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Lettre ouverte aux (futurs) argentistes
Les photographes sont tous C H A R L I E

Dans cette partie du site www.thydelor.eu, je n'ai pas l'intention de ré-inventer le fil à couper le beurre. D'une part parce que je n'en ai pas la compétence et d'autre part parce que cela n'apportera rien à personne !... Je vais donc vous parler de choses que je trouve super importantes et que j'utilise. Vous ne trouverez pas ici des inventions extraordinaires, pas plus qu'un cours approfondi de Photoshop® (que je ne manipule pas très bien d'ailleurs), mais quelques techniques qui peuvent vous aider à créer facilement des belles choses (voire des bonnes choses)...

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ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu
Une proposition de workflow en photo numérique Quelques techniques pour faire du Noir et Blanc
Renforcement des images Correction des aberrations chromatiques
Quel logiciel pour mes RAW si je ne suis pas crésus? Simuler l'achat d'un téléobjectif
Visualiser ses RAW avec l'explorateur Windows ? Récupérer une image floue ?
Créer ses images de A à Z Bien choisir son imprimante photo
Deux clics pour corriger l'exposition Peut-on agrandir une image ?
Une technique originale de réduction du bruit Étalonner son appareil photo numérique (ou scanner)
Quel ordinateur pour la photo en 2014 ? Comment réduire le bruit ISO (ou pose longue)
Comment augmenter la qualité d'image en simulant une valeur ISO inférieure à celle du capteur Un logiciel challenger de post-traitement qui mérite de l'intérêt ?
Créer un grain argentique presque parfait Une alternative SIMPLE de création de grain argentique presque parfait
Pourquoi préférer le post traitement RAW au JPEG ? Choix du logiciel commercial pour travailler ses RAW
Quid des tablettes graphiques ? Encore une technique de création de grain argentique presque parfait
Les 10 signes d'un mauvais post traitement Corriger rapidement et simplement une dominante colorée
Comprendre les modes de fusion des calques Réduire la taille et le poids de vos photos pour une publication web
Redonner du peps à une image moribonde Peut-on travailler ses photos sur un ordinateur
portable ?
Vite, Viiiiite je vous dis !... (NIK collection gratuit) Simuler les tons des films N&B en numérique
L'ultime(?) simulation de grain argentique Principaux signes d'un mauvais post-traitement
L'alpha et l'omega du post-traitement amateur Créatifs les filtres logiciels ?
Les basiques de Photoshop Réduction logicielle de la profondeur de champ
Créer une brume en post-production Simuler un filtre dégradé en post-production
Un autre monochrome en post-production Signer vos photos (ou autre)
Le faux HDR pour donner du volume aux images Contourner la galère de la sélection
Redonner vie à une image plate Améliorations basiques d'une image avec GIMP
Convertir une photo numérique en photo argentique couleur ancienne Pousser / Retenir un tirage en numérique
Modifier le contraste du noir et blanc Les principaux modes de fusion
Une bonne technique simple de conversion en N&B Utiliser NIK Collection sans Photoshop ?
Corriger une dérive de couleur d'un JPEG Comme en 1918 !


UNE PROPOSITION DE WORKFLOW EN PHOTO NUMÉRIQUE

Tout le monde a, un jour, pensé que la photographie numérique était la panacée : plus besoin de se casser la tête à la prise de vue, l'appareil faisait tout le boulot, plus besoin de se casser la tête au laboratoire, il suffit de transférer les images sur l'ordinateur et point marre.

Un peu partout dans ce site j'ai répété que faire de la photo numérique c'était faire de la photo tout court ! Les lois de la technique photographique sont les mêmes qu'il s'agisse d'argentique ou de numérique et ce n'est pas parce que les appareils savent (à peu près) tout faire automatiquement qu'on s'exonère de travail. Ce n'est pas non plus parce qu'il ne coûte rien d'effacer une photo ratée d'une carte mémoire qu'il faut compter sur la quantité des déclenchements pour s'exonérer d'une recherche de cadrage et de "mise en scène" de nos images... Et bien, ici, je vais vous prouver que ce n'est pas parce qu'on n'est plus obligé de développer des négatifs (ou des inversibles) argentiques qu'on s'exonère d'un travail de laboratoire... Certes, le laboratoire a été modifié puisqu'il n'est plus question de chimie et de chambre noire, mais la quantité de travail permettant d'aboutir à une bonne photo n'est pas moins importante, elle est même, peut-être, plus importante !...

L'ensemble du processus de "développement" numérique a été nommé du terme anglais (quelle déplorable habitude !) workflow ou flux de travail ou mieux : processus de fabrication. Voici donc ce que je considère être un bon point de départ pour créer son processus de développement :

1ère étape :
Une bonne photo numérique, pas l'image de grande consommation qui sera effacée très rapidement (ou oubliée très rapidement), doit être pensée dès la prise de vue. Il est indispensable de faire ses prises de vue au format RAW (DNG, PEF chez Pentax, NEF chez Nikon, CR2 chez Canon, etc.) de façon à pouvoir les retravailler en profondeur une fois au laboratoire (devant son ordinateur). Ces fichiers RAW (bruts) devront être dérawtisés, soit à l'aide du logiciel fourni avec l'appareil photo, soit à l'aide d'un logiciel tiers, payant ou gratuit (Rawtherapie, UfRaw utilisé avec The GIMP, etc. sont des dérawtiseurs gratuits / CameraRaw est utilisé avec Photoshop et Lightroom, CaptureOne, PaintShop Photo pro, Silkypix, etc. sont des dérawtiseurs payants). Utilisez les dérawtiseurs pour créer une version TIFF 16 bits qui ne détruira pas l'image (les JPEG ont des compressions destructrices !). certains appareils photos permettent une dérawtisation intégrée mais elle aboutit généralement à un fichier JPEG et, de toute manière la dérawtisation sera de moins bonne qualité.

Si vous scannez une image existante, utilisez la plus grande résolution permise par votre scanner, mais pas la résolution extrapolée qui augmente le poids du fichier final sans en augmenter la qualité. Vous pouvez utiliser le logiciel fourni avec le scanner ou un logiciel indépendant et payant comme Silverfast ou VueScan par exemple. Enregistrez l'image scannée en TIFF.

2ème étape :
Ouvrez l'image dans un logiciel de traitement d'image comme Lightroom, Photoshop/Éléments, PaintShop Photo pro, The GIMP, ou autre, et convertissez-la (si le logiciel le permet !) dans l'espace colorimétrique de votre chaîne informatique (sRVB ou Adobe RVB 1998).

3ème étape :
Modifiez l'orientation de l'image si nécessaire. Si vous prenez une image verticale et que l'appareil photo l'enregistre comme une image horizontale, dans votre logiciel de traitement d'image, la placer immédiatement en position verticale.

4ème étape :
Affichez l'histogramme pour évaluer le travail à accomplir.


Cet histogramme montre une image globalement trop sombre avec beaucoup de perte de détail dans les zones sombres

Cet histogramme montre une image globalement équilibrée avec beaucoup de détails tant dans les ombres que dans les hautes lumières

Cet histogramme montre une image globalement sur exposée avec beaucoup de perte de détails dans les zones claires

Si la luminosité est correcte, et s'il n'y a pas de zone trop sombre ou trop claire, l'histogramme présente un pic globalement au milieu de son axe horizontal. J'ai présenté ci-dessus l'histogramme de luminosité mais il existe également un histogramme pour chacune des couleurs primaires.

Pour l'image d'exemple ci-dessous, le travail sera simplifié :

A gauche, l'image exemple, à droite l'histogramme donné par Lightroom. On voit que la répartition est homogène, sans écretage, donc l'image est techniquement bonne, et ne demandera pas de travail en profondeur.
Par contre avec un histogramme comme celui ci-contre (donné par Photoshop sur une autre image) on voit qu'il y a sous exposition et écrétage, l'image correspon-dante demandera beaucoup de travail...

5ème étape :
Effectuez un premier recadrage (crop) de façon à améliorer la force de l'image. Cette étape est de moins en moins indispensable avec des viseurs 100% sur les appareils et à mesure de votre évolution dans les techniques photographiques.

6ème étape :
Corrigez les erreurs de rotation. Cette étape est de moins en moins indispensable avec les niveaux intégrés aux appareils et à mesure de votre évolution dans les techniques photographiques.

7ème étape :
Redressez les perspectives. En photographie argentique cela était facile en faisant tourner légèrement l'agrandisseur, en numérique il faut faire appel à un outils puissant mais plus difficile à mettre en œuvre. Bien sûr, cette étape ne sera indispensable que si des "cubes" se présentent en lignes fuyantes.

8ème étape :
Sauvegardez cette image comme s'il s'agissait de l'originale, toujours en TIFF 16 bits. À partir de maintenant vous travaillerez avec cette image, vous pouvez donc fermer l'image précédente.

9ème étape :
Effectuez un zoom à 100%. Assombrissez un tout petit peu l'image globale, généralement j'utilise une valeur égale à -3.

10ème étape :
Nettoyez votre image. Il peut s'agir de taches présentes sur le capteur qui se retrouvent sur l'image ou des défauts type tache ou cheveux sur un tissu par exemple. Vous avez plusieurs outils à votre disposition pour effectuer cela, selon le logiciel. Au pire, le logiciel le plus simpliste offrira au moins l'outil de clonage qui rendra de grands services. Enregistrez l'image.

11ème étape :
Faites disparaître les éléments indésirables ou perturbateurs dans l'image. Ils se situent principalement sur les bords si votre appareil ne permet pas une visée à 100%, mais il peut également s'agir de fils à haute tension qui polluent une image de nature ou un poteau ou que sais-je. Ici aussi il existe plusieurs outils selon le logiciel, et l'outil basique de clonage peut très bien faire l'affaire. Enregistrez l'image.

12ème étape :
Effectuez la balance des blancs ou/et les ajustements tonaux. Il existe dans tous les logiciels une pipette pour déterminer le point blanc, le point gris moyen et le point noir dans une image. Personnellement je détermine la taille de la pipette à 3x3 pixels de diamètre.
Si vous envisagez l'impression de l'image, choisissez le point blanc et modifiez les valeurs à : en HSB réglez le B à 95% ou en RVB, utilisez les valeurs 242, 242, 242 ou en CMJN à 5, 3, 3, 0. Puis idem pour le point noir et modifiez les valeurs à B = 5% soit RVB 12, 12, 12 ou CMJN 65, 53, 51, 95.

13ème étape :
Ouvrez l'histogramme, sélectionnez le canal des bleus et déplacez le curseur de haute lumière à fond à droite. Si la valeur obtenue est >244, vous pouvez régler le point blanc sinon c'est foutu, vous n'aurez pas de valeur "blanc pur" dans l'image. Cela réglera précisément le point blanc. Puis, toujours dans le canal bleu, déplacez le curseur des ombres au maximum à gauche. Si la valeur obtenue est <8 vous pouvez régler le point noir sinon c'est foutu, vous n'aurez pas de valeur "noir profond" dans l'image.
Si vous ne parvenez pas à obtenir de valeur "blanc pur" ou "noir profond", ouvrez séparément chaque canal (rouge/vert/bleu) et déplacez le curseur de hautes lumières pour finir par obtenir un "vrai blanc" Ne touchez jamais au curseur des valeurs moyennes. Pour le "noir profond", c'est idem mais avec le curseur des ombres.

14ème étape :
Si après tout ce que vous avez fait, votre histogramme ne couvre pas l'ensemble de l'axe horizontal, il faudra élargir la plage dynamique, pour ce faire, déplacez le curseur des ombres à l'extrémité gauche de l'histogramme et le curseur des hautes lumières à l'extrémité droite de l'histogramme, sans toucher le curseur moyen.

15ème étape :
Ajustez le contraste et la saturation. Ouvrez les courbes. Déplacez les points de façon à obtenir une courbe en «S» et pas une droite. Si, sur la zone claire la valeur de sortie est >244, réduisez le contraste, si, sur la zone foncée, la valeur est <12, réduisez le contraste.

16ème étape :
Augmentez la saturation de +10 à +20, notez que les imprimantes jet d'encre nécessitent un peu plus que cela. En plus, vous pouvez forcer ou freiner la saturation de chacune ou d'une seule des couleurs primaires si nécessaire.

17ème étape :
Augmentez la finesse des bords. Attention, si les bords paraissent déjà très nets, sautez cette étape, vous ne feriez que détruire l'image (à ma connaissance, il est rare d'avoir une image "brute" de boîtier assez nette)... La finesse des bords devrait se faire en 2 étapes, ici il s'agit de la première, elle doit donc être modérée.

18ème étape :
Enregistrer en 16 bits (sauvegarde), convertir en 8 bits et enregistrer en 8 bits pour la suite.

19ème étape :
Corriger l'exposition et le contraste d'une zone de l'image (si nécessaire).

20ème étape :
Ultime augmentation de la finesse des bords. "Filtre|Renforcement|Netteté optimisée" sous Photoshop. Je place temporairement le gain à 500%, le Rayon à une valeur égale à la résolution finale souhaitée divisée par 150 : par exemple, pour une impression à 300dpi, je règle le Rayon à 2,0. Là je diminue le gain à 200.

21ème étape :
Sauvegarder en TIFF et imprimer.

Voilà, c'est fait ! Ouf !... Parfois, on est en droit de se demander si ce n'était pas plus simple dans le noir avec les mains dans la chimie... Pas d'accord ?

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QUELQUES TECHNIQUES POUR FAIRE DU NOIR ET BLANC

Tout au long de ce site je vous parle de photographie en noir et blanc. Certes, en argentique c'est "plus simple" que la couleur, mais ce n'est pas la seule raison ! Le Noir et Blanc, une fois qu'on y a goûté, on a attrapé le virus, et c'est comme l'herpès... on n'en guérit jamais ! Ce n'est pas parce qu'on fait du numérique qu'il faut se priver du plaisir de faire du noir et blanc, bien au contraire et pour cela il y a plusieurs moyens qui permettent d'aboutir à des résultats plus ou moins satisfaisants, nous allons entrevoir quelques techniques.

1ère technique : utiliser les capacités de l'appareil photo numérique
Tous les appareils numériques permettent de prendre des images en noir et blanc, nombreux proposent même l'application de filtres colorés en noir et blanc comme à l'époque de l'argentique. Il suffit d'entrer dans les menus de l'appareil photo pour transformer une photo numérique couleur en photo numérique noir et blanc. C'est la méthode la plus simple mais elle présente deux inconvénients majeurs :
—> la transformation en noir et blanc se fait par simple désaturation des couleurs, ce n'est franchement pas le meilleur algorithme !
—> la transformation en noir et blanc vous oblige à accepter un fichier JPEG qui n'est pas de la meilleure qualité avec quasi impossibilité de retravailler l'image en "laboratoire numérique"

2ème technique : les niveaux de gris
Cette technique est strictement la même que celle décrite au dessus sauf qu'elle se fait sur l'ordinateur. Cela signifie que, si vous shootez en RAW, vous aurez la possibilité de retravailler votre image en haute qualité (et pas uniquement en JPEG).... Tous les logiciels de traitement d'image, même les plus basiques (sans aller chercher des Photoshop, des Lightroom, des CaptureOne, des Aperture, des Bibble, des PaintShop Photo Pro etc.). En plus de la possibilité de travailler sans passer par des JPEG (méthode destructive), cette technique a l'avantage d'être super rapide (immédiate !), il suffit d'aller dans le menu et rechercher la commande "niveaux de gris" et le tour est joué... Puisque tous les logiciels permettent cela, je ne vais pas pouvoir vous donner l'entrée de menu de chacun d'entre eux (il s'agit généralement de image|mode|niveaux de gris), voici simplement le résultat obtenu :

Image originale :

Image résultat :

On a effectivement obtenu une image en noir et blanc en 2 secondes. Ce premier exemple a été fait à l'aide de The GIMP pour Windows, mais le résultat sera aussi bon (ou aussi mauvais) avec tous les logiciels du marché... des moins chers aux plus chers... Ce n'est vraiment pas la meilleure technique, bien qu'elle suffise à satisfaire beaucoup d'utilisateurs.

3ème technique : la désaturation des couleurs
Il s'agit d'une autre technique de base, un peu plus précise, qu'on ne retrouvera donc que dans les logiciels destinés à retravailler les photos. PhotoShop, bien sûr, mais tous les autres logiciels "sérieux" aussi (même de nombreux logiciels gratuits tels The GIMP).

Avec The GIMP, justement :



En cliquant sur "Couleurs|Teinte-Saturation" vous faites apparaître la fenêtre ci-contre. Il suffit d'affecter la valeur -100 à la saturation et valider.

Vous venez d'obtenir, à peu de chose près, la même chose que précédemment :

mais cette fois, il y a un moyen d'obtenir un peu mieux :


En cliquant sur "Couleurs|Niveaux..." vous faites apparaître la fenêtre suivante. Déplacez le curseur des gris de façon à augmenter ou diminuer précisément la luminosité générale de l'image.

on obtient ceci :

Ce n'est qu'un exemple, il faut modifier la valeur selon vos attentes... Ensuite, on va pouvoir :



Sélectionner "Couleurs|Luminosité-Contraste" pour obtenir la fenêtre suivante et modifier les valeurs selon vos attentes.

On obtient ceci :

Et on peut fignoler avec les courbes :

Cliquer sur "Couleurs|Courbes..." pour ouvrir la fenêtre suivante et modifiez la courbe selon vos besoins

On obtient finalement :

Attention : il ne s'agit que d'exemples, surtout pas de valeurs à reporter... tout doit dépendre de ce que vous souhaitez faire... Ici je ne fais que montrer ce qu'il est possible de faire !...

N.B. : quel que soit le logiciel, si le chemin des menus diffère, les entrées sont toujours identiques...

4ème technique : Noir et blanc
Cette technique est très simple, très rapide et très puissante... Malheureusement elle n'est pas proposée par tous les logiciels graphiques... À ma connaissance, seul Photoshop (la version CS2 n'en est pas pourvue, CS5 oui, donc... seules les versions "récentes" le proposent), Photoshop Éléments 8 propose quelque chose d'approchant (situé dans un menu très différent !)...

Voyons la technique sous Photoshop CS5 :

Cliquer sur "Image|Réglages|Noir et blanc..." transforme automatiquement votre photo en noir et blanc MAIS affiche la fenêtre de réglages suivante :

Là, il suffit de déplacer les curseurs RVB ou CMJN pour personnaliser le rendu de l'image N&B !... et voilà le résultat :

J'ai trouvé, je ne me souviens plus où sur Internet, des valeurs indicatives qui permettaient de simuler le rendu de certains films argentiques N&B... A vous de trouver si ça vous intéresse mais je pense que la ressemblance doit être très approximative... et, encore une fois, c'est le goût de chacun qui doit primer ! Globalement, en réglage de base, selon ses goûts de contraste, on pourra essayer RVB : 40,34,60 ou RVB : 43,33,30.

Pour ce qui est de Photoshop Éléments 8, cette fonction se cache sous "Accentuation|Convertir en noir et blanc", en plus ce programme propose des valeurs prédéterminées selon l'effet souhaité.

5ème technique : mélange de couches
Cette technique est très proche de la précédente. Elle fait appel à une fonction de Photoshop, mais n'est plus réservée aux versions "récentes" puisqu'existait déjà dans Photoshop CS2. Voyons ce que cela donne dans CS2 justement :

En cliquant sur "Image|Réglages|Mélangeur de couches...", on fait apparaître la fenêtre suivante :

Avant toute chose, il faut valider la case "Monochrome", ce qui transformera l'image en noir et blanc, puis, comme précédemment, modifier les valeurs RVB selon ses besoins. Voilà le résultat, strictement identique au précédent puisque application des mêmes valeurs RVB :

Pourquoi 2 techniques qui aboutissent au même résultat ? Avez-vous envie d'acheter Photoshop CS5 si vous possédez CS2 ?...

6ème technique : mélange de couche -adaptation-
La démonstration se fera toujours sous Photoshop CS2. Voici les outils qu'on va utiliser :

Cliquez sur l’outil n° 1 et sélectionnez la fonction "Mélangeur de couches". On se retrouve exactement dans le même cas de figure que dans la 5ème technique. Comme précédemment, cochez la case « Monochrome », la photo passe en Noir & Blanc. Par défaut, Photoshop met la couche Rouge à 100% et les deux autres couches à 0% (la somme des pourcentages Rouge + Vert + Bleu doit être égale à 100%). Je vous encourage à faire des essais pour évaluer les effets des différents dosages sur une photo N&B . Ici, nous prendrons les valeurs RVB = 43,33,30.

À ce stade on peut aplatir les calques ("Calques|Aplatir image")

Maintenant on va effectuer un renforcement modéré (mieux qu'avec le filtre de renforcement -AMHA-). Pour ce faire, faire glisser le calque sur l'outil n°2 (ou passer par le menu "Calque|Dupliquer le calque"). Sélectionnez le calque dupliqué puis utilisez la commande "Filtre|Divers|Passe Haut") en réglant le rayon à 1pxl.

Nous allons maintenant utiliser l'outil n°3 en sélectionnant l'option "Lumière vive". Malheureusement, cela entraîne un renforcement beaucoup trop important !... Il va donc falloir modérer ses ardeurs en modifiant l'outil n°4. Pour débuter, placer l'outil n°4 à 0% (là il ne se passera rien !) puis le déplacer jusqu'à obtenir le renforcement qui correspond à ce que vous souhaitez. Ici j'ai choisi 34% mais c'est très variable selon le type d'image !...

Fusionner les calques et enregistrer.

Et voilà le résultat :

Il existe certainement des centaines d'autres techniques pour obtenir de bons résultats de photo N&B via le laboratoire numérique, mais je vous ai livré ici celles que je connais et qui, à mon avis, donnent de bons résultats. Cela dit, vous l'avez déjà compris, je ne suis pas un passionné de labo numérique, je préfère la chambre noire !...

MISE À JOUR : j'ai écrit un autre article (ici) qui complètera avantageusement celui que vous venez de lire.

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RENFORCEMENT DES IMAGES

Même bien nettes, les images numériques semblent souvent un peu floues, c'est pourquoi il est nécessaire d'introduire un renforcement dans le travail de ses images.

Il existe plusieurs moyens de renforcer les photos numériques. Tous les logiciels proposent des fonctions du type "Accentuation", "Contours plus net", "Plus net", "Encore plus net", etc... Mais toutes ces fonctions n'améliorent pas forcément le résultat, voire le desservent dans certains cas... C'est pourquoi j'utilise une variante un peu plus longue et "laborieuse" (oh, si peu !) qui donne de bien meilleurs résultats. Je l'ai déjà utilisée dans le paragraphe précédent (sur la 6ème technique) mais je vais la reprendre ici pour bien montrer son rôle et ne pas faire croire qu'elle n'est utile qu'en noir et blanc...

Je vais reprendre l'explication via Photoshop CS2.

Voici l'image originale :

Nous allons l'ouvrir dans Photoshop CS2. Même technique que dans le paragraphe précédent.

Cette fois je vais utiliser un Rayon supérieur (=3,0 pxl). Poursuite de la même technique que dans le paragraphe précédent et voici le résultat :

OK, j'ai un peu exagéré, mais c'est pour l'exemple, si votre image était très douce au départ (ce qui n'était pas vraiment le cas de celle qui a servi d'exemple), cela aurait pu lui donner un peu de pèche.

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CORRECTION DES ABERRATIONS CHROMATIQUES

Bien que théoriquement ennemi de tout photographe (même en argentique), ce phénomène se retrouve principalement chez les utilisateurs de photographie numérique. Ce fléau, qui tue littéralement nos images est toutefois réversible (à condition de faire du RAW, c'est mieux qu'en JPEG), mais non sans effort !...

Il existe ici également 36 techniques différentes pour récupérer ces aberrations chromatiques ainsi que 36 logiciels, il sera donc impossible de faire le tour... Sachez simplement que j'ai testé Lightroom 4.1 (RC2) qui semble gérer automatiquement de manière très probante ces défauts d'objectif (quelle que soit sa marque !), je pense que la version finalisée de LR4.1 sera à envisager... Sinon, selon le logiciel utilisé il faudra toujours aller chercher quelque part dans un menu type "défaut de l'objectif"...

Tout d'abord, il faut rappeler que le problème des aberrations chromatiques est incontournable, surtout sur les bords de l'image (logique... je ne vais pas entrer dans les détails théoriques que d'autres ont certainement déjà traité) mais qu'il existe d'autres facteurs "favorisants" qui, eux, sont plus ou moins évitables, citons : la qualité du capteur du boîtier, la qualité de l'objectif (-impossible à éviter-), les forts contrastes (-plus ou moins évitable à la prise de vue-), la surexposition, la mise au point approximative (-évitable à la prise de vue-). Enfin, il faudra avoir recours aux logiciels pour limiter ou annuler ces soulignages colorés disgracieux...

Partons du principe que vous ne possédiez pas de logiciel "très récent et très évolué", pas de salut pensez-vous ? Pas du tout, voilà où intervient www.thydelor.eu...

J'ai choisi, pour l'exemple, un crop 100% d'une photographie improbable (pour ainsi dire mal faite !) qui, d'emblée rassemblait toutes les erreurs à ne pas commettre... juste pour voir ce qu'on pourrait en faire...

- Fort contraste
- Surexposition
- Portion latérale de l'image
- Pas la zone la plus nette de l'image

BREF, TOUT CE QU'IL CONVIENT D'ÉVITER !!!

Voyez les « superbes » AC ... Cette image sera assez difficile à rattraper puisqu'il faudra corriger du bleu et du magenta !... Mais qui peut le plus peut le moins dit-on...

Pour cet exercice, afin de ne pas désavantager ceux d'entre nous qui ne peuvent travailler en RAW (eh oui, il y en a encore !!!), je laisserai de côté les techniques utilisant les "développeurs RAW" et je vais ouvrir mon « superbe » crop dans Photoshop CS2 (mais de nombreux autres logiciels "évolués" permettront la même manipulation !...), cette technique ne corrigera pas l'image à 100% mais suffisamment pour la "sauver" :
1) afficher l'image à 100% et centrer la zone affectée de façon à bien voir les AC (sur l'exemple, pas de souci puisqu'il s'agit d'un crop sur une zone totalement affectée !)
2) choisir le menu "Image | Réglage | Teinte-Saturation" :

3) Cliquer la couleur à modifier ("Global" par défaut) en choisissant "Magentas" dans un premier temps.
4) Régler la "Saturation" à -80.
5) Régler la "Luminosité" à +20
NOTEZ QUE CES VALEURS SONT INDICATIVES, les corrections spécifiques à chaque image peuvent nécessiter d'autres valeurs, à tester (bien que -80/+20 soit un "bon" début)
6) Élargir ou Rétrécir le curseur horizontal situé au bas de la fenêtre de réglage

7) Sans dépasser les "bornes" du Magenta, faire coulisser le curseur jusqu'à voir disparaître la bande magenta. Voilà le résultat :

Si seul le magenta posait problème, vous pourriez vous arrêter là, mais nous sommes également confronté au bleu, donc il faudra continuer le travail, de la même manière mais en modifiant les "Bleus"... :

Pas mal... MAIS, ces corrections effectuées on s'aperçoit qu'il existe de-ci delà des aberrations cyan... donc... on recommence avec les "Cyans"... et, s'il y a d'autres problèmes, rebelote pour l'autre couleur etc... Voici le résultat final de mon crop :

8) Reste à faire le tour de l'image (ce qui n'est pas faisable sur mon exemple car ce n'est qu'un crop) pour vérifier que la correction des AC n'a pas endommagé d'autres zones plus importantes, GÉNÉRALEMENT CE N'EST PAS LE CAS...

9) Pas de panique, n'allez pas courir tête baissée pour acheter Photoshop, The GIMP, et même JASC PSP (qui n'existe plus depuis une bonne vingtaine d'année) -autant dire TOUS les logiciels de traitement d'image- proposent cette fonction de teinte/saturation... donc ce procédé, sans être le meilleur est ouvert à tous, sans exception...

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QUEL LOGICIEL POUR MES RAW SI JE NE SUIS PAS CRÉSUS ?

On lit partout (et malheureusement ici aussi, mais à degré moindre !) qu'il faut des bons logiciels pour pouvoir travailler en RAW. Si ce n'est pas faux, il n'est pas pour autant nécessaire "d'investir" le prix d'un bon objectif pour se payer un "bon logiciel" !... C'est pourquoi j'ai décidé de créer cette rubrique !

Je vais séparer ce paragraphe en 3 catégories :

1) Les logiciels pour crésus, de façon à ne plus en parler puisque c'est hors sujet.
- Il y a l'incontournable Photoshop,
- Le prestigieux Aperture (pour Mac)
- Le grandiose Capture One
-Sans Oublier DxO Pro
- et, bien sûr... Bibble

2) Les logiciels pour ceux qui n'ont pas tout dépensé pour leur matériel
Là on trouve des incontournables, mais également des outsiders :
- Photoshop Elements (encore cher)
- Lightroom (encore cher)
- PaintShop Photo Pro : un inconnu qui fait tout et plus... on peut même travailler ses RAW et tout le reste aussi... Il possède des outils automatiques intéressants, des outils manuels aussi... Il fait presque du Photoshop, c'est moins puissant mais ça rend les mêmes services ! En plus, c'est très abordable !

3) Les logiciels pour les "fauchés" :
Et oui, il y a aussi des logiciels gratuits qui font parfaitement l'affaire !
- The Gimp (+UfRaw) dont je parle partout : c'est 100% gratuit, plus configurable que Photoshop puisque tout fonctionne avec des plug-ins (également gratuits), on peut se fabriquer un quasi Photoshop pour le prix d'une connexion internet (qu'on paie de toute façon !).
- Rawtherapee est un derawtiseur très pointu, qui est bien moins compliqué que The Gimp, mais il ne permet pas le travail en profondeur de l'image. Il est un peu moins rapide aussi, mais ce qu'il fait, il le fait parfaitement bien ! Lui aussi est totalement gratuit.
- Dcraw, tout aussi gratuit, très puissant bien que très simple, mais l'interface est à réserver aux photographes-informaticiens...
- Un autre gratuit que j'ai découvert il y a peu de temps : Scarab Darkroom. Il n'est pas aussi puissant que tous les autres, il lui manque des outils indispensables (comme la correction des aberrations chromatiques par exemple) mais en bricolant avec les quelques outils dont il dispose, on peut très bien s'en sortir sans les fonctions qu'on pense indispensables... et qui ne le sont pas en fait !... MISE À JOUR Scarab Darkroom est devenu payant !... Peu cher mais payant...
- il existe également toute une liste de décodeurs RAW que je n'ai pas testés mais dont on peut entendre parler de-ci de-là. Dites m'en plus si vous en testez un (ou plus !) :

Il y en a pour tout le monde, Windows, MacOS ou Linux, gratuit ou presque gratuits, etc... Il est impossible que vous ne trouviez pas votre bonheur...
- Et puis, il y a les logiciels fournis avec votre matériel. Tout le monde critique ces programmes... Bien sûr, ils ne sont pas extraordinaires, quelle que soit la marque de votre appareil photo ! Mais, comme disent les anglais, ils do the job... Et il est préférable de savoir utiliser un Capture NX (Nikon), un Digital Photo Pro (Canon) ou un Digital Camera Utility (Pentax) -qui ne valent pourtant pas grand chose face aux mastodontes- que de posséder un logiciel pointu qu'on ne saura jamais utiliser !... Ironie, mon premier Pentax numérique (le "ei-2000") était livré avec Photoshop en version à peine allégée !... C'était à des années lumières d'aujourd'hui !...

Avec ces quelques lignes, je pense avoir pu vous donner l'envie de passer au format RAW de votre matériel, sans oublier de signaler que ce n'est pas forcément un bon calcul de dépenser beaucoup : le logiciel sera extrêmement puissant, soit, mais également très difficile à utiliser ! Il est parfois bien préférable d'apprendre à se dépatouiller avec un logiciel "léger" donc simple et peu cher (voire gratuit).

MISE À JOUR : Une bonne nouvelle, ça n'arrive pas tous les jours, Adobe® s'est ENFIN décidé à casser les prix de Lightroom 4® - près de 50% du prix original !!! - Voilà qui change un peu la donne... à +/- 130€ le logiciel complet, c'est encore un peu cher mais on peut maintenant envisager de se faire plaisir sans devoir cambrioler une banque !... Si je craque un jour je vous en parlerai ici...

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SIMULER L'ACHAT D'UN TÉLÉOBJECTIF

Que voilà un drôle de titre !... Cela n'a rien à voir avec une technique de laboratoire !... Sûr ??? Eh bien si ! Si je clame bien fort la supériorité de l'argentique sur le numérique, il est un cas (il y en a d'autres) où le numérique apporte un avantage sur l'argentique ! Voyons cela :

En argentique, on disposait d'un négatif de taille fixe (6x9, 6x8, 6x7, 6x6, 4.5x6, 24x36, etc) et on était obligé de l'agrandir plus ou moins pour obtenir une image lisible. Disons que pour recréer l'image capturée il fallait agrandir le négatif 10 fois. Si on voulait simuler un téléobjectif de focale double, il fallait agrandir l'image 20 fois sur une surface de papier de taille identique. Si on voulait simuler un objectif de focale triple, il fallait agrandir l'image 30 fois sur une surface de papier identique etc...

C'est bien joli tout ça, mais pourquoi ? J'ai déjà parlé dans ce site (à plusieurs endroits !) que l'augmentation de focale ne correspondait pas à un grossissement du sujet mais à la diminution de l'angle qui visait le sujet ! Si je reprends l'exemple du négatif (dont je parlais ci-dessus), vous pourrez essayer de refaire l'expérience, si vous agrandissez votre négatif 20 fois sur une feuille de taille double (ou 30 fois sur une feuille de taille triple, etc...) vous n'aurez absolument rien simulé du tout, vous aurez exactement le même résultat, en plus grand, c'est tout !... Voilà pourquoi l'importance de l'augmentation de l'agrandissement mais la conservation de la même taille de papier : «l'angle» de visée est plus réduit... donc c'est comme si on avait utilisé un objectif de plus longue focale à la prise de vue !...

Bon, j'espère avoir été assez clair (sinon allez relire la page un petit cours de photographie). Mais si c'est faisable en argentique, pourquoi est-ce mieux en numérique ??? Oui au fond ?... Pour une question de qualité ! Parfaitement !!! Je m'explique : Un négatif est constitué de grains d'argents disons de 1/10è de mm chacun (c'est juste pour la démonstration, ce n'est pas vrai en réalité !), un agrandissement de 10x les montrera sous forme de taches de 1mm, à 20x les taches auront 2mm etc donc la définition deviendra rapidement inacceptable !... En numérique, pour peu que vous ayez un grand capteur avec beaucoup de pixels (j'exclue donc les compacts avec des petits capteurs avec beaucoup de pixels !!! ainsi que les reflex à grand capteur et peu de pixels comme le D700 Nikon par exemple !!!), il vous suffira de « croper » (découper) votre photo originale autant de fois que vous le voudrez... en acceptant de diminuer la taille de l'image finale (imprimée), vous pourrez simuler une longue focale de prise de vue...

Une image valant mieux que les mots, voici ce que cela donne :
Supposons que vous ayez une image prise avec un appareil plein format (24x36) avec 21 millions de pixels (comme le Canon 5D Mark II par exemple) et un objectif de 50mm, vous obtenez une image de 3744x5616 pixels. Vous photographiez un cygne mais au 50mm il est si loin que cela ne donne rien ! Si vous envisagez de créer une image pour le web qui mesure 374x562 pixels (par exemple), vous allez, dans un premier temps, redimensionner votre image à ces dimensions (10% de la taille d'origine) pour obtenir une image fidèle à la réalité (prise au 50mm !) :


OK, l'image est nulle, mais c'est pour l'exemple...

Si, maintenant, vous créez une image vide de 374x562 pixels et que vous y collez l'image d'origine (non redimensionnée) donc cropée, vous obtenez :

un cygne 10 fois plus "gros", comme si vous aviez pris la photo avec un objectif de... 500mm !!!

Mais tous les intermédiaires sont possibles :

Réduction de l'image d'origine à 20% de sa taille d'origine : correspond à un objectif de 100mm
Réduction de l'image d'origine à 30% de sa taille d'origine : correspond à un objectif de 150mm
Réduction de l'image d'origine à 40 % de sa taille d'origine : correspond à un objectif de 200mm
Réduction de l'image d'origine à 50 % de sa taille d'origine : correspond à un objectif de 250mm
Réduction de l'image d'origine à 60 % de sa taille d'origine : correspond à un objectif de 300mm
Réduction de l'image d'origine à 70% de sa taille d'origine : correspond à un objectif de 350mm
Réduction de l'image d'origine à 80 % de sa taille d'origine : correspond à un objectif de 400mm
Réduction de l'image d'origine à 90 % de sa taille d'origine : correspond à un objectif de 450mm

Et voilà, 30 secondes de remue méninges, 1 minute de travail sur un éditeur d'image et, sans investir un seul centime, vous venez de vous offrir un superbe zoom 50~500mm super lumineux (puisque du même diaphragme que le 50mm !) et sans la moindre perte de qualité !...

Vous me direz fort justement que cela n'exclue nullement les appareils à petit capteur et beaucoup de pixels ni ceux à grand capteur et "peu" de pixels, mais uniquement parce que l'image finale est très petite et en basse définition (72 dpi pour le web !). Si on fait maintenant le même raisonnement mais en impression papier (240 à 300 dpi), si vous partez d'une image de grande qualité de 21 mégapixels, vous pourrez faire une reproduction de votre 50mm sur un format A2, un pseudo 100mm sur un format A3, un pseudo 200mm sur un format A4, un pseudo 400mm sur un format A5, un pseudo 800mm sur un format A6... mais là, les capacités du «zoom virtuel» dépendront pour beaucoup du nombre de pixels et de leur qualité puisque le format A4 peut très bien être un maximum (pour le 50mm avec peu de pixels ou des pixels de faible qualité) et donc le «zoom» se limitera à un 50~200mm en passant du A4 au A6 (et ce n'est déjà pas si mal) !...

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VISUALISER SES RAW AVEC L'EXPLORATEUR WINDOWS ?

Je n'arrête pas de clamer haut et fort l'intérêt de travailler en format RAW. J'ai déjà parlé ailleurs des avantages et des inconvénients de ce format "brut" dont un non négligeable : l'impossibilité de visualiser ses fichiers RAW dans l'explorateur du système d'exploitation, ni même dans l'utilitaire de visualisation d'images intégré au système d'exploitation ou dans le diaporama intégré dans le système d'exploitation... Comme vous l'aurez déjà compris, ce site n'a pas pour vocation de faire de la publicité (je n'ai rien à y gagner !) mais si, comme moi, vous souhaitez faire des RAW, le seul et unique moyen de ne pas finir par avoir une dent contre ce format est de pouvoir les gérer aussi facilement que des JPEG... Impossible ? En théorie oui, mais il existe un petit programme presque gratuit (+/- 30 €) qui est capable (entre autre) d'intégrer de manière totalement transparente tous les formats RAW existants dans votre système d'exploitation. Ce petit programme est uniquement téléchargeable et propose des mises à jour automatiques gratuites quasiment hebdomadaires (parfois plus souvent !) pour une durée indéfinie.

Si vous souhaitez en savoir plus et éventuellement le télécharger -et l'acheter bien sûr-, allez voir du côté de http://www.fastpictureviewer.com/. Je le répète, je n'ai d'autre intérêt à vous donner le tuyau que de vous faciliter la vie et vous réconcilier avec le format RAW... Bien sûr, il existe certainement d'autres programmes ou utilitaires ayant le même but, je n'en ai pas trouvé d'aussi transparents c'est pourquoi j'ai décidé de l'utiliser et de vous en parler, si vous connaissez mieux et/ou moins cher, laissez moi un message, je complèterai cet article...

Dans la mesure où, personnellement, je possède 36 appareils différents et donc 36 formats RAW différents, je me devais de trouver ce genre d'utilitaire. Si, de votre côté, vous êtes plus normal que moi et que vous ne possédez qu'un seul APN, il est bien évident que vous aurez beaucoup plus d'intérêt à aller visiter le site de la marque de votre appareil qui vous proposera certainement (et gratuitement) un "driver" permettant d'intégrer les RAW de votre unique appareil dans l'explorateur. Toutes les marques ne le font pas, les principales (Pentax, Nikon, Canon) le font. Bien sûr j'aurais pu préférer cette deuxième solution mais 1) je ne sais pas si la multiplication des drivers n'entraînera pas des problèmes dans mon système d'exploitation 2) je souhaite être en mesure de lire tous les formats RAW de toutes les marques et de tous les appareils, sans me poser de question...

MISE À JOUR : sinon, pour les utilisateurs Windows®, Microsoft® propose Camera Codec Pack à télécharger gratuitement. Allez voir si vous pouver y trouver votre bonheur, c'est ici :
http://search.microsoft.com/fr-fr/DownloadResults.aspx?q=camera+codec+pack

Sinon, pour Windows 7, en 64 bits, il ne faut pas se laisser berner par le nom du fichier, c'est bien cela qu'il faut télécharger :
http://www.microsoft.com/fr-fr/download/details.aspx?id=26829 même si Microsoft parle d'AMD-64, c'est bien le fichier « MicrosoftCodecPack_amd64.msi » qu'il faut installer, cela vaut pour tous les processeurs...
Pour Windows 7, en 32 bits, par contre ce sera le fichier « MicrosoftCodecPack_x86.msi » qu'il faudra installer...

Malheureusement cette dernière solution est bien moins universelle !...

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RÉCUPÉRER UNE IMAGE FLOUE ?

Tous ceux qui ont un jour fait du laboratoire argentique répondront sans hésitation : NON ! Oui mais ici, dans le cadre du numérique, dans la mesure où ces technologies sont miraculeuses, peut-on maintenant se passer des précautions de prise de vue et récupérer en post-traitement ? C'est ce que nous allons essayer de voir ici.

Pour le test je vous ai fait (de tout pièce) une image floue comme on n'en voit jamais (?) : flou de mise au point + flou de bougé (mais que ne ferais-je pas pour vous ?) :

Vu l'importance des flous, je pense qu'il n'est pas nécessaire de vous faire un crop à 100 %...

Pour essayer de s'en sortir, on va ouvrir notre « belle » image test dans un logiciel de traitement d'image quelconque, je vais prendre photoshop CS2 au hasard :

1) Nous allons commencer par dupliquer l'arrière plan pour en faire un calque :

Pour ce faire, il suffit de glisser l'arrière plan sur l'icône "nouveau calque".
2) Nous allons transformer ce nouveau calque en mode « couleur Lab » grâce au menu « Image | Mode | Couleurs Lab ». Photoshop souhaite aplatir l'image pour effectuer ce travail :

Mais nous on ne le veut pas ! Donc on clique sur « Non ».
3) On va maintenant sélectionner l'onglet « Couches » et valider la couche Luminosité (L) :

L'image se transforme en noir et blanc, mais pas de panique ce n'est que transitoire !...
4) On va, sur cette couche, entrer dans le menu « Filtre | Renforcement | Netteté optimisée » :

On se contentera des paramètres de base. Dans la mesure où on a un fort flou de bougé, on choisira de supprimer le flou directionnel et on réglera l'angle selon le flou de l'image. Le mode "Aperçu" étant validé, on choisira cet angle au mieux en fonction de son image. On sélectionnera la case "Plus précis" puisque le flou est important. Chose très importante, même s'il vous semble que cela n'apporte rien, contentons nous d'un gain de 10% sur un rayon de 10 pixels puis validons.
5) De la même manière qu'en 4), on va cette fois créer une netteté optimisée de 40% sur 2 pixels.
6) De la même manière qu'en 5) et 4), on va cette fois créer une netteté optimisée de 80% sur 1,5 pixels.
7) De la même manière qu'en 6) et 5) et 4), on va cette fois créer une netteté optimisée de 90% sur 1 pixel.
8) Valider maintenant la couche « Lab » pour "retrouver" les couleurs.
9) Replacer l'image en mode RVB par le menu « Image | Mode | Couleurs RVB ». Cette fois, acceptez d'aplatir l'image.

Le plus grosse partie du travail est terminée, voyons ce que cela donne :

On a gagné en netteté, par contre on n'a pas réussi à faire disparaître la "double exposition". En plus, on remarque l'apparition d'un "pointillisme" sur toute l'image.

10) On va dupliquer le calque (comme pour l'étape 1)). Sur ce calque dupliqué on va créer un filtre "Passe-Haut" par le menu « Filtre | Divers... | Passe Haut... » :

Ici on va choisir un grand rayon (j'ai choisi 32 pixels, mais cela dépend de l'image !)
11) On va modifier le rôle de ce calque :

En utilisant une "lumière tamisée" et une opacité à 70% (pour notre exemple, cela sera variable en fonction de votre image !). Puis on va dans le menu « Calque | Aplatir l'image ». et on obtient l'image suivante :

Je vous l'accorde, ce n'est pas génial mais c'est déjà beaucoup mieux. Il ne reste plus que les doublons de barbillons ainsi que la granulosité qui gênent encore...

12) Il faudra "effacer" (en gros) les doubles barbillons puis rétrécir l'image de 1/4 de sa taille d'origine :

Ce n'est pas grandiose, OK, mais la photo est "utilisable"... En argentique on n'y serait jamais parvenu !...

CONCLUSION : NON, on ne peut pas récupérer une photo floue, même en numérique ! Tout au plus on peut la rendre "utilisable"... Le numérique peut paraître magique mais ce ne l'est pas !!! D'où l'importance de bien tout gérer dès la prise de vue...

MISE À JOUR : Depuis la version CC 2014, Photoshop propose une fonction de récupération de flou de bougé, mais je n'ai pas pu tester dans la mesure où je n'ai pas l'intention de m'abonner au cloud Adobe ! Par contre, on trouve dans les méandres de l'internet une foultitude de petits logiciels qui proposent de se charger de vos images floues. Il y a de tout : des payants, des gratuits, des patchs pour TheGIMP, bref, il y en a pour tous les goûts !...
Je n'aurais pas la prétention de dire que je les ai tous testés, mais parmi le panel que j'ai téléchargé (même certains payants sont libres pour test), j'ai pu constater que les algorithmes devaient être, sinon identiques, au moins très proches... les résultats étant quasiment identiques !... J'ai décidé de vous parler d'un logiciel gratuit (c'est un peu l'habitude de la maison) qui donne des résultats ni pires ni meilleurs que les logiciels payants que j'ai pu tester : Unshake. Il est écrit en java et fonctionne donc sous tous les environnements classiques (Linux, Windows, Mac OS). Est-ce également du à son code java (?) mais il est d'une lenteur déconcertante !... Pour une petite image comme celle de mon test (avec le chat), ça va : en 1 minute (oui, tout de même, 1 minute c'est long en informatique !) le travail était plié MAIS avec une image tirée avec mon Canon 5D MkII (21 Mpxl), j'ai du m'y reprendre à 2 fois : la première fois je pensais que la machine avait planté donc redémarrage à la hussarde, la deuxième fois j'ai laissé faire : presque 1 heure de travail exclusif (la machine semblait plantée et ne répondait à plus rien d'autre qu'à Unshake !... Le résultat ? Et bien le voilà :

Le résultat est assez discutable. Certes, il ne demande aucune intervention de notre part mais nécessite pas mal de temps. En plus, il faudrait un complément de travail pour masquer les barbillons toujours en double ainsi que les artéfacts créés. Cela dit, il faut reconnaitre que cette photo d’exemple est particulièrement extrême… j’aurais peut-être du ne pas cumuler autant d’erreurs sur un même cliché...

NOUVELLE CONCLUSION : NON, on ne peut pas récupérer une photo floue, même en numérique ! Tout au plus on peut la rendre "utilisable"... Le numérique peut paraître magique mais ce ne l'est pas !!! D'où l'importance de bien tout gérer dès la prise de vue... Tiens, c'est étrange... on dirait que cette conclusion est la même que la précédente !...

Mais pourquoi créer un article aussi long pour montrer que cela est impossible ? D'abord pour prouver que c'est impossible mais aussi, et surtout, de montrer que tous les moyens ajoutent des défauts à l'image DONC évitez les flous à la prise de vue !...

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CRÉER SES IMAGES de A à Z

Tous ceux qui ont fait de la photographie ont, un jour ou l'autre, rêvé de créer leurs images de A à Z, c'est à dire de la prise de vue jusqu'à l'image finale sur papier. Si tout le monde en a rêvé, peu ont pu se le permettre ! À l'époque de l'argentique il fallait du matériel, de la place, et, à moins de se « contenter » de noir et blanc, pas mal d'argent !... Aujourd'hui, avec le numérique, qu'est-ce qui a pu changer pour ce qui est de ce fantasme ? Est-ce également un rêve réservé à une élite ? Est-ce réellement accessible à toutes les bourses ? Le process est-il à la portée de tous ? Nous allons essayer de voir cela !...

Dans le monde réel de la photo numérique, de quoi avons-nous besoin pour créer toute notre chaîne photographique ?
—> 1 appareil photo (numérique, ça vous l'auriez deviné !) : On peut très bien envisager une chaîne photographique complète qui débuterait avec un APN compact de bonne qualité mais de petit prix... Tout ceux qui lisent cet article possèdent déjà au moins un APN, compact, bridge ou reflex donc on ne considèrera plus cet élément dans l'estimation du prix.
—> 1 ordinateur : Tout ceux qui lisent cet article en possèdent un (sinon, comment me liraient-ils ? sur un smart phone ? j'ai un doute !). Le problème c'est que dans le cadre de la photographie numérique, il y a autant de différence entre un ordinateur et un autre ordinateur qu'entre un compact premier prix et un reflex professionnel. Un « simple » ordinateur portable fera très bien l'affaire alors qu'un super ordinateur de bureau équipé d'un méga processeur, une méga carte graphique et deux écrans de 22" de haute qualité serait le top !... Dans un cas, un investissement nul (puisque déjà en votre possession), dans l'autre comptez 2000€ par écran (4000€) + la carte graphique (1000€) + la méga unité centrale... no comment !
—> 1 logiciel de traitement d'image qui servira également à gérer l'impression : On n'est pas obligé de posséder Photoshop CS 6 !... donc un investissement modeste peut suffire. Voire un investissement nul si on utilise le logiciel fourni avec son APN. Certaines marques d'imprimantes fournissent également ce genre de logiciel avec même des utilitaires de gestion d'impression (gratuitement).
—> 1 scanner : mais uniquement si vous souhaitez utiliser ce que j'appelle le "voie alterne" à savoir faire de la photo argentique et numériser les négatifs.
—> 1 imprimante photo : À ce niveau aussi les tarifs sont très variables...

Apparemment c'est tout... Eh bien, j'ai bien peur de vous décevoir, mais nous sommes encore loin du compte !!!... Si vous avez investi dans un superbe reflex numérique, il vous faudra encore envisager sérieusement l'achat d'un spectrocolorimètre, un appareil ridicule mais qui s'avérera rapidement indispensable. Certes, ce n'est pas lui qui coûte le plus cher mais en faisant la somme, ça monte vite...

En plus il faudra tenir compte du prix du papier photo (loin d'être donné) et celui de l'encre (il faut tout de même compter en moyenne 1€/ml !!!). Cela semble dérisoire mais quand vous saurez le nombre de feuilles de papier et le nombre de cartouches d'encre que vous jetterez pour « monter » votre chaîne graphique, cela ne vous semblera plus ridicule du tout !...

Bon, ne nous décourageons pas avant de commencer !... Comme je l'ai déjà dit ci-dessus, il faut envisager plusieurs cas de figure, selon ce que vous souhaitez faire, selon le budget que vous pourrez engager etc...

ATTENTION : les images qui suivent ne sont là que pour l'illustration, il ne s'agit ni de publicité ni de conseil d'achat ! D'ailleurs, avant de les choisir, je n'ai même pas étudié les caractéristiques des matériels qui ne correspondraient peut-être même pas à ce pour quoi on les destine... Mon seul but était de faire apparaître des marques différentes !...

1) Le cas des microbudgets
Il faut en tenir compte ! Sachez que quelle que soit la configuration que nous pourrons envisager, l'impression de vos images à domicile vous coûtera plus cher que l'impression faite sur des « bornes de développement » ou sur les sites de tirage photo sur internet !... Qu'il s'agisse de "bornes" ou de sites, vous pouvez compter le prix d'une image papier en 10x15cm (taille de base) aux alentour de 0,10~0,20€. Ne comptez pas vous en tirer à moins de 0,50€ à domicile, sans compter l'investissement occasionné par le matériel !...

Si vous prenez plaisir à garder vos photos dans des albums que vous consultez régulièrement avec vos proches, le format 10x15 est "idéal" ! La taille réduite du tirage pardonne beaucoup de choses donc, même si vous n'obtenez pas la qualité au top, cela passera totalement inaperçu. Ces impressions dites "à sublimation thermique" ont une durée de vie très courte (1~2 ans) quand elles sont exposées à la lumière et à l'air, ce qui ne sera pas le cas si vos photos trouvent leur place dans un album (10~20 ans).

Si vous vous reconnaissez dans ce cas de figure, passez votre chemin, tout ce que je dirai plus loin ne vous concerne pas du tout (ou, éventuellement, le chapitre suivant, tout au plus !)...

2) Le cas des minibudgets
Dans ce cas, on retrouvera le même profil de photographe que dans le chapitre précédent MAIS qui souhaite vivre l'excitation de voir apparaître l'image et de la fabriquer lui-même !...

Il existe des solutions à petit prix, d'utilisation simpliste à simple, qui donnent des résultats acceptables puisque totalement identiques à ce que l'on obtenait sur les bornes de tirage (chapitre 1). L'investissement se réduit à l'achat d'une mini-imprimante à sublimation thermique qui n'est capable de délivrer que des photos 10x15. Comme dans le paragraphe précédent, la petite taille du tirage pardonnant beaucoup, vous n'aurez pas de mauvaise surprise et aucune compétence particulière à acquérir ! Certaines imprimantes sont équipées d'une prise USB compatible PictBridge®, ce qui fait que si votre APN est également équipé de cette compatibilité, vous pourrez même vous passer d'ordinateur (et de logiciel), une simple connexion APN/imprimante suffit pour obtenir vos photographies papier !... D'autres permettent d'introduire la carte mémoire et d'imprimer directement, toujours sans utiliser d'ordinateur. Certains modèles proposent même les deux possibilités (si votre APN n'est pas compatible PictBridge®).

Ces impressions dites "à sublimation thermique" ont une durée de vie très courte (1~2 ans) quand elles sont exposées à la lumière et à l'air, ce qui ne sera pas le cas si vos photos trouvent leur place dans un album (10~20 ans).

Il existe même des cas où ces imprimantes "prêtes à l'emploi" permettent des impressions plus grandes, mais leur prix ne permet plus de les classer dans les budgets serrés (1000€) avec les mêmes qualités et les mêmes défauts que leurs petites sœurs

3) Cas des photographes plus exigeants
Si vous ne souhaitez pas vous contenter de microformat sur papier brillant, vous pouvez envisager l'impression de photos de la taille A5 (10x15 comme ci-dessus) et/ou A4 (20x30). Bien que certaines offrent une connexion PictBridge®, il est préférable, à partir de maintenant de travailler via un ordinateur. Si vous vous placez dans ce cas, il va falloir faire un choix :
—> Soit vous tourner vers une imprimante multifonctions qui n'a pas vocation première à imprimer des photos (mais qui le fait très bien toutefois). Ces imprimantes sont des imprimantes dites "de bureau" mais avec des cartouches de 4 à 5 couleurs. Cyan + Magenta + Jaune + Noir (ça c'est le minimum) + une couleur en complément variable selon la marque et/ou le modèle. Des résultats très "acceptables" vous attendent avec ce type de matériel pour peu que vous utilisiez du papier "photo". On ne parle pas ici d'imprimante photo pour 2 raisons principales : 1) elles ne possèdent pas suffisamment de couleurs (5 au mieux) pour rendre tous les dégradés de couleur, 2) leur driver gère tout seul les couleurs, ce qui ne permet pas un réglage précis du rendu final. À ce niveau, il faut déjà envisager une bonne calibration de votre écran sous peine d'avoir de mauvaises surprises au moment du résultat final. Pour en savoir plus sur la calibration de l'écran, allez voir plus bas... Ces imprimantes sont de prix très abordable pour des résultats somme toutes très acceptables. A noter toutefois que dans ce groupe, le haut de gamme permet déjà de gérer les profils couleurs (profils ICC) donc une calibration plus pointue des couleurs imprimées. Il faut noter que ces imprimantes acceptent déjà plusieurs types de papiers photo, ce qui élargit grandement vos possibilités de rendu final.

—> Soit vous vous tournez vers une imprimante « Photo » de format A4 (qui autorise le A5 bien évidemment). Ces imprimantes, qu'elles soient "multifonctions" ou "dédiées" sont généralement porteuses de plusieurs couleurs d'encre, au minimum 8 couleurs (c'est le nombre minimum théorique de couleurs pour porter le nom d'imprimante "photo"). Bien sûr, elles gèrent les profils de couleur ICC. Elles acceptent différents types de papier photo. Bien qu'encore très accessibles, elles sont plus chères et le nombre de cartouches d'encre plus nombreux entraîne une augmentation du prix à la longue... Leur résultat est généralement sans aucune commune mesure avec leur "cousine" (ci-dessus) mais elles rendent indispensable une bonne calibration de votre écran. Même si certaines possèdent une connectique PictBridge®, il serait dommage de l'utiliser...

Pour en savoir plus sur la calibration, allez lire plus loin...

4) Cas des "pros", disons plutôt des photographes experts exigeants - et plus riches
Il n'est plus ici question de limitation de budget ! Je ne dis pas qu'il faut être riche pour se situer dans ce cas de figure, mais il est maintenant indispensable de se prendre par la main pour faire du tirage de qualité. Il est indispensable de posséder un ordinateur digne de ce nom, de posséder un (ou plusieurs) logiciel(s) de traitement d'image et d'impression. La calibration des différents périphériques est indispensable d'où nécessité d'acquérir une sonde de calibration. Ce matériel impose donc une dépense supplémentaire et un travail supplémentaire. Il faut calibrer exactement le profil colorimétrique de votre écran ainsi que le profil colorimétrique de votre imprimante. Bien sûr il est toujours possible de se passer de cet accessoire mais au prix d'une calibration empirique qui coûtera cher en encre et en papier...

Pour se classer dans ce cadre de photographe expert exigent, nul besoin de se lancer dans l'achat d'une imprimante "super haut de gamme", la seule question à se poser est le format maximum que l'on souhaite "sortir". Du A5/A4 ? le type d'imprimante photo abordé ci-dessus suffira largement. Du A5/A4/A3 ? Du A5/A4/A3/A2 ? Bien sûr, plus le format est grand et plus le prix du matériel augmentera ! Une "bonne" imprimante photo A3+ "pro" vaudra de 2x à 4x le prix de sa petite sœur A4 et une "bonne" imprimante photo A2+ "pro" de 2x à 4x le prix de l'A3+... Par contre il faut être très conscient que nous évoluons ici dans ce qu'il est convenu d'appeler du "grand format" d'impression qui ne laissera passer aucune faiblesse (contrairement au 10x15 !) et qu'il va falloir apprendre toutes les techniques de gestion des fichiers et des couleurs avant de lancer l'impression sous peine de grosses déceptions et d'énorme gaspillage d'argent (encre et papier)...

Nombre de ces imprimantes photo "pro" ont conservé une connectique PictBridge® (de mauvais aloi vu leur cible "professionnelle") de laquelle il faudra se détourner absolument dès lors qu'on s'éloignera du format A5 !...

Maintenant il va falloir calibrer sa chaîne informatique. Apprendre à se servir en « profondeur » du logiciel de traitement d'image. Gérer les profils ICC de son matériel. Apprendre à connaître les différents papiers photo avec leurs qualités, leurs défauts, leur gamut, leurs exigences en matière de renforcement des images avant impression etc, etc... Nous voilà parti pour des longues nuits (pas forcément d'hiver) de travail acharné et de tests...

Un mot sur la calibration
Ah que voilà un vilain mot qui fait peur à tout le monde... Même si vous envisagez une impression "professionnelle" (je place le mot en italique et entre guillemets volontairement), il va falloir que vous choisissiez où vous situer dans le "professionnalisme" (même remarque que ci-avant). On peut envisager 2 orientations, l'une très "carrée" qui est la plus recommandée mais en même temps la plus longue, la plus difficile et la plus chère, l'autre plus "bricolo" qui est la moins recommandée, tout aussi longue que la précédente, tout aussi chère mais beaucoup moins difficile que la précédente. La deuxième "technique" permettra d'obtenir des résultats aussi bons que la première mais après un long chemin semé d'embûches dans la recherche empirique du résultat parfait...

—> La méthode "scientifique" consiste à se porter acquéreur d'une sonde spectrocolorimétrique (compter de 200 à 1500€). Cette sonde est livrée avec les logiciels qui vont bien et vont vous permettre de calibrer exactement votre (vos) écran(s). Tout se fait de manière totalement automatique via le logiciel d'accompagnement.

Il existe plusieurs marques de sondes et plusieurs capacités. Certaines ne servent qu'à calibrer un écran, d'autres permettent de ne calibrer qu'un scanner, d'autres qui permettent de calibrer une imprimante. Il existe même des "kits de calibration" pour calibrer toute sa chaîne graphique. Il est ici question de choix aussi épineux que le choix de la marque d'un APN, si vous vous promenez sur le web vous serez confronté à une véritable guerre entre ceux qui ne jurent que par une marque et ceux qui ne jurent que par une autre !... Tout cela n'est que du verbiage stérile !... Il est bien évident qu'il y va de la sonde comme de tout le reste, vous n'en aurez jamais plus que ce pour quoi vous avez payé, n'allez pas croire qu'une sonde à 100€ sera supérieure à une autre de 1500€. Mais franchement, calibrer pour calibrer, la plus mauvaise des sondes fera toujours un travail supérieur à ce que notre œil sera en mesure de différencier !...

Globalement, le processus de calibration de l'écran est très simple et même automatique : vous placez votre sonde sur votre écran, vous lancez le logiciel et ce dernier affiche une série de couleurs dans différentes nuances. La sonde mesure la couleur effectivement affichée ce qui permet au logiciel de déterminer le décalage entre la couleur souhaitée et celle effectivement affichée. En fin de processus, le logiciel créera et installera le profil ICC spécifique de votre écran. A partir de là, votre écran affichera exactement ce qu'on lui demandera d'afficher... Il est bien évident que la qualité de l'écran influencera l'affichage réellement obtenu, on ne pourra jamais comparer l'écran de base de votre PC portable (ou MAC d'ailleurs) à un écran de 1500 ou 2000€ ! Ici, une autre "guerre" entre "Applelistes" et "PCistes" : les MAC haut de gamme sont soi-disant mieux calibrés que les PC : réalité ou mythe, je n'en sais rien, tout ce dont je suis sûr c'est que quelle que soit sa marque et son prix, avec le temps, tous les écrans finissent pas dévier de leur calibration idéale, c'est pourquoi la calibration doit s'effectuer régulièrement...

Une fois l'écran calibré, les difficultés commencent réellement ! Il va falloir calibrer son imprimante. Même si vous décidez d'acheter ce qui se fait de mieux au niveau de l'imprimante, il va falloir la calibrer ! En effet, ce n'est pas l'imprimante qu'il faut calibrer mais bien le trio imprimante/papier/encre !... La calibration d'une seule imprimante avec toujours la même encre n'aura aucun sens à la seconde où vous changerez de papier !... C'est là que va intervenir la sonde de calibration de l'imprimante : Le logiciel va créer une mire colorée qu'il faudra imprimer et faire analyser par la sonde, de la même façon que pour l'écran, il y aura calcul du décalage et correction avec création d'un profil ICC pour l'utilisation de l'imprimante X utilisée avec l'encre Y et le papier Z. Il faudra donc créer un profil ICC par encre et par papier pour une même imprimante !...

Quand tout sera calibré, vous pourrez commencer à apprendre à utiliser parfaitement votre logiciel de traitement d'image (d'où l'importance d'utiliser uniquement des logiciels achetés et pas piratés, ces derniers étant rarement accompagnés d'un mode d'emploi !...). En effet, la calibration ne sert à rien si votre image n'est pas adaptée aux exigences de l'impression. Ces exigences variant avec le type de papier, le type d'encre et les exigences propres à chaque imprimante. L'apprentissage de la modification des images étant spécifique à chaque logiciel, ce n'est pas l'endroit pour en débattre...

—> La méthode "empirique" consiste à calibrer l'écran à l'œil (j'aurais presque envie de dire "au pif"). Chaque système d'exploitation (MAC OS/Windows/Linux) possède un petit utilitaire qui vous permet de juger à l'œil les bonnes corrections à apporter à l'écran pour la restitution idéale des couleurs. Ceci est très subjectif (c'est le moins que l'on puisse dire !) mais c'est relativement efficace. Peut-être suffisamment efficace pour économiser le prix de la sonde de calibration. Si cet utilitaire ne vous convient pas, il est toujours possible de trouver sur internet des petits utilitaires gratuits qui permettent de créer également un profil ICC en se basant sur ce que votre œil à décidé de modifier. Je ne vais pas vous faire une liste de ces utilitaires (votre moteur de recherche fera mieux que moi) surtout que je ne les trouve pas plus efficaces que les utilitaires intégrés aux systèmes d'exploitation !...

Une fois que vous aurez "calibré" (empiriquement) votre écran, il faudra télécharger depuis internet des chartes colorées (il y en a des centaines !). Imprimer cette/ces charte(s) et comparer empiriquement (à l'œil) le résultat avec ce qui est affiché à l'écran. Les écarts constatés devront être corrigés empiriquement et ré-imprimés jusqu'à obtention d'un résultat convenable... C'est loin d'être "carré", je vous avais prévenu !... Mais, heureusement il existe une autre méthode qui, si elle n'est pas fiable à 100%, sera toujours plus efficace que cette double calibration "au pif" : utiliser les profils ICC des papiers photo. Chaque fabricant de papier "pro" fournit gratuitement des profils ICC de leurs papiers pour chaque imprimante. Cela fonctionne généralement plutôt bien, même si le résultat est toujours un peu en retrait par rapport à votre profil ICC créé à l'aide d'une sonde !...

Quand tout sera calibré, vous pourrez commencer à apprendre à utiliser parfaitement votre logiciel de traitement d'image (d'où l'importance d'utiliser uniquement des logiciels achetés et pas piratés, ces derniers étant rarement accompagnés d'un mode d'emploi !...). En effet, la calibration ne sert à rien si votre image n'est pas adaptée aux exigences de l'impression. Ces exigences variant avec le type de papier, le type d'encre et les exigences propres à chaque imprimante. L'apprentissage de la modification des images étant spécifique à chaque logiciel, ce n'est pas l'endroit pour en débattre...

Ah, juste un tuyau : une fois votre calibration "au pif" terminée, rendez-vous sur ce site internet (très bien fait) qui vous permettra (entre autre) de bien voir à quoi ressemble votre écran "calibré" : http://www.lagom.nl/lcd-test/.

En guise de conclusion :
L'impression photographique à domicile est possible. Elle peut être simple ou extrêmement complexe. Bon marché ou extrêmement chère. Rien n'a réellement changé par rapport au temps de l'argentique !... C'est tout aussi prise de tête et tout aussi cher mais également toujours aussi intéressant !... La seule réelle différence : à l'époque de l'argentique, le tirage de photos noir et blanc était simple, le tirage couleur très compliqué, aujourd'hui, en numérique, si toutes les imprimantes photo "pro" permettent d'excellents tirages couleur, elles sont loin de se valoir pour ce qui est de la qualité des tirages noir et blanc !...

Si ces quelques lignes ne vous ont pas trop effrayé, si vous pensez que l'investissement supplémentaire ne va pas vous "mettre sur la paille", je ne dirai qu'une seule chose, allez-y !... Même s'il manque l'odeur "agréable" de la chimie argentique, voir apparaître lentement une image sur un bout de papier est tout simplement "magique" !... Et rien ne vaut la maîtrise totale de ses propres clichés de A à Z puisque c'est de cela qu'il était question ici...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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BIEN CHOISIR SON IMPRIMANTE PHOTO

J'ai déjà vaguement évoqué le sujet au chapitre précédent, nous allons traiter du problème un peu plus précisément ici. Je parle de problème, vous verrez rapidement pourquoi...

Si vous avez lu le chapitre précédent, vous connaissez déjà les dimensions de vos futures images papier (A5-A4-A3-A2), mais puisque rien n'est simple, les phrases qui suivent risquent de vous faire changer d'avis... En effet, outre le fait que le passage du A5 au A4 est faramineux, le passage du A4 au A3 est également gigantesque (rapport x2 à chaque nouveau format). Si vous n'avez jusque là manipulé que du A5, il est difficile d'imaginer la "claque" lorsque vous admirerez la même image en format A3 !... Mais bon, un bon A4 est déjà très agréable (surtout que la surenchère n'est jamais loin... on veut du A4, alors pourquoi pas du A3. On veut du A3, alors pourquoi pas du A2 etc...). Ce point est intéressant mais ce n'est pas le plus important. En effet, plus une imprimante permet de grandes dimensions et plus elle est chère, logique, mais imaginez-vous que 1/3 à 1/2 du prix de la machine est constitué du prix de l'encre qu'elle contient ! Puisque l'autonomie de la machine doit permettre un minimum de tirages de la plus grande des dimensions possibles, cela signifie que plus le format de l'imprimante est grand et plus la quantité d'encre est importante. En même temps, plus les cartouches d'encre sont volumineuses et plus le prix (au litre) de l'encre est faible... Partant, si vous ne prévoyez de faire que du A4, l'achat d'une imprimante A3 peut ne pas être stupide... idem, passer d'une A3 à une A2 peut, dans certaines conditions, être justifié... Attention toutefois, tout dépendra de votre volume d'impression ! Si vous ne faites qu'une impression A4 par mois, l'achat d'une imprimante A3 ne sera pas justifié...

Vient ensuite le choix de la technologie : encre colorée ou encre pigmentaire... On entend partout que les encres pigmentaires ont une durée de vie supérieure à celle des encres colorées et c'est tout à fait vrai MAIS ce seul paramètre ne doit pas totalement guider votre choix... voyons cela :
—> la formule des encres colorées évolue et leur durée de vie sur le papier augmente (de 25 à 100 ans selon l'encre et le papier) même si elle reste inférieure à celle des encres pigmentaires (qui s'améliorent aussi)
—> les encres colorées coûtent beaucoup moins cher que les encres pigmentaires.
—> les "gamut" des encres colorées est beaucoup plus vaste que celui des encres pigmentaires, en clair, cela veut dire que le nombre de nuances de couleurs reproductibles sur le papier est beaucoup plus important.
—> les encres colorées sèchent beaucoup moins vite que les encres pigmentaires, de ce fait il est beaucoup plus rare de rencontrer des problèmes de têtes d'impression bouchées avec les encres colorées, ce qui n'est franchement pas le cas des encres pigmentaires (qui, en plus, ne sont pas homogènes, avec les pigments en suspension qui finissent toujours par se déposer au fond et boucher les têtes d'impression). Cette particularité impose donc 1) une production importante de tirages avec l'encre pigmentaire (tant que l'encre coule, les têtes ne se bouchent pas) 2) un gaspillage important puisque l'imprimante est obligée de purger très souvent les têtes d'impression pour chasser les "bouchons" de pigments. Il a ainsi été rapporté, sur de nombreux modèles d'imprimantes à encres pigmentées, le vidage complet des cartouches d'encre, uniquement en effectuant des allumages et des extinctions de la machine, sans la moindre impression !...
—> les encres colorées sont beaucoup moins brillantes que les encres pigmentées. Cette "fadeur" étant encore augmentée par la capacité qu'a l'encre colorée de pénétrer dans le papier. Les encres pigmentaires sont plus brillantes et, en plus, restent à la surface de la feuille de papier donnant un résultat bien plus flatteur.
—> les encres pigmentaires (brillantes et restant à la surface du support) ont une tendance au "bonzing", c'est à dire que sur des aplats d'encre, la lumière rasante crée une modification très désagréable de la teinte. Les encres colorées ne présentent pas ce problème.
—> les encres pigmentaires, restant en surface du support, sont plus facilement sujettes à des problèmes de grattage avec perte de matière. Les encres colorées ne présentent pas ce risque, par contre, ces dernières sont plus sensibles à la tache en cas d'éclaboussure d'eau.
Ce n'est pas simple donc, il y a du pour et du contre pour les deux types d'encre...

Se présente ensuite le choix de la philosophie de l'imprimante et donc de sa marque !... Malheureusement, à ce niveau, le choix se réduit comme peau de chagrin... En impression photo A4 et A3 il ne reste plus guère que Canon et Epson, HP a jeté l'éponge (ce dernier se concentre sur le A2 et plus) et les autres ont toujours été absents du paysage. Je dis malheureusement car le manque de concurrence n'est jamais bon pour l'utilisateur final. Essayons de s'y retrouver avec le classique tableau de choix pour/contre. Il faut noter que je ne vais pas me permettre de tester chaque modèle de chaque marque, je n'en ai pas les moyens, mais je vais tenter de souligner la base commune à toute la gamme de ces deux marques :

Pour Epson® :

Pour
Contre
—> Reconnu comme LE fabricant historique d'imprimantes photo
—> Propose un grand choix dans une gamme très large
—> Prix relativement honnête
—> Papier de qualité à prix relativement honnête
—> Résultats de qualité supérieure
—> Gestionnaire d'impression très complet et très clair
—> Impression sans bordure sur tous formats et tous supports
—> Compatible avec tous les papiers pro des marques indépendantes qui livrent des profils ICC pour tous les modèles Epson
—> Qualité de finition très discutable pour du matériel professionnel
—> Semble délaisser les encres colorées
—> Prix de l'encre élevé
—> Connu depuis toujours pour ses têtes d'impression bouchées (même à l'époque des encres colorées, j'ai eu une Epson Photo 750 qui n'a quasiment jamais servi car bouchée en permanence !)
—> N'utilise qu'une seule tête d'impression pour deux types d'encre noire avec nécessité de purge systématique à chaque changement de type de noir d'où gaspillage important de ce précieux liquide !...
—> Ne propose pas de profil ICC pour les utilisateurs de PC
—> Une calibration est indispensable, surtout en noir et blanc car chez Epson, la progressivité dans les teintes sombres est beaucoup trop brusque. Epson n'a jamais réussi à "déboucher" ses ombres...

Pour Canon® :

Pour
Contre

—> Challenger plutôt "récent" d'Epson et doit donc faire le "forcing"
—> Excellente qualité de présentation et de finition
—> Propose systématiquement le choix entre encre colorée et encre pigmentaire, à tous les niveaux de la gamme
—> Beaucoup moins gourmand en encre que les Epson (attention, pas tous les modèles !)
—> Résultats de qualité supérieure
—> Prix de l'encre relativement honnête
—> Possède systématiquement autant de tête d'impression que de cartouche d'encre (moins de gaspillage)
—> Propose des profils ICC (même si une calibration personnelle n'est pas inutile) et des logiciels en bundle avec son matériel
—> Globalement plus rapide que la concurrence
—> Compatible avec tous les papiers de marques indépendantes qui fournissent des profils ICC pour tous les modèles Canon

—> Gamme assez limitée en photo
—> Matériel plus cher que la concurrence
—> Ne fabrique pas de papier mais vend sous sa marque du papier de producteurs indépendants (donc logiquement plus cher)
—> Gestionnaire d'impression moins complet et plus brouillon que la concurrence (Canon n'est pas doué en logiciel !!!)
—> Limite systématiquement (pourquoi ?) la surface d'impression en imposant des bordures de 35mm (!!!) sur papier d'art (30mm pour la prochaine génération)... Ce qui revient à acheter du papier en format A3 pour imprimer du A4 ou acheter du A4 pour imprimer du A5 !... Et le prix du papier d'art n'est pas négligeable !...

Tout cela ne facilite pas franchement le choix !!! Aussi vais-je (encore une fois) me mouiller un peu en vous donnant mon avis. Bien sûr, il ne vaut que ce qu'il vaut, libre à vous de le partager ou non !...
—> Si vous êtes un professionnel (même partiellement), que vous devez vendre vos nombreux tirages, pas d'hésitation : encres pigmentaires.
—> Si vous êtes amateur (ou éventuellement professionnel) choisissez une imprimante à encres colorées.
—> Si vos moyens vous le permettent, choisissez une imprimante au format immédiatement supérieur au format que vous prévoyez d'imprimer.
—> Pour ce qui est de la surface imprimable, chacun devra décider, je ne pourrai rien en dire !...

Toutefois :
—> Si la longévité de vos tirages en encre colorée vous pose problème, cherchez ici.
—> Si vous imprimez peu d'images et voulez économiser de l'encre, cherchez ici.
—> Si vous envisagez d'acheter une Canon® mais que la bordure énorme vous rebute, cherchez ici.

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DEUX CLICS POUR CORRIGER L'EXPOSITION

Je me tue, à longueur de site, à répéter qu'en photo numérique il faut "exposer à droite". Je me tue, à longueur de site, à répéter qu'il faut utiliser la correction d'exposition et de ne pas faire confiance à son posemètre. Vous le croiriez si je vous disais qu'il y en a encore qui ne le font pas ? Et bien vous auriez tort, il y a encore des gens qui résistent, encore et toujours, aux "bonnes pratiques" !... Je ne vais pas répéter tous les conseils donnés par ailleurs, je vais simplement leur donner (puisque vous n'êtes pas concernés et moi non plus d'ailleurs...) un petit tuyau très basique (je m'en excuse auprès des "pros") pour sauver leurs images sous exposées. NOTA BENE : si vous êtes de ceux qui utilisent « l'exposition à droite », c'est exactement la même technique qu'il faut utiliser sauf que le sens des réglages va exactement en sens inverse !... Pour en apprendre plus sur « l'exposition à droite », voir ici.

Tous les logiciels de traitement d'image proposent des solutions (qui se ressemblent toutes d'ailleurs !) à ce genre de problème... Mais puisque les "réfractaires aux bonnes pratiques" ont au moins eu la bonne idée de photographier en RAW, je vais exposer la technique proposée par Lightroom (ni meilleure ni pire qu'une autre !).

Avant d'aller plus loin, voici un exemple (créé de toute pièce) de photo nécessitant un bon "coup de main" :

[N.B. : j'ai du anonymiser cette photo ! Je la remplacerai avantageusement !]

C'est l'hiver, c'est le soir, c'est en sous bois, c'est en contre-plongée (donc le ciel est dans le champ), bref, tous les paramètres d'une photo sous exposée sont rassemblés (enfin, je pense !).

J'en entends un qui dit, au fond de la salle, "mais mon K5 sait tenir compte de ces paramètres ! " et bien non, pas plus son K5 que le mien (que j'ai utilisé ici), pas plus un Hasselblad pro qu'une sous marque sans nom !!! Tous les boîtiers se "planteront" lamentablement !!!

Puisque vous avez étudié les articles précédents sur cette page, je vous propose d'analyser ensemble l'histogramme de cette image. Que voyons-nous ?


1) l'histogramme est écrasé sur la gauche, ce qui signifie que l'image est sous exposée
2) il y a dans l'image beaucoup de noirs sans détail (écrêtage) puisque l'extrémité gauche du graphique est constituée d'une haute bande. Cet écrêtage est confirmé par le triangle en haut à gauche du graphique.
3) les tons les plus clairs sont des tons moyens, il n'y a aucune zone claire ni blanche sur la photo, ceci est visible par l'absence de courbe sur le 1/3 droit de l'histogramme.
4) la répartition des couleurs est telle qu'on dirait une image en noir et blanc !!!

Bref, outre le cadrage qui peut choquer (mais le grand col de l'anorak diminue un peu l'horreur), voilà ce qu'il est convenu d'appeler une photo ratée... En toute logique, sur ce genre d'image il aurait fallu donner un petit "coup de flash", mais puisque c'est trop tard, il est toujours possible d'améliorer un peu les choses, il ne sera malheureusement pas question de la modifier en "bonne photo" mais (avec un autre sujet !) si c'est tout ce que vous avez pu ramener et que l'image est vitale pour vous, voilà comment l'améliorer en deux clics :

La première chose à faire est de lever l'écrêtage des noirs. Lightroom propose pour cela de tirer simplement sur les zones de l'histogramme. Si le principe n'a rien de révolutionnaire, il est plus intuitif que sur d'autres logiciels qui doivent utiliser des curseurs situés en dessous (bien que l'utilisation des curseurs soit également possible dans Lightroom !).
Placez donc votre pointeur de souris sur la zone située à l'extrême gauche de l'histogramme. Le pointeur prend la forme d'une double flèche horizontale. Cliquez sur cette zone, sous l'histogramme s'affiche le texte « noirs ».
Sans lâcher le clic, déplacez la zone « noirs » vers la droite jusqu'à faire disparaître l'écrêtage Le petit triangle en haut à gauche du graphique s'éteint.
De cette manière on pourra récupérer le maximum d'informations enregistrées (qui étaient perdues dans l'écrêtage). Mais l'image n'en est pas améliorée pour autant ! C'est là qu'intervient le deuxième clic...
Placez le pointeur de la souris sur la droite du graphique. Comme précédemment, le pointeur prend la forme d'une double flèche horizontale. Cliquez sur cette zone, sous l'histogramme s'affiche le texte « Tons clairs ».
Sans lâcher le clic, déplacez la zone « Tons clairs » vers la droite. Cela aura pour effet de corriger l'exposition générale et de retrouver des éléments dans les tons clairs. Vous pouvez déplacer cette zone aussi loin que vous le souhaitez vers la droite mais en prenant garde de ne pas créer l'écrêtage dans les blancs (!!!).
Le déplacement de la zone « Tons clairs » sera fonction du résultat sur l'image finale et surtout fonction de ce que vous souhaitez faire exactement sur l'image, il m'est impossible de vous donner un ordre d'idée.

Et voilà ce que l'on peut obtenir en 30 secondes de laboratoire numérique avec Lightroom :

C'est loin d'être génial, mais bon, l'image est sinon sauvée, au moins récupérée !...

Même si ce n'est pas évident sur mon image (de petite taille), cette technique n'est pas extraordinaire pour ce qui est de la qualité des zones sombres (!!!) puisqu'on remarquerait (sur une image plus grande et non maxi compressée JPEG pour l'économie de place sur mon serveur) une forte granulosité. Mais si votre image est réellement importante, elle acceptera d'être plus petite que la "normale" et ainsi être acceptable.

Je tiens à rebondir en répétant encore une fois qu'il est nécessaire de :
- tirer ses images en RAW (cette manip' en JPEG aurait été encore moins bonne)
- ne pas faire confiance à son posemètre (utiliser les corrections d'exposition)
- exposer à droite (!!!!!!!!!!!!!!)
- et surtout, SURTOUT, ne pas prendre l'excuse du numérique pour ne pas travailler correctement son image dès la prise de vue, limitant ainsi le travail de post production à peaufiner les détails d'une bonne image !...

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PEUT-ON AGRANDIR UNE IMAGE ?

Il est vrai qu'imaginer que le numérique permet tout est séduisant. Il est vrai que dans tous les films on utilise des ordinateurs et que dans tous les films, les policiers et espions du monde entier agrandissent jusqu'à 1000x leurs images numériques pour identifier leur cible !... Il n'y a pas de raison de se gêner,..., et si on faisait pareil à notre niveau ?... OK, il y a le cinéma et il y a la réalité, aussi, on va placer la barre un peu moins haut, disons qu'un grossissement de 100 fois ne serait pas mal... Allez, on va voir ce que l'on peut faire...

Théoriquement, vous devriez me dire d'emblée que « NON on ne peut pas agrandir une photo numérique car on va pixeliser et on perdra toute possibilité d'exploitation »... pas de panique, laissez moi le temps de vous présenter mon sujet...

N'ayant pas à ma disposition d'image de caméra d'espion, je vais prendre une autre image (quelconque mais que tout le monde connaît puisqu'elle est livrée avec Windows pour les tests !) :

Joli, non ?

Bref, pour montrer la procédure, je vais recadrer cette image pour en tirer une toute petite vignette :

Voilà tout ce qui reste de la belle photo des "trois grâces". Cette vignette est présentée à 100%.
Si je m'amuse à agrandir cette vignette 2x, j'obtiens une image d'une qualité pour le moins déplorable ! Cette nouvelle vignette est présentée à 100%, elle a été recadrée pour avoir la même taille qu'au dessus. Remarquez le halo autour du bec et la pixelisation déjà bien visible.
Si je m'amuse à agrandir la vignette n°1 encore plus, disons 4x, j'obtiens une image qui ne ressemble à plus rien du tout. Cette nouvelle vignette est présentée à 100%, elle a été recadrée pour avoir la même taille qu'au dessus. Le halo autour du bec est maintenant tellement important qu'on dirait un "double bec", la pixelisation est très importante et l'image a perdu toute netteté... Inutilisable !!!

Nous n'en sommes qu'à un agrandissement de 4x et on n'y voit déjà plus rien !... Pour ce qui est des 100x, il ne faut donc pas rêver !... Retrouvons nous les pieds sur terre... agrandir une image numérique 4x est déjà beaucoup, ce sera une limite que personne ne souhaitera atteindre, par contre un agrandissement de 2x peut rendre de gros services dans certains cas et, comme démontré plus haut, le résultat n'est pas acceptable dans l'état !...

Existe-t-il un moyen de rendre un grossissement x2 (ou plus) acceptable ? En effet, si j'ai une photo à laquelle je tiens, que je l'ai faite avec un appareil ancien doté de peu de pixels (ou un smart phone) et que j'ai du la recadrer pour la rendre plus intéressante, je ne suis plus en mesure de l'imprimer... ou du moins je pourrai au mieux l'imprimer de la taille d'un timbre poste ?!...

Tournons-nous vers les logiciels de traitement d'image.

—> Le premier logiciel qui nous vient à l'esprit lorsqu'on est confronté à un problème "insoluble" c'est bien évidemment Photoshop. Voyons ce que ce "monstre" du traitement d'image peut faire pour nous.
Avant de commencer, il faut noter que Photoshop déconseille des grossissements de 1,5x, mais disons que l'obligation d'agrandissement nous pousse à y aller tout de même, voyons cela :

On ouvre l'image dans Photoshop et on modifie sa taille par le menu « Image|Taille de l'image ». En choisissant le meilleur algorithme, à savoir « Bicubique », on multiplie la taille par 2 :


et l'image résultante donne :

Ce n'est pas mieux que précédemment ! Autant ne pas essayer 4x !...
Si, maintenant, on applique un léger flou (Filtre|Atténuation|Flou|Flou par la moyenne, on obtient :

avec une valeur de 1 pixel on a diminué en grande partie le halo mais l'image est bien floue (logique !).
Si, maintenant, on utilise la technique de renforcement des images (plus haut, ici), on peut obtenir :

Ce n'est pas génial, mais c'est à peu près acceptable (sans plus !)

Mais, bien que fer de lance des logiciels de traitement d'image, Photoshop n'est pas connu pour être un "pro" de l'agrandissement efficace des images, aussi, nous allons chercher ailleurs...

—> Voyons ce que l'on peut faire avec un logiciel auquel peu de monde aurait pensé dans ce cas de figure : Lightroom !

On importe donc notre image (même en JPEG si nécessaire !) et dans le mode "développement", on se fixera dans la rubrique "Réglages de base". La première chose que je fais est d'augmenter un peu les "noirs" :
Puis, dans la zone "Courbe des tonalités", je diminue légèrement les zones sombres.
Puis, dans la zone "Effets", je vais donner "un peu" de grain à l'image. Oui, je sais, c'est une "drôle d'idée", mais... cela vous permettra de donner du "corps" aux zones délavées par le changement de la taille...


Maintenant notre image est prête pour l'augmentation de taille !... On va sélectionner, toujours dans Lightroom : « Fichier|Exportation » :

Je sélectionne "Redimentionner" et je fixe les nouvelles dimensions de l'image avec une résolution de 300 DPI (à l'origine, un fichier numérique en sortie de boîtier est à 72 DPI) puis je décide d'affecter la netteté de sortie pour destination d'impression sur papier mat avec un gain faible. Voilà ce que l'exportation me donne :

Oh ! Que de grain !!! Mais l'image est relativement nette et ne souffre plus de halo ! Bien sûr, on ne pourra pas laisser cette image dans l'état (!!!) elle n'est pas franchement exploitable !...

Il ne reste plus, avec Lightroom ou un autre logiciel, qu'à appliquer un peu de flou puis un léger renforcement et... vous avez agrandi votre image par 2 et elle sera tout à fait imprimable !...

Et qu'en est-il pour un agrandissement x4 ?

Eh !... Pas mal !... Il faut penser que c'est pour l'impression qu'on a agrandi l'image, donc même si, à l'écran, ce n'est pas grandiose... à l'impression c'est plus qu'acceptable !...

—> Puis il reste des logiciel "spécifiques" pour l'augmentation de la taille des images. Ils sont généralement assez efficaces mais assez chers. Il n'en demeure pas moins qu'il en existe des gratuits plein l'internet, ils sont plus ou moins puissants et simples d'utilisation. J'ai décidé de vous montrer de quoi était capable le logiciel gratuit "SmillaEnlarger" en utilisant ses configurations par défaut (on peut les personnaliser mais c'est hors sujet ici !) :


Agrandissement x2


Agrandissement x4

Le résultat est rapide et "propre". Je le destinerai plutôt pour une sortie à l'écran bien que l'impression soit également de qualité. Le travail avec "SmillaEnlarger est super rapide et franchement très simple, il n'est pas nécessaire d'effectuer des étapes fastidieuses (comme avec des logiciels plus professionnels mais dont le but n'est pas l'agrandissement) ou des vas et viens entre plusieurs logiciels professionnels...

Je vous ai parlé de 3 techniques, il y en a beaucoup d'autres... Je ne vous ai parlé que d'un logiciel gratuit qui ne sait faire que de l'agrandissement (mais qui le fait bien) mais il en existe beaucoup d'autres...

Donc la réponse à la question du début est franchement « OUI, il est possible d'agrandir ses images ». Bien sûr il s'agit d'un pis aller, mais si vous ne possédez qu'un vieil appareil avec très peu de pixels et que vous souhaitez faire un crop et l'imprimer en fin de travail, ... pas de panique, c'est possible sans trop se casser la tête et... sans investir des fortunes !!! ATTENTION : le but de cet article n'est pas de faire de la publicité pour tel ou tel logiciel ! Je ne possède des parts dans aucune société ! J'ai parlé de "SmillaEnlarger" parce que, à ce jour, il est gratuit et qu'il fournit de bons résultats. Si un jour ce logiciel devenait payant, je ne souhaite pas que l'on dise que Thierry Delorraine pousse à l'achat d'un logiciel commercial !...

Bon, il est vrai qu'avec le nombre de pixels dont disposent les capteurs d'aujourd'hui, il est peu probable que vous ayez besoin de ce genre de logiciel... mais qui sait ? Envie d'acheter un vieux reflex numérique ? Envie de sortir un tout petit détail d'une photo et l'agrandir pour en faire un nouveau sujet ? Tout est possible !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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UNE TECHNIQUE ORIGINALE DE RÉDUCTION DU BRUIT

Il est maintenant connu de tous que l'ennemi en photographie numérique c'est le bruit ! Zone sous exposée, temps de pose trop long, sensibilité ISO trop élevée et paf, l'image est bruitée...

Tous les logiciels de traitement d'image proposent des algorithmes de correction du bruit mais leur utilisation n'est pas franchement évidente... Il faut bien maîtriser leur utilisation et le résultat est plus ou moins bon...

Je vous propose une technique qui donne des résultats acceptables et qui présente l'intérêt non négligeable d'être d'une utilisation simplissime... nul besoin de réfléchir sur le fonctionnement des algorithmes de correction, nul besoin de s'arracher les cheveux avec des curseurs ou des valeurs qui entraînent des modifications énormes pour des variations infimes ! Il est certain que les algorithmes des logiciels de traitement d'image donnent, quand ils sont correctement utilisés, de bien meilleurs résultats mais je m'adresse ici aux non spécialistes de ces logiciels !!!

Pour l'exemple, j'ai pris une photo à la tombée de la nuit d'une zone sombre (en réalité une portion de haie de mon jardin) à 51.200 ISO (!!!). C'est dire l'impossibilité de sauver l'image, quelle que soit la méthode (!!!). Oh, ça c'est tout moi, il faut toujours que j'exagère tout, mais après tout, c'est en "tapant fort" que l'on peut illustrer au mieux nos propos... et voilà donc le résultat sur une partie de l'image affichée à 100% :

Eh oui, ce n'est franchement pas terrible ! En plus, cette image a été faite avec un Pentax K5 connu pour sa bonne gestion des hauts ISO !!!

La technique que je vous propose, qui ne prend qu'une minute et qui ne demande aucune compétence, vous donnera ce type de résultat :

Certes, ce n'est pas grandiose, je vous avais prévenu, mais c'est un peu plus lisible. En comparaison avec le résultat (ci-dessous) obtenu avec des logiciels professionnels de traitement d'image (ici Lightroom) on s'aperçoit que la netteté souffre mais que le bruit est beaucoup mieux contenu avec ma méthode !...

Mais comment faire pour en arriver là sans rien faire ? C'est très simple : il faut se poser les bonnes questions et la logique fera le reste... Le bruit qu'est-ce que c'est ? Un ensemble de points anarchiques, plus ou moins colorés. Partant de cette constatation, si on réduit la taille de notre image, ces points diminueront jusqu'à disparaître non ? C'est exactement ce que j'ai fait ! J'ai rétréci l'image 5 fois pour obtenir quelque chose comme ça :

Super, ça marche ! Oui mais il ne me reste plus qu'un timbre poste !!! Très peu bruité mais timbre poste tout de même !!! On ne pourra rien faire avec une image de cette taille !!! Et c'est là que se trouve toute l'astuce : on a parlé dans le chapitre précédent que des logiciels gratuits permettent d'agrandir les images, c'est donc ce que l'on va faire maintenant : on ouvre notre "timbre poste" dans le logiciel gratuit "SmillaEnlarger" et on va l'agrandir 5 fois en utilisant les configurations par défaut du logiciel !...

Voilà, c'est tout !... L'image finale est un peu nébuleuse, c'est certain, il reste en effet encore des points après réduction et le grossissement x5 de ces points crée un moutonnement mais bon... ce n'est pas trop mal... surtout qu'il faut vous rappeler que ma démonstration porte sur une toute petite zone de l'image, si j'avais conservé l'intégralité du cliché, cela aurait été beaucoup plus convaincant... (mais pas affichable sur écran vu la taille de la photo... et réduire la taille de la photo à la taille de l'écran aurait tronqué la démonstration !!!). Si à la sortie du Pentax K5 on avait la possibilité d'imprimer un format A3~A2 plein de bruit on pourrait maintenant imprimer un A3~A2 moins piqué mais "acceptable" à la rigueur... Si on se contentait maintenant d'une impression au format A4 de cette image peu piquée, on pourrait obtenir quelque chose d'exploitable...

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ÉTALONNER SON APPAREIL PHOTO NUMÉRIQUE (ou son scanner)

Oui, je vous entends déjà gémir : « ça y est, le moment est venu de se lancer dans des frais imprévus et de se tuer la santé à essayer de faire proprement une chose qui me satisfaisait déjà sans me casser la tête ». Rassurez-vous : cet article vous demandera un investissement ridicule (le papier et l'encre nécessaire pour imprimer 24 carrés colorés de la taille que vous souhaitez -mais un peu plus que 2x2mm !!!) et une "prise de tête" limitée à sa plus simple expression puisque vous serez suivi pas à pas !...
MISE À JOUR : vous n'avez même plus besoin ni d'imprimante, ni d'encre, ni de papier !... Rendez-vous sur une borne de tirage photo, j'ai testé, elles sont bien étalonnées... le résultat est super !...

Mais comme on n'a jamais rien sans rien, il faudra compenser l'économie d'argent par un investissement "temps" (mais pas considérable non plus !).

On y va ? OK !

Première chose à faire : allez lire cet article ici et prenez bien soin de faire exactement ce que je vais vous demander de faire ! Une inattention à ce stade et c'est toute la manipulation qui sera faussée !...

Le cœur  du sujet : Maintenant que vous disposez d'une belle charte Macbeth (vous avez tout de même économisé près de 90€ !!!!), nous allons pouvoir entrer dans le vif du sujet et étalonner notre appareil photo numérique pour obtenir le meilleur de ses possibilités !

Si, dans les conditions "classiques" de prise de vue, ce "travail" ne s'impose pas, il est tout de même de nombreux cas où les couleurs de nos photographies ne correspondent franchement pas vraiment à la réalité. Malgré les systèmes de balance des blancs automatiques ou personnalisables, il est souvent nécessaire d'effectuer une correction en post traitement...

Imaginons que vous souhaitiez faire de la photographie avec un type particulier d'éclairage, je ne sais pas moi, vous vous êtes créé un petit studio personnel éclairé avec des ampoules halogènes ou autres et cette lumière n'entre pas dans les cases prévues par le fabricant de votre appareil numérique... vous êtes coincé ! NON ! Pas de panique ! Cet article va vous sortir de l'impasse !

Entrez dans votre studio personnel, placez votre superbe charte Macbeth sur un support parfaitement plan (horizontal ou vertical, c'est au choix) et éclairez-la uniformément (j'insiste sur uniformément !!!) à l'aide de votre lumière "exotique". Réglez votre appareil photo numérique de manière à ce qu'il crée des images au format RAW. Si vous avez la chance de posséder un Pentax ou un Leica, vous pourrez sélectionner le format RAW "DNG" qui vous facilitera la tâche, sinon, le format RAW propriétaire de votre boîtier fera parfaitement l'affaire !!! Puis prenez une photo de votre charte Macbeth, de préférence avec un trépied de façon à être bien net, de manière à ce qu'elle occupe la totalité (ou le plus possible) de votre photo.

Maintenant, il va falloir se balader sur internet pour télécharger gratuitement deux choses :

Adobe DNG Converter (gratuit) au cas où votre boîtier ne saurait pas créer de DNG en interne (c'est le cas de la majorité des boîtiers). Pour télécharger, cliquez ici pour Windows et ici pour MacOS.
Adobe DNG Profile Editor (gratuit) pour créer le profile de votre boîtier. Pour télécharger, c'est ici pour Windows et ici pour MacOS.

Voilà, vous avez tout ce qui est nécessaire pour travailler dans les meilleures conditions possibles... NOTA BENE : ces logiciels ne sont pas indispensables... la simple charte Macbeth que vous avez créé pourra très bien faire l'affaire... surtout si votre logiciel de traitement RAW n'est pas signé Adobe !!!...

Maintenant reste la manipulation. Je pourrai vous faire un tutoriel complet qui me prendrait des heures ou, vu la chaleur ambiante de ce mois de Juin c'est ce que je vais préférer, vous donner des liens d'un tutoriel vidéo super bien fait. Il est en Français Québéquois mais totalement compréhensible pour tout francophone, quelle que soit son origine...

Dans la vidéo c'est une charte X-Rite qui est utilisée mais ce n'est en fait rien de plus qu'une charte Macbeth, exactement celle que vous avez créé en début de manipulation...
C'est ici puis ici.


MISE À JOUR : Merci à Jean-Yves qui m'a prévenu que les liens étaient "morts". Donc je vais vous offrir ici un tutoriel personnel.

UTILISATION DE SA CHARTE MacBETH

Vous vous souvenez le la charte Macbeth et des valeurs colorimétriques de chacune de ses cases... Je vous conseille vivement d'ouvrir la page ayant permis sa création en parallèle avec la page présente en cliquant ici, cela vous servira d'ici peu...

Avant d'aller plus loin, il faut vous préciser quelques points très importants :
— Il n'est possible de calibrer les couleurs de son appareil photo que si l'on travaille en RAW. La calibration à partir d'un JPEG est envisageable mais les approximations sont telles qu'on a autant ne pas calibrer !...
— Il existe (au moins) deux normes de profils d'appareils photo : DNG et ICC. La norme ICC est la plus précise et donc la plus universelle mais également la plus délicate à mettre en œuvre puisqu'il s'agit d'un profil (ICC) correspond à un éclairage unique donné. La norme DNG est plus pratique et beaucoup plus simple puisque beaucoup moins dépendante de l'éclairage. C'est d'ailleurs cette simplification qui a poussé Adobe à la créer. (Bien sûr, ce n'est certainement pas la seule raison... quand on connaît la politique économique de la société Adobe !!!). Pour être sûr de s'imposer sur le marché -et au passage menotter les utilisateurs- Adobe a fourni et fournira encore longtemps les outils indispensables gratuitement... Sachez enfin que chaque logiciel de dématriçage utilise un profil -et un seul- donc choisissez bien la solution de calibrage selon le logiciel dérawtiseur que VOUS utilisez : Camera Raw (donc Photoshop et Éléments) et Lightroom utilisent... le profil DNG (vous l'auriez deviné), Capture One ou DXO, entre autres, utilisent le profil ICC.
— Donc, mauvaise nouvelle pour ceux qui n'utilisent pas les logiciels Adobe, je ne vous livre ici que le moyen de calibrer pour Lightroom, ou Photoshop (et Eléments). Mais bonne nouvelle (!!!) pas besoin de profil DNG pour ces logiciels hors Adobe !...
— Hormis le studio (et encore !), les conditions de lumière changent constamment ! En prise de vue on est face à un problème crucial : si vous photographiez en lumière changeante vous allez privilégier la norme DNG, (créer pour cela), si vous photographiez en lumière contrôlée et que vous avez besoin d'être encore plus sûr de la précision de votre profil, vous allez choisir la norme ICC.

CRÉATION DU PROFIL DNG

Pour débuter, nous allons utiliser une image que j'ai volontairement bricolée pour être totalement hors des "normes" :

Attention, je ne dis pas que l'image est laide (bien au contraire, on peut aimer cette dérive de couleurs), elle est nulle, ça d'accord... Je dis simplement que les couleurs ne sont pas neutres !... Elle est franchement sous exposée, c'est volontaire, vous allez comprendre pourquoi. Lors de la prise de vue, j'ai bien pris soin d'y intégrer ma charte Macbeth (fabrication maison). Cette image est d'origine Fuji (RAF). Elle a été traduite en JPEG pour apparaître sur la page web ET en DNG via le logiciel Adobe DNG Converter pour permettre la création du profil. Notez qu'il est également possible de ne photographier QUE la charte en plein cadre, mais pour la démonstration, il est préférable d'avoir une image derrière la charte...

On ouvre maintenant notre image (DNG) dans Adobe DNG ProfileEditor :

À droite, il faut ouvrir l'onglet Chart :

Et on se retrouve devant cette présentation à l'écran :

Une charte Macbeth à droite (dans l'onglet Chart) et quatre points colorés sur notre image !...

Il suffit de déplacer les quatre points colorés sur les quatre coins de notre charte Macbeth de l'image :

Il reste à sélectionner la table de couleur :

En fait, pour créer un profil DNG complet il faut choisir un éclairage lumière artificielle (2850 K) et un éclairage lumière du jour (6500 K), mais pour ma technique, la photo ayant été créée en lumière particulière (ampoule à économie d'énergie), la température de couleur ne correspond pas aux valeurs proposées, on peut donc choisir n'importe laquelle, je prendrai donc "lumière du jour" 6500 K, c'est cette température qui est la plus lointaine (en plus, souvenez-vous qu'en profil DNG, la valeur de température de couleur n'a pas une importance capitale !) pour mettre le logiciel à l'épreuve... on va donc sélectionner 6500 K puis on va cliquer sur le bouton Create Color Table... (Créer la table de couleur...)

BUG !!! Tout est à refaire !!! DNG Profile Editor n'est pas un logiciel de traitement d'image, même s'il travaille avec des images RAW !!! Il faut donc prendre soin de bien travailler son image à la prise de vue (l'exposition entre autre) !!! ATTENTION ! n'essayez pas de retravailler l'image pour corriger l'exposition avant de reprendre la création du profil, en effet, avec un fichier retravaillé, DNG Profile Editor se bloquera aussi avec un message d'erreur...

Il suffit de cliquer sur Create color Table... pour que la magie opère :

Les vraies couleurs apparaissent immédiatement sur l'aperçu d'image dans DNG Profile Editor.

Là, on clique sur le bouton Create Color Table et...

DNG Profile Editor est très puissant, même si très exigent quant au fichier que l'on fournit pour faire son travail...
Il reste à se placer dans l'onglet Color Tables pour voir le résultat des calculs de DNG Profile Editor :

Le travail est terminé (!!!) il faut exporter le profil :


Il faut renommer son profil. Pour mon exemple, je vais l'appeler Fujifilm X-Pro1 (nom par défaut qu'il est intéressant de conserver puisqu'il permettra savoir à quel boîtier correspond le profil) auquel je vais ajouter economie puisque l'éclairage est celui d'ampoules à économie d'énergie... Notez que DNG Profile Editor placera automatiquement ce profil au bon endroit sur le disque dur !...

Et c'est tout !... Au prochain lancement de Lightroom, Photoshop ou Elements, vous pourrez choisir ce profil si votre shooting a été effectué sous cet éclairage pour que la correction s'effectue automatiquement lors du chargement de vos photos !... Super non ? Et facile avec ça !!!

Bien sûr, cela n'a d'intérêt que si vous travaillez souvent dans ces conditions d'éclairage et sur de nombreuses photos... Si vous ne faites qu'une seule image dans ces conditions, AUCUN intérêt... la fonction balance des blancs intégrée dans votre logiciel RAW fera aussi bien puisque vous travaillez en RAW (même si la procédure peut être plus longue).

Mais ce n'est pas tout !... Si vous n'utilisez JAMAIS ces conditions d'éclairage, que vous avez fait un shooting de 100 images dans cette lumière et que cela ne se reproduira plus jamais, vous n'allez pas vous amuser à créer un profil à usage unique !... Votre charte Macbeth, à elle seule, peut faire tout le travail...

UTILISATION DU PROFIL PERSONNALISÉ ET/OU DE LA CHARTE MACBETH SEULE

Je vais envisager maintenant l'utilisation de la charte Macbeth avec ou sans le profil fabriqué précédemment.

Si vous voulez utiliser le profil de DNG Profile Editor, vous devrez utiliser un logiciel Adobe (Photoshop, Lightroom ou Eléments) et votre fichier image doit être au format DNG. Si vous ne voulez utiliser la charte Macbeth seule, vous pouvez utiliser n'importe quel logiciel de traitement d'image, votre fichier image devrait être un RAW mais pas nécessairement un DNG. Vous pouvez même envisager l'utilisation de fichiers JPEG mais ce n'est pas conseillé... Avec des logiciels comme CaptureOne Pro, entre autres, vous pouvez utiliser votre charte Macbeth pour corriger une image et convertir votre travail en profil ICC !...

Pour la démo, je vais envisager l'utilisation des deux (Profil + Macbeth ET Macbeth seule) ensembles, donc je vais faire appel à Adobe CameraRaw (de Photoshop ou d'Eléments. CameraRaw de Lightroom est intégré dans le logiciel et donc se présentera différemment, mais le principe sera le même.).

On va utiliser toutes les photos du shooting effectué sous l'éclairage particulier. Pour la démo, je n'en ai créé que deux (!!!). Bien sûr, parmi ces images du shooting, il est indispensable qu'au moins une photo contienne la charte Macbeth (voire uniquement la charte Macbeth).

Donc je sélectionnerai toutes les photos prises sous l'éclairage inhabituel et je vais les ouvrir dans Camera Raw :

Arrangez-vous pour que la photo portant la charte Macbeth soit la première de la liste (en lui donnant un nom "antérieur" -type "000" ou "AAA"-) de façon à ce que ce soit elle qui soit affichée sur la fenêtre de prévisualisation...

Toutes les images ouvertes dans CameraRaw apparaissent dans la colonne de gauche et seule l'image en tête de liste s'affiche dans la fenêtre de visualisation. Cliquez sur le bouton « Tout sélectionner » (rectangle rouge dans la colonne de gauche) de façon à ce que vos modifications dans la première photo affectent l'ensemble des images.

Si vous souhaitez appliquer le profil créé antérieurement avec DNG Profile Editor, cliquez sur le bouton portant un appareil photo (carré bleu dans la colonne de droite), s'ouvre alors l'onglet « Étalonnage de l'appareil photo » :

Dans la liste de choix « Profil de l'appareil photo », sélectionnez le profil créé précédemment (dans l'exemple, souvenez-vous, ce profil s'appelait « Fujifilm X-pro1 economie »). Puis cliquez sur le bouton portant un diaphragme (carré bleu sur la capture d'écran) pour vous retrouver au point de départ (« Réglages de base »). Le profil sélectionné est appliqué. On ne voit strictement rien au niveau de la fenêtre de visualisation de l'image (!!!), la balance des blancs n'est pas faite, ce n'est pas le but de la sélection de profil, le choix du profil ne sert qu'à charger la table des couleurs corrigées mais pas de l'appliquer immédiatement...

Que vous ayez décidé d'utiliser le profil + la charte Macbeth ou la charte Macbeth seule (vous n'avez donc pas sélectionné de profil dans l'onglet « Étalonnage de l'appareil photo »), il faudra maintenant effectuer la balance des blancs. Pour ce faire, il va falloir sélectionner l'outil « Balance des blancs », la pipette (surlignée de bleu sur la capture d'écran ci-dessous) :

Avant d'aller plus loin, vérifiez que la case « Aperçu » (entourée de rouge sur la capture d'écran ci-dessus) soit bien cochée, sans quoi vous ne verrez rien !... Pour effectuer une balance des blancs efficace, il faudra cliquer sur une des cases "gris moyen" de votre charte Macbeth. Il semblerait que personne ne soit trop d'accord... les uns affirment qu'il faut cliquer sur la 3ème case, d'autres qu'il faut cliquer sur la 4ème !...

En fait, cela ne change rien, pris dans l'absolu, à part la case blanche et la case noire, n'importe quelle case grise devrait donner le même résultat... personnellement j'utilise indifféremment les deux. Pour cette démo, j'ai utilisé la 4ème. Immédiatement, on retrouve les couleurs qui semblent correspondre à la réalité... Mais il est très probable que des ajustements soient encore nécessaires. Après notre neutralisation des dérives, il va falloir mesurer les valeurs obtenues dans la case sélectionnée (ici la 4ème case de gris). Dans ma démo, j'ai trouvé R:92 V:93 B:96 il s'agit donc bien d'un gris neutre (attention, je n'ai pas dit gris moyen, j'ai dit gris neutre !). OK !

Passons à l'exposition maintenant. Si on se réfère au tableau des valeurs RVB de notre charte Macbeth (ici- affichez la page, cela vous aidera-), la case blanche devrait avoir les valeurs R:243 V:243 B:242. Sur notre image, on retrouve R:175 V:185 B:185, ce n'est pas tout à fait ce que l'on recherche (mais c'est normal !). Donc, le blanc obtenu n'est pas assez lumineux (ce n'est rien de la dire !), il faudra donc augmenter la valeur de l'exposition :

Mais pour corriger ce déficit en luminosité, il faut s'assurer que nous n'allons pas cramer d'autres couleurs au passage ! Donc on va activer les avertisseurs de clipping (écrêtage) de l'histogramme en haut à gauche... Avec une exposition à +1,75, j'obtiens un blanc à R:239 V:243 B:243 C'est très acceptable... Surtout qu'aucune couleur extérieure à la charte n'est écrêtée (si une couleur de la charte est brulée, ce n'est pas grave !).

Le blanc étant très bon, il faut maintenant vérifier le noir qui, du coup, après augmentation de l'exposition, parait bien gris (clair) !!! Attention, cela n'est valable QUE pour l'image d'exemple... ce ne sera pas systématiquement comme cela !!! Je devrais avoir la zone noire de ma charte Macbeth en R:52 V:52 B:52 alors que je trouve sur mon résultat R:89 V:84 B:99 (!!!!!) Une correction des « Noirs » à -70 ramène ma zone 24 (noire) à R:53 V:49 B:51... c'est parfait !...

Voyons la luminosité cette fois, c'est à dire celle des gris moyens. La 4ème zone grise devrait avoir les valeurs R:122 V:122 B:121. Après mes divers ajustements, la mienne présente R:170 V:172 B:177, c'est un peu élevé ! Donc je peux jouer un peu sur les courbes (2ème onglet à droite) avec « teintes claires » à -34, je tombe pile poil sur les valeurs voulues...

C'est tout ! On peut peaufiner un peu l'image au passage (mais cela n'a plus rien à voir avec l'étalonnage !) :
-Un peu de clarté pour la définition des micro-détails et une petite augmentation de saturation toujours bienvenus sur une image numérique (+32 sur mon image de démo)
-Un tout petit peu de vibrance qui épargne les zones déjà saturées en augmentant la saturation des autres. Essayons de ne pas dépasser les +20 (+20 pour mon image d'exemple)

Il ne reste plus qu'à cliquer sur « Ouvrir les images » pour terminer (éventuellement) le travail dans Photoshop (ou Elements).

Juste un dernier petit détail : Je vous l'avais dit plus haut, mais vous pouvez facilement vérifier que le travail que vous avez effectué sur l'image affichée dans la fenêtre de visualisation s'est bien répercuté sur l'ensemble des images du shooting :

Les tons jaunes/verts ont disparus de toutes les vignettes !... Vous voulez un aperçu du résultat ? OK :

Pas mal, non ? (avec toutes les réserves de perte de qualité due au travail d'allègement des fichiers pour placer les images sur le web...)

Et voilà, c'est tout !... Vous voyez bien que ce n'était pas "la mer à boire" ? Maintenant, les problèmes de température de couleur ne vous feront plus tressaillir !...

L'utilisation de votre charte Macbeth pourra évidemment tout aussi bien vous servir dans des logiciels de traitement RAW autres que ceux signés Adobe, en suivant le même protocole, mais sans passer par la création d'un profil DNG puisque hors d'Adobe, le profil DNG est totalement inconnu !!!

Notez bien que la même procédure s'applique également aux scanners...

Pour ceux qui souhaitent tout savoir sur l'utilitaire Adobe Profile Editor, je vous livre la traduction du mode d'emploi d'Adobe ici.

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QUEL ORDINATEUR POUR LA PHOTO EN 2014 ?

Nous voilà début 2014... Nouvelle année, nouveaux projets, nouveau matériel, pourquoi pas ? Il devient donc presque évident de traiter de ce sujet -auquel je n'avais pas encore pensé dans les pages de ce site-. Rien d'original me direz-vous ? Pas si sûr !... En tout cas, si ce contenu ne sera pas révolutionnaire, il contiendra des éléments personnels qui correspondront donc à la philosophie générale de mon site... et, en cela, il sera donc original puisque vous ne retrouverez pas des phrases du type "il faut acheter ceci ou cela", comme dans les autres sites...

Avant toute chose, une bonne nouvelle : à ce jour il n'y a pas eu de véritable révolution dans l'informatique... DONC si vous êtes déjà équipé... ne changez rien !...

Pour les autres :
Je ne vais pas vous faire l'apologie d'un monde par rapport à l'autre (le monde MAC / le monde PC). Au sein du monde PC je ne vais pas faire l'apologie du système d'exploitation (DOS-Windows-REXX-OS/2-UNIX-LINUX etc...) non plus, mais je tiens simplement à vous préciser que j'ai essayé et j'ai DÉDESTÉ Windows 8 et Windows 8.1 !... Cet OS est le plus nul que je n'ai jamais rencontré... Même Windows Vista était de la crème en comparaison... et ce n'est pas peu dire !!!!! Cette satanée interface "à la tablette tactile" de Windows 8 est peut-être très bien sur un téléphone ou sur une tablette mais s'il s'agit de travailler sérieusement sur un PC... c'est tout simplement CONTRE PRODUCTIF !!! On ne peut pas toucher sa souris sans faire apparaître des bandeaux inutiles portant des icônes gigantesques qu'il faut fermer en permanence... bref, pour le travail photographique... OUBLIEZ Windows 8 !!!!!!!!!!!!! Sans compter que de nombreux logiciels sont devenus incompatibles avec ce W8 !!!!!!!!! Essayer Windows 8 revient à se dire que Microsoft ferait bien de conserver ses versions réussies quitte à les enrichir un peu plutôt que systématiquement se lancer dans de nouvelles aventures hasardeuses !... Bon, on a connu chez Apple des MacOS franchement loupés aussi, mais ce n'est pas une excuse !... Dans la mesure du possible, si vous devez craquer pour un PC sous Windows, vérifiez qu'il est livré avec Windows 7... cet OS est franchement très bon...

J'ai dit qu'il n'y a pas eu de véritable révolution en informatique... et c'est tout à fait vrai... autant vous dire tout de suite qu'en ce début d'année, en pleine période de soldes, SAUTEZ immédiatement sur un ordinateur de l'an passé ! Quelle que soit sa présentation (tour, bureau ou portable), quelle que soit sa marque, quels que soient ses composants et quel que soit son prix, il ne pourra pas vous décevoir ! Ils possèdent tous un processeur multicore rapide, une quantité de mémoire largement suffisante, un disque dur largement assez gros et rapide... bref, faites des économies et payez-vous du matériel photo ou une sonde de calibration d'écran avec les économies effectuées !!! Attention : je ne parle ici que de photo... si vous souhaitez faire de la vidéo en plus, les "nouveautés" seront peut être, pour certaines, plus adaptées... mais la vidéo, ce n'est pas mon sujet !...

Reste à parler d'un point important, bien qu'il ne soit pas nouveau (!) : l'écran ! N'espérez pas trouver un moniteur adapté à la photographie professionnelle livré avec votre ordinateur ! Un tel écran vaudra 3 à 4 fois le prix de l'ordinateur entier MAIS, pour nous, photographes amateurs (et de nombreux professionnels s'en contentent aussi !) les capacités des écrans livrés sont largement suffisants. La mode actuelle (depuis quelques années déjà) va vers les écrans brillants. Ce n'est franchement pas l'idéal, un écran mat est beaucoup plus confortable, mais en organisant ses sources d'éclairage ce n'est pas trop péjoratif. Une bonne nouvelle toutefois, les écrans sont de mieux en mieux calibrés et, aujourd'hui, il est tout à fait possible de faire confiance à leur colorimétrie... du moins à l'état neuf, puisqu'après quelques temps un recalibrage est, de toutes façons, indispensable...

Voilà, je répéterai encore une fois, comme dans de nombreuses pages de ce site, qu'il ne faut pas, en photographie du moins, oublier le but que l'on s'est fixé : l'image !... En photographie numérique, certes l'ordinateur et le logiciel de traitement sont importants MAIS pas autant que le matériel de prise de vue (et en particulier les optiques) et encore moins important que l'œil du photographe... Dans ces conditions, n'allez pas vous ruiner sur des postes secondaires... le photographie est déjà assez chère par elle-même !...

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COMMENT RÉDUIRE LE BRUIT ISO (ou pose longue) ?

Tout le monde a déjà entendu parler du bruit occasionné par l'utilisation de valeurs ISO élevées (ou du bruit causé par des poses longues, c'est le même type de bruit !). D'ailleurs, je vous ai fait un petit article sur le sujet ici (la notion de bruit), allez le voir. Dans ce présent article, je vais vous livrer un moyen simple de limiter les dégâts de ce type de bruit.

Dans l'article sur la notion de bruit (ici), je disais que le bruit ISO (et le bruit pose longue) étaient des bruits aléatoires, c'est à dire que d'une image à l'autre, le taches colorées ou lumineuses se retrouvaient presque systématiquement à des endroits différents du capteur, ce qui ne simplifie pas la correction... il faudrait gérer chaque "tache" séparément (!!!) autant dire que ce n'est pas envisageable...

Pour illustrer cet article, j'ai utilisé un vieux (mais toujours adoré) boîtier numérique, le Pentax K-10 (un boîtier 10 Mpxl avec une valeur ISO maximum de 1600 ISO -non on ne rigole pas !!!-) de façon à être sûr d'obtenir du bruit sans trop me casser la tête... donc je règle la bête sur... 1600 ISO. Puisque ma page web est étroite, si je faisais un zoom arrière de l'image obtenue, on ne verrait aucun bruit (voir ci-dessus : une technique originale de réduction du bruit)... donc j'ai décidé de "prélever" une zone de l'image qui, du coup ne représentera rien de compréhensible mais qui aura le mérite de montrer le bruit (!!!)... voilà ce que cela donne :

Ne retenez de l'image QUE les points colorés et plus ou moins brillants... l'aspect de "flou" n'a aucune importance dans cet exposé... J'ai choisi ce "crop 100%" puisqu'il présente 3 zones de luminosité différente (1 sombre, 1 claire et 1 moyenne -vous savez pourquoi ce choix si vous avez lu l'article sur la notion de bruit-)

Pour supprimez ce bruit aléatoire, il n'y a pas 36 possibilités (!!!) :
-> soit vous vous offrez un logiciel type Noise Ninja ou Neat Image (logiciels efficaces mais payants et pas donnés)
-> soit vous vous mettez à la recherche d'un logiciel gratuit
-> soit vous réfléchissez un peu

Mon site n'étant pas (vous l'avez déjà bien compris !) un lieu où je pousse les lecteurs à acheter toujours plus de choses (je n'ai toujours aucune action, nulle part !!!) c'est donc vers la troisième solution que je vais me tourner (je pense que vous n'en attendiez pas moins de ma part ). Juste pour l'exemple, voici le type de résultat obtenu avec un logiciel gratuit de suppression de bruit :

C'est un peu mieux que l'original, certes, mais ce n'est pas franchement génial... mon crop ne présentant rien de bien discernable, ce n'est pas évident de premier abord, mais la définition de l'image en souffre beaucoup (bien que la fonction de préservation de netteté avait été sélectionnée !!!)

C'est pourquoi je préfère me tourner vers la 3ème solution !!!

La troisième voie est très bien connue des astrophotographes (et des astrophysiciens) qui l'utilisent depuis "toujours". Malheureusement, sorti de cette "spécialité" photographique, personne (ou presque) et à tort, ne l'utilise !... C'est la technique de la "moyenne". Puisque le bruit est aléatoire, il suffit de superposer des images présentant le même type de bruit mais situé à des endroits différents de l'image, de façon à éliminer ce qui n'est pas commun à toutes les images...

Pour mettre cette technique en œuvre il vous faudra donc plusieurs images, c'est logique (!), un nombre de 4 est généralement suffisant. Pour se faire, il est impératif de respecter ce point : utiliser un trépied (ou poser le boîtier sur une surface très stable) de manière à obtenir 4 images strictement identiques. Au passage, si vous photographiez par grand vent, méfiez-vous des feuillages présents dans le champ, ils risquent d'être quelque peu bizarres... Dans la mesure où vous devez utiliser des hautes valeurs ISO (ou des poses longues), c'est que la lumière manque et de ce fait, un trépied ne sera pas un luxe.

Pour pouvoir mettre en œuvre la moyenne, il vous faudra également un logiciel sachant gérer les calques. Il y a Photoshop (bien évidemment) mais puisque j'ai dit que je ne poussais pas à l'achat, il y en a également beaucoup d'autres... et, entre autre, le super logiciel gratuit "The GIMP"... d'ailleurs, c'est avec ce logiciel que je vais vous montrer la manipulation.

TECHNIQUE
- 1) vous avez vos 4 images (bruitées) identiques
- 2) vous ouvrez la première image puis vous créez un calque pour insérer la deuxième image

Avec TheGIMP, c'est la commande « Fichier|Ouvrir en tant que calque ». Avec Photoshop c'est plutôt "créer un calque" puis coller la deuxième image dans le nouveau calque.
- 3) pour que chacune des 4 images ait le même poids dans la transformation, il faudra modifier l'opacité des calques. Je ne vais pas insister sur le côté mathématique du problème, sachez simplement que ce n'est pas parce que vous avez 4 images qu'il faut que chaque calque ait une opacité de 25% (!!!) bien au contraire (!!!)... Pour vous aider, il faut que l'opacité de chaque calque soit égal à :

100 / numéro du calque + 1

L'arrière plan est le calque n°0 donc son opacité sera de 100 / (0+1) = 100%.
Le calque n°1 aura une opacité de 100 / (1+1) = 50%
Le calque n°2 aura une opacité de 100 / (2+1) = 33% (bon, on peut arrondir !!!)
Le calque n°3 aura une opacité de 100 / (3+1) = 25%
etc, si vous voulez plus que 4 images...
Donc une fois que vous aurez placé la deuxième image (sur le calque n°1), vous modifierez son opacité :

- 4) vous effectuez exactement la même manipulation avec les autres images (attentions aux coefficients d'opacité !)
- 5) il ne vous reste plus qu'à aplatir l'image (tous les calques ne faisant plus qu'une seule image).

Bon, si vous décidez d'enregistrer votre image en JPEG, il n'est pas nécessaire d'aplatir l'image puisque le JPEG ne reconnaît qu'un seul calque (l'arrière plan), donc l'image est aplatie automatiquement...
- 6) et voilà le résultat :

Sympa non ? Il suffit de comparer avec l'image d'origine (que j'ai placée en dessous) pour être convaincu !!!
Donc, à partir d'aujourd'hui, n'allez plus vous plaindre des piètres capacités de votre capteur pour la gestion des hauts ISO, n'allez pas dépenser des milliers d'euros pour acheter un boîtier neuf, faites 4 photos, 5 minutes de post traitement et c'est dans la poche... N'oubliez pas que j'ai utilisé un très vieux boîtier numérique pour cet exemple avec la valeur ISO maximum soit 1600 ISO (!!!) votre boîtier fait déjà beaucoup mieux, j'en suis sûr !... Donc imaginez le résultat avec votre matériel...
Bluffant non ?
Alors, Heureux ?
Et, comme vous pouvez le constater, cette technique ne modifie nullement la netteté de l'image traitée (bien au contraire, elle "l'augmente" puisque le bruit disparait... il suffit de comparer ce résultat à l'image juste en dessous qui sort d'un logiciel gratuit de traitement du bruit !...
L'image vaut tous les discours non ?

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COMMENT AUGMENTER LA QUALITÉ D'IMAGE EN SIMULANT UNE VALEUR ISO INFÉRIEURE À LA VALEUR MINIMALE DE VOTRE CAPTEUR ?

Tout le monde sait parfaitement que plus on utilise une valeur ISO faible et plus le résultat est grandiose. Cela n'est vrai, en effet, que si la valeur ISO n'est pas inférieure à la valeur ISO nominale du capteur ! En effet, certains boîtiers ont une valeur ISO nominale de 100 ISO mais permettent une utilisation à 80 ISO, voire 50 ISO... dans ce cas il ne s'agit que d'une baisse de traitement de l'image du capteur et on obtient une qualité d'image à 50 ou 80 ISO inférieure à que ce que l'on peut attendre à 100 ISO !...

MAIS, il existe un moyen de simuler une valeur ISO inférieure à la valeur nominale du capteur (!!!!!!), cela devrait ravir tous les possesseurs d'anciens boîtiers ne proposant que des sensibilités de 200 ISO !... Grâce à une technique toute simple, il sera possible d'augmenter considérablement "l'onctuosité" ou la "douceur" d'une image de 100 ISO (voire moins)... et, par extension, combler les possesseurs de boîtiers à capteurs de sensibilité nominale égale à 100 ISO et ainsi obtenir des résultats comparables à du "vrai" 50 ISO (voire moins)...

La technique que je vous propose est ancienne, mais dans le cadre de cet article, je l'ai totalement détournée de son utilisation "classique", voyez plutôt :

En réduisant le bruit d'une image, on augmente le rapport signal/bruit (voir ici-la notion de bruit-). Si on est en mesure de réduire le bruit sans compromettre la netteté globale (donc les fins détails), on aboutit directement à une augmentation du nombre de bits/pixel de l'image, donc un étalement de la gamme de luminosité et des valeurs intermédiaires entre les couleurs...

Et bien, cette technique qui permet de réduire (voire d'annuler) le bruit sans compromettre la netteté globale de l'image, nous la connaissons : la moyenne !!!

Si vous souhaitez simuler une image de qualité identique à super bas ISO, il suffit de :
— "tirer" 4 images strictement identiques (utilisez un trépied ou posez votre boîtier sur un support très stable)
— rendez-vous dans l'article précédent pour (re)découvrir la technique de la moyenne présentée à l'aide de The GIMP... (ici)
— c'est aussi simple que cela !... Même si cette technique est contraignante puisqu'il faut 4 images identiques, cela vaut la peine de se donner un peu de mal pour obtenir en APS des résultats aussi "doux" qu'en full frame (ou d'obtenir en full frame des résultats aussi "doux" qu'en moyen format). OK, j'exagère un peu, il y a d'autres paramètres qui entrent en jeu dans la qualité des images de grands capteurs mais c'est un petit pas qui a son importance tout de même !...

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UN LOGICIEL CHALLENGER DE POST-TRAITEMENT QUI MÉRITE DE L'INTÉRÊT ?

Tout le monde aujourd'hui cherche un logiciel pour retravailler ses photos numériques (ou argentiques scannées d'ailleurs). Bien sûr, il y a l'incontournable Photoshop (qui en fait n'existe plus que dans les nuages d'Adobe contre monnaie sonnante et trébuchante par abonnement mensuel) qui est cher et pas franchement facile à utiliser, même si sa puissance est incontestable. Bien sûr, il y a The GIMP qui est quasiment aussi puissant que Photoshop, qui est gratuit mais qui n'est pas franchement plus simple à utiliser que Photoshop. Bien sûr il y a Photoshop Élément qui est assez puissant (beaucoup moins que son "grand frère" mais tout de même), pas franchement donné bien que pas franchement très cher non plus et d'une utilisation assez hermétique. Bien sûr il y a Lightroom, mais c'est presque exclusivement un dérawtiseur. Bien sûr, il y a CaptureOne dont j'ai déjà parlé par ailleurs, mais c'est également presque exclusivement un dérawtiseur. Bien sûr, il y a PaintShopPhoto Pro qui sait tout faire (de la dérawtisation au post-traitement), qui n'est pas très compliqué d'utilisation, qui n'est pas trop cher (vu ses prestations). Bien sûr, il y a PhotoFiltre qui est gratuit, simple d'utilisation mais très limité... Et bien je vais ajouter un autre logiciel que j'ai découvert il y a peu pour rendre le choix encore plus compliqué !

Attention : je ne fais pas ici la promotion d'un logiciel (!!!) la philosophie de mon site ne dérive pas (!!!) d'ailleurs je vais commencer par ses côtés négatifs pour calmer : Il est assez cher (de l'ordre du prix de Lightroom -un peu moins-, de Photoshop Elément -un peu moins- ou de PaintShop Photo Pro), il est exclusivement en anglais, il ne peut s'obtenir qu'en téléchargement (aucun support de réinstallation), il ne fonctionne qu'en 64 bits et que sous Windows 7 et 8 (et MacOS bien sûr !) MAIS il est d'une simplicité d'utilisation assez déconcertante et d'une puissance extraordinaire !... Il sait faire tout ce qu'un photographe amateur souhaiterait (et plus !) sans pour autant l'obliger à étudier un mode d'emploi pendant des années MAIS ne sait pas dérawtiser... Il a été prévu pour fonctionner seul (comme tous les logiciels) ou intégré à Photoshop (jusqu'à CS 6 puisque je ne vois pas comment il pourrait gérer le nuage !!!), à Photoshop Elément, à Lightroom ou Aperture (pour les Applelistes). Bien sûr, selon les possibilités d'intégration, le logiciel sera plus cher... autant le prendre en version "de base" qui ne fonctionne qu'en vase clos avec lui-même (à 50$US) plutôt qu'en version "Premium" pour une intégration dont un amateur peut très bien se passer (à 150$US)... sans compter qu'il fait souvent doublon avec le logiciel dans lequel il s'intègre. Vous pourrez en apprendre plus (si vous êtes anglophone !) ici.

Bien sûr, il est en téléchargement gratuit (pour une utilisation de 30 jours !). Attention, il est dit qu'il a besoin de 8 Go de mémoire vive pour fonctionner... j'ai testé avec 4 Go, ça fonctionne tout aussi bien (enfin, avec un peu moins de rapidité...).

Voici 3 essais "Avant"/"Après" obtenus en quelques secondes (minutes) de "travail" sans même avoir lu le mode d'emploi (!!!) :

Cette photo pourrait être pas mal mais l'exposition n'est pas géniale, les statues du fond, les touristes et les reflets dans l'eau sont autant d'éléments perturbateurs qui empêchent la bonne lecture de l'image...

On pourrait utiliser l'outil d'effacement des éléments indésirables mais j'ai essayé ici l'outil d'effacement de l'arrière plan.
Un clic sur l'amélioration de l'exposition, un autre clic sur la netteté, un (plusieurs en fait puisque l'arrière plan est assez "complexe") coup d'effacement de l'arrière plan, un clic sur un des innombrables arrières plans proposés et, pour le fun une bordure type film moyen format (il y a un choix innombrable de bordures)... et le tour est joué.

Oh, ce n'est pas un chef d'œuvre, c'est juste un exemple de transformation rapide pour tester les possibilités du logiciel...
Même type de photo, même problème d'exposition pas extra, même problème d'éléments perturbateurs en arrière plan (tentes vertes, bâche jaune, voiture blanche, touristes, poteaux...). Je vais tester maintenant l'outil d'effacement des éléments indésirables.
Un clic sur l'amélioration de l'exposition, un autre clic sur la netteté quelques coups d'effacement d'éléments indésirables et le tour est joué...
Un paysage pas mal mais qui est par trop banal...
Cette modification est un peu plus profonde et un peu plus longue à mettre en œuvre (plusieurs étapes) mais le résultat est probant...

Oh, je suis loin d'avoir fait le tour de OnOne Perfect Photo Suite (puisque c'est son nom), mais je dois avouer que ses possibilités sont quasiment infinies pour un photographe numérique amateur. Il est très loin d'offrir les possibilités de Photoshop ou de Photoshop Éléments qui n'ont pour limite que l'imagination et les compétences logicielles du photographe, mais avec des outils aussi puissants et simples d'utilisation, avec des corrections pré programmées innombrables, des fonds et des bordures innombrables, des effets innombrables, des outils de redimensionnement pouvant aller jusqu'à 1000%, des outils automatiques de préparation pour l'écran ou l'impression, c'est vraiment un logiciel complet... qui peut justifier son prix...

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CRÉER UN GRAIN ARGENTIQUE PRESQUE PARFAIT

Ce qui est le plus incroyable en photographie numérique, c'est que tout le monde semble adorer MAIS tout le monde regrette sa plus grande qualité : la netteté !!! Ah oui, le grain en argentique c'était tout de même plus vivant que ces images aseptisées qui sortent des appareils numériques !...

Partant de cette constatation, je vais vous proposer de transformer votre image numérique "propre" en image pseudo-argentique avec un grain qui peut faire illusion...

Tous les logiciels de traitement d'image permettent d'effectuer cette technique. Même si Photoshop propose des fonctions plus "simples", je vais vous proposer cette création avec The GIMP qui, comme j'aime à le rappeler est... puissant et gratuit !...

Je vais donc prendre une image numérique "bien propre" que j'aurais recadrée pour qu'elle tienne sur mes pages web... Elle est assez sympa cette image, même si avec ces dimensions on ne voit pas très bien que cette éolienne sert de perchoir à toute une faune aviaire...

Donc, je vais l'ouvrir dans The GIMP. Pour créer cet effet de grain "naturel", il va falloir créer un nouveau calque. Le problème c'est que ce calque devrait être rempli d'un gris moyen (50%)... Sous Photoshop, à la création du calque, on vous demande le niveau de gris, c'est très pratique... avec The GIMP, il va falloir passer par un intermédiaire pas très logique (!!!) mais qui fonctionnera très bien au final...

Je vais donc cliquer sur la couleur d'avant plan (le carré noir dans les outils de TheGIMP) pour définir une nouvelle couleur d'avant plan. Puisque je souhaite un gris 50% je vais saisir les valeurs R=85, V=85, B=85 et valider.
Avec un clic droit sur le calque d'arrière plan contenant mon image d'origine, je vais créer un nouveau calque.
Lors de la création du calque The GIMP me demande comment remplir ce nouveau calque. Je lui signalerai donc la couleur de premier plan puisque, comme par hasard, c'est elle que je viens de modifier pour arriver à mes fins...
En validant la création du nouveau calque, l'image affichée se retrouve totalement grise... pas de panique !...
Dans la zone de gestion des calques, je sélectionne le nouveau calque et je vais modifier son mode (normal) en mode "Superposer", ce qui me permettra de n'afficher QUE les pixels plus clairs ou plus foncés que 50%. Dans l'immédiat, cela ne semblera avoir aucun effet, mais c'est ainsi !
Vient le moment d'appliquer le grain. pour ce faire il suffit de se rendre dans le menu filtres, à la rubrique générique pour choisir "grain de pellicule" (film grain chez moi, la traduction du logiciel n'est que partielle dans ma version).
Dans la fenêtre qui apparaît, on peut s'amuser à modifier tous les paramètres MAIS en gardant présent à l'esprit qu'il ne faut pas avoir la main trop "lourde" si l'on souhaite une granulation type «film argentique» qui puisse faire illusion !!! À ce niveau, le résultat n'est déjà pas trop mal... j'en connais beaucoup qui s'en contenteraient, mais je vais pousser un peu plus loin la technique...
Puisque l'effet est quasiment terminé, je vais m'amuser à fusionner les calques. Pour se faire, il suffit d'aller dans le menu Image et cliquer Aplatir l'image. Cela me donnera une image modifiée en un seul calque.

J'en entends déjà dira que l'étape du calque gris 50% était inutile. Possible... mais personnellement, cette petite différence fait toute la qualité du résultat... chacun ses goûts...

Encore une étape qui ne fera pas l'unanimité : je vais renouveler le filtre film grain mais avec des valeurs très faibles et moins de flou. Puis, à nouveau, Aplatir Image et, pour finir, enregistrer...

Et voilà le travail : en quelques secondes, on aura transformé une image numérique sans âme en "quasi" image argentique, "pleine de vie"... Si vous n'êtes pas habitué aux images argentiques, croyez moi... un négatif 24x36 une fois agrandi ressemble tout à fait (ou quasiment) à cela :

La vignette est trop rétrécie pour vous faire une idée ? OK, je vais l'agrandir un peu :

Si vous ne vous sentez pas le courage d'effectuer cette manipulation pourtant simple et rapide, pour peu que vous ne souhaitiez qu'une image noir et blanc, il vous restera la possibilité de sélectionner la sensibilité ISO maximale proposée par votre boîtier (pour fabriquer beaucoup de bruit) de prendre une photo et de la désaturer (dans le boîtier ou en post traitement) pour obtenir également un effet de grain mais qui sera de toutes manière beaucoup moins "réaliste" que la manipulation proposée ici...

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UNE ALTERNATIVE SIMPLE DE CRÉATION DE GRAIN ARGENTIQUE PRESQUE PARFAIT

Bien, j'adore toujours autant le grain argentique en photographie, mais quitte à vouloir du grain, je préfère, et de loin (!!!) faire de l'argentique plutôt que du numérique !... Cela dit, puisqu'une demande existe, je vous ai donnée dans l'article précédent une technique pour se fabriquer un faux grain argentique qui pouvait faire illusion MAIS, bien sûr, tout le monde n'a pas eu la possibilité de le faire (vu le nombre de mails que j'ai reçu !...)... soit leur logiciel ne leur offraient pas les mêmes possibilités que la version de The GIMP que je possède, soit c'est trop hermétique pour certains, soit c'est trop compliqué pour d'autres... BREF, si je trouvais cet article intéressant et riche, quelque part je m'étais trompé DONC... je me suis remis sur l'ordinateur et je suis reparti de zéro.

Comment faire pour faire simple ? En mâchant le travail, bien sûr !... Et, quitte à reprendre un problème de zéro, je me suis même fendu d'un travail techniquement long et difficile... j'ai créé un faux grain pour la photo numérique à l'aide d'un vrai grain argentique que j'ai scanné et adapté pour le numérique !... Qu'est-ce qu'on dit ?... Merci Thierry .

Bon, voyons dans un premier temps ce que mon bricolage vous permettra de faire en 30 secondes chrono (et c'est vérifié avec un vrai chronomètre électronique s'il vous plait !) :

Bon, puisque c'est l'été, on va prendre une "bête" photo numérique de bord de mer, donc sans grain.

Et voilà exactement la même image mais avec mon grain... Bon, cela ne saute pas aux yeux, c'est du à la taille de l'image, mais en fait, mon nouveau protocole de recherche a prouvé que la création de faux bruit argentique était toujours trop fort par rapport au vrai grain argentique... Donc, pour être efficace, le faux grain argentique se doit d'être :
* discret
* plus dense dans les zones sombres
* absent ou quasiment absent dans les zones claires.
Voici un crop de l'image ci-dessus avant réduction de taille pour publication :

zones sombres granuleuses, transat clair et sable clair, sans le moindre grain...
et pourtant, il est bien présent ce grain (mais on ne regarde jamais une image à un tel grossissement, même si c'est imprimé on ne verra jamais rien d'aussi gros... )

Mission accomplie ! Oui, mais comment faire pour reproduire cet effet ? C'est excessivement simple !...

1) vous prenez votre logiciel graphique qui doit être capable de gérer les couches (même paint shop pro 5 d'avant-guerre sait le faire !!!)

2) vous téléchargez l'image en cliquant ici (ou sur l'icône) (5616x3744 pixels)

3) vous ouvrez votre photo numérique.

4) vous créez une nouvelle couche au dessus de votre image.

5) vous ouvrez l'image téléchargée dans cette couche (ou bien vous faites un copier/coller). Si votre image est verticale, il faudra faire faire une rotation de 90° à l'image téléchargée avant de la coller dans la nouvelle couche.

6) vous sélectionnez un mode de fusion (généralement Incrustation ou Lumière Douce, mais testez-les tous, il se peut que vous préfériez les résultats d'un autre mode !).

7) vous diminuez l'opacité de la couche contenant le grain de façon à obtenir un rendu naturel.

8) vous aplatissez l'image et vous l'enregistrez et c'est terminé !!!

N.B. : si vous regardez l'image du grain que vous venez de télécharger, ça ne ressemble pas (mais pas du tout !) à du grain, mais avec ma technique, vous avez vu le résultat plus haut !!!

Amusez-vous bien, et, au passage, préférez la photo argentique, les résultats sont tout de même meilleurs...

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POURQUOI PRÉFÉRER LE POST-TRAITEMENT RAW au JPEG ?

Voilà une question à laquelle j'ai déjà répondu à plusieurs reprises dans ce site, mais vu le nombre de courriers qui appellent encore des explications, j'ai décidé de placer ici un article peut-être un peu plus clair qui clôturera définitivement le sujet (du moins je le pense !).

Il est vrai que photographier en JPEG est beaucoup plus simple : on met en œuvre toutes ses connaissances de photographe pour le choix du sujet, la composition et l'exposition puis on presse le bouton déclencheur et... l'image est dans la boîte, point final ! En RAW, tout ce processus est strictement le même, mais, une fois arrivé chez soi, il est encore nécessaire (non, obligatoire !) de passer par un logiciel de post traitement pour finalement obtenir son image finale !... C'est trois à quatre fois plus de travail !... Il faut donc une bonne raison pour choisir la photographie numérique en RAW... et je ne parle pas du prix du logiciel de post-traitement !...

Puisque je vous stimule à faire du RAW, ce n'est pas par pure méchanceté (ou par sadisme !), vous vous en doutez bien !... Donc, uniquement avec quelques images je vais vous montrer ce que peut vous apporter le RAW et que jamais (au grand jamais) le JPEG ne pourra vous donner. Voyons cela :

1) Les problèmes de la balance des blancs.

Bien sûr, c'est généralement l'argument principal en faveur du RAW. Et, bien sûr, c'est totalement justifié ! Mais on m'a fait remarquer, avec raison, que puisque les boîtiers proposent une balance des blancs intégrée (manuelle et/ou automatique), à quoi bon acheter un dérawtiseur et se casser la tête et perdre son temps en post traitement ? Simplement pour le plaisir de dire à tout le monde oui, mais moi je fais du RAW ?

Prenons le cas de l'équilibre (la balance) des blancs automatique des boîtiers, elle est globalement très efficace mais dès qu'il existe un éclairage mixte (plusieurs températures de couleur mélangées), l'évaluation des blancs est totalement à la ramasse... Il est possible de contourner le problème en exposant une carte blanche dans l'environnement d'éclairage mixte, mais cela suppose l'emport systématique d'accessoire plus une perte de temps pour la création de l'équilibre plus la possibilité d'effectuer cette évaluation... c'est à la limite plus simple et plus rapide en post traitement !...
Toujours dans le cas des éclairages mixtes, les valeurs prédéterminées d'équilibre des blancs est sans intérêt et totalement inefficace...
Reste la balance des blancs manuelle qui revient au même que la balance automatique avec l'exposition d'une carte blanche, donc... même remarque que ci-dessus !

En RAW, on ne se casse pas la tête ! On shoote avec n'importe quel réglage de balance des blancs (prédéterminé, automatique, etc... et même totalement faux !) puisque le format RAW ne conservera aucune trace de ce réglage, on pourra tout récupérer en un seul clic en post traitement !...

Une preuve par l'image :
Une petite visite du château de Versailles, dans les appartements de la reine. Un éclairage artificiel prépondérant mais un éclairage lumière du jour assez important = tous les ingrédients d'une image ratée !... En post traitement RAW, en un seul clic, voici ce que l'on peut obtenir :

Certes, l'image corrigée est plus froide que l'image "fausse" mais, au moins, elle montre la réalité des choses, on retrouve les décorations des tapisseries avec toutes les couleurs du merveilleux travail...

2) Les problèmes d'exposition

On a beau connaître à fond et la technique de l'exposition et le comportement de son boîtier, il est très fréquent que l'on se retrouve avec une image surexposée (ou sous exposée). En JPEG, point de salut, ce qui a été brûlé (surexposition) ou tout se qui a été noyé (sous exposition) est irrémédiablement perdu !... Vous pourrez bien demander à des logiciels de pointe d'améliorer les choses, d'une part vous n'y parviendrez pas et, d'autre part, vous devrez faire du post traitement, au même titre qu'avec les RAW donc, du travail et... du travail pour rien !...

Avec un RAW, en un seul clic, vous pourrez récupérer énormément de matière !...

Une preuve par l'image :

Un paysage de neige, parfait pour la surexposition ou la sous exposition (en effet, il faut surexposer un peu pour ne pas voir la neige grise, mais pas trop !!!).

Comme vous pouvez le constater sans peine, la neige retrouve de la matière et des détails (même si j'ai un peu trop forcé la récupération ici... la neige est toujours blanche mais elle aurait mérité d'être un peu plus éclatante... tant pis, pour la démonstration c'est parfait !).

3) Les problèmes de bruit

Depuis l'avènement de la photo numérique, les amateurs se ruent littéralement sur les hautes valeurs ISO, ce qui, bien entendu engendre du bruit sur les images finales. En JPEG, il est possible de diminuer le bruit mais en engendrant un flou assez important qui démolit l'image encore plus que le bruit de hauts ISO. Donc une obligation de post traitement pour un résultat très discutable.

En RAW, la quantité d'informations présente dans les fichiers est telle qu'il est possible de nettoyer très convenablement le bruit de hauts ISO.

Une preuve par l'image :

Une image volontairement prise dans les pires conditions pour le bruit de hauts ISO : une photo en plein jour avec un réglage à 51200 ISO... Même les excellents capteurs ne donnent pas de très bons résultats dans ces conditions !... En JPEG on ne récupérera presque rien, alors qu'en RAW, il suffit de déplacer un curseur (voire utiliser une fonction automatique très puissante en un seul clic !) pour sauver son image...

Bon, il est vrai que ce crop 100% ne dit rien de la photo réelle mais montre parfaitement les possibilités offertes par le format RAW...

Je pense que vous êtes maintenant convaincu de la suprématie du format RAW !... Il est vrai que quelques images aident bien mieux à se faire une opinion...

Cela dit, le format RAW n'est pas la panacée pour autant... c'est pourquoi les boîtiers offrent la possibilité de capturer chaque image en RAW et en JPEG, cette possibilité réclame des cartes mémoire gigantesques mais c'est certainement la meilleure solution pour l'amateur qui ne souhaite pas post traiter toutes ses images : les bons JPEG resteront JPEG (ou seront traduits tels quels dans un autre format) et les mauvais seront candidats au post traitement du RAW équivalent pour le sauvetage des images les plus difficiles...

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CHOIX DU LOGICIEL COMMERCIAL POUR TRAVAILLER SES RAW

Il y a très longtemps dans ce site, j'avais déjà exposé quelques logiciels commerciaux qui permettaient de traiter ses RAW et je pensais que cela serait largement suffisant, et vu l'absence de retour, je pensais que cela était le cas. Seulement, voilà que je reçois, maintenant, des mails pour me demander des conseils de choix de derawtiseurs commerciaux... je vais donc m'atteler à un type d'article qui me coûte beaucoup, mais qui semble nécessaire !...

C'est fou ce que les photographes de l'ère numérique aiment se poser des questions existentielles sans fondement !... Quand il ne s'agit pas du choix cornélien de son boîtier (ou de ses objectifs) il s'agit du choix de son logiciel de derawtisation !... En fait, dans tous les cas, la réponse est strictement la même :

Le meilleur boîtier est celui qui vous convient le mieux / Le meilleur logiciel est celui qui vous convient le mieux... Personne ne pourra décider pour vous, aucun site ne pourra décider pour vous...

Il existe toutefois une méthode de choix de son logiciel qui n'existe pas pour le choix d'un boîtier ou d'un objectif : la période d'essai gratuite des logiciels commerciaux ! Bien évidemment, ces logiciels ont un prix non négligeable et c'est bien la moindre des choses que de pouvoir les tester librement avant de décider d'acheter ou non !... À ma connaissance, tous les logiciels commerciaux peuvent être téléchargés gratuitement et légalement, ils sont 100% fonctionnels sur une période de 30 à 60 jours... Bien sûr, c'est extrêmement court pour pouvoir se faire une idée bien arrêtée sur notre ressenti d'un logiciel aussi puissant et aussi complexe (à utiliser !)... Mais, d'une manière générale, si on ne s'amuse pas à tous les télécharger en même temps et à les utiliser à tour de rôle sur chaque image, cette courte période devrait être largement suffisante pour limiter les risques de se tromper !...

En effet, c'est très légitime, tout le monde pense que le traitement d'une image par chacun des différents logiciels sur les rangs est le meilleur moyen de les comparer... alors qu'il n'en est rien, bien au contraire... ils se ressemblent tous beaucoup et on finit par s'y perdre, ne sachant plus lequel permet tel résultat et lequel permet tel autre résultat !... Mon conseil : faite une liste des logiciels potentiellement intéressants pour vous. Téléchargez-les tous, dans la foulée si vous le souhaitez, mais ne les installez pas tous !... Installez-en un et utilisez-le pendant la période d'essai en prenant des notes (et oui, en écrivant sur un bout de papier !) voyez si votre boîtier est pris en charge (et éventuellement tous vos objectifs également - mais certains logiciels n'ont pas besoin d'un profil d'objectif !), notez les fonctions qui vous éblouissent, les fonctions que vous trouvez pratiques, si vous trouvez son utilisation facile, s'il vous semble rapide ou lent sur votre configuration, si vous aimez son interface ou non (même si, globalement, l'interface n'est pas révolutionnaire d'un logiciel à l'autre !). Allez jusqu'à créer une image RAW qui nécessitera beaucoup de travail de post traitement : haute valeur ISO, forts contrastes, flare, balance des blancs difficile (mélange de sources lumineuses : lumière du jour + tube néon + ampoules tungstène), netteté réduite (via le menu de votre boîtier) etc... et, en fin de validité de la période d'essai, lorsque vous aurez déjà un peu le logiciel "en main", chronométrez le temps que vous mettrez pour modifier votre RAW tout moisi en une image acceptable (et conservez le RAW original tout pourri et la photo résultante pour refaire la même manipulation avec les autres logiciels à tester et comparer les résultats !). Puis désinstallez votre logiciel et recommencez la même démarche avec un autre puis un autre etc... En fin de compte, vous pourrez comparer le contenu de vos remarques sur papier pour décider lequel aura su le mieux vous adopter !... Le choix sera rapidement évident pour vous !...

Et oui, je n'ai certainement pas répondu de la manière que la majorité des lecteurs aimerait lire MAIS, ces quelques lignes valent beaucoup plus que ce que vous pouvez imaginer... et énormément plus que si je vous disais que je préfère Capture One ou Lightroom ou Photoshop ou DxO ou Silkypix ou PaintShopPhoto Pro ou que sais-je... J'ai personnellement testé plusieurs logiciels de cette manière avant d'arrêter mon choix et ce choix, je ne le regrette pas... si je vous donnais mon résultat, il y a de fortes chances pour que vous soyez déçu puisque mes besoins et mes attentes seront certainement situés à des années lumières des vôtres...

Il reste toutefois un autre point très important à souligner : aucun logiciel, si bien fait et si cher soit-il, ne sera en mesure de vous donner tout ce que vous souhaitez... comme pour le cas des boîtiers d'ailleurs, l'idéal étant d'en posséder plusieurs MAIS, nos bourses ne sont pas extensibles... De nombreux logiciels ont d'ailleurs prévu des ponts entre eux et d'autres logiciels concurrents ayant le même but... et ce n'est pas pour rien, seulement, il ne faut pas confondre "amoureux de photo" et "professionnel de photo", d'ailleurs, je ne suis pas sûr que les professionnels possèdent plusieurs logiciels en même temps pour effectuer le même travail !...

Et n'oubliez pas le logiciel gratuit fourni avec votre boîtier... il n'est certainement pas le meilleur du marché mais, d'une part il est gratuit et, d'autre part on obtient de bien meilleurs résultats avec un logiciel moyen que l'on connaît bien qu'avec un super logiciel qu'on ne manipule pas idéalement !!! Peut-être que le logiciel fourni avec le boîtier vous comblera... ne le dédaignez pas, faites-le rentrer dans la procédure de test comparatif... vous risquez de vous surprendre !!!...

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QUID DES TABLETTES GRAPHIQUES ?

ATTENTION : je vais bien parler ici de tablettes graphiques et pas de tablettes numériques (type iPad ou Samsung Galaxy Tab ou autre) !...

On voit bien que Noël approche ! Je me trouve littéralement harcelé de mails au sujet de ces outils qui ne datent pourtant pas d'hier... Comment ce fait-il que je n'en ai encore jamais parlé auparavant ? Vous comprendrez vite à la lecture de la suite !...

Les tablettes graphiques sont, en réalité, des outils précis de pointage (oui, comme une souris en fait) qui se présentent sous forme d'une surface plastifiée sur laquelle on déplace un stylet numérique (un peu comme un stylo sur une feuille de papier). Cet outil a été créé pour faciliter la tâche aux professionnels du dessin en image numérique dans un premier temps : plutôt que de dessiner sur une feuille de papier et de scanner le dessin pour obtenir une image numérique, autant directement dessiner sur une surface qui numérise en temps réel chaque trait... L'utilisation de ces tablettes graphiques s'est répandue dans le cadre de la retouche d'image et, bien évidemment, les logiciels de traitement d'image (Photoshop, The GIMP, etc), les principaux logiciels dérawtiseurs (Lightroom, Capture One, etc) ont finit par permettre leur utilisation également... De là, dire que les amateurs commencent à s'intéresser à cet accessoire est une évidence... mais si tout le monde pense que ses résultats seront géniaux grâce à cet outil, ce n'est certainement pas le cas (!!!), souvenez-vous qu'il ne s'agit que d'une souris qui se transforme en stylo numérique...

C'est le premier point qu'il me fallait souligner ! Si vous n'aimez pas le résultat de votre travail à la souris, vous ne l'aimerez certainement pas plus en utilisant cette tablette graphique !...

Maintenant il me faut parler de la technique d'utilisation : elle est totalement différente de l'utilisation de la souris ! Avec votre outil de pointage classique, vous déplacez le curseur en déplaçant la souris en contact avec le tapis de souris, si vous décollez la souris de son tapis, le pointeur ne bougera pas sur l'écran. Avec le stylet électronique de la tablette graphique, le pointeur de l'écran se placera exactement sur l'écran aux mêmes coordonnées que sur la tablette graphique... c'est un peu comme si la tablette graphique était un écran mais qui resterait désespérément noir (ou blanc ou gris selon le modèle de tablette !). Cette différence de fonctionnement est telle que de très nombreuses personnes s'équipent de tablettes graphiques pour ne jamais s'en servir, il faut tout un entraînement et tout un apprentissage cérébral pour une utilisation efficace de ce pointeur alternatif !... Et ce n'est pas le plus compliqué !... Voilà le deuxième point qu'il me fallait souligner.

Il faut également parler du prix ! Bien sûr, il existe de nombreuses marques qui proposent ces tablettes graphiques et la gamme de prix est gigantesque : de 50€ à plusieurs milliers d'€ (pour les tablettes qui affichent le contenu de l'écran !). À ce prix, vous pouvez vous payer une souris extraterrestre, non ?

Vous commencez à comprendre pourquoi je n'en ai jamais parlé ? Je ne souhaite pas planter dans vos esprits une graine qui finira par germer et vous donner l'envie d'acheter cet accessoire... Comme je l'ai déjà répété à plusieurs reprises dans ce site, quitte à acheter quelque chose pour faire de la photo, autant acheter du matériel photographique, les accessoires numériques sont un luxe inutile (pour l'amateur du moins !). Il est, et de loin, préférable de faire de bonnes photos dès la prise de vue que de devoir les retravailler en profondeur après la prise de vue !!! Et, au pire, il est, et de loin, préférable d'apprendre à se servir parfaitement d'une souris que de s'amuser à apprendre (sans garantie de réussite !) à utiliser un stylet et une tablette numérique...

Mais je ne me fais aucune illusion, si vous me posez la question c'est que l'envie d'achat est déjà bien implantée... et quels que soient mes arguments, vous finirez par acheter votre tablette numérique... Dans ces conditions, je vais vous donner un point de vue qui a son importance :
1) au sujet de la surface de la tablette graphique : dans le premier temps des études avant achat, c'est la taille de la tablette qui pose problème à l'amateur ! Si vous n'êtes que photographe, c'est à dire que si vous souhaitez acquérir une tablette graphique uniquement pour traiter vos RAW et retravailler vos images, à l'exclusion de tout travail de graphisme (technique ou d'art), j'ai une bonne nouvelle pour vous : achetez la plus petite tablette du marché ! Un format A6 (1/4 de la surface d'une feuille de papier classique en Europe) est lar-ge-ment suffisant en traitement photographique !!! Je m'explique : la surface de la tablette reprend, en plus petit, la surface de votre écran (ou de vos écrans). S'il est impossible d'obtenir une précision au pixel près sur une tablette A6 en comparaison d'un écran, quel qu'il soit, le simple fait de zoomer, ne serait-ce qu'un peu sur sa photo, la précision au pixel devient non seulement totalement possible mais très banale !... Et, franchement, d'une part le travail sur une photo ne se fait jamais au niveau du pixel et, en plus, se fait toujours en zoomant !... Et un zoom ne fait qu'agrandir l'image sans toucher aux dimensions de l'écran... donc la petite surface de la tablette graphique sera toujours suffisante... Donc, même si on lit partout que la taille de la tablette graphique doit correspondre à la taille de son écran, ce n'est vrai que dans le cas du dessin, ce n'est plus vrai du tout quand il s'agit d'un travail photo, même sous Photoshop ou The GIMP !... Sans compter que plus la surface de la tablette est petite et plus les mouvements de votre main seront courts et donc il y aura moins de fatigue si vous devez retravailler un grand nombre de photos...
2) au sujet des caractéristiques de la tablette graphique : certaines offrent beaucoup de pas de pression du stylet, d'autres beaucoup moins !... En travail photo, la pression du stylet n'apporte pas grand chose s'il existe un bouton (ou autre système) permettant de définir le diamètre de ses outils... Seule la définition de la tablette a de l'importance... il est préférable de choisir la tablette présentant la plus grande définition (mais les 5048 lpi de certaines tablettes sont franchement beaucoup !). Il existe également des tablettes qui reconnaissent l'inclinaison du stylet, cette fonction est totalement inutile en travail sur des photographies (!...). Tout cela pour dire qu'il n'est pas systématiquement nécessaire de se tourner vers les modèles haut de gamme...
3) au sujet du prix de la tablette : passer d'un format A6 à un format A5 multiplie quasiment le prix de la tablette par 2 (certes, la surface active est également x2 !).
4) au sujet de la compatibilité : à ma connaissance, toutes les tablettes sont compatibles avec tous les systèmes d'exploitation, pour peu que l'on installe les drivers idoines. Mais, attention : si votre configuration mémoire (en particulier) est limite, faire fonctionner ce driver en plus va encore ralentir votre système et rendre encore plus ennuyeux et difficile votre travail sur vos photos...

Voilà, vous savez ce qu'il faut savoir ! Si vous parvenez à utiliser une tablette graphique, c'est certain que vous jetterez votre souris à tout jamais... mais si vous n'y parvenez pas, vous aurez gaspillé votre argent !... Donc, permettez-moi de vous conseiller de bien regarder les propositions commerciales et ne vous jetez pas à corps perdu sur les tablettes les plus chères !...

MISE À JOUR : suite à l'article, j'ai reçu quelques mails me demandant de préciser un peu mes motifs de réticence à l'achat de tablette graphique. Voilà en deux mots ce que vous devez savoir. Une petite précision toutefois : je ne cherche aucunement à vous empêcher d'acheter une tablette graphique !!! Je ne fais que vous résumer mon expérience des tablettes de façon à ne pas vous laissé désargenté et dépité devant votre nouvelle acquisition !...
Donc, oui, je possède une tablette graphique. Oui je l'utilise aujourd'hui à l'exclusion de toute souris, j'aime assez la manière de travailler avec le stylet MAIS, MAIS, MAIS :

- Je me suis longtemps posé la question de la surface active de la tablette avant achat et j'ai, un peu par hasard je dois dire, décidé d'acheter la taille moyenne, à savoir le format A5. Résultat des courses, en peu de temps je me suis aperçu qu'elle était trop grande !... Lorsque je suis passé à une configuration à deux écrans de grande taille, le A5 semblait se justifier un peu plus en utilisant un équivalent format A6 (1/2 tablette) par écran... mais en réalité, même comme cela, un format plus petit devenait plus confortable et j'ai réduit la surface active de ma tablette graphique... N'oublions pas que le driver des tablettes graphiques permet un basculement entre écrans donc, même avec deux moniteurs de grande taille, le format A6 est totalement suffisant... je ne dirais pas que j'ai gaspillé 150€ mais pas loin !... D'où mon conseil de vous limiter à un format A6 !...
- Puis vient le moment de la configuration : Ah encore un grand moment de solitude !!! Les tablettes sont toutes pré-configurées mais heu-reu-se-ment totalement reconfigurables !... La configuration d'usine ne me convenait pas du tout et il m'a fallu jouer avec la tablette en modifiant chaque paramètre plusieurs fois pour commencer à m'y retrouver !... Cela ne vous dira rien de ne lire que deux lignes sur ce site, mais sachez que cette re-configuration en profondeur m'a demandé DEUX SEMAINES de tests... et deux semaines c'est long, c'est fastidieux, c'est même carrément ch.... puisqu'on ne fait que pédaler dans la choucroute et on n'avance pas... une tablette graphique c'est sensé nous aider à travailler des photos et pas à perdre du temps à massacrer toujours la même image à la recherche d'une configuration agréable !... Sachez que toutes les qualités d'une tablette graphique (je dis bien toutes !) sont de véritables défauts au moment de la mise à sa main !!! L'utilisation en touch-pad en même temps qu'en utilisation au stylet a été le premier paramètre à être reconfiguré pour moi (peut-être que pour vous ce sera parfait, je n'en sais rien !), puis vient le comportement du stylet, qu'est-ce qui doit simuler un clic, qu'est-ce qui doit simuler un double clic ou un clic droit, en quoi la pression doit modifier mes outils de traitement, en quoi l'inclinaison va influencer mon travail, etc, etc... DEUX SEMAINES JE VOUS DIS !!!
- Une fois "à sa main", les difficultés ne font que commencer !!! Si, si !!! Il faut maintenant apprendre à s'en servir... Comptez ici encore DEUX À TROIS SEMAINES !!! Ah oui, d'emblée, on pense que tenir un stylo est beaucoup plus naturel que tenir une souris... et bien non !!! On s'est tellement habitué à la souris que le retour au bon vieux stylo n'est pas si simple... Pour apprendre la précision du geste à l'aide du stylet, la première étape est, à mon avis, l'apprentissage de l'écriture avec le stylet... et riez si vous le voulez... ce n'est pas dans la poche... il y a de quoi y perdre son latin !!! Et puis il y a toujours l'utilisation de la pression variable du stylet et de son inclinaison !!! Quand on est au point avec tous ces petits détails, il faut passer à la pratique en photographie... et on découvre rapidement que la précision (indispensable !) du geste est à acquérir de zéro !!! C'est peut-être du à mon âge, mais cette autoformation a été un accouchement long, pénible et douloureux !!! et il a duré un bon mois !!!! sans que je puisse faire autre chose puisqu'on souhaite tout naturellement utiliser son investissement et donc, tout le reste devient secondaire !!!

Donc, de deux choses l'une :
- Vous avez une chance extraordinaire et la configuration d'usine de votre tablette vous convient parfaitement ET l'utilisation du stylet est innée chez vous, alors pas de problème !... Achetez !
- Vous êtes prêt à sacrifier vos ongles et vos cheveux pendant un mois avant d'utiliser votre tablette, alors pas de problème !... Achetez !

Sinon, vous êtes prévenu !

Cela dit, une fois la tablette parfaitement configurée et le geste parfaitement acquis, une tablette graphique c'est franchement génial... Donc, à vous de savoir si tous ces efforts ajoutés au prix d'achat en valent vraiment la peine... et si la souris que vous utilisez aujourd'hui vous suffit ou non !...

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ENCORE UNE TECHNIQUE DE CRÉATION DE GRAIN ARGENTIQUE PRESQUE PARFAIT

Ce n'est pas le premier article (ni dans mon site ni dans d'autres !) qui traite de la tentative de recréation du grain argentique sur des photographies numériques, et ce ne sera certainement pas le dernier non plus ! En effet, toute la valeur de qualité du grain argentique est très difficile à reproduire (à simuler en fait) !

Pour cette nouvelle proposition de grain à la manière de l'argentique, je vais utiliser Photoshop CS2, mais je suis certains que des tas d'autres logiciels vous permettront le même résultat en utilisant les mêmes manipulations (ou presque !).

Bien sûr, Photoshop, et les autres, offrent un filtre Grain Photo, mais il faut avouer que la réussite n'est pas garantie... elle est certes possible, mais les microréglages à effectuer sont assez tricky !...

La méthode que je vais employer ici est un peu plus complexe, peut-être un peu plus longue (ce n'est pas certain), mais donne de bons résultats. Bien sûr, le mieux, pour avoir un beau grain, c'est de faire de l'argentique, tiens !...

Prenons une image numérique "typique". Je l'ai choisie en couleurs pour montrer le résultat de la manipulation sur une photo presque argentique couleurs. Bien sûr, cette manipulation aura la même efficacité sur un fichier noir et blanc !...


image originale (numérique, mais la précision n'était franchement pas indispensable !)

— Dans Photoshop, comme toujours, on va dupliquer cet arrière plan (Ctrl-J).
— Passer de l'onglet calques (par défaut) à l'onglet couches

— Tout en appuyant sur la touche Ctrl, faire un clic gauche sur la couche Rouge. Sur votre image, vous remarquez qu'une sélection a été effectuée automatiquement.

— Créer un calque en récupérant la sélection effectuée automatiquement :

— En repassant à l'onglet Calques, on sélectionne (en cliquant dessus) le calque supérieur et on ajoute le masque vectoriel :

— Maintenant, il faut sélectionner (en cliquant dessus) l'arrière plan que l'on va dupliquer en tapant Ctrl-J. Le nouveau calque est activé par défaut.
— On va maintenant créer le grain à proprement parler.

Il s'agit bien évidemment de bruit puisque l'informatique ne nous apporte rien de plus (pour l'instant -et c'est pourquoi la création de grain est si difficile-)
Dans la fenêtre de création du bruit on choisira une répartition Gaussienne puisque le grain est réparti aléatoirement dans la gélatine en argentique. ET BIEN SÛR un bruit monochromatique sinon on aboutira à une image numérique bruitée en lieu et place d'une image d'apparence argentique...
J'ai choisi ici une quantité égale à 20%, mais selon votre image source et l'aspect final souhaité, il faudra moduler cette valeur.
Il est également possible d'ajouter un peu de flou gaussien MAIS attention, selon la quantité de bruit, le moindre flou fera disparaître totalement notre cher grain.
Pour cette image j'ai choisi un rayon de 0,3 pxl pour obtenir un bel effet. Attention : la reproduction dans la fenêtre de réglage ne montre pas franchement la réalité, il est préférable de regarder l'image globale à 100%...

— Un petit réglage de courbe, toujours sur le même calque, pour peaufiner un peu l'effet :

Cet outil est assez difficile à appréhender pour beaucoup alors qu'il est très puissant... il ne faudrait JAMAIS retravailler une image sans passer par cet outil !
Ne reproduisez SURTOUT PAS ces valeurs !!! Ce sont celles que j'ai choisies pour mon image MAIS elles correspondent uniquement à mon goût et au type d'image souhaité... Cela n'a STRICTEMENT rien à voir avec la création du grain...

— Il ne reste plus qu'à modifier l'opacidé du calque de travail :

Comme tout à l'heure, ne reproduisez SURTOUT PAS ces valeurs !!! Ce sont celles que j'ai choisies pour mon image MAIS elles correspondent uniquement à mon goût et au type d'image souhaité... Cela n'a STRICTEMENT rien à voir avec la création du grain...

Et voilà le résultat final :

Sans être vraiment un beau grain argentique, le résultat est probant non ?


comparaison diagonale avant/après

Maintenant, même si ce genre de photo n'est pas le meilleur candidat pour le noir et blanc, on peut tout de même tester une simple désaturation (mais je rappelle que cette technique est la moins bonne ! Relisez l'article plus haut pour choisir une meilleure technique !) :

CQFD, c'est presque ce que je voudrais dire !!!

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LES 10 SIGNES D'UN MAUVAIS POST TRAITEMENT

Une fois n'est pas coutume, un article sans marque de copyright ! En effet, il n'est pas de moi. Lors de certaines errances sur le net je suis tombé sur un article en anglais (ou en allemand, ou en néerlandais, je ne sais plus !) sur un petit blog. Cet article, que je reproduis de mémoire, m'avait marqué puisqu'il disait parfaitement en 10 lignes ce qu'il m'aurait fallu une bonne page pour décrire ces signes (et encore... aurais-je eu la présence d'esprit de trouver la moelle de ces 10 lignes ?).

Donc, de mémoire, je le rappelle, voici en gros le contenu de ces 10 lignes. Dommage que je n'ai pas noté l'adresse du blog, si l'auteur se reconnait, qu'il se signale (ici) je serais heureux de lui rendre hommage autrement qu'en reprenant bêtement son idée !...

1) À part vos grand parents, personne n'accepterait d'accrocher votre œuvre au mur ne serait-ce qu'une heure (la photo étant décrochée dès votre départ !).

2) Un jeune ado veut la photo dans sa chambre pour la placer au dessus de sa source de lumière noire.

3) Les jeunes filles trouvent cette photo jolie.

4) On vous dit que cette photo leur fait penser au travail de quelqu'un d'autre... quelqu'un d'autre que, bien sûr, vous n'aimez pas !

5) On vous demande quel programme HDR et/ou quelle action Photoshop vous avez utilisé.

6) Quelqu'un veut votre photo pour l'encadrer dans un passe-partout de velours noir et entouré d'or.

7) Votre entourage vous fait des suggestions de crop.

8) Des gens qui vous sont inconnus vous font des propositions de crop.

9) Vous seul trouvez la photo réussie.

10) Votre photo se retrouve au top 10 dans les réseaux sociaux.

Bien vu monsieur ou madame, j'ai bien aimé... et j'ai partagé ! En espérant vous retrouver et noter votre copyright...
________

MISE À JOUR : après cet article clin d'œil, j'ai publié un vrai article sérieux ici.

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CORRIGER RAPIDEMENT ET FACILEMENT UNE DOMINANTE COLORÉE

Vous vous souvenez certainement de mon article sur la pose longue en « nuit artificielle » (voir ici) qui se terminait par une dominante colorée extraordinaire (!!!) mais cette dominante colorée peut avoir d'autres origines, un filtre NG de forte gradation ou un filtre GN de mauvaise qualité, une lumière colorée non équilibrée par la balance des blancs, etc... Dans l'article sur la « nuit artificielle » je vous avais déjà donné quelques pistes pour corriger cette dominante colorée, mais j'ai trouvé depuis une technique infaillible, déconcertante de facilité et de rapidité que je vais vous livrer maintenant.

Je vais, pour la démonstration, reprendre l'image (de mauvaise qualité, ce n'était qu'un test à la va vite !) publiée lors des premiers tests de nuit artificielle :

L'image n'est effectivement pas bonne mais la dominante verte est plus qu'évidente ! Et bien, si vous disposez de Photoshop (j'ai testé en version CS 2) la dominante verte sera effacée en 10 secondes, sans jouer d'aucune action ni d'aucun curseur :

Dans Photoshop CS 2 (c'est peut-être différent avec les autres versions !) il suffit de sélectionner le menu [Image|Réglages|Correspondance de la couleur...] pour voir apparaître une fenêtre de réglage :

Il y a ici plusieurs choix de réglages, mais puisque je vous ai dit que c'était super simple et super rapide, il suffit de cocher la case [x] Neutraliser et de valider par OK.

Et puis c'est tout !... La dominante verte a disparue !... L'image est horrible, floue etc... mais vous trouverez toutes les explications dans l'article sur la « nuit artificielle » (voir ici)...

Cette technique n'est certainement pas la meilleure qui soit, mais avouez qu'elle est super rapide et assez efficace (cela dit, il y a une autre technique tout aussi rapide et efficace et n'utilisant pas Photoshop dans l'article sur la « nuit artificielle » ici, pour ceux qui n'ont pas accès à Photoshop...)

Bien sûr cette technique impose la possession de Photoshop, mais vous trouverez d'autres techniques avec d'autres logiciels sur la page « nuit artificielle » (voir ici)... Et si je trouve une autre technique magique, je ne manquerai pas de vous en parler !...

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COMPRENDRE LES MODES DE FUSION DES CALQUES

De nos jours, tout photographe amateur sérieux possède un logiciel de traitement d'image évolué. Mais ces logiciels sont assez compliqués à utiliser et, les connaissances nécessaire pour utiliser les entrées peu claires de ses fonctions font douloureusement défaut !... Si, d'une manière générale, des tâtonnements permettent de comprendre ce que ces fonctions proposent, ce n'est franchement pas le cas des modes de fusion des calques !... C'est pourquoi j'ai décidé de vous livrer ici les clés de ces modes de fusion.

Par définition, les calques sont empilés les uns sur les autres, comme une feuille opaque posée sur une autre. En modifiant l’opacité d’un calque, on fait progressivement apparaître celui qui est situé en-dessous. Mais il existe beaucoup de façons de mixer 2 calques.

Nom français
Nom anglais
Action
Normal Normal
C'est le mode par défaut, chaque pixel du calque supérieur masque entièrement ceux des calques inférieurs. Les pixels des différents calques n’interagissent pas du tout entre eux. Si vous réduisez la valeur d'opacité du calque supérieur, son contenu devient partiellement (à totalement) transparent.
Fondu Dissolve
Permet au calque inférieur de prendre les couleurs du calque supérieur. L’opacité du calque supérieur permet de moduler l’effet. Ce mode de fusion n’agit que sur les pixels ayant une opacité diminuée. La combinaison d'un calque avec le calque sous-jacent fonctionne en utilisant un motif de pixels aléatoire. Si l'opacité du calque supérieur est de 100 %, il n'y a pas de modification. L'effet de fondu devient visible dès lors que l'opacité du calque est inférieure à 100 %
Obscurcir Darken
Compare chaque pixel du calque supérieur avec le pixel visible correspondant du calque inférieur. Le logiciel va rendre visible les pixels du calque supérieur uniquement s’ils sont plus foncés que ceux du calque inférieur.
Produit Multiply
Permet d’assombrir le calque inférieur grâce aux parties sombres du calque supérieur. Ce qu’il est intéressant de savoir c’est qu’un pixel blanc va devenir transparent. Tous les autres tons du calque supérieur serviront à assombrir ceux du calque inférieur. Il s'agit en fait de la multiplication de la valeur de couleur du calque sous-jacent par celle du calque supérieur, la couleur résultante est toujours plus foncée, sauf là où le calque supérieur contient du blanc.
Densité couleur + Color Burn
Il augmente le contraste jusqu'à « boucher » complètement certaines parties de l’image. Plus le ton du calque supérieur et foncé, plus le résultat sera sombre (bien souvent complètement noir). Comme pour le mode Produit, un pixel blanc va devenir transparent (si le calque supérieur est entièrement rempli de blanc, l'image n'est pas modifiée), tout le reste va contribuer à assombrir le calque inférieur. Peut être utilisé pour faire des ajustements de tons sur une image. Par exemple pour intensifier les couleurs.
Densité linéaire + Linear Burn
Ici au lieu d’augmenter le contraste comme avec le mode Densité couleur +, on diminue la luminosité des couleurs du calque inférieur. Il s’agit d’une fusion similaire au Produit (le blanc du calque supérieur devient ici aussi transparent) mais en plus intense. Se nomme aussi « Soustraire ». Ce mode permet un écrêtage des pixels les plus foncés. Un calque blanc dans ce mode ne provoque aucun effet.
Couleur plus foncée Darker Color
Fonctionne presque comme le mode Obscurcir. Le rendu est ici généralement un peu plus sombre. La différence est très technique, elle est liée au fait que ce mode de fusion compare toutes les couches et pas uniquement deux.
Eclaircir Lighten
Compare un à un les pixels des deux calques et choisi de montrer uniquement celui qui a le ton le plus clair. Aucun pixel ne devient plus foncé qu’avant la fusion et aucun pixel ne devient plus clair que ceux du calque supérieur. On peut dire que la couleur du calque supérieur n'est rendue visible que là où elle est plus claire que celle du calque sous-jacent.
Superposition Screen
Fonctionne à l’inverse du mode produit. Le résultat visible est le produit des inverses des couleurs des deux calques fusionnés. Il est donc toujours plus clair (sauf là où il y a du noir). Pour les fanas du labo argentiques, on obtiendra le même résultat que si on tire deux négatifs superposés. Il s’agit d’un bon mode pour éclaircir des images trop sombres.
Densité couleur - Color Dodge
Éclaircit l'image en fonction du calque supérieur. Plus les couleurs du calque supérieur sont claires, plus l’effet est marqué. Avec un calque supérieur rempli de noir l’image n’est pas modifiée. Aucune partie de l’image ne sera plus sombre que sur l’un des deux calques.
Densité linéaire - Linear Dodge
C'est l’inverse de Densité linéaire +. Il fonctionne comme le mode Superposition mais de manière plus intense (effet plus intense que le mode Éclaircir également). Il éclaircit davantage l'image que les modes Superposition ou Densité Couleur -. Ce mode produit un écrêtage des pixels les plus clairs. Un calque noir dans ce mode ne provoque aucun effet.
Couleur plus claire Lighter Color
Comme le mode Couleur plus foncée, il fonctionne comme Éclaircir, mais avec plus d’intensité car il affecte toutes les couches et pas uniquement deux.
Incrustation Overlay
Permet d’incruster le calque supérieur dans le calque inférieur. Il agit comme le mode Superposition pour les teintes claires (>50% de luminosité) et comme le mode Produit pour les teintes sombres (<50% de luminosité). Un calque gris (Luminosité 50%) sera invisible dans ce mode. Ce mode (et les cinq suivants) sont des variations sur un même thème : celui de la combinaison de deux images en une seule. Le mode Incrustation s'avère généralement le plus utile ; il permet d'« incruster » l'image supérieure dans l'image du calque sous-jacent en combinant les effets des modes Produit et Superposition. Le noir et le blanc de l'image sous-jacente restent préservés. Un calque dans ce mode rempli de gris à 50 % ne produit aucun effet.
Lumière tamisée Soft Light
Agit de manière plus douce que le mode Incrustation en éclaircissant ou en assombrissant les couleurs en fonction du calque sous-jacent. Un calque rempli de gris à 50 % ne produit aucun effet dans ce mode.
Lumière crue Hard Light
Ce mode est un également un descendant du mode Incrustation. Là où le mode Lumière tamisée agit de manière plus douce, ici nous obtenons un effet plus prononcé. Éclaircit ou assombrit les couleurs en fonction des couleurs de l'image sous-jacente. Le mode Lumière crue permet un effet plus prononcé que le mode Incrustation. Un calque dans ce mode rempli de gris à 50 % ne produit aucun effet.
Lumière vive Vivid Light
Ce mode va éclaircir ou assombrir les teintes du calque inférieur selon que celles du calque supérieur sont plus ou moins claires qu’un gris 50%. L’effet est plus intense que le mode Lumière crue. Applique une Densité couleur + ou une Densité couleur - en fonction de la couleur de base. L'effet est plus prononcé que le mode Lumière crue. Un calque rempli de gris à 50 % ne produit aucun effet dans ce mode.
Lumière linéaire Linear Light
Fonctionne un peu de la même manière que le mode Lumière vive. Le mode Lumière vive agit principalement sur le contraste, alors que celui-ci agit plutôt sur la luminosité du calque inférieur. L’effet est encore plus prononcé que le mode Lumière vive. Applique une Densité linéaire + ou une Densité linéaire - en fonction de la couleur de base. L'effet est plus prononcé que le mode Lumière vive. Un calque rempli de gris à 50 % ne produit aucun effet dans ce mode.
Lumière ponctuelle Pin Light
Fonctionne de la même manière que le mode Incrustation (qui agit comme un mode Superposition pour les teintes claires et Produit pour les sombres) mais agit comme les mode Eclaircir et Obscurcir. L’effet est plus prononcé que le mode Lumière tamisée. Applique le mode Éclaircir aux couleurs claires et le mode Obscurcir aux couleurs foncées. Un calque rempli de gris à 50 % ne produit aucun effet dans ce mode.
Mélange maximal Hard Mix
Il produit une image postérisée composée au maximum de 8 couleurs : Rouge, Vert, Bleu, Cyan, Magenta, Jaune, Noir et Blanc. La couleur visible se base sur la couleur du calque supérieur et la luminosité du calque inférieur.
Différence Difference
Soustrait la couleur du calque inférieur à celle du calque supérieur ou inversement selon que la première ou la seconde est la plus lumineuse pour obtenir un résultat toujours positif. Si le calque supérieur est 100% Blanc, alors le résultat est une image en négatif du calque inférieur. Un calque rempli de noir (valeur 0) ne soustrait rien au calque inférieur, donc le résultat sera une image inchangée du calque inférieur. Le mode Différence est intéressant pour comparer deux images ou pour caler deux objets ayant une forme en commun car il permet de mettre en évidence les zones similaires d’une image. Si vous dupliquez un calque et le passez en mode Différence, vous obtiendrez un résultat 100% noir. Si vous déplacez le calque supérieur, vous verrez apparaître les différences entre les deux calques. L'utilisation de différentes opacités permet d'obtenir des résultats très variés. Enfin, vous pouvez détecter les différences minimes qui existent entre deux images (comparaison de deux espaces RVB, par exemple) en les superposant au moyen de deux calques et en donnant au calque supérieur le mode Différence.
Exclusion Exclusion
C'est une variante du mode Différence. Avec un calque supérieur 100% blanc, on obtient une inversion de l’image. En revanche, lorsqu’on assombrit le calque supérieur, la différence n’apparaît pas noire aussi rapidement qu’en mode Différence.
Soustraction Substract Voir plus haut Densité linéaire +
Teinte Hue
Ce mode change la teinte du calque inférieur en la teinte du calque supérieur sans toucher ni à la luminosité ni à la saturation.
Saturation Saturation
Modifie la saturation du calque inférieur pour lui attribuer la saturation du calque supérieur. Il ne modifie ni la luminosité ni la teinte.
Couleur Color
Remplace les teintes et la saturation du calque inférieur par celles du calque supérieur sans en modifier la luminosité. Ce mode de fusion est très utilisé pour coloriser des images ou pour, par exemple, changer la couleur d’un objet ou d’un élément sur une image.
Luminosité Luminosity
Influence la luminosité du calque inférieur en la remplaçant par celle du calque supérieur, mais en ne modifiant ni les teintes ni la saturation.

Selon votre logiciel, le nom des modes peut varier, voyez son mode d'emploi, il fera certainement référence aux noms des modes de Photoshop que j'ai utilisés ici.

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RÉDUIRE TAILLE ET POIDS DES PHOTOS POUR PUBLICATION WEB

Grâce à l'apport du numérique en photographie (scanner à film pour la photo argentique ou photo numérique pure), il est maintenant devenu presque obligatoire de publier ses photos sur internet. Le problème est double toutefois : une photographie représente un fichier très lourd qui occupe beaucoup de place sur les disques et qui consomme énormément de débit web !... C'est pourquoi les webmasters qui louent des espaces hébergeurs préfèrent économiser de l'espace disque pour d'autres contenus (c'est ce que je fais), mais c'est également la raison pour laquelle la grande majorité des forums, des galeries, etc... n’autorise pas l’utilisation de la photo originale. Mais au delà du poids, il faut que l'image puisse s'afficher intégralement sur tous les écrans, il n'y a pas plus embêtant de devoir jouer avec les ascenseurs pour visualiser une photo, donc il sera nécessaire de réduire également la taille des photos...

Le problème est que réduire une image engendre quasiment autant de perte de qualité que l'agrandir, c'est ce que l'on appelle le rééchantillonnage. Et il en va de même pour la limitation de son poids. Donc, généralement, la photo ne se présente plus du tout sous son meilleur jour dès qu'elle transite via le web...

Il existe des techniques simples qui permettent de remédier à cet inconvénient. C'est ce dont je vais parler ici.

On va partir d'un exemple réel. Considérons une image de mon site :

À l'origine, cette photographie a été créée avec un Pentax numérique (K5 D) en format DNG, elle mesurait 4928x3264 pixels, elle pesait 25,10 Mo. Puisque les fichiers RAW ne peuvent pas s'afficher sur un ordinateur non équipé de codec particulier, il est indispensable de traduire la photographie en JPEG. Cette traduction ampute déjà pas mal la qualité de l'image puisque le JPEG ne peut coder les images que sur 8 bits/pixel. Si le traitement du RAW est bien mené, cette perte de qualité est encore acceptable. Une fois traduite en JPEG, la photo d'exemple a toujours la même taille (4928x3264 pixels) mais ne pèse « plus que » 3,01 Mo ce qui est encore énorme (!).

Mon site a été créé pour pouvoir s'afficher entièrement sur un petit écran (même s'il ne doit plus en rester beaucoup en circulation !) donc une photographie de 4928x3264 n'y trouvera pas sa place !... J'ai décidé, une fois pour toutes, de redimensionner mes photo pour qu'elles ne mesurent plus que 648x430 pixels et de faire en sorte qu'elles pèsent le moins lourd possible pour économiser au maximum l'espace disque qui m'est alloué chez mon hébergeur, tout en conservant le plus possible sa qualité d'origine !... Ainsi, l'image que vous voyez ci-dessus mesure 648x430 pixels et ne pèse plus maintenant que 92,30 Ko !!!

Pour ce faire, il existe plusieurs moyens :

LA TECHNIQUE « CLASSIQUE »

Cette technique est la plus simple, mais elle ne permet pas forcément le meilleur résultat, tout en étant très acceptable !...

Je vais utiliser The GIMP pour vous décrire la technique, mais de nombreux logiciels (presque tous) permettent le même travail. Malheureusement GIMP ne sait pas faire ce qu'il faudrait... il faut lui fournir un greffon (plug-in) appelé « save for web » (on le trouve gratuitement partout sur internet et même dans des kits de plug-ins).

1) on va ouvrir notre image (traduite en JPEG)

2) on sélectionne le menu Image|Échelle et taille de l'image...

...ce qui nous permettra de modifier notre image...

...dans cette fenêtre, on trouve (1) la taille actuelle de notre photo. il suffit d'entrer les dimensions de sortie souhaitées, soit 648x430 et (2) la résolution actuelle de l'image. Cette résolution actuelle (300 ppi) est idéale pour une impression mais beaucoup trop importante pour un affichage sur écran surtout via le web !... Un écran PC affiche en 96 ppi et un écran Mac en 72 ppi (je ne parlerai pas des smartphones et des tablettes qui ont des résolutions bien plus importantes !). Dans la mesure où plus la résolution est basse et plus le fichier sera léger ET que pour mon type de site, la différence est négligeable, j'ai décidé, une fois pour toutes de régler la résolution à 72 ppi...

Pour ce rééchantillonnage, il est recommandé de choisir le meilleur algorithme (bicubique). Mais GIMP ne le propose pas (!!!) donc, en désespoir de cause, on se rabattra sur cubique.

On a maintenant obtenu une image de 648x430 pixels à 72 ppi.

3) on va maintenant enregistrer notre image pour le web de façon à limiter encore plus son poids. Pour ce faire, on va faire appel au greffon de GIMP save for web dont l'entrée de menu est Fichier|Save for web...

...pour découvrir les paramètres de transformation...


La fenêtre étant très grande je l'ai découpée de façon à laisser voir tous les points importants

Que découvrons-nous ? Que l'on peut choisir le format de fichier en sortie, mais les photos sont plus intéressantes en JPEG. Que, dans l'état, notre photo ne pèse déjà plus que 123,6 Ko. On peut, pour gagner plus de place sur le disque :
- diminuer la qualité (perso, je baisse la qualité à 75 -la perte est minime !-)
- je conserve l'optimisation (validée par défaut) ainsi que baseline (validée par défaut)
- bien que nombreux sont ceux à déconseiller l'affichage progressif, je préfère le sélectionner, en cas de réseau lent, l'affichage progressif permet au visiteur de patienter un peu... mais cela alourdit un peu le fichier (à ce sujet, GIMP a un bogue puisqu'il affiche une baisse de poids !...)
- je valide l'effacement des données EXIF, ce qui permet également une baisse de poids.

4) et ça y est, l'image finale est prête à être téléchargée sur le site... on est passé d'une image brute de 4928x3264 pixels à 300 ppi qui pesait 25,10 Mo à une image finale de 648x430 pixels à 72 ppi qui ne pèse plus que 92,30 Ko !!!

Nota Bene : Paint.NET (autre logiciel gratuit) propose un algorithme de rééchantillonage bicubique mais ne permet de gérer que la baisse de qualité pour adapter l'image au web !...
Nota Bene : Photoshop autorise tout mais ce logiciel est cher et compliqué à utiliser, tout le monde ne le possède pas donc je n'en parlerai pas...

LA TECHNIQUE « OPTIMISÉE »

Cette technique est plus longue à mettre en œuvre mais permet des résultats plus qualitatifs... Elle ne s'appliquera qu'avec les logiciels qui ne proposent pas de rééchantillonnage « Bicubique (plus net) » comme Photoshop !...

La technique consiste à effectuer des réductions de taille progressives en deux ou trois passages !!! Ainsi, la technique est la même que pour la technique « classique » sauf qu'au lieu de passer d'une image JPEG de 4928x3264 pixels à 300 ppi qui pesait 3,01 Mo à une image JPEG de 648x430 pixels à 72 ppi qui pèse 189 Ko, on va :
1) redimensionner l'image au 1/3. Je m'explique : notre photo originale fait 4928x3264 pixels et on veut une photo finale qui fait 648x430 pixels. il y a donc un différentiel de 4928/648 = 7,60. On va donc redimensionner en 3 passes de 2,53 soit de 4928x3264 à 1947x1292.
2) appliquer une légère netteté en prenant un gain 65% | rayon 0,5 pixels | seuil 4
3) redimensionner de 1947x1292 pixels à 796x528 pixels
4) appliquer une légère netteté en prenant un gain 65% | rayon de 0,25 pixels | seuil 4
5) redimensionner de 796x528 pixels à 648x430 pixels
6) appliquer une légère netteté en prenant un rayon de gain 65% | 0,20 pixels | seuil 4
7) reprendre les mêmes paramètres de « save for web » de GIMP et obtenir une image finale de 96,4 Ko, certes un peu plus lourde que la photo issue de la méthode « classique », mais bien plus qualitative...

Nota Bene : le gain de netteté est évident mais il existe des exceptions à la validité de cette technique : les portraits ou certains paysages gagnent à présenter un léger flou...

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REDONNER DU PEPS À UNE IMAGE MORIBONDE

Les conditions météo ne sont pas toujours idéales, la lumière de mauvaise qualité peut littéralement tuer une image qui par ailleurs pourrait être, sinon bonne, au moins très agréable... C'est vrai en photographie couleur argentique (beaucoup moins vrai en noir et blanc !), mais c'est encore plus vrai en photographie numérique !...

Faut-il, dans ces conditions rester enfermé chez soi ? Faut-il faire du noir et blanc alors qu'on aurait bien vu cette image en photo couleur ? Non, bien sûr !!! Je vais vous livrer un petit secret, mais ne le répétez pas ...

Pour essayer de sauver ce genre d'image, je vais utiliser Photoshop, mais tout autre logiciel évolué gérant les calques et les modes de fusion de calques fera tout aussi bien l'affaire (relisez l'article précédent ici).

Prenons donc une photo (que j'ai créée spécialement pour vous pour écrire cet article !) :


Un petit paysage bucolique mais bien exsangue !

En soi, cette image n'est pas mal, le premier plan est bien net, l'arrière plan est flou (mais pas trop), l'automne nous offre de belles couleurs MAIS... image numérique avec un mauvais éclairage et... flop !!!...

Face à ce genre d'échec, on entend systématiquement (du moins on devrait entendre systématiquement !) « mais pourquoi j'insiste à ne pas vouloir travailler en RAW ?  ». En effet, avec le premier logiciel de travail sur les fichiers bruts, le déplacement de deux curseurs aurait pu sauver l'image !... Oui mais voilà... vous faites encore et toujours du JPEG... ce n'est pas faute de vous stimuler à changer d'avis !...

Bref, vous n'avez donc d'un pauvre JPEG donc essayons de voir comment le réanimer :

1) ouvrons cette image dans notre logiciel de traitement d'image (pour la démonstration j'utilise Photoshop, vous pouvez utiliser autre chose avec autant de bonheur !!!).
2) dupliquons cette image sur un nouveau calque (ctrl-j sur Photoshop)
3) faisons subir à ce calque les derniers outrages : un flou dantesque : menu filtre|flou|flou gaussien. Le but du jeu est de créer un flou le plus énorme possible... on ne doit plus voir le moindre détail de l'image, tout au plus une approximation des formes générales !...


Je ne présente ici qu'un détail de l'image à 100%. Si j'avais réduit l'image pour tenir sur cette page, on n'aurait pas pu se rendre compte de l'importance du flou infligé.

L'importance du flou dépendra de chaque image (!) mais pour cet exemple j'ai choisi un flou gaussien de 13,50 pixels de rayon (!!!)
4) Il ne reste plus qu'à modifier le mode de fusion du calque flou en lumière tamisée (ou équivalent pour votre logiciel si autre que Photoshop ! -relire l'article précédent ici-)

5) Tadaa, c'est aussi simple que ça ! En 30 secondes, vous avez recréé un contraste, une profondeur... les zones vives sont plus vives, les zones sombres sont plus sombres avec une pincée d'adoucissement... ces petits détails qui font qu'une image peut retrouver une nouvelle vie !... Vous pouvez même obtenir des résultats plus importants en choisissant un autre mode de fusion, comme incrustation ou lumière vive ou lumière crue... (relire l'article précédent ici) mais ce choix ne devra dépendre que de la photo à ranimer (!...) puisque, bien sûr, vous ne pourrez pas traiter de la même manière le portrait d'un enfant, un paysage comme celui de l'exemple ou une photo architecturale...

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PEUT-ON TRAVAILLER SES PHOTOS SUR UN ORDINATEUR PORTABLE ?

En principe, vu le nombre de photographes amateurs (dont moi) et professionnels qui le font, la réponse devrait être « oui » MAIS il faut être conscient de quelques points à prendre en considération avant de s'adonner à cet exercice. La prise de conscience des problèmes étant acquise, l'action est envisageable, sans prise de conscience des problèmes, le traitement des photos peut âtre catastrophique !...

Avant d'exposer les points qui justifient l'écriture de cet article, je vais souligner le fait que la puissance du portable n'est plus un paramètre... les portables sont aujourd'hui (et depuis un certain temps déjà !) aussi puissants que les gros ordinateurs de bureau. Il faudra chercher ailleurs pour se décider à choisir un portable pour le traitement de ses photos.

Entrons maintenant dans le vif du sujet. L'avantage de l'ordinateur portable est... sa portabilité ! ... Il est donc évident qu'un photographe numériste peut être tenté de l'emporter avec lui, pour vider ses cartes mémoires, pour une visualisation en direct sur un écran de grande taille l'image qu'il est en train de créer (capture directe depuis le boîtier via le logiciel de traitement), débuter le tri des images sur le vif. De là à débuter le post traitement, il n'y a qu'un pas qui peut être franchi sans arrière-pensée.

Mais maintenant interviennent les inconvénients de l'ordinateur portable. Il faut absolument connaître ses limites et en tenir compte au moment de post traiter ses images !...
• La dalle (l'écran) des ordinateurs portables est de plus en plus souvent une dalle brillante. Ceci sous-entend qu'en atmosphère de forte luminosité, il est tout simplement impossible d'y voir quoi que ce soit ! Ce qui n'est pas franchement idéal pour traiter des images !... En atmosphère de luminosité un peu plus faible, si on ne se couvre pas d'un pull-over, d'un masque et de gants noir mat, le portable se comportera plus comme un miroir que comme un écran d'ordinateur ! Ceci n'étant pas franchement idéal non plus pour travailler des photos !... Oubliez donc le travail sur le terrain avec un ordinateur portable à dalle brillante !... Un portable à dalle matte sera, par contre, très utilisable en atmosphère de luminosité moyenne (à élevée).
• Les réglages de l'écran des ordinateurs portables sont limités (le plus souvent) à leur plus simple expression : luminosité et... un point c'est tout !... Pas de réglage de contraste et encore moins d'équilibre des couleurs !... En plus, les réglages d'usine de tels écrans intégrés sont très souvent prévus pour un affichage flatteur à l'œil de l'utilisateur mais totalement inutilisable dans l'état par le photographe qui souhaite travailler "sérieusement" ses photos. Donc, pour un portable, encore plus que pour un ordinateur "fixe", la calibration de l'écran est INDISPENSABLE.

Je sais que nombre d'entre nous pensent que la calibration des écrans de portables est impossible. Ce fut vrai, en effet, mais ce n'est plus le cas depuis déjà pas mal de temps. Les systèmes de calibration existent, sont fiables, fonctionnent avec les écrans de portables et leur prix a bien diminué !... C’est un fait, le calibrage d’un écran de portable est moins fiable que celui d’un écran externe puisque la qualité de la dalle LCD d’un portable est souvent moindre de celle d’un écran externe (même de moyenne gamme).

Malheureusement, la calibration d'un écran est totalement dépendante de l'environnement dans laquelle elle est effectuée (luminosité, température de couleur de la lumière ambiante, reflets, etc.). Donc, par définition, calibrer un écran d'ordinateur portable n'aurait de sens QUE si le portable restait TOUJOURS au même endroit... et donc deviendrait un ordinateur fixe !... Quel intérêt donc d'utiliser un portable dans ce cas ? Le gain de place sur le bureau et c'est tout !...

On pourrait se dire qu'il suffit de recréer sur le terrain exactement le même environnement que celui dans lequel a été effectuée la calibration : un noir complet par exemple. Malheureusement, tout le monde sait très bien (ou du moins devrait le savoir... je pense en avoir déjà parlé quelque part) que traiter des photographies dans un environnement trop sombre va faire paraître les images trop claires à l'écran donc on aura tendance à diminuer leur luminosité et on se retrouvera, au final, avec des photos trop sombres une fois imprimées et affichées dans des conditions normales.

On pourrait imaginer refaire une calibration à chaque changement d'endroit... mais ce n'est pas gérable techniquement !...

Que faire alors ? Je ne vois que 3 possibilités :
- se déplacer sur le terrain en fourgonnette tôlée (sans vitre, donc ambiance noire à l'intérieur !) avec utilisation d'un éclairage interne unique. Calibrer l'écran pour cet éclairage.
- emporter sur le terrain une tente opaque (noire), utiliser un éclairage interne unique avec calibration de l'écran pour la tente.
- tirer profit des défauts et faiblesses des écrans d'ordinateurs portables. Cette 3ème possibilité étant, et de loin, la plus pratique sinon la meilleure !... Je vais la décrire maintenant.

Il n'existe à ce jour, à ma connaissance, aucun écran d'ordinateur capable d'afficher ce que l'œil humain est capable de voir. L'espace couleur (« gamut ») affiché par un écran est, au mieux, l'espace ProPhoto qui n'est proposé que sur les écrans professionnels très haut de gamme hors de portée des comptes bancaires de l'amateur. Cet espace couleur maximum est encore TRÈS loin de couvrir les capacités de l'œil. Autant dire que les autres écrans et les autres espaces couleur, plus restreints, ne sont même pas à envisager... Sur un portable, on trouvera généralement un écran s'approchant bon an mal an de l'espace sRVB, l'espace couleur le plus restreint de tous. Tout cela pour vous faire appréhender un point important : même si la différence entre l'espace ProPhoto et l'espace sRVB est gigantesque, les deux espaces se situent très loin des capacités de l'œil... Approximation grossière pour approximation grossière... on n'en est plus à une approximation près !... Partant de ce constat, il ne reste plus qu'à fixer les limites que l'on est prêt à accepter :
-> utiliser une calibration passe partout : intensité lumineuse moyenne, lumière d'ambiance couleur "lumière du jour", environnement neutre (gris moyen ou blanc)
-> utiliser les utilitaires de calibration intégrés dans les systèmes d'exploitation des ordinateurs. Il s'agit d'une calibration très approximative, mais on peut envisager que les résultats seront satisfaisants.
-> utiliser l'écran dans l'état. On se retrouve totalement hors du cadre de la calibration et même hors cadre d'espace de couleur !... mais ne peut-on vraiment pas s'en satisfaire ?

Généralement on nous fera remarquer que le meilleur système devrait systématiquement être utilisé. Certes, mais poussons le raisonnement plus loin si vous le permettez.
-> Une calibration, la plus efficace et la plus puissante qui soit, n'est utilisable que sur une période plus ou moins longue (ou plus ou moins courte si vous préférez !). En effet, en cours d'utilisation, l'écran modifie sa représentation des images. On parle de dérive des couleurs. Il est donc indispensable de calibrer et de re-calibrer très régulièrement tous les écrans. Certains moniteurs professionnels haut de gamme contiennent des sondes permettant de s'auto-calibrer en permanence, mais quand les trouverons-nous à prix abordable ? Et quand, à votre avis, les trouverons-nous intégrés dans les ordinateurs portables ?!!! Dans ces conditions, on peut se questionner sur l'intérêt de calibrer !...
-> La finalité d'une photographie est, en général, d'exister sur un support réel : une image imprimée ! Or, plus on multiplie les intermédiaires et plus les dérives de couleur sont possibles et importantes !... Il faut calibrer l'appareil photo, calibrer l'écran et s'arranger pour que ces deux calibrations soient cohérentes, puis il faudra calibrer l'imprimante en espérant que les trois calibrations restent encore cohérentes !... En plus des calibrations, il va falloir jongler avec les espaces couleur : l'appareil photo est capable de gérer l'espace AdobeRVB98 (très large mais moins que ProPhoto), l'écran de portable ne gère déjà plus qu'une portion de sRVB et l'imprimante souvent encore moins (selon l'imprimante, bien sûr !). En plus, la gestion des couleurs est excessivement différente selon le périphérique !... L'œil, l'appareil photo et l'écran créent les couleurs en RVB, l'imprimante en CMJN (voir ici la théorie des couleurs).

Voilà donc un ensemble d'éléments qui compromet sérieusement la reproduction de ce que l'on souhaite photographier !... Ajoutons à cela que l'amateur, aussi exigent soit-il, ne pourra jamais se permettre de passer sa vie à calibrer sa chaîne graphique ! Donc, une calibration basique et un travail dans un espace couleur réduit (sRVB) sur toute la chaîne numérique peut très bien fournir des résultats satisfaisants !... Certes, un professionnel ne pourra pas se permettre de telles approximations (et encore, il faudrait voir ce qu'il en est dans la réalité !), mais si on observe objectivement les résultats obtenus avec une chaîne numérique non calibrée (mais utilisée dans un espace couleur réduit) et les résultats obtenus avec une chaîne numérique amateur (c'est à dire pas de très haut de gamme) calibrée par du matériel amateur par un amateur, on remarquera que la différence n'est pas franchement significative... Certes, la calibration n'est pas un exercice qui peut s'improviser, la plupart des amateurs ne possède pas les clés de la calibration professionnelle, c'est pourquoi je ne m'amuserai jamais à comparer une chaîne non calibrée à une chaîne professionnelle (calibration professionnelle)...

Tout ce roman fleuve pour aboutir, en fin de compte à... ce que je disais à la première ligne de l'article : « Oui, il est possible d'envisager un travail de ses photos sur un ordinateur portable »... Mais maintenant on sait pourquoi et c'était cela le but de cet article... même si j'ai déjà sous-entendu cette conclusion dans d'autres articles, ailleurs dans ce site...

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VITE, VIIIIITE JE VOUS DIS !... (NIK collection gratuit)

Vous qui faites de le photo numérique, je ne vais pas vous faire l'affront de vous parler de la collection NIK, ces plugs-ins Photoshop® haut de gamme. Vous savez que Google a racheté NIK SOFTWARE®. Mais savez-vous que l'enfant gâté de Californie se désintéresse de cette acquisition aujourd'hui ? Google arrête le développement de la collection NIK et... permet le téléchargement légal et gratuit de tout le logiciel !

Que vous soyez MacOS® ou Windows®, ne perdez pas de temps !... MacOS 10, Windows 7,8,10 et Photoshop inférieur à CC5 et cela fonctionnera parfaitement...

Prévoyez 439524 Ko pour le fichier nikcollection-full-1.2.11.

Cette possibilité de téléchargement est limitée dans le temps mais personne ne sait quand il sera trop tard... DONC, VIIIIITE, rendez-vous ici. Ne manquez pas cette opportunité...

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SIMULER LES TONS DES FILMS N&B EN NUMÉRIQUE

Bien qu'il serait plus simple et plus intéressant de faire directement de la photographie argentique en noir et blanc, l'immense majorité des amateurs continue à se précipiter sur les boîtiers numériques et, au moment de faire du noir et blanc... ils découvrent vite que leur superbe boîtier les laisse tomber !...

Bon, il est certain que pour faire du beau N&B, il n'y a pas d'alternative au film N&B ! En numérique la gamme des tons allant du blanc au noir est réduite à 256 nuances, là où le film N&B offre 500 nuances (voire plus, mais l'œil humain n'en capte pas plus de 500 !)...

Pour augmenter ses chances de faire du beau N&B sans faire appel au film, il reste la possibilité de choisir un boîtier numérique sans trame de Bayer avec un codage supérieur à 8 bits, mais tout le monde ne peut pas se payer un Leica Monochrome !...

Reste les petits moyens qui ne coûtent pas grand chose mais qui permettent d'améliorer quelque peu le résultat de ses N&B numériques.

Il y a d'abord l'ajout de faux grain, j'en ai déjà discuté à plusieurs reprises, je ne vais pas y revenir. Mais cela ne suffit pas !...

Chaque film N&B reproduit les couleurs avec des tons de gris différents. Si, en plus du grain, on parvenait à retrouver les bons réglages RVB pour coller au plus près des films, on ferait une belle avancée !.

Il existe des logiciels qui font cela très bien. Si vous avez lu l'article précédent à temps, vous disposez de tout ce qu'il faut, sinon, il faudra chercher sur le net des actions ou des greffons qui proposent à peu près le même résultat. Sinon, il suffit d'utiliser votre logiciel de traitement d'image de prédilection et de reporter dans le channel mixer (Menu : Couleurs|Composants|Mixeur de canaux dans GIMP) les valeurs que je vous livre ci-dessous...

Rien de plus simple, rien de plus bête et... avec des résultats tout à fait acceptables (même si on est à des années lumières du film original, développé et tiré en argentique !).

FILM
ROUGE
VERT
BLEU
Agfa 200x
18
41
41
Agfapan 25
25
39
36
Agfapan 100
21
40
39
Agfapan 400
20
41
39
Ilford Delta 100
21
42
39
Ilford Delta 400
22
42
37
Ilford Delta 400 pro
31
36
33
Ilford FP4 +
28
41
31
Ilford HP5 +
23
37
40
Ilford SFX
33
36
31
Ilford XP2 Super
21
42
37
Kodak Tmax 100
24
37
39
Kodak Tmax 400
27
36
37
Kodak Tri-X
25
35
40

Voilà, amusez-vous bien, MAIS, si vous en avez la possibilité, n'hésitez pas à essayer de faire du VRAI film !...

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L'ULTIME(?) SIMULATION DE GRAIN ARGENTIQUE

De tous mes tuyaux de simulation de grain exposés jusqu'à maintenant, celui d'aujourd'hui est le plus simple et le plus convainquant... ne boudez pas votre plaisir et poursuivez la lecture !...

Bon, vous aimeriez bien simuler une photo argentique à partir d'un fichier numérique. Seulement voilà, votre compétence en informatique est quasi nulle, il vous faut une technique simple, en plus vous ne possédez pas de logiciel "pro" qui fait cela très bien tout seul, vous ne possédez pas Photoshop (trop cher) non plus, vous ne possédez pas GIMP (trop compliqué) non plus... QU'A CELA NE TIENNE, j'ai ce qu'il vous faut !...

Pour ne rien vous cacher, il vous faudra tout de même un logiciel graphique de base, mais c'est bien le minimum vital !!! Pour la démonstration, je vais utiliser mon vieux logiciel de prédilection : JASC PaintShopPro 5 (qui fonctionnait déjà sous Windows 3.x !!!). Vous voyez bien qu'il ne faut pas grand chose !!! Bon, votre logiciel doit tout de même pouvoir gérer les couches, mais ils savent tous faire cela (sauf Paint de base, mais celui-là est un ersatz de logiciel graphique !!!).
Remarque : on peut trouver -en cherchant bien- une version (gratuite) 4.xx de PaintShopPro mais cette dernière ne vaut pas grand chose d'un point de vue possibilités et, entre autre, ne permet pas de travailler avec des couches, donc, ne vous ennuyez pas à chercher une version antérieure à 5 !!!

Voilà l'image numérique qui va servir de support à la démonstration :

Et voilà comment, après un "travail" de 5 minutes (une fois pour toutes) et un "travail" de 1 minute par image, on retrouvera sa photo :

ou bien :

Voyez ces grains répartis de manière aléatoire, voyez ces grains de tailles variables, voyez les zones blanches de l'image qui ne présentent pas de granulosité et cette granulosité qui augmente à mesure que les tons de l'image sont plus foncés !!! C'est exactement comme cela que ça fonctionne en argentique !!! Voyez également que la taille des grains du papier de verre influe énormément (!!!) puisque dans le premier exemple, le rendu argentique réel est beaucoup moins convaincant (et encore) !...

Eh, eh... pas mal ! Non ? Mais comment ai-je fait ça en 5 minutes ? C'est excessivement simple :
Vous possédez un scanner ? Un tout bête, qui ne sert qu'en bureautique, un que l'on trouve sur les imprimantes multifonctions ? Non ? Alors, vous connaissez certainement quelqu'un qui en possède un et qui acceptera de vous inviter chez lui pour 5 minutes !... Bon, si vous possédez un scanner professionnel, il fera très bien l'affaire aussi ...

La prochaine fois que vous vous rendrez dans votre magasin de bricolage (ou au rayon bricolage de votre supermarché habituel), vous achèterez une feuille de papier de verre. Pour les exemples ci-dessus, j'ai utilisé (en 1) une feuille à très gros grains et (en 2) une feuille à gros grains. Vous pouvez envisager une granulation plus fine mais le rendu sera moins évident.

De retour chez vous (ou chez votre ami), vous allez scanner votre feuille de papier de verre en niveaux de gris à 100, 200 ou 300 dpi selon la taille de votre feuille et conserver le (les) fichier(s). J'insiste pour scanner en niveaux de gris sans quoi vous aurez 99% de chance d'obtenir des couleurs parasites qui gâcheront votre résultat...

Dans votre logiciel graphique, vous ouvrez le fichier papier_de_verre.jpg (n'importe quel nom fera l'affaire !) et vous le convertissez en mode RVB, sans quoi votre photo numérique sera transformée en N&B...

Vous créez un nouveau calque au dessus de celui du papier de verre et y ouvrez votre photo numérique.

Vous découpez aux dimensions de la photo numérique.

Vous modifiez l'opacité du calque contenant votre photo numérique jusqu'à obtenir l'effet recherché. Pour cette présentation j'ai décidé une opacité de 61% mais cette valeur sera fonction du type de photo numérique, de l'effet que vous souhaitez et de la taille du grain de votre papier de verre...

C'est un véritable jeu d'enfant ! Essayez, vous serez certainement conquis !...

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PRINCIPAUX SIGNES D'UN MAUVAIS POST-TRAITEMENT

Dans un article précédent j'avais parlé des 10 signes d'un mauvais post-traitement... c'était de l'humour, bien sûr ! Donc aujourd'hui je vais vous parler sérieusement des principaux signes d'un post-traitement trop poussé.

Les boîtiers numériques modernes nous donnent de superbes images sans que l'on soit vraiment obligé de s'exciter devant l'ordinateur. Seulement voilà, tout photographe numérique se sent obligé de se procurer un logiciel de post-traitement. Il est vrai que le choix est vaste et que les prix sont souvent abordables. Seulement voilà, apprendre à post-traiter ses images n'est pas simple... Lire les modes d'emploi de ces logiciels est fastidieux et n'aide pas franchement à comprendre ce qui peut ou ne peut pas être fait !... Il n'empêche que l'immense majorité pense qu'un petit coup de post-traitement à l'aveugle peut rendre les images en sortie de boîtier bien meilleures. C'est ainsi que l'on retrouve généralement toujours les mêmes erreurs. Elles sont peu nombreuses parce que personne n'essaye d'aller plus avant dans leur étude du post-traitement... Ces erreurs, nous allons les voir ensemble si vous le voulez bien...

Voici une bête image dont je vous propose un post-traitement acceptable et qui servira d'« étalon » pour la suite de l'exposé :

La petite taille des images ainsi que la compression pour la page web masqueront en partie les défauts mais n'ayez crainte, vous les verrez facilement tout de même...

Brûler les tons clairs

La brûlure des tons clair se manifeste sous forme de zones blanc pur (ou presque) dans l'image et se produit lorsque vous modifiez l'exposition pour obtenir une image plus claire. Remarquez que vous pouvez obtenir exactement le même problème si vous poussez trop votre contraste. Si vous devez modifier ces deux paramètres, ne vous concentrez pas sur une zone de l'image mais conservez une vision globale de toute la surface ET gardez également un œil sur l'histogramme... si les valeurs claires se collent sur la droite, elles seront brûlées... La plupart des logiciels peuvent également vous alerter du problème en faisant clignoter un panneau ou carrément la zone brûlée.

Boucher les tons sombres

Ce problème est exactement le même que le précédent mais inverse. Il se produit lorsque vous voulez assombrir une image en modifiant l'exposition. Ici vous avez créé un beau ciel mais tout le reste est perdu !... Ici aussi, la clé se trouve dans la vision globale de l'image lorsque vous appliquez les corrections et dans la vérification de l'histogramme. La plupart des logiciels peuvent également vous alerter du problème en faisant clignoter un panneau ou carrément la zone bouchée.

Exagérer la saturation des couleurs

Voici encore un problème fréquent, surtout depuis que les couleurs saturées sont à la mode, merci les smartphones !.... Sursaturer rend l'image criarde, désagréable et non naturelle... Si vous poussez encore plus loin, vous risquez de faire disparaitre purement et simplement une (ou plusieurs) couleurs de l'image !... Gardez toujours un œil sur l'histogramme et restez critique en jouant de la saturation !... La commande « vibrance », si elle existe est bien plus appropriée pour pousser les couleurs puisqu'elle ne saturera pas une couleur déjà saturée... Si vous ne disposez pas de la vibrance, essayez d'effectuer une saturation sélective par couleur, c'est plus long mais moins risqué...

Réglage excessif tons foncés/tons clairs

Encore une erreur très commune qui se produit généralement lorsque vous voulez récupérer des éléments dans des cieux trop clairs. Il ne faut pas rêver, les cieux seront toujours plus lumineux que vos sujets !... Il faut apprendre à effectuer une prise de vue convenable plutôt que compter sur le post-traitement !...
Vous pouvez, en effet récupérer des tons clairs brûlés en jouant avec les réglages tons foncés/tons clairs, mais ce n'est pas sans conséquence... Le résultat va non seulement rendre les tons clairs "plats" et peu naturels mais, en plus, lorsque les zones claires rencontrent des zones sombres, il se produira un horrible effet de halo... des lignes blanches inexistantes apparaissent là où elles n'existaient pas sur l'image originale...

C'est évident sur l'image ci-contre, zoom de l'image précédente.

Pour éviter cela, il n'y a que 3 possibilités :
- ancienne mode mais toujours aussi intéressante : l'utilisation d'un filtre dégradé gris placé devant l'objectif
- utilisation de la fonction "filtre dégradé gris" de votre logiciel de post-traitement (si elle est disponible)
- préférer des réglages très mesurés de l'exposition, des tons clairs, des blancs et de l'équilibre tons foncés/tons clairs...

Exagérer la netteté

Avant toute chose, souvenez-vous qu'il est impossible de rendre nette une image floue !... Je l'ai prouvé plus haut dans cette page !... Un flou de bougé ou un flou de mise au point feront une image ratée, point final, vous pouvez la détruire !...

L'outil netteté ne doit être qu'un moyen d'augmenter la netteté d'une bonne image ou d'exagérer (modérément) la netteté en vue d'une impression papier.

Les signes classiques d'une exagération de netteté est l'apparition d'un halo dans les zones contrastées, un peu comme pour l'excès tons sombres/tons clairs mais en pire. Voyez le zoom ci-contre, ces bords noirs et blancs tranchés.

Pour éviter ce problème, il faut toujours appliquer la fonction netteté sur une vue 100% de l'image 'et non sur la taille adaptée à l'écran !).

Utilisez la technique du masque flou ou le mode de netteté intelligent plutôt que les fonctions de netteté automatique de base intégrées à tous les logiciels. Soyez toujours très concentré sur les bordures lors de l'application de valeurs, même modérées, de netteté...

Moralité

Prenez le post-traitement pour ce qu'il est et pas plus, surtout si vous ne savez pas exactement ce que vous faites avec ces logiciels. Une bonne photo créée dès la prise de vue est de loin préférable à une photo moyenne que vous espérez récupérer en post-traitement !... Les professionnels du post-traitement peuvent faire de véritables petits miracles mais après plusieurs années de formation... si vous préférez apprendre la photographie, vous aurez raison et vous n'aurez même plus besoin de logiciel de post traitement, un petit logiciel gratuit pourra vous permettre de corriger (éventuellement) l'équilibre des blancs et un petit peu l'exposition ainsi qu'un recadrage de temps à autres et stop, cela suffira. Si, maintenant, vous insistez pour vouloir post-traiter, souvenez-vous qu'un post-traitement prudent peut éventuellement ajouter un petit quelque chose à une excellente image mais que mal conduit, ce même post-traitement peut ruiner une excellente photo !... La photographie cela s'apprend, le post-traitement aussi ! Inutile de tout attaquer de front : sachez photographier, vous n'éprouverez probablement plus le besoin de post-traiter, et, si ce n'était pas le cas, engagez-vous dans une formation sérieuse des règles du post-traitement !...

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L'ALPHA ET L'OMEGA DU POST-TRAITEMENT AMATEUR

J'ai beau vous donner quelques conseils concernant le post traitement, j'ai beau insister sur le fait qu'il ne s'agit pas d'un exercice simple, je viens de me rendre compte que je n'ai jamais pensé à vous parler de ce que pourrait être la base du post traitement amateur ! En effet, le processus de post traitement en numérique est complexe et précis et nécessite une formation approfondie pour les professionnels, mais, nous autres amateurs, pouvons zapper tout ce processus et nous concentrer sur des petites choses plus simples qui suffiront à donner à nos photos numériques ce qui peut leur manquer après avoir pris soins de les créer au mieux dès la prise de vue... Voici donc ce que j'ai à vous proposer :

La plupart des photographes savent que le post-traitement est une nécessité en numérique tout comme le développement d'un film est une nécessité en argentique... et, contrairement à ce que certains semblent penser, j'en ai déjà parlé par ailleurs, il n'a pas pour rôle de manipuler vos photos ne de créer de faux contenu (ça c'est du montage photo, pas du post-traitement !), mais il permet de faire ressortir les vraies couleurs et les détails qui seraient éventuellement cachés ou atténués dans l'image brute.

Même si les réglages de la température de couleur et de l'équilibre des blancs sont très subtils (il ne s'agit pas de pousser les curseurs à fond !) ils nous permettent de créer un travail que nous savons être au plus proche de la réalité ou qui montrera notre vision de la scène.

De même, malgré la rigueur que l'on met à la création de nos images, on ne peut jamais être sûr de créer des images parfaitement droites ou parfaitement exposées ou éclatantes MAIS, aucun problème, tant que l'image est parfaitement nette (mise au point parfaite), nul besoin de s'inquiéter, le post-traitement de base récupèrera tout... Même si l'édition peut être un peu prise de tête, surtout si c'est la première fois que vous vous lancez dans le post-traitement, avec un minimum de patience et de pratique, vous allez pouvoir créer en quelques minutes les photos que vous souhaitez.

ATTENTION toutefois, assurez-vous de ne pas dépendre complètement de l'édition pour créer vos images, le post-traitement ne devrait être utilisé que comme un moyen d'affiner une image correctement créée dès la prise de vue... Il est stupide (et chronophage) de se lancer dans un post-traitement pour essayer de sauver une mauvaise image sortie de votre boîtier ! Apprenez à faire de bonnes images avant de vouloir essayer d'apprendre à post-traiter !... Un bon photographe n'aura besoin que de quelques minutes sur son logiciel de post-traitement, un mauvais photographe ne retirera rien du tout même après des journées entières de travail sur ce même logiciel !...

Si vous n'êtes pas satisfait de vos compétences en post-traitement ou si vous ne savez pas du tout comment utiliser un logiciel de post-traitement, vous trouverez ici quelques conseils pour vous aider au moins à bien démarrer, voire vous combler pour toutes vos productions numériques à venir.

Avant toute chose, avant même de choisir votre logiciel de post-traitement, vous devez cous créer un flux de travail logique et rigide (invariable). Pour le choix des logiciels, vous pourrez lire avec profit la page laboratoire numérique (entre autre), et la page votre laboratoire numérique idéal. Pour le flux de travail, vous pouvez appliquer les conseils suivants (ou les adapter si vous le souhaitez) et dans l'ordre indiqué :

1)
Appliquer la correction de l'objectif
2)
Corriger les verticales et les horizontales
3)
Recadrer et redresser l'image
4)
Enlever la poussière et les imperfections de l'image
5)
Enlever le bruit
6)
Régler l'exposition et le contraste
7)
Ajuster les ombres et les hautes lumières
8)
Ajuster la clarté
9)
Ajuster vibrance et saturation
10)
ET, EN DERNIER LIEU : Travailler sur la netteté

1) Avant toute chose, il est indispensable de corriger les faiblesses de l'objectif. Il peut s'agir de vignetage, d'aberrations chromatiques ou autres. Dans les logiciels les plus évolués (professionnels), les objectifs les plus courants sont déjà listés et leurs faiblesses sont déjà préprogrammées, il suffira donc de choisir l'optique utilisée (souvent le logiciel le détermine automatiquement grâce aux EXIFs) pour que tous ses défauts disparaissent comme par magie. Si vous n'utilisez pas de logiciel professionnel ou ne disposant pas de cette correction automatique ou si votre logiciel ne connaît pas l'objectif utilisé, il faudra reprendre manuellement chacun des défauts visibles, c'est beaucoup plus long, mais le résultat est le même ! Tous les logiciels de post traitement (même gratuits !) offrent les outils permettant d'effectuer ces corrections.

2) et 3) Ces deux corrections se font quasiment simultanément, surtout que le recadrage n'est pas systématiquement obligatoire DONC je traiterai de ces deux points dans un seul paragraphe ! Une fois que votre image est propre de tous les défauts de l'objectif, il convient de s'attaquer aux faiblesses du... photographe !!! Un horizon de biais dans un paysage (par exemple) suffit à tuer totalement une photographie. De même, le recadrage est recommandé pour améliorer la composition. Un simple recadrage réussi peut sauver une image ennuyeuse. Mais il ne faut pas oublier que le recadrage permet également de supprimer des éléments indésirables qui peuvent apparaitre sur les bords de l'image... on ne fait jamais assez attention aux bords lorsque l'on cadre une image, trop occupés que nous sommes à tout vérifier... De même, un recadrage peut permettre de corriger simplement et rapidement des problèmes d'exposition ou de lumières parasites sur les bords ! Dans tous les cas, un recadrage permettra d'économiser énormément de temps lors des étapes ultérieures du post-traitement puisque nous limiterons la surface sur laquelle intervenir !... ATTENTION TOUTEFOIS, ne vous dites JAMAIS, à la prise de vue, « qu'importe le cadrage, je pourrai récupérer tout ça sur l'ordinateur ! »... la meilleure pratique consiste à créer le meilleur cadrage possible à la prise de vue, le recadrage postérieur doit rester le plus marginal possible... et pas uniquement pour conserver un maximum de matière (plus on recadre et plus la photo est petite, même avec un capteur de 50 ou 100 MPxl !).
En photographie d'architecture, il est indispensable de corriger les horizontales et les verticales AVANT d'envisager un recadrage et un redressement des perspectives !!!

4) et 5) Contrairement à la photographie argentique, en numérique, le poussière et autres polluants atmosphériques représentent ZE ennemi... même si vous protégez parfaitement votre boîtier, même si vous utilisez la fonction anti poussières à la mise sous tension du boîtier, vous aurez quasiment toujours des taches sur vos images, surtout aux faibles ouvertures de diaphragme (f/16 et plus) dans les zones claires de vos photos !... Ces taches sont très péjoratives pour vos créations et il faut scruter la totalité de la surface de votre image afin de les faire disparaitre toutes ! Tous les logiciels de post-traitement offrent des outils permettant d'éliminer ces défauts impardonnables. NOTA BENE : ces mêmes outils sont très intéressants en photographie de portrait pour faire disparaitre les imperfections de la peau (boutons, taches etc...). Pour ce qui est du bruit numérique, il en va de même. Le bruit numérique ne ressemble pas du tout aux "taches" de poussières mais la correction relève de la même démarche...

6) Maintenant que la photographie a été débarrassée de tous les éléments perturbateurs, on va pouvoir s'attaquer réellement à l'amélioration technique de la photo elle-même : ajuster l'exposition et le contraste. Pour ce faire, vous utiliserez les outils ajustement des niveaux et Luminosité/Contraste. Selon le logiciel, vous utiliserez des curseurs ou des courbes, cela ne change rien pour le principe... Généralement un léger ajustement de la luminosité et du contraste permettra une énorme amélioration des images. Si vous trouvez l'image un peu sombre, baissez un peu le contraste pour éclaircir les noirs. Si l'image semble trop plate, augmentez légèrement le contraste. Le réglage du contraste permet de distinguer les parties les plus claires et les plus sombres de l'image. Gardez toujours un œil sur l'histogramme !... Vous devez toujours conserver une gamme complète de tons (pas de zones collées le long des bords de l'histogramme - lisez les articles dans la page laboratoire numérique pour en apprendre plus -), En effet, une modification de l'exposition et du contraste modifie profondément l'histogramme.

7) L'augmentation des ombres éclaircit les zones très sombres de l'image dans lesquelles les détails sont perdus et la réduction des hautes lumières vous aide à assombrir les zones blanches très claires de l'image, en récupérant les détails perdus, à condition, bien sûr, que vous ayez des fichier RAW, mais en même temps, pourquoi utiliser un dérawtiseur si c'est pour essayer de traiter des JPEG ?!!!... Attention, utilisez ces outils (très puissants) très attentivement pour obtenir un aspect naturel... Ces outils, combinés avec les outils d'exposition et de contraste vous aideront à obtenir une image parfaitement équilibrée.

8) C'est probablement l'outil le plus mal compris de tout le processus de post-traitement... L'outil clarté ajoute du contraste aux tons moyens et accentue l'image sans ajouter de bruit. Soyez très prudent en l'utilisant car il peut très vitre créer des halos indésirables sur les bords des éléments sombres. Il faut donc modifier prudemment ce paramètre gardant toujours un œil sur l'image ET sur l'histogramme. Il est globalement préférable de se tenir à des valeurs comprises entre 15 et 40 selon le type d'image. Mais seule la pratique vous permettra de comprendre ce que vous faites...

9) Utilisez les outils saturation et vibrance uniquement si nécessaire. Posez-vous la question de savoir si vous ne voyez pas les couleurs d'origine ou si l'image paraît un peu terne. Si oui, alors allez-y et utilisez les outils saturation et vibrance pour donner un peu de peps à votre image. Commencez par augmenter légèrement la vibrance et modifiez la saturation uniquement si nécessaire. N'en faites pas trop, cela peut rendre l'image très ... moche !...

10) L'ajustement de la netteté n'est pas obligatoire. Et même si elle l'est, l'ajustement devra tenir compte de la destination de votre image. Pour un affichage sur un écran, une augmentation de la netteté est très souvent inutile et, au pire, devra être très modérée. Par contre, si vous souhaitez imprimer votre image, il est important de pousser la netteté jusqu'à des valeurs qui rendent l'affichage sur écran limite insupportable !... En effet, l'impression floute un peu les images donc il faut qu'elles soient plus que très nettes pour paraître acceptables sur la feuille imprimée !...

Voilà, c'est tout ce que je vais vous proposer. C'est le minimum du post-traitement, mais si vous arrivez à maîtriser ces quelques points, vous saurez fabriquer de superbes images et si, en plus, vous avez acquis les techniques photographiques, vous ne serez pas loin du chef d'œuvre !...

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CRÉATIFS LES FILTRES LOGICIELS ?

Tous les logiciels de traitement d'image proposent des filtres permettant de transformer vos images en un clic. Le nombre de filtres est très variable selon le logiciel, certains peuvent même être créés plus ou moins facilement par l'utilisateur du logiciel. Mais peut-on réellement parler de créativité lorsque l'on applique bêtement un filtre logiciel ? C'est ce que je vais envisager ici aujourd'hui.

Certains filtres sont extrêmement puissants. Certains sont de véritables bijoux de programmation (si, si !). Mais les appliquer est-ce faire preuve de créativité ? La créativité peut-elle être réduite à un clic de souris ? Certainement pas !... Les créateurs de ces filtres ont fait preuve de créativité, c'est indéniable, les appliquer peut éventuellement améliorer une photographie, mais jamais ne permettra à quiconque de se targuer d'être créatif, contrairement à ce que les publicités essayent de faire croire !... Puisque ces filtres sont largement diffusés (et souvent très bien copiés), une énorme majorité des photographes est en mesure de les utiliser. Ainsi, on peut, en extrapolant un peu (beaucoup), estimer que toutes les photographies produites seront modifiées par le même filtre... partant, il n'y aura plus aucune originalité ! C'est encore bien pire que le manque de créativité !...

En réalité, tous ces filtres ne sont pas créés pour être appliqués dans l'état ! Voilà qui change totalement la donne ! Pour bien comprendre ce que sont ces filtres, il faut aller fouiller dans les logiciels de traitement d'image les plus archaïques ou les plus simples. Je vais, pour développer cette idée, reprendre l'exemple que je cite à longueur de pages : JASC PaintShopPro 5 qui, je le rappelle, a été développé pour Windows 3 (!!!) et qui, dans le cadre de notre sujet, ne proposait que les filtres indispensables permettant aux photographes d'être créatifs. En effet le nombre de filtres proposé est plus que limité puisque JASC PaintShopPro 5 savait utiliser les filtres de Photoshop pour ceux qui ne souhaitaient pas créer les effets eux-mêmes. JASC PaintShopPro 5 ne proposait que :
— Flou
— Contour
— Bruit de fond
— Accentuer
— Dilater
— Estamper
— Eroder
— Cire chaude
— Mosaïque
et puis c'est tout !

Vous pensez certainement que l'on ne peut absolument rien faire avec cela ? Et bien détrompez-vous, quand je décide d'appliquer un filtre à une de mes images, c'est avec JASC PaintShopPro 5 que je le fais, pas avec Photoshop et encore moins avec un logiciel qui ne permet que l'application d'une multitude de filtres fournis !... Quand un logiciel permet d'utiliser des filtres léchés, on est tenté de les utiliser tels quels (le moindre effort fait partie de la nature humaine !)...

Avec ces quelques 9 filtres listés ci-dessus on devrait être en mesure de recréer n'importe lequel des filtres de Photoshop (ou autre)... Mais même les filtres léchés de Photoshop (ou autre) ne doivent pas être appliqués par un simple clic sur leur nom ! Pour créer un effet créatif, il faut connaître parfaitement tous les filtres proposés, savoir quelles valeurs de paramètres utiliser et surtout, surtout, associer plusieurs filtres pour obtenir, non pas un résultat "commun" mais un résultat qui répond exactement aux aspirations créatives du photographe qui post-produit ses images ! Dans ces conditions, celles qui devraient être utilisées (et celles qui ont été entendues par les programmeurs), les filtres deviennent créatifs parce que ceux qui les utilisent ont injecté une bonne dose de créativité dans le savant dosage de ces différents filtres associés et aux réglages fins appliqués !...

Il n'y a absolument aucune honte à appliquer des filtres à ses images, mais il faut savoir le faire !... Cela s'apprend ! Et, convenablement associés et convenablement dosés, ils peuvent rendre vos images plus créatives !... J'ai bien dit « plus créatives » car appliquer des filtres -même parfaitement personnalisés- à des images non créatives n'apportera strictement rien ... il est impossible de sauver une mauvaise image ... même avec des filtres !...

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LES BASIQUES DE PHOTOSHOP

Je vous ai déjà présenté des manip' avec Photoshop et ce n'était pas très malin de ma part !!! J'aurais du vous présenter, en premier lieu, les manipulations de base avec ce logiciel, cela aurait été beaucoup plus logique !!! Donc, avec mes excuses, je vais mettre les bœufs après la charrue et ainsi combler cette erreur dans cet article !...

Malgré son nom, Photoshop a été créé pour les graphistes, pas pour les photographes !... À la sortie de sa v5, Photoshop a commencé à intéresser vraiment les photographes et à sa v7, des outils, des plugins et des actions spécifiques furent créés pour les photographes et Photoshop pouvait, en plus, gérer les fichiers RAW.

Si vous avez un jour ouvert Photoshop vous savez déjà que ce n'est pas franchement un logiciel simple à utiliser, il faut pas mal de connaissances pour être compétent et productif. D'ailleurs, je ne connais personne qui soit capable de l'utiliser parfaitement sans formation préalable !... Il suffit de voir les énormités commises dans de nombreuses publications !...

Quoiqu'il en soit, même si Photoshop n'est pas franchement mon fort, je vais vous montrer 8 choses de base que tout photographe devrait savoir faire avec Photoshop.

-> Recadrer une image à une taille spécifique.
La plupart des appareils photo (reflex surtout) numériques utilisent le format normé 2:3, exactement comme les appareils argentiques 35 mm. Mais certains utilisent le format normé 4:3. La belle affaire me direz vous, mais essayez donc de faire un tirage papier en 4:3 !... Imprimer une image en 20×30 à partir de n'importe quel reflex signifie perdre bien 5cm d'image, soit 20% !... Si votre laboratoire ne fait pas de 20×30 (la bonne proportion pour un appareil photo 2:3), il vaut mieux préparer l'image avant impression que de choisir ce qui sera coupé de force !... Le même principe s'applique si vous supprimez du contenu indésirable de vos photos.

Sélectionnez l'outil de recadrage puis, dans le menu supérieur, réglez votre hauteur et largeur. Vous pouvez choisir des valeurs prédéfinies soit en cliquant sur l'outil de recadrage dans la barre supérieure ou sélectionner d'autres valeurs en sélectionnant, toujours dans la barre supérieure, un format (par défaut « libre ») si vous faites des tirages. Lorsque vous recadrez votre image, elle conservera la bonne proportion.

-> Créer un calque d'ajustement.
L'une des erreurs les plus fréquentes des nouveaux utilisateurs de Photoshop consiste à modifier l'image originale. La création d'une couche d'ajustement permet de revenir à l'original (ne pas appliquer ses modifications si on n'est pas satisfait) ou de comparer les modifications effectuées. Un simple clic sur cette icône créer le calque d'ajustement pour vous.

-> Corriger les yeux rouges.
À partir de Photoshop CS2 est disponible l'outil « yeux rouges ». Cliquez (et restez enfoncé un certain temps) sur l'icône de l'outil correcteur localisé dans le panneau des outils à gauche puis sélectionnez l'outil œil rouge. Il ne reste plus qu'à cliquer sur l'œil affecté ou dessinez une zone de sélection autour de l'œil rouge et... le rouge disparaît instantanément.

-> Corriger les imperfections de la peau.
Il existe probablement une dizaine de façons différentes d'enlever les imperfections de la peau (boutons, couperose, hématome, etc...) mais l'outil correcteur localisé ou l'outil correcteur (deux variantes très proches !) est l'une des plus rapides et des plus efficaces. Vous cliquez et glissez simplement sur la zone à corriger. Ces outils ne sont pas infaillibles... si vous obtenez des résultats indésirables, utilisez plutôt l'outil pièce, qui vous oblige à sélectionner la zone que vous souhaitez cloner. Vous accédez à ces outils de la même manière que pour l'outil « yeux rouges ». Notez qu'il existe un outil de clonage dit tampon de duplication qui est un outil totalement différent qui effectue un clonage exact à 100% d'un endroit à un autre de la photo, les outils correcteurs se mélangent et offrent généralement au résultat un aspect beaucoup plus naturel.

-> Augmenter la netteté d'une image.
Peu importe que vous travailliez en RAW ou en JPEG, presque tous les fichiers numériques doivent bénéficier d'une certaine quantité de netteté supplémentaire. L'un des moyens les plus simples consiste à utiliser l'outil Accentuation à partir du menu Filtre | Renforcement | Accentuation. Il n'y a que trois curseurs qui vous donnent le contrôle mais expliquer comment ils fonctionnent et pourquoi demanderait un article entier !...   mais il y a une bonne base de référence que j'utilise souvent et depuis des années : Gain: 500% Rayon: 0,2 Seuil: 0.

-> Préparer correctement les images à afficher sur le web.
Montrer son travail sur Internet est un excellent moyen de le diffuser. Mais il faut préparer correctement ses images pour qu'elles se chargent rapidement tout en montrant une qualité optimale... Une fois que toutes les étapes de votre post-traitement sont terminées et que vous avez enregistré la version modifiée, modifiez la résolution (DPI) à 72 et réduisez le plus grand côté de l'image à moins de 1000 pixels. Ensuite, sélectionnez Fichier|Enregistrer pour le Web... cela fera apparaître une fenêtre. Sélectionnez JPG, cochez la case Progressif, puis cochez l'onglet 2 vignettes, qui affiche l'image originale et l'optimisée en même temps. Vous pouvez préférer naviguer entre l'onglet Original et l'onglet Optimisé. Ajustez la qualité sur l'échelle du curseur entre 60 et 80. Votre objectif est d'obtenir une taille de fichier de 100 Ko ou moins sans perte de qualité. Cela permettra d'assurer que les photos se chargeront rapidement sur un site Web en réduisant la bande passante, mais ces mêmes images s'attacheront facilement à un e-mail, se transmettront plus rapidement et réduiront les risques de se voir imprimées avec une qualité acceptable. Dans mon site, vous voyez que mes images mesurent un peu moins de 700 pixels sur le côté le long, c'est la taille qui correspond à mes pages web et la plupart des images couleur pèsent moins de 100ko.

-> Créer une action.
OK, il ne s'agit pas de post-traitement. Bien sûr, il existe des milliers d'actions prêtes à l'emploi, gratuites ou payantes, mais créer ses propres actions peut aider à augmenter ses capacités de post-traitement. Une action c'est simplement un ensemble de commandes (internes à Photoshop) que vous avez enregistrées pour effectuer des tâches répétitives. Les créer est aussi simple que de cliquer sur le bouton d'enregistrement, puis sur le bouton d'arrêt lorsque vous avez terminé. Les actions peuvent être exécutées de deux manières différentes, une par une en utilisant le bouton Lecture sur la palette d'actions ou dans en lot. L'exécution d'un lot permet d'exécuter la même action sur tous les fichiers que vous avez ouverts ou en sélectionnant un répertoire source et un répertoire destination, ce qui vous aidera à ne pas écraser les originaux. Pour exécuter une action en mode Lot, cliquez sur Fichier|Automatisation|Traitement par lot et sélectionnez l'action que vous souhaitez exécuter ainsi que les paramètres nécessaires.

-> Apprendre les raccourcis clavier !
OK, il ne s'agit pas de post-traitement. Être efficace dans Photoshop signifie garder les mains en mouvement à tout moment. La souris (ou trackpad pour les ordinateurs portables) peut être le plus gros gaspillage de temps lors du post-traitement. Tout le monde utilise les raccourcis différemment, il est donc difficile de dire quels sont les meilleurs pour une personne, alors jetez un œil à ce que vous faites habituellement et dans le système de menu vous trouverez le raccourci correspondant à l'entrée de menu.

Nous sommes bien d'accord, cet article ne fera pas de vous un virtuose de Photoshop mais il contient (parfois de façon un peu subliminale !) un tas de petits trucs indispensables !...

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RÉDUCTION LOGICIELLE DE LA PROFONDEUR DE CHAMP

Ah, ce que cela peut être beau une photographie avec une très faible profondeur de champ !... Mais encore faut-il pouvoir obtenir cet effet dès la prise de vue ! J'en ai parlé à plusieurs endroits dans ce site (n'hésitez pas à chercher ici) mais tout le monde ne possède pas un boîtier à grand capteur, tout le monde ne possède pas un objectif très rapide, tout le monde ne possède pas un long téléobjectif, il n'est pas toujours possible de s'approcher plus de son sujet, etc. Il ne reste donc plus que la possibilité de réduire la profondeur de champ au post-traitement... Bien sûr, le résultat sera beaucoup moins bon (car pas très naturel), quel que soit le logiciel utilisé, mais cela pourra toujours apporter un plus à vos photographies, surtout si c'est pour camofler des éléments indésirables dans le champ !...

Pour la démonstration, je vais utiliser PaintShop Pro 5 (pour Windows 3 !!!) pour la première technique et Photoshop pour la deuxième, mais j'aurais tout aussi bien utiliser The GIMP ou même PaintShop Pro 5 pour les deux, tous les logiciels sérieux vous offriront les mêmes outils et donc les mêmes possibilités !...

Pour avoir une chance de réussir cet "exploit", vous aurez besoin d'une image avec un sujet identifiable bien net) et d'une certaine distance entre celui-ci et votre arrière-plan. Il doit sembler logique que la profondeur de champ puisse être peu profonde, donc l'image d'un sujet plat contre un mur ne sera pas convaincante.

Votre profondeur de champ devrait être éditée en deux temps : d'abord l'environnement (tout sauf le sujet), puis le sujet lui-même.

Je vais reprendre cette image (par exemple) :

En soi, elle n'est pas nulle mais, l'utilisation du téléobjectif et de la faible distance séparant l'animal du mur (et du feuillage franchement pas africain !) fait beaucoup trop zoo (OK, c'est bien dans un zoo qu'elle a été prise, mais tout de même !). On va donc essayer de réduire la profondeur de champ pour masquer ces éléments indésirables.

Pour ce faire, il existe plusieurs techniques.

-> La plus simple et la plus rapide qui est également la moins convaincante :
1) Vous dupliquez le calque de façon à ne pas modifier l'image originale.

2) Vous créez un masque autour de l'animal...

...en pensant à bien respecter une zone nette devant représenter la profondeur de champ...

3) Inversez la sélection (puisque ce masque a sélectionné l'animal !) et...

... appliquez un "flou de l'objectif" (ou, à défaut, un flou gaussien) de valeur élevée.

4) Et voilà le travail :

Ce n'est pas trop mal, non ? Vous pouvez modifier la transparence de votre calque pour régler précisément le flou, vous pouvez également adoucir un peu la "frontière" entre la zone nette et la zone floue, mais l'idée y est !...

-> La même technique mais un peu plus évoluée et donc plus convaincante :
1) Dupliquez la couche de base et cliquez sur Filtre | Flou | Flou de l'objectif. Nous allons appliquer un flou d'objectif sur la couche dupliquée, puis la masquer afin que la version originale (nette) en dessous puisse apparaître de manière sélective.

2) Ajustez vos réglages de flou de l'objectif comme vous le souhaitez, notamment le rayon car cela détermine la force. Généralement je préfère flouter trop que trop peu, car on peut toujours réduire l'opacité du calque si on est allé trop loin. Cliquez sur OK pour appliquer le filtre et revenir à l'image.

3) Ajoutez un masque de calque à votre image et sélectionnez l'outil Dégradé, en vous assurant que les paramètres que vous avez reflètent ce qui est indiqué ci-dessous :

L'outil Dégradé aidera à créer une transition uniforme entre les zones floues et les zones nettes. Pour localiser facilement le dégradé à créer, il est recommandé de diminuer l'opacité du calque supérieur...

l'outil dégradé sélectionné, cliquez et faites glisser (sur votre masque de calque) la zone que vous souhaitez déflouter. Cela "percera un trou" dans le calque supérieur afin que la photo originale (nette) soit visible, avec une transition douce entre le calque flou et l'image originale - cela recréera le flou graduel que vous voyez lorsque vous utilisez une faible profondeur de champ. Votre masque de calque devrait ressembler à celui de la figure ci-dessus dans laquelle on voit en rouge le masque du filtre dégradé.

4) Sélectionnez l'outil pinceau avec le premier plan en noir et arrière-plan en blanc. Nous allons utiliser cet outil pour personnaliser notre masque de calque de façon à ce que le rhinocéros soit totalement net.

Avec une taille de pinceau adaptée au sujet, une opacité réglée à 100% et un niveau de dureté d'environ 50% pour commencer, tracer le tour du sujet. Vous pouvez ajuster la dureté si nécessaire, si la transition entre l'arrière-plan flou et le bord du sujet est trop douce ou trop nette. Bien sûr, pour couvrir le rhinocéros plus facilement, il ne faut pas hésiter à jouer sur la transparence du calque supérieur !... Dans la représentation ci-dessus mon calque a retrouvé son opacité à 100%. En regardant mon masque de calque (un peu hâtif) vous pouvez avoir une meilleure idée de ce que nous essayons d'accomplir. Les zones en rouge masquent la couche de flou et permettent à l'image originale de percer. Les tons de rouge variables que vous voyez représentent la transition progressive entre les couches que nous avons appliquées avec l'outil de dégradé.

5) Et voilà le travail !

Ce n'est pas trop mal, non ? J'aurais pu camoufler un peu plus les roches situées à la tête de l'animal, mais cela n'a aucune importance dans le cadre de cet article.

Avec cette méthode, le résultat est très acceptable (moins que la vraie limitation de profondeur de champ obtenue à la prise de vue).

6) Postface :
Essayez différentes tailles de pinceau et différents niveaux d'opacité de calque, et n'ayez pas peur de modifier les paramètres détaillés ici pour obtenir les résultats que vous souhaitez. Rappelez-vous que les tutoriels ne sont, au mieux, que des guides, pas des règles à suivre !...

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CRÉER UNE BRUME EN POST-PRODUCTION

Quelle drole d'idée de proposer un tel travail de post-production alors que le photographe amateur a plutôt tendance à courir après des paysages ensoleillés !... Et bien détrompez-vous, c'est toujours quand vous souhaitez de la brume que mère Nature se débrouille pour vous en priver !... Ah, vous avez remarqué aussi !... Qu'à cela ne tienne, rien n'est plus simple à faire en post-traitement...

Lors du tuto précédent (réduction logicielle de la profondeur de champ) j'avais utilisé Photoshop, donc pour équilibrer les choses, je vais utiliser GIMP aujourd'hui ! Remarquez que la procédure sera la même avec Photoshop ou tout autre logiciel offrant les mêmes outils.

Vous avez créé une belle photographie hivernale mais elle serait beaucoup mieux dans la brume, en deux coups de cuiller à pot, vous aurez résolu votre problème, voici comment :

Image originale:

Image finale :

Voici la procédure (simplissime !) :

Ouvrir votre image originale dans GIMP

Faire un clic droit sur la vignette du calque de votre image et valider «Nouveau calque»

Sélectionner la couleur d'avant plan en blanc, sélectionner le pot de peinture et remplir de blanc le calque à peine créé. Puis faire un clic droit sur la vignette du calque que vous venez de peindre en blanc et valider «Ajouter un masque de calque». Vous pouvez initialiser ce masque comme vous le voulez, la valeur par défaut (blanc) fonctionnera parfaitement.

Sélectionner l'outil dégradé (à gauche de ma capture d'écran) et le configurer en linéaire (dans le cadre des options des outils en dessous). Faire un clic gauche à l'endroit sensé se trouver au plus près de l'appareil photo sur votre image (en bas dans le cas de mon exemple) et sans relâcher le clic, déplacer la souris jusqu'à l'autre extrémité de l'image. Quand vous relâchez le clic, le travail est terminé (si, si !), il ne reste plus qu'à exporter l'image finale dans le format de fichier que vous souhaitez...

Vous aurez créé une brume très réaliste, absente en bas et de plus en plus dense au fur et à mesure que vous montez dans l'image.

Je ne dis pas que l'image finale est meilleure que l'image originale, elle est totalement différente et répond mieux à votre souhait d'origine.

ATTENTION toutefois, vous devriez toujours considérer le sujet de votre paysage avant d'ajouter de la brume... l'effet ne fera pas juste sur toutes les photos. Choisissez une image prise soit un jour couvert ou pendant l'heure dorée, encore mieux en hiver (comme dans notre exemple), dans tous ces moments où la brume est la plus plausible. Une photo du parc municipal en plein été à midi avec un soleil de plomb directement au-dessus ne fera pas exactement une situation brumeuse convaincante !...

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SIMULER UN FILTRE DÉGRADÉ EN POST-PRODUCTION

Pour qui fait de la photographie argentique, le filtre dégradé est quasiment indispensable !... En photographie numérique il est possible de simuler un tel filtre en post-production et... en 30 secondes !...

Pour la démonstration, je vais utiliser une photo volontairement inutilisable :

1) Ouvrez votre image dans votre logiciel de post-production préféré (Photoshop, GIMP ou autre).
2) Créez un nouveau calque.
3) Sélectionnez l'outil dégradé et créez un dégradé sur le calque supérieur.

4) Il suffit de modifier le mode de fusion du calque "dégradé" en Densité linéaire + .
5) Modifiez maintenant la transparence du calque "dégradé" pour obtenir l'effet que vous préférez.
Et voilà le résultat :

Remarquez que j'ai créé ici un "filtre" dégradé gris neutre, mais on pourrait tout aussi bien créer un filtre dégradé bleu ou tabac (ou n'importe quelle autre couleur !)...

...simplement en remplaçant le noir (source du dégradé) par la couleur que vous voulez...

Quand on connait le prix d'un filtre dégradé, c'est tout de même plus cool de le simuler... et si facilement, surtout !...

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UN AUTRE MONOCHROME EN POST-PRODUCTION

Avez-vous déjà vu ces photos monochromes, non pas celles « bêtement » noir et blanc mais noir et jaune ou noir et rose etc. ? Vous aimeriez en faire autant ? Rien de plus simple et de plus rapide en post-production ! C'est ce que nous allons voir aujourd'hui.

Certes, pour ceux qui faisaient déjà de la photo argentique, certains d'entre eux du moins, les plus curieux et les plus fous (dont moi) ont essayé de faire de la photo couleur en plaçant un filtre coloré pour le noir et blanc devant l'objectif et ainsi obtenir également un effet proche sinon identique. D'autres (les plus riches) pouvaient obtenir cet effet sous agrandisseur couleur en créant volontairement une très forte dominante colorée, mais le sujet n'est pas là... nous parlons de labo numérique dans cette page !...

Donc, prenons une image N&B au hasard :

- Nous allons l'ouvrir dans Photoshop, GIMP ou autre. Pour la démo, je vais utiliser Photoshop.
- Puis sélectionner tout le contenu de l'image (Menu : Sélection/Sélectionner tout) et copier la sélection (Menu : Édition/Copier).

Outils Photoshop :


- Maintenant, créons un calque au dessus de l'image (Outil Photoshop : 1).
- Ce calque, il va falloir le colorer de la couleur que vous souhaitez à l'aide de l'outil Pot de peinture. Pour la démo, j'ai utilisé le rouge.
- Sur le masque coloré, collez en place ce que nous avons enregistré en début de manipulation (Menu : Édition/Collage spécial/Coller en place). Vous pouvez créer un masque (Outil Photoshop : 2). Mais coller en place le fera pour vous !...
- Il faut maintenant modifier le mode de fusion du calque en lumière linéaire avec une opacité de 100%.

Vous pouvez LARGEMENT vous contenter de cela ! Mais poussons un peu plus loin...

- Diminuons l'opacité interne du calque (Fond) à votre convenance (perso j'ai utilisé 69%).
- Ajoutez un calque de réglage (Outil Photoshop : 3) et sélectionnez le calque "vibrance".
- Réglez la vibrance à +100 et modulez la saturation à votre convenance (perso j'ai utilisé -3).
- Reste à aplatir l'image (Menu : Calque/Aplatir l'image) et à l'enregistrer !... et c'est tout !!!...

Discutons un peu du choix de l'image monochrome N&B.
Cet effet sera optimal si la photo N&B présente des zones denses (sombres) et très peu (voire pas du tout) de zones blanches brulées. Plus vous aurez un nombre important de nuances de gris et plus l'effet sera intéressant ! En effet, les zones blanches brulées paraîtront... blanches brulées donc ce ne sera plus un monochrome stricto sensu ! Voyez les zones très lumineuses du ciel de ma photo d'exemple, elles sont limites !... En effet, si je m'étais arrêté à la première partie de la manip, je n'aurais pas obtenu un vrai monochrome !!!

Voilà, essayez avec toutes les couleurs que vous voulez et amusez-vous bien !...

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SIGNER VOS PHOTOS (OU AUTRE)

Marquer ses photos permet de limiter (si peu !) le détournement de ses œuvres, mais surtout permet de marquer sa propriété de création. Il y a 36 moyens de signer ses images, il est impossible de tous les traiter (!!!) mais je vais vous donner ma ligne de réflexion et finalement la création de ma signature sur mes photos et mes textes.

Il faut envisager cette création en fonction du matériel dont on dispose. Mais, quel que soit son matériel, on peut s'inspirer de toutes ces techniques et les adapter à ses propres besoins.

1) Vous possédez une tablette graphique ou un écran d'ordinateur gérant l'utilisation d'un stylet :
Dans votre logiciel de traitement d'image, vous utilisez le stylet pour simplement signer en noir sur un fond blanc. Puis vous transformez le blanc en transparent et il ne vous reste plus qu'à coller une couche contenant cette signature sur chacune de vos photos.

2) Vous possédez un scanner :
Créez une signature au crayon de papier gras, au feutre gras, à la plume, etc... sur une feuille de papier blanc. Il suffit de scanner cette signature, de transformer le blanc en transparent et faire comme précédemment.

3) Vous ne possédez qu'un appareil photo numérique (même un compact bas de gamme et même un smartphone) :
Créez une signature au crayon de papier gras, au feutre gras, à la plume, etc... sur une feuille de papier blanc. Il suffit d'éclairer uniformément votre feuille et de la photographier. Puis, dans votre logiciel de traitement d'image, vous ouvrez votre photo, vous transformez le blanc en transparent et il vous suffit de faire comme précédemment. Attention ! Lorsque vous photographiez votre signature, veillez à bien placer l'axe optique de l'objectif de votre appareil photo numérique parfaitement perpendiculaire à la feuille de papier !...

Tuyaux :
— Si vous entrez dans les cas 2 ou 3, utiliser un papier à grain (texturé) permet d'obtenir une signature à effet.
— Personnellement, j'ai décidé de ne pas transformer tout le blanc en transparent mais de conserver une bordure blanche opaque (de quelques pixels d'épaisseur) autour du trait de la signature. Pour y arriver, il suffit de sélectionner le blanc pur (tolérance 0%) pour la transformation en transparent, le dégradé (inévitable) allant du trait au blanc pur ne sera pas sélectionné et paraitra blanc (même si pas blanc pur !) opaque en fin de procédure.
— Au moment de signer, créez une grande signature... cela simplifiera les étapes suivantes, quitte à redimensionner (réduire) le résultat.
— Selon votre logiciel de traitement d'image, vous pouvez avoir la possibilité de créer une brosse représentant votre signature. Cela vous permettra de tamponner directement votre signature sur vos images sans créer de nouvelle couche et sans devoir importer l'image de votre signature... Je ne vais pas vous expliquer comment créer cette brosse dans la mesure où la procédure dépend du fonctionnement de chaque logiciel... Autre avantage de la brosse : vous pouvez modifier la couleur du trait de votre signature simplement en modifiant la couleur de premier plan dans votre logiciel... cela étant impossible avec l'autre technique...

Vous voyez à quel point c'est simple et à quel point le résultat est intéressant... reste à tester et à s'amuser jusqu'à obtenir exactement ce que vous souhaitez...

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LE FAUX HDR POUR DONNER DU VOLUME AUX IMAGES

HDR signifie High Dynamic Range = large plage dynamique. C'est fondamentalement une image qui regroupe dans une seule image des tonalités très différentes qu'il est théoriquement impossible de faire cohabiter, avec des noirs très foncés et des blancs très lumineux. Cela crée un fort contraste entre les couleurs et les tons. C'est la raison pour laquelle les photos HDR semblent si artificielles et pourquoi nombre de photographes n'apprécient pas cette technique. Le HDR est généralement obtenu en prenant deux images (ou plus) avec différents paramètres d'exposition, une photo étant sous-exposée, et l'autre surexposée. Ensuite, vient un gros travail de peaufinage et de rendu dans les logiciels de post-production (sauf si on utilise des logiciels dédiés HDR). J'en ai déjà parlé dans d'autres articles, vous pouvez rechercher ici, je n'y reviendrai pas. Par contre, on peut s'inspirer de ces techniques pour créer un faux HDR sur une seule image pour donner un peu plus de volume à certaines images un peu trop plates. Je vais utiliser Photoshop ici, mais n'importe quel logiciel fera très bien l'affaire...

Je vais partir de cette image par exemple. Elle est bien telle qu'elle est, mais elle illustrera parfaitement ce que pourra apporter le faux HDR et ce en quelques secondes de travail seulement !...

1) Ouvrez votre image dans Photoshop (ou autre !)
2) Dupliquer DEUX FOIS votre image
3) Sélectionnez le calque du milieu et modifiez son mode de fusion en « Superposition »
4) Transformez le calque du milieu en Noir et Blanc via le menu « Image | Réglages | Désaturation »
5) Inversez le calque du milieu par le menu « Image | Réglages | Négatif »
6) Ajoutez un flou gaussien au calque du milieu par le menu « Filtre | Atténuation | Flou gaussien ». Choisissez un rayon compris entre 20 et 50 (généralement, je trouve que 25 c'est déjà très bien !).
7) Sur le calque du dessus, modifiez le mode de fusion en « Lumière linéaire »
8) Il ne vous reste plus qu'à modifier l'opacité du calque supérieur jusqu'à obtenir le résultat souhaité. Pour cet exemple, j'ai choisi une opacité de 80%.

9) Il ne reste plus qu'à fusionner les calques via le menu « Calque | Fusionner les calques visibles »
10) Et puis c'est tout !... Étonnant non ?

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CONTOURNER LA GALÈRE DE LA SÉLECTION

Cet article fait suite à un mail de Régis M.

Quel que soit le logiciel utilisé, quiconque souhaite faire de la post-production doit être capable d'effectuer une sélection, soit pour changer la couleur d'une zone de l'image, soit pour effacer une zone de l'image, soit pour dupliquer une zone de l'image, et allez savoir quoi d'autre, il n'y a de limite que les besoins de chacun. Seulement voilà, une sélection qui n'est pas strictement carrée ou rectangulaire est systématiquement une galère sans nom ! Il existe plusieurs techniques, mais aucune n'est franchement plus simple ou plus rapide qu'une autre !... À moins que... voyons ce que l'on peut faire en fouillant un peu dans les outils de nos logiciels... J'utilise généralement cette technique avec JASC PaintShopPro 5 (logiciel de Windows 3 ! Autant dire que cela fonctionnera avec n'importe quel logiciel graphique évolué !...) mais puisque parmi vous il y a certainement plus de possesseurs de Photoshop que de PSP 5 (c'est un comble !), je vais décrire la manip' avec le mastodonte de la post-prod' et vous allez immédiatement vous réconcilier avec les sélections...

Pour l'exemple, je vais prendre une image quelconque et je vais effectuer une post-production stupide mais qui pourra vous montrer à quel point c'est simple et rapide !...

Comme toujours avec Photoshop, on ouvre l'image et on copie le fond dans un nouveau calque (Ctrl-J) pour ne pas modifier définitivement notre image originale.

On effectue un zoom (200% ou plus) sur l'endroit que l'on veut sélectionner. On choisi l'outil « Mode Masque », et il suffit de peindre en noir sur la zone que l'on souhaite sélectionner.

Plus le zoom sera important (mais pas exagéré pour autant !) et plus la sélection pourra être approximative sans être péjorative à taille réelle !... En cliquant à nouveau sur « Mode Masque », on obtient sa sélection :

Mais attendez... On a tout sélectionné sauf ce que l'on voulait sélectionner !!! Pas de panique !... Un petit coup de menu « Sélection|Intervertir » va nous remettre sur les rails !...

Voilà, on a effectué facilement et rapidement une sélection nette et précise ! Pour l'exemple (débile !) de cet article, j'ai copié ma sélection, créé un nouveau calque, collé et déplacé ma sélection plusieurs fois puis aplati l'image et ...

... ils sont fous ces romains (comme dirait Obélix !)...

On a effectué une sélection classique qui peut servir à tout, sans trop se casser la tête, avec un résultat parfait et en quelques secondes... Alors ? Je vous avais bien dit que vous alliez vous réconcilier avec les sélections...

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REDONNER VIE À UNE IMAGE PLATE

Tout le monde a, un jour, fait une photo qu'il voulait absolument réussir et... plouf ! Pour 36 raisons imbriquées, on se retrouve face à une image plate !... Dans cette page j'ai déjà donné des pistes pour "sauver" votre image. Je vais aujourd'hui pousser le travail un peu plus loin...

Dans la mesure où je ne fais jamais d'images plates (), j'en ai créée une de toute pièces, juste pour l'exemple :

Bon, OK, même après des semaines de travail, on n'arrivera jamais à en faire un chef d'œuvre, mais c'est pour l'exemple !...

L'histogramme de cette image est :

On va débuter le travail en créant 3 images différentes à partir de celle-ci. Puisque notre image est en format RAW, on va pouvoir créer 3 images avec des expositions différentes : exposition +0, exposition +1, exposition -1. On enregistrera nos images avec des noms différents : 0, 1, 2 par exemple, en format TIFF ou JPEG... pour la démo cela n'a pas beaucoup d'importance !...

Voici l'histogramme des deux autres images :

Nous allons maintenant créer un "faux" HDR à partir de ces 3 images. N'importe quel programme fera très bien l'affaire, je ferai la démo avec Photoshop...

Dans Photoshop, le menu Fichier|Automatisation|Fusion HDR Pro affiche l'interface de création du HDR. Dans la première fenêtre il suffit de renseigner les 3 fichiers à traiter et de valider. Le programme se met à travailler. Mais puisque les 3 images ont les mêmes données EXIF (ou pas d'EXIF du tout selon la façon de les enregistrer), il faut donner des valeurs d'expositions au pif avec une différence de 1 diaph. Par défaut on a f/4 que je conserve pour l'exposition 0, je rajoute 1 diaph soit f/2.8 pour l'image la plus exposée (expo +1) et j'enlève 1 diaph soit f/5.6 pour l'image la moins exposée (expo -1). Le travail automatique se termine avec présentation du résultat dans une nouvelle fenêtre :

Comme vous pouvez le constater, le résultat n'est pas extraordinaire (!!!). Il est vrai que j'ai sauvegardé mes images source en JPEG de faible poids pour le web... si je les avais sauvegardées en TIFF, tout aurait été parfait ! Cela dit, cette fenêtre est là pour ça... je vais donc pouvoir améliorer le résultat !... Une bonne modification des paramètres de Lueur de contour avec lissage des contours et le tour est joué.

Il ne reste plus qu'à régler (modérément !) les valeurs de tons foncés/tons clairs/vibrance/saturation selon vos goûts.

Allons dans le menu Image|Réglage|Niveaux et, sous l'histogramme, on va déplacer le curseur des tons foncés (triangle de gauche) vers la droite pour le placer au niveau de l'extrémité sombre de l'histogramme. Puis on va légèrement déplacer le curseur des tons clairs (triangle de droite) légèrement vers la gauche. Validez quand le résultat vous convient.

Allons maintenant dans le menu Image|Réglage|Vibrance et ajustons la vibrance et la saturation. Ayez la main douce ! Vibrance à +5~+20 et Saturation à +5~+10 maximum !... Puis valider.

Tout cela n'est déjà pas trop mal... on va peut-être pouvoir un peu améliorer le ciel !

Ajoutons un nouveau calque. Puis dans la boîte à outils sélectionnons l'outil Dégradé. On sélectionnera le filtre Densité neutre, puis clic sur la case de couleur inférieure gauche dans la zone Dégradé. Sélectionner Couleur et la palette Couleurs s'ouvrira. Nous cherchons à changer la couleur à un rose / orange semblable à un ciel d'aube.

On dessinera le dégradé de haut en bas puis on modifiera le mode de fusion du calque en Densité linéaire +. Il ne reste plus qu'à modifier l'opacité de ce calque et.... tada !!!

Il ne reste plus qu'à aplatir l'image et à l'enregistrer.

Comme prévu en début d'article, cette image n'est pas devenue un chef d'œuvre, mais avouez qu'elle présente beaucoup mieux qu'à l'origine, non ? Et tout cela en appliquant des techniques toutes bêtes déjà envisagées plus haut dans cette page... C'est bien comme cela que l'on progresse (doucement mais sûrement) en post-production : approfondir toujours un peu plus, très progressivement, chaque technique apprise... Et, au fait, cette transformation a demandé moins de 2 minutes !!!... Intéressant, non ?

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AMÉLIORATIONS BASIQUES D'UNE IMAGE AVEC GIMP

S'il y a une chose qui m'énerve au plus haut point c'est d'entendre qu'hors Photoshop, point de salut en photo numérique ! C'est peut-être vrai pour les professionnels (à vérifier), c'est totalement faux pour les amateurs et passionnés !... Un photographe, si passionné soit-il n'utilisera certainement pas le dixième des capacités de Photoshop !... Et probablement pas plus que la moitié des capacités d'un logiciel de post-production plus grand public! Il est vrai, mea culpa, que j'ai beaucoup utilisé Photoshop dans cette page, aussi je vais m'en détourner aujourd'hui... Donc, dans cet article, je vais recréer les améliorations que souhaitent généralement (dans leur grande majorité) créer les photographes sans utiliser Photoshop. N'étant pas dans la capacité de reprendre tous les logiciels de post-production existants pour faire la démonstration de mes dires, je vais utiliser le plus puissant et le moins cher qui soit : GIMP !... Bien sûr, GIMP sait faire énormément plus de choses que ce dont je vais parler ici, mais ses capacités sortent largement du cadre de cet article !...

L'un des usages les plus communs des logiciels de post-production est la retouche de photographies présentant des défauts : l'image peut être sur ou sous-exposée, penchée, pas nette, etc. GIMP possède (aussi !) de très bons outils pour traiter ces défauts. Je vais vous donner ici une vue générale de ces outils et vous montrer dans quelles circonstances ils sont utiles. Vous ne trouverez pas ici de didacticiels détaillés, vous connaissez déjà (certainement) les procédures à appliquer, mais ces outils sont très intuitifs et il n'est pas nécessaire d'être tenu par la main... Si vous souhaitez en apprendre plus, il vous suffit d'installer l'aide (locale) de GIMP ou, mais c'est moins intéressant, l'aide en ligne. Cette aide vous expliquera tout dans les moindres détails !...

Les choses les plus communes que vous (comme probablement plus de 90% des photographes amateurs) chercherez à faire pour améliorer une photo sont de quatre types :
- améliorer la composition,
- améliorer les couleurs,
- améliorer la netteté,
- supprimer divers artéfacts ou éléments indésirables.

Donc, pris dans l'absolu, toute la puissance de GIMP ne serait pas nécessaire, mais mieux vaut un GIMP puissant et gratuit qu'un XXX beaucoup moins puissant et payant ...

→Améliorer la composition
Redresser une Image
Il est fréquent, quand vous prenez une photo, de tenir l'appareil un peu de travers ce qui donne une image penchée. Et ce n'est pas le seul cas de figure pour obtenir une image de travers, il faudra que je vous écrive un article à ce sujet (vous pouvez chercher ici pour voir s'il est déjà publié à l'heure où vous lisez ces mots). La façon de régler ce problème est d'utiliser l'outil Rotation. Activez-le par un clic simple sur son icône dans la Boîte à outils (ou par le raccourci Maj+R). Faites apparaître les Options de l'outil par un double clic sur son icône et assurez-vous que le bouton « Transformer : Calque » est activé. Si vous cliquez alors sur l'image elle se couvre d'une grille (si Affichage|Afficher les Guides) et une boîte d'information apparaît. Effectuez un cliquer-glisser pour faire tourner l'image. Quand elle vous paraît droite, cliquez sur Rotation ou tout simplement sur Entrée pour valider la modification.

Mais GIMP offre une deuxième possibilité, au résultat que je trouve plus qualitatif : dans les Options de l'outil Rotation, vous pouvez choisir Direction : Correctif (en arrière) [en lieu et place de Normale (en avant)]. Les lignes de la grille représentent alors les lignes de l'image qui seront redressées après rotation. Par exemple, si vous avez la ligne d'horizon de travers, alignez les lignes horizontales de la grille sur la ligne d'horizon, validez, et constatez qu'elle est maintenant horizontale ! Autre exemple, un poteau ou un bord de mur a un air penché, alignez cette fois les lignes verticales de la grille ce dernier et validez...

Après avoir redressé l'image, vous aurez des "trous" triangulaires dans les coins. Vous pouvez les remplir avec une couleur peu voyante (bof), mais le plus simple et le meilleur moyen est de les éliminer en découpant l'image grâce à l'option Rognage: Rogner suivant le résultat dans les Options de l'outil Rotation. Plus la rotation est importante, et plus le rognage sera marqué.

Recadrage
Il est souvent nécessaire de recadrer une photo pour donner plus d'importance à un élément particulier, en le plaçant à un endroit particulier du cadre. La règle classique est de placer l'élément principal au tiers de la distance entre les bords, par exemple placer la ligne d'horizon d'un paysage au tiers inférieur, placer les yeux d'un personnage regardant vers la droite au tiers gauche. Pour cela, l'outil à utiliser est l'Outil de découpage représenté par un bistouri dans la Boîte à outils. Un cliqué-glissé avec cet outil dans l'image vous permet de placer un cadre qui découpera l'image. Quand vous êtes satisfait du nouveau cadrage, cliquez à l'intérieur du rectangle de découpage ou appuyez sur la touche Entrée.

→Améliorer les couleurs
Automatiquement
Malgré les systèmes perfectionnés de contrôle de l'exposition dans les boîtiers modernes, les photos sont souvent sur ou sous-exposées. GIMP vous offre (aussi) toute une variété d'outils pour corriger les couleurs d'une image. Certains sont automatiques et agissent avec un simple clic, d'autres vous fournissent de nombreux paramètres à régler manuellement.

Même si le résultat des outils automatiques est rarement celui que vous espériez, ces derniers vous permettront de faire des essais et vous donneront une idée des possibilités au sein de votre image. Exception faite de Niveaux auto, vous trouverez ces outils dans le menu Couleurs|Auto. Ces outils sont :
Normaliser
Cet outil est utile pour les images sous-exposées : il ajuste toute l'image uniformément de telle sorte que les points les plus clairs soient le plus clair possible sans altérer la teinte et que les points les plus sombres soient noirs. L'ennui, c'est que le taux d'éclaircissement est déterminé par le point le plus clair et le point le plus sombre de l'image, si bien qu'il suffit d'un seul pixel blanc ou noir pour rendre inefficace la normalisation.
Égaliser
Cet outil tente de répartir les couleurs de façon égale dans le spectre des intensités. Il peut régler de façon magnifique un problème de contraste, mais le plus souvent le résultat est très bizarre.
Renforcer les couleurs
Cet outil accroît la saturation des plages colorées du calque actif sans altérer ni la teinte ni la luminosité. Cette commande fonctionne avec les calques des images RVB et les images Indexées, mais pas avec les images en niveaux de gris.
Étendre le contraste
Cet outil ressemble à Normaliser sauf qu'il agit sur les canaux rouge, vert et bleu séparément. Il a souvent pour effet de réduire les dominantes de couleur.
Étendre TSV
Fait la même chose que Étendre le contraste mais agit sur l'espace de couleur TSV. Il préserve la Teinte.
Balance des blancs
Améliore les blancs et les noirs en éliminant les couleurs extrêmes de l'histogramme et en étalant le plus possible les autres.
Niveaux Auto
On l'obtient par le menu Couleurs|Niveaux ou Outils|Outils de couleurs|Niveaux. Une boîte de dialogue apparaît: cliquez sur le bouton Auto et vous verrez un aperçu du résultat. Cliquez sur Valider pour conserver ce résultat ou sur Annuler pour revenir à l'état précédent.
Si vous pouvez trouver un point dans l'image qui soit d'un blanc parfait et un autre d'un noir parfait, alors vous pouvez utiliser l'outil Niveaux pour un ajustement semi-automatique qui fait souvent du bon travail dans le réglage de la luminosité et des couleurs de l'image. Tout d'abord, démarrez l'outil Niveaux comme indiqué plus haut, puis repérez les trois boutons porteurs d'un symbole de pipette. Si vous placez le pointeur de la souris sur celui de gauche, son info-bulle vous indique « Pointez le point noir ». Cliquez dessus puis cliquez sur un point parfaitement noir de l'image. Puis agissez de même avec le bouton de droite pour prélever le point blanc (et de même avec le bouton du milieu pour le point gris). Si vous êtes satisfait du résultat, cliquez sur Valider sinon cliquez sur Annuler.

Manuellement
Nous avons vu les ajustements automatiques des couleurs : s'ils ne vous conviennent pas, c'est le moment d'utiliser l'un des outils interactifs. Ils sont accessibles par le menu Couleurs|Nom de l'outil. Une fois l'outil sélectionné, sa boîte de dialogue apparaîtra directement.

Problèmes de sur ou sous exposition
L'outil le plus simple à utiliser dans ce cas est l'outil Luminosité-Contraste. Mais si c'est l'outil le plus simple, c'est aussi le moins puissant... mais il est suffisant dans la plupart des cas. Il est surtout utile pour corriger les sur et sous-expositions mais ne convient pas aux corrections de dominante de couleur.

L'outil propose deux curseurs, un pour la luminosité et l'autre pour le contraste. Si l'option Aperçu est cochée, vous verrez vos modifications dans l'image. Une fois satisfait du résultat, cliquez sur Valider sinon cliquez sur Annuler.

Un outil plus perfectionné et un peu plus compliqué pour corriger les problèmes d'exposition, est l'outil Niveaux. Sa fenêtre semble compliquée, mais, pour ce qui nous intéresse ici, vous n'avez à vous occuper que de la zone Niveaux d'entrée, avec les trois curseurs triangulaires situés sous l'histogramme.

Un puissant outil de correction des problèmes d'exposition est l'outil Courbes. Il permet de cliquer-glisser des points de contrôle sur une courbe pour créer une fonction corrélant les niveaux de luminosité d'entrée à ceux de sortie. L'outil Courbes peut aussi réaliser les fonctions des outils Luminosité-Contraste et Niveaux.

L'approche la plus puissante pour ajuster la luminosité et le contraste est de créer un nouveau calque au-dessus de celui sur lequel vous travaillez et de fixer le Mode pour le calque du dessus sur Multiplier dans la boîte de dialogues Calques. Le nouveau calque sert alors de « contrôle de gain » pour le calque du dessous avec le blanc donnant le gain maximum et le noir un gain nul. Ainsi en peignant sur le nouveau calque, vous pouvez ajuster sélectivement le gain de chaque partie de l'image, ce qui permet un réglage très fin. Vous ne devriez peindre qu'avec de légers dégradés, car de brusques variations de gain donnent des transitions violentes sur l'image. Ne peignez qu'avec des dégradés de gris, pas de couleurs, à moins que vous ne vouliez créer des décalages de couleurs. Multiplier ne peut qu'assombrir et n'est donc utile que sur les photos sur-exposées.
Le Mode pour le calque du dessus sur Diviser a l'effet inverse à celui de Multiplier : il éclaircit. Voici un truc très utile pour faire ressortir les détails dans les zones sombres de l'image : 1) Dupliquer le calque. 2) Désaturer le nouveau calque. 3) Appliquer un flou gaussien avec un grand rayon (100 ou plus). 4) Régler le Mode dans le Dialogue des Calques sur Diviser. 5) Contrôler le taux de correction en ajustant l'opacité dans le Dialogue des Calques, ou en utilisant les outils Luminosité-Contraste, Niveaux ou Courbes sur le nouveau calque. 6) Une fois satisfait du résultat, utilisez le bouton Fusionner vers le bas pour combiner le calque de contrôle et le calque original en un seul calque.
Outre Multiplier et Diviser vous pouvez utiliser les autres modes de combinaison comme Éclaircir, Assombrir, Lumière douce... Mais plus il y a de possibilités et plus le choix est cornélien... vous risquez de passer des heures à jouer avec tous les paramètres... et ce n'est pas le but du jeu !!!...

Ajuster la Teinte et la Saturation
Si une image présente une dominante de couleur, trop de bleu ou trop de rouge, la façon la plus facile de la corriger est d'utiliser l'outil Niveaux, en ajustant les niveaux individuellement dans les canaux rouge, vert et bleu. Si vous n'y arrivez pas, essayez l'outil Balance des couleurs ou l'outil Courbes, mais ils sont plus difficiles à utiliser. Il peut être difficile de dire si vous avez ajusté correctement les couleurs. Une méthode objective est de trouver dans l'image un point qui devrait être blanc ou gris. Activez l'outil Pipette et cliquez sur le point : la fenêtre de la pipette s'ouvre. Si la couleur est bien ajustée, sans dominante, les valeurs doivent être égales dans les trois canaux de couleur. Sinon, vous voyez aussitôt la correction à apporter.

Si votre image paraît délavée, essayez l'outil Teinte/Saturation qui offre trois curseurs pour manipuler séparément la teinte, la luminosité et la saturation. L'augmentation de la saturation a toutes les chances d'améliorer la qualité de l'image. Il est souvent nécessaire d'ajouter un réglage de la luminosité. L'outil Teinte/Saturation offre aussi la possibilité d'ajuster des intervalles limités de couleur (en utilisant les boutons en haut de la fenêtre), mais si vous voulez garder un aspect naturel à votre photo, mieux vaut ne pas les employer.

Même si une image n'est pas surexposée, vous la rendrez souvent plus attrayante en augmentant un peu sa saturation. Avec les photos sous-exposées, le problème est inverse, il y a trop de saturation. Dans ce cas, l'outil Teinte/Saturation convient aussi.

→Augmenter la netteté
Problème de mise au point
Si la mise au point est défectueuse ou si vous avez bougé lors de la prise de vue, vous obtenez une image floue. Si le flou est important, vous ne pourrez rien faire quelle que soit la technique utilisée (je l'ai prouvé plus haut sur cette page !). Mais si le flou est léger, vous devriez pouvoir l'améliorer (mais pas le corriger totalement !). Le filtre Renforcer la netteté convient parfaitement. Vous y accéder par le menu Filtres|Amélioration|Renforcer la netteté. Il y a trois paramètres, Rayon, Quantité et Seuil. Les valeurs par défaut conviennent le plus souvent (sympa non ? ). L'augmentation du rayon et de la quantité augmente la force de l'effet. Mais n'exagérez pas car vous augmenterez le bruit de l'image avec apparition d'artéfacts.

Il arrive que Renforcer la netteté soit cause de distorsion de couleurs là où il y a de forts contrastes. Vous pouvez alors avoir un meilleur résultat en décomposant l'image en plusieurs calques Teinte- Saturation-Valeur (TSV), en appliquant Renforcer la netteté uniquement sur le calque Valeur, et recomposer. Cela marche parce que l'œil humain voit mieux les différences de luminosités que les différences de couleurs.

Proche du filtre Renforcer la netteté, le filtre Augmenter les contrastes est moins perfectionné mais dans certains cas, vous obtiendrez de bons résultats en renforçant la netteté de zones très limitées de l'image en utilisant l'outil Flou/Netteté en mode Augmenter la netteté. Il vous permet de rendre plus nettes des zones de l'image en les peignant avec une brosse quelconque mais ne forcez pas (!!!) le résultat serait horrible, avec un aspect de flocons...

Réduction du grain (du bruit, en fait !)
Quand vous prenez une photo dans des conditions de lumière faible (par exemple) l'appareil photo ne peut pas réunir assez d'information pour estimer précisément la couleur de chaque pixel, d'où un aspect granuleux de l'image. Vous pouvez faire disparaître ce grain en rendant l'image un peu floue (mais pas trop !!!), mais au prix d'une perte de netteté. Deux approches vous permettent d'avoir un meilleur résultat. La meilleure, si le grain n'est pas très marqué, est le filtre Flou gaussien sélectif, en réglant le rayon sur 1 ou 2 pixels. L'autre approche est le filtre Anti-parasites. Il dispose d'un Aperçu vous permettant de tester différents réglages. Mais si le grain est vraiment important, il ne vous restera plus qu'à corriger manuellement chaque défaut avec les outils de peinture... autant dire, jeter la photo et la refaire !...

Supprimer les objets non désirés
Il y a deux types d'objets que vous aurez souvent à supprimer d'une image : d'abord les traces de poussière sur le capteur, des cheveux ou des rayures sur une photo scannée ou carrément des choses qui étaient réellement présentes lors de la prise de vue mais que vous préféreriez faire disparaître car perturbateurs, comme des fils électriques, un personnage, un panneau de signalisation, une bouche d'incendie, etc...

Supprimer les parasites
Un bon outil pour supprimer les divers types de mouchetures est le filtre Anti-parasites que vous trouverez dans le menu Filtres|Amélioration|Anti-parasites. Très important : pour utiliser efficacement ce filtre commencez par créer une petite sélection autour du parasite, assez grande cependant pour que le filtre puisse bien distinguer le parasite de son environnement. Appliquez le filtre et voyez ce que donnent les variations de réglage dans l'Aperçu. Si vous avez de la chance, vous trouverez rapidement le réglage qui supprime le parasite sans altérer son environnement, sinon... patience et longueur de temps !.... Plus le parasite diffère de son environnement et meilleur sera le résultat. Si ça ne marche pas, annuler le filtre, créez une nouvelle sélection et réessayez. Si vous avez plusieurs artéfacts sur l'image, il faudra appliquer l'anti-parasites sur chacun d'eux, individuellement.

Supprimer les indésirables
La meilleure méthode pour supprimer les objets indésirables -et perturbateurs- d'une image est l'outil Clonage qui vous permet de peindre sur une partie de l'image les pixels que vous aurez prélevés ailleurs, même sur une autre image au besoin. Il faut bien sûr prélever une partie d'image pouvant s'intégrer aussi parfaitement que possible à son nouvel emplacement. Par exemple, si vous voulez supprimer un personnage marchant sur une plage déserte, vous n'aurez pas de mal à trouver une partie de la plage pouvant recouvrir le personnage sans que le raccordement soit visible... si vous voulez faire disparaitre une personne admirant un tableau dans un musée ce sera beaucoup plus compliqué (voire impossible !).

Un autre outil, proche de l'outil Clonage mais plus pratique est l'outil Correcteur qui convient bien à la suppression des petits défauts.

Suppression des yeux rouges
Quand vous prenez une photo au flash d'une personne qui regarde vers l'appareil, les yeux peuvent prendre un aspect rouge désagréable. Les appareils modernes ont un mode spécial permettant de limiter cet effet, mais pas toujours complètement. GIMP est doté d'un filtre spécial pour la Suppression des yeux rouges situé dans le menu Filtres|Amélioration|Suppression des yeux rouges. Sélectionnez la partie rouge à supprimer puis lancez le filtre. Agissez sur le curseur Seuil pour obtenir la bonne couleur.

Voilà, en gros, c'est tout ! Maintenant que mon article est terminé, je m'aperçois que tout ce que j'ai écrit ici peut également servir à utiliser correctement Photoshop ou un autre logiciel puissant de post-production, même si ce n'était pas le but premier !...

Bien sûr qu'avec des logiciels vraiment grand public (et payants), voire avec certains logiciels gratuits bien plus simples à utiliser (que je ne connais pas forcément !), vous pourriez aboutir aux mêmes résultats sans vous inquiéter plus que cliquer sur un bouton ou une entrée de menu, mais le but de cet article étant de montrer que tout le monde peut faire de la post-production de base (et même beaucoup plus !) sans avoir recours à Photoshop, le contrat est respecté !... Installez GIMP sur votre ordinateur si ce n'est pas encore fait, installez l'aide intégré (c'est une option !), suivez le contenu de mon article et complétez-le avec l'aide de GIMP, vous serez le plus heureux des photographes !...

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CONVERTIR UNE PHOTO NUMÉRIQUE EN PHOTO ARGENTIQUE COULEUR ANCIENNE

Le retour à la photo argentique est une véritable lame de fond chez les amateurs mais nous n'avons pas tous les moyens, la possibilité ou l'envie d'acheter du matériel argentique et des films (même périmés) mais il est toutefois possible de se faire plaisir en imitant une photo couleur ancienne avec des images créées en numérique et ce en une minute... Cette manipulation assez simple pourra théoriquement être mise en œuvre avec un grand nombre de logiciels de post-production mais je vais vous montrer la procédure avec Photoshop.

Voici l'image d'origine :

Et voilà le résultat final :

Sympa non ? Alors, voyons comment faire cela :

1) Vous ouvrez votre image originale et, immédiatement, comme toujours, vous la dupliquez (Ctrl-J). Quand cela est fait, vérifiez que le calque que vous venez de créer est actif (surligné), sinon, cliquez dessus !...
2) Cliquez sur l'outil de sélection rectangulaire et sélectionnez la moitié gauche de l'image.

3) Ne vous posez aucune question et colorez cette partie sélectionnée avec une couleur rouge. Vous pouvez tester plusieurs nuances de rouges, j'ai pris un rouge primaire et cela fera très bien l'affaire !

4) Avec le menu Sélection|Intervertir, sélectionnez l'autre moitié de l'image. Choisissez une couleur verte, toujours sans vous poser de question et remplissez la partie sélectionnée de vert. Voilà ce que vous obtenez :

Nous sommes très loin de ce que je vous avais promis, mais pas de panique... on y vient !

5) Masquez le calque que vous venez de colorier en cliquant sur l'œil situé devant son nom sur la page des calques. Puis, faites

Menu Image|Réglages|Correspondance de la couleur... et sur la fenêtre qui apparait :

Dans la partie intérieure (Statistiques de l'image) veuillez renseigner la source et le calque. Dans la partie supérieure, validez la case à cocher « Ignorer la sélection lors de l'application des réglages » (sinon cela ne fonctionnera pas !). Cliquez sur OK. L'image va vous apparaitre très bizarre (!!!) mais pas de panique... Jouez avec la valeur de « Fondu » jusqu'à obtention de quelque chose qui vous convienne et... l'aspect ancien est... terminé !...

6) Reste à donner du grain photographique à l'ensemble et le tour sera joué ! Dans un article précédent, je vous ai donné la technique du grain par le papier de verre... allez donc relire l'article (ici) si vous n'avez pas conservé la superbe trame que je vous avais proposée !

Avec l'arrière-plan actif, créez un nouveau calque (qui se placera automatiquement au-dessus de l'arrière-plan). Et importez votre trame de papier de verre sur ce calque (un glisser/déposer depuis le répertoire où se trouve le fichier de la trame fera très bien l'affaire).

Vue la taille de l'image à traiter (taille réelle pour le site !), j'ai choisi une trame à petits grains. Il ne reste plus qu'à modifier l'opacité du calque qui porte la trame jusqu'à une valeur qui réponde à vos attentes et... Voilà, c'est fait !...

7) Effacez le calque rouge et vert, aplatissez l'image (Image|Calques|Aplatir) et enregistrez le résultat !

C'est tout ! Cela prend plus de temps à expliquer qu'à faire en réalité... donc prenez du plaisir en créant ces photos « anciennes »...

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