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Dans cette page du site je vais essayer de vous entretenir d'un sujet quelque peu épineux : l'utilisation des boîtiers moyen format. D'emblée on peut imaginer que la photographie a des règles immuables (et c'est vrai) et que ces règles sont nécessaires mais suffisantes et que le boîtier n'a qu'une importance secondaire. Si ce n'est pas faux en soi, cela se vérifie quand il s'agit d'utiliser un boîtier petit format numérique (full frame ou APS-C) ou argentique... aucune différence. Par contre ce n'est plus tout à fait vrai si l'on passe au moyen format !... Bien sûr, ce site étant destiné aux amateurs, je ne parlerai pas des boîtiers moyen format numériques, hors de portée du commun des mortels !...

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Introduction Le format de votre futur boîtier
La sophistication de votre futur boîtier L'âge de votre futur boîtier moyen format
Quand la forme influence la manipulation Les viseurs disponibles en moyen format
Quelle utilisation pour quel boîtier ? Mais le moyen format c'est...
Au moment du choix Et tous ces moyen format dont je ne parle pas


INTRODUCTION

Maintenant que le numérique s'est imposé universellement, les volontaires pour les formats exotiques se multiplient à grande vitesse, aidés qu'ils sont par les prix ridicules des boîtiers argentiques moyen format professionnels anciens (exceptions faites de certaines marques comme Hasselblad).

Cette véritable ruée vers le moyen format argentique pouvant aboutir rapidement sur des déconvenues ! Certes, l'argent engagé peut facilement être récupéré puisqu'un boîtier peut toujours se revendre, mais en photographie, comme dans de nombreuses autres activités, une mauvaise expérience peut être catastrophique !...

C'est pourquoi, avant de suivre le chant des sirènes des réseaux internet, il est indispensable de savoir exactement ce qui nous attend !... Cette page est née pour cela. N'hésitez pas à la relire souvent avant d'engager toute recherche de matériel...

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LE FORMAT DE VOTRE FUTUR BOÎTIER MOYEN FORMAT

Comme son nom l'indique, le moyen format regroupe tous les formats supérieurs au petit format et inférieur au grand format. Le petit format étant représenté par un négatif de 24x36mm sur un unique film (dit 35mm ou 135) en bobine de longueur différente selon le nombre de vues souhaitées : 12, 24 ou 36 poses. Le moyen format est beaucoup plus diversifié, le seul point commun entre les différentes dimensions de moyen format étant le film de longueur unique qui contiendra plus ou moins de vues selon la taille des vues. Il a existé de nombreux formats de films (incompatibles entre eux) dans l'histoire de la photographie mais il n'en subsiste plus que deux :
- le film dit 120 qui est entièrement doublé de papier opaque permettant le chargement et le déchargement en plein jour
- le film dit 220, deux fois plus long que le film 120 mais qui n'est pas doublé de papier opaque. Il ne possède que deux amorces en papier opaque qui permettent le chargement et le déchargement en plein jour.

Du fait de la présence ou l'absence de papier de protection, il est généralement impossible d'intervertir ces deux films... Certains boîtiers ne peuvent utiliser QUE des films 120, d'autres QUE des films 220, d'autres peuvent utiliser les deux sans souci et d'autres enfin peuvent être équipés d'éléments amovibles permettant d'utiliser soit un soit l'autre (en changeant cet accessoire). Au moment du choix de boîtier, vérifiez qu'il permet l'utilisation d'un de ces films. Les boîtiers utilisant les films 620 peuvent être utilisés mais à condition de bricoler des films 120. C'est très faisable mais vite difficile à gérer !...

Sachez encore que si trouver des films 120 fin 2015 est très facile mais trouver des films 220 est beaucoup plus compliqué... le film 220 est-il condamné à disparaître à plus ou moins court terme ?

Si, en moyen format, l'unicité du film est intéressante, il en va tout autrement de la taille des vues et donc du nombre de photos pouvant être contenue sur chaque film. En effet, en moyen format, on utilise systématiquement la totalité de la hauteur du film soit 60mm (en fait un peu moins mais on note 60mm. La largeur totale est de 64mm) mais la largeur des vues peut être très différente. On retrouve ces formats :
- 45x60mm avec 16 poses pour un film 120 (et 32 pour un film 220)
- 60x60mm avec 12 poses pour un film 120 (et 24 pour un film 220)
- 60x70mm avec 10 poses pour un film 120 (et 20 pour un film 220)
- 60x80mm avec 9 poses pour un film 120 (et 18 pour un film 220)
- 60x90mm avec 8 poses pour un film 120 (et 16 pour un film 220)
et je ne parlerai pas des formats panoramiques.

Pourquoi proposer différentes tailles de vues ? Tout simplement parce que tout le monde ne se retrouve pas dans tous les formats !... En petit format, vous n'avez pas le choix, c'est le rapport 1/1.5 qui vous est imposé ! En moyen format vous avez le choix du rapport : 1/0.75 pour le 45x60, 1/1 pour le 60x60, 1/1.16 pour le 60x70, 1/1.33 pour le 60x80 et 1/1.5 pour le 60x90. Les différences paraissent minimes mais, croyez mon expérience, elles sont énormes (!!!) et si vous avez la chance de tester plusieurs formats, vous verrez que certains ne vous conviennent pas du tout !... Personnellement j'adore le 60x60 (carré et très compliqué) et le 60x70 (à peine rectangulaire). Pour ceux qui aiment le rapport du petit format, le 60x90 est tout indiqué !...

Un petit tuyau avant de rechercher votre prochain boîtier : promenez-vous dans les brocantes et les vide-greniers, recherchez un appareil en plastique des années 1950 au format 60x90. Il vous en coûtera de 1 à 5€. Ce genre de boîtier est très courant. Ils utilisent souvent les films 620 que vous pourrez bricoler (voir ici) mais certains utilisent les films 120. Lorsque le film sera développé, créez-vous des masques en carton pour chaque format et regardez vos négatifs 60x90 à travers ces masques... vous découvrirez rapidement votre format favori...

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LA SOPHISTICATION DE VOTRE FUTUR BOÎTIER MOYEN FORMAT

Comme je l'ai déjà laissé entendre en début de page, on peut trouver des boîtiers moyen format pour franchement pas très cher. Mais parler de prix n'apporte rien... en effet, en moyen format argentique on parlera toujours de matériel plus ou moins ancien avec lesquels les cotes ne reflètent ni la qualité ni l'âge du boîtier !... C'est ainsi que l'on peut s'offrir un Mamiya 67 RB Professional S pour le prix de 2 Lubitel 166 (!!!) qui ne jouent franchement pas dans la même cour !!!... Mais on peut également dénicher (sans chercher pendant des mois) des boîtiers moyen format très simples pour quelques euros, et même si ces derniers n'ont rien de professionnel, ils délivrent d'excellentes images (c'est du moyen format !).

Le plus gros problème du moyen format est la plus ou moins grande complexité de mise en œuvre. Pour qui a utilisé un reflex numérique il y a un temps d'adaptation assez bref pour utiliser un ancien reflex petit format argentique MAIS le temps d'adaptation entre un reflex petit format argentique et un boîtier moyen format est méchamment plus long !!!... Même si les boîtiers moyen format n'ont pas été oubliés par la modernisation, ils n'auront jamais ni la sophistication, ni la facilité de mise en œuvre, ni la vitesse d'utilisation d'un petit format !... Et je ne parle ici ni du poids élevé ni de la taille inimaginable !...

Vous pourrez trouver dans d'autres pages de mon site des informations au sujet des boîtiers moyen format que je ne reprendrai pas ici, mais sachez que d'un point de vue anatomique, parler de moyen format ne veut strictement rien dire !... En effet, on trouve de tout :
- des box à visée approximative
- des « compacts » à visée simple
- des « compacts » à visée télémétrique
- des reflex (ressemblant aux reflex petit format mais beaucoup plus gros et beaucoup plus lourds) à visée verticale sur dépoli
- des reflex (ressemblant aux reflex petit format mais beaucoup plus gros et beaucoup plus lourds) à visée horizontale sur dépoli via un prisme (exactement comme les reflex 24x36)
- des reflex « modulaires » qui ont la forme emblématique des boîtiers moyen format. Ils sont constitués d'un simple cube (le corps) sur lequel il faudra choisir et fixer un objectif, un viseur prismatique ou non, un dos spécifique au film que l'on souhaite utiliser.

Même dans les boîtiers très sophistiqués (boîtiers professionnels), il ne faudra pas espérer les caractéristiques d'un boîtier reflex petit format d'entrée de gamme !!! En moyen format les objectifs zoom sont confidentiels. En moyen format, un objectif ouvrant à f/4.5 est considéré comme lumineux (même s'il existe de rares objectif f/2.8). En moyen format, il ne faut pas espérer des vitesses d'obturations supérieures à 1/500è de seconde (même si c'est possible, c'est assez rare). En moyen format, même si le boîtier est motorisé, il ne faudra pas espérer une vitesse de défilement supérieure à 1 ou 2 images/ seconde. En moyen format, il n'existe généralement pas de posemètre (j'ai dit généralement, pas systématiquement !!!). En moyen format, il ne faut pas compter sur les automatismes. En moyen format, il faut s'attendre à effectuer un armement séparé de l'avance du film (pas toujours !). En moyen format, il faut s'astreindre à suivre une procédure organisée de la préparation à la prise de vue. En moyen format, si vous ne possédez pas de viseur prismatique, il faudra vous habituer à viser une image inversée droite/gauche. En moyen format, il faut s'habituer à travailler avec un trépied (on peut travailler à main levée dans certains cas). En moyen format, il faut s'habituer à travailler avec la levée anticipée du miroir. En moyen format, il faut s'habituer à travailler avec un déclencheur souple (avec de nombreux boîtiers, il faut en utiliser deux !!!). Eh oui, et tout cela c'est pour les boîtiers sophistiqués !...

Si toutes ces obligations vous paraissent lourdes ou ennuyeuses, abandonnez l'idée d'essayer ce mode photographique !!! PARADOXALEMENT, si vous choisissez des boîtiers bas de gamme (appareils « jouet »), leur utilisation sera très simple : une seule vitesse (voire deux), une seule valeur de diaphragme (voire deux), mais il est vrai que ces point and shoot n'offrent pas beaucoup d'options de création !...

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L'ÂGE DE VOTRE FUTUR BOÎTIER MOYEN FORMAT

Si vous avez débuté votre vie de photographe amateur à l'époque du numérique, vous savez qu'un appareil est dépassé en 2 ou 3 ans et qu'il est mort après 50.000 déclenchements (sauf les reflex professionnels qui montent à 150.000 voire 400.000). En moyen format c'est comme en aviation : l'âge d'un boîtier, le nombre d'heures de vol (nombre de déclenchements) n'ont aucune importance (!!!) sauf si un sagouin l'a utilisé avant vous !... Soit il s'agit d'un boîtier professionnel qui encaissera tout, soit c'est un boîtier « jouet » qui sera si simple que les pannes sont impossibles !...

Donc, faites-vous plaisir : cherchez un boîtier super professionnel des années 1970 (voire plus ancien !) pour quelques centaines d'euros et vous serez aux anges !... Je prends toujours l'exemple de mon Mamiya 67RB Professional S avec viseur capuchon, dos et 3 objectifs pour 300€ !...

Si vous cherchez des appareils plus petits et plus légers, vous pouvez toujours vous tourner vers des boîtiers moyen format de type « compact » des années 1950 pour quelques dizaines d'euros.

Et pour faire genre, se faire plaisir à jouer au vieux photographe, pourquoi ne pas craquer pour des boîtiers bi-objectifs ?

Si vous évitez des marques telles que Rolleiflex ou Hasselblad, vous pourrez vous éclater avec de superbes systèmes pour pas cher !...

Et ne pensez surtout pas que de vieux boîtiers sont automatiquement des boîtiers ruinés !... Voyez ma collection, de très vieux appareils à l'aspect extraordinaire (pour certains) alors qu'aucun n'a bénéficié d'une restauration !!!

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QUAND LA FORME INFLUENCE LA MANIPULATION

Je vous ai déjà (rapidement) parlé des différentes formes classiques des boîtiers moyen format. Je vais ici développer un peu en soulignant les possibles difficultés d'utilisation liées à cette forme et au poids de ces matériels.

Les images 1, 5 et 8 représentent ce que j'ose appeler la forme « compact ». L'image 1 crée des vues de 60x70mm, l'image 8 des vues de 60x90mm alors que l'image 5 des vues de 45x60mm. Vu l'aspect général de ces boîtiers, on devine que le film ne peut défiler qu'horizontalement (comme dans les boîtiers petit format) DONC si les boîtiers 1 et 8 créent des images en orientation paysage en position classique, le boîtier 5 crée des images en orientation portrait en position classique. Cela n'est pas un problème en soi dans la mesure où la forme du boîtier n'est pas très exotique mais pour qui est habitué au petit format, l'utilisation du boîtier 5 peut être déroutante. Les boîtiers de forme « compact » n'offrent pas de visée reflex, au mieux, vous avez un système de mise au point télémétrique (images 1 et 5), au pire aucune visualisation de la mise au point (image 8). Les boîtiers les plus modernes proposent un posemètre intégré (mais pas tous !).

Les images 2 et 7 représentent ce que j'ose appeler la forme « cubique ». Sur l'image 2, le boîtier est équipé d'un viseur « capuchon » alors que sur l'image 7 il est équipé d'un viseur « prismatique ». Chaque viseur présente des avantages et des inconvénients (j'en reparlerai) mais sachez que si un boîtier « cubique » délivre des images rectangulaires (45x60, 60x70, 60x80 ou 60x90), la création d'images en orientation portrait peut être particulièrement compliquée puisque hors viseur « prismatique » il faudra s'astreindre à des contorsions pas forcément agréables. Les boîtiers de forme « cubique » sont tous de type reflex (mais il en existe sans viseur intégré). Globalement, la forme « cubique » n'intègre pas de posemètre (mais il y a des exceptions) donc le viseur capuchon ne permet pas la mesure de la lumière en interne, par contre l'adaptation de viseurs autres (« cheminée » ou « prismatique ») peuvent intégrer un posemètre (c'est le cas du boîtier 7)

Les images 3 et 6 représentent ce que j'ose appeler la forme « plat ». Le boîtier 3 délivre des images de 60x70mm s'il était équipé, comme le boîtier 6, d'un viseur capuchon, il serait très difficile de créer une image en orientation portrait. Les reflex moyen format de forme « plat » n'intègrent généralement pas de posemètre intégré (il y a des exceptions) mais leur viseur « prismatique » peut en être équipé.

L'image 4 représente les boîtiers « bi-objectif ». Ils délivrent des images carrées 60x60mm et donc ne posent pas de problème de visée par le dessus. Les reflex bi-objectifs n'intègrent généralement pas de posemètre (mais il y en a tout de même) mais certains peuvent être équipés d'un viseur prismatique qui, lui, peut être équipé d'un posemètre.

Comme vous pouvez l'imaginer, les boîtiers « compact », « bi-objectif » et « plat » sont tout à fait adaptés à la prise de vue à main levée malgré le poids (même s'il est préférable de les utiliser sur trépied). Par contre, les boîtiers « cubique » sont principalement destinés à une utilisation sur trépied, même si la prise de vue à main levée est envisageable. PAR CONTRE, pour les boîtiers « cubique » montés sur trépied, il faut considérer leur poids important au moment de décider le basculement de la tête du trépied (!!!) pour cadrer une image en orientation portrait... C'est pourquoi deux boîtiers emblématiques ont proposé une alternative intéressante : le Pentax 645 qui portait deux platines de fixation au trépied, une classique sur la semelle et une autre sur un côté dépourvu de boutons de commande ; et le Mamiya RB 67 qui, comme son nom l'indique, proposait un dos rotatif (revolving back) qui permettait de fixer le boîtier sur le trépied et de ne plus l'en défaire pour composer en orientation portrait...

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LES VISEURS DISPONIBLES EN MOYEN FORMAT

Plus qu'en petit format, le groupe « cubique » des boîtiers moyen format propose de nombreux accessoires pour personnaliser au mieux son système. Donc en moyen format, on trouvera des systèmes de visée identiques à ce que l'on trouve en petit format mais également d'autres moyens potentiellement plus intéressants.

Les viseurs communs avec le monde du petit format

- Le viseur simple.
Une petite fenêtre montre approximativement le cadrage effectué par l'objectif.
Avantages : pas d'augmentation du poids ni du volume, visée très claire
Inconvénients : cadrage approximatif, pas de visualisation de la mise au point

- Le viseur Galillée.
Une petite fenêtre contenant un système optique montre approximativement le cadrage.
Avantages : pas d'augmentation significative du poids ni du volume, visée très claire
Inconvénients : cadrage approximatif, pas de visualisation de la mise au point

- Le viseur télémétrique.
Un système optique complexe permet de superposer deux images pour visualiser la mise au point.
Avantages : augmentation minime du poids et de la taille, visualisation précise de la mise au point
Inconvénients : système fragile, utilisable pour une seule focale, visualisation approximative du cadrage

- Le viseur prismatique.
Un prisme récupère l'image qui traverse l'objectif et qui est renvoyé par un miroir.
Avantages : visualisation précise de la mise au point, visualisation précise du cadrage (selon la couverture, cela va généralement de 75 à 100% du champ embrassé par l'objectif), image redressée (pas d'inversion haut/bas - droite/gauche)
Inconvénients : importante augmentation du poids du boîtier, visée moins claire, dénaturation plus ou moins importante des couleurs, engendre une sensation de visée agressive pour le modèle

Les viseurs spécifiques au moyen format

- Le viseur sport.
Est constitué soit d'un simple cadre de visée soit d'un œilleton associé à un cadre de visée.
Avantages : poids quasiment nul, permet de visualiser toute la scène et ne pas être surpris par l'entrée de l'action dans le cadre, visée la plus claire qui soit
Inconvénients : vision approximative du cadrage, aucune visualisation de la mise au point

- Le viseur capuchon.
Il s'agit simplement d'un système de protection contre les lumières parasites latérales qui permet de visualiser directement l'image formée sur le dépoli.
Avantages : visée très claire, aucune dénaturation des couleurs, visualisation précise de la mise au point, visualisation précise du cadrage (selon la couverture, de 75 à 100% du champ embrassé par l'objectif), contient une loupe rétractable pour encore affiner la mise au point, une fois fermé il protège le dépoli, il ne pèse quasiment rien, il permet une visée non agressive pour le sujet photographié (le photographe baisse la tête)
Inconvénients : image inversée droite/gauche

1) viseur sport
2) viseur prismatique 90°
3) viseur cheminée
4) viseur prismatique 45°
5) viseur capuchon
6) viseur cheminée 90°

- Le viseur cheminée.
Il s'agit simplement d'une loupe (parfois à grossissement variable) au bout d'un tube
Avantages : mise au point ultra précise, il permet une visée non agressive pour le sujet photographié (le photographe baisse la tête- sauf chemine 90°). Peut être équipé d'un posemètre intégré si le boîtier n'en dispose pas
Inconvénients : ne permet pas toujours une couverture totale du dépoli, assombrit un peu la visée, dénature les couleurs, image inversée droite/gauche

- Le viseur prismatique.
Aucune particularité par rapport à ce que j'ai dit plus haut. Existe en visée 45° ou 90° pour s'adapter aux habitudes du photographe. En moyen format il peut être équipé d'un posemètre intégré si le boîtier n'en dispose pas.

À chacun de choisir son mode de visée préféré, personnellement je préfère, et de loin, la visée avec le viseur capuchon, malgré ses défauts et même si le boîtier ne dispose pas de posemètre intégré, je préfère dans ce cas utiliser l'évaluation de la luminosité ou le posemètre autonome. Ses qualités créent pour moi tout le charme de la prise de vue en moyen format.

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QUELLE UTILISATION POUR QUEL BOÎTIER ?

N'allez pas rechercher en moyen format la même universalité que vous offre le reflex petit format !... Le 24x36 a été inventé pour être utilisable dans toutes les situations... J'ai donc décidé de vous faire un petit tableau regroupant les utilisations possibles de quelques boîtiers moyen format que j'ai eu la chance d'utiliser.

Dans ce tableau vous trouverez ces quelques boîtiers et une note allant de 0 à 3 pour chaque type de photographie. Chaque valeur de note est associée à une couleur (0 = rouge, 1 = orange, 2 = jaune, 3 = vert).

Attention, ces notes n'ont de véritable raison d'être que si on utilisera certains accessoires proposés en option par le constructeur (!!!) la version basique du boîtier n'offrant pas forcément cette possibilité !...

Quand je parle d'un boîtier, comprenez que cela reste valable sur toute la lignée de ce boîtier... ce qui veut dire que si je parle du Bronica ETR, c'est également valable pour le ETR-Si !...

À la lecture du tableau, ne cherchez pas le boîtier le plus « universel » en pensant qu'il s'agit du meilleur... ce n'est pas ainsi que fonctionne le moyen format !... C'est ainsi que le Plaubel 69W (dernier de la liste) risque de sembler bien miteux alors qu'il propose des fonctions inconnues dans le monde du moyen format (et son prix pourrait suffire à vous convaincre !...). C'est ainsi qu'il vaut mieux rechercher les points forts pour une utilisation particulière... De même, une note de 0 ne veut pas dire que le boîtier ne sait pas faire (!!!) cela signifie uniquement qu'il ne sera pas le meilleur dans l'exercice concerné... nous ne pouvons même pas imaginer tout ce qui pu être fait d'extraordinaire avec des boîtiers ne pouvant soi-disant pas se prêter à ce style !...

ATTENTION : j'ai créé ce tableau en fonction de mon ressenti lors de l'utilisation de ces boîtiers (!!!), vous pourrez très bien trouver totalement autre chose ailleurs !!!...

Notez que je n'ai fait apparaitre dans ce tableau que des boîtiers « sérieux » (sauf peut-être le Lubitel) laissant volontairement de côté les appareils point and shoot, très nombreux et très peu chers dans les vide-greniers !...

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MAIS LE MOYEN FORMAT C'EST ...


Maintenant que je vous ai mis en garde, voyons ce qu'apporte la photographie au moyen format.

Avant tout, la photographie, surtout en noir et blanc, au moyen format, est une expérience passionnante, enrichissante et amusante qui peut en plus vous former à la rigueur photographique (et ainsi faire éventuellement de vous un photographe numérique plus réfléchi et plus efficace... même si je suis persuadé que le jour où vous ferez du moyen format, vous vous détournerez du numérique) !...

Charger un rouleau de film 120 dans un vieux réflex bi-objectif (mais pas uniquement) peut sembler pittoresque et fastidieux comparé à l'insertion d'une carte mémoire dans un appareil numérique ou même d'un film 135 dans un petit format. Déterminer les paramètres d'exposition à l'aide d'un posemètre autonome, régler la vitesse d'obturation et l'ouverture du diaphragme séparément et effectuer la mise au point manuellement demandent plus de temps et d'efforts que l'utilisation des automatismes intégrés. Travailler sur trépied et au déclencheur souple (souvent 2 déclencheurs souples sont nécessaires -comme sur le Mamiya RB par exemple-) et en levée anticipée du miroir est une routine qui peut décourager. Et devoir attendre que le film soit développé avant de voir les résultats mettra votre impatience à rude épreuve mais vous apprendra -par la force- à comprendre comment obtenir à coup sûr ce que vous voulez dès le déclenchement... et ce sera encore plus vrai pour ceux qui sont habitués à évaluer immédiatement les images sur un écran LCD. Ne plus pouvoir shooter à 10 images/seconde et recharger un film après une dizaine de déclenchements va vous faire tout drôle. Toutefois, cette expérience « vintage » va vous forcer à ralentir votre rythme de capture d'image, vous obliger à réfléchir à l'acte photographique et vous donnera ce sentiment inimitable de réellement créer quelque chose (et non pas bêtement capturer des images).

Le boîtier que vous utilisez fait la différence ! Oui, comme le dit l'adage, c'est la personne située derrière l'appareil qui détermine la qualité, l'originalité et la signification de pratiquement n'importe quelle photographie, mais la photographie est aussi une forme d'art fondée sur des choix technologiques, c'est pourquoi le matériel a une influence directe sur le résultat final. Avec un moyen format, on retrouve des émotions et des qualités différentes de ce que peut délivrer le petit format (et encore plus le numérique !). Les images au moyen format ont une sorte de grandeur calme et contemplative qui résulte certainement de l'approche lente et réfléchie imposée par ce type d'appareil et les restrictions qu'il impose au photographe... mais certains boîtiers moyen format réactifs permettent également de retrouver le peps que permet les reflex petit format.

Et puis, il y a les caractéristiques du négatif de grande taille : la grande précision, le grain fin et surtout la faible profondeur de champ que vous obtenez en moyen format... Avant de recevoir des questions (qui sont toutefois toujours bienvenues !) je fais faire une petite parenthèse pour expliquer pourquoi une image issue d'un moyen format sera bien plus précise que celle issue des boîtiers petit format. Prenons côte à côte un reflex petit format équipé d'un objectif normal (50mm) et un reflex moyen format 60x90 équipé d'un objectif normal (119mm). Les deux formats présentent le même rapport (1/1.5) et la couverture de l'objectif est la même (puisque focales normales). On charge les deux boîtiers avec deux films de la même marque et de la même sensibilité. Donc les deux images seront identiques (à l'erreur de parallaxe près !) sauf que, dans le cas du petit format la surface du négatif sera de 864mm²et dans le cas du 60x90 elle sera de 5400mm² (soit 6,25x plus grande !). Partant, on gagne sur tous les tableaux. Si on considère une densité de grains constante (et c'est le cas puisque 2 films identiques -à la surface près-) :
- un "point" sur le petit négatif sera représenté sur une surface constituée de x grains d'argents et le même "point" sur le grand négatif sera défini sur 6,25x grains. Le "point" sera donc beaucoup plus défini sur le grand négatif.
- plus le négatif est grand et moins il demandera de grossissement lors du passage à l'agrandisseur pour obtenir une image finale aux dimensions identiques. Donc, sur l'image finale tirée du grand négatif, les grains seront 6,25 fois plus petits que sur l'image finale tirée du petit négatif. C'est pourquoi on parlera de grain fin sur le grand négatif alors qu'en réalité la granularité intrinsèque des deux films sera identique !...
Ensuite on parlera de faible profondeur de champ qui donne un "effet 3D" avec le moyen format. Pour obtenir la même image, on aura utilisé un 50mm en petit format et un 119mm en moyen format. Or vous savez déjà (sinon allez étudier cela) que plus la focale est longue et plus la profondeur de champ sera courte.

Il est souvent facile de détecter les images réalisées avec un moyen format (même sur internet). Il a un petit je ne sais quoi en plus, une "signature" souvent reconnaissable même si difficile à définir. Il tient au modelé, à l'absence de distorsion et à la qualité du flou d'arrière-plan. Les photos sont plus naturelles (plus proche de ce que voit l'œil dans le viseur).

Les boîtiers moyen format n'ont généralement que faire d'une vaste collection de focales (il y en a d'ailleurs très peu par rapport au petit format). Ceci oblige à être particulièrement attentif aux cadrages et, si vous avez la chance de ne pas posséder de viseur prismatique, la visée inversée gauche/droite encourage encore plus à la prudence lors du cadrage et de la composition... tout cela rend difficile le suivi de l'action, mais présente un gros plus pour le portrait, la nature morte ou le paysage. Et, bien sûr, puisque vous êtes limité à une dizaine de poses par rouleau, vous ne déclencherez plus qu'à bon escient...

Puisque le moyen format est si génial, pourquoi ce dernier fait si peu d'adeptes parmi les amateurs ? Le prix ? Nous avons vu que non ! Alors ? Alors, un meilleur boîtier est prédisposé à produire de bien pires images qu'un boîtier plus modeste !... Incroyable ? Pas vraiment !... Permettez-moi une double comparaison un peu audacieuse mais qui surlignera bien mon propos je pense :
Un débutant en musique fera sortir quelque chose de pas terrible, mais d'audible, d'un violon de bas de gamme mais fera hurler un Stradivarius (et son auditoire par la même occasion !). De même un conducteur automobile moyen (comme vous et moi) pourra se servir efficacement d'une voiture de série, même GTI, même sportive, mais se plantera lamentablement sur quelques mètres au volant d'une formule 1 !... Ce sera exactement la même chose avec nos boîtiers !... Je m'explique : offrez un compact numérique bas de gamme, mise au point automatique et exposition automatique (idem en argentique avec un point and shoot tout automatique) à un photographe médiocre et il donnera des images médiocres. Offrez-lui un boîtier haut de gamme et entièrement manuel (ou à automatismes débrayable) comme un boîtier moyen format et il donnera des images ignobles, si encore il sera capable d'obtenir une image !... Mais l'inverse est également vrai : un photographe averti fournira de bonnes images avec un appareil nul et de bien meilleures images avec un matériel haut de gamme...

Ce n'est que lorsque la technique est parfaitement maitrisée que vient le moment d'apprendre à dompter le matériel de pointe pour en faire une extension de sa vision de l'image souhaitée... et le moyen format, contrairement au petit format, est un médium très exigent et donc pas à la portée du premier curieux venu !... Seuls les amateurs éclairés s'y frottent, les autres s'y noient très rapidement...

J'ai dit plus haut que les reflex petit format étaient « universels », et c'est vrai dans un sens... mais c'est comme tout, quand on sait tout faire, on ne sait rien faire à fond... en ce sens universalité est synonyme de compromis... Et vous avez vu dans le chapitre précédent que les boîtiers moyen format sont capables de beaucoup de choses mais qu'aucun ne peut prétendre à une note de "3" partout mais que tous avaient au moins une note égale à "3"... en petit format, il y a peu de chance de trouver une rubrique notée "0" ou "1", mais il y a également peu de chance de trouver des "3" (selon les mêmes critères d'évaluation) !... Voyons cela de plus près avec quelques exemples dans l'ordre du tableau du chapitre précédent :
- en architecture, vous pourrez certainement utiliser un reflex petit format mais l'accès aux optiques à décentrement est limité et presque exclusivement dans les grands angles pas terribles pour ce type de photographie... en plus, la résolution et la qualité globale des images de petit format n'est pas franchement au faîte pour cet exercice.
- en reproduction, les boîtiers petit format sont confrontés à deux problèmes : 1) la mise au point super précise sur une surface plane qui n'est pas assurée par l'autofocus et les systèmes de mise au point manuels sont trop peu adaptés 2) il faut une résolution très poussée et très fiable pour pouvoir reproduire fidèlement les détails et les couleurs et nous avons vu l'avantage des grandes surfaces de négatif sur ce point...
- en paysage, tout le monde fait de la photo de paysage en petit format mais uniquement parce qu'il ignore les capacités des formats supérieurs !... Aucun boîtier petit format ne délivrera jamais ni la résolution ni les nuances dans les gradations tonales, ni la précision dans les couleurs, ni les détails dans les ombres, qu'offres les formats supérieurs.
- en portrait, s'il est possible de s'y frotter en petit format, les formats plus grands s'imposent d'eux-mêmes ne serait-ce que pour la plus petite profondeur de champ des objectifs de focale plus longue (119mm pour un 60x90 contre 50mm pour un 24x36) et l'aspect plus doux et plus net des grandes surfaces sensibles (voir plus haut)

Par contre, il faut reconnaître que pour ce qui touche à la chasse photo ou le sport, malgré une qualité d'image inférieure, les reflex petit format restent les maîtres incontestés.

Bien sûr, tout ce que j'ai dit ici est encore plus vrai en photographie grand format mais ce n'est pas le sujet ici !...

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AU MOMENT DU CHOIX

Ah, voilà le moment tant attendu (pour les lecteurs) et le moment tant redouté (pour moi) ! Si vous avez déjà lu les autres pages de ce site www.thydelor.eu (si ce n'est pas le cas, je vous y invite vivement ! ), vous savez déjà que je ne prends pas le risque de dire achetez ceci plutôt que cela (!), le choix d'un boîtier petit format ou numérique est assez difficile comme cela, et en moyen format c'est encore pire !... Comme je le dis souvent, le choix d'un boîtier doit s'effectuer avec les mêmes critères que le choix d'une compagne (un compagnon) ou une amie (un ami) !... J'aime également rappeler la remarque d'un amis qui, au moment du choix d'un boîtier moyen format me disais, j'ai pu essayer xxx, il est vraiment super... mais je ne le sens vraiment pas !... Comment voulez-vous, dans ces conditions, que je vous oriente ? Il existe plusieurs boîtiers que j'adore, cela ne veut absolument pas dire que l'un d'entre eux pourra vous contenter !... Donc, plutôt que de dire achetez ceci ou cela, je vous propose plutôt de vous accompagner sur un chemin de choix, selon plusieurs critères...

1) le budget est serré : orientez-vous vers un moyen format bi-objectif. Ce boîtier sera (très) ancien et ne coûtera vraiment pas grand-chose si vous ne vous fixez pas sur un Rolleiflex !... Mais le choix de bi-objectifs de moyen format est très vaste !... Sinon, vous pouvez trouver en neuf des bi-objectifs chinois de la marque Seagull de (bonne) qualité ou un bi-objectif russe de la marque Lubitel (ce dernier ayant pris une valeur injustifiée depuis la naissance de la société Lomography !). Si vous souhaitez la qualité professionnelle et la solidité, tournez-vous donc vers les Mamiya Cxxx, gros, lourds mais increvables. Si vous voulez plus léger et encore moins cher, il y a une myriade de marques des années 1950 d'excellente qualité et qui ne coûtent plus rien (Semflex par exemple).
2) le budget est illimité : vous pouvez vous faire plaisir en investissant dans des marques mythiques comme Hasselblad ou Rollei. Mais sachez que leur cote ne reflète pas leur qualité mais plutôt l'aura qui les entoure... vous pouvez trouver aussi bien et voire mieux pour moins que le quart du prix !...

Ensuite, il faudra trouver dans les chapitres précédents les caractéristiques qui semblent vous convenir. Mais ce n'est pas tout, il y a dans d'autres pages de ce site www.thydelor.eu qui traitent des boîtiers moyen format et vous seriez bien inspirés de les lire !... Je vous ai parlé des formats et de comment faire pour vous orienter vers un format plutôt qu'un autre, je vous ai donné les points forts de quelques boîtiers, cela devrait également vous orienter.

Je dirai, pour me mouiller un peu, que parmi les excellents boîtiers pas très chers, des marques comme Zenza-Bronica ou Mamiya vous offrent avec quelques 30 années de retard de véritables petits bijoux...

Un autre point à prendre en compte : la frilosité du futur acquéreur. Il y a en effet, deux moyens de se lancer en moyen format : l'immersion brutale qui consiste à directement acheter ce qu'il y a de plus gros, de plus lourd et de plus compliqué et d'apprendre à en tirer quelque chose. Mais il y a l'inverse, également respectable, qui consiste à entrer dans le monde du moyen format sans pour autant trop se dépayser de ses habitudes du petit format : si vous utilisiez avec plaisir un petit format télémétrique, l'achat d'un télémétrique moyen format sera une excellente porte d'entrée -attention toutefois aux télémétriques 45x60 qui cadrent en orientation portrait (donc inverse du cadrage paysage des appareils petit format)-.

Pour ce qui est de ceux qui ne connaissent pas ou n'apprécient pas les boîtiers télémétriques, le passage en douceur au moyen format peut consister à se fixer sur le format 45x60 qui permet de fabriquer des boîtiers les plus compacts et les mois lourds du monde du moyen format (excepté les bi-objectifs qui sont les moins lourds). Encore faut-il se retrouver dans ce format, le plus petit du moyen format.

En réalité, le cheminement que je conseille est le suivant :
1) déterminer son format préféré (voir chapitre plus haut)
2) se créer une liste des boîtiers correspondant à ce format et aux caractéristiques qui vous plaisent (voir chapitres plus haut)
3) faire ami-ami avec un collectionneur ou à défaut se rendre à une foire photo (une liste est proposée dans mon site) et prendre en mains tous les modèles de sa liste. C'est totalement permis !... Vous aurez immanquablement le coup de foudre pour celui qui vous conviendra le mieux.

Puis viendra le moment de l'achat. Et là nous sortons du sujet de cette page, mais j'ai développé ce sujet sur d'autres pages de mon site... il n'y a aucune différence de critères qu'il s'agisse d'un boîtier moyen ou petit format dès lors qu'il a pris de l'âge... mais gardez présent à l'esprit que la longévité d'un boîtier moyen format professionnel est quasiment infinie (voir le chapitre plus haut !).

Pour vous donner une idée, je vous parlerai de mes sentiments (qui ne s'appliqueront pas forcément à vous) :
- j'adore les formats 60x60 et 60x70. Ces deux formats étant assez particuliers, il faudra apprendre à les utiliser comme ils le méritent. Et ce n'est pas parce qu'un réseau «social» photographique s'est fixé pour but de singer le polaroïd avec des images carrées que le 60x60 soit à la portée de tout le monde. Je possède deux 45x60 cubiques (Bronica ETR et Pentax 645) que j'apprécie beaucoup mais que j'utilise moins pour cause de format trop "serré" mais le gain de poids fait que je les utilise tout de même...
- j'adore les boîtiers réservés au studio (en théorie puisque je les utilise très souvent en extérieur et même à main levée !), c'est à dire de forme cubique avec un viseur capuchon et sans posemètre. Même si j'utilise avec beaucoup de plaisir les appareils plats (Kiev-60 et Pentax 6x7). C'est à croire que plus un boîtier est gros et lourd et plus je l'apprécie... le Mamiya 67 RB proS et le Bronica EC-TL qui pèsent chacun le poids d'un âne mort me font particulièrement vibrer.
- j'aime beaucoup mes boîtiers soviétiques (Saliout-C, Kiev-60 et Kiev-88 CM) mais je ne vous stimulerai pas à en acquérir un, du moins pas pour débuter en moyen format... vous trouverez sur d'autres pages les raisons qui me poussent à dissuader le débutant à acquérir un matériel extraordinaire, récent et au prix dérisoire...

Il ne vous reste plus qu'à regarder un peu partout à quoi ressemblent les images créées au moyen format de façon à les différencier de celles créées au petit format et... de vous lancer à votre tour... Tout ce que vous devez savoir se trouve dans les autres pages de mon site www.thydelor.eu...

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ET TOUS CES BOÎTIERS MOYEN FORMAT DONT JE NE PARLE PAS

De nombreux lecteurs s'offusqueraient de ne pas trouver ce paragraphe... et avec raison certainement. Je n'en ai pas parlé pour au moins cinq raisons :
1) ces boîtiers ne m'intéressent pas franchement.
2) ces boîtiers ne permettent pas la création d'images au sens où je l'entends.
3) cette page s'adressant aux débutants, je ne suis pas certain qu'un débutant trouverait un grand intérêt à ces boîtiers.
4) ces boîtiers sont si vieux qu'il faut un œil exercé et une technique éprouvée pour ne pas en acquérir un à l'aveuglette... et je ne suis pas certain que les premiers destinataires de cette page en soient en capacité.
5) la plupart utilisent des films qui n'existent plus, certains utilisent des films 120, mais ils faut soit avoir la chance d'en trouver un équipé d'un axe 120 vide soit savoir (re)connaître le format utilisé, ce qui n'est pas non plus à la portée du premier amateur numériste venu !...

Mais puisqu'ils existent encore, mais puisqu'ils sont légion, mais puisqu'ils sont (quasiment) gratuits, je vais en dire deux mots.

Contrairement à tout ce que j'ai dit plus haut en ayant à l'esprit des boîtiers professionnels récents (si on peut considérer comme récent les années 1960 à 1980), nous sommes ici en présence d'appareils photo amateurs des années 1930 à 1950(?).

En deux mots comme en cent, il s'agit des box et des foldings. Je vais représenter ces deux catégories par l'image pour fixer les idées aux non connaisseurs :


Box

Folding

Bien sûr les foldings ont poursuivis leur carrière jusqu'à nos jours, mais les foldings modernes sont des appareils haut de gamme, sans aucune comparaison possible avec ces vénérables ancêtres...

Certains avaient des caractéristiques très intéressantes, mais ils ne sont pas faciles à trouver. Ceux à notre disposition sont généralement des point and shoot, au mieux des appareils permettant certains réglages mais tellement approximatifs qu'ils risquent de dégoûter à tout jamais un amateur moderne qui veut s'essayer au moyen format avec ce genre d'appareil !...

La visée se faisait généralement sur un micro dépoli qui recueillait l'image d'une petite fenêtre renvoyée par un tout petit miroir (comme sur le box présenté ci-dessus). Non seulement l'image était décalée du centre optique de l'objectif de prise de vue (ce n'est pas catastrophique en soi), mais la visée était très sombre et, en plein jour, le dépoli semble ne rien montrer du tout. La visée pouvait également se faire via un pseudo prisme (comme sur le folding présenté ci-dessus). Non seulement l'image était décalée du centre optique de l'objectif de prise de vue (ce n'est pas catastrophique en soi), mais la visée était très difficile et ne plus correspondre à la réalité dès lors qu'un décalage microscopique était laissé à la mise en place du viseur (ou décalage causé par les affres de la vie de ces vieux appareils). La visée pouvait également être de type "sport" (voir le chapitre sur les viseurs) avec tous les défauts (et les quelques qualités) inhérents à ce système.

En plus, aucun contrôle de la précision de la mise au point. D'ailleurs, au mieux, on bénéficiait d'une échelle de distances de mise au point qu'il fallait régler de manière totalement pifométrique (donc très probablement fausse), au pire (mais au plus facile) une échelle iconique (portrait proche, portrait moyen, groupes, paysage lointain).

Les réglages de vitesse et de diaphragme 100% manuels n'ont quant à eux rien de particulièrement rébarbatif (les boîtiers moyen format dont je parle fonctionnent de la même manière), mais les échelles peuvent être pour le moins exotique (sauf si l'appareil était équipé d'un obturateur Compur® !).

Vu leur grand âge, le soufflet a toutes les chances d'être percé ou sur le point de se déchirer donc l'appareil devient inutilisable...

Les objectifs lenticulaires de l'époque ne permettaient pas une qualité suffisante pour tirer profit de tous les avantages des films de "grande taille". Certes, pour les effets spéciaux, surtout en couleurs, c'est très intéressant, mais on ne peut pas faire uniquement des images douces et manquant de piqué !... Ces objectifs ne possédaient aucun traitement de surface, ils étaient très sensibles au flare, au ghosting et à toutes les déformations et aberrations possibles et imaginables...

Si vous voulez vous amuser, certes vous pouvez en acheter (voire en sauver) un. Si vous êtes déjà rompu à l'utilisation de boîtiers moyen format modernes, vous pourrez les utiliser avec bonheur dans certains cas, mais c'est tout !...

Oui, ces antiquités utilisent des films "moyen format", oui, ils faisaient des images en 60x90 (pour la plupart) donc oui, ce sont des appareils moyen format, donc oui, ils méritaient au moins une ligne sur cette page... voilà qui est fait !... C'est un hommage bien misérable, mais c'est un hommage tout de même !...

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