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POUSSER / RETENIR UN TIRAGE EN NUMÉRIQUE

Si vous avez connu le travail sous l'agrandisseur, vous savez déjà de quoi je veux parler, aussi je vais vous montrer comment obtenir le même résultat avec vos images numériques. Si vous êtes nés avec le numérique comme seule base de réflexion photographique, je vais vous faire découvrir ce que pousser et retenir peut vouloir dire et comment faire cela devant votre écran d'ordinateur.

Je ne vous cacherai pas que cette technique est très complexe en photographie argentique sous l'agrandisseur, mais qu'elle est loin d'être plus simple en photo numérique !... Pour la démonstration, j'utiliserai Photoshop mais nombre d'autres programmes (même gratuits) permettent de faire aussi bien !...

Comme toujours avec Photoshop, quoi que vous souhaitiez faire, il y aura toujours 36 façons différentes d'arriver au même résultat ! Je vous exposerai donc ici plusieurs techniques, de complexités variables. Il en existe encore bien d'autres, bien plus pointues —et bien plus complexes— que je laisserai sous silence à moins qu'un jour je me décide à compléter ce présent article... affaire à suivre.

Je ne vous cacherai pas non plus que ces techniques informatiques requièrent une dextérité manuelle importante pour utiliser la souris, qu'une tablette graphique aiderait grandement la manip', mais bon, la tablette graphique n'est pas à la portée de toutes les bourses et nécessite une longue formation !...

DE QUOI S'AGIT-IL ?

Les termes pousser et retenir font référence à des techniques permettant d'assombrir (pousser) ou d'éclaircir (retenir) des zones spécifiques de nos images lors du tirage (sous l'agrandisseur —en argentique—) ou du post-traitement (sur l'écran —en numérique—). Cette modification de luminosité se faisant soit en augmentant soit en diminuant l'exposition de zones de l'image. En argentique, le jeu consistait à placer un obstacle opaque pour empêcher l'illumination de son papier photo sur certaines zones afin de diminuer la luminosité pendant que le reste de l'image continuait à être exposé. En numérique, il faudra peindre les zones que l'on souhaite modifier.

LA TECHNIQUE LA PLUS SIMPLE.

Si on peut parler de simplicité... Bref, Photoshop possède des outils qui permettent de pousser ou retenir des zones de son image... mais, bien sûr, ces outils ne portent pas ces noms (ce serait trop accessible aux non professionnels)... Dans Photoshop, ces outils s'appellent Outil Densité - pour Retenir et Outils Densité + pour Pousser :

Supposons que je souhaite améliorer l'image suivante (bien qu'elle me convienne ainsi !) :

1ère étape
Ces deux outils, aussi supers soient-ils, ont un énorme défaut : ils modifient définitivement votre image, et ce n'est franchement pas une bonne chose... on peut se tromper et perdre la source de travail !... DONC, comme toujours, on va dupliquer le calque (Ctrl-J).

Maintenant il est temps de planifier notre travail. Disons que je souhaite assombrir le ciel et éclaircir le bâtiment de droite.

2ème étape
Nous allons sélectionner l'outil Retenir (= Outil Densité -) pour peindre le bâtiment (que je souhaite éclaircir). Sachez que ces outils ont des effets cumulatifs, c'est à dire que vous aurez beau repasser 100 fois au même endroit, vous ne modifierez la luminosité qu'une seule fois. Pour modifier la luminosité, il faut relâcher le bouton de la souris et ensuite recliquer et repasser une nouvelle fois. C'est bien plus pratique pour obtenir un travail uniforme !...

Repérez dans la barre de configuration de l'outil que vous pouvez affecter exclusivement les zones de tonalité foncée, de tonalité moyenne ou de tonalité claire. Cela permet beaucoup plus de souplesse au moment de modifier votre image !

De même, toujours dans la barre de configuration de l'outil, vous pouvez modifier la valeur de l'exposition. 50% est la valeur moyenne pouvant convenir à tous types de travaux, mais, pour un portrait —par exemple— des valeurs de l'ordre de 10 à 15% seraient plus judicieuses. C'est à vous de faire des tests pour trouver la bonne puissance selon la photo à modifier...

Toujours dans la barre de configuration de l'outil, vérifiez que la case Protéger les tons est bien cochée, c'est elle qui permettra de conserver les tons et de ne pas saturer les couleurs !...

3ème étape
Nous allons maintenant dupliquer (Ctrl-J) le calque que nous venons de travailler. Nous aurons donc, en bas, l'arrière-plan qui est notre image originale, au milieu le calque que nous avons retenu et, tout au-dessus, le calque que nous allons pousser. Il n'est pas indispensable de séparer les calques retenu et poussé mais si le résultat ne vous convenait pas en fin de compte, ce serait beaucoup plus facile de ne refaire que la moitié du travail, non ?

Nous allons maintenant sélectionner l'outil Pousser (Outil Densité +) pour peindre le ciel et ainsi lui enlever sa luminosité pour attirer l'œil du spectateur sur le bâtiment qui sera plus clair !...

La barre de configuration est la même pour l'outil Pousser que pour l'outil Retenir, revoyez les remarques ci-dessus...

4ème étape
Cliquer sur l'œil situé devant chaque calque pour le rendre visible/invisible de façon à bien voir ce que vous avez effectué... il est préférable de ne pas en faire suffisamment et de compléter plus tard que de trop en faire et de devoir tout recommencer !...

Quand vous êtes satisfait du résultat, vous pouvez aplatir votre image et l'enregistrer.

Résultat :
Pour vous montrer la puissance de ces outils, je vais vous livrer deux vignettes avant et après. Bien sûr, pour la démonstration, j'ai un peu (beaucoup !) exagéré le traitement mais vous voyez en quoi cette technique simple de Pousser/Retenir peut être puissante !... J'aurais pu faire mieux en éclaircissant l'ensemble des bâtiments (par exemple), mais on ne parle pas de photo mais de technique de post-traitement ici !

Postface :
Ces mêmes outils existent dans GIMP sauf que c'est 1 seul outil (!) Appuyer/Relâcher la touche Ctrl permet le passage de Pousser à Retenir.

UNE TECHNIQUE ALTERNATIVE

Cette technique est assez proche de la précédente mais, puisque les outils Densité+ et Densité-, pour utiles qu'ils soient, souffrent tous les deux d'un grave problème... ils causent des dommages permanents au calque sur lequel ils sont appliqués, il devient donc très difficile de faire marche arrière en cas d'erreur... Nous verrons donc une technique pour contrôler sélectivement l'exposition d'une photo en éclaircissant et en obscurcissant des zones spécifiques nous donnant des résultats très similaires à ceux obtenus avec la technique précédente mais en utilisant uniquement l'Outil Pinceau de Photoshop et un mode de fusion des calques. Il sera donc beaucoup plus simple de revenir en arrière si on n'est pas trop satisfait du résultat de notre travail...

Je vais utiliser la même photo que précédemment :

1ère étape :
Après avoir ouvert notre photo dans Photoshop, on va immédiatement créer un nouveau calque. Mais nous souhaitons un calque un peu spécial donc nous ne pourrons pas nous contenter de cliquer sur l'icône Créer un calque... Une fois n'est pas coutume (à voir !) nous allons maintenir enfoncée la touche Alt du clavier en cliquant sur l'icône Créer un calque...

Cela fera apparaitre une fenêtre nous permettant de mieux personnaliser notre nouveau calque. Cette fenêtre permet de nommer le calque (facultatif) mais surtout de définir des caractéristiques importantes :
- on définira le Mode : à Incrustation (au lieu de normal).
- une fois le mode Incrustation sélectionné, l'option (Pas de couleur neutre pour le mode Normal) est remplacée par l'option Couleur neutre pour le mode incrustation (50% gris) qu'il faudra cocher. Toutes les zones de la couche qui sont plus claires que 50% de gris (= la nuance de gris exactement entre le noir et le blanc) sont utilisées pour éclaircir l'image, tandis que les zones plus sombres que 50% de gris assombrissent l'image. Toutes les zones qui sont exactement égales à 50% de gris sont complètement ignorées par Photoshop, elles sont totalement transparentes.

- il ne reste plus qu'à cliquer sur OK. On ne voit rien sur l'image MAIS un nouveau calque (gris 50%) est bien posé sur notre photo. J'ai dit, il y a un instant, que quand un calque est réglé sur le mode de fusion Incrustation, toutes les zones du calque à 50% de gris deviennent transparentes, et si nous regardons notre image dans la fenêtre de document, même si la couche (Calque 1 ou bien le nom que vous avez saisi) est remplie de gris uni, ce qui signifie normalement que notre fenêtre de document est remplie de gris, tout ce que nous voyons est notre photo originale. Le gris sur le Calque 1 (ou bien le nom que vous avez saisi) est complètement transparent !...

2ème étape
Nous allons éclaircir et assombrir différentes zones de l'image simplement en les recouvrant (dans Calque1) de noir ou de blanc. Les zones que nous peignons avec du blanc seront éclaircies, tandis que les zones que nous peindrons avec du noir seront assombries. Encore une fois, c'est parce que nous allons peindre sur un calque défini en mode de fusion Incrustation. Avant que nous puissions peindre sur quoi que ce soit, cependant, nous devons saisir l'outil Pinceau, soit en le sélectionnant dans la palette Outils ou en tapant B sur le clavier (pour y accéder directement).

3ème étape
Nous allons commencer par éclaircir le bâtiment de droite, ce qui signifie que nous devrons peindre par dessus (sur le Calque1) avec du blanc, il faut donc définir la couleur de premier plan en blanc, car l'outil Pinceau peint avec la couleur définie pour le premier plan.

Si les couleurs actuellement sélectionnées ne sont pas le blanc et le noir, il suffit de taper D sur le clavier pour réinitialiser les couleurs de premier plan et d'arrière-plan à leurs valeurs par défaut. Cela fait du noir la couleur de premier plan et du blanc la couleur d'arrière-plan. Pour les intervertir (afin que le blanc devienne la couleur de premier plan), il suffit de taper X sur le clavier.

Pour commencer l'éclaircissement (Retenir), il faut sélectionner un pinceau pas trop net et surtout baiser son opacité entre 10 et 30% (dans la barre des options en haut de l'écran) pour augmenter graduellement l'importance de l'éclaircissement en repeignant sur la zone à affecter... Personnellement je reste fixé sur 10% sur des images très douces, pour l'exemple d'aujourd'hui j'ai utilisé 30% !

Avec votre outil Pinceau sélectionné, le blanc comme couleur de premier plan et l'opacité du pinceau abaissé, on va simplement peindre sur toutes les zones de la photo qui doivent être éclaircies. L'effet sera très subtil au début en raison de la faible opacité du pinceau, mais si on a besoin de plus d'éclaircissement dans certaines zones, il suffit de les peindre plusieurs fois pour obtenir l'effet voulu.

Comme toujours, il faut zoomer pour augmenter la précision du geste et adapter l'épaisseur du pinceau à la zone à peindre.

4ème étape (facultative)
On va créer un nouveau calque. Exactement comme dans la 1ère étape, avec les mêmes caractéristiques. Je dis que cette étape est facultative puisqu'il est tout à fait possible d'éclaircir certaines zones et d'assombrir d'autres zones sur un seul et même calque. En effet, si on passe du blanc (on éclaircit) et qu'on le recouvre de noir (on s'assombrit), c'est la couleur prédominante qui engendrera l'effet (puisque l'opacité du pinceau est très faible).

5ème étape
On va maintenant taper X sur le clavier pour intervertir les couleurs de premier plan et d'arrière-plan afin que le noir devienne la couleur de premier plan. Avec la couleur de premier plan maintenant définie sur noir, on va peindre sur toutes les zones de la photo qui doivent être assombries. Chaque fois que nous allons repasser (repeindre) sur la même zone, on augmentera la quantité d'obscurcissement.

Nous allons donc commencer par assombrir (Pousser) le ciel, ce qui signifie que nous devrons peindre par dessus (sur le Calque1 —ou Calque2 si vous l'avez créé dans la 4ème étape—) avec du noir. Il suffit d'appliquer la même technique que lors de la 3ème étape mais avec la couleur noire.

___

Si on regarde la(les) vignettes de prévisualisation pour le(s) calque(s) de correction dans la palette Calques, on peut voir toutes les zones peintes en blanc ou en noir (ou en gris si on a très peu appliqué de couleur !).

___

Si vous peignez accidentellement sur des zones que vous ne vouliez pas affecter et que vous souhaitez effacer ces erreurs, si suffit de les recouvrir par du gris à 50%. Pour ce faire, cliquez simplement sur l'échantillon de couleur de premier plan dans la palette Outils, ce qui fera apparaître le sélecteur de couleurs de Photoshop. Entrez une valeur de 128 pour les options R ,V et B dans le sélecteur de couleur, ce qui vous donnera la couleur gris à 50% !...

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6ème étape
Le travail est terminé, il ne reste plus qu'à aplatir l'image (menu : Calque|Aplatir l'image) et à l'enregistrer...

Résultat :
Pour vous montrer la puissance de ces outils, je vais vous livrer deux vignettes avant et après. Bien sûr, pour la démonstration, j'ai un peu (beaucoup !) exagéré le traitement mais vous voyez en quoi cette technique simple de Pousser/Retenir peut être puissante !... J'aurais pu faire mieux en éclaircissant l'ensemble des bâtiments (par exemple), mais on ne parle pas de photo mais de technique de post-traitement ici !

Remarque:
- ne pas comparer la puissance des outils, les deux traitements n'ont pas été menés avec la même force !...

Critique:
+ les couleurs sont mieux respectées
- le travail est un peu plus long et difficile puisqu'il n'y a pas moyen de limiter les tons qui doivent être affectés par le traitement, contrairement aux outils Densité+ et Densité-.
- dans les zones sans information (ici la zone très claire à l'extrême gauche de l'image), cette technique n'a pas permis l'assombrissement, contrairement à la première méthode.

Postface:
Cette technique est également utilisable avec GIMP et nombre d'autres logiciels !...

UNE AUTRE ALTERNATIVE

C'est bien connu, avec les logiciels évolués, il existe 36 moyens différents d'obtenir le même résultat. J'ai commencé cet article avec Photoshop donc je vais poursuivre avec lui, mais cette technique est également utilisable avec GIMP (et même avec mon bon vieux PaintShopPro 5 pour Windows 3 !).

Toujours avec la même image que précédemment.

1) ouvrir l'image dans Photoshop (ou autre !)
2) dupliquer DEUX FOIS le calque de l'image (Ctrl-J)
3) on va inverser le calque du dessus (Ctrl-I) (ou menu Image|Réglages|Négatif)
4) maintenant on va modifier le mode de fusion de ce calque supérieur en « Lumière Vive »
5) on va infliger maintenant un flou gaussien à ce calque (menu Filtres|Atténuation|Flou Gaussien) et on va modifier le Rayon du filtre flou Gaussien jusqu'à obtenir une image "en volume" —on dit gaufrée en fait— qui fera ressortir les détails et les contrastes.
6) maintenant on va fusionner les deux calques supérieurs (Ctrl-E)
7) on va désaturer ce calque fusionné (Maj+Ctrl+U) (ou menu Image|Réglages|Désaturation). On obtient un noir et blanc.
8) on va maintenant affecter un deuxième flou Gaussien (!) mais plus faible pour bien voir les zones claires et les zones sombres.
9) on va créer un masque noir. Couleur d'avant plan en noir, faire Alt+Clic sur le bouton Ajouter un masque vectoriel).

Cela n'entrainera rien sur notre image (!!!) le noir correspondant à la couleur transparente.
10) on va régler la couleur d'avant plan sur blanc et on va peindre (au pinceau) en blanc les zones que l'on veut éclaircir. Modifiez l'opacité sans quoi vous allez vous faire peur !...

Certes, cette technique est loin d'être la meilleure pour des grandes zones (comme dans l'exemple) mais pour jouer sur des petits détails de vêtements, d'objets ou de bijoux (etc.) c'est une technique simple et souveraine !...

Il est important de souligner que pousser ou retenir des zones dans vos images a deux objectifs : un artistique et —surtout— la suppression des distractions basées sur la luminosité. Qu'est-ce que vous essayez de réaliser en poussant ou en retenant vos tirages ? Souligner ce qui est déjà ? Assombrir les ombres et éclairer les zones déjà claires ? Modifier l'éclairage ? Remodeler un visage ou un corps en fonction de votre perception de l'éclairage ? En fait, cette technique s'utilise pour réparer les distractions qui empêchent une forme (une joue, une jambe) d'être pleine et douce. Si vous voyez des taches (des zones), enlevez-les en poussant ou en retenant votre tirage à ces endroits et vous aurez gagné... Si, par contre, vous essayez de modifier totalement l'éclairage de votre scène, il serait plus intéressant de revoir vos connaissances sur l'exposition !... Même si c'est éventuellement envisageable, pousser et retenir un tirage ne créera jamais une bonne exposition à partir d'une mauvaise... et dans ce cas, la dernière technique prend toute sa valeur ! Et je vais vous en proposer d'autres qui ne seront pas terribles pour récupérer un éclairage loupé à la prise de vue mais qui seront extraordinaires pour corriger ou souligner des points de détails de vos images car c'est dans le traitement des détails que l'on crée une grande image !...

A SUIVRE...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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MODIFIER LE CONTRASTE DU NOIR ET BLANC

Certes, tous les logiciels de traitement d'image proposent un curseur pour régler le contraste... mais ce dernier est très souvent limité ! Il existe une technique bien plus puissante et bien plus souple, même si plus longue à mettre en œuvre, c'est d'elle que nous allons parler aujourd'hui. Cette technique est utilisable avec tous les logiciels de traitement d'image dignes de ce nom... d'ailleurs, je le fait avec mon fidèle PaintshopPro 5 (pour Windows 3 !), mais je vais vous montrer la manip' avec GIMP (vous aurez du mal à trouver PSP 5 !).

1) vous ouvrez votre image dans GIMP (ou autre !)

2) vous dupliquez le calque : dans la barre des calques, clic droit sur le premier calque et Dupliquer le calque.
3) vous transformez ce deuxième calque en noir et blanc : menu Image|Mode|Niveaux de gris ou mieux, menu Couleurs|Désaturer puisque vous avez un choix de transformation en noir et blanc. Je ne peux pas vous conseiller un mode de désaturation, ce choix doit être guidé par votre image et par votre goût !... Pour la photo d'exemple, j'ai choisi le mode Luminosité.

4) vous dupliquez maintenant le calque que vous venez de désaturer
5) vous allez inverser ce nouveau calque (mode négatif) : menu Couleurs|Inverser.
6) maintenant vous allez appliquer au calque inversé un flou gaussien assez important. Menu Filtres|Flou|Gaussien. Ici non plus je ne pourrai vous conseiller ni le rayon du flou ni la méthode de flou proposée par GIMP... cela dépendra de votre image. Sachez simplement que le flou ne doit pas être trop important, sinon vous obtiendrez un halo très désagréable en fin de procédure (!!!). Il faut conserver un vague aperçu des grandes lignes de l'image dans la prévisualisation du flou. Pour mon image d'exemple j'ai appliqué un flou Gaussien RLE de rayon = 20.
7) modifiez le mode de fusion du calque flouté en Éclaircir.

8) il ne vous reste plus qu'à modifier l'opacité du calque supérieur pour diminuer l'importance de l'éclaircissement.

Nota Bene : sous Photoshop, le mode de fusion est Densité- (au lieu d'Éclaircir)

Si, plutôt qu'éclaircir votre image, vous souhaitez l'obscurcir, vous ferez la même manœuvre MAIS en sélectionnant le mode de fusion Assombrir (étape 7)

Et toujours modifier l'opacité du calque pour diminuer la force de l'assombrissement...

Nota Bene : sous Photoshop, le mode de fusion est Densité+ (au lieu d'Assombrir).

Juste pour la comparaison, voici ce que l'on obtiendrait pour des contrastes extrêmes provenant du curseur contraste :


À gauche : contraste -100 | À droite : contraste +100

Avouez que ce petit travail de moins d'une minute en vaut largement la peine !

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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LES PRINCIPAUX MODES DE FUSION

Photoshop est une usine à gaz (bon, GIMP c'est guère mieux !), je pense que vous le savez tous, mais quand on regarde la myriade d'autres logiciels de traitement d'images qui sont très biens mais qui paraissent pauvres en outils, on peut se demander si Adobe ne fait pas de surenchère !... Ne parlons (pour cet article) que du nombre de modes de fusion des calques dans Photoshop : pas moins de 27 !!!... Alors qu'objectivement, pour un photographe amateur, 5 de ces modes suffiraient plus que largement !... C'est donc de ces 5 modes de fusion des calques que je vais vous parler aujourd'hui...

J'ai déjà parlé des modes de fusion (ici) mais nous allons nous concentrer sur les cinq modes de fusion les plus importants (de Photoshop ou des autres), à savoir Produit, Éclaircir, Incrustation, Couleur et Luminosité. Ces cinq modes de fusion sont ceux que vous utiliserez le plus. Et je pense —j'espère— qu'avec cet article tout sera plus clair...

Les modes de fusion dans Photoshop (mais pas que !) permettent au calque en cours de se mélanger ou d'interagir de différentes manières avec le ou les calques situés en dessous. Sans les modes de fusion, le seul moyen de fusionner les calques consiste à réduire l’opacité d’un calque, ce qui ne produit pas de résultats très intéressants. Les modes de fusion permettent d'ouvrir un monde de possibilités créatives, et ils sont extrêmement utiles pour l'édition, la retouche et la restauration de photos.

Ils sont faciles à utiliser et ils nous font gagner beaucoup de temps ! À partir de Photoshop CC, vous pouvez choisir parmi 27 modes de fusion, mais vous n'avez pas besoin de connaître tous les 27 pour commencer à utiliser les modes de fusion dans votre travail quotidien, juste 5 ! Apprenez comment et quand utiliser ces cinq modes de fusion et la vie avec Photoshop (et autres !) devient beaucoup plus facile !...

Cliquez sur l'option Mode de fusion dans le panneau Calques pour afficher une liste de tous les modes de fusion disponibles. Si vous êtes nouveau, il peut sembler qu'il n'y ait pas de logique dans la façon dont la liste est organisée. Mais si vous regardez attentivement, vous verrez que les modes de fusion sont en fait divisés en groupes (les couleurs servent à séparer les groupes, elles ont été rajoutées par moi, elles n'existent pas dans le programme !).

Les deux premiers modes de fusion en haut, Normal et Fondu, constituent le premier groupe. Au-dessous, Obscurcir, Produit, Densité couleur+, Densité linéaire+ et Couleur plus foncée constituent le deuxième groupe, et ainsi de suite.
Il y a six groupes au total et si vous pensez que les modes de fusion de chaque groupe doivent avoir quelque chose en commun, vous avez raison !

Les modes de fusion du premier groupe, Normal et Fondu, sont à part. En fait, alors que le mode de fusion Normal est le mode de fusion par défaut de Photoshop, vous pouvez passer toute votre vie sans utiliser Fondu, car son utilisation est très limitée. Les autres modes de fusion sont regroupés car ils ont quelque chose en commun.

2ème groupe : Modes de fusion d'Obscurcissement

3ème groupe : Modes de fusion d'Éclaircissement

4ème groupe : Modes de fusion de Contraste

5ème groupe : Modes de fusion de Comparaison

6ème groupe : Modes de fusion Composite

Les 5 modes de fusion à connaitre absolument sont :

Le mode de fusion Produit assombrit les images
.

Le premier groupe de modes de fusion, Obscurcir (même s'il n'est pas titré), est composé des modes de fusion Obscurcir, Produit, Densité couleur+, Densité linéaire+ et Couleur plus foncée. Tous ces modes de fusion assombrissent l'image dans une certaine mesure, le mode Obscurcir ayant (bisarrement) le moins d'impact sur l'image alors que Densité couleur+ et Densité linéaire+ ont le plus d’impact. Toutefois, parmi les cinq modes de fusion du groupe Obscurcir, l’un se situe au-dessus de tous les autres, et c’est le mode de fusion Produit. Le mode de fusion Produit est l'un des modes de fusion les plus importants et les plus utilisés, que vous effectuiez des retouches photo traditionnelles ou que vous créiez des effets spéciaux délirants. Il est unique parmi tous les modes de fusion en ce sens qu'il est le seul nommé d'après les calculs que le programme effectue lorsque le mode Produit est sélectionné. Photoshop (et les autres) prend les couleurs du calque défini en mode de fusion Produit et les multiplie par les couleurs des calques situés en dessous, puis les divise par 255 pour obtenir le résultat. Bien sûr, vous n'avez pas besoin de vous intéresser aux mathématiques pour utiliser les modes de fusion (!!!), et la plupart des gens utilisent l'analogie d'un projecteur de diapositives pour mémoriser le fonctionnement du mode Produit. Imaginez que vos photos étaient sur des diapositives et que vous en teniez deux, l'une devant l'autre. Étant donné que la lumière doit traverser deux diapositives (et pas une seule), l’image résultante apparaît plus sombre.

Regardons un exemple de base du fonctionnement du mode de fusion Produit dans Photoshop. J'ai ici un document très simple que j'ai créé en utilisant deux couches. Le calque d'arrière-plan d'une couleur bleue unie, et sur le calque au-dessus, un dégradé horizontal allant du noir pur à gauche au blanc pur à droite, ainsi que trois carrés. Le carré à gauche est rempli de noir, le carré à droite est rempli de blanc et le carré au milieu est rempli à 50% de gris (autrement dit, la nuance de gris qui se situe directement entre le noir et le blanc) :

Actuellement, nous voyons tout dans le document Photoshop exactement comme nous nous attendions normalement à le voir, avec le dégradé et les carrés bloquant complètement la couleur bleue unie sur le calque d'arrière-plan, et cela parce que le mode de fusion du calque supérieur est défini en mode de fusion Normal. Lorsque nous définissons le mode de fusion d'un calque sur Produit, les choses changent.

Toutes les zones du calque d'un blanc pur disparaissent complètement, alors que tout le reste devient plus sombre. La seule exception est que toutes les zones qui sont déjà noires restent noires, car vous ne pouvez évidemment pas rendre le noir pur plus sombre qu’il ne l’est déjà. Donc tout ce qui est blanc disparaît complètement, tout ce qui est noir reste noir et tout le reste devient plus sombre. Le carré blanc en bas à droite, ainsi que la zone blanche à droite du dégradé, doivent disparaître complètement. Le carré noir en bas à gauche, ainsi que la zone noire à gauche du dégradé, doivent rester noirs. Le carré gris à 50%, ainsi que le reste du dégradé, doivent se fondre dans le calque bleu situé au-dessous et devenir plus sombre.

Une utilisation possible dans la vraie vie : retouche et restauration de photos : assombrir facilement les photos qui se sont estompées au fil du temps. Sur une photo ancienne, les ombres sombres se sont transformées en un gris plus clair, réduisant non seulement le contraste de la photo, mais aussi certains détails. Si on crée un bête calque de réglage Niveaux, sans rien modifier de ce calque sauf son mode de fusion en Produit, on assombrit les ombres dans l'image et on rétablit une grande partie du contraste et des détails !...

Le mode de fusion Éclaircir éclaircit les images.

Le deuxième groupe de modes de fusion, Éclaircir (même s'il n'est pas titré), est composé des modes de fusion Éclaircir, Superposition, Densité Couleur-, Densité linéaire- et Couleur plus claire. Éclaircir est en fait l'exact opposé de Produit, et tandis que le mode de fusion Produit tire son nom des calculs effectués lorsque nous définissons un calque sur le mode Produit, Éclaircir tire son nom de son analogie réelle. Imaginez encore une fois que vos photos sont sur des diapositives. Si vous en preniez deux, placez chaque diapositive dans un projecteur distinct et faites briller les deux projecteurs sur le même écran, les images combinées à l’écran sembleraient plus claires que l’une des deux images.

Voyons comment fonctionne le mode de fusion Éclaircir dans Photoshop. Je ne vais pas rentrer dans les détails, on refera la même manipulation que pour Produit mais avec Éclaircir...

Nous pouvons voir que tout s'est passé exactement comme prévu et exactement à l'opposé du mode de fusion Produit. Le carré noir et la zone noire du dégradé sont désormais masqués, le carré blanc et la zone blanche du dégradé restent inchangés et le carré gris à 50% et le reste du dégradé se fondent dans la couleur bleue du calque d'arrière-plan en dessous d'eux, nous donnant un résultat plus clair.

Une utilisation possible dans la vraie vie : retouche et restauration de photos : récupérer facilement les photos qui ont perdu les tons clairs au fil du temps. Si on crée un bête calque de réglage Niveaux, sans rien modifier de ce calque sauf son mode de fusion en Éclaircir, on récupère les hautes lumières dans l'image !...

Le mode de fusion Incrustation augmente le contraste.

Incrustation fait partie du groupe de modes de fusion Contraste (même si non titré), ainsi que d'autres modes de fusion tels que Lumière tamisée, Lumière crue, Lumière vive, Lumière linéaire, Lumière ponctuelle et Mélange maximal. Chacun de ces modes de fusion est conçu pour augmenter le contraste d'une image, mais le mode Incrustation est de loin le plus populaire et le plus utilisé, et vous devez absolument le connaitre.

Le mode de fusion Incrustation multiplie les zones sombres et les zones claires en même temps, afin que les zones sombres deviennent plus sombres et que les zones claires deviennent plus claires. Tout ce qui est gris 50% disparaît complètement. Cela a pour effet de renforcer le contraste de l'image, ce qui explique pourquoi l'une des utilisations les plus courantes de la retouche photo consiste à améliorer rapidement et facilement le contraste des images décolorées. Voyons ce qui se passe quand on change le mode de fusion du calque supérieur en Incrustation : le carré gris à 50%, ainsi que la zone au centre du dégradé directement entre le noir et le blanc, disparaître complètement. Tout ce qui est plus foncé que 50% de gris devrait devenir encore plus foncé et tout ce qui est plus clair que 50% de gris devrait devenir encore plus clair...

Et bien non !...

Le carré gris à 50%, ainsi que la zone au milieu du dégradé, ont disparu, tandis que tout ce qui est à gauche dans le dégradé se fond avec la couleur bleue en dessous pour devenir plus sombre, et tout ce qui est à droite s'est mélangé à la couleur bleue pour devenir plus clair. Ce qui est étrange ici, cependant, c'est que nous nous attendions à ce que les carrés noir et blanc, ainsi que les zones noires et blanches du dégradé, restent inchangés. Il serait logique que tout ce qui est noir soit toujours noir et que tout blanc soit toujours blanc. Pourtant, nous pouvons voir que ce n'est pas le cas. Le carré noir et la zone noire du dégradé de gauche se sont légèrement éclaircis pour devenir un bleu foncé, tandis que le carré blanc et la zone blanche du dégradé de droite se sont légèrement assombris pour devenir un bleu plus clair. Ces modifications sont si subtiles que ma capture d'écran ne me donne que du bleu !!! Que s'est-il passé ? C'est ce que l'on appelle "favoritisme". Avec le mode de fusion Incrustation, Photoshop favorise en fait le ou les calques sous-jacents au calque défini en mode Incrustation. En d’autres termes, dans notre cas ici, Photoshop accorde moins d’importance au calque supérieur, qui est le calque défini sur le mode Incrustation, et plus d'importance au calque au fond bleu en dessous. C'est pourquoi la couleur bleue a pour ainsi dire triomphé des couleurs noir et blanc que nous nous attendions à voir....

Voyons ce qui se passe si l'on change l'ordre des calques dans la palette Calques pour que le calque contenant le dégradé et les carrés se trouve en bas et que la couleur bleue unie se trouve au-dessus. Photoshop ne nous permet pas de déplacer le calque d'arrière-plan, il faudra donc le transformer en calque classique. Pour ce faire, il suffit de faire un Alt-double clic gauche (Windows) sur "Arrière plan" dans la palette des calques, il s'appelle maintenant "Calque 0" et on peut le déplacer !... Déplaçons "Calque 0", qui est notre couche bleue unie, directement au-dessus du calque "dégradé+carrés". On va également remettre le calque "dégradé+carrés" en mode de fusion Normal, et cette fois, définir le calque bleu en Incrustation :

Cette fois, étant donné que la couleur bleue unie est définie sur Incrustation, Photoshop va privilégier le calque "dégradé+carrés" situé en dessous. Cela signifie que les zones en noir et blanc sur le calque "dégradé+carrés" doivent rester noir et blanc...

Les zones noires sont bien toujours noires et les zones blanches sont toujours blanches, tandis que les zones grises à 50% sont toujours masquées. Le mode Incrustation semble avoir un effet beaucoup plus fort maintenant, avec un contraste nettement plus évident, tout cela parce que nous avons changé l'ordre d'empilement des deux calques. Nous utilisons toujours exactement le même mode de fusion Incrustation, mais comme nous avons appris que Photoshop privilégie toujours le ou les calques sous le calque défini en Incrustation, nous avons pu améliorer l'effet de contraste. Dans la plupart des cas, sauf mon exemple bien entendu, ce "favoritisme" avec le mode Incrustation ne sera pas un problème, mais il est toujours bon de le savoir...

Une utilisation possible dans la vraie vie : retouche et restauration de photos : récupérer facilement les contrastes perdus. Si on crée un bête calque de réglage Niveaux, sans rien modifier de ce calque sauf son mode de fusion en Incrustation, on récupère les hautes lumières et les ombres dans l'image !...

Le mode de fusion Couleur ne fusionne que la couleur (!) d'un calque.

Notre quatrième mode de fusion essentiel n'a rien à voir avec les ombres, les hautes lumières ou le contraste de l'image. En fait, il s’agit du mode de fusion des couleurs. Il se trouve dans le groupe composé des modes de fusion Teinte, Saturation, Couleur et Luminosité. Le mode de fusion des couleurs est en fait une combinaison des deux premiers modes du groupe Composite, Teinte et Saturation. Lorsque vous modifiez le mode de fusion d'un calque en Couleur, seule la couleur (c'est-à-dire toutes les teintes et leurs valeurs de saturation) du calque est mélangée avec le ou les calques situés en dessous. Les valeurs de luminosité du calque sont complètement ignorées. Le mode de fusion des couleurs est parfait lorsque vous souhaitez ajouter ou modifier les couleurs d'une image sans modifier les valeurs de luminosité. Comme nous le verrons tout à l'heure, Couleur est en fait l'exact opposé de notre cinquième et dernier mode de fusion essentiel : Luminosité, qui ignore toutes les couleurs du calque et ne mélange que les valeurs de luminosité.

L'une des utilisations les plus populaires du mode de fusion Couleur est la colorisation des images en noir et blanc. Cela vous permet d'ajouter de la couleur à l'image sans affecter les valeurs de luminosité. Ajoutez simplement un nouveau calque vierge au-dessus de votre image et définissez le mode de fusion du calque sur Couleur. Sélectionnez votre outil Pinceau dans la palette Outils, choisissez la couleur que vous souhaitez peindre et commencez à peindre sur le calque pour ajouter votre couleur. Si la couleur est trop intense, il suffira de diminuer l'opacité du calque sur lequel a été appliquée la couleur... et puis c'est tout !...

Le mode de fusion Luminosité mélange uniquement la luminosité (!)

Notre cinquième et dernier mode de fusion essentiel pour la retouche photo est Luminosité. Tout comme le mode Couleur, Luminosité se trouve dans le groupe Composite des modes de fusion, avec Teinte et Saturation, et est en fait l’exact opposé du mode Couleur. Alors que le mode Couleur mélange les couleurs d'un calque en ignorant les valeurs de luminosité, le mode Luminosité associe les valeurs de luminosité tout en ignorant les informations de couleur ! Dans l'édition de photos, le changement du mode de fusion d'un calque à Luminosité constitue souvent une étape finale. Par exemple, une technique de retouche photo très courante consiste à utiliser un calque de réglage Niveaux ou Courbes pour améliorer le contraste global d'une image et, dans de nombreux cas, cela fonctionne parfaitement. Le problème que vous pouvez rencontrer est que les niveaux et les courbes affectent non seulement les valeurs de luminosité dans une image, mais également la couleur. En augmentant le contraste de l'image, vous augmentez également la saturation des couleurs, en particulier dans les rouges et les bleus, et vous observez parfois un changement de couleur. Trop de saturation des couleurs dans une photo peut effacer les détails importants de l'image. En modifiant le calque Niveaux ou Courbes en mode de mélange Luminosité, nous évitons facilement le problème en demandant d'ignorer complètement les informations de couleur.

Ouf, c'était long, mais cela vous sera très utile !!! Notez que selon votre version de Photoshop ou selon votre logiciel de traitement d'images, ces modes de fusion n'auront pas toujours le même nom et/ou ne seront pas classés dans le même ordre, mais vous les retrouverez systématiquement !...

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UNE BONNE TECHNIQUE SIMPLE DE CONVERSION EN N&B

J'ai déjà beaucoup parlé de ci de là des techniques de conversion d'une image numérique couleur en N&B. Si toutes ces techniques aboutissaient globalement au même résultat, cela rendait le choix difficile... C'est pourquoi nous allons parler aujourd'hui d'une technique simple mais puissante pour convertir une image couleur en N&B de qualité respectant le rendu initial de la photo couleur.

Cette méthode est probablement la plus logique pour convertir une image en noir et blanc compte tenu des spécificités de l'image numérique. Une image numérique couleur peut être définie suivant plusieurs modes colorimétriques comme le mode RVB et le mode TSL (entre autre).

Le mode RVB définit une image suivant ses composantes Rouge, Verte et Bleue. Ces trois composantes correspondant aux couleurs capturées par les photosites du capteur numérique.

Le mode TSL définit une image suivant ses composantes Teinte, Saturation et Luminance (ou luminosité). Ces composantes correspondent aux informations suivantes : Teinte : couleur brute de la photo. Saturation : intensité de la couleur, associée à la teinte, elle correspond à la couleur réellement affichée. Luminance : brillance, luminosité de la couleur.

Si le premier réflexe de conversion consiste à transformer les valeurs RVB, le mode le plus pratique pour convertir une photo couleur en noir et blanc est, en fait, le modèle TSL car la conversion n'affecte que deux des trois composantes : la teinte et la saturation, qui définissent les couleurs de la photo et que l’on souhaite convertir en niveaux de gris.

Un des modes de fusion de Photoshop (et autres logiciels) permet d’influencer uniquement ces deux composantes : le mode « couleur » (voir article précédent) . Ce mode remplace la teinte et la saturation de la photo initiale par la teinte et la saturation de la couleur de fusion en préservant la luminance. Il suffit alors de choisir le noir comme couleur de fusion : la photo finale a ses couleurs remplacées par des niveaux de gris allant du blanc au noir suivant leur teinte et leur saturation, en conservant la luminance de la photo initiale... Magique, non ?

Pour vous montrer la technique, je vais utiliser Photoshop, mais j'aurais pu faire appel à de nombreux autres logiciels, ne vous inquiétez donc pas si vous ne possédez pas cette usine à gaz... votre logiciel offrira certainement les mêmes possibilités avec, certainement, la même procédure !...

Donc, nous allons ouvrir une image couleur. J'en ai choisi une présentant des nuances douces de couleurs pour bien montrer ce que va faire la conversion :

Et, immédiatement, on va créer un nouveau calque par-dessus notre image. On va donc choisir un calque de remplissage ou de réglage (icône encadrée de rouge sur la capture d'écran ci-dessus. On va le définir en couleur unie..., ce qui va faire apparaitre une fenêtre de réglage de la couleur :

On va créer un calque noir pur, pour ce faire, il suffit d'affecter une valeur 0 à T et S et L (ou à R et V et B, ou à L et a et b). Cela définira la couleur noir. N.B. : saisir une valeur dans un des mode va modifier automatiquement les valeurs des autres modes.

En cliquant sur OK, on va voir notre image totalement noire. Il suffira de modifier le mode de fusion du calque noir de Normal en Couleur et... tada !... on obtient une image N&B parfaite. Il ne reste plus qu'à gérer le contraste global et/ou local suivant vos goûts (ceci étant toutefois facultatif !).

Si vous êtes adepte des noirs et blancs contrastés, avec des noirs profonds et des blancs purs, vous modifierez le contraste des photos en noir et blanc avec les modes de fusion de Photoshop et des masques de luminosité, techniques dont on pourra parler dans un article à venir, si vous le voulez bien...

En attendant, voici ce que vous obtenez avec cette technique simplissime :

Voilà, c'est un bon début, non ? N.B. : j'ai utilisé une photo argentique scannée pour l'exemple. Cela ne change rien mais explique la plus faible définition que l'on peut repérer (en cherchant bien).

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UTILISER NIK COLLECTION SANS PHOTOSHOP ?

Il y a quelques temps, je vous avais signalé la possibilité de télécharger légalement et gratuitement NIK collection quand Google a décidé d'abandonner le projet. Je ne doute pas une seconde que vous avez sauté sur l'occasion (puisque vous connaissez la puissance de ces plug-ins), oui mais voilà, étant donné que l'ancienne collection NIK n'est plus maintenue, vous pouvez craindre que les plug-ins classiques ne fonctionnent pas avec les futures versions de Photoshop et de Lightroom, ou pire, vous ne possédez ni Photoshop ni Lightroom et vous ne souhaitez pas investir dans ces logiciels (et je vous comprends !). En exécutant les programmes NIK Collection de manière autonome, ce n’est plus un problème !... Mais comment exécutez des plug-ins comme des programmes autonomes, ce n'est pas possible !... Détrompez-vous, je vais vous livrer la procédure !!!...

Quand vous installez NIK Collection, il vous sera demandé d'ajouter les plug-ins dans un ou deux programmes hôte(s) (Photoshop et/ou Lightroom). Si vous possédez ce(s) programmes mais que vous ne souhaitez pas intégrer NIK aux hôtes, ne les sélectionnez pas, ou si vous ne les possédez pas, ne faites rien de particulier !... Et poursuivez l'installation.

Prenez note (oui, sur un papier, c'est plus sûr !) de l'emplacement d'installation. Sous macOS, ce sera par défaut / Applications / Nik Collection. Sous Windows, cela sera \ Program Files \ Google \ Nik Collection \.

Une fois que la collection est installée, accédez au répertoire d'installation avec le navigateur de fichiers. Vous y verrez la liste de tous les programmes inclus dans la collection. Vous pouvez les ouvrir directement en double-cliquant dessus, mais il n'y aura aucun moyen d'importer des images... Super !... Vous posséderez les programmes mais ils ne serviront à rien !!!... Pas de panique, lisez la suite !...

Pour ouvrir une image avec l'un de ces programmes, faites simplement glisser une image et déposez-la sur l'icône du fichier exécutable... et le tour est joué !...

Oui, mais cela vous gonfle d'ouvrir le dossier d'installation chaque fois ? Qu'importe, créez un raccourci n'importe où (sur le bureau par exemple ou dans un dossier spécial sur le bureau) et glissez votre image sur l'icône du raccourci et c'est tout !...

Génial non ? Pas tout à fait !... Il y a deux limitations qui persistent :
→ vous ne pouvez pas traiter les fichiers RAW à l'aide de ces programmes, ce ne sont que des plug-ins (!!!) les RAW sont censés être traités par AdobeCameraRaw ou Lightroom !... Il faudra donc s'assurer de glisser-déposer uniquement des fichiers JPEG ou TIFF (que vous aurez obtenu à l'aide de votre dérawtiseur habituel). Une fois ouvert, éditez votre fichier comme d'habitude...
→ sachez que, une fois le travail du plug-in terminé, si vous cliquez sur « sauvegarder », vous remplacerez le fichier d'origine !... Vous devrez donc créer une copie du fichier à travailler de façon à conserver l'original en cas de besoin et de ne modifier que la copie qui sera transférée dans et modifiée avec la collection NIK !!!...

OK, ce n'est pas très pratique mais vous pouvez acheter Photoshop et risquer de ne plus pouvoir utiliser cette suite gratuite... chacun voit midi à sa porte, n'est-ce pas ?

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CORRIGER UNE DÉRIVE DE COULEUR D'UN JPEG

Ce n'est pas comme si je ne vous l'avais jamais dit ! Vous n'avez pas voulu faire vos photos en RAW et... vous n'avez pas réglé correctement votre balance des blancs et... paf ! Voilà le résultat :

La scène était éclairée au néon... d'où une vilaine dominante verte !!!... OK, pour cette image j'avais volontairement joué sur cette dérive de couleur, mais on peut très bien imaginer qu'il 'agit d'un accident ou que la photo avait été capturée par un compact bas de gamme ou un smartphone, matériels qui ont été pris en défaut au moment du réglage de la balance des blancs (automatique)... Avec un RAW, un petit coup de curseur et hop, tout serait rentré dans l'ordre, mais que faire pour récupérer cette dérive sur un JPEG ? C'est ce que nous allons voir ensemble, maintenant.

Pour ce faire, je vais utiliser Photoshop, mais vous pourrez tout aussi bien utiliser un autre logiciel évolué !...

Cette technique vous permet de déterminer exactement la couleur à utiliser pour contrecarrer la dominante de couleur, ce qui vous permet de la supprimer de l’image. Les ajustements utilisant un seul curseur de balance des blancs ne peuvent pas être aussi efficaces...

1) vous ouvrez votre image
2) vous dupliquez votre image (Ctrl-J), comme toujours
3) vous créez un négatif de votre image dupliquée (Ctrl-I)

Chaque couleur de l'inversion vous indique celle que vous devez appliquer pour supprimer la dérive dans une zone particulière. Donc, pour déterminer la couleur générale que vous devez appliquer, vous devez prendre une moyenne de ces couleurs correctives.

4) vous recherchez la moyenne des couleurs
Dans Photoshop, il existe une commande simplissime pour trouver la moyenne des couleurs :

Menu Filtre|Atténuation|Moyenne

On obtient ainsi pour ma photo d'exemple une valeur de filtre :

5) vous modifiez le mode de fusion du calque supérieur en Lumière tamisée

Et voilà le résultat :

C'est pas mal, non ? En plus c'est très simple et très rapide à faire !... Mais on peut s'amuser à essayer de mieux faire, même si ce n'est pas franchement nécessaire.

6) vous créez un calque de réglage teinte/saturation, comme illustré ci-dessous, et vous l'attachez au calque de correction (Alt-clic).

7) vous pouvez maintenant déplacer les curseurs Saturation et Luminosité. La saturation affectera la couleur exacte de la correction que vous avez créée. Vous pouvez donc la faire correspondre parfaitement pour contrecarrer la dérive colorée que vous souhaitez supprimer. La luminosité vous permettra d'ajuster son intensité...

Vous obtiendrez ainsi une correction au quart de poil de toute dérive de couleur ou erreur de balance des blancs !... Aussi bien en JPEG que vous pourriez l'espérer en RAW !... Bien sûr, en RAW c'est beaucoup plus simple et beaucoup plus rapide !... Mais encore faut-il penser ou pouvoir créer des RAW !...

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COMME EN 1918 !

En ce jour de centenaire de la fin de la première guerre mondiale, je vous propose de créer très simplement et très rapidement, en numérique, un look proche des images datant de cette époque...

Nous avons tous vu ces derniers jours des photos et des films documentaires de l'époque, la télévision, les magazines et même l'internet en sont pleins... et il faut avouer qu'au-delà de la charge émotionnelle du contenu de ces images, la piètre qualité technique dûe au matériel (et probablement aux techniques photograhiques en temps de restrictions) offre un petit quelque chose de créatif de nos jours...

Vous allez pouvoir, en quelques secondes, à l'aide de n'importe quel logiciel capable de gérer les couches (mon vieux JASC PaintShopPro 5 pour Windows 3 fait très bien l'affaire, autant dire que GIMP et Photoshop et autres feront au moins aussi bien !) recréer cet aspect...

1ère étape :
Prenez votre boîtier photo numérique. Montez-y votre plus mauvais objectif, ou si vous ne possédez qu'un zoom de kit, cherchez la focale qui donne le plus mauvais résultat, s'il crée du vignettage c'est encore mieux, mais ce n'est pas obligatoire (au pire, vous pourrez créer du vignettage en post-production).
2ème étape :
Allumez votre téléviseur et réglez-le sur « source analogique ». Plus rien n'est diffusé en analogique de nos jours donc, vous n'obtiendrez plus que de la neige, comme on dit.
3ème étape :
Placez-vous légèrement de biais avec votre appareil photo par rapport à votre écran de télé de façon à ne pas avoir une netteté sur toute la surface de votre photo. Cadrez serré de façon à ne pas capturer des éléments extérieurs à la surface enneigée de votre écran TV. Tirez (même en tout auto ce sera bien !) et passez dans votre logiciel de post-prod'.
4ème étape :
Transformez votre photo de l'écran en monochrome. Il n'est pas nécessaire de créer une bonne image N&B (!), passer l'image en mode « nuances de gris » (un seul clic) suffit largement !... Jouez avec votre curseur contraste et/ou valeurs de blanc et valeur de noir de façon à obtenir un histogramme le plus large possible... ne craignez pas de dépasser les limites (obtenir des blancs brûlés et des noirs bouchés). Vous pouvez également ajouter un léger flou gaussien qui peut apporter un plus !...

5ème étape :
Sélectionnez la photo à traiter. Évitez les photos d'éléments trop modernes !... Puis transformez-la en monochrome. Il n'est pas nécessaire de créer une superbe image N&B comme ce que je conseille dans la page dédiée au noir et blanc !... On peut, par contre, augmenter ou diminuer les contrastes, selon l'effet que l'on souhaite.
6ème étape :
Placer votre photo à traiter en arrière-plan dans votre logiciel de post-production puis, créez un nouveau calque au-dessus. Collez votre photo de l'écran de télé sur le calque supérieur. Puis modifiez la transparence du calque supérieur. Vous pouvez aussi modifier le mode de fusion et la luminosité et le contraste selon ce que vous voulez obtenir.

Et voilà le travail !...

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TRAITER TOUS SES FICHIERS PHOTO AVEC CAMERA RAW !

Un micro-article aujourd'hui, mais d'importance !!!

Nombreux sont ceux qui possèdent Photoshop ou Photoshop Elément, combien se lamentent de ne pas pouvoir traiter ses photos non RAW avec Adobe CameraRaw et combien savent qu'il est tout à fait possible de traiter ses JPEG (ou autres) avec le programme connu pour sa puissance qu'est ACR ?

Non, il ne s'agit pas d'une fonction cachée de Photoshop, le seul frein est psychologique puisqu'il peut sembler logique qu'ACR ne traite que les fichiers RAW, pourquoi s'appellerait-il ainsi si ce n'était pas le cas ?

Voici donc la procédure, très simple :

Dans Photoshop, Menu : Fichier | Ouvrir sous

Dans la fenêtre qui s'ouvre, choisir le dossier contenant le JPEG (par exemple) que vous souhaitez traiter avec Adobe CameraRAW puis sélectionnez votre fichier. Puis sélectionnez « Camera Raw » dans la case Ouvrir sous puis validez.

Vous voyez que votre JPEG est bien ouvert dans Camera Raw ET qu'il n'est plus vraiment considéré comme un JPEG puisque géré en 16 bits (un JPEG est codé en 8 bits !)...

Maintenant, vous pouvez travailler votre JPEG quasiment comme un RAW !... Je vous présenterai des idées de travail avec Camera Raw sur des JPEG (qui fonctionneront de la même manière sur un vrai RAW).

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QUEL FORMAT D'ENREGISTREMENT POUR VOS IMAGES ?

Vous photographiez au format RAW ou JPEG, ou parfois les deux. Ensuite, vous éditez. Vous pouvez commencer dans Adobe Camera Raw ou Lightroom ou autre, mais de nombreux photographes finiront par utiliser Photoshop pour effectuer une édition plus détaillée de leurs photos. Avec le temps, vous arrivez au traitement « parfait ». Maintenant il faut sauvegarder. Que faire ? Enregistrer en PSD ? en Tiff ? en JPEG ? en GIF ? en PNG ? ou autre chose ?

Voici quelques-uns des formats les plus courants et pourquoi vous pouvez vouloir les utiliser ou pas :

PSD
◘ Vous souhaiterez enregistrer en PSD Photoshop lorsque vous souhaitez conserver de nombreux calques.
◘ Cette sauvegarde conservera les calques de réglage, les masques, les formes, les chemins de détourage, les styles de calque et les modes de fusion.
◘ Utile si vous devez maintenir la transparence.
◘ Les fichiers PSD ont souvent une taille importante, en particulier si vous modifiez plusieurs couches.
◘ Seuls Photoshop, produits Adobe ou certains autres programmes graphiques pourront les visualiser.
◘ Sauf si vous imprimez à partir d'une application Adobe telle que Photoshop ou éventuellement d'un autre programme graphique, vous devez enregistrer dans un format différent pour l'impression, par exemple dans un laboratoire professionnel.
◘ Vous ne pouvez pas afficher sur le Web dans ce format.

TIFF
◘ Ce format targeted image file format est de la plus haute qualité et est excellent pour l’impression car il n’y a aucune perte de qualité.
◘ Conserve les informations en couches, en fonction de la manière dont vous les enregistrez.
◘ Les inconvénients sont la taille de fichier extrêmement importante et vous ne pouvez pas afficher sur le Web dans ce format.
◘ Format sans perte afin que vous conserviez les informations de vos images lors de la réouverture et de la sauvegarde.

JPEG
◘ Le format Joint Photographic Experts Group est le type le plus courant.
◘ Il est visible par tous et peut être utilisé pour l’impression et le Web.
◘ Lorsque vous enregistrez au format jpg, vous décidez de la qualité souhaitée (dans Photoshop, par exemple, un niveau 1 correspond à la qualité la plus basse ou un 12 à la qualité la plus élevée)
◘ Le plus grand défaut est que le format JPEG est une compression avec perte. Chaque fois que vous ouvrez et enregistrez, l'image se compresse et vous perdez une petite quantité d'informations de plus.
◘ Un autre inconvénient est que les couches sont aplaties lors de la sauvegarde, de sorte que vous ne pouvez plus revenir sur les modifications antérieures.

GIF
◘ Le format Graphics Interchange Format convient aux graphiques Web avec animation, mais NON recommandé pour les photos.
◘ La taille du fichier étant très petite, ces fichiers se chargent rapidement sur le Web.
◘ Les inconvénients sont un nombre de couleurs limité et ne gère pas bien les photographies.
◘ Format sans perte afin que vous conserviez les informations de vos images lors de la réouverture et de la sauvegarde.

PNG
◘ Le format Portable Network Graphics crée également une taille de fichier plus petite mais sans la perte de qualité d'un fichier GIF.
◘ Utile si vous devez maintenir la transparence.
◘ Souvent utilisé pour les graphiques au lieu de GIF.
◘ Format sans perte afin de conserver les informations de vos images lors de la réouverture et de la sauvegarde. ◘ Vous pouvez partager ces fichiers sur le Web.

Voilà, vous en savez plus (bien qu'assez peu) sur les formats d'enregistrement. Ces notions devraient vous permettre de ne pas faire trop de bêtises lors de l'enregistrement de vos fichiers.

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COMMENT INSTALLER UN PROFIL ICC DANS GIMP ?

Par défaut, GIMP est fourni avec un profil ICC (International Color Consortium) pré-chargé, à savoir sRGB. Bien que cet espace colorimétrique fonctionne bien pour les images que vous souhaitez visualiser sur un écran, sa gamme de couleurs (gamut) est plus que limitée comparée à celle de, par exemple, Adobe 1998 ou Pro Photo. Comme moyen simple de schématiser cela, l’image ci-dessous, extraite du livre blanc d'Adobe (Un flux de production brut géré par couleur), montre comment chaque gamme peut reproduire uniquement un certain segment du spectre de couleur visible total.

L'utilisation d'une gamme qui permet une représentation plus large des couleurs permet d'obtenir des couleurs plus précises lors de l'impression, surtout qu'il est très facile d'acheter aujourd'hui, même d'occasion, des imprimantes pro gérées par des profils ICC fournis par les papiers photo par exemple. Et bien que la gamme complète de la gamme Pro Photo RGB ne puisse pas être reproduite fidèlement sur la plupart des moniteurs grand public, l'utilisation d'une gamme plus étendue permet une impression couleur plus précise. Il n’est pas nécessaire d’utiliser la gamme Pro Photo RGB pour toutes vos retouches, Adobe 1998 RGB fait un très bon travail. Cet article explique comment utiliser n'importe quel profil ICC que vous souhaitez dans GIMP. Le choix peut alors être le vôtre (s'il vous plaît, ne démarrez pas une « Guerre du gamut » pour imposer votre vision !).

Le profil ICC Adobe 1998 RGB, utilisé dans cet article, est disponible ici sur le site d'Adobe (versions Windows, Mac et Linux). Téléchargez votre fichier approprié à votre système et copiez le fichier nommé AdobeRGB1998.icc dans un emplacement pratique sur votre système. ATTENTION... GIMP n’aime vraiment pas si vous déplacez ce fichier après le chargement initial, alors soyez sûr de l’emplacement où vous le mettez. Bien que ces instructions soient basées sur l'utilisation d'un PC, les étapes générales sont les mêmes pour les systèmes Mac ou Unix. Maintenant, voici comment configurer GIMP pour qu'il utilise l'espace colorimétrique Adobe 1998 RGB :
-1) Lancez GIMP et cliquez sur Édition|Préférences, puis sur Préférences.

2) Sur l’écran Préférences, cliquez sur la ligne Gestion des couleurs sur le côté gauche.
3) Cliquez sur la liste déroulante Profil RBG, puis sur « Sélectionner le profil de couleur sur le disque… ».
4) Un écran d’arborescence apparaîtra. Accédez à l'emplacement où vous avez enregistré le fichier à partir du site d'Adobe. Nous sommes uniquement intéressés par le fichier AdobeRGB1998.icc ici.
5) Sélectionnez le fichier et cliquez sur « Ouvrir ».
6) De retour sur l'écran Gestion des couleurs, vous devriez maintenant voir votre choix de «Adobe RGB (1998)» dans la zone Profil RGB.

Et c'est tout ce qu'il y a à faire ! La couleur de votre espace de travail sera définie sur Adobe 1998 RGB. Très simple et très rapide...

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UNE -BONNE- MÉTHODE POUR APPRENDRE À UTILISER VOTRE LOGICIEL DE POST-TRAITEMENT

Si vous êtes un photographe ou un retoucheur débutant ouvrant un logiciel de post-traitement (Photoshop ou autre) pour la première fois, vous vivrez une expérience pour le moins décourageante. Même avec un bon mode d'emploi, vous allez ramer... Il existe une mine de connaissances, gratuites ou commerciales en ligne, il existe des livres (si, ça existe encore !) mais comment savoir quoi rechercher si vous ne savez pas ce que vous ne savez pas ? Toutes les méthodes d'apprentissage sont bonnes, mais, au bout du compte, après des semaines voire des mois de lecture et d'étude, vous vous apercevez que vous savez un tas de choses, mais que vous pataugez au moment de travailler une image...

Si vous réussissez à obtenir quelques conseils sur ce qu'il faut rechercher, comment savez-vous ce qui est considéré comme une bonne pratique et où vous laisserez-vous égarer ? Que font les professionnels ? Qui sont les guides qui peuvent vous orienter dans la bonne direction ? Si vous vous posez ces questions, j’espère que cet article pourra vous être utile.

J'ai dressé une check-list vous permettant de chercher plus loin et d'apprendre les méthodes et les outils mentionnés. Cela vient de ma propre expérience (et de celle de mon instructeur —car je suis un débutant en post-prod'—) et n’est nullement exhaustif, mais c’est une tentative de mettre sur pied un programme d’étude, pour que vous puissiez le faire vous-même et vous engager sur de bonnes bases. J'ai sélectionné les méthodes et les outils que l'on devrait utiliser quotidiennement et le plus souvent, donc qu'on doit pouvoir utiliser sans la moindre hésitation (contrairement à l'imitation bête des tutos, comme on fait tous, au début). Attention, cet exercice va vous sembler simple, mais je suis dessus depuis des années et je n'ai pas tout acquis !!! En fait, il faudra reprendre toute la liste plusieurs fois pour travailler naturellement, les yeux fermés...

Connaître et maîtriser ces outils et méthodes demande un peu de pratique (ça ce sont les mots de mon formateur... moi j'aurais plutôt dit : demande beaucoup à énormément de pratique !). Je vous recommande donc de parcourir la liste lentement (les points les plus fondamentaux sont en haut de la liste) et de vous familiariser avec un point à la fois avant de poursuivre. Une bonne partie de la qualité de post-traitement réside dans la résolution créative des problèmes. Pour ce faire, vous devez savoir comment utiliser les techniques dans différents scénarii. Il est donc essentiel de bien les comprendre...

Vous trouverez peut-être utile d'imprimer cette liste et de cocher des points à mesure que vous les apprenez. Mais là, c'est comme vous le sentez !...

♣ Utilisation des calques
♣ Masques de calque (utilisation de masques de calque plutôt que de la gomme)
♣ Inverser un masque
♣ Outil de clonage
♣ Outil brosse de correction
♣ Edition non destructive.
♣ Outil Pinceau et l'utilisation d'un pinceau souple ou dur (vous pouvez également utiliser d'autres outils tels que l'outil de clonage souple ou dur, etc.).
♣ Création d'un tampon depuis un calque visible
♣ Effectuer des sélections à l'aide de l'outil Plume et créer des chemins.
♣ Ajouter une sélection à une autre, soustraire une sélection d’une autre et inverser une sélection.
♣ Copier et coller des sélections
♣ Courbes (sans doute l'outil le plus puissant) et compréhension des canaux rouge, vert et bleu.
♣ Utilisation de courbes pour corriger la balance des blancs et l'exposition
♣ Créer un contraste avec une courbe en S
♣ Les calques de réglage (courbes, teinte et saturation, balance des couleurs et niveaux)
♣ Modes de fusion des calques (en particulier éclaircissement, écran, lumière douce, superposition, multiplication et assombrissement)
♣ Créer un contraste avec le calque de réglage noir et blanc.
♣ Augmenter la netteté de votre image en utilisant le filtre passe-haut.
♣ Poussière et égratignures
♣ Comment adoucir les bords du masque
♣ Modes de fusion des outils de clonage et de traitement (en particulier assombrissement et éclaircissement).
♣ L'outil Pinceau Historique
♣ Pousser et retenir (de préférence une méthode utilisant des courbes)
♣ Utilisation de la teinte et de la saturation pour corriger les tons
♣ Utilisation de la pipette et des outils de l'échantillonneur de points pour faire correspondre les couleurs de différentes parties d'une image en créant et en faisant correspondre des points sur les canaux RVB d'une courbe.
♣ Canaux et sélections à l'aide de caneaux
♣ Utilisation de Pousser et Retenir pour affiner les masques
♣ Utilisation de la gamme de couleurs pour effectuer des sélections rapides (l’outil Plume et les canaux sont les méthodes préférées / les plus précises dans la plupart des situations).
♣ Sélectionner et masquer (anciennement affiner les bords)
♣ Créer des pinceaux personnalisés
♣ Séparation de fréquence
♣ Greffe de texture avec séparation de fréquence.
♣ Correction de la dérive des couleurs à l'aide du mélangeur de canaux

La liste pourrait probablement se prolonger indéfiniment, mais, ce que semble dire mon formateur, si vous connaissez ces quelques outils et méthodes, vous devriez avoir une base solide pour travailler... À voir, faites vous votre propre idée...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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SIMULER UN CYANOTYPE AVEC PHOTOSHOP

Le cyanotype est un ancien processus populaire d'impression des films qui donne à l'image un ton bleu. Cela semble sympa à faire, non ? Vous voulez en créer au moins un ? Oui mais voilà, il faut recréer une chambre noire (ah si vous n'aviez pas abandonné l'argentique !...), courir pour trouver des réactifs, se remettre aux cours de chimie et gaspiller des heures de travail et des tonnes de matériel... Pas de panique, Photoshop va nous permettre de simuler le cyanotype sans se salir et sans se prendre la tête !... Je vais vous montrer une technique pour créer un cyanotype numérique à l'aide de Photoshop (je dis bien une technique, car avec Photoshop il existe toujours 36 techniques différentes pour arriver au même résultat !).

Étape zéro :
Pour obtenir un cyanotype il faut appliquer une émulsion photosensible sur du papier (ou autre surface) sur lequel vous allez faire apparaître la photo. Pour créer ce faux cyanotype, la première chose dont vous avez besoin est un arrière-plan qui imite cet effet. Si vous vous sentez, vous pouvez vous acheter un pinceau, de la peinture et faire votre fond réel (même si vous ne trouvez pas de peinture de la bonne couleur...). Puis numérisez-le et réglez-le à la taille et à la résolution qui conviennent le mieux à l'image que vous allez utiliser. Toutefois, si vous rencontrez des problèmes, vous pouvez créer votre arrière-plan numériquement. Puisque je vous ai promis un cyanotype numérique, je vais vous montrer la deuxième option...

Voici la photo que je vais convertir :

Étape 1 :
Tout d’abord, sélectionnez l’outil Pinceau dans la Boîte à outils. Ici, vous pourrez choisir la taille et le type de pinceau. Dans la barre des options qui est maintenant active, choisissez votre couleur. Sélectionnez un pinceau avec une pointe large, pour que l'effet émule des coups de pinceau (et non un stylo ou un marqueur). La largeur du pinceau dépend de la taille de votre document.

Au moment de peindre votre fond, ce serait une bonne idée de le rendre inégal. Rappelez-vous, la méthode originale utilisait des techniques faites à la main et... à l'aveugle !... Pour l'instant, utilisez le noir car le ton sera appliqué plus tard. Puisque nous parlons de couleur, j'en profite pour vous dire que, selon mon expérience, toute photo avec un arrière plan noir ou sombre se fond facilement. Cependant, il est possible d'utiliser n'importe quelle image... la preuve, l'image d'exemple que je vous propose...

Étape 2 :
Ouvrez l'image que vous voulez transformer en cyanotype et désaturez-la (la rendre en noir et blanc). Pour ce faire, vous devez aller dans le menu Image | Réglage | Teinte / Saturation . Déplacez le curseur Saturation tout en bas (à gauche).

Une fois que vous avez votre image en n&b, faites-la glisser dans la zone de travail où vous avez créé l’arrière-plan. Elle est insérée comme une nouvelle couche dans ce document. Faites glisser les coins pour obtenir la bonne taille pour votre arrière-plan et validez.

Étape 3 :
Sélectionnez le calque d'arrière-plan (avec les coups de pinceau) et ajoutez un calque de réglage de niveaux. Déplacez les tons noir et moyen pour éclaircir la couleur afin que votre noir devienne gris foncé.

Étape 4 :
Ensuite, sélectionnez le calque supérieur (celui avec votre image) et ajoutez un autre calque de réglage. Cette fois, choisissez Balance des couleurs. Ici, vous pouvez faire une combinaison pour trouver le ton bleu que vous voulez. Pour commencer, essayez : Cyan -62 et Bleu +95.

Étape 5 :
Une fois satisfait de la couleur de votre image, vous pouvez choisir de la rendre moins intense en ajoutant un autre calque de réglage. Laissez toujours le calque supérieur sélectionné afin que le nouveau calque Réglage couvre tous les autres calques. Ajoutez un calque Réglage Teinte/Saturation et déplacez le curseur Saturation légèrement vers la gauche. Veillez à ne pas trop virer au gris, car vous perdrez la ressemblance au cyanotype.

Étape 6 :
Si vous pouvez voir les bordures de l'image que vous avez collée, comme dans mon exemple, c'est que la balance ne colle pas. L'image ne s'intègre pas bien dans le fond. Pour résoudre ce problème, changez le mode de fusion des calques. Sélectionnez le calque d'image et ouvrez le menu Mode de fusion. Choisissez Lumière tamisée ou Éclaircir pour obtenir un meilleur résultat.

S'il reste des traces de la bordure, choisissez l'outil Gomme dans la Boîte à outils et réduisez l'opacité. Choisissez une brosse avec des bordures douces et effacez tout le superflu pour obtenir une transition plus douce.

Votre cyanotype terminé !
Vous devriez maintenant avoir votre cyanotype tant attendu. J'espère que vous avez apprécié le tutoriel et que vous l'essayerez...

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SIMULER UN SÉPIA AVEC PHOTOSHOP

Comme toujours avec Photoshop, il existe une bonne demi-douzaine de façons de faire les choses... Aujourd'hui, nous allons essayer de simuler une image en sépia.

Qui dit sépia dit généralement aspect de photographies « anciennes ». Et c'est tout à fait vrai ! Historiquement, la véritable teinte sépia a commencé vers les années 1880 avec des épreuves photographiques exposées au sépia afin de remplacer l’argent métallique de l’émulsion photo par un composé à base d’argent pour plusieurs raisons, artistique et plus prosaïque. Le développeur pouvait changer la couleur, mais aussi augmenter la plage tonale de la photo. On croyait aussi que la teinte sépia augmentait la longévité de la photo en remplaçant l'argent métallique moins stable. En effet, il reste encore de nombreux tirages sépia. Il se trouve que le sépia est simplement de l’encre extraite d’une seiche, céphalopode commun en Europe.

Depuis que le procédé a disparu, on a cherché de nombreuses manières de simuler le sépia. En argentique, il existait des produits chimiques qui permettaient un virage sépia, procédé très efficace mais assez cher. Plus simplement, meilleur marché, même si un peu moins convaincant, un bain de KMnO4 en fin de traitement permet également le virage d'une épreuve n&b comme dans l'exemple ci-dessous qui est le scan d'une épreuve papier argentique noir et blanc traitée au KMnO4 :

Bizarrement, alors que tout le monde pense que l'informatique simplifie tout, le "virage" sépia numérique est beaucoup plus compliqué à obtenir que le virage chimique d'une épreuve argentique !... Il existe mille manières de faire, depuis des filtres dédiés, en passant par des actions préfabriquées, jusqu'à des mamaillages personnels... Aucune méthode n'offre un résultat franchement convainquant, même si certains s'en approchent... Certaines méthodes ressemblent trop à un filtre beige placé sur l'image, sans que les tons réels du sépia soient mappés sur les ombres, les demi-tons et les hautes lumières. Bien que ce ne soient certainement pas les seuls, ni nécessairement les meilleurs moyens de "passer" au sépia, je vais vous en présenter certains en utilisant Photoshop, vous pourrez transférer les techniques dans GIMP et dans d'autres logiciels... Il se peut même que vous possédiez un logiciel qui propose un filtre extraordinaire pour "faire du sépia", je n'en connais pas, mais ce serait bien pour vous...

Tout d'abord, et avant toute chose, vous devez commencer par posséder une image en noir et blanc ou en niveaux de gris. Vous pouvez pour cela créer une image n&b argentique ou utiliser une photo numérique couleur que vous transformerez en n&b avec un logiciel de traitement d'image ou, encore plus simplement, créer une image numérique directement en n&b avec votre appareil photo... Je vous laisse le soin de choisir une méthode pour désaturer une photo couleur.

Pour la démonstration, je vais effectuer un "virage" sépia informatique sur le scan d'une photo argentique n&b que voilà :

1 ÈRE TECHNIQUE :
Le moyen le plus simple d'effectuer ce "virage" sépia avec Photoshop est d'utiliser une courbe de transfert de dégradé :

1) ouvrir votre image dans Photoshop
2) sélectionner une couleur Brun Clair. Pour l'exemple, j'ai choisi une valeur RVB : 150/84/38
3) choisir Courbe de Transfert de Dégradé (1) qui va créer une nouvelle couche
4) modifier le mode de fusion du nouveau calque en Lumière tamisée (2
5) modifier (au besoin) l'Opacité. Pour mon exemple, ce n'était pas nécessaire

Résultat :

2 ÈME TECHNIQUE :
Tout aussi simple, voire plus, on peut utiliser une couche de réglage du filtre photo :

1) ouvrir votre image dans Photoshop
2) sélectionner Filtre Photo (1) qui va créer une nouvelle couche
3) choisir le filtre Sépia (2)
4) augmenter la densité à 100% (3)
5) modifier le mode de fusion sur Incrustation (4)

Résultat :


personnellement, j'aime moins...

3 ÈME TECHNIQUE :
Le calque de réglage en noir et blanc est un excellent moyen de créer une image en noir et blanc, car vous pouvez non seulement ajuster l'intensité des tons avec des curseurs de couleur, mais, comme il est ajusté en tant que calque, il ne modifie pas réellement les pixels de l'image et peut être modifié ou supprimé à tout moment. Lorsque vous ouvrez ce réglage, il existe une case à cocher Teinte. Si vous cochez cette case, vous pouvez créer un aspect sépia en cliquant sur la petite case de couleur située à côté de la case à cocher et en choisissant une couleur proche du sépia. Vous ne pouvez pas mélanger cette teinte aussi facilement qu'avec certaines autres méthodes, mais le plus intéressant est la possibilité de modifier davantage vos paramètres de noir et blanc, une fois la teinte sépia appliquée.

1) ouvrir votre image dans Photoshop
2) sélectionner Noir et blanc (1) qui va créer une nouvelle couche
3) choisir le filtre Teinte (2)
4) modifier (au besoin) les valeurs des couleurs (3)

Résultat :

4 ÈME TECHNIQUE :
On peut même utiliser un calque d’équilibre des couleurs pour simuler un sépia. En utilisant une image en noir et blanc en mode couleur RVB, on peut ajouter du jaune et du rouge aux tons moyens. Il faut s'assurer avant tout que l'image n'est pas en mode Niveaux de gris, sinon il sera impossible d'utiliser cette technique, car il n'y a techniquement aucune couleur à équilibrer !...

1) ouvrir votre image dans Photoshop en mode RVB (menu Image|Mode|Couleurs RVB)
2) sélectionner Balance des couleurs (1) qui va créer une nouvelle couche
3) choisir les Tons moyens (2)
4) ajouter du Rouge et du Jaune (3) selon vos goûts

Résultat :


c'est, à mon goût, la meilleure des 4 premières techniques...

5 ÈME TECHNIQUE :
Utilisation d'une couche de réglage teinte/saturation. Ouvrez le calque teinte/saturation et cochez la case Redéfinir, le calque vous permettra d'appliquer une teinte. Choisissez une teinte proche de ce que vous aimez et modulez la saturation selon vos goûts.

1) ouvrir votre image dans Photoshop en mode RVB (menu Image|Mode|Couleurs RVB)
2) sélectionner Teinte/Saturation (1) qui va créer une nouvelle couche
3) sélectionner Global (2)
4) trouver une Teinte entre le Rouge et le Jaune (3) selon vos goûts PUIS modifier la Saturation (3) selon vos goûts

Résultat :


6 ÈME TECHNIQUE :
L'ajout d'un calque de réglage de couleur unie n'est pas quelque chose de fréquent dans Photoshop. Mais c'est un moyen facile et modifiable de teinter une image. Ouvrez un nouveau calque de couleur unie au-dessus de votre image et le sélecteur de couleur s'ouvrira automatiquement. Choisissez une couleur pour représenter la teinte souhaitée et cliquez sur OK. Amusez-vous maintenant et modifiez l'opacité et les modes de fusion de la couche de couleur unie. Ne laissez pas le mode de fusion sur normale, sinon l'image sera très trouble. Votre meilleure option sera probablement une lumière tamisée ou une superposition.

1) Cliquer Calque de Remplissage ou de Réglage (1) et choisir Couleur unie... (2)
2) Choisir la couleur sépia qui vous convient (3)
3) Choisir son mode de fusion (4)
4) Modifier (au besoin) l'opacité (5)

Résultat :

7 ÈME TECHNIQUE :
Vous pouvez même utiliser des courbes pour simuler le "virage" sépia ! Le plus souvent, il est utilisé pour contrôler le contraste, mais ouvrez le calque de réglage des courbes et cliquez sur le petit menu déroulant pour pouvoir ajuster les courbes des canaux RVB individuels. Choisissez le canal vert et tirez la courbe légèrement en dessous de la ligne médiane, plus ou moins au centre de la grille. Cela augmentera le magenta dans l'image et diminuera le vert. De même, choisissez le canal bleu et tirez un peu plus la ligne pour augmenter le jaune et le diminuer. Cette technique est certes efficace mais il est assez (très) difficile de trouver la bonne teinte avec les courbes...

CONCLUSION :
Voilà, je vous ai livré 7 techniques. Comme je l'ai dit en début d'article, il y a certainement beaucoup d'autres moyens d'y arriver, mais c'est un bon début ! Comme vous pouvez le constater, même les techniques les plus efficaces n'atteignent pas la qualité de résultat du plus mauvais moyen chimique du monde argentique (KMnO4)... mais vous pouvez choisir la technique que vous estimez la meilleure pour obtenir votre "virage" sépia...

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UNE TECHNIQUE PUISSANTE ET ORIGINALE DE CONVERSION N&B

Il y a tellement de façons de convertir une photo numérique couleur en noir et blanc que le choix vous fera tourner la tête. Personnellement, si je sais à l'avance que je veux du noir et blanc, je fais tout dès la prise de vue (en argentique) mais, parfois, la conversion d'une image numérique couleur en post-traitement est la seule option.

Les méthodes les plus courantes pour convertir des images en noir et blanc utilisent Lightroom ou Camera Raw ou utilisent un calque de réglage Noir et blanc dans Photoshop. Le didacticiel d'aujourd'hui va vous montrer une autre méthode, plutôt nouvelle, de production de conversions en noir et blanc.

Elle implique d'utiliser la fonction "Opérations" de Photoshop pour regarder les différents canaux de couleur dans votre image. Différents modes de fusion sont ensuite utilisés pour produire une grande variété d'options.

Il y a tellement d'options que je ne vais pas pouvoir vous proposer une illustration pour chacune d'elles, je me contenterai donc de vous donner la procédure.

La première étape consiste à charger une image couleur dans Photoshop. Ensuite, dans le menu "Image", sélectionnez "Opérations". La clé de l'utilisation de cette méthode est de s'assurer que la petite case « Aperçu » est cochée. Sinon, en modifiant les paramètres, vous n'aurez aucune idée de ce que feront vos ajustements...

Ce n'est pas la seule chose que la fonction "Opérations" vous permet de faire. Mais dans ce contexte, vous voudrez vous assurer que vos deux options « Source » sont définies sur le même fichier image. S'ils proviennent de fichiers différents, vous obtiendrez des résultats totalement inattendus. Lorsque vous travaillez avec un seul calque d'image plat, vous voudrez également choisir «  Arrière-plan » comme calque pour chaque image. S'il vous arrive d'effectuer cette tâche sur un fichier composé de plusieurs couches, il existe une option « fusionnée » qui examinera la totalité (virtuellement) de l'image aplatie.

Chacun des modes de fusion donnera un aspect différent. La lumière douce produit le moins de contraste, la lumière dure en produit le plus, tandis que la superposition vous donne quelque chose de médian.

Éclaircir augmentera la luminosité de votre image, tandis que obscurcir réduira la luminosité. Essayez toutes les possibilités, ce que vous allez choisir dépendra de vos goûts personnels. Il n'y a pas de « meilleure option », uniquement ce qui fonctionne pour vous et pour l'image sur laquelle vous travaillez.

Si vous aimez beaucoup le contraste, vous constaterez peut-être qu'une lumière dure est requise sur certaines images, tandis qu'une lumière douce est suffisante pour d'autres.

Les canaux de couleur que vous utilisez joueront également un rôle important dans l'apparence de l'image finale. Mais les canaux de couleur que vous utilisez ne sont qu'une partie de l'équation. Le canal de couleur qui arrive en premier peut également jouer un rôle dans le résultat final. La différence est subtile entre simplement choisir si le canal bleu ou vert est la première source... La différence est mineure, mais elle est perceptible. Encore une fois, cela se résumera aux préférences personnelles et à l'image en question.

C'est une façon assez intéressante de faire une conversion en noir et blanc. Le seul problème est que ce n'est pas tout à fait un flux de travail non destructif. Vous ne pouvez pas facilement « sauvegarder » pour modifier les étapes précédentes et tout mettre à jour automatiquement. La fonction de "Opérations" donne un tout nouveau document plat avec le résultat fusionné. Donc, si vous voulez remonter dans le temps et éditer encore plus l'image originale, vous devrez recommencer à partir de ce point. L'Opération disparaît, comme tout ce que vous faites après. Avec un peu de chance, Adobe nous fournira un jour des « opérations intelligentes » qui pourront tout suivre. D'ici-là, cependant, tant que vous pouvez faire face à cette seule mise en garde, c'est une excellente technique à expérimenter...

Maintenant que vous connaissez l'astuce, vous devriez peut-être commencer à expérimenter un peu ces opérations.

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LA PUISSANCE DE LA PHOTO NUMÉRIQUE IMPRIMÉE

Je voulais vous parler d'impression des photos numériques aujourd'hui. Mais il me semble vain de parler de l'impression de photo sous l'angle technique sans parler de l'impression sous l'angle général de son importance... Je vais donc scinder mon propos en articles séparés et en me limitant aujourd'hui à la démonstration (dans la mesure du possible) de la puissance de l'impression photo.

Je suis constamment sidéré par la puissance de ce que nous faisons avec la lumière et la petite boîte noire qui la capture. Nous nous armons des meilleurs et des plus récents appareils photo, objectifs, flashes, trépieds et accessoires. Nous créons les meilleures images possibles. Et lorsque le concert est terminé, nous retournons à nos ordinateurs avec des cartes mémoire et des disques durs pleins de visions et d'inspirations. Nous téléchargeons, nous sauvegardons, nous modifions, nous éditons, nous retouchons, nous publions (parfois), nous partageons, nous envoyons par e-mail, etc. Mais quand avez-vous imprimé pour la dernière fois ? À l'époque de l'argentique, chaque prise de vue était (est) suivie d'un développement et d'un tirage (pour les meilleures) !... Pourquoi ne pas garder cette bonne habitude avec le passage au numérique ?

C'est bien connu, on n'a pas de photographie tant que l'image n'est pas posée sur du papier... Le processus photographique n'est pas terminé tant qu'il n'y a pas possibilité de toucher (porter) la photo. Je me souviens de l'époque où tout était imprimé. Bons négatifs ou mauvais, surexposés ou sous-exposés, peu importe. Vous étiez arrivé à la fin du rouleau et vous aviez récupéré des tirages (impressions). Vous rameniez les épreuves à la maison et certaines (sinon la plupart) étaient entrées dans un album. De temps en temps, une image vraiment géniale était réussie et elle était à nouveau imprimée mais agrandie cette fois pour pouvoir être encadrée et accrochée au mur. Les tirages étaient des preuves physiques et tangibles d'un souvenir ou d'une création.

Attention, je ne dis pas que cette façon de faire était la bonne ! C'était un gaspillage intolérable aujourd'hui ! Ce n'est pas pour rien qu'en fin de mon temps d'appel aux laboratoires argentiques professionnels je demandais uniquement un développement, les tirages se faisant dans un second temps et uniquement pour les meilleurs négatifs... Ensuite, j'ai créé mon propre laboratoire personnel et le cheminement est resté le même, après création d'une planche contact pour chaque film développé.

Prenez une minute et essayez d'estimer combien de giga-octets ou de téra-octets d'images vous avez stockés sur votre téléphone, votre tablette, vos cartes mémoires, vos disques durs et votre stockage cloud combinés. Pensez maintenant au nombre d'images que vous avez imprimé et tenu dans vos mains. Combien d'entre-elles avez-vous déjà regardé de plus loin que la distance entre vos yeux et votre moniteur ?

Dès que la photographie numérique a fait son apparition, « rien ne vaut l'apparence du film », est devenu un refrain courant. À l'époque, c'était vrai. Et sur bien des points je reste persuadé que c'est toujours vrai, même si les appareils photo numériques d'aujourd'hui associés à de bons laboratoires d'impression permettent des résultats assez incroyables. Vous pouvez éditer vos images sur un moniteur d'une qualité incroyable, mais vous ne regardez toujours vos images qu'à environ 60cm de distance. Mais si vous voulez l'indicateur le plus solide de la qualité de cette photo, imprimez-la en grand et accrochez-la au mur. Regardez-la de près. Regardez-la de côté. Regardez-la à 6m de distance. Faites-en la première chose que les gens voient lorsqu'ils entrent dans une pièce. Je sais que beaucoup d'entre vous savent déjà de quoi je parle. Sinon, je vous mets au défi de choisir une photo parmi vos archives gigantesques juste pour commencer, imprimez-la en grand format (A4 ou plus). Tenez-la entre vos mains. Mettez-la sur le mur. Reculez et dites-moi que je me trompe. La meilleure façon d'apprécier le détail de votre image, la vie que vous lui avez insufflée et son effet sur les personnes qui la regardent est de l'imprimer. Et plus le format de l'impression sera grand et mieux ce sera !...

OK, si vos images virtuelles (sur support électronique) ne sont pas des photographies, alors qu'est-ce que c'est ? Tant qu'elles trainent tristement à l'intérieur de vos appareils numériques sous forme de 1 et de 0, ce ne sont que des fichiers informatiques. Je me rends bien compte que cela pourrait être une simple question de sémantique et qu'il semble que je ne fais que torturer les mots, mais qu'avez-vous vraiment créé si votre création n'existe que sur un disque dur, une chronologie ou un flux de photos ? Deux heures après avoir publié une image sur les réseaux (a)sociaux, elle a déjà été remplacée par d'autres questions plus urgentes, comme des vidéos de chats (ah oui, ça ne passe toujours pas ! Penser que l'on pollue énormément, que l'on consomme des téra-Watt d'électricité, que l'on crée des milliers de degrés Celcius avec les serveurs pour montrer des conneries de chats ou des selfies, ça continue à me trouer le *** !). La photographie a changé si radicalement au cours de son histoire —relativement courte—. L'ère numérique a arraché la porte de ses gonds et a changé notre relation à l'image pour toujours semblerait-il (mais j'espère le contraire !). Nous pourrons débattre des avantages et des inconvénients de ces changements pendant des heures mais la chose la plus importante reste la même. Il n'y a nulle part où les impressions peuvent se cacher. Rien à interpréter ou à tourner. Pas de meilleur juge de votre travail ou de votre héritage. C'est juste « toi » et ce morceau de mémoire tangible. Là est toute la puissance d'une photographie...

Rendez-vous au prochain article pour parler technique...

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FAUT-IL POST-TRAITER OU NON ?

Que vous vous baladiez sur les forums photo en ligne, ou que vous discutiez avec des photographes en personne (à une exposition ou autre), inévitablement, vous trouverez quelqu'un qui affirmera fièrement que ses images sont « Tout droit sorties de l'appareil photo ».

Cela conduit inévitablement à une discussion animée sur le bien-fondé du post-traitement des images. Les pro-traitement disent qu'ils peuvent créer des images plus flatteuses, les anti-traitement affirment que ceux qui traitent leurs images sont, en quelque sorte, dans l'erreur ou, pire, sont des truqueurs.

Il y a certes des arguments défendables pour les deux parties, mais ce qui est étonnant, c'est à quel point les deux défendent fermement leurs positions. Parfois, la discussion devient plus animée que « Mac contre PC » ou « Canon contre Nikon » !!!.

Ayant été des deux côtés du débat, en raison de mon parcours photographique, je peux comprendre les deux. Cependant, je peux également dire que les deux parties peuvent parfois se fourvoyer et déraper dans leurs argumentations.

→ Post-traiter ? NON merci !
Ceux qui s'opposent au post-traitement affirment que le travail à postériori est une béquille, qu'ils n'ont pas besoin de post-production pour réparer leurs images, car ils savent les obtenir directement en interne. Cela dit, il existe de nombreuses raisons pour lesquelles vous ne voudrez pas traiter vos images, la pureté de l'image mise à part.

Dans le monde du photojournalisme, par exemple, la manipulation d'images au-delà du contraste et de la correction des couleurs c'est définitivement un grand NON. Régulièrement une histoire apparaît dans les sites d'actualités de l'industrie photo qui rapportent la triste histoire d'un photojournaliste qui a perdu son emploi ou un concours parce qu'il a supprimé ou ajouté un élément d'une image. Dans le domaine du photojournalisme, cela est compréhensible. Le travail consiste à raconter objectivement une histoire en image et la suppression (ou l'ajout) d'éléments change cette histoire. Donc, dans ce cas, il est préférable de garder la manipulation au minimum. Certaines agences de presse ont interdit à leurs photographes d'utiliser le format RAW à ce stade, pour réduire les chances d'une modification radicale. Le but ici est la vérité, et bien que le photographe y ait déjà ajouté sa touche en prenant d'importantes décisions de composition et d'exposition au moment de la capture, c'est là que cela devrait se terminer.

Un autre cas où la manipulation d'image ne serait pas souhaitable, par exemple, la couverture d'événements sportifs. La vitesse est la clé de ces événements, il est donc important que les images soient vendables aux participants ou les médias dès la fin de prise de vue. Cela signifie que l'exposition, la balance des blancs, le contraste et la saturation doivent tous être bons directement dans l'appareil photo. Dès la fin du jeu, ces images sont chargées immédiatement sur un serveur pour être pré-visualisées par les clients et les participants. Il n'y a pas le temps d'ajuster autant d'images.

Et puis il y a ceux qui préfèrent simplement ne pas faire autant de travail sur un ordinateur pour leurs images. L'acte de capture satisfait leurs envies créatives et ils sont satisfaits de leurs images. Il n'y a rien de mal à cela. Certains pourraient dire que travailler de cette manière garantit que leurs expositions sont correctes à tous égards lorsque l'image est faite, ce qui est certainement une admirable façon de pratiquer l'art de la photographie. Cette philosophie vous permet bien sûr aussi de sortir et de faire plus de photos, et de passer moins de temps sur un ordinateur. Ceux qui choisissent de ne pas traiter obtiennent leurs images correctes en interne, car pour eux, il n'y a pas d'option de post-traitement. Cela les aide à être de meilleurs photographes au moment de la capture, car ils doivent faire attention aux détails de l'exposition, vérifier leur histogramme, ajuster la balance des blancs et appliquer le style d'image correct.

Dans ce dernier groupe on retrouve ceux qui font de la photographie depuis longtemps. Ils connaissent parfaitement la technique et la seule chose qu'il leur reste à apprendre, le plus long et le plus difficile à acquérir, la réussite des images dès le déclenchement... Comme tout le monde, moins j'étais compétent et plus je travaillais mes images à postériori et, aujourd'hui, je ne fais quasiment plus de post-traitement (ni argentique ni numérique).

→ Oui mais le post-traitement fait partie du processus photographique, non ?
Souvent, lorsque j'entends les mots « je réussis toujours mes images en interne », je comprends souvent « je ne sais pas utiliser les logiciels de post-traitement ». Vrai ou non, pour ceux qui sont du côté du post-traitement, le processus photographique ne se termine pas en appuyant sur le déclencheur, de la même manière qu'il n'est pas terminé pour ceux d'entre nous qui photographient avec un film, puis se sont aventurés dans la chambre noire pour développer les films et réaliser des tirages. Ceux qui n'ont jamais été dans la chambre noire ne comprendront probablement jamais exactement combien de manipulation peuvent être réalisées dans la chambre noire, depuis les réglages de couleur et de contraste jusqu'au masquage et à la composition de photos.

Le traitement d'un fichier RAW peut permettre à un photographe de faire ressortir toute la gamme de tons d'une image, ce qui n'est pas forcément possible dès la prise de vue. Les photographes paysagistes traitent les fichiers RAW afin d'extraire autant de tons que possible dans l'image, en préservant les ombres et les détails clairs. Ces traitements donnent naissances à des images plus belles mais souvent d'un aspect peu naturel (!), n'oublions pas que nos cerveaux savent à quoi ressemble le monde et remarquent les images (même parfaitement) retravaillées...

Même pour ceux qui choisissent de ne pas utiliser Photoshop —ou d'autres applications de traitement d'image—, l'image est loin d'être directement brute de boîtier. Ils laissent simplement leur appareil photo faire le traitement pour eux. Lorsque vous choisissez un style d'image, vous dites à votre appareil photo comment gérer la couleur, le contraste, la tonalité et la netteté. Vous pouvez également créer vos propres styles, en manipulant les couleurs et le contraste à votre guise en interne. Le fait que l'image n'ait pas été retouchée sur un ordinateur ne signifie pas qu'elle n'a pas été traitée ou manipulée. Sachant tout cela, ne semble-t-il pas idiot de dire qu'une image provenant directement de l'appareil photo n'a pas été traitée ? Certes, les boîtiers numériques ne permettent plus (contrairement aux boîtiers argentiques) d'obtenir des images brutes de boîtier à proprement parler puisqu'elles sont soumises au prisme des algorithmes intégrés...

Même si les débutants se sentent obligés de post-traiter et passent plus de temps à apprendre —maladroitement— les logiciels qu'à apprendre la photographie (il est impossible de tout entreprendre de front !), le post-traitement n'est pas forcément une béquille. Si je regarde une image à l'arrière de mon appareil photo et que je me dis « je vais la reprendre plus tard », alors je devrais savoir que c'est déjà une mauvaise image, et qu'aucun traitement ne pourra la corriger.

Je suis un fervent partisan de la prise de vue RAW, pour de nombreuses raisons. Je sais très bien que l'appareil photo peut avoir des problèmes pour gérer une scène avec une grande plage dynamique. J'utilise des filtres optiques sur mon objectif pour m'aider, mais il y a toujours des moments où l'image sortant de l'appareil photo ne parvient pas à capturer l'image que j'ai vue (en moi). Une attention particulière à l'histogramme est essentielle, garantissant que j'ai tous les tons avec lesquels je dois travailler, en veillant à ne pas couper les hautes lumières ni les ombres. Ceci est très similaire au zone system d'Ansel Adams (voir ici et ici). Je sais où les objets de ma scène doivent s'inscrire sur l'histogramme, et j'ajuste mon exposition pour m'assurer que c'est ce que j'obtiendrais en ouvrant Photoshop. Comme Ansel Adams l'a dit un jour, « pousser et retenir sont des étapes pour remédier aux erreurs que Dieu a commises en établissant des relations tonales ». Il en va de même pour la correction des couleurs. Mais le post-traitement peut toujours être évité par une bonne technique et des filtres analogiques.

Un photographe de paysage n'est pas un documentariste (ni un journaliste). Bien que je ne sois pas personnellement fan du mixage d'images pour créer la photo finie, je crois que tous les outils de la chambre noire argentique sont disponibles en numérique. Cela commencerait par le traitement RAW et se poursuivrait dans Photoshop, utiliserait des calques de réglage, des filtres et des masques pour tirer le meilleur parti de l'image. L'intention est de faire ressortir ce qui a été ressenti lors de la prise de vue. Très rarement un appareil photo le fait sans un peu d'aide... mais un travail approfondi en amont peut très bien nous libérer du travail en aval.

Enfin, et c'est la principale raison de faire des photos RAW lorsque cela est possible, c'est la pureté des données. Si vous capturez des JPEG directement, dès le déclenchement, l'appareil photo aura déjà décidé de jeter une bonne partie des données que vous avez capturées. Les JPEG sont des fichiers 8 bits, sur trois canaux de couleur. Pour chacun des trois canaux de couleur (RVB), l'appareil convertit l'image, dès la capture, en 256 nuances de gris par couleur, laissant l'image avec 16,7 millions de couleurs possibles au total. De plus, l'image est compressée et les données redondantes sont supprimées. Cette compression est une compression avec perte, et chaque fois que vous ouvrez et faites quoi que ce soit à l'image, comme supprimer une tache de poussière, puis l'enregistrez à nouveau, vous perdez plus de données. Finalement, des artefacts apparaîtront dans l'image, la ruinant et la rendant inutilisable. Les fichiers RAW d'aujourd'hui sont des fichiers 14 bits, ce qui signifie que chaque canal de couleur contient 16.384 nuances de gris. Cela signifie que 4 milliards de couleurs au total sont disponibles dans l'image. Des problèmes tels que les bandes et les artefacts, qui peuvent survenir lors de l'utilisation de JPEG, sont inexistants lors de la modification d'un fichier RAW. Donc, même si je prévois de ne rien faire à mon image sauf supprimer une tache de poussière, cela vaut la peine de commencer avec un fichier RAW qui nécessite un mini-traitement. Même si vous vous opposez au post-traitement, il est assez facile d'appliquer un style d'image de la même manière que l'appareil photo et d'exporter un JPEG. Serait-ce la raison pour laquelle je fais de moins en moins de photo numérique ?

→ En conclusion
Honnêtement, il n'y a pas de bonne ou de mauvaise façon de travailler avec vos images. Après tout, le travail d'un photographe lui est très personnel et chacun choisit de travailler à sa manière. Je préfère ne pas traiter mes images mais il peut être intéressant de tirer le meilleur parti du fichier image. Lorsque la situation l'exige, je peux aussi faire du JPEG, sachant très bien que je ne pourrai pas faire exactement ce que je veux, donc je m'assure que tout est acceptable quand j'appuie sur le déclencheur... mais j'aime de plus en plus la photo argentique... Pour le reste, faites-vous votre propre façon de voir votre flux de travail...

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UNE PHOTO ANCIENNE EN DEUX MINUTES SANS PHOTOSHOP ?

Voilà un petit article qui présente plusieurs intérêts dans le cadre de mon site :
→ Je n'arrête pas de dire à qui veut l'entendre qu'il est inutile d'investir des milles et des cents dans des logiciels professionnels pour faire de la photo numérique, que l'on peut très bien faire de la post-production sans Photoshop (et même sans GIMP qui est gratuit mais compliqué à mettre en œuvre —autant que Photoshop—) et là, je le prouve.
→ Il n'est pas nécessaire de s'acheter un ordinateur haut de gamme pour pouvoir faire tourner des logiciels lourds pour faire du traitement d'image...
→ Il ne faut pas imaginer qu'il est très compliqué de créer des effets sympas... ni qu'il faut prévoir un après-midi entier pour parvenir à un résultat intéressant...

Je suis certain (je n'ai pas cherché) que vous trouverez sur internet des centaines de tutos Photoshop pour créer des photos anciennes... aussi, comme toujours, je vais prendre le contre-pied : je vais vous proposer la création d'une photo ancienne à l'aide de Paint Shop Pro 5 (oh non, ce n'est pas de la publicité !!! Ce logiciel a été créé pour Windows 3 —ou 3.1, je ne sais plus— et vous ne le trouverez certainement plus, même sur internet...). Pourquoi Paint Shop Pro 5 ? Tout simplement parce qu'il est indispensable que le logiciel offre la possibilité de créer des masques et d'utiliser des couches. Paint Shop Pro 5 le faisait. Aujourd'hui, il y a une infinité de logiciels —même gratuits— qui en offrent autant mais je ne possède que Paint Shop Pro 5, je ne vais pas encombrer mes disques avec un autre logiciel qui ne m'apporterait rien de plus... Bien sûr, la technique que je vous propose sera adaptable à tous les logiciels, il suffira de fouiller dans les menus et de chercher une fonction identique (même si elle doit porter un autre nom...).

Voilà ce que nous allons faire :

Toute image numérique pourra être utilisée mais certaines seront plus adaptées que d'autres... Transformer une photo du dernier modèle de voiture en photo ancienne risque d'engendrer un anachronisme désagréable...

Pour la manipulation d'aujourd'hui, je vais utiliser une image de fond que j'ai créé il y a longtemps et qui peut être utilisée à plusieurs reprises... Vous pouvez utiliser le fond que vous souhaitez, mais je vais tout de même vous donner la recette ayant mené à mon image de fond.

  • J'ai utilisé une feuille de papier A4 tout ce qu'il y a de plus banal
  • À l'aide d'un pinceau large, j'ai badigeonné la feuille de jus de citron+eau (N.B. j'en ai aussi créé une avec du café dilué qui est très bien aussi !)
  • J'ai profité de la chaleur du four (après la cuisson, attendre 15~30mn) pour "brûler" le jus de citron
  • J'ai scanné la feuille obtenue (sans avoir essayé de l'aplatir avant —après cuisson, la feuille s'est un peu recroquevillée—). Mais j'aurais pu la photographier, le résultat aurait été le même.
  • J'aime bien l'effet "cuir" du résultat

Nous allons ouvrir Paint Shop Pro 5 (ou autre) et importer :

  • L'image à vieillir
  • L'image de fond

→ Mon image à vieillir est en format paysage, donc je vais effectuer une rotation à 90° de l'image de fond (feuille colorée au citron).
→ Je vais transformer l'image de fond en N&B par simple désaturation (Menu : Couleurs|Niveaux de gris dans Paint Shop Pro 5)
→ Lorsque l'on travaille avec les masques, le blanc est considéré comme une couleur opaque, je vais donc inverser les tonalités (Menu : Couleurs|Négatif dans PSP5)
→ L'image de fond doit être redimensionnée pour s'adapter à la taille de l'image à vieillir. J'ai décidé de la laisser un peu plus grande que la photo à vieillir de façon à obtenir un effet de bord plutôt qu'un encadrement.
→ Je vais transformer l'image à veillir en N&B par simple désaturation (Menu : Couleurs|Niveaux de gris dans Paint Shop Pro 5)
→ Je vais un peu accentuer la luminosité et le contraste de l'image à veillir —qui est déjà en N&B— (Menu : Couleurs|Ajuster|Luminosité/Contraste dans PSP5) . Cette étape n'est pas obligatoire.
→ Je vais transformer l'image de fond en masque (Menu : Masque|Nouveau|À partir de l'image dans PSP5)
→ Je vais ajouter une couche au-dessus de l'image à veillir avec un mode de fusion à Lumière dure (Menu : Couches|Nouvelle dans PSP5). NB, on peut créer un mode de fusion normal et le modifier plus tard.
→ Je vais coller le masque de l'image de fond dans cette couche puis modifier son mode de fusion en Lumière dure (si cela n'a pas été fait plus tôt) puis son opacité jusqu'à obtenir le résultat souhaité.
→ Vous pouvez modifier la luminosité et/ou le contraste du masque de l'image de fond au besoin (Menu : Couleurs|Ajuster|Luminosité/Contraste dans PSP5)
→ Reste à aplatir les couches (Menu : Couches|Fusionner|Fusionner tout (aplatir) dans PSP5). Vous me direz que les couches seront fusionnées lors de l'enregistrement (en JPEG) mais je préfère le créer comme cela car :
→ Je peux encore modifier un peu l'image finale comme je le souhaite avant de l'enregistrer...

Ici, par exemple, une légère postérisation (Menu : Couleurs|Postériser dans PSP5) et... voilà...

...le travail !...

Vous auriez pu avoir un effet d'encadrement blanc (pour un portrait par exemple), simplement en plaçant une couche totalement blanche en guise d'arrière-plan (couche la plus profonde) ou de ne pas intervertir les tonalités de l'image de fond (en début de travail)

Je pense qu'avec Photoshop ou GIMP on aurait plus de possibilités mais cela prendrait beaucoup plus de temps...

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EXPÉRIMENTER DIFFÉRENTS TRAITEMENTS POUR TROUVER SON STYLE PROPRE

Quoi que l'on en pense, la photographie est une forme d'art et comme toute forme d'art, elle se nourrit de sa part d'évolution. Par conséquent, il est normal qu'en tant que photographes (même amateur), nous passions nous aussi par un processus d'évolution, de définition et de redéfinition de notre sens/goût artistique. Cette redéfinition peut se faire de différentes manières. Technique (passer du numérique à l'argentique ou vice-versa) ou artistique (changer les genres de vos sujets). Une autre façon d'évoluer est de créer et d'affiner son style propre. J'ai déjà beaucoup parlé (dans d'autres pages) de l'importance de son style, mais ce style ne se trouve pas uniquement à la prise de vue, l'édition en post-production tient également sa place dans la définition de son style propre (même si elle ne pourra jamais faire le style à elle seule —quoi de semblent croire nombre de photographes numériques !—).

Il arrive toujours un moment dans son parcours photographique, quand on commence à avoir bien intégré la notion de création, où nous regardons de près où nous en sommes. Ce que nous avons traversé pour en arriver où nous en sommes, où nous allons. Si certains pensent que c'est l'équivalent de la crise de la cinquantaine, j'appellerai plutôt cela la réévaluation de son trajet, non pas la remise en question du passé mais bien un tremplin pour l'avenir !...

Il y a quelques décennies, alors que je cherchais quel style de photographie me plaisait, j'ai repris toute ma production passée et j'ai instantanément remarqué que j'étais attiré par des images douces et/ou mélancoliques pleines de demi-teintes et d'émotion. Ce genre d'image m'inspire vraiment et me rend heureux. L'arrivée du numérique m'avait poussé vers des images pleines de couleurs et contrastées... Je courais dans toutes les directions, cherchant des réglages internes aux boîtiers qui allaient dans ce sens, cherchant les logiciels de post-traitement qui allaient le mieux dans ce sens... Je ne considère pas cette période comme un échec de ma part, mais plutôt comme une errance, j'ai tourné le dos aux logiciels, j'ai remplacé les réglages internes par des valeurs neutres (moyennes), j'ai plutôt choisi de voir cette (longue) période comme une expérience constructive de mon parcours photographique... et décidé de retrouver la voie de mes origines... Cela dit, si on épluche les logiciels de traitement, on s'aperçoit que l'image ultra nette, ultra colorée, ultra saturée, a réussi à s'imposer... et je déplore que l'immense majorité des amateurs se soit laissé enchaîner par cette esthétique discutable !... Je le déplore d'autant plus que l'image numérique était déjà trop artificielle à la base, elle devient maintenant limite design-ée (dessinée et non plus capturée) !... Et je le déplore encore plus parce que cela prouve que pour cette majorité, créativité est devenu synonyme de clic sur un bouton virtuel dans un logiciel !!! Bonjour la créativité, il faudrait relire la définition de ce mot !... Et dire que ces logiciels intègrent maintenant de l'IA pour fournir ça... (je dis "ça" car ils ne méritent pas mieux !).

Si vous arrivez à un carrefour identique à celui que j'ai vécu à l'époque, je vous encourage à explorer pleinement chacun de ces chemins et à trouver un moyen de l'intégrer à votre travail actuel ou de retrouver une voie que vous avez abandonné inconsciemment. Ce processus d'évolution est un signe de croissance interne de votre vision photographique.

Il y a plusieurs façons de faire cette (re)découverte.

→ Identifiez votre style d'édition personnel
Quel style d'images vous attire le plus ? En d'autres termes, quand vous cherchez l'inspiration vers quel genre d'images vous dirigez-vous ? Ne répondez pas trop vite, le style imposé par les logiciels a laissé des traces dans votre cerveau ! C'est la première exigence, quelle histoire essayez-vous de communiquer ? Ensuite, cherchez le traitement qui convient le mieux aux histoires que vous racontez (images sombres ou pétantes, douces ou contrastées, "floutées" (flou artistique) ou nettes ? C'est votre préférence personnelle qui doit transparaitre, (inspiré par le sépia ou le noir et blanc, les tons plus chauds). Si c'est ce qui vous émeut et qui vous motive, vous possédez votre style !...

→ Recherchez/essayez tous les autres styles qui vous inspirent
Il existe plusieurs styles d'édition qui sembleront émerger avec le temps. Ne tentez surtout pas d'adopter les styles qui s'imposent sur les réseaux (a)sociaux, véritable diktat, uniformisation et nivellement, enchainement de la liberté de création...

Pour l'exemple, prenons une image quelconque et voyons comment on peut la rendre :

♦ Aspect mat
Image assez sombre, comme au temps de la photo argentique lorsqu'on tirait sur du papier mat. L'ajout de grain peut être un plus.

Look désaturé

♦ Look polaroïd

♦ Vrai ou faux HDR (modéré car si trop poussé, c'est laid...)

♦ Netteté

très net ou doux

♦ Monochrome
Doux, moyen ou dur

Et ce ne sont là que quelques exemples parmi une infinité possible...

→ Identifiez les artistes qui utilisent le style que vous testez et suivez leur travail (mais ne le copiez pas !)
Il existe de nombreux artistes qui excellent dans un ou plusieurs de ces styles d'édition. Une fois que vous aurez identifié ceux que vous voulez expérimenter, suivez leur travail, ne les copiez pas mais imprégnez-vous de leur façon d'utiliser un style qui vous convient. Vous commencerez à trouver un modèle dans leur style de prise de vue et d'édition qui pourra fournir un terreau à vos propres images.

→ Photographiez/composez dans l'optique d'un style particulier et proche de votre vision personnelle
Cela rejoint les deux points précédents. Une fois que vous aurez identifié le type de look que vous souhaitez obtenir, prenez le temps et investissez les efforts nécessaires pour configurer tous les paramètres nécessaires pour y parvenir. Recherchez les éclairages, des textures et des tons qui prendront en charge votre type d'images.

→ Téléchargez des préréglages pour votre logiciel de traitement numérique, il y en a pour tous (et beaucoup sont gratuits !), testez-les tous puis faites un premier tri : jetez ceux qui ne vous correspondent pas, usez et abusez des autres, un jour vous découvrirez qu'ils ne vous correspondent pas à 100% et vous les jetterez aussi... Il ne vous restera plus qu'à expérimenter vous-même le rôle de chaque réglage en partant de zéro... Mon logiciel d'édition principal est, de plus en plus... mon œil et les valeurs +/- neutres de mes boîtiers numériques (et encore, je fais de plus en plus d'argentique... voilà 7 ans que je n'ai plus rien acheté pour la photo numérique !...).

En fin de compte, il existe de nombreuses façons différentes de considérer votre créativité et votre style. Il y aura toujours ceux qui considèrent qu'il ne faut surtout pas réparez ce qui n'est pas cassé (je suis de ceux-là) et ceux qui ne peuvent pas envisager de ne pas tout changer en permanence, quitte à tomber à l'eau et se perdre à tout jamais... Qui a raison ? Celui dont la création photographique sera en adéquation avec son moi profond... Quel que soit le camp dans lequel vous vous définissez, le message que je veux vous passer est : que ce qui rend la photographie intéressante, stimulante et créative pour vous, c'est vous !!! Rien ni personne n'y pourra rien, c'est pourquoi vous devez tout expérimenter et vous mettre en phase avec votre propre individualité pour que cette dernière rejaillisse dans votre production d'images... Aucun matériel, aucun logiciel, aucun préréglage ne sera capable de remplacer votre introspection...

Et rappelez-vous, comme je le dis toujours, si vous vous amusez en créant ce que vous créez, c'est que vous le faites bien !... Je ne sais pas ce qu'il y a de pire, ne pas savoir ce que l'on est et être heureux de ne pas être ou de devenir ce que l'on a toujours voulu être et se sentir seul... j'ai trouvé la réponse pour moi... à vous de vous poser la question et de trouver la réponse pour vous...

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UNE TECHNIQUE SIMPLE DE NETTETÉ SOUS PHOTOSHOP ?

C'est très rare dans les pages de mon site, mais voilà (encore) un article qu'il me coute d'écrire et de publier (à voir...). Non pas que le sujet soit inintéressant (loin de là !), non pas que je trouve que les amateurs cherchent des problèmes là où il n'y en a pas (loin de là !), mais, dans la mesure où je trouve que les images numériques sont trop propres, je déplore que l'on cherche à les nettoyer plus encore. Vous l'aurez compris, en lisant mes pages que je milite pour une image numérique qui s'approcherait de la qualité (ou du manque de qualité, c'est selon...) de l'image argentique.

Cela dit, je n'écris pas mes articles pour moi ! Je les écris pour mes lecteurs et, nombreux sont ceux qui cherchent plus de netteté dans leurs photos numériques, sans pour cela passer des heures en post-traitement... Nombre d'entre eux ont fait l'effort (et le sacrifice) d'acheter Photoshop et donc, cherchent une technique disponible dans ce logiciel, c'est tout naturel...

Alors, oui, pour répondre à la question, il existe une fonction simple et évoluée dans Photoshop pour renforcer ses images et qui est très peu utilisée (très peu connue ?), c'est la Netteté optimisée.

Pour vous montrer la manip, je vais utiliser une image ultra connue, qui n'est pas de moi mais qui traine partout sur le net :

La fonction Netteté optimisée se trouve sous le menu Filtre|Renforcement|Netteté optimisée. L'interface de la fonction ressemble à cela :

D'emblée, à l'affichage de la fenêtre, on voit que notre image sera littéralement tuée par cette fonction !!! Horreur !!! Qu'est-ce que c'est que ce halo ? Voilà probablement pourquoi personne ne l'utilise jamais !... Ne nous excitons pas, oublions provisoirement ce problème et analysons les paramètres de cette fonction...

Netteté optimisée fait, en réalité, un excellent travail de détection des bords et les accentue... Ah, ah... si on parlait photo argentique, on parlerait d'acutance... Ça change la donne, ce n'est plus une bête augmentation de la netteté ! (c'est pourquoi j'ai accepté d'écrire cet article☺, mais vous vous doutiez bien qu'il y avait quelque chose...). Ce filtre vous donne beaucoup de contrôle sur les paramètres de netteté...

Aperçu
De toute évidence, même si c'est à cause d'elle qu'on a crié à l'horreur il y a un instant, il est recommandé de garder cette option sélectionnée afin de pouvoir jeter un coup d'œil en temps réel à ce qui se passe lorsque vous affinez la netteté. Vous apprécierez le grand aperçu.

De base / Avancé
La seule différence entre les deux vues est qu'avec la vue Avancée, vous pouvez contrôler la quantité de netteté dans les zones d'ombre et de haute luminosité de votre image. Utilisez les commandes suivantes pour affiner la quantité de netteté dans vos zones claires et sombres (dans l'onglet Tons foncés ou Sélecteur qui apparaissent si Avancé est coché) :
- Estompage : détermine la quantité de netteté.
- Gamme de tons : spécifiez la plage de tons que vous souhaitez accentuer. Déplacez votre curseur vers la droite pour accentuer uniquement la plus sombre des zones d'ombre et vers la gauche pour la plus claire des zones de claires.
- Rayon : spécifiez la quantité d'espace autour d'un pixel utilisé pour déterminer si un pixel se trouve dans l'ombre ou la zone claire. Déplacez votre curseur vers la droite pour spécifier une zone plus grande.

Paramètres
Vous pouvez enregistrer vos paramètres de netteté afin de pouvoir les charger pour une utilisation ultérieure sans avoir à les recréer. Cliquez sur l'icône de disque / flèche pointant vers le bas pour ce faire.

Gain (dans onglet Plus net)
Utilisez cette commande pour faire varier la quantité de netteté des bords. Une valeur plus élevée augmente le contraste entre les pixels autour des bords. Vos choix vont de 1% à 500%. Pour des niveaux subtils de netteté, tout ce qui se situe autour de 100% ou moins fournit l'effet que vous recherchez sans que l'image paraisse trop contrastée ou irréaliste.

Rayon
Ce curseur contrôle la largeur (en pixels) des bords que le filtre va modifier. Plus la valeur est élevée, plus le bord affecté est large. Votre plage varie de 0,1 pixel (pour un contrôle précis) à 64 pixels (pour des effets de netteté plus larges). La manière dont vous utilisez ce contrôle varie principalement en fonction de la résolution de votre image d'origine. Les images à basse résolution (100 pixels par pouce et moins) sont optimales lorsque vous n'utilisez qu'une petite valeur de rayon, d'une fraction de pixel à 3 ou 4 pixels. Une bonne règle à considérer lorsque vous sélectionnez un rayon est de diviser la résolution (ppp) de votre image par 150, puis de l'ajuster à partir de là. Par exemple, si vous avez une image de 150 ppp, définissez le rayon sur 1, puis ajustez à partir de là. Si vous avez une image de 72 ppp, définissez le rayon sur 0,5 puis ajustez à partir de là.

Supprimer
Spécifiez l'algorithme à utiliser pour supprimer le flou de l'image.
- Le flou gaussien est la méthode utilisée par Masque Flou et est utile pour supprimer ce type de flou.
- Le flou de l'objectif détecte et accentue les bords et les détails de l'image, et réduit efficacement les halos désagréables qui peuvent survenir lors de l'accentuation de la netteté.
- Le flou de mouvement réduit le flou qui peut survenir lorsque vous déplacez votre appareil photo (ou que votre sujet bouge).

Angle
Spécifiez la direction du mouvement si vous choisissez Flou de mouvement comme algorithme.

Plus précis
Cochez cette option pour que Photoshop fournisse une suppression plus précise du flou. Cela prend plus de temps, mais cela vaut la peine d'attendre.

Je vais donc appliquer mes conseils à mon exemple :

Ah oui, c'est mieux ainsi...

Et voilà le résultat :

Eh !, joli !... bon, la petite taille et la compression de l'image pour le web masquent beaucoup le travail de Photoshop, mais la différence est encore assez flagrante...

Comme il a été dit, Netteté optimisée recherche et souligne les bords, ne l'utilisez surtout pas pour renforcer (récupérer une netteté) sur une photo bruitée à cause d'un pose longue ou une valeur ISO trop élevée !... Vous renforceriez le bruit !!!


ceci est un exemple de bruit ISO, et voilà l'effet de Netteté optimisée sur le bruit :

Encore une remarque avant de finir, si Photoshop vous propose de corriger un flou de mouvement avec Netteté optimisée, ne comptez pas trop sur cette fonction pour récupérer une photo bâclée...

Si vous insistez, je pourrai vous faire un article regroupant différentes techniques de renforcement avec Photoshop, ou autre...

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INCRUSTER SIMPLEMENT PLUSIEURS TEXTURES DANS UNE PHOTO AVEC PHOTOSHOP (OU NON)

J'ai reçu un mail de Luc R. me disant qu'il aimait incruster des textures dans ses images mais qu'il n'aimait pas trop ses résultats en jouant sur les transparences, surtout lorsqu'il associe plusieurs textures.

Je dois avouer que l'incrustation de plusieurs textures par la méthode des transparences n'est pas la plus simple... en effet, il faut jongler au petit bonheur la chance avec les transparences de chaque couche ou utiliser les mathématiques pour obtenir des calques de même poids. Donc opacité à 50% pour la première texture, 33% pour la deuxième, 25% pour la troisième, etc... (voir ici).

Pas de problème, il existe toujours plusieurs moyens d'obtenir le même résultat, sans pour autant se compliquer la vie... Je vais vous montrer une technique avec Photoshop, parce que cette technique est très simple et très puissante puisqu'elle utilise les smart objects (objets dynamiques) et je ne sais pas si d'autres logiciels possèdent cette même technologie...
Remarque : si votre logiciel ne possède pas cette technologie, vous pouvez obtenir exactement la même chose par une voie un peu détournée que j'expliquerai en cours de manipulation.

Avant toute chose, il vous faut
- une photo (logique)
- une, deux, trois textures (en fait autant que vous souhaitez...)
Remarque : si vous utilisez la technique avec Photoshop, les dimensions de vos textures n'ont aucune importance, si vous utilisez un logiciel ne proposant pas d'objets dynamiques, il faut que la taille des textures soit égale ou supérieure à la taille de la photo.

Pour la démo, je vais reprendre la même image que dans l'article précédent. Cette image n'est toujours pas de moi mais traine toujours partout sur internet :

Mettre en premier plan le répertoire contenant vos textures, sélectionnez le fichier de la texture que vous voulez appliquer et glissez-le sur votre image ouverte dans Photoshop.

La texture apparait sur votre image. Comme vous le voyez sur la capture d'écran, la texture est trop petite pour l'image à modifier. Utilisez les 9 points qui se trouvent sur la texture (8 autour et 1 au centre) pour redimensionner, éventuellement faire tourner et placer la texture de façon qu'elle recouvre la totalité de l'image à modifier. Si vous changez d'outil, Photoshop vous demandera si vous souhaitez importer ce fichier, il suffit de répondre "importer", ou mieux, si vous double-cliquez sur votre texture, Photoshop fera le travail sans votre consentement. Ne vous inquiétez pas, redimensionner un objet dynamique ne le déformera pas (ne modifiera pas sa qualité non plus).
Remarque : si vous n'utilisez pas Photoshop il faudra créer un nouveau calque, y placer votre texture, la redimensionner au besoin (uniquement en réduction car perte de qualité si agrandissement).

Il ne reste plus qu'à modifier le mode de fusion à la valeur Incrustation.
Remarque : si vous n'utilisez pas Photoshop, il suffit d'utiliser le même mode de fusion

Et voilà, votre texture est parfaitement incrustée dans votre image originale.

Vous souhaitez incruster une autre texture pour compléter l'effet ? OK, renouvelez la même manip'...

Et voilà, votre incrustation est terminée. On peut difficilement faire plus simple ! Bon, cette manipulation a quelque peu assombri l'image, il serait intéressant de reprendre un peu l'exposition, mais cela sort du cadre de cet article...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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AH, NETTETÉ, QUAND TU NOUS TIENS...

Bien que je ne comprenne toujours pas pourquoi tout le monde cherche continuellement à augmenter la netteté de ses images, je vais vous donner (encore) une autre piste de recherche. J'ai déjà souligné que les techniques sont multiples donc chacun a la chance de choisir celle qui lui convient le mieux.

Pour pouvoir comparer les résultats, je vais reprendre la même image que celle utilisée dans l'article précédent (dont je ne suis toujours pas l'auteur et que l'on trouve toujours partout sur internet).

L'article d'aujourd'hui va traiter d'une technique d’accentuation de la netteté qui utilise un masque. Cette méthode permettra, et c'est la moindre des choses vu le titre de l'article, d’augmenter la netteté d’une image MAIS en évitant les dégradations générées par une accentuation trop forte, à type de halos clairs sur les contours ou d'artefacts dans les zones plus ou moins homogènes (comme les cieux par exemple).

Parmi tous les outils disponibles, nous allons utiliser aujourd'hui le filtre Accentuation de Photoshop (menu : Filtres|Renforcement|Accentuation) qui détecte les contours d’après la valeur des pixels adjacents et augmente le contraste entre eux.

La fonction Accentuation dépend de trois paramètres :
- Gain : règle l’intensité du contraste de netteté.
- Rayon : règle l’épaisseur de l’accentuation.
- Seuil : règle le niveau de détection des contours.

Nous allons un peu améliorer la technique en :
- remplaçant le Seuil par un masquage des zones dont on souhaite augmenter la netteté. La valeur du seuil n'a donc plus d'intérêt, on va lui donner une valeur de 0.
- le masque permettant de doser l’effet en modifiant, si nécessaire, son opacité, le Gain n'interviendra plus non plus dans le processus, donc on va le régler à son maximum (l'opacité diminuant, le Gain diminuera aussi) donc à 500%.
- finalement, le seul paramètre qui nous restera est le Rayon. Ce paramètre est laissé à votre discrétion (selon le résultat souhaité) mais, globalement, les meilleurs résultats sont obtenus avec des valeurs faibles (de l'ordre de 2 pxl, voire moins).

Comme toujours, on va commencer par dupliquer l'arrière-plan. C'est sur cette copie que l'on va travailler.

Si j'appliquais les conseils ci-dessus, on obtiendrait ceci :

Sans l'application de masque, on constate le liseré blanc et les artefacts dans le ciel.

L’idée, ici, est d’appliquer l’Accentuation en l’associant à un masque de sélection utilisant une des trois couches R, V ou B. Pour choisir la couche la plus adaptée à son image, il faudra sélectionner successivement chacune de ces couches pour visualiser les zones qui seront affectées.

Quand votre choix sera arrêté, sélectionnez le calque contenant la copie de l'image, faite un Ctrl+Clic gauche sur la couche (R, V et B) qui correspond à votre choix. Ici, pour cette image, j'ai sélectionné la couche bleue, voilà le résultat :

Maintenant on va inverser la sélection (menu : Sélection|Intervertir).

Puis, seulement, on va appliquer l'Accentuation décrite plus haut. Voilà ce que l'on obtient :

Comme par magie, le liseré blanc ainsi que les artefacts ont disparus (enfin, ils ne sont pas apparus) tandis que les détails sont accentués... Il ne restera plus qu'à modifier l'opacité de ce calque pour adapter la force de l'Accentuation à votre image spécifique.

Tada...

NB: comme toujours, la compression pour le web masque pas mal les effets mais ces derniers restent visibles.

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