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POURQUOI UNE PAGE POUR LA PHOTO DE PAYSAGE ?

La photographie de paysage présente deux aspects contradictoires :
— d'une part c'est un des sujets les plus pratiqués (juste après les souvenirs de famille !) par les amateurs, donc le style fourre-tout par excellence et le plus simple qui soit puisque le photographe ne peut pas construire ses photos, il se retrouve dans la peau d'un simple transmetteur d'une réalité existante
— d'autre part, comme disait Ansel Adams, probablement le plus grand photographe de paysage, « La photographie de paysage est le test suprême du photographe - et souvent la déception suprême ». De même, Jean-Loup Sieff disait que « le "moment" d'un paysage est aussi unique que celui d'un portrait, et souvent le photographe n'y est pour rien, sinon qu'il a été là au moment où il le fallait. Ensuite l'image vivra sa vie, enrichie par l'imaginaire de ceux qui la regarderont et par la nostalgie de celui qui l'a faite ». Et Ken Burns qui disait  « Je traite la photographie comme une œuvre d'une grande complexité dans laquelle vous pouvez trouver du drame. Ajoutez à cela une composition soignée de paysages, des photographies sur le vif, de la bonne musique et des entretiens avec des personnes : cela devient un style ». Galen Rowell, lui, disait que « beaucoup trop de gens pensent que lorsque vous avez des paysages grandioses la photographie doit être facile ». Tout ce qui laisse penser qu'il s'agit probablement du style le plus complexe et le plus risqué de tous les styles photographiques...
— et puis, il y a tous ces conseils classiques qui sont censés nous aider à tirer quelque chose de nos photos de paysage :

*
La photographie de paysage semble être la plus simple de toutes et pourtant, c'est sans doute elle qui réclame le plus d'attention. Il faut absolument étudier le panorama, choisir la composition, l'angle de prise de vue, la focale à utiliser, la saison la plus propice, l'heure de la journée la plus propice. Le paysage n'est certes pas l'enfant pauvre de la photographie !...
*
En photo de paysage, il est toujours préférable d'introduire un premier plan "intéressant" pour donner de la profondeur à la composition. Mais ne vous focalisez pas sur le premier plan au point d'oublier l'arrière-plan qui est, finalement, le sujet principal !
*
Ce sont les nuages dans le ciel qui donnent tout le caractère aux paysages, n'attendez pas le plein été pour photographier.
*
Soyez attentif à la structure des éléments du ciel quitte à attendre que son aspect s'accorde au reste de votre paysage dans l'harmonie de la disposition des masses...

et j'en passe !...

Donc, après des années de maturation, je vais traiter de ce style photographique... Le sujet est si vaste qu'il ne sera traité que par quelques points clé, ce ne sera pas un simple « pour faire de la photo de paysage, il faut... ». Il sera également moins théorique que les articles précédents.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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ERREURS COMMUNES EN PHOTOGRAPHIE DE PAYSAGE

Même sans le savoir, tout photographe amateur —qui cherche plus que des photos souvenir— sent qu'il y a des centaines de petites choses à faire dans chaque scène, qui s'additionnent et se fondent pour donner naissance à la magnifique photo finale. Parfois, quand la lumière devient incroyable, il est très facile d'oublier une ou deux de ces choses, et le résultat est une prise de vue pas aussi bonne qu'elle aurait pu être. S'il y a beaucoup de détails à retenir, il y a souvent des choses évidentes qui ont été oubliées. Ce sont les erreurs courantes que je vais démasquer dans ce premier chapitre.

→ Manque de stabilité
Parmi toutes les choses prises en compte par les amateurs, il en est une qui est toujours négligée : un paysage est une chose statique, immuable, stable, certes, mais cela ne veut pas dire —bien au contraire— que le flou est impossible !... Même si cela engendre un inconfort important, une bonne photographie de paysage ne pourra se passer d'un bon statif (trépied), donc, utilisez-en systématiquement un !... Si, dans les images créatives, le flou peut être très intéressant, dans les images de paysage vous voudrez généralement que votre image soit nette dans son ensemble. La meilleure façon d'être sûr que votre image soit nette est d'utiliser un trépied. Si vous photographiez dans des conditions de faible éclairage (vous le serez souvent si vous photographiez des paysages), vous devez absolument utiliser un trépied. Maintenant, il y a trépied et trépied... Pour la photographie de paysage, vous voudrez probablement investir dans du matériel plus résistant. Les petits trépieds légers peuvent faire l'affaire pendant un certain temps, mais si vous photographiez dans un endroit et qu'il y a du vent, votre trépied peut être renversé ou bouger à cause de la force du vent. Un bon trépied durera également plus longtemps et pourra gérer toutes les conditions du terrain... alors achetez le meilleur trépied que vous pouvez vous permettre et assurez-vous de garder votre appareil photo aussi immobile que possible lors de la prise de vue... et tant pis pour le poids et l'encombrement... Relisez ma page ici pour en savoir plus sur les trépieds...

Un autre bon équipement à envisager est un déclencheur souple/déclencheur électrique/télécommande. Vous n'avez pas besoin d'acheter le plus cher avec l'intervalomètre intégré, non, le plus simple fera très bien l'affaire !... J'irai encore plus loin en disant que cet achat peut être évité —ou retardé— en utilisant le retardateur de déclenchement intégré à votre boîtier... ce sera aussi efficace même si —éventuellement— moins pratique... Essayez le retardateur et si, vraiment, vous ne vous y retrouvez pas, envisager un investissement minime... Une fois le matériel configuré et que vous êtes prêt à capturer votre photo, éloignez-vous de l'appareil et appuyez sur le bouton. Il n'y aura aucune vibration lorsque vous appuyez sur le déclencheur souple (contrairement au déclencheur du boîtier) et votre image sera nette.

→ Horizon de biais
Cela va presque de pair avec l'utilisation d'un trépied. Beaucoup de bonnes images de paysage sont endommagées par un horizon... non horizontal !... Un horizon pas horizontal, distrait !... Même si cela peut être facilement corrigé dans un logiciel de post-prod', l'idée, cependant, est de capturer la meilleure photo directement à la prise de vue...

Vous pouvez utiliser différents outils pour vous assurer que votre horizon est droit. Tout d'abord, affichez la grille (ou l'horizon artificiel) dans le viseur de votre boîtier, alignez l'horizon avec la ligne horizontale, et vous devriez être bon. Les bonnes têtes de trépied ont un niveau à bulle intégré, assurez-vous qu'il est de niveau et votre horizon sera bon. Sinon, il existe un gadget très utile à fixer sur la griffe de flash qui permet les mêmes résultats (voir ici). Niveler l'horizon dès la prise de vue permet de gagner du temps en post-production. Si vous devez redresser l'horizon par la suite, vous devrez recadrer l'image, ce qui signifie que votre composition peut légèrement changer et, en plus, si vous travaillez en JPEG, ce simple "redressement" va faire baisser la qualité de l'image finale (voir ici).

→ Se fixer uniquement sur le format paysage
De —trop— nombreux photographes supposent qu'ils doivent fixer une scène de paysage au format paysage (horizontal). Ce n'est probablement pas une mauvaise idée, mais dans certains cas, une orientation portrait (verticale) peut très bien —voire mieux— fonctionner... Pensez à une scène de forêt ou de montagne. Si la forme du sujet est plus verticale qu'horizontale, essayez le format portrait, il peut ajouter une sensation dynamique à la scène.

→ Sous-traiter l'ouverture du diaphragme
L'ouverture du diaphragme est un outil de composition important —et probablement plus encore en photo de paysage. Lorsque vous installez une scène, vous devez penser à votre profondeur de champ. Voulez-vous que tout soit net, du premier plan à l'arrière-plan ? Généralement, en photographie de paysage du moins, ce sera le cas. Assurez-vous que votre ouverture soit de f/8, f/11 ou plus —mais pas trop sinon votre image souffrira de diffraction (chercher ici) de façon à vous assurer que tout sera parfaitement net. Si vous êtes à f/2.8 et que vous mettez au point sur le premier plan, l'arrière-plan sera flou et le milieu de votre scène ne sera pas net. Cela devrait être l'un de vos points de contrôle clés lorsque vous configurez votre prise de vue. Si vous utilisez une grande ouverture et que les montagnes au loin sont floues, cela ne pourra pas être corrigé par la suite dans votre logiciel de post-prod' (cela viendra peut-être un jour… mais je ne le souhaite pas !).

Ne déléguez donc pas le réglage de votre diaphragme à un automatisme !!! Utilisez le mode 100% manuel (si vous êtes déjà à l'aise avec ce mode), sinon, utilisez le mode automatique à priorité ouverture !!!...

→ Utiliser le mode paysage de l'appareil photo
Certains boîtiers, surtout en entrée de gamme, proposent un mode d'exposition automatique dit scène avec une option paysage. Autant que possible, essayez de ne pas l'utiliser. Pourquoi ? Il n'est généralement pas génial pour rendre une bonne exposition de votre scène. Ce qu'il fera est de régler votre ouverture sur f/8 ou f/11, mais il peut ne pas rendre la scène aussi efficacement que vous pourriez le faire en utilisant les paramètres manuels. Les réglages de scène sont conçus pour fonctionner avec certains paramètres et ne sont pas toujours le meilleur choix. Essayez de photographier vos paysages avec des réglages manuels autant que possible, cela signifie que vous contrôlez la sensibilité ISO, la vitesse d'obturation et l'ouverture.

→ Se placer à côté d'autres photographes
Si vous voyez un groupe de photographes en un lieu, c'est que la zone est propice pour créer une image MAIS ce serait une bonne idée de faire ses photos ailleurs... même pour montrer le même panorama. Cela ne veut pas dire que les autres photographes se sont trompés, c'est que vous allez rentrer chez vous avec une image différente des autres. Parfois, la meilleure composition ou le meilleur point de vue se trouve à un endroit particulier, c'est très bien, prenez une photo à partir de là, mais cherchez également d'autres endroits pour obtenir une superbe photo. C'est une bonne idée de repérer une scène avant de la capturer. Allez vous promener la veille, regardez où le soleil se lève et où il se couche et décidez de votre position. Ne vous contentez pas de suivre la foule, vos images ressembleront à toutes les images prises là-bas... c'est nul !...

→ Espace négatif inintéressant
L'espace négatif est l'espace qui entoure votre sujet (chercher ici). Cet espace peut vraiment faire ou défaire votre image. Dans la plupart des cas, le ciel représente l'espace négatif dans une scène de paysage. Un ciel bleu clair a fière allure, mais certains nuages ​​doux et vaporeux peuvent vraiment rendre la scène dramatique. Si le ciel n'a pas de nuages ​​et qu'il est très clair, il pourra rendre la scène totalement inintéressante. Si vous trouvez que c'est le cas dans votre scène, réduisez la surface du ciel dans votre image, s'il y a de superbes nuages, donnez-lui plus de place dans votre scène. Parfois, vous n'aurez pas le choix, vous devez beaucoup réfléchir pour tirer le meilleur que vous pourrez. Sinon, essayez de revenir un autre jour ou à une autre heure, quand il y aura des nuages ​​dans le ciel ou une lumière intéressante... ne comptez pas sur votre logiciel de post-prod' pour remplacer le ciel, le travail est long, minutieux et très souvent imparfait !...

→ Absence de sujet évident
Cela semble fou, mais il est très facile de perdre son sujet en photographie de paysage. Le plus souvent, la photographie de paysage est une scène naturelle, des montagnes, des forêts, des rivières, des paysages marins, des déserts, etc. Quel que soit le sujet, assurez-vous qu'il soit clair/évident pour votre spectateur. Si vous photographiez une scène montagneuse, assurez-vous d'utiliser un objectif qui fonctionne pour ce type de scène. Les photographes de paysage sont trop souvent tentés de penser que toute image de paysage doit être créée avec un objectif grand angle... Parfois, cela peut faire paraître la chaîne de montagnes en arrière-plan, petite et insignifiante. La même chose peut être vraie dans tous les autres types de photographie de paysage. Assurez-vous que votre spectateur sache ce qu'il est censé regarder et montrez-le lui, ainsi que la beauté qui entoure le sujet. Rapprochez-vous de votre sujet, le plus près possible, et s'il n'est pas assez proche, vous devrez peut-être utiliser un objectif différent pour vous rapprocher. Un objectif de 50 mm peut être utilisé pour la photographie de paysage, tout comme un objectif de 200 mm ou plus, tout dépend de ce que vous voulez que le spectateur voie.


focale 440mm

→ Oublier la sécurité
La nature est belle et sécurisante —en apparence seulement—, mais les pièges sont nombreux, terrains instables, terres mouvantes, précipices, failles, eaux froides et profondes, etc... Gardez toujours présent à l'esprit que chercher et étudier un environnement pour créer LA photo peut vous distraire et vous exposer à nombre de dangers... Assurez-vous toujours d'étudier le lieu dans lequel vous vous trouvez avant d'étudier votre future photo !!!...

→ Photographier en pleine journée
Je sais que cela prête à discussion, mais, généralement, les plus belles images de paysage ne sont pas créées à ce moment !... Surtout qu'en photo de paysage c'est la lumière qui fait tout !... Vous avez déjà entendu parler de l'heure d'or et de l'heure bleue... ces heures juste avant et juste après le lever et le coucher du soleil pendant lesquelles le soleil se situe idéalement dans le ciel pour la photographie... n'hésitez pas à vous lever tôt et à vous coucher tard pour rencontrer les meilleurs endroits pour la photographie de paysage... puisqu'à midi la lumière est trop dure et les photos sont moins belles sous la lumière verticale !...

Bien sûr, il y a des exceptions ! Les paysages en noir et blanc adorent la lumière de midi, les couleurs pétantes aussi... et, mais cela ne nous concerne pas, les photos publicitaire des tropiques adoptent aussi cette situation !... Je pourrais créer un chapitre sur le sujet, plus tard.

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Voilà, la prochaine fois que vous planifierez une séance photo de paysage, relisez rapidement ce paragraphe et voyez comment cela fonctionne pour vous. Quoi qu'il en soit, ces quelques lignes vous permettront d'être plus attentif et amélioreront immédiatement vos images...

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LE PROBLÉME DE LA COMPOSITION EN PHOTO DE PAYSAGE

Avez-vous déjà été frustré lors de l'examen de vos photos de paysage ? Très certainement ! Sur le terrain, vous pensiez avoir épinglé la scène, mais de retour chez vous, vous voyez que les choses ne sont pas si belles. Il y a tellement de questions sur la façon de photographier et de composer de bons paysages. Les paysages sont —je l'ai dit en début d'article— à la fois l'une des choses les plus faciles à photographier et l'une des plus difficiles. Facile parce que les paysages sont partout et qu'ils ne bougent pas vraiment, donc aucun équipement technique coûteux n'est nécessaire (sauf un trépied). Souvent, les photographes novices confondent cette facilité d'accès avec l'idée d'une photographie facile. Les paysages sont difficiles à bien photographier car, comme la plupart des autres sujets, le diable se cache dans les détails, et il y a une myriade de détails auxquels prêter attention dans la photographie de paysage. Ce sont ces détails qui induisent des énigmes pour les photographes, en particulier lorsqu'il s'agit de composer une photo de paysage. Il y a des dilemmes qu'il faut pouvoir résoudre. Donc, dans cette partie, nous allons explorer ces problèmes de composition et essayer de trouver des solutions simples.

→ Comment choisir le point d'intérêt ?
La plupart des guides photographiques disent qu'une bonne image doit avoir un fort intérêt. Dans une vue étendue, il est souvent difficile de se fixer sur un seul point d'accroche. En fait, en photo de paysage, on a souvent l'impression que toute la scène forme le point d'intérêt... Mais essayez de penser la scène de façon différente « pourquoi suis-je attiré par cette scène ? Qu'est-ce qui la rend si étonnante ? ». Cela peut être la lumière au lever ou au coucher du soleil, ou une confluence de ruisseaux, ou peut-être les motifs de fleurs sauvages. Prenez un moment pour réfléchir aux raisons pour lesquelles vous souhaitez photographier ce paysage. En quelques instants, une histoire commencera à naitre dans votre esprit. Si votre histoire porte sur la lumière, où, dans la scène, la lumière est-elle la plus spectaculaire ? Dans les nuages ? Dans une réflexion sur l'eau ? Éclairage d'un sommet de montagne ? Vous trouverez bientôt votre réponse et aurez résolu le problème n°1. Vous avez maintenant un point d'intérêt solide... Le plus gros est fait !...

Je vous ferai grâce des flèches de composition censées expliquer —souvent à postériori !— vos choix de composition et que l'on retrouve généralement dans les sites photo... je critique suffisamment ce procédé !...

→ Quoi inclure et quoi exclure du cadre ?
C'est, pour la plupart des photographes, une grande énigme de composition en photo de paysage. Vous voudrez peut-être créer un cadre pour votre scène avec quelques éléments de l'environnement —les branches d'arbre en premier plan sont un point de cadrage courant—. Mais seront-ils un plus ou sont-ils des éléments distrayant l'attention du lecteur ? Empêcheront-ils l'œil de votre spectateur de voyager dans votre image, de se poser sur le point d'intérêt que vous avez soigneusement identifié plus tôt ? Parfois, la scène elle-même contiendra des éléments de cadrage. Devriez-vous les utiliser ? Si vous décidez d'utiliser ce type de dispositif de composition pour cadrer votre sujet, devrait-il être sur la droite de l'image ? Sur la gauche ? Sur le dessus, le dessous, ou sur trois côtés voire les quatre côtés ?

Le premier plan noir (en contre-jour) représente-t-il une gêne à la lecture de l'image ? Faudrait-il zoomer —ou recadrer— partiellement ou franchement pour faire disparaitre ces éléments ? Vous pouvez ne pas être d'accord avec moi, mais j'ai décidé de les conserver. Un recadrage partiel (image centrale) est bien plus mauvais car la branche qui reste est encore plus perturbante que tout le premier plan (image de gauche). Quant au recadrage franc (image de droite), il donne naissance à une toute autre photo... on passe d'un paysage à une photo abstraite qui ne raconte plus rien (dans l'esprit de la photo que j'ai choisi de créer !...

Il n'y a véritablement que deux considérations à envisager avec des objets sur les bords de votre cadre. La première consiste à vous assurer que vos lignes directrices ne sont pas interrompues par l'objet. Donc, s'il y a un élément sur un —ou plusieurs— bords de votre composition, assurez-vous de vous positionner de manière à ce que cet élément aide à guider le spectateur vers votre centre d'intérêt. S'il s'agit simplement d'une grande forme sombre comme c'est le cas dans l'image d'exemple, cela peut ne pas ajouter un plus à la composition et de fait être préjudiciable à l'image OU, au contraire, participer au mode d'emploi de la lecture de l'image et ainsi devenir fondamental... Dans l'exemple, les grands arbres verticaux ainsi que les bâtiments ont tendance à arrêter le regard du spectateur pour le pousser dans ce goulot où se précipitent les nuages... et ainsi créent une composition dynamique. Si les éléments sombres n'avaient pas créé ce goulot, la composition aurait été faible, comme le montrent les recadrages. Deuxièmement, si vous envisagez d'utiliser des objets sur les bords comme une technique de cadrage, soyez audacieux et faites-le dans un but précis. Assurez-vous que votre spectateur ne pense pas qu'il s'agit d'une erreur ou de quelque chose que vous n'avez pas remarqué. Les morceaux de branches ​​qui semblent pénétrer dans le cadre ressemblent plus à des intrus qu'à des participants actifs de votre image (cas du recadrage dans l'image centrale). Déplacez-vous un peu —ou zoomez un peu, ou recadrez un peu— pour vous assurer qu'il n'y a pas d'intrus mais attention à l'esprit du résultat !... Dans mon exemple, il y a de moins en moins d'éléments de composition ET l'image a de moins en moins de sens !...

Je vous avais prévenu en début d'article... je ne vais pas vous dire quoi faire ou ne pas faire (!!!) je vous invite simplement à bien étudier votre sujet pour savoir quoi inclure (si cela sert votre image) et quoi exclure (si cela désert votre image)... Ce qui peut tuer une photo peut donner plus de goût à une autre image du même sujet !...

Si vous utilisez un objectif grand angle, vous savez que vous pouvez inclure une grande partie du premier plan pour guider le spectateur dans le cadre. Mais souvent on se demande ce qui fait un bon premier plan ! Il n'y a pas de réponse toute faite non plus ! Il faut se promener un peu, désigner divers éléments et se demander « Est-ce que ce serait bien ? Ou le placer ? Apporte-t-il quelque chose ? ». En raison de la façon dont l'objectif grand angle exagère les perspectives, vous devriez en profiter en choisissant un sujet de premier plan qui peut créer des lignes directrices dans votre image. S'il y a un gros rocher dans votre scène, à quoi ressemble-t-il en gros plan à travers l'objectif grand angle ? Crée-t-il un pointeur ou un ensemble de lignes qui mènent à votre point d'intérêt principal ? Si oui, il fera un bon premier plan. Si les objets les plus proches de l'appareil photo consistent principalement en des lignes horizontales, allant de gauche à droite dans le cadre, ils peuvent ne pas être un excellent premier plan à moins qu'il soit possible de photographier sous un angle les transformant en lignes directrices dans votre image. Vous devrez peut-être vous promener un peu plus dans la scène pour voir si cela fonctionnera avec la vue d'ensemble. Sinon, choisissez un autre premier plan, ou s'il n'y a rien qui fonctionne, vous pouvez toujours sélectionner un autre objectif de focale plus longue —un 50 mm (en 24x36) est souvent un excellent choix pour la photographie de paysage—. Ce qui nous amène à la prochaine énigme : la distance focale de votre objectif...

→ Quelle est la meilleure focale pour les paysages ?
Voilà encore une question fréquente. Je pense que la vraie question est « quelle est l'intention "artistique" pour chaque image ? » Si vous ressentez une crainte en visualisant une scène, pourquoi ne pas essayer la focale normale (50mm pour le 24x36) ?. Cet objectif correspond approximativement à ce que votre œil voit en termes d'angle de vue. Cela pourrait donc être le meilleur choix si ce que vous voulez transmettre est le super panorama que vous avez devant les yeux. Personnellement, j'utilise souvent un objectif normal pour les paysages.

Rappelez-vous également que plus la focale est longue, plus l'image est compressée (plus l'arrière-plan se rapproche), voyez l'image d'exemple en début d'article. Il ne s'agit pas seulement de se rapprocher du sujet, l'apparence de votre image sera très différente en fonction de la focale de l'objectif. Cela est évident pour les photographes de paysage, le choix est généralement très subjectif. Si, comme je l'ai mentionné ci-dessus, vous n'avez rien de convenable pour servir de premier plan, essayez votre 50mm (pour 24x36) pour obtenir une vue d'ensemble mais sans la perception des grands angles. Si votre intention est d'obtenir une vue plus intime de l'endroit, une focale encore plus longue serait un meilleur choix.

Votre choix d'objectif nécessite donc quelques considérations, mais une vérification rapide de votre intention et de l'espace environnant dans lequel vous vous trouvez vous aidera à résoudre ce problème... pas de règle prédéfinie, ici non plus...

→ Photographier verticalement ou horizontalement ?
Voilà encore un problème courant pour le photographe de paysage. Heureusement, ce problème est très facile à résoudre. Ma façon de gérer cela est de composer la scène dans les deux sens, de faire une critique objective avant de décider et de capturer réellement ma photo. Dans ce monde numérique, je vois souvent que les photographes capturent deux images (une par orientation) et reportent le choix une fois de retour devant un ordinateur... Franchement, je ne recommande pas cette technique (!!!) car elle sera la cause de votre inaptitude éternelle à pré-composer une scène dans votre tête (avant même de sortir votre appareil photo !).
Généralement, un paysage est un panorama donc le style traditionnel de cadrage pour la photographie de paysage utilise, le plus souvent, l'orientation horizontale ou (curieusement☺) nommée paysage. Cependant, certains sujets peuvent être plus adaptés à l'orientation verticale (nommée portrait), comme des scènes avec des reflets, des scènes où le ciel a un rôle dominant dans votre histoire, des scènes qui incluent la lune ou le soleil à travers des feuillages ou des scènes qui incluent des personnes pour inclure une échelle à votre paysage. Voilà, encore un problème résolu...

→ La scène que je souhaite travailler est-elle digne d'une photo ?
Aussi malheureux qu'ils puissent être, tous les grands paysages ne conviennent pas pour créer une superbe photo. Il se peut que la lumière ne soit pas adaptée à l'esprit de la scène, qu'il n'y ait tout simplement pas de place pour que l'œil se repose ou que votre point de vue ne fournisse pas un point fort suffisamment évident. Il peut y avoir trop d'éléments distrayants qui entrent dans le cadre et qu'il serait trop difficile à supprimer en post-traitement. Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles un paysage peut ne pas faire une bonne photo. Mais considérez cela comme un défi, essayez d'en faire quelque chose. Essayez différentes focales et orientations, marchez un peu, zoomez, etc.... Baissez-vous —éventuellement jusqu'au sol— et voyez s'il y a un point de vue qui vous donnera un effet créatif. Utilisez toutes les chances que vous avez à disposition et soyez conscient que les problèmes se présenteront dans tous les paysages, j'espère que vous les connaissez maintenant et que vous saurez les résoudre...

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LA PHOTO DE PAYSAGE, QU'EST-CE QUE C'EST EXACTEMENT ?

J'ai déjà pas mal parlé de photographie de paysage dans cet article, mais, même si cela semble illogique de n'en parler que maintenant, l'heure est venue de voir en quoi consiste la photographie de paysage.

Les anglophones ne sont pas confrontés au même problème que nous dans la mesure où photographie de paysage est un terme générique et que la langue anglaise a différencié landscape photography (photographie de paysage au sens de paysage naturel) et cityscape photography (photographie de paysage au sens de paysage urbain). En français, nous avons la chance de ne pas faire cette ségrégation —bien que l'on pourrait le faire, je l'ai bien fait entre parenthèses en traduisant les termes anglais— pour n'utiliser que le terme générique de photographie de paysage. Partant de cette constatation, je vais essayer de définir un peu les choses...

En termes simples, la photographie de paysage capture la beauté de la nature et du plein air. Ces photographies amènent les spectateurs dans le paysage et capturent parfaitement le décor, l'ambiance et la sensation du lieu. Que vous capturiez un panorama (ou un grand angle) d'une montagne, ou un détail rapproché d'une parcelle de belle herbe, la photographie de paysage montre le lien du photographe avec la nature. Les photographies vous font ressentir ce que ressentent les photographes lorsqu'ils sont sur place. La définition de la photographie de paysage peut être assez large. Les montagnes et les océans, la nature et la ville —tout cela peut être considéré comme de la photographie de paysage—. Les deux types de photographie de paysage avec lesquels nous sommes probablement les plus familiers sont la nature et la ville, des plans larges aux gros plans, les deux sont des environnements populaires pour les photographies de paysages.

Il y a plusieurs types de photographie de paysage avec lesquels se familiariser, mais allons encore plus loin en demandant quelle est la définition du paysage en premier lieu.
→ Photographie de la nature
La nature est la scène la plus souvent associée à la photographie de paysage. De la terre au ciel, du désert à la Voie Lactée, il n'y a vraiment pas de limite lorsque l'on considère la scène naturelle que vous souhaitez capturer, et la photographie de nature peut absolument relever d'un type de photographie de paysage.

→ Photographie urbaine
Faute d'une meilleure définition, la photographie urbaine s'intéresse à des parties du monde créées par l'homme, mais elle peut tout de même être classée comme photographie de paysage. Les structures telles que les bâtiments, les routes, la sculpture, l'architecture dans son ensemble, sont des sujets courants que les photographes utilisent pour composer leurs images. Souvent, les photographes peuvent appeler cela un paysage urbain architectural.

→ Sujet détourné
La mode est passée, tout le monde l'a oublié, mais, dans les années 1970~1980, c'était la folie de créer de la photographie de paysage avec des sujets qui n'ont strictement rien à voir avec le paysage. On transformait des détails de corps humain nu en paysage, on transformait certaines marcrophotographies ou microphotographies en paysages, il n'y avait aucune limite créative !...

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Ce champ quasi infini embrassé par la photographie de paysage explique également l'ambiguïté simplicité/difficulté qui entoure ce genre photographique...

Un peu d'Histoire. Dans les galeries, de nombreuses images sont classées dans la catégorie des paysages. Mais qu'est-ce que la photographie de paysage ? La notion de paysage a été utilisée pour la première fois par les premiers peintres et représentait des paysages naturels. Aujourd'hui, la compréhension de la photographie de paysage est beaucoup plus large et difficile à définir. Si vous demandez à quelqu'un de définir la photographie de paysage, vous obtiendrez probablement autant de réponses que de personnes sondées. La définition des paysages a évolué au fil du temps. À l'origine des premiers photographes de paysage, il a été défini comme des photos de la nature sauvage sans influence humaine. Les photos de paysage faites aujourd'hui incluent souvent des constructions artificielles comme une maison, un pont, des clôtures, etc. Les puristes diront qu'il ne s'agit plus de paysages, mais je ne suis pas franchement d'accord avec eux. Si le but d'une photo de paysage est de ne contenir aucun élément artificiel, il sera très difficile (de plus en plus !) de trouver un endroit pour créer ce genre d'images. La vraie nature sauvage ("pure") n'est pas accessible pour la plupart d'entre nous puisque partout où l'homme s'est installé, il a modelé la nature...

Il n'y a donc pas de définition claire de ce qu'est la photographie de paysage, mais la plupart des photographes conviendront qu'il s'agit d'images en plein air sans aucune présence humaine ou animale sur la photo. S'il y a des créatures vivantes sur une photo de paysage, elles ne sont pas au centre mais intentionnellement incluses pour donner une échelle à l'image ou pour souligner une particularité de l'atmosphère de l'image. La définition la plus extrême de la photographie de paysage serait donc une photo créée en dehors de la ville ou montrant une scène ouverte qui n'a pas subie d'influence humaine. Cela signifie qu'aucune personne ou construction faite par des personnes n'est à l'image. Trouver un tel endroit est une gageure aujourd'hui car il y a des routes ou des fils électriques partout. Si vous photographiez des paysages de nuit, vous risquez d'être pollué par des avions et même des satellites qui s'invitent dans vos images.

Nous avons déjà exclu les humains et les animaux des photos de paysages. Mais alors, qu'en est-il d'un paysage urbain, est-ce un paysage ? Les paysages urbains peuvent être photographiés sans qu'aucune personne ne soit visible sur l'image. Je crois que là le doute s'installe si un paysage urbain doit être catégorisé dans le terme le plus strict de paysage ou non. Est-ce à cause du nombre de bâtiments ? Parce que les bâtiments dominent la scène ? Une maison ou deux sur un champ avec une montagne derrière sera certainement acceptée par la plupart des gens comme étant une photo de paysage. Dans ma définition de la photographie de paysage, j'ai inclus des paysages urbains même si certains d'entre vous diront que les paysages urbains sont des photos d'architecture. Perso, je distingue la photo d'un bâtiment (photo d'architecture) et la photo de l'atmosphère d'une rue, d'une ville (paysage urbain).

Les paysages marins sont-ils inclus dans la photographie de paysage? Certains diront que ce n'est pas le cas et qu'une photographie de paysage ne doit pas contenir de mer ou de rivages. Je classe les paysages marins dans la catégorie paysage. Les paysages marins sont très populaires dans les galeries de paysages.

Qu'en est-il des gros plans d'éléments que l'on trouve dans un paysage. Un champ de fleurs avec une montagne derrière est classé comme paysage par la plupart des gens. Si la même image est un gros plan d'une partie des fleurs et que la montagne n'apparaît pas sur l'image, s'agit-il toujours d'une photo de paysage ou non ? Si les fleurs sont au centre de l'image, s'agit-il alors de fleurs ou de gros plans ?

Et je ne reparlerai plus des sujets détournés qui deviennent des paysages...

Comparé à un photographe de portrait, le photographe de paysage a besoin de peu d'équipement. À moins que les portraits ne soient pris en utilisant uniquement la lumière naturelle, un photographe de portrait devra monter un studio et l'équiper de matériel d'éclairage coûteux. L'équipement de base des photographes de paysage se limite à un appareil photo (et un objectif !), un trépied et, éventuellement, quelques filtres (non, ceux-ci ne sont pas nécessaires... vous pouvez photographier la plupart des paysages sans filtre).

En photographie de paysage, le photographe fait face à des limitations importantes. Il ne peut pas ajouter ou déplacer la lumière disponible. Il ne peut pas non plus déplacer le sujet. Ne pas pouvoir positionner le sujet est un autre défi que le photographe de paysage doit apprendre à gérer. Les paysages sont facilement accessibles et ne nécessitent aucun éclairage supplémentaire ou un studio. La scène est accessible à tous, mais cela ne veut pas dire qu'il est facile de faire de bonnes photos de paysage. Vous pouvez faire des instantanés partout où vous allez, mais ces clichés sont uniquement les témoins de « j'étais là ! ». Avec une bonne photo de paysage, le photographe veut transmettre un certain sentiment ou une certaine humeur au spectateur. Pour ce faire, vous devez utiliser votre créativité et vos compétences en composition.

La photographie de paysage regroupe (en très gros) trois styles fondamentaux :

☻ Représentatif
Le style de représentation vise à montrer la photo du paysage comme vous avez vu le paysage dans la vraie vie —le spectateur connaissant ce lieu ne l'a probablement pas vu de la même manière—. Il me faut toutefois souligner ici un point que je déplore (quelle que soit la photo, mais surtout en photographie de paysage), de (trop)nombreuses photos de paysages présentées aujourd'hui sont (fortement) post-traitées (quand encore ce n'est pas du HDR !) pour exagérer les couleurs et/ou les contrastes. La plupart des photographes effectuent ce type de post-traitement, la question est donc de savoir si une image ainsi Photoshoppée est représentative du paysage capturé ou non. À mon avis, des ajustements subtils (= non décelables) sont toujours admissibles dans le cadre d'une image "représentationnelle". Une image de représentation n'est pas censée modifier la réalité de la scène. La lumière et les couleurs sont un élément de composition important qu'il faut savoir gérer à la prise de vue...

☻ Impressionniste
Le style impressionniste vise à créer une impression/une sensation de la scène dans l'esprit du photographe plutôt que de montrer la réalité de la scène. Les frontières entre réalisme et imagination sont floues. L'intention avec le style impressionniste n'est pas de simuler une scène mais plutôt de se concentrer sur une partie de la scène ou de créer certaines émotions. Des cascades floues ou des nuages ​​en mouvement sont des exemples de ce style.

☻ Abstrait
Avec le style abstrait, le photographe utilise des formes et des couleurs comme éléments de conception. Le but d'une image abstraite d'un paysage n'est pas de montrer une scène réaliste. Souvent, le paysage réel est méconnaissable. Les images abstraites de paysages ont tendance à être classées dans la catégorie conceptuelle ou abstraite (ce n'est plus du tout une image de paysage). Les reflets ou ondulations dans l'eau ou les images prises avec un mouvement intentionnel de la caméra sont des exemples de ce style...

Voilà, c'est tout ce que j'en dirai...

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TROIS PETITS TUYAUX À GARDER EN TÊTE —EN PAYSAGE—

Quand on commence en photographie, la photographie de paysage est souvent le premier sujet. Mais, quoi que l'on puisse faire, on ne comprend pas pourquoi nos photos de paysages ne sont pas aussi étonnantes/intéressantes que voulues. Au bout du compte, il existe trois trucs très simples à retenir qui transforment radicalement notre photographie de paysage... et, cerise sur le gâteau, ils n'ont rien à voir avec l'équipement, les paramètres ou la localisation !!!...

1) Arrêtez de vous soucier de l'appareil photo et des paramètres appliqués
L'équipement et les paramètres de l'appareil photo sont probablement la partie la moins importante de la photographie de paysage (!!!) alors arrêtez de vous en préoccuper !... Certes, il existe des appareils photo plus évolués que d'autres, des paramètres et des techniques particulièr(e)s pour la photographie de paysage qui peuvent donner un coup de pouce mais si vous n'êtes pas satisfait de vos images de paysage actuelles, la mise à niveau de votre équipement ou l'apprentissage de techniques spécialisées ne vous aideront pas !... Vous pouvez créer de superbes photos de paysage avec n'importe quel matériel photo !...
Qui a dit que www.thydelor.eu donnait les mêmes conseils que les autres sites ?

2) C'est la lumière, pas l'emplacement qui fait tout
L'erreur principale des photographes de paysage novices est de consacrer trop de temps et d'efforts à voyager dans des endroits incroyables, puis de gaspiller l'occasion en créant des images médiocres sous un mauvais* éclairage. Peu importe de savoir à quel point le paysage est grandiose, quel que soit le niveau artistique de votre composition, peu importe ce que vous faites avec votre appareil photo, si vous créez des photos de paysage sous un mauvais* éclairage, votre photographie de paysage ne sera jamais aussi belle que vous le souhaiteriez. En d'autres termes, la lumière est bien plus importante que l'emplacement. Alors qu'est-ce qu'une mauvaise* lumière ? À peu près celle de toute heure de la journée qui n'est pas comprise dans l'intervalle d'une heure avant ou après le lever ou le coucher du soleil. D'une manière générale, nous désignons l'heure avant le lever du soleil et l'heure après le coucher du soleil par « heure bleue ». L'heure après le lever du soleil et l'heure avant le coucher du soleil est « l'heure d'or ». Il y a des exceptions à cette règle, les conditions météorologiques peuvent créer une lumière intéressante ou des poches de lumière de haute qualité à tout moment de la journée, mais si vous recherchez une énorme amélioration dans votre photographie de paysage, assurez-vous d'être à votre emplacement pendant l'« heure bleue » ou l'« heure dorée » et passez le reste de la journée à chercher des lieux photographiquement intéressants... N.B: si vous faite de la photo de paysage en noir et blanc, c'est exactement l'inverse... la pire* lumière pour la couleur devient souvent la meilleure* lumière et inversement...
___
*j'ai déjà expliqué à plusieurs endroits du site qu'il n'y a ni bonne ni mauvaise lumière, mais vous comprendrez que des lumières peuvent être plus flatteuses que d'autres selon ce que vous photographiez.

3) L'atmosphère fait la photo
La seule composante incontournable —et la plus excitante— de la photographie de paysage est l'atmosphère. Chaque jour est différent et vous ne pouvez jamais vraiment savoir à l'avance à quoi ressemblera la scène que vous photographirez un jour donné. Le lever du soleil sera-t-il clair et grandiose ou fade et gris ? Une tempête de pluie vous montrera-t-elle des nuages ​​à couper le souffle ? La forêt ou le lac seront-ils enveloppés de brouillard ? Le coucher de soleil soulignera-t-il la montagne d'un lavis de couleur ou se transformera-t-il en un crépuscule ennuyeux ? Le moment de la prise de vue vous apportera-t-il tout pour créer l'atmosphère/la sensation/le sentiment que vous voulez imprimer à votre photo ? C'est la raison pour laquelle un nombre incalculable de photographes de paysage avec un nombre important d'appareils photo différents (différents formats) se rendent continuellement aux mêmes endroits et refont les mêmes photos... simplement parce que l'atmosphère est toujours différente et être au bon endroit au bon moment pour photographier quelque chose d'unique est l'essence de la photographie (de paysage en particulier).

Le dernier élément —et le plus important— de toute grande photographie de paysage est... l'émotion !... Quand vous saurez créer une émotion dans une photo, vous serez un bon photographe (même si ça ne fonctionne pas à tous les coups !). Toutes les grandes photos de paysages ont une chose en commun : elles créent un certain attachement émotionnel lorsque vous les regardez et c'est cet attachement émotionnel qui les font sortir du lot !... Si vous savez créer un attachement émotionnel à votre photographie de paysage, si vous y ajoutez un emplacement incroyable, une bonne* lumière et une atmosphère, vous décrocherez le graal ! Mais, vous pouvez délibérément créer un sentiment/une émotion dans votre photographie de paysage. Que vous recherchiez juste à montrer la grandeur et la crainte, ou quelque chose de plus subtil comme l'espoir, le renouveau ou la tristesse et l'isolement, la lumière et l'atmosphère peuvent être utilisées pour créer ces émotions.

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ENTRER DANS LA PEAU D'UN PHOTOGRAPHE DE PAYSAGE

Il y a tant de photographes de paysages incroyables dont nous admirons le travail. Mais à part la création d'images fantastiques, il y a d'autres traits qu'ils partagent. Il doit donc exister des habitudes et/ou des caractéristiques à posséder pour être photographe de paysage... J'ai un peu réfléchi et, je ne sais pas si j'ai raison (et je ne suis certainement pas exhaustif !) mais je pense que pour ne pas se perdre dans ce genre photographique difficile il faut savoir acquérir —au moins— ces quelques traits... Vous ne serez peut-être pas d'accord mais, essayez !...

La première caractéristique est de surmonter les obstacles. En d'autres termes, les photographes paysagistes doivent s'adapter à toutes les situations, la météo, la température, la saison, l'heure de la journée, la géographie, etc... Les photographes paysagistes essaient de chronométrer leurs prises de vue pour que les conditions soient idéales, mais ils savent que c'est rarement le cas et doivent deviner si et quand les choses vont s'arranger. Ainsi, ils s'adaptent et apprennent à tirer le meilleur parti de chaque situation.

Un autre trait important est un désir ardent de s'améliorer. Cela ne signifie pas seulement améliorer leurs points de faiblesse, mais aussi leurs points forts. Il est important d'apprécier à sa juste valeur ce qui a déjà été créé, mais aussi d'être conscient qu'il y a toujours place à une amélioration.

Il n'est pas nécessaire de tout savoir sur la chimie ou le logiciel de retouche d'image. Cela signifie qu'il faut avoir un style d'édition personnel et unique, au même titre qu'au moment du choix du sujet et de la prise de vue. Cette patte personnelle doit être subtile, mais reconnaissable, c'est un équilibre délicat et particulier sur lequel il faut travailler pour obtenir des images qui sortent des sentiers battus.

Lorsque l'on voit quelque chose de familier, il faut être capable de l'observer comme s'il s'agissait de quelque chose de nouveau. Prêter attention aux détails lors de la création d'une composition même si on revisite pour la centiemme fois le même endroit... et c'est la curiosité que doit posséder le photographe qui fait rechercher de nouveaux éléments.

Un simple cahier peut aider à améliorer sa photographie de nombreuses façons. Se balader en permanance avec ce cahier (ou cet ordinateur portable ou cette tablette ou ce smartphone) est une chose que tous les photographes professionnels que je connait font (et pas uniquement pour les paysages). Tout noter pour pouvoir tout comprendre. Il aide à organiser les pensées, à conserver toutes les idées et tous les concepts et à rédiger des rappels pour les choses à faire plus tard au même endroit.

La photographie de paysage ne consiste pas seulement à visiter des lieux et à prendre des photos. Il faut également pas mal de préparation (comme en portrait ou en nature morte d'ailleurs). Cela peut impliquer d'examiner des cartes, de repérer des lieux, de vérifier les prévisions météorologiques, d'étudier la lumière selon l'heure, etc. Certains photographes se rendent sur les lieux lorsque les conditions ne sont pas idéales, simplement pour se faire une idée de la région, réfléchir à des compositions et noter leurs idées. Ils prennent quelques photos de test avec leur téléphone et prennent quelques notes, puis ils reviennent lorsque la lumière est plus favorable. De cette façon, il est possible d'utiliser le temps beaucoup plus efficacement une fois arrivé sur le lieu de la prise de vue.

Comme dans d'autres domaines, seule la pratique permet la réussite. Et une bonne photo de paysage est si difficile à réussir, qu'elle demande beaucoup. Ainsi, les photographes de paysage ne devraient jamais cesser d'apprendre et de photographier. Pour réussir il faut pratiquer, sinon tous les jours, au moins le plus possible, s'entraîner, apprendre à connaître l'équipement, affiner la composition et l'édition. Faire des photos même lorsque les conditions ne sont pas bonnes. Après tout, cela permet d'apprendre à s'adapter et à utiliser toutes les conditions à son avantage. Pratiquer, pratiquer, pratiquer encore, pratiquer toujours.

Tout comme connaître les bonnes habitudes et les caractéristiques des photographes de paysage, il vaut également la peine d'être conscient des mauvaises. Certaines mauvaises habitudes peuvent empêcher son travail de se développer, alors il faut y faire également attention. À mesure que l'on développe de bonnes habitudes et que l'on se débarrasse des mauvaises, il est important de rester curieux, créatif et heureux...

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EST-IL POSSIBLE DE RÉUSSIR DES PAYSAGES EN PLEIN MIDI ?

Les photographes de plein air —que sont les photographes de paysage entre autres— entendent en permanence qu'il faut planifier leurs excursions soit tôt le matin soit tard dans l'après midi. C'est à ces heures magiques, dit-on, que l'on peut trouver la seule lumière qui en vaille la peine. Ce n'est pas faux, bien sûr (!) mais il n'est pas toujours évident d'être sur place à ces moments de la journée... alors, qu'en est-il de ces situations où le soleil est situé trop haut dans le ciel ? Faire ses valises et rentrer chez soi sans une seule image ou avec des images sans intérêt ? Comme d'habitude (souvent au moins), je vais vous emmener à contre-courant en vous chuchotant à l'oreille un petit secret que l'on ne trouve habituellement pas dans les magazines photo et les sites photo (et jamais sur les forums ou les réseaux (a)sociaux) : « certaines des meilleures opportunités de paysage peuvent être trouvées à midi —entre 10 et 16 heures en fait— lorsque le soleil est très au-dessus de votre tête ». Voici quelques petits conseils pour vous aider à créer des photos de paysages à ces heures "interdites".

→ Plutôt que d'éviter le soleil, utilisez-le pour ajouter un intérêt visuel à votre composition. Cette technique n'est pas trop compliquée mais nécessite un peu d'essais et d'erreurs avant de la maîtriser. Commencez par utiliser une très petite ouverture (telle que f/22). Ensuite, tout en regardant dans le viseur, positionnez-vous de manière à ce qu'un objet bloque partiellement le soleil. Ce dernier ne doit pas être entièrement obscurci, vous devrez donc très probablement devoir bouger un peu pour trouver le point de vue optimal. Lorsque vous voyez les faisceaux de lumière... tirez !...

Bon, en voyant cette image, vous me direz —à raison— que :
1) on ne voit pas les rayons lumineux
2) ce n'est pas nouveau, le noir et blanc apprécie la forte luminosité
Certes, mais :
1) la forte lumière ne doit pas imposer la visualisation des rayons
2) je peux vous faire de la couleur et des rayons si vous voulez☺

→ Le contraste de midi rend difficile le maintien des détails dans le ciel tout en exposant correctement un premier plan. Plutôt que de recourir à une prise de vue HDR —que je n'apprécie toujours pas—, profitez de l'occasion pour simplifier votre composition. Un ciel lumineux ajoute-t-il vraiment quelque chose à la scène ? Sinon, laissez votre objectif grand angle faire une pause et passez à un petit téléobjectif. ATTENTION, ce n'est pas une règle, ni une loi... certains objectifs grand-angle peuvent faire des miracles (!!!)...

Ici, en plein soleil (il est même présent dans l'image !), un ultra-grand-angle (le Zodiak-8) a très bien rendu les détails sur l'ensemble de l'image... le ciel, les pavés et même les feuillages (!!!).

Avant d'appuyer sur le déclencheur, vérifiez les quatre coins du cadre à la recherche de zones lumineuses indésirables. L'œil humain a tendance à se concentrer d'abord sur ces zones. Au fur et à mesure que vous éliminez ces distractions, la conception de la photo deviendra plus évidente. ATTENTION, ce n'est pas une règle non plus, ni une loi... ci-dessus le soleil est une vraie tache de lumière mais ne déséquilibre pas la composition !...

→ Si cela ne vous rebute pas dans vos photos de paysages (urbains ou naturels), ces mauvaises heures vous offrent la possibilité de rencontrer beaucoup plus de monde qu'aux heures idéales !!!... C'est une très bonne chose, car cela ouvre la porte à une toute nouvelle série de possibilités photographiques. En incluant un élément humain, l'image aura une plus grande portée car les spectateurs pourront s'y projeter personnellement...

→ Croyez-le ou non, vous pouvez faire des poses longues même par une journée super ensoleillée. L'astuce consiste à ajouter un filtre de forte densité neutre qui bloque une grande quantité de lumière. Vous pouvez utiliser le mouvement de l'eau ou des nuages pour créer un effet onirique uniquement possible en faible luminosité... Bien sûr, cela vous oblige à investir dans un filtre, ce qui sort du cadre de la philosophie de mon site, mais, vous pouvez très bien vous bricoler un tel filtre pour quasiment rien (chercher ici)...

→ Si vous ne pouvez vous permettre qu'une courte escale dans un endroit éloigné, vous ne pouvez pas vous permettre d'attendre le meilleur éclairage (!!!) mais vous pouvez profiter de l'occasion pour capturer ces sites en milieu d'après-midi. L'outil le plus important sera, dans ce cas, le polarisant circulaire. J'en entends déjà murmurer leur désaccord... cela vous oblige à investir dans un filtre très cher, ce qui sort du cadre de la philosophie de mon site, mais, vous n'êtes pas obligé d'acheter un filtre haut de gamme (un modèle de base sera tout aussi efficace) et vous pouvez même très bien vous en bricoler un pour rien (chercher ici)... Avec lui, vous pouvez transformer un ciel bleu pâle et le faire exploser... cela est particulièrement vrai —mais pas uniquement— lorsque le ciel est parsemé de nuages. La technique est si puissante qu'il faut recommander de ne pas chercher à utiliser la force maximale d'extinction du filtre... cela donnera des résultats plus naturels...

Et voilà, une fois encore, ne prenez pas les conseils pour des règles ou des lois incontournables... ne dédaignez pas les heures bleues et dorées, mais ne vous privez pas de photo en pleine journée !!!

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INTÉGRER DES REFLETS DANS VOS PAYSAGES

L'intégration de reflets dans vos clichés est un excellent moyen de créer l'équilibre, l'harmonie voire la symétrie. De plus, le reflet lui-même peut devenir l'intérêt de premier plan de vos images de paysage. Et comme toutes les techniques, il existe également des moyens de maîtriser cela.

La prise de vue au format portrait (orientation verticale) vous permet d'incorporer beaucoup plus de réflexion dans l'image. Je sais que nous parlons de paysage ici, cela ne veut pas dire qu'un paysage devrait systématiquement être en format paysage (orientation horizontale), comme je l'ai déjà souligné par ailleurs (chercher ici). Bien sûr, cela ne signifie pas non plus que vous devez toujours photographier verticalement, mais c'est un excellent moyen de capturer davantage d'un merveilleux reflet.

J'entends (trop) souvent que des filtres sont nécessaires pour réussir cet exercice ! Donc, devriez-vous utiliser des filtres ou non ? Et lesquels ? Un polarisant circulaire ? Il enlève les reflets de la surface de l'eau, alors pourquoi l'utiliseriez-vous si vous voulez des reflets dans une image ? Bon, dans certains cas —rares à mon avis— il pourrait vous servir... vous pouvez tourner le filtre pour qu'il montre encore quelques reflets tout en révélant également quelques détails sous la surface de l'eau... On parle souvent aussi des filtres à densité neutre (ND). Vous pouvez également les utiliser pour ralentir un peu votre vitesse d'obturation et obtenir une surface de l'eau beaucoup plus lisse, mais vous allez probablement, sinon effacer, au moins flouter les reflets et, c'est bien plus grave, cette pose plus longue risque de flouter d'autres éléments de l'image à cause du vent par exemple, ce qui risque de tuer votre paysage...

Pour planifier vos prises de vues, outre le choix délibéré de la température de l'éclairage, photographier le matin ou le soir est une excellente idée car l'eau est alors la plus paisible. De plus, vous n'aurez pas de reflets de lumière du soleil éblouissants à la surface de l'eau.

Il existe de nombreux scénarii de prise de vue qui sont également utiles pour photographier des reflets. Vous pouvez déplacer votre appareil photo et trouver le meilleur angle de prise de vue. Cela créera également les photos où il n'y a pas de sujet réel dans le cadre, seulement son reflet... Mais n'oubliez pas de briser les règles de composition au besoin... abandonner la règle des tiers en plaçant l'horizon au milieu n'est pas un crime si vous ne voulez pas couper le reflet et si cela peut servir votre image...

Reste un petit tuyau bien pratique : la mise au point. En général, mettre au point sur le reflet lui-même est, dans la plupart des cas, le meilleur moyen d'obtenir la mise au point idéale. Utiliser une ouverture entre f/11 et f/16 permet d'obtenir une scène totalement au point mais soyez sûr de ne pas dépasser la limite qui vous sépare de la diffraction (chercher ici) !... Vous pouvez également —mais c'est moins drôle— utiliser l'empilement d'image (= focus stacking) en post-production.

Les reflets peuvent beaucoup apporter aux images... ne vous en privez pas. En fait, parfois, une réflexion peut même être un sujet à part entière...

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DÉMYSTIFIER LA TECHNIQUE EN PHOTO DE PAYSAGE

De par sa spécificité (simple en apparence/difficultés induites), la photographie de paysage fait naitre tout un ensemble de fantasmes qu'il me faut calmer... D'où l'article d'aujourd'hui.

La photographie de paysage signifie différentes choses pour différentes personnes. Pour certains, il s'agit d'enregistrer un souvenir de l'endroit où ils sont passés. Pour d'autres, il s'agit de découvrir et de documenter les lieux qu'ils découvrent. Et puis il y a ceux qui retournent au même endroit à 4 heures du matin tous les matins pendant six mois en attendant le lever de soleil parfait. Quels que soient les extrêmes auxquels vous souhaitez finalement amener votre photographie de paysage, nous devons tous commencer par le début... et cet article vous propose une introduction "complète" à la photographie de paysage pour prouver qu'elle est nimbée d'idées fausses... Tout ce que vous ne trouverez pas dans ces lignes sera superflu/non indispensable. Tout, de la sélection de l'emplacement aux paramétrages en passant par le post-traitement.

Commençons par passer en revue les bases de l'équipement minimum —qui peut largement être le maximum aussi—. Vous n'avez absolument pas besoin de tout un équipement luxueux et coûteux.
→ Un reflex (argentique ou numérique) ou un autre appareil photo offrant un contrôle manuel complet de l'exposition. Ce pourra être un COI et même un bridge.
→ Un objectif (si ce n'est pas un objectif intégré à certains compacts haut de gamme comme Fuji X-100 ou aux bridges). Notez que je n'ai précisé ni marque, ni focale ni ouverture maximale (!!!).
→ Un trépied. Notez que je n'ai précisé ni marque, ni hauteur maxi, ni poids (!!!).
→ C'est tout.

On peut donc se contenter de matériel relativement bon marché pour ses paysages, vous n'êtes pas obligé de vous procurer un objectif spécial, ni un trépied spécial... utilisez ce que vous possédez, ça ira parfaitement... Juste une précision, si le trépied que vous possédez est léger, assurez-vous de l'alourdir d'une manière ou d'une autre. Cela ne veut pas dire que vous devez vous priver de l'ensemble des accessoires possibles —que vous trouverez dans tous les sites photo—, mais ne pensez pas que pour faire de la bonne photo de paysage il faut investir !!!

Bien que cela ne soit pas obligatoire, un déclencheur à distance —ou un déclencheur souple— peut permettre de minimiser les vibrations lors du déclenchement, mais le retardateur intégré, la levée anticipée du miroir —si elle existe— voire l'utilisation du Live View en numérique feront parfaitement l'affaire !!!

La configuration, maintenant :
→ Mettez votre appareil photo en mode d'exposition manuel
→ Créez des images RAW en numérique
→ Réglez la balance des blancs sur automatique ou nuageux (vous pouvez la modifier en post-prod) en numérique
→ Branchez la télécommande —ou un déclencheur souple— ou activez le retardateur
→ Activer le Live View en numérique
→ Utilisez votre appareil photo sur le trépied

L'exposition :
Vous connaissez parfaitement les trois variables d'exposition —ouverture, sensibilité et vitesse— et la façon dont les affectent votre photo, j'en ai parlé longuement (chercher ici). En photographie de paysage, je donne généralement la priorité à l'ouverture pour une question de netteté et de profondeur de champ car elle a le plus grand impact sur l'image finale. Vous pouvez nettoyer un peu le bruit en post-traitement, mais vous ne pouvez pas vraiment augmenter votre profondeur de champ (hors focus stacking). La sensibilité ISO vient ensuite, et généralement nous la voulons aussi basse que possible pour minimiser le bruit. Avec votre ouverture et votre sensibilité ISO réglées, la vitesse d'obturation est le seul paramètre qui nous reste pour contrôler l'exposition elle-même. Habituellement, cela ne fera pas beaucoup de différence que vous tiriez à 1/250e de seconde ou à 1/8000e pour obtenir une photo bien exposée... Si vous savez que vous voulez une exposition longue pour obtenir des flous sur les éléments en mouvement, vous pourrez éventuellement ajouter un filtre à densité neutre devant votre objectif. Ici aussi, il faut tuer le mythe, inutile d'investir 100€ pour un filtre, il y en a de très bons pour 20€ !...

La composition :
Avoir tout l'équipement prêt à l'emploi n'est que la moitié du travail. Vous devez comprendre votre composition. Il y a tellement de « règles » de composition (chercher ici), mais en fin de compte, ce ne sont que des lignes directrices. Pour les débutants, ce sont de bons points de départ mais il faut les considérer pour ce qu'elles sont et ne pas s'y tenir strictement. Demandez-vous toujours si une « règle » particulière va améliorer votre image ou non. Vous pouvez très bien décider que votre photo est meilleure avec l'horizon parfaitement au milieu de la photo, même si la règle des tiers dit le contraire !!!.

Comment et où mettre au point sur les paysages pour des images plus nettes ?
Lorsque vous photographiez des paysages, le plus grand défi consiste à obtenir des images nettes de l'avant plan jusqu'à l'arrière-plan. Vous pensez que c'est simple... mettre au point sur l'infini et c'est parti... Eh bien, pas vraiment. Cela rend souvent le premier plan flou. Alors, comment pouvez-vous tout rendre net ?
Lorsque vous mettez au point, votre appareil se concentre à environ un tiers de la profondeur de champ. Donc, si vous mettez au point trop loin (l'infini), les parties proches de l'image sont toutes floues. De même, si vous mettez au point trop près, les objets à distance seront flous. L'astuce consiste à trouver le point idéal, connu sous le nom de (distance) hyperfocale (chercher ici) qui vous permet de tout mettre au point. Il existe des techniques plus précises —et bien plus compliquées— qui donnent de bien meilleurs résultats mais le temps de mise en œuvre est si long que personne ne le fera jamais... Si vous êtes curieux, cherchez dans mes articles de la page traitant du grand format...

La lumière :
Qui dit paysage dit heure d'or ? Faux ! Différents moments de la journée donnent une lumière différente et, bien sûr, c'est une chose sur laquelle compter. On peut obtenir de superbes photos à tout moment de la journée, quelle que soit la position du soleil...
La lumière indirecte/diffuse, lorsque du brouillard/de la brume agit comme une couche qui diffuse la lumière du soleil, il n'y a donc pas beaucoup de contraste.
Bien sûr, juste avant le lever du soleil et juste après le coucher du soleil, l'heure d'or ou « la lumière magique » offre toutes les magnifiques couleurs du ciel.
Lorsque le soleil frappe la scène, vous avez une lumière directe. Dans cette situation, il est important d'être conscient de la position du soleil, ou de l'endroit où il frappe le sujet par rapport à l'endroit où vous vous trouvez. -Éclairage avant : (lorsque le soleil est derrière vous) Utiliser ce type de lumière lorsque vous souhaitez mettre en valeur les couleurs.
-Lumière latérale : (lorsque le soleil frappe le sujet à un angle de 90 degrés) Il y a accentuation de la texture. Si vous photographiez des surfaces texturées intéressantes, il est préférable de les photographier sous ce type de lumière.
-Contre-jour : (lorsque le soleil est devant vous) Vous pouvez mettre en valeur la forme. Photographier directement face au soleil vous offre des scènes simplifiées avec des silhouettes.
Il est important d'être conscient de la position du soleil tout au long de la journée. Très tôt le matin, il a tendance à fournir un éclairage avant. Quand le soleil se lève dans le ciel, il commence à offrir la lumière latérale. Lorsque le soleil est haut, il commence à permettre le contre-jour.
Gardez ces conseils dans un coin de votre tête pour décider plus facilement comment aborder la prise de vue dans toutes les conditions d'éclairage, même si cela semble difficile.

L'édition enfin :
Comme toujours, mieux l'image est construite à la prise de vue et moins elle aura besoin de post-traitement et donc moins il sera nécessaire de posséder un logiciel —et/ou des compétences— en béton... Un coup de balance des blancs et un coup de netteté devraient être plus que suffisant —en argentique c'est un peu plus compliqué—  !!!

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L'UTILISATION DU GRAND ANGLE EN PHOTO DE PAYSAGE

De nombreux photographes de paysage —la majorité ?— préfèrent utiliser des objectifs grand angle pour leur production d'images de paysage. Cependant, il est parfois difficile d'obtenir une photo captivante lors d'une prise de vue large —surtout en paysage—. En effet, lorsque vous faites des photos avec un objectif grand angle, de nombreux éléments apparaissent sur votre photo tant à cause de la largeur du champ de vision que de l'importance de la profondeur de champ fournie par les courtes focales. Ce que vous voulez obtenir, c'est donc autant un équilibre gauche/droite qu'un équilibre entre les éléments de premier plan et ceux d'arrière-plan, et ainsi éviter de trop encombrer la photo.

Je vais essayer de vous livrer quelques points pour vous aider à tirer le meilleur parti de votre environnement pour vos photos de paysage au grand angle.

→ Si le point d'intérêt est proche du photographe et pas trop grand, un arrière-plan brumeux, flou, faiblement coloré ou faiblement éclairé va créer une séparation et donner de la simplicité à l'arrière-plan. Ainsi, lorsque vous photographiez dans le brouillard, vous pouvez plus facilement utiliser un objectif grand angle pour vous rapprocher de votre point d'intérêt et laisser le brouillard créer une séparation de l'arrière-plan.

→ Utiliser un objectif grand angle pour inclure à la fois un élément de premier plan et un élément d'arrière-plan dans la photo est encore plus efficace si on peut aligner des éléments en diagonale, de façon à conduire l'œil du spectateur de l'avant vers l'arrière. Lorsque vous incluez l'élément de premier plan dans la prise de vue, cela ne doit pas éloigner le spectateur du sujet en arrière-plan. Il devrait être là pour compléter l'histoire et conduire le regard vers l'élément principal de la composition...

→ Utiliser un objectif grand angle pour photographier un ruisseau ou un sentier qui sert de ligne directrice apportera toujours un plus à vos images. Cette forme de zig-zag, pouvant très bien être l'élément dominant de l'image et guider le spectateur à travers la photo. Lorsque vous utilisez un objectif grand angle pour une photo de paysage, vous pouvez inclure la ligne principale qui prend votre vue d'un côté de la photo à l'autre.

→ L'utilisation d'un objectif grand angle pour capturer le reflet d'un paysage permet de capturer le reflet dans l'eau et inclure du premier plan sur la photo. Cela crée un sentiment de mystère et fait réfléchir le spectateur à ce qui se trouve au-delà du reflet.

→ Vous pouvez utiliser des couches (de couleur) pour créer de la profondeur dans l'image même sans premier plan et élément d'arrière-plan. Vous pouvez inclure un élément simple dans la photo et utiliser des lignes et des couleurs pour créer une image dynamique en couches.

Ce ne sont que quelques conseils pour améliorer votre photographie de paysage quand vous utilisez un objectif grand angle. Si l'objectif grand angle n'est pas votre choix numéro un, vous pouvez également essayer de photographier des paysages avec un téléobjectif...

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L'UTILISATION DU TÉLÉOBJECTIF EN PHOTO DE PAYSAGE

L'objectif grand angle est souvent le meilleur ami du photographe de paysage. Mais parfois, il peut être avantageux d'adopter une approche totalement différente...

Bien que nombre de photographes utilisent exclusivement des objectifs grand angle pour leurs paysages, ils reconnaissent parfois une impression quelque peu déroutante... comme une impression de tricher car c'est beaucoup plus difficile d'obtenir des paysages agréables avec un objectif de longue focale... C'est donc pourquoi un amateur devrait essayer —au moins de temps en temps— un 200 ou un 300 voire un 400mm, juste pour voir s'il peut en faire quelque chose de satisfaisant...

Le premier point à prendre en considération est l'écrasement des différents plans, ce qui rend un superbe panorama aussi plat que la feuille de papier photo (ou que l'écran d'ordinateur) !...

C'est le cas de cette photo d'exemple, l'applat ne veut pas dire que le résultat soit inacceptable, au contraire, l'effet peut être très intéressant !

Les objectifs longs pour les prises de vue qui incluent le paysage sont généralement le résultat de la prise de vue d'un autre sujet. Parfois, il peut s'agir d'un arbre isolé dans un champ ou un humain dans un beau décor. Mais pour le paysage seul, comme sujet propre, les photographes ont tendance à reculer assez loin pour en inclure autant que possible dans l'image. Cependant, en resserrant sur des caractéristiques spécifiques du paysage, avec une longue focale, vous pouvez repérer des choses que vous ne pourriez pas voir autrement. Bien sûr, tout dépend également de la météo.



En plus de vanter les vertus des focales plus longues pour la photographie de paysage, je tiens à montrer comment nous pouvons représenter ces détails de paysages... verticalement. La grande majorité des paysages étant cadrés horizontalement —en orientation paysage, d'où son nom—, les photographier verticalement peut leur donner une apparence fantastique et intrigante...

En plus de tout ce que je vous ai raconté jusqu'ici, il est très intéressant de rappeler que certaines caractéristiques des longues focales doivent être prises en compte (surtout) en photographie de paysage !
→ La caractéristique de la photographie de paysage est la netteté sans faille ! Et, qu'est-ce qu'un objectif de longue focale ? Un objectif long et lourd ! Idéal pour trembler et tuer vos images ! Il faudra donc prévoir un bon trépied, bien stable... à main levée, vous jouez avec le feu !... La règle d'une vitesse de 1/focale n'est pas toujours possible, d'où la recommandation d'un trépied. Toujours pour une question de netteté, si vous utilisez un reflex (à fortiori un reflex moyen format), pensez à utiliser la levée anticipée du miroir —ce dernier peut suffire à engendrer du flou, surtout avec un téléobjectif qui multipliera le moindre micromouvement (j'en ai parlé par ailleurs, chercher ici)—. Et ne négligez pas le déclencheur souple ou la télécommande ou le retardateur pour éviter de faire trembler le boîtier au moment du déclenchement ! Je ne vous ferai pas l'affront de vous rappeler de désactiver la stabilisation d'image lorsque le boîtier est sur un support stable !!!...
Cela dit, vous pouvez remplacer le trépied par tout élément stable que vous pouvez souvent trouver sur place !
→ Une autre caractéristique des longues focales, intéressante cette fois, est l'absence —ou la très faible— distorsion. Imaginez les superbes panoramiques (chercher ici) que vous pourrez créer avec un téléobjectif...

Les compositions qui fonctionnent en photo de paysage peuvent être difficiles à mettre en œuvre avec un téléobjectif au début, mais il ne vous faudra pas longtemps avant de commencer à isoler des éléments du paysage dans votre esprit. Un bon exercice consiste à sortir et à vous mettre au défi de photographier des paysages avec uniquement votre téléobjectif. Vous constaterez que le changement de focale peut être rafraîchissant car même les paysages locaux peuvent être transformés en quelque chose d'inconnu lorsqu'ils sont vus à travers une telle optique.

Ne pense-vous pas que vous devriez essayer de photographier plus de paysages avec des focales longues et essayer plus de verticales ?...

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QUELQUES CONSEILS GÉNÉRAUX DE COMPOSITION EN PHOTO DE PAYSAGE

Je parle beaucoup de paysage en ces mois de juin et juillet car je pense que c'est la période estivale qui voit le plus grand nombre de création de photo de ce genre... Autant vous donner le plus de clés possibles avant votre départ ! Je poursuivrai donc jusqu'en août (au moins)...

Souvent, une bonne composition fait la différence entre une photo et une bonne photo de paysage. Mais la composition est souvent le domaine de la photographie de paysage avec lequel les gens se débattent le plus. Ainsi, je me devais de partager quelques conseils généraux que vous pouvez commencer à utiliser tout de suite. Il ne s'agit surtout pas de règles —encore moins de conseils que la plupart d'entre nous connaissent, comme la règle des tiers ou le nombre d'or—. Il s'agit de planifier vos prises de vue et de rendre vos photos plus intéressantes pour vous et vos spectateurs.

Pour mémoire, la composition concerne la façon dont les éléments sont positionnés sur votre photo et comment ils interagissent les uns avec les autres. En termes simples, c'est c'est la façon dont tout se réunit dans une photo. Je ne vais pas aprofondir ces différents points —que l'on retrouve quasiment à l'identique dans les autres genres photographique... que vous connaissez déjà donc... au moins partiellement—, je vous les livre bruts et prêts à l'emploi après mémorisation...

→ Tout d'abord, pour rechercher une composition, ne vous précipitez pas !... Prenez tout votre temps et explorez l'environnement avant de sortir votre appareil photo. On peut aider son regard en utilisant l'œil de son smartphone pour nous aider à cadrer la scène si l'on n'a pas le temps de faire les exercices que je vous ai proposés dans d'autres pages, puis sortir l'appareil photo et commencer à faire des photos... mais on peut très bien se servir du viseur du boîtier, tant que l'on n'écrase pas le bouton déclencheur, le boîtier n'est, à ce stade, qu'un viseur et pas encore un appareil photo !!!...

→ Ensuite, trouvez un point d'intérêt, quelque chose autour duquel vous construirez l'image. Par exemple, un coucher de soleil est très attractif et très beau mais il a souvent besoin d'un point d'intérêt associé pour attirer le spectateur, alors l'encadrer avec quelque chose le conservera beau mais le rendra intéressant en plus... Parfois, vous souhaiterez simplement attirer le spectateur vers un espace particulier s'il n'y a pas d'élément fort. Dans de tels cas, utilisez des plans successifs, de la lumière et des lignes directrices.

→ La prochaine astuce consiste à rechercher des motifs dans le paysage. On y pense en noir et blanc et rarement en couleur, pourtant, en photo de paysage, ils peuvent amener les spectateurs à poser les yeux sur une zone particulière de l'image. En outre, vous pouvez utiliser des motifs pour diriger leur œil vers ce point d'intérêt.

→ Le poids visuel est le chemin que suit naturellement l'œil lorsque vous regardez l'image. Ce que vous devriez essayer de faire est d'amener progressivement le spectateur vers votre point d'intérêt. Pour ce faire, utilisez des lignes et des formes pour permettre au spectateur de naviguer dans l'image. Utilisez les courbes en "S", les diagonales, les triangles, les associations —et tout ce que je vous ai livré par ailleurs, chercher ici—, guidez votre spectateur à travers l'image jusqu'au point d'intérêt. De cette façon, ils voudront plus regarder l'image et plus longtemps.

→ Lorsque vous regardez une scène avec vos yeux, vous la voyez/la percevez différemment que l'appareil photo. Il est donc très important d'en être conscient lors de la prise de vue. Ce que vous devrez faire c'est capturer l'histoire en 2D lorsque vous la regardez en 3D et truquer une 3ème dimension. Une chose que vous pouvez faire est d'ajouter de la texture ou des différences de netteté ou d'éclairage... cela permettra au spectateur de percevoir l'image comme si elle était en trois dimensions. Une autre façon d'y parvenir est le brouillard qui aide à créer des plans séparés et à attirer l'œil du spectateur à travers l'image.

→ Lorsque vous faites une photo de paysage, vous essayez de transmettre l'ambiance et le sentiment qui étaient présents lorsque vous viviez ce paysage. C'est ce que vous voulez montrer à votre spectateur. Pour ce faire, utilisez des plans et essayez de reproduire l'ambiance. De plus, les couleurs peuvent ajouter beaucoup à l'histoire.

→ Même si ce n'est pas toujours simple en photo de paysage, l'espace négatif peut attirer l'attention sur votre point d'intérêt. Parfois, cela permet au spectateur de poser immédiatement ses yeux sur votre sujet. Il peut, à lui seul, refléter l'histoire et l'ambiance et ajouter du drame à l'image.

→ Éliminez les distractions ! Pensez simplicité ! Lorsque votre spectateur est distrait par trop d'éléments, il ne restera probablement pas longtemps sur votre image. Alors, supprimez les distractions de l'arrière-plan et des bords du cadre. Parfois, un simple recadrage peut aider voire suffire...

J'aurais envie de vous parler du voile atmosphérique qui risque de tuer vos images de paysage, mais ce n'est pas le lieu... je vous ferai un article réservé à ce problème...

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GÉRER LE VOILE ATMOSPHÉRIQUE EN PHOTO DE PAYSAGE

Le voile atmosphérique est ce voile opaque qui diminue la netteté et les détails des arrière-plans des photos de paysage. Vous savez, ces montagnes que l’on distingue à peine à cause du manque de texture et de contraste.


exemple typique de voile atmosphérique

Le voile atmosphérique est dû à la dispersion de la lumière par les particules d’air (et diverses pollutions —particules en suspension— naturelles ou industrielles). Même lorsqu’il fait beau —surtout quand il fait beau !—, le voile créé par cette lumière diffractée est très visible sur des objets lointains (qui se trouvent à une distance de 3 kilomètres et plus). Le voile atmosphérique est donc une sorte de brume sèche alors que le voile qui se produit à cause de la diffusion de la lumière par des particules d’eau est de la brume ou du brouillard (la visibilité est de moins d’1 kilomètre)...

De tout temps, le photographe a cherché à se débarrasser de ce voile atmosphérique, avec une relative efficacité en argentique et un quasi échec en numérique !!!... Comment peut-on limiter le voile atmosphérique (puisqu'on ne peut s'en débarrasser !) ? En fait, il y a plusieurs techniques :
→ utilisation de filtre anti-UV à placer devant ses objectifs : quasiment inefficace
→ utilisation de filtre skylight à placer devant ses objectifs : efficacité faible à moyenne
→ utilisation de filtre polarisant à placer devant ses objectifs : efficacité dans certaines situation uniquement
→ photographier aux heures où le soleil est bas : très efficace mais pas toujours possible
→ éviter de photographier des sujets lointains : 100% efficace mais très limitant 
→ avoir une lentille frontale parfaitement propre : co-facteur efficace —en fait, une lentille sale crée un voile ou intensifie grandement un voile existant—
→ utiliser un pare-soleil : co-facteur efficace —en fait, l'absence de pare-soleil peut créer un voile ou intensifier grandement un voile existant—
Mais rien n'est parfait, n'allez pas engager des frais pour des accessoires plus ou moins inutiles ! Si vous y tenez vraiment, testez plusieurs filtres skylight 1A / 2A / 2B avant de vous lancer. Laissez tomber les filtres UV. Le polarisant peut être intéressant car est utilisable dans plusieurs situations (chercher ici).

Sinon, il est possible de traiter ses images numériques (ou scannées) via informatique. Mais, en théorie, pour supprimer efficacement le voile atmosphérique, il faudrait connaître :
- la distance qui sépare chaque objet photographié du photographe,
- la quantité de lumière diffractée
- les propriétés de la source lumineuse
- les propriétés de l'air...
et être capable de supprimer la bonne couleur du voile...

Autant dire que ce n'est pas gagné !!!...

Depuis peu, on trouve la dernière version de CaptureOne (v.21), de Photoshop, de Lightroom etc. qui proposent des fonctions de correction du voile atmosphérique... mais changer son logiciel commercial rien que pour cela serait stupide ! Il existe également des logiciels payants autonomes qui font plus ou moins bien le job, mais, même remarque. Sinon, les dernières versions de Darktable (depuis la version 2.4 —on en est à 3.4.1.1—) et de Rawtherapee permettent également de faire disparaitre/améliorer le voile atmosphérique et ces derniers sont gratuits, c'est déjà ça ! Perso, je trouve que Darktable s'en tire mieux et plus simplement que Rawtherapee (cela n'engage que moi, vous pouvez penser le contraire !). Avec ce que j'ai dit au paragraphe précédent, même les meilleurs modules de correction ne feront pas de miracle !...


Résultat obtenu avec les 2 curseurs de la fonction de Darktable 2.4. C'est beaucoup mieux mais les couleurs sont encore très froides (bleues) on peut encore améliorer les choses en jouant sur les contrastes locaux et les couleurs locales.

Si votre logiciel possède un module de correction du voile atmosphérique pour le moins discutable ou s'il n'en possède pas du tout et que vous ne souhaitez pas investir, ni de l'argent —pour acheter une mise à jour—, ni du temps —pour lire et comprendre les 300 pages du mode d'emploi de Darktable par exemple—, bien sûr, vous pourrez l'utiliser pour une correction manuelle du voile atmosphérique —et éventuellement créer un script, mais cela est très aléatoire puisque chaque image aura besoin de réglages personnalisés—, c'est plus long, mais c'est très efficace...

Puisque je suis sur Darktable 2.4 pour vous montrer l'action de son module de correction —pas terrible— du voile atmosphérique, c'est lui que je vais utiliser pour corriger manuellement le voile atmosphérique sans utiliser son module de correction du voile atmosphérique (bien sûr vous devriez pouvoir faire de même avec votre logiciel)...


Sympa, non ? Une minute, deux fonctions (contraste local et balance couleur). Dommage qu'il s'agissait d'un JPEG, avec un RAW cela aurait pu être beaucoup plus bluffant !...

Je ne vais pas vous montrer ici la manipulation exacte (j'ai un article traitant du sujet, cherchez ici), elle est fonction du logiciel que vous utilisez (!) sachez simplement que s'il parait logique d'utiliser la balance des blancs pour faire disparaitre le bleu, elle ne fonctionnera pas (!) car elle agit sur tous les tons de l'image alors que le bleu du voile atmosphérique impacte principalement les tons foncés donc préférez la fonction balance couleur...

Tout cela étant dit, le voile atmosphérique n'est pas systématiquement catastrophique (sauf s'il est coloré)... j'ai, dans ma collection, une ancienne photo argentique (faite à 440mm) qui tire parti de ce voile atmosphérique... elle aurait été moins signifiante sans le voile :

Voilà, vous savez ce qu'il faut savoir du voile atmosphérique et de sa gestion... vous n'avez donc plus de raison de paniquer en créant vos photos de paysage...

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LES ERREURS CLASSIQUES DU POST-TRAITEMENT DES PAYSAGES

Dans le dernier article j'ai un peu parlé de post-traitement visant à corriger un problème spécifique à la photo de paysage. Mais ce genre photographique présente tellement de particularités (par rapport aux autres genres), que même le post-traitement de ces images doit être envisagé différemment ! Nous ne sommes pas sur la page traitant du laboratoire numérique, je ne vais donc vous donner aucune recette de traitement en me concentrant sur les erreurs de traitement les plus fréquentes en photographie de paysage.

En effet, il y a des erreurs que vous pourriez faire à plusieurs reprises sans en être conscient lors de l'édition d'images de paysage. Certes, il est important de se souvenir que la retouche photo est subjective... cependant, il y a certaines choses qui ne rendront pas justice à vos photos, quel que soit le style que vous recherchez. Ce sont des erreurs qui sont souvent très difficiles à identifier, nous avons donc tendance à les répéter encore et encore... d'où l'importance de ces quelques lignes.

→ Ce que nous avons tous tendance à faire en post-traitant nos photos de paysage c'est de trop récupérer les ombres. Je l'ai fait aussi quand j'ai découvert le format RAW et réalisé que je pouvais récupérer beaucoup de détails dans les ombres. Mais les ombres ne sont pas censées être éclatantes. Elles doivent être sombres et donner de la dimension, de la substance et de la profondeur aux photos. Des ombres trop éclairées donneront à la photo un aspect plat et très peu réaliste. Même si vous savez qu'il s'agit d'une erreur, il peut être difficile de déterminer la bonne quantité de récupération des ombres. Trop, ok, mais à quel point ? Le mieux, à mon avis, est d'utiliser l'outil d'affichage de luminosité des zones sombres. Cela peut être une bonne ligne directrice pour ne pas aller trop loin. Cet outil mettra en évidence les zones où les ombres sont trop sombres. Ne récupérez les ombres que jusqu'à ce que la majorité (et pas forcément la totalité) du surlignage ait disparu.

→ Lors de la suppression des éléments qui génèrent la distraction des spectateurs, on a également tendance de pousser le bouchon trop loin... Les photos de paysage portent souvent de petites distractions (brindilles, cailloux, feuilles et autres). Ces derniers sont particulièrement visibles à la surface de l'eau, et ils peuvent prendre beaucoup de temps pour disparaitre. Cela pourrait être payant (s'ils sont vraiment gênants, aussi petits soient-ils) de prendre le temps de les supprimer, au moins pour ne pas regretter plus tard de les avoir conservés... surtout qu'ils sont assez faciles à supprimer à l'aide de l'outil de suppression de taches. Mais il ne faut jamais oublier qu'une scène naturelle, par définition, est toujours chaotique... faire disparaitre le chaos rend les images totalement artificielles donc elles perdent en force... Effacez, ok, mais sachez dire stop à temps !...

→ Attention au recadrage ! En photo de paysage, parler de recadrage ne se limite pas à se poser la question de savoir s'il faut recadrer ou ne pas recadrer... Lorsque vous décidez de recadrer, il y a quelques points à prendre en compte :
•le rapport hauteur/largeur est très important, certes, mais attention, ce n'est pas parce que le rapport de votre format est en 3:2 qu'il faut que vos photos présentent toutes un rapport de 3:2 (j'en ai déjà parlé par ailleurs (chercher ici) !!!
•une cascade impressionnante sera encore plus incroyable si l'image verticale est très peu large...
•le nivellement de l'horizon, sauf cas extrêmement particulier, se doit de rester horizontal en photo de paysage.
•avoir des coins sans distraction qui risquent d'enfermer votre paysage.
•la composition générale de la photo finale.
Il est indispensable de prendre tous ces éléments en considération et de les garder à l'esprit lors du recadrage de l'image. Un conseil supplémentaire ? Certains logiciels proposent une option "Auto" pour niveler l'horizon... cette fonction ne fait pas toujours le meilleur travail... il est donc plus sûr de le faire manuellement quitte à utiliser, comme je le fais, une feuille de papier semi-transparente (papier calque) que je bloque sur un bord de l'écran pour être certain de l'horizontalité...

→ Les contrastes sont très importants pour la qualité d'une photo de paysage ! Trop de contraste —ou pas assez— peut tuer une photo de paysage... il faut avouer qu'il est souvent difficile de trouver le juste milieu... Une excellente solution pour résoudre ce problème consiste à créer —temporairement— deux versions de la même photo, de les afficher côte à côte, de quitter son écran le temps d'un petit café et de choisir la meilleure version plus tard.

→ Ceci n'est pas réservé à la photo de paysage, mais il faut toujours se mettre à l'abri de la sur-édition !... Il s'agit généralement de l'erreur d'édition la plus courante de nombreux photographes amateurs. Le fait est qu'il est très difficile de réaliser que l'on sur-retouche après avoir passé un certain temps à travailler sur une photo. La solution est simple, elle a déjà été utilisée précédemment : éloignez-vous de l'ordinateur, prenez un café, faites un petit tour dans le jardin, permettez à vos yeux —et à votre esprit— de se réinitialiser avant de revenir à l'image et d'y jeter un regard neuf. Gardez à l'esprit que le meilleur travail d'édition ne doit pas se voir au risque de détourner l'attention du spectateur loin de la photo. Le traitement devrait se limiter à améliorer, voire compléter l'image en en faisant ressortir le meilleur... mais pas plus !!!

Comme vous pouvez le voir, les deux erreurs concernant les ombres et le contraste sont connectées... et c'est probablement aussi le cas des autres donc, lors de votre travail sur l'ordinateur, regardez le résultat global, oui, mais pensez également à analyser chaque point indépendamment des autres...

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OSER LES PAYSAGES EN NOIR ET BLANC

Personne n'y pense de prime abord car ayant en tête des photos aux couleurs chatoyantes, mais la photographie de paysage peut aussi aller de pair avec le noir et blanc. Ce n'est pas seulement à cause des célèbres photographes de paysage comme Ansel Adams, mais aussi parce que les formes complexes qui attirent notre attention dans la nature se sentent à l'aise en monochrome. Pour les plus vieux d'entre nous, souvenez-vous des superbes photos de paysages en noir et blanc affichés dans les wagons des trains de voyageurs (habitude qui a malheureusement disparu dans les années 1970~1980 je pense). Vous voulez prendre de meilleures photos de paysage ? Avez-vous essayé en noir et blanc ? Cet article amorcera une explication de pourquoi de telles images fonctionnent si bien, y compris comment rendre votre propre photographie de paysage en noir et blanc aussi forte que possible...

En surface, une bonne photo en noir et blanc n'est encore qu'une bonne photo, pas plus. Vous verrez de nombreuses images qui fonctionnent bien en couleur ET en noir et blanc. Parfois, il peut même être difficile de choisir quelle version est la meilleure. C'est une preuve assez claire que les éléments sous-jacents de la composition sont tout aussi importants, quelle que soit la palette que vous utilisiez. La seule chose qui change vraiment avec la photographie en noir et blanc est que vous éliminez un pilier de vos outils créatifs. Vous le supprimez complètement et le remplacez par... rien. Et lorsque la couleur n'est plus une force pertinente, l'œil de votre spectateur est attiré vers différents endroits de l'image. D'une certaine manière, le reste de la photo prend plus d'emphase et d'importance.

Supposons, par exemple, que vous photographiez des rayons de soleil filtrant à travers une forêt matinale. Votre but peut être de mettre en valeur la douce trajectoire de la lumière, en particulier la façon dont elle se croise avec la texture des troncs d'arbres. Même s'il y a une couverture verte de feuilles au-dessus de votre tête, ce n'est pas la partie importante de votre message. Bien que je ne doute pas qu'une telle image puisse paraître belle en couleur, ce n'est pas ce qui compte ici puisque vous voulez toute l'attention de votre spectateur sur les rayons du soleil...

En plus, la couleur peut endommager certaines images (plutôt que d'être simplement un élément inutile du paysage). Sous un éclairage difficile, vous constaterez parfois que les couleurs sont gênantes et contraires à votre message, ce qui rend la photo désagréable. Si les couleurs d'une photo ne fonctionnent tout simplement pas, la conversion en monochrome est l'un des meilleurs outils —voire le seul— pour améliorer cette photo particulière. Bien sûr, ne pensez pas que vous pouvez simplement convertir une mauvaise photo en noir et blanc et obtenir quelque chose de bon, je l'ai souvent répété et c'est peut-être encore plus vrai en photo de paysage. Si votre lumière, votre sujet et votre composition présentent des défauts, le noir et blanc ne sauvera pas la situation... bien au contraire !...

La photographie de paysage regroupe généralement trois (voire quatre) éléments —bien qu'ils ne soient pas obligatoirement tous présents sur toutes les photos de paysage— :
•un premier plan
•(un plan moyen)
•un arrière-plan
•le ciel
Ces trois (quatre) éléments changent lorsque vous photographiez en noir et blanc. Premièrement, les photographes de paysage choisissent souvent un premier plan en fonction de la façon dont il attire l'œil. Cela s'applique toujours en noir et blanc, mais il est maintenant plus important de trouver des sujets qui se démarquent de leur environnement par la luminosité, en particulier avec des formes fortes ou des lignes. C'est pourquoi des paysages comme les formations rocheuses —par exemple— fonctionnent si bien pour le travail en noir et blanc, alors que des fleurs pourraient ne pas le faire —à moins qu'elles ne se démarquent de leur environnement verdoyant par la luminosité—.

Viennent ensuite le plan moyen et l'arrière-plan. En noir et blanc il est difficile d'éviter de grandes bandes inintéressantes de gris uniforme sur une photo. C'est l'une des principales raisons pour lesquelles certains genres photographiques sont rarement traités en noir et blanc... en macro, par exemple, les arrière-plans flous et colorés deviendraient gris et sans intérêt. De même, si l'arrière-plan de votre photo de paysage n'a de structure qu'à cause de petits contrastes de couleurs, vous perdrez cette subtilité en noir et blanc. Mais des photos ayant un plan moyen et un arrière-plan constitués de formes sont fortes avec et sans couleur mais plus en monochrome. Comparez l'image suivante à sa version couleur plus haut dans cette page...

Le dernier élément est le ciel, qui peut faire ou défaire n'importe quelle photo de paysage, en particulier en noir et blanc. Au lever du soleil, un léger nuage rose sur le ciel pastel peut être un élément plein d'émotion. Mais avec la photographie monochrome, il peut disparaitre dans son environnement. En noir et blanc vous devez faire plus attention que jamais pour que votre ciel ait le contraste souhaité. Un filtre polarisant peut être d'une grande aide pour la photographie de paysage en noir et blanc, peut-être même plus qu'en couleur...

La partie la plus délicate de la photographie en noir et blanc est qu'elle fonctionne mieux lorsque vous planifiez vos photos pour qu'elles soient monochromes dès la prise de vue. J'en ai déjà beaucoup parlé dans d'autres articles (chercher ici). Vous créez votre composition en gardant à l'esprit le contraste, la lumière et la texture, pas la couleur !... Mais nous ne voyons pas le monde en noir et blanc, donc ce n'est pas une chose naturelle à faire. Il faut trouver votre chemin mental pour imaginer le monde en tons de gris. Il n'y a pas de secret, une seule recette : l'entrainement !... Quelqu'un doute-t-il que les photographes anciens (et ceux qui font beaucoup de noir et blanc) puissent visualiser quasiment tous les paysages avec précision en monochrome ? Non bien sûr ! Alors rien n'empêche les photographes numériques d'exercer cette même compétence mentale !... En attendant, évitez les propositions de triche que l'on trouve sur internet à savoir d'utiliser le live view (ou le viseur électronique) de votre boîtier... d'une part, vous ne saurez jamais trouver un sujet sans cette béquille et, d'autre part, la puissance du noir et blanc n'est jamais obtenue à la prise de vue en numérique, tout est dans le post-traitement... donc compter sur le live view vous fera louper une grosse majorité de sujets intéressants en monochrome...

Outre les polarisants, la photographie de paysage en noir et blanc a tout à gagner de l'utilisation des filtres colorés qui modifient les tons de vos monochromes... voyez ma page traitant des filtres pour en apprendre plus (chercher ici). Bien sûr certains boîtiers proposent d'origine des simulateurs de tels filtres (Fuji), d'autres proposent des plug-ins à intégrer aux boîtiers, d'autres encore proposent des fonctions similaires dans le logiciel de traitement RAW accompagnant leurs boîtiers, mais, pour avoir testé, j'affirme que les filtres physiques (à placer sur l'objectif) sont plus efficaces. Il est également possible de simuler ces filtres à l'aide de n'importe quel logiciel de post-traitement simplement en choisissant une couleur et jouer avec les curseurs pour l'éclaircir ou l'assombrir. Que chacun utilise la technique qui lui convient le mieux, mais ne faites pas l'impasse sur la filtration des monochromes.

Il y a quelques éléments de la photographie qui comptent plus en noir et blanc qu'en couleur. Voici les plus importants pour capturer des paysages en monochrome :
→ Formes et contrastes. J'en ai déjà parlé souvent, la photographie en noir et blanc ne vous donne pas autant d'éléments avec lesquels travailler en termes de séparation et de définition de votre sujet. Ne pouvant pas compter sur la couleur, vous devez jouer avec les formes et le contraste. Contrairement à la photo couleur, les spectateurs se verrouillent très facilement sur les formes et les contrastes en noir et blanc. Ce sont leurs guides pour leur déplacement à travers le cadre.
→ Les ombres véhiculent l'émotion sur chaque photo. Sont-elles nettes et profondes (presque noires) ? La photo sera plus intense et plus puissante. Sont-elles ouvertes, avec des transitions douces ? La photo paraîtra plus calme et plus douce. La photographie monochrome consiste à transmettre les émotions que vous voulez et cela commence par les ombres. Tant sur le terrain qu'en post-traitement, faites attention aux zones les plus sombres de la photo. Tout le reste de l'image en découlera.
→ Ne pas craindre d'explorer les tons moyens. L'idée qu'une bonne photo en noir et blanc doit avoir à la fois du blanc pur et du noir pur est un mythe. C'est un style que de nombreux photographes adoptent (parce que c'est la mode dans les réseaux (a)sociaux). Il n'y a rien de mal à préférer la large gamme de demi-tons. Beaucoup de mes images N&B préférées sont des paysages à faible contraste centrés sur le gris moyen, tels ces deux exemples qui suivent (ainsi que dans ma galerie). Les images à contraste élevé fonctionnent dans de nombreux cas, mais ce n'est pas le seul moyen de créer un bon travail en noir et blanc, loin de là !!!...



→ Cela est souvent négligé par les amateurs, en N&B aussi (surtout ?) il ne faut pas craindre de passer du temps en post-traitement, corriger localement et corriger globalement vos monochromes va leur donner toute leur valeur (c'est également le cas en argentique !). Je vois beaucoup (trop) de gens convertir une image en noir et blanc, ajouter un peu de contraste et peut-être cliquer sur un préréglage (ou simplement exposer son papier argentique en un seul passage). Pour eux, le noir et blanc n'a d'intérêt qu'être est un moyen simple de sauver une image de mauvaise qualité —effet qui ne sauvera rien, bien au contraire !— ou un outil manquant de subtilité, un peu comme un filtre Instagram. Mais les photos en noir et blanc nécessitent autant de post-traitement que celles en couleur, voire plus dans de nombreux cas !!!... Les modifications globales concernent l'émotion, tandis que les modifications locales visent à attirer l'attention du spectateur. Utilisez les réglages de base de la luminosité et du contraste pour donner l'ambiance que vous souhaitez tandis que vous pousserez et retiendrez localement des objets dans le paysage pour les mettre en valeur ou les dévaloriser. Les photos en noir et blanc permettent souvent un traitement plus intense que les photos en couleur avant de paraitre fausses/artificielles, mais il est toujours aussi important d'être subtile et de ne pas exagérer vos modifications.
→ Apprenez les éléments de l'émotion en monochrome. Chaque décision que vous prenez en photographie —qu'elle soit noir et blanc ou non, paysage ou non— a un impact sur l'émotion contenue dans la photo. Sachez pourquoi vous composez un cadre équilibré ou déséquilibré, sachez si une image doit être claire et légère ou sombre et puissante, sachez si les lignes de la photo doivent être lisses et courbes ou rugueuses et irrégulières. N'oubliez jamais que chacun de ces choix —et bien d'autres— sont les éléments constitutifs de l'ambiance d'une photo. Concentrez votre composition sur l'inclusion d'éléments qui ajoutent à l'ambiance et au message que vous avez choisis, sans leur nuire. Les téléspectateurs remarquent plus ces choses en noir et blanc qu'en couleur, car l'image est moins une question de réalisme que d'éléments fondamentaux de composition... l'image monochrome n'est plus une simple reproduction de surface mais la mise à jour d'une chose bien plus profonde...
→ Mais tout ne fonctionne pas en N&B ! Certains objets sont presque exclusivement identifiés par leur forme (branches d'arbres, clôtures, rochers, dunes de sable, etc.) ils se passent largement des couleurs pour comprendre ce qu'ils sont. Pour cette raison, ils ont souvent —mais pas toujours— une belle apparence en noir et blanc. D'autres choses dépendent presque exclusivement de la couleur. Prenons un arc-en-ciel... personne ne l'imaginerait autrement qu'en couleur. Une courbe claire sur fond sombre (arc-en-ciel en monochrome) n'évoquera jamais un arc-en-ciel !... Bien sûr, vous pouvez faire des photos en noir et blanc de n'importe quel sujet avec succès, mais c'est loin d'être la norme... Souvent le résultat peut sembler étrange...

... même si pas dénué d'intérêt (dans cette image, c'est le cas des nuances de l'eau calme qui ont disparues, la faisant ressembler à de la boue). Si la couleur est ce qui donne la structure et la personnalité de votre sujet, il est généralement préférable de la conserver. J'ai mentionné plus tôt que le contraste des couleurs est parfois essentiel pour éviter un aspect boueux dans l'image mais dans de nombreux cas, la vraie raison de faire une photo couleur est plus fondamentale : la couleur est une partie importante de l'histoire du sujet. La suppression de la couleur nuirait à votre message, ne l'améliorerait pas, bien au contraire... car l'émotion que vous recherchez n'est bien servie que par les teintes de l'image. Voir aussi les émotions de la couleur dans les articles traitant de la couleur (chercher ici).

==> retenez qu'en noir et blanc :
—forme et contraste = accroche du regard
—ombres = émotion
—demi-tons = douceur
—tons francs = force ou tension

Tout cela étant posé, tout le monde pense qu'une bonne image en noir et blanc est plus difficile à réaliser qu'une bonne image en couleur. Je n'irai certainement pas dire le contraire mais laissez-moi expliquer.

L'une des premières choses que nous apprenons en tant que photographes est qu'un bon éclairage est essentiel. C'est la même chose pour les portraits et les paysages. La couleur crée naturellement un contraste dans une image. Vous constaterez souvent que si vous prenez une image vibrante et colorée et la convertissez en noir et blanc, vous vous retrouverez avec un désordre boueux et terne. En effet, les couleurs comme le rouge et le vert deviennent souvent la même nuance de gris lorsqu'elles sont converties en noir et blanc (chercher ici mes explications sur les couleurs). Cela signifie que pour la prise de vue, vous devrez rechercher le contraste de l'éclairage et non le contraste de la couleur. Faire attention à votre éclairage plutôt qu'à la couleur vous permettra de créer une composition dynamique avant même d'appuyer sur le déclencheur. Or, il serait faux de dire que la couleur ne joue aucun rôle dans la photographie en noir et blanc. En fait, des couleurs vives donneront une image en noir et blanc beaucoup plus percutante. Vous vous retrouverez à ajuster les curseurs de couleur lors de l'édition pour manipuler la tonalité de vos gris. L'idée n'est pas de rejeter complètement la couleur, mais de l'utiliser différemment. C'est cette dualité qui complique la tâche du photographe monochromiste en numérique...

À la seconde où vous supprimez la couleur d'une scène et comptez sur l'éclairage et les tons, vous constatez que différentes formes et textures deviennent automatiquement la clé de votre image. Si les formes, les textures et les lignes sont importantes dans les images couleur, elles sont souvent négligées, et, au passage en monochrome, tout à coup, ces ondulations sur l'eau et les crêtes de la montagne, ou les lignes dans le sable deviennent beaucoup plus dominantes. Au lieu de laisser la couleur être l'élément marquant de votre image, vous devez/pouvez utiliser ces lignes, textures et formes principales pour attirer les gens dans votre image et créer un voyage pour leurs yeux. Cela conduira généralement à une plus grande partie de votre image, car le cerveau doit travailler plus dur pour déchiffrer ce qui se passe.

Vous pouvez parcourir votre catalogue d'images dès maintenant et choisir un tas de photos couleur, celles que vous avez prises uniquement parce que vous cherchiez la couleur. Regardez-les bien, il n'y a aucune émotion en elles. Elles ne racontent pas d'histoire. C'est juste de la couleur. Quiconque vous dit que la photographie de paysage ne peut pas avoir d'émotion est probablement le genre de personnes qui pense qu'une tomate n'est qu'un légume. C'est de la foutaise. Il n'y a rien de mal à faire des photos uniquement pour la beauté du paysage, mais les images qui creusent plus profondément les émotions auront un impact beaucoup plus grand. Vous avez vu ces images « déprimantes » sur les réseaux (a)sociaux, n'est-ce pas ? Qu'est-ce qui les rend vraiment si « déprimantes » ? Les contrastes. Le noir et blanc permet d'isoler beaucoup plus facilement des parties importantes d'une image. Vos yeux seront naturellement attirés par les zones de contraste élevé. Et bien que toutes les images ne puissent pas se prêter à une touche émotionnelle, si elles le peuvent, elles seront bien plus fortes en monochrome. Le noir et blanc montre ce que seul le cœur peut capter (les yeux ne peuvent le voir !), la couleur fait le contraire...

J'espère que cet article vous a donné matière à réflexion sur la photographie de paysage en noir et blanc. Il n'y a pas de règle indiquant quand une photo fonctionnera bien en noir et blanc ou non, il s'agit en grande partie de prendre du recul et de vérifier si cela vous convient. Mais sous le vocable de bon paysage (monochrome) se cachent des choses comme le contraste des couleurs (des tons en monochrome), l'émotion, la lumière et les formes, qui changent le message lors du choix de l'absence de couleur. Perso, j'ai toujours été fan images de natures monochromes, tout en préférant généralement la couleur pour les vues panoramiques au grand angle au lever ou au coucher du soleil. Vous voyez la relation ? Angle large et couleur, angle moins large et monochrome, représentation d'un panorama ou représentation d'une intimité (cela rapproche un peu le paysage du portrait !)... Mais, encore une fois, vous pouvez faire de bonnes photos en noir et blanc de tous les types de paysage. Il est simplement utile de savoir à l'avance ce que vous prévoyez de faire et de raconter.

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TROUVER LA BONNE LUMIÈRE EN PHOTO DE PAYSAGE

Juste une petite remarque avant de débuter cet article : si vous ne découvrez pas mon site aujourd'hui, vous savez déjà qu'il n'existe pas de bonne ou de mauvaise lumière ! Dans cet article, je qualifierai de "bonne" une lumière qui "fonctionne bien". Les éléments contenus dans cet article sont plus particulièrement applicables pour la photographie couleur puisque —très souvent— une bonne lumière en photo couleur est très mauvaise en photo noir et blanc et inversement !...

Y a-t-il une raison pour laquelle les photographes de paysage se réveillent à 4 heures du matin et une raison pour laquelle ils crapahutent au milieu de nulle part ? Je ne sais pas si vous êtes du matin, moi pas du tout —dans la mesure où je ne trouve que rarement le sommeil avant 2 ou 3 heures du matin—, pourtant, il m'arrive de somnoler à côté de mon trépied alors que le soleil se lève, regardant la lumière du matin illuminer un paysage potentiellement magnifique. Voilà la raison !... Tout n'est qu'une question de lumière !... Si vous parvenez à vous coucher tôt pour vous lever très tôt —ou, comme moi, ne pas dormir du tout—, vous mettrez toutes les chances de votre côté pour réussir des photos aussi belles que possible.

Donc, que pouvez-vous faire pour trouver une bonne lumière ?

Par définition, la lumière est le facteur le plus important en photographie. Même les plus beaux sujets du monde ne sont, sur le plan technique, rien de plus que de la lumière tombant sur le film ou le capteur de votre appareil photo. Mais c'est aussi plus que ça... la lumière modifie totalement l'impact (émotionnel) d'une photo, qui est l'élément capital pour créer une photo qui colle avec votre spectateur. Si vous voulez montrer le drame et l'intensité d'un paysage, vous devez rechercher une lumière à contraste élevé et percutant. Si vous recherchez la douceur, recherchez des couleurs subtiles et des ombres douces.

En photo de paysage, probablement plus que dans d'autres genres, une bonne lumière est essentielle pour capturer des photos de qualité. J'ai vu des photos de paysage inintéressant de bord de route, floues et avec des compositions nulles qui pouvaient malgré tout me scotcher rien qu'à cause d'une lumière fantastique. Même si l'image globale présente des problèmes majeurs, la lumière peut suffire à captiver...

Comme je l'ai déjà souligné, une bonne lumière est une lumière qui correspond au but que vous vous fixez pour votre photo. Elle complète votre sujet et s'harmonise avec lui. Souvent, la meilleure lumière fixera le caractère du paysage que vous photographiez. C'est la raison pour laquelle il n'existe pas de lumière universellement bonne. Imaginez un coucher de soleil doux avec des couleurs éclatantes dans le ciel et une faible brume dans l'air... ça doit être une bonne lumière ça... mais ce n'est pas du tout le cas si vous voulez créer un paysage en monochrome... elle sera nulle !!!... Le point le plus important à retenir est que la bonne lumière dépend uniquement de votre sujet. Parfois, la meilleure image que vous prendrez dans un paysage ne sera pas capturée à l'aube ou au couchant... ce pourrait même être en plein milieu d'après-midi par une journée ensoleillée, avec une lumière dure et intense. Si cette lumière lourde fonctionne bien pour vos photos, elle sera excellente !... De même, tous les paysages ne sont pas à leur meilleur sous une lumière dorée ou bleutée —les conditions typiques au lever et au coucher du soleil—, certaines scènes seront meilleures alors que le soleil est encore bien en dessous de l'horizon, voire même par temps couvert ou brumeux...

Si une bonne lumière n'est pas universelle, la lumière est universellement ce qui donne à votre sujet l'apparence que vous voulez. Parfois, une mauvaise lumière correspondra mieux à votre vision pour votre image. Donc, si vous recherchez une bonne lumière, commencez par penser au caractère du paysage situé devant vous. Si la scène est dure, peut-être qu'une lumière douce entrera en conflit avec elle. Bien souvent, vous n'aurez pas le choix, la lumière présente sur une scène ne sera pas la meilleure possible. Ce n'est pas un problème si vous n'êtes pas en transit sur la zone, vous pourrez attendre qu'elle change —elle change toujours—. Si la lumière ne change pas dans le sens que vous attendez, essayez d'imaginer quelle serait la meilleure lumière possible pour cette scène et revenez un autre jour. Si vous êtes de passage, tant pis, faites ce que vous pouvez avec ce que vous avez...

Imaginons que vous vouliez photographier une forêt et que votre but est de capturer une image paisible. Quel type d'éclairage fonctionnera le mieux ? La lumière directe au lever ou au coucher du soleil peut être trop intense. Une meilleure possibilité pourrait être de capturer un brouillard bas ou des rayons du soleil filtrés par les feuilles des arbres, cela créera une ambiance lumineuse et éthérée dans l'image... Tout commence donc par un examen approfondi de votre sujet et un questionnement sur le type de lumière qui fonctionnerait le mieux.

Lorsque vous recherchez la meilleure lumière, un outil puissant à votre disposition est le repérage. Recherchez un bon emplacement pour faire des photos —un lieu à fort potentiel de lumière—. Pendant que vous recherchez des paysages, essayez de visualiser exactement comment la scène apparaîtra sous différentes conditions d'éclairage. Déterminez où le soleil se lève et où il se couche, et s'il peut être éteint par des collines ou des montagnes à proximité.

Les photographes de paysage, contrairement aux photographes de portrait et de studio, ne sont pas connus pour manipuler la lumière. Il est rare de pouvoir déplacer le soleil ou une montagne, pourtant, vous avez plus de marge de manœuvre que vous ne le pensez. Tout d'abord, l'évidence : vous pouvez toujours attendre que la lumière change. Si vous êtes photographe de paysage, vous devez avoir beaucoup de patience. Finalement, peu importe le temps qu'il faut, les bonnes conditions finiront par apparaître sur une scène. Et il y a un moyen très simple de changer la direction de la lumière sans attendre que les conditions changent... c'est une tactique très courante chez les photographes de paysage, même si ce n'est pas le conseil le plus fréquemment transmis : « Faites demi-tour ! ». Si le soleil est bas sur l'horizon, vous avez instantanément accès à plusieurs directions de lumière : éclairage de dos, contre-jour et éclairage latéral. Vous pouvez choisir. Le seul effort étant de faire un tour par étapes et de vous arrêter quand la direction vous sera favorable. Toutes les scènes ne vous offriront pas une liberté de 360 ​​degrés mais nombre d'entre elles le pourront. Pour cette raison, n'hésitez pas à regarder régulièrement derrière vous quand vous faites des photos de paysages.

Bien sûr, une bonne lumière n'est pas toujours facile à trouver. Cela demande un peu de reconnaissance du terrain et beaucoup de patience. Mais c'est possible. Quand vous saurez comment trouver une bonne lumière, vous verrez vos photos de paysage s'améliorer considérablement. J'espère que vous avez maintenant une meilleure idée de ce qu'il faut rechercher.

Juste une supplique pour terminer : Il est vrai que les plus belles lumières sont —souvent— les plus difficiles à capturer, de grâce, ne suivez pas le mauvais exemple des réseaux (a)sociaux et autres forums qui mettent en avant des images comme...

...elles font mal aux yeux !... Apprenez à capturer la lumière tranquillement, lentement,... le HDR "grunge" est la solution de facilité du fainéant qui ne veut investir aucun effort dans l'apprentissage de la création d'image...

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PAYSAGES : DE L'INTÉRÊT DE VISITER PLUSIEURS FOIS UN SITE

Il est bon de toujours avancer et d'essayer de nouvelles choses tout le temps, n'est-ce pas ? Pourtant, en photo de paysage, il y a des moments où retourner dans un ancien lieu de photographie peut être une excellente idée !... Même si vous avez déjà une photo extraordinaire de cet endroit, cela ne signifie pas que vous ne pouvez pas obtenir une image tout aussi bonne qui présente des caractéristiques différentes. Les endroits les plus faciles pour faire des nouvelles visites sont, bien sûr, ceux proches de chez vous mais retourner vers une destination lointaine est également gratifiant.

Les conditions ne sont jamais les mêmes ! La Terre est une entité dynamique en constante évolution, ce qui signifie que vous obtiendrez presque certainement une image différente si vous allez exactement au même endroit pour la photographier à nouveau. Il y a même des projets qui montrent le même endroit photographié tous les jours, avec l'intention de montrer des changements subtils. Vous n'avez pas besoin d'y aller tous les jours, bien sûr, mais vous pouvez faire une photo de l'emplacement sous la neige et une autre en plein été. Voyons quelques exemples :
→ La saison. À condition de vivre dans une région tempérée qui connait des changements de saison, vous pouvez en tirer le meilleur parti pour votre photographie. Faire des photos du même endroit au printemps, en été, en automne et en hiver est une idée de photographie classique à ne pas négliger.
→ La marée. Si vous êtes en zone côtière, le changement des marées peut modifier considérablement la scène que vous photographiez. Vous pouvez vérifier l'état des marées dans la presse locale, à la capitainerie, au centre d'accueil touristique et, bien sûr, sur le web.
→ La position du soleil. Ceci est similaire au changement saisonnier, bien que la position du soleil puisse faire ou défaire la photo plus que la présence ou l'absence de neige. La position du soleil peut être planifiée avant le déplacement en utilisant les éphémérides ou des sites web.

Revisitez un lieu avec un équipement différent ! Le nouvel équipement photographique peut vraiment ouvrir d'autres angles créatifs auxquels vous n'aviez jamais pensé auparavant. Vous verrez vos paysages très différemment dans le viseur d'un COI ou sous le drap de visée d'une chambre grand format ! Si vous avez acquis un trépied, retournez dans un endroit connu pour essayer de la photo en pose longue. Emporter une focale différente changera totalement la donne également en ouvrant encore d'autres possibilités, surtout si vous essayez un objectif grand angle ou fisheye pour la première fois.

Nouvelles techniques de photographie. La photographie est un chemin infini d'évolution, cela signifie souvent apprendre une nouvelle technique. Il existe tant de techniques que vous pouvez apprendre. En tant que photographe de paysage, vous avez peut-être photographié un lieu avant d'utiliser cette technique particulière. Bien sûr, une fois que vous connaissez parfaitement cette nouvelle technique, vous voudrez revisiter un emplacement connu et voir si vous pouvez améliorer vos anciens clichés. Cela vous donne une bonne raison de revenir et de faire du neuf avec du vieux... Plus l'écart entre deux visites d'un même emplacement est long et plus votre photographie aura changé. Cela peut également être un excellent moyen d'évaluer votre évolution.

Si vous connaissez un bon photographe de paysage, il vous dira probablement qu'il revisite le même endroit jusqu'à ce qu'il obtienne la photo qu'il souhaite. La vérité est que vous ne savez jamais si vous obtiendrez le ciel parfait. Cela peut être particulièrement frustrant si vous devez voyager plusieurs heures pour vous rendre sur place mais le temps peut changer rapidement et, de nos jours, la pollution peut également être un facteur de variabilité. La nécessité de faire des voyages répétés est alors importante si vous souhaitez que votre photo soit frappante. Même une fois que vous aurez cette photo parfaite, revenir peut être amusant. Pouvez-vous capturer cette scène avec des conditions météorologiques différentes et faire une autre image plus frappante ?

C'est toujours une bonne idée d'avoir des lieux que vous connaissez. Ce sont des endroits que vous avez déjà visités et que vous connaissez très bien. Le gros avantage ici est que vous connaîtrez automatiquement le meilleur emplacement et les meilleurs angles de prise de vue. Cela signifie que vous ne perdez pas une seule vue en cherchant la meilleure perspective.

En fait, avez-vous vraiment besoin d'une raison pour revisiter un lieu ? Les zones de beauté naturelle où vous êtes allé l'année dernière sont toujours agréables à revoir...

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ÉVITER LA FOULE DANS LES PAYSAGES TOURISTIQUES

Certains panoramas sont si époustouflants qu'ils deviennent des destinations touristiques populaires et les photographier peut parfois être un défi de taille. Des centaines de personnes marchent dans votre cadre, et quelle que soit la direction dans laquelle vous vous dirigez, il est presque impossible de capturer une image sans une masse de gens à l'intérieur...

Même si je préfère photographier des endroits isolés et prendre plaisir à photographier des zones tranquilles où il n'y a que la nature et moi, comme tout le monde, je visite parfois de beaux paysages, dont beaucoup sont populaires parmi les touristes, et certains extrêmement fréquentés, ça me stresse mais on ne peut pas réduire son périmètre de recherche photographique à son quartier !. Si ces lieux (hautement) touristiques sont populaires ce n'est pas par hasard... même si certains lieux imposent une randonnée de quelques kilomètres et sur terrain pas forcément très facile, je suis toujours surpris d'y trouver une telle concentration de gens. Il semble donc impossible d'y créer une photo de paysage et on doit se résoudre à faire une photo de foule... Heureusement, il existe des moyens d'éviter les foules et d'apprécier seul de tels lieux. Tout se résume en un seul mot : planification !
→ Choisir judicieusement l'heure de la visite. Si vous aimez la photographie de paysage, vous savez déjà que le meilleur moment pour photographier est l'heure d'or. Ce moment de la journée où la position du soleil dans le ciel est au plus bas, ce qui crée une lumière douce, idéale pour la photographie.
→ Se lever tôt. Étant donné que la majorité des touristes n'est pas constituée de photographes —mais plutôt des adeptes de selfies—, la plupart d'entre eux ne sera pas encore éveillée quand vous serez déjà dans la nature pour le lever du soleil. Normalement, ils préfèrent passer quelques heures supplémentaires au lit et prendre un petit déjeuner gargantuesque à l'hôtel. C'est un grand avantage pour nous qui souhaitons capturer les beaux paysages sous une lumière optimale. Il est rare de rencontrer de grandes foules si tôt le matin, mais vous pouvez rencontrer un ou deux collègues photographes. Habituellement, la plupart des photographes prêts pour le lever du soleil essaient de ne pas se gêner —le savoir vivre a disparu avec la naissance du smartphone—. Généralement, vous aurez environ une ou deux heures après le lever du soleil —selon la période de l'année— avant l'invasion des sauterelles. Ce qui nous laisse largement assez de temps pour profiter de ces endroits et faire les images qui semblaient impossibles.
Remarquez qu'il existe également une lumière fantastique le soir, mais le touriste est un couche-tard (puisqu'un lève-tard !) donc évitez la soirée... même si la plupart des touristes normaux a tendance à retourner vers la ville ou l'hôtel pour le dîner et la discothèque.
→ Choisir une date stratégique. Voyager en dehors des dates de vacances normales n'est pas possible pour tout le monde —tout le monde n'est pas retraité☺—, en plus, certains endroits sont plus attractifs à certaines périodes de l'année, mais visiter en basse saison est la meilleure méthode pour éviter les foules. Si vous souhaitez photographier des événements ponctuels comme la fleur de cerisier au Japon, vous devrez vous rendre à une période bien spécifique de l'année, et il est fort à parier que vous verrez plus de touristes que de fleurs de cerisier. Bien que les conseils ci-dessus soient toujours intéressants, vous ne serez probablement pas seul sur les lieux. Si vous ne photographiez pas un événement spécifique, et que vous en avez la possibilité, visiter pendant la basse saison peut être un excellent choix. Non seulement vous éviterez les foules, mais vous pourrez probablement bénéficier de conditions météorologiques plus esthétiques.
→ Quid si les foules sont inévitables ? Si la basse saison vous est impossible, si vous êtes vous-même touriste et enfermé dans un groupe —donc qui ne peut profiter du lever du soleil— vous avez encore une solution, ne vous inquiétez pas... Faites appel au matériel (!!!) :
•Utilisez un filtre à densité neutre de haut grade (chercher ici) qui vous permet d'utiliser une vitesse d'obturation plus/très longue pour obtenir la bonne quantité de lumière. Assurez-vous simplement d'emporter un trépied, je doute que vous puissiez maintenir votre appareil photo complètement immobile pendant plusieurs secondes voire minutes... Lorsque vous utilisez une vitesse d'obturation (très) longue, tous les mouvements dans le cadre deviennent (très) flous et donc moins les personnes sont visibles —puisqu'elles bougent—. En fait, si vous réglez la vitesse d'obturation sur quelques minutes, vous pouvez même supprimer complètement toutes les personnes de votre image —même si certaines restent statiques un certain temps—.
•Faites appel à votre logiciel de post-traitement. Empilez plusieurs images du même plan. L'empilement de plusieurs images est une autre méthode pour supprimer les foules de vos images. Ceci est un peu plus pointu que l'utilisation d'un filtre ND et nécessite de disposer d'un logiciel d'édition d'image permettant ce traitement. Je ne vais pas décrire la technique ici puisqu'elle varie d'un logiciel à l'autre, lisez le mode d'emploi du vôtre. Sachez simplement qu'il faudra utiliser un trépied pour que toutes les images soient cadrées exactement de la même manière et qu'il vous faudra un grand nombre d'images (20 à 30 images séparées de ~20 à 30 secondes)...

Voilà ce que vous pouvez faire pour éviter les foules, à moins que vous préfériez la technique que je préfère : le meilleur moyen d'éviter les foules est d'aller dans un endroit moins connu. Je sais que c'est effrayant pour beaucoup d'aller explorer de nouveaux endroits, mais les meilleures images sont souvent créées dans des endroits sauvages...

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EXISTE-T-IL DES PARTICULARITÉS POUR LE MATÉRIEL EN PHOTO DE PAYSAGE ?

Puisque depuis les débuts du numérique tous les amateurs ne pensent qu'au matériel, bien que cela me coûte, il me faut vous dire deux mots au sujet du matériel recommandé pour faire de la photographie de paysage.

→ Quel est le meilleur appareil photo pour la photographie de paysage ?
Je suis certain que les sites internet traitant de photographie ne vous tiendront pas du tout le même discours que moi, mais réfléchissez une minute, vous verrez que mon angle de réflexion tiens la route... Les reflex numériques, les appareils photo compacts (entrée de gamme ou COI de haut de gamme) et les appareils photo argentiques de tout format sont tous —je dis bien tous— capables de faire des images de paysages à couper le souffle. En gardant à l'esprit votre niveau d'expérience et votre budget, assurez-vous de prendre en compte les fonctionnalités suivantes lorsque vous choisissez le meilleur appareil photo pour la photographie de paysage qui peut faire une grande différence en photographie de paysages :
☻ La résolution (nombre de pixels) : dans la mesure du possible, optez pour la plus haute résolution pour être sûr de capturer chaque détail. Vous me direz qu'un reflex numérique moyen format proposera une résolution bien supérieure à un reflex plein format (ou COI plein format) qui proposera une résolution bien supérieure à un reflex APS (ou COI APS) qui proposera une résolution bien supérieure à un bridge APS qui proposera une résolution bien supérieure à un compact de poche. Certes, cela semble logique, mais il me faut souligner trois points :
- ne confondez pas nombre de pixels et qualité des pixels ! Plus la concentration des photosites sur les capteurs est importante et moins l'image obtenue sera nette (j'en ai parlé par ailleurs !), préférez un grand capteur avec peu de pixels ou, à défaut, à taille de capteur identique, préférez celui qui délivre le moins de pixels !!! Le paramètre déterminant tient plus à la surface du capteur qu'au nombre de pixels délivrés !!!
- il est inutile de courir la sensibilité ISO maximale des boîtiers numériques, plus vous utiliserez une faible valeur ISO et plus l'image sera qualitative en photo de paysage.
- en argentique, le boîtier n'intervient pas du tout dans la résolution des images. La résolution dépend uniquement du film et du format de ce film. À format de film identique, plus un film est lent (faible valeur ISO) et plus l'image sera qualitative en photo de paysage. De même, à sensibilité de film identique, plus le format sera grand et plus l'image sera qualitative en photo de paysage (grand format > moyen format > petit format > mini format).
= vous voyez que les paramètres en numérique sont totalement superposables aux paramètres en argentique...
☻ La plage dynamique : certains boîtiers proposent une plage dynamique plus importante que d'autres, certains proposent la possibilité d'élargir la plage dynamique... trouvez donc un boîtier possédant une plage dynamique large ou disposant de la fonction d'élargissement de la plage dynamique pour pouvoir capturer plus de détails.
☻ La taille du capteur : j'en ai parlé plus haut. Le capteur moyen format et le capteur plein format n'est pas une nécessité/obligation !...
☻ Étanchéité aux intempéries : comme précédemment, même si vous travaillez en numérique, pensez aux boîtiers argentiques, ils capturaient des paysages depuis des siècles sans être étanches... il y a peu de chance que vous fassiez de la photo de paysage sous la mousson !... Essayez de trouver un boîtier capable de résister aux éléments uniquement si vous êtes certain de travailler dans des conditions extrêmes...
☻ Mais attention, je parle ici de l'importance de la netteté des images de paysage, c'est un paramètre généralement admis mais... une netteté hyper-pointue n'est pas obligatoire, même en photo de paysage !... En résumé, vous voyez que vous n'êtes pas obligé de vous tourner vers une marque plutôt que vers une autre, vous n'êtes pas obligé de vous tourner vers un reflex plutôt que vers un compact de poche, vous n'êtes pas obligé de vous tourner vers un boîtier très cher plutôt que vers un boîtier moins cher !!!...

→ Quel est le meilleur objectif pour la photographie de paysage ?
En bref, des objectifs grand angle. Les photographes de paysage suggèrent toute focale de 30mm et moins (pour le 24x36), cependant, si vous capturez un sujet lointain, les téléobjectifs (85mm à 300mm et plus) sont une option à considérer. Il en va de même si vous envisagez de comprimer les différents plans. Le photographe débutant pourra largement se contenter d'un zoom de kit (18~55mm en APS) qui fera parfaitement le job. Un point à considérer : plus la focale est longue et plus la photo apparaîtra plate (les différents plans dans la profondeur seront collés sur un seul plan —voir la première photo de la page créée à focale 440mm—). Les préférences personnelles et le style que vous voudrez donner à votre image doivent également entrer en jeu. Ne vous laissez pas intimider par les options. Revoyez vos anciennes photographies et étudiez les photos des grands photographes de paysage (dont Ansel Adams peut être considéré comme la tête de file) pour vous faire une idée de ce que vous souhaitez créer. Quelle que soit la marque, choisissez parmi une sélection d'excellents objectifs (grande netteté) ou, au contraire, choisissez un objectif de qualité moyenne (voir la deuxième photo de l'article qui a été construite avec un très ancien objectif qui n'offre pas la netteté des objectifs actuels même moyens !) pour la photographie de paysage qui peuvent vraiment donner vie à votre style.
Comme pour les boîtiers, vous voyez que vous n'êtes pas obligé de vous tourner vers une marque plutôt que vers une autre, vous n'êtes pas obligé de vous tourner vers un bijou d'optique plutôt que vers un objectif moyen, vous n'êtes pas obligé de vous tourner vers un objectif très cher plutôt que vers un objectif très peu cher !!!...

→ Un trépied est-il indispensable pour la photographie de paysage ?
J'ai dit plus haut que oui, mais, en fait, ça dépend. Si vous voulez de longues expositions ou utiliser des petites ouvertures (pour augmenter la profondeur de champ), un trépied vous garantira la capacité d'obtenir les meilleurs détails. Après avoir choisi votre appareil photo et votre objectif, pensez aux trépieds en fonction de vos besoins. On peut envisager de stabiliser son matériel sans statif... Et si vous décidez d'opter pour un trépied, posez-vous la bonne question. Préférez-vous des modèles légers en carbone ou préférez-vous les modèles métalliques standards ou lourds ? Le coût et la facilité d'utilisation sont des paramètres à considérer. Relisez ma page ici avant de décider d'un achat éventuel.

→ Faut-il compléter l'équipement de base ?
Sans la moindre hésitation, la réponse est non ! Bien sûr, on peut envisager un système de protection du matériel contre les éléments, envisager un bon filtre de densité neutre (ou dégradé) et un bon filtre polarisant et un bon filtre anti UV (Relisez ma page ici avant de décider d'un achat éventuel) pour passer au niveau supérieur avec ces accessoires de photographie de paysage.

=> En photographie de paysage, comme en photo en général, vous n'êtes pas obligé de vous ruiner... étudiez les particularités de ce genre de photographie, faites des tests et vous pourrez aisément contourner les apports du matériel !!!

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PEUT-ON PRÉVOIR UN SUPERBE COUCHER DE SOLEIL ?

Tout le monde vous le dira, un ciel flamboyant apporte beaucoup aux photographies... Si les enfants se demandent pourquoi le ciel est bleu, les photographes —oui, vous aussi !— aimeraient savoir pourquoi le ciel est rouge au coucher du soleil dans l'espoir de savoir s'ils peuvent planifier une sortie pour photographier.

La lumière du soleil, vous le savez tous, est composée de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Lorsque la lumière du soleil pénètre dans l'atmosphère, la courte longueur d'onde de la lumière bleue est dispersée dans toutes les directions, plus que n'importe quelle autre couleur, ce qui fait que le ciel est bleu pendant la journée. Au lever et au coucher du soleil, la lumière a plus de chemin à parcourir en raison du faible angle que forme la lumière du soleil par rapport à l'horizon. Cela provoque le blocage et la dispersion de la lumière bleue, permettant aux longueurs d'ondes plus longues (couleurs rouge et jaune) d'apparaître dans le ciel.

Je suis sûr que vous aimeriez connaitre la formule magique qui vous dirait exactement quelle soirée/nuit sera la plus propice pour photographier un beau coucher de soleil !... Malheureusement, à ma connaissance, il n'existe ni formule magique ni formule mathématique pour nous aider !... En effet, ce n'est pas si facile... mais j'espère que nous pourrons découvrir un moyen d'augmenter nos chances.

Examinons de plus près quelques facteurs qui pourraient nous aider à prévoir des couchers de soleil aux couleurs éclatantes. Vous avez sans doute entendu des tas de dictons, plus farfelus les uns que les autres... eh bien, permettez-moi de vous dire que nos anciens —qui vivaient dans et avec la nature— savaient lire les signes de mère nature et leurs dictons n'étaient pas si farfelus !... Le problème c'est que ces dictons ne sont pas universels et transplantables... s'ils ne fonctionnent pas chez vous, ils fonctionnent là où ils sont nés !... Trouvez les dictons nés dans votre région, faites des statistiques et vous aurez déjà une bonne idée sur la météo à venir... qui peut vous aider à prévoir les couchers (et les levers) de soleil... Connaissez les prévisions météorologiques et vous augmentez vos chances. Recherchez un ciel rouge au lever du soleil avant une tempête et au coucher du soleil après une tempête. Savoir à quoi s'attendre en termes de météo est essentiel pour anticiper les bonnes conditions pour un shooting, donc la première chose que vous devez faire est de trouver une bonne chaine météo ou un bon site météo sur internet. Le mieux serait un lieu qui vous fournira un rapport horaire détaillé ainsi que des animations en temps réels pour les facteurs clés que sont la couverture nuageuse, la qualité de l'air, l'humidité et la vitesse du vent....

Les nuages ​​sont un facteur crucial pour prédire les couchers de soleil spectaculaires, car sans nuages, il n'y a pas grand-chose à voir. Une idée fausse commune au sujet des couchers de soleil brillants est que les nuages ​​créent les couleurs... en réalité, les nuages ​​ne servent que de toile pour afficher les couleurs que la lumière peint. Les nuages ​​élevés à moyennement élevés sont les toiles les plus efficaces, car ils refléteront les couleurs du soleil couchant. Les nuages ​​gonflés, à l'horizon au coucher du soleil ne permettront probablement pas aux rayons du soleil de les traverser, atténuant ainsi les couleurs. Les nuages ​​de basse couche (comme les nuages ​​sombres remplis de pluie) ne sont pas utiles pour refléter la lumière... s'ils sont bas et épais, le soleil ne pourra pas les traverser. Il convient également de noter que trop —ou trop peu— de nuages ​​peuvent nuire à la photo, alors consultez votre bulletin météo détaillé pour connaître les pourcentages de couverture nuageuse idéalement compris entre 30 et 70% au coucher du soleil. Vous pouvez observer les conditions nuageuses l'après-midi et si le ciel s'annonce favorable, vous pouvez espérer que ces nuages ​​seront toujours présents au coucher du soleil. Aucune garantie, mais s'il n'y a pas beaucoup de vent, ces nuages ​​peuvent rester pour créer un magnifique coucher de soleil.

Cirrocumulus
Ils ressemblent à des vaguelettes. Le ciel bleu est généralement la toile de fond habituelle.

Altocumulus
Se présentent souvent en feuilles ou en plaques avec des masses ou des rouleaux ondulés et arrondis, comme de petites boules de coton. Ils sont généralement blancs ou gris et apparaissent généralement après un orage.

Cumulus
Facilement reconnaissables, grands, blancs et duveteux, souvent avec des bases plates.
Cirrus
Généralement caractérisés par des brins fins et vaporeux. Ces nuages ​​arrivent avant les systèmes frontaux, indiquant que les conditions météorologiques pourraient bientôt se détériorer. Néanmoins, c'est l'un des meilleurs types pour photographier des couchers de soleil spectaculaires !
Si vous voyez ce genre de ciel l'après-midi avec des vents calmes, il y a de fortes chances que vous ayez quelque chose de spécial au coucher du soleil.

L'air pur est très efficace pour diffuser la lumière bleue. Pour cette raison, l'un des meilleurs moments pour des couchers de soleil spectaculaires est juste après une tempête de pluie ou de vent. Alors que les nuages ​​bas reflètent rarement des couleurs brillantes (comme mentionné ci-dessus), notez que là où la basse atmosphère est particulièrement propre, comme sur les océans des régions tropicales, les couleurs les plus vives peuvent passer. C'est la raison pour laquelle tant de belles images de couchers de soleil sont crées sous les tropiques.

La quantité d'humidité dans l'air aura également un effet sur les couleurs du coucher de soleil. Une humidité plus faible produira des couleurs plus éclatantes. Avec une humidité plus élevée, les couleurs seront atténuées en raison de la teneur en eau de l'atmosphère. Les saisons d'automne et d'hiver produisent généralement une humidité inférieure à celle des saisons plus chaudes.

Le vent est le facteur qui peut améliorer ou détruire un beau coucher de soleil. Un changement de direction du vent peut provoquer le développement d'ondulations ou de vagues dans les nuages, ce qui peut créer un bel effet car le soleil couchant reflète une belle lueur rouge sur les ondulations. De plus, comme souligné précédemment, un air pur produira des couleurs plus brillantes, et une bonne brise avant le coucher du soleil peut aider à purifier l'air. Malheureusement, le vent peut devenir un facteur négatif les jours où des nuages ​​favorables sont présents dans l'après-midi, mais un front météorologique se déplace avec des vents forts qui éliminent ces nuages ​​et vous laissent un ciel dégagé au coucher du soleil. C'est un autre cas où une bonne information météo peut nous donner une indication avec leurs radars quant au moment où un front peut se déplacer dans votre région.

Résumé de notre prédiction de beau coucher de soleil
Rechercher :
•Nuages ​​de moyenne à haute altitude
•30 à 70 % de couverture nuageuse
•Air pur
•Humidité faible
•Vent calme ou absent

Dernières réflexions à prendre en compte pour la photographie de couchers de soleil.
•Parfois, la rémanence du coucher de soleil, qui peut se produire 15 à 20 minutes après que le soleil se soit éloigné de l'horizon, peut être beaucoup plus spectaculaire que le coucher de soleil réel.
•Généralement, toutes ces règles liées à la météo s'appliquent également à la photographie du lever du soleil, mais les signes visuels sont plus difficiles à repérer car il fait plus sombre avant l'aube. Un bon moment pour photographier au lever du soleil est en automne et en hiver, lorsqu'il se produit plus tard dans la journée que pendant les mois d'été.
•Il n'est pas simple de réussir de beaux paysages avec un coucher de soleil à cause du fort contraste MAIS ne suivez pas pour autant la mode des réseaux (a)sociaux et autres forums !!! Une image telle que celle-ci...

...est tout bonnement à hurler !...

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LA PHOTO DE PAYSAGE DOIT-ELLE ÊTRE NATURALISTE ?

Au risque d'enfoncer des portes ouvertes, il me fallait écrire ce tout petit article que je crois indispensable dans cette page. Je vais partir d'une bête image de paysage que j'ai déjà utilisée par ailleurs :

Bien sûr, cette image n'a rien d'extraordinaire, c'est un peu pour cela que je l'ai choisie, mais elle représente l'archétype de la photo de paysage : elle représente une scène naturelle telle qu'elle est dans la réalité. C'est ce que j'appelle une photographie naturaliste (même si le terme est un peu galvaudé).

Pour un photographe, la nature a ceci de génial qu'elle offre des opportunités quasi illimitées, tant en beautés qu'en lumières chaque fois renouvelées. Cette infinité de merveilles pousse donc le photographe de paysage à les reproduire au mieux de leur réalité ! Est-ce indispensable pour autant ?

Voici représentés quatre exemples de traitements numériques très différents de la même image. Que pouvons-nous en dire ?

—La première, en haut et à gauche, utilise la technique dite du bas-relief qui efface littéralement le paysage au bénéfice d'un jeu de reliefs. On se retrouve avec une forme d'abstraction quasi sculpturale mais le paysage est toujours présent, on peut toujours considérer cette photo comme une photographie de paysage...
—La seconde, à la droite de la première, est simplement née de la modification tonale de la scène d'origine. Elle est moins radicale que la première mais n'est déjà plus du tout naturaliste tout en restant incontestablement une photographie de paysage...
—La troisième, en bas et à gauche, est une interprétation graphique du paysage original. Il s'agit d'une conceptualisation du paysage. Ce dernier n'est plus que suggéré et totalement ouvert à l'interprétation. Personne ne pourra plus dire s'il s'agit d'un Puy du Massif Central ou d'une vague de tsunami ! Il n'empêche qu'il s'agit toujours d'une photographie de paysage, même si cette fois on est à l'opposé du naturalisme !...
—La dernière, bien que radicale, est beaucoup moins conceptuelle que la précédente... c'est une simple interprétation psychédélique d'un paysage. Le paysage n'est plus que suggéré, il n'est plus vraiment une photographie de paysage. Juste une remarque : il s'agit bien ici d'une photographie grunge, qui n'a rien du tout à voir avec une utilisation abusive d'une technique pour obtenir un "vrai" paysage comme c'est le cas des photos de paysage HDR qui ressemblent à de la soupe, comme ici :

Certes, la différence n'est pas énorme entre cette image HDR et la quatrième interprétation de mon paysage... les deux font mal aux yeux (!)... La différence fondamentale entre les deux est que ce paysage HDR se veut être un paysage alors que mon interprétation se présente comme une abstraction psychédélique !... Il y a un monde entre les deux !... Je pense que vous comprenez le sens de cette démonstration.

Donc, pour répondre à la question titre, je dirai que la photographie de paysage est —et reste— de la photographie, elle doit donc pouvoir se permettre des interprétations différentes d'un même sujet et donc, non, la photographie de paysage n'a aucunement besoin d'être naturaliste ! Dirait-on qu'un portrait signé Picasso n'est pas un portrait au prétexte que l'on n'y retrouve pas les traits de son modèle ? Certainement pas ! De la même manière, dirait-on que mes interprétations (qui ne sont que des exemples) ne sont pas des paysages au prétexte que l'on ne retrouve pas la beauté naturelle des lieux ? Certainement pas ! Bien sûr, j'émets une réserve au sujet de ma dernière interprétation...

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LE PAYSAGE LE PLUS INTÉRESSANT EST À VOTRE FENÊTRE

Lorsque l'on veut faire de la photo de paysage, nous recherchons systématiquement les zones les plus sauvages qui se trouvent près de chez soi. Le sujet étant assez vite épuisé (c'est ce que l'on croit, mais j'ai déjà souligné qu'il faut retourner souvent au même endroit !), on planifie des voyages offrant des vues inexistantes à proximité (mer, montagne, désert, volcan, etc.), et on finit par perdre des heures et des jours sur internet à la recherche de paysages grandioses perdus au bout du monde...

Mais avez-vous pensé à simplement ouvrir votre fenêtre ? Le ciel peut être la toile la plus abstraite et la plus dynamique qui soit pour un photographe. C'est une source inépuisable d'inspiration qui peut faire une excellente photo ou bien transformer une photo ennuyeuse en une photo d'un grand intérêt... Le ciel est un élément clé dans presque toutes les photos de paysage et si vous ne pouvez pas obtenir la photo de vos souhaits à cause du ciel lors de la prise de vue, faites-la au mieux et modifiez le ciel en post-production (chercher ici). Parce que, bien sûr, vous avez suivi mes conseils et vous avez sur vos disques durs toute une collections de cieux (chercher ici). Si ce n'est pas le cas, il est toujours temps de créer cette collection...

Levez les yeux vers le ciel au cours de votre routine quotidienne. Si les nuages ​​font quelque chose d'intéressant ou sont simplement beaux, prenez-les en photo. Les nuages ​​ne doivent pas toujours être froids ou sur un ciel vibrant, mais il est important de constituer une collection diversifiée. Ces photos, bien que souvent assez intéressantes pour devenir des œuvres en soi, brillent vraiment lorsqu'elles sont utilisées pour augmenter la valeur d'une autre photo nécessitant plus de grandeur...

Il existe quelques astuces pour photographier de grands nuages :
—Assurez-vous de photographier plus de ciel que nécessaire. Il est facile à recadrer plus tard si nécessaire.
—Sous-exposez légèrement l'image. Le ciel est notoirement lumineux pendant la journée. Les nuages ​​surexposés ont tendance à paraître fades. Vous pouvez toujours corriger l'exposition plus tard en post-traitement.
—Soyez créatif, les nuages ​​sont très abstraits, essayez des choses intéressantes avec eux.
—Essayez les temps d'exposition longs.
—Essayez les filtres les plus délirants.
—Soyez fou et laissez-vous aller !
—Prêtez attention aux choses présentes dans le ciel. Bien qu'ils puissent toujours être retirés plus tard, il est ennuyeux lorsqu'un oiseau ou un avion se trouve au milieu de votre joli cadre.

Mais, même si je n'aime pas appliquer bêtement les filtres proposés par les logiciels —vous le savez déjà pour lire mon site—, dans le cas particulier qui nous intéresse aujourd'hui, je dois avouer que l'exercice est tout à fait envisageable, surtout si vous créez vos propres filtres !... Prenons des exemples de ma collection personnelle. Partons d'un ciel classique mais assez joli :


et voyons ce que l'on pourrait en faire...

La folie peut nous mener très loin, non ? En effet, il s'agit toujours de la même photo mais voyez qu'en plus d'une image permettant de récupérer une photo de paysage avec un mauvais ciel, vous avez pu créer des photos de paysage originales et même des photos abstraites ! Et tout cela avec un seul cliché ! Si ce n'est pas de l'optimisation, je ne sais pas ce que c'est !!!

Parcourez souvent votre collection de photos de nuages ​​pour mémoriser son contenu et trouvez-y toujours le ciel parfait pour correspondre à la photo à sauver. Assurez-vous simplement que le ciel que vous avez choisi corresponde bien à la photo à laquelle vous le destinez. Mais il existe d'autres choses à surveiller lors de l'ajout d'un nouveau ciel :
—Plutôt que remplacer complètement l'ancien ciel, envisagez de le mélanger avec le nouveau ciel pour rendre les choses plus naturelles.
—Assurez-vous que l'éclairage corresponde. Cela aurait l'air vraiment étrange si vous ajoutiez un ciel derrière une montagne avec le soleil dedans, mais les ombres sur la montagne impliquent que le soleil est derrière le photographe.
—Faites correspondre les tons de sorte que l'ensemble de l'image ait une saturation, une luminosité et un contraste similaires. Il doit avoir l'air naturel !...

Vous voulez d'autres trucs sympas ?
—Vous pouvez augmenter considérablement la taille du ciel. Par exemple, si le ciel d'origine (qui peut être assez beau) était coupé à la fin d'un cadre vertical qui mériterait d'être plus élevé, en ajoutant un nouveau ciel, on peut en utiliser un beaucoup plus grand et ainsi rendre l'image plus intéressante avec un rapport hauteur/largeur plus grand.
—Vous n'êtes pas toujours obligé de remplacer un ciel. Peut-être que votre photo ne contient pas de ciel du tout... mais il y a de l'eau ou d'autres surfaces réfléchissantes. Vous pouvez créer une —fausse— réflexion intéressante. —Vous pouvez créer plusieurs couches de ciel. Si c'est bien fait —avec soin—, vous pouvez superposer plusieurs cieux superposés en les mélangeant et ainsi créer un effet convaincant.
—L'avantage des nuages, c'est que l'on peut les transformer. Retournez-les ou faites-les pivoter. Un ciel n'est pas toujours meilleur s'il est tel que capturé. Trouvez l'angle qui profite au mieux à l'image finale...

Une conclusion ? Le ciel est ​​ une toile formidable et amusante à travailler. Les nuages inspirent la créativité et aident à développer ses capacités de photographe. La plus grande force du ciel est qu'il est sans fin dans son abstraction et n'est donc limité que par votre imagination... Faites-en une véritable œuvre de photo de paysage, faites-en une véritable œuvre de photo abstraite et, éventuellement, faites-en une merveilleuse rustine pour une autre œuvre photo à qui il manque quelque chose...

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