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TOUT LE POST-TRAITEMENT AVEC SEULEMENT TROIS OUTILS DE BASE

Je sais, ce titre semble accrocheur... mais, cette fois du moins, ce n'est pas du tout le cas !... Vous n'avez pas besoin de beaucoup d'outils sophistiqués pour résoudre les problèmes les plus courants des images numériques. Laissez-moi vous raconter une petite histoire avant de débuter...

Comme tout le monde qui débute en photo numérique, j'étais le premier à télécharger tous les logiciels possibles et imaginables, télécharger tous les logiciels commerciaux en essai gratuit, télécharger la moindre mise à jour... J'ai essayé de lire tous (le plus possible) les articles en rapport avec le post-traitement et la post-production, j'ai dépensé beaucoup d'argent en livres et magazines. Et malgré tout cela, je me considère être une vraie buse en Photoshop et autres logiciels... Pourtant, une chose très intéressante s'est imposée : je parviens à faire des trucs sympas et je ne suis jamais bloqué dans le travail que je prévoyais... Paradoxal, non ?

En fait, l'explication est très simple : plus la compétence est importante et moins le nombre d'outils indispensables est important !... Et ceci est valable quel que soit le type de compétence, professionnelle ou autre... Je l'ai déjà souligné souvent, et c'est certainement la raison pour laquelle je me contente très souvent de mon petit logiciel PaintShop Pro 5 (de Windows 3 !)... Albert Einstein disait bien qu'un vrai scientifique était capable de scier avec une lime et limer avec une scie... la science du post-traitement ferait-elle exception ? Certainement pas !...

Je me surprends souvent à me demander comment faire ceci ou cela et la finalité est toujours la même : le plus simplement possible ! Pousser ou retenir une zone, corriger les couleurs, séparer les fréquences, jouer avec le passe-haut ou le passe-bas, utiliser le masque flou, chercher des plug-ins dans la masse de mon stock ? Non ! Pas besoin de tout çà !... Il suffit de changer la façon de voir une image !...

Ma nouvelle façon de voir les choses repose sur trois points :
- chaque image a une structure
- la structure n'est qu'un motif de pixels
- Photoshop (et tous les autres !) a de bons outils de base pour manipuler les pixels

J'ai donc divisé mes images en trois thèmes :
- structure
- luminosité
- couleur (teinte/saturation)
Depuis, tout est plus simple, quel que soit le problème j'ai toujours la solution... Laissez-moi vous montrer cela...

→ Structure :
Qu'est-ce que la structure ? Il s'agit essentiellement d'un modèle de changements de teinte, de saturation et de luminosité.

Ce modèle peut être manipulé très facilement avec deux outils :
- outil correcteur des taches (ou tout autre outil correcteur)
- tampon de duplication/clonage (vous pouvez l'utiliser tel quel ou le combiner avec des modes de calque, ce qui vous donne un peu plus de contrôle)

Quels sont les risques avec ces outils ?
Si vous les utilisez avec des bords trop doux, vous ruinerez votre texture / structure / motif parce que vous les mélangez avec l'original. Vous pourriez vous retrouver avec des problèmes de luminosité et/ou de couleur, mais vous ne devriez pas vous en soucier pour le moment...
Faites attention à la structure.

→ Luminosité :
Qu'est-ce que la luminosité ? Fondamentalement, c'est une sorte de luminosité perçue. Un bleu et un jaune de même luminosité n'ont pas la même luminosité perçue. Le jaune paraîtra toujours plus brillant car il a une luminosité intrinsèque plus élevée.

Quels sont les outils ?
- Densité+ et Densité- (pousser/retenir). Quoi que vous utilisiez pour pousser/retenir, ce sera bon pour une chose : changer la luminosité. Cela semble peu mais c'est puissant !

Les trois choses qui font l'image (au niveau du pixel) sont : Teinte / Saturation / Luminosité. Imaginez maintenant une image en noir et blanc, il n'y aura pas de saturation et donc pas de teinte (Teinte a besoin de Saturation pour être visible. Ces deux paramètres ne sont pas faciles à séparer). Souvenez-vous que tout est luminosité, tout est modifiable avec la technique du pousser/retenir.

Quel est le risque de pousser/retenir ?
Ce sont des outils très puissants. Vous devez en apprendre beaucoup sur la lumière et l'ombre pour bien les manipuler. Vous courez le risque de détruire la structure et il y a un risque encore plus grand de créer des décalages de saturation. Les changements de saturation sont basés sur le fait que les zones lumineuses ont moins de saturation et les zones d'ombre sont plus saturées. Si vous manipulez cela, vous devez en prendre soin. Mais pas maintenant - maintenant vous ne travaillez que sur la lumière et l'ombre.

→ Couleur :
Qu'est-ce que la couleur ? Je ne veux pas répondre à cette question ici, relisez mes articles traitant de la couleur (cherchez ici). La couleur est, techniquement parlant, une fonction de la teinte, de la saturation et de la luminosité. La teinte et la saturation sont appariées (la teinte contrôle tout mais sans la saturation, la teinte n'a pas de sens).

Quels sont les outils ?
Fondamentalement, la plupart de vos calques de réglage sont les outils que vous pouvez utiliser. Dans 95% des cas, le top serait d'utiliser des courbes. Elles sont puissantes et, avec un peu de pratique, assez faciles à comprendre.

Quels sont les risques ?
Eh bien, il n'y a pas de risques réels. Vous devez juste vous assurer de ne pas altérer la luminosité. Vous pouvez le faire en mettant le calque de réglage en mode calque de couleur.
___
Une chose très importante (à retenir) : la saturation et la luminosité modifient la composition, la teinte ne le fait pas. Gravez cette devise au centre de l'écran de votre ordinateur ! (bon, sur le bord ça fonctionne aussi si vous avez tendance à loucher si un corps étranger s'impose dans votre champ de vision ☺).
___

Voilà, réduisez le nombre de vos outils (vous n'êtes pas obligé de choisir les mêmes que ceux de l'article !), tournez le dos aux plug-ins et simplifiez-vous la vie, votre travail s'en trouvera plus efficace...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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CHANGER SIMPLEMENT UN CIEL SANS PHOTOSHOP

Voilà un sujet beaucoup recherché par nombre de photographes amateurs. Il est vrai que très souvent, en numérique —et en argentique aussi—, de belles images sont gâchées par un ciel trop clair ou trop uniforme ou trop plat. Il est également vrai que c'est très frustrant de devoir mettre au rebut de telles images pour si peu... Bien sûr, il existe plusieurs techniques d'exposition pour limiter le problème à la prise de vue, mais tout le monde ne possède pas de filtre neutre gradué, tout le monde ne transporte pas un trépied pour faire un bon bracketting, tout le monde n'aime pas le HDR, bref, tout le monde est potentiellement exposé à ce problème... Reste le travail en post-traitement. Encore faut-il avoir shooté en RAW (je n'arrête pas de vous le répéter), encore faut-il avoir exposé à droite (chercher ici — je n'arrête pas de le répéter), mais tout le monde ne le fait pas encore... Il ne reste donc plus qu'à retravailler son image en post-production...

Si vous vous êtes déjà essayé à l'exercice, je suis sûr que vous vous êtes formé à mieux gérer la prise de vue... eh oui, quelle que soit la technique mise en application, ce travail est très long et très précis, autant dire très difficile !... La conclusion —malheureusement— trop fréquente est : il me faut acheter Photoshop sans quoi je ne m'en sortirai jamais !

Si, effectivement, Photoshop propose des outils que même GIMP ne propose pas (il existe également d'autres logiciels commerciaux qui proposent des outils puissants), ne pensez surtout pas que ces outils vont vous simplifier la vie de manière extraordinaire !... Dès lors que votre image présente de la végétation, c'est quasiment mission impossible... Quel que soit le logiciel, quelle que soit la technique utilisée, il y aura toujours des images qui permettront un travail simple et rapide et d'autres qui imposeront un travail plus ou moins simple mais systématiquement long !...

J'ai donc décidé de vous montrer une technique simple pour modifier un ciel inadéquat mais avec un logiciel bas de gamme (en fait un super logiciel mais créé pour fonctionner sous Windows 3 !!! : PaintShopPro 5). Cette technique reprendra la même limitation que précédemment : il y aura toujours des images qui permettront un travail simple et rapide et d'autres qui imposeront un travail plus ou moins simple mais systématiquement long. À noter que si je peux le faire avec PaintShopPro 5 (Windows 3 !), de nombreux logiciels gratuits pourront être utilisés aussi... avec quelques adaptations...

J'ai décidé de partir de cette ancienne photo argentique (la compression web a fait disparaitre le grain de l'image mais la baisse de définition est assez évidente) scannée :

Cette photo n'est franchement pas mal mais il est vrai que ce ciel est trop plat...

Je vais donc l'ouvrir dans PaintShopPro 5 et créer un masque :

Je crée le masque sur tout ce qui n'est pas le ciel, j'aurais pu faire le contraire, tout dépend de la configuration de votre logiciel ! Le but du jeu étant de sélectionner le ciel. Ici, la sélection sera ce qui n'entre pas dans le masque, si c'est le contraire chez vous et que vous avez suivi ma façon de faire par inadvertance, ce n'est pas bien grave (!!!) il suffira d'intervertir la sélection, c'est tout...

N'hésitez pas à zoomer beaucoup votre image pour dessiner votre masque le plus précisément possible sur les petits détails !...
Vous pouvez voir la sélection du ciel grâce aux pointillés (en fait il d'agit de fourmis en promenade dans la vraie vie).

Vous placez un calque contenant un ciel que vous placerez en dessous de votre photo à travailler.

Il suffit de faire disparaitre votre sélection et...
Super, c'est déjà fini ! Attention, n'importe quelle image de ciel ne peut pas convenir ! Il doit y avoir une compatibilité de luminosité... un ciel noir d'orage ne permettant pas la blancheur des bâtiments de Paris !...

J'ai dit plus haut que la définition de l'image argentique est limitée, il faudra donc prévoir un petit coup de netteté (ce n'est pas obligatoire !) voire jouer un peu sur l'exposition, mais ce n'est pas obligatoire non plus !

Ça le fait, non ? Il est vrai que cette image se prête bien à l'exercice, mais, avec un peu plus de travail, cette technique est tout aussi utilisable avec une image plus complexe. Pour vous le prouver, je vais utiliser une autre ancienne photo argentique —de mon pays nordique de prédilection— (la compression web a fait disparaitre le grain de l'image mais la baisse de définition est assez évidente) scannée :

Cette photo n'est franchement pas mal mais il est vrai que ce ciel est trop plat... Je vais appliquer exactement le même traitement et...

Ça le fait, non ? Il est vrai que cette image se prête encore à l'exercice, elle aurait pu être encore plus complexe. Cela dit, si vous avez du temps et que vous n'avez pas trop forcé sur le café... vous pourrez traiter n'importe quelle image avec cette technique finalement très simple...

Plus l'image est complexe et plus il faudra se méfier de l'augmentation de la netteté qui peut faire apparaitre une ligne blanche à la limite de la sélection. Si vous prévoyez d'augmenter la netteté, faites-le mais avant le trucage...

Voilà. Si PaintShopPro 5 peut le faire, nombreux sont les logiciels téléchargeables gratuitement qui pourront le faire aussi. Il suffit de pouvoir y créer des masques et y gérer les couches et de se débrouiller sans les outils évolués que l'on peut trouver dans Photoshop —qui ne nous font ni gagner beaucoup de temps ni d'effort, en fin de compte—... Investir dans quelques minutes de travail peut très bien être plus intéressant que d'investir dans Photoshop, non ? Chacun doit répondre à cette question et se faire sa propre opinion...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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QUELQUES TRAITEMENTS CLASSIQUES AVEC GIMP

Il existe un tas de traitements (relativement) simples mais intéressants qu'il est possible de simuler en numérique et qui ne sont pas forcément connus du photographe amateur... Dans cet article, je vais vous en proposer 5 à reproduire avec GIMP...

→ Effet Orton (du nom de son inventeur)

Je vais partir de cette image (pour l'exemple) :

Elle est déjà très belle mais, en trois clics, on peut en tirer un aspect vaporeux (doux) avec des couleurs bien saturées... Pour arriver à ses fins, monsieur Orton superposait deux négatifs de la même image, un parfaitement net et l'autre très flou.

Pour faire de même, on va ouvrir la photo dans GIMP et, immédiatement, on va copier 2x le calque de base simplement en cliquant 2x sur Copie de calque (en bas de la fenêtre des calques) :

On dispose maintenant de 3 calques identiques. On sélectionne le calque le plus en haut et on modifie son mode de fusion de Normal à Écran (en haut de la fenêtre des calques).

Toujours le calque le plus en haut sélectionné, on va faire un clic droit dessus et valider Fusionner vers le bas. Il ne nous reste plus que 2 calques.

On va appliquer un flou (menu Filtres|Flou|Flou Gaussien). Plus l'image sera grande et plus l'intensité du flou devra être importante... il faut régler ce flou de façon à faire disparaitre tous les détails mais en conservant les contours...

On récupère une image douce (un peu floue) et bien plus lumineuse...

Toujours sur le calque le plus en haut, on va modifier le mode de fusion de Normal à Multiplier. Vous pouvez préférer un autre mode de fusion, c'est également possible, selon votre image...

Et puis c'est tout !...

On peut éventuellement envisager d'éclaircir l'image finale mais c'est une question de goût... Voyez comme l'image finale est plus onctueuse et plus saturée, même si la compression pour le web masque un peu les choses...

REMARQUE : on peut obtenir le même type d'effet encore plus rapidement :
•Ouvrir votre image
•Allez dans le menu FX-Foundry|Layer effects|Orton effect... OU Script-Fu|Sharpness|Softer|Orton effect

L'interface n'est pas très parlante, il faut bricoler l'importance du flou et l'opacité (ou utiliser les valeurs par défaut)... Quelques essais devraient vous permettre d'obtenir ce que vous souhaitez...

À noter qu'avec quelques adaptations, je peux faire pareil avec PaintShopPro 5 (Windows 3 !) et donc de nombreux logiciels gratuits (et plus simples à utiliser que GIMP) pourront être utilisés aussi...

Effet télévision cathodique

Je vais partir de la même image que précédemment.

Tout le monde connait cet effet. Nombreux sont ceux qui demandent à Photoshop de faire le travail, alors que GIMP peut le faire beaucoup plus simplement !...
•Ouvrir votre image
•Dupliquer le calque (voir effet Orton)
•Aller dans le menu Filtres|Distorsions|Change une colonne ou rangée sur deux

Et puis c'est tout !

Vous pouvez en rester là ou modifier le mode de fusion... Notez que dans l'illustration du résultat, la partie droite est à 100% car toute réduction aurait effacé l'effet...

Effet Lomographie

Vous savez que je n'aime pas la lomographie telle que stimulée par The lomography co... mais je sais qu'elle intéresse certains amateurs. La meilleure façon d'obtenir cet effet est d'acheter un Lomo LCA et un film couleur périmé, mais si vous voulez le simuler en numérique c'est plus compliqué !... Je vous propose un moyen assez simple d'y parvenir... Il nous faudra un fort vignettage, une dérive de couleur et une saturation des couleurs...

On va ouvrir l'image dans GIMP. Et immédiatement copier 1x le calque (voir plus haut). On sélectionne le calque le plus en haut et on va dans le menu Script-Fu|Color|Saturation|Lighten Saturate

Pensez à cocher la case Merge Layers sans quoi vous aurez plein de calques et vous allez vous perdre...

Remarque : GIMP propose une fonction automatique de saturation type lomo/holga mais je la trouve trop pétante.

Vérifiez que la couleur de premier plan est le noir.
Validez l'outil Sélection elliptique.

Tracez une ellipse du coin supérieur gauche au coin inférieur droit.

Allez dans le menu Sélection|Inverser puis Sélection|Adoucir. Dans Adoucir, donnez une valeur généreuse !... 1/4 de la longueur de l'image est un bon début...

Puis on va créer un nouveau calque. On le nommera "bord" (ou autre !) puis on spécifie le type de remplissage à Couleur de premier plan.

Pas de panique !... l'image devient noire... Faites un clic droit sur le calque "bord" (dans la liste) et choisissez Ajouter un masque de calque et validez Sélection dans Initialiser le masque de calque à :.

On a notre vignettage... Il est un peu fort, on peut diminuer l'opacité du calque "bord" à 80~90%...

Désélectionnez tout (menu Sélection|Aucune).

On va maintenant simuler le cul de bouteille du Lomo LCA... On va sélectionner le calque situé juste en dessous de "bord" et dans le menu Filtres|Flou|Focus blur...

...on va créer un flou modéré (2 dans mon exemple).

Et puis c'est tout ! J'aurais pu forcer toutes les étapes, mais, comme tout traitement, trop c'est toujours trop !...

À noter qu'avec quelques adaptations, je peux faire pareil avec PaintShopPro 5 (Windows 3 !) et donc de nombreux logiciels gratuits (et plus simples à utiliser que GIMP) pourront être utilisés aussi...

Effet Warhol

Les portraits à la Warhol seront uniquement intéressants si l'arrière-plan est uni... Si ce n'est pas le cas dans votre image, pas de panique, il disparaitra...

Je vais partir de cette image :

Il s'agit d'une image à grain... c'est pourquoi je l'ai choisie... on verra mieux ce que le traitement va engendrer...

Donc on va ouvrir l'image dans GIMP. C'est le moment de choisir les couleurs à utiliser dans votre image à la manière de Andy Warhol... Choisissez de préférence des couleurs vives. Pour l'exemple, je prendrai un vert pour couleur d'arrière-plan et un rouge pour couleur d'avant plan.

Dans la fenêtre des calques, on va créer 3 nouveaux calques :
•le premier baptisé "fond" et Type de remplissage = Couleur d'avant plan
•le 2è baptisé "personnage" et Type de remplissage = Couleur d'arrière-plan
•le 3è baptisé "visage" et Type de remplissage = Blanc

Maintenant, on va rendre invisibles tous les calques créés en cliquant sur l'œil situé devant chacun d'eux... on ne verra donc plus que l'image originale...

On sélectionnera le calque d'arrière-plan puis on choisira l'outil de sélection Outil chemins.

On va créer la sélection de la personne en cliquant sur ses bords. Plus la ligne de sélection sera droite et moins le nombre de points sera important... n'hésitez pas à utiliser beaucoup de points pour rester collé au plus proche du bord dans les courbes !... Quand vous aurez fini de faire le tour, cliquez sur le premier point créé en enfonçant la touche Ctrl.

Dans la fenêtre des options des outils, cliquer sur Sélection depuis un chemin.
Allez dans le menu Couleurs|Désaturer. La sélection devient monochrome (valeurs de gris, c'est sûr que mon exemple le montre bien☺). Puis Couleurs|Seuil. La sélection sera bichrome (noir/blanc).

Vous pouvez moduler l'effet en déplaçant les curseurs.
Allez dans le menu Sélection|Inverser. Puis dans le menu Édition|Couper. Le fond est remplacé par la couleur d'arrière-plan.

Choisissez l'outil de sélection par couleur et cliquez sur une zone noire de votre image.

Toutes les zones noires sont sélectionnées.
Faites un clic droit sur le calque "personnage" dans la liste des calques et sélectionnez Ajouter un masque de calque et choisissez Initialiser le masque de calque à = Sélection.
Sélectionnez à nouveau le calque d'arrière-plan et refaites la même manip' sur une zone blanche de l'image. Toutes les zones blanches seront sélectionnées. Faites un clic droit sur le calque "visage" dans la liste des calques et sélectionnez Ajouter un masque de calque et choisissez Initialiser le masque de calque à = Sélection.

Désélectionnez tout par le menu Sélection|Aucune.

Pour voir le résultat, il suffit de cliquer à nouveau sur les cases situées devant chaque calque de la liste pour faire réapparaitre les yeux dans ces cases...

C'est là que vous vous dites que vous aimeriez mieux changer les couleurs (les intervertir ou les modifier totalement !). Inutile de tout recommencer !... Dupliquez les 3 calques créés ("fond", "personnage" et "visage").

Sélectionnez l'outil Pot de peinture et cliquez sur la couleur de premier plan pour choisir la nouvelle couleur. Cliquez sur l'aperçu coloré du calque à modifier (pour le sélectionner) puis cliquez sur la photo pour changer la couleur.

Et puis c'est tout ! Vous voyez un résultat convaincant et vous voyez aussi que si votre photo originale avait un fond complexe, la technique l'efface automatiquement...

À noter qu'avec quelques adaptations, je peux faire pareil avec PaintShopPro 5 (Windows 3 !) et donc de nombreux logiciels gratuits (et plus simples à utiliser que GIMP) pourront être utilisés aussi...

Personnellement, je trouve le résultat trop proche de la technique originale... J'ai donc mis au point une autre technique, plus longue et plus complexe mais qui présente l'intérêt de faire penser à du Andy Warhol sans en être vraiment... c'est ça aussi la créativité :

Je ne vous donnerai pas cette technique 100% personnelle et originale... Tout ce que je dirai c'est que cette image a été créée avec PaintShopPro 5 (Windows 3 !)... Faites des recherches, vous trouverez certainement une technique originale qui vous sera propre...

Effet Tilt Shift (miniature en français)

Voilà encore un effet qui attire son monde. Normalement on l'obtient grace à un objectif spécial ou en bricolant l'objectif. Mais on peut le simuler avec tous les logiciels. Je vous propose une technique parmi tant d'autres... cette technique est d'une simplicité déconcertante...

Il faut noter que cet effet est plus efficace sur une image présentant une grande profondeur de champ...

Je vais partir de cette image :

On va donc ouvrir notre photo dans GIMP. Il est impératif que la couleur de premier plan soit le noir et que la couleur d'arrière-plan soit le blanc. Vérifiez, c'est important !

Maintenant, on peut dupliquer le calque de notre image (voir plus haut).

Sélectionnons le calque créé (la copie de notre original). Créons un flou par le menu Filtres|Flou|Flou gaussien. Le rayon du flou doit être assez important mais fonction de la taille de votre image. Pour l'exemple (les images sont à 100%), j'ai choisi un rayon de 8 Pxl. L'image devient totalement floue.

Pour pouvoir travailler confortablement, on va rendre le calque flou invisible en cliquant sur l'œil.

Si ce n'est pas le cas, sélectionnez le calque du dessus. Faire un clic droit dessus et valider Ajouter un masque de calque et définir Initialiser le masque de calque à = Blanc (Opacité complète). Voir plus haut.

À côté de la vignette de calque apparait une vignette blanche. Cliquez dessus et sélectionnez l'outil dégradé.

                

Dans la fenêtre Option des outils, définissez la forme à Bilinéaire.

En maintenant la touche Ctrl, on va tracer une ligne parfaitement verticale de façon à faire disparaitre le flou sur le sujet. Voici mon trait (à gauche) et le résultat après avoir rendu le calque supérieur visible (à droite).

Comme on peut le constater, je n'ai pas réussi à récupérer toute la netteté de mon sujet... Pas grave, À l'aide de l'outil Pinceau, en choisissant une brosse bien estompée (floue), il suffit de dessiner en noir tout ce que je souhaite voir sortir du flou et en blanc tout ce que je souhaite faire plonger dans le flou... Attention, il faut que ce soit le masque de calque qui soit actif pour que ce dessin soit efficace !

Remarque : Pour ne pas paraitre trop artificiel il faut que le sujet principal soit net sur toute sa hauteur ET que cette hauteur de netteté soit constante sur toute la largeur de l'image...

Et puis c'est tout !

Remarque : Sur une photo couleur, on peut également améliorer l'effet en modifiant la saturation des couleurs via le menu Couleurs|Teinte-saturation...

À noter qu'avec quelques adaptations, je peux faire pareil avec PaintShopPro 5 (Windows 3 !) et donc de nombreux logiciels gratuits (et plus simples à utiliser que GIMP) pourront être utilisés aussi...
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N.B. selon la version de GIMP, la localisation des fonctions dans les menus peut être différente, ou leur nom peut varier légèrement voire la traduction des noms est plus ou moins complète !... N'hésitez pas à fouiller un peu...
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Voilà, c'est tout pour aujourd'hui... si vous voulez d'autres recettes toutes prètes de traitements simples, vous pouvez me contacter ici.

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TOUTES LES TECHNIQUES DE CORRECTION DES ABERRATIONS CHROMATIQUES

J'ai déjà traité de la correction des aberrations chromatiques dans cette page mais c'était il y a longtemps, j'ai mûri et ma technique aussi... Je vais tenter aujourd'hui de compiler les techniques à notre disposition. Il y en a certainement des quantités industrielles (!), aussi, je vais me limiter aux plus simples qui, pour les amateurs que nous sommes, seront largement suffisantes...

Dans ma page théories (ici) je vous avais créé de toutes pièces un exemple terrifiant que je vais reproduire ici et qui me servira de fichier source dans mes manipulations...

Certes, les AC ne sautent pas aux yeux sur cette image vu la réduction de taille et la compression pour le web, mais allez voir les extraits à 100% ici...

Voyons les techniques que je vous propose :

AVEC PHOTOSHOP CS 6

LA TECHNIQUE AUTOMATIQUE (la plus simple et la plus rapide)

→ Ouvrir l'image dans Photoshop
Si vous avez fait un RAW, en ouvrant votre image dans Photoshop, votre image sera ouverte dans CameraRaw.
→ Ouvrir l'onglet Correction de l'objectif
CameraRaw cherchera dans les EXIFs de votre image le matériel utilisé pour sa création.
→ Dans la sous-rubrique Profil, si ce n'est pas fait, cocher Activer les corrections de profil de l'objectif

→ Choisissez la Configuration à Auto
CameraRaw fera tout le travail automatiquement si votre matériel est présent dans sa base de données.

Si CameraRaw ne connait pas votre matériel, passez à la sous-rubrique Couleur et bricolez les curseurs... Ce n'est pas vraiment évident, mais avec du temps... et de la chance... vous pourrez vous en sortir... Sinon, ouvrez votre image dans Photoshop sans correction des AC et essayez une autre technique...

Si vous avez fait un JPEG
→ Allez dans le menu Filtre|Correction de l'objectif.
Photoshop cherchera dans les EXIFs de votre image le matériel utilisé pour sa création.
→ Dans l'onglet Correction automatique, Photoshop fera tout le travail automatiquement si votre matériel est présent dans sa base de données. Si Photoshop ne connait pas votre matériel, vous pouvez essayer de télécharger le profil de correction automatique. Si votre Photoshop, comme le mien, est trop vieux, il ne téléchargera rien... il faudra passer à l'onglet Personnalisé et bricoler les curseurs... Ce n'est pas vraiment évident, mais avec du temps... et de la chance... vous pourrez vous en sortir... Sinon, fermez le filtre et essayez une autre technique...

Cet épisode montre bien que Photoshop et CameraRaw sont bien deux logiciels séparés... Ma configuration pour la photo test a été gérée par CameraRaw mis à jour jusqu'à la fin de sa vie... Photoshop a jeté l'éponge !...

TECHNIQUE PHOTOSHOP N°1 (la plus simple)
Pour RAW traduit mais non corrigé ou pour JPEG

→ Ouvrir l'image dans Photoshop
→ Dupliquer l'image (Ctrl+J)
→Appliquer un flou gaussien (menu Filtre|Atténuation|Flou gaussien...)
          •Zoomer la fenêtre de visualisation de l'effet à 200%
          •Valider l'aperçu sur l'image globale
          •Augmenter l'intensité du flou jusqu'à ne plus voir l'AC. L'importance du flou sera fonction de la taille de             l'image et de l'importance de l'AC...
          •Valider
          •Modifier le mode de fusion du calque flou de Normal à Couleur.
→ C'est tout... ça fonctionne parfaitement !...
→ Si par hasard, je ne vois pas pourquoi, ça ne fonctionnait pas, vous pouvez compléter la correction avec une brosse de petite taille (mais je pense que ce ne sera pas nécessaire ! on ne regarde jamais une image à 100%).

TECHNIQUE PHOTOSHOP N°2
Pour RAW traduit mais non corrigé ou pour JPEG

→ Ouvrir l'image dans Photoshop
→ Dupliquer l'image (Ctrl+J)
→ Sélectionner une couleur
          • Menu Sélection|Plage de couleurs (c'est plus simple dans le cas d'un ciel uni ou comme ici, de la neige et un              ciel quasiment blanc) et faites varier la tolérance de sélection.
          • Menu Sélection|Mémoriser la sélection et donnez un nom quelconque ("AC" par exemple) et sauvegarder              comme Nouvelle couche.
          • Agrandir la sélection (menu Sélection|Modifier|Dilater) et choisissez un nombre de pixels suffisant pour              couvrir les AC (mais pas plus !).
          • Maintenant, il faudra soustraire la 1ère sélection de la sélection actuelle de façon à ne sélectionner que la              zone à corriger. Menu Sélection|Récupérer la sélection... et sélectionner la couche (dans mon exemple : AC)              puis sélectionner Soustraire de la sélection puis OK.
          • Si vous avez bien travaillé, il ne vous reste plus que les AC sélectionnées... Sélectionnez le calque du haut              et ajoutez-lui un Masque de fusion qui isolera la zone couleur bleue (l'AC). Le plus simple maintenant est de              désaturer la couche supérieure... Menu Image|Réglages|Teinte/Saturation... Là il suffira de diminuer la              saturation jusqu'à la disparition des AC. Remarque : vous pouvez modifier cette saturation sur le canal              Global ou sur le canal Bleus et Magentas (ou autre, selon la couleur de l'AC à faire disparaitre).
             Vous pourriez également corriger le problème avec les Courbes dans le canal Bleu. La correction exacte              dépendra de ce qui est affecté dans l'image puisque vous voulez désaturer la couleur de l'AC tout en              conservant le maximum de couleur proche de celle de l'AC... pour ne pas tuer votre photo !...
→ Si la correction apportée est trop tranchée, il suffira de sélectionner la vignette du masque du calque supérieur et de lui appliquer un flou gaussien (menu Filtre|Atténuation|Flou gaussien...).

TECHNIQUE PHOTOSHOP N°3
Pour RAW traduit mais non corrigé ou pour JPEG

→ Ouvrir l'image dans Photoshop
→ Dupliquer l'image (Ctrl+J)
→ Menu Image|Réglages|Teinte/Saturation...
          • Sélectionner le canal Bleus (à la place de Global). La pipette de gauche est sélectionnée (sinon faites-le).           • N'hésitez pas à zoomer votre image.
          • Puisez la couleur à faire disparaitre.
          • Diminuez la saturation jusqu'à ce que l'AC disparaisse...
→ Si cette technique simple affecte le reste de l'image (c'est assez improbable), vous pouvez travailler avec un calque de réglage et masquer (dessiner en noir) les zones que vous ne voulez pas affecter...

ACTIONS PHOTOSHOP

Je n'ai pas testé mais j'ai vu qu'il existait des actions Photoshop gratuites sur le web... vu la simplicité des techniques ci-dessus, je ne pense pas que ce soit utile de télécharger des trucs qui ne fonctionneront certainement pas mieux...

AUTRES VERSIONS DE PHOTOSHOP

Je pense que les techniques dont je parle ici sont utilisables quelle que soit la version de Photoshop... Pour ce qui est de CameraRaw, c'est beaucoup moins sûr !... Toutes les versions de Photoshop ne peuvent pas utiliser les versions les plus récentes de CameraRaw...

AVEC CAPTURE ONE

Si vous avez fait un RAW
→ Importer l'image RAW dans Capture One. Capture One cherchera dans les EXIFs de votre image le matériel utilisé pour sa création et effectuera automatiquement toutes les corrections nécessaires mais uniquement s'il connait votre matériel dans sa base de données.
→ S'il ne possède pas votre matériel dans sa base de données, on peut corriger manuellement les aberrations chromatiques très facilement en utilisant la pipette et un ou plusieurs curseur(s).

Si vous avez fait un JPEG
→ Il est possible de corriger les AC mais c'est assez compliqué et aléatoire !.
→ En même temps, le rôle de Capture One est le travail sur les RAW !

ET GIMP ALORS ?

→ GIMP est incapable de traduire les RAW donc il ne peut rien pour eux...
→ À condition d'adapter les raccourcis clavier, la TECHNIQUE PHOTOSHOP N°1 ci-dessus est 100% transposable.
→ La TECHNIQUE PHOTOSHOP N°2 ci-dessus n'est pas adaptable.
→ La TECHNIQUE PHOTOSHOP N°3 ci-dessus n'est pas vraiment adaptable puisqu'il n'existe pas de pipette... On peut essayer de bricoler les curseurs mais cela prend beaucoup de temps pour un résultat aléatoire...
→ GIMP propose une fonction (menu Filtres|Colors|Chromatic Aberrations...) bien pensée qui fonctionne suivant deux axes, malheureusement les curseurs demandent beaucoup trop de temps pour un résultat aléatoire...
→ GIMP peut être très efficace mais la correction des AC est trop précise pour les outils proposés...

AVEC DARKTABLE

→ Ne permet une correction automatique des AC uniquement sur les RAW et uniquement sur les capteurs portant une trame de Bayer ! On peut le faire manuellement (ainsi que sur des JPEG) avec deux curseurs. C'est efficace mais aléatoire. En même temps, le rôle de Darktable est le travail sur les RAW !...

AVEC RAWTHERAPEE

→ Ne permet une correction automatique des AC uniquement sur les RAW. On peut le faire manuellement (ainsi que sur des JPEG) avec deux curseurs. C'est efficace mais aléatoire. En même temps, le rôle de Rawtherapee est le travail sur les RAW !...

AVEC LES LOGICIELS ANCIENS/SIMPLES

Pour savoir ce que l'on peut espérer, j'ai traité les images avec mon JASC PaintShopPro 5 qui, rappelons-le, était un logiciel graphique étudié pour Windows 3 !!! Si quelque chose fonctionne avec PaintShopPro 5, il y a de fortes chance que vous puissiez trouver un logiciel gratuit sur internet qui puisse en faire autant !...
→ PaintShopPro 5 est incapable de traduire les RAW donc il ne peut rien pour eux...
→ À condition d'adapter les raccourcis clavier et les entrées de menu, la TECHNIQUE PHOTOSHOP N°1 ci-dessus est 100% transposable...
→ La TECHNIQUE PHOTOSHOP N°2 ci-dessus n'est pas adaptable.
→ La TECHNIQUE PHOTOSHOP N°3 ci-dessus n'est pas adaptable.
→ PaintShopPro 5 ne propose pas de solution originale. En même temps, il n'était pas question de photo numérique à son époque...

CONCLUSION

→ Je n'ai pas la possibilité de tester tous les logiciels disponibles.
→ Je suis parti de techniques de Photoshop (CS 6) puisque c'est la tête de file
→ Je n'ai pas testé Lightroom qui devrait fonctionner un peu comme Photoshop.
→ La meilleure technique est également la plus simple (TECHNIQUE PHOTOSHOP N°1).
→ La meilleure technique est utilisable avec tous les logiciels graphiques, même les plus simples, même les plus anciens, à condition de pouvoir gérer les calques et les modes de fusion...
→ Cette simple technique (TECHNIQUE PHOTOSHOP N°1) suffit à faire le bonheur de tout amateur...
→ Perso, je n'aime pas me casser la tête pour rien... c'est cette technique que j'utilise avec mes JPEG... Pour mes RAW, tous reconnus par mes logiciels de travail des RAW, le traitement utilisé est automatique dans 99% des cas.

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AUTRE RÉDUCTION DE PROFONDEUR DE CHAMP SANS PHOTOSHOP

J'ai déjà traité ce sujet sur cette page (ici). La technique était intéressante mais je dois avouer que la technique présentée pour les logiciels non Photoshop était assez artificielle... Je vais donc vous proposer aujourd'hui une autre technique en utilisant PaintShopPro 5 (prévu pour Windows 3 !!!) que vous pourrez donc facilement adapter à tous les logiciels simples (et même gratuits et téléchargeables légalement !)...

Pour la démonstration, je vais partir de cette image :

1) on va ouvrir notre image dans PSP5
2) puis on va copier notre image
3) on va coller notre image comme une couche au-dessus de l'image (menu Coller| Comme nouvelle couche)
4) sur la nouvelle couche on va créer un masque (menu Masques|Nouveau). Pour mieux voir on va sélectionner Masque|Masquer tout et cliquer sur Masque|Visualiser masque et on va le travailler Masque|Editer

5) on va utiliser le Pinceau avec le paramètre Netteté = 50 et choisir la couleur d'avant plan = blanc

6) on va peindre la zone que l'on souhaite conserver nette

n'oubliez pas la zone de flou de tout premier plan... et si votre image est "profonde" (comme ici) n'oubliez pas les lois de la perspective... la profondeur de champ est deux fois plus longue derrière le point que devant le point, en bricolant ici, arrangez-vous pour placer votre sujet (le panneau) au milieu de la zone de netteté...

Notez que la zone nette doit être horizontale (mais pas forcément très droite ni très d'équerre...) ça peut améliorer l'effet (!!!) et dans cet exemple particulier, on peint juste le panneau de circulation (sans déborder) faute de quoi l'infini sera net à sa proximité... ce sera loupé !!!
Si vous commettez une erreur, repeignez l'erreur en noir pour la corriger...

7) on va créer une sélection à partir du masque (menu Sélection|A partir du masque). Cette fonction va sélectionner notre zone de netteté donc on va intervertir la sélection (menu Sélection|Intervertir)

remarquez que la zone de sélection est progressive puisque le pinceau (étape 5) avait une netteté de 50%...

8) puisqu'on n'a plus besoin d'elle, on va supprimer la couche sur laquelle on a travaillé jusqu'à présent... La sélection (étape 7) est toujours active mais sur l'arrière-plan...

9) reste à appliquer un flou (menu Image|Flou gaussien). Vu la taille de mon image d'origine, j'ai choisi un flou avec un rayon = 2pxl mais il faudra l'adapter à votre cas particulier...

10) c'est terminé, il suffit de tout désélectionner (menu Sélection|Désélectionner)

Pas mal, non ? Certes, la fonction Flou de l'objectif de Photoshop fait mieux qu'un "simple" Flou gaussien, mais il faut vraiment chercher pour voir la différence !...

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UNE CORRECTION RAPIDE DU BRUIT ISO AVEC CAMERARAW

J'ai déjà parlé de plusieurs techniques de réduction de bruit. Toutes étaient efficaces mais pas toujours très simples à mettre en œuvre ! Aujourd'hui, je vais envisager une technique simple et rapide de réduction de bruit en utilisant Adobe CameraRaw (ou Lightroom d'ailleurs !) dans la mesure où j'espère que vous utilisez (enfin) le format RAW... Pourquoi ce choix ? Simplement parce que nombreux sont ceux à posséder ce logiciel sans avoir la moindre idée de ses possibilités !...

Pour la démonstration, je vais vous fabriquer artificiellement une image en utilisant la valeur ISO maximale permise par le boîtier pour photographier une scène en plein jour (ensoleillé !) de façon à bien exagérer le problème...

Vous reconnaissez la vue (d'une zone de mon jardin) que j'ai déjà utilisée dans un autre article... Bon, avec la double réduction de taille (celle de CameraRaw pour faire tenir l'image dans sa fenêtre ET la réduction de la capture d'écran pour l'adapter à mon site), la photo semble ne pas être affectée par du bruit mais...

... à 100% c'est une toute autre histoire !!!...

Je vais donc vous proposer une technique simple et rapide pour corriger cela ! La démonstration se fera avec CameraRaw 9.1 pour Photoshop CS6, donc il y a des chances que mes captures d'écran soient différentes de ce que vous aurez à l'écran, mais la technique sera la même...

→ ouvrir le RAW dans Photoshop, il apparaitra dans CameraRaw (ou Lightroom) et zoomer l'image à 100%, cela simplifiera la suite du travail
→ sélectionner l'onglet Détail dans la barre d'outil (encadré de rouge)
→ le secret se trouve dans la zone Réduction du bruit. Placer les curseurs encadrés de rouge et de bleu à ZÉRO, cela simplifiera la suite du travail
→ la correction du bruit ISO se fera en utilisant les 2 curseurs encadrés de rouge
→ une fois la correction du bruit ISO effectuée, vous pourrez éventuellement —ce n'est pas toujours nécessaire— peaufiner le travail avec les 2 curseurs encadrés de bleu
→ une fois que vous aurez tout terminé, vous pourrez éventuellement —ce n'est pas toujours nécessaire— peaufiner le résultat avec les 4 curseurs encadrés de vert

Voilà comment s'y prendre :

→ Correction à proprement parler :

Notez tout de suite que je ne pourrai pas vous donner de valeurs brutes... en effet, elles dépendront totalement de votre image et de votre boîtier !...
1) modifier la luminance (1) jusqu'à améliorer les choses au maximum, ce ne sera jamais parfait !
2) modifier le détail de la luminance (2) pour obtenir (enfin) une qualité maximale

J'ai remarqué (pour ne pas dire découvert) que les meilleurs résultats étaient obtenus avec une valeur de luminance comprise entre le 1/4 et la 1/2 de la valeur du détail de la luminance !!!...

Tada... c'est terminé ! Bon, je vous avais promis de corriger le bruit ISO, je n'ai jamais dit que vous alliez obtenir une image aussi belle que si vous l'aviez capturée à 100 ISO !!!... Mais avouez que si vous deviez vraiment tirer une image à la sensibilité maximale de votre capteur numérique, elle sera beaucoup plus acceptable et utilisable comme cela !... Revoyez (plus haut) à quoi elle ressemblait au début !...

→ Amélioration des couleurs (facultatif) :

L'image est sauvée mais les couleurs sont beaucoup moins flatteuses !...

Il est toutefois (parfois) possible d'améliorer les choses en agissant sur les deux curseurs Couleur et Détail de la couleur encadrés de bleu dans la capture d'écran ci-dessus.

Ici, comme précédemment, je ne pourrai pas vous donner de valeurs brutes... en effet, elles dépendront totalement de votre image et de votre boîtier !...
1) modifier la couleur (1) jusqu'à améliorer les choses au maximum, ce ne sera jamais parfait !
2) modifier le détail de la couleur (2) pour obtenir (enfin) une qualité maximale

Notez que vos possibilités d'amélioration sont assez limitées car, très rapidement, ces modifications de couleur pourront desservir votre image !...

→ Amélioration de la netteté (facultatif) :

La correction du bruit entraîne immanquablement une baisse de netteté... le bruit a créé un grain qu'on ne pourra pas faire disparaître, mais au moins, ce grain n'aura plus un aspect psychédélique !!!...

Il est toutefois (parfois) possible d'améliorer les choses en agissant sur les quatre curseurs Masquage, Gain, Rayon et Détail encadrés de vert dans la capture d'écran ci-dessus.

Mais il n'est pas question d'augmenter la netteté de l'ensemble de l'image, vous n'obtiendriez rien de bon !... Il est intéressant, dans ce cas, de créer un masque sur lequel appliquer l'augmentation de netteté :

1) Dans la zone Netteté, repérez le curseur Masquage (1). Enfoncez et maintenez la touche Alt du clavier et déplacez le curseur Masquage... Vous voyez votre image en noir et blanc, toutes les zones blanches seront affectées par l'augmentation de netteté alors que les zones noires resteront intactes... donc réglez le masquage de façon à ce que l'augmentation de netteté ne s'applique qu'aux zones importantes de l'image... sans quoi le résultat sera pire qu'avant l'application de la netteté !!!...
2) Maintenant, vous pouvez modifier les valeurs des autres paramètres (2) jusqu'à obtenir le meilleur résultat possible.

Notez que je ne pourrai pas vous donner de valeurs brutes... en effet, elles dépendront totalement de votre image et de votre boîtier !... Ici, comme précédemment, vos possibilités d'amélioration sont assez limitées car, très rapidement, ces modifications de netteté pourront desservir votre image !...

Voilà ce que j'ai pu tirer de ma photo d'exemple... Bon, je vous avais promis de corriger le bruit ISO, je n'ai jamais dit que vous alliez obtenir une image aussi belle que si vous l'aviez capturée à 100 ISO !!!... Mais avouez que si vous deviez vraiment tirer une image à la sensibilité maximale de votre capteur numérique, elle sera beaucoup plus acceptable et utilisable comme cela !... Revoyez (plus haut) à quoi elle ressemblait au début !...

Notez qu'il est également possible de travailler un JPEG de la même manière avec CameraRaw puisque je vous ai montré dans un autre article (chercher ici) comment ouvrir un JPEG dans ce logiciel primitivement destiné à traiter uniquement des RAW.

Comme toujours, les choses ont été exagérées pour la démonstration, vous pouvez obtenir beaucoup mieux si, à la prise de vue, vous validez la réduction du bruit ISO en interne dans le boîtier avant d'utiliser cette technique...

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CHANGER LES COULEURS SANS PHOTOSHOP

Nombreux sont les amateurs qui adorent changer les couleurs dans une photo. Dans quasiment 100% des cas, ils pensent que Photoshop est LE logiciel indispensable pour parvenir à leurs fins... Tout le monde a vu les tutoriaux qui permettent de transformer une voiture grise (ou verte, ou autre) en voiture rouge (ou autre) tout en conservant les ombres, les dégradés de lumière voire les reflets... Vous connaissez mon site : stop aux achats inconsidérés ! Je vais donc vous montrer deux techniques qui permettent d'aboutir au même résultat sans investir un seul centime ! Je vais donc utiliser mon vieux logiciel écrit pour Windows 3 (!!!) —JASC PaintShopPro 5— pour la démonstration. Si PSP 5 peut le faire, tout logiciel simple et tout logiciel téléchargeable gratuitement pourra le faire (!!!) quitte à adapter les outils au logiciel que vous utilisez...

Je vous ai parlé de deux techniques, en réalité il ne s'agit que d'une seule technique mais deux façons différentes d'y parvenir. Voyons cela.

Je ne vais pas reprendre l'exemple de la voiture (devenu trop banal), en choisissant un sujet plus complexe :

N'ayant pas trop le temps aujourd'hui, je vais le faire à l'arrache, mais l'esprit y est (!!!) excusez le manque de précision, il y a moyen de beaucoup mieux faire avec un peu plus de temps...

Le but du jeu est de sélectionner la zone que l'on souhaite modifier. Donc tous les moyens de sélection pourront faire l'affaire !...

1) Sélection par utilisation de masque
→ On ouvre notre image dans PSP
→ On copie l'image que l'on colle dans une nouvelle couche (menu : Couches|Nouvelle)
→ On crée un masque (menu : Masques|Nouveau|Montrer tout —c'est plus simple quand on voit ce que l'on fait !—) puis on affiche le masque (menu : Masques|Visualiser le masque —c'est plus simple quand on voit ce que l'on fait !—) puis on va sélectionner une partie de l'image (menu : Masques|Éditer).
→ On va sélectionner. Il suffit de peindre en noir la zone à sélectionner (et de peindre en blanc pour corriger les éventuelles erreurs). Dès que ce sera fait, il suffira de transformer le masque en sélection (menu : Sélections|À partir du masque). J'ai peint la zone herbeuse (j'aurais pu peindre le singe !). Selon sa configuration du logiciel, la sélection correspondra à ce que l'on a peint ou, au contraire, à ce qui n'a pas été peint (!!!)... cela ne change rien, il suffit d'intervertir la sélection pour tout remettre en ordre (menu : Masque|Inverser).
→ Reste à modifier la couleur.

Le singe est sélectionné.

2) Sélection par utilisation du lasso
→ On ouvre notre image dans PSP
→ À l'aide du lasso, on fait le tour de la zone à sélectionner par points successifs (ou par contour intelligent si le contraste est important entre la zone à sélectionner et l'arrière-plan)
→ Reste à modifier la couleur.

3) Modifier la couleur
→ J'ai décidé d'avoir un singe rouge (pourquoi pas ?)
→ Il suffit de changer la teinte ! Avec PSP 5, on a deux moyen d'aboutir au résultat, l'un n'est pas meilleur que l'autre. Choisir celui que l'on préfère :
☻ menu : Couleurs|Coloriser...

☻ menu : Couleurs|Ajuster|Teinte/Saturation/Luminosité...

→ Déplacer les curseurs Teinte (ou % teinte) et Saturation (ou % saturation) et % luminosité (si TSL !) jusqu'à obtenir la couleur souhaitée...

Sympa, non ? Bon tant qu'on y est, folie pour folie, on va re-coloriser l'herbe en bleu (pourquoi pas ?)
→ Il suffit d'inverser la sélection :
☻ Si vous utilisez la technique du masque : menu Masques|Inverser
☻ Si vous utilisez la technique du lasso : menu Sélection|Intervertir

→ Et de coloriser comme précédemment !

Voilà, c'est simple, rapide, efficace et... gratuit !... En plus, on n'est pas très éloigné de la technique avec Photoshop. Cela prouve que les logiciels type artillerie lourde, pour les amateurs du moins, n'ont que très peu d'intérêt ! Il est toujours (très souvent) possible d'adapter leurs techniques aux logiciels simples...

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REDIMENSIONNER LES IMAGES POUR L'IMPRESSION

J'ai déjà beaucoup parlé de l'édition et du traitement des images. L'impression, par contre, ne semble jamais —ou assez rarement— figurer dans la liste de priorités du photographe amateur... Combien d'images vivent —ou plutôt : meurent— à l'intérieur de nos ordinateurs ou nos disques durs externes ? Quelle sorte de joie ou de sentiment d'accomplissement peuvent-elles vous apporter des profondeurs sombres d'une simple (non) existence binaire ? Eh oui, une photo n'existe pas vraiment tant qu'elle n'a pas une forme palpable, donc imprimée sur une feuille de papier !... J'ai reçu un mail de W.D. l'autre jour me demandant de clarifier la façon de redimensionner les images pour l'impression. Plutôt que de me contenter d'une réponse rapide dans la page questions/réponses (voir ici), j'ai décidé de créer l'article d'aujourd'hui.

Je vais illustrer la/les technique/s dans Photoshop. Cela ne veut pas dire que les autres logiciels ne savent pas le faire ou le font moins bien, ils le font peut-être de manière différente (pas forcément !) mais tous —je dis bien tous— pourront être utilisés en adaptant une des techniques exposées ici. Les outils et les menus seront très spécifiques à chaque logiciel donc différents mais vous ne devriez pas être trop perdu au moment de l'adaptation... pour peu que vous compreniez les techniques proposées ici... Bien que cela devrait aller de soi, je vais le répéter quand même : n'apportez aucune de ces modifications à votre fichier d'origine (!), travaillez toujours, toujours, toujours (!) sur une copie...

Si vous essayez d'imprimer des images directement depuis votre appareil photo, il y a de fortes chances que vous n'ayez aucun problème à imprimer en 4x6" ou en 8x12" (parce que oui, les papiers sont donnés en pouces !) avec seulement des ajustements très mineurs. Mais les papiers sont disponibles dans une grande variété d'autres tailles... savoir comment redimensionner au mieux les images natives (en taille/résolution) en 5x7", 8x10", 11x14", etc., est une compétence importante !!! Pour cet article, je vais utiliser cette image de canon que j'ai capturée dans la citadelle de Bitche il y a quelques années. Comme vous pouvez le voir dans la boîte de dialogue Taille de l'image (menu Image|Taille de l'image…), les dimensions d'origine de l'image sont de 5616x3744 pixels (47,55x31,7 cm) à une résolution de 300 pixels par pouce (PPI). Ces valeurs nous donnent beaucoup d'éléments avec lesquelles travailler si nous voulons imprimer un 8×10" par exemple...

Par défaut, Photoshop conserve le rapport hauteur/largeur de l'image. Vous voyez cette icône en forme de chaine à côté des valeurs de pixels, elle signifie que les mesures sont liées entre elles —si vous modifiez la valeur de la hauteur ou la valeur de la largeur de l'image, Photoshop adaptera l'autre valeur pour conserver les proportions—. Chaque fois que la case Conserver les proportions est cochée, la modification d'une valeur changera automatiquement l'autre afin de conserver le rapport hauteur/largeur d'origine. Cela permet d'éviter une image déformée. Le but étant, bien sûr, de trouver un moyen d'adapter l'image à la feuille de papier sans étirer ou tasser l'image.

Pour parvenir à nos fins, Photoshop nous offre plusieurs méthodes (il se peut qu'un autre logiciel n'en propose qu'une !).

→ Méthode 1
Cette première méthode est un processus en deux étapes qui commence par l'outil de recadrage et se termine par la boîte de dialogue de taille d'image. J'utilise Photoshop CS6 qui utilise une technique différente des versions précédentes. Dans tous les cas, l'outil de recadrage a été conçu pour recadrer en fonction de proportions prédéfinies ou des tailles entrées par l'utilisateur. Pour ce processus en deux étapes, nous allons nous en tenir à la conservation des proportions. Vous donnez à Photoshop un point de départ en sélectionnant Format original dans le menu déroulant de gauche en haut de l'interface. Pour notre papier de 8x10", je vais entrer 10 et 8 dans les champs à droite du menu. Ne vous inquiétez pas des unités, Photoshop sait que vous avez choisi de recadrer selon le rapport hauteur/largeur plutôt que la taille...


OU

Comme vous pouvez le remarquer, le format 4x5" (ou 8x10") fait partie des valeurs prédéfinies. En saisissant "10" et "8", Photoshop a reconnu un format qu'il connaissait et l'a sélectionné. Dans ces conditions, on aurait pu éviter de saisir les valeurs et sélectionner directement l'entrée de menu déroulant 4x5 (8x10)...

Comme on le devine sur la capture d'écran —partielle— ci-dessus , Photoshop assombrit la partie de l'image qui ne tiendra pas sur le papier. Vous pouvez faire glisser la zone de recadrage sur l'image de façon à définir exactement ce que vous voulez voir sur votre photo imprimée. Remarquez que les proportions restent fixes, quelle que soit la hauteur ou la largeur que vous imposez à la zone de recadrage. Une fois que votre image est correctement composée dans la zone de cadrage, vous pouvez valider le recadrage en appuyant sur la touche Entrée ou en cliquant sur la coche en haut de l'écran.

N.B. Photoshop vous propose plusieurs guides de recadrage pour vous aider à recomposer votre photo.

Si nous revenons à la boîte de dialogue Taille de l'image après le recadrage, nous découvrons que nos mesures d'image ont changé, mais elles ne mesurent toujours pas 8x10". Vous vous souvenez de ce qui s'est passé tout à l'heure lorsque nous avons essayé de changer une valeur ? Cela a également changé l'autre valeur et aucune n'a fonctionné pour nos besoins. Maintenant, cependant, si nous changeons la largeur de notre document à 10", cela change automatiquement la hauteur à 8", nous donnant le 8x10" voulu...

Parlons un peu du rééchantillonnage. Un autre élément important de la boîte de dialogue Taille de l'image est la case à cocher Rééchantillonnage en bas de la fenêtre. Afin de comprendre ce qu'il fait, nous devons d'abord comprendre ce que fait Photoshop lorsque nous agrandissons ou réduisons une image par rapport à l'original. Lorsque nous demandons à Photoshop de réduire la taille d'une image, cela élimine les pixels supplémentaires (en trop) dont nous n'avons plus besoin. Mais si nous demandons à Photoshop d'agrandir une image, il devra "ajouter" des pixels qu'il devra deviner puisqu'il n'a aucun moyen de savoir ce que contiennent ces pixels surnuméraires (!!!). Le rééchantillonnage permet à Photoshop de faire une estimation de ce que seront ces pixels supplémentaires.

→ Méthode 2
La deuxième méthode utilise uniquement l'outil de recadrage. En sélectionnant Taille et résolution dans le menu déroulant, je peux entrer les valeurs exactes de la taille et de la résolution d'impression souhaitées. Nous aborderons la résolution dans une minute, mais pour l'instant, restons fidèles au recadrage. J'utilise généralement cette deuxième méthode lorsque je recadre de grandes parties de mon image. De plus, c'est plus rapide. Il est important de réaliser, cependant, que différentes méthodes de redimensionnement affecteront le fichier image global de différentes manières. Lors du redimensionnement avec l'outil de recadrage, par exemple, les dimensions en pixels et la taille du fichier changent, mais l'image n'est pas rééchantillonnée. Les dimensions et la résolution des pixels incorporent plus de pixels par pouce en fonction de la taille de la zone cadrée, mais Photoshop n'ajoute ni ne soustrait des données de l'image. C'est pourquoi deux 8x10" de la même image —un pour chaque méthode— peuvent entraîner des tailles de fichier globales différentes.

→ Méthode 3
Techniquement, cette méthode n'est ni un redimensionnement ni un recadrage. Si vous vous trouvez avec une image qui ne nécessite qu'une ou deux modifications mineures, vous pouvez toujours créer un nouveau document dans Photoshop avec les dimensions précises de votre choix. Vous pouvez ensuite faire glisser et déposer votre image d'origine sur le nouveau document. Ctrl+T révélera la zone de délimitation et vous pourrez ensuite ajuster votre image d'origine à sa nouvelle taille. Aplatissez l'image lorsque vous avez terminé (menu Calque|Aplatir l'image) et enregistrez-la en tant que nouvelle image. Cette méthode a vu le jour avec les versions antérieures de Photoshop, avant que certains autres outils ne deviennent aussi sophistiqués que ceux d’aujourd’hui. C'est toujours intéressant de l'essayer, elle donne de très bons résultats...

Une remarque au sujet de la résolution :
La sagesse populaire disait que les images « haute résolution » devaient être imprimées à au moins 300 ppp. On le fait tous (très souvent) mais seulement par habitude. La plupart des experts en impression vous diront maintenant que tout ce qui dépasse 240 est superflu et ne sert qu'à créer des fichiers image plus volumineux que nécessaire. Je ne souligne pas cela pour débattre, nous ne sommes pas dans la page des polémiques (chercher ici) !... J'en ai déjà parlé par ailleurs (chercher ici). J'en reparle ici car vous pouvez parfois remarquer que la résolution change lorsque vous effectuez des ajustements dans la boîte de dialogue Taille de l'image. Tant que vous tournez autour de 240 ppp, tout va bien. Certains disent que vous pouvez descendre jusqu'à 200, mais je ne descends jamais en dessous de 240 ppp (pour une impression haute résolution de petite dimension —relisez mes articles traitant de la résolution, c'est important !—). D'ailleurs, pour de nombreux logiciels, la résolution d'impression par défaut est de 240 ppp...

Voilà, avouez que si l'article semble long, la manipulation est simple... et vous voyez que n'importe quel logiciel (même mon vieux Jasc PaintShopPro 5 —pour Windows 3—) peut utiliser une de ces techniques... Donc, à partir d'aujourd'hui, vous ne pourrez plus vous cacher derrière l'excuse de la difficulté pour justifier le fait de ne jamais imprimer vos photos !!!...☺

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EXTRAIRE UN SUJET COMPLEXE AVEC PHOTOSHOP

Que l'on souhaite créer un composite (chercher ici) ou simplement sélectionner un sujet pour modifier son environnement (j'ai déjà parlé du remplacement du ciel, chercher ici), sous serez rapidement confronté à un sujet complexe qu'il sera quasiment impossible de détourer, comme un feuillage, une chevelure, une fourrure, etc. Photoshop nous offre un outil assez simple à utiliser. Je vais en parler ici, par une manipulation pratique dans un premier temps puis, dans un second temps, j'approfondirai ses paramètres.

Pour l'exemple, je vais supposer vouloir faire un composite en extrayant un singe (sujet complexe à cause de sa fourrure) de son environnement d'origine, complexe lui-aussi :

L'image est réduite pour une question de place sur le serveur mais on voit bien que la fourrure hirsute ne va pas être simple à détourer et que le fond n'est pas simple non plus...

Photoshop dispose de l'outil Gomme d'arrière-plan qui m'a permis de faire :

Certes, comme ça on ne se rend pas vraiment compte... Pour mieux voir, dans la mesure où le singe est clair, je vais copier cette image et la coller sur une autre entièrement noire :

Là, on voit parfaitement la puissance de l'outil Gomme d'arrière-plan, surtout sur le détail (à droite)...

Bon, il y a un petit souci que l'on voit sur les détails ci-dessous :

il reste quelques petites taches colorées mais qui seront très simples à faire disparaitre...

C'est magique (!) et surtout très simple et très rapide !...

Mais voyons de plus près ce qu'est cet outil Gomme d'arrière-plan...

L'outil Gomme d'arrière-plan est particulièrement utile avec les photos qui contiennent beaucoup de détails fins le long des bords entre le sujet et son arrière-plan, comme nous venons de le voir (mais également si vous souhaitez effacer le ciel d'une image sans effacer les arbres). Mais il ne faut pas trop rêver non plus... la Gomme d'arrière-plan n'a vraiment rien à voir avec l'effacement des arrière-plans (!!!) aucun logiciel n'a de moyen de savoir ce qu'il doit considérer comme arrière-plan ou sujet d'une photo. Mais il peut tout aussi facilement être utilisé pour effacer n'importe quelle partie d'une image parce que la Gomme d'arrière-plan est en réalité une gomme de couleur. Il échantillonne les couleurs lorsque vous faites glisser l'outil dessus et n'efface que ces couleurs, laissant toutes les autres couleurs intactes. Donc, par exemple, si votre ciel est bleu et vos arbres sont verts, la gomme d'arrière-plan peut facilement effacer le ciel bleu tout en laissant les arbres verts intacts...

À mon avis, la Gomme d'arrière-plan est l'un des meilleurs outils de Photoshop pour supprimer les zones indésirables d'une photo, mais elle n'est pas parfaite pour autant et présente un inconvénient majeur, puisqu'il s'agit d'une gomme, elle supprime physiquement les pixels de l'image, ce qui signifie qu'une fois qu'ils sont partis, ils sont partis pour de bon. Pour éviter d'endommager votre image d'origine, c'est une bonne idée de dupliquer votre calque avant d'effacer des pixels, ou de carrément travailler sur une copie séparée de l'image.

La Gomme d'arrière-plan se cache derrière l'outil Gomme "standard" de Photoshop dans le panneau Outils. Pour la sélectionner, cliquez avec le bouton droit de la souris (ou maintenez un clic gauche) sur l'outil Gomme, puis choisissez l'outil Gomme d'arrière-plan dans le menu déroulant qui apparaît :

Lorsque la Gomme d'arrière-plan est sélectionnée, le curseur de la souris se transforme en cercle avec un petit réticule (+) au centre.

L'outil Gomme d'arrière-plan est vraiment un pinceau, et tout comme les autres outils Pinceau de Photoshop, vous pouvez ajuster sa taille et sa dureté. En général, si vous utilisez des bords durs avec la gomme d'arrière-plan, le résultat est très bon sur l'arrière-plan mais peut empiéter sur le sujet, si vous utilisez des bords doux, il y a moins de risque pour le sujet mais il peut rester des artefacts dans l'arrière-plan (comme c'était le cas dans mon exemple).

Avant d'examiner concrètement l'outil Gomme d'arrière-plan, voyons les bases de son fonctionnement. Si je reprends l'exemple du ciel et des arbres, voici une image simple composée de trois colonnes verticales bleues et vertes :

Puisque je veux effacer le ciel, je veux effacer la colonne bleue au milieu sans effacer les colonnes vertes de chaque côté. Le fonctionnement de la Gomme d'arrière-plan (par défaut) consiste à prélever la couleur qui se trouve exactement sous le réticule au centre du cercle du pointeur. La taille du cercle entourant le réticule représente la zone dans laquelle seront effacés les pixels de la couleur prélevée par le réticule. Tous les pixels à l'intérieur du cercle qui correspondent à la couleur du pixel directement sous le réticule seront effacés. Pour effacer la colonne centrale bleue, il suffit de déplacer le pointeur dans la zone bleue, en s'assurant que le réticule au centre soit toujours situé sur la couleur bleue que je veux effacer...

Quand on clique sur le bouton de la souris, Photoshop prélève la couleur bleue sous le réticule et efface tous les pixels bleus correspondants qui se trouvent dans le cercle.

Pour effacer davantage de bleu, il suffit de maintenir le bouton de la souris enfoncé tout en faisant glisser la Gomme d'arrière-plan sur une plus grande partie de la zone. Notez que même si le cercle s'étend parfois dans l'une des colonnes vertes, ces dernières restent intactes, parce que ces pixels ne sont pas de la même couleur que la couleur prélevée par la Gomme d'arrière-plan. Cela permet de se déplacer facilement le long des bords de la zone à effacer. Tant que le réticule reste à l'intérieur de la zone bleue, la Gomme d'arrière-plan n'effacera que les pixels bleus...

Cependant, si on déplace accidentellement le réticule sur une zone verte, Photoshop prélèvera la couleur verte et commencera à effacer les pixels verts

En vrai ça donne quoi ? Tant que je fais le tour de l'arbre, la Gomme d'arrière-plan a peu de mal à effacer le ciel bleu tout en laissant l'arbre intact mais tant que je garde le réticule au-dessus du ciel et à l'écart de l'arbre (1). Si je glisse et déplace le réticule sur l'une des feuilles, Photoshop prélève la nouvelle couleur et commence à effacer l'arbre (2).

Ce que je viens de décrire est le comportement par défaut de l'outil Gomme d'arrière-plan, mais ce n'est pas la seule façon dont l'outil fonctionne. Modifions les paramètres dans la barre des options.

L'un des comportements les plus importants que nous pouvons modifier est la façon dont Photoshop prélève les couleurs sous le réticule —ou qu'il ne les prélève pas—. Sur la gauche de la barre des options (1), se trouve un ensemble de trois boutons. Ce sont les options d'échantillonnage/de prélèvement. De gauche à droite, nous avons les échantillonnage Continu, Une fois et Nuance de fond.

Parmi les trois, les deux les plus utilisés son Continu (l'icône à gauche) et Une fois (l'icône du milieu). Continu est sélectionné par défaut, ce qui signifie que lorsque nous déplaçons la Gomme d'arrière-plan, Photoshop échantillonne en continu la couleur sous le réticule. C'est pourquoi, lorsque j'ai accidentellement déplacé le réticule sur la colonne verte ou l'arbre vert (ci-dessus), Photoshop a effacé les pixels verts alors que je voulais effacer uniquement les pixels bleus.

L'option Continu fonctionne très bien lorsque l'arrière-plan à effacer contient plusieurs couleurs. Mais si la couleur de votre arrière-plan ne change pas beaucoup, l'option Une fois fonctionne généralement mieux.

C'est tout de même plus simple et plus efficace que ce que je devais faire ici !!!... Comme vous l'avez deviné d'après son nom, Une fois dit à Photoshop de n'échantillonner la couleur sous le réticule qu' une seule fois. Quelle que soit la couleur sous le réticule, Photoshop n'effacera que la couleur prélevée sous le réticule lors du clic de souris et, quel que soit le nombre d'autres couleurs sur lesquelles vous faites glisser le réticule (tant que vous maintenez le bouton de la souris enfoncé), seule la couleur de départ disparaitra !

Si vous ne parvenez pas à positionner le réticule sur la couleur que vous souhaitez effacer, essayez l'option d'échantillonnage Nuance de fond (l'icône à droite). Cliquez sur Nuance de fond dans le panneau Outils et choisissez une couleur dans le sélecteur de couleurs qui correspond (aussi près que possible) à la couleur que vous souhaitez effacer dans votre image. Si la couleur que vous avez sélectionnée n'est pas tout à fait correcte, ajustez la valeur de tolérance (3) dans la barre des options (que nous examinerons dans un instant) jusqu'à ce que vous puissiez effacer les pixels souhaités...

Les limites (2) sont une autre option importante pour la Gomme d'arrière-plan. Une fois que Photoshop sait quelle couleur vous souhaitez effacer, Limites lui indique où il peut rechercher les pixels correspondant à cette couleur afin de les effacer. Il y a trois options pour Limites : Contigües, Discontigües et Aux contours.

Contigües, valeur par défaut, signifie que Photoshop ne peut effacer les pixels que dans les zones qui touchent physiquement le pixel sous le réticule. En d'autres termes, il ne peut pas sauter entre les branches de l'arbre, les poteaux, les clôtures ou tout autre élément de la photo qui sépare une zone de pixels d'une autre. La Gomme d'arrière-plan n'a aucun mal à effacer le ciel autour de l'extérieur de l'arbre mais l'option Contiguës l'empêche de supprimer les zones bleues isolées entre les feuilles et les branches. Nous verrons comment contourner ce problème dans un instant.

Si vous remarquez que Photoshop a du mal à maintenir la netteté des bords autour du sujet que vous essayez de conserver (en d'autres termes, une partie du bord s'estompe), essayez d'annuler puis de basculer l'option Limites sur Aux contours. Aux contours est similaire à Contigües en ce sens qu'il ne peut supprimer que les pixels qui touchent physiquement le pixel sous le réticule, donc cela n'aidera pas à accéder aux zones de ciel bleu qui sont piégées entre les feuilles et les branches. Cependant, Aux contours est plus précis que Contigües et permet de mieux conserver les détails des arêtes vives. On n'a pas vraiment besoin de l'utiliser ici avec les feuilles, mais s'il fallait supprimer le ciel le long du bord d'un bâtiment (par exemple) où la conservation des arêtes vives du bâtiment serait importante, alors Aux contours serait un excellent choix !!!...

Alors, qu'en est-il de ces zones isolées de ciel bleu dans l'image que l'on ne peut atteindre avec Contigües ou Aux contours ? C'est à cela que sert la troisième option de Limites, Discontigües...

Discontigües signifie que Photoshop est libre d'effacer tous les pixels de l'image qui correspondent à notre couleur échantillonnée, qu'ils touchent le réticule ou non. Tant que les pixels tombent dans le cercle entourant le réticule, ils seront effacés. Dans notre cas, cela signifie qu'une fois avoir cliqué avec le réticule sur une zone de ciel bleu, on peut simplement faire glisser la Gomme d'arrière-plan à l'intérieur de l'arbre pour effacer facilement toutes les zones de ciel. Si l'option d'échantillonnage Une fois est également définie, de façon que Photoshop ne change pas la couleur à effacer lors des déplacements dans l'arborescence, tout se fera d'un coup, sans mauvaise surprise !!!...

Malheureusement, rien n'est jamais parfait, si nous regardons de près, nous pouvons voir des zones bleues (plus foncées) du ciel restant accrochées autour des feuilles et des branches. Si on prend un détail (à 100%) que l'on place sur un fond noir, même avec l'option Limites définie sur Discontigües, la Gomme d'arrière-plan a encore besoin d'un petit coup de main !. Cela nous amène à la troisième option importante pour la Gomme d'arrière-plan, et qui peut faire toute la différence lorsqu'il s'agit d'utiliser l'outil avec succès : la Tolérance (3).

La troisième des trois options principales de la Gomme d'arrière-plan est la Tolérance (3), qui détermine à quel point la couleur d'un pixel peut être différente de la couleur échantillonnée pour que Photoshop l'efface aussi. La valeur par défaut de Tolérance est de 50% et c'est —généralement— un bon point de départ. Mais si la couleur de votre arrière-plan est trop similaire à celle de votre sujet, ce qui entraînerait l'effacement d'une partie de votre sujet, essayez une valeur inférieure de Tolérance. Si, en revanche, vous remarquez des franges de couleur (comme ici), essayez une valeur de Tolérance plus élevée. Avec la nouvelle valeur de Tolérance, la Gomme d'arrière-plan est capable de faire un bien meilleur travail avec des résultats plus nets...

Et il y a un quatrième paramètre. Si vous constatez que quelle que soit la valeur de Tolérance vous n'arrivez pas à faire en sorte que la Gomme d'arrière-plan efface l'arrière-plan de votre image sans s'attaquer à votre sujet, essayez l'option Protéger couleur 1er plan (4). Par défaut, il est désactivé.

Protéger la couleur de premier plan permet de prélever une couleur à définir comme couleur de premier plan. Photoshop protégera alors cette couleur, empêchant son effacement. Si des couleurs du sujet sont très proches (trop similaires) de couleurs d'arrière-plan, la Gomme d'arrière-plan effacera une partie du sujet...

Pour protéger le premier plan (le sujet), il faut cliquer à l'intérieur de la case à cocher Protéger couleur 1er plan (4). Pour échantillonner la couleur à protéger, il suffit de maintenir la touche Alt du clavier, (fait basculer temporairement le pointeur vers l'outil Pipette, et cliquer sur le sujet pour échantillonner sa couleur. Si vous regardez la couleur de premier plan en bas du panneau Outils, vous verrez que la couleur que vous avez échantillonnée est devenue la nouvelle couleur de premier plan.

Avec cette couleur maintenant protégée, on peut à nouveau faire glisser la Gomme d'arrière-plan pour supprimer le ciel, et cette fois, les choses se passent beaucoup mieux. Photoshop est capable d'effacer le ciel et de laisser le sujet intact. N'oubliez pas de désélectionner l'option Protéger couleur 1er plan lorsque vous avez terminé, sinon la prochaine fois que vous utiliserez la Gomme d'arrière-plan, vous obtiendrez des résultats inattendus☺...

Voilà, l'article était très long, mais, la Gomme d'arrière-plan est, pour moi, ZE outil qui, à lui seul, pourrait justifier l'acquisition de Photoshop (j'exagère, d'autres logiciels proposent des outils équivalents !)... mais vous verrez que vous l'utiliserez très souvent !...

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SIMULER UN BOKEH CIRCULAIRE TYPE PETZVAL OU OBJECTIF SOVIÉTIQUE

Vous connaissez tous cet effet de bokeh circulaire que fournissent les objectifs Petzval (original ou recréé par Zenit pour Lomography Co) ou (certains) objectifs soviétiques peu ou non corrigés.

Il s'est fait connaitre il y a quelques années sur internet, il a fait fureur, il a engendré une dérive folle des prix des objectifs soviétiques (Helios-44 entre autre)... j'étais sûr que cela ne durerait pas mais, à ma grande surprise, de nombreux amateurs sont toujours à la recherche de ces optiques à un prix injustifiable, juste pour un bokeh !!!... Étant farouchement opposé à la spéculation, j'ai décidé de vous montrer comment, en 5 secondes, créer un tel bokeh avec les ou l'objectif(s) moderne(s) que vous possédez déjà  !...

Comme je l'ai expliqué par ailleurs (chercher ici), avec ces objectifs, il y a une technique à appliquer pour obtenir ce bokeh circulaire et la position centrée du sujet donne de meilleurs résultats donc, si vous pouvez utiliser n'importe quelle photo pour simuler cet effet, il sera plus puissant et plus naturel si vous choisissez une image présentant le sujet principal au centre...

Je vous présente la technique sous Photoshop, mais d'autres programmes pourront certainement en faire autant ! Photoshop propose plusieurs techniques selon sa version, mais je vais utiliser ici la technique la plus simple que vous pourrez appliquer avec toutes les versions du logiciel...

1) ouvrez votre photo dans Photoshop

Pour la démo, je vais utiliser cette image.

2) dupliquer l'arrière-plan sur un nouveau calque (Ctrl-J) et sélectionnez ce calque en cliquant sur sa vignette dans la liste des calques

3) allez dans le menu Filtre|Atténuation|Flou radial...

4) dans la fenêtre qui s'ouvre...

...reportez les valeurs de la capture d'écran SAUF la Valeur qui dépendra du résultat que vous souhaitez ET de la taille de votre image. Cliquez sur OK.
N.B. il ne faut pas avoir la main trop lourde, une valeur de 2 à 4 est une bonne base de début.

4) ajoutez un masque vectoriel

5) si ce n'est pas déjà le cas, sélectionner le noir en couleur d'avant plan

6) sélectionnez l'outil Pinceau

7) peindre le sujet qui ne doit pas être flouté (le sujet principal)

8) c'est tout !...

9) facultatif : vous pouvez limiter l'effet en modifiant l'opacité du calque...

10) la spécificité de mon image fait que l'effet ne s'applique (en fait, ne se voit) que sur la partie inférieure... donc je vais refaire la même manip sur un autre exemple :

N.B. il s'agit bien d'un bokeh circulaire (!), il ne devrait donc s'appliquer qu'à l'arrière-plan (!), pensez à révéler la netteté de tout le sujet sans quoi l'effet sera bizarre !!! Dans mon premier exemple, le sujet principal était placé au milieu de 3 plans, ce qui m'a autorisé à conserver sans souci le flou circulaire des arbres placés devant la tour... ce n'est pas le cas dans ce deuxième exemple !...

Conclusion : voulez-vous toujours acheter un objectif 10x à 50x sa cote réelle juste pour un effet de bokeh ? J'espère que non... surtout qu'à plus ou moins court terme, cet effet sera passé de mode, il aura été tellement vu qu'il sera devenu ringard !!!...

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COLORISER UNE PHOTO N&B SANS PHOTOSHOP

Alors que la folie de la photo numérique est de traduire une photo couleur en N&B, je vais vous montrer comment coloriser une photo N&B sans Photoshop. En fait, cet article fait suite à celui traitant du changement d'une couleur sans Photoshop (voir ici). Vous me direz qu'il s'agit de la même chose et, vous n'aurez pas totalement tort sauf qu'ici, on aura quelques particularités :
☻ le travail est plus précis
☻ le choix des couleurs est plus simple et plus vaste
☻ le travail est plus long
☻ la limite est celle de votre imagination ou de vos besoin

Comme pour toutes mes manipulations profondes des images ne faisant pas appel à Photoshop, je vais utiliser mon vieux programme Jasc PaintShop Pro 5 (pour Windows 3) afin de vous prouver que si lui peut le faire, tous les logiciels actuels, même les plus simples, même les téléchargeables, même les gratuits, pourront le faire !!! La seule obligation : le logiciel doit savoir utiliser les couches (ou calques, les termes changent selon le logiciel).

Voilà la photo que je vais coloriser avec vous :

Pourquoi cette image ? Car elle semble très compliquée à coloriser alors qu'il faudra peu de couleurs différentes pour la couvrir. Cela dit, il sera possible d'utiliser la même technique si vous avez besoin de 1000 couleurs !...

→ ouvrir l'image
→ créer une nouvelle couche (un nouveau calque) : menu Couches|Nouvelle.
Je vais l'appeler "ciel". N.B. puisqu'il nous faudra une couche par couleur, il est préférable de nommer les couches...
→ sélectionner une couleur pour le ciel. N.B. n'ayez pas peur d'une couleur de forte densité, elle sera modulable par la suite...
→ remplir la couche avec cette couleur OU coloriez le ciel en débordant largement ses limites sur l'image

→ bien sûr, là où vous avez placé du bleu, vous ne verrez plus la photo (!!!) il faudra modifier le mode de fusion de la couche en mode Éclairage doux (sous PSP, Lumière diffuse —ou autre— pour d'autres logiciels) et on obtient ce que montre la capture d'écran ci-dessus.
Sur l'exemple, j'ai rempli la couche avec un bleu profond... La couleur sera beaucoup plus intense sur les zones sombres de l'image originale... le ciel étant clair, ce sera parfait. Les nuages étant blancs, ils le resteront...
→ il ne reste plus qu'à sélectionner l'outil Gomme et d'effacer tout ce qui n'est pas le ciel... Pour les zones complexes, n'hésitez pas à zoomer l'image x2 à x4, à adapter la taille de la Gomme et à choisir une faible Netteté de la Gomme.
→ créer une nouvelle couche (comme précédemment) et l'appeler "eau". La couleur de la rivière est complexe ! C'est un mélange de bleu/vert et de gris... Pas de panique (!) choisissez un bleu/vert assez sombre et refaites la même manipulation que pour le ciel. Quand vous aurez coloré la rivière, il suffit de diminuer l'opacité de la couche pour récupérer du gris de l'image d'origine.
→ créer une nouvelle couche (comme précédemment) et l'appeler "arbre". Sélectionner une couleur pour les feuillages. N.B. n'ayez pas peur d'une couleur de forte densité, elle sera modulable par la suite... Refaites la même manipulation que pour les couches précédentes. Modulez la couleur avec l'opacité de la couche.
→ créer une nouvelle couche (comme précédemment) et l'appeler "toits". Sélectionner une couleur pour les tuiles des toits. N.B. n'ayez pas peur d'une couleur de forte densité, elle sera modulable par la suite... Refaites la même manipulation que pour les couches précédentes. Modulez la couleur avec l'opacité de la couche.
→ créer une nouvelle couche (comme précédemment) et l'appeler "murs". Sélectionner une couleur pour les murs des bâtiments. N.B. n'ayez pas peur d'une couleur de forte densité, elle sera modulable par la suite... Refaites la même manipulation que pour les couches précédentes. Modulez la couleur avec l'opacité de la couche. Pour limiter la taille de l'article, je n'utiliserai qu'une seule couleur pour tous les bâtis, mais on peut choisir une couleur différente pour chaque maison !... N.B. dans la mesure où je savais que j'allais diminuer l'opacité de cette couche ET que sa couleur était claire, j'ai couvert certains toits pour éclaircir le rouge des tuiles...
→ Il ne reste plus qu'à aplatir l'image : menu Couches|Fusionner|Fusionner tout (Aplatir)

Et voilà le travail ! En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire !!!...

Amusez-vous !...

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AJUSTER SIMPLEMENT TONALITÉ ET CONTRASTE EN N&B AVEC PHOTOSHOP

Éditer une photographie en noir et blanc impose presque systématiquement d'ajuster la tonalité et le contraste. Tous les logiciels permettent ce travail, mais puisque je l'ai un peu boudé dernièrement, je vais vous proposer d'effectuer ce travail avec Photoshop. Le problème de ce logiciel c'est qu'il permet d'arriver au résultat de plusieurs manières et pas toujours très simplement...

Je vous proposerai donc ici une technique extrêmement simple et efficace de le faire avec Photoshop. Oubliez tous les outils complexes et... suivez ces quelques étapes :

Cette technique permettra les réglages précis directement sous contrôle de la vue, c'est encore plus simple.

Manipulation

1) ouvrir votre image dans Photoshop (CS 6 pour l'exemple)
Bien que l'image que je vais vous proposer de travailler me convienne dans l'état (c'est une image argentique), je vais partir avec :

2) on va créer un nouveau calque de seuil

L'image se transforme en 1 bit (uniquement noir ou blanc, sans gris). Dans la fenêtre Propriétés,

on va diminuer le Niveau de seuil jusqu'à ce qu'il ne reste plus que quelques points noirs sur l'image et

faire un Majuscule + Clic gauche sur une zone noire. Une cible n°1 sera "imprimée" sur le calque. Maintenant,

on va augmenter le Niveau de seuil jusqu'à ce qu'il ne reste plus que quelques points blancs sur l'image et

faire un Majuscule + Clic gauche sur une zone blanche. Une cible n°2 sera "imprimée" sur le calque. Sur la capture d'écran, on voit bien la cible n°1 correspondant au point noir défini plus haut.

3) on va créer un nouveau calque de Niveaux

et masquer le calque de seuil en cliquant sur l'œil. Puis, dans la fenêtre Propriétés,

on va sélectionner la pipette "Noirs", enfoncer la touche Majuscule bloquée et cliquer gauche sur le point noir (cible n°1). Puis sélectionner la pipette "Blancs", enfoncer la touche Majuscule bloquée et cliquer gauche sur le point blanc (cible n°2).

Notez que tout ce que l'on a fait jusque-là aurait été inutile si on avait su utiliser l'histogramme et donc, travailler directement sur le calque de Niveaux. Ma technique est donc beaucoup plus longue mais tellement plus simple !... En plus elle permet d'apprendre à connaitre un outil de plus !...

Enfin, il ne nous reste plus qu'à gérer les gris... On clique sur la pipette des "Gris" et on déplace le curseur central à droite et à gauche jusqu'à obtenir le résultat souhaité !...

Et c'est tout ? Oui, sauf que cette manipulation a transformé l'arbre du fond en grosse tache noire sans détail (d'où le choix de l'image !)... Il faut absolument résoudre ce problème !!!

3) on va créer un masque,

sélectionner le noir comme couleur de premier plan, sélectionner l'outil Pinceau et peindre l'arbre transformé en tache noire... cela permettra de récupérer les détails qu'il possédait à l'origine...

Voilà, cette fois c'est terminé, l'image est "parfaite" (dans le cadre de l'exemple de cet exercice !)... Il ne reste plus qu'à faire disparaitre le calque de seuil (faire disparaitre les cibles), d'aplatir les calques et d'enregistrer l'image travaillée... Sans faire de jugement de valeur, en voit qu'en quelques clics, on aura pu modifier complètement l'atmosphère de la photo :

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CRÉER DES ÉCLAIRS AVEC PHOTOSHOP

Ah ! Que les orages constituent un excellent sujet photographique ! Et les éclairs ajoutent du drame à vos photos. Malheureusement, ils ne se produisent jamais lorsque vous les attendez et jamais là où vous le voulez. Il est impossible de planifier une séance photo en se basant sur des événements naturels aléatoires. Et même si vous avez toutes ces cartes en main, rien ne prouve que vous puissiez capturer un éclair, par définition très fugace !... Il ne vous reste donc plus qu'à vous tourner vers un trucage en post-traitement...

Si vous possédez une/des photo/s pour lesquels vous pensez qu'un orage aurait pu ajouter une ambiance parfaite, pas de problème, ouvrez-la dans Photoshop !... Pour l'exemple, je vais partir de cette photo :

Pour que l'effet soit réaliste, il serait préférable d'avoir une image présentant un ciel lourd, menaçant et sombre. Celui de ma photo est prometteur mais encore un peu trop clair à mon goût. Donc, je vais dupliquer le calque d'arrière-plan (Ctrl-J). Sur ce nouveau calque, je vais jouer sur la luminosité. Pour ce faire, vous pouvez diminuer la luminosité locale (le ciel) ou diminuer la luminosité globale et effacer l'effet sur toute l'image sauf le ciel. Dans l'exemple, j'aurais pu diminuer la luminosité de l'eau aussi, mais je la préfère telle qu'elle est !...

C'est beaucoup mieux (malgré la double compression de la même image, d'où certains artéfacts).

Maintenant, on va créer une nouvelle image. Comme nous allons créer des formes aléatoires sur cette nouvelle image, autant lui donner —au moins— la même taille que celle de la photo que l'on veut transformer.

Choisissez l'outil dégradé (de noir vers blanc) et tracez une ligne horizontale qui traverse toute l'image, puis, créez des nuages (menu Filtre|Rendu|Nuages par différence) :

Là, ça ne ressemble à rien... patience !... Inversons l'image (Ctrl-I) :

Tiens, tiens, on dirait que l'on approche de ce que l'on cherche... Un éclair devant être blanc sans nuances de tons, nous allons transformer en noir pur tout ce qui n'est pas blanc pur... Utilisons le menu Image|Réglages|Niveaux...

Sous l'histogramme, il suffit de pousser le triangle noir jusqu'à ce que tout le fond soit parfaitement noir.

Si vous trouvez un chemin qui vous convient, utilisez le pinceau avec le noir en couleur d'avant plan et peignez ce qui peut ne pas fonctionner. Si aucun chemin ne vous convient, effacez toutes les étapes et recommencez depuis « menu Filtre|Rendu|Nuages par différence ». Les nuages générés étant aléatoires, votre éclair sera chaque fois différent, vous finirez bien par en créer un qui collera avec votre photo !... Quand vous aurez obtenu l'éclair parfait, copiez cette image, revenez à votre photo, ajoutez-lui un nouveau calque et collez-y votre éclair.

Transformez le mode de fusion du calque qui porte votre éclair de Normal à Superposition.
Évidemment, comme cela, ça ne ressemble à rien, mais vous pouvez très bien utiliser l'Outil déplacement pour localiser précisément votre éclair.

Sympa, non ? Si votre éclair vous semble un peu terne, vous pouvez toujours augmenter Luminosité (et, éventuellement, Contraste) du calque de l'éclair.

Il ne reste plus qu'à aplatir l'image finale pour l'utiliser... C'est simple, non ? Ça le fait, non ? Bien sûr, comme toujours avec Photoshop, il y a probablement une trentaine d'autres techniques pour arriver au même résultat... mais celle-là me semble particulièrement simple...

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AJOUT NON DESTRUCTIF DE CONTRASTE AVEC/SANS PHOTOSHOP

Pour l'amateur moyen, une photo JPEG peu contrastée est une photo loupée ou, au mieux, il l'ouvre dans son logiciel de traitement d'image et direction l'outil Luminosité/Contraste pour jouer avec un curseur. C'est efficace, certes, mais destructif. Il existe pourtant —au moins— trois moyens très simples et très rapides de lui donner du contraste, sans détruire quoi que ce soit dans son image...

À la lecture de cette introduction, vous pensez qu'il va falloir acheter Photoshop (ou Lightroom ou autre). Certes, tous ces logiciels permettent ce genre d'amélioration, mais saviez-vous que n'importe quel petit logiciel vous offre cette même possibilité ? Pour vous le prouver, je vais, comme chaque fois, utiliser Jasc PaintShop Pro 5 (pour Windows 3 !) puisque si lui peut le faire, tous pourront le faire !... Une seule limite pour pouvoir utiliser ces techniques : le logiciel doit pouvoir gérer les couches/calques*.

Je vais prendre une image quelconque qui mériterait un petit coup de contraste —en fait, la naissance de cette image fait qu'elle est nulle donc elle ne mérite rien du tout, mais c'est un bon exemple— :

1ère technique
- ouvrir l'image dans votre logiciel de traitement d'image (non, sérieusement ?)
- créer une nouvelle couche/un nouveau calque*
- sur cette nouvelle couche/nouveau calque*, coller exactement la même image. Pour Photoshop (ou autre), il suffit de dupliquer l'arrière-plan par Ctrl-J
- modifier le mode de fusion de cette nouvelle couche/nouveau calque*, de Normal à Lumière douce/Lumière diffuse*
- tada, c'est terminé

N.B. vous pouvez moduler le contraste en modifiant la transparence de la nouvelle couche/nouveau calque*

Cela n'est pas suffisant pour vous ? Pas de problème ! Voyez la deuxième technique.

2ème technique
- ouvrir l'image dans votre logiciel de traitement d'image (non, sérieusement ?)
- créer une nouvelle couche/un nouveau calque*
- reprenez la même image et transformez-la en niveaux de gris.
- sur la nouvelle couche/nouveau calque*, coller l'image monochrome. Pour Photoshop (ou autre), il suffit de créer un calque d'ajustement N&B.
- modifier le mode de fusion de cette nouvelle couche/nouveau calque*, de Normal à Lumière douce/Lumière diffuse*
- tada, c'est terminé

N.B. vous pouvez moduler le contraste en modifiant la transparence de la nouvelle couche/nouveau calque*

Cela n'est pas suffisant pour vous ? Pas de problème ! Voyez la troisième technique.

3ème technique
- ouvrir l'image dans votre logiciel de traitement d'image (non, sérieusement ?)
- créer une nouvelle couche/un nouveau calque*
- reprenez la même image et transformez-la en 1 bit soit en Noir et Blanc sans aucun gris.
- sur la nouvelle couche/nouveau calque*, coller l'image monochrome 1 bit.
- modifier le mode de fusion de cette nouvelle couche/nouveau calque*, de Normal à Lumière douce/Lumière diffuse*
- tada, c'est terminé

Attention, cette 3ème technique est très puissante —comme vous pouvez le voir— donc cette fois, vous aurez tout intérêt à moduler le contraste en modifiant la transparence de la nouvelle couche/nouveau calque*

Maintenant, vous pouvez enregistrer votre image avec son calque en PSD (ou autre format propriétaire) puis aplatir l'image —si vous souhaitez l'utiliser en dehors de votre logiciel de traitement d'image— et l'enregistrer dans un format plus générique (JPEG par exemple). Ainsi vous aurez une copie de l'image originale (corrigée par son calque) que vous pourrez retravailler à loisir et une copie corrigée mais modifiée (pas de retour en arrière possible).

*selon le logiciel, le nom peut varier, mais le principe reste le même

Vous voyez comme c'est simple, rapide et universel... Profitez et abusez de ces techniques (en fait 3 variantes d'une même technique)...

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CORRIGER LE VOILE ATMOSPHÉRIQUE AVEC DARKTABLE

Voilà quelques temps déjà que j'ai publié un article traitant du voile atmosphérique (chercher ici) où je montrais qu'un petit travail avec Darktable permettait de récupérer ses images. L'article ne se proposant pas de parler de post-traitement, je n'étais pas entré dans les détails. Voilà que plusieurs mails me sont parvenus me demandant de montrer, étape par étape, la technique. Est-ce le retour de vacances de certaines victimes du phénomène ? Certainement ! Le mode d'emploi de Darktable est très bien fait, je pourrais donc vous proposer de le (re)lire, mais puisqu'il est assez indigeste, je vais vous accompagner. Alors, allons-y.

Pour ne perdre personne en route, je montrerai une technique (il y en a certainement des centaines d'autres !) ne faisant appel à aucun module automatique de correction, donc je vais utiliser la version 2.4.4 de Darktable dont je redis que le module de correction automatique n'est pas extraordinaire (je n'ai pas testé la dernière version de Darktable —3.4.1.1—, son module est probablement bien meilleur !).

Je vais reprendre la même image d'exemple que dans l'article traitant du voile atmosphérique (chercher ici).



Comme vous le constatez, le voile atmosphérique a (comme toujours) énormément atténué le contraste. Les détails sont aplatis voire totalement invisibles. En plus, les couleurs sont totalement noyées dans un nuage bleu. Comment ? Le premier plan est acceptable ? Oui, bien sûr ! Pour bien appréhender les choses, lisez en parallèle à cet article technique, l'article ici.

Ce sont donc ces défauts qu'il nous faudra corriger.

Bien que cela sorte un peu de la manip' de correction, jouons un peu de l'outil Pipette et sélectionnons une zone de l'image affectée par le voile atmosphérique :

Vous voyez immédiatement l'importance de la couleur bleue dans la zone sélectionnée (même si votre œil voit la végétation en vert car le cerveau corrige —j'en ai parlé par ailleurs dans mes articles traitant des couleurs et de la balance des blancs... chercher ici—). Comme vous le constatez, cette teinte bleue affecte surtout les tons sombres... vous pouvez pipeter la caldera et vous verrez qu'elle sera moins bleue... ce point est important pour la suite.

La première chose à faire (à mon avis, mais vous pouvez considérer les choses autrement) est de rattraper le contraste perdu à cause du voile atmosphérique. Attention, dans le cas particulier du voile atmosphérique, il ne faut pas accentuer le contraste global de l'image mais corriger les écarts de contraste entre les différents objets de l'image... Par "objet", j'entends, par exemple, la zone boisée à droite de l'image et la zone herbeuse de la caldera. Le but étant que ces objets se détachent les uns des autres mais qu'ils se détachent aussi du fond de l'image. Darktable propose un module pour cela, c'est le module Contraste local.

1) Sélectionnez le module Contraste local
2) Choisissez le mode Grille bilatérale
3) Vous aurez à votre disposition 3 curseurs :
→ Détail : détermine la puissance de l'effet
→ Granularité : détermine la taille des objets qui seront ajustés
→ Contraste : ajoute du... contraste☺

N.B. : ne tenez pas compte des valeurs qui correspondent à un autre traitement !

Les réglages dépendront, bien sûr, de chaque image... Pour notre exemple, on a besoin de distinguer des masses assez grandes, donc j'ai décidé de pousser le curseur Granularité à fond pour bien visualiser les différents éléments de l'image. Puis on va pousser le curseur Contraste, la quantité de contraste sera, bien évidemment spécifique à chaque image (et à vos goûts), parfois il faudra le pousser à fond, parfois non... pour cet exemple, j'ai décidé de le mettre à fond (même si dans l'article traitant du voile atmosphérique ce n'était pas le cas). Il ne reste plus qu' déterminer la force de la correction en utilisant le curseur Détail. Là aussi, la valeur devra être fonction de l'image et de vos goûts (!) mais attention, ce réglage est très puissant, il faut le manipuler sous contrôle de la vue directement sur l'image pour ne pas aller trop loin !... Une remarque : je trouve que la disposition des curseurs a été mal choisie par les concepteurs de Darktable (!) puisque vous voyez bien que la force de la correction se détermine en dernier lieu alors que le curseur est en tête de liste... mais ceci est accessoire quand on a compris le fonctionnement...


Le résultat est déjà assez impressionnant, non ? L'image a déjà repris vie... et ce n'est pas terminé !...

Maintenant, reste à éliminer tout ce bleu qui noie l'image, car oui, si vous rejouez de la pipette maintenant, vous découvrirez que vous n'aurez rien résolu de ce côté là...

Pour retirer une dominante colorée, la première idée qui vient à l'esprit est de corriger l'équilibre des blancs ("balance" des blancs)... mais ici c'est tout simplement impossible !... En effet, l'équilibre des blancs affectera l'ensemble de l'image et, comme nous l'avons vu plus haut, toutes les zones de la photo ne sont pas affectées de la même manière !... Le premier plan n'est pas bleu, les tons clairs ne sont pas bleus, les tons moyens sont un peu bleus, les tons foncés sont carrément bleus !!!... Il faudra donc jongler pour corriger spécifiquement les différentes tonalités...

Heureusement pour nous, Darktable nous offre un module qui nous permet de faire cela ! C'est le module Balance couleur (vous savez ce que je pense de ces traductions qui n'en sont pas ! Il s'agit de l'équilibre des couleurs !)
Pfff ! Ce module propose 12 curseurs !!! Pas de panique, quand on a compris le mode d'emploi, ce n'est pas aussi terrible qu'il n'y parait !!!

En fait, il n'y a que 4 curseurs mais répétés en 3 groupes :
→ Lift : règle les tons sombres
→ Gamma : règle les tons moyens
→ Gain : règle les tons clairs

Le curseur Facteur règle la tonalité et les 3 autres, les... couleurs.

Une autre remarque : merci monsieur Darktable de penser aux amateurs !... Croyez-vous vraiment que Lift/Gamma/Gain ça nous parle ? Cela était trop vous demander de les appeler Sombres/Moyens/Clairs ? Bref, continuons...

Les tons les plus sombres étant les plus impactés par la dominante bleue, nous allons commencer par corriger les tons Lift (n'importe quoi !). Puisqu'il y a trop de bleu, on va donner une valeur négative au curseur Bleu. Selon l'importance du voile atmosphérique, la valeur à appliquer sera différente, donc ne vous basez pas sur mes réglages pour cette photo particulière !...
C'est beaucoup mieux ainsi mais on voit rapidement que cela n'est pas suffisant !... En effet, les tons sombres manquent de rouge !... Car le voile atmosphérique contient aussi un peu de cyan qu'il faut éliminer... Donc on va donner une valeur positive au curseur Rouge. Encore une fois, selon l'importance du voile atmosphérique, la valeur à appliquer sera différente (elle pourrait même être égale à zéro), donc ne vous basez pas sur mes réglages pour cette photo particulière !... Le vert n'étant pas affecté par le voile atmosphérique, il n'est pas nécessaire de modifier le curseur Vert...

On refait la même manip' pour les tons moyens donc en modifiant les tons Gamma (n'importe quoi !). Ces tons étant moins affecté par le voile atmosphérique, les valeurs de correction seront moins importantes !...

Les tons clairs n'étant pas affectés par le voile atmosphérique, on ne touchera pas aux tons Gain (n'importe quoi !).

Remarque importante : la correction des couleurs peut se faire sous contrôle de l'œil, mais si vous voulez une correction précise, utilisez l'outil Pipette sur chaque ton. Les valeurs RVB de la couleur moyenne doivent donner à peu près autant de bleu que de rouge...

Eh, eh, pas mal !... Mais on peut penser que la courbe des tonalités est un peu plate, donc, si c'est le cas, on pourra jouer sur le curseur Facteur... Ce n'est pas forcément obligatoire mais on peut :
→ Diminuer la luminosité des tons sombres en abaissant la valeur de Facteur dans le groupe Lift (n'importe quoi !).
→ Diminuer, mais beaucoup moins, la luminosité des tons moyens en abaissant la valeur de Facteur dans le groupe Gamma (n'importe quoi !).
→ Bien sûr, on ne touchera pas aux tons clairs, donc pas touche au Facteur dans le groupe Gain (n'importe quoi !).


originale / finale

Voilà que l'image est bien plus vivante ! Non ? Bon..., on pourrait chipoter un peu en disant que les nuages sont un peu « brulés » mais on ne pourra pas essayer de modifier cela avec le Facteur dans le groupe Gain (n'importe quoi !) sans quoi on impacterait trop les fleurs au premier plan !... Je trouve que l'image est très acceptable dans l'état ! Si vous voulez vraiment jouer sur les nuages blancs, vous pourrez toujours faire appel au module Reconstruire hautes lumières associé au module Exposition et à l'utilisation des Masques pour se limiter aux nuages, mais là on sort totalement du sujet qui était de corriger le voile atmosphérique...

Voilà, l’article est long car j’ai décrit la procédure avec précision, mais dans la vraie vie, c’est très rapide…

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EXTRAIRE ET PLACER UN SUJET SUR FOND UNI SANS PHOTOSHOP

Nombre d'amateurs se demandent comment faire pour extraire un sujet d'une photo et de le placer sur un fond uni. La technique la plus logique consiste à sélectionner le sujet, de le copier et de le coller sur un fond uni de la couleur de son choix. Malheureusement, tous les logiciels ne proposent pas d'outil assez puissant pour effectuer rapidement une sélection précise. Un autre moyen consiste à effacer l'arrière-plan (chercher ici), mais tous les logiciels, contrairement à Photoshop, ne proposent pas cet outil merveilleux. Comment faire alors ?

Je vais donc vous proposer aujourd'hui un moyen détourné pour arriver au même résultat, technique somme toutes très simple et rapide qui peut être mise en œuvre quel que soit le logiciel utilisé —pour peu qu'il soit en mesure de gérer les calques* (ou couche* selon le vocable utilisé par le logiciel)—. Pour vous montrer la procédure, je vais à nouveau faire appel à Jasc PaintShop Pro 5, mon vieux logiciel prévu pour Windows 3 (!!!) puisque si lui peut le faire, tous les logiciels actuels, même gratuits et téléchargeables, pourront le faire...

Je vais partir d'une photo de Citroën Traction (image 1) :

→ On va créer une nouvelle couche* (ou un nouveau calque*) que l'on va remplir de la couleur de son choix (sauf le noir dans mon exemple car la voiture est noire). Image 2.
→ Nous allons maintenant diminuer l'opacité de la couche*/du calque* coloré jusqu'à visualiser convenablement l'image originale. Image 3.
→ Il suffit maintenant de sélectionner l'outil Gomme et de déterminer son diamètre pour travailler confortablement. Nous allons effacer la couleur de la couche* (ou du calque*) supérieure sur tout le pourtour du sujet. Image 3. Si, par accident, votre effacement déborde du sujet, vous pouvez toujours récupérer l'accident en peignant le trop effacé avec votre couleur de la couche* (ou du calque*) supérieure.
→ L'astuce maintenant, il faut adoucir la frontière qui sépare le bord du sujet de l'arrière-plan. Selon votre logiciel, l'outil portera un nom différent (sous PSP 5 c'est l'outil Retouche | Mode Adoucir). Il faudra maintenant déterminer l'opacité de cet outil. Pour mon exemple je l'ai défini à 55%, mais il vous faudra l'adapter à votre photo. Image 4.
→ Il ne reste plus qu'à effacer la couleur de la couche* (ou du calque*) supérieure sur toute la surface de votre objet, de replacer l'opacité de la couche* (ou du calque*) supérieure à 100% et d'aplatir l'image en une seule couche*/un seul calque*.
→ Et voilà le résultat :

Simple, rapide, efficace... bien que j'aurais pu travailler mon exemple avec moins de désinvolture☺...
___
* ces mots désignent la même chose, mais le vocabulaire peut être variable d'un logiciel à l'autre.

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CORRIGER FACILEMENT LES FRANGES COLORÉES SANS PHOTOSHOP

Il existe certainement un grand nombre de façons de se débarracer des franges colorées (bavures de couleur) de ses images. Mais il en existe une particulièrement simple et rapide ! Une technique si simple qu'elle peut être appliquée avec quasiment n'importe quel logiciel d'image. Comme d'habitude, pour vous la montrer, je vais utiliser mon vieux Jasc PaintShop Pro (pour Windows 3 !) car si lui peut le faire, celui que vous possédez peut le faire aussi... La seule exigence : le logiciel doit pouvoir gérer les couches*/calques*.

Remarque : si cet article précise « sans Photoshop », vous pouvez appliquer sans problème exactement la même technique avec Photoshop !... Même s'il propose également d'autres outils menant au résultat...

Pour vous montrer cette technique, je vais seulement utiliser une portion d'image de façon à bien voir le problème. Cette portion est la suivante :

Voyez à quel point le bleu de ce pull bave ! Autant autour du sujet qu'entre les rayures !...

→ Ouvrez votre image dans votre logiciel.
→ Zoomez de façon à bien voir les franges colorées.
→ Créez une nouvelle couche*/un nouveau calque* et copiez votre image dans cette nouvelle couche*/calque*. Si votre logiciel le permet, il est encore plus facile de dupliquer la couche*/le calque* d'arrière-plan (!)
→ Appliquez à cette couche*/ce calque* supérieur(e) un flou gaussien d'intensité juste suffisante pour faire disparaitre la frange colorée :

Je ne vous donnerai pas les valeurs appliquées puisque ces dernières seront spécifiques à chaque image...
→ Modifiez le Mode de fusion du calque*/de la couche* de Normal à Couleur :

Tada ! La frange colorée a miraculeusement disparu !...
→ Il ne reste plus qu'à applatir*/fusionner* les deux couches*/calques* et le travail est terminé !!!

Remarque 1 : la photo originale est un JPEG issu d'un appareil numérique datant des années 2000... mais le problème peut se produire également avec des appareils récent...
Remarque 2 : mon exemple est particulièrement intéressant puisque cet ensemble de lignes contrastées est particulièrement sujet à ce genre de problème pour peu que la photo sorte d'un appareil photo numérique ancien et encore plus s'il s'agit d'un JPEG (ce qui est justement le cas pour l'image d'exemple !).
Remarque 3 : si vous comparez l'image originale et l'image corrigée, vous constaterez une différence de ton de bleu ! En fait, le bleu réel est celui de l'image corrigée, le bleu plus clair de l'image originale est dû à la bavure de couleur...
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* ces mots désignent la même chose, mais le vocabulaire peut être variable d'un logiciel à l'autre.

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POUSSER PHOTOSHOP AU-DELÀ DE SES CAPACITÉS

Pas de technique de post-traitement à proprement parler dans cet article mais plutôt une astuce très peu connue qui pousse Photoshop au-delà de ses capacités ! En fait, on ne va pas vraiment booster Photoshop mais plutôt CameraRaw (en toute logique Lightroom aussi).

J'utilise CameraRaw 9.1, je ne sais pas si les versions antérieures permettent ce petit truc et je ne sais pas si les versions postérieures ont été améliorées à ce sujet... mais cela ne coûte rien d'essayer !...

Pour vous montrer ce tuyau, je vous ai fabriqué exprès une photo (sans intérêt) présentant volontairement un problème d'exposition :

On va dire que cette photo est bien (je n'ai pas dit bonne !...) mais qu'elle serait mieux (je n'ai pas dit meilleure !...) si on pouvait récupérer un peu les zones sombres... Pour ce faire, la logique veut que vous poussiez le curseur Tons foncés :

Oui c'est mieux, mais on est encore loin de ce que l'on souhaiterait ! Et les curseurs de CameraRaw ont un énorme défaut (!) puisque leur échelle se limite à des valeurs de -100 à +100 !... Dommage, ce serait tellement mieux si on avait accès à une échelle de -1000 à +1000 (par exemple)...

Toute l'astuce réside dans l'utilisation de l'outil Filtre gradué au-dessus de l'image ! (n°1 ci-dessous)

Il suffit donc de taper sur la touche « G » du clavier ou de cliquer sur le bouton qui ressemble à un dégradé vertical dans la rangée de boutons en haut (1). Les curseurs sur la droite changent pour les différents paramètres que le filtre peut affecter : tons clairs, tons foncés, netteté, etc...

Faire un clic droit sur le « + » à droite du curseur des Tons foncés (2). Le clic droit de la souris permet de déplacer non seulement le curseur des Tons foncés, mais réinitialise également tous les autres curseurs à leur position par défaut. On va donc pousser les Tons foncés jusqu'à +100.

Maintenant, on va appliquer le filtre en cliquant très près du coin inférieur droit de l'image, puis en faisant glisser le dégradé en diagonale hors du coin inférieur droit de l'image (3). Il n'y a rien de spécial en bas à droite, l'idée est juste de commencer près d'un coin et de finir juste à l'extérieur de ce même coin. De cette façon, le dégradé traverse toute l'image. J'aurais pu appliquer une couleur pour vous montrer le masque, mais je préfère zapper cette possibilité pour mieux voir l'effet de l'action... Remarquez que le placement du début du glissement est marqué par un point vert et que le placement de fin du glissement est marqué par un point rouge.

On a en effet récupéré un peu plus de tons sombres, même si la valeur du curseur Tons foncés est restée à +100 (!...) même si le +100 du filtre gradué, s'ajoute au paramètre +100 existant, pour donner une valeur effective de +200 !...

Si cela ne suffit toujours pas, vous pouvez simplement recommencer la même procédure plusieurs fois, comme sur la capture d'écran ci-dessous :

Ici, j'ai utilisé 9x la procédure, c'est à dire que la valeur effective du curseur Tons foncés est de +1000 !!! Comme ce que je souhaitais en début d'article !... Je ne dis pas que l'image est meilleure ainsi mais avouez que Photoshop est capable de bien plus qu'il ne l'imagine lui-même !...
Remarque : ces curseurs de corrections ayant des effets assez limités même à la valeur 100, il ne faut pas craindre de forcer les choses !!!...

Bien sûr, vous pouvez utiliser cette astuce pour empiler (presque) tous les paramètres au-delà de 100 !… clarté, netteté, ombres, réduction du bruit, etc. Sympa, non ?

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CORRIGER FACILEMENT ET RAPIDEMENT UNE SOUS EXPOSITION SANS PHOTOSHOP

Vous ne possédez pas Photoshop, vous ne possédez pas Lightroom, vous ne possédez pas Gimp, vous ne possédez pas CaptureOne, vous ne possédez pas Darktable (etc.) et surtout, surtout, vous ne disposez que d'un fichier JPEG, mais vous voulez récupérer facilement une sous exposition ? Pas de problème, cet article est pour vous ! Avec n'importe quel logiciel qui sait gérer les couches*/calques*, en 30 secondes, vous réussirez des miracles. Pour vous montrer la manipulation, une fois de plus, je vais faire appel à mon vieux logiciel Jasc PaintShopPro 5 pour Windows 3 (!)... si lui peut le faire, n'importe qui saura le faire !!!...

Pour vous montrer la technique, j'ai créé une image (nulle) mais qui cadre bien avec le sujet :

Une bête photo de nuit à hautes valeurs ISO (51.200 avec Pentax K5) mais encore très sous-exposée... Bien sûr, là où n'existe aucune lumière, il sera impossible de corriger la sous exposition (!☺!), mais pour le reste...

On va commencer par dupliquer le calque*/la couche* d'arrière-plan. Si le logiciel ne sait pas faire cela on va pouvoir copier l'image et la coller sur une nouvelle couche*/nouveau calque*. Puis on va inverser*/transformer en négatif* la couche*/le calque* supérieur/e.

Il ne reste plus qu'à modifier le Mode de fusion du calque*/de la couche* de Normal à Incrustation (Overlay en anglais). PSP 5 ne dispose pas de ce mode de fusion mais son mode Maqu. sombre n'en est pas très éloigné...

Il ne reste plus qu'à modifier l'opacité de la couche*/du calque* pour moduler l'effet...

Normalement, j'aurais dû diminuer l'opacité pour éviter les couleurs criardes (et travailler l'équilibre des blancs) mais je laisse le résultat dans l'état pour montrer la puissance de cette astuce...

Certes cette technique ne fait pas très pro mais vous n'avez pas besoin de savoir gérer les courbes et les niveaux et vous pouvez utiliser un petit logiciel facile à utiliser pour arriver à vos fins... même si le résultat est moins léché.
Remarque : le mode de fusion Maqu. sombre de PSP 5 donne de moins bons résultats que le vrai mode Incrustation (Overlay en anglais).
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CHANGEMENT PLUS PUISSANT DES COULEURS AVEC PHOTOSHOP

Il y a longtemps déjà, j'avais commis un article traitant du changement des couleurs avec les logiciels basiques. (chercher ici). Certes, cette technique était simple mais comme le soulignait un mail d'un de mes lecteurs, Photoshop propose un outil bien plus puissant. Originellement, je ne voulais pas trop parler de Photoshop, pour ne pas faire penser que je pourrais stimuler mes lecteurs à l'acquérir (je suis toujours opposé à l'idée de faire de la publicité, même masquée !), mais pour être complet —et uniquement dans ce but— je vais envisager la manip' avec une vieille version de Photoshop —la plus récente que je possède— à savoir CS6.

La commande Remplacer la couleur de Photoshop CS 6 offre, en effet, des modifications créatives intéressantes en vous permettant de remplacer un jeu de couleurs par un autre. Elle crée un masque à l'aide des couleurs que vous sélectionnez, puis remplace les couleurs sélectionnées par d'autres que vous spécifiez. C'est aussi bête que ça ! Enfin, pour l'utilisateur final, c'est aussi simple que ça... je pense que la chanson est différente pour les programmeurs !!! Vous pouvez ainsi régler la teinte, la saturation et la luminosité des couleurs masquées.

Nous allons partir de cette image par exemple :


Suivez donc ces quelques étapes simples pour modifier profondément vos images numériques :

1) Sélectionnez le menu Image|Ajustements|Remplacer la couleur.
La boîte de dialogue Remplacer la couleur apparaît :


choix de l'image réelle dans l'aperçu | choix de la sélection dans l'aperçu

2) Choisissez soit la sélection, soit l'image.
Sélection : affiche le masque dans la fenêtre d'aperçu. La zone masquée est noire, les zones semi-transparentes sont en nuances de gris et les zones non masquées sont blanches.
Image : affiche l'image complète elle-même dans la fenêtre d'aperçu. Utilisez cette option si vous avez zoomé sur l'image d'origine pour sélectionner les couleurs plus facilement, mais que vous souhaitez toujours pouvoir voir l'image complète dans l'aperçu.

3) Cliquez sur la/les couleur/s que vous souhaitez sélectionner. Vous pouvez cliquer sur les couleurs dans l'image elle-même ou dans la fenêtre d'aperçu.
Maj-clic ou l'outil Pipette plus (+) permet d'ajouter des couleurs.
Alt ou l'outil Pipette moins (–) permet de supprimer des couleurs.
Pour ajouter des couleurs similaires à celles que vous sélectionnez, utilisez le curseur Tolérance pour affiner votre sélection, en ajoutant ou en soustrayant de la sélection en fonction de la valeur de tolérance.
Si votre sélection ne colle pas tout à fait, essayez de sélectionner l'option Clusters de couleurs localisés pour vous aider à obtenir une sélection plus "propre" et plus précise. L'option Clusters de couleurs localisés est particulièrement pratique si la couleur que vous essayez de sélectionner est quelque peu variée.

4) Déplacez les curseurs Teinte, Saturation et Luminosité pour remplacer les couleurs sélectionnées par de nouvelles valeurs.

5) Lorsque vous obtenez le résultat souhaité, cliquez sur OK pour appliquer les paramètres.

Le résultat de mon exemple serait :

Certes, cette modification est "douce" mais c'est ainsi que je la voulais... j'aurais pu choisir un rouge psychédélique, cela aurait été possible techniquement, mais pas trop en rapport avec la photo traitée...

Simple, puissant et rapide, cet outil est effectivement très intéressant, merci à JP pour son mail m'ayant stimulé à en parler.

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SAUVER UNE IMAGE SOUS-EXPOSÉE AVEC GIMP

J'ai déjà beaucoup parlé du sauvetage d'une sous exposition... mais il faut reconnaitre qu'entre le triangle de l'exposition à maitriser, la compensation d'exposition qu'il faut sentir, les pièges des contre-jours ou des reflets qu'il faut savoir déjouer et des capacités de valeurs ISO élevées (et encore utilisables) de votre capteur qu'il faut savoir appliquer à bon escient, les erreurs d'expositions sont encore très fréquentes... et pas uniquement chez les débutants !... Je vais donc repasser les plats aujourd'hui mais avec GIMP cette fois.

J'ai décidé de ne pas reprendre l'image que j'avais utilisée dans l'article ici, elle était trop extrême (!!!), je vais donc vous proposer de travailler sur celle-là :

Ah, elle aurait pu être très belle mais voilà, le reflet sur l'eau (et le flare disgracieux) a mystifié le posemètre ! Ah, si seulement j'avais suivi mes recommandations et shooté en RAW, en 3 secondes cette image aurait été sauvée, mais voilà... pour vous parler de correction avec GIMP, il m'a bien fallu la créer en JPEG !... Pas de problème, on va faire avec...

Pour la démo, je vais utiliser la version 2.8 de GIMP. On va donc ouvrir notre image JPEG dans GIMP et corriger l'exposition globale. Pour ce faire, on va simplement "jouer" avec les Niveaux (menu Couleurs|Niveaux).

Vous obtenez l’écran suivant qui vous montre l’histogramme des tons (clairs et foncés) de la photographie. Vous pouvez voir que l'image est effectivement très sous-exposée (revoyez les articles traitant des histogrammes, chercher ici) :

Pour corriger cette sous-exposition et ramener des tons clairs dans la photo, il faut déplacer le curseur blanc vers la gauche (flèche rouge).
La valeur pour le blanc est maintenant de 197 au lieu de 255 (valeur de départ). J’ai arrêté le curseur juste à la fin de la courbe de l’histogramme. Si j'avais poussé plus loin vers la gauche les tons les plus clairs seraient devenus totalement blancs (brûlés). Si j'avais laissé le curseur à droite de la fin de la courbe, l’exposition serait restée insuffisante.

J’ai également modifié les tons moyens avec le curseur gris glissé vers la gauche pour éclairer la totalité des tons et essayer de déboucher toutes les ombres... il a maintenant la valeur de 2,67 au lieu de 1.

Avec ces seuls petits changements dans les niveaux, vous voyez que la photo est déjà beaucoup mieux exposée et cela pourrait largement suffire...

Bon, il y a toujours ces "taches" sombres en bas de l'image qui ont prises des couleurs étranges... mais bon, un petit recadrage pourra aisément les faire disparaitre !... Mais vous me connaissez, quand je commence... donc on peut toujours essayer de faire mieux (en évitant de trop en faire toutefois !)...

Alors que les Niveaux ne permettent de déplacer que les points noir, blanc et gris moyen, les Courbes permettent de toucher à tous les tons. Encore une fois, il faut donc faire attention à ne pas trop en faire. Pour modifier les Courbes, c'est dans le menu Couleurs|Courbes.

J'ai "joué" avec les tons clairs en les augmentant pour donner un peu plus de "vie" à l'image et, aussi étrange que cela puisse paraitre, il m'a fallu assombrir un peu les zones sombres de mon image.

La correction est ici plus fine qu’avec les Niveaux et permet de faire des retouches plus douces (quand on y va doucement bien sûr… comme toujours...).

Remarquez l'aspect de l'histogramme de mon image après l'action des Niveaux... C'est la zone grise située sous les courbes. On voit très bien qu'il est discontinu puisque la version 2.8 de GIMP travaille en 8 bits. Cette gestion en 8 bits explique également l'apparition d'artéfacts sur l'image retravaillée... j'aurais obtenu de meilleurs résultats avec GIMP v.2.10 qui travaille en 16 bits, mais pour la démo, c'est très suffisant... (pour la différence 8bits/16bits, chercher ici).

C'est effectivement beaucoup mieux ainsi même si les artéfacts sont encore plus accentués !... La récupération peut être terminée maintenant, sauf qu'à travailler avec les Niveaux et les Courbes, on perd toujours du contraste... donc il ne faut jamais hésiter à donner un petit coup de Contraste pour finir !... On accède au contraste par le menu Couleurs|Luminosité-Contraste. Pour cette image, un contraste de +5 me semble suffisant.

Et voilà, encore une image sauvée !... Pour la rendre plus acceptable il faudrait corriger les artéfacts apparus en bas de l'image ainsi que la tache rosée de flare, mais ceci est une autre histoire !...

L'article parait long, mais tout ce travail ne prend que quelques minutes... cela en vaut vraiment la peine.
N.B. à cause de la compression des images pour le web, la qualité réelle du résultat est un peu trahie... tant pis.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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CONVERSION N&B PUISSANTE, SIMPLE ET RAPIDE AVEC PHOTOSHOP

J'ai déjà donné plusieurs techniques de conversion des images numériques couleur en N&B. Aucune n'étant parfaite, il ne faut pas craindre de proposer de plus en plus de voies différentes de façon à laisser à chacun le choix de sa méthode préférée. Je vais traiter aujourd'hui d'une solution qui ne semblera pas intuitive de premier abord pour un débutant : le transfert de dégradé. Cette technique n'est pas plus miraculeuse qu'une autre mais elle a le mérite d'être simple et rapide tout en étant puissante. Elle présente un seul inconvénient : il nous faut Photoshop —ou du moins je crois, il faudrait fouiller dans GIMP (et autre) pour voir, je le ferai et si je trouve, je vous en parlerai aussi—. Cette technique permet de mapper facilement les couleurs d'origine d'une image aux couleurs d'un dégradé.

Je vais utiliser cette image —archi-connue dans mes pages— pour la démonstration :

→ Ouvrir votre image dans Photoshop
→ Réinitialisez les couleurs de premier plan et d'arrière-plan
Par défaut, le transfert de dégradé utilise un dégradé basé sur les couleurs de premier plan et d'arrière-plan. Si, par exemple, la couleur de premier plan est rouge et la couleur d'arrière-plan est jaune, l'application du transfert de dégradé nous donnerait une photo composée de rouges et de jaunes. Cela pourrait (ou non) être intéressant d'un point de vue créatif, mais ce n'est vraiment pas notre but ici... nous voulons convertir l'image en noir et blanc, ce qui signifie que nous voulons mapper les couleurs de l'image sur un dégradé noir<->blanc. Donc, avant de faire quoi que ce soit, il faut que les couleurs de premier plan et d'arrière-plan soient définies sur leurs valeurs par défaut (noir = couleur de premier plan et blanc = couleur d'arrière-plan). Ces couleurs étant celles par défaut dans Photoshop, il y a de fortes chances qu'elles soient déjà définies ainsi mais rien ne prouve que vous ne les ayez pas changées.

Le cercle rouge indique la "bonne" configuration des couleurs (en bas de la barre d'outils). Si les couleurs sont déjà réglées ainsi chez vous, tout va bien. Sinon, cliquez sur ce que pointe la flèche jaune (ou tapez "D" au clavier) pour réinitialiser les couleurs de premier plan et d'arrière-plan en noir et blanc.

→ Ajoutez une couche d'ajustement de transfert de dégradé

Cliquez sur l'icône « Nouveau calque de réglage » en bas de la palette « Calques » et sélectionnez « Courbe de transfert de dégradé » dans la liste des calques de réglage qui s'affiche :
Si, comme moi, vous utilisez Photoshop CS6 les options de la courbe de transfert de dégradé apparaîtront dans le panneau de réglages. La principale caractéristique des options de la courbe de transfert de dégradé est la barre d'aperçu du dégradé qui nous montre les couleurs actuelles du dégradé appliqué à notre image. Comme nous l'avons mentionné, ce dégradé par défaut est basé sur nos couleurs de premier plan et d'arrière-plan, et puisque nous nous sommes assurés de les définir en noir et blanc avant d'ajouter la courbe de dégradé, nous obtenons un dégradé noir à blanc qui est exactement ce dont nous avons besoin.

Remarquez qu'au stade de l'affichage des options de la courbe de transfert de dégradé, notre image est déjà en N&B !...


En fonction de leurs valeurs de luminosité, toutes les couleurs d'origine de la photo sont maintenant remplacées par les nuances de gris du dégradé...

C'est magique ! C'est rapide ! C'est efficace ! En fait, oui et non... ce n'est pas un mauvais début mais on peut apporter quelques ajustements à notre dégradé pour améliorer nos résultats.

→ Ouvrez l'éditeur de dégradé

Cliquez sur la barre d'aperçu du dégradé dans la boîte de dialogue des options de la courbe de transfert de dégradé (ci-dessus) pour afficher l'éditeur de dégradé (ci-contre). L'éditeur de dégradé contient une autre barre d'aperçu de dégradé nous montrant les couleurs de dégradé actuelles, mais contrairement à la boîte de dialogue précédente, ici, on peut modifier et/ou ajuster les couleurs du dégradé. En modifiant l'apparence du dégradé, nous pouvons affiner l'apparence de notre image en noir et blanc.

→ Ajustez les tons moyens avec le marqueur Milieu (cerclé de bleu)
Si vous regardez sous la barre d'aperçu du dégradé, vous verrez à chaque extrémité un index (cerclés de rouge). Ces deux indexes contrôlent les deux couleurs principales qui composent le dégradé. Celui de gauche est noir, tandis que celui de droite est blanc (puisque notre dégradé passe du noir à gauche au blanc à droite). Si vous cliquez sur l'un des deux indexes (peu importe lequel), un petit marqueur Milieu (cerclé de bleu) apparaîtra en dessous du milieu du dégradé.

Comme vous l'avez deviné (d'après son nom), le marqueur Milieu contrôle l'endroit où se trouve le milieu du dégradé (exactement entre les deux indexes). Par défaut, le marqueur Milieu est bien au milieu, mais ce n'est pas obligatoire si vous avez modifié quelque chose précédemment. On peut déplacer le milieu du dégradé en cliquant simplement sur le marqueur Milieu et en le faisant glisser vers la gauche ou vers la droite. On peut éclaircir ou assombrir les tons moyens de notre image (les niveaux de luminosité qui se situent entre le noir pur et le blanc pur) en faisant glisser le marqueur Milieu du dégradé. Si vous cliquez sur le marqueur Milieu, la zone Position (en bas de la boîte de dialogue Éditeur de dégradé) affichera 50 %. Cela signifie que le point médian du dégradé est initialement à mi-chemin entre les indexes de couleur situés à chaque extrémité du dégradé.

Pour l'exemple, je vais faire glisser le marqueur Milieu un tout petit peu vers la gauche, ce qui rapprochera le point médian du dégradé du noir (il ne sera donc plus médian !). La valeur dans Position diminue à mesure que l'on se rapproche de l'index noir. Je vais me déplacer jusqu'à la valeur Position = 40% car il suffit de faire très peu glisser le marqueur pour obtenir des changements notables dans l'image (vous devrez relâcher le bouton de la souris après avoir fait glisser le marqueur pour que l'image dans la fenêtre du document se mette à jour).



Vous pouvez comparer avec l'image précédente... les tons moyens sont plus clairs ! Même si cela peut sembler peu logique, le fait de rapprocher du noir le marqueur Milieu du dégradé éclaircit les tons moyens et donc l'image apparaît plus lumineuse. Un moyen mnémotechnique ? OK ! Si vous glissez vers la gauche la distance milieu→blanc est plus importante donc l'image est plus claire. Cela dit, vous pouvez faire cela empiriquement en essayant... rien n'est modifié à ce stade ! Si vous ramenez le curseur à 50% (ou tapez «50» dans la zone Position) vous revenez au point de départ !...

De même, on peut faire glisser le marqueur Milieu vers la droite, ce qui déplacera le point médian du dégradé plus près du blanc (il ne sera donc plus médian). La valeur de Position augmente à mesure que l'on rapproche le marqueur Milieu du blanc. Pour l'exemple, je vais me déplacer jusqu'à la valeur Position = 60%.


Vous pouvez comparer avec l'image précédente... les tons moyens sont plus foncés  ! Même si cela peut sembler peu logique, le fait de rapprocher du blanc le marqueur Milieu du dégradé assombrit les tons moyens et donc l'image apparaît plus sombre. Un moyen mnémotechnique ? OK ! Si vous glissez vers la droite la distance milieu→noir est plus importante donc l'image est plus sombre. Cela dit, vous pouvez faire cela empiriquement en essayant... rien n'est modifié à ce stade ! Si vous ramenez le curseur à 50% (ou tapez «50» dans la zone Position) vous revenez au point de départ !...

Il faudra garder un œil sur la photo dans la fenêtre du document pendant le déplacement du marqueur Milieu pour juger des résultats...

Mais, en plus, on pourra améliorer le contraste global de l'image noir et blanc en utilisant les indexes noir et blanc !

→ Ajustez le contraste global avec les indexes noir et blanc
Nous pouvons également améliorer le contraste global de l'image en noir et blanc si nécessaire en utilisant les indexes noir et blanc à chaque extrémité de la barre de prévisualisation du dégradé (en fonction de l'image, si les points noir et blanc sont déjà réglés à leurs niveaux optimaux, cet ajustement ne sera pas nécessaire !).

Vous avez intérêt à garder la palette Histogramme ouverte (flèche jaune ci-dessous) si vous choisissez d'ajuster le contraste global de cette façon, car il faudra s'assurer de ne pas perdre des détails potentiellement importants dans les zones sombres ou claires de l'image.

Pour rapprocher du noir pur les zones les plus sombres de votre image, cliquez simplement sur l'index noir sous le bord gauche de la barre d'aperçu du dégradé et faites-le glisser vers la droite. Au fur et à mesure que vous continuez à faire glisser l'index vers la droite, l'image s'assombrit. N.B. l'effet sur l'image ne sera visible que lorsque vous lâcherez le bouton de la souris...



Pour créer une scène apocalyptique, et pour l'exemple surtout, j'ai volontairement eu la main lourde avec une Position du noir (voyez la case Couleur est active et colorée en noir maintenant !) à 60%. Regardez l'histogramme : il y a perte de détails dans les zones sombres !

Et, bien sûr, on peut faire de même pour rapprocher du blanc pur les zones les plus claires de l'image en cliquant sur l'index blanc sous le bord droit de la barre d'aperçu du dégradé et en le faisant glisser vers la gauche. Au fur et à mesure que vous continuez à faire glisser l'index vers la gauche, l'image s'éclaircie... N.B. l'effet sur l'image ne sera visible que lorsque vous lâcherez le bouton de la souris...



Pour écraser la scène de soleil, j'ai décidé une Position de blanc (voyez la case Couleur est active et colorée en blanc maintenant !) à 89%. Regardez l'histogramme : il y a perte de détails dans les zones claires !

Remarque : bien évidemment, c'est votre image qui vous permettra —ou non— d'effectuer ces derniers réglages ! Si votre histogramme, à l'origine, est très proche d'un côté, vous ne pourrez pas modifier le contraste global sans perte de détail de ce côté !!!...

→ Lorsque vous êtes satisfait des résultats, cliquez sur OK pour quitter la boîte de dialogue Éditeur de dégradé et vous pouvez également masquer les options de la courbe de transfert de dégradé.



→ Une dernière remarque : comme toujours (souvent !), rien de ce que nous avons fait à l'image n'est permanent. L'ensemble de l'effet noir et blanc que nous avons créé est contenu dans la courbe de transfert de dégradé elle-même, l'image d'origine reste indemne et en sécurité sur le calque d'arrière-plan en dessous (encadré jaune).

Si, pour une raison ou une autre, vous souhaitez afficher à nouveau la version couleur de l'image, désactivez simplement le calque de réglage de la courbe de transfert de dégradé en cliquant sur l'œil situé à gauche du calque de réglage dans la liste des calques. Cliquez à nouveau sur l'icône de visibilité du calque pour réactiver le calque de réglage de la courbe de transfert de dégradé et revenir à la version noir et blanc...

Voilà, l'explication était longue —car détaillée—, mais la manip' est simple et rapide et... comme vous avez pu le constater, très puissante !

Amusez-vous bien !

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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