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BIENVENUE DANS LA ZÉNITUDE EN PHOTOGRAPHIE

En ce XXIème siècle, il serait grand temps d'envisager une révolution dans notre façon -que l'on nous impose- de voir la photographie !... Depuis les années 1980, le monde du matériel photographique n'a eu qu'une seule obsession : toujours plus, toujours plus vite... On a motorisé les boîtiers reflex petit format à 3, puis 5, puis 8 images/secondes, à combien en-est-on arrivé aujourd'hui ? 10 ? 20 ? Je n'en sais même rien... En plus, les buffers de nos boîtiers numériques sont gigantesques, nos cartes mémoires sont gigantesques, nos modems sont hyper véloces, donc, si on veut photographier aujourd'hui, il faut (et il suffit) de courir, de tirer une rafale de 100 images et de tout télécharger à la vitesse de la lumière vers les disques durs des réseaux sociaux. Conclusion : on ne regarde plus, on ne voit même plus ce qui nous entoure, on photographie comme les robots des sondes spatiales, sans savoir ce que l'on fait et on transmet tout direction la terre... il se trouvera bien quelqu'un d'autre pour faire le tri !... Mais où est la créativité, où est le plaisir dans tout cela ? Peut-on seulement encore parler d'acte photographique ? Je dirais bien que non !... Oh, je ne jette pas la pierre aux photographes numéristes, les argentistes ont également été pollués et réagissent pareillement (en moins pire puisque les films n'ont pas les capacités des cartes mémoires !...).

Faire de la photographie lente signifie simplement se sensibiliser à l'acte de photographier. Retrouver cet acte pur et, enfin, retrouver le plaisir de photographier, retrouver le plaisir de l'image créée, retrouver le plaisir de l'image regardée, retrouver le plaisir de revivre ses images en les observant !... Les philosophes de l'antiquité disaient déjà que le bonheur était de prendre conscience de ce que l'on fait au moment où on le fait... Ils avaient tellement raison... Prenons donc conscience, en composant nos images dans nos viseurs, que nous faisons de la photographie et que nous faisons de notre mieux pour faire de la bonne photographie ! La photographie lente doit permettre de réfléchir sa photographie plutôt que de courir dans tous les sens, comme des déments... Elle permet d'arrêter ce mouvement qui met en danger aussi bien le photographe, que le sujet, que la photographie elle-même... La photographie lente offre la chance aux photographes argentistes, mais également numéristes (smartphonographistes également !) de penser leur photographie puisqu'il n'est nullement question de matériel, cela concerne autant les possesseurs d'appareils simples, de compacts, de reflex, de petit, de moyen ou de grand format, de polaroïd que de smartphone ou de tablette.

En photographie lente, la prise de conscience est la clé. Ce n'est pas parce qu'elle est dite lente que cette photographie impose de réfréner ses reflexes et sa rapidité de réaction face à l'évènement, elle n'impose pas la prise de vue posée, la nature morte et le paysage !... Par contre, elle nous impose de réfléchir et prévisualiser ce que sera notre future image plutôt que de shooter impulsivement !... Shooter à la va vite va nous clouer devant l'ordinateur dans l'espoir de sauver quelques clichés et ainsi nous mécaniser un peu plus, alors que la prévisualisation nous permettra de délaisser l'ordinateur au profit de la création et du plaisir de créer.

La photographie lente est un remède à la folie de la surenchère, aux diktats des médias, de la pub et de la télévision qui nous poussent à remplir les cartes mémoires et à ne même pas voir le vrai sujet intéressant que l'on a pourtant devant les yeux...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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LA VITESSE TUE

Cela pourrait être un slogan de la prévention routière, mais en photo, comme en voiture, si l'acte photographique n'est pas réfléchi, il peut mener à la catastrophe... J'ai déjà parlé dans une autre de mes pages d'exemples réels de photographes amateurs qui se sont fait tués par des animaux sauvages puisque l'obligation de shooter vite leur a fait oublier la plus minime des prudences... En s'adonnant à la photo lente, ces mêmes amateurs auraient cherché et trouvé des moyens sécuritaires de faire des images probablement meilleures que celles qu'ils auraient pu obtenir si leur accident n'avait pas eu lieu !...

Mais même sans parler de telles funestes extrémités, la photographie lente permettra de créer de superbes images de personnages auprès desquels on se sera humainement engagé alors que la photographie de grande consommation ne permettra d'obtenir, au mieux, que des images sans âme à la manière de celles des paparazzis...

Donc, même si la vitesse ne tue pas le photographe, elle tuera à coup sûr la qualité de ses photographies.

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QUELQUES RECETTES DE PHOTOGRAPHIE LENTE

Quelques grands noms de la photographie, pour ne pas dire tous (vu le nombre d'images non traitées accumulées et découvertes après le décès des auteurs), développaient leurs films et les abandonnaient plusieurs mois ou plusieurs années avant de décider de les tirer... afin de pouvoir murir inconsciemment la création de l'image finale... Bien sûr, cette recette ne peut être généralisée aux amateurs que nous sommes, trop impatients de découvrir les merveilles de nos shootings à peine achevés...

Si un sujet ou une situation nous surexcite, il y a 100% de chance de louper tout son shooting. Autant poser son matériel et se calmer avant d'envisager la prise de vue. Ralentir pour faire de la photographie lente...

Quand vous cherchez un sujet, ne courez pas dans tous les sens. Limitez les endroits de recherche au minimum, posez-vous, imprégnez-vous de ce qui vous entoure et après un certain temps, lorsque votre esprit sera bien ouvert et bien réceptif, des centaines de sujets vous apparaîtront là où, ne serait-ce qu'une demi heure plus tôt, vous n'aviez rien repéré. La photographie lente c'est explorer doucement et en profondeur les lieux et les gens... Mais j'en ai déjà parlé dans d'autres pages il me semble...

Ne vous focalisez pas sur les choses que vous adorez... Laissez-vous imprégner sans préjugé par ce qui se présentera à vous... ce sont ces sujets que vous réussirez le mieux...

Bien que je répète à longueur de pages qu'il faut toujours avoir un appareil avec soi, en photographie lente, c'est moins indispensable. Un bloc note ou un dictaphone pourront parfaitement retenir une chose ou un lieu qui vous aura interpelé et que vous pourrez retrouver à une autre occasion pour créer LA photo... Dans l'intervalle, l'image aura mûri en vous...

Même quand vous aurez trouvé votre sujet, ne sautez pas sur votre boîtier (sauf s'il s'agit d'un sujet aussi intéressant que furtif !)... imaginez-vous faire de la photo avec une chambre photographique grand format. Une fois le sujet trouvé, il faut essayer de trouver le bon angle de prise de vue en essayant de prévisualiser la future image, il faut installer son trépied (oui, en grand format le trépied est de rigueur !), il faut se couvrir d'une couverture noire afin d'effectuer la mise au point au quart de poil, il faut déterminer son diaphragme en fonction de la profondeur de champ souhaitée, déterminer la vitesse (avec un posemètre à main !), gérer les mouvements du soufflet en fonction des effets recherchés, installer sa plaque et, seulement, déclencher... C'est tout ce cheminement long et rigoureux qui fait que le nombre de clichés en grand format est faible et que leur qualité est grande !... Pour ceux qui ont la possibilité de faire du moyen format cubique, la démarche peut être exactement (ou à peu de chose près) la même, pour tous les autres (utilisateurs de petit format argentique ou numérique ou de smartphones/tablettes) ce sera un peu plus compliqué puisqu'il faudra s'astreindre à imaginer tout ce cérémonial... croyez-moi, c'est très possible, c'est même très facile !... En plus, rien ne vous empêche d'utiliser un trépied même si ce dernier n'est pas indispensable, rien ne vous empêche de débrayer l'autofocus, rien ne vous empêche de débrayer les automatismes, rien ne vous empêche d'utiliser une exposition manuelle... et même avec un smartphone (avec lequel rien n'est débrayable), vous réussirez à faire de la photographie lente !... Et vous verrez une rapide amélioration de la qualité de vos photos...

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LA PATIENCE EST MÈRE DE RÉUSSITE

La photo, c'est la lumière, tout le monde sait cela. Une bonne lumière est déjà un sésame pour une bonne photo. Mais qu'y a-t-il de plus inconstant que la lumière ? En moins d'une heure on peut passer d'une lumière immonde à une superbe lumière et retomber dans l'horreur la plus totale. Pourquoi je vous dis cela ? Tout simplement pour vous expliquer pourquoi j'ai découvert (attention : je n'ai pas dit "inventé", quelqu'un a probablement inventé le concept, je ne sais pas qui, moi j'ai probablement réinventé le fil à couper le beurre et c'est tout !) et pourquoi j'ai commencé à pratiquer la photographie lente.

Il y a très longtemps, bien avant l'invention de la photographie numérique, au beau milieu de l'Irlande, en zonant sur ces chemins de muletiers qu'ils appelaient des routes, je tombe sur un superbe château construit sur les bords d'un lac. Nous étions en fin d'après midi, le vent soufflait fort, créant de jolies vaguelettes sur l'étendue d'eau, le ciel était lourd et très menaçant, le soleil encore assez haut dans le ciel créait un joli contre jour peut-être gérable sans HDR (au labo sous agrandisseur à l'époque !). Bien sûr je me suis arrêté, j'ai arpenté de long en large pour trouver une bonne composition et j'ai tiré 3 clichés. Tout heureux, de retour vers la voiture, je découvre que je n'étais pas seul sur le site. Un autre photographe avait installé son énorme chambre grand format (tout de bois précieux construite, avec un superbe soufflet rouge...) face à ce beau spectacle. Faisait-il des photos ? Non ! Confortablement installé sur un tabouret pliant type tabouret de pêcheur, il prenait plaisir à un petit goûté, café thermos et gâteaux secs au pied de son matériel. Ce photographe ne photographiait pas, il tuait le temps... C'est tout, j'ai été amusé par la scène mais sans plus. J'ai quitté les lieux. Quelques temps plus tard, de retour chez moi, course folle direction mon laboratoire... développement des films... découverte de 3 négatifs totalement sans intérêt d'un superbe château irlandais au bord d'un lac... des heures de travail sous l'agrandisseur pour obtenir... rien !... Et c'est là que la scène du photographe gourmand m'est revenue et ne m'a jamais plus quitté depuis (!!!)... il avait tout compris ce mec, il ne se contentait pas de prendre un café, il avait prévisualisé, il avait anticipé qu'avec le temps, le soleil allait descendre un peu, que le ciel menaçant allait masquer -au moins partiellement- ce soleil qui causait trop de contre jour au moment où j'ai shooté... Ce photographe avait pris le temps de perdre 1 heure, 2 heures, plus peut-être, et lui, a certainement ramené un superbe cliché... Étais-je bête à l'époque... j'aurais dû essayer de m'approcher de lui, j'aurais dû essayer de discuter avec lui, il m'aurait peut-être appris quoi faire face à ce superbe panorama en devenir, lui avec sa chambre, moi avec mon reflex petit format, on aurait peut-être pu avoir tous les deux un cliché nous apportant joie et fierté... lui a certainement affiché le sien dans son salon, moi, il ne me reste que ce souvenir amer !...

Et oui, tout cela pour vous faire comprendre que si tout photographe qui se respecte sait que son principal accessoire de prise de vue est une bonne paire de chaussures, il doit aussi s'équiper d'une bonne dose de patience. Étudier un sujet, étudier une composition c'est très bien, encore faut-il savoir étudier l'évolution de son sujet dans le temps, ne pas craindre de trainer des heures plus ou moins immobile en espérant que le sujet tel qu'on le prévisualise se présente, quitte a avoir perdu des heures pour rien, voilà le secret de la réussite. Cette expérience douloureuse a eu du bon, aujourd'hui la photographie lente fait partie de mon attirail de photographe amateur !...

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ON DIT QUE LE MATÉRIEL N'EST RIEN

Comme je l'ai souligné plus haut, la photographie lente n'est pas une question de matériel... elle se pratique avec absolument n'importe quel système permettant de créer une image. Bien sûr, les systèmes obligeant à prendre son temps sont mieux adaptés à ce style, mais il est possible de prendre son temps avec n'importe quoi.

Puisqu'il s'agit de mon site, je ne puis vous parler que de mon expérience... à moins qu'un de mes lecteurs souhaite faire partager sa propre expérience en la matière. Donc, personnellement, si j'ai pris conscience de l'importance de la photographie lente alors que je ne possédais qu'un reflex petit format argentique, ce n'est qu'à la découverte de mon premier reflex moyen format cubique que j'ai compris la quintessence de la photographie lente... En effet, même si la pratique du moyen format cubique est moins complexe que la pratique du grand format, sa mise en œuvre est assez proche !... Et, avec le temps, j'ai fini par prendre conscience que ce n'était pas tant la difficulté de mise en œuvre du boîtier qui inclinait à la photographie lente mais plutôt la gestion du trépied, quel que soit le boîtier fixé dessus !... Donc, je vais un peu contredire l'article précédent, en affirmant que la photographie lente n'est effectivement pas une question de matériel, sous entendu boîtier et objectif, mais une question de matériel complémentaire avec en première ligne le trépied !... Quel que soit le boîtier à votre disposition, essayez de le fixer sur un trépied et vous verrez que votre réaction photographique par rapport à votre boîtier sera très différente !... Et si, en plus, un jour, vous réussissez à vous convaincre d'oublier le posemètre de votre boîtier (s'il en est équipé) au profit de l'évaluation au pif (méthode du f/16 ou sunny-16 en anglais) ou, éventuellement, du posemètre à main (spotmètre ou posemètre en lumière incidente), là, vous serez en plein dans le cadre de la photographie lente... Comme quoi, tout dépend de peu de chose...

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ET LE SUJET ALORS ?

Qu'importe le sujet !... S'il n'existe pas de matériel limitant, il existe encore moins de sujet limitant dès lors que l'on souhaite s'engager sur la voie de la photographie lente !...

J'ai déjà évoqué dans un article antérieur l'exemple de la photographie de paysage qui se prête merveilleusement bien à la photographie lente, mais il est loin d'être le seul !...

Penons la nature morte. Une nature morte de qualité est très difficile à réussir. Tout doit être parfait pour qu'une nature morte fonctionne : l'éclairage, l'équilibre des ombres et des lumières, l'équilibre des masses, les textures, la composition, l'atmosphère générale etc... c'est dire pourquoi ce genre photographique n'attire que peu de candidats parmi les amateurs... Et bien, après ce que je viens de lister, on peut comprendre que la nature morte soit LE sujet de prédilection de la photographie lente ! À tel point que même en utilisant le boîtier reflex numérique le plus véloce, il ne sera jamais possible de réussir une nature morte simplement en tirant une rafale d'une centaine d'images... Le trépied est obligatoire, le spotmètre est fortement recommandé, les études d'éclairages prennent des heures, la composition de la scène, totalement artificielle (créée de la main du photographe), demande également des heures de travail.

Mais ce n'est toujours pas fini : prenons la photographie de personnes. Qu'il s'agisse d'un portrait en studio, aussi travaillé qu'une nature morte, ou d'un portrait en pied en pleine nature, la photo volée pourra être drôle mais sera toujours sans intérêt !... On travaille avec un être humain, on n'est pas à la mine... il faut prendre le temps de faire connaissance, prendre le temps d'échanger des points de vue (ne serait-ce qu'au sujet des photos que l'on va créer ensemble)... Cette fois-ci le trépied n'est plus obligatoire, le posemètre déporté non plus, par contre utiliser la photo en rafale est le meilleur moyen de crisper son sujet (ne serait-ce que par le bruit causé par les chocs du miroir reflex) et donc de louper toutes les images... Il faut systématiquement créer un climat de confiance entre modèle et photographe pour réussir... et cela prend beaucoup de temps...

Quid de la photographie d'architecture ? Nous sommes presque dans le même cas de figure que le paysage, avec en plus une analyse très minutieuse à la recherche de l'absence de déformations des perspectives qui tueraient nos images. On peut faire de la photo d'architecture avec un reflex super rapide, mais malgré cela, il faut savoir prendre beaucoup de temps pour préparer son sujet...

La photographie de spectacle se doit d'être plus réactive. Certes. Mais là encore, si on doit avoir aiguisé nos reflexes pour réussir, il ne s'agit pas de tirer en continu, comme un malade, pour espérer réussir une image... Il faut prendre le temps d'analyser l'éclairage, les variations de ces éclairages, tant en couleur, qu'en intensité, qu'en direction... Il faut aussi suivre l'artiste de manière à éviter les grimaces disgracieuses, les visages cachés par les micros, et que sais-je encore... photographie lente indispensable.

Réfléchissez bien, quel que soit le style photographique, vous verrez que la photographie lente s'impose d'elle même. La photo sportive (et de reportage) ? Elles ne font pas exception... Même s'il est préférable d'utiliser des rafales impressionnantes pour espérer capturer l'instant magique, il devra systématiquement y avoir un long moment de recherche sur la configuration des lieux, sur sa localisation par rapport à l'action, sur les mouvements des sportifs dans l'espace, sur les difficultés d'éclairage, etc... Il est indispensable d'avoir des reflexes acérés pour réussir ce genre de photographies, mais il est également indispensable d'étudier à fond toutes les données de la scène où nous allons évoluer...

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COMMENT RALENTIR ET AIMER (PLUS) LA PHOTOGRAPHIE ?

Pour moi, la photographie est le plus souvent une activité solitaire. Parfois, c'est une véritable bénédiction. Tourner précautionneusement des bagues et actionner des boutons et manipuler un trépied peut être une expérience méditative. Être seul dans la nature ou anonyme dans une rue animée c'est s'immerger dans un sentiment confortable. Cela est particulièrement vrai lorsque la vie devient excessivement chaotique/oppressante. Et ce bonheur est particulièrement accessible lors de l'utilisation de vieux appareils mécaniques manuels, mais qui est tout aussi possible avec des appareils modernes utilisés en mode manuel strict. Mais parfois, il peut être intéressant de se stimuler en partant en groupe restreint faire de la photo cool...

Ce qui est vrai pour moi est certainement vrai pour beaucoup d'entre vous. Lessivé par la masse de travail, le stress professionnel et le coup de massue final quand les chaines info martèlent qu'il faut travailler plus parce qu'en France on ne fout rien (!), on en vient à ne plus espérer qu'une chose : se mettre au lit et se laisser partir... Trop de choses à faire, trop de fatigue, trop peu de temps, il ne nous reste plus qu'à nous évader dans une activité à contre-courant qui est bien plus productive que le non-agir ! Et la photographie telle que je l'entrevois ici est une activité qui va totalement dans ce sens...

Certes, le courage n'est pas toujours présent mais il y a toujours un ami photographe amateur dans le même désir et, à deux, on pourra toujours se stimuler l'un l'autre, prendre rendez-vous tel jour à telle heure pour se rendre à tel endroit et faire de la photo, ensemble.

Pour réussir cet exercice, oublier le sac photo, choisir un seul objectif et un seul boîtier (si on en possède plusieurs) et partir léger, l'esprit libre et le cœur enflé.

Généralement, dans ce cas de figure, je jette mon dévolu sur mon Kowa six, mon Kiev-88 CM, mon Pentax K1000 ou mon Zorki-3C avec un objectif standard (80mm pour les 60x60, 50mm pour les autres) -pour une question de poids- et quelques films. L'ami qui m'accompagne le plus souvent n'est plus équipé qu'en numérique (mais je ne désespère pas de lui faire réessayer l'argentique, un jour !) et il sélectionne le plus souvent son mirrorless Fuji équipé d'un 35mm (standard) "rapide". Heureusement pour lui, formé à l'argentique, il a conservé ses habitudes de prises de vues en manuel, malgré un équipement numérique actuel.

Et chaque fois c'est pareil, c'est comme une ampoule qui s'allume, une lueur de la vieille excitation qui s'anime quelque part dans mon cerveau. Je me demande si je pourrai tirer quelque chose de mes vieilleries, ne vont-elles pas choisir ce jour de grande joie pour me lâcher ? Voilà une excitation que ne pourra jamais ressentir mon compère avec son boîtier neuf !... Je marque une pause et réalise que cette attente rare est au cœur de mon plaisir futur que seule la prise de vue manuelle avec un film peut apporter. Cela semble évident maintenant, mais l’enthousiasme vient du fait que je suis déjà impatient de voir les images créées lors de cette séance à venir. Et c'est un frisson qui a été perdu ces dernières années, avec l'arrivée du numérique. Mon camarade numérique, lui, contourne le problème de son appareil moderne en collant du gaffer son écran LCD arrière...

Nos sorties photo ont, au fil du temps, créé une sorte de rituel immuable : réveil aux premières lueurs de l'aube, rendez-vous dans un café pour un bon petit déjeuner pendant lequel nous parlons... photo ! Qu'as-tu fait en dernier ? Qu'espères-tu faire aujourd'hui ? As-tu entendu parler des dernières nouvelles du monde de la photo ? Discussions à bâtons rompus ? Non, pas vraiment ! C'est plutôt un temps de pause qui nous place en situation psychologique de zénitude pour entreprendre notre balade du jour, en pleine sérénité, hors tout stress... une mise en condition pour une créativité libre... C'est un très bon moment rare et précieux... C'est une expérience incroyablement libératrice...

Je me souviens, en particulier, d'une sortie en plein hiver. Il faisait tellement froid, au moins -10°C (je ne sais plus), le ciel était plombé, un vrai ciel de neige mais trop froid pour espérer des flocons, un vent glacial à décorner les bœufs, un temps à ne pas mettre un photographe dehors !... J'avais très envie d'annuler, mais cet exercice est tellement rare, tellement agréable et tellement formateur qu'il est impossible de se dégonfler  !...

Les piétons commencent à sortir, marchent dans les rues gelées, momifiés qu'ils sont dans leurs couches de vêtements. Ce jour de décembre (Noël n'était pas loin), le monde entier semblait s'être concerté pour sortir habillé en niveaux de gris... Cela signifie que l'on sera moins intéressé par la recherche de beaux paysages urbains et plus par les gens. Tout le monde porte des manteaux noirs, des bottes noires, des chapeaux noirs, et ils se fondent ou se détachent alternativement au milieu des gris sombres et des blancs lumineux des édifices de pierre. Cela me rend heureux de photographier avec des films en noir et blanc. En plus, cela nous remet à un niveau d'équilibre avec mon co-baladeur photographe qui devra créer du noir et blanc numérique... cela lui donnera au moins autant de travail (voire plus !) en rentrant que moi qui devrai développer et tirer mes négatifs...

Bien que complètement frigorifiés, nous prenons le temps pour photographier. Les boîtiers froids deviennent lourds, j'ai peur que le film durcisse et casse dans mon boîtier, j'ai peur que mon obturateur durcisse et ne me donne pas les vitesses que je lui demande... Mon voisin craint la création de givre sur son capteur, une panne de batterie subite... Je ne suis pas tout à fait sûr d’obtenir les photos comme je les imagine, mais je shoote quand même. En utilisant une vitesse d'obturation lente, j'essaie de capturer le mouvement des passants. La focale de 50 mm n'est pas la plus spectaculaire vu le nombre de passants, mais je ne me mets pas de pression pour créer une image étonnante, plusieurs bonnes images me suffiront. Je me rappelle que je ne suis là que pour m'amuser...

Nous décidons de nous diriger vers les bas quartiers, un de mes lieux de prédilection pour les images de rue. Il y a toujours des choses graphiques et intéressantes là-bas, surtout par mauvais temps... C'est l'un des endroits les plus intéressants pour la photo de rue, l'une des dernières poches de la ville qui n'a pas été complètement ou partiellement embourgeoisée et un monde tellement différent de celui auquel les gens des beaux quartiers sont habitués... On a l'impression de violer une propriété privée, inaccessible, inhospitalière, tout ce qui mérite une visite photographique, à mon avis.

En se promenant dans les rues, nous rencontrons les enseignes ethniques, des groupes de gens habillés différemment, des restaurants qui exhalent des arômes exotiques, nous commençons à être insensibles au froid. Au fur et à mesure que nous arpentons les rues et les ruelles, la conversation entre mon ami et moi ralentit et finit par cesser. Nos yeux sont grands ouverts, nous polarisons toute notre attention à la recherche de quelque chose d'intéressant à photographier. J'entends le bruit artificiel de miroir de son mirrorless dans un silence virtuel, et hop, une photo que n'importe quel geek (fana de téléphone) aimerait faire.

Tout en poursuivant notre périple, je croise un homme qui portait autour du cou une bonne centaine (?) de chaines en or, un peu à la manière de mister T dans la série agence tous risques. Perdu dans un nuage de vapeur (venant de je ne sais où) et illuminé en 3/4 arrière, je me précipite sur mon appareil, je mets rapidement au point, je règle l'exposition à l'arrache, je suis repéré, je tire et... le gars me lance un regard noir... C'était une vraie armoire normande, je me suis dit qu'il allait me tuer... il s'est avancé vers moi, je lui ai expliqué que je faisais de la photo sur film (j'avais une vieillerie en main, donc même s'il n'y connaissait rien il ne pouvait que me croire !), que je ne pouvais pas effacer l'image, que je n'étais pas un professionnel, que son image ne paraitrait nulle part, que son look était sympa et que je pourrai lui donner un tirage... il a laissé tomber... ouf... Le pire, c'est que l'exposition était nulle et que je n'ai même pas pu conserver l'image... dommage !...

Je pense que si je n'étais pas dans un état d'esprit zen, l'esprit léger et le cœur élargi, j'aurais eu une tête au carré et que j'aurais perdu mon antiquité photographique  ! La lenteur et l'ouverture d'esprit sont contagieuses, le modèle (malgré lui) l'a ressenti et tout s'est bien terminé (sauf la photo !)...

Pourquoi je vous raconte tout ça ? La photo peut être considérée de deux manières différentes : shooter comme un malade pour rapporter des images ou un moyen de s'ouvrir à son environnement et aux autres en créant du beau à partir de ce qu'ils ont de plus beau à offrir. Dans le premier cas, c'est course, nervosité, stress, travail à la chaine (beaucoup, vite, bien si possible) et absence de plaisir. Dans l'autre cas, c'est tout le contraire (!), on se prépare à être ouvert à tout, on est calme, on va à la rencontre de l'autre (ou du lieu), on s'imprègne de nos sujets, on prend le temps de ne faire qu'un avec eux, on prend le temps de comprendre un lieu (et parfois une personne), on prend le temps d'imaginer une photographie, on essaye de prendre le temps de la préparer, de la construire et de l'exposer (je dis on essaye, car il est des cas -comme celui du mister T- où il faut faire l'image rapidement et ça ne change rien à la démarche !), on prend le temps de vivre la photo, on prend le temps de prendre plaisir à photographier, on prend le temps de s'amuser.

L'exemple de l'agression évitée est emblématique à mon avis, si j'avais fait de la photo "rapide" avec un boîtier numérique, j'aurais été vécu comme un paparazzi, le modèle se serait senti agressé et cela se serait probablement mal terminé. En faisant de la photo "lente", j'ai effectivement fait une photo sans autorisation, mais je n'ai pas violé l'espace personnel de mon sujet, tout au plus j'aurais volé son image... En plus, en étant calme, zen et lent, j'ai réussi à faire dégonfler (ou empêché d'envenimer) une situation potentiellement conflictuelle.

La lenteur en photographie ne présente donc que des avantages, avantage au moment de trouver un sujet, avantage au moment de créer une image, avantage au moment de rencontrer une personne ou un lieu, avantage au moment de lâcher prise dans une vie stressante, avantage au moment de se ressourcer, avantage au moment de progresser en compétences photographiques.

Si, après tout cela, vous n'êtes pas encore convaincu, il est grand temps d'essayer à votre tour !...

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MA MISE EN CONDITION PSCHOLOGIQUE AU STUDIO

De même que la photographie lente n'est qu'une technique que chacun pourra ou non inclure dans son arsenal créatif, parmi ceux qui décident de s'y adonner, chacun devra trouver la technique qui lui sera la plus bénéfique pour entrer dans le processus créatif de photographie lente. Je vous proposerai aujourd'hui ma technique en insistant lourdement sur la nécessité de l'adapter à vos propres besoins.

La mise en condition psychologique est capitale dans la mise en place d'une séance réussie de photographie lente. Et un des outils les plus puissants pour y parvenir est, à mon avis, après avoir testé beaucoup de choses, la musique !

La musique ? Oui, mais pas n'importe quelle musique ! Si certains photographes préfèreront du rap à volume étourdissant, d'autres préfèreront de la techno ou de l'électro et, pourquoi pas du Mozart ? D'emblée j'exclue Mozart, non pas que je n'aime pas, mais je trouve qu'il ne présente pas les critères intéressants dans le cadre de la photographie lente. Je vous expliquerai dans une seconde. Personnellement, je trouve que les origines, la source, la moelle, l'ADN de tous ces courants de musique moderne est également la plus efficace : la musique expérimentale des années 1970~1980 avec des groupes tels que Klaus Schulze ou Tangerine Dream. Je ne me fais aucune illusion, parmi vous très peu auront ne serait-ce qu'entendu le nom de ces groupes pourtant fondateurs, mais ce n'est vraiment pas le sujet ! Je me souviens également du (long) morceau Five Miles Out de Mike Oldfield qui fonctionne très bien ou certains morceau des Pink Floyd aussi (désolé, encore des références au passé lointain !).

Pourquoi, après avoir essayé tous les genres musicaux (ou presque), classique compris, je me suis tourné et je suis resté accroché à cette musique expérimentale des années 1970~1980 ? Par pur hasard au début. Je me suis souvenu un jour, pour une raison totalement indéterminée, qu'à cette époque de ma vie (j'avais une vingtaine d'années voire moins) je m'étais intéressé, comme beaucoup, à la musique pour intellos (comme me le reprochait ma cousine bien aimée) et qu'il était possible de retrouver la quasi intégralité de ce qui avait été créé à l'époque sur internet en écoute gratuite (et légale !).

Qu'est-ce qui fait que ce genre de musique (que certaines personnes sont incapables de supporter !) peut nous aider à induire une situation psychologique favorisante ? Position quasi hypnotique. J'ai mis longtemps à le comprendre. En fait la raison est très simple : le rythme ! En réalité l'absence de rythme pour le cas qui nous intéresse !... Cette musique que certains avaient qualifiée en son temps de planante (terme péjoratif qui rejetait ce style aux drogués et autres dégénérés !) ne connaissait pas la notion du rythme. Soit il était inexistant, soit il changeait toutes les quelques fractions de secondes. Bien sûr, on aurait également pu émettre l'hypothèse de l'absence d'instrument de musique (au sens traditionnel) ou l'absence de note (au sens traditionnel), mais ces éléments ne sont pas connus pour toucher notre cerveau... Ce dernier se moque totalement qu'il s'agisse de note ou qu'il s'agisse de son (bruit) agréable.

Vous pourriez, à raison, me rétorquer que si certains utilisent la techno (par exemple), on ne peut franchement pas dire que le rythme soit absent, bien au contraire ! En effet ! Et ce rythme répétitif et entêtant vous fait également perdre tout contact avec l'espace et le temps... La techno n'est pas une musique planante mais elle a également été immédiatement associée aux drogués au crack et à l'ecstasie !...

En fait, par des moyens diamétralement opposés, ces deux types de musique proposent la même régression de conscience favorable à la création lente. Mais attention, je suis en train de m'apercevoir qu'une petite imprécision risque d'engendrer d'énormes incompréhensions  : d'un côté j'ai parlé des différents types de drogués associés à ces styles musicaux et, d'un autre côté, j'ai parlé de la régression de conscience associée à ces musiques... Nulle part j'ai dit que le photographe doit utiliser une drogue quelconque pour se placer dans un état second, état qui lui permet d'avoir son esprit totalement ouvert à sa créativité ! L'utilisation de ces musiques, seules, suffit à réussir cet "exploit" !...

Mais comment planifier ce que j'oserai appeler induction hypnotique (même s'il ne s'agit nullement d'hypnose !) pour instaurer son shooting de photographie lente ? A vrai dire cela est très variable :

◘ vous prévoyez un shooting avec un modèle (quel que soit le type de photographie) : il a été indispensable d'avoir rencontré le modèle avant, c'est généralement fortement conseillé, et lors de cette rencontre il aura été question, entre autre, de l'ambiance musicale ! Souvenez-vous que des personnes peuvent tout simplement ne pas supporter ce genre de musique (mais cela reste valable quel que soit le style de musique que vous prévoyez d'utiliser !). Et qui dit modèle crispé dit... shooting raté !!! Il faut toujours un consensus sur le fond musical et sur le volume du fond musical, c'est une règle incontournable !... Si vous vous êtes accordé avec votre modèle sur le style de musique, lors de la discussion avant le début du shooting (oui, personnellement je ne débute jamais froidement un shooting, je passe 1/4 d'heure à 1/2 heure à discuter avec mon modèle autour d'un café -ou autre-) vous allez déjà lancer la bande son, à très faible volume pour installer progressivement les choses sans agresser personne. Normalement, ce moment de convivialité et d'intimité est propice à ce que je viens d'appeler l'induction hypnotique. Une fois le shooting débuté, le volume de la bande son sera bien augmenté (sans devenir assourdissant !)

◘ vous prévoyez un shooting de choses inertes (matériel, nature morte). Dans ce type de photographie, c'est la préparation qui fait l'image ! Le positionnement des divers éléments, l'étude et la réalisation des éclairages souvent très complexes. Il faut être certain d'avoir réussi l'induction hypnotique avant cette phase sans la débuter trop tôt... J'ai découvert empiriquement que lancer sa musique puis commencer à rassembler le matériel était contre-productif !... Banalisation de la force de la musique pour des tâches laborieuses non créatives ? Donc ma technique consiste à rassembler et à tester tout mon matériel photo (boîtier/objectif/statif/éclairages) puis à rassembler tout le matériel qui constituera la scène de l'image. Je monte les tréteaux, je place ce qui servira de socle et de fond (généralement une toile noire matte) et là je m'arrête. Je me prépare un café ou un jus de fruit ou un cocktail de fruits ou une bière (et une seule, je suis un alcoolique invétéré comme vous voyez !), je lance la musique à fort volume d'emblée et je toise ma future composition, je l'imagine sous différents angles, sous différents éclairages, je teste mentalement toutes les possibilités de composition (enfin le plus possible, j'en oublie toujours !) et tout à coup, tout s'éclaire... l'induction hypnotique vient d'avoir lieu !...

Une fois l'induction hypnotique obtenue, vous verrez votre imagination décuplée, votre créativité explosée et votre production améliorée, oui, la musique, une certaine musique du moins, fait partie intégrante de la photographie lente, sachez la considérer avec sérieux, sachez la choisir avec soin et apprenez à l'utiliser de la manière la plus efficace... elle vous rendra d'énormes services...

Dans un prochain article je vous parlerai de la mise en condition en extérieur ou en déplacement.

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MA MISE EN CONDITION PSCHOLOGIQUE EN EXTÉRIEUR

Comme promis dans l'article précédent, je vous propose ici ma technique de mise en condition psychologique pour la photographie en extérieur. Comme pour l'article précédent, cette technique qui fonctionne pour moi devra très probablement être adaptée pour être efficace pour vous... mais c'est une bonne base !...

Si vous avez lu l'article précédent (si ce n'est pas le cas, je vous y encourage !), vous me direz, avec raison, qu'il est très simple d'emporter sa musique sur site. Mais je suis totalement contre cette idée ! Écouter sa musique dans un casque vous isole du monde, c'est très mauvais pour la créativité. Vous pouvez utiliser des enceintes connectées, c'est moins pire mais cela vous isole aussi de votre environnement, c'est également très mauvais pour la créativité.

Pour faire de la bonne photographie en extérieur il faut absolument se fondre dans son environnement ! Dans la nature, il faut ne faire qu'un avec l'esprit naturel, être présent dans chaque insecte, dans chaque oiseau, dans chaque animal, dans chaque feuille, dans chaque arbre, dans chaque brin d'herbe, dans la lumière, dans le vent, dans l'humidité et même dans la température de l'air !... Dans un environnement urbain, il faut ne faire qu'un avec l'esprit de la ville, être présent dans chaque inconnu, dans chaque véhicule, dans chaque bâtiment, dans chaque pierre, dans chaque brique, dans chaque vitre, dans chaque mobilier urbain, dans la lumière, dans le vent, dans l'humidité et même dans la température de l'air !...

Pour pouvoir se fondre dans son environnement il faut s'ouvrir aux bruits environnants, à la musique de la nature ou de la ville. Emporter sa musique avec soi vous tiendra à distance de cette imprégnation indispensable !...

Ce n'est pas par hasard que le type de photographie que vous allez créer un jour froid et pluvieux sera totalement différent de celui que vous allez créer un jour d'été chaud et ensoleillé ! L'imprégnation avec le milieu va interférer avec votre état psychologique et donc avec votre créativité ! Et cela est vrai que vous fassiez de la photo de paysage, de la photo animalière, de la macrophoto, du portrait en extérieur ou tout autre sujet...

Donc mon induction hypnotique en extérieur prend un chemin très différent : je prépare mon matériel de prise de vue, je m'arrête, je m'assieds en silence et je m'ouvre totalement, sans penser à rien pour une durée indéterminée, le temps nécessaire pour entendre et définir chaque bruit, pour sentir et définir chaque odeur, pour ressentir et définir l'atmosphère du lieu. En faisant cela, le moment de débuter la prise de vue s'imposera de lui-même, je ressens l'induction hypnotique et ma créativité est soudainement libérée.

Certes, cette durée est très variable selon les jours, parfois je ne parviens jamais à trouver cette induction hypnotique, mais dans la majorité des cas, cela fonctionne... Quand l'induction ne vient pas, je n'essaye même pas de photographier, les résultats ne seront jamais satisfaisants.

Faites le test, c'est très intéressant, très instructif et extraordinairement efficace.

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LA LENTEUR EN NUMÉRIQUE C'EST POSSIBLE

Il existe une étrange frontière dans le monde de la photo. D'un côté il y a ceux qui ne tirent que des images numériques et de l'autre côté ceux qui ne jurent que par le film. Ensuite, il y a une zone grise et floue (probablement 18% de gris ) dans laquelle louvoient des gens comme moi. Est-ce que vous êtes film ou numérique ? De nos jours, je suppose que la réponse penche probablement vers la dernière hypothèse. J'ai commencé mon voyage photographique en 35 mm, beaucoup plus tard, je suis passé à un reflex numérique sans abandonner le film, jusqu'à ce que je trouve maintenant un équilibre pondéré. Pourquoi je vous raconte tout ça ? La raison est simple : nous voulons tous faire de meilleures images et nous voulons tous grandir en tant que photographes... et la lenteur en photographie est un excellent outil d'évolution et c'est aussi valable en numérique qu'en argentique !...

Pensez un instant qu'au lieu de choisir l'un des côtés de cette frontière imaginaire entre le film et le numérique, tout en soulignant les avantages perçus du numérique par rapport au film, il y a de nombreuses leçons à tirer de la mentalité du photographe analogique. Dans cet article, nous allons voir comment la photo sur film, ou du moins la mentalité des photographes analogiques, peut vous aider à développer vos compétences en photographie numérique. Et non, je n'essaierai pas de vous convaincre de sauter d'un côté à l'autre de la frontière... la photographie lente n'est qu'une question d'état d'esprit... le support, voire la philosophie n'y trouvent pas leur place !...

Shootez comme si cet acte n'était pas gratuit !... S'il y a bien une chose qui a illuminé le domaine de la photographie numérique tout en annulant l'objectif mental classique, c'est… ce petit morceau de plastique et de silicium qui ne coûte pas grand-chose (vu ce que c'est en vérité), qui contient plus de 1000 images et qui a une espérance de vie incroyable : la carte mémoire. Maintenant, comparez cette carte mémoire à une boîte de plans-film grand format (le raisonnement fonctionne également avec un film 35mm).

Comment actualiser votre créativité en faisant des photos numériques avec une mentalité de photographe argentique ? Une boîte de plan-films 4x5 pouces coûte presque autant (souvent plus cher) qu'une carte mémoire. C'est 25 feuilles de film que je devrai charger dans des supports dans le noir total, placées dans mon appareil photo, exposer pour environ 2€ chacune, puis ramenées à la maison pour être développées dans ma chambre noire. Et ce n'est que la première phase. Si je veux imprimer des images à partir de ces négatifs, je devrai les numériser dans l'ordinateur ou les "tirer" moi-même dans la chambre noire à l'aide de papier photosensible et de produits chimiques et d'équipements également (très) chers...

Nous avons donc ici deux supports totalement différents pour enregistrer ce qui est essentiellement la même chose : des images. Avec lequel pensez-vous que je suis plus prudent lorsque je photographie ? La boîte de film ou la carte mémoire ? Si je commets une erreur d'exposition, de composition ou quoi que ce soit d'autre lors d'une prise de vue numérique, le retour est quasi instantané et l'erreur ne coûte généralement rien. Avec le film, le résultat est caché et les accidents ne seront visibles qu'après... quand il sera impossible de doubler la prise de vue et... la feuille sera utilisée même si jetée !...

Je vous propose donc à tirer le plus délibérément possible même lorsque vous utilisez votre appareil photo numérique. Bien sûr, même une photo bien pensée peut mal tourner, quelle que soit la planification, mais plus vous réfléchissez à ce que vous faites, moins il y a de variables dans l'équation. Faites attention à ce que vous photographiez, comment et pourquoi. Photographiez comme si chaque photo vous coûtait de l'argent et je vous promets que vous obtiendrez de meilleurs résultats avec vos photos numériques.

→ Choisissez une valeur ISO et conservez-la pendant tout le shooting
Un aspect que nous prenons pour acquis avec la photographie numérique est l'application rapide des modifications de sensibilité. Habituellement, un cadran rapide peut vous faire passer de ISO 100 à ISO 100.000 et inversement en une seconde. Ce n'est pas une mauvaise chose. Changer la valeur ISO sur un appareil photo numérique ouvre des possibilités étonnantes et vous permet d'obtenir des photos que vous auriez manquées dès lors que la lumière change soudainement. Cela étant dit, cela peut également nous gâcher au point de renforcer la valeur ISO à des moments où nous pourrions éventuellement trouver des alternatives plus créatives. Essayez ceci pour vous entraîner : choisissez une valeur ISO unique pour toute la journée. Certes, je n'essaierais pas cela lors d'un mariage, mais sortez avec votre appareil photo et forcez-vous à penser à des conditions d'éclairage difficiles. Vous constaterez peut-être que vous comprenez mieux les relations entre la vitesse d'obturation, l'ouverture et la valeur ISO qui vous aideront énormément à l'avenir.

→ Faites un nombre prédéfini d'expositions
Avant d’entrer dans la photographie numérique, j’utilisais un film 35 mm. La plupart des rouleaux permettaient 36 expositions (et certains que 24, voire 12 !). Cela ressemble à une gabegie par rapport aux deux feuilles transportées dans chaque support de film grand format ou aux 8 vues avec un Polaroid ou un film moyen format. Chaque fois que je passe du film au numérique, je remarque un changement étrange dans la manière dont je traite mes scènes. Cela nous ramène à notre premier point : le film coûte réellement de l'argent à chaque clic de l'obturateur. En numérique je peux prendre 10 ou 12 images d'une même scène alors qu'avec un film, je ne peux en faire qu'une ou deux. Pourquoi ? Quand vous y réfléchissez, faire de bonnes photos ne consiste pas à tirer beaucoup d'images et à espérer en réussir une, bien que cela fonctionne parfois. Habituellement, les meilleures images proviennent de l'exécution minutieuse de chaque cliché. Avec le film, vous ne disposez que d'un certain nombre de clichés dans votre stock avant de devoir changer le chargeur. Dans le but de rechercher la qualité plutôt que la quantité avec votre appareil numérique, commencez à penser à ce que coûte votre prise de vue pour une scène. Je suggère de vous vous limitiez à un nombre ciblé de photographies au lieu de tirer un tas d'images et d'en espérer une bonne. Procurez-vous une carte mémoire de faible capacité (éventuellement une ancienne ne permettant de n'enregistrer que 20 à 40 images) et/ou remplissez-là de façon à ce qu'il ne reste plus de place que pour 24 ou 36 images. Le résultat principal de cet exercice est de vous entraîner (ou de vous recycler) pour produire un nombre moins important d'images, mais un plus grand nombre d'images utilisables.

→ Oubliez les automatismes
Ah oui, c'est sûr, travailler avec une exposition en mode Programme (voire Ta ou Tv), avec mesure multizone, une mise au point automatique, une stabilisation d'image et en mode rafale est très pratique et très rapide. Justement, on parle ici de photo lente donc... on placera notre boîtier en mode d'exposition Manuel, en mesure Pondérée centrale, en mise au point manuelle, en mode image par image et... on s'autorisera la stabilisation d'image, il ne faut pas exagérer, cette dernière n'a rien à voir avec la vitesse (ou la lenteur) en photographie.

→ Masquez votre écran LCD
Oh, je vous connais (je ne suis pas différent de vous !), si vous ne placez pas de gaffer ou un cache opaque sur votre écran LCD, vous serez incapable de ne pas vérifier l'image capturée, vous serez incapable de ne pas l'effacer si elle est loupée donc vous allez tronquer l'exercice !... Placez-vous en situation de photographie argentique, vous me remercierez plus tard et vous vous féliciterez de ne pas avoir triché !...

→ Utilisez un trépied
Même si vous avez largement assez de lumière, n'hésitez pas à utiliser votre trépied ! Ce petit accessoire sera le plus grand ralentisseur de l'acte photographique ! En plus, si la lumière devient insuffisante, vous l'aurez avec vous et il deviendra l'accessoire indispensable !...

→ Quelques dernières réflexions…
La vraie conclusion et la vraie leçon à tirer de tout cela est que vous appreniez à devenir plus réfléchi dans votre photographie. Utilisez votre appareil photo avec détermination, et n'oubliez surtout pas de vous ralentir. Ralentir est la clé. En tant que photographe analogique et numérique, je constate que l'extinction complète de mon esprit créatif change radicalement au passage d'un support à l'autre (extinction au passage argentique → numérique, vous l'aurez compris !).

De toute évidence, les appareils photo numériques ont des capacités extraordinaires et offrent de nombreux avantages par rapport à leurs homologues ​​analogiques. Dans le même temps, la véritable nature de la photographie peut être perdue lorsque nous nous trouvons soudainement face à des capacités de prise de vue illimitées, souvent uniquement limitées par la durée de vie de la batterie de l'appareil photo et par notre propre enthousiasme. Essayez de tirer parti de certaines des leçons tirées du monde du film la prochaine fois que vous constaterez que vous supprimez de plus en plus d'images de vos cartes mémoire et que vous y trouvez moins d'images de qualité. Il est très probable que vous commenciez à créer de meilleures photos et que vous profitiez davantage de votre photographie numérique...

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CE QUE PEUT VOUS APPORTER LA LENTEUR EN PHOTOGRAPHIE

Si, dans le monde d'aujourd'hui, souvent, nous sommes pris dans le tumulte des horaires chargés et du stress des choses urgentes en souffrance, nous ne prenons plus le temps de vraiment profiter de notre expérience photographique. Je pense que la photographie lente peut être une expérience fabuleusement agréable et même thérapeutique, surtout lorsque vous vous donnez le temps de lâcher prise.

Dès lors que vous avez un appareil photo en main, vous pouvez libérer votre esprit et vos émotions des problèmes de la journée et entrer dans un autre monde, celui de l'inspiration et de l'expression créative. Mais vous devez être attentif et prendre le temps nécessaire pour y parvenir.

La patience est une vertu qui ne devrait pas être réservée aux photographes d'animaux sauvages. Ces genres nécessitent peut-être un peu plus de patience, mais la photographie de rue, de sports, de paysage et la plupart des autres types de photographie nécessitent de ralentir et de prendre le temps pour obtenir les meilleures images possibles dans la plupart des situations.

Certaines des meilleures photographies de rue ne sont pas le fruit de la seule spontanéité, mais d'une planification minutieuse, de l'anticipation et de la patience. Trouver un bon emplacement dans les rues est une chose, mais souvent vous devrez attendre que la meilleure lumière et l'action la plus intéressante se présentent à l'endroit choisi pour capturer les photographies les plus impressionnantes.

Même les meilleurs photographes sportifs prennent du temps avec leur photographie. Le temps qu'ils investissent peut être pour étudier davantage le jeu ou pour connaître les joueurs et les entraîneurs des équipes qu'ils photographient le plus. Cela leur donnera les connaissances et les relations qui leur permettront de capturer des images plus dynamiques dans l'impulsion du moment. Ils anticiperont plus facilement le déroulement du jeu que ceux qui sont inexpérimentés et connaissent peu ou rien du caractère particulier de l'équipe.

Prendre le temps d'observer l'environnement dans lequel vous photographiez contribuera à donner plus de sens à vos photos. Plutôt que de vous précipiter pour prendre des photos dès votre arrivée, laissez votre appareil photo dans son sac ou son étui et observez simplement ce qui se trouve autour de vous et ce qui s'y passe. Utilisez également vos autres sens, pas seulement vos yeux. Écoutez, ressentez, sentez et même goûtez (quand c'est approprié) pour devenir plus conscient de l'environnement où vous voulez faire des photos.

Donnez-vous de l'espace (du temps) pour ralentir, prendre du recul et observer ce qui se passe autour de vous. Vous découvrirez souvent des sujets intéressants et photogéniques que vous ne remarquerez peut-être pas si vous vous déplacez trop rapidement et commencez à prendre des photos immédiatement.

Emportez votre appareil photo partout avec vous. Au travail, à l'école ou à l'université, lorsque vous faites de l'exercice, lorsque vous faites du shopping et lorsque vous promenez votre chien. Ce faisant, vous apprendrez à voir votre environnement habituel de différentes manières. Si ce n'est pas possible d'emporter un appareil photo, un smartphone peut —éventuellement— faire l'affaire.

Prendre le temps d'utiliser votre appareil photo (ou votre smartphone —au travail—) chaque jour est l'un des meilleurs moyens d'améliorer vos compétences et votre technique et de développer votre propre style. Vous donner du temps dans le contexte régulier de votre journée peut sembler difficile ou un peu étrange au premier abord. Mais en vous engageant à le faire, vous pouvez commencer à trouver des moyens auxquels vous n'aviez pas pensé pour faire des photos intéressantes. Sortez des sentiers battus au cours de votre routine habituelle. Rendez les choses ordinaires de votre vie extraordinaires en images.

Retournez aux mêmes endroits plusieurs fois et photographier les mêmes sujets plus d'une fois vaut souvent la perte de temps apparente pour le faire. Si vous allez quelque part une seule fois, vous ne saurez jamais vraiment si vous avez obtenu les meilleures photos possibles. L'examen des images de votre première visite ou d'une visite ultérieure dans un lieu vous aidera à vous forger un œil plus critique. Ensuite, lorsque vous reviendrez à cet endroit et à ce sujet, vous aurez une perspective plus expérimentée qu'au début. En prenant le temps de le faire, vous apprécierez probablement plus l'expérience et produirez de meilleures photographies.

Faites attention à choisir des endroits que vous appréciez vraiment et qui vous font du bien, car cela vous obligera à revenir et à chercher à faire de meilleures photos que vous ne l'avez fait auparavant.

En vous laissant le temps de ralentir et de profiter de votre appareil photo, vous commencerez à constater une amélioration progressive de la qualité de vos images. Continuer à approfondir des techniques que vous n'avez pas encore maîtrisées et expérimenter de nouveaux sujets vous aidera à maintenir une fraîcheur dans vos photos et vous apprécierez encore plus votre temps de photographie.

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QUELQUES CONSEILS DE PLUS POUR RALENTIR SA PHOTOGRAPHIE

Lorsque vous sortez pour faire des photos, il peut être tentant de commencer la prise de vue immédiatement dans l'espoir d'obtenir l'image idéale ou de capturer l'image parfaite en augmentant la durée du shooting. Cet état d'esprit est né avec la naissance de la photo numérique grand public. C'est pourquoi je conseille souvent de toujours "enfermer" son appareil photo dans un sac... qu'importe le sac, il faut "perdre du temps" en sortant son matériel (et, en plus, le sac protège le matériel) ! Mais avant de sortir votre appareil photo du sac, il peut être judicieux d'adopter l'approche inverse et de réfréner son impatience.

Prenons une minute pour considérer quelques leçons que vous pouvez apprendre de l'histoire du lièvre et de la tortue. Ironiquement, l'une des choses les plus importantes que vous puissiez faire lorsque l'inspiration vous touche est de vous mouvoir lentement (comme le ferait la tortue), plutôt que de vous précipiter (comme le ferait le lièvre). En tant que photographe amateur, il est tentant de jouer les lièvres pour courir vers la perfection, mais si vous pensez à la tortue, vous aurez un bien meilleur exemple à suivre.

Voici donc quelques conseils supplémentaires pour vous aider à ralentir et à faire de meilleures photos :
→ Étudiez votre environnement
Un des éléments les plus importants d'une bonne photographie est celui du cadrage. Comment se positionne votre sujet par rapport à l'environnement ? Vous avez peut-être déjà considéré le sujet de votre photo mais avant de commencer à stocker des photos sur votre carte mémoire, prenez quelques minutes (ou plus) pour déterminer où le sujet se trouve par rapport à tout le reste dans son environnement. Y a-t-il des bâtiments, des maisons ou des structures artificielles que vous pourriez utiliser pour aider à faire ressortir votre sujet ? Y a-t-il des éléments naturels, comme des arbres, des arbustes ou des formations rocheuses, que vous pourriez utiliser pour mettre en évidence les caractéristiques ou les couleurs de votre sujet ? En vous arrêtant pour considérer tout ce qui entoure votre sujet, vous pourrez prendre de meilleures décisions sur la façon d'obtenir les moments que vous vous efforcez vraiment de capturer.

→ Attendez la bonne lumière
Vous n'avez peut-être pas de flash géant, ni de strobes ni de boîtes à lumière style studio, mais vous pouvez toujours obtenir des images incroyables en utilisant la meilleure source de lumière, n'importe où, grâce au soleil. L'inconvénient est que vous devez être patient si vous voulez vraiment l'utiliser à son plein potentiel. Ce n'est peut-être pas facile, mais l'une des meilleures techniques que vous pouvez utiliser pour profiter de la lumière naturelle est d'être patient et d'attendre qu'elle corresponde aux besoins de votre photographie. La lumière du plein jour n'est souvent pas le meilleur moment pour sortir photographier, car les rayons directs du soleil peuvent être trop durs et créer trop de contraste, surtout si des arbres, des bâtiments ou d'autres éléments projettent de grandes ombres. Au lieu de cela, adoptez l'approche de la tortue et attendez que le soleil soit plus bas à l'horizon. Une heure ou deux avant le coucher du soleil est l'un des meilleurs moments pour faire des photos, car le faible angle du soleil crée une source de lumière beaucoup plus agréable que lorsqu'il est directement au-dessus. Un autre bon moment pour photographier dans la nature est juste après le lever du soleil, car vous obtenez toujours le faible angle et les couleurs chaudes. Il faut souvent se lever tôt pour faire de bonnes photos. Mais en attendant que la lumière du soleil soit ce dont on a besoin, plutôt que ce qu'elle est. Ce n'était peut-être pas l'option la plus rapide, mais cela produit de bien meilleures images.

→ Fondez-vous dans la nature
Prendre des photos d'animaux sauvages ne nécessite pas toujours un téléobjectif, mais cela demande de la patience. Si vous voulez réussir de bonnes photos des animaux qui vous entourent, que ce soit dans votre jardin ou lors d'une randonnée en montagne, il est souvent préférable d'être patient et de laisser la nature venir à vous. Les animaux vous entendront venir et partiront rapidement, mais si vous cherchez un bon endroit pour les attendre, vous pourrez être récompensé par des opportunités photographiques convaincantes. La nature peut être inconstante, elle refusera de se plier à des attentes. Mais si vous prenez le temps de faire partie de la nature et laissez même la nature venir à vous, vous serez souvent récompensé par de bien meilleures photos que vous pourriez obtenir en vous précipitant dans les choses.

→ Laissez les choses être ce qu'elles sont
Essayer d'obtenir une bonne image d'enfants (par exemple) peut retirer tout le plaisir d'une fête d'anniversaire ou d'un après-midi au parc. Pour beaucoup d'entre nous, notre instinct est de garder le contrôle « Regardez ici tout le monde ! Maintenant, dites cheese ! ». Inévitablement, un enfant sourira, un regard partira sur le côté et un autre pleurera peut-être. Il peut sembler impossible de réussir une bonne image d'enfants ! Heureusement, il y a de l'espoir. Au lieu de vous précipiter pour construire une photo digne d'une carte de vœux, essayez d'adopter l'approche inverse et laissez les enfants jouer. Gardez votre appareil photo prêt et utilisez-le pour capturer les enfants en train d'être eux-mêmes. Le hic, c'est que vous pourriez attendre un bon moment, mais vous (et les enfants) vous amuserez beaucoup plus dans le processus. Bien sûr, j'ai pris l'exemple des enfants, mais la même chose est valable dans de nombreux cas.

Voilà encore un tout petit article qui, en principe, devrait vous apporter énormément le jour où vous déciderez d'appliquer les règles de la photographie lente...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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