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La petite histoire d'une photographie
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Que peut-on attendre des logiciels photo ?
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Peut-on protéger ses créations ?
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Hommage à FERNAND BIGNON
Lettre ouverte aux (futurs) argentistes
Les photographes sont tous C H A R L I E



 

Dans cette partie du site www.thydelor.eu, je me suis décidé à reparler d'un sujet que je voulais pourtant absolument éviter... mais puisque je reçois des e-mails qui semblent (pour beaucoup) aller dans ce sens, je vais envisager le matériel. Il est vrai que j'ai une certaine habitude du matériel (en tant que collectionneur surtout) mais je vais essayer de me focaliser sur le matériel actuel (au sens large).

ATTENTION : si vous espérez trouver ici une phrase du type : « Canon c'est top, Nikon c'est naz, Pentax c'est max ! » passez à une autre rubrique de ce site, vous ne trouverez pas ici de réponse à ce genre de questionnement « métaphysique »...

Cette rubrique est en fait complémentaire de la rubrique ici. J'aurais pu intégrer les notions placées ici dans cette autre page mais l'esprit est un peu différent... Il est donc préférable de lire les deux pages...

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ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Qu'en est-il des marques ? Oui, mais le matériel c'est important en photographie ! Non ?
Il est préférable de posséder un reflex pour faire de bonnes photos, non ? Mais alors, quel matériel choisir ?
Mais franchement, viseur optique ou viseur électronique ? Choisir un reflex sans se tromper
Sans rire, combien d'objectifs pour mon système ? Zoom ou pas zoom ?
Objectif, objectif, est-ce que j'ai une tête d'objectif ? Marques, dois-je me démarquer ?
Apprendre son boîtier, étape primordiale ! Apprendre ses objectifs, étape priordiale !
Bon, au final, film ou numérique ? La vengeance des « culs de bouteille »
Dans le fond, les tests de matériel ça apporte quoi ?  

QU'EN EST-IL DES MARQUES ?

Pour en parler une fois pour toutes et clore DÉFINITIVEMENT LE SUJET, voici ce que j'ai pu trouver sur le net. Bien sûr j'ai pris ça pour de l'humour, mais je ne suis pas certain que cela était de l'humour pour tout le monde : http://www.youtube.com/watch?v=H_H8TOKcfjg... Tout le monde ne parle pas l'anglais, c'est bien dommage car une traduction des paroles est quasiment impossible (trop de sous-entendus) et surtout des paroles un peu limites pour mon site grand public... Mais une vision moderne de Roméo et Juliette (un peu hard toutefois) où l'amour est impossible pour cause de divergences profondes (!!!)... Les Canonistes qui ne peuvent pas regarder les Nikonistes, les Nikonistes qui n’arrivent pas à parler aux Canonistes ! Avec comme seul espoir, se réunir pour faire une trêve en reconnaissant qu'ils ne sont heureusement, ni l'un ni l'autre... des Pentaxistes...

Sinon, il y a ça : http://www.youtube.com/watch?v=F20JRHFt6jY&feature=related... qui, à mon avis est très emblématique de la situation qui perdure depuis bien trop longtemps... Ici, nul besoin d'être anglophone...

Et moi alors ? : « je m'en f..., je suis Pentax !!! » (ça aussi c'est de l'humour !). D'ailleurs, à ce sujet, si vous alliez jeter un coup d'œil ici...

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OUI, MAIS LE MATÉRIEL C'EST IMPORTANT EN PHOTOGRAPHIE ! NON ?

Prenons un exemple des plus simples :



Si cette image était postée sur un forum, avec une légende du type : « Canon 1D Mark IV + Canon 400mm f/2.8 », on aurait des réactions du type : « Ah oui, avec un tel matériel on peut se permettre des superbes images... moi je ne possède qu'un petit Pentax complètement dépassé avec un minuscule 18-55... malheur ! »

Imaginons maintenant qu'on poste l'image suivante :

Personne ne prendra la peine de lire la légende « Pentax *istDS + Pentax 18-55mm f/3.5-5.6 » ou alors poster des réactions du type « elle est nulle ton image... normal, avec le matériel que tu possèdes, il ne faut pas espérer des miracles !!! »

Bien sûr, vous l'aurez compris, il s'agit bien d'une seule et même image (prise avec un Pentax *istDS + Pentax 18-55mm f/3.5-5.6) qui a été recadrée...

Ce « miracle » n'est en effet possible que pour une publication sur internet, avec une image globale de 6 mégapixels, un tel recadrage ne permettra pas une impression papier...

MAIS, imaginez-vous à proximité de volatiles aussi peureux que des spatz (comme on dit chez moi). Prenez quelques miettes que vos déposerez sur la table, approchez-vous à 1 ou 2 mètres de la table visez la scène avec ce même matériel (Pentax *istDS + Pentax 18-55mm f/3.5-5.6) et restez immobile, je vous garantis qu'en quelques minutes vous aurez le même résultat qu'au dessus, sans recadrage et qui pourra être imprimé en A4 !!! Toujours convaincu que c'est le matériel qui fait la photo ? Non, n'est-ce pas ? Je suis 100% d'accord, c'est ni le boîtier, ni l'objectif mais le photographe qui fait la photo !!!...

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IL EST PRÉFÉRABLE DE POSSÉDER UN REFLEX POUR FAIRE DE BONNES PHOTOS, NON ?

Rendez vous en un lieu touristique où les photographes de tout poil s'agglutinent, laissez courir vos yeux et que repérez-vous immédiatement ? Dans un premier temps, personne ne regardera le sujet de sa visite mais toisera le matériel de ses voisins les plus proches... Il est impossible (semble-t-il) de se lancer dans l'acte photographique si on se trouve à proximité de quelqu'un qui possède du meilleur matériel !... Il faut croire qu'en matière de photographie on est retourné une cinquantaine d'années en arrière, à l'époque où les garçons se devaient de comparer la taille de leur sexe pour se rassurer !...

De même, on entend beaucoup de choses... Du style : « …Oh quelle belle photo, moi je n ’arrive pas à en faire de telles … ». Jusque là ça va mais ce n'était que le début de la phrase, elle se poursuit systématiquement par : « …mais c’est normal, avec un appareil comme ça, on fait forcément de belles photos… ». Qu'est-ce que cela veut dire ? Si je suis riche, que j'ai les moyens d'acheter un Nikon 800D ou un Canon 5D Mark III (~3000€ sans objectif ! tout de même !), je n'ai même plus besoin de placer l'œil dans le viseur, le miracle se produit, l'appareil fait de superbes photos et j'en tire tous les lauriers ? Bien sûr si la photo est ratée, c'est forcément ma faute puisque l'appareil ne peut fournir que des résultats parfaits ! Si je suis moins riche, que je dois me contenter d'un matériel moyen à simple, il me faudra galérer, réfléchir, tester plusieurs combinaisons de cadrage, d'exposition pour finalement planter systématiquement toutes mes photos ? En effet, si je rate toutes mes photos c'est normal, c'est fait avec un appareil de m... !!! C'est quand même assez singulier non ? Tout est basé sur le matériel, il n'y a plus d'humain derrière !!! C'est fantastique, au temps de l'argentique, qui n'est pourtant pas si lointain, il y avait déjà "l'évaluation" du matériel du voisinage -moins flagrant- mais quand une image était réussie on félicitait le photographe, quand elle était loupée on le charriait et un point c'était tout !...

Il va donc falloir remettre les pendules à l'heure (celle de l'argentique -?-) : quelle est la différence fondamentale (puisqu'il y en a tout de même pas mal !) entre un compact et un reflex ? On ne vise pas à travers l'objectif avec un compact... Et c'est tout !... ET ENCORE !... CE N'EST PLUS TOUT À FAIT AUSSI SIMPLE AUJOURD'HUI !!! On a des compacts sans viseur, soit, mais on voit l'image se former sur l'écran LCD avec une visée à 100% alors qu'il existe des reflex (Canon 5D Mk II ou Nikon 700D, excusez du peu !) qui ne permettent qu'une visée à 98%. On a dit ensuite que les compacts, contrairement aux reflex avaient de petits capteurs, aujourd'hui il existe des compacts avec capteurs APS voir full frame, comme les reflex. On a dit ensuite que les compacts n'avaient pas d'objectifs interchangeables, aujourd'hui, les compacts ont également des objectifs interchangeables !...

Quelle excuse nous restera-t-il maintenant ?

Mais, au juste, qu’est-ce qui fait une bonne photo ?
1) un bon sujet
2) un bon cadrage
3) une bonne exposition

Alors, si on admet que le compact ne donne pas la même qualité d’image (cela reste à prouver avec nombre de compacts !!!), ni une exposition aussi fiable qu’un reflex (cela reste également à prouver avec nombre de compacts), il n’en reste pas moins vrai que si on considère les compacts comme ayant une visée à 100% (certainement moins agréable qu'un viseur optique) il n'existe plus du tout de différence entre les deux mondes !... Donc, si vous loupez vos photos avec votre compact, cherchez pourquoi elle est ratée... Soit c’est le cadrage qui est horrible, soit le sujet inintéressant… c’est de toute façon de votre faute. Maintenant, puisque cela existe malheureusement encore, s’il ne s'agit que d'un problème d'exposition ou de qualité de capteur ou de qualité de fichier, vous devrez envisager de mettre à jour votre matériel, mais cela est très peu probable !!!

De même, si vous possédez le top du top en matière de reflex et que vous réussissez votre photo avec un bon cadrage, un bon sujet et qu'en plus vous avez un œil artistique, vous aurez droit aux félicitations, si vous ne réunissez pas ces conditions mais que l'exposition est parfaite, au mieux on pourra dire que votre appareil est fiable et on pourra le féliciter mais dans ce cas on devra vous blâmer ! Puisque même si l'appareil a des lacunes, vous êtes sensé reprendre la main en corrigeant les mesures du boîtier... La réussite d'une photo sera entièrement dépendante de vous...


Cette image a été prise avec un bridge à petit capteur...

Toujours convaincu que c'est le matériel qui fait la photo ? Non, n'est-ce pas ? Je suis 100% d'accord, c'est ni le boîtier, ni l'objectif mais le photographe qui fait la photo !!!...

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MAIS ALORS, QUEL MATÉRIEL CHOISIR ?

Bein...euuuh... j'en sais rien, en fait !...

J'ai déjà entrevu le problème en réponse à un e-mail ici (allez-y, je ne reprendrai pas les mêmes arguments ici !), je vais essayer d'être un peu plus précis ici !

Le plus important, eh oui, souvent on place ce paramètre en dernière position,... combien votre banquier (ou votre femme ou votre époux, etc...) accepterait que vous mettiez dans cet achat ? On ne cherche pas forcément la même gamme quand on veut/peut mettre 300€ que quand on veut/peut dépenser 3000€... (sauf un chirurgien que j'ai connu et qui était particulièrement près de ses sous qui voulait mon avis sur la façon d'acquérir le meilleur reflex actuel mais sans dépasser un budget de 100€ !!! -incroyable mais vrai !-).

Ensuite, il faut savoir ce que vous voulez en faire. Si vous préférez un compact, un compact à objectif interchangeables, un bridge ou un reflex…

Et même en possession de toutes ces informations, comment savoir quel appareil proposera l'ergonomie qui vous correspond et qui vous satisfera ?

Au mieux, je ne pourrai qu'essayer de vous donner quelques pistes :
-> Première chose à faire, vous poser la question de savoir pourquoi vous avez besoin d’un appareil photo. C'est bête comme question, pourtant c'est primordial ! Si c'est pour faire des « photos de ma famille, de mes amis, de mes vacances » le choix d'un compact (objectif fixe ou non) ou un bridge est le plus sûr. Si à cette catégorie de photos, vous souhaitez ajouter quelque chose comme « des photos plus artistiques (nature, portrait, paysage…etc) voire des recherches », il va falloir vous orienter vers un bridge ou un reflex...
-> Ensuite il faudra savoir ce que vous avez l'intention de porter : entre un compact (objectif fixe) à 50g qu'on peut placer dans une poche et un reflex de 3kg dans un sac qui, vide, pèse déjà 2kg... il y a un monde de différence... Si le poids n’est pas un problème pour vous, pas de souci, il y a un choix quasi infini, si au contraire vous voulez de la légèreté, le choix est beaucoup plus restreint !!!
-> Fort logiquement, après le poids vient la taille : n'espérez pas trouver un hyperzoom sur un appareil ultra plat...
-> Si vous souhaitez faire de la vidéo, en plus de photo, tous les types d'appareils permettent également ce type de prise de vue, depuis le compact à objectif fixe jusqu'au reflex haut de gamme avec capteur full frame. Certains permettent le full HD, d'autres pas, à vous de voir si vos vidéos sont destinées à Internet ou à votre TV HD... Je n'en dirai pas plus car la vidéo ne m'intéresse pas du tout donc je n'y connais rien... il parait que le Canon 5D Mark II (et le Mark III qui arrive) sont des références de la vidéo, mais je n'en sais strictement rien !!!

Le premier problème est donc de se concentrer sur le type d'appareil : compact à objectif fixe, compact à objectifs amovibles, bridge, reflex. J'en ai déjà parlé en profondeur ici. Ensuite, seulement, il faudra définir plus précisément les autres caractéristiques qui répondront à vos besoins :
-> le nombre de pixels : ne vous précipitez pas sur l'appareil qui propose le plus de pixels ! J'en ai déjà parlé à plusieurs reprises sur différentes pages du site, les pixels ne font pas la qualité d’une image, même si leur grand nombre permet quelques avantages, il faut placer ce nombre en relation avec la taille et le type de capteur !... Privilégiez plutôt un appareil avec moins de pixels mais avec un grand capteur et qui fournit de bonnes performances en haute sensibilité. Si vous penchez plus vers un appareil à objectif fixe (compact ou bridge) intéressez vous de très près à l’optique qui doit répondre à vos attentes en matière de luminosité et de qualité de rendu.
-> la taille et le type du capteur : mais avant de parler de taille ou de type, faisons un petit résumé de ce qu'est le capteur, tout le monde pense le savoir mais ce n'est malheureusement pas vraiment le cas. Très souvent, et moi le premier, pour plus de facilité de compréhension, on le compare au film de l'époque argentique. Ce n'est malheureusement pas si simple !... Un capteur est composé d’une matrice de photosites (ce que tout le monde nomme par erreur pixel), qui sont des éléments photosensibles (en fait, un peu comme les grains d'argent dans le film argentique). Quand la lumière traverse un photosite, cela va déclencher la production d'un courant électrique. Cette information est donc totalement analogique, ce n'est qu'ensuite que le processeur va transformer cette information analogique (courant électrique) en données numériques (codage numérique). Le codage numérique permet simplement de créer une "carte" sur laquelle apparaissent les endroits où la lumière à frappé le photosite ainsi que l'intensité de la lumière qui a frappé ce photosite. C'est l'ensemble de ces informations qui vont aboutir à la création de l'image numérique. Malheureusement, le processeur va créer des suites de bits (0 ou 1) selon que la lumière a touché ou non tel photosite. On obtiendra donc une "image" numérique en Noir et Blanc (0/1). Mais les photosites n'étant pas sensible qu'à une seule fréquence lumineuse, grâce à un filtre (dit filtre de Bayer- tout le monde en a déjà entendu parler !- même si depuis les dernières recherches de Fujifilm, il semblerait qu'il soit possible de se passer de ce filtre !!!) composé de carrés aux couleurs primaires (Rouge/Vert/Bleu) on s'arrange pour que les photosites ne soient frappés que par les fréquences lumineuses non arrêtées par les carrés colorés. C’est le logiciel de l’appareil photo qui va recréer les couleurs. Il faut aussi savoir que la taille des photosites est très importante. Car plus le photosite est grand et plus il y aura d’informations pour former l’image. Donc, moins de bruits numériques dans les ombres et une plus grande dynamique.

Résumons les choix dont on dispose :
* capteur Moyen Format (hors de propos pour la plupart d'entre nous !!!)
* capteur Full Frame 24x36mm Reflex Petit Format Haut de Gamme (ET Leica M9 : compact FF)
* capteur APS-H 19,1x28,7mm Reflex Petit Format Haut de Gamme
* capteur APS-C 15,6x23,7mm Reflex Petit Format Expert et Entrée de Gamme et certains bridges et certains compacts
* capteur 2/3" 6,6x8,8mm Compact ou Bridge
* capteur 1/1,8" 5,32x7,18mm Compact
* capteur 1/2,7" 3,96x5,27mm Compact
Si on regarde mon résumé on voit que le capteur FF de 24x36mm est dix fois plus grand qu’un capteur 1/2,7".

Mais quelle est l'influence de cette différence de taille ? Sans rentrer dans les explications théoriques, voilà ce qui se produira :
* la profondeur de champ va être bien plus grande sur un petit capteur que sur un grand capteur. Donc avec un petit capteur, il est quasiment impossible d’obtenir un arrière-plan flou. En contre partie, si l'effet artistique est exclu, l'image nette sur une grande profondeur garantit une "bonne" photo de vacances
* le bruit numérique dans les ombres et la dynamique. Si on considère un Reflex de "base", il possèdera, le plus souvent, un capteur APS-C. Pour 10 millions de pixels, un tel capteur va avoir des photosites de 6,1 microns contre 1,8 microns pour un capteur 1/2,7". Un appareil à dynamique "courte" va avoir tendance à perdre toutes les informations dans les zones claires de l'image, le capteur ne saura pas faire la différence entre un bleu clair et un blanc dans un ciel par exemple (et un ciel blanc en plein été, c'est moche sur une photo !!!). Un appareil avec de grands photosites ne va produire que très peu de bruit (points de couleur) dans les ombres dès que la sensibilité ISO augmente alors que les micro photosites feront un maximum de bruit...

Tout ça pour dire ce que je rabâche déjà dans de nombreuses pages du site : il vaut mieux un appareil photo avec un peu moins de pixels, mais de bons pixels, qu’un appareil avec trop de pixels inutiles... En effet, pour une taille de capteur, il y a un nombre maximum de pixels "efficaces", dépasser ce nombre n'apporte rien de plus (si ce n'est la possibilité de recadrage ou d'impression en grand format), au contraire, on risque de trouver des pertes de résolution car il devient impossible de fabriquer des optiques capables de produire un tel pouvoir séparateur... Et je répète qu'avec 8 Mpxl on peut obtenir une impression A4 extraordinaire et A3 tout à fait acceptable, ce n'est pas certain que vous puissiez obtenir une impression A2 avec un petit capteur et 12 Mpxl !!!

-> Enfin, il faut envisager la qualité de construction, quitte à payer un peu plus cher, ainsi que la fiabilité de votre matériel !...

Pour finaliser votre choix, tournez-vous vers des sites spécialisés reconnus sur internet (de nombreux sites font plus de la publicité que des tests !...), de même, évitez les magazines "spécialisés", il y a quelques temps, ils parlaient de photo et faisaient des tests honnêtes, aujourd'hui, ils se lancent tous dans la surenchère pour pousser les lecteurs à acheter toujours les dernières nouveautés en perdant leur esprit critique au fur et à mesure que les marques les rémunèrent... De même, inutile de vous tourner vers les marchands, ils ne connaissent plus rien d'autre que leur chiffre d'affaire... et ne vous orienteront jamais sur un bon matériel moins cher, au bénéfice d'un appareil en inadéquation totale avec vos besoins mais qui leur rapportera un maximum...

En conclusion, comme je le dis partout : le meilleur appareil sera celui que vous aurez choisi en fonction de vos besoins... personne ne sera en mesure de vous conseiller efficacement, si ce n'est votre jumeau peut-être... Et ne vous laissez pas embringuer par la vague de le frime... moi j'ai un Nikon, moi j'ai un Canon... Moi, j'ai un Pentax... et alors ? Moi j'ai un tartempi_on et il me convient tout à fait...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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MAIS FRANCHEMENT, VISEUR OPTIQUE OU VISEUR ÉLECTRONIQUE ?

Voilà également un sujet "épineux" : il y a, c'est tout naturel, les "pro" et les "anti" ! Le plus grave c'est que je ne me situe plus vraiment !... Je vais donc essayer de faire un pour/contre, à vous de conclure selon votre propre sentiment...

AVANTAGES / INCONVÉNIENTS VISÉE OPTIQUE

Pour
Contre
Visée extrêmement claire Pas forcément couverture 100%
Prisme moyennement lourd si visée Reflex sur pentamiroir Prisme lourd si visée reflex sur pentaprisme
Système très léger si télémétrique Erreur parallaxe sur télémètre
Visée reflétant la réalité Possibles aberrations des couleurs
Dégagement oculaire confortable Visée reflex nécessite un miroir et un mécanisme compliqué d'où risque de panne et limitation de la vitesse des déclenchements en rafale

AVANTAGES / INCONVÉNIENTS VISÉE ÉLECTRONIQUE

Pour
Contre
Affichage en temps réel de la profondeur de champ, de l'exposition, de l'histogramme dans le viseur Le meilleur viseur électronique ne vaut pas le pire viseur optique (définition)
Affichage 100% systématique Gros consommateur d'énergie (si utilisation de l'écran LCD)
Absence de miroir d'où moins de risque de panne et plus de limite de déclenchement en rafale Difficile de viser avec les lumières parasites ET SURTOUT : la fréquence de refraichissement est très basse donc au moindre déplacement du boîtier, la visée devient floue... pendant un certain temps

Et en guise de mot de la fin, personnellement (et ce n'est vraiment pas une référence !) je n'échangerai jamais une visée optique même à 95% de couverture contre toutes les visées électroniques du monde (sauf si ces dernières s'améliorent en définition et en fréquence de rafraichissement)...

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CHOISIR UN REFLEX SANS SE TROMPER

Tout d’abord, comme je l'ai déjà dit plus haut (et ailleurs aussi !), personne ne pourra choisir un appareil à votre place !!!

Comme précédemment, avant même de penser budget, ou autre, la première chose qu’il faut savoir, c’est ce que vous voulez faire de votre appareil... Bien entendu, le budget sera déterminant, mais on ne peut pas prévoir le même budget si on ne souhaite faire que du paysage ou si on veut être polyvalent...

Pour le choix de tout appareil à objectif amovible (le reflex en est un), il faut se souvenir que le choix d'un boîtier doit principalement prendre en compte l'objectif qui le complétera... puisque l'élément le plus important dans la création d'une image est l'objectif, sinon, on peut jouer à faire du sténopé et se contenter d'une qualité "lomographique"... Si vous achetez le "meilleur" reflex du monde (reste encore à définir le mot meilleur dans ce cadre) -disons le plus cher- et que vous lui associez un "cul de bouteille" vos photos seront laides... ou donneront un effet volontairement recherché...

Généralement les gens n'y pensent pas, mais ce sont les optiques qui doivent déterminer la marque de votre futur boîtier (!!!) puisqu'au bout du compte, la facture du parc d'objectif va, et de loin, dépasser celle du boîtier, quel qu'il soit !!! C'est assez ennuyeux, mais se "lancer" dans un système photographique à objectifs amovible sous tend d'accepter de se lier (pour ne pas dire s'emprisonner) à une marque. Les fabricants en sont très conscients, c'est pourquoi, tous les constructeurs décident un jour de modifier leurs boîtiers de manière à les rendre incompatibles avec les optiques plus anciennes (à part Pentax, avec qui on peut encore utiliser sans problème les premiers objectifs à vis...). Et plus votre parc d'objectif va augmenter et plus vous serez prisonnier de la marque... autant dire qu'il ne va pas falloir se tromper ! Excusez de vous mettre la pression !... Pour limiter les risques d'erreur, je vais vous donner quatre pistes de réflexion :
-> regardez autour de vous, si des connaissances possèdent une marque, ils seront en mesure de vous citer les points forts et les points faibles des optiques qu'ils possèdent et vous pourrez même juger des résultats en visionnant leurs photos.
-> scrutez l'importance du choix d'optiques de la marque. Rien de plus frustrant que de se lancer dans une marque qui ne suivra pas le jour où vous souhaiterez un objectif particulier.
-> scrutez l'importance du parc d'objectifs de la marque en occasion qui est encore compatible avec les boîtiers actuels.
-> vérifiez le prix des optiques de la marque, très souvent, suivant les marques, un seul objectif peut valoir 2 à 3 fois le prix du boîtier !... et, croyez moi, à très court terme, vous allez multiplier les optiques...

Pour ce qui est du choix des objectifs et du boîtier, dans la mesure où vous savez vers quel type de photo vous vous destinez, avant de vous lancer dans les dépenses, parcourrez les sites internet sérieux et spécialisés qui fournissent de très bonnes informations et des tests sérieux. Pour mémoire (ce ne sont certainement pas les seuls !) j'aime me référer à dpreview et à photozone. Et ne manquez surtout pas de visiter les sites personnels de photographes professionnels et amateurs qui sont tous pleins de bons tuyaux...

Si vous possédez déjà un "parc" d'objectifs d'une marque et que ces anciennes optiques sont encore compatibles avec les boîtiers d'aujourd'hui, veillez à ne pas choisir un boîtier possédant un capteur avec trop de photosites... Prenons mon cas : je possède d'anciens objectifs Pentax et compatibles (soviétiques ou japonais en monture K ou vis) encore compatibles avec le K5. Ce boîtier possède un capteur APS de 16 Mpxl, mes anciennes optiques seront formidables !... Imaginons que demain Pentax sorte un appareil doté d'un capteur APS avec 21 Mpxl, K3 peut-être (K4 c'est peu probable, car le 4 est un chiffre porte malheur au Japon), il y a de fortes chances que mes anciens objectifs ne soient plus en mesure de fournir des images assez "piquées" puisque les optiques datant de l'ère argentique ont été conçus pour une résolution bien plus petite !... Par contre, si le nouveau boîtier sera un full frame à 21 Mpxl, les optiques anciennes seront toujours aussi géniales !... Paramètre à considérer également !...

J'ai parlé du choix de la marque via les objectifs, mais il est un autre point très important : au sein d'une même marque, quel que soit le boîtier (haut ou bas de gamme), on retrouve toujours la même philosophie de fonctionnement et d'ergonomie. Regardez la conformation de tous les Canon, ils sont tous identiques ; de tous les Nikon, ils sont tous identiques ; de tous les Pentax, ils sont tous identiques. Donc, avant de vous décider, allez dans un grand magasin qui vend de la photo, prenez un appareil de chaque marque en main, faites vous expliquer (en gros) le fonctionnement des fonctions et vous découvrirez rapidement que vous vous sentirez beaucoup plus à l'aise avec la philosophie d'une marque qu'avec celle des autres... Cela paraît secondaire, mais croyez le collectionneur que je suis, il est très difficile de s'habituer à des philosophies différentes et surtout en ce qui concerne les appareils numériques, Pentaxiste dans l'âme, j'ai tout de même craqué pour un Canon, j'adore le Canon mais pour être franc, chaque fois que je l'utilise je regrette la philosophie Pentax !... L’ergonomie d'un appareil est, contrairement à ce qu'on pense au premier abord, un point capital à prendre en compte avant de se lancer dans la constitution d'un système photographique...

Avec ces éléments, vous devriez être en mesure de choisir votre appareil, il ne reste plus qu'à considérer le budget que vous pouvez "investir" dans votre matériel ! Vous pouvez penser à un Canon 1D Mark IV et finir avec un Canon 7D une fois la prise en compte du prix, par contre, vous ne pourrez jamais penser à un Pentax K5 et finir avec un Nikon 7000D même s'ils sont comparables... philosophies trop différentes...

Mais pourquoi avoir pris pour exemple la "glissade" du 1D Mark IV au 7D ? Tout simplement parce que dans une marque (avec une philosophie) donnée, il faudra penser à réserver la plus grande partie du budget à l'objectif... Pour un objectif xxx à 500€ (ce qui est peu), s'il ne vous reste "plus que" 1500€, vous devrez absolument oublier le 1D et vous rabattre sur le 7D (qui n'est pas nul pour autant !!!) J'irai même plus loin : il est préférable d’acheter un boîtier d'entrée de gamme (mon exemple du 7D tombe à l'eau) et un objectif moyen (ou très bon) que de vouloir un reflex haut de gamme et un objectif moyen (ou pas terrible) !!! Ah, bien sûr, la frime qui gère malheureusement la majorité des "photographes" amateurs (guillemets volontaires !), oblige plutôt au contraire... un "gros" boîtier qui se voit bien avec un cul de bouteille qui ne se voit pas, plutôt que le contraire !!! En fait, pour ceux-là la photo finale n'a aucune importance, c'est le « m'as tu vu ? » qui fait tout !...

On arrive au bout du problème... vous connaissez vos besoins, votre marque, votre budget, reste à choisir par élimination parmi les candidats restants en lisse et pour ce faire, il faut revenir à vos besoins : un appareil à 8 images/seconde n'a aucun intérêt en paysage, un full frame n'a aucun intérêt si vous ne souhaitez pas jouer avec les profondeurs de champ ou si vous voulez faire de la photo animalière au long zoom...

Il reste un paramètre que je n'ai pas encore envisagé (car inenvisageable !) mais qui est important dans l'achat d'un appareil photo : la satisfaction... il faut que votre achat vous fasse plaisir, n'allez pas acheter un boîtier bas de gamme (même avec un objectif top) parce que je vous ai expliqué que c'était le mieux à faire... si l'entrée de gamme ne vous convient pas, attendez un mois ou deux et faites vous vraiment plaisir avec un milieu voire un haut de gamme...

Et puis, il y a cette page qui vous aidera grandement, ici.

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SANS RIRE, COMBIEN D'OBJECTIFS POUR MON SYSTÈME ?

Voilà encore un problème récurrent et qui ne touche pas que les débutants, pas mal de photographes de longue date se questionnent encore à ce sujet !... Il est vrai que la question n'est pas simple, c'est la raison pour laquelle je vais vous donner ici mon avis, ainsi que des pistes, mais que je ne me permettrais pas de formaliser un conseil appuyé !

En fait la question est multiple :
- combien d'objectifs
- quel genre
- comment choisir
- à quel prix

Comme je l'ai déjà dit plus haut, l’objectif est la partie la plus importante d’un appareil photo, c'est donc tout naturellement qu'il faut envisager sérieusement ce problème !...

À l'époque (bénie) de l'argentique, un appareil photo était "livré" nu, à chacun de choisir l'optique de première monte. Au mieux (ou au pire) il était livré avec un objectif standard (50mm puisque l'APS-C n'existait pas), parfois excellent, très lumineux à f/1.4 et donc cher, parfois, pour rendre l'appareil plus attractif (point de vue prix), avec un 50mm "sombre" à f/2.8. Mais on avait toujours le choix de préférer des petits zooms trans-standard...

Aujourd'hui, hormis les appareils vraiment "pro" qui sont livrés nus, ils sont tous proposés avec un trans-standard de qualité moyenne qui couvre globalement le 18~55 f/3.5~5.6 pour le format APS-C. Globalement, pour les full frame on reste en boîtier nu.

Pour un débutant (et même un expert), on peut déjà bien travailler avec ce trans-standard "moyen" mais il arrivera bien un jour où le 18mm sera trop long et le 55mm trop court. Donc, spontanément, le photographe se dira : si seulement il pouvait exister un 1~18 et un 55~1000, j'achèterai 2 objectifs de plus et ce sera bon, je couvrirai toute la gamme... Et pourquoi pas demander aussi un zoom 1~1000mm f/1.0 ? Soyons sérieux !!! La continuité et la couverture totale des focales est une envie (voire un besoin) chez quasiment tout le monde... et les fabricants ne se trompent pas en proposant des 55~200mm, et bizarrement rien en grand angle (c'est vrai que les amateurs courent plus après les longues focales qu'après les courtes... qui deviennent capitales bien plus tard dans leur parcours photographique !...).

J'ai également remarqué cette angoisse existentielle (j'exagère à peine) du "trou" dans la gamme focale. J'ai un 18~55, je voudrais plus long mais je ne trouve que du 70~200... ce n'est pas possible !!! Je n'aurais rien entre 55 et 70mm, c'est l'horreur... j'ai choisi la mauvaise marque, il n'y a rien de prévu dans la gamme... C'est cette angoisse qui m'a fait déliré il y a quelques instants sur le 1~1000mm !!! Mais le syndrome est bien plus profond : non seulement il faut couvrir toute la gamme mais rester à ouverture cohérente (d'où le délire du 1~1000mm à f/1 constant !)... Voyons ce que cela donne dans la vraie vie : à moins d'accepter de payer 1.000.000€, pour peu que la technique suive, ce qui n'est pas le cas, et d'accepter de fixer un objectif de 3m de long et de 150kg, jamais vous ne trouverez de zoom 1~1000mm f/1 constant !!! Donc essayons de psychanalyser la gamme de ses focales et l'éventuel "trou".

L'homme est ainsi fait qu'il court en permanence après le progrès et dès qu'il l'obtient, il oublie le principal, utilise le progrès pour devenir bête et fainéant ! Soit, l'invention du zoom est géniale, mais elle a fait oublier les fondamentaux : photographier ne transforme pas un grand sportif en grand handicapé (bien que des grands handicapés soient également des grands sportifs) ! Une différence de focale, dans la vraie vie, ne correspond souvent qu'à une différence de distance photographe-sujet de quelques pas, rarement plus de quelques mètres !... À l'époque bénie de l'argentique, on faisait "tout" avec son 50mm... Les grands photographes des années 1950 n'utilisaient quasiment que des objectifs moyens (45 à 50 mm en 24x36 - 75 à 80mm en 60x60) !!! Et ils sont rentrés dans l'histoire !... Pourtant ils n'avaient pas un trou dans la gamme focale... ils n'avaient pas de gamme focale !!!

Il est vrai qu'il est difficile de croire à ces choses pourtant évidentes, aussi je vous propose de faire un test très bête (et je vous jure que ce n'est pas truqué, d'ailleurs vous pourrez essayer - ou faire essayer par quelqu'un qui possède des focales identiques -) :


Voici 2 images, qu'ont-elles de différent ?

Je ne parle pas de l'exposition, le temps est changeant d'une minute à l'autre ces jours ci (et le réglage manuel n'a pas été modifié). Une déformation un peu plus importante sur celle du haut, une largeur de champ plus large sur celle du haut, une profondeur de champ plus importante sur celle du haut. DONC tous les signes qui permettent de conclure que l'image du haut a été tirée en utilisant un objectif grand angulaire et que celle du bas avec un téléobjectif

Qu'ont-elles d'identique ?

Elles sont nulles, OK, mais ce n'est qu'un exemple ! Mais surtout, la taille du pot de fleur est strictement identique !

Qu'ai-je bien pu faire ? Un pot de fleur sur une table extérieure. J'ai pris mon Pentax K-m (je l'avais sous la main), il était monté avec un 18~55mm f/3.5~5.6. J'ai pris une première image à 18mm (celle du haut), je me suis reculé de 80cm (soit un pas -2 si vous avez des petites jambes-) et j'ai repris la même photo à 55mm !... Conclusion ? Sauf si j'avais souhaité créer une déformation (typique des grands angles), j'aurais très bien pu me "contenter" (le mot est très mal choisi, vous allez comprendre) d'un objectif de 36,5mm (valeur moyenne, donc un 35mm = objectif standard pour l'APS-C) à grande ouverture qui n'aurait pas coûté plus cher et qui m'aurait permis, au prix de quelques centimètres de déplacement, d'avoir beaucoup plus de facilité à travailler en basse lumière et en plus d'avoir la possibilité de jouer sur les flous d'arrière plan, chose impossible avec les caractéristiques de ce petit zoom !...

Il est évident que plus la différence de focale augmente et plus il faudra se déplacer pour obtenir le même résultat, mais cette démonstration souligne bien le fait que :
1) il n'est pas vital de posséder 1.000.000 d'objectifs
2) un "trou" dans la plage focale est sans aucune importance...

Vous pensez qu'il s'agit ici d'un cas particulier ? Allez voir cette autre page ici (en fin d'article).

La question du nombre d'objectif est donc quasiment résolue !... Passons à la problématique du genre d'objectif et de son prix, puisque ces éléments sont intimement imbriqués... Quel objectif privilégier au moment du choix ? J'ai déjà dit, dans l'article précédent, que l’objectif est la partie la plus onéreuse de notre système, il va donc falloir optimiser son choix... Surtout qu’on a rarement l’argent pour s’en offrir plusieurs d’un coup, et que c’est un objet qui, en règle générale, à une durée de vie bien plus longue que celle du boîtier... donc je n'insisterai jamais assez sur le fait de privilégier la qualité ! Un superbe objectif à focale fixe est cher, soit, mais pas plus qu'une collection de zooms de piètre qualité ! Voyons comment peuvent réagir les photographes amateurs (débutants ou experts, il n'y a que quelques années qui séparent les deux groupes) :
-> les débutants, avec l'achat de leur boîtier, font de la photo avec le 18~55mm livré dans le kit de base de tout APS-C, quelle que soit la marque. Cet objectif est léger, polyvalent, agréable, de qualité acceptable mais ils ont très vite envie de compléter les capacités de leur système.
-> les autres (amateur avisé ou expert) veulent évoluer en s'offrant une optique plus "pointue", peut-être en remplacement du 18~55, ou en complément de ce dernier, voire souhaitent s'offrir le "bijou" qui les font fantasmer...

Quelle que soit la catégorie dans laquelle vous vous placez, même s'il y a des différences dans la façon d'appréhender le choix du type d'objectif, il faudra être attentif à ces quelques points fondamentaux :
- n'envisagez l'achat d'un nouvel objectif qu'après être sûr de savoir ce que vous voulez... En cas de doute, testez toutes les focales (avec le matériel d'autrui, bien sûr puisqu'on parle de préparer son propre achat), du plus grand angle au plus long télé, vous verrez que vous vous sentirez inévitablement beaucoup plus à l'aise d'un côté ou de l'autre de la focale "normale". Il est vrai que le débutant aura beaucoup plus de mal à se localiser dans la gamme des focales, mais avec ce genre de test, il s'y retrouvera rapidement...

Les "règles" à suivre sont les mêmes que dans l'article précédent :
- cibler ses besoins
- évaluer un budget
- privilégier la qualité à la quantité
- oublier les "trous" dans la gamme
- s'autoriser une "folie", un achat plaisir fait partie de l'intérêt de l'achat

Et concrètement ?
-> vous souhaitez faire du portrait :
= la plage focale se situera entre 70 et 200mm. Soit vous choisissez un zoom 70~200mm à grande ouverture (point capital en portrait) mais il ne faut pas espérer plus que du f/2.8 et le tarif est très élevé. Soit vous choisissez des focales fixes bien plus lumineuses, le tarif sera un peu moins élevé, un 85mm f/1.4 à f/1.8 est très convenable et accessible financièrement, ou, plus généraliste, un 135mm f/1.8 à f/2 sera un excellent objectif de portrait qui en plus sera un parfait "petit" téléobjectif
-> vous souhaitez la photo sportive ou la chasse photo :
= là il faudra privilégier les longues focales et un zoom est quasiment obligatoire, un bon 100~400mm lumineux sera royal, bien que cher
-> vous souhaitez être généraliste ?
= 3 objectifs, au maximum 4 sont nécessaires. Je vais prendre mon cas (qui n'est pas forcément représentatif !), je viens de passer chez Canon avec mon nouveau 5D Mark II, je me sens "profondément" généraliste, voilà le choix d'objectifs que j'ai privilégié (je ne les ai pas encore tous, mais ça viendra !) :
* un 24mm lumineux (< f/2)
* un 50mm lumineux (f/1.4, je l'ai déjà)
* un 85mm lumineux (En fait j'ai finalement préféré le 100mm macro f/2.8, un peu moins lumineux mais un peu plus long, beaucoup plus piqué -c'est un macro- et... macro 1:1 donc plus généraliste pour à peine plus cher).
* plus tard, peut-être, et encore, ce n'est pas sûr (!!!) un zoom 100~400mm lumineux.
* et pourquoi pas un zoom de "fainéant" passe partout, type 24~105 f/4 (je l'ai déjà)

On parlait de "trou" plus tôt ? avec mon plan, il y a des énormes trous (et même des doublons), et pourtant, je serai un "Canoniste" heureux, sans pour autant abjurer ma Pentaxitude !!! Cela dit, dans le monde Pentax, j'avais plutôt misé sur les zooms : un 10~20mm f/3.5 constant, un 18~55mm (kit) pas mauvais chez Pentax malgré une luminosité très moyenne (f/3.5~5.6), un 50~200mm (kit que je n'utilise jamais, il n'est pas terrible et pas très lumineux !) et un 18~135mm f/3.5-5.6, très moyennement lumineux mais très universel, léger et tropicalisé. Cela ne fait que 3 (enfin 4 mais je ne me sers pas du 4ème) zooms mais que demander de plus ? Les Pentax (actuels) sont des APS-C, je couvre tout de même le 15~200mm sans "trou" avec uniquement 2 objectifs (le 10~20 et le 18~135, le 18~55mm étant réservé quand je veux du super léger et le 55~200 quand j'estime le 135 trop "court", c'est très rare !) mais avec des luminosités moyennes heureusement bien compensées par le K5, génie des hautes sensibilités ISO.

Désolé d'enfoncer le clou, mais souvenez-vous qu'un "trou" de 50mm dans une gamme de focale, ce n'est rien du tout !... J'espère vous avoir convaincu avec mon test du pot de fleur en 18/55mm (même si ça ne fait que 37mm de différence !)... Je répète encore et encore qu'il est préférable d'avoir un gros "trou" avec de très bons objectifs, que d’avoir toutes les focales et se contenter de culs de bouteille...

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ZOOM OU PAS ZOOM ?

Glop ou pas glop comme dit mon fils, la question du zoom est tout aussi hermétique ! C’est un sujet récurrent et personne, à ma connaissance, n'est vraiment d'accord !... En fait, je pense que les arguments sont les mêmes qu'en politique : je vote à gauche donc voilà ce qu'il faut penser, j'achète un zoom donc voilà ce qu'il faut penser, je vote à droite donc voilà ce qu'il faut penser, j'achète des focales fixes donc voilà ce qu'il faut penser (attention ! je ne dis pas que les électeurs de gauche sont "zoom" et que ceux de droite sont "focales fixes" !!!, je n'ai aucune statistique, et en plus, si on possède les deux types d'optiques on n'est pas obligé de voter au centre !!!).

On entend souvent qu'une focale fixe c'est mieux. Qu'en est-il ?
- une focale fixe est optiquement meilleure qu'un zoom
- une focale fixe est plus simple à construire donc moins chère qu'un zoom
- une focale fixe est plus lumineuse qu'un zoom

C'est vrai, mais pas tout à fait ! D'abord, un zoom bien fait vaut mille fois mieux qu'une focale fixe bâclée. Ensuite il ne faut pas comparer les focales fixes comme un groupe homogène et les zooms comme un autre groupe homogène, sinon on retombe dans le cliché décrit dans le premier article de cette page au sujet des marques ... une guerre stérile !... Si on veut faire des comparaisons, il va falloir comparer élément par élément ! Si on compare un zoom, disons 100~500mm f/3.5~6.3 (j'invente !) avec un objectif fixe de 500mm à f/4, ça revient à comparer un objectif "fixe" de 100mm f/3.5 à rien, un objectif "fixe" de 200mm f/4 à rien, etc... jusqu'à un objectif "fixe" de 500mm f/6.3 à un objectif réellement fixe de 500mm f/4 dans ce cas le zoom est totalement "explosé" par le 500 fixe !... Mais on peut préférer, c'est tout à fait licite, avoir 5 objectifs "moyens" en un plutôt qu'un seul bien que meilleur !... Inversement, si on doit comparer un zoom de 10~20mm f/3.5 constant à un objectif fixe de 15mm f/3.5, avec le raisonnement précédent, l'optique fixe est totalement "explosée" par le zoom, puisqu'à ouverture constante, on est en possession d'un ensemble de focales lumineuses d'un côté et d'une seule focale de même luminosité de l'autre côté...

Ensuite vient l'argument du prix. Pour remplacer un zoom 24–70mm f/2,8 (par exemple) il faudra acheter plusieurs focales fixes : un 24mm f/2.8, un 35mm/2.8, un 50mm f/2.8 et un 70mm f/2.8. Bon, le zoom dans ce cas est plus pratique que 4 cailloux séparés... Il est vrai que d'un point de vue prix on est quasiment au même niveau. Par contre, si on trouvait un 24~70mm f/1.4 constant, il n'y aurait pas photo : il vaut mieux acheter 4 focales fixes à f/1.4, ce serait beaucoup moins cher...

Puis vient l'argument de la rapidité (la luminosité !). À ce sujet, à moins de s'amuser à comparer un cul de bouteille à focale fixe à un zoom de qualité, il n'y a pas photo !... Une focale fixe sera toujours moins chère et beaucoup plus lumineuse qu'un zoom même de grande classe !...

Et puis il y a l'argument qu'on n'entend pas très souvent et qui pourtant est capital : une focale fixe très lumineuse permet de travailler dans de meilleures conditions en cas de faible lumière (même avec des capteurs très sensibles !), permet de jouer avec une profondeur de champ très faible et offre (généralement) un bokeh (flou d'arrière plan) de bien meilleure qualité qu'un zoom moins rapide !...

Donc, en me lisant on pourrait penser à un status quo et c'est pratiquement le cas SAUF que si le format APS-C s'adapte parfaitement aux zooms (même plus lents) si le boîtier possède un capteur très sensible, par contre, un capteur full frame s'entendra bien avec des focales fixes rapides du fait de sa capacité à jouer parfaitement sur la profondeur de champs... Mais ça aussi on peut le discuter... c'est mon point de vue en tout cas !...

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OBJECTIF, OBJECTIF, EST-CE QUE J'AI UNE TÊTE D'OBJECTIF ?

J'ai beaucoup parlé des objectifs dans les chapitres précédents, j'ai jonglé avec des focales, des millimètres etc, et je me rends compte que je n'ai rien expliqué et qu'un débutant peut se trouver perplexe devant tout ce charabia... Je vais essayer de clarifier un peu les choses. Si après cet article vous avez encore des problèmes, allez voir quelque part par ici ou sur internet...

Les trois familles d'objectif (plus une !) :

La famille des grands angles

On va estimer qu'un grand angle est un objectif de focale inférieure ou égale à 35mm pour un full frame. Il convient de diviser cette valeur par 1,3, 1,5 ou 1,6 pour un APS (ou beaucoup plus si le capteur est encore plus petit !!!). On appelle cette classe "grand angle" à juste titre puisque ces objectifs couvrent un angle de vision large à très large.

Les objectifs grand-angle, de par leur conception, sont affectés de "petits" défauts dont les principaux sont :
-> distorsion en « barillet » c’est une déformation typique de ce genre d’objectif. Le centre de l’image est plus gros que les bords. Cette déformation est très marquée sur les objectifs de moins de 21mm en gros. À titre d'exemple, voici une distorsion en barillet :

Cette photo a été prise à 18mm (Pentax K5 + 18~135mm - brut de boîtier - donc 27mm équivalent 24x36-). Cette déformation n'est pas systématiquement un handicap, elle peut donner du punch à une image ou créer une caricature.
-> aberration de « sphéricité » qui fait que l'image est plus nette au centre qu'en périphérie... Cela dit, un bon objectif corrige suffisamment ce défaut pour qu'il ne soit pas trop évident. Voyez l'image ci-dessus, cette aberration existe mais il faut scruter l'image pour la repérer...
-> vignetage = les coins de la photo sont plus foncés. Tous les objectifs grand angle sont plus ou moins touchés par le problème, mais, comme précédemment, un bon objectif corrigera suffisamment bien le problème pour qu'il soit imperceptible voire inexistant. Voyez à nouveau l'image ci-dessus, le problème est invisible...

En contre partie, ils ont un avantage (qui peut également être un défaut !) : ils offrent une profondeur de champs très importante... quasiment de zéro à l'infini pour les plus courtes focales...

On peut séparer les objectifs "grand angle" en sous catégories comme suit :
-35mm : premier grand angle
-28mm : grand angle par excellence, déformation quasi nulle
-24mm : premier très grand angle, déformations limitées, super champs de vision
-21mm : très grand angle emblématique, couverture 90°, déformations visibles
-17mm : super grand angle, couverture > 100°, déformations importantes
-12mm : hyper grand angle, couverture quasi fish-eye mais plein cadre
-<12mm : fish eye, c'est à dire champs de 180°, bords d'image noirs

N.B. : ces focales sont données pour le full frame, il faut diviser par 1,3, 1,5 ou 1,6 pour obtenir l'équivalent en APS (et beaucoup plus si capteur plus petit !)

L'objectif "standard" ou "normal"

En full frame, le 50mm est la focale "standard" ou "normale". Valeur à diviser par 1,3, 1,5, 1,6 pour le format APS (et plus si le capteur est plus petit). En réalité, l'objectif "normal" est défini comme couvrant un angle de champs correspondant à celui de l'œil humain (1 seul œil !). En théorie, l'objectif "standard" correspond à la diagonale de la surface sensible (film ou capteur), ce qui donne, pour un full frame (24x36) exactement 43mm mais il a été décidé de rapporter la focale à 50mm.

L'objectif "normal" présente toutes les qualités :
-léger
-compact
-lumineux (si on s'en donne la peine !)
-universel
-non déformant
-profondeur de champs assez limitée

En fait, comme toujours, qui dit objectif dit compromis, un objectif sera d'autant plus gros et plus lourd et plus cher qu'il sera rapide (lumineux). À ma connaissance, en 50mm, on trouve des ouvertures allant de f/0.95 à f/2.8. Bon, pour des raisons de tarif (et plus accessoirement de taille et de poids), je vais oublier le f/0.95 qui restera un fantasme pour la majorité d'entre-nous, idem pour le f/1.2. Mais en fait, existe-t-il, dans la vraie vie, une réelle différence entre une optique f/1.0 et une optique f/2.8 ? En réalité, si vous vous souvenez de l'échelle des diaphragmes (voir ici), un objectif f/1.0 est deux fois plus rapide (lumineux) qu'un objectif f/1.4, qui est lui-même quatre fois plus lumineux qu'un objectif f/2.8 ! Reste à évaluer la différence qu'il existe entre un objectif f/1 et un objectif f/1.2 et entre un objectif f/1.2 et un objectif f/1.4. Sachant que le passage de f/1.2 à f/1.0 fait multiplier le prix par 10 (!!!) et encore 10x plus (!!!) pour le passage de f/1.4 à f/1.2, on est en droit de se poser la question de l'intérêt des optiques extrêmes ! De la même manière f/2.0 ne serait-il pas suffisant plutôt qu'acheter du f/1.4 même si ce dernier est deux fois plus rapide ? En fait... le maître mot est toujours compromis ! La différence de prix entre f/1.4 et f/2.0 n'est, à mon goût, pas suffisamment significative pour un rapport de luminosité double !... Donc sans hésitation... pour moi, le meilleur 50mm est le f/1.4. D'ailleurs je ne suis pas le seul à le penser... il suffit de regarder le catalogue des fabricants d'objectifs, ils ont tous un 50mm f/1.4, les f/1.2 sont peu nombreux, les f/1.0 et f/0.95 quasiment inexistants !...

Nombre d'entre nous préfèrent les zooms trans standard pour une question de facilité : tourner une bagues est moins ch... que de faire un pas en avant ou en arrière, mais le meilleur trans standard coûtera facilement 4 fois plus cher que le 50mm tout en étant facilement 2 fois moins lumineux... le choix est vite fait non ?

Reste l'objectif "normal" pour APS : 35mm. Un 35mm est un peu moins rapide qu'un 50 à moins d'y mettre le prix, il a une profondeur de champs plus importante (ça ce n'est pas grave puisque l'APS a également une profondeur de champs plus longue !), cette focale fait moins rêver (les vieux, c'est vrai, pour les autres c'est une focale comme une autre !), mais il est vrai que pour ceux qui ont été bercé à l'argentique, le 50mm est un véritable mythe !...

La famille des télé objectifs

Un télé objectif est un objectif diamétralement opposé à un grand angle. Un est situé au-dessus de la focale "normale", l'autre au-dessous ! Si on doit comparer ces deux familles, on obtiendra avec une exactement le contraire de l'autre, à tout point de vue, avantages et inconvénients...

Généralement, on utilise un télé­objectif pour deux raisons :
- rapprocher le sujet
- limiter la profondeur de champ pour "noyer" l’arrière-plan dans le flou. En effet, la profondeur de champs d'un téléobjectif est aussi courte que celle d'un grand angle est grande...

On parle généralement de téléobjectif pour les objectifs > 70mm (en full frame, il faudra diviser par 1,3, 1,5, 1,6 pour l'APS et beaucoup plus pour les plus petits capteurs) et de super téléobjectif à partir de 200mm.

À quoi servent-ils exactement ? Tout débutant en photo numérique s'est déjà amusé à recadrer une image pour isoler un élément de la composition. Ce recadrage est visuellement intéressant mais empêche souvent l'impression car l'image résultante est trop peu définie pour supporter l'impression... Et bien le télé objectif va recadrer l'image dès la prise de vue, sans perte de pixels et ainsi pouvoir imprimer l'image de la même taille que si elle n'avait pas été recadrée... C'est un peu simpliste, mais c'est tout à fait ça ! Qui dit télé, dans l'esprit des gens c'est "agrandir l'image" alors qu'en fait c'est uniquement "diminuer" l'angle de champs !... Il est vrai qu'on aurait mieux fait de parler de "petit angle" (par opposition à grand angle !).

Le plus gros problème des télé objectifs c’est la luminosité : plus une focale est longue et moins elle est lumineuse, à moins de présenter une lentille frontale de 20 à 30cm, de peser 10 tonnes... et de coûter un œil... C'est pourquoi les vrais super téléobjectifs sont réservés aux professionnels au bord des stades !... On voit toujours ces beaux téléobjectifs blancs de chez Canon, vous êtes-vous déjà demandé leur prix ? Si un "simple" 300mm f/4.0 coûte ~1500-2000€, ce même 300mm f/2.8 passera à ~6000-7000€ !!! alors qu'il n'y a qu'un diaphragme de différence !!! et accessoirement beaucoup plus de surface de verre pointu et de métal (donc encore beaucoup de poids en plus !!!)...

Les hyper téléobjectifs ont toujours fait fantasmer les photographes, comme le Zeiss Ikon de 1200mm (dont je préfère ne même pas connaître le prix à l'époque de sa fabrication, et encore moins maintenant que c'est un élément de collection !!!) ou le 1200mm de chez Canon (même remarque que pour le Zeiss pour le prix !)

Mais je délire... sachez que généralement on n'utilise pas de téléobjectif plus long que 200 à 300mm, ce qui couvre absolument tous les aspects photographiques... Bien sûr je me suis amusé à placer un 500mm Kiev avec doubleur sur mes Pentax (APS) pour obtenir un objectif de 1500mm (!!!) mais en plus du trépied et de la télécommande pour levée anticipée du miroir, je n'ai pas vraiment été scotché par les résultats, ni noyé sous les idées de prise de vue !... J'ai même fait la folie d'acquérir un zoom 650~1300 + doubleur qui permet des focales de ~4200mm sur un APS Canon® (!!!) mais uniquement pour le fun (vous pouvez le découvrir dans mes tests et dans la rubrique traitant des focales).

J'ai parlé des défauts du grand angle, parlons des défauts (qui peuvent aussi être des qualités) du télé objectif :
-j'ai déjà parlé de la courte profondeur de champ qui peut rendre la mise au point difficile surtout si il est peu lumineux
-il a tendance à écraser les différents plans donc créer une image plus "plate"
-il a tendance à présenter des déformations en coussinet
-il a une tendance au vignetage
-il rend indispensable les boîtiers à haute vitesse d'obturation ainsi que le trépied car le moindre micro-mouvement entraîne un flou de bougé, le simple claquement du miroir peut suffire à "flinguer" une photo !!!

Le zoom trans-standard

Aucune particularité, un zoom est un ensemble d'objectifs réunis en un seul (c'est imagé bien sûr !). Si la plus courte focale du zoom est inférieure à la focale "normale" et que sa plus longue focale est plus longue que la focale "normale", on parlera de trans standard... Avec les caractéristiques des focales décrites ci-dessus...


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MARQUES DOIS-JE ME DÉMARQUER ?

Voilà encore un sujet épineux puisqu'on touche à nouveau aux marques commerciales ! Mais, bizarrement, cette fois que l'on parle d'objectif, la guerre est moins virulente, comme je disais dans un paragraphe précédent, le moteur des "photographes" amateurs étant ce qui se voit, c'est à dire le boîtier, ils sont moins virulents quand il s'agit du "caillou" (sauf que, quelle que soit la marque choisie, ce sera toujours la meilleure... bien sûr !!!).

Faut-il systématiquement acheter un objectif de la même marque que le boîtier ? Il y a les "oui" et les "non", bien sûr, qui a raison ?

Dans un premier temps, quand on regarde le catalogue de Tamron ou de Sigma qui ne sont pourtant pas des nouveaux venus dans le monde de l'optique, ou de Samyang, le dernier trublion en date, on est effaré de la différence de prix en comparaison des Canon, Nikon, Pentax et autres... Ça fait réfléchir, non ? C'est exactement ce que nous allons faire...

D'abord, pourquoi ces concurrents proposent-t-ils très souvent des objectifs moins chers que les "marques institutionnelles" ? D'abord, je vous ferai remarquer que j'ai dit très souvent et pas systématiquement ! La première réponse qui nous vient est vraiment très simple, peut-être même trop simple, la qualité n'est globalement pas au rendez-vous, tant au point de l'optique pure que de la mécanique ou la finition... Il ne faut pas se leurrer, tout à un coût !... Justement, tout à un coût, l'image de marque aussi ! Sous prétexte de s'appeler Canon, Nikon, Pentax, Leica etc..., même si on propose un objectif "moyen", on peut se permettre d'en demander plus qu'un produit identique provenant d'un indépendant !... C'est comme en ce qui concerne les voitures, Mercedes, Audi et autre BMW ne font pas que des merveilles technologiques mais leurs tarifs eux, sont nec plus ultra !...

Donc, dans un premier temps, il va falloir arrêter son choix sur une focale, sans se poser la question de la marque...

Ensuite, faire la compilation des offres du marché. Supposons que vous soyez équipé d'un Canon 5D qui n'est pas tropicalisé, est-ce vraiment indispensable d'acheter l'objectif Canon série "L" qui, lui, est tropicalisé si, à caractéristiques et résultats identiques, il coûte 1,5 à 2x plus cher que le Sigma ou le Tamron qui n'est pas tropicalisé ? De la même manière, si vous possédez un boîtier tropicalisé (Pentax ou Nikon, comme ça je citerai tout le monde !), avez-vous réellement besoin que vos optiques soient toutes tropicalisées ?...

On entend également souvent que l'USM de Canon est plus rapide que le HSM de Sigma ! Réalité, mystification ? Je suis certain que pour l'utilisateur final, surtout s'il est amateur, il n'y aura aucune différence ressentie, même si des tests scientifiques sont capables de mesurer une différence (si elle existe, bien sûr !).

Ensuite, il faut bien regarder les caractéristiques des objectifs, qu'il s'agisse de Nikon, Pentax, Canon et des autres, toute leur production n'est pas top ! Un Tamron ou Sigma peut être meilleur et pas forcément plus cher (ou à peine plus cher !). Quand je dis caractéristiques, je parle autant du "range" d'un zoom (écart de focales) que de sa luminosité...

Vient ensuite les considérations de finition du matériel. Certainement les Nikon, Canon, Pentax ont des finitions qui vont de convenable à excellent (juste une anecdote sympa : la série "L" de Canon c'est le top car veut dire "Luxe", alors que la série "L" de chez Pentax c'est pas extra puisque ça veut dire "Léger"), mais les indépendants ont la même variation de qualité dans leur gamme, je pense à la gamme "EX" de Sigma...

Enfin il conviendra de tenir compte de la fiabilité de l'objectif, mais là, il faut se tourner vers les sites de tests reconnus sur le net pour tout savoir sur chaque objectif !... Ce n'est pas parce qu'un Tamron est nul que tous les Tamron sont nuls... Ce n'est pas parce qu'un Nikon est top que tous les Nikon sont top... Ce n'est pas parce que Pentax a toujours été le meilleur fournisseur d'optique que tous ses objectifs soient des "*" (étoile = top chez eux) ou "limited" (top pour le numérique)...

Donc tout va dépendre de ce que vous attendez de votre objectif, et, encore une fois de ce que vous envisagez de payer !...

Une expérience personnelle (qui vaut ce qu'elle vaut !) : je souhaitais un zoom grand angle pour mon Pentax K5, je suis donc allé voir monsieur Pentax qui me proposait un 10~17 à ouverture de diaphragme maximale variable pas extraordinaire, dans le même temps, Sigma proposait un 10~20 à ouverture de diaphragme maximale fixe assez lumineux et pas beaucoup plus cher (un peu quand même !)... devinez ce que j'ai acheté ? Le Sigma, bien sûr ! Il n'est pas tropicalisé (le Pentax 10~17 non plus d'ailleurs) mais bon, je ne suis pas un professionnel obligé de travailler par tous les temps !...

C'est donc, en fait, du cas par cas, tel objectif de marque indépendante peut être meilleur que l'équivalent d'une marque "propriétaire", pour tel autre objectif, ça peut être le contraire !...

Je n'ai plus reparlé des Samyang, qui semblent de très bonne qualité avec de très bons résultats, tout simplement parce que s'ils sont compatibles toutes marques (au niveau de la monture) ils sont totalement manuels, tant en diaphragme qu'en mise au point... Autant dire que ça peut refroidir un débutant... pas forcément un pro ou un expert amateur... puisqu'il existe également les exceptionnelles optiques Zeiss qui coûtent un bras et qui sont également totalement manuelles mais qui continuent à faire fantasmer tout le monde vu leur qualité exceptionnelle et les résultats extraordinaires qu'ils apportent... Ensuite, manuel pour manuel, il ne faut pas oublier les "antiquités" d'une qualité incroyable, qu'ils soient d'origine japonaise (Takumar, Pentax ou compatibles) ou soviétiques (KMZ et autres) utilisables en manuel via adaptateur sur toutes les marques numériques actuelles (sauf Nikon ! mais eux peuvent utiliser les optiques Kiev !...)


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APPRENDRE SON BOÎTIER, ÉTAPE PRIMORDIALE !

Si je vous dis que tous les appareils photographiques se ressemblent, je ne vous livre pas un scoop ! Comment peut-on construire des choses similaires sous des aspects différents ? C'est comme les automobiles... Il y a des designs un peu différents, mais la base est la même !... Mais cette unicité de forme sous entend-elle que tous les appareils soient les mêmes ? Certainement pas... et je ne parle pas de leurs capacités (de leurs possibilités). En effet, selon l'électronique embarquée, selon les composants utilisés, selon le logiciel intégré (etc...), chaque boîtier sera très différent de ses confrères de la même marque, et, encore plus de ceux des autres marques !... Même si vous possédiez un Nikon Dxxxx depuis des années, le changer pour un Nikon Dyyyy vous obligera à faire une connaissance approfondie de votre nouvelle acquisition, même si, en apparence, les différences n'existent pas, même si les boutons sont placés au même endroit, même si les fonctions sont les mêmes, même si les menus sont les mêmes, il s'agit bien de deux boîtiers différents.

Faire de la photographie c'est louvoyer entre technique et art, c'est bien connu. Mais plus on est du côté technique et plus on est éloigné du côté art. Pour s'adonner avec succès à notre passion il faut connaître la technique par cœur pour pouvoir l'oublier et ne plus se concentrer sur la finalité : l'image. Mais comment prendre ses distances avec la technique si on ne sait pas comment réagit notre boîtier ? C'est facile à dire qu'il faut corriger et contourner les faiblesses de son boîtier si on ne les connaît pas !... Et, malheureusement, l'immense majorité des photographes amateur se lance tête baissée dans la création d'images, sans se poser une seule seconde la question de savoir s'il sait ce qui enregistre sa création... Partant de cette constatation, pourquoi se lamenter ensuite de la piètre qualité de ses images ? Un pilote de rallye sait piloter, il a déjà utilisé plusieurs voitures, croyez-vous qu'il va se lancer tout de suite à fond sur des pistes sinueuses au volant d'une voiture qu'il ne connaît pas ? Non ! Alors pourquoi ne pas appliquer à tout, ce que l'on ne concevrait pas de la part d'un pilote de rallye ?

Apprendre par cœur son boîtier est LA étape importante et incontournable par laquelle il faut passer avant d'espérer réussir de bonnes images plus tard !... Je vais donc vous donner les clés vous permettant d'apprendre votre boîtier avant de partir au petit bonheur la chance espérer découvrir ce qui vous est indispensable.

—> Première point capital : l'étude du mode d'emploi. Attention, je n'ai pas dit « la lecture du mode d'emploi » ! L'étude du mode d'emploi se fait avec dans une main le manuel et, dans l'autre main, le boîtier. Il ne s'agit pas de dire en lisant la table des matières « oh, ça je sais déjà, j'ai déjà eu ce genre de boîtier en mains, je saute au chapitre suivant !  ». Ce serait trop facile, cela voudrait dire qu'une personne comme moi, qui possède au moins un boîtier de chaque genre, serait capable de sauter sur n'importe quel boîtier et en tirer tout de suite le meilleur... alors que c'est tout le contraire ! J'ai appris par cœur tous mes boîtiers et, j'en ai tellement, que chaque fois que je pars en shooting avec un appareil, de relis le mode d'emploi du boîtier utilisé.

Une fois que vous connaitrez par cœur le mode d'emploi, ce ne sera pas terminé pour autant... Il va falloir faire une (ou plusieurs) sorties pour mettre en application, dans toutes les situations possibles et imaginables, tout ce que vous aurez appris. Il faudra renouveler la manœuvre au moins 3 fois et réviser régulièrement.

Et cela ne vous servira qu'à son utilisation, cette étape ne vous suffira pas pour apprendre votre boîtier, il faudra pousser plus loin avec les autres point ci-après.

—> Ensuite, tout aussi capital, il va falloir tester la façon dont le boîtier va analyser et mesurer la lumière afin de comprendre quand et comment il faudra corriger ses mesures !... Pour cela, il n'y a pas 36 solutions : il faudra faire une sortie pour chaque situation lumineuse difficile à analyser :
• d'abord, en éclairage standard, il faudra tester chaque mode de mesure. Même si en théorie chaque mode est commun à tous les boîtiers, dans la réalité ce n'est pas le cas !... Je me souviendrai toute ma vie, mes débuts avec le Minolta X700 (reflex argentique), reflex extraordinaire, fiable s'il en est, qui mesurait en mesure centrale pondérée MAIS avec une zone aveugle en haut de l'image... Ne pas connaître ce détail était se condamner à des difficultés d'exposition pour toute sa vie, surtout que rien n'était précisé dans le mode d'emploi !... Et ce genre de surprise n'est pas à exclure encore aujourd'hui en numérique... De même, la mesure multizones ou mesure évaluative ou mesure matricielle (selon la marque du boîtier) obéit à un algorithme spécifique connu uniquement par le fabricant (et encore, l'algorithme peut varier d'un modèle à l'autre)... donc il est impossible de connaître d'avance les résultats de la mesure de votre modèle... Il faut donc tester pour pouvoir corriger à bon escient.
• vient la nécessité de mettre le posemètre face à LA vraie difficulté : un sujet sombre dans une atmosphère sombre (!!!). Je n'ai encore jamais rencontré un boîtier qui ne se plante pas dans ce cas de figure, tous auront tendance à surexposer plus ou moins... à vous de voir de combien il faudra corriger la mesure pour obtenir de bons résultats.
• exactement la position inverse, un sujet clair dans une atmosphère claire (!!!)... même remarque que précédemment, mais ici on aura une sous exposition.
• autre exercice de style difficile : le contre jour ! Certains algorithmes privilégient les zones claires et abandonnent les zones sombres sans détail, alors que d'autres essayent de déboucher les zones sombres et laissent griller les zones claires. Vous voyez toute l'importance de connaître les réactions du boîtier...

—> Il faut également tester la qualité des images aux différentes valeurs de sensibilité ISO (la plus ou moins bonne maîtrise du bruit). Vous ne pouvez pas compter sur le mode d'emploi qui affirmera une superbe qualité de 100 à 1.000.000 ISO, ni sur les sites internet où chacun donnera un avis qui ne sera valable que pour lui !... Donc à vous de tirer des images à toutes les valeurs ISO et à toutes les luminosités possibles pour repérer la valeur ISO maximale admissible pour vous (forcément différente de celle de votre voisin) dans chaque atmosphère lumineuse analysée (une valeur ISO élevée peut donner d'excellents résultats en faible luminosité MAIS, en luminosité normale, le résultat pourra être très bruité... c'est pourquoi il faut chercher les limites dans tous les cas de figure !!!). Bien sûr, l'évaluation finale ne se fera pas sur l'écran LCD mais sur l'ordinateur avec un affichage à 100%, sinon, même très présent, le bruit sera invisible !...

—> Il faut absolument évaluer les limites d'efficacité de l'autofocus... en effet, une image manquant de netteté sera pire qu'une image bruitée !... Une des plus grandes différences entre les modèles de boîtiers c'est bien l'autofocus. Chaque fabricant envisage différemment l'autofocus. Certains appareils sont conçus pour une mise au point précise sur des sujets en mouvement rapide, d'autres pas du tout. Certains appareils ont plus de collimateurs autofocus que d'autres. Certains appareils utilisent un autofocus à détection de phase, d'autres à détection de contraste, certains utilisent même une combinaison des deux ! Et j'ai déjà montré sur une autre page qu'en fonction du type de détection, la façon d'utiliser le boîtier est diamétralement opposés... Il faut donc être parfaitement au clair avec les capacités de mise au point de votre boîtier !... Bien sûr, l'évaluation finale ne se fera pas sur l'écran LCD mais sur l'ordinateur avec un affichage à 100%, sinon, même très floue, l'image paraîtra nette sur l'écran du boîtier (image rétrécie et écran peu défini !)

—> Un autre point capital sur lequel la quasi totalité des amateurs fait l'impasse : la localisation des boutons et le rôle exact de chaque bouton. Cette connaissance ne semble pas importante alors qu'elle est indispensable !... S'il faut commencer par tourner son boîtier dans tous les sens pour regarder et lire le rôle de chaque bouton avant de commencer à viser son sujet, il y a 99% de chances que votre sujet n'existera plus quand vous serez prêt à faire la photo (sauf nature morte bien sûr). Il faut absolument réussir à trouver exactement le rôle et la localisation exacte de chaque bouton sans jamais décoller l'œil du viseur et sans tâtonner pendant des heures et sans réfléchir pendant des heures...

—> Ce point est un peu moins vital, mais à ne pas négliger pour autant : l'arborescence des menus. Si une fois le boîtier parfaitement configuré à votre main l'accès aux menus est assez réduit, il serait tout de même dommage de perdre des heures en shooting pour aller chercher une fois une commande cachée dans un menu inconnu !...

Il y a bien sûr des tas d'autres choses qu'il faudrait connaître par cœur sur un boîtier, comme la balance des blancs, les différents bracketages, etc... mais cela est moins vital pour débuter... il sera toujours temps de s'y mettre petit à petit...


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APPRENDRE SES OBJECTIFS, ÉTAPE PRIMORDIALE !

Nous venons de voir à quel point il est important d'apprendre son boîtier, mais il n'est pas moins important d'apprendre ses objectifs !... Que vous veniez d'en acheter un ou que vous en utilisiez déjà depuis des années, les notions que je vous livrerai ici seront intéressantes à appliquer. Bien sûr, après quelques années d'utilisation, vous pensez connaître vos objectifs, et ce n'est pas faux en soi, mais franchement, le ressenti n'est franchement pas suffisant !...

—> Quelle est la distance minimale de mise au point ? Cela n'est pas uniquement une question de focale ou le fait qu'un objectif soit macro ou non !... Bien sûr, sur les objectifs un peu anciens, il y avait la bague de mise au point graduée qui permettait de se faire une idée approximative de cette distance, mais voilà déjà un certain temps que les fabricants ont décidé de faire l'économie de cette gravure !... Mais, en parallèle avec cette distance mini de mise au point, il est important de définir comment réagit votre objectif aux différences de distances sujet/objectif. Les perspectives sont très différentes selon la focale mais également selon la distance qui vous sépare de votre sujet... Il est donc nécessaire de tester à la distance minimale et de se reculer de proche en proche de façon à découvrir l'influence de l'optique sur la reproduction de votre sujet. Si, en plus, vous souhaitez faire de la macrophotographie et que vous possédez des bonnettes, des inverseurs d'objectif ou des bagues allonge/soufflet, installez ces accessoires et voyez ce que peut donner votre optique en prise de vue macro.
Si l'optique que vous testez est un zoom, refaites la même procédure mais avec chaque valeur focale identifiée sur la bague. Le zoom n'est rien de plus que plusieurs focales réunies en un seul objectif, donc un seul objectif qui réagira très différemment selon la focale réglée.

—> Quelle influence de l'ouverture du diaphragme ? Il faudra tester sur une scène unique votre optique à toutes les valeurs de diaphragme pour voir ce qui vous attend avec votre objectif. Vérifiez la beauté du flou d'arrière plan (bokeh), vérifiez le piqué de l'optique à toutes les ouvertures, sachant qu'à pleine ouverture votre image sera plus douce (moins nette), qu'à une certaine ouverture le résultat sera extraordinaire (il existe un pic) et qu'à partir d'une certaine fermeture, l'image redeviendra moins piquée à cause des phénomènes de diffraction. Aucun livre, aucune notice ne pourra vous en dire suffisamment, il faut tester et vérifier sur l'ordinateur les limites que vous estimez acceptables pour tel ou tel rendu. Et puis, vous connaissez l'influence du diaphragme sur la profondeur de champ, mais cela aussi doit être testé pour voir exactement ce qu'offre chaque objectif.

—> Essayez de vous créer un ensemble de scènes type que vous rephotographierez avec toutes les focales à tester pour voir ce que vous pourrez vous permettre et ce qui est inacceptable pour vous. Tous les objectifs ne réagissent pas forcément de la même manière même à focale identique. Un grand angle de focale x pourra déformer très peu et permettre un portrait alors que tel autre de même focale x déformera tellement que le portrait lui sera interdit.

—> De la même manière, si votre élévation entraine en théorie toujours les mêmes effets, il n'est pas certains qu'à focale identique, deux objectifs offrent les mêmes résultats... essayez donc les prises de vue en plongé et en contre plongé.

—> Rien à voir avec ce qui a été dit jusque là, mais il faut également voir comment l'objectif réagit avec le système autofocus. Est-il lent, rapide, précis, bruyant, silencieux ? Tous ces éléments indispensables à connaître avant de se lancer dans son utilisation !... Et n'oubliez surtout pas de tester les capacités d'autofocus continu de l'objectif sur des sujets en déplacement rapide (déplacement axial -vers vous- et déplacement latéral). Si votre objectif est à mise au point manuelle, vérifiez si le système autofocus du boîtier est capable de vous signaler que le point est fait avec cet objectif à mise au point manuelle... Tout objectif autofocus (ou quasiment) est capable d'effectuer une mise au point manuelle qu'il faut également tester : sa facilité d'utilisation en mise au point manuelle, sa rapidité d'utilisation en mise au point manuelle (je pense à certains objectifs Fuji qui permettent une mise au point manuelle mais qui est inutilisable puisqu'il faut une bonne centaine de tours de bague pour couvrir la gamme de distance -j'exagère à peine !-).

—> Si vous utilisez des boîtiers dont le système optique de stabilisation est intégré à l'objectif, il faut évaluer par le test de combien de diaphragmes vous pouvez être crédité, si vous lisez les notices, on vous en donnera toujours beaucoup plus que ce que la réalité cache dans les objectifs, n'allez pas utiliser béatement vos objectifs avec une tolérance de 4 diaphragmes de stabilisation sans tester... souvent vous découvrirez que 2 diaphragmes effectifs sont un maximum (et c'est déjà pas trop mal !).

Et quand vous aurez testé tout cela, vous connaîtrez les limites de votre objectif et, c'est à l'utilisation continue que vous finirez votre apprentissage...


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BON, AU FINAL, FILM OU NUMÉRIQUE ?

Vous connaissez tous maintenant mon point de vue à ce sujet, mais vous savez également que je ne suis pas sectaire... donc je vais, le plus objectivement possible, rechercher les avantages et les inconvénients de chaque mode de capture d'image, à vous de faire votre choix à la fin. Cela dit, quoi que j'en pense, c'est toujours vous qui aurez le dernier mot... et c'est beaucoup mieux comme cela !...

Voyons cela :

Pour ne pas alimenter la querelle stérile qui perdure depuis plus de 10 ans (déjà !!!), je vais commencer par préciser qu'il y a des avantages et des inconvénients avec les deux modes. La guéguerre ne devait jamais voir le jour dans le mesure où les deux (aficionados du numérique ou de l'argentique) aimaient la photographie... mais bon, l'Homme est ainsi fait que chacun a choisi son camps et, bien sûr, comme dans toutes les guerres, Got mit uns, c'est nous qu'on a raison !...

Je laisserai de côté ceux qui ne voient la photographie qu'avec un smartphone ou une tablette, eux n'aiment pas la photographie, ils aiment s'amuser avec des images...

LE MONDE DU FILM

AVANTAGES
INCONVÉNIENTS
Prix de reviens initial inférieur par rapport à un boîtier numérique de mêmes capacités Les films et les développements engagent des dépenses continues
Le film permet une plage dynamique (dynamic range) bien plus important que le numérique ce qui permet d'obtenir des détails biens plus importants et bien meilleurs Le stockage des images (et des films) exige beaucoup plus de place
Le film pardonne plus les petites erreurs de mise au point À format identique, un boîtier argentique est généralement plus lourd que son équivalent numérique
Le film pardonne plus les petites erreurs d'exposition Le film doit être développé avant de pouvoir voir le résultat donc, si vous ne faites pas attention avant de déclencher, vous allez devoir développer des images nulles avant de les jeter
Le film offre une bien meilleure résolution (à format identique) À moins de posséder un laboratoire à la maison, vous êtes dépendant d'un labo professionnel et donc vous devrez attendre leur travail avant de visualiser vos images
Du fait du nombre limité de poses disponibles par film, le photographe argentiste doit plus réfléchir avant de déclencher, ce qui fait que les images sont généralement bien meilleures... En numérique, on shoot d'abord, on réfléchit après Bien que ce ne soit pas très compliqué, on ne s'improvise pas laborantin... c'est bien plus simple de faire n'importe quoi avec un logiciel et faire marche arrière si échec

LE MONDE DU PIXEL

AVANTAGES
INCONVÉNIENTS
La résolution, même avec les compacts bas de gamme, qui proposent tous de 12 à 20 méga pixels (voire plus), est suffisante pour obtenir de grandes images imprimées Un ordinateur puissant et des logiciels sont indispensables
Les boîtiers, à format identique, sont beaucoup moins lourds que l'équivalent argentique Le prix de revient initial est (très) important
Les cartes mémoire sont beaucoup plus petites et beaucoup moins lourdes que l'équivalent en film. Une carte mémoire peut représenter plusieurs dizaines de films Les détails ne sont pas très bien reproduits en numérique
On peut visualiser immédiatement le résultat et effacer ce qui ne plait pas Le beau noir et blanc n'est pas possible (256 niveaux en numérique, plus de 500 niveaux en argentique)
On peut éditer plus ou moins facilement les images directement dans le boîtier, un peu plus difficilement sur l'ordinateur La mise au point est moins rapide et efficace (pour certains boîtiers)
On peut ne traiter (et imprimer) que les bonnes images Le matériel, l'informatique et les logiciels sont rapidement obsolètes
L'utilisation de filtres n'est plus indispensable, soit ils sont simulés dans le boîtier soit ils sont applicable en post traitement Le stockage des images n'est pas garanti. Il y a de nombreuses pannes et même les multiples sauvegardes ne sont pas une garantie
On peut vérifier immédiatement le résultat après le déclenchement Les boîtiers sont très gourmands en énergie

REMARQUES

- Certains avantages sont des inconvénients dans la vraie vie et certains inconvénients sont plutôt des avantages dans la vraie vie.
- Je n'ai pas la prétention d'avoir listé l'ensemble des éléments mais cela peut vous donner une idée.
- Tant le numérique que l'argentique présentent des avantages et des inconvénients. Le mieux serait d'utiliser les deux avant de se décider pour un seul des deux... Et encore, est-il vraiment indispensable de n'en utiliser qu'un ? De nombreux professionnels utilisent les deux, et certains amateurs (dont moi) aussi !
- Les deux fournissent des images de qualités mais selon le type de photo, un monde sera plus adapté que l'autre (photo technique, plutôt numérique, photo d'art, plutôt argentique).
- Au bout du compte, seul votre ressenti et votre budget peuvent vous faire pencher vers un monde ou l'autre...


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LA VENGEANCE DES « CULS DE BOUTEILLE »

De tous temps, les marques ont fait des recherches, ont investi des fortunes pour fabriquer des objectifs de toujours meilleure qualité. Mais de tous temps, pour ratisser plus large, les marques ont sorti sur le marché des « culs de bouteille » à des prix pas forcément très bas (!) et d'autres marques se sont fait une spécialité des objectifs à bas prix et faible qualité. De tous temps, le choix de son matériel devait être le compromis entre la qualité minimale acceptable (de son propre point de vue) et le prix maximal acceptable (de son propre point de vue). Et ce compromis laissait très souvent les « culs de bouteille » sur le banc de touche...

Puis, un jour, est né le numérique... et les progrès furent très rapides, tellement rapides que les excellents objectifs du temps de l'argentique se sont vus déclassés au rang de « cul de bouteille » ! Le problème, c'est que, par définition, le progrès est toujours plus rapide, ce qui fait qu'un objectif « exceptionnel » doit être remis à jours tous les cinq ans sous peine de déclassement en « cul de bouteille » !!!

Cette course en avant crée des effets pervers (pour les fabricants !) : la remise en cause de la photographie numérique, avec de plus en plus d'adeptes au retour à l'argentique, ou, moins radical, le maintient du numérique mais la recherche d'images moins léchées !... Dans ce cadre du « coup de frein », d'abord sont apparus les filtres "créatifs" de traitement informatique des images, qui permettent de simuler l'argentique, de simuler la lomographie pour finir par simuler des défauts d'objectif !... Et, paradoxalement, cette mode du "parasitage de la qualité d'image", va croissant, avec l'augmentation des capacités des nouveaux capteurs numériques !... De ce fait, il est devenu de plus en plus évident pour tout le monde de ne plus courir après les derniers "bijoux optiques" à prix d'or pour affecter leur résultat par des filtres de post-traitement... d'où la recherche d'objectifs de moindre qualité !...

Bien sûr, c'est d'abord par mesure d'économie que le parc d'objectif n'est pas renouvelé à chaque changement de boîtier numérique (je rappelle que l'obsolescence est de 2 ans !!!), mais, quitte à utiliser des « culs de bouteille » (qui étaient des "bijoux" 2 ans plus tôt !), pourquoi ne pas économiser encore plus en se tournant vers de vrais « culs de bouteille » ?

Avoir le choix entre un objectif "à peine dépassé" à 1500€ ou un objectif de 50 ans à 50€ qui fournissent des images de même "qualité dégradée", commence à en faire réfléchir plus d'un !... Et puis, la différence de prix laisse de plus en plus place à la recherche d'une « autre qualité d'image »... les optiques du temps de l'argentique montraient une reproduction plus onirique, plus "humaine" de la réalité, et ce dernier paramètre a fini par convaincre de plus en plus de monde, amateurs comme professionnels !...

Quitte à effectuer ce retour en arrière, de plus en plus de photographes se sont essayés à utiliser les « culs de bouteille » du temps de l'argentique et... les résultats se sont montrés intéressants !... Certains se sont même intéressés aux optiques des débuts de la photographie en bricolant des adaptateurs pour les installer sur leurs boîtiers de dernière génération !... C'est ainsi que l'on peut découvrir ici et là des gens qui utilisent des objectifs des années 1920 sur des reflex (ou autre) de dernière génération !...

Personnellement, depuis mon premier boîtier numérique à objectif interchangeable (le Pentax *istDS), j'ai toujours suivi cette voie, j'étais un précurseur, en quelque sorte. Depuis les débuts de mon site, je vous parle d'utiliser des M42, des optiques soviétiques et autres sur nos boîtiers modernes, de ne pas négliger les « culs de bouteille », j'avais même publié des images de test de certains de ces vieux objectifs de qualité plus ou moins variable... Fouillez dans mes pages, vous serez convaincus !...

De plus, aujourd'hui, de plus en plus de sociétés se spécialisent dans la fabrication d'adaptateurs de n'importe quoi sur n'importe quoi. Ces adaptateurs, généralement à prix raisonnable, sont globalement de bonne qualité et permettent de se créer un parc d'optiques anciennes à prix dérisoire...

Des « culs de bouteille » devenus plus désirables que des optiques de rêve !... Quel retournement de situation ! Quelle vengeance !... Ce n'est pas par hasard que l'ex-KM3 (KMZ) qui se nomme 3eнит (Zenit) maintenant re-fabrique ses objectifs mythiques des années 1950 (pas au même prix !!!)...

Il y a, malheureusement, un autre effet, encore plus pervers (!!!) à cette évolution... la cote de ces objectifs explose !... Des optiques de qualité très discutable des années 1960~1970 se vendent aujourd'hui à des prix largement supérieur à leur prix du neuf de l'époque !... Les optiques anciennes de qualité réelle atteignent des prix incroyables !... C'est ce que l'on appelle les effets de l'offre et de la demande !!! Il existe une infinité de vieux objectifs MAIS une infinité de spéculateurs fausse le marché ! Et une infinité de photographes se fait arnaquer avec des "cailloux" de mauvaise qualité originale qui, en plus, ont souffert des affres du temps et qui sont inutilisables malgré des tarifs usuraires !...

ATTENTION donc si, vous aussi, êtes tentés par ces anciennes optiques, qualitatives ou « culs de bouteille », n'allez pas investir plus que ce que ces objectifs peuvent valoir réellement !... J'ai dit par ailleurs que ces objectifs étaient très bien, je n'ai pas changé d'avis, mais les temps ont changés, et les prix aussi !!! Il est urgent de sursoir à l'achat de ces objets, dans l'attente d'un retour rapide de tarifs plus en rapport avec la réalité !...


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DANS LE FOND, LES TESTS DE MATÉRIEL ÇA APPORTE QUOI ?

Avant de commencer cet article, je tiens à préciser tout de suite que je fais une différence entre les tests. Je considère qu'il existe 3 types de tests.
- les tests d'amateurs/utilisateurs : pour peu que la personne qui publie un test d'un matériel qu'elle possède et qu'elle utilise ET qu'elle soit un tant soit peu honnête, ce genre de test est très intéressant. On peut très bien ne pas partager ses conclusions, mais ce genre d'avis est très constructif. D'ailleurs, je vous propose également ce genre de tests (que j'espère objectifs).
- les tests de plus ou moins faux amateurs, ou de professionnels qui tous sont subventionnés par des fabricants : ces tests sont sans aucun intérêt puisque le but du jeu est d'encenser la marque qui paye.
- les tests de testeurs plus ou moins autonomes tels Photozone ou DXO Mark : ils ne sont pas systématiquement 100% objectifs selon leur sensibilité propre dès lors qu'ils ne parlent plus de résultats chiffrés, mais restent dans les limites du raisonnable. Ils sont donc à considérer, pour peu que l'on s'intéresse à ce genre de tests. Et j'avoue que je les lis parfois.

C'est de cette troisième catégorie de tests que je vais traiter dans cet article...

Avant tout, cet article n'est pas du tout une attaque frontale contre ces sites de test (!!!) leur travail est certainement excellemment mené et leurs conclusions sont certainement basées sur des faits réels... c'est donc totalement l'inverse des tests de la première catégorie !!! Ce que je vais faire dans cet article, c'est plutôt regarder ces tests avec les yeux d'un amateur que je suis.

Ces testeurs se sont donnés les moyens pour mener ces tests, la qualité de leur matériel d'analyse, la qualité de leurs ingénieurs ne sont certainement pas à remettre en cause (et je me garderai bien de le faire !!!) mais qu'est-ce que ces sites nous offrent ? Des mesures physiques, des chiffres des analyses mathématiques, bref que du sérieux, que du froid, que du scientifique !... Et nous, pauvres amateurs d'art photographique, qu'allons nous tirer de tout cela ?

Si vous êtes photographe (même amateur) depuis longtemps, vous avez développé un certain nombre de compétences qui vous permettent de créer de belles/bonnes photos. Peu importe le matériel que vous utilisez, il ne vous apporte rien concrètement. Qu'importe que vous utilisiez un boîtier de la marque X ou de la marque Y (à niveau de gamme comparable, bien sûr !), dès que vous connaissez parfaitement votre équipement et aussi longtemps que vous pourrez penser de manière créative, vous créerez d'excellentes images. Je vais reprendre un exemple que j'ai déjà cité quelque part dans mes pages : il y a quelques années, souvenez-vous, un photographe professionnel avait lancé un défi aux amateurs : photographiez avec un Holga, envoyez moi votre meilleure photo, le vainqueur sera invité et je lui confierai mon Hasselblad numérique dernier cri, je prendrai son Holga et nous ferons un shooting ensemble... et les résultats ont été publiés sur internet... devinez... le pro avec un Holga avait produit des images 1000 fois meilleures que le meilleur amateur du concours avec l'Hasselblad !

Les tests de laboratoire impliquent un processus scientifique sans âme, ce qui ne nous dit rien de la photo que l'on tirera du matériel testé, sauf ce qui peut être mesuré par machines et interprété par un technicien spécialisé. La netteté ? Pourquoi pas, mais les boîtiers numériques de dernière génération équipés d'optiques de dernière génération délivrent certainement des images plus nettes que les pellicules 24x36 en argentique... les images numériques sont-elles meilleures pour autant ? Probablement pas !.... La profondeur de la couleur ? Certainement, et alors ? Est-elle supérieure à ce que l'on obtient avec un film argentique ? Non, ni en noir et blanc, ni en couleurs ! Le bokeh ? Oui, on peut analyser et décrire le bokeh, mais qui pourra dire si vous allez aimer ce bokeh ?

Un objectif de marque X à 1 500 € ou un objectif équivalent de la marque Y à 3 500 € sera-t-il meilleur ou moins bon ? C’est très subjectif ! Bien sûr, il y a de fortes chances que l'objectif à 3 500€ offrira de meilleures performances que celui à 1 500€. Un grand professionnel trouvera peut-être une différence (pas certain), ce qui est certain, en revanche, c'est qu'un amateur n'y verra que du feu !...

Mieux, c'est bien, mais mieux c'est quoi ? Qui peut déterminer ce qui est « mieux » ? Des chiffres ou le résultat artistique ? Depuis quand peut-on définir l’art avec des équations scientifiques ? On peut adorer un vieux Takumar/Pentax, un Canon ou un Nikon, même si les Zeiss sont supérieurs d'un point de vue performances optiques. Les optiques sont conçues pour des photographes et pas pour obtenir de bons scores aux tests scientifiques. Le plus important est d’aimer le rendu et non ce que disent tous les tests. J'adore les vieilles optiques, les optiques soviétiques aussi, même si leurs performances optiques sont médiocres comparées à celles des Zeiss actuels. Pourquoi ? Parce qu’elles produisent des photos qui me plaisent... La notion de bien (donc de mieux) est aussi abstraite que la notion de beau... elle est très personnelle et les tests n'y changeront rien !...

Bon, reste le plaisir que l'on peut éprouver à s'offrir un bijou, boîtier et/ou optique, rien que pour une marque mythique, mais cela est un tout autre débat !...


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