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Hommage à FERNAND BIGNON
Lettre ouverte aux (futurs) argentistes
Les photographes sont tous C H A R L I E



 

Dans cette partie du site « www.thydelor.eu » je vais essayer de discuter des problèmes à éviter ! En effet, souvent, derrière une chose intéressante et bien innocente, se cache un très mauvais plan à éviter ... absolument !.... Je vais tenter de débusquer ces mauvais plans pour vous.

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ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

En forêt Le danger de la « collectionnite »
Acheter à l'étranger Les dix pires ennemis de notre matériel
La photo peut être mortelle ! Attention ! Danger ! La photographie est en péril...
Ces satanées mauvaises habitudes Les risques de l'occasion
La ruine vous guette, si... Les écarts de la loi de réciprocité (Schwarzchild)
Arrêtons les mensonges !!! Et si Darwin s'était trompé ?
Les concours photo Accorder foi au contenu d'une photo
Attention, danger de désocialisation ! Un photographe vieillit aussi...

EN FORÊT

La forêt, ah la forêt ! Voilà un lieu bien agréable et bien mystérieux ! C'est également un milieu très riche pour le photographe ! Même si les sujets ne semblent pas très originaux, la difficulté technique de la photographie forestière fait un sujet à part entière !... Tout photographe débutant se doit de faire une partie de sa « formation photographique » dans ce milieu... ne serait-ce que pour apprendre ce que « corriger une exposition » veut dire !... En plus, si je viens de dire que les sujets ne semblent pas très originaux, l'éclairage et les caprices de la nature font que deux photos forestières faites exactement au même endroit ne se ressembleront pas du tout !... Et je ne parlerai pas des surprises innombrables que nous réservent les sous bois !...

Bref, contrairement au titre de la rubrique, je semble faire l'apologie du domaine forestier (et, pour l'apprécier, j'assume cette « publicité » de la forêt) MAIS, il y a deux ou trois « petites » choses à savoir avant de se lancer dans la photographie forestière.

LE CARACTÈRE SPÉCIFIQUE DE LA FORÊT
Bien que la forêt primaire n'existe plus (beaucoup) en Europe, il faut toujours garder présent à l'esprit que c'est un milieu « hostile », dans lequel la désorientation temporelle et spatiale sont permanentes !... Surtout si vous cherchez des sujets photographiques, vous ne verrez jamais le temps passer et vous tournerez tellement dans tous les sens que, très vite, vous n'aurez aucune notion ni de l'heure ni de l'endroit où vous vous trouvez !... Je vous laisse deviner la suite !...

Cet inconvénient peut facilement être contourné en notant dans un coin de sa tête, les petits conseils qui suivent :
-> Si vous allez en forêt, vous partirez peut-être avec votre sac photo. Si non, emportez au moins un petit sac à dos type « rando ». Il faut toujours avoir sur soi une bouteille d'eau et au moins quelques barres de céréales (ou autre en-cas).
-> Surtout pour la balade photographique, il est préférable de s'enfoncer loin dans les bois. Retrouver son chemin est donc primordial !... Même les randonneurs chevronnés se perdent dans les bois... Si vous envisagez ce genre d'exercice, je vous encourage fortement à faire l'acquisition d'un petit GPS de randonnée. Il en existe de très bons pour une trentaine d'euros (il n'est pas nécessaire d'investir plusieurs centaines d'euros pour un GPS de randonnée à proprement parler !). Ces petits appareils sauront vous indiquer le chemin le plus court pour rejoindre la sortie des bois ou la localisation de votre voiture...

LA FORÊT EST VIVANTE
Milieu naturel par excellence, vous serez amenés à trouver des tas de belles choses qui, en tant que photographes, risquent de vous attirer :
-> le gibier est très nombreux dans nos forêts européennes, et il est tentant de partir à la « chasse à l'image », sachez toutefois que si les cerfs, biches, et autres ont plus peur de l'homme que le contraire, ce n'est pas du tout le cas des sangliers. Si votre chemin croise celui d'un sanglier, surtout si ce dernier est accompagné, n'essayez pas de vous en approcher... prenez plutôt on bon gros zoom ! ATTENTION ANIMAL DANGEREUX, même si particulièrement discret !... Et en parlant de gibier, attention aux périodes de chasse !!! Si vous allez en forêt en période de chasse, revêtez un gilet fluo comme celui qui est obligatoirement présent dans votre voiture !!! Sinon, le gibier ce sera... vous !...
-> les autres animaux, comme les chats sauvages, les lynx, les renards (les loups et les ours sont, eux, très rares) sont potentiellement dangereux, même s'ils sont si discrets que vous pouvez passer à proximité sans même les remarquer.
-> idem pour les végétaux, il y a de nombreuses espèces qui ne poussent que dans les bois, à moins de vous y connaître, ne portez aucun végétal à la bouche !!! Il y a de superbes baies, voire des « herbes banales » qui sont très toxiques. Je ne parle même pas des champignons, à moins d'être un mycologue averti (même eux se méfient !), NE TOUCHEZ PAS les champignons, quelques particules d'un champignon mortel restées sur un doigt mis en bouche plus tard peut provoquer des dégâts inimaginables !...

En forêt, photographiez tout votre saoul, mais ne touchez à rien de ce qui vous est inconnu !...

L'ENNEMI VEILLE
La pire des rencontres que vous puissiez faire en forêt, est si petite que vous ne le verrez même pas ! Pourtant, il risque de provoquer chez vous des troubles que la majorité des gens ne soupçonne même pas !!! Je parle de la tique. C'est un acarien (c'est vous dire s'il est petit !) hématophage (qui se nourrit de sang) qui vit accroché aux branches, aux feuilles, aux herbes, etc... Sa seule façon de vivre est de guetter une proie, dont l'homme fait partie. À l'approche de sa proie, il se laisse tomber de son support direction une peau bien vascularisée. Enfonce son crochet dans la peau, « mordille » jusqu'à faire apparaître une micro goutte de sang qu'il ingurgite et continue jusqu'à satiété. Quand elle est repue, la tique qui, au passage, aura vu sa taille multipliée par 50 et son poids par 200, se détachera de sa proie pour digérer en attendant la proie suivante... Le seul moment où ce « prédateur » vous oubliera sera celui où la température chute sous les 5°C (la tique est frileuse et s'enfouira sous la terre).

En soi la tique n'est pas très méchante ! Le problème, c'est qu'une proportion inconnue des populations de tiques, est infectée, dans ses voies digestives, par une bactérie de la famille des borreliae. Si pour une raison quelconque, une tique infectée venait à régurgiter, elle infecterait sa proie en lui inoculant (bien involontairement) cette borrelie, responsable de la terrible maladie de Lyme !... Je ne me propose pas ici de vous faire un cours de médecine, vous pouvez chercher sur internet les dégâts que cause cette maladie... Bien sûr, le traitement de la maladie de Lyme est très simple (à base d'un antibiotique plus que banal), mais encore faut-il savoir que les troubles dont vous souffrez (en tout début d'infection) sont dus à cette bactérie !... Je préfère vous donner des conseils sur les moyens simples vous permettant d'éviter ces mésaventures, c'est quand même le but de cette rubrique !...

Pour éviter les éventuels problèmes liés aux tiques (je rappelle que toutes les tiques ne sont pas infectées), il suffit de peu de choses :
->Évitez de vous promener torse, bras ou jambes nues en pleine forêt (sans être protégé par autre chose).
->Portez des vêtements très clairs (tant pis pour le risque de se salir), vous serez ainsi en mesure de visualiser les tiques et de les tuer.
->Utilisez des produits répulsifs, il en existe de très bons chez votre pharmacien habituel (quand je dis « bon », je ne parle pas de l'odeur, malheureusement !)
->De retour chez vous, faites vous examiner le corps à la recherche d'un point noir inhabituel. Si vous en découvrez, oubliez tous les remèdes de grand maman, laissez la tique en place et rendez vous chez un pharmacien, un médecin, une infirmière pour vous la faire retirer, (ne jouez pas avec les pinces à tique -pas évident à utiliser-). Attention : même si vous êtes porteur d'une (ou plusieurs) tiques, vous n'êtes pas infecté pour autant ! La majorité des tiques n'est pas infectée ! Et en plus, même si elle l'était, si vous n'y touchez pas, il n'y a aucune raison qu'elle régurgite !... Au pire, même si elle régurgitait, il y a une période de 3 à 10 jours de latence qui vous laisse largement le temps de vous traiter !... PAS DE PARANOÏA !!! DÉTECTEZ LA PRÉSENCE DE CETTE BESTIOLE EST LA SEULE CHOSE IMPORTANTE A FAIRE !!!

Juste un dernier mot : on a longtemps parlé de zones endémiques de tiques, ce qui voulait dire qu'il existait des zones sans tique ! Aujourd'hui, on sait que les 800 espèces de tiques existant au monde infestent 100% des territoires propices à leur cycle de nourriture sur terre. N'allez pas me dire ce qu'on disait il y a encore moins de 50 ans (et qui reste bien ancré dans les esprits de la population !) : je ne vis ni en Alsace, ni en Lorraine, ni en Bourgogne, donc pas de tique chez moi...

Juste 3 choses pour finir cet article :
-> ces mises en gardes ne doivent pas vous décourager d'aller en forêt. Je m'y rends quasiment chaque week end et je n'ai jamais eu le moindre problème, par contre je « ramasse » souvent des tiques...
-> en photo, la forêt c'est superbe, jetez un œil sur ma galerie...
-> voici quelques photos traitant des tiques:

une tique découverte sur un vêtement clair (le point noir sous la pièce de 1€, à 6 heures ). Heureusement pour la détection et la prévention, l'énorme majorité des espèces de tiques est BEAUCOUP plus grosse que celle représentée sur cette photo -jusqu'à 20x cette taille-)
une tique « à jeun » sur la peau
une tique « repue » posée sur une feuille
une colonie de borrelies (vue au microscope à fluorescence sur fond noir)

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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LE DANGER DE LA « COLLECTIONNITE »

Les sociétés occidentales sont connues pour la grande quantité de personnes passionnées par les collections et les antiquités. Cela est vrai quel que soit l'objet de l'amour de la collection. Le sujet qui m'intéresse aujourd'hui est bien en rapport avec le sujet général de la rubrique « photographie » du site www.thydelor.eu... les appareils photographiques.

Si vous êtes né avec les appareils photographiques numériques (APN), le risque de « collectionnite » est modéré tant que vous décidez de vous limiter à la photographie numérique. Il y aura certes la pression commerciale qui vous poussera à changer régulièrement de boîtier pour bénéficier d'un plus grand nombre de pixels, voire de fonctions vous facilitant la tâche photographique. Mais ce changement de boîtier s'accompagnera quasiment systématiquement de la revente de l'ancien. Je ne dis pas que vous n'y serez pas de votre poche... mais bon, c'est la loi du marché !

Si, par contre, vous décidez de vous plonger dans le monde de l'argentique, que ce soit par curiosité ou par nostalgie, ATTENTION, la « collectionnite » vous guette ! Et cette pathologie est difficilement curable, puisque, telle une drogue, elle vous apportera du plaisir, du rêve et du dépaysement !...

Je ne connais pas un seul collectionneur d'appareil photographique qui n'ai été frappé, plus ou moins longtemps, de collectionnite... votre serviteur non plus ! J'en connais même qui n'ont jamais réussi à s'en guérir !...

Laissez-moi vous conter l'histoire d'un de ces collectionneurs que je connais bien. Il est vrai qu'il a la « chance » de disposer d'un budget quasiment illimité vu sa profession. Ce collectionneur possède tellement d'appareils photographiques qu'il est incapable de vous donner le nombre de pièces qu'il conserve ! Il est tellement accro à la collection qu'il possède de nombreux appareils en double ou triple exemplaire ! Dès qu'il trouve un appareil qui semble lui apporter quelque chose, il l'achète et, possédant un système de rangement très structuré, il découvre en arrivant chez lui qu'il possède déjà cette pièce ! Il en possède tant qu'il ne les utilise même pas, il est photographe (amateur) mais se limite systématiquement à l'emploi de deux appareils : un reflex numérique et un moyen format argentique ! Alors pourquoi « accumuler » des appareils photographiques de la sorte ?... La collectionnite !...

Attention, je vous entends déjà dire : « oui, mais moi ça ne m'arrivera jamais ! ». FAUX ! Si vous mettez le doigt dans l'engrenage de la collection, vous serez atteint, un jour ou l'autre, de collectionnite. Bien sûr, tous les collectionneurs ne sont pas touchés par la collectionnite chronique (comme le cas de cet ami dont je parlais dans le paragraphe précédent), et heureusement pour eux, mais une collectionnite aiguë qui se prolonge peut être très dangereuse pour la santé... de votre compte en banque !...

J'ai dit que mettre le doigt dans le monde de l'argentique était une porte d'entrée de l'affection, mais ce n'est que partiellement vrai, le plus gros risque est bien de s'intéresser à l'histoire de la photographie.

Si vous possédez un APN de dernière génération et que vous achetez un appareil petit format 24x36 aux capacités semblables à votre APN, que ces deux appareils sont en mesure de partager les mêmes optiques, il n'y a que peu de risque, tout au plus achèterez vous d'autres objectifs et vous obtiendrez un système complet qui vous fera rêver (et accessoirement, fera rêver de nombreuses personnes de votre entourage). Mais cela vous fera vous approcher du point de rupture !... Un jour ou l'autre vous entendrez parler du moyen format et de ses différents formats (45x60, 60x60, 60x70, 60x80, 60x90, 60x120 etc...) et vous devrez faire des recherches, des tests, des essais et vous voilà aspiré dans la spirale infernale... A telle époque il a été proposé telle solution technique qui semble être extraordinaire, il faut que j'essaie... A telle autre époque une nouvelle philosophie de l'appareil photo est apparue, il faut que j'essaie... A telle autre époque un nouveau design est apparu, il faut que j'essaie...

Puisque ce chapitre de mon site est de souligner un problème et d'apporter (bien modestement) des solutions, je me base sur mon expérience personnelle et voilà ce que je vous propose pour limiter les dégâts :

—> Si vous souhaitez faire une collection pour la collection, parfait ! Passez votre chemin, ce chapitre n'est pas pour vous ! Une collection n'a pas de règle (ou du moins elle a autant de règles différentes que de collectionneur !) et plus le nombre d'appareil est important et plus la collection est intéressante...

Pour tous les autres qui souhaitent acquérir un (ou plusieurs) appareils photo pour s'en servir et non pas collectionner, voilà mes suggestions :

—> Il existe dans mon site (et dans de nombreux autres) des descriptions, des tests, des avis sur une foultitude d'appareils photo. Je ne vous dirai certainement jamais de ne pas vous lancer, bien au contraire ! Mais, sans prôner la modération, il faudra que vous cibliez le sens de vos recherches et de vos achats ! Oui, d'accord, mais comment ? C'est très simple en fait :

1) un petit format : achetez-vous un compact télémétrique, sans posemètre intégré. Il y en a eu des tas dans l'histoire de la photographie, et je ne vous parle pas uniquement des Leica® (qui sont encore hors de prix !) mais de tous ces appareils qui sont partis de la philosophie Leica® pour créer leur propre ligne, clone ou non. On en trouve à très petit prix sur le marché de l'occasion ou dans les foires photographiques. Cet investissement modéré (exceptionnellement supérieur à 100€ et je parle de supers appareils ! On peut en trouver pour 20€ sans problème...) vous ouvrira ou vous fermera des portes pour la suite de votre parcours « initiatique ». En effet, la visée télémétrique (que j'adore), n'attire vraiment pas tout le monde ! Quand on a goûté au reflex, le télémétrique peut être frustrant : première porte fermée ! Ce télémétrique non équipé de posemètre va vous obliger à étudier et à expérimenter les lois de l'exposition en plus de l'utilisation des posemètres à main. Bien sûr, vous trouverez toutes les clés dans mon site pour y parvenir, mais pour beaucoup, c'est vraiment trop galère ! Quand on a goûté au reflex à mesure d'exposition multizones, la détermination de l'exposition au « pif » (que j'adore) est vraiment frustrante : deuxième porte fermée !

a) vous ne supportez pas la visée télémétrique : à compter de ce jour vous vous détournerez systématiquement d'une bonne moitié du parc photographique ! Il n'est même pas nécessaire de tester la visée « sport » qui ressemble plus à un cadre qu'à un viseur !... C'est déjà un bon traitement préventif à la collectionnite !... Il vous faudra vous réserver pour la visée reflex, en petit comme en moyen format.

b) vous ne supportez pas la détermination de l'exposition au jugé : à compter de ce jour vous vous détournez systématiquement des 3/4 du parc photographique, surtout en moyen format (et je ne parle pas du grand format !)

2) un moyen format :
Si en 1) vous vous retrouvez en a) : achetez-vous un appareil moyen format à visée reflex. Le choix est vaste puisque l'immense majorité des appareils moyen format est à visée reflex ! Ne vous lancez pas d'emblée dans l'achat d'un Hasselblad® hors de prix ! Contentez vous d'un reflex bi-objectif d'occasion qui pourra vous coûter moins de 50€ (!) sauf si vous êtes un fervent de la macro-photographie car les appareils bi-objectifs, du fait de la parallaxe occasionnée par la distance entre les deux objectifs, vous interdit ce genre photographique !... Il est également possible de trouver un moyen format mono-objectif « cubique » pour à peine plus cher, mais choisissez-le équipé d'un viseur capuchon, surtout pas de prisme !... Il faudra faire plusieurs films avec cet appareil. Vous remarquerez l'inversion de la visée (ce qui est très déroutant au début) et la relative complexité d'utilisation des moyen formats qu'ils soient bi-objectifs ou mono-objectif cubique... Si cette visée vous pose problème, laissez tomber le format cubique et les bi-objectifs à moins d'avoir les moyens d'investir dans un appareil moyen format neuf proposant encore le prisme en option ou si vous avez la chance de trouver un moyen format cubique d'occasion déjà équipé d'un prisme, dans ce cas, l'inversion de visée disparaîtra. Si vous trouvez que l'utilisation de ces appareils est trop lente et/ou trop compliquée, laissez tomber le moyen format (et le grand format aussi !), le chemin est terminé pour vous ! Vous devrez vous limiter aux appareils reflex numériques ou petit format argentique. Si vraiment vous voulez faire du moyen format, il vous faudra vous tourner vers les Pentax® 67, les Norita® 66, les Kiev® 60 (etc...) qui se présentent comme des appareils reflex petit format mais avec un poids et une taille sans aucune commune mesure !...

Si en 1) vous vous retrouvez en b) : oubliez l'immense majorité des appareils moyen format ! Il vous faudra trouver un appareil incluant un posemètre intégré ou un prisme TTL ! Ce n'est pas si simple en occasion à des prix abordables (!) mais c'est envisageable. Si, par contre, vous souhaitez un posemètre à mesure multizone, laissez tomber, le moyen format n'est pas fait pour vous (et le grand format encore moins !)

Si en 1) vous n'étiez ni a) ni b) : dommage !... Ça se complique pour vous !... Vous êtes prêt à « affronter » tous les types d'appareils, petit ou moyen format !... Vous êtes à deux doigts de sombrer dans la collectionnite !... Mon conseil : comme ci-dessus, ne vous lancez pas d'emblée sur l'achat d'un Hasselblad® hors de prix ! Contentez vous d'un reflex bi-objectif d'occasion qui pourra vous coûter moins de 50€ (!) sauf si vous êtes un fervent de la macro-photographie car les appareils bi-objectifs, du fait de la parallaxe occasionnée par la distance entre les deux objectifs, vous interdit ce genre photographique !... Il est également possible de trouver un moyen format mono-objectif « cubique » pour à peine plus cher, mais choisissez-le équipé d'un viseur capuchon, surtout pas de prisme !... Il faudra faire plusieurs films avec cet appareil. Vous remarquerez l'inversion de la visée (ce qui est très déroutant au début) et la relative complexité d'utilisation des moyens formats qu'ils soient bi-objectifs ou mono-objectif cubique... Si cette visée vous pose problème, laissez tomber le format cubique à moins d'avoir les moyens d'investir dans un appareil moyen format neuf proposant encore le prisme en option ou si vous avez la chance de trouver un moyen format cubique d'occasion déjà équipé d'un prisme, dans ce cas, l'inversion de visée disparaîtra. Si vous trouvez que l'utilisation de ces appareils est trop lente et/ou trop compliquée, laissez tomber le moyen format cubique ou bi-objectif, tournez-vous plutôt vers les appareils moyen format type reflex « plat » qui, poids et dimensions mis à part, ressemblent aux reflex petit format ou vers les appareils moyen format de type compact télémétrique sur-vitaminé ! Ensuite viendra le problème de la taille de l'image : 45x60, 60x60, 60x70, 60x80, 60x90 ? Encore une fois la collectionnite vous guette !... Le choix de la taille de l'image n'est malheureusement qu'un problème de ressenti personnel, personne ne pourra vous orienter ! En théorie, il faudrait les essayer tous !... Mais je ne vais pas vous abandonner en si bon chemin ! Achetez à vil prix un appareil quelconque, même à visée sport mais au format 60x60, il en existe datant des années 1960 pour une dizaine d'euros ! Vous obtiendrez des négatifs carrés. Amusez-vous à recadrer les négatifs obtenus aux rapport 1/1,33 (pour le 45x60 ou 60x80), au rapport 1/1,16 (pour le format 60x70), au rapport 1/1,5 (pour le format 60x90, identique au rapport petit format) et après quelques films, vous ressentirez une nette préférence pour un rapport d'image, le problème de la taille d'image sera résolu !... Bien sûr il est très possible que vous soyez attiré par plusieurs rapports d'image (personnellement j'adore le 60x60 et le 60x70, j'aime beaucoup moins les autres !), dans ce cas, pas d'échappatoire, il vous faudra un appareil de chaque !... Mais il existe encore des choses à analyser pour réduire le champ de vos investigations : plus la taille de l'image est grande et moins l'appareil sera portable (logique, il sera plus gros et plus lourd !) et plus il sera cher ! Voilà de bons arguments à ne pas négliger ! En compact télémétrique moyen format ou en reflex plat (type reflex petit format), sachez que la visée « naturelle » du 45x60 sera verticale, si vous souhaitez une image en version paysage, il faudra faire tourner l'appareil de 90° ! Cela peut également décourager même si la version compact télémétrique 45x60 est relativement compacte et légère, la version reflex plat n'a pas cet avantage ! On avance doucement ! Vous pouvez déjà vous faire une idée de vos préférences, visée télémétrique, visée reflex non redressée, visée reflex redressée par un prisme, format d'image, attirance pour les gros appareils « bien lourds » ou au contraire le « plus léger possible », estimation de votre budget (ce point est capital pour éviter de déraper !) Sachez qu'un boîtier n'est pas très cher comparé au prix du système entier un seul objectif peut très bien coûter plus cher que le boîtier... et un seul objectif ne fait pas un système photographique !...

Ensuite il faudra envisager les paramètres que j'appellerais paramètres marginaux, l'envie (ou le besoin) de posséder plusieurs systèmes (un APN + un reflex 24x36 argentique + un compact télémétrique argentique petit format + un compact télémétrique moyen format + un reflex moyen format cubique + un reflex moyen format plat + un reflex moyen format bi-objectif)... pourquoi pas ? Mais là vous sortez du cadre des victimes potentielles de collectionnite, vous entrez dans le cadre du collectionneur !

Personnellement, si vous avez bien suivi ce que j'ai écrit ci-dessus, je suis persuadé que si vous ne voulez pas vous lancer dans une collection, vous ne possèderez pas plus de 3 ou 4 boîtiers !
-> 1 reflex numérique, je pense que tout photographe, même amateur, ne s'en passera plus (bien que personnellement -à ce jour- je m'en sers très peu !)
-> 1 reflex argentique 24x36 OU 1 compact télémétrique argentique 24x36
-> 1 reflex argentique moyen format cubique (format ?) ET/OU 1 reflex argentique moyen format plat OU un compact télémétrique argentique moyen format OU un reflex moyen format bi-objectif
ET C'EST TOUT !...

Pourquoi ai-je poussé jusqu'à un nombre de 4 boîtiers au maximum ? C'est très simple :
Si vous avez un reflex numérique,
* si vous souhaitez absolument faire de l'argentique pour compléter la « froideur » du numérique, dans ce cas vous sélectionnez un reflex 24x36 et stop vous avez tout pour être heureux, soit vous êtes tombé amoureux de la visée télémétrique et de la petite taille et du petit poids d'un compact, dans ce cas vous serez le plus heureux des hommes avec votre APN et un compact télémétrique et stop. Je ne connais personne (hors collectionneur) qui possède et un reflex numérique et un reflex argentique et un compact télémétrique argentique ! Je ne dis pas que c'est impossible, je dis que les philosophies de prise de vue sont tellement différentes qu'il y a comme un « intrus » dans cette liste et que si quelqu'un possédait les 3, je suis persuadé qu'il y en aura au moins un qui ne servira qu'exceptionnellement !...
* et que vous vous découvrez une passion pour le moyen format, non seulement vous n'utiliserez quasiment plus votre numérique, mais vous abandonnerez définitivement tous les appareils petit format qu'ils soient reflex ou télémétrique ! Au mieux (ou au pire) vous aurez un système moyen format reflex cubique et/ou plat + un télémétrique moyen format.

En lisant cette dernière phrase, vous pourriez vous dire que je délire, car cela représente déjà un budget kollossâl ! Mais pas forcément ! Prenons le système ci-dessous (malheureusement incomplet, mais plus que suffisant pour un photographe) :

Tout le monde sait très bien que les soviétiques fabriquaient d'excellents appareils photographiques moyen format (petit format aussi d'ailleurs) —Avec la limitation d'une obligation d'utilisation très précautionneuse, en relation avec leur philosophie de conception— Si on prend un Kiev 60, reflex moyen format plat, on possèdera un excellent appareil de « reportage », lourd, soit, mais très portable. Si on lui offre quelques objectifs, on obtient un système 60x60. Si maintenant, en plus on s'offre un Kiev 88 CM, également reflex moyen format 60x60, mais cubique cette fois, on obtient un double système pour moins cher qu'un système restreint de matériel européen ou japonais !... Le Kiev 88 CM, appareil très léger, a plus une vocation de studio (même s'il peut aussi être à l'aise en extérieur), mais il partage les mêmes objectifs !... Que demander de plus ?

KIEV 88 CM
KIEV 60
Vous voyez ici mon système Kiev. Oh, il est loin d'être complet !... En plus je n'y ai figuré que le matériel de «base», sans les accessoires (viseurs prismatiques, bagues allonges, filtres etc...)
Vous pouvez repérer le Kiev 88 CM équipé de son viseur prisme TTL Spot (acheté chez Arax - dommage qu'il y ait ce nom sur l'appareil !) à gauche et le Kiev 60 (Brut de chez Arsenal) à droite. Au premier plan, de gauche à droite vous trouvez le Rubinar (f/8 - 500mm) le Mir 26B (f/3.5 - 45mm), le doubleur de focale K6 B et le deuxième dos du Kiev 88 CM.
A côté du Kiev 60 se trouve le Kaleinar 3B (f/2.8 - 150mm) et derrière lui, le Zodiak 8B (f/3.5 - 30mm).
En arrière plan se trouve le Jupiter 36B (f/3.5 - 250mm).
Les deux boîtiers sont monté avec un Volna 3B (f/2.8 - 80mm) chacun.
Les numéros de série ont été masqués.

Avec les économies réalisées lors de l'achat de ce double système, on peut espérer trouver un compact télémétrique moyen format 60x60 d'occasion... et là... adieu le petit format et adieu le numérique !... Qui aurait envie de dépenser plus ? Pour acheter quoi ? Je vous le demande bien !... Bon, OK, c'est un double système 60x60, l'universalité du format carré n'est pas démontrée, on peut préférer le format rectangulaire, mais bon... on ne peut pas tout avoir... et en plus, dans un 60x60, on a au moins deux 45x60 !...

Sinon, plus cher, « un peu » plus fiable, « un peu » plus solide, un autre système (en cours de construction) :

MAMIYA RB 67 Professional S
Pour quasiment le même prix que mon système Kiev, on a mon système Mamiya® RB67 Professionnal S (en cours de construction, puisqu'encore très limité aujourd'hui !). Vous pouvez voir le Mamiya® RB 67 Professionnal S qui porte le Mamiya-Sekor C f/4.5-50mm, à gauche le Mamiya-Sekor C f/3.8-90mm et à droite le Mamiya-Sekor O f/3.8-127mm. Les numéros de séries ont été masqués..

ME MYSELF AND I (comme disent les anglais) : je ne suis pas une référence (et de loin !), en plus je me considère déjà comme un collectionneur, mais je vais essayer de vous expliquer ma démarche dans le choix de mon matériel (hors idée de collection). Attention, ces classements sont valables au jour de la rédaction de l'article, sans préjuger de l'avenir !...

Au début était le compact (même pas télémétrique !), puis le reflex petit format car le compact était trop « ringard ». Universel, le reflex petit format l'est réellement, ce qui explique peut-être le nombre restreint dans la collection...

Classement
Modèle
Époque
Photo
1 er PENTAX Super A
1980
2 ème MIRANDA RE-II
1970
3 ème MINOLTA X-700
1980

ATTENTION : je n'ai pas dit qu'il s'agissait des meilleurs !... J'ai dit que parmi ceux que je possède, c'est le classement ressenti ! S'il y a parmi vous un volontaire pour m'offrir un Leica®, je modifierais peut être ce classement !... En attendant... Ce sont quand même ces 3 là que j'utilise le plus volontiers. Je ne dis pas que les autres je ne les aime pas (OH qu'il a été difficile de ne pas trouver une place dans ce classement pour mon ZEISS-IKON Contaflex Super !... Les Canon® argentiques -modernes- sont sympa aussi mais trop proches du ressenti "numérique")

MISE À JOUR : l'arrivée de l'Asahi-Pentax K1000 devrait modifier ce classement, mais je ne changerai rien... je laisserai ici le classement original.

J'ai un jour désiré tester la mise au point télémétrique, j'ai trouvé un excellent compact télémétrique petit format, j'ai adoré (j'en ai acheté d'autres, mais là c'est de la collection !). Parmi ma collection, mes compacts télémétriques préférés sont :

Classement
Modèle
Époque
Photo
1 er OPL FOCA PF2B (2étoiles gravées)
1950
2 ème КМЗ-ЗОРКИЙ (KMZ – ZORKI) 3C
1950
3 ème КИЕВ-АРСЕНАЛ (KIEV – ARSENAL) 4A
1950
1980

ATTENTION : je n'ai pas dit qu'il s'agissait des meilleurs !... J'ai dit que parmi ceux que je possède, c'est le classement ressenti ! S'il y a parmi vous un volontaire pour m'offrir un Leica®, je modifierais peut être ce classement !... En attendant...
Encore une remarque : je n'ai pas connu les années 1950, ne venez pas me parler de nostalgie, même si ces 3 appareils dates des années 1950 !...

MISE À JOUR : puis est arrivé le Zorki-1 et il a modifié la donne ! Très proche du FOCA, je les placerais ex-equo !... cela posant un problème pour me limiter à 3 appareils... Devrais-je faire sortir le Kiev-4a ? Le choix est très difficile ! Je dirais bien que oui ! Le FOCA et les 2 ZORKI étant quasiment à égalité, le Kiev n'a plus vraiment sa place... incroyable ! Il fut un temps où je l'aurais classé en n°1 !...
MISE À JOUR : l'arrivée du VOIGTLÄNDER Vitessa devrait chambouler ce classement, mais je ne changerai rien... je laisserai ici le classement original.

Puis j'ai goûté au moyen format, ça a été laborieux au début (il faut dire que le Lubitel 166B n'est pas ce qu'on a fait de plus accueillant en moyen format !), mais j'ai fini par adorer, au point de me détourner un tantinet du petit format !...

Classement
Modèle
Époque
Photo
1 er MAMIYA RB 67 Pro S
1980
2 ème PENTAX 6x7
1970

3 ème
(ex equo)
КИЕВ-АРСЕНАЛ (KIEV – ARSENAL)
KIEV 60 / KIEV 88 CM
1980
2000

ATTENTION : je n'ai pas dit qu'il s'agissait des meilleurs !... J'ai dit que parmi ceux que je possède, c'est le classement ressenti ! S'il y a parmi vous un volontaire pour m'offrir un Hasselblad ®, je modifierais peut être ce classement !... En attendant... OH qu'il m'a été difficile d'écarter du classement le BRONICA EC-TL, je ne vous parlerai pas du déchirement d'écarter le KOWA Six MM ni même du SEMFLEX Otomatic !!! Mais bon, il faut faire un choix, c'est fait !...

Et puis il reste le numérique : C'est très simple, le classement sera vite fait, je possède des appareils que j'adore, mais pour le classement... zéro ! C'est beau, c'est agréable, c'est moderne, c'est efficace, c'est tout ce que vous voulez, je les utilise, mais ce n'est pas de la photographie...

Donc, si on considère que si je ne devais conserver qu'un seul appareil de chaque philosophie, je conserverai le premier de chaque classement, logique, donc... 3 appareils seulement pour être le plus heureux des hommes. S'il fallait, en plus, conserver un numérique, cela ferait 4 appareils, CQFD !...

MISE À JOUR : sont arrivés les boîtiers grand format mais je ne modifierai pas cet article... je parle d'eux par ailleurs.

Vous pourrez également lire avec profit l'article ici.

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ACHETER À L'ÉTRANGER

Un photographe/icônomécanophile, pas forcément atteint de collectionnite, recherche toujours le "bijou" le moins cher possible mais qui en donne le plus. Logique. Pour cela, rien ne l'arrête, ni la saison ni le lieu. Je n'ai pas l'intention de critiquer cela, bien au contraire, je serai plutôt de ceux qui vous stimuleraient à le faire ! Seulement, il est quelques points à bien vérifier avant d'entreprendre un tel achat !... C'est ce que nous allons essayer de voir ici.

1) Si vous avez l'opportunité de vous rendre en vacances (ou en déplacement) en Autriche, Vienne est LA ville à visiter ! On y trouve toujours l'atmosphère romantique d'antan, les parcs merveilleux, les châteaux mondialement connus, l'architecture proprette et les fleurs partout... Par contre, au 40 Westbahnstraße, se trouve la galerie WestLicht (Schauplatz für Fotografie). Prenez vos plan-guides et faites-y un trou à l'adresse indiquée, effacez cette adresse de vos GPS et autre smartphone !!! Bref, ne vous y rendez surtout sous aucun prétexte !!! Il y a la possibilité d'y voir et d'y trouver des choses merveilleuses, ça, personne ne pourra le contester, mais avec un risque "vital"... Trouver un Leica 0 état neuf par exemple à 2,16 millions d'euros, ça fait un peu beaucoup pour un amateur, même frappé de collectionnite morbide, non ?... Incroyable ? voyez plutôt ici. Bon, il est vrai que c'est le spécialiste mondial de la vente de matériel de classe ! Mais tout de même !... Et dire qu'en Juin 2012 va ouvrir, toujours à Vienne, au 27 de l'Absbergasse une autre galerie du même genre appelée cette fois Ostlicht !... Il va finir par falloir casser une banque avant de se rendre dans cette merveilleuse ville... . Bien sûr, je vous dis ça avec humour... Si vous passez par Vienne, ne manquez pas cette visite, mais n'emportez jamais plus que les 6 ou 7€ nécessaires aux droits d'entrée...

2) Si vous avez l'opportunité de vous rendre dans un pays est-européen, ex membre du bloc soviétique, vous trouverez à peu près partout des superbes exemplaires des appareils fabriqués en Russie ou en Ukraine à la "grande époque de la photographie soviétique". Méfiez-vous comme de la peste de ces vendeurs "à la sauvette" (parfois même installés dans des "officines" -je ne tiens pas à dire magasins-)... Regardez bien ce qui vous est proposé, relisez absolument les conseils donnés ici et ici. Pensez également qu'il va falloir quitter le pays et que tous les pays de l'Est n'ont pas rejoint l'Union Européenne... Il y a les services de police financière, les services de douanes qui peuvent s'arranger pour démultiplier le prix de votre acquisition et qu'il faudra ensuite entrer votre achat en France avec, à nouveau les services de douanes... Sans compter qu'acheter là bas ne vous laisse aucune marge de manœuvre, pas d'assistance en cas d'arnaque, pas d'assistance en cas d'achat de matériel volé, pas de garantie (mais ça c'est normal, le matériel neuf -fin de série- devient rare !)

3) De nos jours, avec Internet, il y a possibilité d'acheter de tout et partout dans le monde. Cela est également vrai pour le matériel photographique. Les facilités d'acheter du matériel neuf à prix défiant toute concurrence (malgré les frais de port) sont infinies MAIS ATTENTION : acheter sur le "marché gris" vous expose à certains désagréments ! La garantie mondiale n'existe pas ! Si vous achetez, même le plus légalement du monde, un matériel neuf à Hong Kong (ou ailleurs), une fois de retour en Europe, il ne sera pas garanti... Tous les constructeurs offrent une garantie de durée variable selon les lois en vigueur dans chaque pays mais surtout, il s'agit d'une garantie géographiquement limitée !... Acheter sur un continent ne permet pas de bénéficier de la garantie sur un autre !... J'ai parlé de Hong Kong, mais ce n'est pas parce qu'il s'agit de la Chine, acheter en Australie, au Canada, aux États-Unis, c'est exactement la même chose !... En plus, il ne faut pas oublier la déclaration de douane et ajouter les taxes légales correspondantes !...

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LES DIX PIRES ENNEMIS DE NOTRE MATÉRIEL

Je sais que tout le monde pense, et depuis toujours, que le matériel photographique est à toute épreuve. Certes, on sait que les objectifs qui sont principalement composés de lentilles en verre sont fragiles, mais puisque leur corps est tout d'acier constitué, on se persuade qu'ils sont plus solides qu'il n'y paraît... Mais il existe d'autres ennemis que l'on ne soupçonnerait même pas et qu'il faut connaître pour se protéger (en fait pour protéger notre matériel -hors de prix-)

Comme tout animal (on s'attache tellement à son équipement qu'on finit par l'assimiler à un animal de compagnie), notre matériel photographique a des prédateurs plus ou moins naturels !... Prêtons attention pour ne pas se retrouver "orphelin" le temps de le dire...

1) Le prédateur n°1, tout le monde le connaît, mais personne ne pense à lui : le voleur !... Eh oui, le matériel photographique est très répandu mais, inutile d'arborer du matériel professionnel pour attirer la convoitise d'autrui !... J'ai déjà vu le vol de compacts bas de gamme et bas prix, peut-être tout simplement parce que les voleurs n'y connaissent rien et donnent beaucoup de valeur même à ce qui n'en a que peu... Soyez toujours conscient de l'endroit où vous laissez votre matériel et de l'accessibilité plus ou moins facile laissée aux voleurs. Certes, il ne faut pas être paranoïaque, mais sachez qu'arborer un sac photo portant l'étiquette d'une grande marque connue revient à y fixer un drapeau rouge sur lequel est inscrit « je porte là-dedans du matériel photographique de grand prix ». Dans la mesure du possible, si vous cherchez un fourre tout ou un sac photo, choisissez-en un d'une marque inconnue, mieux, d'une marque très connue de bagages qui n'est pas connu pour faire du sac photo ou mieux encore, achetez un bon sac photo mais couvrez la marque avec une étiquette quelconque qui ne fera pas penser "photo". Personnellement, je fais mes balades photos avec un minimum de matériel que je peux placer dans un sac à dos "minuscule" dit "sac de promeneur du dimanche".
Autre point important, la courroie de cou. Systématiquement elle porte en grosses lettres, bien visibles, la marque de l'appareil, imaginez ce que va produire une "banderole" Nikon ou Canon (dans une moindre mesure les autres marques) dans l'esprit d'un voleur ! Préférez une courroie générique (qui ne coûte pas cher) ou montez la courroie d'origine à l'envers de façon que la marque n'apparaisse pas !... D'une manière générale, si vous portez votre matériel avec la courroie autour du cou ou au poing avec la courroie enroulée autour de la main, les risques du vol à la tire sont moins importants. Dans les zones "à risque", préférez porter votre sac (photo) à dos à l'envers, c'est à dire devant vous plutôt que sur le dos. Ces quelques conseils devraient vous sécuriser, même si ce n'est pas 100% garanti ! Je ne parlerai même pas des assurances qui, d'une part sont chères, et d'autre part, au mieux, remboursent la perte du matériel mais même si votre matériel existe encore sur le marché, le boîtier de remplacement ne tiendra plus la même place dans votre cœur, l'appareil "perdu" restera "perdu", c'est comme si vous achetiez un chien pour remplacer le chien qui vient de se faire écraser... ce n'est plus du tout pareil !...

2) Moins connu, bien que souvent présent, le corps gras est également un ennemi naturel de notre matériel. Oh je ne parle pas de l'huile de votre friteuse qui s'attaquera rarement à votre équipement (mais qui sait ?) mais il y a des corps gras qui, eux, ne demandent que ça : la crème solaire est un excellent exemple !... Il est tout à fait naturel (et fortement recommandé) de se protéger du soleil mais en tant que photographe, pensez à systématiquement vous laver les mains après vous être enduit de crème et surtout avant de toucher votre matériel. Je parle des mains, mais évitez absolument tout contact de votre matériel avec n'importe quelle partie de votre corps enduit de crème !... Si, par malheur, un contact avec un corps gras se produisait, pensez à nettoyer immédiatement votre matériel sans utiliser de produit chimique ou corrosif pour autant (!!!) de l'eau douce et un peu de savon sur un coin de tissu devraient suffire. Tant qu'on est au chapitre de la crème solaire (ou de l'huile de bronzage d'ailleurs !), même s'il est tentant de la ranger dans votre sac photo pour ne pas à avoir à porter deux sacs, prenez sur vous et évitez tout risque de fuite qui endommagerait gravement boîtier et objectifs.

3) Dans le même ordre d'idée, il y a les répulsifs à insectes ou à acariens (que j'utilise toujours contre les tiques -voir plus haut-). Ces produits ne sont pas gras (certains le sont !) mais ils contiennent tous des produits chimiques potentiellement dangereux pour notre matériel... Utilisez les mêmes précautions et les mêmes moyens de protection que pour la crème solaire pour éviter les déconvenues...

4) Ce prédateur aurait peut-être du être placé en première position (ou au moins ex-equo) mais, n'y ayant pas pensé d'emblée, car trop évident sans doute, il sera en 4ème position : il s'agit de la casse !... Un choc, oh, pas forcément très important, une chute, pas forcément d'une hauteur très importante, peuvent faire littéralement exploser votre matériel, je ne sais pas si vous avez déjà assisté à la casse d'un objectif (ou d'un boîtier d'ailleurs) mais croyez-moi,... c'est impressionnant et ne laisse personne indifférent !... Je ne saurai être assez insistant sur le fait de toujours laisser son matériel à l'abri dans un étui spécialement étudié antichoc. Bien sûr, ce n'est pas toujours possible, surtout en cours de shooting, et ce n'est pas garanti à 100%, mais cela peut grandement limiter les risques ... Idem chez vous, un minimum de bon sens est à respecter, ne posez pas votre matériel n'importe où, en équilibre instable sur le bord d'un meuble, à portée d'enfants ou d'animal familier... Je sais, c'est bête comme conseil mais que celui qui n'a jamais eu à déplorer des accidents pour ce genre de raison me jette la première pierre !...

5) Encore un ennemi insidieux et implacable que je connais pour en avoir été victime : le tabac !... Il est (paraît-il) dangereux pour la santé, mais encore plus dangereux pour la santé de notre équipement photographique... Les fumées entrent partout, même à l'intérieur des boîtiers et des objectifs "tropicalisés", cette fumée est très grasse et très corrosive. Tout souffre, les obturateurs qui collent, les diaphragmes qui collent, les lentilles qui s'opacifient, les contacts électriques qui se court-circuitent ou s'isolent, bref, une véritable calamité !... Fumeurs, adonnez-vous à votre vice loin de votre investissement photographique (c'est ce que je fais depuis longtemps !).

6) Toute aussi implacable est l'humidité et, à fortiori, l'eau. Cette autre calamité s'attaque aux boîtiers de plein de manières différentes. Ne mésestimez pas l'humidité, à la longue, elle fait autant de dégât que l'eau ! Personne n'aurait l'idée de plonger son appareil dans un lac, mais personne ne se soucie de l'humidité ! Bien sûr il existe du matériel "tropicalisé" mais "tropicalisé" ne veut pas dire hermétique !... Pensez toujours à éviter toute chute accidentelle dans l'eau, pour l'humidité, acheter du gel de silice ou autre dessiccant pour votre sac photo est très accessible et très pratique. Si vous ne souhaitez pas acheter de dessiccant, sachez que du riz écrasé en poudre ou du gros sel fera très bien l'affaire à condition de ne pas attendre qu'il soit saturé (surtout le sel ! qui finira par laisser s'échapper un liquide hyper corrosif mortel pour le matériel...).

7) Dans le même ordre d'idée qu'au point n°6, il y a le changement d'atmosphère : passer d'une atmosphère froide (shooting d'extérieur en hiver) à l'atmosphère surchauffé de nos maisons va entraîner de la condensation et on se retrouvera dans le même cas de figure que dans le point n°6. Si nombreux sont ceux à connaître ce problème, beaucoup moins nombreux sont ceux qui pensent au passage d'une pièce climatisée (donc hyper sèche) à une pièce humide et chaude !... Il faut toujours prendre soin de laisser un temps d'adaptation progressive du matériel à la nouvelle température...

8) Encore un ennemi domestique auquel on ne pense pas toujours : la poussière. Bien sûr elle se fixe sur les capteurs, mais c'est là son moindre défaut ! Elle s'insinue partout et finit par créer des problèmes électriques, des couches opaques sur et entre les lentilles des objectifs et j'en passe ! Il faut bien penser à ne jamais laisser son matériel dans une atmosphère même légèrement poussiéreuse, mais le placer dans des sacs plus ou moins hermétiques. Si vous possédez une collection, comme moi, c'est bien pour l'exposer (non ?) dans ce cas, placer son matériel dans une vitrine dont les portes sont équipées de joints ce qui limitera l'entrée de poussière. Il existe également un geste très simple qui vous mettra (un temps) à l'abri des attaques de la poussière : époussetez régulièrement votre matériel même s'il n'y a pas de poussière visible ! Un test ? Photographiez en "macro" un objet ne présentant aucune poussière en apparence... vous serez surpris !...

9) Faire des photos au bord de la mer, que cette dernière soit calme ou démontée est toujours intéressant mais la photo à la plage est un "sport" des plus dangereux pour le matériel photographique. L'eau de mer, cela n'aura échappé à personne, est salée, l'atmosphère de bord de mer est salée aussi. Même si votre appareil n'est pas plongé dans l'eau de mer, du sel finira toujours par s'insinuer dans ses parties les plus intimes. Et cela est connu de tous, le sel est très corrosif... Pensez à essuyer souvent votre matériel ainsi que la lentille frontale de votre objectif. Ne photographiez jamais dans les embruns, n'ouvrez jamais aucune trappe de votre appareil, même pas pour changer la carte mémoire directement en extérieur au bord de la mer, préférez l'atmosphère (à peine) plus sûre de la voiture ou de l'appartement un peu éloigné du rivage... Quand vous ne vous en servez pas, laissez tout le matériel dans le sac.

10) Toujours en bord de mer, mais pas uniquement, l'ennemi le plus vicieux qui soit, invisible mais ô combien destructeur : le sable. Si le sable est beau et chaud (ça c'est pour le folklore !), il est certainement le prédateur le plus effroyable pour notre matériel photo. C'est un abrasif hors normes, ça tout le monde le sait, alors imaginez tout ce qu'il est capable de faire dans un boîtier ou un objectifs qui contiennent tous deux un nombre incalculable de pièces en mouvement les unes contres les autres. Le grain de sable dans les rouages, ça vous dit quelque chose ? Imaginez dans notre cher (dans tous les sens du mot) matériel... Pour finir sur une note optimiste (???) disons qu'au mieux il nous laissera des rayures ici ou là en souvenir de son passage !... Comment protéger le matériel du sable ? Un seul moyen, ne pas l'emporter dans un endroit sableux ! Au pire l'enfermer dans un sac hermétique !... Pour limiter les dégâts, il faut s'équiper d'un appareil soufflant (une poire peut suffire) pour chasser tout le sable se trouvant à la surface du matériel à l'exception de tout autre moyen ! Essuyer le sable revient à rayer toute surface... ce n'est pas du diamant mais ça fait au moins autant de dégât !...

Allez, comme je ne suis pas avare de conseils, je vous offre un petit bonus... merci du cadeau (!!!) je vais vous parler du pire des pires, qui surpasse et de loin les dix ennemis exposés ci-dessus : l'association de malfaiteurs !... Imaginez, et c'est très probable, que vous collectionniez du matériel photographique. Votre collection est exposée sur des étagères dans une pièce relativement sombre, (très) chaude, un peu humide et pas plus poussiéreuse qu'une pièce d'habitation habituelle. Cette pièce vous sert également de "laboratoire numérique" donc vous y travaillez des heures durant devant votre ordinateur en grillant cigarette sur cigarette. Ah, j'en vois quelques uns qui commencent à se reconnaître !... Et bien, nous avons concentré dans un espace "restreint" :
- humidité
- chaleur
- faible ensoleillement
ces trois éléments mis ensemble vont être le déclencheur de la pousse de champignons, oui, vous savez, ceux-là même qui dévorent les lentilles de vos objectifs...
- humidité
- poussière
ces deux éléments forment une colle d'excellente qualité
- poussière
- humidité
- nicotine/goudron
il ne s'agit plus de colle mais quasiment de soudure !!!

Allez, bon courage, ventilez cette pièce fréquemment, baissez la température de quelques degrés, dépoussiérez régulièrement le matériel, évitez de fumer et, de temps en temps, retirez tous les capuchons de tous les objectifs, fermez hermétiquement les volets (avec du bois ou du carton peint en noir) et le tour des portes et fenêtres, et allumez de l'extérieur (après avoir quitté la pièce et tout calfeutré) une ampoule UV du type de celle qui permet de stériliser l'eau des plans d'eau de jardin, elle vous coûtera une trentaine d'euros et tuera tous les champignons avant que ces derniers puissent occasionner le moindre dégât. Attention à bien éteindre l'ampoule avant de retourner dans la pièce, la survie de vos yeux en dépend !!! Je n'insisterai pas sur le fait d'empêcher qui que ce soit de pénétrer dans la pièce lors d'une séance de photothérapie UV (femme/enfant/chien/etc.).

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LA PHOTO PEUT ÊTRE MORTELLE !

Oui, la photo c'est "mortel", du moins c'est ce que pourraient dire les "djeunses", mais ce n'est pas du tout le sujet de cet article ! Je dis bien ici que la photographie peut être létale !... Et bien non, je n'exagère pas, c'est exactement pour cela que je publie dans la rubrique « des mauvais plans à éviter absolument »...

Imaginez, c'est une histoire vraie, même si elle s'est produite dans une des dernières dictatures communistes encore en train de sévir !... Nous sommes en Biélorussie ("Belarus" pour tous les non-français), un pêcheur -photographe amateur passionné (comme nous !)- apercevant un superbe castor décide de lui tirer un superbe portrait ! Quoi de plus naturel, nous aimerions tous en faire autant, non ?

Mal lui en a pris, il s'en est approché tellement près que l'animal l'a mordu... à mort (oui, à mort !). L'histoire ne dit pas si notre sympathique photographe voulait faire de la macrophotographie d'une des dents redoutables du castor ou s'il ne disposait que d'un objectif de 15mm, mais il faut retenir de sa malheureuse séance de shooting qu'être passionné c'est bien, mais il ne faut pas oublier que si on ne sait raison garder, notre passion peut nous pousser à faire de grosses bêtises... Un castor c'est sympathique, ça fabrique des barrages, mais ça reste un gros animal sauvage qui est doté de dents et de mâchoires impressionnantes... n'oublions pas que cette bestiole est taillée pour couper des arbres et qu'un corps humain ne pèse pas lourd en comparaison !...

C'est un peu comme cette vidéo que j'ai visionné je ne sais plus où sur internet où un photographe amateur voulait faire un "close-up" d'un lion dans la savane africaine avec son 50mm... la vidéo ne donnait aucun détail sur le résultat de la prise de vue mais je crains fort une forte dominante ... rouge !...

Restez curieux, soit, mais restez prudents et, dans la mesure du possible, achetez-vous un bon téléobjectif pour faire du "close-up" !...

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ATTENTION ! DANGER ! LA PHOTOGRAPHIE EST EN PÉRIL...

Trop, c'est trop ! Un exemple, puis un autre, et encore un autre,... c'est une véritable épidémie !...

Ah oui, la modernité n'a pas que du bon, loin de là !... Laissez-moi vous parler d'un citoyen lambda (et j'en ai croisé des légions !) qui ne connaît de la photographie que le photomaton pour ses papiers d'identité. Qui au chômage, qui ne souhaitant pas se casser la tête ni les pieds au travail (ni autre chose d'ailleurs... moins on se fatigue...), va se payer, au mieux un Canon 5D Mark x ou un Nikon à trois chiffres, au pire un reflex d'entrée de gamme voire (je l'ai vu aussi) un bridge de bas de gamme, ouvrir un compte sur les réseaux sociaux et s'autoproclamer photographe professionnel... Rien que ça !...

Est-il nécessaire de s'appesantir sur leur "grandeur" et leur suffisance, même lorsqu'ils font preuve de leur incompétence (leur méconnaissance même) tant par la qualité de leurs images que lors de leurs discours hyper techniques qui n'ont de technique qu'un charabia qui se veut être un jargon professionnel et qui n'est que du vent ! Bref, vous voyez le tableau !...

Si l'arrivée du numérique présentait l'intérêt (l'avantage) de faire découvrir la photographie au plus grand nombre (un appareil photo numérique bas de gamme n'est pas cher, son utilisation non plus !), elle est également la cause de l'apparition opportuniste de véritables fauxtographes, (non ce n'est pas une faute d'orthographe, non ce n'est pas de l'humour non plus, pourtant j'aurais préféré), ce que l'on appelait des "presse-boutons" il y a peu de temps encore...

Citoyens, la photographie est en danger ! Amateurs, ne vous laissez pas éblouir par une vie glorieuse et l'argent facile... ce n'est pas la réalité qui vous attend... et s'il est vrai qu'il n'est nul besoin de décrocher un diplôme supérieur pour devenir photographe professionnel, il faut une masse de travail considérable et sans revenu avant de pouvoir prétendre se lancer dans la photographie "alimentaire". D'ailleurs, de tous ces pseudo professionnels, je n'en ai connu aucun qui s'attardait sur ses conditions de vie et de rémunération (ah si, maintenant que j'y pense, il y en a bien un qui essayait de faire croire que le premier jour suivant son autoproclamation lui avait rapporté 2000€ net et que, de jour en jour, l'augmentation de revenu était telle qu'il a décidé de ne "travailler" qu'un à deux jours par mois dès le 2ème mois !... pour ne pas trop payer d'impôts disait-il ... dommage que je ne connaisse aucun inspecteur des impôts...). Citoyens, la photographie est en danger ! Amateurs, vous, les vrais, les passionnés, même ceux qui, éventuellement, peuvent exposer et vendre certaines de leurs créations, sachez que nous sommes les seuls à pouvoir la sauver... Travaillons, apprenons et pratiquons la vraie photographie... laissons les vrais professionnels faire le ménage dans leurs rangs... et notre seule résistance fera le reste...

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CES SATANÉES MAUVAISES HABITUDES

Soyons honnêtes, il existe depuis toujours des mauvaises habitudes chez les photographes amateurs (et pas eux uniquement, mais pour les autres on sort quelque peu du sujet !)... mais l'arrivée de la photographie numérique semble ne rien améliorer voire même "enfoncer le clou" et même en faire apparaître de nouvelles... Je vais donc souligner en vrac ces habitudes qui perdurent ainsi que celles auxquelles s'exposent les "nouveaux arrivants" en photographie numérique. À vous de vous imprégner de cet article afin d'éviter ce mauvais plan et ainsi pouvoir évoluer...

ACCUSER SON MATÉRIEL

Il est évident pour tout le monde que c'est le matériel qui fait la photographie... Qui n'a jamais dit ou entendu « il faut que je m'achète un reflex pour enfin faire de bonnes images » ou bien « Ah si j'avais les moyens d'acheter tel boîtier/objectif, j'aurais une chance d'évoluer dans mon trajet photographique » ou encore « Pfff ! ma production photographique est franchement nulle... il faudrait que j'envisage de changer de matériel » ?

Je ne jette la pierre à personne, je suis également passé par là (même si c'était à l'ère argentique) quand j'ai cassé ma tirelire pour m'offrir mon premier reflex... Mais il y a une phrase de Ansel Adams qu'il faudrait toujours conserver en mémoire et qui disait quelque chose comme « l'élément essentiel du matériel photographique se trouve toujours à un centimètre derrière le viseur » (désolé, je ne me souviens jamais des citations avec précision... j'aurais été un très mauvais philosophe...). J'en ai déjà parlé par ailleurs (et je ne saurais trop vous encourager à aller lire ces articles), mais si j'insiste encore ici sur ce même sujet, c'est parce que cette mauvaise habitude va vous pousser soit à la ruine soit à l'abandon de la photographie !... Il vaut mieux se concentrer sur sa formation, sur son autocritique plutôt que de se cacher derrière de fausses excuses en incriminant un matériel qui de toute façon ne desservira jamais son utilisateur... si ce dernier sait s'en servir...

MULTIPLIER LES ACQUISITIONS

En tant que collectionneur, je n'ai pas franchement la meilleure place pour vous stimuler à éviter cette habitude, mais je ne parlerai pas de collection ici, donc c'est le photographe amateur qui va parler !...

Je ne sais plus qui disait « de la patience j'en possède beaucoup... tellement que je ne peux pas l'utiliser ». Et bien il en va de même de la quantité de matériel... J'en ai déjà parlé par ailleurs (et je ne saurais trop vous encourager à aller lire ces articles), ce n'est pas en multipliant le nombre de boîtiers, le nombre d'objectifs ou le nombre d'accessoires que vous augmenterez vos capacités créatrices !... Un modeste boîtier (même compact), un objectif "passe partout" et vous êtes armés pour tout réussir en photographie...

TOUT MISER SUR LE BOÎTIER

Je ne sais pas si cela relève de la nature profonde de l'homme, du matraquage publicitaire, du besoin de parader en public mais, depuis toujours, tous les amateurs ont toujours cassé leur tirelire pour acheter un boîtier super haut de gamme quitte à se contenter d'un "cul de bouteille" qui y est éventuellement monté.

J'en ai également déjà parlé par ailleurs (et je ne saurais trop vous encourager à aller lire ces articles), mais quitte à disposer d'un budget de x€ il est préférable d'investir x/3 pour le boîtier et 2x/3 pour l'optique plutôt que le contraire !... Allez, au pire, autorisez-vous un petit 50/50 mais c'est déjà faire un mauvais calcul !...

AVOIR UNE CONFIANCE AVEUGLE EN SON MATÉRIEL

Alors que je ne connais personne qui décide de partir en vacances sans avoir vérifié un minimum sa voiture (et fait les niveaux), je ne connais que très peu de monde qui en fasse autant avec son matériel photographique !... Et une fois sur place, il manque la carte mémoire, la batterie, un accessoire indispensable ou même... un boîtier en état de marche !...

J'en ai déjà parlé par ailleurs (et je ne saurais trop vous encourager à aller lire ces articles) mais n'oubliez jamais de vérifier au moins deux fois votre sac photo et tout le matériel à emporter...

COMPTER SUR LE LABORATOIRE POUR RÉCUPÉRER LES MANQUES DE LA PRISE DE VUE

Qu'il s'agisse de Photoshop ou du laboratoire argentique, on a toujours la possibilité de retoucher et de recadrer nos images à postériori. Certes, c'est exactement le rôle du laboratoire (argentique ou numérique), mais cette façon d'appréhender les choses est critiquable pour au moins 3 raisons :
-on finira immanquablement par "oublier" la création de nos images et on ne pourra jamais s'améliorer
-bien créer son image dès la prise de vue est beaucoup plus rapide que le recadrage et le maquillage de l'image en post traitement
-recadrer et retravailler une image l'ampute d'une bonne part de sa qualité intrinsèque dès qu'il s'agira de la créer sur un support utilisable (exposition). Une image recadrée sera une image de plus petite taille qui nécessitera une augmentation de l'agrandissement donc une augmentation du grain et donc une diminution de netteté en argentique ou une baisse de taille maximale ou une pixelisation en numérique... Il est vrai que vu le nombre de pixels qui constituent les images numériques de nos jours, on peut se permettre un recadrage et malgré tout espérer une impression de grande dimension mais est-ce vraiment une raison pour faire n'importe quoi à la prise de vue ? J'en ai déjà parlé par ailleurs (et je ne saurais trop vous encourager à aller lire ces articles), il faut s'astreindre à créer nos images à 100% dès la prise de vue... Le laboratoire ne sera qu'une "sur couche de finition".

COMPTER SUR LE LABORATOIRE POUR CORRIGER SES EXPOSITIONS

Qu'il s'agisse de négatif argentique ou de négatif numérique (RAW), il est toujours préférable de gérer son exposition dès la prise de vue !. C'est également cela savoir faire de la photographie !... J'ai déjà parlé par ailleurs sur ce site de tout ce qu'il faut connaître (et je ne saurai trop vous conseiller de lire ces articles !) sur le meilleur moyen d'exposer ses photos dès la prise de vue avec les caractéristiques spécifiques de chaque support (film/diapositive/capteur numérique).

Certes, le laboratoire (argentique ou numérique) permet une bonne part de récupération des erreurs d'exposition mais ses possibilités ne sont pas infinies... et un re-travail des images en profondeur peut demander beaucoup de temps... Il faut donc s'astreindre à correctement créer ses images dès la prise de vue...

TROP COMPTER SUR LES AUTOMATISMES

Même si des progrès incontestables sont intervenus, si vous travaillez exclusivement en automatique même au prix d'une qualité parfois inférieure), il arrivera toujours des cas où une correction manuelle sera indispensable. En qualité d'utilisateur "exclusif" des automatismes, il y a de fortes chances pour que vous éteigniez votre boîtier (qui conservera les dernières modifications manuelles) et que vous oubliiez les avoir effectuées. Donc, pour les séries suivantes, les chers automatismes de vos boîtiers ne réagiront plus du tout comme ils le devraient et, croyez-moi, vous n'aurez pas fini de vous "casser la tête" pour comprendre pourquoi votre boîtier a subitement "perdu les pédales"...

Donc, en débutant chaque séance, vérifiez toujours à deux fois les réglages de base à la recherche d'une modification manuelle "oubliée"... Ce "travail" ne sera pas vraiment fastidieux puisque ces modifications manuelles concerneront principalement la sensibilité ISO, la balance des blancs et la correction d'exposition. Bien évidemment, qui dit balance des blancs dit photo numérique, à moins que vous ayez oublié un filtre correcteur de couleur sur l'objectif de votre appareil argentique... pour les autres paramètres, ils sont valables autant en photographie argentique qu'en photographie numérique.

DÉTRUIRE PRÉCIPITEMMENT SES NÉGATIFS

Cette mauvaise habitude touchera principalement la photographie numérique (OK, on ne parlera pas de négatif mais vous m'avez compris !) puisque je ne connais aucun amateur de photographie argentique qui jette ses négatifs immédiatement en sortie de cuve !...

C'est vrai qu'en photographie numérique il est beaucoup plus facile et beaucoup plus rapide de "jeter" ses images que de les faire !... C'est exactement pour cette raison que les amateurs ont souvent tendance à effacer leurs images depuis le menu de leur boîtier !... Un coup d'œil sur l'écran LCD, un coup de bouton "effacer", un coup de bouton OK et... en voiture Simone...

Mais pourquoi devrais-je vous conseiller de garder vos images et de ne les "jeter" qu'une fois sur l'ordinateur et certainement jamais depuis le boîtier ? Voici plusieurs raisons :
-> L'écran LCD est le plus gros menteur que je n'ai jamais rencontré (et croyez-moi, j'en ai croisé beaucoup !). Puisqu'il est impossible de calibrer l'affichage sur l'écran LCD, il ne vous montrera jamais la réalité de l'image... pourquoi jeter une image apparemment loupée si, au bout de compte, elle est bonne une fois affichée à l'écran de l'ordinateur ? Ce que je dis restera certainement vrai pour encore un bon bout de temps, puisque même si un jour on pourra calibrer les écrans LCD, cela ne voudra pas dire qu'on sera en mesure d'analyser précisément la lumière sous laquelle on observera l'écran LCD !... Et si ce n'était que ça ! L'image sur l'écran LCD est si petite (même s'il est possible de zoomer) qu'elle ne montrera jamais la réalité de l'image, mais cette fois-ci elle vous cachera l'échec de l'image, le moindre flou, la moindre ombre disgracieuse sera masquée... Bon, vous me direz que si l'écran LCD montre une image ratée comme si elle était réussie, il n'y a aucune raison pour qu'on l'efface... soit, je dois avouer m'être laissé emporté, il n'empêche que c'est une preuve de plus du manque de fiabilité de l'écran LCD.
-> La capacité des cartes mémoire est telle qu'il n'est vraiment pas indispensable de faire de la place au fur et à mesure... vous pouvez tout garder sans risque de saturation.
-> Si vous prenez l'habitude de "jouer" avec cette fonction, il arrivera bien un jour où vous effectuerez une fausse manœuvre et détruirez une image capitale. OK, vous pourrez la récupérer devant l'ordinateur à condition de ne plus utiliser la carte avant le "sauvetage"... autant dire arrêter la séance photo pour plus de 90% des utilisateurs amateurs.
-> Cette habitude de la "sélection à chaud" (visualisation, zoom, +/- effacement) va vous faire perdre un temps incroyable... si vous partez faire une session photographique, le but est de faire de la photo et non pas de la défaire, et par le fait louper des tas d'occasions de prendre de bonnes images (à moins d'avoir 4 yeux et 2 cerveaux, je ne vois pas comment faire pour regarder dans le viseur et photographier tout en regardant l'écran LCD pour effacer d'autres images !)...
-> L'écran LCD est certainement l'élément le plus consommateur d'énergie, c'est bien connu de tous, mais alors, pourquoi risquer la "panne sèche" simplement à cause du vice de l'effacement prématuré ?
-> Enregistrer des images, en effacer pour en ré-enregistrer par dessus risque de corrompre la FAT de la carte et ainsi corrompre vos fichiers... ainsi, même les photos réussies seront corrompues et ne pourront plus être sauvées, même sur l'ordinateur... Remplissez votre carte, gardez toutes vos photos, même les plus loupées, videz la carte dans votre ordinateur, effectuez un formatage complet de la carte et cette dernière sera toujours en parfaite condition... Vous n'êtes pas à 5 minutes pour détruire vos ratés... Des images ratées sur une carte ne vont polluer ni le boîtier ni la carte... les effacements intempestifs, au contraire, vous font courir un risque...

NE PAS UTILISER SON TRÉPIED

Le trépied est un accessoire indispensable en photographie. Prendre des photos à main levée est certainement plus agréable, par contre, les vitesses lentes sont souvent nécessaires et vous ne pourrez jamais éviter le flou de bougé sans lui !... En numérique vous avez la possibilité d'augmenter les valeurs ISO mais vous y perdrez en qualité d’image, les ombres seront parasitées par le bruit (parasites numériques). Et si vous souhaitez réaliser un effet de filé le résultat sera insatisfaisant sans trépied. Si vous vous demandez comment améliorer la qualité de vos images, prenez l’habitude d’emporter votre trépied, tant pis s'il est encombrant et lourd... Vous pouvez bien sûr contourner ces inconvénients avec un sac de sable ou un statif inversé bricolé (voir ici).

NE PAS ÉPUISER SON SUJET

Ne vous contentez pas de faire une photo ou deux de votre sujet. Vous n'avez pas forcément beaucoup de temps mais donnez-vous la peine d’essayer les différents points de vue. Prenez l’habitude de faire le tour du sujet (si possible). Un autre côté peut être plus intéressant. Et au ras du sol, ça donnerait quoi ? Approchez-vous davantage, certains détails ont intérêt à être isolés. Variez la profondeur de champ, prenez la même scène à différentes ouvertures. Diversifiez vos prises de vue, vous aurez un meilleur choix.

NE PAS SOIGNER SA COMPOSITION

En tant que touristes, nous nous habituons à tirer rapidement sans trop nous poser de question sur la qualité de l'image, il ne s'agit que de souvenirs de vacances après tout !... Oui mais voilà, cette mauvaise habitude s'ancre en nous et nous finissons par agir toujours de la sorte !... C'est trop facile de croire que l'on pourra récupérer sous l'agrandisseur ou dans un logiciel de traitement d'image... alors qu'en réalité c'est totalement faux ! L'image se crée à la prise de vue, le post traitement ne sert qu'à fignoler !... Prenez le temps d’examiner le cadre de visée pour vérifiez l'absence d'éléments perturbateurs. Prendre le temps de vérifier tous ces éventuels « indésirables »évite bien du travail en post-traitement..

FAIRE DE LA PHOTO ÉPISODIQUEMENT

On veut tous devenir meilleur photographe, mais sans investir du temps, on n'y parvient jamais !... La meilleure façon de progresser (la seule, en fait !) est de pratiquer. Si vous faites de la photo qu’une fois par mois, vous ne ferez que recommencer infiniment vos débuts en photographie. Progresser demande de la discipline et des sacrifices, imposez-vous une pratique régulière et allez lire cette page. Votre engagement se manifestera visiblement dans vos images, et vous constaterez une grande amélioration.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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LES RISQUES DE L'OCCASION

En photographie, surtout argentique, il est sinon plus intéressant au moins indispensable de se tourner vers le matériel d'occasion...

Bien sûr, qui dit matériel d'occasion dit risque ! Risque de vice caché, risque de dysfonctionnement, ces risques ont déjà été entrevus dans les pages de mon site et donc, en appliquant mes recettes, ces risques sont devenus minimes. Il y a également le risque de dépenser beaucoup plus que de raison, ceci ayant également été traité dans mon site, il y a peu de chance de se faire truander...

Reste le risque le plus important auquel personne ne pense : les démêlées avec les forces de l'ordre !!! Rien que ça !!! Il est de notoriété publique qu'un matériel photographique, quel qu'il soit, a toujours attiré les voleurs à la tire et donc, une fois le vol commis, il y a 99% de chance que ce matériel soit mis en vente sur le marché de l'occasion.... Et alors ? me direz-vous... le simple fait d'acheter ce matériel d'occasion volé fait de vous un receleur qui risquez plus que le voleur puisque vous êtes en possession du matériel volé et lui... non !...

Donc adieu la possibilité de l'achat en occasion ? NON, bien sûr, puisque je ne m'en prive pas !!! Il existe un moyen hyper simple d'écarter le matériel volé et hyper simple de se justifier (éventuellement) aux yeux de la justice...

Demandez à votre vendeur de vous remplir un certificat de vente. Il refuse ? Il a donc quelque chose à cacher, fuyez... Il accepte de vous le remplir ? conservez-le et vous serez officiellement le propriétaire de votre matériel d'occasion !...

Bien sûr, ne comptez pas sur les vendeurs de matériel d'occasion pour posséder de telles pièces si la vente ne s'effectue pas dans un magasin ayant pignon sur rue !... Mais cela n'est franchement pas un problème puisque la loi française reconnaît la valeur d'un document quelconque à partir du moment où il est daté et signé et s'il contient un minimum d'informations...

Voici, ci-dessous, un exemple de certificat de vente. Imprimez-le, faites-le remplir par votre vendeur et le tour est joué... Adieu les risques...

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LA RUINE VOUS GUETTE SI...

Vous le savez déjà depuis longtemps, vous qui me lisez, tout ce que je vous raconte dans ce site est du vécu basé sur l'expérience, parfois malheureuse, de votre serviteur. Aussi, il me fallait vous faire part d'un problème auquel tout le monde est confronté, si si, vous aussi, tout le monde je vous dis !!!

Les principales victimes sont les débutants en photographie MAIS des gens ayant déjà de la bouteille ne sont pas à l'abri... Je veux parler de l'achat d'accessoires indispensables qui... ne serviront jamais mais qui vous auront fait gaspiller énormément d'argent à la longue !...

Ailleurs dans ce site je vous ai parlé du choix de vos accessoires, en effet, il en faut... mais faites confiance aux industriels... ils sont doués pour vous proposer des tas d'accessoires à des tarifs plus ou moins élevés qui ne servent à rien d'autre que d'encombrer vos placards et, accessoirement, vous vider le porte feuille... J'ai donc décidé de partir à la chasse à ces mauvaises affaires...

LA BROSSE SOUFFLANTE POUR NETTOYAGE DES OBJECTIFS

Même si ce petit accessoire semble super bien étudié, petit, léger, facile à transporter, il est TOTALEMENT INEFFICACE. Les poils sont des ramasse-moutons, souvent ils ne tiennent pas bien et en fin de compte, cet accessoire va non seulement laisser les saletés en place mais va vous en déposer encore plus et avec des poils perdus en plus !!! Et la puissance de la soufflette est d'une part très insuffisante et en plus est dissipée par les poils. Certes, à elle toute seule, cette brosse ne va pas vous ruiner mais additionnez son prix avec tout le reste et vous aurez dépensé le prix d'un superbe objectif professionnel...

Si vous souhaitez nettoyer votre matériel, comme moi, préférez une poire à lavement et un tissu en microfibres...

LE SAC PHOTO

Quoi de plus logique que d'acheter un sac photo pour protéger et transporter son équipement ? Tellement logique que 9 fois sur 10, l'achat du sac photo est contemporain de l'achat du boîtier... Grossière erreur !!! En effet, 9 fois sur 10 l'achat de ce premier sac photo s'accompagne d'un entreposage dans sa cave sans jamais servir ni de protection ni de transport de matériel !...

Rien n'est plus compliqué que le choix de son sac photo !... Si ce dernier est indispensable, son achat devra être longuement pensé et il est préférable d'attendre longtemps avant de l'envisager... Personnellement, j'ai acheté (et jeté) 4 sacs photo avant de trouver celui qui me convient vraiment (en fait j'en utilise 2 : un sac à dos et une besace) et cet achat efficace m'a demandé près de 10 ans d'hésitation !... N'allez donc pas vous jeter sur le premier sac qui vous tombe sous la main !!! Et surtout, évitez comme la peste ceux qui sont vendus au prix d'une poignée de cacahuètes...

Un autre point concernant les sacs photo : les sacs de marque de fabricant de boîtiers (Canon, Nikon, Pentax etc...). Ils sont plus cher que les autres (vous payez la marque !), de moins bonne qualité que les autres, vous faites de la pub gratuite pour la marque et, en plus... vous signalez à tout le monde que vous vous baladez avec une quantité incroyable de matériel hors de prix !!! Si cela ne s'appelle pas tenter le diable...

LE "SAC DE HARICOTS" PROFESSIONNEL

Il est des cas où un sac de haricots (ou de riz ou de sable etc...) peut être très pratique ! J'en parle par ailleurs dans ce site, MAIS envisager l'achat d'un tel accessoire est totalement stupide !!! Si vous le bricolez vous même, il ne vous coûtera quasiment rien et, si vous ne souhaitez pas vous lancer dans un bricolage, sachez qu'un simple sweet shirt ou un pull over roulé en boule pourra faire l'affaire !!!

LE TRÉPIED

S'il est un accessoire réellement indispensable, c'est bien le trépied MAIS choisir un trépied est au moins aussi difficile que choisir un sac photo ou un appareil photo ! En effet, l'efficacité du trépied va systématiquement de pair avec les inconvénients ! Il sert à maintenir votre matériel stable mais pour ce faire il doit être lourd et encombrant (!!!) Ce qui fait que très souvent, l'amateur se tournera vers un matériel moins encombrant, moins lourd et... moins cher qui sera totalement inutilisable alors qu'il aura tout de même dépensé près de 100€ !!! Imaginez-vous changer de trépied tous les ans... la facture sera rapidement salée !!! Il est donc préférable de laisser mûrir l'idée de l'achat et d'éviter comme la peste les trépieds de petit prix, de petit poids et de faible encombrement !... Essayez d'abord de voir si votre pratique photographique peut se passer de cet accessoire et si vraiment vous ressentez le manque, choisissez votre trépied (voir ici) et mettez-y le prix, une fois pour toutes.

LES FIXATIONS RAPIDES POUR TÊTE DE TRÉPIED

Ah, il s'agit de la panacée lorsqu'on parcourt les différents sites internet traitant de photo ! Pour un professionnel qui doit changer de trépied toutes les 30 secondes ou utiliser 36 appareils photo avec un même trépied pour un shooting de 2 heures, certes c'est idéal... pour un amateur, ce système est nul !... Il reste fixé sur le boîtier empêchant très souvent de le poser à plat sur un support autre que le trépied (lors de l'inutilité par exemple) avec le risque de voir tomber son matériel ainsi déséquilibré... En plus, si vous utilisez un long téléobjectif, il vous faudra en acheter un deuxième... Et le pire de tout, une fois démonté de son boîtier, cette petite pièce est candidate à l'égarement... d'où rachat indispensable !...

LES FILTRES

Concernant les filtres il faut considérer plusieurs sous rubriques :

1) évitez comme la peste les filtres à bas prix, ils ne vous serviront jamais à rien !!! Sinon à démolir la qualité de vos objectifs (et donc la qualité finale de vos images !).
2) il est très possible de passer agréablement une vie entière de photographie sans jamais utiliser le moindre filtre !!! Les filtres dits créatifs n'ont rien de créatif et ne sont plus guère indiqués en photographie numérique (puisque la simulation informatique est simple et quasi gratuite !)
3) reste la sempiternelle question de l'intérêt des filtres UV qui protégeraient la lentille frontale de nos objectifs... Un capuchon d'objectif et un pare soleil protègent mieux et sont gratuits...

LES TENTES LUMINEUSES

Toute personne souhaitant faire de la photo de reproduction d'objet dans l'intention de les présenter à la vente sur internet ou pour le plaisir de créer une photo se lance littéralement sur ces tentes lumineuses alors que ces dernières ne sont rien de plus que des limiteurs d'espace rendant difficile la moindre photo... On peut obtenir exactement le même résultat avec quatre feuilles de papier blanc et trois lampes de bureau que l'on pourra ranger dès la séance terminée et qui ne nous aura rien coûté...

LES LONGS ZOOMS

Pour un amateur moyen, envisager une focale supérieure à 200mm peut probablement constituer une grave erreur ! Il est préférable d'attendre une évolution dans son travail photographique avant d'aller plus avant... Une fois à 300mm (et plus) les optiques deviennent sombres et plus difficile à utiliser (les mouvements imperceptibles jusqu'à 200mm deviennent énormes arrivés à 400mm... Et je ne parle pas des zooms comme de Samyang 650~1300mm, zoom que j'adore mais qui est véritablement une plaie à mettre en œuvre...

LES FOCALES ULTRA COURTES

Wahoou, un fish eye ça te donne des images incroyables grâce aux déformations qu'il engendre !... Certes, mais en même temps, après un seul et unique shooting, vous vous rendrez compte qu'un 180° ça ne délivre que des petites images rondes, sans intérêt... une sortie photo et... placard !!!... Attention, je ne critique pas les focales extra-larges (!!!) mais, franchement, en dessous de 15mm c'est de la folie pure (!!!) 15mm déjà, c'est très large et déformant, suffisamment pour avoir du mal à créer des belles choses... mais c'est encore utilisable.

LES ASSURANCES

Voilà un sujet particulièrement épineux... Si on se fait voler le matériel, une assurance peut être intéressante, mais, il faut avouer que les vols sont extrêmement rares, personnellement, je n'ai jamais connu personne s'être fait voler son matériel sans y avoir mis une bonne part de bonne volonté (oublier une optique sur un banc public par exemple !)...

LES EXTENTIONS DE GARANTIE

Fuyez les extensions de garantie... vous en prenez pour 5 ans minimum et votre boîtier sera obsolète dans 2 ans... voire vous l'aurez revendu au bout de 6 mois... vous aurez tout gagné, puisque l'acheteur ne vous donnera pas un kopek de plus pour cette extension de garantie !...

LE CHARGEUR DE BATTERIE SOLAIRE

Superbe idée ce chargeur écologique ! Seulement voilà, il ne délivre pas suffisamment d'énergie pour recharger une batterie d'appareil photo !... Pour un smartphone peut-être, pour un appareil photo, certainement pas (ou peut-être un tout petit compact, je n'ai pas essayé !)...

LE FILM DE PROTECTION DE L'ÉCRAN LCD

Les écrans LCD arrière de nos appareils numériques sont, d'origine, traités anti-rayure. En plus, ces films de protection emprisonnent très souvent des bulles d'air rendant l'écran inutilisable et je ne parle pas des traces de doigts si la mise en place n'est pas immédiate et je passe sous silence les déviations de couleur dues à des irisations causées par certains films...

PLUS GÉNÉRALEMENT

— Évitez de vous jeter immédiatement sur les dernières nouveautés : vous payerez beaucoup pour la même chose que vous aurez pour beaucoup moins cher dans quelques mois...
— Évitez absolument les accessoires à bas prix, soit ils sont inefficaces soit ils sont très fragiles soit ils ne sont pas fiables du tout
— Évitez absolument les accessoires excessivement chers, très souvent "suffisamment bien" est largement suffisant !... Si les fabricants proposent à la vente des objectifs à 3.000~10.000€, ce n'est certes pas uniquement pour s'enrichir ou pour vouloir truander les consommateurs mais si un professionnel qui place tout son équipement en amortissement (ce sont ses réductions d'impôts qui payeront son matériel) peut se permettre ce genre d'investissement, ce ne sera jamais le cas d'un amateur qui devra payer au prix fort un accessoire qu'il ne pourra jamais "'amortir", ni en quantité de production ni en argent bien sûr... C'est pourquoi le marché propose également de l'excellent matériel pour beaucoup moins cher même si ses spécifications sont moindres (moteur intégré à l'objectif moins rapide, tropicalisation inexistante, etc...)... rappelez-vous toujours qu'au pire, l'argent économisé sur un accessoire pourra être dépensé dans un autre (cela est précisé pour ceux qui ont déjà compris que l'économie pour l'économie n'est pas une fin en soi !).

Il y en a certainement des milliers d'autres, mais là je ne vois pas... Il y a d'autres matériels que de nombreux photographes considèrent comme inutile et je ne partage pas leur avis... donc je ne vais pas entamer une polémique, mais sachez que c'est volontairement que je n'ai pas fait figurer ces accessoires :
- niveau à bulle 3D : très intéressant (sauf si votre boîtier est équipé d'un niveau électronique)
- convertisseur x2 (ou doubleur de focale) : qui dégrade la photo finale, certes, qui augmente les difficultés de prise de vue (plus longue focale donc flou de bougé - perte de lumière d'où pose plus longue), certes, mais qui, pour un prix assez modique (sauf Canon et Nikon !!!), vous permettra de vous sortir de situations inextricables... Je ne recommande certainement pas cet achat, mais je ne le placerai certainement pas dans les inutiles...

Si vous en voyez d'autres, écrivez-moi et je compléterai l'article...

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LES ÉCARTS DE LA LOI DE RÉCIPROCITÉ (effet Schwarzchild)

Vous qui faites —ou souhaitez faire— de la photographie argentique, cet article vous concerne directement... Pour les numéristes purs, il n'aura que peu d'intérêt puisque l'effet Schwarzchild n'existe pas en numérique, mais il mérite d'être connu tout de même, on ne sait jamais !...

Bon, cette page s'appelle les mauvais plans à éviter... pourquoi vous prendre la tête ici avec des notions qui devraient trouver leur place dans des pages plus théoriques ? Pour 2 raisons : d'une part ce n'est pas de la théorie et, d'autre part, quand vous jetterez des films par boîtes entières, vous comprendrez qu'il s'agit véritablement d'un mauvais plan !...

Je ne vais pas entrer dans des considérations sémantiques, ni mathématiques, ni physiques pour expliquer le pourquoi et le comment... je dirais simplement que sur un film noir et blanc par exemple (c'est idem sur un film couleur mais l'explication avec le noir et blanc est plus simple à imaginer !), plus le film (le négatif !) recevra de lumière et plus il sera noir (donc plus le positif deviendra blanc !). Or, pour quantifier la quantité de lumière reçue par le négatif, il faut savoir qu'elle correspond à la lumination (oubliez ce terme, ça n'a aucun intérêt ici -mais cela en aura par ailleurs, dans ce cas j'en reparlerai-) et cette lumination est égale à l'éclairement (la puissance lumineuse) multipliée par le temps d'exposition. C'est comme pour votre bronzage sur la plage : à puissance solaire constante, plus vous resterez exposé et plus vous bronzerez OU, à durée d'exposition constante, plus la puissance solaire est grande et plus vous bronzerez !... Partant de cette définition, il devient évident (pour ne pas dire logique, voir plus loin !) que l'on obtient la même lumination en exposant son film pendant 1/50è de seconde avec un diaphragme de f/5.6 qu'en l'exposant 1/100è de seconde avec un diaphragme de f/4 (puisqu'une variation de 1 diaphragme multiplie la quantité de lumière par 2 et que, bien sûr, un doublement de la vitesse divise la quantité de lumière par 2 !). Cela est tellement logique et tellement carré et tellement scientifique que depuis les débuts de la photographie, cela était connu sous le nom de loi de réciprocité. C'était une loi... c'était un théorème... c'était un dogme... rien à redire !...

Seulement voilà, les scientifiques, les vrais, ont horreur des dogmes... ils n'acceptent les loi que s'ils n'arrivent pas prouver leur inexactitude !... et là, dans les années 1900 (approx.), un astronome au nom à coucher dehors (pour les non germanistes !), Karl Schwarzchild (il y a 90% de chance que je me trompe dans l'orthographe, j'ai déjà vérifié 1000 fois et je n'y arrive toujours pas donc, tant pis, j'abandonne !) a montré qu'il existait des écarts à cette fameuse loi de réciprocité... donc cette loi n'avait plus de raison d'être en tant que loi, en tant que théorème, en tant que dogme !... La loi de réciprocité est juste mais pas sur toute la gamme qu'elle est sensée couvrir !...

Si j'expose une vue d'un négatif à f/1.4 pendant 1/4 de seconde et la vue suivante du même négatif à f/22 pendant 64 secondes (1 minute et 4 secondes), contrairement à ce que laissait croire la loi de réciprocité, les deux vues consécutives ne montreront plus du tout la même chose (en terme d'intensité des ombres, de densité)...

Avec la plupart des films (heureusement !!!) la réponse du film reste "stable" (en fait "acceptable") pour des vitesses s'échelonnant de 1/1000è de seconde à 1/4 de seconde (ça, par contre, c'est très théorique puisque certains permettent 1/2 seconde voire plus !). Il faut donc, si on sort de ces limites, ajuster la lumination ou modifier les temps de développement pour compenser la perte de sensibilité du film, la perte de contraste (et même filtrer les films couleur pour obtenir des teintes réelles !). Pas de panique ! Tout cela est parfaitement expliqué sur les monographies des constructeurs de films, encore faut-il y penser, encore faut-il les trouver, encore faut-il appliquer les conseils !...

En très gros (juste pour se faire une idée, il est préférable de se tourner vers les fabricants !), on estime des corrections du type :

Temps d'exposition prévu (secondes)
Modification du diaphragme
Modification du temps de développement
1/100 000
1/10 000
1/1 000
1/100
1/10
1
10
100
+ 1
+ 1/2
0
0
0
+ 1
+ 2
+ 3
+ 20 %
+ 15 %
+ 10 %
0
0
- 10 %
- 20 %
- 30 %

Voilà, vous n'aurez plus d'excuse pour louper vos photos en pose longue (pour les poses super rapides >1/1000è de seconde, ce sera plus rare)... vous savez maintenant qu'il faut corriger... ainsi, plus de galère, plus de mauvaise surprise, plus de mauvais plan !...

MISE À JOUR : j'ai trouvé un graphique qui montre les corrections à appliquer selon le film utilisé :

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ARRÊTONS LES MENSONGES !!!

Voilà, cette fois ça m'a trop saoulé !... Cela fait longtemps que je m'énerve en lisant les mensonges, contres vérités et autres idioties... Il fallait bien que je finisse par écrire un article sur le sujet !...

Pourquoi placer cet article dans la rubrique « mauvais plans » ? Tout simplement parce que si vous prêtez une quelconque oreille attentive à ces délires, vous allez bien finir par vous embringuer dans des voies sans issue, voire des désagréments plus ou moins cuisants !... Donc, les fausses informations sont bien des mauvais plans, ce sujet a toute sa place ici... cqfd !...

Cet article ne se clôturera pas en un seul jour ... j'ai décidé d'y faire figurer, au fur et à mesure de leurs découvertes, les affirmations dignes de méfiance accompagnées de commentaires personnels pour les démonter !... Donc, vous pourrez revenir régulièrement lire cet article, il devrait s'étoffer rapidement. N'ayez crainte, chaque fois qu'il s'agrandira, je laisserai une trace dans la rubrique « Dernières Mises À Jour », ce sera plus simple que de revenir ici, de tout relire pour s'apercevoir qu'il n'y a rien de neuf... et beaucoup moins frustrant !...

Commençons, si vous le voulez bien par des affirmations tellement répandues qu'elles vont probablement en mystifier plus d'un (et les dégâts ont certainement déjà commencés depuis longtemps...). Généralement, ces affirmations se retrouvent sur des sites de photographes professionnels (ou supposés tels), pages sur lesquelles on lit presque systématiquement des phrases du type « Voilà plus de vingt-cinq ans que j’enseigne la photographie »... ça fait sérieux et donc, il n'est pas étonnant que de nombreux amateurs finissent par colporter les âneries de ces sites malfaisants (mais pas pour les finances de leur webmaster !) et finir par convaincre les débutants. Donc, voici tirées de ces sites de professionnels antédiluviens qui se permettent (en plus) de dispenser des cours, plus ou moins gratuits (plutôt moins !) quelques grands classiques :
— « Si vous voulez photographier en argentique, vous risquez de vous priver du côté ludique du numérique (1) et devrez consacrer un budget conséquent (2)  ». Deux inepties en une seule phrase, c'est fort non ? 1) La photographie sérieuse, qu'elle soit argentique ou numérique, n'a rien de ludique... c'est intéressant, passionnant, formateur, agréable, excitant même, mais pas ludique. Soit, admettons que le terme ludique ait échappé à son auteur, dans ce cas, je ne vois vraiment pas ce que la photographie numérique peut présenter de plus ludique que la photo argentique !?!... La seule vraie différence c'est qu'en numérique on peut faire n'importe quoi et effacer ses bêtises sans laisser la moindre trace... c'est ludique ça ? 2) Voilà l'argument le plus lourd, repris par la majorité ! Mais le budget de l'argentique n'est pas plus conséquent que celui du numérique !!! Bien au contraire !!! Toujours dans le cadre de la vraie photographie, bien sûr... parce que si vous ne faites que des images sans intérêt avec un smartphone, là, bien sûr, ce ne sera pas très cher (à part l'achat du smartphone, ce qui n'est déjà pas si mal !). Hormis ce cas de figure, il faut acheter un boîtier numérique (plus cher qu'un boîtier argentique d'occasion en parfait état), au moins une deuxième batterie de secours, des optiques adaptées au numérique (plus chères que des optiques d'occasion du temps de l'argentique), une carte mémoire de grande capacité et très rapide (en fait, il en faut plusieurs !!!), un ordinateur super puissant avec plein de mémoire et plein de disques de sauvegarde, un écran (voire deux !) aux capacités et à la qualité "photo", un système de calibration de l'écran, une imprimante photo (elles n'existent plus qu'en A3+ -ou plus grandes-), de l'encre pour l'imprimante qui coûte plus cher au millilitre qu'un litre d'essence super, du papier photo pour impression jet d'encre.... et je passe sous silence le prix des logiciels de traitement d'image et, n'oublions pas qu'en numérique, puisqu'on imagine à tort que déclencher ne coute rien, on y va de bon cœur... mais l'immense majorité des boîtiers ont une capacité de déclenchement limitée à 50.000. Certes c'est beaucoup, mais si 50.000 déclenchements en argentique c'est plusieurs centaines d'années, en numérique cela peut ne représente que quelques années... et que, une fois le boîtier mort, l'évolution du numérique vous obligera à tout remplacer en même temps que l'achat du nouveau boîtier puisque tout sera devenu obsolète ou insuffisant pour gérer les images de l'appareil de remplacement !!! De quel côté le budget conséquent ?
— « Les Appareils Photo Numériques, sont maintenant au point et sur bien des plans dépassent l’argentique, surtout si vous optez pour un capteur grand format » D'une part, les capteurs grand format n'existent pas encore, au mieux, pour le prix d'une voiture (et plutôt de haut de gamme !), on peut avoir un capteur moyen format. L'utilisation d'un boîtier numérique "professionnel" à capteur full frame et avec une vingtaine de mégapixels (c’est discutable si ce nombre est dépassé de beaucoup) peut, éventuellement, être comparé à un négatif 24x36, mais certainement pas plus (le négatif moyen format et à fortiori grand format a encore de beaux jours devant lui, et je dis ça en 2015) ! Et encore il ne faut pas oublier de comparer les objectifs qui occupent une place prépondérante dans la qualité technique d'une image, qu'elle soit argentique ou numérique...
— « Le numérique a au moins ce mérite d’être très économique à l’usage » Il se répète, moi pas, voir plus haut.
— « Vous pouvez multiplier à l’infini les essais nécessaires à votre progression, sans aucun coût réel » Et mon œil ? Voir plus haut.
— « Une prise de vue en numérique ne coûte que la décharge de la batterie ! » Mais bien sûr, rêve toujours, voir plus haut.
— « Votre appareil reflex, équipé d’un bon objectif sera amorti, remboursé en totalité en moins d’un an, par l’économie réalisée en achat de pellicules, frais de développements et de tirages ! » Je serais curieux de voir ses sources !... Un reflex avec un bon objectif ne sera JAMAIS amorti, à moins de vendre vos photos, quant au remboursement intégral, ce ne peut être vrai QUE si vous exposez au moins un film par jour et que vous fassiez un tirage de tous vos négatifs argentiques alors que votre boîtier numérique ne servira qu'à capturer des images qui ne seront jamais imprimées... et encore... Ça change quelque peu la comparaison, n'est-ce pas ?
— « Un ensemble de base boîtier objectif de 10 à 12 millions de pixels est souvent plus performant que la plupart des ensembles “boîtier + objectif + pellicule”, utilisés par les photographes des années 50, dont les photos nous ont tant fait rêver (Willy Ronis, Doisneau etc.) » Un ensemble de base est déjà assez péjoratif et arrivera à peine (s'il y parvient !) au niveau d'une pellicule 24x36 avec ses 12 Mpxl, mais comme les Doisneaux et autres utilisaient soit des Leica soit des Zeiss Ikon, leurs résultats techniques étaient encore bien supérieurs à un objectif numérique de base !!! Et n'oublions pas que ces grands photographes utilisaient également des appareils moyen format qui eux ne seront pas près d'être rattrapés par les appareils numériques petit format (les numériques moyen format s'en approchent un peu mais à quel prix !). Et puis, parler des grands photographes pour dire qu'ils sont d'hier parce qu'ils faisaient de l'argentique, c'est franchement stupide (!!!) quel photographe numérique amateur est capable de faire mieux que Doisneau ? Il possède pourtant du numérique !!!... J'irai encore plus loin en posant la question (je n'ai pas la réponse, personne ne l'a !) de savoir si Doisneau utiliserait le numérique plutôt que l'argentique aujourd'hui, en 2015, pour faire le genre de grandes images qu'il nous a laissé...
— « Il devient plus difficile de se procurer la pellicule. » Là encore, n'importe quoi... je n'ai pas plus de mal à en trouver en 2015 qu'en 1970 !... Sauf, bien sûr, si je veux exclusivement acheter des films qui ne se fabriquent plus !...
— « Souvent l'ennui en photographie survient parce qu'on se lasse des outils que l'on possède. Il n'y a rien de mal à changer de matériel ou à compléter son matériel existant pour relancer sa créativité » Voilà aussi le type de conseil vicieux tellement il peut paraître logique ! Surtout parce qu'il propose une solution facile et rapide à un problème qui n'en est pas un mais qui touche tout photographe un jour ou l'autre... Ce n'est pas le matériel qui stimule la créativité !... D'ailleurs, je propose dans une autre de mes pages une solution à ce faux problème de créativité et,..., justement,..., pour y parvenir,..., il faut,..., laisser son matériel dans son armoire !... DONC, en panne d'inspiration, n'allez pas investir encore plus, d'une part ça ne stimulera pas plus votre reprise de production photographique, et, d'autre part, l'arrivé de nouveau matériel va demander une nouvelle auto formation avec perte de temps et stagnation plus longue dans la non production d'images et donc plus de difficulté à sortir de sa mauvaise passe !...

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ET SI DARWIN C'ÉTAIT TROMPÉ ?

Je suis (re)tombé dernièrement sur une ancienne image publicitaire, certes pas très originale, de Fuji qui tentait de prouver qu'avec leur série X de petite taille, de faible poids et de qualité d'image identique aux gros systèmes reflex de haut de gamme, ils représentent l'ultime évolution du photographe. Vous connaissez certainement tous cette image, dans le cas contraire, je vais vous en donner un aperçu :

Inutile de développer... on comprend très bien le message de Fuji, avec leurs hybrides haut de gamme on est cool, on peut tout, sans crouler sous le poids de son matériel, sans s'encombrer d'aucun accessoire devenu inutile. Bien sûr, à part les X10, X20, X100, cette image est trompeuse, ne serait-ce qu'à cause des objectifs (les autres X sont à objectifs interchangeables, il faudra donc au moins un sac photo et donc régresser d'une place dans leur vision de l'évolution !), mais bon, il s'agit de pub, donc on ne va pas couper les cheveux en quatre...

Mais que vient faire cette publicité dans la rubrique des mauvais plans à éviter ? Pas de panique, j'y viens, poursuivez la lecture, c'est effrayant... je me demande même si je n'aurais pas du placer un logo « interdit aux moins de 16 ans » en début d'article !...

Si on fait un pas en arrière, qu'on essaye de regarder objectivement l'évolution du photographe, la vision de Fuji ne représente plus qu'un tout petit instantané ! Il y a un avant, bien sûr, mais également un après qui a été laissé (volontairement ?) dans l'ombre ! Ce pas en arrière je l'ai fait et, voilà ce que je pense avoir découvert... Cœurs sensibles, accrochez-vous !!!

Dans l'histoire de l'homme, il aura fallu plusieurs milliers d'années pour aller du premier pré-humain (1) à homo-sapiens-photographii-argentiquii-moderni (2). Après une pause (changement de ligne), est né l'homo-sapiens-photographii-numeriquii (3), déjà très désinvolte qui, en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, a été détrôné par le mitrailleur photographique fou (4) qui, comme vous pouvez le constater sur le schéma, a déjà amorcé un changement dans son attitude de tous les jours... À peine apparu, cette espèce a été détrônée par l'homo-sapiens-appleii (5) en pleine régression qui ne vit plus que pour le selfie et la régression se poursuit avec la généralisation des tablettes numériques et l'apparition de l'homo-tablettens (6) (de moins en moins sapiens !) lui-même rapidement remplacé par l'homo-tablettens-amorphii (7), vautré devant sa tablette à scruter les réseaux sociaux à la recherche des images sans intérêts créées avec ces mêmes machines portables !...

Le mauvais plan à éviter, vous l'aurez deviné, est de laisser aller la régression jusqu'à arriver à la prospective terrifiante qui nous mènera, en moins de 50 ans de l'homo-sapiens-photographii-numeriquii à... une grosse larve (8) !...

La facilité n'a jamais grandi l'humain, bien au contraire, le numérique tout automatique (4) l'a déjà corrompu, et que dire du smartphone (5) ?

Photographes de tous poils, secouez-vous, ne vous laissez pas happer par cette facilité marketing, votre avenir est tout tracé (8) !... Que vous souhaitiez faire du numérique, d'accord, mais créez, réfléchissez, travaillez, donnez-vous la peine de faire des bonnes photos !... Évitez le mauvais plan de la déchéance !...

(en guise de postface, si j'ai nommé le n°5 « appleii », j'aurais tout aussi bien pu l'appeler « samsungii » ou « sonyii » ou autre, c'est le concept que je critique, pas la marque, mais ça vous le saviez déjà, puisque vous lisez mon site !)

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LES CONCOURS PHOTO

Je voulais vous parler aujourd'hui des concours de photographie et préciser un peu pourquoi je recommande généralement de ne jamais y participer. En fait il y a deux raisons qui me poussent à refuser ce concept, l'une est d'une importance modérée mais l'autre est catastrophique !...

Parlons de la moins terrible d'abord. Si vous participez à un concours photo, il y a 99% de chance pour que vous perdiez la(les) photo(s) que vous présentez. Quand je dis perdre, je pense évidemment à la propriété intellectuelle qui est sensée protéger le créateur des images. Les images proposées aux concours seront quasi systématiquement détournées, au mieux tombant dans le domaine public (tout le monde peut les trouver, les reproduire, les modifier, etc., elles n'appartiennent plus à personne), au pire détournées dans un but lucratif sans pour autant faire profiter de quoi que ce soit à la seule personne qui mériterait la rémunération : le créateur de l'image. Si, en plus, le concours est organisé sur internet, c'est certain que les images seront détournées... Et ce détournement n'ira même pas de pair avec le fait de gagner ou de perdre le concours !... Votre image pourra être la meilleure des meilleures, elle rapportera un maximum d'argent à une personne que vous ne connaitrez même pas et vous ne gagnerez même pas le concours... Bien sûr, uniquement si les images sont bonnes, sans quoi, non seulement elles ne seront pas détournées mais elles ne seront même pas conservées... et la perte sera sans grande importance...

Venons-en à la deuxième raison, bien plus grave !... Si vous mettez le doigt dans l'engrenage des concours photo, vous entrerez dans un processus inconscient d'esclavage de l’opinion d'autrui. La personne la plus importante en photographie est la personne qui crée les images. Ni les spectateurs, ni les juges des concours, ni les galeristes (si vous vendez vos photos). Encore moins les quidams qui hantent les forums photo, qui ne connaissent rien à rien, qui seraient bien incapables de produire quoi que ce soit mais qui ne se gênent pour se jeter à bras raccourcis sur le travail des autres...

Les amateurs (et pas uniquement en photographie), se soucient vraiment de ce que les autres pensent de leurs productions. Pourquoi ? Parce qu'ils ne sont pas très sûrs de leur propre jugement -et c'est bien naturel- et que les encouragements des proches ne sont pas assez objectifs non plus !... Je me soucie personnellement uniquement des opinions de mes proches. Et ce parce que je ne suis qu'un amateur. Un vrai créateur se doit de se moquer de l'avis de tous, c'est lui qui crée, pour lui, pour la création, pour l'art ! Pas une seconde il ne pensera qu'il doit créer pour quelqu'un !... D'ailleurs, voilà quelques temps que je me force à ne plus soumettre mon travail à mon entourage...

Participer à des concours photo crée beaucoup de stress et de frustration inutiles. En toute logique, si on se considère comme photographe, on s'espère bon photographe, donc on mérite de gagner les concours (au moins certains d'entre eux !). Mais il y a dans les concours une grande part de chance et de subjectivité des juges. C'est rarement les compétences ou la qualité du travail du photographe qui permet de gagner les concours !...

Si vous croyez que les juges sont toujours impartiaux, vous vous trompez. Ils jugent selon leurs préférences ou selon certains critères qui échappent à toute logique. Si vos photos ne correspondent pas à ce qu’ils aiment, ou à ce que l'initiateur du concours souhaite trouver, même si elles sont excellentes, vous ne retiendrez pas leur attention et vous perdrez. En d’autres termes, il y a toujours un biais dans ces concours.

La notion même de perfection ou même de beau est sujette à caution !... Vous aimez votre compagne, vous la trouvez belle, et elle l'est puisque vous la voyez ainsi, mais qui vous dis que pour les autres elle soit belle ? C’est naturel, mais peu de concours l’admettront. Les goûts personnels des juges sont un facteur déterminant. La notation des images qui concourent n'est pas définie, aucun critère scientifique !... Il suffit que vous proposiez une photo couleur alors que le juge préfère le noir et blanc (ou le contraire !) votre image pourra être un chef d'œuvre digne d'entrer au musée de la photographie, vous n'aurez aucune chance d'être retenu pour le classement au concours !...

La finalité de tout cela est double et je ne sais pas laquelle est la moins terrible : soit vous vous découragerez et vous risquerez de vous écœurer de la photo à jamais, soit vous réussirez à rentrer (de force) dans le moule de ce que les gens veulent voir et donc vous ne créerez plus que de la banalité, vous deviendrez une machine qui reproduira encore et encore des images qui se plieront à la vision unique de ce monde qui se nivelle lentement mais surement vers la médiocrité universelle !...

Ne vous rendez donc pas esclave des opinions des autres. Si vous prévoyez de participer à des concours photo, prenez conscience avant tout que les préjugés sont indissociables de ce système. Et si le fait de ne pas gagner vous frustre, alors ne participez pas. Le plus important est de toujours donner le meilleur de soi-même. Et pour commencer, cherchez à vous plaire avant de chercher à plaire aux autres. Le mieux étant encore de fuir purement et simplement cette course truquée qu'est le concours photo !...

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ACCORDER FOI AU CONTENU D'UNE PHOTO

L'image a,de tout temps, été inconsciemment considéré comme une preuve de la réalité. On a beau savoir que les montages photo sont monnaie courante depuis le XIXè siècle, une majorité de gens pensent pouvoir encore apporter crédit à ce qu'ils voient sur une photographie.

Le numérique est apparu et est devenu accessible à tous. Les logiciels de traitement d'image super puissants ont également fait leur apparition et à un prix dérisoire, certains sont même gratuits (!) et malgré tout, on a toujours tendance à croire au contenu des images.

Bien sûr, au temps de l'argentique, il fallait être un artiste de haute technicité pour truquer une photographie sans que l'on puisse se douter de la supercherie. Avec les logiciels actuels, c'est beaucoup plus facile, mais, malgré tout, il est toujours possible de repérer la manipulation, enfin, si le truqueur n'est pas super doué.

Mais il existe une autre voie qui consiste à ne plus truquer une image mais... de créer de toute pièce une fausse image !... Deux photographes Suisse, Jojakim Cortis et Adrian Sonderegger décident de s’amuser un peu en recréant de célèbres instantanés en construisant des décors en miniature à l’aide de morceaux de papier, de ciment et de modèles réduits.

Le duo (de choc !) ne sélectionne que les images marquantes et connues de tous, leur but étant de récréer une image parfaite, sans qu’il soit possible de la distinguer de l’originale. Le résultat est bluffant, bien que le travail doive être titanesque donc extrêmement chronophage !...

Imaginez qu'un gouvernement ou un groupuscule quelconque souhaite fabriquer de toute pièce un événement, il lui suffirait de recruter des pointures de la photographie, de créer une scène comme ces deux génies suisses et de la photographier sur pellicule argentique. Cette dernière permettrait de prouver de la véracité de l'événement... un négatif ne peut pas mentir !...

Après, on se demandera pourquoi les photographies n'ont aucune valeur devant les tribunaux de nombreux pays !... De la même manière, il faut savoir que depuis 2015 l'agence Reuters applique une nouvelle politique qui interdit les photos provenant de fichiers RAW transformés. Les photographes, depuis, doivent envoyer les photos originellement enregistrées au format JPEG... de fait, toute modification deviendra plus visible !...

Pour terminer, je dirai que j'adore leur travail et pas uniquement la reconstitution de photos historiques, leur style décalé est rafraichissant et de toute beauté ! Allez donc visiter leur site. Les images reproduites ici se trouvent dans la rubrique Personal > Ikons.

Bonne visite !... et méfiez-vous des imitations...

crédits photos : Jojakim Cortis et Adrian Sonderegger

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ATTENTION, DANGER DE DÉSOCIALISATION !

Le titre est peut-être un peu fort (c'est un peu le rôle d'un titre d'être accrocheur) mais sachez que le contenu de cet article doit vous interpeller, il n'a rien d'exagéré, lui !

Si vous vous considérez comme un photographe du dimanche, sous entendu un photographe amateur qui fait seulement des images de temps en temps, même si vos images sont excellentes (cela n'a rien d'incompatible, croyez-moi !), vous êtes à l'abri de ce risque de désocialisation. Si, par contre, vous devenez un photographe passionné, que vous dormez photographie, mangez photographie, que la photographie est présente dans votre esprit (de manière plus ou moins inconsciente) à chaque instant, quelle que soit votre activité, attention à vous !...

On devient facilement et rapidement un photographe passionné et la photographie, dans ce cas, devient une addiction au même titre que le jeu d'argent, la drogue ou l'alcool (en fait, il s'agit d'une drogue aussi, mais bon, si on n'en est pas conscient, cela peut être intéressant de le rappeler). Tout ne fait plus que tourner autour de cette addiction et tout est bon pour s'y adonner... Certes, il est -et de loin- bien préférable de faire de la photo que de s'autodétruire avec des substances plus ou moins licites, mais la photographie, comme les autres drogues aura tendance à vous désocialiser ! Non je ne me moque pas de vous, d'ailleurs, je vais vous exposer mes arguments et vous verrez bien !...

Pour avoir le maximum de chance de réussir ses images, le photographe s'est forgé un ensemble de goûts et d'habitudes qui risquent fort de déplaire aux êtres humains normaux... et à force de se placer à la marge de la normalité, on réduit drastiquement son cercle de contacts sociaux, voire, au mieux, on se construit un autre cercle social constitué d'autres photographes passionnés...

Mais quels peuvent bien être ces habitudes ou ces goûts asociaux ? Je vais en dresser une liste non exhaustive que vous serez tout à fait en mesure de compléter en vous regardant vous-même...

Première habitude asociale, probablement la plus difficile à vivre par votre entourage immédiat : l'appel du petit jour... Alors que dans toutes les familles il est de bon ton et même très apprécié de prendre un petit déjeuner tous ensemble, dans les familles où sévit le photographe passionné, il manquera toujours quelqu'un : à l'heure où Morphée libère les gens normaux, le photographe est déjà parti depuis longtemps à la chasse aux images... Les premières lueurs de l'aube, les rues désertes, la fraicheur matinale, l'humidité sont un appel puissant et irrésistible pour le photographe passionné.

Vient ensuite le corollaire à cette première habitude, partager le temps libre avec sa tribu dans la journée est problématique... il faut récupérer de son lever précoce et se préparer au deuxième appel puissant et irrésistible : la lumière déclinante... donc autant dire que l'on ne pourra pas compter sur lui pour des activités de fin d'après midi ni de début de soirée non plus !...

Si vous vous promenez en famille dans la nature, il n'est pas rare qu'au beau milieu d'une discussion le photographe se jette au sol sans raison apparente, oublie tout ce qui est en cours pour créer une image !...

Si, par hasard, vous réussissez à passer une soirée devant la télévision, il sera impossible de regarder calmement le film, le photographe commentant systématiquement les beaux ou les mauvais éclairages, la belle lumière, le beau cadrage (ou le mauvais). Il soupirera devant un beau film mal photographié alors qu'il se pâmera devant un mauvais film mais qui montrera de très belles images avec une lumière parfaitement maitrisée...

Quand la météo sera excellente, souvent le photographe refusera de vous suivre en extérieur, alors que dès que le temps est couvert ou que le brouillard tombe, il insistera lourdement pour vous faire sortir... Les conditions météorologiques peu engageantes pour les gens normaux sont celles qui permettent de créer les meilleures images, c'est donc à ce moment que le photographe est appelé à l'extérieur !...

Chaque fois que vous avez besoin d'eux, les photographes sont introuvables... Ils ont perdu toute notion du temps, enfermés qu'ils sont dans leur chambre noire, leur studio plus ou moins improvisé ou leur ordinateur pour faire du post-traitement !...

Le processus créatif étant une expérience individuelle, le photographe adore déambuler seul avec son matériel photo dans les rues désertes, les quartiers glauques, les forêts ou la campagne profonde... toujours seuls, même si vous l'accompagnez, il sera en totalité focalisé sur la recherche d'un sujet photographique !...

Même s'il reste chez lui, en train de créer des images dans son studio photo, le photographe perd toute notion de besoins physiologiques fondamentaux, aucun besoin de nourriture, aucun besoin d'hydratation, bref, il vous faudra batailler en permanence pour partager un repas...

Si, en plus, il aime le matériel photographique, il va vouloir collectionner et occuper des surfaces et des volumes impossibles dans la maison !...

Ajoutez à tout cela le pire du pire : si le photographe a décidé de créer un site/un blog, il y passera encore des heures et vous ne le verrez plus du tout !!!...

Vous voyez bien que je n'invente rien... le photographe passionné est une personne invivable ! On a déjà vu des couples exploser pour bien moins que cela !... Aussi, soit vous avez la chance de vivre avec un conjoint également photographe passionné, soit vous avez la chance de vivre avec une personne extrêmement patiente (un sain/une sainte), soit il va falloir prendre des mesures drastiques pour sauver votre vie familiale et/ou sociale !...

Planifiez des jours où vous ferez semblant d'oublier votre matériel chez vous quand vous sortez. Persuadez-vous que de ne pas pratiquer la photographie pendant toute une journée ne vous fera pas systématiquement passer à côté de LA photo de votre vie. Efforcez-vous de renoncer à une nuit de laboratoire pour partager avec vos proches. Placez une montre à côté de votre écran d'ordinateur et limitez le nombre de photos à post-traiter en une seule séance. N'envahissez pas toute la maison avec votre passion, on peut très bien imaginer une seule et même pièce qui servira de studio, de laboratoire argentique, de laboratoire numérique et de musée de la photographie. Et un tuyau qui a bien fonctionné pour moi : offrez un appareil photo de qualité à votre conjoint et utilisez-le comme excuse pour effectuer des sorties photos ensemble... allant tous les deux dans la même direction (la photo), personne ne se sentira rejeté ou de trop et, au retour, viendra le travail commun de post-traitement ou de laboratoire !... Quant au site, il sera également un point de convergence avec émulation dans les recherches photographiques communes...

Chacun devra trouver les solutions les mieux adaptées à sa situation, mais de grâce, ne vous laissez pas submergé par votre passion... les relations humaines sont importantes aussi !...

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UN PHOTOGRAPHE VIEILLIT AUSSI !

Quelle drôle d'idée d'article ! Dans mon site je parle de la photographie, je parle du matériel photographique mais je ne parle quasiment pas du photographe -hormis ses traits de caractère spécifiques-... Il se trouve que dans toutes mes pages et dans ma pratique photographique, toujours aussi enthousiaste qu'à ses débuts, je n'ai jamais envisagé la possibilité que l'âge n'épargne pas le photographe... Seulement voilà, je ne suis plus très jeune et je me suis aperçu, pas plus tard qu'aujourd'hui, qu'avec l'âge, des choses changent et qu'il faut en tenir compte même dans le cadre de sa passion de photographe !... J'ai donc décidé d'écrire un petit article, quelque peu autobiographique -désolé-, afin de vous transmettre mes constatations et les pensées que ces dernières m'inspirent... J'ai décidé de placer cet article dans la page des mauvais plans à éviter tout simplement parce qu'il n'est jamais trop tôt ou trop tard pour se prendre en mains et limiter les actions péjoratives du temps dans notre pratique photographique !...

Pour faire de la bonne photographie, il est indispensable d'être éveillé et incisif, il est indispensable d'être curieux et à l'affut du moindre sujet, il est également indispensable de savoir s'émerveiller d'un rien et d'être toujours assoiffé de connaissances et de nouvelles acquisitions théoriques et pratiques. Non seulement ces qualités ne nous quittent pas avec le temps qui passe mais nous permettent même de conserver un esprit vif et aiguisé, l'avancée en âge ne se répercutera donc jamais sur nos capacités intellectuelles... le problème est ailleurs !

Regardez-vous dans votre pratique photographique journalière si vous êtes encore jeune ou bien essayez de vous projeter en arrière en re-visualisant votre pratique photographique d'une époque révolue si vous êtes plus âgé... Rien, absolument rien, ne pouvait vous empêcher de rapporter l'image souhaitée : monter aux arbres, escalader des parois abruptes et glissantes, ramper, plonger au sol ou à l'eau, le froid, le vent, la pluie, la neige, la glace, vous ne vous épargnez rien. Et bien c'est là que le bas blesse (ou va blesser) !

Il n'est pas nécessaire d'atteindre ses quatre-vingts ans pour ressentir que son corps ne nous permet plus toutes ces folies... cela peut commencer bien plus tôt, personnellement c'est à l'approche des soixante ans mais cela peut débuter bien plus tôt... à cinquante, à quarante ans ?

Il faut savoir que les troubles ostéo-articulaires sont inévitables, la souplesse est compromise à plus ou moins court terme (sauf si vous êtes adepte de yoga ou autre sport de souplesse -et encore-), partant, l'équilibre est plus difficile à maintenir et, si on doit considérer le poids du matériel transporté pour sa pratique photographique, il n'est plus recommandé de jouer les acrobates !... Attention, je ne dis pas que la condition physique est altérée à quarante ou même à soixante ans, les longues marches matinales et vespérales (et plus si affinité !) du photographe -entre autres- nous maintiennent en bonne forme mais il est nécessaire de prendre ce nouveau paramètre physique en compte pour ne pas aller droit à la catastrophe pour soi (peut-être) et pour son matériel (plus probablement) !...

Avec l'expérience, heureusement, vous avez appris à ne vous encombrer que du minimum vital de matériel et c'est une excellente chose ! Si vous n'avez pas encore atteint ce stade d'expertise, il est temps d'analyser, à chaque sortie photo, le contenu de votre sac afin de repérer ce que vous utilisez réellement dans votre pratique photographique réelle et d'éliminer tout le superflu... Si vous avez vingt ans, ne vous dites pas que vous avez le temps de vous poser ce genre de questions, c'est une erreur ! Économisez vos forces dès maintenant, votre photographie s'en ressentira !

L'homme est ainsi fait que, chaque fois que quelque chose le quitte, il trouve un moyen de combler le manque. Et c'est heureux ! Ainsi, prenez l'habitude d'adapter votre équipement vestimentaire à votre nouvelle situation physique ! Si, comme moi, vous ne portez que des tennis, quelle que soit la météo, offrez-vous une bonne paire de chaussures de randonnée, vous assurerez votre marche sur le gras (boue), la neige et le verglas, cet équipement vous permettra également un meilleur équilibre si vous devez affronter des pentes plus ou moins raides. De même, il ne faut pas confondre vêtements confortables et vêtements adaptés aux terrains que vous pratiquez pour la photographie... le jeans est confortable et solide mais il n'est pas forcément le plus recommandé dans certaines situations...

Un bâton de marche peut être un complément de matériel non négligeable... non, je ne parle pas d'une canne, on parle d'âge mais pas de grand âge, voyons ! Puisque vous emportez probablement un trépied qui ne servira qu'à la photo, modifiez donc un bâton de marche avec une petite rotule photo, vous aurez ainsi un outil deux en un : bâton de marche ET monopode ! C'est ce que j'ai déjà bricolé il y a très longtemps et ce vieux bâton de marche ne me quitte jamais lors de mes pérégrinations photographiques... Il existe certainement ce genre de matériel déjà pré-équipé dans le commerce, mais à quoi bon dépenser des sommes folles, le bricolage ne présente aucune difficulté !...

Il en va de même du sac photo ! Une besace est très pratique et très logeable mais son transport n'est pas idéal sorti des rues des villes ! Un petit sac à dos pouvant contenir le minimum de matériel permet un transport plus aisé et un équilibre bien plus grand !...

Ceci n'est qu'un aperçu de quelques actions simples et logiques à adopter, il y en aurait d'autres, mais vous avez bien compris le principe. Voyons maintenant comment adapter notre façon de photographier, car elle aussi peut éventuellement poser un problème !

Vous le savez tous, j'en ai déjà parlé sur d'autres pages de ce site, il faut épuiser toutes les possibilités de cadrage d'un sujet pour trouver le meilleur point de vue. Mais les points de vue les plus inaccessibles sont-ils systématiquement les meilleurs ? Est-il systématiquement obligatoire de se vautrer au sol pour trouver un bon cadrage ? Est-il indispensable de se luxer une vertèbre cervicale pour photographier au zénith ? Non, bien sûr !... Les points de vue plus classiques peuvent très largement suffire pour faire parler votre sujet d'étude photographique. Et, au pire, on peut très bien contourner le problème si les angles classiques sont inefficaces ! Supposons que vous souhaitiez photographier un champignon dans un bois, bien sûr il ne mesurera pas 50cm de haut (!!!) mais si vous ne pouvez (ou ne voulez) pas vous coucher au sol, rien ni personne ne pourra vous empêcher de prélever une motte de terre portant votre champignon et de la poser sur une souche (par exemple) pour faire la photo plus facilement... vous pourrez, ensuite, replacer la motte à son emplacement original, tasser un peu et... c'est comme si vous n'étiez jamais passé par là !... Pour photographier au zénith, vous avez deux possibilités : en numérique il y a de forte chance que votre écran LCD arrière soit mobile, vous pourrez donc tourner votre objectif vers le ciel et viser en live view sur l'écran mobile, en argentique il n'y a pas plus de difficulté, puisqu'il existe des accessoires à adapter sur l'oculaire du boîtier et qui permettent une visée à 90°... ces accessoires sans marque ne valent rien et font très bien leur travail... au point que vous n'êtes pas obligé d'attendre d'être perclus d'arthrose pour vous le procurer !...

À nouveau, le problème n'est pas extraordinaire, il est même naturel voire inéluctable mais jamais catastrophique ! Il suffit de se poser 3 minutes, de rester logique et simple et... vous trouverez toujours une solution efficace ! C'était le but de cet article au titre peut être un peu fataliste... simplicité, logique et vous avez tous les outils pour contourner les problèmes qui peuvent apparaître avec l'âge... il n'y a qu'une seule excuse pour arrêter de faire de la photographie... arrêter de vivre !...

MISE À JOUR : Lucien H. m'écrit que n'ayant pas atteint un âge canonique non plus, lui, est atteint de micro-tremblements et qu'effectivement cela pourrait porter préjudice à l'acte photographique ! Bien sûr, je n'ai parlé que de troubles ostéo-articulaires dans mon article puisque je parlais de mon cas propre, je n'avais pas l'intention d'envisager exhaustivement un cours « sénescence et photographie »... Mais dans le cas de Lucien, il n'est pas question non plus d'arrêter la photographie ! Tant que les tremblements ne sont pas de type parkinsonien (sans traitement !), il suffit d'utiliser des temps d'exposition plus courts pour éviter le flou... un film de 400 ISO ne présentera pas un grain excessif et pourtant il sera quatre fois plus rapide qu'un film de 100 ISO donc, à scène identique, le temps de pose sera quatre fois moins long !... En numérique, il suffira de régler son boîtier à une sensibilité plus élevée et, si vous travaillez en ISO Auto, il suffit de régler la sensibilité minimale à 200 ou 400 ISO (ou plus)... Ma conclusion reste la même, ... simplicité, logique et vous avez tous les outils pour contourner les problèmes qui peuvent apparaître avec l'âge... il n'y a qu'une seule excuse pour arrêter de faire de la photographie... arrêter de vivre !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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