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Vous avez débuté votre activité de photographe amateur il y a un certain temps, peut-être grâce (ou à cause) aux lectures de différentes pages de www.thydelor.eu, vous avez déjà vécu l'angoisse de la page blanche (en réalité la perte de votre inspiration), vous vous dites que vous avez fini votre parcours, que vous n'avez plus rien à raconter, malgré les nombreuses propositions données dans ce site (ou peut-être quelques autres )... Vous gémissez en prenant conscience que vous n'évoluez plus et que vous n'évoluerez plus... autant tout abandonner tout de suite... NON, votre planche de salut se trouve dans l'évolution de vos capacités photographiques, nous allons essayer de voir comment devenir un meilleur photographe...

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ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Le matériel La mise en condition
La recherche de sujet La composition du sujet
La mise en application des exercices La critique constructive
Cinq petits exercices journaliers Solitaire mais pas seul...
La recette du succès en 3 points Les questions -juste- avant le déclenchement
Vous... et les autres Le moins souligne le plus
De prendre le train en marche... Donc vous pensez qu'il faut prendre des cours ?
Découvrir et implanter sa vision Quelques trucs tout bêtes pour avancer
Trouver un équilibre visuel  


LE MATÉRIEL

Eh oui, voilà le maître mot (j'aurais même envie de rire en disant qu'il s'agit du maître maux, mais puisqu'il ne s'agit pas de pluriel dans la phrase, cela risque de dérouter nombre de mes contemporains ). Visitez tous les sites possibles et imaginables, lisez tous les magazines photo possibles et imaginables, la conclusion est univoque : hors d'un boîtier reflex super haut de gamme et d'une collection de 500 objectifs super haut de gamme... point de salut !!!

Non, vous ne rêvez pas, vous êtes bien en train de lire une rubrique de www.thydelor.eu, donc il ne s'agit pas de prendre cette introduction au pied de la lettre... vous me connaissez bien maintenant... mes conseils iront dans une toute autre direction bien sûr !...

Je vous ai déjà répété à maintes reprises que ce n'est pas le boîtier qui fait la photo (en réalité si, mais il ne fait que la photo "matérielle"—ce qui ne veut plus dire grand chose quand il s'agit de numérique—) mais bien le photographe qui commande le boîtier... et je ne vais pas changer d'avis pour cet article... quel que soit votre boîtier, il fera par-fai-te-ment l'affaire...

L'élément principal —au niveau matériel— est bien l'optique utilisée, ça aussi je l'ai déjà souligné à plusieurs reprises, mais ce chapitre s'appelle bien « devenir meilleur photographe » il n'a donc rien à faire avec le nombre ou la qualité des objectifs disponibles... Par contre, c'est bien au niveau des optiques que se situera ma technique pour améliorer votre photographie :

Pour devenir meilleur photographe, il faut et il suffit de connaître sa focale de prédilection (voir ici) et surtout ne rien acheter de plus que ce que vous possédez déjà (pour peu que vous possédiez déjà cette focale de prédilection !). L'idéal est de posséder un objectif à focale fixe qui correspond à votre focale de prédilection (qu'elle soit 28mm, 35mm, 50mm, 70mm —équivalent 24x36— ou autre). Si vous ne possédez qu'un zoom proposant (entre autre) votre focale de prédilection, il vous suffira d'acheter du gaffer et de régler la bague de zoom sur cette focale et de scotcher la bague de réglage du zoom de manière à transformer (provisoirement) votre objectif en focale fixe. Si, malheureusement pour vous, vous ne possédez qu'un compact à objectif zoom fixe, il sera impossible d'appliquer mon conseil... dans ce cas, oubliez votre focale de prédilection, réglez systématiquement votre zoom à la même valeur : soit en grand angle maximum, soit en téléobjectif maximum, soit ne jamais toucher au réglage du zoom si votre boîtier cale le zoom toujours à la même valeur lors de sa mise sous tension.

Et voilà, c'est tout !... N'achetez pas de matériel supplémentaire, même si tout le monde, stimulé par les industriels, vous a fait intégrer que le matériel photo est le paramètre d'une meilleure photographie. C'est effectivement une tentation tellement facile —et évidente— de laisser tout le travail au matériel photo et de se décharger de la responsabilité d'une mauvaise qualité d'image. Et pourtant, c'est exactement l'inverse dans la vraie vie... avoir moins de matériel photo permet au photographe de véritablement s'améliorer...

Ne me faites pas dire qu'il ne faut pas acheter plus de matériel... je serais mal placé pour vous imposer cela en voyant le matériel que je possède... chacun fait ce qu'il veut avec son argent et avec son plaisir, ce n'est pas moi qui vais critiquer... au contraire, je respecte, MAIS pour l'exercice d'amélioration, il est fortement conseillé d'enfermer son matériel supplémentaire bien à l'abri dans son sac photo et, pour un temps, n'utiliser qu'un seul boîtier et une seule focale d'objectif...

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LA MISE EN CONDITION

Eh oui, comme nous venons de le voir, devenir meilleur photographe est totalement indépendant de son matériel (ou de son manque de matériel). En effet, il faut se poser la question de ce qu'est finalement la photographie pour pouvoir réellement évoluer...

Même si cela peut paraître bête à force d'être évident, il est indispensable de rappeler que faire une photographie c'est voir son sujet... et pour voir son sujet, il faut savoir regarder. Et, justement, dans notre monde actuel, où tout le monde est abreuvé (pour ne pas dire harcelé) d'images partout, on a tous perdu notre capacité à regarder... Et c'est valable pour toutes ses fonctions... à force d'être baigné par la musique on ne sait plus entendre, à force de manger des trucs prémâchés (j'exagère à peine !), nos mâchoires se rétrécissent (abandonnant au passage nos dernières molaires... on a cru que cela était du à l'évolution, on sait aujourd'hui que c'est une question d'adaptation à l'inutilité !).

Donc, pour faire de la bonne photographie, il va falloir réapprendre à regarder !... Et pour cela, aussi paradoxal que cela pourrait paraître, pour (ré)apprendre à regarder, il faut oublier totalement non seulement l'acte photographique mais la photographie au sens large !...

Selon la flexibilité de votre emploi du temps, offrez-vous chaque jour une « pause » de 5 minutes, ce n'est vraiment pas impossible, même avec la vie trépidante du XXIè siècle... Ne choisissez pas l'endroit, tout est bon, même et surtout les endroits de votre quotidien : domicile, bureau, usine, cantine, salle de classe, café, que sais-je encore... Cet exercice, bien évidemment devra se faire sans avoir le moindre matériel photo à porté de main, même pas un smartphone (!). Pendant ces 5 minutes, ne pensez à rien, laissez votre esprit ouvert à tout (évitez comme la peste le casque et le MP3 !) et scrutez votre environnement. Ne cherchez rien dans cet environnement, scrutez, c'est tout.

Cela prendra plus ou moins de temps, mais tout le monde arrivera au même résultat... pas de découragement ! Débutez déjà l'exercice... vous passerez ensuite à l'étape ultérieure.

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LA RECHERCHE DE SUJET

Pour savoir si vous êtes mûr pour la nouvelle étape, il faut que vous ayez pris conscience que vous êtes à présent capable de repérer des détails jusque là ignorés dans votre environnement quotidien. Il est maintenant temps de penser photographie. ATTENTION, je dis bien qu'il est temps de penser photographie, je n'ai pas dit qu'il était temps de faire de la photographie !!! C'est encore beaucoup trop tôt !

Puisque vous êtes capable de débusquer des détails, vous êtes potentiellement capable de trouver des sujets de photographie MAIS trouver une idée de sujet n'est pas trouver un sujet photographiquement exploitable !... Si vous photographiez ces détails, vous obtiendrez probablement des images originales mais certainement pas (sauf coup de chance) des images intéressantes, parlantes et agréables...

Il faudra s'efforcer, lors de cette étape de rééducation de l'œil, de se fixer sur un détail qui pourrait faire une photo, de l'isoler totalement de son contexte réel (mentalement bien sûr !) et chercher s'il ne pourrait pas être plus puissant vu sous un autre angle, vu de plus haut ou de plus bas, tourner autour, dans la mesure du possible et visualiser que tel angle est meilleur ou pire que l'angle précédent.

Faites de même pour chaque détail qui aura pu attirer votre œil lors de votre recherche journalière de 5 minutes...

Cette étape peut également être plus ou moins longue selon les personnes, mais donnez-vous le temps nécessaire avant de passer à l'étape suivante...

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LA COMPOSITION DU SUJET

Vous avez maintenant la capacité de trouver des sujets, vous savez trouver le meilleur angle MAIS ce n'est pas tout ! Ce qui fait la photographie c'est, outre le sujet qui finalement n'a qu'une importance secondaire, c'est plutôt la capacité de retirer la beauté et/ou l'information (réelle ou construite) que l'on peut tirer du sujet !...

Il faut maintenant apprendre à placer son sujet dans le cadre de son support (film ou capteur numérique) en fonction du grossissement offert par sa focale de prédilection (cf premier paragraphe) et apprendre à jouer avec la lumière... En effet, c'est bien la somme sujet + cadrage + composition + angle de prise de vue + éclairage qui fera la bonne photographie. Bien sûr, il y a aussi l'exposition, mais ça ce n'est que de la technique... et la technique vous la possédez déjà puisque vous avez pris conscience du manque de qualité de vos images...

Pour réussir cette étape, la plus frustrante de toutes, je vous proposerai de vous munir de votre boîtier sur lequel vous aurez monté votre objectif de prédilection MAIS de ne pas charger votre appareil !!! Il ne s'agit pas encore de faire des photos !!! Ainsi, emportez votre matériel mais oubliez volontairement vos films ou cartes mémoires chez vous... et si la mise au point peut se faire manuellement, allez jusqu'à « oublier » la batterie !!!

Ne considérez pas cette étape comme une balade photographique... elle est strictement identique aux étapes précédentes, une pause de 5 minutes dans votre environnement quotidien, ni plus, ni moins.

Cet exercice doit vous permettre de restreindre le champ de vision que vous avez acquis lors de la première étape au champ de vision de votre focale de prédilection. Elle vous permettra également de mieux apprivoiser toutes les étapes précédentes au travers de « l'œil de l'appareil photo ». Vous pourrez mieux isoler les effets de la lumière (zones bien éclairées, ombres portées), la forme de votre sujet, ses couleurs (ou ses niveaux de tonalités), sa structure, sa texture, etc.

Mais au-delà de cette recherche (ou de cette découverte), l'exercice va vous apprendre à arrêter le temps... faire de la photographie, même d'action, exigera toujours que vous vous placiez en retrait de la temporalité de la scène photographiée. Personnellement, mais je ne suis toujours pas un modèle à suivre —loin de là —, j'ai appris, par la force des choses, à prendre mon temps dans la création d'une image en faisant du moyen format « cubique » dont la mise en œuvre est très longue (moins qu'en grand format !)... mais je ne pouvais décemment pas vous demander d'acquérir un système moyen format (ou grand format) uniquement dans le but de réussir cette étape... cela irait à l'encontre de la philosophie de mon site...

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LA MISE EN APPLICATION DES EXERCICES

Vous avez maintenant atteint l'avant dernière étape de ma technique. Elle vous permettra, enfin, de vous retrouver dans la peau d'un photographe, même si vous devez toujours vous considérer comme un apprenant !...

Cette fois, vous allez vous armer de votre boîtier équipé de votre objectif de prédilection MAIS également équipé d'une batterie ET d'un (ou plusieurs) film(s) ou carte(s) mémoire. Vous allez programmer un après midi ensoleillé en pleine nature, dans un endroit que vous avez toujours considéré comme « sans intérêt photographique ». Prévoyez une sortie d'au moins 3 heures et, reprenez les étapes précédentes pour finir par créer des images bien réelles cette fois !... Si vous faites du numérique, ne vérifiez surtout jamais le résultat sur votre écran LCD arrière.... attendez d'être de retour à la maison pour développer vos films ou pour visualiser vos images sur l'ordinateur...

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LA CRITIQUE CONSTRUCTIVE

Vous voilà arrivé au bout de l'épreuve, pas si désagréable que ça, avouez ...

Il faudra maintenant que vous endossiez le costume du critique à la dent dure. Critiquez chacune de vos images récoltées lors de la précédente étape. Il ne faut rien laisser passer, rien !... Mauvais cadrage, mauvaise composition, mauvaise symétrie, ombres désagréables, images plates, images inintéressantes, tout doit y passer... et pas de pitié, vous devez vous « casser »...

Notez le nombre total de photos récoltées. Comptez le nombre de photos que vous trouvez « bonnes ».

Si vous obtenez 25% de bonnes images (ou plus), vous n'avez pas un jugement assez sévère. Essayez encore.
Si vous obtenez 10% de bonnes images, vous pouvez reprendre votre parcours photographique, vous progresserez à coup sûr.
Si vous obtenez moins de 5% de bonnes images, poursuivez votre rééducation encore un peu...

Si vous vous sentez prêt, prévoyez systématiquement une critique sévère de toutes les images qui verront le jour après votre rééducation et gardez les bonnes images que vous pourrez re-critiquer dans quelques mois puis une année... vous constaterez que votre progression est en route !...

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CINQ PETITS EXERCICES JOURNALIERS

Puisque vous avez réussi à intégrer les conseils d'ordre général, il ne faut pas s'amputer de quelques points plus bassement techniques pour exploser ses capacités à obtenir de meilleures photos... Je vous proposerai donc cinq petits exercices à appliquer dès que possible, l'idéal étant de les pratiquer tous les jours, mais il ne faut pas rêver... qui peut faire de la photographie tous les jours ? Aussi, chaque fois que vous trouvez un moment dans votre vie trépidante, empoignez votre boîtier et pratiquez ces petits exercices jusqu'à ce que vous vous sentiez réellement à l'aise avec eux...

ATTENTION : ces exercices ne doivent en aucun cas vous faire oublier ce qui a été dit dans les articles précédents !... Ils viennent en plus, bien sûr !...

1) Utilisez la mesure SPOT pour déterminer l'exposition de vos photos.

J'ai parlé des modes de mesure de l'exposition dans une autre page. Je ne dis pas ici qu'il faut oublier tous les autres modes de détermination de l'exposition... je vous propose de n'utiliser que la mesure spot pour l'exercice... Hors exercice, libre à vous d'utiliser les autres modes !...

Pourquoi proposer cette méthode exclusivement ? Tout simplement parce que le mode multizone est trop efficace et trop simple d'utilisation ! Si vous vous fixez au mode multizone, jamais vous ne saurez déterminer les différentes luminations et jamais vous ne saurez influencer le résultat de vos images. La mesure spot, au contraire, demande une bonne compréhension de la scène à photographier, elle impose la détermination de la zone à prendre en compte, elle impose éventuellement la nécessité de faires des moyennes de plusieurs mesures !... Sans compter que tout efficace que soit le mode multizone, jamais personne ne pourra vous garantir qu'il vous servira efficacement dans tous les cas... alors que la mesure spot, une fois bien comprise et bien appliquée, vous garantira une réussite à 100% de toutes vos expositions, même en situations très difficiles d'écarts de lumination !...

Le système standard de mesure spot permet d'effectuer la mesure sur une zone extrêmement réduite de la scène à photographier qui, à elle seule, devra déterminer les paramètres pour une exposition moyenne de toute la scène. De ce fait, vous devez être capable de définir précisément (avec beaucoup de soins) la localisation de la zone spot de mesure... il faut étudier précisément la scène et décider de la meilleure zone où effectuer la mesure...

Et le seul moyen d'apprendre à déterminer le meilleur placement possible de la zone de mesure est : l'échec !... Donc effectuez cet exercice soigneusement et, le jour où vous obtiendrez 100% d'images correctement exposées, vous aurez compris et l'exercice sera une réussite !... Ce jour là, vous pourrez toujours décider de poursuivre l'exercice avec un autre mode de mesure et de tous les apprendre de la même manière !...

2a) Développez rapidement le film si vous faites de l'argentique

N'allez pas faire vos exercices et attendre d'avoir 50 films exposés pour les développer !... Il faut être capable d'analyser vos images alors que vous êtes encore bien imprégné de la situation dans laquelle vous vous trouviez lors de l'exercice... faute de quoi cet exercice sera sans intérêt. Le but de l'analyse consistera à juger l'image de la même manière que vous analyserez l'histogramme en numérique (voir plus bas en 2b)

2b) Vérifiez l'histogramme si vous faites du numérique

Si je disais plus haut de ne pas vérifier le résultat de l'image à peine capturée sur votre écran LCD, il en va tout autrement de l'histogramme, pour l'exercice tout du moins... Il suffit de régler son boîtier de manière à ce qu'il affiche sur l'écran LCD l'histogramme plutôt que l'image capturée (dans la mesure du possible) ou au moins l'histogramme (ou les 3 histogrammes RVB) et une toute petite image.

Vous pourrez trouver tout ce qu'il y a à savoir sur les histogrammes dans une autre page du site, mais pensez à vérifier systématiquement vos expositions via l'histogramme après votre détermination par mesure spot...

Pourquoi vérifier systématiquement l'histogramme (dans le cadre de l'exercice !) ? Tout simplement pour acquérir la compréhension de la répartition de la luminosité dans les scènes capturées et, accessoirement, comprendre si votre image est sur ou sous exposée, même sans visualiser l'image résultat...

3) Utilisez le mode d'exposition manuel

Les modes programme, automatique et semi-automatique, sont efficaces mais trop simples. Pour pouvoir réellement décider ce que devra être votre image finale il faut absolument être capable de déterminer manuellement ses paramètres d'exposition.

Le mode d'exposition manuel va vous forcer à penser à la luminosité du sujet dans son environnement mais en plus, de mener cette réflexion en tenant compte des impératifs de profondeur de champ ainsi que des impératifs d'éviter les flous de bougé !... En plus, ce mode est excellent si combiné à la mesure spot que je propose pour cet exercice puisqu'il vous oblige à être capable de sélectionner les réglages d'exposition qui fonctionneront pour une zone spécifique de la scène à photographier...

4) Déterminez un équilibre des blancs personnalisé

La balance des blancs automatique est globalement efficace mais trop simple d'utilisation !... Il faut que vous soyez capable de définir manuellement le meilleur réglage de manière à ne pas être « coincé » face à une scène comportant plusieurs sources de lumières de températures de couleur différentes. Cas de figure où la balance des blancs automatique est inefficace !...

La détermination manuelle de l'équilibre des blancs est assez difficile pour le débutant puisque l'utilisation de la carte d'équilibre (blanc ou gris neutre) peut donner de mauvais résultats selon son orientation face à votre objectif !...

Apprenez à régler manuellement l'équilibre des blancs avec votre boîtier et expérimentez en maintenant la carte de balance des blancs (un simple carton blanc ou gris neutre fera très bien l'affaire) sous différents angles devant votre objectif en fonction de la localisation de la source (ou des sources) de lumière pour comprendre et ainsi apprendre à vous tirer d'affaire dans toutes les situations difficiles d'éclairage...

5) Sélectionnez UNE image par jour

Plutôt que de "stérilement" faire des images pour faire l'exercice, apprenez donc à tout mener de front en faisant l'exercice MAIS déjà dans le but de faire de bonnes images !... Sélectionnez donc une image par jour d'exercice, il faut que cette image soit digne d'être tirée (ou imprimée) et affichée sur un mur de votre maison (au moins de votre bureau !).

Cette partie de l'exercice va vous forcer à aiguiser votre esprit critique afin d'identifier la photo qui sera la plus méritante à chaque jour d'exercice.

Quand vous estimerez que cet exercice est terminé, quand vous serez sûr d'être très à l'aise avec tous ces aspects techniques, reprenez toutes les images « gagnantes » et exposez-les à la critique d'autres photographes de votre entourage. Évitez les publications sur les réseaux sociaux, vous connaissez mon point de vue à leur sujet, où on ne retrouve que des compliments même face aux images les plus loupées qui soient.

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SOLITAIRE MAIS PAS SEUL...

En lisant les articles ci-dessus, et en (re)lisant l'anecdote ici, vous comprenez immédiatement que la création photographique, en cours de formation, en cours de perfectionnement ou même lors de la pratique courante, exige une attention de tous les instants et, souvent, la nécessité de suspendre toute activité pour attendre le meilleur moment pour déclencher !...

Cela ne parait pas mais croyez moi, cette exigence vous rend tout bonnement asocial ! Et j'ai testé pour vous !... Dans l'espoir de revenir avec d'excellentes images, emportez votre matériel photographique avec vous lors d'une balade programmée, en couple ou entre amis. Il n'y a que deux possibilités : soit vous revenez sans la moindre image digne de vos espérances, soit vous voilà engagé dans une action de séduction visant à vous réconcilier avec votre conjoint ou avec vos amis !... Et ceci ne se limite pas à la sortie photographique... imaginez-vous avec une bande d'amis au bord d'un stade pour couvrir une rencontre sportive... même résultat ! De la photographie de studio ? Imaginez une bande d'amis dans le studio pendant que vous êtes en train de travailler avec un modèle... vous perdrez ou bien le modèle ou bien les amis (ou bien les deux !). Et on pourra retrouver le même cas de figure, quel que soit le type de photographie envisagé !...

Même si l'acte photographique amateur n'est pas vital, si vous souhaitez évoluer et obtenir de bonnes images, il n'y a pas 36 solutions : il faut s'imposer un minimum de sérieux !... Seuls les lomographes s'appliquent à tout prendre à la légère et à la dérision mais leur but avoué n'est pas la bonne photo recherchée et travaillée, c'est le fun qu'ils recherchent, tant à la prise de vue qu'au visionnage des résultats... Je ne critique pas cette approche, au contraire, je stimulerai même mes contemporains à s'essayer à l'exercice (uniquement comme une récréation dans un parcours plus poussé), mais il faut systématiquement adapter son état d'esprit au type et à la qualité de photographie que l'on recherche...

L'isolement du photographe lui ouvre tous les sujets, tous les horizons. En plus, cet isolement ne le freinera pas dans sa démarche... il pourra virevolter si nécessaire, rester statique pendant des heures si nécessaire, personne ne le dérangera et il ne dérangera personne. L'isolement apporte au photographe toute la sérénité nécessaire à la création photographique.

Dans le titre de l'article je disais « solitaire mais pas seul ». Il est vrai que ça ne veut pas dire grand chose, mais c'est plutôt accrocheur comme titre non ? Bref. Si la création impose la solitude, une fois la création terminée, le photographe en besoin d'évolution a le devoir de retourner vers les autres ! Rester isolé après la création est contre productif pour au moins deux raisons : les images créées resteront inconnues donc perdront une grande part de leur intérêt et, en plus, l'absence d'échanges ne permettra jamais de connaître la véritable valeur de ces images ainsi créées donc l'évolution de sa pratique photographique sera stoppée net !...

Voilà donc le message que je souhaitais faire passer dans cet article : apprenez à vous isoler pour créer, c'est un exercice excellent et très efficace, mais surtout, une fois les images terminées, apprenez à vous entourer, votre entourage proche c'est très bien, d'autres photographes amateurs c'est encore mieux, des photographes professionnels peuvent également apporter une vision positive mais uniquement s'ils sont capables de pédagogie (sinon, autant les éviter !). Les clubs photo retrouvent ici toute leur valeur mais attention : allez voir mes autres pages dans lesquelles je vous parle du choix judicieux de votre club photo !... Par contre, et ça aussi je le répète, évitez comme la peste les sites de partage d'images... ils n'apportent rien de bon (et au passage, on y vole vos photo : souvenez-vous de ce « photographe » américain qui imprimait des captures d'écran des photos des autres et qui les vendait plusieurs milliers d'euros chacune, sans reverser le moindre centime au véritable auteur, bien sûr !).

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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LA RECETTE DU SUCCÈS EN 3 POINTS

Oh la vache... il m'arrive d'utiliser des titres accrocheurs, mais là !...

Bon, chose promise, comme on dit, voici ces 3 points :

— 1) Devenir réellement bon. Et bien oui, cela est une lapalissade, je suis sûr que si quelqu'un demande comment réussir, il ne s'attend pas à ce genre de réponse... et pourtant, c'est LA SEULE réponse qui soit !... Ce n'est pas en proclamant sa supériorité, ce n'est pas en s'affublant du titre de photographe voire d'artiste, ce n'est pas en se faisant de la pub qu'on progressera, tout au plus on fera croire aux gogos qu'on est bon, mais on ne trompera pas ceux qui s'y connaissent un peu et, plus important encore, on ne se trompera jamais soi-même !... La frime peut dorer un blason, mais jamais bien longtemps, c'est la qualité de ses images qui déterminera la véritable valeur du photographe...

— 2) Je ne sais plus quel philosophe disait qu'il fallait investir 10.000 heures de sa vie dans une activité pour devenir un expert. Cela revient à dire qu'en temps que professionnel (quelle que soit la profession), vous ne pourrez pas être considéré comme expert avant d'avoir pratiqué au moins 5 ans à temps plein (temps de formation exclu !) [franchement, personnellement j'aurais plutôt dit 10 ans, mais je ne suis pas philosophe !...]. Et bien, la photographie est une activité comme une autre, même si nous ne souhaitons pas en vivre, il nous faudra 5 ans en équivalent temps plein pour être en mesure de réussir la majorité de nos images (notez que je n'ai pas dit toutes nos images !)... Ça fait beaucoup si on ne peut investir que quelques heures par semaine !!! Bien sûr dans notre monde 2.0 on veut tout et tout de suite, donc on se convainc que prendre (je n'ai pas dit faire !) des photos avec son smartphone et les publier sur les réseaux sociaux suffit à nous propulser immédiatement au sommet de l'art photographique... mais c'est la grande escroquerie de notre siècle, donc je m'inscris en faux en prêchant encore et toujours pour le travail personnel, bien plus efficace et bien plus valorisant, même si très long !...

— 3) Ne cessez jamais de pratiquer, d'apprendre, de vous former, d'être curieux de ce que font les autres, de vous cultiver, d'essayer, de rater, de vous reprendre, de vous critiquer, de tirer les leçons de vos échecs, de chercher à savoir où vous en êtes, de chercher à définir où vous voulez arriver, de pousser vos limites, de pousser toujours plus loin vos recherches quitte à ce qu'elles n'aboutissent nulle part, de pousser votre créativité, d'avoir des projets… Ne croyez pas qu'il existe une « formule magique » qui va construire votre succès à votre place. Il existe aujourd'hui une très large gamme de matériels qui vous donne accès à toutes les possibilités, des tas de sites internet sérieux (évitez donc les autres -plus nombreux-) pour vous accompagner, des clubs de passionnés... et surtout, il y a vous et votre curiosité !... Prenez votre passion en mains, ne renoncez pas devant les difficultés, faites preuve d'une détermination à toute épreuve...

Finalement mon titre n'était pas aussi pompeux qu'il n'y parait... en 3 points, je vous ai effectivement donné toutes les clés de votre futur succès... Ce n'est pas très didactique, certes, mais il est indispensable de marteler ces notions, encore et encore... Et puis, si vous alliez lire ces quelques pensées ici, elles devraient vous aider à ouvrir quelques portes...

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LES QUESTIONS -JUSTE- AVANT LE DÉCLENCHEMENT

C'est peut-être aussi simple que cela ! Alors qu'en début de parcours photographique, on cherche souvent à expliquer les images alors qu'elles sont déjà créées, pour évoluer, il est préférable de créer l'image dans sa tête avant de déclencher. Et pour créer une bonne image avant de déclencher, il suffit de se poser les bonnes questions qui feront toute la différence !...

Bien sûr, il n'est pas question de perdre des heures à se questionner (même si je milite pour la lenteur en photographie), cet exercice ne demande que moins d'une seconde ! Le nombre de questions à se poser est limité donc il serait stupide de s'amputer de ce super moyen de créer de bonnes images à coup sûr !...

Pour une efficacité maximale de la technique, il faut vous mettre dans une situation mentale telle que vous n'avez plus la possibilité de faire 2 images... ce sera celle-là et pas une autre !...

PREMIÈRE QUESTION
Face à la scène affichée dans son viseur, il faut se demander quel est le sujet de mon image ? Cela semble stupide (!!!) on est en fin de création de l'image puisqu'on se pose la question juste avant d'appuyer sur le déclencheur... donc tout le travail est fait : choix du sujet, composition, exposition etc... Et bien NON ! La création mentale de l'image peut être assez vaste dans l'espace situé devant soi, alors que maintenant que l'on ne se base plus que sur l'espace limité du viseur, c'est le dernier moment pour vérifier si ce cadre resserré n'a pas corrompu l'idée d'origine... donc de vérifier qu'à la vision du contenu du viseur, le sujet de l'image est toujours évident ! Il faut être capable d'identifier immédiatement le sujet et vérifier qu'il est bien mis en valeur. Si ce n'est pas parfait, il est encore temps de corriger.

DEUXIÈME QUESTION
N'y a-t-il pas des éléments parasites dans mon image ? En effet, la création mentale de l'image est assez longue et complexe et ces éléments parasites sont souvent ignorés alors qu'ils gâcheront tout !!! Et ce n'est pas parce qu'en numérique on peut toujours effacer les erreurs à postériori qu'il faut négliger ce point !!! Moins il y aura de travail en post-traitement et mieux ce sera !... Le moindre élément perturbateur dans l'image va empêcher la mise en valeur du sujet, il faudra donc tout faire pour éviter leur présence et réserver le post-traitement quand il est impossible de le faire sortir du cadre.
Si on souhaite être encore plus perfectionniste, il faudra remplacer cette deuxième question par : est-ce que chaque élément présent dans le cadre sert réellement mon sujet ? Bien que cela semble revenir au même, cette question alternative permet la perfection et de ce fait complique extraordinairement la création de l'image. En effet, tournée ainsi, la question devra prendre en compte le moindre reflet, le moindre point de haute lumière qui ne peut pas être considéré comme un élément parasite mais qui peut très bien ne pas servir le sujet et donc être éliminé !...

TROISIÈME QUESTION
Mon cadrage, ma composition servent-ils mon sujet ? Parfois un pas en avant ou en arrière, un pas à droite ou à gauche, dix centimètres plus haut ou plus bas peuvent transformer la force de l'image du tout au tout ! Aussi, avant de déclencher il faut s'assurer que la composition est au meilleur.

QUATRIÈME QUESTION
Quel est le but/ le message de ma photo ? C'est la dernière question à se poser mais c'est également la plus importante ! Si la réponse à toutes les questions précédentes est « oui », l'image sera techniquement parfaite mais si la réponse à cette dernière question est « pas évident », autant ne pas déclencher... la photo sera incompréhensible, il faut la retravailler !...

Vous voyez, ce n'est pas la mer à boire, c'est vite fait mais cela empêchera certainement 90% de vos déclenchements (au début) puisque ces 4 petites questions simples vous font prendre conscience que vous ne savez pas encore parfaitement comment exprimer en image ce que vous voulez dire. C'est cet exercice apparemment freinateur qui vous fera faire le bon (probablement) le plus significatif dans la qualité de votre production...

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VOUS... ET LES AUTRES.

Jusqu'à présent, nous avons parlé de techniques d'amélioration. Je vais maintenant essayer de lever le voile sur un autre problème qui bloque l'évolution de la qualité de son travail : les autres !...

Bêtise ? Méchanceté ? Vice ? Jalousie ? Je n'en sais strictement rien, toujours est-il que tout photographe, quel que soit son niveau, quelle que soit la qualité de ses images sera systématiquement une cible à la critique !... Dans la mesure où cela est inéluctable, nous allons essayer de voir comment vive avec la critique, sans remettre constamment en question notre vision et notre approche artistique.

Qu'il s'agisse de photographes moins avancés que vous, ou qu'il s'agisse de photographes juste un peu plus avancés que vous, il faudra qu'ils vous cassent. Qui pour « prendre votre place », qui pour « éviter de se faire rattraper »... Celui-ci vous reprochera de ne pas suivre les règles de la photographe, celui-là d'avoir eu la prétention d'essayer quelque chose de nouveau... Ces réactions et ces excuses sont totalement stupides et hors de propos, surtout chez les amateurs (mais les pros aussi), mais c'est ainsi... il est beaucoup plus simple de dénigrer les autres que de travailler soi-même !... En plus, chaque fois que quelqu'un essayera d'empêcher le nivellement par le bas, il sera considéré comme asocial et subira des critiques impitoyables...

Je sais que c'est facile à dire, mais il faut profiter de ces critiques pour apprendre à ne pas se laisser abattre, au contraire, cela doit vous conforter dans l'idée que ce que vous créez est probablement, pour ces gens, trop nouveau ou trop bien de la part d'un photographe comme vous !. Qu'ils s'attendaient à voir les mêmes photos que celles que l'on voit trop souvent partout, qu'ils ne savent pas bouleverser les règles et donc n'admettent pas que d'autres y arrivent !...

Ce que j'ai appris au cours des années, c'est qu'il ne faut pas craindre la critique. Je pense sincèrement que chaque fois que vous provoquez une réaction, aussi agressive soit-elle, cela signifie que vous faites quelque chose de bien et de différent. Au contraire, si personne ne se soucie de votre travail, il faudra vous remettre en question parce que cela signifie que votre production n'apporte rien... qu'elle ressemble à tout ce qui traine sur le net. Déclencher une forte réaction émotionnelle, qu'elle soit positive ou négative, prouve que vous avez fait du bon boulot... Il est impossible de plaire à tout le monde. Ce qui importe c'est que vous soyez satisfait de vos images. N'oubliez jamais que l'on peut trouver du beau en tout !... Si les autres s'intéressent et aiment ce que vous faites, c'est encore mieux, mais ce n'est pas une obligation. Je passe ma vie à le répéter et dans mes pages cela se retrouve souvent... Ne faites pas l'erreur de chercher à plaire à tout prix, vous ne ferez que récolter de la désapprobation et vous y laisserez votre âme !... Si un photographe professionnel veut vivre, il est parfois obligé de fabriquer ce qu'on lui demande ou ce que l'on attend de lui, c'est normal, mais en tant qu'amateur, on a la chance de faire de l'art pour l'art (même avec un "a" minuscule !).

Personnellement, depuis que j'ai débuté ce site, j'ai été beaucoup critiqué dans plusieurs forums (certains forums qui, parallèlement, reprenaient à leur compte exactement les mots qu'ils me reprochaient !...). J'étais déjà critiqué avant la création du site, mais uniquement au sujet des photos que je présentais, mais à tout prendre, je préfère être jugé que d'être ignoré. Les gens qui critiquent ne se rendre pas compte qu'en réalité au lieu de détruire par leurs agissements, ils démontrent qu'ils ont été perturbés et que, donc, on est dans le vrai... Il faut en être fier !...

Encore un petit mot sur les forums, puisque j'en ai fait une petite allusion à l'instant. Si vous visitez les forums, faites un petit pas en arrière et essayez d'évaluer la valeur réelle des commentaires laissés par les gens. Pour chaque remarque intelligente et véridique, vous aurez des dizaines de réponses plus stupides les unes que les autres ! La subjectivité et le manque de tact sont choses courantes et c'est bien ce que je reproche le moins. Et je ne parle pas des trolls qui écument les forums afin d'assouvir leur besoin de dénigrer tout et n'importe quoi, sans rien apporter de constructif... Personnellement je m'en moque (mais à un point !... vous n'imaginez même pas !), il y a bien longtemps que l'opinion des autres m'indiffère (c'est un des avantages d'être vieux !). Mais, dans ce contexte, je me demande bien comment un débutant ou un photographe en cours d'évolution peut vraiment apprendre si les commentaires changent d'un membre à un autre, ou d'un forum à un autre... et comment il ne laisse pas tout simplement tomber en voyant à quoi ressemble la société des photographes !... En fait, la société des photographes n'est qu'un échantillon représentatif de la société dans son ensemble... la proportion de crétins est la même et, c'est bien connu, moins on a de chose à dire et plus on parle fort... sur internet cela est encore amplifié par l'anonymat qui libère de tous les freins !...

Heureusement, tous les forums ne se valent pas, certains sites font appel à de vrais modérateurs qui filtrent réellement et efficacement les mauvais coucheurs (...) mais quoi qu'il en soit, il faut vous dire :  « oui, je ne suis pas Ansel Adams, ni Robert Doisneau, mais je veux et je me donne les moyens de pratiquer ma passion dans le calme et la sérénité sans devoir faire face au premier venu dont le seul plaisir est de déprécier le travail d'une personne qui veut tout simplement apprendre et s'améliorer »... Je répèterai donc, encore une fois, qu'il faut que vous fassiez ce qui vous plait ! Prenez votre boîtier, faites des essais, si c'est loupé, tant mieux, vous ne referez pas la même erreur la prochaine fois, si c'est réussi, vous garderez cette image et elle sera un jalon sur le chemin d'une meilleure production !... Il faut toujours faire ce qui nous plaît avant de chercher à plaire aux autres, de cette façon vous ne serez jamais déçu. Ce conseil qui s'applique à tous les événements de la vie... à la photographie aussi !... Si vous souhaitez participer à des forums, très bien, mais choisissez les bons, il y en a beaucoup ! Sinon, ce ne sera qu'une perte de temps et d'énergie !... Si vous cherchez une vraie critique constructive, faites appels à des professionnels ou à des amateurs aguerris, eux savent toute la difficulté de la photographie et ne seront pas avares d'avis de qualité et de bons conseils...

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LE MOINS SOULIGNE LE PLUS

Je ne pense pas en avoir déjà parlé, mais cela n'a pas grande importance puisque tout photographe qui s'intéresse à l'art photographique le sait déjà, pour faire de meilleures photographies, pour devenir meilleur photographe, il faut (j'allais dire il suffit de !) trouver son style personnel. Oui mais voilà, c'est quoi son style ? Si je comprenais la problématique, je saurais comment y répondre, si je savais quel est mon style, je m'y attellerais ! Comment puis-je savoir vers quoi m'orienter ?

Trouver son style c'est d'abord savoir ce que l'on aime et ce que l'on n'aime pas. C'est ensuite savoir dans quel exercice on excelle et dans lequel on est nul. L'immense majorité des Hommes est persuadée de savoir exactement quel sont ses points forts et quels sont ses points faibles alors qu'en réalité c'est faux ! Et c'est exactement pour cela que personne n'est capable de trouver (facilement) son style !...

Il a été démontré depuis longtemps que l'homme sait exactement (ou suppose) ce qu'il n'aime pas alors qu'il lui faut beaucoup de temps et d'expérience avant de savoir ce qu'il aime ! Prenons un exemple qui parlera à beaucoup d'entre nous : les jeunes enfants n'aiment pas les légumes, n'aiment pas les fruits, n'aiment pas... (en fait ils n'aiment rien !)... et ce n'est qu'à force de persévérance et d'énormément de patience que les parent réussissent à leur faire prendre conscience qu'en réalité, après avoir goûté, ils adorent !... Il en va de même des points forts et des points faibles... tout le monde sait précisément, même s'il ne l'avoue pas, en quoi il est nul alors qu'il suppose -ou imagine- qu'il est bon en d'autres choses... il finit même par se persuader de ses points forts mais si on analyse objectivement la liste des points forts et la liste des points faibles de chaque personne, on découvre rapidement que 100% des points faibles avoués sont réellement des points faibles alors que moins de 10% des points forts mis en avant sont réellement des points forts !...

Partant de cette constatation, il faudra, pour trouver son style personnel, effectuer une auto-analyse précise et honnête pour mettre en lumière ses vrais points forts et ses vrais points d'intérêt (ce que l'on aime vraiment !). Pour arriver à ses fins, il suffit de réfléchir par élimination inverse !...

Puisque nous savons tous ce que nous n'aimons pas (c'est dans nos gènes de le savoir, c'est une faculté innée de l'être humain de voir ce qui est négatif !) on peut déterminer que tout ce qui n'apparaît pas dans la liste est potentiellement une chose que l'on aime vraiment. De même, si on oublie nos certitudes, et que nous savons exactement quels sont nos points faibles, on peut déterminer que tout ce qui n'apparaît pas dans la liste est potentiellement un point fort !... C'est ce que l'on nomme dans les beaux salons « l'apophatisme » (la définition se trouve partout). L'apophatisme serait donc une méthode nous permettant de trouver notre style sans avoir à en tester plusieurs. Prenons des exemples plus concrets, ce n'est pas une méthode à suivre, ce ne sont que quelques exemples :
- je n'aime pas les photos en noir et blanc.
- je n'aime pas les photos en couleur.
- je n'aime pas prendre des portraits.
- je n'aime pas voler des images dans la rue.
- je n'aime pas travailler mes lumières en studio.
- je n'aime pas regarder le sport.
- je n'aime pas l'abstraction.
- je n'aime pas la nature.
- je n'aime pas les animaux.
- je n'aime pas la campagne.
- je n'aime pas la montagne.
- je n'aime pas la mer.
- je n'aime pas la forêt.
- je n'aime pas la ville. (alors allez vous faire f... dirait Francis Blanche !)
- je n'aime pas les habitations.
- je n'aime pas les châteaux.
- je n'aime pas les ruines.
- je n'aime pas photographier mon environnement habituel.
- je n'aime pas voyager.
- je n'aime pas préparer mes shootings d'avance.
- je n'aime pas les lumières vives.
- je n'aime pas la pénombre.
- je n'aime pas la nuit.
- etc...
Bien sûr, vous avez le droit de ne pas aimer plusieurs items (pas tous, sinon pas de photographie possible !), et si vous n'êtes pas très sûrs de vous, rien de vous empêche d'expérimenter chaque rubrique pendant un certain temps en vous obligeant la création de X images par thème et voir, en fin de compte, quelle rubrique vous aura permis de conserver le plus d'images que vous considèrerez bonnes.

Nous pouvons même aller encore plus loin dans l'apophatisme en l'appliquant au bonheur que nous procure la création de certaines images. Nous ne savons souvent pas ce qui nous rend heureux mais nous savons exactement ce qui nous rend malheureux. En nous posant la question du bonheur lors de la création de nos images, nous saurons rapidement vers quel type de sujet nous orienter, sans être obligé d'errer durant des années à expérimenter tous les sujets dans le plus complet désordre ! Ne cherchez pas à plaire aux critères des réseaux sociaux, cherchez le bonheur dans votre propre sensibilité créatrice. Regardez des photos partout, livres, sites internet, voire même réseaux sociaux et choisissez les images que vous n'aimez pas, faites de même avec le travail des grands photographes connus (ce n'est pas parce que ce sont des grands photographes reconnus que l'on est obligé d'aimer leur travail !).

Quand vous aurez réussi à soustraire le maximum, vous vous connaitrez parfaitement donc vous aurez souligné votre vraie voie, d'où le titre de l'article, c'est le moins qui souligne le plus !... L'apophatisme est un moyen de vous recentrer sur vous-même, de découvrir l'essentiel, ce qui vous motive à photographier. Ce temps de réflexion peut être plus ou moins long selon chaque personnalité... ne vous fixez pas de limite. Laissez-vous imprégner par la soustraction. Oubliez tout ce que vous savez, toutes les règles apprises, toutes les techniques accumulées, toutes les idées préconçues, tout ce que l'on a pu vous dire sur vos photos. Passez en mode introspectif pendant quelques temps, vous serez surpris par ce que vous allez découvrir sur vous-même ! Et vous vous surprendrez en voyant que votre regard va automatiquement se modifier, que vos photos ne ressembleront plus du tout à celles que vous faisiez il y a encore peu de temps, vous aurez trouvé votre style, vous serez devenus de meilleurs photographes... CQFD !... Et qu'importe si les autres n'aiment pas vos images, ils ne doivent pas faire partie de votre "public", mais votre "public" existe et vous le trouverez un jour !...

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DE PRENDRE LE TRAIN EN MARCHE...

Vu le titre, vous allez penser que je vais encore vous livrer un article pessimiste... Et bien pas du tout !... D'ailleurs, franchement, y a-t-il beaucoup d'articles pessimistes dans ce site ? Je ne pense pas !... La photographie est une école de l'optimisme... les grincheux n'ont qu'une espérance de vie photographique très courte !...

Alors, pourquoi parler du train en marche ? Tout simplement parce que la photographie n'est pas une invention récente et le numérique n'est qu'une technologie qui ne l'a en rien rajeunie !... Donc, forcément, tout, absolument tout, a déjà été fait, publié, exposé, copyrighté... Ah bon, c'est de l'optimisme ça ? Pas de panique, le ton va changer !...

Puisque tout a déjà été fait, tout ce que nous pouvons produire de nos jours n'est que du plagiat ou, au mieux, du « à la manière de »... Et bien, pas du tout ! Et je vais prendre deux analogies pour vous montrer que même si théoriquement on est acculé à l'improductivité, ce n'est pas le cas !...

Première analogie : le langage. Tout le monde apprend à parler en imitant son entourage, ses parents, ses professeurs, les auteurs classiques puis moins classiques. En littérature aussi tout a déjà été fait... et pourtant, combien de prix Nobel de littérature, combien de prix littéraires sont discernés tous les ans ? Placerions-nous au pinacle de simples imitateurs ? Non, bien sûr !

Deuxième analogie : deux personnes peuvent très bien avoir la même idée en même temps (ou non d'ailleurs). Elles vont donc créer en même temps (ou non), quasiment la même chose, y aura-t-il plagiat pour autant ? Les Maya ont construit des pyramides, les Égyptiens aussi, qui a plagié l'autre ? Vu les distances qui séparent les deux peuples, même si une pyramide a vu le jour avant sa première concurrente, on pourra difficilement parler de plagia ! Non ?

En photographie il en va de même ! Supposons que l'on puisse caractériser l'évolution photographique d'un individu avec des chiffres et des équations (oui, je sais, je dis bien : supposons !). Supposons encore que la compétence photographique présente un maximum qu'il sera impossible de dépasser (oui, à nouveau je dis bien : supposons !). On pourrait schématiser le parcours photographique de l'amateur comme suit :

Au départ, il n'y connait strictement rien, il part de zéro, disons qu'il ne fait que des selfies avec son smartphone et qu'il décide de s'acheter un vrai appareil photo pour apprendre la photographie. Il est intéressé donc, il lit beaucoup, il va chercher des renseignements sur internet (sur mon site par exemple ), il fait des tests, il observe les maîtres, bref, il évolue très rapidement. Bien sûr, il ne créera rien de vraiment génial mais qui ne manquera ni d'intérêt ni de qualité pour autant. Cette évolution rapide durera grosso-modo une paire d'années avant de se tasser. Là il prend conscience que son travail part dans tous les sens, en fait qu'il commence à tourner en rond. C'est à ce moment qu'il découvre qu'il doit découvrir son propre style. Il reprend donc son bâton de pèlerin et son évolution repartira de plus belle pendant encore une paire d'années. Puis sa production arrivera à un maximum qui lui correspondra... il aura atteint sa plénitude photographique ! Sur le schéma, j'ai fait plafonner l'évolution de l'amateur à 80%, j'aurais pu la bloquer à 20%, quelle importance cela aurait-il ? Du moment qu'il aura atteint sa plénitude ! Je n'ai pas voulu le limiter à plus de 80% du maximum supposé des possibilités photographiques sans quoi il ne serait plus un amateur mais un véritable génie !...

Lors de la première évolution fulgurante, l'amateur se trouve en lieu et place de celui qui apprend à parler. C'est un imitateur mais un chercheur en même temps. Puis son évolution marque un ralentissement puisqu'il s'aperçoit que s'il sait parler, lire et écrire, il ne sait pas encore raconter des histoires qui se tiennent, il possède tous les outils mais il n'a aucun moyen de publier le moindre roman. Il pousse donc ses études plus avant puis, lors de sa deuxième évolution, il aura trouvé non seulement la capacité de raconter mais d'inventer des histoires et il peut les publier sans soucis... Il a atteint sa plénitude... il n'obtiendra certainement jamais le prix Nobel de littérature mais il aura trouvé ses lecteurs et il s'épanouira dans son art !...

Voilà ce qu'est devenir un meilleur photographe ! Il suffit de faire un petit détour et raconter l'histoire de non-photographes pour mieux comprendre ce que je dis à longueur d'articles...

Mais, en photographie amateure (je crois que la nouvelle orthographe a prévu la féminisation), à quoi correspond ce que je viens d'appeler « il aura trouvé non seulement la capacité de raconter mais d'inventer des histoires et il peut les publier sans soucis... » ? Tout simplement, « trouver son propre style »... Son style, en fait, ce n'est rien de plus que l'intégration de toutes les expériences personnelles qui resurgissent dans le travail photographique. Ces expériences personnelles n'ont pas forcément de rapport avec la photographie ! Sa culture littéraire, sa culture cinématographique, sa culture politique, sa culture éthique, sa culture religieuse, sa culture professionnelle, sa culture culinaine même, et que sais-je encore, sont autant d'éléments qui font d'un être humain un être unique et d'un photographe amateur un photographe unique !... Son « style » est en réalité sa « personnalité » qui transparait dans ses images. Pour rester au niveau des mathématiques débiles de cet article, on pourrait dire que :

STYLE = PERSONNALITÉ = Σ (expériences)

Partant, une fois arrivé au stade de plateau, quand bien même on ferait exactement la même photo que quelqu'un d'autre, elle ne pourra être que totalement différente !...

C'est très joli tout ça, mais comment faire transparaître sa personnalité dans ses images ? Notre thésaurus visuel personnel, acquis au fil des ans, est essentiel dans la construction d'une esthétique toute personnelle quant à la reproduction du monde. Plus nous consommons des cultures, visuelles ou non, et plus notre thésaurus sera complet et riche. Pour s'imprégner d'esthétique graphique, à mon humble avis, il faut consommer le plus possible d'images qui demandent de l'attention et de l'étude au calme : images de livres d'art, d'expositions, de musées etc. Les acquisitions contemplatives étant les plus riches et les plus durables... J'ai toujours dit que l'amélioration de sa photographie dépendait de ses recherches, mais, plus profond encore, la recherche de sa culture graphique enrichira d'autant ses recherches photographiques. L'inspiration, en fait, n'est rien de plus qu'un ensemble de paramètres (la vie, la chance, les circonstances) qui permet l'émergence de sa culture face à un sujet photographique potentiel.

Le principal, pour devenir meilleur photographe, est donc l'enrichissement culturel personnel. La transposition de nos richesses vers nos images devient progressivement un phénomène inconscient et automatique... moins on essayera de coller à son style et plus on y parviendra...

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DONC VOUS PENSEZ QU'IL FAUT PRENDRE DES COURS ?

Voilà vraiment une excellente idée ! Je fais, en effet, partie de ceux qui pensent qu'une formation académique est systématiquement préférable. Si l'empirisme peut aboutir à la maîtrise, il aboutira plus probablement à la déroute ! Quel que soit le monde dans lequel on souhaite évoluer, technique, scientifique, quelle que soit sa discipline, un minimum de connaissances théoriques solides doit être acquis et intégré avant d'espérer atteindre une certaine maîtrise. Et la photographie est certainement un domaine qui ne fait pas exception à la règle… Les photographes de génie sont rares, si encore ils existent, mais il en va de même des mécaniciens, des ingénieurs, des vétérinaires (etc.) tous doivent passer par une phase d'apprentissage fondamental.

La photographie, en tant que technique doit s'apprendre. En tant que science, elle n'existe plus, tout semble avoir été inventé. En tant qu'art, si une formation est possible elle n'est pas indispensable. Donc il faut absolument s'astreindre à un apprentissage poussé de la technique photographique, apprendre la chimie (la physico-chimie) pour faire de la photographie argentique est franchement superflu, apprendre les logiciels de post-traitement est fortement recommandé pour faire de la photographie numérique, mais pour ce qui est de l'art photographique, aucun maître ne pourra vous enseigner.

Dans ces conditions que pourraient vous apporter des cours magistraux de photographie ? La technique photographique est très simple, elle consiste à comprendre et à manipuler quelques rares paramètres comme la sensibilité, la vitesse et l'ouverture du diaphragme. Rien qui ne justifie un cursus universitaire ! Quelques films gaspillés ou quelques photo numériques effacées feront largement l'affaire, pour peu que vous soyez attentif à ce que vous faites et à ce que cela entraine sur le résultat final. Bien sûr, des notions approfondies d'optique seraient les bienvenues, mais pensez-vous que les grands photographes soient diplômés des grandes écoles d'optique ? Cela m'étonnerait ! Les connaissances théoriques ne sont pas indispensables, la pratique seule avec un minimum d'attention et d'application ainsi que la lecture de quelques livres et quelques sites internet sérieux devraient pouvoir suffire dans votre pratique quotidienne de photographe amateur. Bien sûr, si vous envisagez le grand format, des notions d'optique plus approfondies seraient les bienvenues, mais là encore, la pratique et la lecture de quelques livres et quelques sites internet sérieux devraient vous permettre de tout gérer convenablement. Si la parfaite compréhension des réactions chimiques lors du développement des films argentiques est très intéressante, l'expérimentation et encore une fois la lecture de quelques livres et quelques sites internet sérieux devraient vous permettre de vous en sortir très acceptablement. Les logiciels de post-traitement sont très compliqués à utiliser, la théorie du post-traitement lui-même ne peut être inventée mais franchement, en tant qu'amateur, perdre quelques heures à fabriquer des horreurs et la lecture de quelques livres et quelques sites internet sérieux devraient vous permettre de débuter un travail sérieux. Quant à l'art, soit vous l'avez en vous de naissance (même s'il doit se développer par la suite) soit vous ne l'avez pas (!...) et faire cinq ans d'études aux Beaux Arts n'y changera rien.

Tout ce que je viens de dire pour le photographe amateur peut très bien être étendu aux photographes professionnels (certains d'entre eux du moins), tous –et de loin– ne sont pas diplômés des grandes écoles de photographie !...

Si dans les pays industrialisés les offres de formation académique sont nombreuses, peu sont ceux qui en ont suivi les cours pour faire de la bonne photographie, en professionnel ou en amateur. Dans les pays en voie de développement une telle offre n'existe probablement pas et cela n'empêche nullement l'existence de grands photographes !...

Bien sûr, il y a des cours qui enseignent les principes fondamentaux de la composition, de l'exposition et de l'éclairage artificiel, etc. Mais grâce à notre soif de connaissances, nous avons tous développé une culture photographique très intéressante par le biais de tous ceux qui, parmi nous, ont décidé de partager leurs connaissances bibliographiques, techniques et scientifiques via le net par exemple.

Il existe également de nombreux stages organisés par des photographes, s'ils peuvent être très intéressants, ils ne pourront jamais apporter les connaissances fondamentales que seules les institutions universitaires fournissent... et si ces stages (chers) peuvent être des accélérateurs, les auto-formations (gratuites) permettent le même résultat avec un peu de patience...

Pour le reste, comme je le répète pratiquement dans toutes les pages de mon site, le secret c'est la pratique, la pratique, la pratique et encore la pratique. Puis la critique, la critique et encore la critique de sa propre production. Il suffit d'ajouter à cela un zeste de curiosité et un soupçon d'enrichissement de sa culture personnelle pour réussir en photographie (encore faudrait-il définir ce qu'est la réussite en photographie !).

Bon, maintenant, si vous souhaitez vous former « en profondeur », il existe de nombreux centres de formation et même par correspondance et même sur internet (formation payante mais diplômante), je ne pourrai que vous féliciter d'avoir obtenu un diplôme et d'avoir acquis le parfaite connaissance de tout ce que rassemble la photographie, mais avouez que la pratique en dilettante n'est pas inintéressante et que l'amour de la bonne image spontanée n'est pas déplaisante non plus…

Si vous souhaitez étudier, super (!) mais étudiez pour une formation professionnelle solide, étudiez pour évoluer dans votre spécialité, vous pourrez être un parfait professionnel ET un photographe. Si, maintenant, vous étudiez la photographie vous deviendrez –probablement (mais pas certainement !) – un excellent photographe mais jamais vous ne pourrez être photographe ET un parfait professionnel (autre que photographe)…

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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DÉCOUVRIR ET IMPLANTER SA VISION

Non, je ne vais pas me lancer dans un cours théorique sur l'anatomie et la physiologie de la vision, cela n'a aucun intérêt dans le cadre de ce site !... N'allez pas sauter sur internet à la recherche d'une définition exhaustive du terme de vision, ne ressortez pas non plus votre dictionnaire des rayonnages de votre bibliothèque (si, si, je sais que vous en possédez tous au moins un !),

cela ne vous sera pas d'une aide significative non plus... La vision, en ce qui concerne spécifiquement le processus créatif, est un concept incroyablement abstrait. Il existe probablement des dizaines de façons différentes de la définir et peut-être des milliers de façons de l'appliquer dans ses créations. La vision est l'un des paramètres les plus importants, sinon le plus important, de tous les atouts que nous pouvons posséder en photographie. Vous pouvez posséder le meilleurs matériel du marché, vous pouvez avoir étudié la photographie dans les plus grandes et meilleures écoles, vous pouvez vivre dans l'endroit le plus pittoresque du monde, rien de tout cela ne compte vraiment si vous n'avez pas l'idée créative qui vous permettra de faire prendre la sauce de manière significative !...

Lorsque nous essayons de définir la vision, il est important d'éviter une approche étriquée. La vision ne consiste pas à adopter la technique d'un autre photographe et de la suivre aveuglément (on parle bien de vision ici !). La vision doit vous être unique et personnelle et être inextricablement liée à la façon dont vous interprétez votre environnement. Votre vision créative se reflète dans la manière (qui vous est spécifique) dont vous choisissez de communiquer à travers les images que vous créez. C'est grâce à la vision créative personnelle qu'il n'y aura jamais deux personnes qui créeront exactement la même chose face au même sujet. La vision n'est donc pas accidentelle, il ne faut surtout pas confondre la vue et la vision, il faut une attention et une application délibérées de ses processus cognitifs personnels pour pouvoir transmettre l'idée, le message ou l'humeur que l'on a en soi au moment du déclenchement. Tiens, il faudrait que j'écrive un article sur des trucs pouvant entrer dans le cadre de la créativité dans ses images... Si l'article n'apparait pas bientôt n'hésitez pas à me rappeler de vous le livrer (voir ici).

La vision est en fait l'interprétation qui joue un rôle clé dans la représentation de vos sujets. Le sujet est une forme de réalité, le reproduire à l'identique donne une photo, l'interpréter avec votre vision propre donnera votre photo, différente de la réalité... Face à votre sujet, il faut l'interpréter en appliquant votre vision, c'est un peu comme si vous appliquiez un filtre, mais pas un de ces filtre (de verre ou de gélatine) faussement qualifiés de "créatifs", c'est votre esprit et votre sensibilité qui constitueront le filtre qui déformera et exhaustera la simple réalité... Si vous choisissiez d'utiliser un diaph' de f/1,4 plutôt que de f/8, si vous utilisez volontairement une sur ou une sous-exposition, si vous incliner sciemment l'horizon, vous prenez une décision dictée par votre vision et cela modifiera profondément ce que les autres verront en regardant vos images. Cette application de votre vision est le seul paramètre qui permettra d'expliquer pourquoi une photo plaira ou non... une photo banale pourra potentiellement plaire à tout le monde, une bonne photo aura des fans et des détracteurs !...

Développer sa vision est un processus complexe, long et continu. Il dure toute la vie, mais vous qui lisez cet article, l'avez débuté depuis votre naissance, inconsciemment. Il vous faudra donc, maintenant que vous connaissez son existence, que vous découvriez votre vision dans son état actuel de maturation pour la développer plus rapidement de manière consciente et volontaire en tentant, maladroitement au début, de la mettre en jeu à chaque fois que vous créez une image, c'est ce que j'appelle implanter sa vision dans le titre de l'article. Vous découvrirez ainsi, au fil du temps que votre vision évolue puisque la qualité de vos images évolue parallèlement...

Mais comment faire évoluer volontairement sa vision ? La créativité inspire la créativité, c'est bien connu, dans un environnement adéquat on évolue plus rapidement. Il faut donc consommer énormément la créativité des autres artistes, s'inspirer des œuvres créatives des musiciens, sculpteurs, peintres, photographes, écrivains, cuisiniers pourquoi pas. Il ne s'agit pas d'imitation, mais plutôt de comprendre les caractéristiques distinctives qui imprègnent le travail de ces artistes. Il faut donc beaucoup regarder, beaucoup lire et expérimenter sans chercher à reproduire ce que vos recherches vous ont permis de découvrir et d'observer. Affiner sa vision créative est un voyage. Il y aura sûrement des frustrations le long du chemin, mais il est impératif de rester dédié au but ultime : créer des images qui soient entièrement représentatives de votre vision... Ne vous laissez pas enfermer par la technologie ou par des règles, encore moins par les définitions dictées par les autres, même faisant référence dans le milieu.

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QUELQUES TRUCS TOUT BÊTES POUR AVANCER

S'améliorer c'est avancer... cela n'est un secret pour personne ! Cette introduction me fait penser à une citation de Che Guevara (dans laquelle je vais modifier le premier mot !) La photographie c'est comme la bicyclette, soit elle avance soit elle tombe. Et que faut-il pour avancer ? Ne pas se freiner en permanence ! C'est aussi bête que cela ! L'article pourrait s'arrêter là mais, bien sûr, il faut développer un peu pour montrer ce que je souhaite vous transmettre.

La photographie ne pourra jamais se contenter d'être une alchimie de diaphragmes, de vitesses d'obturation, de nombre de mégapixels ou de nombre d'images par seconde, chaque fois que vous empoignez votre appareil photo. Certes, la photographie fait la part belle à la science et à la technique mais ces dernières ne sont pas indispensables, on peut être un excellent photographe en ne connaissant rien des lois scientifiques qui régissent la photographie. La science et la technique peuvent être réservées aux concepteurs de matériel, ce qui reste au photographe est le plus important : la création de l'image. Bien sûr, vous devez bien savoir gérer l'exposition et avoir une connaissance approfondie de votre appareil photo mais posséder du matériel ultramoderne bourré de fonctionnalités plus ou moins utiles ne fera pas de vous un meilleur photographe, comme par magie... c'est comme pour votre grand mère (!) elle ne possède pas une cuisine professionnelle et pourtant elle est capable de faire de super petits plats ! Ce sera pareil pour vous, d'ailleurs, vous découvrirez rapidement (si ce n'est pas déjà le cas) que plus vous évoluez en photographie et moins vous utilisez les fonctions évoluées de votre boîtier... Au cœur de votre photographie se trouvera votre attitude, votre désir et de votre ressenti au moment du déclenchement.

Partant de ce contenu intangible (attitude/désir/ressenti), on peut esquisser les petits moyens vous permettant d'évoluer dans votre photographie :

— Ne jamais craindre de se tromper
Lorsque vous vous placez dans le cadre de votre création photographique, il faut vous fondre totalement dans votre processus personnel de création. Ne vous inquiétez pas de savoir si cette image en devenir sera nulle ou excellente ! Pour l'instant vous la souhaitez, vous y injectez votre personnalité et vos particularités personnelles, vous traduisez cela en paramètres de cadrage, de composition et d'exposition, un point c'est tout. La critique (personnelle) viendra plus tard et élaguera les échecs. La seule chose que vous pouvez éventuellement garder dans un coin de votre tête au moment de la création est le souvenir de ce qui, un jour, vous a donné l'envie de faire de la photographie... Tiens, à ce sujet, il faudrait que je consacre un article sur ce qui peut nous faire aimer la photographie... à découvrir dans mes pages.

— Ne jamais vous comparer aux autres
Vous avez suivi, étudié et admiré le travail d'autres photographes (ou du moins vous avez tout intérêt à le faire, je vous l'ai déjà dit) c'est un excellent moyen d'apprendre la photographie à la recherche de son propre style, de sa patte comme on dit, vous aspirez certainement à être aussi « bons » qu'eux. Mais une fois votre propre style trouvé, il est très important de s'écarter de cet exercice ! Vous pouvez toujours admirer le travail d'autrui mais ne vous créez pas l'obsession de savoir à quel point un photographe est meilleur que vous, cela vous condamnera à l'échec puisqu'il s'agira d'une stagnation créative. C'est un piège. D'une part la notion de meilleur est à définir et, d'autre part, il y a toujours meilleur... le meilleur des meilleurs trouvera toujours, un jour, quelqu'un de meilleur que lui. En plus, même le meilleur (s'il existait !) ne sera jamais au top de sa créativité, aucun travail n'est linéaire dès lors qu'il s'agit de création !... Une fois que vous avez déterminé votre style personnel, développez-le, affinez-le, possédez-le et le reste est automatique...

— Ne jamais perdre votre capacité d'émerveillement
Les enfants s'émerveillent de tout et sont subjugués par le plus simple des objets. C'est une qualité que tout photographe devrait posséder et utiliser. Les adultes ont tendance à être blasés de tout. Il n'est pas indispensable de quitter les brumes de sa région pour partir sous les tropiques à la recherche de bonnes photos, il y a des choses intéressantes tout autour de vous - dans votre ville, dans votre cour, peut-être même là où vous êtes assis pendant que vous lisez cet article. Tiens, je vais essayer de vous prouver cela en cherchant des sujets dans mon environnement intérieur et en faire un article... à découvrir dans mes pages... Laissez-vous surprendre par les petites choses que vous avez intégrées et oubliées.

— Ne jamais devenir complaisant
Ne considérez jamais que vous maîtrisiez tout de la photographie, c'est tout simplement impossible... même si vous déterminez uniquement un nombre fini de compétences à maîtriser, vous n'y arriverez pas non plus... il existe d'innombrables façons d'aborder la maîtrise !... La maîtrise des compétences, si encore elle existe (!) est cyclique !... Chaque fois que vous apprenez quelque chose de nouveau, vous découvrez que ce que vous preniez pour acquis jusque là n'était qu'approximatif puisque les nouvelles connaissances soulignent toujours l'imperfection des connaissances antérieures... c'est comme dans votre métier... si vous êtes comme moi (je vous le souhaite !), après plus de trente ans d'exercice professionnel, je découvre toujours des points que je considérais comme acquis qui demandent des approfondissements et l'arrivée de la retraite ne me permettra certainement pas de conclure que j'ai eu le temps de faire le tour de mon métier... la seule conclusion possible étant de dire que sa pratique est terminée !... En photographie, même non professionnelle, c'est exactement la même chose !... Chaque connaissance pousse à apprendre une compétence spécifique ou complémentaire (du moins, elle devrait !). Chaque compétence doit devenir une seconde nature, la pratiquer sans même y penser... et ce n'est pas rien ! Quand vous pensez avoir atteint la maitrise c'est qu'il est temps de tout reprendre parce que, à partir de là, vous commencez à savoir quels domaines vous devez aborder et comment...

— Ne jamais vivre autre chose que l'instant
Lao Tseu disait que l'on ne vit vraiment que si l'on vit ce que l'on est en train de vivre. Si vous ne savez pas que vous mangez pendant que vous mangez, vous ne mangez pas réellement. Si vous faites de la photographie sans vous dissoudre totalement dans le processus de création photographique, vous ne faites pas de photographie... Et faire de la photographie n'est pas suivre un listing précisant la marche à suivre... faire de la photographie c'est vivre son sujet pleinement, déclencher au moment où vous sentez que c'est maintenant qu'il faut le faire et ne pas se poser des questions techniques !...

— Ne jamais confondre photographie et matériel
Il existe beaucoup de moyens de se perdre en photographie et, le plus efficace est de courir après le matériel !... Si, surtout depuis les débuts du numérique, vous courez après les technologies qui évoluent si vite et sans jamais se poser, vous passerez tout votre temps à acheter et revendre votre équipement... vous ne ferez plus de photo du tout ! N'oubliez jamais qu'acheter du matériel n'est pas très simple mais très rapide alors que savoir utiliser et ressentir un nouveau matériel est compliqué et très long ! Pensez plutôt le matériel photographique à la manière des photographes des années 1950 (et plus anciens !) ces boîtiers ne possédaient aucun raffinement technologique et duraient toute la vie du photographe... ces derniers ne permettaient-ils pas des photos merveilleuses ?

En conclusion, apprendre à compter uniquement sur votre créativité, votre ouverture d'esprit et votre curiosité vous apportera un niveau d'épanouissement personnel et artistique gratifiant qui vous guidera vers une plus grande maîtrise de votre photographie... C'est tout ce dont vous avez besoin pour vous dépasser...

bien sûr, en réalité il parlait de la révolution et pas de la photographie ! Mais ça colle aussi...

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TROUVER UN ÉQUILIBRE VISUEL

Nous nous sommes tous trouvés un jour face à certaines de nos -pourtant très belles- images avec un sentiment vague de frustration ou au moins la sensation que quelque chose ne fonctionne pas... Je dis bien un sentiment vague parce que l'on sent bien que quelque chose ne va pas mais on est incapable de placer le doigt sur le problème... Le problème est généralement à chercher du côté du déséquilibre visuel !...

OK pour le déséquilibre visuel mais qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire et comment faire pour créer ce fameux équilibre ? C'est exactement ce que je vais essayer de décrire dans cet article, même si ce n'est pas si évident que cela, ni à expliquer ni à créer !...

D'emblée, en parlant d'équilibre, on pense qu'il s'agit d'une répartition harmonieuse des masses (des éléments) dans l'image... mais c'est tellement plus dans la vraie vie !... Il peut s'agir de composition, certes, mais aussi de tonalités, de positions, de couleurs, de perspectives, de concepts même et probablement encore plus que tout cela !...

Une image visuellement équilibrée est une image dans laquelle l'œil s'arrête sur le sujet principal mais qu'il prend conscience que ce sujet principal n'est pas seul sur l'image !... Les éléments secondaires, même s'ils n'ont aucun intérêt propre ni aucun intérêt pour l'histoire racontée dans la photographie, sont (doivent être) des faire valoir du sujet principal, attirer l'œil (un peu) mais sans le distraire du sujet principal !... Ouf... je vous l'avais dit, c'est plutôt subtil... L'équilibre visuel est en fait un complément d'une bonne composition, un peu comme une cerise sur un gâteau... le gâteau sera aussi beau et aussi bon sans la cerise, mais il sera 1000 fois plus attirant et succulent s'il porte une cerise !... Vous aurez beau composer votre image au quart de poil avec des lignes de force, avec des perspectives, des règles des tiers ou tout ce que vous voudrez... s'il manque l'équilibre visuel, il manquera quelque chose, on ne saura jamais quoi mais on sentira un manque et l'image deviendra vite moins bonne voire moins agréable !...

Symétrie et asymétrie sont probablement les deux piliers de l'équilibre visuel. Bien que décriée dans tous les manuels pour débutants, la symétrie est un outil très puissant pour la composition.

L'équilibre visuel est garanti dans ce cas de figure tant qu'il n'existe aucune différence de masse entre les deux côtés de la symétrie, l'exemple le plus classique est celui du paysage qui se reflète dans l'eau. Ici on présente autant de ciel que d'eau, la symétrie est quasiment parfaite (les quelques éléments de rambarde du premier plan, inévitables à cause du très grand angle utilisé, ne sont pas -trop- péjoratifs). Si on observe bien cette image, on remarquera que le sujet principal (le temple situé sur l'ile) n'est pas centré, lui, répondant donc à la règle des tiers. La composition ne pose pas le moindre problème : si on évalue le poids de matériel situé à gauche et à droite de l'image on trouve également un équilibre. Si on évalue ce qui se trouve au dessus de l'horizon (notre paysage) et ce qui se trouve au dessous, on constate que le ciel est totalement reproduit dans l'eau... le ciel nuageux est un allié ici. Cette image est visuellement très équilibrée, d'autant plus que le format carré porte déjà en lui un équilibre que le format rectangulaire ne permet pas... Cette même image, composée selon les mêmes canons mais dans une image rectangulaire n'aurait jamais permis cet équilibre visuel, notre horizon (paysage) centré au milieu aurait été désagréable.

Encore moins apprécié en Europe (mais ce n'est pas le cas partout !), est l'exemple de la symétrie verticale (quasi) parfaite :

L'équilibre visuel est obtenu mais ne sera pas forcément acceptable pour un œil Européen...

L'asymétrie, quant à elle, consiste à utiliser un élément secondaire pour équilibrer le sujet principal. Par exemple, dans l'image suivante :

Le sujet principal est la croix de Lorraine... on aurait pu la placer au milieu de l'image (c'est licite en format carré) ou sur un point fort latéral (en format rectangulaire) mais la déporter vers la droite et équilibrer visuellement la composition par la végétation à gauche permet de renforcer l'image sans pour autant distraire l'œil du sujet principal (et en plus cela permet de replacer le monument dans son contexte, une pierre deux coups !).

L'équilibre visuel par la couleur est une autre voie importante à laquelle on ne pense pas forcément. Bien sûr, cette technique ne pourra pas être mise en œuvre sur tous vos clichés mais conservez ce paramètre dans un coin de votre mémoire vive de photographe ! Voici un exemple :

L'idée est d'utiliser les couleurs primaires pour créer un contraste entre elles comme ici où le vert prédomine et le rouge qui explose. Ces deux couleurs primaires créent un équilibre visuel. Les fleurs blanches (couleur neutre) ainsi que les tons clairs de rouge (fleurs roses) n'ont d'autre rôle ici que de faire encore plus ressortir le rouge. Cela souligne le sujet principal et bien que clairs et prédominants, les éléments blancs et roses ne distraient pas l'œil mais l'attire vers le sujet principal volontairement marginalisé sur l'image finale. Cela est très subtil mais imaginez que toutes les fleurs claires aient été "colorisées" en vert, le rouge aurait encore été plus visible mais aurait perdu de son aura...
Je vous ai présenté un exemple utilisant des couleurs primaires, mais cela fonctionne tout aussi bien avec des couleurs secondaires ou des couleurs similaires ayant des tons différents...

Équilibre visuel par contraste de concept. Cette notion est encore plus subtile que la précédente ! Elle consiste à mélanger deux choses inconciliables en théorie... Comme sur la photo d'exemple ici, les éléments

inconciliables sont ceux qui créent cet anachronisme : un vieux gréement au milieu d'une ville moderne avec immeubles années 1970 et grues. Cette image aurait probablement été plus "jolie" s'il avait été décidé de flouter tous les éléments modernes mais il y aurait eu, dans ce cas, perte de l'équilibre visuel !...
En réfléchissant un peu, vous trouverez des tas de concepts permettant d'utiliser cette technique, je ne sais pas moi, un élément fabriqué par l'homme entremêlé avec un élément naturel par exemple. Dès que vous aurez intégré ce contraste conceptuel, vous en trouverez partout !...

L'équilibre visuel par les ombres et les hautes luminosités est également un excellent moyen et, en plus,

beaucoup plus accessible que le contraste conceptuel exposé précédemment. On peut décider de réduire l'importance d'un élément en le plaçant en zone très claire ou, au contraire, en zone très ombragée...

Dernière technique de cet article, l'équilibre des masses.

Imaginez cette photo sans le panneau de circulation. Elle serait très acceptable, elle présente une profondeur (accentuée par la route droite) mais le bâtiment à droite poserait un problème de signification qui détourne l'œil du chemin de lecture (la route). Le seul fait d'avoir inclus un élément totalement inintéressant mais très visible devant cette bâtisse diminue sa "charge". Vous repérez le panneau de circulation mais puisqu'il ne présente aucun intérêt vous allez l'effacer de votre mémoire visuelle et, par la même occasion, vous allez limiter l'importance de ce qui se trouve derrière !... Ce n'est qu'un exemple mais avouez qu'il aurait été très facile de créer exactement la même image sans le sens interdit, simplement en avançant de quelques mètres... mais ce n'est pas par accident qu'il a été conservé !...
Pour vérifier que vous avez bien suivi ce qui a été dit plus tôt, avouez que cette tache rouge sur fond vert participe aussi à l'équilibre visuel par la couleur cette fois.

Essayez d'appliquer ces recettes (et d'autres types de contrastes) et vous améliorerez vos images.

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