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Dans cette page du site je vais envisager une partie de la photographie qui, j'en suis sûr, intéresserait beaucoup de monde mais que très peu tentent, surtout pour une raison de coût et de difficulté technique. Comme à mon habitude, je vais essayer de vous montrer des moyens probablement pas très dogmatiques mais qui permettent de s'en tirer avec un investissement minimum...

Bien sûr, mes montages ne seront pas toujours très professionnels... mais qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse non ?...

Pour faire du panoramique, il faut, en théorie, un minimum de matériel :
- un appareil photographique : cet élément est incontournable, mais puisque vous me lisez, vous en possédez au moins un... Il n'est pas nécessaire de disposer d'un reflex, bien au contraire, il est des cas où il est préférable de ne pas l'utiliser... nous y reviendrons.
- un objectif présentant le moins de déformation possible, ou au contraire, un objectif carrément grand angle.
- un statif : tripode, tripode de table. Cet élément est également indispensable !!!.
- des accessoires permettant la création de panoramique : ces accessoires sont généralement hors de prix, mais nous allons détourner ce qui nous tombe sous la main pour s'en procurer.
- et SURTOUT, SURTOUT, une bonne connaissance de la technique et des impératifs incontournables. Ce dernier point ne s'achète pas, ne se bricole pas, mais vous trouverez ici tout ce dont vous aurez besoin...

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ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Le panoramique, mais qu'est-ce que c'est ? Quel appareil pour le panoramique ?
Quels accessoires pour le panoramique ? Quelle technique pour le panoramique ?
Les problèmes techniques du panoramique Comment gérer les problèmes techniques du panoramique ?

LE PANORAMIQUE MAIS QU'EST-CE QUE C'EST ?

Avant toute chose, rappelons ce qu'est le panoramique : La photographie panoramique est un style de photographie qui consiste à créer des images avec des champs de très larges à exceptionnellement larges. Mais pour être plus précis, on peut parler d'un format dont l'axe horizontal est beaucoup plus large que l'axe vertical (ou le contraire !). Il existe toutefois une exception : le panoramique circulaire dans lequel l'image à 360° forme une "planète".


exemple de panoramique "classique"

Exemple de panoramique "planète"

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QUEL APPAREIL PHOTO POUR LE PANORAMIQUE ?

Pour être le plus clair et le plus complet possible, bien que 99,99% des personnes ne s'essayeront JAMAIS au panoramique en argentique, il est important (et intéressant) de commencer par parler du monde argentique... vous comprendrez vite pourquoi !

LE PANORAMIQUE EN ARGENTIQUE

Pour créer un panoramique, on a dit qu'il fallait (qu'il suffisait) de créer une image très allongée, qui couvre un large champ. Et le monde argentique était riche de matériel permettant une telle "prouesse". On trouvait (on peut encore en trouver !) de tout : des petits compacts à dix sous qui ne faisaient que du panoramique et même des appareils jetables qui ne faisaient que du panoramique (!!!)


appareil super simple et quasi gratuit (souvent publicitaire) permettant de faire des panoramiques

appareil jetable panoramique

Mais, à côté de ces "gadgets" (très efficaces !) il faut noter l'existence d'une quantité innombrable d'appareils de tous âges destinés à la photographie panoramique. Je ne vais pas rentrer dans les détails mais juste vous en montrer quelques-uns :

Les soviétiques ont également proposés d'excellents appareils à objectif rotatif pour le panoramique (on en trouve encore, même en neuf !) pour pellicule petit format ou pour pellicule moyen format.

Et il a même été construit des appareils professionnels haut de gamme à prix prohibitif réservés au panoramique

Puis, le regain d'intérêt pour la photographie argentique, ces dernières années, a engendré la fabrication d'appareils plus ou moins gadget mais permettant de s'adonner pour pas trop cher à cette activité

Bien sûr je n'ai pas fait ici un listing complet du matériel argentique existant (!!! loin s'en faut !!!) mais cela suffit à vous donner une vague idée de ce qui se faisait (et se fait toujours) en argentique. Cela dit, pour être tout à fait complet, il faut également citer le format de film APS (rien à voir avec le format des capteurs numériques APS-C ou APS-H !) qui permettait de faire sur un même film APS des clichés au format classique et au format panoramique...

LE PANORAMIQUE EN NUMÉRIQUE

Mais le passage au numérique n'a pas ralenti l'engouement pour le panoramique... bien au contraire... et on trouve des appareils panoramiques numériques également !... Et à tous les prix...


LE PANORAMIQUE TOUS MONDES CONFONDUS


Dans le tour d'horizon ci-dessus, je n'ai parlé que des appareils particuliers étudiés pour le panoramique et j'ai volontairement oublié de parler des appareils les plus nombreux sur le marché, dont celui que vous possédez !... En effet, tout appareil, quel qu'il soit, compact, bridge, reflex, mini format, petit format, moyen format, argentique, numérique (bref, tous quoi !) offrent la possibilité de créer des panoramiques...

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QUELS ACCESSOIRES POUR LE PANORAMIQUE ?

Le nombre d'accessoires proposés pour le panoramique est au moins aussi pléthorique que le nombre d'appareils !!! On trouve de tout, des embases motorisées qui font tourner l'appareil compact, des têtes panoramiques de toute sorte et de toute forme, motorisées ou non, micrométriques ou non, etc... Mais tous ces accessoires ont un point en commun : un tarif totalement injustifié !!! C'est pourquoi, dans ce paragraphe, je ne retiendrai que 3 accessoires, sinon indispensables (pour certains) au moins fortement recommandés !... D'ailleurs, en toute logique, si vous suivez mon site depuis le début, ces 3 accessoires vous les possédez déjà !!! Sinon, ce n'est pas les quelques euros que cela va vous coûter qui vous mettra sur la paille !!!

Les trois accessoires sont :
- un bon trépied
- un déclencheur souple (ou une télécommande). On peut s'en passer en utilisant le retardateur de son appareil mais c'est tout de même pratique (et pas cher si on choisit un déclencheur/télécommande générique -souvent fabriqué en Chine-).
- un niveau à bulle 3D. On peut bien s'en passer également si notre boîtier est équipé d'un niveau électronique, comme c'est de plus en plus souvent le cas...

Si, toutefois, vous n'êtes pas très bricoleur ou si vous n'avez pas accès à un établi, vous pourrez très bien détourner le rail micrométrique de mise au point pour la macrophotographie -voir ici- (et bricoler facilement un truc dont on reparlera plus loin) et vous possèderez une superbe tête panoramique "professionnelle".

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QUELLE TECHNIQUE POUR LE PANORAMIQUE ?

Si vous ne vous êtes pas contenté de regarder les images de matériel ci-dessus, et si vous vous êtes un minimum posé la question, vous aurez découvert, même sans rien y connaître en panoramique, qu'il existe plusieurs façons de faire du panoramique !... Nous allons essayer de voir cela ensemble !...

LE PANORAMIQUE SELON LES PROPORTIONS


Si on estime qu'un panoramique se doit d'avoir une largeur de beaucoup supérieure à sa hauteur, on pourra simplement se pencher sur les proportions du support (film / papier / capteur).

Prenons une image quelconque de paysage :

Dans ses proportions natives du capteur (c'est une photo numérique) il s'agit d'une photo de paysage mais certainement pas d'un panoramique !... Imaginons maintenant que nous décidions de recadrer cette photographie :

Il s'agit bien de la même image (!) mais, comme par magie, nous voilà en présence d'un panoramique. Le champ n'est pas plus large, mais les proportions de l'image font que, psychologiquement, nous sommes persuadés du contraire !...

Un simple recadrage d'une photo numérique avec un bête logiciel de traitement d'image à deux balles et hop, nous avons créé un panoramique... Trop facile !

Cette technique du recadrage est généralisable !
— Imaginons un appareil argentique de très bas de gamme (comme celui que j'ai présenté dans le premier paragraphe), ce dernier se contente d'un cache en haut et/ou en bas de sa chambre d'exposition afin de ne pas exposer la totalité de la hauteur du film... il crée donc des panoramiques !... Trop facile !
— De la même manière, si vous possédez un appareil moyen format, disons un 60x70 (mais le raisonnement est le même avec tous les autres formats !), si vous bricolez un système simple permettant de charger ce boîtier avec un film 24x36, vous allez photographier en... 24x70 !... Vous aurez ainsi créé un panoramique dès la prise de vue !... Trop facile !
— Si vous exposez un film classique, disons 24x36, et qu'au lieu de le tirer sur un papier rectangulaire "classique" (disons 18x24 cm) mais plutôt sur une languette de papier photo de disons 9x24 cm, vous aurez créé un panoramique !... Trop facile !

LE PANORAMIQUE SELON L'ANGLE DE CHAMP


Nous avons déjà vu, ailleurs sur ce site, que plus la focale d'un objectif est courte et plus cet objectif "capture" un champ large. Nous avons également vu, ailleurs dans ce site, qu'un objectif crée une image ronde qui est "coupée" par les dimensions du film ou du capteur. Et nous avons également vu, ailleurs dans ce site, que plus la focale est courte et plus l'image est déformée en périphérie. En faisant la somme de tout cela, si on "monte" sur un boîtier 24x36 un objectif de focale très large, disons inférieure ou égale à 10mm, pouvant couvrir largement une image de disons 90mm, que l'on adapte la chambre d'exposition du boîtier pour exposer disons 70 à 80 mm de film, on va créer tout naturellement une image non déformée de 24x70 ou 24x80mm qui couvrira un angle de champ énorme (supérieur ou égal à 120°) et on aura ainsi créé un véritable panoramique dès la prise de vue ! Cette technique a également été utilisée sur de nombreux boîtiers panoramiques.

LE PANORAMIQUE SELON LA SURFACE D'EXPOSITION


Si on fait défiler un film devant un objectif, ou si un objectif se déplace devant un film (c'est la même chose en fait) on va pouvoir exposer une très grande largeur pour une hauteur de film constante. On créera ainsi un panoramique. Cette technique a également été utilisée dans les boîtiers panoramiques, ces boîtiers proposant des objectifs rotatifs.

Il existe un autre exemple de panoramique par surface d'exposition : prenez votre smartphone, il possède, c'est sûr, au moins une application de photo panoramique (sinon vous pourrez en télécharger une gratuitement !). Vu les caractéristiques de l'objectif simplissime des smartphones, le simple fait de tourner sur soi-même va créer un panoramique. Un exemple :

Il s'agit ici d'un panoramique 360° d'une salle d'opération créé avec un smartphone. Vu la largeur de l'image et la largeur de ma page web, il est certain que la hauteur est très petite et à peine lisible...

De la même manière, de nombreux appareils compacts numériques (même de très bas de gamme) intègrent la même technologie de création automatique de panoramique.

Cette technique est la plus simple qui soit et ne pose AUCUN des problèmes dont je vais parler plus loin... il suffit de maintenir son appareil bien à l'horizontal et d'effectuer une rotation sur soi-même...

LE PANORAMIQUE PAR ASSEMBLAGE

C'est là que nous entrons dans le vif du sujet. Un "vrai" panoramique ne peut se concevoir qu'en assemblant plusieurs clichés selon la largeur de champ souhaitée (sauf dans le cas des smartphones et autres compacts numériques pourvus où tout se fait en une seule image très large.). Il peut s'agir de l'assemblage de 2 clichés jusqu'à plusieurs centaines sur plusieurs lignes pour aboutir jusqu'à une couverture totalement sphérique de 360° dans les deux axes.

Pour créer ce type de "vrai" panoramique il va falloir tenir compte de quelques difficultés techniques dont nous parlerons plus loin. Mais dans le cadre du panoramique par assemblage, pour peu que l'on décide de se limiter à quelques clichés, les appareils photo numériques d'entrée de gamme, qu'il s'agisse de compacts, de compacts hybrides ou de bridges proposent une fonction "panoramique" qui simplifie vraiment la vie :
Lorsque vous prenez un cliché, environ 1/3 de l'image enregistrée sur la carte mémoire reste affiché sur l'écran électronique pour permettre de cadrer la vue suivante parfaitement en raccord. Certains appareils permettent même l'assemblage automatique de plusieurs fichiers en panoramique directement en sortie de boîtier. Malheureusement, cette fonction ne permettra pas (dans l'état actuel des boîtiers) de créer des panoramiques de 180° ou plus. De même, à ma connaissance, aucun boîtier reflex n'est équipé de cette technologie dans la mesure où la visée est optique et pas électronique...

Pour pouvoir créer un panoramique par assemblage de 180° ou plus avec des appareils équipés de la technologie panoramique "automatique" ou pour pouvoir créer des panoramiques par assemblage de quelque complexité que ce soit avec un reflex (ou un appareil non équipé de la fonction "panoramique automatique" ou "panoramique assisté"), il va valoir d'une part apprendre et comprendre les impératifs techniques, mais en plus acquérir ou fabriquer un accessoire indispensable (la tête panoramique) et trouver un logiciel de création de panoramique (ce logiciel est très souvent fourni avec l'appareil photo numérique mais on peut également trouver de tels logiciels gratuits ou des fonctions intégrées dans les logiciels de traitement photo les plus courants).

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LES PROBLÈMES TECHNIQUES DU PANORAMIQUE

Plutôt que de vous faire un long discours, j'aurais envie de vous dire : allez-y, shootez comme des malades et essayez de créer un panoramique... vous verrez bien qu'il vous sera impossible d'assembler vos différentes vues, même si vous prenez un soin extrême à la composition de vos images... Mais ce serait une perte de temps et d'énergie considérable pour rien... donc allons-y pour la théorie.

LE PROBLÈME DU POINT NODAL / DE LA PUPILLE D'ENTRÉE

Même si vous ne connaissez rien au panoramique et même si vous ne connaissez rien à la physique optique, vous avez déjà entendu parler de point nodal. En fait on ne devrait pas parler de point nodal mais de pupille d'entrée... Mais qu'importe le terme si la technique est efficace... nous voulons faire de la photo et pas de l'optique...

En réalité, la pupille d'entrée / le point nodal représente le point exact autour duquel l'appareil photo doit tourner pour permettre d'éviter les problèmes de "raccord" entre les différentes vues, comme dans l'exemple reproduit ici :

Avouez que ce serait bête de louper un panorama à cause d'un simple petit problème d'optique non pris en compte !...

Pour éviter ce problème, il faudra veiller à déplacer le boîtier du centre de rotation proposé par le trépied. Ce déplacement est effectué grâce à une tête panoramique ou un simple bricolage que nous verrons plus loin...

Je le répète, les compacts équipés d'une fonction panoramique "automatique" sur une seule vue large ainsi que les smartphones avec leur application "panoramique" ne sont pas du tout concernés par le point nodal !... Pour preuve, alors qu'il faudrait effectuer une rotation autour de la pupille d'entrée comme sur le schéma ci-dessous à gauche, avec ces petits compacts équipés de la fonction panoramique "automatique", il suffit que le photographe tourne sur lui-même, même s'il porte l'appareil à distance de son corps (de façon à pouvoir viser par l'écran LCD arrière du compact) comme sur le schéma ci-dessous à droite :

Quant au résultat, d'un point de vue purement photographique, il dépendra uniquement de la qualité du capteur et de la gestion du signal (dans l'exemple donné ci-dessous on remarquera une qualité photographique franchement discutable) mais la qualité de "l'assemblage" ne prêtera pas le flanc à la critique !...



LE PROBLÈME DE LA PRISE DE VUE
(L'EXPOSITION / LA P.D.C. / LA BALANCE DES BLANCS / ETC.)

Puisque le but du jeu est de recréer une image très large d'un paysage (ou autre), il faut que l'assemblage des différentes images ne crée aucune incohérence !... Une image sous-exposée accolée à une image sur-exposée et plouf, le panoramique sera raté !... Logique non ? Et je n'ai parlé ici que des différences d'exposition, mais il en va de même pour la balance des blancs et... plus insidieux encore : la profondeur de champ (!!!) si deux images adjacentes ne présentent pas la même profondeur de champ, l'ensemble du panoramique aura perdu toute sa valeur !... D'où impossibilité de faire varier l'ouverture du diaphragme lors du passage d'une image à l'autre !... Idem pour la vitesse d'obturation, il n'est pas question d'avoir une image floue au milieu d'un panoramique net !...

Donc, en un mot comme en cent... pour créer un panoramique par assemblage, la règle d'or (pour ne pas dire la seule loi) est : neutralisation de tous les automatismes !!! Il faudra décider de :
— une seule valeur de sensibilité ISO définie manuellement (pas de ISO Auto en panoramique !!!)
— une seule valeur de balance des blancs définie manuellement (pas de AWB en panoramique !!!)
— une seule valeur de vitesse définie manuellement (pas d'auto priorité diaphragme en panoramique !!!)
— une seule valeur de diaphragme définie manuellement (pas d'auto priorité vitesse en panoramique !!!)
— une seule valeur de mise au point définie manuellement (pas d'autofocus en panoramique !!!)
et cela POUR TOUTES LES IMAGES QUI COMPOSERONT LE PANORAMIQUE !!!!!!!

Vous me direz (avec raison !) que si on souhaite créer un panoramique à 360° il y aura une zone du panoramique qui ne sera pas exposée de la même manière que la zone diamétralement opposée... Certes... mais nous n'avons pas le choix !... Le résultat final en dépend... Sinon, il faudra se contenter de faire des panoramiques 360° uniquement en cas de météo maussade... dans ce cas, le ciel uniformément gris n'engendrera aucune variation d'illumination sur les 360° du panoramique !...

Ce que je viens de dire peut sembler pointilleux, mais repensez à la première "vraie" photo : celle de Nicéphore Nièpce dont un détail sert de bandeau aux pages photo de mon site... Il ne s'agit pas d'un panoramique MAIS, le temps de pose étant tellement long on se retrouve exactement confronté au même problème d'incohérence : comment se peut-il que l'ombre des maisons ne soit pas localisée du même côté selon que l'on observe la partie gauche de sa photo ou sa partie droite ??!!?? Détail ? Peut-être... mais d'importance !...

Je le répète, les compacts équipés d'une fonction panoramique "automatique" sur une seule vue large ainsi que les smartphones avec leur application "panoramique" ne sont pas du tout concernés par ces problèmes !...

LE PROBLÈME DE LA ROTATION DU COUPLE BOÎTIER/OBJECTIF

En photographie, d'une manière générale, le respect de la ligne d'horizon... horizontale est capital. En photo panoramique c'est encore bien plus que capital... c'est vital !... D'où l'importance de ne faire du panoramique qu'en utilisant un trépied bien stable, bien campé à l'horizontale avec utilisation de niveaux à bulles ou, à défaut, utilisation d'un niveau à bulles 3D installé sur la griffe porte flash du boîtier, ou en vérifiant avec précision le niveau électronique intégré au boîtier (s'il en est équipé !).

En plus du fait qu'un horizon de travers tuera votre panoramique, l'assemblage final de toutes vos images nécessitera un recadrage tellement important que votre panoramique ne ressemblera plus à rien... Puisque le montage se fera suivant un angle, le point haut de l'image d'une extrémité du panoramique sera tellement plus haut que le point haut de l'image de l'autre extrémité que le recadrage en fin de montage devra très probablement décapiter le sujet présent sur l'image située le plus haut !...


L'assemblage d'un panoramique où l'horizon n'est pas horizontal va compromettre la qualité du panorama... Le cadre vert représente le panorama que vous souhaitiez créer. L'horizontalisation de l'horizon crée des "escaliers" et il vous faudra retailler toutes les images de façon à éviter les "blanc"... les deux traits rouges marquent les "traits de découpage". Certes vous obtenez un panoramique très proche de ce que vous souhaitiez MAIS vous avez décapité deux mats (cercles jaunes). Dans cet exemple ce n'est pas trop grave, cela aurait aussi bien pu être le sommet de la tour Eiffel et être beaucoup plus catastrophique !...

Les compacts équipés d'une fonction panoramique "automatique" sur une seule vue large ainsi que les smartphones avec leur application "panoramique" sont, pour des raisons différentes, tout aussi concernés par l'horizontalité parfaite !...

Une bonne tête panoramique pilotée et un minimum de précision et le tour serait joué... mais voilà...

J'aurais pu (ou dû) placer ici le problème du point nodal mais j'en ai déjà parlé plus haut.

LE PROBLÈME DES RACCORDS

Que ce soit en argentique ou en numérique, ce qui fait la valeur d'un panorama c'est justement la qualité des raccords... C'est un peu comme la pose d'un papier peint sur un mur... un raccord mal fait et c'est tout le mur qu'il faudra re-tapisser !...

Or, sur une photo panoramique, si on veut se donner une chance de réussir ses raccords il est impératif de "gaspiller" des images. Je veux dire par là qu'il faut absolument conserver une zone commune entre deux images adjacentes pour une superposition parfaite. En argentique, c'est assez complexe, en numérique, c'est un logiciel de création de panoramique qui se donnera la peine d'assembler les différentes images en un seul panorama... mais le logiciel aura également besoin d'une zone de superposition pour un assemblage réussi...

Globalement, on estime qu'il faut se réserver une zone de recouvrement égale à 20 à 30% entre deux photos adjacentes... ce qui fait que chaque image intermédiaire n'apportera qu'1/3 de sa largeur (ou de sa hauteur) à la composition finale (la première et la dernière image apporteront toutes les deux 2/3 de leur largeur -ou hauteur-)... oui, c'est un gaspillage énorme... mais c'est le prix à payer pour réussir en photo panoramique !...

Ah si j'étais riche... une tête panoramique pilotée et hop, encore un problème résolu...

Je le répète, les compacts équipés d'une fonction panoramique "automatique" sur une seule vue large ainsi que les smartphones avec leur application "panoramique" ne sont pas du tout concernés par les raccords, leurs panoramiques se font sur une seule image !...

LE PROBLÈME DE L'ORIENTATION

Nous avons déjà envisagé divers problèmes, mais il en est un qui ne fera que démultiplier tous les autres problèmes : l'orientation du boîtier ! Certes, on peut très bien concevoir un panoramique créé avec un boîtier fixé horizontalement sur le trépied, mais dès lors que le panoramique embrasse un angle important, le rapport hauteur/largeur du panoramique sera tel qu'il sera difficilement appréciable... Dans ces conditions, il serait préférable d'installer le boîtier verticalement, ce qui augmentera d'autant la hauteur du panorama en le rendant beaucoup plus agréable à regarder... Bien sûr, cette remarque ne vaut que pour les boîtiers au format rectangulaire (la majorité !), le moyen format 6x6 n'étant pas concerné.

Mais pourquoi l'orientation verticale du boîtier va-t-elle démultiplier les problèmes ? Tout simplement parce qu'il deviendra beaucoup plus difficile de fixer verticalement le boîtier sur le trépied en conservant un centrage de rotation !... Un boîtier horizontal ne nécessite d'un recul selon un seul axe pour aligner le point nodal au centre de rotation du trépied... alors qu'un boîtier vertical nécessitera un déplacement suivant deux axes pour le même résultat !... D'où la création des têtes panoramiques (ou de bricolages permettant le même résultat).


LE PROBLÈME DE L'OBJECTIF

l'aberration géométrique de champ (ou distorsion)
Les objectifs sont tous sujets à distorsion, selon leur focale, selon l'ouverture de leur diaphragme, selon leur formule optique etc... Voici un schéma des principales distorsions :


schéma Wikipédia (article ici: http://fr.wikipedia.org/wiki/Distorsion_(optique))

Il est bien évident que si vous souhaitez faire un panoramique avec un objectif atteint de telles aberrations géométriques, vous courrez droit à l'échec de l'assemblage...

le vignettage
Tous les objectifs sont plus ou moins sujet à un assombrissement sur les bords... cela n'est pas franchement gênant sur une photo classique... mais en panoramique, on va se retrouver avec des entonnoirs sombres à chaque association d'image, ce qui sera beaucoup plus gênant. On pourra essayer le post-traitement mais ce ne sera pas forcément très efficace (selon la complexité de la zone atteinte).

la diffraction
Si le diaphragme d'un objectif est "trop" fermé, on va rencontrer des problèmes du type augmentation des défauts internes de l'objectif et perte de netteté, phénomènes péjoratifs en photo panoramique...

Je le répète, les compacts équipés d'une fonction panoramique "automatique" sur une seule vue large ainsi que les smartphones avec leur application "panoramique" ne sont pas du tout concernés par ces problèmes puisque vous devrez vous contenter de leur équipement de base !...

LE PROBLÈME DE L'ANGLE DE CHAMP

Dans la mesure où on ne peut se permettre l'achat d'une tête panoramique motorisée automatique (comme celle dont je parlerai plus bas, il va falloir estimer l'angle de champ de l'objectif monté sur le boîtier... en effet, comment faire tourner convenablement l'appareil en conservant environs 1/3 de couverture de champ en doublon entre 2 images si on ne sait pas quel angle couvre notre objectif ?

Voici les angles de champ de quelques objectifs :

 
ANGLE DE CHAMP ( en degrés )
PLEIN FORMAT (24x36)
APS-C (Pentax/Nikon/Sony)
FOCALE
DIAGONAL
VERTICAL
HORIZONTAL
DIAGONAL
VERTICAL
HORIZONTAL
13 mm
118
85,4
108
94
62
84
15 mm
111
77,3
100,4
86
55
76
18 mm
100
67,4
90
77
48
67
21 mm
91,7
59,5
81,2
68
41
59
24 mm
84,1
53,1
73,7
62
37
53
28 mm
75,4
46,4
65,5
53
31
45
35 mm
63,4
37,8
54,4
44
26
38
50 mm
46,8
27
39,6
32
18
27
70 mm
34,4
19,5
28,8
23
13
19
85 mm
28,6
16,1
23,9
19
11
16
105 mm
23,3
13
19,5
15
9
13
135 mm
18,2
10,2
15,2
12
7
10
180 mm
13,7
7,63
11,4
9
5
8
200 mm
12,4
6,87
10,3
8
5
7
300 mm
8,25
4,58
6,87
5
3
5
400 mm
6,19
3,44
5,15
4
2
3
500 mm
4,96
2,75
4,12
3
2
3

Désolé, il m'est impossible de vous fournir toutes les valeurs d'angle pour toutes les valeurs de focales et pour toutes les tailles de film (ou de capteur), il me faudrait un site entier rien que pour cela !!! Donc, si vous ne vous retrouvez pas dans le tableau ci-dessus (focale non listée, format de capteur non listé) il ne vous restera plus qu'à demander à un tableur ou à une calculatrice scientifique (celle fournie dans votre système d'exploitation fera très bien l'affaire !) de faire les calculs pour vous... Oh, ce n'est pas la mer à boire... voici les formules :

H = 2 × arctan (LC / 2×f) et V = 2 × arctan (HC / 2×f)

avec :
arctan : fonction arc tangente (arcTg ou aTg)
V : angle de champ vertical
H : angle de champ horizontal
F : focale
LC : largeur du film ou du capteur
HC : hauteur du film ou du capteur

Non, ce n'est pas très compliqué, surtout que vous ne ferez pas du panoramique avec 36 objectifs que vous monterez sur 36 boîtiers de formats différents !!!

Bien, maintenant que vous connaissez les angles de champ (l'angle diagonal n'a aucun intérêt dans le cadre de cette page !), vous saurez de combien de degrés il faudra faire tourner la tête de votre trépied entre 2 images, sans oublier de laisser une zone de recouvrement (!!!!) bien sûr !... Et, heureusement qu'il est nécessaire de conserver une zone de recouvrement !!! cela permet de ne pas s'exploser les neurones avec des valeurs au degré près (à fortiori à la fraction de degré près !).

Ah, bien sûr, si on avait les moyens de se payer une tête panoramique pilotée... ce problème ne se poserait pas non plus !...

Je le répète, les compacts équipés d'une fonction panoramique "automatique" sur une seule vue large ainsi que les smartphones avec leur application "panoramique" ne sont pas du tout concernés par ce problème... Parfois il n'est possible d'utiliser que la version grand angle de leur zoom, un point c'est tout !...

LE PROBLÈME DU CADRAGE

Il ne s'agit pas franchement d'un problème inhérent à la photo panoramique... d'ailleurs, il ne s'agit pas franchement d'un problème non plus d'ailleurs... en photographie "classique" on doit se poser la question de savoir s'il faut cadrer en "portrait" (grand côté de la photo vertical) ou en "paysage" (grand côté de la photo horizontal), et bien en photo panoramique, il en va exactement de la même démarche... un panoramique ne doit pas systématiquement être horizontal, on peut très bien le concevoir vertical... eh oui !...

LE PROBLÈME DE L'ORDINATEUR

Bon, puisqu'il est ici surtout question de créer un panoramique en numérique, il faut bien parler de l'ordinateur... en effet, un panoramique ne sera qu'exceptionnellement constitué de 3 ou 4 images, on pourra compter une à plusieurs centaines d'images dans certains cas et, si on multiplie le nombre d'images par le nombre de pixels de chaque image, on comprend tout de suite où se situe le problème !!!...

En tant qu'amateur, on ne sera pas trop pressé pour sortir un panoramique, donc la puissance de calcul du processeur est un problème secondaire MAIS pour pouvoir gérer un à plusieurs giga pixels pour assembler un panoramique, on ne pourra JAMAIS se contenter d'une tablette numérique !!!! Il ne faudra pas lésiner sur la mémoire vive de son ordinateur !...

Mais ne vous inquiétez pas, il y a également un moyen simple de contourner ce problème...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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COMMENT GÉRER LES PROBLÈMES TECHNIQUES DU PANORAMIQUE

Si vous en êtes arrivé là c'est que la lecture du paragraphe précédent ne vous a pas dissuadé de vous lancer dans le panoramique... et vous avez raison !... Puisque nous connaissons les contraintes techniques, il sera maintenant facile, sinon de les éviter, au moins de les contourner ou de les biaiser !...

Je vais donc reprendre un a un chacun des problèmes et apporter, autant que faire se peut, une solution simple à chacun d'entre eux !...

CONTOURNER 99% DES PROBLÈMES EN UNE SEULE FOIS ?

Cela fait déjà longtemps que je fais monter le suspens... et bien, puisque vous n'en pouvez plus d'attendre , je vais vous livrer le secret :

Visionnez donc ceci, puis ceci, et cela.
C'est franchement magique non ? Mais calmons-nous, au prix d'un Nikon D800 ou d'un Canon 5D MkIII, il faut vraiment vouloir faire du panoramique.... donc on oublie !...

Il y a un peu moins cher, bien sûr, visionnez donc ceci ou cela. Mais, franchement, le prix n'est pas beaucoup plus attractif pour les amateurs que nous sommes... donc on oublie aussi !...

Je n'ai pas fait le tour du net, donc il en existe certainement d'autres encore moins chers, mais quand on voit le prix d'une simple tête panoramique manuelle... autant ne pas perdre son temps à chercher...

Conclusion de ce paragraphe : vive les problèmes, on ne va pas les contourner mais plutôt les affronter !...

GÉRER LE PROBLÈME DU POINT NODAL / DE LA PUPILLE D'ENTRÉE

Puisque je vous ai fait peur lors du paragraphe précédent, je vais maintenant commencer par vous remonter le moral : il est des cas où le point nodal, on s'en ... moque !!! Eh oui, c'est le sujet qui fâche lorsque l'on souhaite créer un panoramique et bien je vais vous livrer ce secret que peu de monde connaît et qui fait pourtant très plaisir :
— si vous créez un panoramique d'une scène ne comportant qu'un seul plan, par exemple la mer infinie, nul besoin de se préoccuper du point nodal... un panoramique avec un trépied classique, sans toucher à rien suffira largement !...
— si vous créez un panoramique d'un paysage comportant plusieurs plans MAIS tous situés très loin de vous, nul besoin de se préoccuper du point nodal... un panoramique avec un trépied classique, sans toucher à rien suffira largement !...

Si, maintenant, votre panoramique doit montrer une scène avec plusieurs plans dont au moins un n'est pas situé à l'infini, là ça se corse... il est indispensable de prendre en compte le point nodal lors de l'installation de son couple boîtier/objectif sur le trépied ! Aie ? Non, en fait, ce n'est pas si catastrophique que vous pourriez le croire...

En théorie, le point nodal se situe au niveau du diaphragme de l'objectif, donc si on pouvait déterminer précisément la localisation du diaphragme on saurait de combien de millimètres reculer le boîtier par rapport à l'axe de rotation du trépied. Malheureusement, il n'y a aucun moyen de localiser précisément le diaphragme de l'objectif... donc il va falloir déterminer empiriquement cette localisation !...

Déterminer la position du point nodal n'est pas compliqué, c'est très long, mais ce n'est pas compliqué... Il existe certainement une infinité de techniques de détermination de la localisation du point nodal, je ne vous en proposerai qu'une très simple.

Si vous souhaitez utiliser votre boîtier à l'horizontale :
C'est le cas le plus simple. En effet, sur tous les boîtiers modernes (cela n'a pas toujours été le cas dans l'histoire des boîtiers !), le pas de vis de fixation du boîtier au trépied se situe exactement sur l'axe optique de l'objectif. Puisque l'axe optique doit être strictement aligné (mais perpendiculaire !) à l'axe de rotation, il y a déjà un paramètre qui ne nous gênera pas !...

Il suffit alors soit de :
— utiliser un rail micrométrique (pour la macro)
— bricoler un pseudo rail avec une tablette en bois ou en aluminium (ou autre) au milieu de laquelle on creusera un sillon, il suffira d'acheter une vis au pas photo pour fixer le boîtier à notre bricolage et un écrou pour fixer notre bricolage au trépied.

Ces systèmes permettront d'éloigner le boîtier de l'axe de rotation du trépied afin de faire coïncider cet axe avec le point nodal.

Et nous voilà prêt pour déterminer la position du point nodal.

Si vous souhaitez utiliser votre boîtier à la verticale :
Dans ce cas c'est un peu plus compliqué. Il sera toujours indispensable de placer l'axe optique aligné (mais perpendiculaire) à l'axe de rotation, mais puisque la distance monture d'objectif-bas de la semelle du boîtier peut varier énormément d'un boîtier à l'autre (un Canon EOS1 ou un Nikon 7D tous deux possédant un grip intégré ou tout autre boîtier équipé d'un grip présenteront une distance importante alors que les autres boîtiers présenteront une distance ridicule !). Il faudra donc bricoler un système comparable à celui envisagé ci-dessus mais présentant une équerre (pour le maintien du boîtier en position verticale) et permettant un déplacement latéral (pour aligner l'axe optique et l'axe de rotation). MAIS, le bricolage envisagé ne permettra QUE l'alignement de l'axe optique (!!!) il faudra donc prévoir le montage de ce système sur une réglette identique à celle entrevue pour le boîtier à l'horizontale pour permettre un déplacement longitudinal afin d'aligner le point nodal, l'axe optique et l'axe de rotation.

Bien sûr, le rail micrométrique (pour la macro) pourra être très utile si ce dernier est prévu avec deux réglettes perpendiculaires... il suffira d'y ajouter une équerre et le tour sera joué.

Et nous voilà prêt pour déterminer la position du point nodal.

Détermination empirique du point nodal :
Il existe des centaines de techniques, celle que je vous propose est simple et ne demande que très peu de matériel :
— un trépied (plus la réglette que vous venez de bricoler)
— deux piquets en bois (ou autre)
— 6 à 8 mètres de ficelle
— une lime

Avec tout cela, allez dans un champ. Plantez un piquet en bois. attachez-y la ficelle. Tendez la ficelle et déposez à son autre extrémité votre trépied. À mi chemin entre le piquet et le trépied, aligné sur la ficelle, plantez votre deuxième piquet. L'installation est terminée...

Utilisez votre boîtier en mode live view (ça fonctionne aussi via le viseur mais il y a plus de risque d'erreur). Placez les poteaux dans l'axe de visée (au centre de l'écran). En toute logique, vous ne verrez qu'un seul piquet puisque l'appareil et les deux piquets sont alignés. Faite maintenant tourner le boîtier (sur l'axe de rotation du trépied) de façon à placer les deux piquets à l'extrême gauche de l'écran live view. Si vous remarquez que les deux piquets ne sont plus alignés, il faudra éloigner le boîtier de l'axe de rotation et recommencer le test. Si les deux piquets sont parfaitement alignés alors qu'ils sont situés à l'extrême gauche de l'écran, faite tourner le boîtier de manière à placer les piquets à l'extrême droite de l'écran. Si les deux piquets ne se superposent pas il faut éloigner le boîtier de l'axe de rotation. Si les deux piquets restent parfaitement superposés quelle que soit leur localisation à l'écran c'est que vous avez réussi à placer l'axe de rotation exactement sur le point nodal !... Il ne vous reste plus qu'à faire une marque sur la réglette avec une lime par exemple pour pouvoir faire des panoramiques n'importe où sans être obligé de recalibrer votre matériel à chaque fois...

Et voilà, c'est aussi simple que cela !... Mais ATTENTION, ce point nodal gravé sur la réglette ne sera valable QUE pour le boîtier et QUE pour l'objectif (et QUE pour la focale s'il s'agit d'un zoom) utilisés pour sa détermination !!!

GÉRER TOUS LES AUTRES PROBLÈMES EN UNE SEULE FOIS

Contrairement au centrage du couple boîtier/objectif sur le point nodal vu à l'instant, les autres problèmes sont beaucoup plus simples à gérer. La gestion des problèmes de la prise de vue, sans être compliquée demande tout de même un minimum de rigueur, nous allons voir cela.

Avant toute chose :
Face à la scène que vous souhaitez immortaliser en panorama, il ne faut pas vous lancer tête baissée, comme vous le feriez pour un "instantané" ! Un panoramique demande un minimum de réflexion... Portez votre boîtier à l'œil et vérifiez dans le viseur si la vision panoramique rend hommage à ce que vous souhaiteriez faire.

1ère étape :
Montez votre trépied et votre système de centrage sur le point nodal. Si vous avez des plans séparés pas trop éloignés de vous devant vos yeux, retestez rapidement le réglage du centrage. Tant que vous y êtes, vérifiez bien que le système soit parfaitement horizontal, en utilisant un niveau à bulles 3D ou le niveau électronique du boîtier.

2ème étape :
Désactivez l'autofocus sur le boîtier ou sur l'objectif selon le cas. Faites le point manuellement sur l'élément principal de votre panorama puis ne touchez plus à la bague de mise au point. Si vous avez des difficultés de visualisation de la mise au point, vous pouvez effectuer une mise au point automatique puis, sans plus toucher à la bague de mise au point, désactiver l'autofocus.

3ème étape :
Placez votre boîtier en mode "programme d'exposition automatique" et effectuez une mesure matricielle sur un endroit de votre panoramique présentant une luminosité moyenne. Certes, trouver une zone de luminosité moyenne n'est pas simple donc, effectuez une mesure sur la zone la moins lumineuse, puis une mesure sur la zone la plus lumineuse et effectuez une moyenne (si votre boîtier n'est pas capable de faire automatiquement ce travail).

Mais comment faire une moyenne de mesures d'expositions ? Il est vrai que faire la moyenne entre une zone IL 3 et une zone IL 5 est facile : la moyenne est IL 4. Mais calculer la moyenne entre une zone à exposer à 1/60è de seconde f/8 et une zone à exposer à 1/250è de seconde f/16 paraît bien plus compliqué ! En fait, pas du tout... voyons cela. Il faut faire une moyenne sur deux paramètres, il est vrai que ce n'est pas très simple donc dans ce cas, il suffit d'éliminer un paramètre et ce sera tout de suite beaucoup plus simple :
Disons, pour l'exemple, que l'on décide d'utiliser un diaphragme de f/11, on va convertir les résultats des mesures comme suit :
— mesure 1 : 1/60 | f/8. Pour convertir à f/11 on perd 1 IL donc il faut prolonger la vitesse d'1 IL donc la mesure 1 sera transformée en 1/30è de seconde f/11.
— mesure 2 : 1/250 | f/16. Pour convertir à f/11 on gagne 1 IL donc il faut diminuer la vitesse d'1 IL donc la mesure 2 sera transformée en 1/500è de seconde f/11.
= La moyenne sera donc la vitesse comprise exactement entre 1/30è et 1/500è, c'est à dire que si on prend l'échelle de vitesse on trouvera :

1"-1/2-1/4-1/8-1/15-1/30-1/60-1/125-1/250-1/500-1/1000-1/2000

donc la moyenne d'exposition sera 1/125 | f/11

Il suffit maintenant de placer le boîtier en mode manuel et de reporter les valeurs calculées ci-dessus sur les paramètres d'exposition et ne plus toucher à rien.

N.B. : ce calcul n'est qu'un exemple !... Pour éviter les problèmes de diffraction de l'objectif (expliqués plus haut), il est préférable de choisir une valeur de diaphragme située exactement au milieu de l'échelle de diaphragme de votre objectif (généralement une valeur comprise entre f/5.6 et f/11) f/8 étant une valeur "universelle". Sans compter que l'utilisation d'un diaphragme relativement fermé diminuera les risques de vignettage ET vous donnera de la profondeur de champ.

4ème étape :
Réglez votre boîtier en balance des blancs manuelle correspondant à l'éclairage de votre scène (lumière du jour, nuageux, brumeux, que sais-je ?) et ne plus toucher à rien.

5ème étape :
Vient le moment de la prise de vue. Placez votre boîtier en position pour la première image de la série. Si on estime que vous allez faire un panoramique gauche-droite, faites légèrement tourner le boîtier vers la gauche (même si cela va inclure d'éventuels éléments indésirables sur l'image !... Cela se coupera au montage et vous facilitera grandement la tâche !!!). Puis tirez votre première image. Je rappellerai ici le conseil d'utiliser un déclencheur souple ou une télécommande ou le retardateur inclus dans le boîtier.

Si vous avez réussi à déterminer l'angle de champ de votre objectif, il faudra faire tourner votre boîtier à droite d'un angle égal à cette valeur MOINS 1/3 environs. Ce n'est pas évident ? Vous avez tout à fait raison, c'est pourquoi il est préférable de choisir un point remarquable du panoramique situé dans le 1/3 droit de votre image puis de tourner votre boîtier vers la droite jusqu'à ce que ce même point remarquable se trouve dans le 1/3 gauche du viseur (ou de l'écran LCD) puis de tirer votre deuxième image.

Il suffit de renouveler la manipulation pour toutes les images suivantes. Quand vous serez arrivé à la dernière image du panoramique, faites une image de plus pour éviter les problèmes de finition...

6ème étape :
C'est l'heure de la réalisation du panoramique.
Il faut sélectionner un logiciel qui fera le travail. Il existe un choix extraordinaire... des gratuits, des payants, et même un qui a certainement été livré avec votre boîtier !... Sans faire de publicité, voici une petite liste NON EXHAUSTIVE de logiciels de création de panoramiques :
* Auto Pano
* AutoStitch
* Easy Pano
* Hugin
* Image Assembler
* MicrosoftICE
* Pandora (Plugin pour GIMP)
* Panorama Factory
* Panorama Maker
* Panoweaver
* Photomerge (intégré à Photoshop)
* PTGui
* Stitch Panorama (Plugin pour GIMP)
Attention, je ne vous en conseillerai pas un en particulier, personnellement j'utilise le logiciel livré avec mon boîtier. Je dirai simplement une chose qui me paraît importante : ne sautez pas sur Photoshop si vous ne voulez vous en servir que pour faire du panoramique... son module n'est pas franchement grandiose !...

Je ne vais pas pouvoir vous expliquer la procédure de création, il est préférable de lire les recommandations du logiciel que vous aurez sélectionné !...

GÉRER LE PROBLÈME DE L'ORDINATEUR

Juste un petit mot pour vous aider à contourner un peu l'éventuelle limitation de la quantité de mémoire de votre ordinateur. Oh, il n'y a rien de miraculeux dans ce que je vais vous livrer... je suis même sûr que si vous avez bien lu le contenu de cet article que vous avez déjà (au moins vaguement) envisagé ce moyen de contourner la faiblesse de l'ordinateur : Pour créer un panoramique, je vous avais dit qu'il y avait 1/3 de chaque image en doublon pour permettre les raccords. Et bien, un amateur n'étant pas tenu à la productivité, il n'est pas pressé DONC, il suffit d'assembler 3 images par 3 images (ou plus selon les moyens de votre machine) le sous-panorama de 3 images n'étant pas plus "lourd" que 2 images, quand vous aurez terminé tous vos sous-panoramas, il sera possible de les assembler deux par deux pour arriver au panorama complet !...

Bonnes photos...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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