à votre vitesse réglée). Mais ce n'est pas une très bonne option. Pourquoi ?
• Si le soleil passe sous un nuage et que le niveau de lumière commence à baisser, l'appareil photo va baisser à la fois la vitesse d'obturation et l'ouverture. Le mode Programme n’a pas de parti pris. Donc, dans ce cas de figure, vous voudrez probablement préférer le mode Priorité vitesse. L'obturateur (la vitesse) reste réglé, peu importe ce qui se passe avec le niveau de lumière. Si la lumière change, seul le diaphragme s’ajustera. Si le niveau de lumière baisse au point que votre ouverture maximale ne laisse pas passer assez de lumière pour créer la photo, votre appareil photo vous avertit que vous devez réduire votre vitesse d'obturation ou augmenter votre sensibilité.

Nous réalisons maintenant que le mode Programme est assez bon pour les situations de prise de vue moyennes. S'il y a du mouvement, mais rien d'extrêmement rapide. Une certaine profondeur de champ est nécessaire, mais ce n’est pas vital. Le moment de déclencher arrive en une fraction de seconde. Par conséquent, si le photographe est prêt à utiliser son système ISO et à prendre des images RAW, le mode Programme est un bon choix.

Les tremblements de l'appareil gâchent beaucoup plus de photographies que les problèmes de profondeur de champ, c'est la raison pour laquelle on peut préférer le mode Priorité vitesse. Il y a une exception toutefois. Lorsque vous photographiez avec des objectifs plus longs et que la lumière est abondante, et que vous souhaitez conserver une certaine profondeur de champ, vous utiliserez le mode Priorité ouverture.

On peut passer en mode automatique dans les conditions suivantes :
1) La lumière change constamment, comme le soleil entre et sort de la couverture nuageuse- ET…
2) Le sujet n'est pas fixe, il bouge.
Un exemple pourrait être un enfant jouant sur la plage et le soleil entre et sort de la couverture nuageuse. Vous ne voulez pas rater la photo et vous voulez vous concentrer sur ce que fait l’enfant. Dans ce scénario, quel serait le mode de prise de vue automatique le plus approprié ?
• Je n’utiliserais pas le mode Programme.
• Si l’enfant courait et se déplaçait rapidement, j’utiliserais le mode Priorité vitesse.
• Si l’enfant était en train de construire un château de sable, j’utiliserais le mode Priorité ouverture.

Comprenez-vous pourquoi ces choix ?

Imaginons une photo prise avec un objectif de 500 mm, mode de prise de vue Priorité ouverture. Avec un téléobjectif de 500 mm, le photographe est confronté à une situation de profondeur de champ minimale. Si la lumière est faible alors il faut augmenter la sensibilité ISO. Pensez-vous que le choix du mode de prise de vue Priorité ouverture représente le meilleur choix ? Je dirais que non. Le moindre mouvement entrainerait un flou inacceptable avec une focale pareille. Choisir Priorité vitesse et régler une sensibilité et une vitesse d'obturation élevées aurait été un meilleur choix.

Imaginons une photo de sport avec un objectif zoom réglé sur 77 mm, et mode Priorité ouverture. Pensez-vous que Priorité ouverture est un bon choix ? Parce que le sujet est orienté vers l’action, notre premier désir serait de partir pour le mode Priorité vitesse. Mais dans ce cas, je pense que le bon choix aurait été le mode Manuel ou le mode Priorité ouverture. Bien que, dans les stades, la lumière soit vive, elle est assez plate. Le mode manuel pourrait parfaitement fonctionner si l’intensité de la lumière ne change pas. Sinon je suis d’accord avec le choix du mode Priorité ouverture. Même si la vitesse d'obturation doit être élevée pour arrêter le mouvement. Le photographe peut probablement être plus intéressé par le maintien d'une profondeur de champ limitée pour séparer le joueur de la foule en arrière-plan.

Il y a tellement de choses que vous pouvez apprendre en étudiant des photographies existantes et leurs détails techniques (vitesse, sensibilité, diaphragme, focale..). Efforcez-vous d'en étudier beaucoup.

Nous allons terminer cet article en examinant le mode de prise de vue manuel et les modes de mesure. Je côtoie de nombreux photographes qui essayent de prendre une photo mais qui rencontrent un problème. Je vois comment ils commutent frénétiquement les modes de prise de vue et continuent à prendre la même image encore et encore. Lorsqu'on leur demande quel est le problème, ils disent souvent quelque chose comme : « La photo est trop sombre (ou trop claire) et quel que soit le paramètre que j'utilise, il ne résout rien. ». En y regardant de plus près, je constate qu’ils ne changent que le mode de prise de vue. Je leur dis alors qu'ils devraient peut-être changer de réglage. Ils devraient changer de mode de mesure (!!!) et pas de mode de prise de vue. Je sais que cet article ne concerne pas les modes de mesure, mais définissons la différence entre les modes Prise de vue et Mesure pour que vous compreniez bien.

• Le mode de prise de vue ne déterminera que la manière dont l'appareil photo définit la vitesse d'obturation et l'ouverture (et dans certains cas, la valeur ISO). Il ne tient pas compte de la quantité de lumière présente ni de l'emplacement de cette lumière. Vous pourrez changer de mode de prise de vue toute la journée (à l’exception des modes ‘Manuel’ et ‘Scène’) sans changer la luminosité de votre image. Mais vous en saurez plus à ce sujet dans une minute.
• Le mode de mesure détermine la quantité de lumière pénétrant dans l'appareil photo. En fonction de la manière dont vous définissez le mode de mesure, il permet également à l'appareil photo de déterminer où se trouve l'intensité de la lumière. Les modes de mesure typiques (ou parfois appelés modèles) sont spot, pondérée centrale et matriciels -ou évaluatifs ou multizones- (dont j'ai parlé par ailleurs !).

Imaginez un sujet dont l’arrière-plan est dans l'ombre et dont un rayon de soleil éclaire la tête. Vous pouvez basculer entre les modes Programme, Priorité vitesse et Priorité ouverture sans modifier la valeur d’exposition pour cette image. Le mode de mesure est ce qui fait la différence. La mesure matricielle entraînerait la surexposition de la tête. La mesure centrale pondérée serait préférable, mais elle surexposerait toujours la tête en tentant d’éclaircir l’arrière-plan. Le mode de mesure correct serait donc la mesure spot de sorte que l’appareil photo mesure la lumière à partir de la tête.

Nous savons donc maintenant que le changement de mode de prise de vue n’affecte pas l’exposition, à moins que vous ne passiez en mode Manuel (ou que vous utilisiez l’un de ces modes Scènes... bof !). Certains sujets présentent une situation techniquement difficile, c'est là que le mode Manuel est votre meilleure option. Le mode manuel est l’outil ultime du photographe. Il vous laisse tout le processus de prise de décision. Est-ce que cela signifie que je pense qu'il n'y a pas de place pour les modes automatiques ? Absolument pas ! Il y a un moment et une situation appropriés pour les modes automatiques. Le problème est que je pense que les modes automatiques ont tendance à rendre les photographes paresseux et qu'ils se laissent porter par le matériel...

Imaginons une photo de paysage prise avec un objectif de 17mm, mode Manuel. Il y a beaucoup de lumière. Le photographe s’en moque ou cherche même un peu de flou de mouvement. La considération principale ici est la profondeur de champ (photo de paysage). Le photographe souhaite que tout soit net, du premier plan à l'arrière-plan (photo de paysage). L’appareil photo est monté sur un trépied en raison d'une vitesse d'obturation lente. Pensez-vous que le mode Manuel est le bon choix pour un mode de prise de vue ? Oui si on a tout le temps nécessaire pour mettre tout en place et prendre des décisions. Mais si un élément mobile passait par là et que le photographe voulait le capturer aussi, il passait en mode Priorité ouverture pour conserver la profondeur de champ et obtenir rapidement la photo...

Quoi qu'il en soit, dans la mesure du possible, je recommande de toujours utiliser le mode Manuel. Si vous en prenez l'habitude, vous deviendrez un meilleur photographe. Vous obtiendrez une meilleure compréhension du processus et vous pourrez prendre des décisions créatives à la volée plus rapidement.

Chaque fabricant a ses propres acronymes et terminologies relatives aux modes de prise de vue, ce qui peut ajouter à la confusion : Av/A, Tv/S, etc. Mais tous les appareils photo reflex numériques et argentiques depuis les années 1980~1990 (et mirrorless haut de gamme) offrent les modes de prise de vue suivants : manuel, priorité à l'ouverture, priorité à la vitesse et programme.

J'ai bien conscience que cet article semble complexifier inutilement une chose qui ne vous aura probablement jamais effleuré... mais c'est malheureusement le prix à payer pour savoir utiliser correctement la technologie embarquée dans nos boîtiers... Si son contenu vous semble peu clair, oubliez-le et revenez le lire dans deux ou trois jours et ce aussi souvent que nécessaire... tout s'éclairera dès que vous serez mûr pour le comprendre...

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DIFFÉRENCES ENTRE REFLEX ET MIRRORLESS

Quiconque fait de la photographie depuis suffisamment longtemps devrait être au courant du débat (parfois controversé) sur les différences (réelles ou imaginaires, nous ne sommes pas là pour en discuter) entre film et numérique. Lequel présente une meilleure plage dynamique ? Lequel a une meilleure résolution ? À quel point est-ce mieux ? Le support numérique s'est imposé comme la norme d'imagerie même s'il commence à perdre du terrain. Les arguments sur les mérites de la photographie sur film par rapport à la photographie numérique, la technologie continuant d'avancer, est responsable de la persistance d'un autre sujet de débat dans le monde de la photographie : les reflex numériques ou les boîtiers sans miroir (mirrorless) ?. Les reflex numériques, avec leurs corps volumineux et leurs miroirs qui claquent, sont-ils vraiment des dinosaures ? Les appareils photo sans miroir sont-ils vraiment l'avenir de la photographie ? Ces questions ne trouvent pas de réponses simples du type « oui » ou « non », cependant, si vous devez choisir entre les deux technologies, gardez à l’esprit quelques facteurs clés décrits ici.

Un peu d'histoire. Strictement parlant, les appareils sans miroir ne sont pas nouveaux. Les télémètres existaient avant les premiers appareils reflex (argentiques), ils n’utilis(ai)ent ni miroir ni pentaprisme comme les reflex. Ce sont donc des appareils photo sans miroir. Les reflex et les reflex numériques utilisent un système de miroir et de pentaprisme, ce qui permet au photographe de voir exactement ce qui passe à travers l'objectif et de faire de la mise au point un jeu d'enfant. Les télémètres simulent uniquement ce processus. La mise au point s'effectue généralement en déplaçant une molette de mise au point calibrée pour aligner les images apparaissant dans le viseur. Dans le langage moderne, centré sur le numérique, les appareils sans miroir désignent généralement les appareils numériques qui ne possèdent ni miroir ni pentaprisme. Ces appareils ne sont pas des télémètriques au sens traditionnel pour autant (à part les Leica télémétriques numériques). Ainsi, alors que tous les appareils photo télémétriques sont sans miroir, tous ceux qui sont sans miroir ne sont pas des télémètriques.

Parlons de taille et de poids. Les appareils photo reflex numériques sont plus gros, plus volumineux et plus lourds que leurs homologues sans miroir, car ils doivent abriter un miroir et un mécanisme à prisme. Les appareils sans miroir ne possèdent -évidemment- pas de miroir, rien ne se trouve entre l'élément arrière de l'objectif et le capteur. Cette conception permet de réduire la taille et le poids de manière significative. Toutefois, s’il existe un avantage pour les appareils reflex plus robustes, c’est une meilleure ergonomie.

Le viseur est le centre du problème. Les reflex numériques utilisent un viseur optique comme principal moyen de prévisualiser une image. Lorsque vous regardez dans un viseur optique, vous regardez la scène exacte que l'appareil photo va capturer lorsque vous appuyez sur le déclencheur. Pratiquement tous les reflex numériques actuellement sur le marché comportent une option de visualisation secondaire appelée Live View, qui utilise l'écran LCD arrière. Il existe des appareils photo sans miroir dotés d'un viseur optique, mais l'immense majorité utilisent un écran LCD et un viseur électronique pour prévisualiser les images. Le viseur électronique fournit essentiellement un rendu électronique en temps réel de ce que vous verriez à travers un viseur optique. Bien que les appareils photo sans miroir tels que le Fujifilm X-T1, la série OMD d’Olympus ou la gamme A7 de Sony disposent de très bons viseurs électroniques, la technologie continue de s’améliorer. Les viseurs électroniques ne sont pas encore au niveau des viseurs optiques principalement en raison de la lenteur dans des conditions de faible luminosité - même si certains photographes sont parfaitement satisfaits de leur viseur électronique.

Quid de l'autofocus ? En ce qui concerne la vitesse de mise au point automatique, les reflex numériques ont toujours eu le droit de se vanter. Cependant, diverses versions d'appareils sans miroir de marques telles que Sony (a6000), Panasonic (GH4), Olympus (OMD EM-1) et Fujifilm (X-T1) ont toutes fait des déclarations assez audacieuses sur la vitesse de leur autofocus. Bien sûr, les photographes sportifs et animaliers ont peut-être intérêt à utiliser un reflex numérique pour le moment, mais les appareils photo sans miroir réduisent rapidement l'avantage de la vitesse de mise au point automatique des reflex haut de gamme. Cela est dû en partie à la mise en œuvre de l'autofocus hybride, un système AF combinant à la fois les technologies de détection de phase et de détection de contraste. (J'ai parlé de cela par ailleurs dans mon site, vous pouvez chercher ici).

Et le choix des objectifs ? Étant donné que les reflex numériques sont le format dominant depuis si longtemps, il est logique qu’une sélection aussi complète d’objectifs - natifs et tiers - soit disponible pour ces appareils. Les appareils photo sans miroir, plus récents, en particulier ceux de Sony, Pentax et Samsung, offrent une quantité relativement faible (mais croissante) d’objectifs natifs. Bien entendu, la principale exception à cette règle est le format sans miroir µ4/3. Plus de 100 objectifs natifs sont disponibles, la plupart d'entre eux étant fabriqués par Olympus et Panasonic (sociétés à l'origine du format µ4/3). Les objectifs de fabricants tiers tels que Sigma, Tamron et Rokinon / Samyang ont permis de combler les lacunes laissées par le manque d'objectifs natifs pour appareils sans miroir. Par contre, comme je l'ai souligné ici, les appareils sans miroir acceptent facilement pratiquement tous les objectifs traditionnels à mise au point manuelle au prix d'adaptateurs...

Et la qualité d'image alors ? C'est tout de même le principal ! En raison de leurs capteurs plus grands (APS-C ou Full Frame), les reflex numériques ont été à un moment considérés comme les grands gagnants en matière de qualité d'image. Mais aujourd'hui, les appareils sans miroir embarquent les mêmes capteurs (!!!) et même le petit capteur de taille µ4/3 a évolué au point que la qualité d'image globale laisse peu à désirer pour les utilisateurs d'appareils photo sans miroir, seul reste le problème de la profondeur de champ des petits capteurs...

Et puis, il y a la vidéo. La possibilité de faire des vidéos est une fonctionnalité standard de n’importe quel appareil photo de nos jours. Les appareils sans miroir ont tendance à être une meilleure option pour ceux qui recherchent une mise au point et le suivi rapide et précis en mode vidéo (les appareils sans miroir sont parfois considérés comme des caméras vidéo capables de faire des plans fixes). Relativement peu de reflex numériques sont équipés des moyens (à savoir des points de détection de phase sur capteur) pour défier les systèmes sans miroir dans ce domaine. En outre, alors que les deux (sans miroir et reflex numériques) sont capables de vidéos en qualité HD, les nouveaux modèles 4K / Ultra HD sont actuellement beaucoup plus susceptibles de se retrouver dans des boîtiers sans miroir.

Reste le problème connu de la vie de la batterie. En ce qui concerne la durée de vie de la batterie, il n'y a vraiment pas de concurrence entre les appareils photo sans miroir et les reflex numériques - les reflex numériques gagnent haut la main. Cela est principalement dû au fait que lorsque vous utilisez un appareil sans miroir, vous devez activer le viseur électronique et/ou l'écran LCD pour pouvoir l'utiliser. Il est possible de réduire la consommation de batterie en utilisant diverses options de gradation, mais il n'en reste pas moins que les appareils reflex numériques sont capables de réaliser plus de deux fois plus de prises de vue par batterie. La solution la plus pratique pour les utilisateurs d'appareils photo sans miroir consiste peut-être simplement à acheter quelques batteries de rechange supplémentaires...

Pour finir, tout en photographie est question de compromis. Toutes les options générées par toute la concurrence sont bonnes pour les consommateurs. Le débat sur la « meilleure » technologie est pour l’essentiel stérile. Faites votre choix en fonction de l'appareil qui propose les fonctionnalités les mieux adaptées à votre style de prise de vue, à la fois esthétiquement et ergonomiquement. C'est tout ce qu'il y a à faire, vraiment...

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FAUT-IL PRÉFÉRER UN OBJECTIF f/1.8 À UN OBJECTIF f/1.4 ?

Tout le monde préfèrerait acquérir l'objectif le plus rapide possible... Parfois, il y a des raisons légitimes pour choisir l'objectif le plus rapide qui soit. La course à la plus faible profondeur de champ n'étant pas le moindre des paramètres... Mais est-ce toujours une bonne idée ? En fait, il est parfois (souvent) préférable d’utiliser un objectif f/1.8 moins cher. Je vois au moins 6 raisons de choisir un objectif f/1.8 plutôt qu'un plus rapide et (beaucoup) plus cher à f/1.4...

Je ne vais pas classer mes arguments par ordre d'importance, chacun voit midi à sa porte et pourra effectuer son propre classement !...

Le coût
La raison pour laquelle de nombreux photographes optent probablement pour un objectif f/1.8 au lieu d'un objectif f/1,4, avec un arrière-goût de frustration, est certainement le prix. Bien sûr, en achetant un objectif à f/1.8, vous perdez une partie de votre capacité de photographie en faible éclairage, bien sûr vous perdrez un peu de la faible profondeur de champ, mais vous économiserez (vraiment) beaucoup d’argent.

Sans passer des heures sur les sites marchands, qu'il s'agisse de matériel neuf, d'occasion récente, ou de collection, quelle que soit la marque et la focale, vous pouvez vous attendre à payer votre objectif f/1.4 DEUX À TROIS FOIS plus cher que le même mais limité à f/1.8

Avouez que même s'il s'agissait de la seule différence, celle-ci peut pardonner beaucoup des inconvénients d'un objectif f/1.8...

La mise au point
Ce n’est probablement pas si important pour de nombreux photographes, surtout s’ils utilisent un mode AF continu avec blocage du point avec le bouton arrière. Toutefois, si vous utilisez la mise au point automatique en une seule prise, ou pire une mise au point manuelle, il est plus difficile d'obtenir une mise au point parfaite avec une profondeur de champ aussi limitée que l'épaisseur d'une feuille de papier à f/1,4...

Capteurs numériques améliorés
La capacité de photographie en faible lumière des boîtiers numériques modernes est en augmentation constante. Ainsi, dans certains cas, le gain de 2/3 de diaph' obtenu avec un objectif f/1,4 n’est peut-être pas très important. Bien sûr, dans certaines situations, cela peut être utile, mais vous devriez vous demander si ces situations se produisent assez souvent pour justifier la différence de prix...

Aberrations longitudinales
J'en ai déjà parlé par ailleurs, plus un objectif est rapide et plus il expose aux aberrations longitudinales sur les capteurs numériques. Ce type d'aberration n'étant pas simple (voire impossible) à corriger en post-traitement, il sera impossible de justifier un travail à f/1.4... partant, un objectif f/1.8 serait un meilleur choix...

Qualité d'image
Il existe théoriquement certaines différences de qualité d’image entre les objectifs f/1.8 et f/1.4. Mais, pour être franc, elles sont imperceptibles à l'œil, vous ne remarquerez certainement pas les différences subtiles entre les photos prises avec un objectif f/1.8 et celles prises avec un objectif f/1.4...

Le poids et la taille
Si nous parlons d’objectifs compris entre 20 et 100mm, la taille et le poids d'un objectif f/1,8 par rapport à un objectif f/1,4 peuvent varier considérablement. Chaque poids et taille réduits peuvent être d'une importance considérable au moment de l'emport en photo itinérante...

Donc le f/1.8 est la panacée ?
Certes non ! Quels sont ses vrais inconvénients ? Dans de nombreux cas, les objectifs f/1.8, moins chers, ne sont pas fabriqués de la même manière que leurs équivalents f/1,4 et ils sont fabriqués à partir de matériaux moins nobles. Ensuite, le moteur de mise au point automatique n'est parfois pas aussi rapide ni aussi silencieux dans les objectifs f/1.8 que dans leurs versions plus rapides. Cependant, cette différence n’est pas si importante.

Ensuite, la plupart des objectifs f/1.8 ne sont pas étanches (tropicalisés).

C’est donc pour les 6 raisons (voire plus) soulignées ici, que cela pourrait être intéressant d’envisager l'acquisition d'objectifs f/1.8 moins chers que leurs équivalents f/1,4. Choisir toujours des options moins chères pour un non professionnel pour qui le budget joue un rôle important n'est pas forcément une mauvaise chose !...

À la question titre « Faut-il préférer un objectif f/1.8 à un objectif f/1.4 ? », la réponse est franchement non, il ne faut rien du tout, il existe certainement des raisons de choisir les variantes les plus rapides et les plus coûteuses, mais chacun se doit de considérer le pour et le contre de chaque alternative en fonction de ses besoins et de ses attentes (et de son budget !)... f/1.8 peut très bien être une ouverture suffisante et une qualité suffisante et un résultat suffisant pour délaisser une optique f/1.4 (ou plus rapide) !...

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FAUT-IL TROPICALISER TOUT LE MATÉRIEL PHOTO ?

D'emblée, on peut imaginer qu'il n'y a aucune bonne raison pour que tous les boîtiers numériques et tous les objectifs ne soient pas tropicalisés. Votre smartphone est très probablement étanche, alors pourquoi le matériel photo ne ferait pas de même ? 2018, 2019 et un nombre de plus en plus important de matériel haut de gamme (et à tarif de folie) voit le jour et tous ne sont pas tropicalisés. Il doit bien y avoir une raison. J'espère que ce n'est pas uniquement un moyen d'augmenter ses marges bénéficiaires !...

En effet, le compartiment de la batterie peut possiblement poser un problème en cas de pénétration d'eau. Le port USB et celui de la carte mémoire pourrait très bien en être de même. Il existe pourtant des mécanismes de verrouillage adéquats -tous les fabricants ont prouvé qu'ils étaient capables d'en fabriquer- qui peuvent isoler ces zones sensibles. Les fabricants de téléphones fabriquent des téléphones avec des batteries qui ne sortent pas et on ne rencontre généralement pas de problèmes majeurs concernant leur durée de vie... Alors, pourquoi ne pourrions-nous pas avoir un appareil photo compact (ou non) doté d’une batterie interne qui dure longtemps et qui peut être chargée via un chargeur mural et le même cordon que celui que vous utilisez pour recharger votre téléphone ? Cela ne semble pas si insensé, surtout si vous avez un chargeur de voiture et il n'est pas rare de garder un cordon de recharge avec soi. La batterie interne contribuerait à renforcer l'étanchéité de l'appareil photo...

Avec ce que vous payez pour un appareil photo reflex ou compact à objectif interchangeable, il n’y a aucune raison valable pour ne pas protéger les organes internes des intempéries. Pourquoi les fabricants d'appareils photo comme Fujifilm, Olympus et Panasonic n'imposent-ils pas l'étanchéité aux intempéries de leurs produits ? Si Pentax peut le faire, pourquoi pas les autres ?

Vous me connaissez maintenant, loin de moi l'idée d'apporter des arguments aux industriels de la photographie... mais je vais apporter des réponses aux questions que j'ai posées précédemment.

D'abord, je ne serais pas très intéressé par un boîtier photo avec batterie intégrée inamovible. Il ne faut pas rêver... au bout de quelques années, cette batterie perdra de son efficacité et représenterait qu'un élément de plus d'obsolescence programmée et... les appareils photo n'ont vraiment pas besoin de ça !... Bon, vous me direz que les batteries amovibles n'ont pas une espérance de vie plus longue et que l'arrêt de fabrication du boîtier signe l'arrêt de fabrication de la batterie donc on en est au même point... Sauf qu'une fois l'arrêt de fabrication de la batterie originale, on trouve aisément des batteries tierces... Pour preuve, je trouve encore des batteries pour mon Pentax EI-2000 arrêté en 2001 !... En plus, on ne peut pas comparer un appareil photo et un smartphone... On peut avoir besoin de sortir son smartphone sous une pluie battante, on peut laisser son matériel photo dans sa besace ou l'utiliser dans un système de protection étanche.

Autre argument sous-jacent, le prix. Les appareils photo, déjà très chers, ne pourraient être que plus chers s'ils étaient tropicalisés !...

Si, en effet, il y a des points stratégiques dans un boîtier numérique, tels la trappe de batterie et celle des interfaces USB et carte mémoire, il ne faut pas oublier que la trappe existe et qu'elle permet déjà une protection contre l'eau, même ruisselante. Elle n'est pas hermétique mais largement suffisante. Je n'en veux pour preuve que les boîtiers argentiques équipés de piles intégrées dans des compartiments non tropicalisés et qui ne rencontrent jamais le moindre problème, ni en cas d'humidité, ni en cas de brouillard, ni en cas de crachin... Je pratique la photo argentique depuis une bonne quarantaine d'année et pas uniquement l'été (!!!) et je n'ai jamais eu le moindre problème.

Il y a ensuite le problème de l'indépendance boîtier/objectifs. L'immense majorité des objectifs n'est pas tropicalisée, partant, est-il vraiment indispensable d'avoir un boîtier tropicalisé ? Reste le problème inverse : chez Canon, seuls les boîtiers haut de gamme sont tropicalisés alors que leurs objectifs EF sont globalement tropicalisés... quel intérêt ?

Reste le problème de la durabilité des joints. Un joint n'est qu'un bout de caoutchouc qui supporte mal les périodes de sécheresse et de forte chaleur. Et comme les amateurs ont plutôt tendance à faire de la photo l'été que sous la pluie, la tropicalisation est-elle vraiment un argument valable ?

Pour finir (et enfoncer le clou), si Pentax propose une tropicalisation sur une gamme élargie c'est uniquement pour une raison historique qui consiste à fournir le meilleur matériel au meilleur prix alors que nombre de ses objectifs n'est pas tropicalisé !...

Donc, plutôt que comparer un APN à un smartphone, on ferait mieux de le comparer à un boîtier argentique... Un boîtier argentique n'était pas tropicalisé, il était principalement formé de pièces métalliques, il a été utilisé pendant des années et il est toujours dans le même état. Les boîtiers numériques sont tous couverts de matières artificielles (hermétiques à l'eau) donc, même non tropicalisés, il n'y a aucune raison qu'ils ne puissent faire aussi bien...

Les amateurs font rarement de la photo sous la pluie ou sous la neige (et même dans le brouillard), que ce soit au temps de l'argentique ou du numérique, donc la tropicalisation n'a aucun intérêt pour eux. Pour les plus intrépides d'entre eux, il existe des habillages plastiques de protection (que l'on peut bricoler soi-même) pour photographier par tous les temps, donc pour eux non plus la tropicalisation n'a aucun intérêt !...

Reste la poussière que la tropicalisation est censée tenir hors du matériel... Je n'ai jamais eu de problème avec mes reflex argentiques non tropicalisés alors que j'ai toujours de la poussière dans mes reflex numériques même tropicalisés !... Comprenne qui pourra...

Donc, que la tropicalisation existe, c'est bien. Qu'elle vous apporte un plus ou non, c'est à vous de voir... Il serait, à mon avis, contre-productif d’exiger la tropicalisation systématique…

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LE VRAI PRIX DU MATÉRIEL BON MARCHÉ

Le matériel pas cher est-il vraiment pas cher ? Que vous aura-t-il coûté à long terme ? Le coût réel de votre équipement pourrait bien être très supérieur à ce que vous pensez...

Tout le monde connait le dicton : « Je ne suis pas assez riche pour acheter des choses bon marché ! » Lorsque vous achetez un appareil photo, un objectif, du matériel d’éclairage, vous devriez vous référer à ce dicton !!!... Les matériels bon marché peuvent, en réalité, vous coûter bonbon à long terme, et pas uniquement en termes d’argent. Le matériel bon marché est-il vraiment un bon investissement ? Attention ! Peut-être ! Peut-être pas !...

Le coût d’un équipement n’est pas simplement ce que l’on lit sur une étiquette, il s'étend en réalité bien au-delà. Un équipement peu coûteux peut être tentant (et parfois nécessaire), mais vous pourriez en payer le prix à la fin, quand une batterie se décharge trop rapidement, ou lorsqu'un stabilisateur ne fait pas vraiment son travail, ou quand le rendu des couleurs ruine vos photos et vous oblige à passer des heures supplémentaires à corriger en post-production.

Si votre budget est strict et que vous ne pouvez pas vous permettre d'acheter du matériel à prix élevé, alors, un équipement bon marché vaut mieux que pas d'équipement du tout. Presque tous les photographes ont commencé avec des choses qu'ils avaient achetées d'occasion, sorties d'un grenier poussiéreux ou achetées en ligne à un prix étrangement bas. Cependant, ces mêmes photographes ont probablement appris que, même si vous avez de la chance et décrochez de bonnes affaires pour un matériel fiable et bien fait, il finit souvent par rendre l'âme ou ne pas fonctionner comme vous le souhaitez. Cela est particulièrement frustrant lorsque cela se produit sur un lieu de shooting au milieu de la séance.

Mon conseil serait de déterminer ce que vous pouvez et ne pouvez pas vous permettre de dépenser. Si vous travaillez en argentique, avec des films, dépenser beaucoup d'argent en matériel haut de gamme d'occasion est un investissement rentable. Déterminez ce dont vous pouvez vous passer, ce que vous pouvez construire vous-même et ce sur quoi vous pouvez jouer. En fin de compte, sachez que, même si vous économisez de l’argent à l'achat, vous risquez de payer le prix au moment de remplacer votre équipement, de passer plus de temps en post-prod' ou de ne pas obtenir exactement ce qui est promis (ou espéré).

Tout d’abord, vous devriez avoir le budget pour acheter du matériel. N'achetez pas pour acheter !... Mais est-il judicieux d’acheter plus de matériel bon marché pour ce budget, ou d’acheter un seul matériel plus cher ?

Le prix devrait être l’un des critères d’achat d’équipement, mais ce ne devrait pas être le seul. Et ceci est particulièrement important si vous êtes un photographe professionnel mais encore plus si vous êtes un amateur !!!. Par exemple, vous pouvez acheter un flash neuf de grande marque au prix de 500€ (ou plus !) ou cinq flashes tiers au même prix. Bien que la deuxième offre puisse sembler tentante, il serait peut-être plus judicieux d’acheter un seul flash de haute qualité pour ce budget. Mais rien n'est moins sûr ! Acheter un seul de ces flashes tiers à la fois peut être un excellent plan !!! Bien entendu, cela concerne également tous les autres équipements : objectifs, appareils photo, trépieds, etc. Il ne faut pas commettre cette erreur d'acheter plusieurs pièces bon marché au lieu d'une chère. En très bas de gamme vous risquerez d'avoir 4 à 6 pièces dans un lot, avec certaines d'entre elles affectées par des dysfonctionnements. Donc, si vous avez besoin de plusieurs flashes rapides pour vous assurer qu’un seul fonctionnera, n’est-il pas préférable d’en acheter juste un et d’être sûr de pouvoir compter sur lui ? Ensuite, un autre problème avec l'équipement trop bon marché est qu'il peut vous faire rater les images. Au lieu de vous concentrer sur le travail, vous vous concentrez sur le dépannage du matériel. Les objectifs bon marché peuvent avoir des problèmes de mise au point et vous devez donc prendre plus d’images. Pour cette raison, non seulement le shooting dure plus longtemps, mais la post-production aussi. Ensuite, les batteries bon marché peuvent causer des problèmes d'appareil photo ou s'épuiser beaucoup plus rapidement. Vous devez donc à nouveau suspendre la prise de vue pour changer les piles et vous concentrer sur le matériel plutôt que sur les modèles et la séance photo. Les déclenchements et les flashes radio bon marché échouent toujours dans les moments clés, comme par hasard... Les flashes à bas prix peuvent présenter des couleurs et une puissance variables, ce qui vous oblige à consacrer plus de temps au post-traitement. Ainsi, un équipement bon marché peut vous coûter plus d’argent à long terme.

Vous avez besoin de plus de pièces d'équipement pour être sûr d'être couvert. Ensuite, si quelque chose ne va pas, vous risquez de perdre les images (voire les clients si vous êtes pro) et, vous en conviendrez, ce n'est pas vraiment bon pour sa photographie (et son entreprise).

Mais il ne s'agit pas que d'argent. Si vous devez consacrer plus de temps au dépannage et à la post-production pour compenser toutes les erreurs, cela prend également votre énergie et votre temps. Naturellement, je ne dis pas que nous devrions tous aller acheter le matériel le plus cher qui existe. Tout dépend de ce que vous faites et de ce que vous voulez réaliser. Je suis un amateur, alors je peux me permettre un trépied bon marché qui me rendra fou jusqu'à ce que je le change. Mais si vous voulez développer une entreprise et devenir un professionnel, je pense que c’est vraiment un investissement que vous devez faire pour que tout se passe bien et pour que vous ne manquiez pas les images. Après tout, à long terme, cela vous fera économiser de l’argent, des efforts et du temps.

Mais la qualité de votre équipement doit correspondre à ce que vous voulez en faire !... Si vous louez des lieux haut de gamme et que vous avez du matériel bon marché, vous serez limité, les résultats risquent de ne pas être acceptables. Si votre équipement est plus haut de gamme que ce que vous pouvez vous permettre, vous n'assumerez jamais les coûts.

Une autre règle acceptée par tous les anciens : N'achetez pas de boîtier, n'achetez pas de boîtier, n'achetez pas de boîtier trop cher !... C'est lui qui vieillira en premier. Les objectifs, le trépied, la lumière et tous les autres accessoires seront utilisables au moins pour la durée de vie de 2 ou 3 boîtiers. Ceci n'étant vrai qu'en numérique... un bon boîtier argentique utilisé sérieusement a une espérance de vie de 100 ans et plus !...

Ne vous concentrez pas sur une marque, achetez des objectifs que vous pouvez utiliser sur plusieurs marques car le marché change constamment. Il existe d'excellents objectifs tiers, bien moins chers que leurs équivalents de la marque du boîtier et de qualité au moins équivalente... Voilà de l'investissement malin ! D'excellents objectifs, moins chers, pouvant survivre à 2 ou 3 boîtiers successifs, vous libérant des marques (donc permettant d'acheter les boîtiers successifs les mieux adaptés à vos besoin au meilleur prix)...

Ce que je viens d'introduire est un élément important. Certains matériels à bas prix sont véritablement de bonne qualité. Mais si on ne souhaite pas se tirer une balle dans le pied, ne courrez pas nécessairement après le matériel à très bas prix, souvent, pour à peine plus cher, vous avez accès à des accessoires extraordinaires et abordables... mais pour y parvenir, il faut investir un peu de temps, faites des recherches sur le net (ou ailleurs) avant d'acheter... il y a tellement d'infos sur internet que faire ses courses à la recherche de la bonne affaire vaut largement le temps passé (investi).

Achetez le matériel à très bas prix si c'est tout ce que vous pouvez vous permettre et améliorez (remplacez) quand vous pourrez. Nombre d'amateurs (mais pas que) fonctionnent déjà suivant ce schéma... mais savent que le dicton « Buy cheap, buy twice ! » (acheter peu cher c'est acheter deux fois) s'applique quasiment systématiquement...

Cela dit, tout en soulignant toujours que je ne suis pas un modèle à suivre, si on regarde ma collection de matériel photo et les tiroirs d'accessoires photo, on découvrira l'absence de matériel de grande classe (zéro 'blad, zéro Leica) et beaucoup de matériel chinois -de qualité et petit prix-, 6 flashes non achetés -accompagnant certains boîtiers d'occasion- et énormément de bricolages maison... Suis-je limité par ce matériel "bas de gamme" ? Si j'étais professionnel, probablement, mais en tant qu'amateur, pas du tout !!! Mes 6 flashes pas terribles mais gratuits me permettent de créer des éclairages complexes qu'un seul flash de haut de gamme ne me permettrait pas... On m'a souvent fait remarquer -avec raison- que si je devais faire le total de ce que j'ai investi pour mon matériel, j'aurais pu me payer un Hasselblad moyen format ET un Leica ! Mais, d'une part ce n'est pas certain et d'autre part j'ai ainsi plus de choix et de plaisir grâce à de nombreux matériels différents ! Et, en plus, puisque j'utilise tout ce que je possède, je peux sortir avec tout ce que j'ai sans craindre de me faire agresser pour me voler un 'blad ou un Leica !...

Il peut donc y avoir des inconvénients à acheter à bas prix, il peut aussi y avoir des avantages !... À chacun de voir, selon sa vision de sa photographie, la façon d'investir son budget ! Il y a de nombreux cas où il est préférable d'acheter beaucoup de choses à bas prix plutôt qu'une seule à prix "normal", surtout si on prend le temps de se renseigner sur la qualité et les limitations du matériel bas prix... Comme je le dis toujours, il n'y a jamais urgence à acheter, il n'y a jamais ZE bonne affaire mais toujours UNE bonne affaire parmi de nombreuses autres !...

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PEUT-ON ENVISAGER D'UTILISER UN CONVERTISSEUR DE FOCALE ?

Pas plus tard qu'hier, Denis M., un ami photographe amateur, m'a parlé de son envie de photographier la colonie de cigognes installée depuis peu en Lorraine nord mais son 200mm (du 70~200mm) semble un peu court... Les objectifs longs sont indispensables pour certains types de photographie, mais ils peuvent représenter un investissement énorme. Surtout que Denis travaille avec du Nikon !... Je lui ai donc proposé d'opter pour un téléconvertisseur. Cela est ou peut être la meilleure option, ou pas... et peut-être que vous vous demandez aussi si vous devriez acheter un convertisseur de focale ou non... Nous allons donc parler aujourd'hui des avantages et des inconvénients des téléconvertisseurs. Si vous ne savez pas si l'investissement en vaut la peine, cet article pourrait vous être utile.

Les avantages :

Longueur focale accrue
Le premier avantage -et le plus évident- est que les téléconvertisseurs offrent à vos objectifs une focale supérieure. Après tout, c'est pourquoi nous les utilisons. Il existe deux téléconvertisseurs : x1,4 et x2. Le 1,4x augmente la focale de 40% et le 2x la double. Ainsi, vous pouvez transformer un 200mm (comme Denis) en 280mm avec le 1,4x ou en 400mm avec le 2x. Cela permet de vous rapprocher du sujet sans bouger (la zone lacustre où les cigognes se sont installées ne permet pas de s'approcher beaucoup). Et, si un jour vous voudrez photographier des varans, des crocodiles ou des ours, les téléconvertisseurs peuvent servir votre sécurité, c'est certainement une fonctionnalité utile, non ?

Prix abordable
Un autre gros avantage des téléconvertisseurs est qu’ils sont abordables. Si vous vouliez acheter un objectif de 800mm f/5.6, il vous en coûterait au moins quelques milliers d'euros. Par exemple, un Sigma 800mm f/5.6 EX DG APO HSM coûte plus de 6.000€ (et encore les tarifs augmentent en permanence !), alors que le même type d’objectif de Canon coûte plus de 13.000€ et celui de Nikon plus de 16.000€. Un Tamron 600mm f/5.6 vous couterait dans les 1.500€. Avec les téléconvertisseurs, même si vous achetez les deux, vous vous retrouvez avec une option plus abordable. Un téléconvertisseur 2,0x est de l'ordre de 400€ et le 1,4x de 300€ (cela dépend aussi des marques). Ca fait toute la différence...

La distance minimale de mise au point reste inchangée
Enfin, les téléconvertisseurs ne modifient pas la distance minimale de mise au point de l'objectif. Vous pourrez toujours faire la mise au point à la même distance que lorsque vous utilisez votre objectif sans convertisseur. Une des choses que je voudrais ajouter aux avantages, c'est qu'ils vous offrent une polyvalence certaine. En gros, vous couvrez des focales comprises entre 100mm et 1200mm avec un objectif 100-600mm et un téléconvertisseur 2,0x, contrairement aux objectifs 100-600mm ou 800mm...

Les inconvénients :

Perte de luminosité
Le premier -et le plus important- alors que les téléconvertisseurs vous donnent une focale supplémentaire, ils réduisent la luminosité des objectifs. Avec 1,4x, vous avez une perte d'un 1 diaph' (un objectif f/2.8 devient un objectif f/4) et avec le 2.0x, vous perdez 2 diaph' (un objectif f/2.8 devient un objectif f/5.6). Dans certaines situations et dans certaines conditions d'éclairage, cela peut être un obstacle (un objectif f/5.6 avec un convertisseur 2x devient un objectif f/11 !!!) !...

Capacité de mise au point/vitesse réduite
Un autre défaut des téléconvertisseurs est que la vitesse de mise au point automatique diminue lorsque vous les utilisez. De plus, certains systèmes autofocus ne fonctionnent tout simplement plus avec des objectifs équipés de téléconvertisseur à cause de la perte de luminosité. Certains systèmes autofocus ont besoin d'une ouverture de diaphragme minimale pour fonctionner, si la vitesse de votre objectif est limite, l'ajout du téléconvertisseur (qui fait perdre au moins 1 diaph', si ce n'est pas 2 !) bloquera la mise au point automatique !... Cela dit, vous pourrez toujours effectuer la mise au point manuellement...

Baisse de la qualité d'image
Bien que les téléconvertisseurs vous offrent encore une qualité d'image correcte, ils entraînent néanmoins la perte d'une partie de la qualité de l'objectif original. Cependant, ils permettent toujours une bien meilleure qualité que le recadrage de l'image...

Plus de risque de flou de bougé
Cela va de soi, lorsque vous utilisez un objectif de plus longue focale, d'une part le grossissement est plus important donc le moindre micromouvement sera amplifié ET, en plus, il modifiera l'équilibre du boîtier et donc, ce dernier bougera davantage. Vous ne pourrez donc probablement pas tenir à la main l'appareil photo monté avec un objectif de 600mm équipé d'un téléconvertisseur...

C'étaient quelques-unes des raisons pour et contre les téléconvertisseurs, du moins comme je les vois. Malgré les inconvénients, j'ai tendance à les recommander comme une excellente solution abordable. En tant que photographe amateur, j'opterais toujours pour l'option la plus abordable, tout en maintenant une qualité d'image relativement élevée. Je pense que les avantages des convertisseurs de focale sont plus nombreux et plus importants que les inconvénients.

Je ne sais pas si vous utilisez des téléconvertisseurs et si vous pensez comme moi, mais, pour en utiliser quelques- uns, avec des objectifs pas franchement top au départ (en plus !), je trouve qu’il s’agit d’une bonne solution pour obtenir une focale plus grande sans dépenser une fortune pour un objectif longue focale. Et même si la perte de qualité existe, elle est difficilement décelable... mes doubleurs avec des objectifs déjà discutables ne font que rajouter une certaine valeur aux images finales !...

On peut aussi envisager une voie inimaginable : imaginez-vous en possession d'un système full frame cohérent de marque X. Vous remarquez un besoin réel d'investir dans un téléconvertisseur x1.4. Le superbe zoom que vous envisagez de booster n'accepte pas de téléconvertisseur (oui, il en existe des comme ça !)... Que faire ? Acheter un nouveau caillou ? À plus de 1000~2000€ ? STOP !!! RÉFLÉCHISSEZ UNE SECONDE !!! Il y a quelques temps de cela je me trouvais dans cette situation quand... une idée folle m'est venue : un reflex numérique d'entrée de gamme quitte le catalogue tous les 2 ans. OK. Il y a donc, en permanence sur le marché au moins un de ces boîtiers bradés bien que neufs... Devinez quoi : un boîtier APS d'entrée de gamme neuf, bradé car en fin de vie commerciale, coûte... le même prix qu'un bon téléconvertisseur, offre une multiplication de focale (FF→APS) et, en plus, sera moins lourd que votre full frame et, en plus, pourra vous servir de mulet ! Tout bénéfice !... (sauf son poids et son volume bien supérieurs à ceux du téléconvertisseur, tant pis, on ne peut pas tout avoir ☺)...

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AUTOFOCUS : PROBLÈMES COURANTS ET SOLUTIONS

Vous ne parvenez pas à obtenir systématiquement une mise au point automatique avec votre appareil photo ? Outre la compétence technique, il existe un certain nombre d'autres problèmes qui pourraient vous causer du désespoir.

→ Mauvaise calibration de l'objectif (plus largement du système autofocus)
Voilà un problème connu de longue date. J'ai d'ailleurs écrit plusieurs articles à ce sujet dont une technique de calibration. Aujourd'hui, les boîtiers proposent tous dans leur menu un réglage fin de l'AF pour chacun de ses objectifs. Ce que je disais du diagnostic et du réglage dans mes anciens articles reste d'actualité, seul le système de micro réglage interne au boîtier est un peu plus convivial. Il existe des tas de systèmes dans le commerce pour aligner ses objectifs, mais des chartes gratuites téléchargeables sur internet, et même une simple règle d'écolier peuvent très bien faire l'affaire !... Attention toutefois, ne vous amusez pas à calibrer votre AF si le problème n'est pas constant, c'est à dire pour toutes les images et toujours dans le même sens, plan de netteté toujours en avant ou toujours en arrière du sujet et pas une fois devant et une fois derrière !!!

→ Les capteurs AF sont sales
Si votre boîtier semble faire n'importe quoi lorsqu'il fait la mise au point : un coup ça marche, un coup le point est devant le sujet, un coup le point est derrière le sujet, etc, il serait peut-être grand temps de nettoyer les capteurs AF de votre boîtier !... Oui, je le sais, quand on parle de nettoyer un capteur dans un appareil photo, on pense immédiatement au capteur d'image, mais il existe également des capteurs dédiés à l'AF !
Voici un schéma (à l'arrache) de la localisation des capteurs AF dans un boîtier reflex :

L'accumulation de poussières sur ces capteurs qui, comme par hasard, se trouvent en bas, rendra l'AF totalement imprévisible surtout dans le cas d'images à faible contraste... Pour corriger le problème, il suffit de placer une batterie chargée à bloc dans le boîtier, de forcer la levée du miroir (dans un reflex !) pour nettoyage (il s'agit d'une fonction que l'on trouve dans les menus... ATTENTION, il ne faut pas se contenter de la levée du miroir que l'on utilise juste avant le déclenchement pour éviter les vibrations !... Une fois le miroir levé, placez le boîtier prisme vers le bas et utilisez une poire puissante et souffler le fond du boîtier (situé en haut puisque le boîtier est tête en bas !). LA bonne idée serait de nettoyer les capteurs AF chaque fois que vous nettoyez le capteur d'image !...

→ Utilisation du mauvais mode AF
C'est une erreur humaine cette fois, n'allez pas accuser votre matériel ! Si le point se fait au mauvais endroit et qu'il ne se modifie pas quand votre sujet se déplace d'avant en arrière, c'est probablement vous qui travaillez en mode AF single (pour une prise de vue "statique") plutôt qu'en mode AF continu !... LA bonne idée est d'apprendre et de réviser régulièrement les options AF que vous propose votre boîtier... Il existe parfois des tas de fonctions qui ne seront efficace que dans un cas de figure bien particulier, comme par exemple une mise au point sur une toute petite zone bien spécifique. Ces fonctions ne se retrouvant pas dans tous les boîtiers ou étant très différentes d'un boîtier à l'autre, je ne rentrerai pas dans les détails !... Mais n'oubliez jamais que le mode d'emploi de votre boîtier est votre meilleur allié !...

→ L'affichage du collimateur AF est désactivé ou le collimateur est décalé
Certains boîtiers autorisent la désactivation de l'affichage du collimateur AF dans le viseur ! Si cela est le cas sur votre appareil et que vous travaillez dans ce mode, le boîtier jouera parfaitement son rôle mais il ne mettra pas forcément au point là où vous le souhaiteriez !... En plus, les collimateurs AF dans le viseur ne sont que des "guides", le capteur AF (le vrai !) peut être plus petit ou plus grand que sa représentation dans le viseur !... Il peut même être plus ou moins décalé par rapport à sa représentation dans le viseur !... Mais tout ce que je vous dis là est un peu du vent, puisque tout dépend de votre boîtier !... Le seul moyen de ne pas se faire piéger par ce problème est de tester votre boîtier... prenez une feuille de papier blanc, dessinez-y un motif quelconque au milieu, fixez la feuille contre un mur, éclairez-là uniformément, réglez le boîtier en mode AF point unique (la dénomination changera selon les marques), placez votre mode AF en continu, déplacez le collimateur loin du motif, lancez l'AF jusqu'à obtenir un motif archi flou, puis déplacez-vous doucement en direction du motif, traversez le motif et éloignez-vous en de l'autre côté. Refaites la manip' dans l'autre sens puis de haut en bas puis de bas en haut, cela vous permettra de repérer la taille et la position exacte du collimateur par rapport à sa représentation dans le viseur !... Quand vous connaitrez la réalité physique des choses, vous pourrez éviter la majorité des problèmes dûs à cette particularité de votre boîtier !... Si le décalage est trop important, envoyez votre boîtier au SAV pour un réajustement, sinon, adaptez votre visée...

→ Réfraction de la chaleur
Ceci se traduit surtout si vous utilisez un téléobjectif (zoom ou non) par temps très chaud. Votre boîtier n'est pas coupable de mauvaise mise au point, c'est un phénomène physique qui est mis en cause ici ! Vous savez, quand vous regardez au loin dans ces conditions météo, vous croyez voir des "vagues" (d'ailleurs on appelle cela des "vagues de chaleur"), Ce phénomène est dû à un rayonnement de chaleur depuis le sol et entraine une différence de densité de l'air qui déforme tout ce qui se trouve derrière, c'est comme si votre sujet se déplaçait d'avant en arrière, le système AF s'y perd et... fait n'importe quoi !... La solution se trouverait dans le fait de trouver un endroit abrité du soleil direct... autant dire d'abandonner votre sujet !... ou d'effectuer la mise au point en manuel !...

→ Les contacts entre le boîtier et l'objectif sont sales
Cela est tellement évident que personne n'y pense !... Même si le système AF est au mieux de sa forme, si les ordres du boîtier ne sont pas transmis ou mal transmis à l'objectif, les résultats seront méchamment affectés. Ce n'est franchement pas difficile de nettoyer ces contacts, une gomme bien molle ou de l'alcool à 90° ou de l'alcool isopropyl remplaceront avantageusement les solutions du commerce (bien plus chères) si le gommage ne suffit pas. Pour le chiffon, en choisir un sans peluche, un microfibre pour nettoyage de verres de lunettes fera parfaitement l'affaire. Évitez le coton, le papier, le torchon de vaisselle (même propre). Il est très important de ne pas trop mouiller le chiffon pour ne pas faire couler de l'alcool ni dans le boîtier ni dans l'objectif !... Et tant que vous y êtes, un petit nettoyage de la monture ne sera pas du luxe.

→ Technique médiocre
Autre erreur humaine fréquente ! Très souvent, ce que vous prenez pour une mauvaise mise au point est un flou de bougé, si, si, parfois c'est à s'y méprendre !... L'utilisation d'une vitesse plus rapide pourrait vous réconcilier avec l'AF de votre boîtier. Si les boîtiers vous permettent des vitesses de 1/4000, voire plus, ce n'est pas uniquement pour avoir un argument commercial. Remettez également en cause la qualité de votre trépied ! L'immense majorité des trépieds vendus ne valent pas du tout le prix que vous avez déboursé pour l'acquérir... Si vous n'utilisez pas de trépied, remettez en cause votre gestuelle ! Positionnement de vos mains, de vos bras, de vos pieds, votre posture générale, votre respiration. J'ai écrit un article traitant des positions pour une prise de vue efficace dans une autre page (chercher ici).

→ Sujet difficile / Mauvais choix de collimateur AF
Faible lumière, faible contraste ne sont pas les meilleures situations pour un système AF, soit ce dernier sera ralenti, soit il ne pourra jamais fixer le point !... D'un autre côté, tous les capteurs AF ne se valent pas ! Seuls les capteurs dits "en croix" sont capables de petits exploits, les autres, de technologie moins évoluée sont beaucoup plus exigeants ! Généralement, c'est le capteur AF central qui offre la meilleure qualité de résultat car c'est le plus sensible... Mais ensuite, viennent se greffer les palabres interminables sur la possibilité de recadrage après mise au point : certains affirment que recadrer crée du flou et d'autres affirment que la différence de netteté est simplement négligeable !... Je ne vais pas entrer dans ce débat ici, ce n'est pas sa place !... J'en ai parlé ailleurs (chercher ici).

→ Objectif non adapté au système autofocus. Certains autofocus nécessitent des objectifs (très) rapides pour être efficace. Si ce système équipe votre boîtier et que vous installez un objectif lent (f/5.6 ou f/8 par exemple), il y a très peu de chance que vous puissiez obtenir le point !... Utilisez un objectif plus rapide !...

___
Voilà, je pense avoir entrevu les principaux problèmes des systèmes AF. Ah, quand on vous vante la haute technologie de vos appareils photo, on oublie de vous parler des effets pervers de cette technicité ! Rien de tout cela n'a jamais empêcher de dormir les photographes jusque dans les années 1980, quand les technologies de pointe n'étaient pas encore implantées dans leur matériel photo... Aujourd'hui, on n'a plus le choix, on doit faire avec... Alors autant connaitre les problèmes et les solutions... Cet article aura réussi, je l'espère, à lever un coin du voile... Et si tout ça vous gave, retournez à l'argentique avec un reflex d'avant 1980 !...

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LE MIRRORLESS AURA-T-IL LA PEAU DU REFLEX NUMÉRIQUE ?

Alors que Nikon et Canon rejoignent le "club" des créateurs de boîtiers sans miroir, la (déjà) vieille question de la survie des reflex numériques se pose à nouveau : cela sera-t-il la fin des appareils photo reflex numériques ?

Dans cet article, j'ai décidé de vous donner mon point de vue sur le sujet. Il ne s'agit que de mon point de vue et pas une étude prospective ou une divination... le temps seul pourra dire si je me trompe ou non !... (Mais dans la mesure où je ne me suis pas trompé au sujet du film... chercher ici)

Je pense que les reflex numériques resteront parmi nous pendant encore pas mal de temps, quels que soient les boîtiers sans miroir à venir... et voici mes arguments. Je le répète, vous êtes tout à fait en droit de ne pas penser comme moi !...

Premier argument de poids : l'histoire. Dans les premiers temps de l'ère argentique petit format sont apparus les boîtiers compacts à mise au point télémétrique et les boîtiers reflex. Les compacts étaient beaucoup plus petits, étaient beaucoup plus légers, avaient des viseurs beaucoup plus lumineux que les reflex et... offraient la même qualité d'image puisque la surface du film était la même. Certes, il y avait des points négatifs avec les compacts : le cadrage était assez approximatif, le viseur ne pouvait pas s'adapter à la focale de l'objectif installé. Mais d'un autre côté, la visée des reflex n'était pas beaucoup plus précise puisque leur dépoli ne présentait que 75 à 95% de ce que le film enregistrait réellement. Résultat de la bagarre entre les deux mondes : ex-æquo, aucun des deux n'a réussi à tuer l'autre, même si les reflex ont fini par représenter l'immense majorité des boîtiers vendus.

Aujourd'hui, les mirrorless peuvent être comparés aux compacts télémétriques (même si leur visée est très différente !). Tant que leur capteur était (beaucoup) plus petit que celui des reflex, le problème ne se posait pas ! Aujourd'hui, les deux mondes emportent des capteurs de tailles et de caractéristiques identiques !...

Les boîtiers sans miroir sont beaucoup plus petits, sont beaucoup plus légers, ont des viseurs beaucoup plus lumineux que les reflex, montrent directement l'image telle qu'elle sera capturée, affichent des informations importantes dès la prise de vue, permettent de circuler dans les menus sans devoir quitter le viseur de l'œil et... offrent la même qualité d'image puisque la surface du capteur est la même. Mais il y a tout de même des points négatifs avec les mirrorless : la visée sur un écran vidéo est beaucoup moins confortable et, malgré les évolutions techniques constantes, ces écrans ne sont pas encore suffisamment réactifs. Si on fait un tableau comparatif des avantages mirrorless/reflex, en toute logique, la réponse à la question titre de cet article devrait être « oui »...

Mais

La survie des reflex numériques dépendra... des propriétaires des reflex numériques existants. Il faudrait savoir combien d'entre eux envisageraient de passer au sans miroir et ce qu'il faudrait pour qu'ils le fassent !... Malgré le grand nombre d'excellents appareils photo sans miroir disponibles, de nombreux photographes préfèrent encore les reflex numériques, pour diverses raisons que je ne vais pas développer ici. En ce qui concerne les ventes, il est vrai que les ventes d'appareils photo reflex numériques ont diminué au cours des deux dernières années. Dans le même temps, les ventes de boîtiers sans miroir sont plus ou moins stables ou en légère augmentation. Dit ainsi, cela peut ne pas sembler être bon pour les reflex numériques, mais en réalité, il se vend, encore aujourd'hui, plus de reflex que de mirrorless...

Si la vente de reflex numériques continue de chuter, je pense que les fabricants se concentreront sur le marché du haut de gamme. Cette affirmation est en quelque sorte confirmée par la déclaration de Nikon (l'année dernière), affirmant que la société se concentrera à l'avenir sur les reflex numériques et les appareils photo sans miroir. Mais les reflex numériques seront toujours là. À mon avis, le marché du reflex bas de gamme va mourir de toute façon, et pas seulement les appareils photo reflex numériques.

Mais, je pense qu'il n'y a que deux scénarii possibles dans lesquels les reflex numériques s'éteindraient complètement :
- Premièrement, si Nikon et Canon cessent de les fabriquer, ce qui est peu probable, du moins pas dans un avenir proche. S'ils veulent abandonner complètement la production des reflex numériques, leurs boîtiers sans miroir doivent être sans faille et battre la concurrence, ce qui n'est pas prêt de se produire vu ce qui est sorti jusque-là !!!.
- L'autre scénario serait que Nikon et Canon fabriquent des appareils photo sans miroir qui soient à tous égards aussi bons que leurs appareils reflex numériques, tout en pesant un peu moins. C'est là que de nombreuses personnes pourraient décider de changer de système, mais encore une fois, cela ne semble toujours pas réalisable dans un proche avenir. En plus, il faut penser au parc d'objectifs qui a déjà été acheté et qui n'aura plus d'utilité en cas de passage au monde du sans miroir !...

En guise de conclusion je dirais qu'à l'époque de l'argentique les deux mondes ont cohabités avec une prédominance des reflex et que demain, les deux mondes cohabiteront avec probablement une prédominance des mirrorless. Rendez-vous dans dix ou vingt ans pour voir si j'étais inspiré ou non... à moins que mon autre théorie qui consiste à dire que le smartphone va phagocyter la photo numérique (et donc tuer aussi bien les reflex que les mirrorless) pour occuper le marché avec la photographie argentique...... wait and see !...

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LES PARTICULARITÉS DE L'OBJECTIF GRAND ANGLE

Avant de vous parler des particularités des objectifs grand angle, je vais essayer de définir l'objectif grand angle, et ce n'est pas une mince affaire...

Un objectif grand angle est censé être un objectif de focale inférieure à la focale normale. OK, mais qu'est-ce que la focale normale ? La focale normale est la focale qui est censée reproduire le monde tel que le ferait l'œil humain. Il a été déterminé que la focale normale correspond à la diagonale du format du film (ou du capteur numérique). Si nous envisageons le petit format qui, je vous le rappelle, mesure 24x36mm, nous trouvons une diagonale égale à 43,27mm soit 43mm. Donc, en toute logique, un objectif grand angle, en petit format, est un objectif de focale inférieure à 43mm. Le problème est qu'avec le temps, on a estimé que la focale normale pour le petit format se situerait plutôt entre 50mm et 55mm ! Du coup, un objectif de 43mm serait déjà un grand angle pour le petit format !...

En fait, tout cela est très théorique. Dans la vraie vie, vous ne verrez pas une véritable différence (la différence existe mais elle n'est pas énorme) en visant à travers un objectif de 40mm ou à travers un objectif de 55mm. C'est probablement la raison pour laquelle on estime généralement qu'un objectif de 35mm représente le premier grand angle en petit format. Donc, on peut dire qu'un objectif grand angle, en petit format, aura une focale inférieure ou égale à 35mm !...

Bien sûr, si vous utilisez d'autres formats, plus grands (moyen ou grand format en argentique, moyen format numérique -toujours plus petit que le moyen format argentique-) ou plus petits (demi format et plus petit en argentique, APS-C, APS-H, 4/3, µ4/3, et plus petits en numérique), vous devrez refaire les calculs et les approximations puisqu'à focale identique, un objectif pourra être un très grand téléobjectif pour un format et un ultra grand angle pour un autre format !!!...

Cela étant établi, tout ce que vous trouverez dans cet article s'appliquera à toutes les focales grand angulaires MAIS à des degrés différents selon leur localisation (plus ou moins éloignée) par rapport à la focale normale...

Les objectifs grand angle sont très intéressants et très amusants à expérimenter et peuvent vous présenter des vues uniques. Mais lorsque vous photographiez avec eux, vous devez garder à l’esprit certaines choses. Il y a des moments où ils brillent, et il y a aussi des moments où ils sont à proscrire. Dans cet article, je vous proposerai 7 éléments que vous devez comprendre et retenir afin de pouvoir les utiliser à bon escient.

1er élément : Soyez conscient de la distorsion.
Pour être clair, nous parlons ici d’objectifs grand angle rectilignes, et pas d’objectifs fisheye, qui sont tout à fait différents. Beaucoup de gens confondent les deux, pensant que tout objectif ultra grand angle est un fisheye, mais ce n’est pas le cas... Les objectifs (ultra) grand angle conservent ou essayent de conserver les lignes droites. Les objectifs Fisheye ne le font pas. Mais cela ne signifie pas pour autant que les objectifs (ultra) grand angle sont sans distorsion !... Mais la distorsion est ici une distorsion de perspective.

La distorsion est plus importante en périphérie qu'au centre, ce qui fait que les lignes droites sont (à peu près) respectées au centre de l'image mais sont très courbées en périphérie.

2ème élément : Tout semble plus lointain / plus petit qu'il ne l'est réellement
C'est encore dû à cette distortion de perspective. Comme l'objectif a un angle de vue très large, à mesure que votre sujet s'éloigne de l'objectif, il devient beaucoup plus petit, beaucoup plus rapidement. Il est tout à fait possible de cadrer une composition de type portrait standard tout en maintenant le sujet suffisamment proche de l'objectif pour qu'il puisse facilement le toucher !...

Ici, le nez de l'avion est proche de l'objectif, les tubes Pitot (capteurs de vitesse), à peine plus loin, semblent projetés très en arrière. Le nez, pourtant très court, semble énorme... non pas qu'il ait été grossi mais c'est tout le reste de l'avion qui a été "réduit", "projeté" au loin dans la profondeur... Idem pour le reste de l'aéronef... on dirait un avion de ligne très long alors qu'en réalité il ne s'agit que d'un petit jet !...

3ème élément : Ne pas utiliser un grand angle pour les portraits...
Tout est encore question de distorsion de perspective. Parce que vous devez vous rapprocher de vos sujets si vous souhaitez qu'ils apparaissent grands dans le cadre, la distorsion de perspective peut être votre ennemi ici. Pour créer un portrait formel de la tête et des épaules, vous êtes si près du sujet qu'un objectif grand angle pourrait viser la poitrine tout en captant l'image du nez !... Le résultat n'est vraiment pas flatteur... imaginez un modèle humain en lieu et place de l'avion dans l'image ci-dessus... il aurait un nez énorme, une petite tête juste derrière...

4ème élément  : ...À moins que...
Mais la distorsion de la perspective peut également devenir votre ami, en fonction de son utilisation. Placer l'appareil photo au-dessus de votre sujet peut aider à réduire la taille de leur corps par rapport à leur visage, en lui donnant plus d'importance. placer l'appareil plus bas peut aider à allonger les jambes. Ou bien, vous pouvez simplement placer le modèle plus loin en tant qu'élément d'une photo environnementale. Alors, faites preuve de créativité avec ces grands angles et utilisez-les à votre avantage.

5ème élément : Corriger la distorsion de la perspective sur les bâtiments inclinés
Les objectifs grand angle peuvent être parfaits pour le paysage et l'architecture. Mais si les lignes verticales n'apparaissent pas directement dans l'image... sans quoi, les verticales convergentes peuvent paraître étranges... Essayez donc d'éviter les lignes verticales dans vos prises de vue en prenant des photos parallèlement à la scène. Essayez de garder votre ligne d’horizon au centre de l'image, sinon vous aurez besoin d’une correction par la suite. Bien sûr, le fait de placer la ligne d’horizon au centre du cadre va totalement à l’encontre de la règle des tiers, mais, non seulement la règle des tiers n'est pas une loi mais, en plus, vous pourrez toujours recadrer, en fonction du look recherché.

6ème élément : Utilisez plus d'éléments au premier plan
Étant donné que les objectifs grand angle peuvent déformer la perspective, le fait de placer des éléments au premier plan de votre prise de vue peut aider à donner une idée de l'échelle et de la distance. Parfois, avec beaucoup d'éléments de premier plan, ils peuvent aider à créer d'excellentes lignes de repère, en envoyant l'œil du spectateur à l'endroit souhaité par le photographe.

7ème élément : Mettez au point le plus près possible pour une faible profondeur de champ
Si vous voulez une faible profondeur de champ, il y a de fortes chances que vous n'utilisiez jamais d'objectif (ultra) grand angle. Avec la plupart des objectifs (ultra) grand angle, une fois que vous avez fait la mise au point à environ 1m, l'ensemble du panorama sera mis au point. Ainsi, votre sujet devra être extrêmement proche de l'objectif pour pouvoir espérer une (relativement) faible profondeur de champ...

Plus un : jouez des plans
Puisque plus un sujet est loin de l'objectif et plus il est "projeté" très loin dans l'image, la grande force de l'objectif (ultra) grand angle est de séparer les plans dans une image. Plus votre scène pourra être décomposée en plans séparés et plus la photo de cette scène aura de la profondeur, grâce à l'exagération des distances entre les différents plans causée par les objectifs (ultra) grand angle...

Rappel : Tous les objectifs grand angle présentent ces particularités. Mais il est évident qu'un objectif de 35mm ne présentera que des effets très limités là où un 15mm les exagèrera énormément ! Je considère ces focales pour un petit format (24x36), naturellement !

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QUID DES PARE-SOLEIL GÉNÉRIQUES ?

Un objectif ne pourrait pas être complet sans un accessoire particulièrement beau. Il s’agit d’un petit morceau de plastique (plus rarement de métal) qui se fixe devant l’objectif. C'est ce qu'on appelle le « pare-soleil » et, honnêtement, chaque objectif devrait être accompagné de cet élément plutôt que de devoir l'acheter séparément. Globalement les marques savent à quel point le pare-soleil est important et le livrent avec chaque objectif, mais, des marques telles que Canon et Nikon ne les incluent qu'avec leurs objectifs les plus onéreux... ben voyons, ils ont besoin d'argent, c'est bien connu, alors pourquoi refusez-vous d'acheter leurs objectifs haut de gamme à plus de 2.000€ ?

Rappelons, si vous le voulez bien, quel est le rôle du pare-soleil. En plus de faire joli (c'est de l'humour !), les pare-soleil ont deux fonctions principales. La première consiste à protéger l’objectif de la lumière latérale qui réduit le contraste et crée des reflets désagréables dans nos images. Il faut l'imaginer comme une casquette pour les beaux jours ou même l'acte instinctif de mettre votre main horizontalement sur le front afin d'améliorer votre vision dans des lieux ensoleillés. Voilà comment fonctionne un pare-soleil, c'est une visière. Le deuxième rôle, accessoire (puisqu'il n'a pas été créé pour cela) et pourtant majeur du pare-soleil est de protéger l’objectif en servant de pare-chocs devant la lentille frontale de l'objectif qui pourrait, sans lui, recevoir un coup fatal.

Vous voyez que ce petit bout de plastique (qui vous coûtera un rein si vous l'achetez séparément chez Canon ou Nikon !) est plus qu'indispensable ! Mais soyez très prudent si vous voulez acheter des pare-soleil génériques ! Quel gaspillage d'argent !… Il faut comprendre une chose à propos du pare-soleil de l'objectif (lisez mes autres articles traitant de pare-soleil, cherchez ici), ils sont conçus pour fonctionner avec une focale spécifique et ils sont également conçus pour corriger certains défauts de l'objectif !... Par conséquent, chaque objectif a son propre pare-soleil !... Je ne dis pas qu'il ne faut pas acheter des pare-soleil génériques, je dis soyez prudent ! Certaines marques fabriquent des pare-soleil ne prenant en compte que le diamètre du l'objectif, ces derniers ne servent strictement à rien (!), d'autres marques fabriquent des pare-soleil présentant les mêmes cotes que le pare-soleil original (donc spécialement conçu pour un objectif spécifique !). Ces derniers sont plus chers mais restent beaucoup moins cher que le pare-soleil original... Si vous envisagez l'achat d'un pare-soleil générique cherchez ses cotes sur internet puis cherchez un fabricant qui fabrique une copie du pare-soleil original que vous recherchez en vérifiant que les cotes exactes ont été respectées ! Sinon, il reste la possibilité de créer un pare-soleil informatique en utilisant les cotes que vous avez trouvées puis de lancer une impression 3D...

Chaque focale et chaque diamètre d'objectif (et chaque conception d'objectif) a sa propre manière de capturer la lumière et il est important d'investir dans un pare-soleil présentant au moins la même conception que le pare-soleil dessiné par le fabricant pour son objectif... Vous pouvez fabriquer vous-même un pare-soleil générique adapté à votre objectif (en acceptant de ne pas prendre en compte les éventuelles faiblesses de votre objectif) en cherchant ici ou ici.

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COMMENT UTILISER LE BRACKETING ?

De nombreuses personnes considèrent le bracketing comme une option réservée aux photographes expérimentés. Cependant, il peut s'agir d'un outil que tout le monde peut utiliser pour créer l'image « parfaite ». Il n’est pas difficile d’apprendre à bracketer une image et, une fois que vous aurez commencé à utiliser cet outil, vous vous surprendrez en train de chercher sans cesse à le mettre en œuvre, en particulier dans des situations difficiles comme la neige ou le brouillard (ou les deux).

Si vous n'avez jamais entendu parler de bracketing (c'est très peu probable !), alors votre première question peut simplement être « mais qu'est-ce que c'est ? ». Cet outil vous donne plus de contrôle sur l'exposition de votre image. Avec le bracketing, vous utilisez en réalité plusieurs images identiques (du même sujet) exposées de manière différente pour obtenir une exposition correcte.

En substance, vous prendrez une image au niveau de l'exposition que vous jugez correcte, une (ou plusieurs) image(s) à un niveau inférieur à celui-ci et une (ou plusieurs) image(s) à un niveau supérieur à celui-ci. Avec cette méthode, vous aurez une bien meilleure chance d'obtenir une image à exposition « parfaite ».

Plus anecdotique, le bracketing permet de créer une image HDR (plage dynamique élevée), j'en parlerai plus bas dans l'article.

Comment utiliser le bracketing ? Différents boîtiers ont différentes options de contrôle. Vous devrez donc vous familiariser avec chacune d’elles afin de déterminer celle(s) que vous devrez utiliser avec vos propres photographies.

Il existe différents types de bracketing et tous les boîtiers ne les permettent pas tous. Vous aurez besoin de savoir lequel d'entre eux sera en adéquation avec votre appareil photo et votre photographie. Les appareils photo reflex numériques autorisent trois types principaux de bracketing :
-Exposition seulement
-Exposition au flash seulement
-Balance des blancs seulement

Certains boîtiers proposent différentes options. Par exemple, Nikon propose une fonctionnalité appelée la fonctionnalité d'éclairage D active, qui permet théoriquement de bracketer plus de détails dans les ombres et les hautes lumières.

Pour apprendre à utiliser le bracketing, sans surprise, vous devrez expérimenter ces différentes techniques. Le bracketing du flash peut être utile lorsque vous photographiez des sujets proches. Vous pouvez ainsi vous assurer d'obtenir une image qui n'est pas délavée ou trop sombre. Le bracketing de l'exposition ou de la balance des blancs peut être utile avec tous les types d'images. Vous pouvez ainsi obtenir de meilleures couleurs, un meilleur contraste et une meilleure image.

Que faut-il pour faire du bracketing ? Ah, ah, je savais bien que vous alliez penser matériel ! Et bien je vais probablement vous étonner en listant le matériel nécessaire :
◘ un appareil photo numérique équipé de la fonction bracketing OU un appareil photo argentique équipé de la fonction bracketing (oui ça existe) OU un appareil photo (numérique ou argentique) non équipé de la fonction bracketing !!!... N.B. : pour le bracketing « Balance des blancs », on ne peut envisager qu'un boîtier numérique équipé de cette fonction... logique !
◘ un déclencheur souple OU un déclencheur à distance filaire OU un déclencheur à distance radiocommandé OU un retardateur de déclenchement.
◘ un trépied OU non. On peut envisager le bracketing sans trépied mais l'exercice sera sportif ! L'idéal étant des images au cadrage strictement identique, fixer le boîtier sur un trépied permettra de simplifier énormément l'exercice !...

Le bracketing étape par étape ? Pendant un certain temps, vous pouvez trouver que le bracketing est un peu déroutant. Cependant, plus vous l'utiliserez, plus vous serez efficace. Une fois complètement familiarisé avec le bracketing, vous serez prêt à l’utiliser dans presque toutes vos images. Voici les étapes à suivre pour utiliser le bracketing :
◘ Choisissez le type de bracketing. Comme déjà mentionné plus haut, vous pouvez avoir plusieurs choix en fonction de votre appareil photo. Voire aucun, dans ce cas oubliez cette étape...
◘ Choisissez le nombre d'expositions que vous souhaitez pour le bracketing. Différents boîtiers vous offrent différents choix pour cela. De l'option la plus populaire de trois images à un choix possible compris entre 2 et 9 images. Voire aucune, dans ce cas oubliez cette étape mais fixez-vous un nombre à créer manuellement...
◘ Choisissez les incréments d'exposition pour le bracketing. Si vous essayez d'affiner une image, vous devrez sélectionner un très petit incrément. Si vous voulez un large éventail de choix, choisissez un incrément beaucoup plus élevé. Pour des ajustements mineurs, pensez à choisir 1/3 de diaph. Pour les ajustements majeurs, vous pouvez choisir de fixer jusqu'à 1 diaph' d'incrément. Différents boîtiers permettent également différents incréments de bracketing. Voire aucun, dans ce cas oubliez cette étape mais fixez-vous un incrément à créer manuellement selon les capacités techniques de votre boîtier...
◘ Selon votre boîtier, vous aurez la possibilité de définir le point zéro. Cela signifie que votre appareil photo créera une image avec la meilleure exposition automatique en fonction du système de mesure de l'appareil photo. Le point zéro sera l'image autour de laquelle toutes les autres images seront créées. Certains boîtiers permettent même de sélectionner l'ordre d'exposition (- 0 + ou 0 - + ou + 0 - ou 0 + -, etc.). Si bracketing fait manuellement, effectuez la meilleure exposition avec votre posemètre pour le point zéro puis créez les images plus exposées puis les images moins exposées (ou inversement) et surtout, notez quelque part l'ordre d'exposition pour ne pas vous perdre !...
◘ Installez votre boîtier sur un trépied, cadrez votre photo au poil, clampez les mouvements de la tête du statif. Installez le déclencheur si vous en disposez, sinon, utilisez le retardateur de déclenchement.
◘ Prenez la photo. Vous avez deux choix différents. Tout d'abord, vous pouvez prendre la photo en mode de prise de vue unique. Pour ce faire, vous devrez appuyer sur le déclencheur pour toutes les images. Si vous ne le souhaitez pas, vous pouvez choisir de changer le mode de prise de vue de votre appareil photo. Ce faisant, vous pourrez maintenir le déclencheur enfoncé et prendre toutes les images en rafale avec modification automatique des paramètres d'exposition. Si vous utilisez le bracketing manuel avec un boîtier non équipé, voyez la technique expliquée plus bas.
◘ Si vous utilisez un boîtier avec fonction bracketing intégrée, réinitialisez votre appareil photo lorsque vous avez terminé le bracketing et désactiver la fonction bracketing. Votre appareil photo ne désactivera pas automatiquement ce mode et vous risqueriez de détruire vos futures images.


Si vous ne possédez pas d'un appareil doté de fonction bracketing, rien n'est perdu, vous pouvez faire du bracketing manuel !!! C'est à peine plus compliqué que le bracketing automatique mais il faut prendre en compte certaines règles très importantes que nous allons envisager maintenant :
→ fixez votre boîtier sur le trépied
→ fixez votre déclencheur OU utilisez le retardateur de votre appareil
→ composez votre image précisément et clampez les mouvements de la tête du statif
→ mesurez précisément votre exposition pour déterminer le couple diaphragme/vitesse. Notez ce couple.
→ réglez votre diaphragme et ne le modifiez sous aucun prétexte entre les images constituant votre bracketing ! Les images doivent être identiques et une modification du diaphragme va modifier la profondeur de champ donc les photos ne seront plus identiques !!! Les différentes expositions seront obtenues par la modification du temps de pose (donc de la vitesse) !!!
→ exposez d'abord les photos sous-exposées (entre une et trois, par exemple [vitesse/4], [vitesse/2]) puis l'image correctement exposée (vitesse x 1) et finissez par les photos surexposées (entre une et trois, mais même nombre que les sous-exposées, par exemple [vitesse x 2], [vitesse x 4])
→ la première partie de votre bracketing est terminée ! Imaginiez-vous être capable d'effectuer un bracketing avec un Zenit ou un compact datant de 1950 ?



Utilisation du bracketing avec HDR : HDR signifie « plage dynamique élevée » (ceci n'est utilisable qu'avec des images numériques !!!), ce qui signifie simplement que le capteur de votre boîtier aura une plus grande plage d'exposition pour des images encore plus précises. Pour utiliser le bracketing avec HDR, vous aurez besoin d’un logiciel de retouche photo évolué (comme Adobe Photoshop par exemple). Avec cette méthode de bracketing, vous utiliserez toute la plage d'exposition de votre appareil photo pour prendre plusieurs photos. Vous allez ensuite importer l'image dans le logiciel de montage et utiliser l'outil du logiciel pour fusionner toutes les photos. Cet outil s'appellera Fusionner en HDR dans Photoshop. Pourquoi voudriez-vous faire ce type de bracketing ? Avez-vous déjà remarqué que dans certaines situations, une partie de l'image sera trop sombre ou trop claire, quoi que vous fassiez ? Vous pouvez utiliser ce type de bracketing pour obtenir la bonne exposition pour les zones claires et pour les zones sombres. En combinant les deux, vous pourrez créer une image parfaitement exposée.

Je ne vais pas traiter ici de la fusion des images, ni dans votre logiciel photo, ni dans votre laboratoire argentique, ce n'est pas le lieu, mais vous savez maintenant comment gérer votre matériel pour créer un bracketing pour vos expositions impossibles en prise de vue normale...

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QUOI FAIRE AVEC UN ANCIEN APPAREIL ARGENTIQUE ?

Oui, vous savez, ces appareils photo qui utilisaient des films ! Nombre d'entre nous en ont encore. Peut-être avez-vous récupéré (ou retrouvé) l'appareil de vos parents ou grands-parents, peut-être avez-vous déterré l'appareil de votre jeunesse (de vos débuts en photo), peut-être l'avez-vous acheté pour vous essayer à la photo argentique ? Ce n'est pas du tout une mauvaise chose. Du moins pas tant que cet appareil ne prend pas la poussière ou ne se morfond pas dans une boîte depuis des décennies et que vous oubliez progressivement. À ce stade, il devient gênant. Que faire de cet appareil maintenant ?

☻ Vérifiez sa valeur
Qu'il traine dans votre famille depuis des décennies ou que vous l'ayez acheté d'occasion il y a quelques semaines, la première chose à faire est de vérifier sa vraie valeur ! On peut très bien acheter pour 5€ un appareil qui cote plusieurs centaines d'€ (si, si, ça m'est déjà arrivé !), il est très fréquent que la cote d'un appareil ancien se situe bien au-delà de ce que vous pensez !... La plupart d'entre nous évaluent le prix du matériel photo non numérique très bas alors qu'un appareil argentique âgé de 50 ans vaut souvent beaucoup plus qu'un appareil numérique âgé de 5 ans. Une vérification rapide des ventes sur des sites de vente d'occasion n'a aucune valeur mais il existe de nombreux sites de cotation réelle (ou ici) qui permettent de savoir si votre boîtier qui ne paye pas de mine n'aurait pas de la valeur.

☻ Vendez-le
Si vous n'êtes pas tombé sur un équipement perdu, rare et vintage, vous voudrez peut-être le vendre. La réponse (un peu) rapide et facile est de vendre cet appareil photo. Il y a les sites de vente d'occasion mais en ces lieux, la vraie cote peut dépasser de loin le prix moyen demandé et vous ne vendrez pas. Il y a encore des commerces d'achat/vente (ou de dépôt/vente) de matériel photo d'occasion. Il y a de nombreux moyens de vendre d'occasion partout sur la planète (je n'essaierai pas de vous les nommer). Ils sont un excellent moyen de réutiliser le vieil équipement et d'éviter qu'il n'aille directement à la décharge.

☻ Donnez-le
Il existe un tas d'endroits qui prendront votre appareil photo en don. Emmaüs par exemple. Chercher aussi sur Internet. Mais envisagez également les rubriques suivantes.

☻ Demandez à un professeur de collège ou de lycée local qui propose encore des cours de photographie argentique (si, si, ça existe encore !). Comme vous pouvez vous en douter, les étudiants s'inscrivent à un cours comme celui-ci pour découvrir ce que leur appareil photo numérique ne permettra pas (le développement du film et son tirage, ce dernier étant toujours une compétence précieuse —bien que le post-traitement ait bien changé dans le monde numérique—). Même si un étudiant n'est pas dans le besoin, l'instructeur peut avoir un intérêt personnel ou connaître quelqu'un qui a besoin de matériel argentique peu cher ou gratuit.

☻ Trouvez un passionné
Si votre appareil photo est au-dessus de la norme (mais pas nécessairement), il est possible qu'un passionné veuille le récupérer. Les amateurs se rassemblent souvent sur des sites web ou des clubs locaux pour échanger des informations. Même un club local de photographie numérique sera un bon endroit pour commencer à se renseigner. Vous ne vendrez peut-être pas mais un don vaut mieux que la benne !

☻ Utilisez-le
Cela peut vous paraitre fou, je sais. Il y a des concours qui rappellent l'une des grandes limites de la photographie argentique par rapport au numérique et nombre d'expositions. Ils mettent vos compétences photo à l'épreuve car il n'y a pas d'écran LCD ! Vous devez comprendre le système de mesure de votre appareil photo et savoir à l'avance comment les photos sortiront. Non, il n'y a pas de gratification instantanée et vous rendez votre film (et vous pourrez voir les images imprimées et exposées plus tard dans une galerie). Mais c'est une façon amusante de tester votre courage et de rencontrer de nouveaux amis. Même si vous avez acheté ce boîtier pour essayer et que vous n'avez pas accroché, essayez à nouveau, vous n'étiez peut-être pas mûr la dernière fois...

Si vous voulez vous débarrasser d'un appareil argentique, pensez à cet article mais, de grâce, ne le jetez pas ! Même s'il semble mal fonctionner !!!...

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QUOI FAIRE AVEC UN ANCIEN APPAREIL NUMÉRIQUE ?

Dans l'article précédent, j'ai discuté de ce que l'on peut faire avec un vieil appareil photo argentique que vous ne voulez plus. Ce n'est pas la faute de l'appareil photo, je suis sûr qu'il vous aime toujours autant. Mais les choses n'accrochent plus pour vous, vous avez commencé à reluquer un autre appareil photo. C'est certainement un autre appareil numérique, le matraquage publicitaire est certainement en cause. Maintenant, que se passe-t-il lorsque cette première aventure numérique est abandonnée au fond d'un tiroir ou d'un placard. Il était brillant et révolutionnaire et tellement excitant en 2000 ou 2005... Et maintenant ?

☻ Vérifiez sa valeur
Comme je l'ai souligné dans l'article précédent, un appareil argentique âgé de 50 ans vaut souvent beaucoup plus qu'un appareil numérique âgé de 10 ans (voire cinq ans !). Une vérification rapide des ventes d'occasion sur des sites dédiés n'a aucun intérêt, tout le monde essaye de tirer le plus possible de leur ancien matériel, mais il existe de nombreux sites de cotation réelle (ou ici) qui permettent de savoir si votre boîtier, pourtant encore sans faille, peut encore avoir un peu de valeur.

☻ Vendez-le
Comme pour les appareils photo argentiques, je propose à nouveau que l'ancien appareil photo sera vendu. Bien que vous souhaitiez peut-être vérifier s'il s'agit d'un appareil photo exceptionnel, unique en son genre, contrairement aux appareils photo argentiques, vos chances que cela se produise sont TRÈS minces. Les appareils photo numériques n'existent pas depuis assez longtemps pour qu'ils soient reconnus comme objets de collection... Et je ne suis pas certain qu'un appareil numérique devienne un jour objet de collection de grande valeur...

La première option, si vous avez besoin d'argent pour une bière ou un café (pas plus), est de proposer l'appareil photo sur le marché de l'occasion. Des sites comme eBay, le bon coin et d'autres sont une option envisageable pour trouver un acheteur, mais les acheteurs sérieux d'appareils d'occasion fuient généralement ces sites.

Plus souvent, vous pourrez espérer vendre votre matériel pour des pièces de rechange (si l'appareil est assez récent), autant dire que vous n'en retirerez pas grand-chose !... Les magasins de matériel photo d'occasion pourraient éventuellement être intéressés si l'appareil photo répond à certaines normes récentes.

☻ Donnez-le à un enfant
S'il n'y a aucun intérêt à essayer de faire de l'argent avec ce vieux bazar, trouvez un enfant qui le veut et laissez-le jouer avec. Les enfants, jusqu'à un certain âge, ne se soucient pas de la technologie d'un appareil photo, ils veulent juste voir sur l'écran arrière ce qu'ils visaient il y a quelques secondes encore !... Si vous n'avez pas d'enfant, peut-être avez-vous un ami avec des enfants ou y a-t-il dans votre quartier des enfants de familles modestes qui adoreraient en posséder un. Je suis sûr que vous pouvez trouver un enfant qui aimerait jouer avec l'appareil photo... et, qui sait, peut-être que grâce à vous, il deviendra photographe un jour !...

☻ Trouvez un amoureux ou un collectionneur (il y aura toujours quelqu'un pour collectionner !)
Un geek pourrait être heureux de prendre (gratuitement ou pour un prix dérisoire) votre appareil photo pour rassembler « l'évolution de la photo numérique ».

☻ Devenez un geek
Si vous ne trouvez pas de geek, devenez-en un vous-même ! Commencez par fouiller le Web pour trouver des idées de bricolages sur un appareil photo numérique... il doit y avoir un million de pages de par le monde...

Devenir un bricoleur fou peut être amusant et addictif. Prévenez vos amis et récupérez également leurs vieilleries numériques.

☻ Donnez-le
Heureusement, le champ des dons d'appareils photo numériques est plus vaste que celui des appareils photo argentiques... Les clubs, les écoles, les centres de loisir, etc., tous apprécieront un don !

☻ Recyclez-le
Comme tout appareil électronique, un appareil photo numérique ne peut pas être jeté, déposez-le à la déchetterie afin de l'éliminer correctement, il y a généralement des matières dangereuses dans de nombreux appareils électroniques (dont les appareils photo numériques).

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QUOI FAIRE QUAND VOTRE APPAREIL NE FONCTIONNE PAS (BIEN) ?

Vous aimez votre appareil photo et vous vous en occupez le mieux possible. Vous nettoyez régulièrement le capteur (si numérique) et nettoyez vos objectifs, en prenant soin de les garder au sec et en évitant une humidité élevée. Mais que se passe-t-il lorsque, même si vous avez fait attention, votre appareil photo ne fonctionne pas et commence à agir de façon bizarre ? Et si votre cher (dans tous les sens du terme), très cher équipement, cessait de fonctionner comme vous l'attendez ? Alors quoi faire ?

→ Les interventions faciles
Il existe des problèmes assez courants que vous pouvez résoudre vous-même. Ils impliquent de manipuler un peu votre appareil photo, mais vous n'avez pas toujours besoin de courir au magasin d'appareils photo pour l'envoyer en réparation. Donc, avant d'avoir recours aux experts, envisagez ces options si vous rencontrez les problèmes suivants avec votre appareil photo.

☻ L'objectif ne fait plus le point (ou un message d'erreur de l'objectif s'affiche)
— Vérifiez que la mise au point automatique est activée (!!!)
C'est très souvent l'origine du problème, si, si ! La plupart du temps, la solution est assez facile. La première chose que vous devez toujours faire est de vérifier que la mise au point automatique de l'objectif est activée. Souvent on ne sait pas que l'on a manipulé le commutateur de mise au point manuelle et on ne comprend pas pourquoi l'objectif ne fonctionne pas. Toujours, vérifiez toujours ce bouton en premier.
— Essayez de retirer l'objectif et de le remettre en place.
Parfois, lors du changement d'objectif, il se peut que vous ne connectiez pas correctement l'appareil photo et l'objectif. Dans ce cas, l'appareil photo et l'objectif ne peuvent pas communiquer et l'appareil photo ne peut pas envoyer de message à l'objectif pour démarrer les réglages de mise au point automatique. Assurez-vous lors du montage de l'objectif que vous entendez un clic et que l'objectif est solidement fixé au boîtier (sinon il peut également tomber !).
— Essayez d'utiliser de l'air comprimé ou une poire (souffleur).
Il se peut qu'il y ait de la poussière qui interrompt le bon fonctionnement de votre appareil photo. Utilisez un souffle d'air pour nettoyer la zone de fixation de l'objectif (contacts métalliques) et la zone de contacts de l'appareil photo. N'oubliez pas de ne jamais toucher les petits plots dorés avec les doigts. Ils peuvent se corroder et votre appareil photo ne peut plus communiquer avec l'objectif.
— Utilisez un chiffon non pelucheux (type microfibres) et de l'alcool dilué (à l'eau déminéralisée).
Le défaut de contact peut être dû à de la saleté qui ne sera pas retirée par l'air pulsé... un nettoyage doux des contacts à l'alcool dilué peut faire des miracles.
— Sortez votre (fidèle) manuel d'utilisation et voyez s'il y a une section de dépannage.
La plupart des manuels d'utilisation des appareils photo comportent une section dans laquelle vous pouvez trouver des solutions aux problèmes courants.
— Vous êtes trop près de votre sujet (!!!)
Chaque objectif a une distance de mise au point minimale. Si vous vous approchez trop de votre sujet, l'objectif ne pourra pas faire la mise au point. Par exemple, si la distance de mise au point minimale de votre objectif est de 60cm et que vous essayez de faire une macro photo d'une fleur qui vous oblige de vous éloigner de votre sujet d'environ 25cm, votre objectif ne pourra physiquement pas faire le travail. Ce que je vous dis là peut paraitre stupide mais de plus en plus d'objectifs ne possèdent pas d'échelle de mise au point, vous ne pouvez pas connaitre les distances minimales de tous vos cailloux !... Essayez d'ajouter une bonnette ou utilisez des tubes d'extension si vous souhaitez faire de la macro pour résoudre ce problème. Si vous remarquez le problème hors macrophotographie, essayez de mettre au point à des distances différentes... vous pourrez voir si c'est un problème de distance ou un problème de mise au point...

☻ Erreurs de carte mémoire
— Vérifiez qu'elle n'est pas verrouillée (s'il s'agit d'une carte SD !)
Si votre appareil photo ne vous permet pas d'enregistrer ou de supprimer des photos, c'est peut-être parce que vous n'avez pas retiré la protection en écriture de votre carte ou que vous l'avez verrouillée. Si la carte mémoire est verrouillée, vous pouvez déplacer le commutateur pour la déverrouiller. Parfois, l'interrupteur se casse. Il s'agit d'une réparation facile. Placez un morceau de ruban adhésif sur l'espace où le commutateur doit se trouver (voir ici) et la carte sera à nouveau déverrouillée.
— Formatez la carte
Si rien ne fonctionne, il peut être temps d'envisager de formater la carte. Vous perdrez toutes les photos présentes sur la carte (téléchargez-les d'abord), mais cela peut être le seul moyen de remettre la carte en fonction.

☻ Votre film se déchire
— Vérifiez votre presse-film et les rails de glissement du film.
Une saleté dure (type grain de sable collé) peut très bien déchirer un film. Un simple nettoyage humide peut réparer le problème.
— Vérifiez votre presse-film et les rails de glissement du film.
Un petit choc a pu créer une bosse avec une crête coupante. Un petit coup de lime ou de papier de verre peut réparer le problème.
— Vérifiez votre cartouche de film (si format 35mm).
Un corps étranger a pu se coincer dans la mousse de sortie de cartouche et déchirer le film. Retirez ce corps étranger pourrait corriger le problème mais vous ne le remarquerez qu'après développement donc, trop tard !... Diagnostiquer ce problème vous permettra de ne pas faire appel aux réparateurs...

☻ Expositions étranges
Cela peut arriver parfois, vous lisez correctement l'exposition et, d'une manière ou d'une autre, tout sort trop clair ou trop sombre. La première chose à vérifier est vos paramètres d'exposition.
— Vous avez peut-être activé la compensation d'exposition.
Cela signifie que l'appareil photo modifiera la valeur sélectionnée lorsqu'il est réglé en modes automatiques (avec certains modèles, il s'applique même en mode manuel). Vérifiez que vous n'avez pas activé accidentellement la compensation d'exposition.
— Vérifiez que le mode de mesure de l'appareil photo est correctement configuré.
Souvent, des problèmes peuvent être causés par l'utilisation du mode de mesure spot si vous ne faites pas attention et ne savez pas comment l'utiliser. En cas de doute, utilisez les modes de mesure moyenne ou pondérée centrale ou multizones comme solution de rechange sûre.
— Vérifiez que vous n'avez pas activé le bracketing d'exposition automatique par erreur. Il s'agit d'un accident courant et vous ne réalisez peut-être même pas que cela s'est produit, mais le bracketing automatique prendra une série d'images à la fois sous et surexposées qui pourraient perturber vos expositions. Si une photo est sombre et la suivante est la même vue mais trop lumineuse, cela désignerait le coupable, vérifiez vos paramètres de bracketing.

→ Dans tous les autres cas
N'hésitez pas à vous tourner vers un service de réparation

→ Sachez quand il est temps de mettre votre appareil photo au rebut
Il y aura toujours un moment où vous ne pourrez plus rien faire. Votre appareil photo est comme les autres outils et finit par s'user. Parlons donc des signes que vous pouvez repérer sur un appareil photo en fin de vie.

☻ Le grain ISO est devenu beaucoup plus visible, quelle que soit la valeur de sensibilité (appareil numérique) .
Dans ce cas, il est temps d'envisager un nouvel appareil photo. Si, par exemple, à 400 ISO, votre appareil photo commence à avoir un aspect granuleux sous un bon éclairage, à une vitesse d'obturation normale (on peut confondre grain ISO et grain pose longue !) vous devrez peut-être réinvestir.

☻ L'obturateur est très lent.
Un appareil photo a généralement une durée de vie maximale de l'obturateur (nombre maximum de déclenchements) en numérique. Une fois que votre appareil photo a atteint ses limites, vous ne pouvez plus rien faire. Soit vous changez l'obturateur soit vous changez d'appareil (la différence de prix ne sera pas énorme et changer d'obturateur ne vous protègera pas des autres problèmes). Vous saurez si vous atteignez la fin lorsque l'obturateur de votre appareil photo commence à devenir très lent et il y aura souvent un délai entre l'appui sur le déclencheur et le déclenchement. Une bande sombre en haut des images est un signe que l'obturateur de votre appareil photo ne fonctionne pas correctement.
N.B. Pour les obturateurs mécaniques (anciens boîtiers argentiques), c'est le contraire, ce sont les vitesses lentes qui arrêtent de fonctionner.

☻ Vous avez dépassé les limites de votre appareil photo
ATTENTION : il y a un autre facteur qui n'a rien à voir avec le bon fonctionnement de l'appareil photo. Parfois, vous pouvez dépasser les capacités de votre équipement. Après avoir utilisé un appareil pendant des années, une fois devenu beaucoup plus sérieux au sujet de votre photographie, vous aurez besoin de quelque chose de plus. Je ne parle pas d'un plus grand nombre de pixels ni d'une sensibilité plus élevée, mais les capacités de votre boîtier actuel peuvent très bien ne pas autoriser ce dont vous avez besoin... Vous pourriez croire qu'il fonctionne mal alors que vous attendez de lui des capacités qu'il n'a jamais été en mesure de vous donner... il est peut-être temps de mettre ce bel appareil photo au rebut (pas forcément à la déchetterie ! voir ici et ici). Faites ce qui vous convient le mieux et considérez les objectifs que vous possédez pour votre photographie à venir.

→ Que faire lorsque votre appareil photo est cassé ?
J'espère que vous ne lisez pas cet partie parce que vous venez de casser votre appareil photo. Si oui, lisez rapidement. Sinon, vous —ou quelqu'un que vous connaissez— avez probablement cassé votre appareil photo à un moment ou un autre. J'ai déjà laissé un appareil photo sur le toit de ma voiture et au premier virage, badaboum... Étonnamment, même si l'autofocus était HS et le boîtier fissuré, il fonctionnait toujours... Je ne suis certainement pas le seul a avoir commis ce genre de bêtise !!!... Mais que faire quand ça arrive ?

☻ Ne paniquez pas !
Comme pour tout événement malheureux, la clé est de ne pas paniquer. Tomber en pièces et devenir trop émotif suite à l'événement n'aidera pas à garder votre esprit clair et à limiter les problèmes de la situation. La panique entraîne d'autres erreurs, qui peuvent être coûteuses en elles-mêmes. Gardez votre calme ! Quelques jurons sont autorisés mais arrêtez-vous là.

☻ Rassemblez les morceaux, tous les morceaux !
Une fois que vous avez terminé avec votre panique/rage, parce que, bien sûr, vous n'avez pas écouté mon premier conseil, commencez à ramasser les morceaux. À moins d'être dans un endroit calme, comme à la maison par exemple, vous devez vous assurer que tous les morceaux sont récupérés avant qu'ils ne soient dispersés par le vent, les passants ou la circulation. Demandez de l'aide au besoin (on peut toujours rêver !). On ne sait jamais quel petit morceau sera utile pour remettre les choses en place. Même s'il semble sans importance, ramassez-le.

☻ Sortez la/les batterie/s
Si votre batterie n'est pas sortie de votre appareil photo (la plupart des batteries d'appareil photo sont construites avec un instinct de conservation qui les poussent à quitter l'appareil photo au premier signe de problème...), c'est le bon moment de l'extraire de son logement. Si votre appareil photo fonctionne partiellement, davantage de dommages peuvent être causés par des pièces qui bougent et peuvent créer un court-circuit.

☻ Sortez votre/vos carte/s mémoire
Votre carte est un appareil à semi-conducteurs et, sauf choc électrique, conservera les images enregistrées et continuera à fonctionner si elle n'est pas malmenée par la suite. Les corrosifs causeront systématiquement des dommages, mais un plongeon rapide dans l'eau (péjoratif pour votre appareil photo et l'électricité qu'il embarque) n'est pas nécessairement fatal à la carte et les images qu'elle contient si elle est rapidement séchée.

☻ N'augmentez pas les dégâts
N'essayez pas de réparer un boîtier semi-cassé. Cela créerait généralement des boîtiers complètement irréparables. Au mieux, votre intervention fera augmenter la facture de réparation. À moins que vous ne soyez un professionnel de ce type de réparation, votre appareil coûteux n'est pas un bon support pour commencer à apprendre la réparation du matériel photo. Laissez-ça aux pros !...

☻ Vérifiez votre certificat de garantie
Avant d'envoyer votre appareil photo pour réparation, joignez une copie de ce certificat, l'atelier voudra connaître votre garantie. Si vous voyagez, commencez par l'enregistrer dans un endroit logique et facile d'accès (votre propre boite mail en ligne, sur votre téléphone portable. Lorsque vous achetez un appareil photo, enregistrez ces informations pour les retrouver facilement. Avoir un moyen facile de trouver cette information vous facilitera la vie. Vérifiez également ce que couvre votre garantie. La plupart ne couvriront pas la négligence (accidents) et autres incidents, mais il faut le vérifier. Sachez tout avant que quelque chose ne tourne mal...

☻ Vérifiez votre assurance
Si la garantie ne couvre pas un accident, il est possible qu'une police d'assurance pour les propriétaires ou les locataires le fasse. Encore une fois, assurez-vous que les informations sont faciles à trouver.

☻ Connaissez les options de réparation
Tout n'a pas besoin de retourner à l'usine. Les magasins d'appareils photo locaux proposent souvent des réparations et le service et le prix varient considérablement. La plupart des grandes marques proposent un devis gratuit avant de procéder à une réparation. Demandez autour de vous et recherchez autant de devis gratuits que possible...

☻ Si votre matériel n'est pas réparable
Ne le jetez (en déchetterie uniquement !) qu'en dernier recours, on peut le vendre pour pièces détachées.

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ACQUÉRIR DES OBJECTIFS ANCIENS ?

Vous trouverez dans ce site plusieurs articles traitant des objectifs anciens, je vous stimulerai à en prendre connaissance (cherchez ici). J'envisagerai ici les notions basiques à connaitre avant de décider si vous devriez être —ou non— candidat à l'adoption de telles optiques.

L'exercice n'est pas neuf, je le pratiquais déjà à l'époque où le numérique grand public n'était pas encore fantasmé, j'en parlais déjà dès les premiers jours de mon site, mais il faut avouer que la multiplication des compacts à objectifs interchangeables a transmis le virus à la vitesse de la propagation du SARS-Cov2... (puisqu'il existe des adaptateurs qui permettent d'utiliser ces objectifs sur à peu près tout) avec des effets pervers qu'il faut souligner de toute urgence... j'en parlerai aussi.

Avant toute chose, il faut souligner l'utilisation de la mise au point manuelle qui sera certainement le tournant le plus important de l'acte photographique pour tous ceux qui sont nés après 1990... En effet, au début, cela semble être une manière plutôt limitative. On peut rater pas mal de photos... Le temps d'effectuer correctement la mise au point, la situation à photographier aura disparu. Au début, la mise au point à la main est vécue comme une distraction du processus de prise de vue. Cela ne doit pas vous décourager. Rapidement, on s'habitue à cette mise au point manuelle qui finit par être rapide. Cela peut même participer à l'amélioration de sa photographie puisqu'elle oblige à composer différemment ses photographies et même mettre en application des techniques anciennes pour obtenir très rapidement une image nette.

La mise au point manuelle vous fait ralentir. Plutôt que déclencher sans discernement, on se retrouve à réfléchir beaucoup plus à la façon d'aborder une situation photographique. Mettre plus de réflexion et de préparation lors de la prise de vue est la meilleure chose qui puisse arriver au photographe. D'une certaine manière, la mise au point manuelle reprogramme (réinitialise) le cerveau photographique. C'est difficile à décrire, je vous encourage à essayer en désactivant l'autofocus de vos optiques modernes avant de tirer la moindre conclusion au sujet des objectifs anciens. N'abandonnez pas trop vite, cela nécessite un peu de pratique.

Bien sûr, vous utiliserez toujours vos objectifs modernes mais vous pourrez très bien décider des projets ou des périodes d'utilisation exclusive des objectifs vintages. Ces expériences (très positives) de mise au point manuelle et de gestion des objectifs anciens pourront vous amener à découvrir la photographie lente dont j'ai parlé par ailleurs (cherchez ici) et qui pourrait bien devenir pour vous une nouvelle façon d'aborder la photographie. Et ainsi la mise au point manuelle et l'utilisation d'objectifs vintages pourront peut-être carrément transformer votre photographie et vous-même pourquoi pas... Certains de ces objectifs pourraient même devenir vos outils préférés de création.

Cela dit, on doit souligner les effets pervers du boum des objectifs anciens dont je parlais en introduction :
→ les objectifs anciens n'ont plus aucune valeur marchande, c'est tout à fait naturel, ils sont vieux, ne possèdent aucun raffinement, pas d'autofocus, pas de réduction de tremblement, pas de réglage automatique, rien... En plus, j'en parlerai plus loin, ils ont les problèmes du vieux matériel... Seulement voilà, quand on se promène sur internet, on est mitraillé d'articles sans le moindre fondement qui proclament certains de ces vieux objectifs être des must have et, devinez quoi, du jour au lendemain, leur tarif est passé de 10 à plus de 100€ !!! J'en ai déjà parlé par ailleurs (cherchez ici), si ces optiques sont extraordinaires (je l'ai toujours reconnu !), à ce tarif ils ne le sont plus du tout !!! En plus, il existe une quantité incalculable d'autres objectifs anciens qui sont passés entre les gouttes de la folie des augmentations de cotes et qui en proposent au moins autant (voire plus) en étant toujours trouvables pour 10€ (cherchez ici) !!!
→ les objectifs anciens sont excellemment construits mais avec des qualités de verre et des technologies de fabrication qui étaient loin de celles d'aujourd'hui... Ils sont parfaits pour les films argentiques, par contre, vue la définition des capteurs numériques actuels, ils ne tiennent plus la route... ils obligent des post-traitements lourds pour augmenter la netteté des images (et essayer de retrouver l'aspect des images numériques) et, bien sûr, il est impossible de rendre net ce qui ne l'est pas !... Seulement voilà, quand on se promène sur internet, on est mitraillé d'articles sans le moindre fondement qui se gardent bien de souligner ce point !!!
→ les objectifs anciens sont excellemment construits mais ils sont vieux !!! Ils n'ont pas de traitement des lentilles (ou des traitements partiels). La colle qui maintient les lentilles durcit et devient inefficace, des lentilles désolidarisées détruisent l'image. Les lentilles deviennent opaques entrainant une perte de luminosité et une augmentation du flou. L'huile des mécanismes se modifie et entraine des problèmes de fonctionnement des bagues, elle coule et colle les lames du diaphragme. Les colles sont d'excellents milieux de culture pour les champignons et autres moisissures. Tous les objectifs, après un certain temps, seront infestés... Seulement voilà, quand on se promène sur internet, on est mitraillé d'articles sans le moindre fondement qui se gardent bien de souligner ce point !!! et, bien sûr, comme par hasard, aucun objectif à la vente n'est affecté par l'augmentation de son âge !!! Je ne suis pas un objectif, mais, à 60 ans, je ne suis plus franchement ce que j'étais à 20 ans... et vous ? Un objectif moribond à 10€, ça va, à plus de 100€, c'est une autre chanson !!!
→ quand on se promène sur internet, on est mitraillé d'articles sans le moindre fondement qui mettent en avant le caractère créatif des images obtenues... N'importe quoi ! Si on veut des images douces, on bricole l'autofocus de son boîtier moderne, on n'achète pas un objectif à plus de 10 fois son prix !... Expliquez-moi en quoi une image floue ou vignettée est créative !... Expliquez-moi également pourquoi ce sont ceux qui vous expliquent qu'il faut acheter le dernier matériel —débordant de pixels pour avoir l'image la plus piquée— qui vous expliquent qu'il faut acheter des objectifs anciens —qui permettent d'obtenir exactement le contraire— !!!

Internet c'est tout de même du grand n'importe quoi dans 95% des cas !... La créativité ne se cache pas dans un objectif pourri (même à plus de 100€ !), ni dans un filtre déformant l'image ou les couleurs, ni dans les filtres appliqués en post-traitement !... Et quand bien même ce serait créatif, faire toutes ses photo avec une créativité unique c'est du n'importe quoi !!!

Les objectifs anciens sont effectivement merveilleux, à condition de :
-posséder un boîtier argentique
-posséder un boîtier numérique avec un capteur pauvre en pixels
-ne créer que des images tirant réellement profit d'un flou artistique et d'un bokeh particulier
-ne pas les payer à 10x leur prix réel (la photo est assez chère sans de telles dérives !)

Ne vous laissez pas mystifier par ces sites et réseaux (a)sociaux qui vous submergent d'articles sans le moindre fondement !... Si vous voulez un objectif ancien, bravo, félicitations, mais évitez absolument ceux dont le prix a explosé, préférez ceux qui ont conservé une cote normale et n'achetez jamais sur internet, un objectif ancien s'achète avec la marchandise en mains... vérifiez que les lentilles sont transparentes et propres, que le diaphragme fonctionne et que les bagues tournent sans effort !!! Et surtout, surtout, cherchez plutôt la créativité dans vos sujets et la façon dont vous les traitez... vous aurez beaucoup plus de chance de la trouver dans cette direction !!!...

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MÉFIEZ-VOUS DES PROPOSITIONS COMMERCIALES...

Les photographes amateurs sont de plus en plus nombreux depuis l'arrivée des matériels numériques... et je trouve cela très bien ! Les amateurs se cherchent dans leur pratique photographique, et c'est tout à fait normal ! Très (trop) souvent, cette recherche passe par l'acquisition de matériel, je ne milite pas pour cette voie, bien au contraire, mais c'est entendable. Et, bien évidemment, la demande fait naitre des offres commerciales... et là, je dis stop, marquons un temps d'arrêt et analysons les propositions !...


j'ai volontairement caché la marque, je ne cherche pas ici à critiquer une marque !...

J'ai trouvé aujourd'hui un nouveau venu dans le monde des objectifs compatibles multimarques (il est proposé avec des montures différentes) : un 17mm f/2.8 pour ~500€. Je ne vais pas discuter de ses capacités et de ses particularités quant à la qualité des images obtenues (il y en a) mais je vais le prendre en exemple pour vous montrer qu'il faut regarder un objectif de la même manière que l'on doit éplucher les étiquettes des produits alimentaires pour ne pas se tromper...

Première chose : il s'agit d'un 17mm (prévu pour le full frame) donc d'un très grand angle. Contrairement à ce que raconte le fabricant, une telle focale entrainera inévitablement des déformations importantes... Il ne faut pas prendre pour argent comptant les images d'exemple présentées sur le site du constructeur... ces images sont créées par des photographes professionnels qui savent limiter au maximum les déformations, même si leur composition est volontairement bâclée pour faire croire qu'il s'agit de photos créées par le commun des amateurs !

Quand on regarde de près, on s'aperçoit que cet objectif à mise au point manuel propose une bague allant de 10cm à 2m puis "saute" de 2m à l'. Il y a même une gravure en rouge précisant que si l'on règle la distance de mise au point à 2m et le diaphragme à f/5.6, on se retrouve à l'hyperfocale donc on dispose d'une profondeur de champ allant de 90cm à l'. Tout cela semble extraordinaire mais n'oublions pas qu'à 17mm de focale, la profondeur de champ est telle que ces capacités n'ont rien de bien miraculeux (!!!), n'importe quel objectif de focale identique permet la même chose —même s'ils ne portent pas tous les gravures de l'hyperfocale ni une bague de mise au point graduée à une distance si proche—...

Ensuite, il faut être conscient que, monté sur un boîtier APS-C, vous vous retrouverez avec une focale de ~28mm qui ne sera plus un grand angle extrême —et donc avec des déformations bien moins importantes— et présentera des possibilités de profondeur de champ quelque peu différentes...

Reste qu'à f/2.8, qu'il réagisse comme un 17mm ou un 28mm, cet objectif reste rapide...

Il me faut également souligner un point qui devrait systématiquement vous mettre la puce à l'oreille... regardez la photo de présentation de l'objectif (reproduite en début d'article), ne trouvez-vous pas étonnant de mettre en scène un super grand angle sur une image présentant une très faible profondeur de champ et un bokeh très onctueux ? Serait-ce pour ratisser plus large, ceux qui cherchent un super grand angle en connaissant ses limites et ceux qui n'y connaissent rien et qui peuvent être attirés par les effets montrés sur cette photo ?

Voilà tout ce que je souhaitais vous dire. S'il ne faut pas être paranoïaque et penser que tout le monde veut systématiquement nous truander, il ne faut pas non plus se croire téléporté dans le monde des bisounours. Parmi les offres de matériel photo, il y a de très bonnes choses mais pensez toujours à analyser les offres... tout ce qui brille n'est pas d'or... le marketing fait des merveilles pour transformer le plomb en or ! Si vous êtes à la recherche de nouveau matériel, multipliez les sources de renseignements* pour en apprendre le maximum, analysez calmement et objectivement si une proposition pourra vous apporter ce que vous recherchez, essayez —dans le mesure du possible— de le tester vous-même avec le matériel dont vous disposez et basez-vous uniquement sur les résultats obtenus pour juger s'il répond à vos goûts et vos attentes...

*pour ce qui est de l'objectif dont je parle, j'ai trouvé de nombreux sites qui semblent en faire le test alors qu'ils se contentent tous de reprendre le contenu et les images d'exemples livrés par le site du constructeur...

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LES DÉFAUTS PHYSIQUES DES OBJECTIFS

Lors de l'achat d'un objectif, qu'il soit d'occasion (ancien ou récent) ou qu'il soit neuf, il faut toujours prendre le temps de le tester avant de décider de le garder. Malgré les efforts déployés par les fabricants pour rendre chaque objectif super dès la sortie de la boîte, de nombreuses choses pourraient mal tourner lorsque vous recevrez le vôtre. Dans certains cas, c'est la faute du fabricant (mauvais cahier des charges/ mauvaise assurance qualité/ normes insuffisantes/ mauvais contrôle qualité), dans certains cas, c'est la faute du livreur qui jette négligemment la boîte contenant l'objectif coûteux, parfois, c'est de notre faute (chute d'un objectif —même sur un tapis épais— ou simple choc) ou simplement de la malchance. Malheureusement, ces problèmes peuvent affecter négativement les performances des objectifs et créer toutes sortes de problèmes. Le décentrement des lentilles est l'un des plus courants.

Un objectif décentré contient un ou plusieurs éléments optiques qui sont déplacés ou inclinés par rapport à l'axe optique principal de l'objectif. Un tel décalage ou inclinaison d'élément(s) peut potentiellement conduire à un flou de certaines parties de l'image à cause de la divergence des rayons lumineux. Bien qu'un très léger décentrement puisse être observé dans de nombreux objectifs, en particulier sur les superzooms, un décentrement —ou une inclinaison— sévère peuvent rendre toute l'image floue, l'objectif étant incapable d'obtenir une bonne netteté.

Lors du test des objectifs, on peut en rencontrer avec toutes sortes de problèmes optiques. L'un des problèmes les plus courants est lorsque la netteté est inégale sur le cadre. Dans certains cas, c'est juste un coin du cadre et dans d'autres cas, plus de la moitié de l'image est floue. Bien que des aberrations optiques telles que la courbure de champ (chercher ici) peuvent provoquer un flou en dehors de la zone focalisée, un objectif décentré présente différents motifs de netteté. Lorsqu'un objectif souffre d'une courbure de champ, si l'on fait la mise au point au centre du cadre, les zones en dehors de la zone de mise au point semblent uniformément floues. Dans le cas d'une simple courbure de champ, on observerait la netteté diminuer en s'éloignant du centre du cadre, les coins étant les plus flous. Dans les cas plus complexes de courbure de champ « ondulée », la netteté peut chuter vers le milieu de l'image, puis réapparaitre dans les coins. Dans les deux cas, des zones nettes et floues apparaîtront dans le cadre. Si un coin est mou, les trois autres le seront également. Un objectif décentré, cependant, pourrait montrer que certains coins sont visiblement plus nets que d'autres. Selon l'angle d'inclinaison, la netteté peut varier considérablement d'un côté du cadre à l'autre. Il existe toutes sortes de décentrements d'objectifs. Certains décentrements peuvent être compensés en éloignant le boîtier du centre de visée (vers le haut, le bas, la gauche ou la droite), tandis que dans d'autres cas, rien ne peut être fait pour obtenir une netteté uniforme sur tout le cadre...

J'ai décidé de vous montrer le phénomène à l'aide de quelques schémas faits à l'arrache à partir de la formule optique du Mir-26b soviétique. Je prie les opticiens et autres scientifiques de l'optique d'excuser l'imprécision des trajets des rayons lumineux... c'est juste pour illustration !...

Voilà le schéma d'un objectif idéal (ou parfait), tel qu'il n'existera probablement jamais dans la vraie vie... Comme vous pouvez le voir, les rayons lumineux qui pénètrent dans un objectif parfait sont courbés normalement —selon la conception originale de l'objectif— et convergent correctement. Voyons maintenant ce que pourrait être un objectif avec un élément sévèrement décentré.

Lorsqu'un élément est décentré, son axe optique n'est plus aligné avec l'axe optique principal de l'objectif. Cela se traduit par une courbure différente des rayons lumineux, ce qui peut réduire considérablement la netteté de l'image. Mais le décentrement peut également être causé par un élément incliné et non pas décalé.

À des fins d'illustration, j'ai exagéré à la fois le décalage et l'inclinaison des lentilles. Comme vous pouvez le voir, les rayons lumineux ne sont pas parfaitement convergents et dévient un peu, provoquant un flou sévère. Il est important de noter qu'une telle inclinaison d'un élément est assez inhabituelle et entraînerait très probablement des images floues inutilisables. En réalité, la plupart des problèmes de décentrement et d'inclinaison sont mineurs, les lentilles étant décentrées de moins d'un millimètre. Mais, même un millimètre peut provoquer un flou très visible dans les images, vous pouvez donc imaginer à quel point l'assemblage de l'objectif et le contrôle de la qualité sont complexes...

Les zooms les moins chers (en particulier les hyperzooms) sont plus enclins à se décentrer, car ils ont des barillets en plastique qui ont souvent un certain jeu lorsqu'ils sont étendus. Les éléments optiques sont sécurisés par des composants en plastique, qui peuvent se déplacer ou même casser. Vous pouvez imaginer que ces objectifs peuvent être extrêmement difficiles à tester à l'aide de mires plates. Cela ne signifie pas pour autant que le décentrement ne se produit jamais sur les objectifs à focale fixe !!!...

Est-il possible de corriger —ou réduire— les effets d'un décentrement ? Si un élément n'est que légèrement décentré, fermer un peu le diaphragme permet, généralement, de résoudre —au moins partiellement— le problème. Donc, si vous photographiez strictement des paysages et de l'architecture à de petites ouvertures, cela pourrait ne pas être un problème aussi grave pour vous. Cependant, pour une focale fixe équivalente à 50 mm —ou moins— qui devrait bien fonctionner dans des situations de faible luminosité, fermer le diaphragme n'est pas vraiment une option envisageable... Si un objectif souffre d'un décalage important des éléments optiques, il peut perdre sa capacité à mettre au point à l'infini. Si un élément optique est un peu trop incliné (1 millimètre c'est déjà trop !), la fermeture du diaphragme n'améliorera pas nécessairement la netteté. Il n'y a pas non plus de solution de post-traitement pour le décentrement. La seule vraie option est donc de faire marcher la garantie et d'échanger l'objectif —si c'est possible— ou de le faire réparer par un technicien (facture salée) ou de ne pas acheter !!!

Mais alors, comment tester un objectif à la recherche d'un décentrement ? Si vous avez un objectif suspect qui présente une netteté inégale comme expliqué plus haut, vous pouvez le tester de différentes manières. Le scénario idéal serait d'utiliser une configuration appropriée avec une grande carte de test (mire) avec l'appareil parfaitement parallèle à la mire, mais c'est une solution très coûteuse et que je ne recommanderais pas, personnellement. La méthode la plus simple et la moins chère pour tester un décentrement consiste à photographier des détails très fins d'objets situés à l'infini.
→Assurez-vous que les lentilles avant et arrière de l'objectif sont bien propres
→Trouvez un arbre, un buisson ou de l'herbe, c'est-à-dire tout ce qui a des détails très fins qui est situé relativement loin pour que vous puissiez faire la mise au point à l'infini. Si vous vivez dans une cité composée d'immeubles de grande hauteur, mettre au point sur l'architecture éloignée fonctionne également très bien.
→Cadrez de manière à ce que les détails couvrent tout le cadre.
→Réglez l'objectif à son ouverture maximale (par exemple f/1,4)
→Faites la mise au point au centre (en numérique, utilisez le live view pour obtenir une bonne mise au point)
→Prendre une photo
→Analysez l'image à 100% sur votre ordinateur. Si la zone sur laquelle vous avez effectué la mise au point est nette, regardez les petits détails de gauche à droite du cadre. Les coins extrêmes doivent être très similaires des deux côtés (que ce soit en haut ou en bas) —tout aussi nets ou tout aussi flous—. Si un côté est net et que l'autre est visiblement flou, vous avez un objectif décentré !!!...

Si vous avez un objectif décentré, devrez-vous l'envoyer au fabricant pour réparation ou remplacement ? Cela dépend de la gravité du décentrement, certains sont pires que d'autres. Si le problème est mineur et que vous ne voyez qu'un peu plus de flou d'un côté, ne vous inquiétez pas. Mais si vous constatez une différence importante, répétez le test ci-dessus aux ouvertures plus petites. Si vous êtes un photographe de paysage, fermez à f/5,6 et voyez si le flou est toujours perceptible ou non. Si ce n'est pas le cas, ne vous en faites pas. Si vous pouvez toujours voir une énorme différence, il est probablement judicieux de retourner l'objectif ou de le faire réparer par un centre de service agréé. N'essayez surtout pas d'ouvrir l'objectif et de le faire vous-même, cela annulerait la garantie et vous pourriez aggraver les choses (et faire monter la facture de réparation !)...

Si vous laissez tomber un objectif, même sur une moquette épaisse, l'objectif peut avoir l'air indemne à l'extérieur, mais la chute peut déplacer/incliner une lentille... Testez votre objectif !... Peut-être est-il effectivement intact ou le décentrement sera tel qu'il vous faudra beaucoup chercher pour trouver un flou... la chance, ça existe (j'ai laissé tomber mon Fuji XPro-1, la vitre de protection avant du viseur s'est fendue, mais le viseur a survécu, le boîtier aussi et l'objectif... aussi !!! ouffffff !).

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POSSÉDER LE TOP DES OBJECTIFS N'EST PAS SI IMPORTANT !

Attention, ne me faites pas dire que les objectifs top qualitatifs à un million d'euro n'ont aucune raison d'être !... Nous sommes ici entre amateurs et je dis simplement qu'il ne faut pas se flageller si nous ne voulons —ou ne pouvons— pas nous mettre sur la paille pour acheter un objectif !...

Avant tout, imprimez dans votre esprit et rappelez-vous constamment (surtout au moment d'acheter) le fait qu'aucun objectif n'est parfait !... Quelle que soit sa marque, sa qualité ou son prix, vous retrouverez toujours des aberrations d'objectif d'un type ou d'un autre —voire plusieurs !—. Avec un objectif d'excellente qualité, il y en a moins —ou ils seront moins importants— et puis c'est tout. Reste à savoir si un prix multiplié par 2 (voire 10) peut être justifié par cette diminution plus ou moins importante des problèmes...

Notons d'abord que l'un des avantages de la photographie numérique est qu'il est facile/possible de corriger certains types d'aberrations d'objectif à l'aide d'un logiciel de post-traitement —ne rêvons pas, toutes les aberrations ne sont pas curables—. Avant l'arrivée du numérique, il en allait de même, certaines aberrations que votre objectif engendrait n'étaient pas visibles, d'autres étaient facilement gérées sous l'agrandisseur, d'autres étaient non curables. Le plus drôle, c'est que les corrections de certaines aberrations sont gérables en argentique et d'autres en numériques... cela tendrait à faire penser que la photo idéale serait la voie alterne (chercher ici) !...

Tant que vous travaillez en RAW, vous pouvez utiliser des logiciels pour éliminer —ou minimiser— les aberrations d'objectif les plus évidentes. Si vous travaillez au format JPEG, certains appareils photo disposent d'une fonction de correction du vignettage et des aberrations chromatiques en interne et vous pouvez également vous débarrasser des pires effets de l'aberration chromatique, du vignettage et de la distorsion avec des logiciels mais cela prend plus de temps et c'est plus difficile. L'utilisation du format RAW rend les choses beaucoup plus faciles. Bien sûr, cela ne signifie pas que vos objectifs récupèreront soudainement, comme par magie, les qualités de leurs homologues bien plus chers, mais uniquement que ces manipulations vous aideront à tirer le meilleur parti possible de l'équipement dont vous disposez —ou que vous envisagez d'acquérir—.

Il existe trois types d'aberrations d'objectif que vous pouvez corriger à l'aide d'un logiciel :

→ Distorsion en barillet / en coussinet (chercher ici)
La distorsion en barillet est une caractéristique des objectifs grand angle. L'objectif plie les lignes droites vers l'extérieur. Vous êtes plus susceptible de voir une distorsion en barillet à l'extrémité la plus large des zooms bon marché et des objectifs super zoom. La distorsion en coussinet est l'opposé de la distorsion en barillet et est une caractéristique des téléobjectifs. Les lignes droites sont pliées vers l'intérieur, cet effet est généralement léger et vous ne le remarquerez normalement que si vous photographiez un sujet avec des lignes bien droites, comme un bâtiment par exemple.

→ Aberrations chromatiques (chercher ici)
Les aberrations chromatiques sont les franges colorées le long des bords de fort contraste dans votre image. Elles sont causées par l'incapacité de votre objectif à focaliser toutes les longueurs d'onde de la lumière au même point. Vous pouvez également voir des franges violettes causées par une fuite de charge du capteur de votre appareil photo. NB : en argentique, grâce au fonctionnement du film, on n'avait jamais à déplorer ce problème.

→ Vignettage (chercher ici)
Le vignettage correspond aux bords du cadre qui sont plus sombres que le centre. Aucun objectif n'est exempt de vignettage. Il est plus fort à l'ouverture la plus large du diaphragme et disparaît progressivement lorsque vous fermez le diaphragme. Il y a des cas où le vignettage est/peut être un avantage et vous ne voudrez pas le corriger. Le bon exemple est le portrait —si les bords du cadre sont plus sombres, cela aide à diriger l'œil du spectateur vers le modèle—. Mais il y a des cas où le vignettage est préjudiciable, et il est utile de savoir comment le corriger. De manière générale, il existe deux types de vignettage. L'un est causé par les caractéristiques optiques de votre objectif. C'est celui que vous pouvez corriger en post-traitement. L'autre est causé par l'empilement de filtres ou l'utilisation d'un pare-soleil inapproprié, voire un objectif décentré. Vous ne pouvez rien faire contre ce deuxième type de vignettage en post-traitement —sauf un recadrage—.

Comment effectuer la correction des aberrations de l'objectif ? En utilisant votre logiciel de post-traitement habituel ! Je ne vous ferai aucune démonstration ici, chaque logiciel a sa logique interne, recherchez dans les menus ou le mode d'emploi du logiciel. Inutile de vous acheter Photoshop, CaptureOne, Lightroom ou autre, tous les logiciels vous proposent ces corrections, le logiciel accompagnant votre boîtier le fait très bien, de nombreux logiciels gratuits téléchargeables aussi !...

Reste maintenant à voir en quoi il serait indispensable de corriger toutes les aberrations des objectifs !... Si vous vous baladez sur internet, vous trouverez des milliers d'articles vous expliquant comment créer ces aberrations puisque vous avez été assez bête pour avoir dépensé des fortunes pour acquérir un bijou d'optique !!! Ne nous voilons pas la face, si ces didacticiels sont si nombreux c'est qu'il existe une forte demande ! Alors, expliquez-moi pourquoi dépenser son argent pour devoir travailler pendant des heures afin de bénéficier des faiblesses que votre objectif ne vous offre pas !...

Je ne dis pas qu'une déformation telle ce celle de l'image ci-dessus est enviable pour toutes ses images (à éviter absolument en portrait !), mais avouez qu'il serait dommage de s'en passer dans certains cas !...

Et il n'y a pas que le problème des aberrations qu'il faut considérer ! Plus une optique est qualitative et plus son pouvoir séparateur sera élevé et donc, plus les images seront piquées... Je l'ai déjà dit en parlant de mon Pentax 6x7, monté de son Takumar, je ne peux pas l'utiliser en photo de portrait (!), il donne des images trop nettes (!) et transforme les portraits en images anatomiques !!!... Il faudrait les travailler en post-traitement pour les adoucir !!!

Que l'on aime ou non, une image comme celle présentée ici serait impossible à créer avec un objectif haut de gamme actuel... et même avec un post-traitement lourd (et long), on n'est pas certain d'y parvenir !!! Alors que l'utilisation d'un très vieil objectif, donc de faible qualité pour les normes actuelles, tout se fait sans même y penser !!! D'accord, vous me direz qu'il s'agit d'une photo argentique, mais croyez bien que le film n'est absolument pour rien dans la création de cet effet ! Vous voulez une preuve ? Voyez la suite !...

Voici une image numérique, si, si (!) et c'est bien la qualité du manque de qualité (pour les normes actuelles) d'un objectif très ancien qui fait l'image, même si le choix du sujet est totalement en adéquation avec les caractéristiques de l'optique !... Essayez, même avec un post-traitement lourd (et long), on n'est pas certain de parvenir au même résultat en partant d'une image créée avec un objectif top classe actuel !!!...

Et n'oublions pas les reflets parasites (lens flare en anglais) (chercher ici) ! Les reflets peuvent être un vrai problème en photographie, au point que de nombreux articles ont été écrits sur la façon de prévenir ou d'éliminer les reflets dans l'objectif. Mais il existe de nombreuses situations dans lesquelles vous pouvez utiliser la lumière parasite de manière créative pour améliorer vos photos.

La lumière parasite fait généralement référence à la transformation du soleil sous forme d'étoile, mais les reflets parasites sont également des cercles (ou des polygones ou des courbes autour d'un point lumineux ou des trainées lumineuses) lumineux qui sont des artefacts créés par la lumière qui rebondit sur le pourtour des lentilles et qui sont enregistrés par le support (film ou capteur). La première stratégie pour éviter les reflets d'objectif consiste à utiliser un pare-soleil sur votre objectif, il bloque la lumière entrant dans l'objectif par les côtés. La deuxième stratégie consiste à limiter l'utilisation de filtres devant votre objectif, car un verre supplémentaire, en particulier un verre de mauvaise qualité, peut entraîner plus de reflets. Il y a un débat sur la question de savoir si un filtre UV seul aide à éliminer ou à accentuer les reflets, mais plus le verre est cher, moins il y aura d'effets indésirables.

Il s'agit ici d'une photo argentique mais vous pouvez retrouver la même chose en numérique
—et avec des effets colorés sur les photos couleur—

Les zooms étant constitués de plus d'éléments internes que les objectifs à focale fixe, ils sont potentiellement plus touchés par ce problème d'interférence et créent plus de reflets. Ceci est encore plus important tôt le matin ou en fin d'après-midi (ou l'hiver) lorsque le soleil est plus bas dans le ciel. Les effets de reflets sont souvent plus prononcés à des ouvertures plus petites (comme f/22), car plus l'ouverture est petite et plus la lumière aura un potentiel de dispersion... Outre ces artéfacts, les reflets parasites engendrent une sous-exposition... pensez à compenser si vous ne pouvez les éviter !...

Mais le flare est aussi un excellent moyen de mettre en valeur la luminosité ou la chaleur perçue d'une scène (de nombreux films cinéma montrent —volontairement ou non— ces artéfacts, c'est dire si les objectifs ultra-pros ne sont pas à l'abri !). Comme pour les aberrations, on trouve des tas de techniques de post-traitement pour ajouter une lumière parasite à une image... alors qu'un objectif moins qualitatif vous permet de l'obtenir sans travail supplémentaire...

Certes, mes exemples sont un peu extrêmes mais ils montrent bien l'esprit de cet article. Sans aller jusque-là, un objectif moins qualitatif peut très bien apporter un plus à vos images —même si un objectif de haute qualité peut vous apporter beaucoup mieux pour certains sujets—.

Êtes-vous toujours aussi sûr de vouloir acheter toujours le meilleur et le plus cher ? Ou, serait-ce envisageable pour vous, d'acheter 10 (voire 100) objectifs pour le prix d'un seul ? J'ai donné d'autres exemples d'images dans d'autres articles (traitant de sujets différents), promenez-vous dans mes pages pour les découvrir, avant de vous forger une certitude au sujet des objectifs que vous souhaitez acquérir...

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QUE FAIRE DE LA POUSSIÈRE À L'INTÉRIEUR DES OBJECTIFS ?

L'une des questions les plus fréquentes que se posent les photographes amateurs est de savoir quoi faire de la poussière à l'intérieur d'un objectif ou, plus généralement, s'il y a lieu de s'inquiéter. J'ai donc décidé d'écrire un article sur ce sujet, car la poussière et les taches/traces sont un problème très courant pour les objectifs (eh oui, pas uniquement pour les capteurs numériques !).

Lorsque vous découvrirez de la poussière à l'intérieur de votre tout nouvel objectif —pourtant utilisé que pendant quelques jours— vous allez vous énerver contre votre fournisseur puis vous allez paniquer en cherchant une solution en ligne où vous trouverez plus de questions que de réponses... Alors, pour calmer le jeu —comme d'habitude sur www.thydelor.eu— je ne vous dirai certainement pas « horreur, cet objectif est nul, changez-le immédiatement ! »...

Inspecter l'objectif

Avant de vouloir faire quelque chose avec la poussière interne, encore faut-il savoir s'il y en a ! Non ? Alors, comment savoir si vous avez de la poussière à l'intérieur de votre objectif ? En fait, je devrais reformuler la question en « Quelle quantité de poussière avez-vous à l'intérieur de votre objectif ? » parce que même les objectifs neufs, même ceux de marques prestigieuses, même de prix astronomique, tous contiennent normalement des particules étrangères entre les éléments internes de l'objectif.

Une inspection visuelle rapide de l'avant de l'objectif (lentille externe ou distale) révèle souvent de grosses particules de poussière derrière le premier élément de l'objectif. Assurez-vous simplement que la face externe de la lentille frontale soit soigneusement nettoyée au préalable et que tous les filtres de protection aient été retirés. Regardez dans l'axe optique de l'objectif puis sous différents angles sous une forte lumière et vous pourrez —probablement— voir de la poussière derrière l'élément distal. Maintenant, ma notion de forte lumière est un peu vague, donc voici la meilleure façon de faire :
☻ trouvez une lampe de poche LED très puissante (on en trouve partout et pour pas cher).
☻ détachez l'objectif du boîtier et/ou retirez les capuchons de protection avant et arrière
☻ ouvrez le diaphragme de l'objectif au maximum. Si vous possédez un objectif ancien avec une bague de réglage du diaphragme, il suffit de régler la bague d'ouverture sur la plus petite valeur (qui est la plus grande ouverture) comme f/1,4 ou f/2,8 et vous êtes prêt. Si vous possédez un objectif moderne, vous devrez alors pousser un petit levier métallique pour ouvrir le diaphragme —pour maintenir le diaphragme ouvert vous devrez maintenir la pression sur le levier métallique avec un doigt— OU, dans certains cas, le diaphragme est systématiquement grand ouvert dès que l'objectif est séparé du boîtier. Reportez-vous au mode d'emploi ou regardez à travers l'objectif, vous remarquerez immédiatement s'il existe un petit "trou" (diaphragme plus ou moins fermé) ou non (diaphragme grand ouvert)
☻ une fois que le diaphragme est complètement ouvert, allumez la lampe de poche et pointez-la vers l'arrière de l'objectif (visez la lentille frontale ou distale). Faites cela dans un environnement le plus sombre possible (lumières éteintes).
☻ regardez l'élément avant de l'objectif (lentille frontale ou distale) sous différents angles et vous pourrez estimer la quantité de poussière présente à l'intérieur de l'objectif. Si vous n'avez jamais vu cette poussière sur un objectif déjà ancien, vous la verrez certainement maintenant !!!. Mieux encore, vous pouvez même voir la poussière entre presque tous les éléments internes de l'objectif, car elle devient visible lorsqu'une source de lumière intense traverse l'objectif.
☻ éclairez la lentille frontale, regardez à travers l'autre extrémité de l'objectif sous différents angles.

Maintenant, un mot d'avertissement : comme je l'ai déjà indiqué, ne soyez pas surpris de voir de la poussière même si vous venez juste d'acheter votre objectif. Certaines de ces particules peuvent être de la poussière, d'autres peuvent être de petites bulles et d'autres imperfections du verre. Pourquoi ? Au prix que vous l'avez payé ? Vous l'avez deviné, aucun objectif ne peut être parfait ! Mais pas de panique, chaque objectif que je possède contient de la poussière...

Ça a l'air effrayant, n'est-ce pas ? Mais ça n'a aucune importance (!!!), tous ces objectifs donnent d'excellents résultats —et je suis sûr que cela continuera pendant des années—. Pour ceux qui ont connu les séances de projection de diapositives, vous avez pu observer des objectifs bien plus poussiéreux (!!!) la projection en a-t-elle souffert ? Non, pas du tout !!!...

Comment et pourquoi les objectifs accumulent de la poussière ?

Vous vous demandez probablement comment et pourquoi les objectifs contiennent de la poussière. Chaque fois qu'un objectif fait la mise au point (ou que vous faites la mise au point manuellement) ou qu'il est zoomé (en avant ou en arrière), il « respire », il aspire et il souffle de l'air. Ceci est encore plus vrai avec les zooms à pompe (que l'on nomme ironiquement des pompes-à-vélo). Les objectifs doivent respirer, car les lentilles internes de l'objectif se déplacent constamment à l'intérieur lorsque la mise au point est effectuée et/ou lorsque le zoom agit. Imaginez ce qui se passe avec la pression à l'intérieur d'un récipient souple hermétiquement fermé et non vide. Si vous réduisez son volume, la pression à l'intérieur limitera la réduction à un maximum avant qu'il n'explose. Maintenant, prenez le même concept et appliquez-le aux objectifs. Que se passerait-il s'ils étaient complètement scellées (hermétiques) ? Vous ne pourriez zoomer que très peu avant que l'objectif ne vous oblige à revenir à son état d'équilibre en raison de la pression. Une chose similaire se produirait avec la mise au point. Par conséquent, il n'y a pas d'autre moyen pour les fabricants d'appareils photo de concevoir des objectifs... pour pouvoir utiliser des lentilles mobiles, les objectif doivent pouvoir aspirer et souffler de l'air. Certains objectifs sont meilleurs que d'autres pour gérer les flux d'air, certains objectifs coûteux sont scellés avec des joints qui n'empêchent toutefois pas complètement la poussière de pénétrer dans l'objectif et qui sont censés n'aspirer que l'air contenu dans la chambre du boîtier, les objectifs zooms grand public —moins chers— sont moins bons à cet égard car ils peuvent aspirer plus d'air extérieur et le souffler directement dans la chambre du boîtier (contre le capteur)... Les objectifs à focale fixe sont généralement mieux protégés contre la poussière que les zooms. Cependant, il existe des exceptions, où certains peuvent être pires que certains zooms en termes de gestion de la poussière et de l'humidité.

Enfin, que faire de la poussière dans un objectif ?

Une fois que vous avez repéré la poussière, que devez-vous en faire ? La réponse est très simple : ab-so-lu-ment rien !!!.... Ne vous en faites pas et continuez simplement à utiliser vos objectifs, concentrez-vous sur la création d'images, pas sur la poussière !!!... Comme je l'ai dit plus haut, la présence de poussière dans un objectif est tout à fait normale dans la vraie vie (tout comme la poussière sur le capteur). Même si vous prenez grand soin de votre équipement au quotidien, vous finirez par vous retrouver avec de la poussière dans vos objectifs et appareils photo, c'est —malheureusement— garanti. Vous pouvez minimiser la quantité de poussière qui pénètre dans votre équipement en le stockant correctement et en effectuant un nettoyage et un entretien réguliers (chercher ici), mais vous ne pouvez pas complètement l'empêcher. La poussière est inévitable et elle entre dans l'appareil photo et l'objectif d'une manière ou d'une autre, ne vous flagellez pas !!!.

J'ai déjà parlé de la projection de diapositives, essayez aussi cette expérience : approchez-vous d'une fenêtre sale et regardez à l'extérieur. Lorsque vos yeux se concentrent sur l'extérieur, pouvez-vous voir la poussière ou la saleté sur la vitre ? Non —sauf si les particules de saleté sont énormes— !!!. La même chose se produit à l'intérieur de l'objectif, s'il y a de petites particules de poussière, ce n'est pas grave. Alors prenez une grande inspiration, relax, et arrêtez de vous soucier de la poussière. Le seul cas où vous pourriez avoir besoin de vous retourner vers le fabricant de votre objectif est si vous repérez une particule anormalement grosse —plusieurs millimètres— qui bouge lorsque vous faites tourner l'objectif. Il y a des cas où des particules se détachent à l'intérieur des objectifs, généralement après chute.

Comment enlever la poussière de l'objectif ?

N'essayez en aucun cas d'éliminer vous-même la poussière de l'intérieur des objectifs. Le démontage de votre objectif annulera non seulement la garantie, mais je peux presque garantir que vous ne pourrez jamais le remonter comme il l'était. Si de grandes quantités de poussière affectent fortement vos images —je n'ai jamais vu ça !— et que vous avez un niveau de contraste très faible*, tournez-vous vers un service après-vente de la marque de l'objectif —certains sont plus généralistes— et voyez ce qu'il peut vous proposer et combien cela coûtera. Si vous achetez un objectif neuf, vérifiez-le, la garantie normale de l'objectif n'inclura généralement pas le démontage de l'objectif et le nettoyage de son intérieur, vous devrez donc payer une somme considérable pour ce type de service... Souvenez-vous qu'il vaut mieux acheter un nouvel objectif que d'essayer de réparer un objectif démonté par un non professionnel (!!!) donc, encore une fois, n'essayez jamais de le faire vous-même et ne laissez certainement jamais un non-professionnel essayer de le faire à votre place.
*la poussière est tellement peu un problème que je connais un photographe professionnel qui saupoudre les lentilles externes de ses objectifs de cendres de cigarettes avant de s'en servir pour donner un cachet particulier à ses images...

Peut-on minimiser l'accumulation de poussière (et les champignons) ?

Photographier dans des environnements relativement propres, envelopper son matériel avec un système anti-pluie (par exemple) pour photographier dans des environnements sales, ranger correctement votre équipement dans un endroit frais et sec et en prendre soin en effectuant un nettoyage et un entretien réguliers (chercher ici) est, sinon le seul, au moins un bon moyen de minimiser la quantité de poussière (et de limiter les risques d'attaque de champignons) qui se retrouve sur et dans votre équipement...

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FLASH OU LUMIÈRE CONTINUE ?

La photo c'est la lumière, c'est bien connu. Mais il ne faut pas confondre lumière et éclairage ! La lumière est une valeur physique ondulatoire et corpusculaire, un point c'est tout. L'éclairage est une forme particulière de lumière avec des caractéristiques différentes. Je ne vais pas parler de lumière ici, nous ne faisons pas un cours de physique, nous parlons photographie et, en photographie, l'éclairage engendre des effets dont la lumière est exclue...

LUMIÈRE CONTINUE

Qu'est-ce que la lumière continue ? Quand on parle de lumière continue, il faut différencier deux choses très différentes :

☻ lumière naturelle
Je ne vais pas m'étendre pendant des heures sur la lumière naturelle, tout photographe —même amateur— la connait parfaitement.

☻ lumière artificielle
La lumière artificielle peut être de la lumière au tungstène, de la lumière LED, et, pourquoi pas de la lumière néon. Quoi qu'il en soit, il s'agira de n'importe quelle source de lumière qui reste allumée aussi longtemps que vous le voulez !

→ Avantages de la lumière continue
Ce système vous permet de voir exactement ce que vous obtiendrez sur votre photo avant même le déclenchement ! Avec une lumière continue, même en studio (ou même sur le terrain), lorsque vous allumez la lumière, vous voyez ses effets lorsque vous la déplacez. C'est pourquoi la plupart des gens sont attirés par son utilisation, car elle est ressentie comme beaucoup plus facile à prendre en main et à utiliser.

☻ Facilité d'utilisation
Avec ce type d'éclairage, la mesure de l'exposition est simple. La composition aussi est simple puisque l'on voit en temps réel les effets de la lumière, les zones trop claires, les ombres portées, etc.

☻ Facile à modifier
Avec une monture sur la source de lumière continue, on peut modifier la quantité de lumière. On peut mettre une softbox, un beauty dish (un spot), un coupe flux ou tout ce que l'on veut pour diffuser la lumière. Dans le monde immobile de la nature morte ou du portrait, on utilise un luminaire et on travaille et on modifie la lumière. Dans le monde du cinéma on utilise 20 types de lumière différents pour créer une scène. En photo, même si on peut en utiliser autant (ce n'est pas interdit !), nous entrons dans un monde de lumière qui vous permet d'utiliser juste une ou deux sources et de les modifier pour qu'elles donnent l'apparence d'un autre type de source de lumière. C'est beaucoup plus abordable pour quelqu'un qui veut apprendre à créer et à utiliser des éclairages alambiqués avec une lumière constante.

Si, en lumière naturelle, soit on est dépendant de sa température de couleur, soit il faut utiliser des filtres pour modifier cette température de la couleur en visualisant difficilement le résultat, en lumière artificielle, soit on utilise à son avantage les dérives de couleur —éventuellement— induites par la source, soit on peut créer volontairement une dérive colorée en plaçant des filtres sur la source de lumière de façon à voir sans souci la scène exactement telle qu'elle sera sur l'image finale.

☻ Look cinématographique
Travailler avec une lumière continue donne une sensation cinématographique aux images. C'est également une excellente lumière car on a la possibilité d'utiliser une seule lumière et de travailler dans ces deux mondes. Il donne également la possibilité de capturer du mouvement dans vos portraits. Ainsi, par exemple, si votre mannequin porte une belle robe et que vous souhaitez capturer un mouvement de flou doux dans votre image, vous pouvez le faire en utilisant une lumière continue puisqu'avec elle, on peut utiliser les vitesses que l'on veut.

→ Inconvénients de l'éclairage continu

☻ Puissance réduite
Dans la mesure où ces générateurs ne produisent pas beaucoup de lumière —par rapport aux flashes et stroboscopes—, vous devez utiliser une sensibilité ISO plus élevée lors de la prise de vue. Utiliser une lumière continue en extérieur est vraiment difficile car elle est en concurrence avec le soleil et toutes sortes de sources de lumière ambiante.

☻ Vitesse d'obturation lente
Toujours en raison de la faible puissance de la source lumineuse —par rapport aux flashes et stroboscopes—, vous devez utiliser une vitesse d'obturation lente, donc si le sujet bouge, ne serait-ce qu'un peu, cela créera un flou dans l'image.

☻ Température de couleur
Les sources de lumière continue professionnelles sont conçues pour fournir une température de couleur stable type lumière du jour... il n'y a donc jamais de mauvaise surprise de dérive de couleur... Mais la majorité des amateurs préfère bricoler des systèmes d'éclairage, bien moins chers ! Et là, aucune certitude de la température de couleur... au contraire... selon la source, les dérives de couleurs sont importantes... Un éclairage néon, même si on le voit blanc, en réalité il est vert ! Une ampoule tungstène donnera un éclairage chaud type ambré, un éclairage LED pourra fournir un éclairage chaud ou froid selon le type choisi !... Voyez mon article traitant de la température de couleur (chercher ici)... Si vous faites de la photo noir et blanc, il n'y aura aucun problème mais, en couleur, il faudra corriger la balance des blancs en numérique (le mieux étant de créer un profil de couleur, chercher ici ou corriger en post-traitement)... En argentique couleur, il faudra trouver un filtre qui corrigera les couleurs... ce ne sera pas toujours évident (!) ou corriger en post-traitement dans la chambre noire...

☻ Source d'énergie
Si cela ne pose aucun souci en studio, la gestion de la source d'énergie est compliquée en extérieur car l'éclairage continu a besoin de beaucoup d'énergie —par rapport aux flashes et stroboscopes—.

☻ Chaleur
Si ce n'est pas un problème avec les éclairages LED (ou néon), les ampoules au tungstène ou halogènes génèrent beaucoup de chaleur d'où nécessité de prévoir un système de climatisation. En plus, les risques d'incendie ne sont jamais absents...

FLASHES OU STROBOSCOPES

Que sont les stroboscopes? Les stroboscopes sont simplement un bloc d'alimentation qui délivre un flash qui se synchronise avec votre appareil photo. La plupart des gens commencent avec de petites lumières stroboscopiques, c'est-à-dire une petite lumière que vous mettez sur votre appareil photo (le flash). En studio, on parle plutôt de stroboscopes (qui sont aussi des flashes, mais plus gros et plus puissants) qui sont constitués d'un pack qui génère de la puissance et d'une tête qui donne la lumière du flash. Il existe des monoblocs constitués d'un bloc d'alimentation et d'une tête stroboscopique combinés en une seule unité et il existe des systèmes où une grosse batterie lithium-ion est séparée de la tête.

→ Avantages des flashes et stroboscopes

☻ Figer l'action
On n'a pas à se soucier du flou. Les flashes et stroboscopes sont très rapides, ils peuvent capturer une photo en une micro-fraction de seconde. Même un sujet extrêmement rapide sera arrêté et net !

☻ Plus de puissance
Les flashes et stroboscopes donnent beaucoup plus de puissance que les lumières continues. Ils pourraient même dominer la lumière du soleil si vous les utilisez correctement.

☻ Écrase la lumière ambiante
Même dans une pièce complètement inondée de lumière extérieure, et même en extérieur, vous pouvez écraser la lumière ambiante et transformer tout lieu en pièce sombre pour créer totalement une atmosphère. Les flashes et stroboscopes puissants permettent de se débarrasser de la lumière ambiante avec une vitesse d'obturation élevée en toute circonstance. Cette méthode d'éclairage s'appelle la boîte noire (black box en anglais) et s'utilise pour éviter que la lumière extérieure n'affecte les prises de vue.

☻ Solutions faciles de batterie
Les lumières stroboscopiques fonctionnent avec des piles/batteries au lithium, ce qui est beaucoup plus abordable. Contrairement aux lumières LED avec lesquelles vous payez la batterie et la lumière séparément, ce qui finit par vous coûter un bras.

☻ Facile à modifier
Ces lumières sont très faciles à modifier. Avec des supports on peut facilement adapter ses lumières. Cette possibilité est commune avec les lumières continues mais, il faut bien l'avouer, c'est beaucoup plus facile de travailler la lumière si cette dernière est continue !...

☻ Valeur ISO inférieure
Les flashes et stroboscopes sont si puissants qu'il n'est pas nécessaire d'augmenter la sensibilité ISO de son film ou de son capteur, ceci n'étant pas forcément le cas avec les lumières continues. Cette particularité permet d'obtenir des photos moins granuleuses ou moins bruitées donc une image plus jolie.

☻ Température de couleur
Les flashes et stroboscopes sont conçus pour fournir une température de couleur stable type lumière du jour... il n'y a donc jamais de mauvaise surprise de dérive de couleur...

→ Inconvénients des flashes et stroboscopes

☻ Visualisation impossible
Avec les flashes et stroboscopes, l'éclairage est si bref que l'on n'y voir rien (!!!), vous devez constamment tester pour voir comment votre éclairage affecte l'image... quel gaspillage et quelle perte de temps... Il faut faire des tests (donc des erreurs) pour placer votre lumière au bon endroit. Cela signifie donc qu'il faut prendre une photo, la modifier un peu, puis prendre une autre photo juste pour vous assurer que tout se passe bien. Et cela en numérique (!!!) imaginez la même chose en argentique (!!!) —c'est pour cette raison que l'on utilisait les films instantanés à l'époque des studios argentiques—. Avec le temps, je pense que l'on apprend à régler correctement la lumière mais, avouez que ce n'est pas gagné !... En plus, pour faire des mesures d'exposition, il faut posséder et savoir utiliser un flashmètre...

☻ Nécessite un appareil de synchronisation
Avec toutes les lumières stroboscopiques, vous avez besoin d'un appareil qui vous aidera à synchroniser le stroboscope avec votre boîtier. Avec un petit flash monté sur la griffe du boîtier il n'y a aucun problème... avec un strobo de studio, il faut un système de synchro entre le boîtier et le strobo...

☻ Impossible de synchroniser à plus de 1/200s
Si les petits flashes montés sur le boîtier sont limités à la vitesse de synchro-flash du boîtier, les stroboscopes ne peuvent pas se synchroniser à plus de 1/200 de seconde, sauf si vous avez accès à un mode de synchronisation haute vitesse. Dans ce mode de synchronisation haute vitesse (SHV ou HSS en anglais), la puissance du stroboscope diminue considérablement (d'environ 1/12 de sa lumière nominale).

___
N'oubliez pas qu'une bonne lumière est une bonne lumière, peu importe le système que vous utilisez ! Tant que vous apprenez à comprendre les bases de l'éclairage et que vous configurez correctement vos lumières, vous êtes sur la bonne voie pour devenir un pro de l'éclairage en un rien de temps. N'hésitez pas à tester quitte à avoir des échecs au début !...

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QUAND ET COMMENT UTILISER UN PARE-SOLEIL ?

L'un des accessoires de photographie les plus courants ET le plus négligé ET le moins connu est bien le pare-soleil ! Ce petit morceau de plastique ou de métal qui se fixe à l'avant de l'objectif et qui lui donne un aspect plus professionnel. Mais les pare-soleil sont sans relation avec l'apparence. Pour ne citer qu'un seul avantage —il y en a d'autres—, ils peuvent faire une différence majeure dans la qualité d'image d'une photo. Cet article couvre ce que vous devez savoir sur l'utilisation des pare-soleil pour capturer les meilleures photos possibles.

Pourquoi utiliser un pare-soleil ?

Un pare-soleil se fixe à l'avant de votre objectif et empêche la lumière parasite (chercher ici) de provoquer des reflets sur vos photos. Il aide également à protéger l'objectif contre les dommages si vous heurtez quelque chose. C'est assez impressionnant. En plaçant simplement un accessoire léger sur votre objectif, vous améliorez immédiatement la qualité de votre image et la durabilité de votre objectif !... C'est pourquoi la plupart des photographes utilisent des pare-soleil chaque fois qu'ils le peuvent.

Mais voici la chose la plus importante à savoir : utilisez un pare-soleil autant que possible pour obtenir plus de durabilité et de résistance aux reflets.

→ Il minimise —voire annule— les reflets
Le but principal d'un pare-soleil est de réduire la quantité de lumière parasite (chercher ici) qui apparaît sur une image. Si vous avez déjà pris des photos avec des lumières vives dans votre cadre —en particulier le soleil— il y a de fortes chances que vous ayez déjà vu des reflets parasites. Ou peut-être avez-vous déjà vu des films au cinéma —surtout si l'action se passe dans l'espace— présentant ces problèmes. Bien que la lumière parasite puisse sembler intéressante lorsque vous êtes (censé être) à bord du vaisseau spatial, c'est généralement une chose que vous voudrez éviter dans votre photographie. Malheureusement, le gros problème avec la lumière parasite est qu'elle apparaît parfois même lorsque la source de lumière est en dehors de votre cadre. C'est le type de problème que vous ne voyez peut-être même pas sur le terrain, uniquement repéré à l'ouverture de la photo sur votre ordinateur—. Cela est particulièrement vrai si vous utilisez un filtre de mauvaise qualité ou si votre objectif est doté de traitements anti-reflets moins évolués. Certains objectifs sont plus sujets aux reflets que d'autres. La bonne nouvelle est que les pare-soleil peuvent vous aider MAIS uniquement si la source de lumière est en dehors de votre cadre. Quoi qu'il en soit, même de nuit, pour réduire les reflets sur vos photos, il est judicieux d'utiliser un pare-soleil autant que possible.

→ Les pare-soleil ajoutent du contraste
Les pare-soleil ne permettent pas seulement d'éviter les grandes taches de reflets/de fantômes (chercher ici) et de décoloration. Ils améliorent également le contraste général et les couleurs d'une photo. Personnellement, c'est pourquoi j'utilise presque toujours des pare-soleil.

Utilisés correctement, ils ne nuisent jamais à la qualité de votre image. Cela est vrai même lorsque vous n'êtes pas en plein soleil. Toute source de lumière parasite qui frappe votre lentille frontale peut réduire le contraste d'une image. Si vous utilisez un objectif ancien ou ayant des traitements moins chers, il est particulièrement important d'utiliser un pare-soleil. J'ai commis plusieurs photos délavées dans le passé parce que je n'en utilisais pas. Ne faites pas la même erreur !

→ Ils protègent votre objectif contre les dommages
Outre la qualité de l'image, l'autre but principal d'un pare-soleil est de protéger votre objectif contre les chocs, les rayures, les empreintes digitales et autres sources de dommages sur la lentille frontale. Si jamais vous laissez tomber votre objectif, un pare-soleil ne garantie pas la sauvegarde, mais le peu qu'il fera sera toujours bien mieux que de ne pas en utiliser du tout. Je préfère avoir un pare-soleil fissuré plutôt qu'une lentille avant fissurée !... Personnellement, j'ai cessé d'utiliser des filtres UV (filtres transparents) censés protéger, en m'appuyant uniquement sur le pare-soleil. Je ne dis pas que vous devriez faire de même, certaines personnes ne jurent que par les filtres UV de qualité supérieure, mais c'est une possibilité.

Cela va également au-delà des dommages majeurs. Les pare-soleil aident également à garder les corps étrangers à l'avant de l'objectif de votre appareil photo, ce qui est très utile pour faire des photos sous la pluie ou la neige par exemple. Si je prévois de sortir dans des conditions météorologiques difficiles, je vérifie toujours trois fois et ne quitte jamais la maison sans pare-soleil.

Quand ne pas utiliser de pare-soleil ?

Malgré tout ce que j'ai dit, il existe quelques cas spécifiques dans lesquels vous ne voudrez peut-être pas utiliser de pare-soleil pour votre photographie —ou ne pourrez peut-être pas le faire—. Les trois principales situations sont :
→ Vous voulez créer un effet de lumière sur la photo - cela va de soi
→ L'objectif est destiné à un capteur plus petit que le vôtre et vous capturez une partie du pare-soleil dans vos photos... pas bien !
→ Vous utilisez des filtres ou accessoires sur votre objectif, ce qui vous empêche de fixer un pare-soleil
→ Le pare-soleil accroche le vent et rend vos photos floues même si l'appareil est fixé sur un trépied.

Pour commencer, ce ne sera généralement pas le cas, mais il peut y avoir des moments où votre but sera de capturer des reflets sur une photo. Cela peut donner du caractère à la photo. Dans des cas comme celui-ci, vous voudrez probablement retirer le pare-soleil.

D'autres fois, vous devrez peut-être retirer le pare-soleil pour éviter de l'inclure sur votre photo. C'est le plus souvent le cas lorsque vous utilisez un objectif destiné aux appareils photo à plus petit capteur APS sur un appareil photo Full Frame puisqu'ils seront devenus des grand angles avec un pare-soleil étudié pour une focale plus longue. Certes, cette situation est anecdotique car vous serez confronté à un vignettage énorme de toute façon, mais bon, il fallait le souligner.

Une situation plus courante, lorsque vous utilisez un accessoire d'objectif, tel qu'un filtre ou un flash annulaire, qui peut vous empêcher de fixer un pare-soleil. Si l'accessoire est crucial pour la photo que vous voulez, allez-y et utilisez-le, tant pis pour le pare-soleil, il suffira de réfléchir au cadrage en fonction de la source et de la direction de la lumière... Il y a de fortes chances que vos photos ne soient pas gâchées par les reflets si vous êtes prudent. Personnellement, le type de filtres que j'utilise —filtres carrés— ne me permet pas d'utiliser un pare-soleil. Il existe des systèmes spécialisés —compendium— à clipser sur le porte filtre mais ils sont chers et, en fin de compte, ne sont pas indispensables —avec un peu de réflexion, mes clichés manqués ne sont pas plus nombreux si j'utilise des filtres— ...

Parallèlement à ces trois raisons, certains photographes retirent également leur pare-soleil pour des photographies plus spécialisées. Si vous utilisez le flash intégré à l'appareil photo, il est possible que l'ombre du pare-soleil apparaisse sur vos photos, vous devez donc le retirer. J'ai vu des gens laisser leur pare-soleil à la maison pour économiser un peu de poids et de volume pour les longs voyages en sac à dos, choisissant plutôt de bloquer le soleil avec leur main. Si vous faites des photos dans des conditions venteuses, il est souvent judicieux de retirer le pare-soleil et de minimiser les vibrations de votre matériel. Cela est particulièrement vrai si vous utilisez un téléobjectif. Lorsque vous faites des photos depuis un avion ou un hélicoptère le pare-soleil peut gêner. En macrophotographie, quand la distance objet/objectif est courte, le pare-soleil sera un handicap. Il peut y avoir d'autres cas particuliers, à vous de compléter l'article MAIS hors cas particuliers, utilisez un pare-soleil par défaut...

Pare-soleil tubulaire ou pare-soleil tulipe ?

Les deux principaux types de pare-soleil disponibles aujourd'hui sont les pare-soleil tulipes et les pare-soleil tubulaires. Voici à quoi ils ressemblent :

Les pare-soleil tulipes, également appelés pare-soleil pétales ou pare-soleil fleurs, semblent plus intéressants, mais pourquoi ont-ils cette forme ? La réponse simple est qu'ils sont conçus pour bloquer le moins possible de lumière ambiante. Parce que les capteurs sont rectangulaires, la conception du capot en forme de pétale est idéale, ses encoches laissent autant de place que possible pour les quatre coins d'une image. Du moins, c'est ce que disent les fabricants... à mes débuts en argentique, les films étaient également rectangulaires (ou carrés) et les pare-soleil tulipes n'existaient pas... Cela posait-il des problèmes ? Pas du tout !... Cela dit, vous devez mettre ce type de pare-soleil parfaitement en place, s'il est mal tourné, vous finirez par trouver une zone noire sur votre photo !...

Les pare-soleil tubulaires sont d'une conception plus simple, bien qu'ils ne soient généralement pas aussi efficaces (toujours dixit les fabricants). En effet, un pare-soleil en pétales n'est en réalité qu'un pare-soleil tubulaire avec des extensions pour maximiser sa zone de couverture. De nombreux téléobjectifs utilisent un pare-soleil tubulaire plutôt qu'en tulipe, et ils fonctionnent très bien !!! Utilisez simplement le pare-soleil fourni avec votre objectif, et vous ne serez pas déçu. Si votre objectif n'est pas livré avec un pare-soleil, achetez-en un générique en vérifiant simplement qu'il n'occasionne aucun vignettage... qu'il soit tubulaire ou tulipe n'a aucune importance !...

Notez bien que les pare-soleil des objectifs zooms ne sont adaptés qu'à la plus courte focale de l'objectif (pour la plupart). Sinon, vous captureriez le bord du capot à chaque fois que vous effectuez un zoom arrière. Ainsi, lorsque vous utilisez un zoom, faites attention à l'évasement aux focales plus longues. Vous devrez peut-être bloquer le soleil avec votre main si le pare-soleil ne suffit pas.

Stockage et transport

Lorsque vous voyagez, vous voudrez probablement ranger le pare-soleil de manière à ce qu'il prenne le moins de place possible. Bien qu'ils soient généralement légers, les pare-soleil peuvent être étonnamment volumineux si vous les jetez simplement dans une poche de votre sac photo. Une bonne méthode consiste à retirer tous vos pare-soleil et à les empiler les uns dans les autres. Cela ne fonctionne pas toujours, mais c'est possible avec certains ensembles d'objectifs, et cela rend les choses beaucoup plus compactes. Une autre alternative consiste simplement à inverser le pare-soleil sur votre objectif. Mis à part certains objectifs grand angle dans lesquels le pare-soleil est intégré et inamovible, presque tous les pare-soleil du marché peuvent être inversés pour le transport... Bien que ce soit un peu plus volumineux que l'objectif seul, ce n'est pas mal.

Et si vous n'avez pas de pare-soleil ?

Tous les objectifs ne sont pas équipés d'un pare-soleil. En particulier, de nombreux objectifs de kit n'en possèdent pas, mais ce ne sont pas les seuls !!!... Si c'est le cas pour vous, vaut-il la peine de dépenser de l'argent pour acheter un pare-soleil séparément ? D'une part, le pare-soleil du fabricant de l'objectif peut être étonnamment cher. J'ai vu des pare-soleil de remplacement coûter 1000€ (!!!) il est préférable de ne pas perdre l'original !!!...

Je l'ai déjà dit plus haut, vous pouvez acheter des pare-soleil hors marque pour environ 10€. Ceux-ci peuvent ne pas toujours s'adapter aussi bien à votre objectif, mais le choix est vaste, il y en aura toujours un qui fera le job... Généralement ils fonctionnent parfaitement...

Certaines personnes fabriquent leurs propres pare-soleil en papier ou en carton. C'est certainement l'option la moins chère —mais ne vous attendez pas à ce qu'ils offrent une protection suffisante pour votre lentille frontale—. Il reste le plastique (chercher ici), avec un peu de précision, on peut se fabriquer un pare-soleil presque aussi bon que l'original...

___
J'espère que ce petit article vous a donné une bonne idée du moment et de la façon d'utiliser un pare-soleil. C'est un élément simple, mais le peu d'effort requis pour utiliser un pare-soleil pourrait améliorer considérablement la qualité de vos photos —et peut-être même éviter que votre objectif ne soit endommagé—. Si vous souhaitez approfondir ce sujet, vous devriez lire mon article sur les lumières parasites (chercher ici).

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PEUT-ON ÉVITER DE SE RETROUVER AVEC UN OBJECTIF EMBUÉ ?

Vous est-il déjà arrivé de vivre ces situations ?
• Vous êtes en vacances à la plage. Vous décidez de photographier le lever ou le coucher du soleil, alors vous prenez votre appareil photo dans votre chambre d'hôtel et vous sortez. Vous arrivez à l'endroit idéal pour des photos et en regardant dans le viseur, vous constatez que l'objectif est complètement embué. Vous essuyez la condensation de l'avant de l'objectif, mais elle réapparait instantanément. Chaque fois.
• Vous êtes dans votre voiture et vous apercevez quelque chose que vous voulez photographier. Vous vous arrêtez, vous sautez hors du véhicule, vous préparez le tir et... vous trouvez la même chose. L'objectif est embué et chaque fois que vous l'essuyez, ça recommence tout de suite. Vous manquez l'opportunité.

Cela se produit tout le temps dans les environnements côtiers et/ou tropicaux. Le transfert de l'appareil photo et de l'objectif d'un endroit frais et à faible humidité —comme votre voiture ou votre chambre d'hôtel grâce à la climatisation— directement dans un environnement chaud et à forte humidité provoque la formation de condensation sur l'objectif (ATTENTION : sur les éléments avant et arrière). Ce qui aggrave encore le problème, c'est que ces environnements humides sont justement les endroits où vous aimez partir en vacances/voyages, et c'est là que vous faites le plus de photos. Cela signifie donc que ce problème ruine beaucoup de clichés, de vacances/voyages.

Comment résoudre ce problème ? Eh bien, euh..., comment dire..., une fois que cela se produit, il n'y a pas de solution !... Il y a quelques trucs que vous pouvez essayer —nous en parlerons tout à l'heure—, sinon il vous suffit de continuer à essuyer votre objectif encore et encore en attendant qu'il s'acclimate. Cela peut prendre un certain temps. Parfois, il suffit de quelques minutes pour que les lentilles s'acclimatent et cessent de s'embuer, mais d'autres fois, cela peut prendre jusqu'à plus d'une demi-heure !...

Puisque vous ne pouvez pas résoudre le problème une fois qu'il s'est produit, vous devez l'éviter. Comment faire ça ? Vous devez simplement laisser votre appareil photo et/ou votre objectif s'acclimater avant de tenter de l'utiliser. De toute évidence, vous ne pouvez pas simplement laisser votre sac photo à l'extérieur, vous devrez laisser tout s'acclimater, certes, mais tout en le gardant en sécurité !... Voici quelques conseils pour réduire le temps nécessaire à votre matériel pour s'acclimater à la température et à l'humidité extérieures tout en préservant leur sécurité :

→ Gardez votre matériel à l'extérieur (mais dans un endroit sûr !). Si vous disposez d'une chambre d'hôtel équipée d'un balcon sécurisé, vous pouvez supposer y abandonner votre matériel pour les laisser s'acclimater toute la nuit. Mais ce n'est pas forcément une bonne idée... même en mettant de côté les problèmes de sécurité, l'environnement côtier n'est pas favorable à l'électronique et une exposition prolongée à l'humidité et au sel —et au sable— n'est pas idéale. Cependant, vous pouvez placer l'appareil photo et l'objectif sur le balcon ou dans un autre endroit sûr pendant un moment. Les laisser dehors pendant une demi-heure environ devrait suffire. Si vous vous levez tôt pour photographier un lever de soleil, par exemple, vous pouvez placer votre appareil photo et votre objectif immédiatement après votre réveil et les laisser s'acclimater pendant que vous vous préparez à sortir. Cela leur laissera le temps de s'acclimater, même si vous êtes du genre rapide...

→ Gardez votre matériel photo dans le coffre de votre voiture. Lorsque vous conduisez pour vous rendre à un endroit où vous prévoyez de photographier, gardez votre appareil photo et vos objectifs dans le coffre de votre voiture. Cela les gardera hors de portée de la climatisation et leur permettra de s'acclimater à la température et à l'humidité extérieures. Parfois, cependant, vous voudrez garder votre appareil photo à portée de main au cas où vous tombiez sur une superbe vue. Dans ce cas, coupez la climatisation et abaissez les vitres.

→ Sortez votre matériel du sac photo. Si vous laissez votre appareil photo et votre objectif dans un sac zippé, le processus d'acclimatation prendra beaucoup plus de temps. Le sac photo, même s'il n'est pas étanche, empêchera la circulation de l'air et gardera votre appareil photo et votre objectif entourés d'air frais et sec. À éviter... Au lieu de cela, lorsque vous acclimatez le matériel photo, que ce soit sur le balcon à l'hôtel, dans le coffre de votre voiture ou à un autre endroit, laissez-les à l'extérieur du sac photo.

→ Retirez les capuchons et les filtres. L'endroit où vous risquez d'avoir le plus de problème de condensation est l'avant de votre objectif. C'est donc la partie à laquelle vous devriez consacrer le plus de temps et d'efforts pour l'acclimatation. Pour cela, retirez tous les filtres et capuchons d'objectif qui se trouvent sur vos objectifs. Vous ne voulez pas qu'un filtre UV et/ou un capuchon d'objectif empêche(nt) l'air plus chaud et plus humide d'atteindre la lentille avant de votre objectif —et de l'acclimater aux conditions extérieures—.

→ Gardez un chiffon en microfibres à portée de main. Une fois que la condensation s'est produite, il vous suffit de le sortir jusqu'à ce que votre appareil photo et votre objectif s'acclimatent. En même temps, vous devez régulièrement essuyer l'avant de l'objectif. De cette façon, vous pouvez voir si la condensation va revenir. Si vous ne l'essuyez pas périodiquement, vous ne le saurez pas. De plus, si la situation n'est pas trop grave, vous pouvez essuyer l'objectif, puis faire rapidement une photo ou deux avant que l'objectif ne recommence à s'embuer. Cela fonctionne généralement après un processus d'acclimatation incomplet. Gardez un chiffon en microfibres à portée de main pour ce processus. Si vous n'en avez pas, vous devrez utiliser tout ce qui est disponible pour essuyer votre objectif (!!!) ce n'est pas recommandé mais qui n'a jamais utilisé son T-shirt en coton ? Achetez quelques chiffons en microfibres que vous garderez dans les petites poches de votre sac photo. Vous pouvez aussi en attacher un à la dragonne de votre appareil photo et vous l'aurez toujours à portée de main —ça donne un genre !—. Cela vous évitera également d'avoir à fouiller dans votre sac photo pour en trouver un (ils se cachent toujours au fond dans un coin difficile à atteindre).

→ Corriger le problème en post-production ? Une image avec un brouillard important dû à la condensation est une image bonne à jeter !... Vous ne pourrez pas la sauver !... Si l'image ne présente qu'un léger voile, vous pouvez —peut-être— essayer de faire quelque chose. Ce ne sont en aucun cas des remèdes sûrs, donc ils pourront vous aider en cas mineur de brouillard... sans garantie !... Votre première pensée sera probablement d'augmenter le contraste et la clarté dans votre logiciel. En effet, cela fonctionnera un peu. Une technique légèrement plus puissante consiste à ouvrir la photo dans l'espace colorimétrique LAB et à effectuer une amélioration de base des couleurs LAB. Un effet secondaire heureux de l'amélioration des couleurs étant justement d'éliminer une brume dans l'image. Encore une fois, aucune de ces techniques n'est magique, mais elles peuvent aider.

___
La condensation est définitivement un piège pour les imprudents. Les conditions d'éclairage changent rapidement. Les conditions optimales au lever et au coucher du soleil sont éphémères. Vous ne pouvez pas attendre que la condensation sur votre objectif disparaisse sans rater vos photos. Prenez des mesures préventives pour éviter le problème. Mettez-les en œuvre soit à l'avance, soit pendant votre trajet. Ensuite, assurez-vous d'essuyer régulièrement l'avant de votre objectif, cela vous évitera de manquer des photos lorsque la lumière est optimale...

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COMMENT NE PAS PERDRE SON MATÉRIEL PHOTO ?

Vous savez, tout comme moi, que la photographie est une passion excessivement coûteuse. Le moindre petit accessoire coûte un bras. Qui peut affirmer n'avoir jamais perdu du matériel photo ? Pas forcément un boîtier ou un objectif —bien que—... Ainsi se pose la question de savoir si on ne pourrait pas trouver une technique pour éviter (limiter les risques) de perdre son cher matériel...

Lorsqu'un enfant reçoit un nouveau jouet, il se voit systématiquement gratifié d'un conseil du genre « ne l'emporte pas à l'école sinon tu ne le reverras jamais ». La différence entre un enfant et un photographe est que ce dernier est bien obligé d'emporter ses jouets avec lui pour produire des images... Mais l'idée de perdre notre précieux équipement peut être une expérience terrifiante... En tant que personne normale —qui peut parfois être distraite— j'ai également eu quelques frayeurs par le passé, j'ai même trouvé un jour, en m'installant à une table en terrasse, un boîtier équipé de son objectif oublié sur une chaise (bien sûr, je ne m'en suis pas emparé en m'enfuyant à toutes jambes, mais j'aurais pu !). C'est dire à quel point il est facile de perdre la trace de ses affaires dans le feu de l'action. J'ai réalisé qu'une grande partie de la panique provoquée par l'idée de perdre son équipement provenait simplement du manque de conscience de ce qui se trouve dans sa main —ou ailleurs sur sa personne—. Avec l'expérience on découvre de nouvelles astuces pour éviter de perdre la trace de notre équipement, même lorsque la pression (l'acte de créer) est forte. Voici quelques-unes des choses que j'ai mises en pratique et qui se sont avérées —jusqu'à ce jour— utiles :

→ Organisation !
Si le sac photo est plein de vieilles cartes mémoire, de mouchoirs usagés, de tickets de parking, de paquets de cigarettes vides et que sais-je d'autre, c'est le moment d'envisager cette solution !... La toute première chose à faire étant de vider totalement le sac, de le nettoyer à fond (si, si, c'était un capharnaüm, c'est qu'un nettoyage s'impose !). Ensuite, vous pouvez vous assurer que chaque pièce d'équipement a une position unique et parfaitement désignée. Un étui pour vos cartes mémoire vierges, un autre pour vos cartes mémoire pleines, un pour vos piles/batteries chargées, un autre pour vos piles/batteries déchargées. En supprimant tout encombrement inutile et en organisant votre équipement, vous prenez non seulement d'excellentes mesures préventives pour l'avenir, mais vous deviendrez également un photographe plus réactif et plus efficace...

→ S'inquiéter pour les petites choses
Plus une chose est petite, plus elle peut être facilement perdue. Les vis de trépied font partie de la liste des petits accessoires pourtant cruciaux. À quoi servirait un appareil photo et un trépied sans aucun moyen d'attacher les deux ? Prêtez une attention toute particulière aux petites choses, surtout qu'en photo, tout ce qui est minuscule est vital...

→ Gardez toujours un œil sur vos cartes mémoire/films
Les cartes SD sont petites, les cartes micro SD sont encore plus petites, c'est pourquoi il est préférable de ne pas faire ce que beaucoup font : acheter des µSD et un adaptateur plutôt que des SD pour gagner de la place !!! Vous aurez, en plus, besoin d'une méthode de gestion et de stockage de vos cartes. Je recommande souvent d'utiliser un porte-cartes ou un étui qui peut être conservé dans le sac photo. Vous pouvez même imaginer votre propre système d'organisation, par exemple en utilisant des porte-cartes de couleurs différentes (cartes vierges/cartes pleines) ou en plaçant simplement des cartes pleines côté face et les vierges côté pile (ou vice versa) dans le même porte-carte. L'essentiel à retenir est que si vous perdez votre nouvel appareil photo, ce sera une catastrophe mais il pourra être remplacé... ce ne sera jamais le cas pour vos photos... C'est pourquoi s'occuper de vos fichiers sera au moins aussi important que de s'occuper de votre appareil photo.
Pour les photographes en argentique, le problème est moins aigu mais la gestion des films doit être aussi rigoureuse... mélanger les films vierges et les films exposés n'est pas envisageable pour travailler sérieusement !

→ Ayez un plan de masse de votre sac
Avant tout, faites une photo de votre sac et de tout son contenu. Cette photo sera imprimée et placée dans le sac ou, cette photo sera prise avec votre smartphone et conservée dans votre smartphone. Une fois sur le lieu de votre séance photo, ralentissez votre rythme et enregistrez mentalement ce que vous avez sorti de votre sac. Par exemple, si je tiens mon appareil photo avec un objectif fixe monté, que je porte un zoom en bandoulière et que j'ai les capuchons d'objectif dans la poche, je vais prendre un instantané mental détaillant ce que je transporte (et où), où je me tiens et ce que je fais au moment où je le fais. Le but étant de créer un instantané mental à chaque changement d'endroit et de faire une check list avant de le quitter. Ainsi, si vous perdez quelque chose, vous pouvez faire appel à votre mémoire. Cet état de conscience vous permettra de remarquer que vous avez laissé du matériel derrière vous, ce qui vous donne une meilleure chance de le retrouver avant qu'il ne disparaisse pour de bon... Avant de quitter les lieux, en vous basant sur la photo du contenu du sac, faites-en l'inventaire complet. C'est peu réjouissant mais cela permet de faire des économies non négligeables...

→ Utilisez votre corps comme amarre
Bien que cela soit peu probable, il est toujours possible d'oublier tout son sac !... Le moyen le plus efficace et le moins coûteux d'éviter de perdre votre équipement est simplement d'attacher votre sac à... vous-même. Si vous êtes assis, tirez la sangle de votre sac photo sous votre jambe et accrochez-le sur votre genou, cela vous évitera de le laisser derrière vous lorsque vous vous levez. Plutôt que de laisser votre appareil photo sur une surface plane, laissez-le pendre à la dragonne autour du cou. Moins vous poserez votre matériel, plus vous aurez de chances de le conserver... pensez toujours à l'anecdote de l'introduction : si j'étais malhonnête, j'aurais pu gagner un appareil photo...

→ Entrainez votre mémoire
Si vous vous connaissez distrait lorsque vous travaillez, cette action peut changer la donne. Consacrer quelques minutes à la méditation chaque jour vous aidera à être plus présent pendant que vous photographiez et cela pourrait faire toute la différence. La méditation est connue pour améliorer la concentration et réduire les niveaux de stress, deux des facteurs les plus importants pour protéger ses affaires...

→ Votez pour la paranoïa
Il y a perte et perte !... Vous rencontrerez souvent des curieux pour vous poser des questions sur votre équipement, même s'ils s'intéressent vraiment à la photographie, sans arrière-pensée, ils peuvent également évaluer la valeur de votre équipement pour, plus tard, s'arranger pour vous le faire perdre. Soyez prudent et plus intelligent qu'eux au moment de gérer ces situations...

→ Utilisez un traceur
Ce n'est pas donné, c'est probablement beaucoup pour un amateur, donc je ne ferai que signaler la possibilité, sans m'attarder. Vous pouvez acheter de très petits dispositifs de suivi qui peuvent être placés à l'intérieur de votre sac photo et dans vos étuis pour cartes mémoire pour retrouver votre équipement s'il disparaît ou s'il est égaré. Ces appareils se connectent à une application pour smartphone qui peut faire sonner le tracker ou le localiser sur une carte. Cela nécessitera que vous ayez un smartphone et une connexion internet mobile...

→ Ne comptez pas trop sur autrui
Marquer votre sac et/ou votre matériel avec une étiquette ou un autocollant portant nom/adresse/téléphone/mail est totalement improductif ! Et d'une, vu le prix du matériel, il faut vraiment que ce soit un saint qui trouve votre sac pour vous contacter... et de deux, vous donnez une bonne adresse à cambrioler... si vous êtes ici, vous n'êtes pas chez vous !!!
Éventuellement, vous pouvez vous créer une liste de votre matériel avec les numéros de série et des photos pour déposer une plainte pour vol... mais je ne connais aucun exemple où un photographe amateur a retrouvé son matériel par ce moyen.
Il reste les assurances... mais elles sont chères et remboursent mal (ou pas du tout) le matériel perdu...

___
Voilà tout ce que je puis vous offrir... il ne s'agit pas d'une assurance anti-perte, ce ne sera pas non plus la partie la plus excitante de votre pratique photographique, mais cela réduira certainement les risques de perte...

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ACHETER SON MATÉRIEL SUR INTERNET, MALGRÉ TOUT...

Vous qui connaissez déjà mon site, vous savez ce que je pense de l'achat du matériel photo sur internet (chercher ici)... Mais, vu le prix de ce matériel, il y a beaucoup de lecteurs qui me disent ne pas avoir le choix mais ont peur de se faire avoir... Je vais donc reprendre le minimum à savoir et à faire si, vraiment, vous n'avez pas d'autre choix que d'acheter d'occasion sur internet...

Ce ne sont pas les sites de vente d'occasion qui manquent sur internet, il suffit de taper « achat appareil photo occasion » sur votre moteur de recherche pour vous en convaincre ! Il y a les sites qui recueillent des annonces de professionnels ou de particuliers (les plus connus : eBay, Le bon coin, etc.), les différents marcketplaces qui recueillent généralement des annonces de professionnels, il y a les sites de chaines de matériel photo qui proposent des occasions, il y a les sites de boutiques photo qui proposent des occasions, les sites de constructeurs qui proposent parfois des occasions, etc... Pourquoi je vous dis cela ? Parce qu'en fonction de la philosophie de chaque type de site, les risques d'y acheter du matériel photo augmentent !!!

→ les sites de constructeurs qui proposent parfois des occasions sont généralement ceux qui appliquent les tarifs les plus élevés mais sur lesquels les risques sont les moins importants. Ces marques engagent généralement la réputation de leur nom et proposent donc généralement du matériel contrôlé voire reconditionné. Lisez toutefois minutieusement vos recours éventuels pour l'achat particulier que vous envisagez... il peut y avoir une politique commerciale globale mais avec des particularités moins carrées pour certaines pièces !!!
→ les sites de boutiques photo qui proposent des occasions sont généralement ceux qui appliquent des tarifs élevés mais sur lesquels les risques sont généralement peu importants. Lisez bien —même entre les lignes— les conditions d'utilisations afin de détecter les engagements contractuels du vendeur et mettre à jour jusqu'où il est prêt à se décharger de ses responsabilités en cas de problème... Certains sont prêts à vous accorder des garanties, d'autres vous laissent totalement dans le flou, vous recevez ce que le site vous envoie et au moindre souci, comme par magie, vous n'avez plus le moindre interlocuteur !!!... Préférez les professionnels ayant une réputation sur le marché, ils engagent leur nom et n'aimeraient pas tuer une réputation bâtie en plusieurs décennies !!! Hors ces grands noms, ne croyez pas ce que vous lisez... certains se présentent comme des commerçants ayant pignon sur rue mais si vous vérifiez l'adresse inscrite sur le site, vous pouvez vous retrouver face à un terrain vague ou une maison d'habitation...
→ les sites de chaines de matériel photo qui proposent des occasions sont généralement identiques aux précédents avec les mêmes avantages et les mêmes inconvénients !!!...  
→ les marcketplaces, quels qu'ils soient et quelle que soit la réputation de la marque de grand distributeur reconnu qu'ils arborent, ne sont que des réceptacles d'annonces, ils se déchargent de toute responsabilité en cas de problème ! À vous de vous démener avec le vendeur qui peut se situer n'importe où dans le monde et qui peut être un véritable malfrat...
→ les sites qui recueillent des annonces de professionnels ou de particuliers regroupent dans leurs pages le pire comme le meilleur !... Tellement pire qu'il faut commencer par lire avec beaucoup d'attention les conditions de vente ! Même s'il s'agit de pages de 10km de long (surtout s'il s'agit de pages de 10km de long !!!). Certains notent clairement qu'ils se déchargent de toute responsabilité en cas d'arnaque, d'autres affirment vous assister en cas de besoin et ne font strictement rien et il y en a même qui font mieux : ils disent vous assister mais se contentent d'éjecter le vendeur indélicat de leurs pages et vous laisse seul dans la nature sauf si vous ne payez pas le vendeur pour raison de litige, dans ce cas le site se retournera aussi contre vous (ils ont un pourcentage !)...

Le présent article traitera principalement de cette dernière catégorie de sites de vente d'occasion, car c'est une véritable jungle !!!...

Face aux annonces il peut être difficile d'essayer de déterminer l'état exact d'un article sans mettre la main dessus. Je passerai en revue des conseils pour vous aider à acheter des appareils photo numériques et argentiques sans gaspiller votre argent. Voici uniquement quelques conseils pratiques pour rester intelligent et en sécurité sur ces sites lors de l'achat de votre prochain kit. Nous allons supposer que vous savez déjà exactement quel appareil photo vous avez à cœur d'acheter lorsque vous lisez cet article. Voici comment vous assurez que votre achat est vraiment en très bon état…

Vérifiez attentivement l'annonce
Bien que ce premier conseil puisse sembler évident, de nombreuses personnes ne le font pas. Assurez-vous de lire l'annonce du vendeur de haut en bas. Le vendeur doit clairement expliquer dans quel état se trouve la pièce et quels accessoires sont inclus. Demander aux vendeurs de réitérer ce qui est déjà publié ne fera que prolonger le processus mais permettra de relever des incohérences. Assurez-vous de toujours vérifier les accessoires inclus dans la liste. Ne partez pas du principe qu'un appareil photo comprend le câble d'alimentation, le couvre-objectif, le capuchon de boîtier, etc. Si vous achetez un appareil photo à l'étranger, il est possible que l'appareil n'inclue pas le câble d'alimentation adapté à votre pays. Enfin, notez si la liste indique « Body Only », cela signifie que votre achat n'inclura pas d'objectif et peut-être même pas d'accessoire pourtant indispensable au fonctionnement !... Les accessoires à considérer lors de l'achat d'un appareil photo comprennent une batterie entièrement fonctionnelle, un adaptateur A/C pour votre région, un cordon USB pour la synchronisation, le manuel d'origine et un capuchon de boîtier. Si vous achetez également un objectif, assurez-vous qu'il comprend à la fois les capuchons avant et arrière. N'hésitez pas non plus à demander si toutes les pièces sont d'origine.

Comprendre les conditions de l'article
Parfois, vous pouvez trouver un vendeur décrivant l'état d'un appareil photo comme « Très bon » ou « Excellent ». Le problème avec ces choix de formulation, c'est qu'ils sont trop vagues, il n'y a pas de norme établie. Les seules étiquettes qui s'appliquent réellement à la condition sont « Neuf », « Comme neuf » (ou «Mint» en anglais). Un boitier « Neuf » n'a jamais été utilisé auparavant, tandis qu'un boîtier « Comme neuf » (ou «Mint» en anglais) a été utilisé mais qui a le même aspect que s'il venait juste d'être sorti de sa boîte. Et encore, ça c'est ce qui se passe chez les bisounours !!!...

Consultez la liste pour voir comment chaque vendeur définit sa note. Certains vendeurs publieront un tableau tandis que d'autres ne décriront que l'état de l'appareil photo dans le texte. Si un vendeur ne donne qu'une vague description de l'état et aucun autre détail, il est temps de demander plus d'informations ou mieux, passer à un autre vendeur. Voici quelques questions courantes à poser concernant la qualité cosmétique :
-L'appareil porte-t-il des rayures ?
-Combien de rayures et quelle est la profondeur des rayures ?
-L'appareil porte-t-il des bosses ?
-Combien de bosses et quelle est la profondeur de chaque bosse ?
-Y a-t-il des rayures ou des marques sur l'objectif ?
-Y a-t-il un problème esthétique qui pourrait affecter l'état de fonctionnement de l'appareil photo lui-même ?

Examinez attentivement les photographies complètes de l'appareil sous tous les angles
S'il n'existe pas de photo, changez de vendeur.
S'il est impossible de zoomer les photos, changez de vendeur.
Reste le risque de se voir présenter des photos qui ne correspondent pas du tout à ce qui vous sera envoyé !!!

Vérifiez le nombre de déclenchements (numérique uniquement)
Le nombre de déclenchements est le nombre de fois que votre appareil photo a déclenché son obturateur. Chaque appareil a une durée de vie différente. Les vendeurs peuvent parfois afficher le nombre de déclenchements, mais ce n'est généralement pas le cas (!!!) si une pièce vous intéresse, vous devrez peut-être demander ce nombre. Si on vous oppose un refus ou une excuse du type « avec cet appareil il est impossible de le savoir », changez de vendeur... il y a un loup !!! Sachez qu'à l'exception des boîtiers professionnels super haut de gamme, un obturateur meurt entre 50.000 et 100.000 déclenchements. En général, c'est mon avis personnel, pas une règle, je préfère acheter des appareils photo avec un nombre de déclenchements inférieur à 10.000... beaucoup moins si vous êtes de ceux qui tirent beaucoup ! Il s'agit généralement d'un nombre qui garantit une durée de vie décente au boîtier. Il n'y a rien de mal à acheter un appareil photo avec plus de déclenchements, assurez-vous simplement de prendre en considération la fréquence à laquelle vous photographiez et donc la durée de vie espérée de votre achat...

Vérifiez la présence et l'intégrité des systèmes d'occultation du dos (argentique uniquement)
Les boîtiers argentiques comprennent généralement un matériau spongieux ou en caoutchouc pour garantir que la lumière extérieure n'atteigne pas l'intérieur du boîtier et n'affecte le film (parfois il ne s'agit que de chicanes). Cependant, avec le temps, ces joints peuvent se briser et se détériorer. Il est impératif de demander au vendeur si les scellés sont intacts ou s'ils commencent à se désagréger. Heureusement, vous pouvez facilement remplacer ces joints d'étanchéité en vous rendant dans un magasin local pour acheter des bandes de feutre ou de mousse facilement disponibles. Si vous ne trouvez pas les joints originaux, vous pouvez bricoler un système, d'ailleurs je vous ai donné une idée de bricolage (chercher ici).

Vérifiez la qualité du viseur
Que votre appareil photo soit numérique ou argentique, assurez-vous que le viseur est clair et centré. Lors de l'achat d'appareils photo numériques avec des viseurs électroniques, cela devient moins un problème. Cependant, si vous achetez un reflex numérique ou un reflex avec un viseur optique, demandez au vendeur la clarté du viseur et des miroirs. En règle générale, les viseurs des appareils reflex sont en bon état, mais ce n'est pas une mauvaise idée de vérifier. Si vous achetez un télémètre, cette question devient beaucoup plus importante car de nombreux viseurs d'appareils photo plus anciens ont tendance à s'obscurcir avec le temps. En plus, un télémètre peut se désaxer et ainsi ne plus permettre d'obtenir une image nette... Si vous recherchez un ancien appareil photo télémétrique ancien, renseignez-vous sur le viseur... parfois, il peut y avoir une brume jaune ou un champignon qui s'y est développé - assurez-vous que ces caractéristiques indésirables n'accompagnent pas votre achat.

Demandez si l'appareil a été testé récemment
Que vous achetiez un appareil photo numérique ou argentique, assurez-vous que l'appareil a été soigneusement testé. Demandez au vendeur quand il a utilisé l'appareil photo pour la dernière fois. Vous pourriez être surpris du nombre de vendeurs qui disent avoir vérifié l'appareil photo il y a 10 ans, alors ils supposent qu'il doit toujours fonctionner. D'ailleurs, si un vendeur dit qu'il n'est pas sûr de l'état de fonctionnement de l'unité ou si l'unité est «vendue en l'état sans retour», évitez-la à tout prix...
Le processus est encore plus critique avec les anciens appareils mécaniques qui reposent sur des ressorts et autres pièces métalliques qui peuvent rouiller ou se briser au fil des ans. Si l'appareil photo porte un objectif fixe, vérifiez auprès du vendeur si l'appareil photo a été testé à la fois à son ouverture minimale et maximale, et que l'obturateur se déclenche comme il se doit, à toutes les vitesses.

Vérifiez la qualité des optiques incluses
Si votre achat comprend un objectif, assurez-vous que le vendeur indique l'état du verre lui-même. Certains vendeurs décriront l'état du boîtier, mais négligeront de parler de l'objectif. Commencez par vous assurer que l'objectif fonctionne pleinement sur toute sa plage d'ouverture. Si possible, demandez des photos en gros plan du verre. De nombreux vendeurs s'attendent à cette question, donc des photos peuvent déjà être publiées. Il est particulièrement important de regarder les photographies et de demander au vendeur si l'objectif contient ou non des champignons, des rayures ou de la saleté, qui peuvent facilement être vus en braquant une lampe de poche à l'arrière. Pendant que vous y êtes, voyez si le vendeur publie des exemples de photographies prises avec l'objectif. Si vous avez l'intention de monter des filtres, assurez-vous que les filetages du filtre ne sont pas endommagés.

Déterminez si le vendeur est digne de confiance
Voilà où le bas blesse... Les sites web incluent généralement des systèmes d'évaluation qui présentent les interactions précédentes d'un vendeur. Évitez toute personne dont la note du vendeur est inférieure à 95 % ou si c'est la première fois qu'elle met un article en vente. Les notes inférieures et les inscriptions pour la première fois ne sont pas nécessairement mauvaises, mais vous jouez à la roulette russe... Sans compter que rien ni personne ne pourra vous garantir la validité de cette note !!!
___
En conclusion, évitez d'acheter sur internet, un appareil photo (et un objectif) ne peut pas être jugé si on ne l'a pas entre les mains pour le tester !... Mais si vous n'avez pas le choix, j'espère que cet article pourra vous aider...

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QUE MONTRE VOTRE VISEUR ET COMMENT GÉRER ?

Nous allons nous intéresser aujourd'hui à un sujet que la majorité des nouveaux amateurs n'a jamais envisagé : que peut-on bien visualiser en plaçant l'œil devant l'oculaire de son appareil photo ? En effet, il semble évident que pour pouvoir convenablement composer ses photos il faut que le viseur nous montre exactement ce qui sera contenu sur l'image une fois que l'obturateur aura fait son travail... et c'est exactement ce qui se produit ! Seulement, il y a encore peu de temps, le viseur ne présentait qu'une fraction du contenu de la future photo !!! Si, si, même avec des reflex numériques haut de gamme !!!

Aujourd'hui tous les boîtiers numériques, quel que soit le type de viseur (reflex —optique—, électronique, mixte, live view) et le type de boîtier (reflex, COI, compact), vous bénéficiez d'une visée à 100%, c'est à dire que votre viseur vous montre exactement ce que l'image représentera.
Mais jusqu'à il y a peu, à moins que vous n'ayez la chance de posséder un reflex numérique très haut de gamme, vous ne pouviez voir à travers le viseur qu'environ 95 à 98% de ce que vous obtiendrez dans votre image. C'était le cas du Canon 5D Mark2 (excusez du peu) entre autres... Il n'est pas si vieux pourtant (2008 à 2012)...
J'aurais pu m'arrêter à la rubrique précédente, mais mon site parle de toutes les photographies et donc aussi de la photographie argentique. En photographie argentique, pendant des décennies, la couverture classique du viseur des reflex (même haut de gamme !) ne correspondait qu'à 85% de ce qu'allait montrer la photo finale.

Notez que de nombreux appareils numériques à viseur optique (principalement des compacts de poche) ne proposaient pas plus... voire moins... C'est pour cette raison qu'ils ont perdu leur viseur et que la visée s'effectue maintenant sur leur écran arrière avec couverture à 100%.
Et ce n'est pas fini !... Les moins évolués des reflex 24x36 argentiques ne proposaient que des viseurs présentant 75% de ce que montreront les photos ! Et cette proportion était fréquente avec les boîtiers moyen format argentiques professionnels !!!

Vous imaginez les problèmes de composition au moment de chasser le moindre élément perturbateur du cadre final ? Et pourtant, cela n'a jamais empêché personne de créer d'extraordinaires photographies ! Il y a donc des pistes pour contourner ce handicap... C'est ce que nous allons envisager ici.

En fait il n'y a que deux pistes :
→ tenir compte de l'environnement immédiat de ce qui est vu dans le viseur. Le simple fait de décaler légèrement votre visée dans les quatre directions pour visualiser mentalement l'ensemble de la scène qui sera fixée dans votre image finale. Certes, c'est un peu lent, mais avec un minimum d'entrainement, cela deviendra une seconde nature et vous oublierez ce handicap technique. —bien sûr je ne parle pas ici des appareils numériques qui proposent une visée en live view qui, elle, couvre toujours 100% de ce qui paraitra sur l'image—.

→ corriger en post-traitement. En argentique, vous composez votre scène dans ce qui est vu dans le viseur et, au tirage sous l'agrandisseur, vous agrandissez un peu plus pour obtenir sur votre feuille exactement votre cadrage à la prise de vue. Sinon, que ce soit en argentique ou en numérique cette fois, vous pouvez toujours recadrer si un élément gênant/perturbateur se glisse dans votre prise de vue...

Donc oui, il est plus confortable de travailler avec un viseur à couverture de 100%, mais si ce n'est pas le cas, n'allez pas vous flageller et n'allez pas changer de boîtier pour quelques petits pourcents de couverture supplémentaire...

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