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Dans cette partie du site je vais essayer d'envisager un aspect de la photographie qui intéresse énormément d'amateur et qui, malheureusement, semble en frustrer plus d'un vu le nombre de mail que je reçois régulièrement !... Il est vrai que le sujet paraît simple en apparence alors que la diversité des situations et des besoins est pour le moins à même de désarçonner nombre d'entre nous !... Voyons ce que nous allons pouvoir en dire :

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ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

La Photographie itinérante, qu'est-ce que c'est ? Le Matériel
La Gestion des images en déplacement Ce qu'il ne faut pas faire !
Cas particulier : la photo argentique en international Quelques conseils avant de prendre la route

LA PHOTOGRAPHIE ITINÉRANTE, QU'EST-CE QUE C'EST ?

Si je vous dis que c'est l'ensemble des photographies que l'on crée dans un endroit non défini je vais entendre une clameur, mon auditoire qui va s'exclamer « Quoi ? C'est tout ? Mais en même temps, si on ne le sait pas !... »

Bref soyons sérieux ! Je considère comme photographie itinérante toute activité photographique qui n'a pas lieu dans un studio, studio au sens large, il peut s'agir d'une pièce provisoirement dédiée à la photographie, voire simplement un coin de table pour faire de la macrophotographie. Partant de cette définition, le champ de la photographie itinérante est très vaste :
—> la balade photographique « à thème » où on choisit un sujet par avance et on essaye de trouver, dans un temps imparti, les éléments qui répondent au thème. Un exemple ? Les orchidées... Je n'ai pas pris cet exemple au hasard, j'ai été confronté au problème il y a quelques temps, les orchidées ça ne manque pas, même en France, même en Lorraine, mais les représentants de cet ordre, chez nous, sont d'une taille plus que ridicule ! D'où des déplacements perpétuels, tête baissée, yeux écarquillés à scruter la moindre touffe d'herbe !...
—> la balade photographique « libre » où on va là où le vent nous mène à la recherche d'images intéressantes
—> la photographie de rue
—> le « reportage photographique » au sens large
—> la photographie de voyage
—> la photographie de sport où on se déplace là où se produit une manifestation sportive
—> la chasse photographique
—> la photo de mariage
—> etc...

Pourquoi m'amuser à lister les types de photographies itinérantes ? Tout simplement pour introduire le paragraphe suivant : le matériel.

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LE MATÉRIEL

Selon le type de photographie itinérante prévu, le type et la quantité de matériel à emporter est très différent ! Si, d'emblée, vous pensez le contraire, poursuivez la lecture sur quelques lignes au moins et vous verrez à quel point ce paragraphe est important !...

Le studio délocalisé

Comme vous le savez (pour avoir lu les autres pages de mon site), je possède et utilise beaucoup de matériel argentique en moyen format. Depuis que le numérique a envahi la planète photographie, il m'a également contaminé et mes appareils moyen format argentiques ont été retranchés dans ce qu'ils savent faire le mieux... le portrait, la mode, le studio donc... Mais seulement voilà, ne possédant pas de studio à proprement parler, je me vois obligé (le mot est bien grand dans la mesure où j'aime énormément cela !) de faire des séances de studio en plein air !... Uniquement l'été s'entend car mes modèles n'apprécieraient certainement pas de poser dans les frimas de l'hiver -surtout cette année, 2013, l'hiver interminable-, les extrémités bleues et le nez rouge (même en photographie noir et blanc !).

Recréer un studio délocalisé en pleine nature n'est pas chose facile (voir ici également). Il faut obligatoirement posséder -au moins- une voiture, être accompagné de plusieurs amis car le minimum de matériel ne pourra jamais être porté à dos d'homme (à moins de connaître un Sherpa !).

Il faut des tréteaux, des barres, des fonds, des grands draps blancs, des réflecteurs de différentes tailles, un [des] tripode[s] lourd[s] (pour le moyen format c'est indispensable), un [des] boîtiers (gigantesques), des optiques (gigantesques), des déclencheurs à distance pour flashs et boîtiers, des flashs bien sûr, une tente de camping, un barbecue, de l'eau, de la nourriture, [de la bière, mais ne le répétez pas !], des chaises de camping (selon le nombre de participants), une table de camping (voire plus)... Bref, on ne s'en sortira jamais à moins de 100 kg !

Dans la mesure où, vous mes lecteurs, ne serez pas majoritairement concernés par cet exercice, je ne vais pas rentrer dans les détails du matériel avec précision (!!!) mais vous voyez déjà où je veux en venir !!!

Pour ceux qui décideraient de s'essayer à cet exercice mais en numérique, pensez à emporter un ordinateur avec un transformateur de tension 12V-220V adapté à la prise 12V de la voiture, des batteries de rechange (pour les boîtiers) et une ou deux cartes mémoire, pour le cas où...

La balade photo « à thème » simple

Pour faire contre poids à ce que je viens de décrire, je vais reprendre l'exemple de la balade sur le thème de l'orchidée. Là, l'appareil photo numérique peut très bien faire l'affaire, il n'est même pas indispensable de choisir un boîtier professionnel (type Nikon D3 ou Canon 1Dx) donc le poids sera très limité. Pour ce qui est du "parc d'objectif" une seule optique, si possible macro (1:1 voir également ici), peut suffire. Donc, sauf si vous voulez être perfectionniste, vous pourrez "oublier" le [les] flash[s], le tripode, le rail micrométrique de mise au point et donc... le sac à dos.

Personnellement, j'avais décidé de m'encombrer au minimum : un Canon 5D Mk II + un 100mm macro + un petit sac de toile que je remplissais de terre meuble pour me servir de statif, pas de sac photo, juste une petite bouteille d'eau dans un micro sac à dos de 5 litres en tissus.

Un autre élément matériel, qui n'est pas absolument indispensable, mais que je n'oublie jamais : une boussole GPS. Cet élément très peu cher peut vous éviter d'énormes déconvenues au moment de retrouver votre chemin !!!

Bien sûr, comme toujours, j'emporte une deuxième batterie pour le boîtier ainsi qu'une deuxième carte mémoire, on n'est jamais à l'abri d'une panne !... Surtout si la sortie est appelée à durer.

Vous voyez mieux où je veux en venir pour ce qui est du choix du matériel à emporter ?

La balade photo « libre »

Ce type de photo itinérante est la plus compliquée pour le photographe amateur. En effet, on ne sait jamais d'avance sur quel sujet on va "tomber" !... Donc, d'emblée, on part sur le fait d'emporter TOUT ce que l'on possède et qu'on coincera autant que faire se peut dans un énorme sac à dos photo. Un boîtier Full Frame pour la qualité d'image, un objectif standard lumineux (type 50mm f/1.4), un objectif macro (type 100mm f/2.8), un télézoom (type 70~200mm f/2.8 ou f/4 ou un 70~300mm) ou un long téléobjectif (type 300mm ou 400mm f/4 ou f/5.6), un objectif grand angle (type 14~70mm f/4), un deuxième boîtier APS pour augmenter la focale de ses optiques sans perte de qualité (c'est mieux que les multiplicateurs de focale et cela n'entraîne pas de perte de luminosité), un trépied, un flash ET QUOI ENCORE ??? Une balade photo ne dure que rarement moins d'une demi journée !... Vous vous voyez vous promener pendant 8 heures avec une dizaine de kilos sur le dos (voire plus) à quoi il faudra ajouter des effets personnels (vêtements de pluie, vêtements chauds), de l'eau et de la nourriture ? MOI PAS !!!...

Personnellement, moi qui ne suis pas taillé comme un rugbyman, je privilégierai ce que j'appelle le « zoom du fainéant », type 18~135mm f/3.5~5.6 en APS-C ou un 24~105mm f/4 en Full Frame et le boîtier qui va avec. Un petit sac à dos en toile pour les effets personnels et la nourriture et c'est tout !!! Rappelez-vous que la promenade sera longue et, avec trop de poids, elle deviendra vite éprouvante et vous ne réitérerez jamais l'expérience... dommage ! Et puis, avec ces « zoom du fainéant », si vous vous prenez par la main, en bougeant un peu, vous pourrez vous approcher suffisamment de la majorité de vos sujets ! Il est évident que vous devrez éviter de vous essayer à la chasse photographique avec un tel matériel, mais dans ce cas, on sort de la balade photo à sujet « libre » pour entrer dans le cadre de la balade à sujet imposé : « la chasse photographique ».

Maintenant, si vous insistez vraiment, un zoom 70~200 ou 70~300mm pourrait compléter l'équipement mais la différence de poids sera conséquente au bout de quelques heures de marche !... Un flash, pour la différence limitée de poids peut (éventuellement) élargir vos possibilités photographiques.

ET, je n'insisterai jamais assez sur l'importance d'emporter une deuxième batterie pour son boîtier ainsi qu'une deuxième carte mémoire... cela n'arrive jamais, mais c'est toujours quand on planifie ce genre d'exercice qu'on tombe en panne de quelque chose !...

Un autre élément matériel, qui n'est pas absolument indispensable, mais que je n'oublie jamais : une boussole GPS. Cet élément très peu cher peut vous éviter d'énormes déconvenues au moment de retrouver votre chemin !!!

La manifestation sportive

Pour ce genre de photographie itinérante, le choix du matériel à emporter va dépendre du type de manifestation sportive, en intérieur ou en extérieur, sur une grande surface (concours hippique, foot ball) ou une petite surface (ping pong), possibilité de s'approcher très près des compétiteurs ou être cantonné au loin, etc...

Quel que soit le type de sport, ici, un matériel minimum est requis. Donc le sac à dos (ou la besace) est indispensable. Il faut un boîtier, bien sûr, si possible APS-C si une distance importante entre vous et les compétiteurs est imposée (le crop de l'APS permet de démultiplier la focale de vos objectifs). Pour ce qui est des optiques, il faut au minimum un zoom à grande plage focale (> à 200mm en équivalent Full Frame) type 18~135mm et pas trop sombre (f/4 à f/5.6 est envisageable mais c'est déjà très limite si manifestation en intérieur) PLUS un objectif "normal" mais très lumineux (50mm f/1.4 en équivalent Full Frame) pour des vues "d'ensemble" plus informatives sur l'ambiance de la manifestation. Un flash puissant (si c'est autorisé, déconseillé lors de concours hippiques). Un trépied (voire éventuellement un monopode) est également très recommandé !... Si vous en avez les moyens, préférez une longue focale fixe hyper lumineuse type 200mm f/2.8 ou 300mm f/4 au zoom à large plage focale, vous obtiendrez ainsi des focales de 300 à 480mm très lumineuses avec de l'APS (focale x1.5 pour Pentax, Nikon, Sony et x1.6 pour Canon). Un télézoom moyen très lumineux est également une bonne alternative au zoom à large plage focale : un 70~200mm f/2.8 ou f/4 serait très bien, un 70~300mm (forcément plus sombre) serait envisageable.

Lors des manifestations sportives, peut être plus que dans d'autres disciplines, on aura tendance à shooter comme un malade... La batterie de son boîtier va se vider en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire et la carte mémoire va rapidement saturer ! Pensez donc à emporter une deuxième batterie (chargée si possible !) et une deuxième carte mémoire (vide si possible)...

La photographie de rue ou le « reportage photographique », les impératifs sont les mêmes

Comme pour la balade photo à sujet « libre », l'amateur est prêt à emporter TOUT son matériel avec lui pour faire de la photographie de rue !... À nouveau GROSSIÈRE ERREUR !!! La photographie de rue impose deux paramètres :
- la discrétion : un gros sac à dos photo fera de vous en empêcheur de se déplacer sur les trottoirs. De même, un gros objectif vous rendra psychologiquement « agressif » aux yeux de vos sujets potentiels.
- l'ouverture aux autres : le gros objectif vous éloignera de tout le monde et, puisqu'il attirera tous les regards, plus personne ne remarquera que vous êtes un(e) photographe sympa arborant un grand sourire !!!

En plus, il faut prendre en considération le risque de tentation des voleurs, dans la rue, le bus, le métro (et que sais-je). Un sac à dos dédié photo est très reconnaissable (une besace aussi), surtout s'ils sont bien garnis !...

Pour la photo de rue, je préconise soit un « zoom du fainéant » (type 24~105mm mais qui est déjà assez gros), soit, mieux, un 85mm lumineux ou un 100mm lumineux, mieux encore un 50mm lumineux et le top : un 35mm lumineux qui n'effrayera personne et qui vous obligera à vous approcher de vos sujets potentiels.

Maintenant, il y a les « grands timides » qui préfèrent s'adonner à la « photo volée » et qui préféreront donc logiquement les zooms "longs" (type 70~200 ou 70~300) voir les très longs téléobjectifs (j'ai une fois essayé avec un 500mm catadioptrique donc "très" compact), mais ce genre de matériel vous fera perdre toute la "fraîcheur" du style photographique de la rue !...

Par contre, pour le reportage, les "longs" zooms peuvent être recommandés.

En photographie de rue, le flash est à proscrire ! Mieux vaut un flou "expressif" qu'un coup de flash qui gâcherait tout !!! Par contre, en reportage, cet accessoire peut-être très utile...

Dans les deux cas, pensez sécurité en emportant deux batteries et deux cartes mémoire.

La chasse photographique

Cette catégorie est franchement une catégorie à part ! En effet, cette discipline n'est pas ouverte au "commun" des photographes amateurs ! Je ne vais pas entrer dans les considérations de connaissance des mœurs des animaux "chassés" (lieux de rassemblement, heures de déplacement, comportements, etc...), ni dans les caractéristiques de futaies et de protection "tout temps" mais je vais uniquement me concentrer sur le matériel proprement spécifique à ce type photographique !

Avant tout, vu les heures où les animaux sont observables (tôt le matin ou tard le soir), et en considérant que les animaux sauvages sont soit très dangereux soit très craintifs (voire les deux en même temps), il ne faut pas espérer se contenter d'un "petit" zoom "classique"... Une focale de 400mm est franchement insuffisante (ou franchement limite si on se contente d'une vue d'ensemble de la scène de "chasse") et une ouverture à f/5.6 est franchement inutilisable (sauf en cas de safari en plein jour) !...

Comme on le dit généralement, ce qui coûte le plus cher dans un safari photographique, ce n'est pas l'avion, ni l'hôtel, ni la location du guide, ni la location du 4x4, ni même la somme de tous ses frais mais bien... l'achat du matériel photographique !!!

Je ne vais pas faire un listing, cela risquerait de me faire baver d'envie, et vous aussi !!!... qui n'aimerait pas posséder un 600 ou un 800mm f/2.8 ? même s'il mesure 3 mètres et pèse 10 tonnes ? Caractéristiques qui imposent en plus d'acquérir un statif superlatif avec une tête pendulaire superlative également, qui ne fera qu'alourdir grandement la facture !!!

En plus, il ne faut pas oublier le matériel de camouflage, tente camouflée, drap de camouflage, gaffer de camouflage pour les objectifs etc...

Pour la chasse aux oiseaux, c'est un peu moins compliqué, mais pas franchement moins cher... les ornithologues photographes utilisent des "longues vues" adaptables à leurs boîtiers. Cela leur fait un "téléobjectif" équivalent à 1200 - 2000mm encore très lumineux...

En plus de tout cela, les pertes (photos loupées) sont légion, donc il faut shooter énormément pour rapporter LA bonne photo ! Cela impose donc d'emporter plusieurs batteries et plusieurs cartes mémoire...

Plus modestement, si vous pouvez vous contenter de la "chasse" photo au parc zoologique ou de la "chasse" aux oiseaux de nos campagnes ou de nos jardins, l'exercice sera bien plus accessible : une focale de 300 à 500mm moyennement "rapide" peut largement se prêter au jeu... Un "petit" zoom 70~300mm f/4~5.6 peut même être souverain si monté sur un boîtier au format APS-C (on obtiendrait ainsi un 105~450mm f/4~5.6 chez Nikon, Pentax, Sony et un 112~480mm f/4~5.6 chez Canon)... Et point besoin de plus de matériel !... Sauf les sempiternelles batteries et cartes mémoire de secours... surtout au zoo... Je me souviens avoir passé une journée au zoo, c'était génial sauf qu'en milieu d'après midi j'ai du remballer mon matériel photographique... j'avais épuisé les deux batteries (chargées à bloc) que j'avais emporté avec moi !... Il est vrai que je n'étais pas seul et que très souvent on me demandait de "jeter" un coup d'œil sur les photos prises donc l'écran LCD arrière du boîtier étant très sollicité, il a "pompé" beaucoup d'énergie !...

La photographie de mariage

Voilà un exercice auquel tout photographe amateur s'est essayé. Avec tout type de matériel, du plus simple (smart phone) au plus évolué (Canon EOS 1D Mark IV, je n'ai encore jamais vu mieux en numérique sur les mariages auxquels j'ai pu assister), en passant par tous les compacts, tous les bridges et tous les reflex intermédiaires. Autant dire que l'exercice est facile et ne demande rien de particulier ? Pas si sûr !

Si tout le monde a réussi à rapporter des images du mariage, est-ce certain que toutes les images se valaient ? Si vous vous référez à la définition de la "bonne photo", il est certain qu'il est possible de faire de "bonnes photos" avec n'importe quoi à condition que le cadrage, l'exposition, la mise au point, la balance des blancs, la composition et surtout le sujet soit tous peaufinés à l'extrême. Mais, dans la vraie vie, qu'en est-il des images prises dans l'église pas très éclairée et sans pouvoir utiliser le flash (quand on a un minimum de savoir vivre c'est ce que l'on fait !) ?

Pour "couvrir" un mariage, mes conseils ne seront pas différents de ce que l'on peut voir un peu partout avec toutefois une large préférence pour l'utilisation d'un reflex qui permet des sensibilités non bruitées bien plus élevées (pour l'église sombre), des plages dynamiques bien plus larges (la robe de la mariée doit être blanche mais pas nébuleuse (!!!)... Pour ce qui est des optiques, il est vrai qu'un "simple" 18~55mm f/3.5~5.6 (c'est le trans standard classique toutes marques confondues en APS-C) pourra très bien faire l'affaire ! On peut faire des photos d'assez loin, on peut faire du portrait, même avec des arrières plans relativement flous, des photos d'ambiance ET même s'essayer à la créativité en utilisation du grand angle (pour peu qu'on en ait déjà un peu l'habitude !).

Personnellement, pour "couvrir" un mariage, je m'équipe de 2 optiques : un 50mm f/1.4 pour les ambiances en atmosphère sombre (sans flash) et quelques portraits et un « zoom de fainéant » 24~105mm f/4 pour tout le reste (le tout en équivalent 24x36). C'est léger, pas besoin d'embarquer un sac photo, c'est discret et ça couvre tous les besoins à condition de bouger un peu. J'ai vu des professionnels utiliser exclusivement des 70~200mm f/2.8, oui c'est très bien mais je regrette qu'ils s'interdisent ainsi les apports incontournables du 50mm f/1.4. D'autres professionnels utilisent une véritable armada d'objectifs, mais là c'est peut être un peu trop. En fait, il n'y a que le résultat qui compte et si les mariés trouvent leur plaisir dans les résultats qu'on leur remet, c'est le principal.

Généralement, dans ce genre de manifestation, le nombre de photos n'est pas énorme (bizarrement !) donc les cartes mémoire supplémentaires ne sont pas indispensables, personnellement j'en emporte toujours une de plus avec moi, en cas de panne, par contre, tout le monde voudra regarder vos photos à peine "dans la boite", ce qui accélérera la décharge de la batterie, donc n'hésitez surtout pas à emporter deux voire trois batteries !...

La photographie de voyage

Voilà sans doute le paragraphe le plus compliqué, c'est d'ailleurs très souvent dans le cadre de ce type de photographie itinérante que l'amateur se triture les méninges et appelle « au secours »...

Pour simplifier un peu, on va envisager plusieurs cas de voyages et plusieurs cas de voyageurs :

—> Voyageur "pépère"
Avant tout sachez que ce terme n'a rien de péjoratif ! Si 99,99% de mes voyages sont itinérants, dans l'immense majorité des cas, je me classe dans cette catégorie !... Bref, ce que j'appelle un voyageur "pépère" est un voyageur qui se déplace avec un élément porteur "sécurisé" type véhicule automobile ou navire de rivière (croisière en eau douce). Je dis "sécurisé" car je dispose d'une « cantine militaire » métallique super solide et fermée à clé, virtuellement inviolable et qui ne laisse pas une seule seconde penser qu'elle renferme un véritable trésor : mon cher matériel photographique !!! Pour me voler mon matériel, il faudrait, au choix : voler mon véhicule et jeter la cantine qui ne sert à rien (bien sûr on n'aura pas pensé à regarder ce qu'elle contient), ou être stupide au point de voler une cantine lourde comme un âne mort sans savoir ce qu'elle contient !...

Donc, le voyageur "pépère" se permettra de TOUT emporter avec lui... Je ne vous dis pas de suivre mon exemple, mais voilà comment j'organise les choses. Au passage, ayez une pensée émue pour ma compagne qui est obligée de supporter mes errances photographiques...
* dans ma cantine militaire (inviolable et fermée à clé dans le coffre de ma voiture, -au fait j'ai oublié de préciser que cette cantine était particulièrement bien isolée avec une tonne de polystyrène car la température dans un coffre, même voiture garée à l'ombre, monte vite et les batteries explosent vite ... et quand je dis "explosent", ça fait des dégâts inimaginables ... cherchez sur internet, il y a certainement des images qui traitent du sujet !!!). Dans ma cantine disais-je, je place au minimum deux boîtiers, un boîtier "pro" (ou expert, c'est la même chose à part le prix !), et une "mule", c'est à dire un boîtier d'entrée de gamme. J'emporte un 50mm f/1.4 (équivalent 24x36), cela c'est du à ma "formation" photographique d'antan où les boîtiers étaient vendus avec un objectif normal -mais c'est une bonne habitude je crois-, plus un « zoom de fainéant » 24~105 f/4 (équivalent 24x36), plus un télé zoom type 70~300mm, très souvent un très long téléobjectif type 500mm, un objectif macro type 100mm, un ou deux flash, mes cellules de déclenchement "esclave" (voir ici), un bon trépied (en fibre de carbone mais avec une tête qui pèse plus que le trépied !), un petit trépied (qui était en fait un trépied d'observation de lunette terrestre voir ici) et mon rail de mise au point macro (voir ici). Ainsi, j'ai tout ce qu'il me faut, au cas où...
* j'emporte systématiquement mon sac à dos, dans lequel je ne placerai que ce dont j'aurai besoin en fonction du lieu où je quitte la voiture et de ce que je risque de trouver de photographiquement intéressant sur site. Généralement, si c'est en environnement urbain ou plus globalement "civilisé", je me contente de mon « zoom de fainéant » et d'un 50mm f/1.4. Laissant tout le reste dans la cantine, à l'abri. Si, par contre, je me retrouve en milieu "sauvage", je me chargerai en plus d'un "petit" 70~300mm ET d'un 100mm macro au cas où... bon, le 50mm, même à f/1.4 ainsi que le 100mm macro ne pèsent quasiment rien... ce qui n'est pas le cas des autres optiques... donc ma charge ne sera augmentée "que" de 2kg. Si, par contre, je suis certain de pouvoir faire de la macro, j'emporte mon (mes) flash avec les déclencheurs "esclaves" ainsi qu'un statif et, selon mon état d'esprit, mon rail de mise au point micrométrique. S'il s'agit d'une zone à "forte densité" animale, pour peu que l'heure soit adéquate, j'emporte mon 70~300mm et mon "lourd" tripode ainsi que le deuxième boîtier (si le premier était full frame, ce sera l'APS-C) pour "allonger" la focale de mon télézoom. S'il s'agit d'animaux diurnes, le 500mm ainsi que le doubleur (pour arriver à 1500mm en APS-C) sont de la partie, même très lent, grâce au tripode, ce supplément est tout à fait utilisable (sur un Pentax car avec un Canon la mise au point est sportive à ce niveau de diaphragme) !...
* et très souvent, je me limite à mon « zoom de fainéant » 24~105 f/4 ou 18~135 f/3.5~5.6 uniquement.

Bien sûr j'emporte toujours un ordinateur portable pour vider mes cartes mémoire -j'en emporte au moins 4-, un chargeur de batterie (pour boîtier) et deux batteries et, bien entendu, un transformateur 12V-220V pour alimenter tout cela sur le terrain, même si je pourrais facilement attendre le soir à l'hôtel (!) mais, sait-on jamais... en plus ce n'est pas moi mais la voiture qui porte !...

—> Voyageur "baroudeur"
Si maintenant vous êtes du genre à "faire la route", vous devez déjà porter un sac à dos lourd contenant tout ce dont vous avez besoin au quotidien. Emporter un équipement photographique en plus sera problématique : un deuxième sac à dos mais porté sur le devant n'est vraiment pas très pratique -même si cela a pour conséquence d'équilibrer le bonhomme-. J'ai un "baroudeur" de mes amis qui utilise cette technique du double sac à dos, il se retrouve chargé comme une mule et il s'y fait très bien ... pourquoi pas. Il emporte avec lui systématiquement son Nikon 700D un 24~70 et un 70~200 ainsi qu'un flash et un trépied lourd... Personnellement, n'étant pas du genre à "faire la route", je n'ai pas d'avis tranché sur la question... ce qui est certain c'est que je me limiterais à un Pentax K5 + « zoom de fainéant » qui est assez universel et ni trop lourd ni trop encombrant... tant pis pour le full frame Canon et ses optiques L qui pèsent la mort... Et, si j'estime être déjà lourdement chargé, je me limiterai à un boîtier d'entrée de gamme type Pentax Km ou Canon 600D, beaucoup moins lourd et monté soit avec un trans standard léger type 18~55mm f/3.5~5.6 soit carrément un "simple" 35mm fixe et lumineux -après tout, comment faisait-on à l'époque de l'argentique quand les optiques étaient encore plus chères qu'aujourd'hui ? on faisait tout au 50mm non ?-

—> Voyageur "simplement itinérant"
Si maintenant vous vous situez juste entre les deux catégories ci-dessus, à savoir vous passez des vacances "civilisées" avec hôtel et tout et tout mais des déplacements permanents (une ville différente chaque jour) et beaucoup de déplacements pédestres, le sac à dos est indispensable, soit un tout petit soit carrément un sac dédié photo. Il ne faudra pas trop se charger non plus, comme ce que je disais pour la balade "libre" (ci-dessus). Si vous partez dans un pays exotique (au sens large) où vous ne retournerez pas de si tôt, il faut toutefois emporter un minimum de matériel. Personnellement, toujours taillé dans un bâton de sucette, je me limite à un seul boîtier équipé d'un « zoom de fainéant » + un 50mm f/1.4 (équivalent 24x36) et, depuis peu, un zoom 70~300mm. Ça fait en tout (sac compris) un poids de ~4 à 5kg, ce qui est tout à fait gérable, même pour une mauviette comme moi... Par contre, j'emporte toujours un netbook (ordinateur ultra portable) pour vider mes cartes à l'hôtel le soir, deux ou trois cartes mémoire, deux ou trois batteries plus le chargeur et, bien évidemment, un adaptateur pour les prises de courant du pays de destination (voir ici).

Et n'oubliez SURTOUT pas que lister le matériel à emporter ne suffit pas s'il est prévu un déplacement en avion !!! En effet, il est inenvisageable de transporter son matériel en soute (!!!) mais la taille et le poids des sacs de cabine sont limités, donc avant de "créer" son sac photo, renseignez-vous auprès de votre (vos) compagnie(s) aérienne pour connaître ces limites ... sans quoi vous n'êtes pas au bout de vos surprises !!!

Un autre élément matériel, qui n'est pas absolument indispensable, mais que je n'oublie jamais : une boussole GPS. Cet élément très peu cher peut vous éviter d'énormes déconvenues au moment de retrouver votre chemin, surtout en terre inconnue !!!

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LA GESTION DES IMAGES EN DÉPLACEMENT

Comme j'en ai déjà parlé par ailleurs (ici), la gestion des images devient rapidement problématique quand leur nombre augmente !... Or, le choix des images à conserver et la décision d'en jeter d'autres sont d'autant plus simples que la capture de l'image est récente !... En déplacement on trouve toujours une heure pour effectuer un premier tri de ses nouvelles photos...

Personnellement, sauf s'il s'agit d'un déplacement court (inférieur ou égal à 1 jour), j'emporte systématiquement un "netbook" ce tout petit ordinateur portable, super compact, super léger (et accessoirement super lent !) qui peut se caser dans tous les sacs à dos (et quasiment tous les sacs à dos photo même non équipés de poche pc).

J'utilise exactement la procédure expliquée ici à savoir le transfert des photos dans le répertoire de travail et la destruction des photos qui ne méritent pas de voir l'ordinateur de bureau. Si je n'ai pas le temps de faire plus, c'est déjà un bon poids de travail en moins une fois de retour à domicile ! Si, par hasard, j'avais plus de temps, je m'autoriserai le tri dans les sous répertoires "BON" / "A TRAVAILLER" / "A VOIR". et de toute manière je m'arrêterai à cette étape. D'une part je n'ai pas l'intention de passer tout le temps de mon déplacement à trier des photos (je préfère en faire) et d'autre part, faire du post traitement sur un netbook n'est pas forcément un exercice des plus stimulent (!) même si c'est théoriquement possible !...

Ce petit travail "sur le terrain" passera inaperçu et, de retour chez vous, vous apprécierez le gain de temps... C'est du 100% gagnant/gagnant et plus une seule fois vous partirez en déplacement avec l'appréhension du travail de tri/post traitement qui vous attendra au retour !...

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CE QU'IL NE FAUT PAS FAIRE !

Je n'arrête pas de vous dire que je ne suis pas une référence, et c'est vrai (!!!) mais je ne pourrai certainement pas parler de "photographie en déplacement" sans vous donner quelques conseils tout droit tirés de mes expériences personnelles... pour le coup je serai LA référence à ne pas suivre !...

Je vais donc lister les galères que j'ai eu à gérer dans mon parcours photographique afin de vous permettre de ne pas avoir à les subir à votre tour. Puisque ces déconvenues me sont arrivées, je suppose qu'elles doivent être les plus fréquentes alors qu'en fait elles sont certainement les plus simples à éviter...

En fait non, ce qui suit est totalement inventé, je n'ai jamais pu faire ce genre de bourdes (tu parles !), d'ailleurs vous en êtes convaincu, je n'en doute pas...

— Ne riez pas, vous rirez moins quand cela vous arrivera, mais c'est vrai que cela ne vous arrivera pas puisque je vous en parle ici... suis-je bête !... Imaginez : vous avez planifié un long voyage en Chine. Cela fait des mois que vous faites le tour de la question, à tout préparer, à tout vérifier, à tout peaufiner, à tout recontrôler. Le sac photo a été préparé avec soin, il a été ouvert 15 fois : il ne manque rien, j'ai tout, boîtier, objectifs, films (et oui c'était encore à l'époque bénie de l'argentique), cartouches plombées pour passer les portiques de sécurité des aéroports sans voiler les films, piles plus piles de secours, tout est paré.
Le jour du départ, il est 3 heures du matin, je ne sais pas encore ce qui a pu me passer par la tête ce matin là, je me lève précipitamment (plus de deux heures d'avance sur l'horaire prévu !), je vérifie mes billets d'avion, mes passeports, mes notes sur les lieux à voir, les notes sur les idées de lieux à rechercher pour la photographie, j'ouvre le sac photo pour l'ultime vérification et, machinalement, sans savoir pourquoi, j'empoigne mon boîtier, je l'allume et... rien ! Affichage : néant ! Posemètre : néant ! Déclenchement : néant !... C'est dingue, tout était parfait trois jours plus tôt !... Dans la panique, je change les piles et... toujours rien, le boîtier est HS !... Pourquoi ? Comment ? Je ne le sais toujours pas !... Seule solution, refaire le sac photo et embarquer du matériel 100% mécanique (pas de déclencheur électronique, pas de posemètre) !... Heureusement que je dispose de beaucoup plus de matériel qu'il n'en faut !... sans quoi, direction Bei Jing sans une seule photo !... Ah c'est certain, je vais faire sensation en Chine avec du matériel des années 1950... mais bon, tant pis... Bien sûr, j'aurais pu acheter du matériel là bas mais, débuter un périple avec un matériel inconnu accompagné d'un mode d'emploi en idéogrammes ou le débuter sans appareil, c'est du pareil au même !...
Conclusion : toujours faire des photos test avant de partir ! En argentique, faire ce test quelques jours avant afin d'avoir le temps de développer et vérifier que tout fonctionne parfaitement. En numérique, faire des tests la veille est largement suffisant... ET, dans la mesure du possible, ne dédaignez pas un "boîtier de secours" même avec des capacités techniques bien inférieures à ce que vous souhaitez !...

— Un autre gag qui ne m'est jamais arrivé () : départ pour un périple en Périgord (tiens, c'est bon ça : périple en périgord, bref...). J'avais prévu de partir avec un boîtier alimenté par des batteries rechargeables au format AA. J'emporte donc deux jeux de batteries et un chargeur. Premier arrêt, un beau sujet, une belle lumière, j'empoigne le boîtier et... rien... il ne s'allume pas !... Je change les batteries (d'où l'intérêt des deux jeux !) et tout va bien sauf que la belle lumière a eu le temps de disparaître pendant mon changement de batteries. Me croiriez-vous si je vous disais que ce premier jeu de batteries avait été chargé à fond l'avant veille du départ ? À plat en deux jours sans être utilisées ?!!!
Poursuite du voyage. Arrivé à destination, le soir, après 10 clichés pris en route, le deuxième jeu de batteries est à plat aussi !!!... Le premier jeu était en fin de vie, il ne tenait plus la charge, le deuxième était affecté par un problème de mémoire de charge !... Ça n'arrive jamais... et bien, détrompez vous !... Heureusement que le Périgord n'est pas le Serengeti !... J'ai pu racheter deux jeux de batteries...
Conclusion : effectuez une gestion "rapprochée" de vos batteries : temps de charge, autonomie etc. et achetez-en de nouvelles au moindre doute !... Et utilisez un chargeur de batteries "intelligent" pour vos batteries AA (ou AAA) -voir ici-.

— Cette fois c'est sûr, vous ne me croirez jamais mais qu'importe... Départ pour un long voyage en voiture direction l'Europe de l'Est. Tout est prêt, sac photo vérifié, matériel vérifié, on peut y aller... Ma compagne, surexcitée fait monter la pression pour accélérer le départ. Est-ce du au stress mais j'étais victime d'un désagrément intestinal, bref. Tout le monde court dans tous les sens, enfin, on embarque dans la voiture, on roule pendant 4 heures et, au premier arrêt... où est passé le sac photo ? Incroyable, mais il a été oublié à la maison !...
Conclusion : respectez un arrêt toutes les deux heures !... Il aurait été possible de faire demi tour... Non, sérieusement, il n'y a pas de technique pour éviter ce problème... il faut toujours prendre la route sereinement, pour la sécurité routière mais également pour la photographie !...

— Dans le même ordre d'idée, je ne vais pas m'appesantir des heures sur le sujet, jamais on oublie sa/ses carte(s) mémoire ou ses piles, ou son chargeur ou son "videur" de cartes mémoires ou son PC portable ou tout à la fois !...
Conclusion : une check list est indispensable, préparez-en une qui vous convienne et usez et abusez-en !...

— Départ pour une virée photographique de plusieurs jours C'est super !!! J'adore partir "à l'aventure" donc je prends mon sac photo et j'y enfourne tout ce dont je pense avoir besoin et... une fois sur place je découvre que j'ai négligé l'intérêt d'emporter une longue focale (ou un objectif macro ou un flash etc...). Ou, au contraire, pour "être sûr", j'emporte absolument tout le matériel possible... le sac pèse 3 tonnes et en fin de séjour, les épaules en bouillie, le dos en compote, je constate que je n'ai pas utilisé le quart de ce que j'avais emporté !...
Conclusion : partir "à l'aventure" c'est sympa, mais pour ce qui est de la photographie il est préférable de faire des recherches sur le lieu de destination avant le départ afin de composer son sac le plus judicieusement possible...

— Départ pour une journée "découverte en pleine nature", comme toujours tout le matériel était prêt et vérifié. Départ sans encombre, arrivée sans encombre et, au moment de shooter ma première image... carte mémoire pleine !... Bien sûr, je n'avais emporté aucun système pour la vider... que faire ? Effacer les "précieuses" images présentes pour les remplacer par des images pas forcément géniales ? Ne pas shooter de nouvelles images peut-être superbes pour conserver les anciennes de moindre qualité ? Bref, une sortie nature qui a viré au cauchemar.
Conclusion : en effectuant votre check list, pensez à vérifier que vos cartes ont été vidées de leur contenu

— Plus bête encore (et plus vicieux !), imaginez que vous entrez illégalement sur un terrain militaire désaffecté pour faire un "état des lieux" photographique... il est indispensable de revenir avec un maximum d'images et si possible d'images réussies... augmenter la fréquence des visites augmentant du même coup le risque de se faire prendre... Et bien, cela non plus ne m'est pas arrivé () et ne m'arrivera jamais, sauf que, lors de la création de ma série sur le "camps d'Angevillers" (voir ma galerie), en sortant d'un bâtiment super sombre où je shootais à 52.600 ISO, j'ai shooté comme un malade en extérieur, en plein soleil hivernal à... 52.600 ISO !!! Si les images en atmosphère sombre étaient franchement utilisables (merci le K5 !), celles en plein jour était à jeter... et c'est exactement ce que j'ai fait... Esprit pas trop tranquille de "violer" un lieu interdit ? excitation du sujet ? je ne sais pas mais il ne faut jamais oublier de contrôler ses réglages avant de shooter !... Je le savais parfaitement... et pourtant...
Conclusion : blijf koel (restez calme) et comportez-vous en photographe averti quelle que soit la situation !...

— Je suis sûr qu'il existe des milliers d'erreurs semblables à celles-ci, probablement en ai-je fait d'autres mais je ne les ai plus en mémoire... Il faut donc, pendant l'acte photographique et pendant la préparation de l'acte photographique s'attendre à tout et surtout au pire pour se mettre à l'abri des déconvenues... c'est un peu comme en anesthésie, on parle de la "loi de l'emmerdement maximum", que les physiciens appellent, plus scientifiquement, "loi de Murphy"... une seconde d'inattention, une micro-erreur et tout finit par prendre des proportions inimaginables !...

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CAS PARTICULIER : LA PHOTOGRAPHIE ARGENTIQUE EN INTERNATIONAL

Je n'ai parlé jusque là que de photographie numérique (du moins implicitement), mais n'oublions pas l'intérêt (pour ceux qui aiment) d'emporter en voyage leur matériel argentique (seul ou en plus de leur matériel numérique)... Là se pose un problème dans le cadre des déplacements internationaux : la psychose de l'attentat !... Quel rapport avec la photo argentique ? C'est très simple, les films ont horreur des rayons X et... pour se donner bonne conscience, les autorités (aéro)portuaires utilisent massivement les rayons X pour la recherche d'armes et autres explosifs, en sachant pertinemment que nombre d'entre eux sont indétectables par les rayons X !... Bref, on ne va pas philosopher 110 ans sur le sujet... les terroristes pourront passer ce qu'ils voudront sans être ennuyés, alors que le petit photographe amateur devra serrer les fesses dans l'espoir de retrouver en arrivant des films non voilés !...

Il n'y a pas grand chose à faire contre cette paranoïa, mais voici quelques conseils tout de même.

La première chose à faire est de toujours emporter ses pellicules en baguage à main (en cabine)... en effet, les bagages à main sont également irradiés mais à des doses bien plus faibles que les bagages de soute...

Il faut savoir, même si c'est logique et évident, un rappel n'est jamais mal venu, que les effets des rayons X sont commulatifs... Si vous savez d'avance que votre voyage comportera plusieurs escales, donc plusieurs passages aux rayons X, attendez-vous à plus de risques de voile... En plus, si vous partez avec un "stock" de pellicules, notez systématiquement toutes celles qui ont déjà connu les rayonnements de manière à ne pas les faire voyager une deuxième fois avant de les exposer...

Pour vous éviter un ulcère gastrique, sachez dès à présent que moins votre film est sensible (valeur ISO faible) et moins il a de risque de voile du aux rayons X !... On estime que toute pellicule de moins de 800 ISO n'a que très peu de risque d'être voilé par les rayons X... Certains estiment que 800 ISO passent encore... perso je n'ai pas d'avis bien tranché, n'utilisant jamais de telles sensibilités. Bien sûr, on peut être amené à "pousser" nos émulsions... dans ce cas, il faudra tenir compte de l'irradiation X !...

Bon, il existe des dispositifs qui protègent les pellicules des rayons X, mais, par définition, ces dispositifs créeront un "vide" sur le moniteur des agents de sécurité... et la peur de l'attentat est devenue si forte que ces systèmes ne vous permettront que d'augmenter les risques de voile... puisqu'on vous demandera systématiquement d'ouvrir la boite de protection et passer chaque film séparément dans la machine... Surtout qu'aujourd'hui, avec l'avènement du numérique, plus personne ne voyage avec des films, allez donc essayer d'attendrir un douanier... à moins qu'il ne soit photographe argentique lui aussi (peu probable vue la percée du numérique !)...

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QUELQUES CONSEILS AVANT DE PRENDRE LA ROUTE

Nous allons envisager ici quelques conseils au sujet de ce que vous pouvez faire avant de partir, ce qui vous aidera grandement à créer de bonnes images pendant votre déplacement.

Avant toute chose, ne comptez pas sur votre mémoire... l'excitation de sa présence en un lieu inconnu vous fera oublier trop de choses !... Créez une liste, j'en ai déjà un peu parlé plus haut. Créez une liste pour tout, même si ce n'est ni intéressant ni excitant, notez tout et n'oubliez pas votre liste à la maison !...

Il faut que vous planifiez, dès avant le départ, ce que vous allez photographier, où et quand. Prédéterminez systématiquement vos destinations exactes, même si vous pouvez toujours ajouter des éléments une fois sur place. De cette façon, vous aurez un excellent point de départ en arrivant à destination. Même si cela peut paraitre exagéré, recherchez d'avance des images intéressantes de votre destination. Ca peut paraître rétrograde, mais pensez que les livres de voyage sont des alliers géniaux. Choisissez ceux qui contiennent beaucoup d'images... Il ne s'agira pas de reproduire les images trouvées dans les livres mais de localiser les sujets que vous pourrez travailler selon votre propre créativité. Google Earth peut également vous permettre de rechercher un emplacement et noyer les géotags où les photos ont été prises. Cela peut vous permettre de visiter virtuellement un endroit avant de vous déplacer...

Vient ensuite la question du poids et du volume du matériel à emporter. J'ai déjà dit que trop emporter va gâcher votre déplacement et même inhiber votre créativité... Il faudra donc choisir le minimum de matériel qui permettra de répondre à ce qui vous attend. Pensez qu'un petit compact (de qualité !) peut éventuellement remplacer avantageusement un reflex !... Choisissez le sac photo avant de partir. Protégez-vous des voleurs. Imaginez-vous à l'endroit où vous voyagerez, cela vous aidera à choisir comment emballer votre équipement. Si vous voyagez dans des pays éloignés du tiers-monde, utilisez un sac à dos à l'ancienne et qui n'attire pas l'attention (pas de grande marque photo bien visible !). Utilisez les inserts d'un sac photo dans un simple sac à dos. Une autre solution est un sac photo à dos qui comporte une ouverture arrière complète. Le compartiment principal ne pouvant être atteint lorsque le sac est sur le dos puisqu'il n'y a pas d'accès frontal.

Autorisez-vous une visite photo "guidée" à votre destination. Cela peut être génial. vous pourrez rencontrer d'autres photographes amateurs et, plus important encore, vous pourrez rapidement découvert les meilleurs endroits pour faire vos photos, quitte à y retourner seul un autre jour... En effet, certains lieux sont "bien cachés", et vous ne les auriez probablement jamais trouvés par nous-mêmes.

N'hésitez pas non plus (mais pas toujours !...) à vous détacher de la technique photographique et revenez à l'utilisation de votre appareil photo en mode automatique. Je sais que l'utilisation de l'appareil en mode "P" n'est pas très "pro" ni très intéressant mais cela peut avoir du sens pour de nombreuses images. Cela peut même être une expérience incroyable... le temps "économisé" vous permettant de vivre et d'emmagasiner des tas de sensations et de sentiments tout en se créant une belle collection d'images...

Au moment de faire votre sac, créez-vous une routine immuable : créez une sorte "d'ordre" dans le rangement du matériel. De cette façon, vous pouvez facilement savoir si quelque chose manque. tout en suivant votre liste. Il n'y a rien de pire que d'arriver à destination en ayant oublié quelque chose d'important, comme j'en ai déjà parlé plus haut dans cette page... Emballez toujours votre équipement de la même manière à chaque fois. Une analyse rapide révélera à nouveau si quelque chose manque.

À destination, n'hésitez pas à faire appel à des locaux, il est facile de louer les services d'un "guide" local non professionnel qui vous conduira dans les endroit qu'il aime fréquenter et qui se trouve loin des lieux qui attirent les touristes et qui sont très souvent très intéressants et toujours originaux...

Pratiquez la "photographie de voyage" chez vous, dans votre environnement habituel pour garder votre œil curieux toujours affuté... cela vous aidera aussi de l'autre côté du monde... Rien ne vous empêche "d'immortaliser" votre ville, comme s'il s'agissait d'une destination lointaine. Photographiez les bâtiments emblématiques de votre ville. Rechercher des personnes intéressantes, des signes, des paysages, tout ce qui nécessite un nouveau jeu de compétences.

Il faut réfléchir à beaucoup de choses avant de partir pour voir le monde. Lisez tout ce que vous pouvez trouver, apprenez tout ce que vous pouvez, et surtout, n'oubliez pas de faire en sorte que vos voyages soient sûrs et agréables.

La planification d'un déplacement photo peut être extrêmement stressante, c'est bien connu, le diable se cache toujours dans les détails, et ces détails sont encore plus importants lorsque vous devez planifier un déplacement long et/ou lointain... Je vous ai déjà fourni des informations et des conseils sur la planification, mais nous allons envisager maintenant les conseils concernant ce qu'il faut éviter.

1) Créer un itinéraire irréaliste. La création d'un itinéraire de 10 jours avec de multiples prises de vues et nombreux déplacements chaque jour va vous tuer et vous faire regretter de ne pas être resté à la maison. La majorité des personnes qui voyagent le font avec au moins une autre personne; ne pas donner suffisamment de temps à l'autre pendant le voyage entraînera des tensions inutiles. Voici, par exemple, cinq étapes à envisager:
-> Choisissez trois à cinq "visites" que vous souhaitez vraiment faire pendant votre voyage. Essayez de planifier ces lieux dans une même région afin que les déplacements soient minimes et faciles.
-> Décidez de la durée maximale du déplacement pour chacune des 3 à 5 visites retenues.
-> Avant le départ, faites une liste des lieux et choses incontournables. Reportez ces lieux sur une carte et évaluez le temps de trajet nécessaire entre votre "camps de base" et le lieu choisi... La carte sera le facteur permettant de déterminer ce qui est réaliste et ce qui ne l'est pas.
-> En fonction de votre sélection finale de lieux, déterminez où vous voulez rester. Une fois que tous vos emplacements sont tracés, vous pouvez avoir une idée de l'endroit où vous devriez rester pour réduire le temps de déplacement. Il est important de comprendre que si vous devez programmer un déplacement de deux heures vous allez perdre la moitié de votre journée photo... Il ne faut jamais oublier que le voyage retour est aussi long que le voyage aller...

2) Se laisser désorganiser et submerger. Sans être mathématicien, quand il s'agit de planifier des projets de destination, les feuilles de calcul (type Excel) sont les meilleures amies. C'est la seule façon de pouvoir organiser sans être submergé. Une fois chaque prise de vue finalisée, il suffit de créer une feuille de calcul pour suivre les contacts et les emplacements. Il faut utiliser un formulaire générique : quand un champ est vierge dans la feuille de calcul, cela signifie que quelque chose à été oublié.

3) Économiser sur le prix de l'hôtel (l'appartement). Ce point est trop souvent négligé : l'hôtel (l'appartement) que vous choisissez sera votre maison pour les prochaines semaines de votre vie. En plus vous allez courir (et photographier) depuis le tout début de la matinée jusqu'à la toute fin de la soirée et vous serez épuisé en rentrant. Réserver un lieu confortable et accueillant permettra de tirer le meilleur parti de l'expérience de voyage. Bien sûr j'ai déjà effectué des voyages photographiques en camping sauvage... mais j'étais jeune et résistant à l'époque !!!....

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