Accueil
Index général
Contacter le Webmaster
Note de copyright
Particularités & fonctionnement
Vous pouvez participer
Appel aux internautes
Liens
Dernières mises à jour
Le livre d'or
Qui suis-je ?
Mon matériel (chéri)
La page des débutants
Quelques cotes
Ma galerie photographique
Ma carte blanche
Le tableau d'honneur
Historique de l'appareil photographique
La grande histoire de Pentax®
Les appareils photographiques de l'Est
Quelques modes d'emploi introuvables
Un petit « cours » de photographie
L'alphabet russe
Les logos des marques
Des bricolages pour photographes
Les mauvais plans à éviter absolument
Les théories influençant la photographie
Les fiches techniques
Mise au point sur...
Les secrets d'une photographie
Les tests approfondis
Les tests improbables
Quid du M42 ?
La photo vue par la toute jeune génération
Faire ses débuts en photo argentique
Faire ses débuts en photo numérique
Analogique | Numérique - Une alternative
Questions & tuyaux en photo numérique
Quel objectif pour reflex Pentax numérique ?
Un fantasme devenu possible ?
Les foires à la photo - Dénicher des occaz
Un petit tour au laboratoire
Un peu de labo numérique
Choisir son appareil photographique
Quel appareil pour quelle photo ?
Choisir son (ses) objectif (s)
Choisir son statif
Quels accessoires envisager ?
Utiliser / faire revivre les filtres
Vérifier son matériel
Que penser des Kiev et de ceux qui les modifient ?
Acheter un appareil soviétique ?
Qu'est-ce que j'peux faire ? J'sais pas quoi faire !
Les lois d'une nouvelle expérience photographique
De l'acte photographique
Le grand match
Prendre soin de ses appareils photographiques
Où faire réviser/réparer son appareil photo ?
Composition : erreurs fréquentes à éviter plus conseils
Techniques photographiques évoluées
Programmer sa propre évolution photographique
Retrouver l'inspiration photographique
Créer un studio « professionnel » à moindre frais
Projets d'expérimentations
Expériences de paléophotographie
Parlons matériel (pas marque !)
Mes photographes préférés
Quid de la lomographie ?
Dernière minute
Questions / Réponses
1001 trucs à connaître
Et si on essayait de comprendre les photos ?
Et si on essayait l'originalité ?
Et si on s'essayait à la macrophotographie ?
Et si on s'essayait au panoramique ?
Et si on s'essayait à la trichromie ?
Et si on s'essayait à l'autochrome ?
Et si on s'essayait au noir et blanc créatif ?
Et si on se construisait un appareil sténopé ?
Et si on s'essayait au moyen format ?
Et si on s'essayait au grand format ?
Photographier sans lumière ?
Photographier avec un smartphone/une tablette
Photographier avec un compact bas de gamme
Ces petits trucs qui changent tout
La photographie itinérante
Les styles en photographie
La petite histoire d'une photographie
Devenir meilleur photographe
Équipement logiciel de qualité à bas prix !
Que peut-on attendre des logiciels photo ?
Divagations
Peut-on protéger ses créations ?
Le coin des polémiques
Votre labo numérique idéal
Compétences photographiques
Apprendre à voir
Tout, tout, tout, sur l'exposition...
Hommage à FERNAND BIGNON
Lettre ouverte aux (futurs) argentistes
Les photographes sont tous C H A R L I E

Dans cette partie du site www.thydelor.eu, je me suis décidé à reparler d'un sujet que je voulais pourtant absolument éviter... mais puisque je reçois des e-mails qui semblent (pour beaucoup) aller dans ce sens, je vais envisager le matériel. Il est vrai que j'ai une certaine habitude du matériel (en tant que collectionneur surtout) mais je vais essayer de me focaliser sur le matériel actuel (au sens large).

ATTENTION : si vous espérez trouver ici une phrase du type : « Canon c'est top, Nikon c'est naz, Pentax c'est max ! » passez à une autre rubrique de ce site, vous ne trouverez pas ici de réponse à ce genre de questionnement « métaphysique »...

Cette rubrique est en fait complémentaire de la rubrique ici. J'aurais pu intégrer les notions placées ici dans cette autre page mais l'esprit est un peu différent... Il est donc préférable de lire les deux pages...

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.


ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu
Qu'en est-il des marques ? Oui, mais le matériel c'est important en photographie ! Non ?
Il est préférable de posséder un reflex pour faire de bonnes photos, non ? Mais alors, quel matériel choisir ?
Mais franchement, viseur optique ou viseur électronique ? Choisir un reflex sans se tromper
Sans rire, combien d'objectifs pour mon système ? Zoom ou pas zoom ?
Objectif, objectif, est-ce que j'ai une tête
d'objectif ?
Marques, dois-je me démarquer ?
Apprendre son boîtier, étape primordiale ! Apprendre ses objectifs, étape priordiale !
Bon, au final, film ou numérique ? La vengeance des « culs de bouteille »
Dans le fond, les tests de matériel ça apporte quoi ? Pourquoi les photographes sont-ils si tribaux ?
Il serait temps d'acheter un nouveau matériel... Pas sûr ! Les caractéristiques de nos objectifs
Vous venez d'acquérir un nouvel appareil, n'oubliez pas ceci ! Le flash intégré au boîtier est-il utilisable ?
Vive le 50mm ! Focales ? Un complément indispensable !
Mieux connaître et maîtriser son objectif de kit Peut-on envisager l'achat d'objectifs alternatifs moins chers ?
Les principaux mensonges de votre boîtier numérique Comment nettoyer ses objectifs ?


QU'EN EST-IL DES MARQUES ?

Pour en parler une fois pour toutes et clore DÉFINITIVEMENT LE SUJET, voici ce que j'ai pu trouver sur le net. Bien sûr j'ai pris ça pour de l'humour, mais je ne suis pas certain que cela était de l'humour pour tout le monde : http://www.youtube.com/watch?v=H_H8TOKcfjg... Tout le monde ne parle pas l'anglais, c'est bien dommage car une traduction des paroles est quasiment impossible (trop de sous-entendus) et surtout des paroles un peu limites pour mon site grand public... Mais une vision moderne de Roméo et Juliette (un peu hard toutefois) où l'amour est impossible pour cause de divergences profondes (!!!)... Les Canonistes qui ne peuvent pas regarder les Nikonistes, les Nikonistes qui n’arrivent pas à parler aux Canonistes ! Avec comme seul espoir, se réunir pour faire une trêve en reconnaissant qu'ils ne sont heureusement, ni l'un ni l'autre... des Pentaxistes...

Sinon, il y a ça : http://www.youtube.com/watch?v=F20JRHFt6jY&feature=related... qui, à mon avis est très emblématique de la situation qui perdure depuis bien trop longtemps... Ici, nul besoin d'être anglophone...

Et moi alors ? : « je m'en f..., je suis Pentax !!! » (ça aussi c'est de l'humour !). D'ailleurs, à ce sujet, si vous alliez jeter un coup d'œil ici...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


OUI, MAIS LE MATÉRIEL C'EST IMPORTANT EN PHOTOGRAPHIE ! NON ?

Prenons un exemple des plus simples :

Si cette image était postée sur un forum, avec une légende du type : « Canon 1D Mark IV + Canon 400mm f/2.8 », on aurait des réactions du type : « Ah oui, avec un tel matériel on peut se permettre des superbes images... moi je ne possède qu'un petit Pentax complètement dépassé avec un minuscule 18-55... malheur ! »

Imaginons maintenant qu'on poste l'image suivante :

Personne ne prendra la peine de lire la légende « Pentax *istDS + Pentax 18-55mm f/3.5-5.6 » ou alors poster des réactions du type « elle est nulle ton image... normal, avec le matériel que tu possèdes, il ne faut pas espérer des miracles !!! »

Bien sûr, vous l'aurez compris, il s'agit bien d'une seule et même image (prise avec un Pentax *istDS + Pentax 18-55mm f/3.5-5.6) qui a été recadrée...

Ce « miracle » n'est en effet possible que pour une publication sur internet, avec une image globale de 6 mégapixels, un tel recadrage ne permettra pas une impression papier...

MAIS, imaginez-vous à proximité de volatiles aussi peureux que des spatz (comme on dit chez moi). Prenez quelques miettes que vos déposerez sur la table, approchez-vous à 1 ou 2 mètres de la table visez la scène avec ce même matériel (Pentax *istDS + Pentax 18-55mm f/3.5-5.6) et restez immobile, je vous garantis qu'en quelques minutes vous aurez le même résultat qu'au dessus, sans recadrage et qui pourra être imprimé en A4 !!! Toujours convaincu que c'est le matériel qui fait la photo ? Non, n'est-ce pas ? Je suis 100% d'accord, c'est ni le boîtier, ni l'objectif mais le photographe qui fait la photo !!!...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


IL EST PRÉFÉRABLE DE POSSÉDER UN REFLEX POUR FAIRE DE BONNES PHOTOS, NON ?

Rendez vous en un lieu touristique où les photographes de tout poil s'agglutinent, laissez courir vos yeux et que repérez-vous immédiatement ? Dans un premier temps, personne ne regardera le sujet de sa visite mais toisera le matériel de ses voisins les plus proches... Il est impossible (semble-t-il) de se lancer dans l'acte photographique si on se trouve à proximité de quelqu'un qui possède du meilleur matériel !... Il faut croire qu'en matière de photographie on est retourné une cinquantaine d'années en arrière, à l'époque où les garçons se devaient de comparer la taille de leur sexe pour se rassurer avant d'uriner !...

De même, on entend beaucoup de choses... Du style : « …Oh quelle belle photo, moi je n ’arrive pas à en faire de telles … ». Jusque là ça va mais ce n'était que le début de la phrase, elle se poursuit systématiquement par : « …mais c’est normal, avec un appareil comme ça, on fait forcément de belles photos… ». Qu'est-ce que cela veut dire ? Si je suis riche, que j'ai les moyens d'acheter un Nikon 800D ou un Canon 5D Mark III (~3000€ sans objectif ! tout de même !), je n'ai même plus besoin de placer l'œil dans le viseur, le miracle se produit, l'appareil fait de superbes photos et j'en tire tous les lauriers ? Bien sûr si la photo est ratée, c'est forcément ma faute puisque l'appareil ne peut fournir que des résultats parfaits ! Si je suis moins riche, que je dois me contenter d'un matériel moyen à simple, il me faudra galérer, réfléchir, tester plusieurs combinaisons de cadrage, d'exposition pour finalement planter systématiquement toutes mes photos ? En effet, si je rate toutes mes photos c'est normal, c'est fait avec un appareil de m... !!! C'est quand même assez singulier non ? Tout est basé sur le matériel, il n'y a plus d'humain derrière !!! C'est fantastique, au temps de l'argentique, qui n'est pourtant pas si lointain, il y avait déjà "l'évaluation" du matériel du voisinage -moins flagrant- mais quand une image était réussie on félicitait le photographe, quand elle était loupée on le charriait et un point c'était tout !...

Il va donc falloir remettre les pendules à l'heure (celle de l'argentique -?-) : quelle est la différence fondamentale (puisqu'il y en a tout de même pas mal !) entre un compact et un reflex ? On ne vise pas à travers l'objectif avec un compact... Et c'est tout !... ET ENCORE !... CE N'EST PLUS TOUT À FAIT AUSSI SIMPLE AUJOURD'HUI !!! On a des compacts sans viseur, soit, mais on voit l'image se former sur l'écran LCD avec une visée à 100% alors qu'il existe des reflex (Canon 5D Mk II ou Nikon 700D, excusez du peu !) qui ne permettent qu'une visée à 98%. On a dit ensuite que les compacts, contrairement aux reflex avaient de petits capteurs, aujourd'hui il existe des compacts avec capteurs APS voir full frame, comme les reflex. On a dit ensuite que les compacts n'avaient pas d'objectifs interchangeables, aujourd'hui, les compacts ont également des objectifs interchangeables !...

Quelle excuse nous restera-t-il maintenant ?

Mais, au juste, qu’est-ce qui fait une bonne photo ?
1) un bon sujet
2) un bon cadrage
3) une bonne exposition

Alors, si on admet que le compact ne donne pas la même qualité d’image (cela reste à prouver avec nombre de compacts !!!), ni une exposition aussi fiable qu’un reflex (cela reste également à prouver avec nombre de compacts), il n’en reste pas moins vrai que si on considère les compacts comme ayant une visée à 100% (certainement moins agréable qu'un viseur optique) il n'existe plus du tout de différence entre les deux mondes !... Donc, si vous loupez vos photos avec votre compact, cherchez pourquoi elle est ratée... Soit c’est le cadrage qui est horrible, soit le sujet inintéressant… c’est de toute façon de votre faute. Maintenant, puisque cela existe malheureusement encore, s’il ne s'agit que d'un problème d'exposition ou de qualité de capteur ou de qualité de fichier, vous devrez envisager de mettre à jour votre matériel, mais cela est très peu probable !!!

De même, si vous possédez le top du top en matière de reflex et que vous réussissez votre photo avec un bon cadrage, un bon sujet et qu'en plus vous avez un œil artistique, vous aurez droit aux félicitations, si vous ne réunissez pas ces conditions mais que l'exposition est parfaite, au mieux on pourra dire que votre appareil est fiable et on pourra le féliciter mais dans ce cas on devra vous blâmer ! Puisque même si l'appareil a des lacunes, vous êtes sensé reprendre la main en corrigeant les mesures du boîtier... La réussite d'une photo sera entièrement dépendante de vous...

Cette image a été prise avec un bridge à petit capteur...

Toujours convaincu que c'est le matériel qui fait la photo ? Non, n'est-ce pas ? Je suis 100% d'accord, c'est ni le boîtier, ni l'objectif mais le photographe qui fait la photo !!!...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


MAIS ALORS, QUEL MATÉRIEL CHOISIR ?

Bein...euuuh... j'en sais rien, en fait !...

J'ai déjà entrevu le problème en réponse à un e-mail ici (allez-y, je ne reprendrai pas les mêmes arguments ici !), je vais essayer d'être un peu plus précis ici !

Le plus important, eh oui, souvent on place ce paramètre en dernière position,... combien votre banquier (ou votre femme ou votre époux, etc...) accepterait que vous mettiez dans cet achat ? On ne cherche pas forcément la même gamme quand on veut/peut mettre 300€ que quand on veut/peut dépenser 3000€... (sauf un chirurgien que j'ai connu et qui était particulièrement près de ses sous qui voulait mon avis sur la façon d'acquérir le meilleur reflex actuel mais sans dépasser un budget de 100€ !!! -incroyable mais vrai !-).

Ensuite, il faut savoir ce que vous voulez en faire. Si vous préférez un compact, un compact à objectif interchangeables, un bridge ou un reflex…

Et même en possession de toutes ces informations, comment savoir quel appareil proposera l'ergonomie qui vous correspond et qui vous satisfera ?

Au mieux, je ne pourrai qu'essayer de vous donner quelques pistes :
-> Première chose à faire, vous poser la question de savoir pourquoi vous avez besoin d’un appareil photo. C'est bête comme question, pourtant c'est primordial ! Si c'est pour faire des « photos de ma famille, de mes amis, de mes vacances » le choix d'un compact (objectif fixe ou non) ou un bridge est le plus sûr. Si à cette catégorie de photos, vous souhaitez ajouter quelque chose comme « des photos plus artistiques (nature, portrait, paysage…etc) voire des recherches », il va falloir vous orienter vers un bridge ou un reflex...
-> Ensuite il faudra savoir ce que vous avez l'intention de porter : entre un compact (objectif fixe) à 50g qu'on peut placer dans une poche et un reflex de 3kg dans un sac qui, vide, pèse déjà 2kg... il y a un monde de différence... Si le poids n’est pas un problème pour vous, pas de souci, il y a un choix quasi infini, si au contraire vous voulez de la légèreté, le choix est beaucoup plus restreint !!!
-> Fort logiquement, après le poids vient la taille : n'espérez pas trouver un hyperzoom sur un appareil ultra plat...
-> Si vous souhaitez faire de la vidéo, en plus de photo, tous les types d'appareils permettent également ce type de prise de vue, depuis le compact à objectif fixe jusqu'au reflex haut de gamme avec capteur full frame. Certains permettent le full HD, d'autres pas, à vous de voir si vos vidéos sont destinées à Internet ou à votre TV HD... Je n'en dirai pas plus car la vidéo ne m'intéresse pas du tout donc je n'y connais rien... il parait que le Canon 5D Mark II (et le Mark III qui arrive) sont des références de la vidéo, mais je n'en sais strictement rien !!!

Le premier problème est donc de se concentrer sur le type d'appareil : compact à objectif fixe, compact à objectifs amovibles, bridge, reflex. J'en ai déjà parlé en profondeur ici. Ensuite, seulement, il faudra définir plus précisément les autres caractéristiques qui répondront à vos besoins :
-> le nombre de pixels : ne vous précipitez pas sur l'appareil qui propose le plus de pixels ! J'en ai déjà parlé à plusieurs reprises sur différentes pages du site, les pixels ne font pas la qualité d’une image, même si leur grand nombre permet quelques avantages, il faut placer ce nombre en relation avec la taille et le type de capteur !... Privilégiez plutôt un appareil avec moins de pixels mais avec un grand capteur et qui fournit de bonnes performances en haute sensibilité. Si vous penchez plus vers un appareil à objectif fixe (compact ou bridge) intéressez vous de très près à l’optique qui doit répondre à vos attentes en matière de luminosité et de qualité de rendu.
-> la taille et le type du capteur : mais avant de parler de taille ou de type, faisons un petit résumé de ce qu'est le capteur, tout le monde pense le savoir mais ce n'est malheureusement pas vraiment le cas. Très souvent, et moi le premier, pour plus de facilité de compréhension, on le compare au film de l'époque argentique. Ce n'est malheureusement pas si simple !... Un capteur est composé d’une matrice de photosites (ce que tout le monde nomme par erreur pixel), qui sont des éléments photosensibles (en fait, un peu comme les grains d'argent dans le film argentique). Quand la lumière traverse un photosite, cela va déclencher la production d'un courant électrique. Cette information est donc totalement analogique, ce n'est qu'ensuite que le processeur va transformer cette information analogique (courant électrique) en données numériques (codage numérique). Le codage numérique permet simplement de créer une "carte" sur laquelle apparaissent les endroits où la lumière à frappé le photosite ainsi que l'intensité de la lumière qui a frappé ce photosite. C'est l'ensemble de ces informations qui vont aboutir à la création de l'image numérique. Malheureusement, le processeur va créer des suites de bits (0 ou 1) selon que la lumière a touché ou non tel photosite. On obtiendra donc une "image" numérique en Noir et Blanc (0/1). Mais les photosites n'étant pas sensible qu'à une seule fréquence lumineuse, grâce à un filtre (dit filtre de Bayer- tout le monde en a déjà entendu parler !- même si depuis les dernières recherches de Fujifilm, il semblerait qu'il soit possible de se passer de ce filtre !!!) composé de carrés aux couleurs primaires (Rouge/Vert/Bleu) on s'arrange pour que les photosites ne soient frappés que par les fréquences lumineuses non arrêtées par les carrés colorés. C’est le logiciel de l’appareil photo qui va recréer les couleurs. Il faut aussi savoir que la taille des photosites est très importante. Car plus le photosite est grand et plus il y aura d’informations pour former l’image. Donc, moins de bruits numériques dans les ombres et une plus grande dynamique.

Résumons les choix dont on dispose :
* capteur Moyen Format (hors de propos pour la plupart d'entre nous !!!)
* capteur Full Frame 24x36mm Reflex Petit Format Haut de Gamme (ET Leica M9 : compact FF)
* capteur APS-H 19,1x28,7mm Reflex Petit Format Haut de Gamme
* capteur APS-C 15,6x23,7mm Reflex Petit Format Expert et Entrée de Gamme et certains bridges et certains compacts
* capteur 2/3" 6,6x8,8mm Compact ou Bridge
* capteur 1/1,8" 5,32x7,18mm Compact
* capteur 1/2,7" 3,96x5,27mm Compact
Si on regarde mon résumé on voit que le capteur FF de 24x36mm est dix fois plus grand qu’un capteur 1/2,7".

Mais quelle est l'influence de cette différence de taille ? Sans rentrer dans les explications théoriques, voilà ce qui se produira :
* la profondeur de champ va être bien plus grande sur un petit capteur que sur un grand capteur. Donc avec un petit capteur, il est quasiment impossible d’obtenir un arrière-plan flou. En contre partie, si l'effet artistique est exclu, l'image nette sur une grande profondeur garantit une "bonne" photo de vacances
* le bruit numérique dans les ombres et la dynamique. Si on considère un Reflex de "base", il possèdera, le plus souvent, un capteur APS-C. Pour 10 millions de pixels, un tel capteur va avoir des photosites de 6,1 microns contre 1,8 microns pour un capteur 1/2,7". Un appareil à dynamique "courte" va avoir tendance à perdre toutes les informations dans les zones claires de l'image, le capteur ne saura pas faire la différence entre un bleu clair et un blanc dans un ciel par exemple (et un ciel blanc en plein été, c'est moche sur une photo !!!). Un appareil avec de grands photosites ne va produire que très peu de bruit (points de couleur) dans les ombres dès que la sensibilité ISO augmente alors que les micro photosites feront un maximum de bruit...

Tout ça pour dire ce que je rabâche déjà dans de nombreuses pages du site : il vaut mieux un appareil photo avec un peu moins de pixels, mais de bons pixels, qu’un appareil avec trop de pixels inutiles... En effet, pour une taille de capteur, il y a un nombre maximum de pixels "efficaces", dépasser ce nombre n'apporte rien de plus (si ce n'est la possibilité de recadrage ou d'impression en grand format), au contraire, on risque de trouver des pertes de résolution car il devient impossible de fabriquer des optiques capables de produire un tel pouvoir séparateur... Et je répète qu'avec 8 Mpxl on peut obtenir une impression A4 extraordinaire et A3 tout à fait acceptable, ce n'est pas certain que vous puissiez obtenir une impression A2 avec un petit capteur et 12 Mpxl !!!

-> Enfin, il faut envisager la qualité de construction, quitte à payer un peu plus cher, ainsi que la fiabilité de votre matériel !...

Pour finaliser votre choix, tournez-vous vers des sites spécialisés reconnus sur internet (de nombreux sites font plus de la publicité que des tests !...), de même, évitez les magazines "spécialisés", il y a quelques temps, ils parlaient de photo et faisaient des tests honnêtes, aujourd'hui, ils se lancent tous dans la surenchère pour pousser les lecteurs à acheter toujours les dernières nouveautés en perdant leur esprit critique au fur et à mesure que les marques les rémunèrent... De même, inutile de vous tourner vers les marchands, ils ne connaissent plus rien d'autre que leur chiffre d'affaire... et ne vous orienteront jamais sur un bon matériel moins cher, au bénéfice d'un appareil en inadéquation totale avec vos besoins mais qui leur rapportera un maximum...

En conclusion, comme je le dis partout : le meilleur appareil sera celui que vous aurez choisi en fonction de vos besoins... personne ne sera en mesure de vous conseiller efficacement, si ce n'est votre jumeau peut-être... Et ne vous laissez pas embringuer par la vague de le frime... moi j'ai un Nikon, moi j'ai un Canon... Moi, j'ai un Pentax... et alors ? Moi j'ai un tartempi_on et il me convient tout à fait...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


MAIS FRANCHEMENT, VISEUR OPTIQUE OU VISEUR ÉLECTRONIQUE ?

Voilà également un sujet "épineux" : il y a, c'est tout naturel, les "pro" et les "anti" ! Le plus grave c'est que je ne me situe plus vraiment !... Je vais donc essayer de faire un pour/contre, à vous de conclure selon votre propre sentiment...

AVANTAGES / INCONVÉNIENTS VISÉE OPTIQUE

Pour
Contre
Visée extrêmement claire Pas forcément couverture 100%
Prisme moyennement lourd si visée Reflex sur pentamiroir Prisme lourd si visée reflex sur pentaprisme
Système très léger si télémétrique Erreur parallaxe sur télémètre
Visée reflétant la réalité Possibles aberrations des couleurs
Dégagement oculaire confortable Visée reflex nécessite un miroir et un mécanisme compliqué d'où risque de panne et limitation de la vitesse des déclenchements en rafale

AVANTAGES / INCONVÉNIENTS VISÉE ÉLECTRONIQUE

Pour
Contre
Affichage en temps réel de la profondeur de champ, de l'exposition, de l'histogramme dans le viseur Le meilleur viseur électronique ne vaut pas le pire viseur optique (définition)
Affichage 100% systématique Gros consommateur d'énergie (si utilisation de l'écran LCD)
Absence de miroir d'où moins de risque de panne et plus de limite de déclenchement en rafale Difficile de viser avec les lumières parasites ET SURTOUT : la fréquence de refraichissement est très basse donc au moindre déplacement du boîtier, la visée devient floue... pendant un certain temps

Et en guise de mot de la fin, personnellement (et ce n'est vraiment pas une référence !) je n'échangerai jamais une visée optique même à 95% de couverture contre toutes les visées électroniques du monde (sauf si ces dernières s'améliorent en définition et en fréquence de rafraichissement)...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


CHOISIR UN REFLEX SANS SE TROMPER

Tout d’abord, comme je l'ai déjà dit plus haut (et ailleurs aussi !), personne ne pourra choisir un appareil à votre place !!!

Comme précédemment, avant même de penser budget, ou autre, la première chose qu’il faut savoir, c’est ce que vous voulez faire de votre appareil... Bien entendu, le budget sera déterminant, mais on ne peut pas prévoir le même budget si on ne souhaite faire que du paysage ou si on veut être polyvalent...

Pour le choix de tout appareil à objectif amovible (le reflex en est un), il faut se souvenir que le choix d'un boîtier doit principalement prendre en compte l'objectif qui le complétera... puisque l'élément le plus important dans la création d'une image est l'objectif, sinon, on peut jouer à faire du sténopé et se contenter d'une qualité "lomographique"... Si vous achetez le "meilleur" reflex du monde (reste encore à définir le mot meilleur dans ce cadre) -disons le plus cher- et que vous lui associez un "cul de bouteille" vos photos seront laides... ou donneront un effet volontairement recherché...

Généralement les gens n'y pensent pas, mais ce sont les optiques qui doivent déterminer la marque de votre futur boîtier (!!!) puisqu'au bout du compte, la facture du parc d'objectif va, et de loin, dépasser celle du boîtier, quel qu'il soit !!! C'est assez ennuyeux, mais se "lancer" dans un système photographique à objectifs amovible sous tend d'accepter de se lier (pour ne pas dire s'emprisonner) à une marque. Les fabricants en sont très conscients, c'est pourquoi, tous les constructeurs décident un jour de modifier leurs boîtiers de manière à les rendre incompatibles avec les optiques plus anciennes (à part Pentax, avec qui on peut encore utiliser sans problème les premiers objectifs à vis...). Et plus votre parc d'objectif va augmenter et plus vous serez prisonnier de la marque... autant dire qu'il ne va pas falloir se tromper ! Excusez de vous mettre la pression !... Pour limiter les risques d'erreur, je vais vous donner quatre pistes de réflexion :
-> regardez autour de vous, si des connaissances possèdent une marque, ils seront en mesure de vous citer les points forts et les points faibles des optiques qu'ils possèdent et vous pourrez même juger des résultats en visionnant leurs photos.
-> scrutez l'importance du choix d'optiques de la marque. Rien de plus frustrant que de se lancer dans une marque qui ne suivra pas le jour où vous souhaiterez un objectif particulier.
-> scrutez l'importance du parc d'objectifs de la marque en occasion qui est encore compatible avec les boîtiers actuels.
-> vérifiez le prix des optiques de la marque, très souvent, suivant les marques, un seul objectif peut valoir 2 à 3 fois le prix du boîtier !... et, croyez moi, à très court terme, vous allez multiplier les optiques...

Pour ce qui est du choix des objectifs et du boîtier, dans la mesure où vous savez vers quel type de photo vous vous destinez, avant de vous lancer dans les dépenses, parcourrez les sites internet sérieux et spécialisés qui fournissent de très bonnes informations et des tests sérieux. Pour mémoire (ce ne sont certainement pas les seuls !) j'aime me référer à dpreview et à photozone. Et ne manquez surtout pas de visiter les sites personnels de photographes professionnels et amateurs qui sont tous pleins de bons tuyaux...

Si vous possédez déjà un "parc" d'objectifs d'une marque et que ces anciennes optiques sont encore compatibles avec les boîtiers d'aujourd'hui, veillez à ne pas choisir un boîtier possédant un capteur avec trop de photosites... Prenons mon cas : je possède d'anciens objectifs Pentax et compatibles (soviétiques ou japonais en monture K ou vis) encore compatibles avec le K5. Ce boîtier possède un capteur APS de 16 Mpxl, mes anciennes optiques seront formidables !... Imaginons que demain Pentax sorte un appareil doté d'un capteur APS avec 21 Mpxl, K3 peut-être (K4 c'est peu probable, car le 4 est un chiffre porte malheur au Japon), il y a de fortes chances que mes anciens objectifs ne soient plus en mesure de fournir des images assez "piquées" puisque les optiques datant de l'ère argentique ont été conçus pour une résolution bien plus petite !... Par contre, si le nouveau boîtier sera un full frame à 21 Mpxl, les optiques anciennes seront toujours aussi géniales !... Paramètre à considérer également !...

J'ai parlé du choix de la marque via les objectifs, mais il est un autre point très important : au sein d'une même marque, quel que soit le boîtier (haut ou bas de gamme), on retrouve toujours la même philosophie de fonctionnement et d'ergonomie. Regardez la conformation de tous les Canon, ils sont tous identiques ; de tous les Nikon, ils sont tous identiques ; de tous les Pentax, ils sont tous identiques. Donc, avant de vous décider, allez dans un grand magasin qui vend de la photo, prenez un appareil de chaque marque en main, faites vous expliquer (en gros) le fonctionnement des fonctions et vous découvrirez rapidement que vous vous sentirez beaucoup plus à l'aise avec la philosophie d'une marque qu'avec celle des autres... Cela paraît secondaire, mais croyez le collectionneur que je suis, il est très difficile de s'habituer à des philosophies différentes et surtout en ce qui concerne les appareils numériques, Pentaxiste dans l'âme, j'ai tout de même craqué pour un Canon, j'adore le Canon mais pour être franc, chaque fois que je l'utilise je regrette la philosophie Pentax !... L’ergonomie d'un appareil est, contrairement à ce qu'on pense au premier abord, un point capital à prendre en compte avant de se lancer dans la constitution d'un système photographique...

Avec ces éléments, vous devriez être en mesure de choisir votre appareil, il ne reste plus qu'à considérer le budget que vous pouvez "investir" dans votre matériel ! Vous pouvez penser à un Canon 1D Mark IV et finir avec un Canon 7D une fois la prise en compte du prix, par contre, vous ne pourrez jamais penser à un Pentax K5 et finir avec un Nikon 7000D même s'ils sont comparables... philosophies trop différentes...

Mais pourquoi avoir pris pour exemple la "glissade" du 1D Mark IV au 7D ? Tout simplement parce que dans une marque (avec une philosophie) donnée, il faudra penser à réserver la plus grande partie du budget à l'objectif... Pour un objectif xxx à 500€ (ce qui est peu), s'il ne vous reste "plus que" 1500€, vous devrez absolument oublier le 1D et vous rabattre sur le 7D (qui n'est pas nul pour autant !!!) J'irai même plus loin : il est préférable d’acheter un boîtier d'entrée de gamme (mon exemple du 7D tombe à l'eau) et un objectif moyen (ou très bon) que de vouloir un reflex haut de gamme et un objectif moyen (ou pas terrible) !!! Ah, bien sûr, la frime qui gère malheureusement la majorité des "photographes" amateurs (guillemets volontaires !), oblige plutôt au contraire... un "gros" boîtier qui se voit bien avec un cul de bouteille qui ne se voit pas, plutôt que le contraire !!! En fait, pour ceux-là la photo finale n'a aucune importance, c'est le « m'as tu vu ? » qui fait tout !...

On arrive au bout du problème... vous connaissez vos besoins, votre marque, votre budget, reste à choisir par élimination parmi les candidats restants en lisse et pour ce faire, il faut revenir à vos besoins : un appareil à 8 images/seconde n'a aucun intérêt en paysage, un full frame n'a aucun intérêt si vous ne souhaitez pas jouer avec les profondeurs de champ ou si vous voulez faire de la photo animalière au long zoom...

Il reste un paramètre que je n'ai pas encore envisagé (car inenvisageable !) mais qui est important dans l'achat d'un appareil photo : la satisfaction... il faut que votre achat vous fasse plaisir, n'allez pas acheter un boîtier bas de gamme (même avec un objectif top) parce que je vous ai expliqué que c'était le mieux à faire... si l'entrée de gamme ne vous convient pas, attendez un mois ou deux et faites vous vraiment plaisir avec un milieu voire un haut de gamme...

Et puis, il y a cette page qui vous aidera grandement, ici.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


SANS RIRE, COMBIEN D'OBJECTIFS POUR MON SYSTÈME ?

Voilà encore un problème récurrent et qui ne touche pas que les débutants, pas mal de photographes de longue date se questionnent encore à ce sujet !... Il est vrai que la question n'est pas simple, c'est la raison pour laquelle je vais vous donner ici mon avis, ainsi que des pistes, mais que je ne me permettrais pas de formaliser un conseil appuyé !

En fait la question est multiple :
- combien d'objectifs
- quel genre
- comment choisir
- à quel prix

Comme je l'ai déjà dit plus haut, l’objectif est la partie la plus importante d’un appareil photo, c'est donc tout naturellement qu'il faut envisager sérieusement ce problème !...

À l'époque (bénie) de l'argentique, un appareil photo était "livré" nu, à chacun de choisir l'optique de première monte. Au mieux (ou au pire) il était livré avec un objectif standard (50mm puisque l'APS-C n'existait pas), parfois excellent, très lumineux à f/1.4 et donc cher, parfois, pour rendre l'appareil plus attractif (point de vue prix), avec un 50mm "sombre" à f/2.8. Mais on avait toujours le choix de préférer des petits zooms trans-standard...

Aujourd'hui, hormis les appareils vraiment "pro" qui sont livrés nus, ils sont tous proposés avec un trans-standard de qualité moyenne qui couvre globalement le 18~55 f/3.5~5.6 pour le format APS-C. Globalement, pour les full frame on reste en boîtier nu.

Pour un débutant (et même un expert), on peut déjà bien travailler avec ce trans-standard "moyen" mais il arrivera bien un jour où le 18mm sera trop long et le 55mm trop court. Donc, spontanément, le photographe se dira : si seulement il pouvait exister un 1~18 et un 55~1000, j'achèterai 2 objectifs de plus et ce sera bon, je couvrirai toute la gamme... Et pourquoi pas demander aussi un zoom 1~1000mm f/1.0 ? Soyons sérieux !!! La continuité et la couverture totale des focales est une envie (voire un besoin) chez quasiment tout le monde... et les fabricants ne se trompent pas en proposant des 55~200mm, et bizarrement rien en grand angle (c'est vrai que les amateurs courent plus après les longues focales qu'après les courtes... qui deviennent capitales bien plus tard dans leur parcours photographique !...).

J'ai également remarqué cette angoisse existentielle (j'exagère à peine) du "trou" dans la gamme focale. J'ai un 18~55, je voudrais plus long mais je ne trouve que du 70~200... ce n'est pas possible !!! Je n'aurais rien entre 55 et 70mm, c'est l'horreur... j'ai choisi la mauvaise marque, il n'y a rien de prévu dans la gamme... C'est cette angoisse qui m'a fait déliré il y a quelques instants sur le 1~1000mm !!! Mais le syndrome est bien plus profond : non seulement il faut couvrir toute la gamme mais rester à ouverture cohérente (d'où le délire du 1~1000mm à f/1 constant !)... Voyons ce que cela donne dans la vraie vie : à moins d'accepter de payer 1.000.000€, pour peu que la technique suive, ce qui n'est pas le cas, et d'accepter de fixer un objectif de 3m de long et de 150kg, jamais vous ne trouverez de zoom 1~1000mm f/1 constant !!! Donc essayons de psychanalyser la gamme de ses focales et l'éventuel "trou".

L'homme est ainsi fait qu'il court en permanence après le progrès et dès qu'il l'obtient, il oublie le principal, utilise le progrès pour devenir bête et fainéant ! Soit, l'invention du zoom est géniale, mais elle a fait oublier les fondamentaux : photographier ne transforme pas un grand sportif en grand handicapé (bien que des grands handicapés soient également des grands sportifs) ! Une différence de focale, dans la vraie vie, ne correspond souvent qu'à une différence de distance photographe-sujet de quelques pas, rarement plus de quelques mètres !... À l'époque bénie de l'argentique, on faisait "tout" avec son 50mm... Les grands photographes des années 1950 n'utilisaient quasiment que des objectifs moyens (45 à 50 mm en 24x36 - 75 à 80mm en 60x60) !!! Et ils sont rentrés dans l'histoire !... Pourtant ils n'avaient pas un trou dans la gamme focale... ils n'avaient pas de gamme focale !!!

Il est vrai qu'il est difficile de croire à ces choses pourtant évidentes, aussi je vous propose de faire un test très bête (et je vous jure que ce n'est pas truqué, d'ailleurs vous pourrez essayer - ou faire essayer par quelqu'un qui possède des focales identiques -) :


Voici 2 images, qu'ont-elles de différent ?

Je ne parle pas de l'exposition, le temps est changeant d'une minute à l'autre ces jours ci (et le réglage manuel n'a pas été modifié). Une déformation un peu plus importante sur celle du haut, une largeur de champ plus large sur celle du haut, une profondeur de champ plus importante sur celle du haut. DONC tous les signes qui permettent de conclure que l'image du haut a été tirée en utilisant un objectif grand angulaire et que celle du bas avec un téléobjectif

Qu'ont-elles d'identique ?

Elles sont nulles, OK, mais ce n'est qu'un exemple ! Mais surtout, la taille du pot de fleur est strictement identique !

Qu'ai-je bien pu faire ? Un pot de fleur sur une table extérieure. J'ai pris mon Pentax K-m (je l'avais sous la main), il était monté avec un 18~55mm f/3.5~5.6. J'ai pris une première image à 18mm (celle du haut), je me suis reculé de 80cm (soit un pas -2 si vous avez des petites jambes-) et j'ai repris la même photo à 55mm !... Conclusion ? Sauf si j'avais souhaité créer une déformation (typique des grands angles), j'aurais très bien pu me "contenter" (le mot est très mal choisi, vous allez comprendre) d'un objectif de 36,5mm (valeur moyenne, donc un 35mm = objectif standard pour l'APS-C) à grande ouverture qui n'aurait pas coûté plus cher et qui m'aurait permis, au prix de quelques centimètres de déplacement, d'avoir beaucoup plus de facilité à travailler en basse lumière et en plus d'avoir la possibilité de jouer sur les flous d'arrière plan, chose impossible avec les caractéristiques de ce petit zoom !...

Il est évident que plus la différence de focale augmente et plus il faudra se déplacer pour obtenir le même résultat, mais cette démonstration souligne bien le fait que :
1) il n'est pas vital de posséder 1.000.000 d'objectifs
2) un "trou" dans la plage focale est sans aucune importance...

Vous pensez qu'il s'agit ici d'un cas particulier ? Allez voir cette autre page ici (en fin d'article).

La question du nombre d'objectif est donc quasiment résolue !... Passons à la problématique du genre d'objectif et de son prix, puisque ces éléments sont intimement imbriqués... Quel objectif privilégier au moment du choix ? J'ai déjà dit, dans l'article précédent, que l’objectif est la partie la plus onéreuse de notre système, il va donc falloir optimiser son choix... Surtout qu’on a rarement l’argent pour s’en offrir plusieurs d’un coup, et que c’est un objet qui, en règle générale, à une durée de vie bien plus longue que celle du boîtier... donc je n'insisterai jamais assez sur le fait de privilégier la qualité ! Un superbe objectif à focale fixe est cher, soit, mais pas plus qu'une collection de zooms de piètre qualité ! Voyons comment peuvent réagir les photographes amateurs (débutants ou experts, il n'y a que quelques années qui séparent les deux groupes) :
-> les débutants, avec l'achat de leur boîtier, font de la photo avec le 18~55mm livré dans le kit de base de tout APS-C, quelle que soit la marque. Cet objectif est léger, polyvalent, agréable, de qualité acceptable mais ils ont très vite envie de compléter les capacités de leur système.
-> les autres (amateur avisé ou expert) veulent évoluer en s'offrant une optique plus "pointue", peut-être en remplacement du 18~55, ou en complément de ce dernier, voire souhaitent s'offrir le "bijou" qui les font fantasmer...

Quelle que soit la catégorie dans laquelle vous vous placez, même s'il y a des différences dans la façon d'appréhender le choix du type d'objectif, il faudra être attentif à ces quelques points fondamentaux :
- n'envisagez l'achat d'un nouvel objectif qu'après être sûr de savoir ce que vous voulez... En cas de doute, testez toutes les focales (avec le matériel d'autrui, bien sûr puisqu'on parle de préparer son propre achat), du plus grand angle au plus long télé, vous verrez que vous vous sentirez inévitablement beaucoup plus à l'aise d'un côté ou de l'autre de la focale "normale". Il est vrai que le débutant aura beaucoup plus de mal à se localiser dans la gamme des focales, mais avec ce genre de test, il s'y retrouvera rapidement...

Les "règles" à suivre sont les mêmes que dans l'article précédent :
- cibler ses besoins
- évaluer un budget
- privilégier la qualité à la quantité
- oublier les "trous" dans la gamme
- s'autoriser une "folie", un achat plaisir fait partie de l'intérêt de l'achat

Et concrètement ?
-> vous souhaitez faire du portrait :
= la plage focale se situera entre 70 et 200mm. Soit vous choisissez un zoom 70~200mm à grande ouverture (point capital en portrait) mais il ne faut pas espérer plus que du f/2.8 et le tarif est très élevé. Soit vous choisissez des focales fixes bien plus lumineuses, le tarif sera un peu moins élevé, un 85mm f/1.4 à f/1.8 est très convenable et accessible financièrement, ou, plus généraliste, un 135mm f/1.8 à f/2 sera un excellent objectif de portrait qui en plus sera un parfait "petit" téléobjectif
-> vous souhaitez la photo sportive ou la chasse photo :
= là il faudra privilégier les longues focales et un zoom est quasiment obligatoire, un bon 100~400mm lumineux sera royal, bien que cher
-> vous souhaitez être généraliste ?
= 3 objectifs, au maximum 4 sont nécessaires. Je vais prendre mon cas (qui n'est pas forcément représentatif !), je viens de passer chez Canon avec mon nouveau 5D Mark II, je me sens "profondément" généraliste, voilà le choix d'objectifs que j'ai privilégié (je ne les ai pas encore tous, mais ça viendra !) :
* un 24mm lumineux (< f/2)
* un 50mm lumineux (f/1.4, je l'ai déjà)
* un 85mm lumineux (En fait j'ai finalement préféré le 100mm macro f/2.8, un peu moins lumineux mais un peu plus long, beaucoup plus piqué -c'est un macro- et... macro 1:1 donc plus généraliste pour à peine plus cher).
* plus tard, peut-être, et encore, ce n'est pas sûr (!!!) un zoom 100~400mm lumineux.
* et pourquoi pas un zoom de "fainéant" passe partout, type 24~105 f/4 (je l'ai déjà)

On parlait de "trou" plus tôt ? avec mon plan, il y a des énormes trous (et même des doublons), et pourtant, je serai un "Canoniste" heureux, sans pour autant abjurer ma Pentaxitude !!! Cela dit, dans le monde Pentax, j'avais plutôt misé sur les zooms : un 10~20mm f/3.5 constant, un 18~55mm (kit) pas mauvais chez Pentax malgré une luminosité très moyenne (f/3.5~5.6), un 50~200mm (kit que je n'utilise jamais, il n'est pas terrible et pas très lumineux !) et un 18~135mm f/3.5-5.6, très moyennement lumineux mais très universel, léger et tropicalisé. Cela ne fait que 3 (enfin 4 mais je ne me sers pas du 4ème) zooms mais que demander de plus ? Les Pentax (actuels) sont des APS-C, je couvre tout de même le 15~200mm sans "trou" avec uniquement 2 objectifs (le 10~20 et le 18~135, le 18~55mm étant réservé quand je veux du super léger et le 55~200 quand j'estime le 135 trop "court", c'est très rare !) mais avec des luminosités moyennes heureusement bien compensées par le K5, génie des hautes sensibilités ISO.

Désolé d'enfoncer le clou, mais souvenez-vous qu'un "trou" de 50mm dans une gamme de focale, ce n'est rien du tout !... J'espère vous avoir convaincu avec mon test du pot de fleur en 18/55mm (même si ça ne fait que 37mm de différence !)... Je répète encore et encore qu'il est préférable d'avoir un gros "trou" avec de très bons objectifs, que d’avoir toutes les focales et se contenter de culs de bouteille...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


ZOOM OU PAS ZOOM ?

Glop ou pas glop comme dit mon fils, la question du zoom est tout aussi hermétique ! C’est un sujet récurrent et personne, à ma connaissance, n'est vraiment d'accord !... En fait, je pense que les arguments sont les mêmes qu'en politique : je vote à gauche donc voilà ce qu'il faut penser, j'achète un zoom donc voilà ce qu'il faut penser, je vote à droite donc voilà ce qu'il faut penser, j'achète des focales fixes donc voilà ce qu'il faut penser (attention ! je ne dis pas que les électeurs de gauche sont "zoom" et que ceux de droite sont "focales fixes" !!!, je n'ai aucune statistique, et en plus, si on possède les deux types d'optiques on n'est pas obligé de voter au centre !!!).

On entend souvent qu'une focale fixe c'est mieux. Qu'en est-il ?
- une focale fixe est optiquement meilleure qu'un zoom
- une focale fixe est plus simple à construire donc moins chère qu'un zoom
- une focale fixe est plus lumineuse qu'un zoom

C'est vrai, mais pas tout à fait ! D'abord, un zoom bien fait vaut mille fois mieux qu'une focale fixe bâclée. Ensuite il ne faut pas comparer les focales fixes comme un groupe homogène et les zooms comme un autre groupe homogène, sinon on retombe dans le cliché décrit dans le premier article de cette page au sujet des marques ... une guerre stérile !... Si on veut faire des comparaisons, il va falloir comparer élément par élément ! Si on compare un zoom, disons 100~500mm f/3.5~6.3 (j'invente !) avec un objectif fixe de 500mm à f/4, ça revient à comparer un objectif "fixe" de 100mm f/3.5 à rien, un objectif "fixe" de 200mm f/4 à rien, etc... jusqu'à un objectif "fixe" de 500mm f/6.3 à un objectif réellement fixe de 500mm f/4 dans ce cas le zoom est totalement "explosé" par le 500 fixe !... Mais on peut préférer, c'est tout à fait licite, avoir 5 objectifs "moyens" en un plutôt qu'un seul bien que meilleur !... Inversement, si on doit comparer un zoom de 10~20mm f/3.5 constant à un objectif fixe de 15mm f/3.5, avec le raisonnement précédent, l'optique fixe est totalement "explosée" par le zoom, puisqu'à ouverture constante, on est en possession d'un ensemble de focales lumineuses d'un côté et d'une seule focale de même luminosité de l'autre côté...

Ensuite vient l'argument du prix. Pour remplacer un zoom 24–70mm f/2,8 (par exemple) il faudra acheter plusieurs focales fixes : un 24mm f/2.8, un 35mm/2.8, un 50mm f/2.8 et un 70mm f/2.8. Bon, le zoom dans ce cas est plus pratique que 4 cailloux séparés... Il est vrai que d'un point de vue prix on est quasiment au même niveau. Par contre, si on trouvait un 24~70mm f/1.4 constant, il n'y aurait pas photo : il vaut mieux acheter 4 focales fixes à f/1.4, ce serait beaucoup moins cher...

Puis vient l'argument de la rapidité (la luminosité !). À ce sujet, à moins de s'amuser à comparer un cul de bouteille à focale fixe à un zoom de qualité, il n'y a pas photo !... Une focale fixe sera toujours moins chère et beaucoup plus lumineuse qu'un zoom même de grande classe !...

Et puis il y a l'argument qu'on n'entend pas très souvent et qui pourtant est capital : une focale fixe très lumineuse permet de travailler dans de meilleures conditions en cas de faible lumière (même avec des capteurs très sensibles !), permet de jouer avec une profondeur de champ très faible et offre (généralement) un bokeh (flou d'arrière plan) de bien meilleure qualité qu'un zoom moins rapide !...

Donc, en me lisant on pourrait penser à un status quo et c'est pratiquement le cas SAUF que si le format APS-C s'adapte parfaitement aux zooms (même plus lents) si le boîtier possède un capteur très sensible, par contre, un capteur full frame s'entendra bien avec des focales fixes rapides du fait de sa capacité à jouer parfaitement sur la profondeur de champs... Mais ça aussi on peut le discuter... c'est mon point de vue en tout cas !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


OBJECTIF, OBJECTIF, EST-CE QUE J'AI UNE TÊTE D'OBJECTIF ?

J'ai beaucoup parlé des objectifs dans les chapitres précédents, j'ai jonglé avec des focales, des millimètres etc, et je me rends compte que je n'ai rien expliqué et qu'un débutant peut se trouver perplexe devant tout ce charabia... Je vais essayer de clarifier un peu les choses. Si après cet article vous avez encore des problèmes, allez voir quelque part par ici ou sur internet...

Les trois familles d'objectif (plus une !) :

La famille des grands angles

On va estimer qu'un grand angle est un objectif de focale inférieure ou égale à 35mm pour un full frame. Il convient de diviser cette valeur par 1,3, 1,5 ou 1,6 pour un APS (ou beaucoup plus si le capteur est encore plus petit !!!). On appelle cette classe "grand angle" à juste titre puisque ces objectifs couvrent un angle de vision large à très large.

Les objectifs grand-angle, de par leur conception, sont affectés de "petits" défauts dont les principaux sont :
-> distorsion en « barillet » c’est une déformation typique de ce genre d’objectif. Le centre de l’image est plus gros que les bords. Cette déformation est très marquée sur les objectifs de moins de 21mm en gros. À titre d'exemple, voici une distorsion en barillet :

Cette photo a été prise à 18mm (Pentax K5 + 18~135mm - brut de boîtier - donc 27mm équivalent 24x36-). Cette déformation n'est pas systématiquement un handicap, elle peut donner du punch à une image ou créer une caricature.
-> aberration de « sphéricité » qui fait que l'image est plus nette au centre qu'en périphérie... Cela dit, un bon objectif corrige suffisamment ce défaut pour qu'il ne soit pas trop évident. Voyez l'image ci-dessus, cette aberration existe mais il faut scruter l'image pour la repérer...
-> vignetage = les coins de la photo sont plus foncés. Tous les objectifs grand angle sont plus ou moins touchés par le problème, mais, comme précédemment, un bon objectif corrigera suffisamment bien le problème pour qu'il soit imperceptible voire inexistant. Voyez à nouveau l'image ci-dessus, le problème est invisible...

En contre partie, ils ont un avantage (qui peut également être un défaut !) : ils offrent une profondeur de champs très importante... quasiment de zéro à l'infini pour les plus courtes focales...

On peut séparer les objectifs "grand angle" en sous catégories comme suit :
-35mm : premier grand angle
-28mm : grand angle par excellence, déformation quasi nulle
-24mm : premier très grand angle, déformations limitées, super champs de vision
-21mm : très grand angle emblématique, couverture 90°, déformations visibles
-17mm : super grand angle, couverture > 100°, déformations importantes
-12mm : hyper grand angle, couverture quasi fish-eye mais plein cadre
-<12mm : fish eye, c'est à dire champs de 180°, bords d'image noirs

N.B. : ces focales sont données pour le full frame, il faut diviser par 1,3, 1,5 ou 1,6 pour obtenir l'équivalent en APS (et beaucoup plus si capteur plus petit !)

L'objectif "standard" ou "normal"

En full frame, le 50mm est la focale "standard" ou "normale". Valeur à diviser par 1,3, 1,5, 1,6 pour le format APS (et plus si le capteur est plus petit). En réalité, l'objectif "normal" est défini comme couvrant un angle de champs correspondant à celui de l'œil humain (1 seul œil !). En théorie, l'objectif "standard" correspond à la diagonale de la surface sensible (film ou capteur), ce qui donne, pour un full frame (24x36) exactement 43mm mais il a été décidé de rapporter la focale à 50mm.

L'objectif "normal" présente toutes les qualités :
-léger
-compact
-lumineux (si on s'en donne la peine !)
-universel
-non déformant
-profondeur de champs assez limitée

En fait, comme toujours, qui dit objectif dit compromis, un objectif sera d'autant plus gros et plus lourd et plus cher qu'il sera rapide (lumineux). À ma connaissance, en 50mm, on trouve des ouvertures allant de f/0.95 à f/2.8. Bon, pour des raisons de tarif (et plus accessoirement de taille et de poids), je vais oublier le f/0.95 qui restera un fantasme pour la majorité d'entre-nous, idem pour le f/1.2. Mais en fait, existe-t-il, dans la vraie vie, une réelle différence entre une optique f/1.0 et une optique f/2.8 ? En réalité, si vous vous souvenez de l'échelle des diaphragmes (voir ici), un objectif f/1.0 est deux fois plus rapide (lumineux) qu'un objectif f/1.4, qui est lui-même quatre fois plus lumineux qu'un objectif f/2.8 ! Reste à évaluer la différence qu'il existe entre un objectif f/1 et un objectif f/1.2 et entre un objectif f/1.2 et un objectif f/1.4. Sachant que le passage de f/1.2 à f/1.0 fait multiplier le prix par 10 (!!!) et encore 10x plus (!!!) pour le passage de f/1.4 à f/1.2, on est en droit de se poser la question de l'intérêt des optiques extrêmes ! De la même manière f/2.0 ne serait-il pas suffisant plutôt qu'acheter du f/1.4 même si ce dernier est deux fois plus rapide ? En fait... le maître mot est toujours compromis ! La différence de prix entre f/1.4 et f/2.0 n'est, à mon goût, pas suffisamment significative pour un rapport de luminosité double !... Donc sans hésitation... pour moi, le meilleur 50mm est le f/1.4. D'ailleurs je ne suis pas le seul à le penser... il suffit de regarder le catalogue des fabricants d'objectifs, ils ont tous un 50mm f/1.4, les f/1.2 sont peu nombreux, les f/1.0 et f/0.95 quasiment inexistants !...

Nombre d'entre nous préfèrent les zooms trans standard pour une question de facilité : tourner une bagues est moins ch... que de faire un pas en avant ou en arrière, mais le meilleur trans standard coûtera facilement 4 fois plus cher que le 50mm tout en étant facilement 2 fois moins lumineux... le choix est vite fait non ?

Reste l'objectif "normal" pour APS : 35mm. Un 35mm est un peu moins rapide qu'un 50 à moins d'y mettre le prix, il a une profondeur de champs plus importante (ça ce n'est pas grave puisque l'APS a également une profondeur de champs plus longue !), cette focale fait moins rêver (les vieux, c'est vrai, pour les autres c'est une focale comme une autre !), mais il est vrai que pour ceux qui ont été bercé à l'argentique, le 50mm est un véritable mythe !...

La famille des télé objectifs

Un télé objectif est un objectif diamétralement opposé à un grand angle. Un est situé au-dessus de la focale "normale", l'autre au-dessous ! Si on doit comparer ces deux familles, on obtiendra avec une exactement le contraire de l'autre, à tout point de vue, avantages et inconvénients...

Généralement, on utilise un télé­objectif pour deux raisons :
- rapprocher le sujet
- limiter la profondeur de champ pour "noyer" l’arrière-plan dans le flou. En effet, la profondeur de champs d'un téléobjectif est aussi courte que celle d'un grand angle est grande...

On parle généralement de téléobjectif pour les objectifs > 70mm (en full frame, il faudra diviser par 1,3, 1,5, 1,6 pour l'APS et beaucoup plus pour les plus petits capteurs) et de super téléobjectif à partir de 200mm.

À quoi servent-ils exactement ? Tout débutant en photo numérique s'est déjà amusé à recadrer une image pour isoler un élément de la composition. Ce recadrage est visuellement intéressant mais empêche souvent l'impression car l'image résultante est trop peu définie pour supporter l'impression... Et bien le télé objectif va recadrer l'image dès la prise de vue, sans perte de pixels et ainsi pouvoir imprimer l'image de la même taille que si elle n'avait pas été recadrée... C'est un peu simpliste, mais c'est tout à fait ça ! Qui dit télé, dans l'esprit des gens c'est "agrandir l'image" alors qu'en fait c'est uniquement "diminuer" l'angle de champs !... Il est vrai qu'on aurait mieux fait de parler de "petit angle" (par opposition à grand angle !).

Le plus gros problème des télé objectifs c’est la luminosité : plus une focale est longue et moins elle est lumineuse, à moins de présenter une lentille frontale de 20 à 30cm, de peser 10 tonnes... et de coûter un œil... C'est pourquoi les vrais super téléobjectifs sont réservés aux professionnels au bord des stades !... On voit toujours ces beaux téléobjectifs blancs de chez Canon, vous êtes-vous déjà demandé leur prix ? Si un "simple" 300mm f/4.0 coûte ~1500-2000€, ce même 300mm f/2.8 passera à ~6000-7000€ !!! alors qu'il n'y a qu'un diaphragme de différence !!! et accessoirement beaucoup plus de surface de verre pointu et de métal (donc encore beaucoup de poids en plus !!!)...

Les hyper téléobjectifs ont toujours fait fantasmer les photographes, comme le Zeiss Ikon de 1200mm (dont je préfère ne même pas connaître le prix à l'époque de sa fabrication, et encore moins maintenant que c'est un élément de collection !!!) ou le 1200mm de chez Canon (même remarque que pour le Zeiss pour le prix !)

Mais je délire... sachez que généralement on n'utilise pas de téléobjectif plus long que 200 à 300mm, ce qui couvre absolument tous les aspects photographiques... Bien sûr je me suis amusé à placer un 500mm Kiev avec doubleur sur mes Pentax (APS) pour obtenir un objectif de 1500mm (!!!) mais en plus du trépied et de la télécommande pour levée anticipée du miroir, je n'ai pas vraiment été scotché par les résultats, ni noyé sous les idées de prise de vue !... J'ai même fait la folie d'acquérir un zoom 650~1300 + doubleur qui permet des focales de ~4200mm sur un APS Canon® (!!!) mais uniquement pour le fun (vous pouvez le découvrir dans mes tests et dans la rubrique traitant des focales).

J'ai parlé des défauts du grand angle, parlons des défauts (qui peuvent aussi être des qualités) du télé objectif :
-j'ai déjà parlé de la courte profondeur de champ qui peut rendre la mise au point difficile surtout si il est peu lumineux
-il a tendance à écraser les différents plans donc créer une image plus "plate"
-il a tendance à présenter des déformations en coussinet
-il a une tendance au vignetage
-il rend indispensable les boîtiers à haute vitesse d'obturation ainsi que le trépied car le moindre micro-mouvement entraîne un flou de bougé, le simple claquement du miroir peut suffire à "flinguer" une photo !!!

Le zoom trans-standard

Aucune particularité, un zoom est un ensemble d'objectifs réunis en un seul (c'est imagé bien sûr !). Si la plus courte focale du zoom est inférieure à la focale "normale" et que sa plus longue focale est plus longue que la focale "normale", on parlera de trans standard... Avec les caractéristiques des focales décrites ci-dessus...


ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


MARQUES DOIS-JE ME DÉMARQUER ?

Voilà encore un sujet épineux puisqu'on touche à nouveau aux marques commerciales ! Mais, bizarrement, cette fois que l'on parle d'objectif, la guerre est moins virulente, comme je disais dans un paragraphe précédent, le moteur des "photographes" amateurs étant ce qui se voit, c'est à dire le boîtier, ils sont moins virulents quand il s'agit du "caillou" (sauf que, quelle que soit la marque choisie, ce sera toujours la meilleure... bien sûr !!!).

Faut-il systématiquement acheter un objectif de la même marque que le boîtier ? Il y a les "oui" et les "non", bien sûr, qui a raison ?

Dans un premier temps, quand on regarde le catalogue de Tamron ou de Sigma qui ne sont pourtant pas des nouveaux venus dans le monde de l'optique, ou de Samyang, le dernier trublion en date, on est effaré de la différence de prix en comparaison des Canon, Nikon, Pentax et autres... Ça fait réfléchir, non ? C'est exactement ce que nous allons faire...

D'abord, pourquoi ces concurrents proposent-t-ils très souvent des objectifs moins chers que les "marques institutionnelles" ? D'abord, je vous ferai remarquer que j'ai dit très souvent et pas systématiquement ! La première réponse qui nous vient est vraiment très simple, peut-être même trop simple, la qualité n'est globalement pas au rendez-vous, tant au point de l'optique pure que de la mécanique ou la finition... Il ne faut pas se leurrer, tout à un coût !... Justement, tout à un coût, l'image de marque aussi ! Sous prétexte de s'appeler Canon, Nikon, Pentax, Leica etc..., même si on propose un objectif "moyen", on peut se permettre d'en demander plus qu'un produit identique provenant d'un indépendant !... C'est comme en ce qui concerne les voitures, Mercedes, Audi et autre BMW ne font pas que des merveilles technologiques mais leurs tarifs eux, sont nec plus ultra !...

Donc, dans un premier temps, il va falloir arrêter son choix sur une focale, sans se poser la question de la marque...

Ensuite, faire la compilation des offres du marché. Supposons que vous soyez équipé d'un Canon 5D qui n'est pas tropicalisé, est-ce vraiment indispensable d'acheter l'objectif Canon série "L" qui, lui, est tropicalisé si, à caractéristiques et résultats identiques, il coûte 1,5 à 2x plus cher que le Sigma ou le Tamron qui n'est pas tropicalisé ? De la même manière, si vous possédez un boîtier tropicalisé (Pentax ou Nikon, comme ça je citerai tout le monde !), avez-vous réellement besoin que vos optiques soient toutes tropicalisées ?...

On entend également souvent que l'USM de Canon est plus rapide que le HSM de Sigma ! Réalité, mystification ? Je suis certain que pour l'utilisateur final, surtout s'il est amateur, il n'y aura aucune différence ressentie, même si des tests scientifiques sont capables de mesurer une différence (si elle existe, bien sûr !).

Ensuite, il faut bien regarder les caractéristiques des objectifs, qu'il s'agisse de Nikon, Pentax, Canon et des autres, toute leur production n'est pas top ! Un Tamron ou Sigma peut être meilleur et pas forcément plus cher (ou à peine plus cher !). Quand je dis caractéristiques, je parle autant du "range" d'un zoom (écart de focales) que de sa luminosité...

Vient ensuite les considérations de finition du matériel. Certainement les Nikon, Canon, Pentax ont des finitions qui vont de convenable à excellent (juste une anecdote sympa : la série "L" de Canon c'est le top car veut dire "Luxe", alors que la série "L" de chez Pentax c'est pas extra puisque ça veut dire "Léger"), mais les indépendants ont la même variation de qualité dans leur gamme, je pense à la gamme "EX" de Sigma...

Enfin il conviendra de tenir compte de la fiabilité de l'objectif, mais là, il faut se tourner vers les sites de tests reconnus sur le net pour tout savoir sur chaque objectif !... Ce n'est pas parce qu'un Tamron est nul que tous les Tamron sont nuls... Ce n'est pas parce qu'un Nikon est top que tous les Nikon sont top... Ce n'est pas parce que Pentax a toujours été le meilleur fournisseur d'optique que tous ses objectifs soient des "*" (étoile = top chez eux) ou "limited" (top pour le numérique)...

Donc tout va dépendre de ce que vous attendez de votre objectif, et, encore une fois de ce que vous envisagez de payer !...

Une expérience personnelle (qui vaut ce qu'elle vaut !) : je souhaitais un zoom grand angle pour mon Pentax K5, je suis donc allé voir monsieur Pentax qui me proposait un 10~17 à ouverture de diaphragme maximale variable pas extraordinaire, dans le même temps, Sigma proposait un 10~20 à ouverture de diaphragme maximale fixe assez lumineux et pas beaucoup plus cher (un peu quand même !)... devinez ce que j'ai acheté ? Le Sigma, bien sûr ! Il n'est pas tropicalisé (le Pentax 10~17 non plus d'ailleurs) mais bon, je ne suis pas un professionnel obligé de travailler par tous les temps !...

C'est donc, en fait, du cas par cas, tel objectif de marque indépendante peut être meilleur que l'équivalent d'une marque "propriétaire", pour tel autre objectif, ça peut être le contraire !...

Je n'ai plus reparlé des Samyang, qui semblent de très bonne qualité avec de très bons résultats, tout simplement parce que s'ils sont compatibles toutes marques (au niveau de la monture) ils sont totalement manuels, tant en diaphragme qu'en mise au point... Autant dire que ça peut refroidir un débutant... pas forcément un pro ou un expert amateur... puisqu'il existe également les exceptionnelles optiques Zeiss qui coûtent un bras et qui sont également totalement manuelles mais qui continuent à faire fantasmer tout le monde vu leur qualité exceptionnelle et les résultats extraordinaires qu'ils apportent... Ensuite, manuel pour manuel, il ne faut pas oublier les "antiquités" d'une qualité incroyable, qu'ils soient d'origine japonaise (Takumar, Pentax ou compatibles) ou soviétiques (KMZ et autres) utilisables en manuel via adaptateur sur toutes les marques numériques actuelles (sauf Nikon ! mais eux peuvent utiliser les optiques Kiev !...)


ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


APPRENDRE SON BOÎTIER, ÉTAPE PRIMORDIALE !

Si je vous dis que tous les appareils photographiques se ressemblent, je ne vous livre pas un scoop ! Comment peut-on construire des choses similaires sous des aspects différents ? C'est comme les automobiles... Il y a des designs un peu différents, mais la base est la même !... Mais cette unicité de forme sous entend-elle que tous les appareils soient les mêmes ? Certainement pas... et je ne parle pas de leurs capacités (de leurs possibilités). En effet, selon l'électronique embarquée, selon les composants utilisés, selon le logiciel intégré (etc...), chaque boîtier sera très différent de ses confrères de la même marque, et, encore plus de ceux des autres marques !... Même si vous possédiez un Nikon Dxxxx depuis des années, le changer pour un Nikon Dyyyy vous obligera à faire une connaissance approfondie de votre nouvelle acquisition, même si, en apparence, les différences n'existent pas, même si les boutons sont placés au même endroit, même si les fonctions sont les mêmes, même si les menus sont les mêmes, il s'agit bien de deux boîtiers différents.

Faire de la photographie c'est louvoyer entre technique et art, c'est bien connu. Mais plus on est du côté technique et plus on est éloigné du côté art. Pour s'adonner avec succès à notre passion il faut connaître la technique par cœur pour pouvoir l'oublier et ne plus se concentrer sur la finalité : l'image. Mais comment prendre ses distances avec la technique si on ne sait pas comment réagit notre boîtier ? C'est facile à dire qu'il faut corriger et contourner les faiblesses de son boîtier si on ne les connaît pas !... Et, malheureusement, l'immense majorité des photographes amateur se lance tête baissée dans la création d'images, sans se poser une seule seconde la question de savoir s'il sait ce qui enregistre sa création... Partant de cette constatation, pourquoi se lamenter ensuite de la piètre qualité de ses images ? Un pilote de rallye sait piloter, il a déjà utilisé plusieurs voitures, croyez-vous qu'il va se lancer tout de suite à fond sur des pistes sinueuses au volant d'une voiture qu'il ne connaît pas ? Non ! Alors pourquoi ne pas appliquer à tout, ce que l'on ne concevrait pas de la part d'un pilote de rallye ?

Apprendre par cœur son boîtier est LA étape importante et incontournable par laquelle il faut passer avant d'espérer réussir de bonnes images plus tard !... Je vais donc vous donner les clés vous permettant d'apprendre votre boîtier avant de partir au petit bonheur la chance espérer découvrir ce qui vous est indispensable.

—> Première point capital : l'étude du mode d'emploi. Attention, je n'ai pas dit « la lecture du mode d'emploi » ! L'étude du mode d'emploi se fait avec dans une main le manuel et, dans l'autre main, le boîtier. Il ne s'agit pas de dire en lisant la table des matières « oh, ça je sais déjà, j'ai déjà eu ce genre de boîtier en mains, je saute au chapitre suivant !  ». Ce serait trop facile, cela voudrait dire qu'une personne comme moi, qui possède au moins un boîtier de chaque genre, serait capable de sauter sur n'importe quel boîtier et en tirer tout de suite le meilleur... alors que c'est tout le contraire ! J'ai appris par cœur tous mes boîtiers et, j'en ai tellement, que chaque fois que je pars en shooting avec un appareil, de relis le mode d'emploi du boîtier utilisé.

Une fois que vous connaitrez par cœur le mode d'emploi, ce ne sera pas terminé pour autant... Il va falloir faire une (ou plusieurs) sorties pour mettre en application, dans toutes les situations possibles et imaginables, tout ce que vous aurez appris. Il faudra renouveler la manœuvre au moins 3 fois et réviser régulièrement.

Et cela ne vous servira qu'à son utilisation, cette étape ne vous suffira pas pour apprendre votre boîtier, il faudra pousser plus loin avec les autres point ci-après.

—> Ensuite, tout aussi capital, il va falloir tester la façon dont le boîtier va analyser et mesurer la lumière afin de comprendre quand et comment il faudra corriger ses mesures !... Pour cela, il n'y a pas 36 solutions : il faudra faire une sortie pour chaque situation lumineuse difficile à analyser :
• d'abord, en éclairage standard, il faudra tester chaque mode de mesure. Même si en théorie chaque mode est commun à tous les boîtiers, dans la réalité ce n'est pas le cas !... Je me souviendrai toute ma vie, mes débuts avec le Minolta X700 (reflex argentique), reflex extraordinaire, fiable s'il en est, qui mesurait en mesure centrale pondérée MAIS avec une zone aveugle en haut de l'image... Ne pas connaître ce détail était se condamner à des difficultés d'exposition pour toute sa vie, surtout que rien n'était précisé dans le mode d'emploi !... Et ce genre de surprise n'est pas à exclure encore aujourd'hui en numérique... De même, la mesure multizones ou mesure évaluative ou mesure matricielle (selon la marque du boîtier) obéit à un algorithme spécifique connu uniquement par le fabricant (et encore, l'algorithme peut varier d'un modèle à l'autre)... donc il est impossible de connaître d'avance les résultats de la mesure de votre modèle... Il faut donc tester pour pouvoir corriger à bon escient.
• vient la nécessité de mettre le posemètre face à LA vraie difficulté : un sujet sombre dans une atmosphère sombre (!!!). Je n'ai encore jamais rencontré un boîtier qui ne se plante pas dans ce cas de figure, tous auront tendance à surexposer plus ou moins... à vous de voir de combien il faudra corriger la mesure pour obtenir de bons résultats.
• exactement la position inverse, un sujet clair dans une atmosphère claire (!!!)... même remarque que précédemment, mais ici on aura une sous exposition.
• autre exercice de style difficile : le contre jour ! Certains algorithmes privilégient les zones claires et abandonnent les zones sombres sans détail, alors que d'autres essayent de déboucher les zones sombres et laissent griller les zones claires. Vous voyez toute l'importance de connaître les réactions du boîtier...

—> Il faut également tester la qualité des images aux différentes valeurs de sensibilité ISO (la plus ou moins bonne maîtrise du bruit). Vous ne pouvez pas compter sur le mode d'emploi qui affirmera une superbe qualité de 100 à 1.000.000 ISO, ni sur les sites internet où chacun donnera un avis qui ne sera valable que pour lui !... Donc à vous de tirer des images à toutes les valeurs ISO et à toutes les luminosités possibles pour repérer la valeur ISO maximale admissible pour vous (forcément différente de celle de votre voisin) dans chaque atmosphère lumineuse analysée (une valeur ISO élevée peut donner d'excellents résultats en faible luminosité MAIS, en luminosité normale, le résultat pourra être très bruité... c'est pourquoi il faut chercher les limites dans tous les cas de figure !!!). Bien sûr, l'évaluation finale ne se fera pas sur l'écran LCD mais sur l'ordinateur avec un affichage à 100%, sinon, même très présent, le bruit sera invisible !...

—> Il faut absolument évaluer les limites d'efficacité de l'autofocus... en effet, une image manquant de netteté sera pire qu'une image bruitée !... Une des plus grandes différences entre les modèles de boîtiers c'est bien l'autofocus. Chaque fabricant envisage différemment l'autofocus. Certains appareils sont conçus pour une mise au point précise sur des sujets en mouvement rapide, d'autres pas du tout. Certains appareils ont plus de collimateurs autofocus que d'autres. Certains appareils utilisent un autofocus à détection de phase, d'autres à détection de contraste, certains utilisent même une combinaison des deux ! Et j'ai déjà montré sur une autre page qu'en fonction du type de détection, la façon d'utiliser le boîtier est diamétralement opposés... Il faut donc être parfaitement au clair avec les capacités de mise au point de votre boîtier !... Bien sûr, l'évaluation finale ne se fera pas sur l'écran LCD mais sur l'ordinateur avec un affichage à 100%, sinon, même très floue, l'image paraîtra nette sur l'écran du boîtier (image rétrécie et écran peu défini !)

—> Un autre point capital sur lequel la quasi totalité des amateurs fait l'impasse : la localisation des boutons et le rôle exact de chaque bouton. Cette connaissance ne semble pas importante alors qu'elle est indispensable !... S'il faut commencer par tourner son boîtier dans tous les sens pour regarder et lire le rôle de chaque bouton avant de commencer à viser son sujet, il y a 99% de chances que votre sujet n'existera plus quand vous serez prêt à faire la photo (sauf nature morte bien sûr). Il faut absolument réussir à trouver exactement le rôle et la localisation exacte de chaque bouton sans jamais décoller l'œil du viseur et sans tâtonner pendant des heures et sans réfléchir pendant des heures...

—> Ce point est un peu moins vital, mais à ne pas négliger pour autant : l'arborescence des menus. Si une fois le boîtier parfaitement configuré à votre main l'accès aux menus est assez réduit, il serait tout de même dommage de perdre des heures en shooting pour aller chercher une fois une commande cachée dans un menu inconnu !...

Il y a bien sûr des tas d'autres choses qu'il faudrait connaître par cœur sur un boîtier, comme la balance des blancs, les différents bracketages, etc... mais cela est moins vital pour débuter... il sera toujours temps de s'y mettre petit à petit...


ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


APPRENDRE SES OBJECTIFS, ÉTAPE PRIMORDIALE !

Nous venons de voir à quel point il est important d'apprendre son boîtier, mais il n'est pas moins important d'apprendre ses objectifs !... Que vous veniez d'en acheter un ou que vous en utilisiez déjà depuis des années, les notions que je vous livrerai ici seront intéressantes à appliquer. Bien sûr, après quelques années d'utilisation, vous pensez connaître vos objectifs, et ce n'est pas faux en soi, mais franchement, le ressenti n'est franchement pas suffisant !...

—> Quelle est la distance minimale de mise au point ? Cela n'est pas uniquement une question de focale ou le fait qu'un objectif soit macro ou non !... Bien sûr, sur les objectifs un peu anciens, il y avait la bague de mise au point graduée qui permettait de se faire une idée approximative de cette distance, mais voilà déjà un certain temps que les fabricants ont décidé de faire l'économie de cette gravure !... Mais, en parallèle avec cette distance mini de mise au point, il est important de définir comment réagit votre objectif aux différences de distances sujet/objectif. Les perspectives sont très différentes selon la focale mais également selon la distance qui vous sépare de votre sujet... Il est donc nécessaire de tester à la distance minimale et de se reculer de proche en proche de façon à découvrir l'influence de l'optique sur la reproduction de votre sujet. Si, en plus, vous souhaitez faire de la macrophotographie et que vous possédez des bonnettes, des inverseurs d'objectif ou des bagues allonge/soufflet, installez ces accessoires et voyez ce que peut donner votre optique en prise de vue macro.
Si l'optique que vous testez est un zoom, refaites la même procédure mais avec chaque valeur focale identifiée sur la bague. Le zoom n'est rien de plus que plusieurs focales réunies en un seul objectif, donc un seul objectif qui réagira très différemment selon la focale réglée.

—> Quelle influence de l'ouverture du diaphragme ? Il faudra tester sur une scène unique votre optique à toutes les valeurs de diaphragme pour voir ce qui vous attend avec votre objectif. Vérifiez la beauté du flou d'arrière plan (bokeh), vérifiez le piqué de l'optique à toutes les ouvertures, sachant qu'à pleine ouverture votre image sera plus douce (moins nette), qu'à une certaine ouverture le résultat sera extraordinaire (il existe un pic) et qu'à partir d'une certaine fermeture, l'image redeviendra moins piquée à cause des phénomènes de diffraction. Aucun livre, aucune notice ne pourra vous en dire suffisamment, il faut tester et vérifier sur l'ordinateur les limites que vous estimez acceptables pour tel ou tel rendu. Et puis, vous connaissez l'influence du diaphragme sur la profondeur de champ, mais cela aussi doit être testé pour voir exactement ce qu'offre chaque objectif.

—> Essayez de vous créer un ensemble de scènes type que vous rephotographierez avec toutes les focales à tester pour voir ce que vous pourrez vous permettre et ce qui est inacceptable pour vous. Tous les objectifs ne réagissent pas forcément de la même manière même à focale identique. Un grand angle de focale x pourra déformer très peu et permettre un portrait alors que tel autre de même focale x déformera tellement que le portrait lui sera interdit.

—> De la même manière, si votre élévation entraine en théorie toujours les mêmes effets, il n'est pas certains qu'à focale identique, deux objectifs offrent les mêmes résultats... essayez donc les prises de vue en plongé et en contre plongé.

—> Rien à voir avec ce qui a été dit jusque là, mais il faut également voir comment l'objectif réagit avec le système autofocus. Est-il lent, rapide, précis, bruyant, silencieux ? Tous ces éléments indispensables à connaître avant de se lancer dans son utilisation !... Et n'oubliez surtout pas de tester les capacités d'autofocus continu de l'objectif sur des sujets en déplacement rapide (déplacement axial -vers vous- et déplacement latéral). Si votre objectif est à mise au point manuelle, vérifiez si le système autofocus du boîtier est capable de vous signaler que le point est fait avec cet objectif à mise au point manuelle... Tout objectif autofocus (ou quasiment) est capable d'effectuer une mise au point manuelle qu'il faut également tester : sa facilité d'utilisation en mise au point manuelle, sa rapidité d'utilisation en mise au point manuelle (je pense à certains objectifs Fuji qui permettent une mise au point manuelle mais qui est inutilisable puisqu'il faut une bonne centaine de tours de bague pour couvrir la gamme de distance -j'exagère à peine !-).

—> Si vous utilisez des boîtiers dont le système optique de stabilisation est intégré à l'objectif, il faut évaluer par le test de combien de diaphragmes vous pouvez être crédité, si vous lisez les notices, on vous en donnera toujours beaucoup plus que ce que la réalité cache dans les objectifs, n'allez pas utiliser béatement vos objectifs avec une tolérance de 4 diaphragmes de stabilisation sans tester... souvent vous découvrirez que 2 diaphragmes effectifs sont un maximum (et c'est déjà pas trop mal !).

Et quand vous aurez testé tout cela, vous connaîtrez les limites de votre objectif et, c'est à l'utilisation continue que vous finirez votre apprentissage...


ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


BON, AU FINAL, FILM OU NUMÉRIQUE ?

Vous connaissez tous maintenant mon point de vue à ce sujet, mais vous savez également que je ne suis pas sectaire... donc je vais, le plus objectivement possible, rechercher les avantages et les inconvénients de chaque mode de capture d'image, à vous de faire votre choix à la fin. Cela dit, quoi que j'en pense, c'est toujours vous qui aurez le dernier mot... et c'est beaucoup mieux comme cela !...

Voyons cela :

Pour ne pas alimenter la querelle stérile qui perdure depuis plus de 10 ans (déjà !!!), je vais commencer par préciser qu'il y a des avantages et des inconvénients avec les deux modes. La guéguerre ne devait jamais voir le jour dans le mesure où les deux (aficionados du numérique ou de l'argentique) aimaient la photographie... mais bon, l'Homme est ainsi fait que chacun a choisi son camps et, bien sûr, comme dans toutes les guerres, Got mit uns, c'est nous qu'on a raison !...

Je laisserai de côté ceux qui ne voient la photographie qu'avec un smartphone ou une tablette, eux n'aiment pas la photographie, ils aiment s'amuser avec des images...

LE MONDE DU FILM

AVANTAGES
INCONVÉNIENTS
Prix de reviens initial inférieur par rapport à un boîtier numérique de mêmes capacités Les films et les développements engagent des dépenses continues
Le film permet une plage dynamique (dynamic range) bien plus important que le numérique ce qui permet d'obtenir des détails biens plus importants et bien meilleurs Le stockage des images (et des films) exige beaucoup plus de place
Le film pardonne plus les petites erreurs de mise au point À format identique, un boîtier argentique est généralement plus lourd que son équivalent numérique
Le film pardonne plus les petites erreurs d'exposition Le film doit être développé avant de pouvoir voir le résultat donc, si vous ne faites pas attention avant de déclencher, vous allez devoir développer des images nulles avant de les jeter
Le film offre une bien meilleure résolution (à format identique) À moins de posséder un laboratoire à la maison, vous êtes dépendant d'un labo professionnel et donc vous devrez attendre leur travail avant de visualiser vos images
Du fait du nombre limité de poses disponibles par film, le photographe argentiste doit plus réfléchir avant de déclencher, ce qui fait que les images sont généralement bien meilleures... En numérique, on shoot d'abord, on réfléchit après Bien que ce ne soit pas très compliqué, on ne s'improvise pas laborantin... c'est bien plus simple de faire n'importe quoi avec un logiciel et faire marche arrière si échec

LE MONDE DU PIXEL

AVANTAGES
INCONVÉNIENTS
La résolution, même avec les compacts bas de gamme, qui proposent tous de 12 à 20 méga pixels (voire plus), est suffisante pour obtenir de grandes images imprimées Un ordinateur puissant et des logiciels sont indispensables
Les boîtiers, à format identique, sont beaucoup moins lourds que l'équivalent argentique Le prix de revient initial est (très) important
Les cartes mémoire sont beaucoup plus petites et beaucoup moins lourdes que l'équivalent en film. Une carte mémoire peut représenter plusieurs dizaines de films Les détails ne sont pas très bien reproduits en numérique
On peut visualiser immédiatement le résultat et effacer ce qui ne plait pas Le beau noir et blanc n'est pas possible (256 niveaux en numérique, plus de 500 niveaux en argentique)
On peut éditer plus ou moins facilement les images directement dans le boîtier, un peu plus difficilement sur l'ordinateur La mise au point est moins rapide et efficace (pour certains boîtiers)
On peut ne traiter (et imprimer) que les bonnes images Le matériel, l'informatique et les logiciels sont rapidement obsolètes
L'utilisation de filtres n'est plus indispensable, soit ils sont simulés dans le boîtier soit ils sont applicable en post traitement Le stockage des images n'est pas garanti. Il y a de nombreuses pannes et même les multiples sauvegardes ne sont pas une garantie
On peut vérifier immédiatement le résultat après le déclenchement Les boîtiers sont très gourmands en énergie

REMARQUES

- Certains avantages sont des inconvénients dans la vraie vie et certains inconvénients sont plutôt des avantages dans la vraie vie.
- Je n'ai pas la prétention d'avoir listé l'ensemble des éléments mais cela peut vous donner une idée.
- Tant le numérique que l'argentique présentent des avantages et des inconvénients. Le mieux serait d'utiliser les deux avant de se décider pour un seul des deux... Et encore, est-il vraiment indispensable de n'en utiliser qu'un ? De nombreux professionnels utilisent les deux, et certains amateurs (dont moi) aussi !
- Les deux fournissent des images de qualités mais selon le type de photo, un monde sera plus adapté que l'autre (photo technique, plutôt numérique, photo d'art, plutôt argentique).
- Au bout du compte, seul votre ressenti et votre budget peuvent vous faire pencher vers un monde ou l'autre...


ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


LA VENGEANCE DES « CULS DE BOUTEILLE »

De tous temps, les marques ont fait des recherches, ont investi des fortunes pour fabriquer des objectifs de toujours meilleure qualité. Mais de tous temps, pour ratisser plus large, les marques ont sorti sur le marché des « culs de bouteille » à des prix pas forcément très bas (!) et d'autres marques se sont fait une spécialité des objectifs à bas prix et faible qualité. De tous temps, le choix de son matériel devait être le compromis entre la qualité minimale acceptable (de son propre point de vue) et le prix maximal acceptable (de son propre point de vue). Et ce compromis laissait très souvent les « culs de bouteille » sur le banc de touche...

Puis, un jour, est né le numérique... et les progrès furent très rapides, tellement rapides que les excellents objectifs du temps de l'argentique se sont vus déclassés au rang de « cul de bouteille » ! Le problème, c'est que, par définition, le progrès est toujours plus rapide, ce qui fait qu'un objectif « exceptionnel » doit être remis à jours tous les cinq ans sous peine de déclassement en « cul de bouteille » !!!

Cette course en avant crée des effets pervers (pour les fabricants !) : la remise en cause de la photographie numérique, avec de plus en plus d'adeptes au retour à l'argentique, ou, moins radical, le maintient du numérique mais la recherche d'images moins léchées !... Dans ce cadre du « coup de frein », d'abord sont apparus les filtres "créatifs" de traitement informatique des images, qui permettent de simuler l'argentique, de simuler la lomographie pour finir par simuler des défauts d'objectif !... Et, paradoxalement, cette mode du "parasitage de la qualité d'image", va croissant, avec l'augmentation des capacités des nouveaux capteurs numériques !... De ce fait, il est devenu de plus en plus évident pour tout le monde de ne plus courir après les derniers "bijoux optiques" à prix d'or pour affecter leur résultat par des filtres de post-traitement... d'où la recherche d'objectifs de moindre qualité !...

Bien sûr, c'est d'abord par mesure d'économie que le parc d'objectif n'est pas renouvelé à chaque changement de boîtier numérique (je rappelle que l'obsolescence est de 2 ans !!!), mais, quitte à utiliser des « culs de bouteille » (qui étaient des "bijoux" 2 ans plus tôt !), pourquoi ne pas économiser encore plus en se tournant vers de vrais « culs de bouteille » ?

Avoir le choix entre un objectif "à peine dépassé" à 1500€ ou un objectif de 50 ans à 50€ qui fournissent des images de même "qualité dégradée", commence à en faire réfléchir plus d'un !... Et puis, la différence de prix laisse de plus en plus place à la recherche d'une « autre qualité d'image »... les optiques du temps de l'argentique montraient une reproduction plus onirique, plus "humaine" de la réalité, et ce dernier paramètre a fini par convaincre de plus en plus de monde, amateurs comme professionnels !...

Quitte à effectuer ce retour en arrière, de plus en plus de photographes se sont essayés à utiliser les « culs de bouteille » du temps de l'argentique et... les résultats se sont montrés intéressants !... Certains se sont même intéressés aux optiques des débuts de la photographie en bricolant des adaptateurs pour les installer sur leurs boîtiers de dernière génération !... C'est ainsi que l'on peut découvrir ici et là des gens qui utilisent des objectifs des années 1920 sur des reflex (ou autre) de dernière génération !...

Personnellement, depuis mon premier boîtier numérique à objectif interchangeable (le Pentax *istDS), j'ai toujours suivi cette voie, j'étais un précurseur, en quelque sorte. Depuis les débuts de mon site, je vous parle d'utiliser des M42, des optiques soviétiques et autres sur nos boîtiers modernes, de ne pas négliger les « culs de bouteille », j'avais même publié des images de test de certains de ces vieux objectifs de qualité plus ou moins variable... Fouillez dans mes pages, vous serez convaincus !...

De plus, aujourd'hui, de plus en plus de sociétés se spécialisent dans la fabrication d'adaptateurs de n'importe quoi sur n'importe quoi. Ces adaptateurs, généralement à prix raisonnable, sont globalement de bonne qualité et permettent de se créer un parc d'optiques anciennes à prix dérisoire...

Des « culs de bouteille » devenus plus désirables que des optiques de rêve !... Quel retournement de situation ! Quelle vengeance !... Ce n'est pas par hasard que l'ex-KM3 (KMZ) qui se nomme 3eнит (Zenit) maintenant re-fabrique ses objectifs mythiques des années 1950 (pas au même prix !!!)...

Il y a, malheureusement, un autre effet, encore plus pervers (!!!) à cette évolution... la cote de ces objectifs explose !... Des optiques de qualité très discutable des années 1960~1970 se vendent aujourd'hui à des prix largement supérieur à leur prix du neuf de l'époque !... Les optiques anciennes de qualité réelle atteignent des prix incroyables !... C'est ce que l'on appelle les effets de l'offre et de la demande !!! Il existe une infinité de vieux objectifs MAIS une infinité de spéculateurs fausse le marché ! Et une infinité de photographes se fait arnaquer avec des "cailloux" de mauvaise qualité originale qui, en plus, ont souffert des affres du temps et qui sont inutilisables malgré des tarifs usuraires !...

ATTENTION donc si, vous aussi, êtes tentés par ces anciennes optiques, qualitatives ou « culs de bouteille », n'allez pas investir plus que ce que ces objectifs peuvent valoir réellement !... J'ai dit par ailleurs que ces objectifs étaient très bien, je n'ai pas changé d'avis, mais les temps ont changés, et les prix aussi !!! Il est urgent de sursoir à l'achat de ces objets, dans l'attente d'un retour rapide de tarifs plus en rapport avec la réalité !...


ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


DANS LE FOND, LES TESTS DE MATÉRIEL ÇA APPORTE QUOI ?

Avant de commencer cet article, je tiens à préciser tout de suite que je fais une différence entre les tests. Je considère qu'il existe 3 types de tests.
- les tests d'amateurs/utilisateurs : pour peu que la personne qui publie un test d'un matériel qu'elle possède et qu'elle utilise ET qu'elle soit un tant soit peu honnête, ce genre de test est très intéressant. On peut très bien ne pas partager ses conclusions, mais ce genre d'avis est très constructif. D'ailleurs, je vous propose également ce genre de tests (que j'espère objectifs).
- les tests de plus ou moins faux amateurs, ou de professionnels qui tous sont subventionnés par des fabricants : ces tests sont sans aucun intérêt puisque le but du jeu est d'encenser la marque qui paye.
- les tests de testeurs plus ou moins autonomes tels Photozone ou DXO Mark : ils ne sont pas systématiquement 100% objectifs selon leur sensibilité propre dès lors qu'ils ne parlent plus de résultats chiffrés, mais restent dans les limites du raisonnable. Ils sont donc à considérer, pour peu que l'on s'intéresse à ce genre de tests. Et j'avoue que je les lis parfois.

C'est de cette troisième catégorie de tests que je vais traiter dans cet article...

Avant tout, cet article n'est pas du tout une attaque frontale contre ces sites de test (!!!) leur travail est certainement excellemment mené et leurs conclusions sont certainement basées sur des faits réels... c'est donc totalement l'inverse des tests de la première catégorie !!! Ce que je vais faire dans cet article, c'est plutôt regarder ces tests avec les yeux d'un amateur que je suis.

Ces testeurs se sont donnés les moyens pour mener ces tests, la qualité de leur matériel d'analyse, la qualité de leurs ingénieurs ne sont certainement pas à remettre en cause (et je me garderai bien de le faire !!!) mais qu'est-ce que ces sites nous offrent ? Des mesures physiques, des chiffres des analyses mathématiques, bref que du sérieux, que du froid, que du scientifique !... Et nous, pauvres amateurs d'art photographique, qu'allons nous tirer de tout cela ?

Si vous êtes photographe (même amateur) depuis longtemps, vous avez développé un certain nombre de compétences qui vous permettent de créer de belles/bonnes photos. Peu importe le matériel que vous utilisez, il ne vous apporte rien concrètement. Qu'importe que vous utilisiez un boîtier de la marque X ou de la marque Y (à niveau de gamme comparable, bien sûr !), dès que vous connaissez parfaitement votre équipement et aussi longtemps que vous pourrez penser de manière créative, vous créerez d'excellentes images. Je vais reprendre un exemple que j'ai déjà cité quelque part dans mes pages : il y a quelques années, souvenez-vous, un photographe professionnel avait lancé un défi aux amateurs : photographiez avec un Holga, envoyez moi votre meilleure photo, le vainqueur sera invité et je lui confierai mon Hasselblad numérique dernier cri, je prendrai son Holga et nous ferons un shooting ensemble... et les résultats ont été publiés sur internet... devinez... le pro avec un Holga avait produit des images 1000 fois meilleures que le meilleur amateur du concours avec l'Hasselblad !

Les tests de laboratoire impliquent un processus scientifique sans âme, ce qui ne nous dit rien de la photo que l'on tirera du matériel testé, sauf ce qui peut être mesuré par machines et interprété par un technicien spécialisé. La netteté ? Pourquoi pas, mais les boîtiers numériques de dernière génération équipés d'optiques de dernière génération délivrent certainement des images plus nettes que les pellicules 24x36 en argentique... les images numériques sont-elles meilleures pour autant ? Probablement pas !.... La profondeur de la couleur ? Certainement, et alors ? Est-elle supérieure à ce que l'on obtient avec un film argentique ? Non, ni en noir et blanc, ni en couleurs ! Le bokeh ? Oui, on peut analyser et décrire le bokeh, mais qui pourra dire si vous allez aimer ce bokeh ?

Un objectif de marque X à 1 500 € ou un objectif équivalent de la marque Y à 3 500 € sera-t-il meilleur ou moins bon ? C’est très subjectif ! Bien sûr, il y a de fortes chances que l'objectif à 3 500€ offrira de meilleures performances que celui à 1 500€. Un grand professionnel trouvera peut-être une différence (pas certain), ce qui est certain, en revanche, c'est qu'un amateur n'y verra que du feu !...

Mieux, c'est bien, mais mieux c'est quoi ? Qui peut déterminer ce qui est « mieux » ? Des chiffres ou le résultat artistique ? Depuis quand peut-on définir l’art avec des équations scientifiques ? On peut adorer un vieux Takumar/Pentax, un Canon ou un Nikon, même si les Zeiss sont supérieurs d'un point de vue performances optiques. Les optiques sont conçues pour des photographes et pas pour obtenir de bons scores aux tests scientifiques. Le plus important est d’aimer le rendu et non ce que disent tous les tests. J'adore les vieilles optiques, les optiques soviétiques aussi, même si leurs performances optiques sont médiocres comparées à celles des Zeiss actuels. Pourquoi ? Parce qu’elles produisent des photos qui me plaisent... La notion de bien (donc de mieux) est aussi abstraite que la notion de beau... elle est très personnelle et les tests n'y changeront rien !...

Bon, reste le plaisir que l'on peut éprouver à s'offrir un bijou, boîtier et/ou optique, rien que pour une marque mythique, mais cela est un tout autre débat !...


ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


POURQUOI LES PHOTOGRAPHES SONT-ILS SI TRIBAUX ?

J'ai déjà envisagé le sujet dans le premier article de cette page, mais une expérience personnelle désagréable m'oblige à reprendre la plume (enfin, le clavier) pour remettre le couvert...

J'aime beaucoup recevoir des mails de mes lecteurs. Ils ne sont pas forcément tous élogieux, mais c'est grâce à la diversité qu'un site existe et évolue dans le temps. Et puis, pas plus tard qu'hier, j'ai reçu un mail trempé dans l'acide sulfurique qui me reprochait vertement de ne pas savoir ce que je voulais... Que je proclamais partout d'être Pentaxiste et que j'encensais des Canons et même un Fuji... que je ne disais pas un seul mot des Nikon... que c'est inadmissible de la part de quelqu'un qui se proclame photographe et icônomécanophile... etc, etc...

Ouahou !... Je pense que toute cette haine est née du fait que l'auteur du mail est certainement 100% Nikoniste !... Heureusement qu'il n'est pas en plus smartphoniste parce que là, ce ne serait plus de l'acide sulfurique qu'il m'aurait envoyé par mail mais plutôt une bombe nucléaire en pièce jointe !... C'est tout de même fou, non ? Il faut être prêt à prendre les armes pour imposer un smartphone sous iOS (ou sous Android) parce que nous avons choisi ce système !... Pas une seule seconde on peut imaginer que celui qui n'a pas choisi le même système que soi l'a fait pour d'excellentes raisons qui ne regardent personne !... Il faudrait assassiner les possesseurs de chats parce que je préfère les chiens !... Il faudrait brûler vif ceux qui aiment le thé parce que je préfère le café !... Le monde a totalement perdu la raison, ça c'est sûr, tout est bon pour créer des clans opposés et prendre les choix personnels pour excuse voire raison pour vaporiser le clan ennemi !... Choix politiques, choix religieux... stupide !... Nous sommes tous des hommes avec les mêmes aspirations et les mêmes difficultés. Mais quand il est question de tuer pour un choix de couleur, de boisson ou d'objets inanimés comme du matériel photographique, ce n'est plus stupide, c'est carrément crétin !...

Quand je dis que je suis Pentaxiste c'est de l'humour... il est vrai que j'aime bien mes 9 boîtiers Pentax mais que représentent-ils dans ma collection de 56 boîtiers (à ce jour) ? En plus, je mets quiconque au défi de trouver dans mes pages des remarques du type « Pentax est la seule marque qui vaille la peine d'investir son argent » ou « Canon c'est du vrai bon matériel puisque j'en possède » ou « le seul compact à objectif interchangeable qui mérite votre intérêt est le Fuji X-Pro1 puisque je l'ai acheté » ou encore « Nikon c'est du n'importe quoi, la preuve, je n'en ai jamais acheté » !... Ok je proclame bien fort que les smartphones sont nuls pour la photographie parce que d'un point de vue création et gestion des paramètres qui font la photographie c'est totalement vrai... mais je n'ai jamais critiqué ceux qui les utilisaient pour faire des images (!!!) et je n'ai jamais dit que les smartphones sont des matériels sans intérêt, d'ailleurs j'en possède un (et ce n'est pas mon premier)... Je critique les selfies, oui, parce que l'autoportrait est bien plus créatif et demande une connaissance photographique. Pour généraliser, je suis certain de n'avoir jamais, dans mes pages, vous avoir stimulé à acheter telle marque au détriment de telle autre ou tel matériel au détriment de tel autre... bien au contraire, j'essaye d'encenser les points forts des matériels que je possède (ou que je connais) et je critique les points faible de ces mêmes matériels, qu'il s'agisse d'un Pentax, d'un Canon, d'un Fuji, d'un Kiev, d'un Mamiya ou tout autre !...

En tant que photographes, nous sommes des créateurs. En tant que créateurs, nous recherchons la confirmation de nos talents. Notre matériel n'est que l'outil de nos talents. Nous dépensons tous des sommes importantes non seulement pour les boîtiers, mais également pour l'ensemble de l'écosystème photographique. Je suis très conscient de cela ! Nous investissons énormément de temps à rechercher les meilleurs équipements en fonction de nos propres besoins et je le répète souvent... tel matériel peut être idéal pour un et nul pour un autre... Si ce n'était pas le cas, il n'y aurait pas tant de choix sur le marché !...

Pourquoi devrait-on s'offusquer des choix des autres ? Le seul paramètre qui mérite de l'intérêt est la photographie que vous aurez réussi à créer, que vous l'ayez créée avec un Zenit à 10€ ou avec un Hasselblad à 10.000€ !... Tout le reste est de la bêtise ou du snobisme !... Si vous aimez vous promener dans les bois en voiture, vous avez le droit d'acheter une Rolls Royce ou une Ferrari même si vous n'irez pas bien loin avec elles... je ne me permettrais jamais de vous dire qu'un Duster Dacia serait peut-être un peu mieux adapté à cette passion... vous mettez votre argent où vous le souhaitez, je ne vous donne que MA façon de voir, MES expériences et... c'est tout... vous pouvez en faire ce que vous voulez... et vous avez 100% raison de les prendre en considération ou non !... Qui serais-je si je tentais de vous imposer mes vues ? Mes goûts ? Mes choix ? Un dictateur ? Un imbécile ?

Les tribus se créent aussi, au delà de la marque, selon les capacités techniques de leur équipement. Tel capteur possède plus de mégapixels que tel autre. Je peux obtenir une plage dynamique plus large avec tel boîtier. Mais si on analyse objectivement et scientifiquement tous les boîtiers, le vainqueur ne gagnerait jamais que de quelques points, au plus, si encore on peut parler de vainqueur. Il n'y a pas de boîtier parfait, de même que d'optique parfaite. Énumérez les spécifications techniques de chaque appareil photo sur le marché et aucun ne pourra détrôner les autres dans une gamme donnée. Ce qu'il y a cependant, c'est l'appareil photo parfait pour vous ou pour moi. Un choix est basé sur le type de photographie pratiqué, je l'ai expliqué sur une autre page du site. Et, accessoirement, la vaste gamme de boîtiers que je possède ne risque pas de m'exposer aux dérives d'imposer une marque ou un type de boîtier...

On imagine souvent que ce tribalisme est né avec l'Internet mais ce n'est pas le cas. Il existe depuis des décennies. À l'époque où j'animais le club photo de ma ville (dans les années 1980) de nombreuses personnes venaient pour comparer leur équipement avec celui des autres membres et ne restaient pas longtemps au club. Dans leur esprit, leur matériel étant bien supérieur il devrait leur permettre d'avoir un rôle prédominant au sein du club, du simple fait de leur présence... Quoi ? avec un tel matériel, je devrais être leader de ce club devaient-ils penser, mais en voyant que d'autres membres créaient de meilleures images qu'eux avec un matériel à trois sous, cela devait égratigner mortellement leur ego (leur narcissisme). Il est vrai que les bagarres stériles étaient moins visibles et moins virulentes, mais elles existaient déjà !... C'était ma première prise de conscience du tribalisme, du snobisme photographique, je l'ai toujours combattu -et je continue à le faire dans mon club photo virtuel qu'est ce site- aussi je ne cesse de répéter que l'équipement photographique n'est qu'un outil, que n'importe quel équipement de bas de gamme (sténopé compris) entre les mains d'un bon photographe peut donner de superbes images -et inversement-. Un appareil photo peut ne pas avoir certaines fonctionnalités que d'autres possèdent, mais s'il a les fonctions dont j'ai besoin pour obtenir de bons clichés, c'est le principal !... Pas d'accord ?


ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


IL SERAIT TEMPS D'ACHETER UN NOUVEAU MATÉRIEL... PAS SÛR !

Bon, puisque vous lisez mes pages, vous connaissez déjà mon point de vue sur la question, je ne l'ai jamais caché (!) mais je vais tenter d'argumenter un peu cette position anticonsumériste pour ce qui concerne la photographie (et surtout la photographie numérique). Bien sûr, il ne sera pas question ici de collection... il est évident que pour le collectionneur, plus la collection sera étoffée et plus elle sera intéressante... je parle ici de l'achat de matériel pour faire de la photographie.

Il faut déjà envisager le paramètre pécuniaire. Bien sûr, chacun gère son argent comme il le veut... personne n'est en droit de juger, mais, même si vous avez la chance de posséder un âne (pour ceux qui ne connaissent pas la légende, il s'agit d'un âne qui ne rejette pas de crotin mais des pièces d'or !), cette fortune peut probablement être utilisée pour autre chose ! Surtout que la note devient vite salée quand il s'agit de photographie !... Et puis, amateur ou professionnel, amortissement ou non, cela ne change rien...

Vient ensuite le moment de se poser la question de savoir si nous avons vraiment besoin de ce nouveau matériel. Bien sûr, on peut imaginer une situation comme celle d'un de mes amis qui a eu la malchance de laisser échapper son superbe reflex Nikon équipé d'une optique top et n'a pu que le regarder exploser une bonne dizaine de fois contre la paroi d'une falaise dans sa chute funeste... Lui n'a pas franchement eu le choix... il n'avait plus rien... abandonner la photographie était hors de question ! Maintenant, si votre reflex a déjà deux, quatre ou six ans, même s'il n'a pas encore atteint un nombre de déclenchements proche de sa fin de vie, il est archi dépassé, certes, son successeur est beaucoup plus rapide, il permet d'obtenir des images très peu bruitées à des valeurs ISO inimaginables, il crée des images avec facilement deux à dix fois plus de pixels... et alors ? Votre pratique photographique consiste-t-elle à immortaliser uniquement des courses de dragsters sans éclairage par des nuits sans lune sous forme de poster de deux mètres sur trois ? Si c'est le cas, je vous dirai qu'il n'y a aucun problème, qu'il est franchement indispensable de changer votre matériel et le plus vite possible (!!!) sinon... La photographie ne se résumera jamais à des caractéristiques techniques... à des processeurs et les algorithmes... Il s'agit de voir le monde autour de vous de manière unique et de rendre cette vision comme quelque chose que les autres peuvent partager... Imaginez-vous franchement que face à la superbe représentation photographique d'un paysage époustouflant ou d'un portrait extrêmement léché de miss monde on vous dira « on ne dirait pas que vous utilisiez des sensibilités de 100.000 ISO, il n'y a presque pas de bruit ! » ? Non, cela n'arrivera jamais ! Votre équipement n'est que le moyen par lequel se produit la transformation d'une vision intérieure en une photographie... Que Zola ait écrit ses œuvres à la mine carbone, à la plume, au style bille où au traitement de texte n'a aucune importance... l'œuvre existe ! Il en va de même de la photographie... Une photographie merveilleuse de 8 mégapixels réalisée à 200 ISO (les boîtiers ne sont pas tous capables d'utiliser des sensibilités inférieures !) vaudra toujours mieux qu'une daube sans nom de 50 mégapixels réalisée à 200.000 ISO !... Si vous n'êtes pas satisfait de vos photographies créées avec un appareil photo de 2005, vouloir acheter le modèle de 2017 ne vous aidera pas du tout... c'est ignorer complètement la source du problème... Il vaudrait mieux apprendre à mieux photographier que changer de matériel !...

Et puis il faut se demander ce qui se cache derrière les déclarations des fabricants. Toutes les « spécifications impressionnantes », les « nouvelles fonctionnalités étonnantes » et les « critiques incroyables » ne sont que des arguments publicitaires ! Un bon photographe n'a besoin que d'une boite à chaussure équipée d'un trou (un sténopé) pour réaliser de bonnes photos, tout le reste n'est que du vent (ou que du luxe si on veut être gentil !)... C'est une autre formulation destinée à masquer l'obsolescence programmée !... Il faut vendre, vendre et vendre... Ajouter des fonctions plus ou moins inutiles est un bon moyen... Et si des améliorations sont incontestables toutes ne sont pas justifiées, comme l'explosion du nombre de pixels qui permet des impressions de taille jamais souhaitée mais qui permet surtout de rendre inutilisable les objectifs déjà présent dans votre équipement... Un objectif est sensé survivre à plusieurs générations de boîtiers mais en augmentant énormément le nombre de pixels du capteur, les optiques deviennent un frein au résultat donc elles ne survivent pas à la disparition du boîtier pour lequel elles sont optimisées !... Malin, non ?

Si vous aviez déjà considéré ces éléments et que vous continuez à avoir très envie d'acheter du nouveau matériel, je vous proposerai de faire une pause, d'arrêter de lire les publications traitant des nouveaux matériels. Oui mais comment se détourner de cette idée fixe ? Voici quelques voies :
- Faites l'inventaire de vos points forts et de vos points faibles et évaluez ces caractéristiques par rapport à l'équipement que vous possédez. Demandez-vous si des pièces d'équipement pourraient vraiment, à eux-seuls, vous aider à éliminer vos faiblesses tout en renforçant vos forces.
- Avant de passer à la nouveauté, assurez-vous de maîtriser ce que vous possédez déjà.
- Y a-t-il une nouvelle photographie que vous voulez expérimenter qui justifierait l'acquisition d'un nouvel équipement ? Macrophotographie ou photographie de paysage pourrait être des exemples de nouvelle photographie. Dans ce cas, un objectif macro dédié ou un objectif grand angle seraient justifiés. Soyez créatif et trouvez de nouvelles façons d'utiliser l'ancien équipement. Par exemple, si un objectif macro n'est tout simplement pas dans votre budget, vous pouvez inverser le montage de l'un de vos objectifs pour obtenir un résultat similaire.
- Distrayez-vous en faisant de la photographie réelle. Vous pouvez vous asseoir et vous lamenter sur tout ce que vous n'avez pas, ou vous pouvez prendre ce que vous avez et l'utiliser.
- L'un des principaux composants psychologiques de la course à la nouveauté est la curiosité. Essayez de louer un objectif (ou un boîtier ou un système d'éclairage, etc.) et voyez s'il est véritablement à la hauteur des qualités que vous lui attribuiez inconsciemment.
- Quand l'envie d'acheter est vraiment trop forte, respirez un grand coup et buvez un grand verre d'eau glacée, ça devrait passer...

Si après tout cela vous souhaitez toujours vraiment acheter quelque chose, alors, allez-y ! Je serais fou de croire que je serais en mesure de vous en dissuader !...


ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


LES CARACTÉRISTIQUES DE NOS OBJECTIFS

Comment les paramètres de l'objectif affectent-ils nos photos ? Certes, il y a la forme, le poids et la taille, mais dans cet article, je vais essayer de discuter des paramètres les plus importants et les plus communs.

Longueur (distance) focale et ouverture
Les paramètres les plus importants de chaque objectif sont la distance focale et l'ouverture maximale. La plus grande part du prix d'un objectif est déterminée par ces deux facteurs. Ils déterminent également l'utilité de cet objectif.

Distance focale
La distance focale est mesurée en millimètres. Vous ne trouverez qu'une valeur pour les objectifs à focale fixe. Focale fixe signifie que vous ne pouvez pas zoomer mais vous devrez vous déplacer ou avancer ou reculer pour modifier le cadrage. Les zooms, ayant une gamme de focale, portent deux valeurs (par exemple, 70-200 mm), ce qui signifie que l'objectif peut ajuster sa focale dans cette plage de valeurs. Des valeurs plus grandes signifient que l'objectif est un plus grand téléobjectif, tandis que des valeurs plus petites signifient que l'objectif est plus grand angle. Allez compléter vos connaissances dans ma page « un petit cours de photographie ».

Gardez à l'esprit que l'utilisation d'une optique plus longue (valeur millimétrique supérieure) ne vous donne pas (vraiment) la même chose que le recadrage de l'image terminée. L'effet n'est pas le même. Plus l'objectif est long, plus la compression sera importante (ce qui signifie que les éléments en arrière-plan apparaissent plus proches et plus grands qu'ils ne le sont réellement). Les objectifs plus larges produisent l'effet inverse. Le recadrage donne une impression de zoom mais aucune modification sur les arrières plans ne sera jamais possible.

Selon l'opinion générale, une distance focale de 50 mm correspond au champ de vision le plus proche de celui de l'œil humain. C'est totalement vrai mais cela n'est qu'un détail qui ne signifie pas que vous ne devriez pas utiliser d'autres focales !...

Ouverture
Aussi connu sous le nom de diaphragme (ou f-stop en anglais), elle est généralement notée sous la forme f/x (x représentant n'importe quel nombre dans la plage de racine carrée de 1 à xxx) et indique la quantité maximale de lumière que l'objectif peut recueillir. Puisque l'ouverture est le rapport focale/un nombre, plus le résultat de cette fraction est petit et plus l'objectif peut laisser passer de lumière puisque cela veut dire que l'ouverture est grande (c'est de l'arithmétique d'école primaire) en plus, mais cela ne se détermine pas par cette fraction, plus l'ouverture est importante et plus l'arrière-plan sera flou.
Vous verrez également que la majorité des zooms sont étiquetés f/x-y (f/3.5-5.6 par exemple). Ces deux valeurs sont directement relatives aux valeurs de longueur focale. Cela signifie que dans la partie la plus large de la plage focale de l'objectif, l'ouverture est également plus importante. Et inversement, plus la focale est élevée et plus l'ouverture est réduite. Les zooms haut de gamme (et de prix !) ont une ouverture maximale fixe pour toute la plage de focales. Si vous effectuez un zoom avant avec l'un d'entre eux, l'ouverture ne sera pas réduite.
Les objectifs à focale fixe sont généralement considérées comme étant «plus rapides» (c'est un abus de langage !!! puisqu'ils laissent entrer plus de lumière, ils permettent des temps de pose plus courts !), ce qui signifie qu'elles ont souvent des ouvertures beaucoup plus larges (f/1,2, f/1.4, f/1.8). Ainsi, les objectifs à focale fixe permettent généralement la capture d'une plus grande quantité de lumière que les zooms.
Vous pouvez également compléter vos connaissances en allant chercher ici.

Distance focale et échelles
La plupart des objectifs haut de gamme portent une échelle de mise au point tandis que les objectifs de catégorie inférieure ne la proposent généralement pas. Même si la distance de mise au point la plus proche est affichée sur chaque objectif, les objectifs de qualité vous montreront jusqu'où vous pouvez mettre au point. Vous pouvez utiliser cette échelle comme référence pour calculer l'hyperfocale.

Vous pouvez également compléter vos connaissances en allant chercher ici.


Diamètre du filetage (pas de vis) du filtre
Si vous regardez l'élément avant de votre objectif, vous devriez voir un filetage. Certains objectifs grand angle n'en ont pas (et pour cause, la forme de la lentille frontale ne permet pas la fixation d'un filtre !). Ce filetage est utilisé pour visser des filtres qui ajoutent des capacités au matériel. Les tailles de filetage sont standardisées. Par conséquent, lorsque vous allez acheter des filtres, vérifiez de choisir la bonne taille. Ce diamètre de filetage est généralement gravé sur l'objectif (enfin, il devrait l'être !) mais si ce n'était pas le cas, regardez l'intérieur du capuchon d'objectif, vous y trouverez le diamètre (à condition de ne pas perdre ce capuchon !).

Stabilisation d'image, mise au point motorisée et autres technologies
Outre les paramètres géométriques, les objectifs modernes embarquent diverses technologies, qui sont marqués avec uniquement un acronyme court et bien mystérieux (malheureusement !).

Stabilisation d'image
Certains boîtiers possèdent une stabilisation d'image intégrée en utilisant un logiciel ou en déplaçant le capteur pour stabiliser l'image. D'autres délèguent la tâche à l'objectif qui sera équipée d'un moteur de stabilisation. Chaque marque donne un nom différent pour cette stabilisation intégrée à l'objectif, Canon le désigne comme IS (image stabilization = stabilisation d'image), chez Nikon ce sera VR (vibration reduction = réduction de vibration), chez Sigma c'est OS (optical stabilization = stabilisation optique), Tamron l'appelle VC (vibration compensation = compensation de vibration), etc. Mais c'est fondamentalement la même chose pour tout le monde.

Mise au point motorisée
Parmi les autres technologies des objectifs, notons un système pour diriger la mise au point automatique. Cette fonction est gérée par des micromoteurs ultra rapides. Quand l'objectif n'est pas doté de ce système motorisé à grande vitesse, il s'agit d'un moteur "lent" (et assez bruyant) qui ne sera pas désigné. Pour les autres types les moteurs sont plus rapides et plus silencieux. Canon utilise la technologie USM (moteur à ultrasons) qui est le plus rapide de la gamme Canon, mais pas le plus silencieux ou STM qui est un peu plus lent que USM mais toutefois considérablement plus rapide que le moteur standard et surtout ultra silencieux. Sigma a le HSM (moteur à grande vitesse) qui est comparable à l'USM de Canon. Nikon a adopté quasiment la même technologie alors que Pentax gère la motorisation autofocus via le boîtier (pour une question de compatibilité ascendante avec les objectifs anciens), Fuji fait de même bien qu'il ne s'agisse pas, chez eux, d'un problème de compatibilité ascendante.

Tous les autres marquages
Même le verre des lentilles intègre différentes technologies. Vous remarquerez souvent le terme ASP (éléments asphériques). Cet acronyme et d'autres similaires s'appuient sur différentes technologies de fabrication de verre.
On retrouve également des marquages de caractéristiques autres que technologiques, comme la tropicalisation (WR) par exemple.
Il serait judicieux de rechercher ces différents acronymes et de s'en faire expliquer le sens avant d'acheter un objectif afin d'avoir idée de ce que vous allez payez.

Je ne peux pas passer en revue toutes les caractéristiques de toutes les marques, mais en soulignant celles qui apparaissent dans cet article, je vous ouvre les yeux sur un point important que vous prendrez en compte avant achat, quitte à chercher sur le site des constructeurs pour tout comprendre.

N.B. : de nombreuses notions apparaissant dans cet article ont déjà été approfondies dans différents autres articles, n'hésitez pas à aller chercher ici.


ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


VOUS VENEZ D'ACQUÉRIR UN NOUVEL APPAREIL, N'OUBLIEZ PAS CECI !

Juste une petite remarque avant de débuter cet article : quand je dis acquérir, je ne parle pas uniquement de l'appareil que vous venez d'acheter neuf ! Il peut s'agir d'un appareil ancien ou même d'un appareil que vous n'avez pas acheté mais reçu en cadeau ou en héritage !... Bien sûr, selon le cas, certaines de mes remarques risquent de ne pas être applicables mais vous saurez faire le tri, je ne me fais pas de souci !...

Donc vous venez d'acquérir un nouvel appareil photo et vous trépignez d'impatience de l'utiliser... mais il y a quelques petites choses que vous devez faire avant de commencer à créer des photos. Ne pas les mettre en œuvre vous expose à des pleurs et des grincements de dents !...

1) Conservez tout lorsque vous déballez l'appareil.
Bien sûr, ce premier conseil ne s'applique qu'au matériel neuf. De temps en temps un appareil photo aura des problèmes ou ne fonctionnera pas alors même qu'il sort d'usine... certes, c'est assez rare mais cela n'est pas impossible !... La plupart des revendeurs (physiques) et des entreprises de vente par correspondance acceptent sans aucun problème d'échanger l'équipement nouvellement acheté, mais cet échange devient impossible s'il manque quoi que ce soit qui devrait se trouver dans la boîte ! La reprise doit tout inclure, des câbles USB aux petits sacs en plastique.

Pour ne pas avoir de mauvaises surprises, ouvrez la boîte dans le magasin physique ou devant le livreur si matériel acheté par correspondance (ou internet) afin de le refuser s'il y manque quoi que ce soit... Si vous acceptez un coli, vous partez du principe qu'il est complet et, si ce n'est pas le cas, vous aurez toutes les peines du monde à prouver votre bonne foi !

Cela étant fait, déballez votre nouveau matériel précautionneusement afin de ne rien perdre du contenu de la boite ! Pourquoi est-ce si important de conserver tous les emballages d'origine ? Parce que lorsque vous retournez l'équipement, le revendeur le retournera à son tour à l'importateur qui le retournera au fabricant de façon à se faire rembourser aussi (lui aussi l'aura acheté avant de vous le revendre !) et s'il leur retourne un coli incomplet, il ne sera que partiellement remboursé !!! Donc il ne va pas vous faire une fleur !...

2) Protégez votre investissement.
Lorsque vous achetez un appareil, qu'il soit neuf ou ancien, il sera dans un état impeccable (logique pour le neuf, très probable pour l'ancien puisque vous l'avez choisi !) il est maintenant temps de le protéger et de le garder tel quel. En appliquant des protections sur l'écran LCD à l'arrière de l'appareil photo numérique avant que la graisse de vos mains ou de la poussière ait le temps de s'y installer. Il en va de même pour les objectifs et la mise en place des capuchons (éventuellement des filtres UV bien que je ne sois pas trop pour !) devant la lentille frontale avant que la poussière ou d'autres polluants environnementaux aient la moindre chance de produire quoi que ce soit. Aussi, pour un matériel neuf je suggère de le déballer sur une table propre avec beaucoup de place, pas sur un canapé ou dans un lit où la poussière ou le pollen pourrait salir. Je suggère également de prendre le temps maintenant de scanner des copies de tous vos reçus et d'utiliser un autre appareil photo (si vous en avez un, ou d'emprunter aux amis) pour photographier tout votre équipement. Prenez les reçus et les photos et créez un document contenant les numéros de modèle, les numéros de série et la date d'achat, puis gravez le tout sur disque et conservez-le dans un endroit sûr. Garder ces informations à portée de main peut vous aider si vous avez besoin de référencer pour une garantie ou dans le cas où il serait endommagé ou volé, vous pourrez fournir à votre compagnie d'assurance des informations précises et détaillées.

3) Ne vous précipitez pas pour l'utiliser.
S'il s'agit d'un appareil ancien, essayez de trouver son mode d'emploi et étudiez-le à fond. S'il s'agit d'un appareil neuf, chargez complètement les batteries, la première charge est la plus importante. Pendant le chargement, étudiez le manuel. Apprenez à connaître votre équipement et comment il fonctionne, où se trouvent les commandes, les boutons et les systèmes de menus. Assurez-vous de savoir comment mettre en place et retirer le pare-soleil si celui-ci est inclus avec votre objectif, attachez la courroie de l'appareil et familiarisez-vous avec la façon dont les pièces s'emboîtent. Lorsque la batterie est complètement chargée, insérez et formatez la carte avant de faire quoi que ce soit, même s'il s'agit d'une toute nouvelle carte. Apprenez la manipulation du film s'il s'agit d'un appareil argentique.

4) Comment allez-vous transporter votre appareil photo ?
Les appareils photo sont (plus ou moins) portables et destinés à aller partout avec vous, et devraient aller partout, mais les transporter est souvent l'un des aspects les plus négligés de l'achat d'un nouvel appareil photo. Si vous n'avez pas de sac, achetez-en un qui correspond à votre style de vie (allez lire la page traitant des accessoires photo). Certains préfèrent les sacs à dos, d'autres aiment les sacs gibecière et d'autres préfèrent les besaces. Personnellement, j'ai deux sacs que j'utilise selon où et comment je vais utiliser mon/mes appareils photo. Si vous avez un sac prenez le temps d'en nettoyer régulièrement l'intérieur. Utilisez un aspirateur muni d'un flexible pour retirer la poussière et les saletés du sac, elles pourraient endommager votre équipement.

5) Comment allez-vous stocker votre appareil ?
Si ce n'est pas déjà fait, cherchez un lieu bien sec et bien ventilé, propre et à l'abri de la poussière et des rayons solaires directs. Le stockage dans le sac photo est possible mais ce n'est pas le meilleur endroit ! Personnellement, je stocke tout mon matériel photo (déjà conséquent !) dans une armoire dédiée, localisée dans une pièce fraiche (mais pas froide) bien ventilée et propre, pièce où la fumée de cigarette est proscrite au même titre que la crasse !

6) Feu !
Vos premières photos avec le nouvel appareil doivent être faites sous un éclairage contrôlé, avec des choses que vous connaissez, des couleurs que vous connaissez, puis vérifiez sur ordinateur (ou au labo si utilisation de film) pour s'assurer que l'appareil fonctionne correctement. Ensuite, utilisez l'appareil dans tous les modes possibles et dans toutes les plages ISO. Rien ne peut être plus frustrant que d'apprendre à utiliser un nouvel appareil photo à la volée. Apprenez à connaître comment il fonctionne, puis mettez-le au travail.

Voilà six petites étapes toutes simples mais capitales à mettre en œuvre à l'arrivée de chaque nouvel équipement !... Cela peut vous paraître bizarre de publier cet article dans la page traitant du matériel... et pourtant, en réfléchissant bien, c'est la meilleure place !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page
LE FLASH INTÉGRÉ AU BOÎTIER EST-IL UTILISABLE ?

Vous avez certainement déjà entendu dire que le flash intégré au boîtier était nul et donnait de très mauvais résultats... Je l'ai dit (et le dis encore) et c'est vrai MAIS, il ne faut jamais jeter le bébé avec l'eau du bain !... Nous allons donc en discuter un peu pour voir si on peut tout de même en tirer quelque chose et si oui, comment...

Vous avez déjà ressenti le besoin d'avoir une source de lumière artificielle lorsque vous photographiez. Les fabricants de flash vous répètent sans arrêt que cette toute petite source de lumière intégrée au boîtier est nulle et inutilisable (on se demande bien pourquoi !) et le monde des amateurs relaye ces arguments sans arrêt !... Vous n'avez pourtant pas à chercher plus loin, encore moins à investir des sommes folles pour éclairer vos scènes photographiques, car vous avez (probablement, car tous les boîtiers ne possèdent pas de flash intégré) déjà un outil à votre disposition : le tant décrié flash intégré. Il peut répondre à un grand nombre de vos besoins d'éclairage pendant les périodes où vous avez absolument besoin d'un éclairage supplémentaire. Même si nombreux sont les gens qui pensent ne pas aimer le look des photos où le flash intégré a été utilisé, il y a des moments où vous pouvez l'utiliser sans arrière pensée pour créer de superbes images. Voici quelques façons de faire.

Utilisez-le associé à la lumière du jour.
La majorité des amateurs n'a probablement jamais pensé à utiliser le flash en plein jour... Pourtant, vous seriez surpris de voir à quel point cela peut être utile lorsque votre sujet est rétro-éclairé. Cette technique est appelée 'fill flash', elle permet (aide) à éliminer les ombres indésirables.

Modelez-le ou diffusez-le, ou changez même sa couleur.
Ne zappez pas le flash intégré simplement parce que vous pensez qu'il ne peut pas être personnalisé pour répondre à vos besoins. En utilisant des accessoires (même bricolés à la maison) vous pouvez faire des merveilles avec des moyens que vous n'avez jamais pensé. Vous pouvez utiliser du papier calque ou une serviette en papier pour diffuser la lumière afin d'éliminer les ombres dures créées par l'éclair trop ponctiforme et rendre vos portraits plus agréables. Vous pouvez également personnaliser la direction de la lumière en utilisant une boîte ou un miroir pour faire rebondir la lumière sur un mur ou le plafond. Vous pouvez utiliser du papier de gélatine (ou de plastique) coloré pour modifier la couleur de votre éclair de flash...

Utilisez-le comme catch light.
Vous savez, ce point de lumière dans les yeux du modèle dans les beaux portraits ! Ce petit flash intégré dans les boîtiers est largement capable de produire cet effet (à condition qu'il ne soit pas la seule source de lumière car il tuerait votre portrait !)

Équilibrez-le avec la lumière ambiante.
L'utilisation du flash ne signifie pas que l'arrière-plan de vos images ou l'ambiance doivent toujours être sombres. En utilisant le flash Synchro lente (si elle existe sur votre boîtier) ou un synchro "deuxième rideau" (si elle existe sur votre boîtier) ou tout simplement en utilisant une vitesse bien plus lente que la vitesse de synchro-flash (cette fonction est possible avec tous les boîtiers), vous pouvez exposer pendant une plus longue durée pour obtenir une bonne exposition à la lumière ambiante avant que le flash ne se déclenche. De cette façon, l'image n'a pas l'air artificiel et rend l'utilisation du flash moins évidente (plus discrète !).

Utilisez la compensation d'exposition au flash.
Vous pouvez contrôler la puissance de votre flash en utilisant la correction d'exposition au flash. Bien que cela ne pose aucune difficulté, les gens ne l'utilisent pas. C'est pourtant très utile lorsque vous utilisez le flash à une distance proche du sujet et que vous voulez réduire l'effet du flash sur la photo. L'utilisation d'une correction d'exposition au flash de -0,3 ou -0,7 fonctionne bien dans de tels cas. Vous pouvez également tâtonner avec plusieurs expositions au flash à la même vitesse d'obturation, la même ouverture et la même sensibilité ISO. Ceci est appelé Bracketing au Flash.

Augmentez la portée de votre flash.
Un flash est étudié pour être utilisé pour l'éclairage jusqu'à une certaine distance. Le flash intégré au boîtier est bien plus faible qu'un flash externe mais n'est pas différent. Plus vous éloignez le sujet de l'appareil photo (en conservant tous les réglages identiques), et moins le sujet recevra de lumière. Mais cela ne signifie pas que vous ne pouvez pas utiliser votre flash pour éclairer des sujets plus éloignés que ce pour quoi le flash a été créé. Tout ce que vous avez à faire est d'augmenter la sensibilité ISO pour avoir une portée plus importante...

Utilisez-le comme flash maître avec des anciens flashes d'occasion.
En photographie numérique il est devenu impossible d'utiliser les anciens flashes de l'ère argentique pour une question de voltage (ils grillent les boîtiers actuels). Mais grâce à des petits accessoires de déclenchement automatique équipés de cellules qui perçoivent un autre éclair de flash, ce petit intégré peut être utilisé pour déclencher toute une série de flashes anciens (donc quasiment gratuits !) sans contact (donc sans risque) pour des compositions lumineuses complexes tant en portrait qu'en macro ou en nature morte...

Voilà, c'est tout ce que j'en dirai aujourd'hui, c'est déjà suffisant pour ne pas bouder systématiquement le flash intégré à votre boîtier. Si vous apprenez à bien connaitre ses défauts et ses faiblesses, vous serez plus à même de l'utiliser à bon escient dans des situations particulières dans lesquelles il fera merveille.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page
VIVE LE 50MM !

Eh oui, je sais, c'est bien triste, depuis l'arrivée du numérique, l'immense majorité des photographes équipe son boîtier d'un trans-standard de kit. J'ai écrit déjà que bien que bas de gamme, le trans-standard de kit reste un objectif suffisamment qualitatif et assez universel pour convenir à tout débutant en photographie. Je sais également que depuis l'arrivée du numérique, parler d'une focale ne veut plus rien dire du tout (!!!) puisqu'il existe un nombre incroyable de tailles de capteurs... donc on a du s'habituer à parler d'objectif normal.

Pour qui a vécu le temps béni du tout argentique, on ne parlait pas de focale normale (ou standard), on disait « 50 », le « millimètre » étant sous entendu. En tant que vieux photographe je parle donc toujours du 50 (mm), mais il vous faudra, aujourd'hui, traduire ce "50" en focale normale pour votre taille de capteur à l'heure de lire cet article : 50 pour le full frame, 35 pour l'APS-C etc... puisque tout ce que je vais vous raconter ici reste vrai quelle que soit la focale, tant que cette dernière correspondra à la focale normale pour votre capteur.

Heureusement, il existe sur le marché des boîtiers livrés d'origine avec un objectif normal, mais c'est uniquement des boîtiers à objectif fixe (non amovible) comme le Fuji X-100 par exemple.

Les photographes amateurs sont souvent totalement fous dès qu'il est question d'objectif. Des conversations interminables, des batailles rangées, qui portent (presque) exclusivement sur les différents types d'objectifs et leurs caractéristiques, téléobjectifs, zooms, objectifs vintages, pancake, pare-soleil intégré, objectifs avec stabilisateur d'image, objectifs manuels, objectif avec une ouverture maximale de f/0,75 (il n'y en a pas beaucoup !). Mais de combien d'objectif avez-vous vraiment besoin ? Je ne peux pas répondre à votre place, mais une seule chose est sûre, peu importe le nombre d'objectifs que vous possédez, vous ne pouvez en utiliser qu'un seul à la fois !... Si vous deviez donner la priorité à un objectif par rapport à tous les autres, lequel serait-il ? Je vous ai déjà parlé par ailleurs, de votre focale de prédilection (cherchez ici), mais permettez-moi de mettre en lumière une véritable star même si humble : l'objectif de 50mm (ou son équivalent pour la taille de votre capteur).

Le 50mm est ultra-polyvalent et facile à transporter... mais pas que !
Que vous marchiez dans votre quartier ou que vous voyagiez au bout du monde, un objectif de 50 mm ne sera jamais un fardeau (à moins qu'il ait une ouverture maximale de f/1,0 !). Ce n'est pas par hasard que les anglophones ont baptisé le 50mm «cinquante astucieux». Il est relativement peu coûteux, petit et léger. Il est super polyvalent. Vous pouvez passer une vie entière de photographe avec uniquement cet objectif et capturer tous les types de photo que vous voulez. Vous ne vous souciez plus d'avoir à porter plusieurs objectifs, d'avoir à en choisir un et à les échanger chaque fois que vous rencontrez un sujet différent !... Pourquoi pensez-vous qu'en argentique, la majorité des boîtiers étaient équipés de 50mm et que très nombreux étaient les photographes qui n'achetaient rien d'autre de toute leur vie ? Parce qu'à l'époque le matériel était cher et que les photographes étaient pauvres ? Cela pourrait être une explication mais, franchement, à niveau de gamme équivalent, le matériel actuel est beaucoup plus cher et les photographes ne sont pas plus riches (à unité monétaire constante !)... C'est bien la preuve que le 50mm est, à lui tout seul, le seul œil indispensable de votre boîtier !... Et pour cause, il représente l'angle de champ de l'œil humain... Et en plus, il respecte la vision du monde : aucune déformation, aucune modification des plans perpendiculaires, etc... Le 50mm est certainement, et sans aucun doute, le seul objectif que vous devez vous payer, le jour où vous décidez de remplacer votre objectif de kit un peu cacaille par un vrai objectif !...


Le 50mm est un excellent objectif de portrait... mais pas que !
Ce n'est pas la première longueur focale qui vient à l'esprit des photographes lorsqu'ils choisissent l'objectif pour le portrait... mais un objectif de 50mm peut être une option brillante. Chaque fabricant d'objectif de bonne réputation propose au moins un 50mm de qualité avec une ouverture de f/1.4 à f/2 (parfois même à f/1.2 !) qui permettra d'atteindre un jeu intéressant de profondeur de champ. Il est vrai que vous n'obtiendrez pas les mêmes effets de compression qu'avec un objectif de 80 à 200mm, mais un objectif de 50mm vous permettra d'incorporer un certain contexte environnemental à votre portrait...

Le 50mm est un excellent objectif de paysage... mais pas que !
Tout comme tous les portraits n'ont pas besoin d'être photographiés avec un téléobjectif, les paysages ne doivent pas nécessairement être créés avec un objectif grand angle. Un objectif de 50mm fonctionnera parfaitement pour les paysages/paysages urbains/paysages marins, etc. En paysage, plus important que d'utiliser une focale spécifique est de savoir comment tirer le meilleur parti de la focale que vous utilisez. Créer un paysage avec un objectif de 50mm vous permettra de vous concentrer sur des scènes plus précises et plus détaillées qui mettent en évidence des éléments qui seraient autrement négligés dans des plans plus larges...

Le 50mm est un objectif deux en un... mais pas que !
Le 50mm peut se comporter comme un objectif macro. Rien ne vaut un véritable objectif macro, on ne peut le nier. Mais juste pour démontrer davantage (si cela était nécessaire) la polyvalence d'un objectif de 50mm - retirez-le, retournez-le (de sorte que l'élément avant soit contre le boîtier) et vous obtenez instantanément un objectif (pseudo) macro. Si vous voulez éviter d'avoir à tenir l'objectif contre l'appareil photo, vous pouvez acheter une bague d'inversion - une extrémité se visse sur l'avant de l'objectif (comme un filtre), l'autre extrémité se fixe à la monture d'objectif. J'en ai déjà parlé dans d'autres pages (vous pouvez chercher ici). Cette technique ne vous offre pas la reproduction grandeur nature, mais je doute que vous soyez déçu des résultats...

Le 50mm est parfait en basse lumière... mais pas que !
Un objectif de 50mm qui peut ouvrir à f/1,2, f/1.4, f/1.8 (voire f/2) est beaucoup plus utile dans les situations de faible éclairage que n'importe quel objectif de kit dont beaucoup ouvrent à f/3,5 voire f/4 à leur ouverture la plus large (à focale identique). Certes, il existe des 50mm de qualité inférieure qui ouvrent à 2.8 voire moins et qui sont proposés pour un prix dérisoire (même en neuf) qui ne présentent que peu d'intérêt, mais d'une manière générale, un 50mm de qualité ouvrira à f/1.8 et plus. Même si des objectifs proposent une stabilisation d'image (une fonction qui a certainement un grand intérêt), vous découvrirez qu'il est préférable d'utiliser des expositions plus courtes plutôt que de tenter de compenser quoi que ce soit. Une plus grande ouverture apporte plus de lumière, ce qui raccourcit le temps d'exposition.

Dernières réflexions sur le 50mm
Ces objectifs sont plutôt simplistes et leur qualité optique est très poussée, et c'est précisément pourquoi il devrait être l'un de vos premiers achats après l'acquisition de tout type boîtier à objectif interchangeable.

Oui mais, 50mm f/1.4 ou 50mm f/1.8 ?
J'ai déjà dit que, vu le prix du 50mm, on peut abandonner les culs de bouteille qui ouvrent à f/2.8 et moins... Reste à se tourner vers les 50mm de qualité qui ouvrent à f/1.8 et plus. Lequel choisir et pourquoi ?
Bien sûr, quitte à investir dans un objectif, on peut faire un petit effort et, d'emblée, partir sur le plus lumineux. Mais en y réfléchissant bien, est-ce franchement une bonne approche ? Pas si sûr !... Certes, f/1.4 c'est génial, c'est lumineux, c'est pointu, c'est bien fait, ça fait des profondeurs de champ ridicules, ça fait un effet 3D sur une photo 2D MAIS :

1) Je commencerai par l'argument le plus choc, mais essayez de le garder en mémoire au moment de lire les autres arguments, ils seront encore plus percutants !... Le premier argument sera le prix ! Passer d'un objectif f/1.8 à un objectif f/1.4 de même marque et de même focale vous demandera un effort pécuniaire multiplié par 2 ou 3 !... Avouez qu'il y a de quoi passer outre les inconvénients de l'objectif f/1.8 dont je parlerai en fin d'article !...

2) Avec un objectif capable de f/1.4 on peut espérer une netteté supérieure à celle que l'on peut espérer d'un objectif f/1.8 mais n'oublions pas un point important : plus le diaphragme est grand ouvert (et c'est le cas lors de la visée, même si l'on déclenche à f/8) et plus la profondeur de champ est courte... plus la profondeur de champ est courte et plus il sera difficile de réaliser une mise au point au quart de poil... et moins la mise au point est précise et moins la netteté sera grande...

3) En argentique, la différence de 2/3 de diaph' (eh oui, il y a 2/3 de diaph' entre un f/1.4 et un f/1.8) n'a pas une importance capitale, mais en numérique, cette différence est inexistante !!! Que sont 2/3 de diaph' avec un capteur capable de gérer des valeurs de 6.400 à 100.000 ISO ?

4) Plus une marque propose des objectifs lumineux et plus elle essaye d'augmenter la qualité d'image avec la grande ouverture, pour justifier la différence de prix de vente. Mais la différence de qualité entre un objectif f/1.8 et un objectif f/1.4 est telle qu'il est très peu probable que qui que ce soit soit en mesure de faire la différence en regardant le résultat final... certes, des bans d'analyse feront le distinguo sans difficulté mais la photo se moque de la science !... Certes, si on place côte à côte deux images de la même scène, traitées de la même manière, créées dans les mêmes conditions, l'une faite avec le f/1.4 et l'autre avec le f/1.8, on repèrera immédiatement une différence de netteté, une différence de microcontraste, une différence de rendu général, mais on ne va jamais s'amuser à comparer des images de la sorte !!! Et en plus, cette remarque ne peut être généralisée... le monde de la photo connait des objectifs moins rapides de bien meilleure qualité que leur homologue de course (au sein de la même marque). Je prendrai le premier exemple qui me passe par la tête : le SMC Asahi Pentax M 50mm f/1.7 est bien meilleur (dit-on) que son grand frère, le SMC Asahi Pentax M 50mm f/1.4 !...

5) Si l'on compare deux objectifs de focale identique et de marque identique (et cela est valable pour le 50mm comme pour toutes les autres focales !) on remarquera que le passage de f/1.4 à f/1.8 permet de gagner de 40 à 50% du poids à porter sur son boîtier (et dans son sac photo !). Et chaque gramme d'économisé permet d'augmenter significativement le périmètre de marche sur le terrain !...

Suis-je en train de vous dire d'acheter un 50mm f/1.8 ? On le dirait bien, mais comme ce n'est pas dans mes habitudes de m'insinuer dans vos choix, je vais lister les faiblesses du f/1.8 par rapport au f/1.4 :

1) Généralement, mais il y a des exceptions (voir, parmi d'autres, le n°4 ci-dessus), les objectifs f/1.8 sont moins chers mais ne sont pas aussi bien construits que leurs homologues f/1.4, et sont fabriqués à partir de matériaux moins haut de gamme.

2) Généralement, mais comme ci-dessus ce n'est pas une règle, le moteur AF des objectifs f/1.8 n'est pas aussi rapide et silencieux que celui des versions f/1.4. Mais cette différence est-elle vraiment si importante ?

3) La plupart des objectifs f/1.8 ne sont pas tropicalisés, mais tous les f/1.4 ne le sont pas non plus...

Donc, encore une fois, je le répète assez dans mes pages, il n'est pas forcément utile de courir systématiquement vers le plus cher... surtout en tant qu'amateur... surtout, n'oublions jamais qu'un objectif, même si plus important que le boîtier, n'est toujours qu'un outil, s'il est responsable de la qualité de l'image, il ne sera jamais responsable d'une bonne image, l'image c'est le photographe qui la construit et une qualité technique moindre peut très bien apporter une valeur ajoutée à l'image finale !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page
FOCALES ? UN COMPLÉMENT INDISPENSABLE !

Dans un article plus haut sur cette page (ici) j'ai démontré que posséder toutes les focales possibles et imaginables était une hérésie dans la mesure où un simple déplacement du photographe dans l'espace permet d'obtenir le même "grossissement". Bien sûr, je ne renie rien de ce qui a été dit dans cet article, mais il ne faudrait surtout pas que ces constatations induisent des idées fausses chez les débutants ! Voilà la raison d'être de ce présent article !

En effet, si le simple fait de s'approcher de son sujet de quelques centimètres (ou mètres) suffit à se passer d'un téléobjectif et que de s'éloigner de quelques centimètres (ou mètres) suffit à se passer d'un grand angle en terme de "grossissement", il ne faut pas imaginer que les différences de focales se limitent au "grossissement" !...

Bien sûr, sur les deux images d'exemple fournies dans l'article précédent, on voyait bien que si le pot était de la même taille, les deux images présentaient des caractéristiques très différentes... caractéristiques volontaires ou subies (c'est au choix !), mais qui n'avaient été que survolées précédemment (ce n'était pas le sujet de l'article !).
Je vais reproduire les images d'exemple de l'article précédent ici avant de poursuivre le sujet d'aujourd'hui :


 

Vous les voyez déjà avec un autre œil ! Je vais donc poursuivre la démonstration et montrer que les différences de focales présentent des caractéristiques et des intérêts différents. Ce n'est pas pour rien que des opticiens se tuent à créer des focales différentes si une simple focale "normale" servait à tout (bien qu'elle soit universelle).

Une (distance) focale plus longue ou une puissance optique plus faible est associée à un plus fort grossissement d'objets distants et à un angle de vue plus étroit. Inversement, une (distance) focale plus courte ou une puissance optique supérieure est associée à un plus faible grossissement d'objets proches et à un angle de vue plus large. En plus, le simple fait de se déplacer pour conserver un grossissement constant entrainera une modification du point de vue et donc des perspectives (sauf si distance sujet/objectif longue !)... Et ce n'est pas tout !... Nous allons voir tout cela !...

Je dois admettre que ce que je viens de dire est assez déroutant. Le problème de la (distance) focale basée sur cette explication est de savoir de combien votre objectif sera en mesure de zoomer (ou dézoomer) et de savoir comment elle va créer un angle de vue plus étroit. La meilleure façon d'expliquer ce concept est encore avec des images. Je vais utiliser une scène (oh, très banale !) que je vais photographier depuis un point fixe (le boîtier ne se déplacera pas d'un millimètre, ni dans l'axe horizontal avant/arrière, ni dans l'axe horizontal droite/gauche, ni dans l'axe vertical) à différentes focales. La mise au point manuelle a été effectuée sur la tour de CD. Le diaphragme a été réglé sur f/5.6. Voici le résultat :


10mm = 15mm (équivalent 24x36)

24mm = 36mm (équivalent 24x36)

35mm = 52,5mm (équivalent 24x36)

50mm = 75mm (équivalent 24x36)

70mm = 105mm (équivalent 24x36)

À 10mm, la bouteille d'eau est grande et déformée, il en va de même des dossiers de chaises à gauche. La table est très longue et plate. La tour de CD est toute petite, la bobine de fil et le cheval également. L'ensemble de l'image est net. Au fur et à mesure que la focale augmente, on remarque que la bouteille d'eau (premier plan) rapetisse alors que les autres éléments semblent plus gros, l'environnement est plus étroit, la zone de netteté rétrécit en profondeur et... chose bizarre, il semble que la table est de plus en plus verticale !...

Après avoir regardé l'exemple ci-dessus votre compréhension de comment la focale affecte la photographie commence à devenir très évidente, et votre choix d'objectif pour une situation donnée devient encore plus important.

La distorsion de perspective semble être l'un des sujets les plus confus de la photographie. Il y a toutes sortes d'idées erronés à ce sujet, comme par exemple que la (distance) focale déforme le sujet mais pas la distance au sujet... qu'il est possible de zoomer en se déplaçant... etc. J'ai trouvé une vidéo très intéressante qui met à mal toutes ces idées fausses, vous pouvez la visualiser ici. Elle est en anglais, mais même si vous ne maîtrisez pas la langue de Shakespeare, les images seules vous permettront de comprendre !...

Avec mon sempiternel PaintShopPro 5 (pour Windows 3 !) j'ai recréé deux animations tirées de la vidéo pour montrer les effets principaux des différences de (distance) focale.

Certes, il y a des distorsions optiques dans les lentilles, mais celles-ci n'ont rien à voir avec la focale. Vous pouvez prendre des objectifs de focale normale de tous les fabricants et de tous les prix, les mettre côte à côte, ils montreront tous une distorsion optique différente. Cela n'a rien à voir avec la perspective. Vous pouvez voir sur l'animation ci-dessous (et sur la vidéo originale) qu'avec une lentille parfaite, la distance focale ne change absolument rien à la perspective du sujet. Il s'agit simplement d'un champ de vision plus étroit ou d'un champ de vision plus large.

L'animation suivante (ainsi que la vidéo originale !) démontre l'effet du déplacement réel tout en gardant la (distance) focale constante. L'image de la partie gauche montre le champ de vision complet de l'objectif. L'image de la partie droite montre une découpe de taille fixe autour du sujet pour montrer en détail l'effet de la perspective lors du déplacement.

Vous remarquerez que la partie droite de l'animation ressemble au zoom Hitchcock rendu populaire dans des films tels que Vertigo. C'est parce que le changement de la (distance) focale ne fait que changer la découpe de la scène. Changer la (distance) focale ne fait absolument rien à la perspective. C'est le déplacement qui change la perspective. Changer la (distance) focale change uniquement le recadrage de la scène...

Le zoom n'est pas la même chose que la modification de la (distance) focale. Le zoom est un recadrage. Lorsque vous bougez, vous ne recadrez pas, vous changez complètement la perspective.

Il y a beaucoup d'autres exemples dans la vidéo, allez la visionner...

Si vous voulez vraiment savoir de quoi vous parlez quand vous dites qu'un objectif normal est trop court pour photographier les gens, ou que vous dites aux gens d'acheter des focales fixes et de "zoomer en vous déplaçant", alors vous devriez probablement la regarder aussi....

Attention ! N'allez pas mal interpréter cet article ! Zoomer en bougeant n'est pas zoomer mais il n'empêche que si vous limitez votre réflexion à la taille du sujet, en faisant abstraction de tout le reste (environnement, angle de visée, déformation), comme dans le cadre du premier article, c'est tout à fait superposable... Mais avec cet article, vous savez maintenant pourquoi et comment on ne peut pas faire l'impasse sur des focales différentes...

Bien qu'il n'y ait pas de lentille parfaite pour une situation donnée, il existe des focales préférées. Par exemple, les photographes de portrait préfèrent généralement les objectifs dans la gamme de 75-200mm. La distance focale plus longue, associée à l'ouverture grande ouverte, crée une "fracture" très nette entre le visage net et un fond flou derrière le visage. De plus, ces focales sont choisies par les portraitistes parce qu'elles tendent à être plus "indulgentes" pour les défauts tels que nez trop longs ou cous trop gros. L'inconvénient de ces focales plus longues est qu'une vitesse d'obturation plus rapide doit être utilisée... Les photographes de paysage préfèrent souvent utiliser des objectifs grand angle pour capturer le champ de vision complet (ou du moins le plus large possible). Contrairement aux focales plus longues, qui créent une petite profondeur de champ lorsqu'elles sont ouvertes, les objectifs grand angle n'ont pas la capacité de le faire. L'avantage de la focale large est qu'une vitesse d'obturation beaucoup plus petite (+ lente) peut être utilisée pour geler l'action.

Donc, oui, multiplier le nombre de focales à sa disposition est de la foutaise dès lors que l'on limite le rôle de la focale à un grossissement, mais connaître les effets des différentes focales est une information vitale dès lors que l'on prend en compte les effets périphériques des différentes focales.

Lors de la sélection de l'objectif pour une circonstance donnée, vous devrez évaluer ce que vous voulez faire. La plupart des photographes de faune et de sport préfèrent utiliser de longues focales pour se rapprocher de l'action, les photographes d'architecture et les photographes de paysages préfèrent généralement des focales plus larges. La mode, le portrait et même les photographes de famille demandent généralement des focales de normale à modérément longues.

Maintenant vous pouvez clairement voir qu'il n'y aura pas un seul objectif pour répondre à vos besoins, mais plutôt plusieurs... Et en comparant le contenu de cet article avec le précédent (ainsi que d'autres traitant de focale, vous pouvez rechercher ici) vous devriez être en mesure de commencer à comprendre ce que représente la focale dans la vraie vie...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page
MIEUX CONNAÎTRE ET MAÎTRISER SON OBJECTIF DE KIT

J'ai déjà un peu parlé de l'objectif de kit dans une autre page (vous pouvez chercher ici), je n'y reviendrai pas, mais je crois qu'il est important d'aller plus loin en vous permettant de tirer le meilleur d'un objectif qui n'est pas (et de loin) le meilleur...

Donc, votre objectif de kit est vraiment merdique, vous le savez parce que de nombreux blogs et sites vous le rabâche sans cesse. En plus, ce fait a été largement confirmé à maintes reprises par un large éventail d'experts photo sur tous les forums de grande réputation (experts qui n'ont d'ailleurs probablement jamais quitté l'écran de leur ordinateur) et, finalement, votre certitude s'est affirmée après les premières images que vous avez prises avec lui et qui ne sont franchement pas terribles. Pour couronner le tout, il y avait ce gentil petit gars dans la boutique où vous avez acheté l'appareil photo qui vous avait bien dit que vous auriez vraiment besoin d'un meilleur objectif (même si plus cher)... il avait certainement raison... pourquoi ai-je insisté pour prendre un kit ? Je suis vraiment un abrutit !...

Ne vous inquiétez pas, si la plupart des objectifs de kit ne sont pas géniaux lorsqu'ils sont mesurés et évalués scientifiquement, dans la vraie vie, votre objectif de kit est presque un cadeau de la marque, réjouissez-vous plutôt !... Sans vouloir froisser personne, j'affirme encore et toujours que la plupart des objectifs de kit (je ne les ai pas tous testés !!!) sont capables de meilleurs résultats que ce que la plupart des photographes amateurs est capable de créer...

J'ai (quand même) vu quelques articles sur le Web qui proposaient de tirer le meilleur parti de son objectif de kit mais il me semble que ces derniers sont soit faits pour vous décupalbiliser de l'avoir acquis soit carrément condescendants... Il me fallait donc essayer de vous écrire un article -que j'espère- sérieux et qui pourra vous donner quelques éléments solides pour vous aider et peut-être même vous inspirer avant que vous fassiez la bêtise de vous précipiter pour acheter un objectif plus gros, plus piquant, plus lourd et... plus cher.

Pour être honnête, de nombreux sites et magazines ne veulent pas vraiment que vous soyez trop attaché à votre objectif de kit, ils préfèrent que vous reveniez les lire au sujet des nouveautés et peut-être même cliquer sur un de leurs liens pour acheter quelque chose auprès de l'un de leurs annonceurs. Il n'y a absolument rien de mal à cela, c'est la loi du marché, vous êtes un consommateur potentiel, alors autant vous accrocher, l'argent n'a pas d'odeur... malheureusement pour le système, il y a un site (nommé www.thydelor.eu) qui ne marche pas dans la combine !...

Bien sûr, si vous ressentez vraiment que votre objectif de kit vous limite dans votre production photographique, c'est une bonne idée d'acheter un nouvel objectif, ce n'est pas moi qui vais vous faire une guerre pour vous en empêcher (surtout que, dans ce cas, votre décision est déjà prise !) mais franchement, avant de vous lancer dans une nouvelle acquisition (qui sera meilleure que le kit, ça c'est certain !) vous devriez d'abord apprendre à tirer le meilleur de votre optique de kit, il est probable que vous abandonniez l'idée d'un nouvel investissement !... Les compétences, la technique et l'application artistique vous conduiront bien plus loin sur la route de la création qu'un nouvel objectif !... Pensez-y, l'écrasante majorité des objectifs construits depuis le début de la photographie jusqu'à l'arrivée du numérique était beaucoup moins capable que la majorité des objectifs de kit des nouveaux boîtiers, alors que ces vieilleries font rêver (et baver d'envie) nombre d'amateurs... et de nombreux professionnels qui vivent bien de leurs photos, se contentent d'un objectif de kit !...

Oui, il est vrai que votre objectif de kit ne vous donnera pas ce beau flou d'arrière-plan (profondeur de champ peu importante) et cet aspect 3B (Bokeliciuos Background Blur) que tous les accros aux forums reprennent depuis qu'un crétin a lancé l'expression je ne sais pas où et je ne sais pas quand. Soyons raisonnables, dans la vraie vie, le look 3B est une mystification... en effet, le simple fait de parler de bokeh fait intervenir une notion de goût personnel !... Pour ce qui est du beau flou d'arrière-plan, c'est une toute autre histoire, elle aussi sera difficile à obtenir avec un objectif de kit, mais ne sera pas impossible pour autant (même si les maîtres en la matière sont des objectifs de focale fixe et de grande ouverture très chers et pas des zooms -même très chers-). Il y a tellement de meilleures choses pour quoi vous pourriez dépenser votre argent comme, par exemple, un beau voyage dans un endroit agréable (bien inspirant) pour utiliser le matériel que vous possédez actuellement. Dans la pratique, un très bon trépied ou un flash vous ouvriront bien plus de possibilités qu'un meilleur objectif et pour beaucoup moins cher !...

Quand je m'amuse à ouvrir des anciens fichiers RAW créés avec ces optiques de kit, je peux habituellement en tirer quelque chose de tout à fait acceptable avec les logiciels de conversion RAW modernes... La question qui se pose alors fort logiquement devrait plutôt être : était-ce la faible qualité de l'objectif ou la faible qualité des certains logiciels (intégrés pour les JPEG - ou externes pour les RAW) qui a créé la légende urbaine de mauvaise qualité des objectifs de kit ?

Le principal problème avec les objectifs de kit (à mon avis) est la variabilité des échantillons, objectif à petit prix = moins de contrôle qualité donc quelques bijoux et quelques déchets (un peu comme le matériel soviétique) ce qui peut expliquer pourquoi les expériences utilisateur sont si... variables, et peut-être aussi pourquoi un site de test (sérieux) taxe un objectif de catastrophique alors qu'un autre le trouvera superbe (c'est un peu ce que j'ai pu vivre avec mon 18~135 Pentax)...

Bien sûr, les objectifs de kit sont généralement lents (ouverture limitée), généralement lents à mettre au point, la qualité de leur construction est généralement assez moyenne, beaucoup de plastique de qualité inférieure (parfois même dans la baïonnette de l'objectif) et le verre lui-même n'est pas au top, mais ils ne sont pas sans vertus non plus et nous y reviendrons plus tard.

La très bonne nouvelle est que la plupart des défauts des objectifs est facilement résolu en "post".

Considérons les problèmes des objectifs qui peuvent être facilement traités en interne (dans le boîtier) ou en post-traitement :

-> Aberration chromatique (AC)
L'aberration chromatique est cette frange de couleur que vous avez probablement vu sur les bords et les coins de nombreuses photos, les objectifs modernes ne sont probablement pas beaucoup plus aptes à résoudre optiquement les problèmes, mais il ne fait aucun doute que les logiciels modernes, soit en interne, soit en post-traitement, soient capables de bien atténuer la majorité des problèmes. Les AC affectent à la fois la couleur et la clarté. Les AC peuvent dépendre de l'ouverture et avec les zooms elles dépendent toujours de la distance focale. Généralement, les AC sont corrigées en interne lors de la prise de vue au format JPEG mais uniquement pour les plus évidentes et les plus grossières d'entre-elles, visibles dans l'image finale. Quant aux fichiers bruts (RAW), ils montreront normalement les AC dans toute leur splendeur mais les convertisseurs RAW font souvent un meilleur travail d'élimination des AC que les JPEG traités à l'intérieur de l'appareil photo.

Il est à noter qu'il existe deux types d'AC, longitudinale et latérale. L'AC longitudinale est généralement de couleur magenta-verte et n'est normalement évidente qu'aux grandes ouvertures de diaphragme (objectifs rapides donc ce n'est pas le cas des objectifs de kit !). Généralement, vous obtenez des franges de couleur différentes autour des détails selon que vous regardez une zone en avant ou en arrière du point de focalisation, il se produit également sur l'ensemble du cadre de l'image. Ce type d'AC est difficile à réparer. Heureusement, les AC longitudinales sont relativement rares et particulièrement rares avec les objectifs de kit (lents). La bonne nouvelle est que si votre objectif de kit est enclin à produire des images avec AC longitudinales évidentes, vous pouvez éviter le pire en ferment le diaphragme à f/5.6 ou plus petit. En général, les objectifs modernes sont beaucoup moins susceptibles de créer des AC longitudinales.

L'autre type est l'AC latérale. On l'observe sous l'aspect de franges colorées autour de détails de contraste moyen à élevé, dont la force augmente au fur et à mesure que l'on s'éloigne du centre de l'image, d'où le terme latéral. Il n'y a jamais d'AC latérale au milieu du cadre. Les AC latérales ne sont pas nécessairement ces franges pourpres que beaucoup de gens remarquent, elles peuvent être rouge-cyan, bleu-jaune ou bien sûr violet.

La plupart des gens pensent que la frange pourpre vue dans beaucoup de photos à contraste élevé est une AC mais c'est souvent autre chose, une réaction du capteur, qui est normalement contrôlable en évitant la surexposition. Notez cependant que la vraie AC peut aussi être violet mais il est plus probable qu'elle soit magenta-vert ou rouge-cyan. Le facteur décisif pour déterminer la vraie nature de votre problème est d'essayez de le réparer en utilisant les outils de correction des AC, si la frange reste résolument violette, peu importe ce que vous faites, ce n'est pas une AC latérale !... Mon expérience prouve que certaines applications sont beaucoup mieux aptes à traiter les AC latérales que d'autres, je ne ferai aucune recommandation de logiciel (il y a assez de gratuits) mais ne baissez pas les bras, si votre application actuelle ne peut pas éliminer la frange essayez-en une autre...

-> Vignettage
C'est ce problème où les bords et les coins du cadre semblent plus sombres que le milieu de l'image, encore une fois, la plupart des boîtiers va régler le problème en interne pour le JPEG. À moins d'être vraiment malchanceux, le vignettage est facilement traité, même pour les fichiers RAW. Mais un petit vignettage pourrait être un avantage créatif puisque nombreux sont les photographes qui en créent volontairement un en post-traitement (sauf s'il s'agit de photographier des paysages avec beaucoup de ciel bleu). Le maximum du vignettage se produit à l'extrémité la plus large de la plage focale, la plupart des objectifs présentent un vignettage important entre 18 et 24 mm pour les boîtiers APS-C et entre 14 et 18 mm pour les boîtiers µ4/3.

-> Distorsion
Les distorsions géométriques sont généralement faciles à traiter et à nouveau, sauf si le problème est vraiment important, vous ne le remarquerez même pas. Gardez cependant à l'esprit que plus vous allez corriger la distorsion, plus vous perdrez de l'image finale... vous obtiendrez probablement une perte de clarté dans les coins et sur les bords une fois le problème corrigé.

Comme on peut s'y attendre, la plupart des boîtiers corrigent le pire de la distorsion en interne lors de la prise de vue au format JPEG, donc vous ne la remarquerez peut-être jamais. De nombreux objectifs de kit capturent en réalité un peu plus large que la focale indiquée le laisse supposer pour permettre le recadrage nécessaire après correction de la distorsion.

D'un point de vue optique, la distorsion est très difficile à éradiquer par la conception de lentilles et implique généralement l'ajout d'éléments plus complexes, ce qui rend l'objectif à la fois plus lourd et beaucoup plus coûteux. Comme il est relativement facile de corriger la distorsion en post-production (à condition qu'elle ne soit pas trop extrême !), la justification de l'achat d'objectif alternatif bien corrigé mais très coûteux est quelque peu discutable pour la plupart des besoins.

Il existe deux principaux types de distorsion, en barillet et en coussinet (il y en a d'autres). Presque sans exception, les objectifs grand angle tendent vers la distorsion en barillet, ce qui gonfle l'image vers l'extérieur et les téléobjectifs tendent vers la distorsion en coussinet, qui pince l'image vers l'intérieur. Un trans-standard est donc théoriquement appelé à présenter les deux types de distorsion. De nombreux objectifs grand angle ou téléobjectifs à focale fixe présentent une distorsion importante, si bien que l'achat d'un objectif alternatif ne résout pas complètement le problème. Normalement, pour les zooms, il y aura une focale à laquelle il n'y aura presque pas de distorsion et avec la plupart des objectifs de kit APS-C, ce sera quelque part dans la gamme 26 à 35mm.

-> Problèmes mécaniques
Les problèmes liés à la construction mécanique peuvent s'avérer très difficiles à résoudre, un décentrage de l'objectif, une mise au point médiocre ou imprévisible, des diaphragmes déformés sont toujours difficiles à réparer et souvent impossibles à récupérer en post-production. La plupart de ces problèmes mécaniques sont dus à la variabilité des échantillons (manque de contrôle qualité), donc si vous recevez un mauvais objectif, vous savez quoi faire : faites-le remplacer sous garantie.

Décentrage
En pratique, tous les éléments de l'objectif doivent être parfaitement alignés longitudinalement et latéralement. En d'autres termes, lorsque le centre absolu de chacun des éléments de l'objectif est parfaitement aligné et que chaque élément est parfaitement parallèle à tous les autres, l'objectif fonctionnera comme prévu. Si un ou plusieurs des éléments sont mal alignés, vous obtiendrez une clarté inégale, avec peut-être un côté plus net que l'autre, vous pouvez également obtenir des zones molles, des coins opposés flous avec un centre net. Les optiques de bonne qualité sont généralement construites de manière à ce que le centrage des éléments soit ajustable en fin de ligne de fabrication (lors du contrôle qualité), mais les objectifs de kit, bon marchés, sont simplement fixés à la construction. Autrement dit, les optiques de haute qualité peuvent normalement être réalignées, les optiques de kit ne le peuvent pas. Je soupçonne que la plupart du temps les problèmes de décentrage sont causés par la chute de l'objectif. Les objectifs de kit ne sont pas conçus pour être décentrés (!), si tout est correctement mis en place, alors cela devrait fonctionner correctement. Si votre objectif de kit est mal centré, ce ne sera pas économique de le faire réparer, donc à moins d'être couvert par la garantie, il faudra en acheter un autre exemplaire... la bonne nouvelle c'est qu'un autre exemplaire coûtera probablement très peu vu le grand nombre de gens qui vendent leur kit pour presque rien afin d'acheter mieux... mais soyez prudent si vous achetez d'occasion... il se peut que l'objectif vendu soit victime des mêmes défauts (!!!) donc évitez l'achat sur internet, préférez les occasions que vous pouvez tester !!!...

Difficultés de mise au point
Vous pouvez parfois recevoir un objectif qui refuse de mettre au point à l'infini, c'est un défaut de fabrication, mais si vous n'êtes pas au courant de ce qui se passe, vous penserez probablement que l'objectif n'est pas net. Le traitement : échange standard sous garantie. Généralement, vous avez plus de chances de trouver un objectif dont la mise au point dépasse réellement l'infini. En fait, cet objectif est conçu ainsi, ce n'est pas un défaut en soi (de nombreux objectifs soviétiques ou anciens sont ainsi faits). La mise au point post-infini n'est pas un problème lors de la prise de vue en mise au point automatique mais, en mise au point manuelle, cela devient très facile de mettre au point trop loin et d'obtenir des images floues si vous n'êtes pas conscient du problème... dans ce cas vous êtes responsable, pas l'objectif !...

Reflets
Un dernier problème est la résistance aux reflets et beaucoup de lentilles sont loin d'être parfaites à cet égard, mais j'affirme que, pour la plupart des cas, le fait de placer le pare-soleil sur l'objectif annule le problème.

Toute lentille peut être victime de reflets si vous shootez dans le soleil ou d'autres sources de lumière brillante, le problème n'est pas de savoir s'il y aura reflet... mais de savoir à quel point les effets de reflet seront importants. Et puis, plus souvent que vous ne l'imaginez, le problème est du à la saleté et les empreintes digitales sur l'élément avant, alors gardez-le propre... les reflets disparaitront ou au moins diminueront !..

Il existe quelques zooms qui sont conçus pour être utilisés sans pare-soleil, avec des revêtements spéciaux pour compenser, mais même dans ce cas, vous pouvez monter un petit pare-soleil en caoutchouc à visser sur la bague. Les lentilles plus anciennes sont généralement beaucoup plus sensibles à ce problème que les nouvelles en raison des améliorations des traitements de surface.

Un bon exemplaire d'objectif de kit est celui qui a les critères mécaniques sous contrôle, mais peut présenter certains des problèmes optiques décrits ici. En fin de compte, votre technique, votre flair artistique et vos capacités d'édition s'avéreront bien plus importantes que la qualité réelle de votre objectif, à moins bien sûr que ce dernier soit un vrai raté... heureusement, ils sont plutôt rares.

Bonne nouvelle, les optiques de kit étant souvent légères, elles survivent assez bien aux chutes, parfois elles rebondissent et plus elles sont légères, moins elles risquent de subir des dommages importants, alors que les lourds zooms rapides ont une telle inertie qu'une chute de un mètre peut causer des dommages internes et externes massifs.

Il est peu probable que vous receviez un objectif de kit qui soit absolument optiquement génial, soyez raisonnable, vous ne pouvez pas attendre la perfection à ce niveau de prix, mais n'acceptez pas un objectif présentant de graves problèmes non plus...
___

Jusque-là nous avons examiné les problèmes potentiels liés aux objectifs de kit, maintenant il est temps de se concentrer sur les avantages de posséder et d'utiliser ce bijou bon marché et sous-estimé qu'est l'objectif de kit.

Avant tout autre avantage, il faut noter que ce n'est pas par hasard que la plupart des objectifs APS-C ont des focales comprises entre 18 et 55 mm, soit entre 28 et 75 mm pour le plein format ! Les objectifs pour le µ4/3 ont plutôt tendance à se situer entre 14 à 42mm, ce qui équivaut à 28-84mm pour le plein format, à cause des proportions légèrement moins grandes du cadre µ4/3, on va un peu plus loin du côté des longues focales mais un peu moins loin du côté des courtes focales (même si les valeurs chiffrées ne le laissent pas penser !).

En effet, toute focale plus large que 18mm sur APS-C (27mm en plein format) tend à créer des distorsions potentiellement désagréables et 55mm est parfait pour les portraits et les paysages lointains. La gamme de 18-55 mm est aussi large que possible pour les débutants (mais pas uniquement !). Sortir de cette plage de focale demande d'autres compromis techniques avec un poids accru, un coût plus élevé et une performance probablement plus faible aux extrêmes. Rien d'impossible à résoudre bien sûr, mais quel prix le débutant est-il prêt à payer en plus du prix de son nouveau boîtier ? Les marques proposent donc le meilleur compromis possible alliant petit prix, petit volume, petit poids, gamme focale quasiment universelle (90% des photographes utilisent cette gamme focale même s'ils utilisent des optiques haut de gamme et même s'ils n'utilisent pas de zoom) et résultats honorables...

Vous pouvez, à juste titre, vous dire que 18mm (en APS-C) est un peu long pour un grand angle et que 55mm (en APS-C) est un peu court pour un téléobjectif, mais renseignez-vous auprès des photographes qui vous entourent, vous verrez que même les possesseurs de zoom de (beaucoup) plus large plage de focale, utilisent rarement des valeurs différentes... Seuls les photographes de longue date achètent des objectifs plus longs (jusqu'à 200mm en APS-C) et seuls les plus accrochés (et compétents) d'entre eux achètent des objectifs plus larges (type 10~20mm en APS-C). Donc, la gamme 18~55mm est la gamme la mieux adaptées à la majorité des situations !

Autre avantage auquel personne ne pense : l'objectif de kit, quand vendu avec le boîtier, n'a qu'un prix théorique, dérisoire ! Il ne vous fera jamais craindre de le casser ou de le perdre ! Il ne vous bloquera pas au moment de prendre des risques pour obtenir ZE image dans des conditions difficile... Même s'il y a chute ou choc, il servira de parechoc à votre boîtier (cher, lui !)... changer un objectif de kit, acheté seul (et neuf) vous coûtera rarement 50€, réparer un boîtier, même bas de gamme, vous couterait facilement 5 fois plus !...

Un avantage extraordinaire auquel on ne pense pas lorsque l'on débute : l'objectif de kit ne pèse rien ! Imaginez passer une journée entière avec 5 kilos de matériel sur l'épaule ! Vous pouvez faire le test avec ne serait-ce qu'avec une bouteille d'eau d'1,5 litres portée en bandoulière sur l'épaule, et vous constaterez que vous ne regarderez plus l'objectif de kit avec le même œil !...

Encore moins évident d'emblée, peut-être le plus gros avantage de l'objectif de kit, il est parfaitement intégré dans la chaine de création JPEG du boîtier ! 99,99% des débutants ne faisant que du JPEG, les constructeurs conçoivent l'ensemble boîtier/objectif de kit/micrologiciel intégré de manière à obtenir les meilleurs JPEG possibles. Certes, les optiques plus chères font aussi bien (elles font beaucoup mieux en RAW), mais elles sont plus chères !... Pourquoi croyez-vous que les utilisateurs d'optiques anciennes ou de marque tierce créent toujours des RAW ? Parce qu'ils sont masochistes ? Pour la frime ? Non, mais parce que les corrections de défauts (dont je parlais en début d'article) ne sont pas très efficaces en interne (pour la création de JPEG)... CONCLUSION : si vous ne faites que du JPEG, il y a de fortes chances que votre objectif de kit soit celui qui vous donne les meilleurs résultats pour un prix dérisoire !!!...

99,99% des photographes amateurs n'impriment pas leurs photos et, quand ils le font, ce n'est jamais (ou presque) à des formats supérieurs aux 10x15cm (format carte postale). Dans ces circonstances, une résolution d'objectif très moyenne n'affectera pas la qualité des photos imprimées (ou affichées à l'écran !).

Même si le niveau de résolution sur les bords proposé par l'objectif de kit est (légèrement) inférieur, pour la plupart des photos de la vraie vie ce n'est tout simplement pas un problème. Peut-être que votre objectif de kit est un peu pauvre dans les coins à 55mm, et alors ? Il y a de fortes chances que vous photographiez quelque chose comme un portrait à cette focale et, dans ce cas, les bords pourraient bien être une distraction... autant adoucir ces distractions, non ? Il y en a même qui préfèrent les portraits en marquise voire en soft focus !...

Dans le milieu de la gamme de focale, la plupart des objectifs de kit fonctionne très bien sur tout le cadre et, pour peu que vous utilisiez un diaphragme à f/8, il est plus que probable que tout ce qui se trouve dans les coins sera suffisamment net pour l'écran et pour des impressions de petite taille (10x15cm). Si vous faites un peu de post-traitement, vous pouvez même fermer votre diaphragme à f/11 (ou f/16) et appliquer un filtre de netteté dans votre logiciel pour compenser les effets de la diffraction sur l'image.

Bien sûr, l'objectif du kit n'offre pas le même niveau de netteté centrale que celui d'un grand objectif à focale fixe, mais si vous n'imprimez pas plus de du 10x15cm, cela ne sera probablement pas visible, à moins que votre objectif ne soit vraiment un déchet (que vous ferez remplacer sous garantie !). Et même si c'est un raté, utilisez-le de manière créative et créez les images "art" comme si vous vouliez faire à la manière de Hamilton...

Maintenant, voici une petite astuce, la plupart des déficits de résolution visibles peuvent être compensés par une amélioration subtile en post-production, donc dépenser un peu d'argent pour une bonne application d'édition et apprenez à l'utiliser correctement et vous pourrez obtenir autant (ou plus) qu'en achetant un objectif plus coûteux. Surtout qu'il n'est même pas nécessaire d'acheter de tels logiciels !!! Il y a plein de gratuits qui fonctionnent parfaitement !!!

De même, vous pourriez être surpris de constater à quel point votre objectif de kit peut être bon lorsque vous photographiez en RAW et que vous utilisez un convertisseur de qualité... Le logiciel fourni gratuitement avec votre boîtier ne sera pas le meilleur, ni le plus convivial mais il saura tirer le meilleur des RAW émanant de votre couple boîtier/objectif de kit !... Cela peut sembler bizarre mais, parfois, le traitement interne au boîtier, peut accentuer les faiblesses d'un objectif de kit en réduisant la résolution en même temps que la réduction du bruit et d'autres ajustements sur lesquels vous n'avez aucun contrôle...

Et au pire, il est des cas où des objectifs très "doux" peuvent donner des images plus intéressantes que des objectifs aussi tranchants que des scalpels !... C'est en partant de cette constatation qu'on a créé des filtres à placer devant ses objectifs "pointus" ou des filtres logiciels pour post-traitement !...

Oui, me direz-vous, mais mon objectif de kit n'a pas de stabilisation optique ! Certes, mais peut-être que la stabilisation est gérée par le boîtier (Pentax entre autres) ? Et, au pire, que faire de la stabilisation ? Un objectif de 2 kilos sur un boîtier de 2 kilos tirera un avantage à être stabilisé pour gagner une paire de diaph', mais quel intérêt de stabiliser un objectif de 20 grammes ?...

Oui, me direz-vous, mais mon objectif de kit n'a pas une mise au point ultrasonique ! Certes, et alors ? Etes-vous certain de pas pouvoir créer des images en perdant 1/10ème de seconde lors de la mise au point ? Allons !... Et qui dit absence de moteur ultrasonique dit risque de panne évité !...

Oui, me direz-vous, mais mon objectif de kit n'a pas des ouvertures extraordinaires ! Certes ! La création de flou d'arrière-plan ne sera pas facilitée, mais vous trouverez dans mes pages que la grande ouverture de diaphragme n'est qu'un paramètre de la faible profondeur de champ, en utilisant tous les autres, vous pourrez faire aussi bien avec votre objectif de kit... En plus, demandez aux photographes de votre entourage qui possèdent des objectifs "rapides" de regarder leurs données EXIF, l'immense majorité des photos sont créées entre f/4 et f/8... alors vous voyez que votre objectif de kit n'a pas à rougir !... Les utilisateurs de diaphragmes inférieurs à f/2.8 sont rares dans la vraie vie !...

Il y a en fait un avantage caché dans un objectif "lent", c'est un petit secret que les constructeurs d'objectifs "rapides" et raffinés préfèrent ne pas divulguer : l'objectif rapide souffre généralement d'un décalage de la mise au point lorsque vous fermez le diaphragme, ce qui signifie que si vous mettez au point, avec un objectif f/1.4 (mise au point toujours à pleine ouverture), lorsque vous prenez la photo et que le diaphragme doit se fermer à f/3.5, la mise au point change légèrement, l'image finale finit par paraître incroyablement douce. Par exemple, si vous mettez au point sur l'œil de votre modèle en portrait, il se peut que ce soit l'oreille qui soit au top de la focalisation... avec un objectif "lent" cela n'arrivera jamais !... Les objectifs de kit étant lents, ils ne subissent jamais de décalage de mise au point, donc si vous mettez au point en grand angle, par exemple à f/3.5 et que vous photographiez à f/5.6, vous pouvez être sûr que l'objectif reste focalisé là où vous l'avez placé ! C'est rassurant, non ? Et, en plus, les aberrations chromatiques longitudinales sont réservées aux seuls objectifs rapides !...

Donc, en résumé, il y a beaucoup de choses à reconnaître quand il s'agit d'objectif de kit, tout ce qui précède semble prouver qu'ils sont une bonne affaire, et, en fait,... ils le sont !!!

Maintenant que vous en savez plus sur la mécanique et les attributs de votre objectif de kit, le temps est venu de regarder l'utilisation de la bête en plastique.

L'utilisation en focale fixe :
Qui a dit qu'un zoom devait vous obliger à travailler avec toute la gamme de ses focales ? Vous pouvez très bien utiliser votre zoom de kit comme un objectif à focale fixe !... Tous les zooms (quelle que soit leur qualité et quel que soit leur prix) ont une focale à laquelle toutes les aberrations sont le mieux corrigées, généralement, cette focale idéale se situe quelque part au milieu de la plage de focales de votre zoom de kit, mais vous devrez tester pour trouver le point idéal. Généralement pour les objectifs APS-C, il se situe dans la plage 24-30mm et pour ces focales, il est probable que vous travailliez avec une ouverture maximale de f/4.5, ce qui est assez pratique à condition que l'objectif soit qualitatif et pointu à cette focale. Les aberrations chromatiques sont (quasi) inexistantes, il n'y a pas (ou peu) de distorsion et le vignettage n'est pas perceptible à moins de photographier un ciel bleu. Une fois cette focale la plus qualitative repérée, utilisez un gros élastique ou du gaffer pour bloquer le zoom de kit à cette focale. Après cela qui pourra dire que l'objectif de kit n'est pas qualitatif ? Ignorez tous ces tests d'objectifs, ils analysent les optiques uniquement aux focales extrêmes, les moins qualitatives en passant sous silence ce point (précis) de grande qualité d'image qui fera de votre objectif de kit un véritable bijou...

Plus de zoom ?
Si l'extrémité de 55mm est insuffisante pour vos besoins, vous pouvez toujours recadrer de façon à conserver disons 70% du centre du cadre pour obtenir un zoom plus long avec une bonne clarté sur les bords. Maintenant, avant que vous ne commenciez à hurler contre le recadrage, regardons quelques chiffres. Supposons que vous ayez un reflex numérique APS-C de 24 mégapixels et que vous recadrez la moitié du cadre, vous aurez toujours 12 mégapixels. Si vous recadrez sans ré-échantillonner votre photo de 24 MPxl aux dimensions du µ4/3, vous obtenez environ 14 MPxl ce qui fera correspondre votre objectif de kit à un équivalent 110mm plein format ! Un capteur de 16 MPxl sera moins impressionnant, ne récupérant que 8 à 10 MPxl, mais cela reste largement suffisant pour une impression de bonne taille comme l'A4 (voire plus) !

Si vous avez une focale un peu molle sur les bords, vous pouvez parfois obtenir une image bien plus nette en utilisant une focale un peu plus large puis en recadrant pour retrouver le cadrage souhaité à la prise de vue.

Souvent, vous avez juste besoin d'une ouverture plus large pour faire face à des niveaux de faible luminosité. Votre objectif de kit ouvre généralement à f/3.5 à l'extrémité large et à f/5.6 à l'extrémité télé. Si vous shootez à 18mm à f/3.5 et que vous recadrer par exemple de 30% à 40% vous pourrez obtenir la même image mais bénéficier d'une augmentation de l'ouverture dont vous avez besoin quand les choses deviennent vraiment difficiles.

Mais il y a plus, imaginons que vous deviez prendre une photo de groupe dans une situation de faible luminosité, et vous avez besoin de disons 30mm pour couvrir le groupe et f/8 pour obtenir suffisamment de profondeur de champ. Malheureusement pour vous, dans ces conditions, la vitesse d'obturation sera trop lente... essayer donc ceci : utilisez une focale plus large que celle dont vous avez besoin et vous obtiendrez la même profondeur de champ mais avec une ouverture plus grande, vous pourrez alors shooter à une vitesse plus rapide... puis juste un petit recadrage en post-prod' et le tour est joué !...

Votre objectif de kit offre normalement 18mm à l'extrémité large, mais qu'en est-il lorsque vous voulez des photos super grand angle ? La réponse se trouvera dans le panoramique. Comme je le disais tout à l'heure, la plupart des objectifs a une distance focale qui est meilleure que toutes les autres, il y a de fortes chances que ce soit dans la gamme 24-30mm pour les capteurs APS-C. Si vous pouvez déterminer cette focale et déterminer l'ouverture optimale, vous pouvez mettre votre objectif de kit au service des panoramas vraiment excellents... même pour de très grands panoramas. Il est vrai que de nos jours la plupart des applications panoramiques peuvent corriger la distorsion et le vignetage automatiquement, mais elles fonctionnent mieux si les fichiers sont proches de la perfection, surtout en ce qui concerne la distorsion car les corrections réduisent les détails sur les côtés et dans les coins. De nombreux boîtiers offrent aujourd'hui une option panoramique, soit vous aidant à aligner les images dans l'appareil, soit vous aidant à assembler les images dans le boîtier. Quelle que soit la méthode que vous utilisez, l'image obtenue (pour les sujets non mobiles) dépassera de manière significative la qualité que vous auriez obtenue en shootant une seule image même avec un objectif beaucoup plus large et beaucoup plus qualitatif !... Cela ouvre un tout nouveau monde de possibilités pour l'objectif du kit. Les quatre avantages principaux de l'approche du panoramique par rapport à l'utilisation d'un objectif vraiment large sont :
- résolution beaucoup plus élevée
- potentiellement moins de distorsion sur les bords
- plus grande flexibilité pour le recadrage
- vraiment beaucoup moins d'argent dépensé dans un objectif grand-angle pour un usage limité pour la plupart des photographes, la plupart du temps.

Puisque nous en sommes au sujet de la portée du zoom, je rappellerai que la plupart du temps, vous pourriez obtenir un peu plus de portée en vous rapprochant du sujet, vous pouvez utiliser le meilleur accessoire accessible au photographe : des jambes et des pieds !... En vous rapprochant, vous donnerez un coup de jeune à votre objectif de kit dans le domaine de la faible profondeur de champ. Demandez-vous à quelle fréquence vous devez recadrer vos photos parce que vous avez laissé trop de choses inutiles sur les bords alors que vous auriez pu, vous auriez dû, facilement vous rapprocher de votre sujet... Vous avez des jambes ? Utilisez-les !...

Après cela, qui pourra dire que l'objectif de kit a une focale inadaptée et une luminosité insuffisante ?

Un recadrage créatif ?
Recadrer pour obtenir un grossissement ou un coup de zoom c'est bien mais qu'en est-il du recadrage pour l'amélioration de la composition et comment cela peut-il booster votre zoom de kit ? Si votre appareil photo est un modèle APS-C, le format d'image est de 2/3, mais les photos peuvent être extraordinaires à toutes sortes d'autres formats, comme 4/3, 4/5, 16/9 et le graal du moyen format : le carré. J'ai déjà parlé des recadrages créatifs dans une autre page (ici). Maintenant, que pensez-vous qui se passe si on recadre à l'un de ces formats une image en 2/3 ? Facile, nous perdons ces coins mous et sombres que les optiques de kit n'arrivent pas résoudre. Je vous conseille donc de photographier un peu plus large pour permettre un post-découpage créatif, de cette façon vous pouvez obtenir le format final souhaité, mais ne prenez pas ce conseil pour excuser un travail de composition bâclé !... Qui dira après cela que le zoom de kit ne permet pas la créativité ?

Des photos géantes ?
Avec la bonne technique et un post-traitement suffisant, vous pouvez assembler un grand nombre de photos pour créer une seule image géante. En théorie (et en pratique d'ailleurs), plus vous augmentez le nombre d'images assemblées et moins la capacité de résolution de votre objectif devient importante, en effet, vous pourrez réduire légèrement chaque photo et ainsi masquer les éventuels défauts dus à l'objectif. Votre objectif de kit est parfaitement capable de produire de superbes fichiers pour l'assemblage, surtout si vous prenez le temps de trouver la focale et l'ouverture optimales pour votre exemplaire. Si, par hasard, -c'est peu probable-, cette focale se situe à l'extrémité la plus longue de la plage de zoom, il vous suffit de prendre plus de photos pour couvrir la zone souhaitée. Qui dira, après cela, que l'objectif de kit donne de si mauvaises images qu'il n'est pas possible de créer des images de grande taille ?

Moins de profondeur de champ ?
Il existe des techniques de post-traitement pour simuler une faible profondeur de champ, je vous en propose ici MAIS en fait il n'est pas nécessaire de simuler, vous pouvez vraiment obtenir une faible profondeur de champ avec votre objectif de kit. J'en ai déjà parlé par ailleurs dans ce site, mais il serait bon de se rafraichir la mémoire... La profondeur de champ dépend de plusieurs facteurs, l'ouverture, la focale, les distances relatives entre les objets proches et lointains, le grossissement global et la distance de visualisation/la taille de l'image. Ce n'est pas uniquement le format du capteur qui compte, il n'y a rien de magique dans le format 35mm (Full Frame) ou même le moyen format, mais quand vous utilisez un format plus grand les facteurs de grossissement doivent changer pour garder les proportions de l'image. Cela signifie que si vous assemblez plusieurs photos plus petites, créées avec une focale plus longue (focale plus longue = profondeur de champ plus courte), pour faire une grande image, vous obtiendrez un aspect similaire (du point de vue profondeur de champ) à ce que vous auriez obtenu avec un boîtier de format plus grand. Cela augmente le facteur d'agrandissement et les distances relatives entre les objets proches et lointains dans votre image. Donc votre profondeur de champ devient beaucoup plus réduite, à ouverture identique. Nous obtenons ainsi un aspect très similaire à l'utilisation d'un format beaucoup plus grand avec une très haute résolution et une profondeur de champ très limitée sans frais supplémentaires, autre que le logiciel -il en existe des gratuits-. La plupart des gens ne font jamais de panoramique dans ce but, ils utilisent plutôt les panoramiques pour couvrir des scènes plus larges qui ne peuvent pas être couvertes sur une seule image. Avantage de la technique, les objectifs très rapides créent souvent des flous un peu rugueux qui dépendent beaucoup de la forme du diaphragme et du réglage de l'ouverture. Les images créées pas fusion de plusieurs photos ont un bokeh (flou d'arrière-plan, plutôt !) beaucoup plus agréable, lisse et naturel. Qui dira maintenant que l'objectif de kit ne permettra jamais d'obtenir un beau flou d'arrière-plan ?

La photographie sur le vif ?
Dans les temps pré-numériques, les photographes utilisaient régulièrement un concept appelé « Zone Focusing » pour capturer rapidement des scènes avec un minimum de préparation en utilisant des boîtiers à vision directe. Ce n'est pas complexe et peut être un outil incroyable pour améliorer votre photographie de rue ou même les photos de famille ou des instantanés. Pour ce faire, vous mettez au point à une distance fixe et ajustez l'ouverture pour obtenir une bonne profondeur de champ permettant de couvrir vos besoins et ce bien avant de cadrer. À titre d'exemple, vous pouvez fixer votre objectif de kit à 28mm et faire la mise au point à 2,5 mètres ce qui vous permet une netteté acceptable de (environ) 1,5m à 5,5m à f/5.6 avec un capteur APS-C. Ce qui est idéal pour de la photographie de rue par exemple, ou toute photo sur le vif où vous n'avez même pas forcément le temps de composer avant déclenchement... Pour ce faire il suffit de sélectionner le mode de mise au point manuel, de mettre au point (une fois pour toute) sur quelque chose à une distance de 2,5m, de régler le boîtier en mode automatique à priorité d'ouverture, régler le diaphragme à f/5.6 et la sensibilité sur auto et c'est parti... C'est super rapide car il n'y a pas de recherche de mise au point avant déclenchement. Avec cette technique qui dira encore que son objectif de kit est lent et bruyant au moment de mettre au point !...

La macrophotographie ?
Pour étonnant que cela puisse paraître, nombre d'objectifs de kit (je ne les connais pas tous !) sont capables de mettre au point à des distances très proches. Non, ils ne remplaceront jamais un objectif macro, mais néanmoins vous pouvez obtenir des résultats plus qu'acceptables sinon en macro stricto sensu au moins en proxiphotographie. Vous pouvez lire l'article ici pour voir que l'on peut attendre beaucoup d'un bête objectif de kit. En fait, si vous êtes prêt à recadrer un peu, ce qui, avec les niveaux de résolution actuels, n'est vraiment plus un défi, vous pouvez obtenir de très bons résultats. D'abord un petit conseil, tirer un peu plus large et recadrer vous aidera à obtenir des résultats plus cohérents en ce qui concerne la mise au point et la profondeur de champ car plus on se rapproche, plus on obtient des faibles profondeurs de champ et plus on utilise une courte focale et plus la profondeur de champ augmente. Et c'est un fait, plus on se rapproche du sujet avec un bête zoom de kit, plus la performance diminue, donc gardez un peu de grossissement en réserve !

Au-delà de l'utilisation du simple zoom de kit, vous pouvez toujours, comme je l'ai dit ici, utiliser un filtre macro (bonnette) bon marché (+2 dioptries fonctionne bien) pour étendre la portée macro ou peut-être même un tube d'extension pour aller encore plus loin. Les bords ne seront jamais en concurrence avec un véritable objectif macro mais qui, parmi les amateurs, a vraiment besoin de photos avec des angles hyper pointus surtout si on considère les économies de coûts et de poids (considérables) ?. le gros avantage des bonnettes est qu'elles ne réduisent pas la lumière atteignant le capteur (contrairement aux tubes d'extension) vous pourrez donc espérer une vitesse d'obturation plus rapide.

Qui dira, après cela, que le zoom de kit limite son champ d'action photographique ?
___
Au-delà de la prise de vue, vous devez vraiment accepter le fait que la plupart des superbes images que vous voyez sur le web -ou ailleurs- ne sont pas seulement des JPEGs « sortis du boîtier ». Elles ont été triées et manipulées, ajustées, bricolées d'une myriade de façons. Le post-traitement est au moins aussi important (et souvent plus) que la qualité de l'objectif !... Je suis un peu critique quand j'entends les gens qui n'acceptent que le résultat directement sorti du boîtier parce que, disent-ils, c'est la seule façon de travailler !... C'est faux ! En argentique, le traitement au laboratoire était important, il l'est encore plus en numérique !... Ceux qui ne travaillent pas leurs photos en post-traitement ne sont que ceux qui sont trop paresseux pour ce travail ou ceux qui n'ont pas la moindre idée de la façon de le faire !... Vous devez accepter le fait que le travail de post-production et la prise de vue aillent de pair, aucun fabricant n'a encore réussi à créer une optique capable de corriger tous les défauts optiques ou un boîtier capable d'appliquer en interne toute la gamme des effets créatifs sans que vous ayez à bouger le petit doigt. Il est peu probable qu'un nouvel objectif devienne une solution miracle, une nouvelle application d'édition et de réelles compétences d'édition pourraient s'avérer bien plus efficaces. Tout photographe prêt à épargner pour acheter un objectif neuf ou meilleur devrait plutôt investir du temps à acquérir de bonnes compétences techniques, de la créativité et de solides compétences d'édition, toutes ces choses que vous ne trouverez jamais sur le marché... Partant, votre zoom de kit n'est franchement pas mauvais, il n'a pas de défaut incontournable, il vous permet tous les genres photographiques, que pourriez-vous donc demander de plus à un objectif ? Être plus cher ?

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page
PEUT-ON ENVISAGER L'ACHAT D'OBJECTIFS ALTERNATIFS MOINS CHERS ?

Si les arguments de mon article précédent ne vous ont pas convaincus et que vous n'êtes pas crésus, vous vous demanderez (fort logiquement) si cela peut être une bonne idée de rechercher un objectif alternatif à son objectif de kit mais moins cher que ce que propose la marque de votre boîtier... C'est exactement ce que je vous propose d'analyser maintenant. Nous allons regarder les différentes options et les avantages / inconvénients de chacune.

Il y a de bons objectifs et il y a de mauvais objectifs. Il en va ainsi depuis le début des temps photographiques. Aujourd'hui, avec les avancées technologiques, il y a beaucoup plus de bonnes optiques que de mauvaises. Les tolérances de fabrication font que nous n'avons pas à nous soucier -plus que de raison- de la qualité des images issues d'un objectif actuel. Cela dit, il y a eu de tous temps des objectifs extraordinaires qui n'ont rien à envier aux objectifs actuels. Il y a, d'un autre côté, aussi des ratés occasionnels parmi les productions d'aujourd'hui, mais -en principe- le verre moderne est excellent. Malheureusement, qualité des matériaux, haute technologie, strictes tolérances de fabrication, tout cela a un prix et la plupart des objectifs sont des propositions (très) coûteuses, surtout pour les amateurs !...

La première question qui se pose (qui devrait se poser) est de savoir si on préfère un objectif de la marque de son boîtier (et de son objectif de kit) ou si on préfèrerait (ou accepterait de) regarder les propositions des fabricants tiers... Il fut un temps (pas si lointain) où les photographes choisissaient les objectifs de la marque de leur boîtier car les productions des tiers étaient plus que discutables. Les temps ont radicalement changé et depuis quelques années, il y a une pléthore d'excellentes productions chez ces sociétés tierces qui produisent des objectifs compatibles pour tous les systèmes. Les plus grandes entreprises les mieux établies (allez, contrairement au titre de la page, je vais m'autoriser à citer des marques, mais puisqu'il y en aura au moins 3, ce ne sera pas de la publicité !) telles que Tamron et Sigma ont maintenant une gamme intéressante d'objectifs... bien sûr les tarifs ne sont plus aussi bas qu'à l'époque mais la qualité n'est plus la même non plus !... Et, un dans l'autre, comparés aux objectifs des grandes marques, on peut encore -éventuellement- dire que ce sont des productions pour tous les budgets. À côté de ces grandes marques alternatives on trouve des nouveaux venus tels que Samyang (qui commercialise aussi ses productions sous différentes marques comme Rokinon, Phoenix, Opteka, Vivitar, Bower -ou autre encore ?-) qui s'empare du marché de niche avec des optiques ciné, des zooms "peu chers", des optiques à focale fixe manuelles -et maintenant même autofocus et même avec contacts compatibles "grandes marque" pour les automatismes-. Encore une fois, la qualité est excellente.
Donc, pourriez-vous acheter un objectif tiers. Généralement oui, ils sont souvent (mais pas toujours !) moins chers que les équivalents des marques de boîtiers et correspondent -voire dépassent parfois- leur qualité d'image. Ils proposent également -souvent- des objectifs que les entreprises établies ne fournissent pas.
Au chapitre des inconvénients, les critiques d'un passé "proche" du type autofocus plus lent et moins précis et, dans le cas des objectifs entièrement manuels, un manque de communication entre l'objectif et le boîtier ne sont plus de mise !... Quoi qu'il en soit, un photographe expérimenté peut contourner ces limitations (si vous achetez en occasion).

Ensuite vient la question de la rapidité de l'objectif. Vous savez déjà que lorsque l'on parle de rapidité d'un objectif, on parle en réalité de son ouverture nominale que l'on appelle également ouverture maximale (voir ici). Il est bien évident qu'un objectif à ouverture nominale de 1:1.2 (ouverture maximale de f/1.2) coûtera beaucoup plus cher qu'un objectif de même focale mais avec une ouverture nominale de 1:4 (ouverture maximale de f/4) !... Mais est-ce que votre type de photographie exige vraiment des objectifs rapides ? La plupart des optiques à budget accessible -mais de telles optiques peuvent tout de même être très chères chez les marques institutionnelles- présentent une ouverture nominale de 1:3.5 à 1:4 (ouverture maximale de f/3.5 à f/4), mais dites-vous que f/3.5 ne représente que moins d'un diaph' de vitesse en moins que f/2.8 avec une différence de prix assez conséquente...
Essayez d'évaluer combien de photos vous faites, combien de fois vous photographiez à main levée en basse lumière et combien d'images vous faites avec une très faible profondeur de champ chaque année... L'achat d'un objectif rapide peut ne pas être justifiable (bien sûr, je ne parle pas du plaisir et de la fierté de posséder un bijou optique !).
Un objectif à ouverture nominale de 1:3.5 à 1:4 (ouverture maximale de f/3.5 à f/4) peut être considéré comme lent en photographie argentique, mais, en numérique, avec la qualité des images actuelles à sensibilité élevée, on peut très bien le considérer comme acceptable !...
Une autre chose à prendre en compte : la plupart des objectifs rapides sont considérés comme pro et sont donc pourvus d'une protection contre les intempéries qui augmente encore plus la facture !... Donc, si vous ne faites que rarement de la photo de plein air sous la pluie ou la neige, ou si votre boîtier n'est pas tropicalisé, le coût supplémentaire peut ne pas se justifier non plus...

Il est temps d'envisager le choix entre un objectif à focale fixe ou un zoom. Ce problème fait débat depuis l'invention du zoom et ce n'est pas prêt de se calmer... Cependant, s'il faut le considérer sur un aspect purement financier, alors les objectifs à focale fixe offrent souvent un meilleur rapport qualité-prix. Les avantages des objectifs à focale fixe sont généralement des ouvertures plus grandes et -souvent- une meilleure qualité d'image. Pour être honnête, à moins que vous soyez un pixel peeper (ce qui n'est jamais une bonne chose), vous ne verrez probablement pas de différence entre un objectif à focale fixe de bonne qualité et un zoom de bonne qualité. Cependant, il y aura une différence significative au niveau du prix et une grande différence d'ouverture maximale.
Si nous regardons la focale standard en plein format, le 50mm, nous verrons que les zooms petit budget ouvrent souvent autour de f/4 à 50mm. Les zooms coûteux ouvriront très probablement f/2.8. Un objectif à focale fixe de 50mm ouvrira à f/1.8, peut-être même à f/1.4 et sera moins cher que le zoom petit budget.
Les inconvénients de l'objectif à focale fixe sont que vous devez en posséder plusieurs pour couvrir la focale d'un zoom ou que vous devez vous déplacer en permanence pour composer -Ce dernier point devrait, à mon avis, être considéré comme un avantage car il signifie que vous devez réfléchir davantage à votre composition... et il est connu de longue date que les zooms ne sont pas les meilleurs alliés des photographes qui veulent évoluer.-

Neuf ou occasion ? Voilà également une excellente question qui mérite d'être posée ! Mais il n'est pas possible de mettre dans le même sac une optique d'occasion vieille d'un an et une datant de plus de vingt ans !..
Une occasion récente, si en bon état, coûtera certes moins cher qu'une neuve, mais les bons objectifs gardent de la valeur beaucoup mieux et beaucoup plus longtemps que le meilleur des appareils photo numérique, donc il est probable que l'économie sur ce genre de choix est plus que discutable...
Pour ce qui est des très vieux objectifs, s'ils peuvent être intéressants pour les effets et distorsions qu'ils induisent, il y a très peu de chance de pouvoir les fixer sur un boîtier moderne.
Reste les objectifs plus anciens mais pas trop, car des optiques de 60 ans -beaucoup moins si de qualité inférieure- souffrent d'une qualité de verre et d'une technologie totalement dépassées et, vu leur âge, le risque de rencontrer les maladies classiques des optiques -champignons, décollement de lentilles, opacification des lentilles, etc- augmente énormément ! Pour ces optiques modernes (mais pas récentes, disons années 1970~2000) il y a encore de bonnes affaires possibles, malheureusement, ces dernières années, vu la forte demande, les cotes explosent... Bien qu'ils ne soient pas totalement compatibles avec votre boîtier actuel, ces objectifs seront toujours utilisables. Sauf avec certains boîtiers, vous perdrez toute possibilité de mesure multizone, de mesure spot et d'automatisme et je ne parle même pas d'autofocus... Cela dit, le travail en manuel n'est pas inintéressant et très formateur !... Parmi cette catégorie, il y a du matériel d'excellente qualité (d'image) mais il y a également beaucoup d'horreurs -mais ces derniers deviennent intéressants pour les distorsions qu'ils induisent et sont quasiment gratuits-. Bien qu'il faille garder les pieds sur terre, sachez qu'il est possible de trouver d'excellents objectifs des années 1970~1980 à des prix aussi bas que quelques dizaines d'euro (plus pour longtemps vu l'envolée des cotes !). Lors de l'achat d'occasion, il est préférable de voir, de toucher et de tester attentivement l'objectif convoité...

Donc, à la question posée dans le titre de l'article, La réponse est sans conteste oui. Il existe un certain nombre d'alternatives à l'achat des objectifs actuels (de marques institutionnelles) hors de prix. La question que vous devez vous poser, par contre, est de savoir si vous pourrez adapter ces objectifs sur votre boîtier (ce n'est pas toujours le cas !), si vous pourrez surmonter les limites qu'imposent -souvent- ces optiques à votre boîtier. Si vous êtes débutant ou pas très sûr de vous, évitez l'aventure. Sinon, tout dépendra de votre style de photographie et de vos attentes...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page
LES PRINCIPAUX MENSONGES DE VOTRE BOÎTIER NUMÉRIQUE

Bon, vous me direz -fort justement- qu'un boîtier, même numérique, est incapable de vous mentir... que ce sont les fabricants qui mentent éventuellement... mais ces derniers se sont arrangés pour déléguer la tromperie à leurs produits, donc, cela revient exactement au même, le dindon de la farce ce sera toujours... l'utilisateur final, à savoir... vous !...

Et n'allez pas croire qu'acheter un boîtier super haut de gamme vous mettra à l'abri de cet abus de confiance (ou d'abus de faiblesse plutôt, puisque ces mensonges sont déjoués par les plus compétents d'entre nous !)

Voyons donc les principaux mensonges que ces merveilles technologiques vous font croire :

-> Votre photo sera toujours correctement exposée ! Avec le posemètre intégré et les algorithmes révolutionnaires intégrés dans votre boîtier, il est impossible qu'il en soit autrement !.... FAUX ! Si, en vous promenant dans les menus de votre boîtier, vous trouvez une entrée permettant de régler la luminosité, c'est bien que votre boîtier essayera de faire quelque chose d'acceptable dans la majorité des cas, pas plus !... DONC, en situation d'éclairage fixe, faites une photo test et adaptez la luminosité dans le menu du boîtier jusqu'à ce qu'elle soit ce que vous attendez !... Ne comptez pas trop sur le post-traitement pour corriger cette faiblesse... une bonne image en sortie de boîtier pourra devenir une excellente photo après post-traitement, une photo pas extraordinaire en sortie de boîtier ne sera pas terrible en fin de post-traitement !...

-> Votre photo sera toujours nette ! Avec le processeur ultra moderne de votre boîtier, les moteurs ultra supersoniques de vos objectifs et les systèmes de stabilisation d'image ultra performants, il est impossible qu'il en soit autrement !... FAUX !... Faites un petit tour dans le menu de votre boîtier et vérifiez plusieurs points :
-existe-t-il un choix de réglage de l'autofocus ? (certainement !)
-existe-t-il un choix de stabilisation optique ? (certainement !)
-existe-t-il un système de correction de front ou back focus ? (certainement !)
Utilisez tous ces moyens pour qu'ils correspondent exactement à vos conditions de prise de vue, corrigez les problèmes de back/front focus (très fréquents) et là, il y a des chances pour que vos images deviennent nettes... et encore !... vérifiez toujours que la vitesse d'obturation soit au moins égale à l'inverse de votre focale : 50mm = vitesse à 1/50è de seconde au minimum !... Et sachez que la visualisation du résultat sur l'écran LCD arrière n'est franchement pas une assurance tous risques !...

-> Vous avez suffisamment d'espace sur votre carte mémoire ! Un boîtier est un véritable ordinateur, même s'il n'est pas équipé d'intelligence artificielle, il est tout à fait en mesure de savoir combien de place il reste sur votre carte, il est impossible qu'il en soit autrement !... FAUX !... Le poids d'une photo (et donc le volume qu'elle occupera sur la carte) dépendra du nombre de couleurs, de l'importance des contrastes et des lumières ainsi que du nombre de détails présents sur l'image... Aucun boîtier, aussi intelligent soit-il, même équipé d'intelligence artificielle, aucun humain non plus, aussi intelligent soit-il, peut être en mesure d'évaluer le poids des photos que vous allez prendre donc de déterminer le nombre de photos que vous allez encore être en mesure d'enregistrer sur votre carte mémoire !!!... Quand vous partez en shooting, assurez-vous toujours d'avoir des cartes formatées avec vous !...

-> Vous avez besoin d'une mise à niveau. En effet, vous ne pourrez jamais espérer le même résultat de qualité d'image avec un reflex de premier prix et un reflex professionnel ... il est impossible qu'il en soit autrement !... FAUX !... Le reflex professionnel proposera certainement un nombre de déclenchements par seconde beaucoup plus élevé qu'un reflex d'entrée de gamme, il proposera certainement une sensibilité ISO maximale beaucoup plus importante qu'un reflex d'entrée de gamme, il permettra très probablement un nombre maximum de déclenchements beaucoup plus important avant de tomber en panne qu'un reflex d'entrée de gamme, il sera (probablement) tropicalisé (ou mieux tropicalisé) qu'un reflex d'entrée de gamme mais jamais, au grand jamais, il ne permettra d'obtenir des images d'une meilleure qualité !... La qualité de l'image est surtout fonction du photographe et, en second plan, fonction de l'objectif utilisé !...

-> Le(s) mode(s) automatique(s) signifie(nt) que vous n'avez plus rien à faire. Avec toute cette électronique embarquée et avec ces logiciels super haut de gamme, les modes automatiques feront tout le travail et beaucoup mieux que vous ne pourriez le faire vous-même, il est impossible qu'il en soit autrement !... FAUX !... Quoi que vous fassiez en photographie, vous devez mettre les mains dans le cambuis !... Moins vous utiliserez d'automatisme et plus vous pourrez aboutir à ce que vous recherchez et si, vraiment, vous avez besoin d'un automatisme, sachez que vous serez systématiquement obligé de corriger (modifier) manuellement ce qui a été déterminé automatiquement, et ce, quel que soit le type et le niveau de gamme de votre boîtier !...

Vous trouvez cet article simpliste, peut-être même un peu bébête, mais s'il ne vous est jamais arrivé de rentrer chez vous avec des images mal exposées, pas nettes, voire pas d'image du tout à cause d'une carte pleine trop vite, faites-moi confiance... cela vous arrivera !... Je ne sais ni quand, ni comment, ni pourquoi, mais ... cela vous arrivera !... Et là, il sera un peu trop tard pour vous lamenter... je vous aurais prévenu !... On n'arrive jamais à l'heure à un rendez-vous que l'on a oublié !... Aussi, ne faites jamais confiance à votre boîtier, apprenez à travailler en manuel, apprenez à vous servir parfaitement de votre matériel, découvrez ses points forts et ses points faibles et... apprenez à corriger (sévèrement) ses dérives !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page
COMMENT NETTOYER SES OBJECTIFS ?

L'objectif est la partie la plus importante du système photographique, c'est lui qui permet d'obtenir des images nettes et claires. Il est important de veiller à protéger la lentille frontale.

Une lentille sale signifie une qualité d'image médiocre mais il existe des méthodes appropriées que vous devez suivre pour nettoyer votre objectif sans endommager ses lentilles et autres pièces. Nettoyer vos optiques n’a rien à voir avec le nettoyage quotidien des autres objets que vous utilisez et il y a plusieurs choses à connaitre, à respecter et à éviter concernant le nettoyage des lentilles.

Avant toute chose, rappelez-vous que nettoyer votre objectif uniquement lorsqu'elle en a besoin évite d'endommager la lentille et vous évite de consacrer plus de temps et d'argent que nécessaire. De même, n'oubliez pas d'utiliser le pare-soleil et le capuchon d'objectif (dans la mesure du possible) pour éviter les dommages dus à la poussière, la saleté et à d'autres accidents.

Si vous vous trouvez dans le sable, notamment sur la plage ou dans les dunes de sable ou dans des endroits où le vent transportait du sable, faites très attention à la manière dont vous nettoyez la lentille frontale (!!!) utilisez une soufflette ou un aspirateur et utilisez ensuite une brosse très douce pour les bords.

Le verre des lentilles de l'objectif n'est pas simplement du verre ordinaire, mais des revêtements avancés (traitements de surface) qui aident à transmettre plus de lumière vers le capteur ou au film et éviter les reflets indésirables et autres fantômes (dits flare en anglais). Le nettoyage répété de vos lentilles peut endommager ces revêtements de surface, nettoyez donc les lentilles uniquement lorsque cela est nécessaire. Évitez de toucher les lentilles afin d'éviter les traces de doigts et autres taches de graisse qui s’installent sur l’objectif et fixent la poussière. Les zones où les taches doivent être examinées avec soin sont les éléments arrière où la poussière ou les taches peuvent avoir un impact très sérieux sur la qualité de l'image. Si les objectifs sont bien manipulés, la poussière et les taches sur les éléments arrière peuvent être complètement évitées.

Voici quelques-uns des moyens les plus sûrs que vous pouvez utiliser pour nettoyer votre objectif, en fonction du type et de la quantité de saleté.

1) Souffler, aspirer ou brosser la poussière. Autant que possible, utilisez un souffleur, un petit aspirateur (pas trop puissant !) ou une brosse à poils très doux (il est recommandé d'utiliser des brosses en poils de chameau) pour enlever la poussière des lentilles. Ne touchez jamais le pinceau avec les doigts, car la graisse cutanée ou la saleté de vos mains peuvent adhérer aux poils puis salir, plutôt que nettoyer, les lentilles. Soufflez quelques coups dans le vide, loin des lentilles avant de souffler sur l'objectif afin d'éviter que la poussière de la soufflette ne se dépose sur l'objectif. Avec un aspirateur, à faible puissance, aspirez les poussières en ne vous approchant pas trop des lentilles.

2) Utilisez les solutions de nettoyage spéciales pour lentilles lorsque cela est nécessaire. Dans les cas où il y a des taches, utilisez des solutions de nettoyage de lentilles sur les lingettes spéciales et nettoyez délicatement le verre pour éliminer les traces de doigts ou d'huile. Veillez à avoir éliminé toute la poussière au préalable à l’aide de souffleuses ou de brosses à soies souples, sans quoi certaines poussières pourraient entraîner des rayures sur l’élément frontal lors de l’essuyage. ATTENTION à internet !!! J'ai trouvé sur le net des articles et des vidéos qui proposent d'utiliser du noir de fumée et du dentifrice pour nettoyer les lentilles (!!!) NE FAITES JAMAIS CELA, pensez qu'avec du dentifrice vous pouvez faire disparaitre des rayures dans la peinture de votre carrosserie tant cette pâte est abrasive !...

3) Les chiffons en microfibres permettent de retirer les taches mineures. Les produits de nettoyage les plus populaires sont les chiffons en microfibres qui peuvent être utilisés pour nettoyer les taches graisseuses et les traces de doigts. Lorsque vous utilisez ces chiffons, vous devez vous assurer que les chiffons ne contiennent pas de poussière, car elles peuvent égratigner le verre et endommager le traitement de surface s'il est nettoyé avec de la poussière. Les microfibres peuvent être utilisés avec ou sans solutions de nettoyage de lentille en fonction du type de saleté que vous souhaitez retirer. Les stocker dans des sacs en plastique empêchera la poussière de s'accumuler dans la microfibre.

4) Utilisez des coton-tiges pour les rainures. Pour nettoyer les rainures sur les bords de la lentille frontale ou le corps de l'objectif, vous pouvez utiliser des coton-tiges trempés dans la solution de nettoyage des lentilles. Dans la mesure du possible, utilisez des solutions de nettoyage recommandées par les fabricants de lentilles, car elles seront sûres pour les traitements optiques. Si possible, cherchez ces solutions dans un magasin d'appareils photo expérimenté.

5) Travaillez suivant des cercles concentriques. Lorsque vous nettoyez les lentilles plutôt que de les essuyer, travailler en cercles concentriques à partir du centre vers la périphérie aidera à éviter les traînées sur la lentille.

6) Un filtre UV peut -éventuellement- gérer tous les dommages. Avoir un filtre UV de bonne qualité sur l'objectif peut protéger votre objectif des rayures, de la poussière, de la saleté et même des bris accidentels (je n'adhère pas à ce dernier argument, mais je le place ici pour être complet). Vous allez donc nettoyer le filtre au lieu de la lentille et si quelque chose devait se produire, comme des rayures ou des dommages au traitement de surface, vous pouvez remplacer le filtre à un prix beaucoup moins élevé que l'objectif...

7) Autres conseils :
* N'utilisez pas votre bouche pour souffler sur la lentille, car cela pourrait laisser des saletés et de la salive sur la lentille.
* N'utilisez pas de lingettes démaquillantes pour le visage, car elles peuvent contenir un hydratant et d'autres abrasifs susceptibles d'endommager le traitement de surface de votre lentille, de rayer et / ou de laisser plus de taches.
* Ne nettoyez pas l'objectif s'il n'y a que quelques particules de poussière, car cela ne tue pas la qualité de l'image, mais veillez à ce que votre sac photo et la zone de stockage ne contiennent pas de poussière et de saleté. Simplement parce que le nettoyage répété peut endommager tout revêtement et créer des rayures sur le verre. * N'utilisez pas votre t-shirt en coton pour nettoyer la lentille, car ce matériau n'est pas recommandé. De plus, votre chemise peut contenir de la poussière et d'autres résidus huileux qui peuvent endommager la lentille ou la rendre plus sale.
* Assurez-vous que la solution de nettoyage de l’objectif n’est pas dirigée vers les bords de la lentille, car elle peut pénétrer dans le corps de l’objectif et causer des dommages en restant longtemps à l'intérieur de l’objectif. * N'appliquez pas trop de pression lorsque vous nettoyez avec des lingettes - un chiffon doux suffit. Lorsque vous utilisez des chiffons en microfibre, n'utilisez pas le même chiffon pour le verre et le corps, car la poussière collée sur le chiffon pourrait endommager le revêtement de votre objectif. De même, ne pas laver les chiffons en microfibre avec un assouplissant, car les produits chimiques qu'ils laissent peuvent rayer le verre.
* N'utilisez pas de brosses à dents (même si les poils sont doux), comme certains le recommandent. Elles peuvent endommager le revêtement de la lentille.
* N'utilisez rien pour nettoyer les contacts de l'objectif si vous rencontrez des erreurs, car toute solution de nettoyage (ou autre produit) peut endommager gravement le métal sensible, laissez-les dans l'état et, si nécessaire, utilisez une brosse très douce ou confiez le travail à un pro...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


 


Flag Counter

En savoir plus