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Le summum de la vie d'une photo: l'expo photo
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Hommage à FERNAND BIGNON
Lettre ouverte aux (futurs) argentistes
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Les photographes sont tous C H A R L I E

Dans cette partie du site (www.thydelor.eu) je vais vous livrer quelques fiches techniques pouvant vous aider dans la pratique de la photographie au sens large.

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.


ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu
Comment effectuer la mise au point pour obtenir un 
maximum de profondeur de champ ?
Comment déterminer une exposition convenable sans faire appel aux calculs du posemètre ?
Comment manipuler un appareil ancien sans risque ? Comment tester un appareil ancien avant achat ?
Acheter un appareil ancien, où ? quand ? comment ? quoi ? Comment utiliser un objectif ancien ou hors norme sur un appareil numérique PENTAX® ?
Comment choisir ou comparer une focale avec des 
appareils de format différents ?
Comment charger un film dans un ancien Leica, une copie ou un dérivé de Leica ancien (chargement par la semelle)
Bien exposer pour obtenir la meilleure image possible Aide mémoire des réglages selon le type de photo
Vacances, quoi emporter pour la photographie ? Comment jouer sur les effets de flou (hors focale)
Apprendre à connaître ses objectifs Trois tuyaux pour de meilleures photos avec son reflex
Critiquer une photographie Œil directeur
Comment gérer son nouveau stock de photos ? De l'utilisation correcte du trépied
Arbre décisionnel : exposition des sujets sombres Arbre décisionnel : exposition des sujets clairs
Arbre décisionnel : exposition des hautes lumières Arbre décisionnel : portrait en faible lumière
Comment utiliser le posemètre de son appareil photo ancien s'il utilisait une pile au mercure disparue ? Défrichons les difficultés de gestion du diaphragme : les problèmes d'une grande ouverture...
Défrichons les difficultés de gestion du diaphragme : les problèmes d'une ouverture moyenne... Défrichons les difficultés de gestion du diaphragme : les problèmes d'une petite ouverture...
Limiter les problèmes de l'impression personnelle Quelques techniques de nettoyage de son matériel photo
Apprendre à sélectionner ses photos Comment créer un bon flou d'arrière plan ?
Comment réduire le bruit sans utiliser de logiciel ? Apprendre à lire une photographie
Une technique numérique simple de calcul d'expositions longues Comment effectuer la mise au point en basse lumière ?
Comment apprendre à voir une scène en noir & blanc ? Troubles de la vue et photographie
Ce que vous devez savoir de la vitesse d'obturation Travailler seul et/ou en groupe


LIMITER LES PROBLÈMES DE L'IMPRESSION PERSONNELLE

Ce n'est plus un secret pour personne... imprimer soi-même ses photos c'est la ruine... mieux vaut laisser le travail à des professionnels installés ou à des sites spécialisés !... Seulement voilà, le plus grand intérêt en photographie est de gérer la totalité de la création ! En effet, la patte du photographe influence absolument chaque étape de la création, depuis le cadrage, en passant par le développement (argentique ou le post traitement numérique) et pour finir par le tirage (ou l'impression en numérique). En effet, tout n'est qu'interprétation, à chaque étape... et le simple fait de déléguer une étape à une tierce personne suffit à détruire la création originale du photographe... donc, nous n'avons pas le choix... il faut bien que l'on se charge de l'impression nous même, comme le photographe argentique se chargera lui-même du travail sous l'agrandisseur et du développement de ses épreuves papier !...

Si on regarde objectivement, de près, le prix de reviens de l'impression à domicile, on s'aperçoit qu'il n'y a qu'un seul poste de dépense : le prix de l'encre (à plus de 1000€/litre, toutes marques confondues). Mais ce prix de l'encre est le même pour les professionnels de l'impression, là dessus, ils doivent facturer l'entretien des imprimantes, les taxes diverses, les salaires du personnel etc, etc, etc... Alors comment ce fait-il qu'ils soient en mesure de nous facturer le travail à si bas prix ? Certes, ils achètent leur encre en gros et ils récupèrent la TVA, mais cela n'explique pas tout !... Il doit y avoir un poste qui nous échappe !...

Pour posséder (maintenant) deux imprimantes photo (je ne parle pas de mon ancienne Epson 750 Photo qui n'a jamais fonctionné convenablement au delà du premier jeu de cartouches), je suis en mesure de vous livrer un point qui explique, en grande partie, la différence de coût entre les professionnels de l'impression et les petits particuliers que nous sommes : les fabricants d'imprimantes sont des truands, ils font tout ce qu'ils peuvent pour nous faire gaspiller de l'encre... Le calcul est simple : vous achetez une imprimante (quelle que soit sa marque), vous la payez en moyenne 10 ou 20€ (rarement plus !) le reste du prix correspond au prix de l'encre qui est fourni avec l'imprimante neuve ! Puisque le premier jeu de cartouches contient un volume inférieur aux cartouches de rechange, vous pouvez être certain que le remplacement du jeu de cartouches vous coûtera chaque fois aussi cher que l'achat de l'imprimante neuve !... Bon, vous me direz que si les marques nous truandent, elles ne vont pas se gêner pour truander les professionnels de l'impression de la même manière... et ce n'est pas faux... mais les professionnels savent comment économiser malgré les assauts des fabricants... nous verrons tout cela dans les lignes qui suivent...

Avant toutes choses, sachez que plus vous achetez des cartouches de volume important et plus le prix du millilitre d'encre sera faible (même si c'est plus cher, choisissez systématiquement les cartouches XL proposées pour votre imprimante) et, justement, les professionnels possèdent des imprimantes professionnelles équipées de cartouches d'encre énormes, donc moins chères (rapporté au millilitre). En plus, les professionnels savent comment gérer leurs imprimantes de manière à gaspiller le moins d'encre possible. Et encore en plus, les professionnels ont un débit d'impression important et constant... qu'aucun particulier ne pourra jamais atteindre... et justement, c'est le faible débit d'impression qui pose le plus de problème de gaspillage !... Ce sont ces deux points qui permettent de limiter les coûts d'impression...

Je vais donc vous livrer ici quelques connaissances indispensables sur les imprimantes, connaissances qui devraient vous permettre, sinon de payer vos impression aussi peu cher que si vous les confiiez aux professionnels, au moins de ne pas vous ruiner outre mesure !...

Commençons par quelques conseils pour de meilleurs résultats avec une imprimante jet d'encre
- Utilisez imprimante jet d'encre tous les jours. Là se trouve LE secret... Mais puisque c'est impossible pour la plupart d'entre nous, nous verrons plus loin comment contourner cette limitation.
- Au moins vérifier les buses chaque jour. Même remarque pour le point précédent.
- Gardez l'imprimante dans un environnement non poussiéreux.
- Gardez l'imprimante et les encres dans un environnement contrôlé à température comprise entre 15°C et 30°C.
- Gardez l'imprimante et les encres dans un environnement contrôlé à humidité assez élevée (pas ruisselante !!!).
- Éviter l'exposition directe à la lumière du soleil pour éviter d'endommager l'électronique de l'imprimante et l'encre.
- Ne pas mélanger différents types d'encres faites à partir de matières premières probablement incompatibles pouvant boucher ou endommager les conduits d'encre ou les têtes d'impression. Éviter de mélanger une encre à base de colorant avec une encre pigmentaire.
- Nettoyer le système de transport de l'encre avant le changement de cartouche.
- Effectuez une purge de nettoyage de l'imprimante une fois par mois. Si le système n'est pas assez propre, il ne sera pas possible d'amorcer correctement les têtes d'impression.
- Changer ou nettoyer les tampons encreurs d'alimentation en encre de temps en temps.

Nous avons listé ici le b-a-ba et nous avons déjà trouvé des points qui nous pénalisent !... Nous allons voir encore d'autres points avant de passer aux conseils promis...

Qu'en est-il des cartouches ?
- Toujours conserver les cartouches d'encre en position verticale.
- Ne jamais exposer les cartouches jet d'encre à un froid, une chaleur ou une humidité excessifs.
- Ne pas retirer les cartouches d'encre de leur emballage jusqu'à ce que vous soyez prêt à les installer dans votre imprimante. Une exposition prolongée à l'air peut affecter les performances de la cartouche et endommager l'imprimante.
- Retirer la bande de protection et découvrez le trou d'entrée d'air avant d'insérer la cartouche dans l'imprimante. Cela paraît stupide à préciser mais ne pas le faire peut tuer l'imprimante. Notez que ces deux actions sont effectuées en un seul geste en retirant le bout de bande plastique systématiquement présent sur les cartouches neuves.
- Ne pas toucher les composants électriques ou bande métallique de la cartouche. La graisse cutanée peut endommager la cartouche et donc l'imprimante.
- Toujours effectuer deux pages de test d'impression lors de l'installation d'une nouvelle cartouche ou une cartouche qui n'a pas été utilisée récemment (une page peut suffire, même sur papier bureautique pour ne pas gaspiller trop d'encre).
- Lorsque vous remarquez que l'encre commence à manquer, remplacez votre cartouche immédiatement.
- Toujours avoir une cartouche de remplacement à portée de main. L'utilisation prolongée d'une cartouche quasiment vide peut endommager la cartouche et empêcher le remplissage à venir des têtes et donc abimer l'imprimante.
- Une fois que vous retirez une cartouche vide de votre imprimante, remplacez-la immédiatement par une pleine. Un emplacement vide (dans l'imprimante) pendant un certain temps peut dessécher les têtes et les rendre inutilisables.
- Utilisez les cartouches dans l'année de l'achat.

...Et du papier ?
Le papier jet d'encre n'est pas que du papier... Voyez-le comme une œuvre en devenir. De ce fait, le papier jet d'encre doit être traité avec soin. Vous obtiendrez de meilleurs tirages et moins de déchets au fil du temps.
Stockez-le convenablement
Rangez votre papier jet d'encre dans une boîte fermée (emballage d'origine de préférence) jusqu'au moment de l'utiliser. Protéger le papier de lumière, des fluctuations d'humidité, de la poussière et des contaminants atmosphériques. Les boîtes de papier jet d'encre doivent être stockés horizontalement, pas verticalement. Cela garantit que le papier restera le plus plat possible.
Manipulez-le avec soin
Manipulez le papier par les bords ou le dessous pour éviter d'endommager la surface couchée permettant de bien absorber l'encre. Évitez de toucher la surface imprimable d'un papier jet d'encre. Cela est particulièrement vrai pour les papiers photo brillants et satinés. La graisse (même cutanée), la saleté et d'autres contaminants peuvent altérer le revêtement jet d'encre qui pourrait affecter négativement la qualité d'impression.
Vérifiez-le avant d'imprimer
Vérifiez l'absence de poussière et les débris. Parce que le papier jet d'encre n'est pas emballé dans un environnement "salle blanche", il peut y avoir de la poussière ou débris de papier sur la surface couchée.
Un truc à faire
C'est une bonne idée d'éventer la pile de papier avant de la mettre dans votre imprimante. Utilisez un chiffon doux (microfibre par exemple) pour dépoussiérer la surface du papier, en particulier le papier coton art. Utiliser une bombe d'air comprimé pour nettoyer souvent l'intérieur de votre imprimante pour enlever la poussière de papier, etc.
Après l'impression
Laissez sécher complètement les impressions jet d'encre avant de les manipuler. Tous les papiers jet d'encre dégazent au cours du processus de séchage. Ces gaz sont constitués d'eau et d'autres substances chimiques présentes dans l'encre et qui s'évaporent de la surface couchée. Évitez d'empiler les impressions pendant au moins 30 minutes après impression. Plus vous laissez sécher les impressions longtemps avant de les manipuler et mieux ce sera. Si vous utilisez du papier mat ou « beaux-arts » avec des encres pigmentées, une feuille intercalaire non acide est fortement recommandée pour le stockage ou le transport des impressions. Les encres pigmentées noires déteignent et s'éraflent facilement sur les papiers mats et coton. Éviter de toucher les surfaces imprimées est toujours une bonne idée, quelle que soit le papier et l'encre utilisés.

Quelques techniques importantes:
Éviter les obstructions avec un humidificateur
Le plus ennuyeux avec les imprimantes jet d'encre est que les buses peuvent se boucher... Tout le monde a rencontré (ou rencontrera) ce problème. Il semblerait que ce problème est plus susceptibles de se produire si vous habitez dans une zone à faible humidité ou dans des régions froides où le chauffage, l'hiver, dessèche trop l'atmosphère de votre lieu de vie. Si vous rencontrez le problème de buses bouchées, vous pourriez être en mesure de le résoudre en ajoutant un humidificateur dans la pièce où se trouve votre imprimante. Pensez-y avant de rencontrer le problème, car dans ce cas, malheureusement, vous serez obligé de remplacer vos cartouches (... bonjour le prix et le gaspillage !!!). Mais cela ne suffit pas !... Les fabricants vous stimulent à imprimer au minimum une page par jour (devinez pourquoi ?) mais ce n'est franchement pas indispensable... Éteignez votre imprimante quand vous ne l'utilisez pas et allumez-la tous les 2 ou 3 jours, même si vous ne prévoyez pas d'impression... l'allumage entrainera un micro nettoyage des buses, avec un gaspillage d'encre minimum mais qui évitera de boucher les têtes !... Malgré tout, il est fortement recommandé d'imprimer au minimum une page par mois, et là, c'est franchement un minimum !!! Mais quel photographe amateur sérieux n'est pas en mesure d'imprimer une photographie par mois ?

Éviter les taches à l'impression
Si vous utilisez une imprimante jet d'encre et que vous voyez des taches s'étaler sur une page, c'est généralement parce que quelque chose est collé à la tête d'impression. Si votre imprimante comprend les buses dans les cartouches et que vous voyez des marbrures immédiatement après avoir changé une cartouche, retirez la cartouche et assurez-vous que la bande de protection sur les buses est complètement enlevée. Si une partie de la bande est encore attachée, retirez-la, en faisant attention à ne pas toucher la plaque de la buse.

Utiliser le bon réglage papier
Le plus grand gaspillage d'encre trouve sa source dans la piètre qualité du résultat imprimé qui oblige une nouvelle impression. Et une des raisons les plus courantes des plaintes concernant la qualité de sortie jet d'encre est le réglage du pilote pour le mauvais type de papier. Différents papiers nécessitent différentes quantités d'encre et différentes proportions de couleurs pour produire une image finale correcte. Le réglage du type de papier indique au pilote la table de couleur à utiliser. Certaines imprimantes jet d'encre sont censées reconnaître le type de papier automatiquement, mais la fonction ne fonctionne pas toujours. Donc, pour obtenir du premier coup les résultats que vous attendez, assurez vous de configurer manuellement le pilote pour le papier que vous êtes en train d'utiliser.
Et en restant sur le papier, sachez que le papier sur lequel vous imprimez peut faire une réelle différence dans la qualité de votre sortie image. Toutes choses étant égales par ailleurs, un papier plus blanc et plus brillant rend le résultat plus clairs et des couleurs plus vives, parce que le système visuel humain voit les couleurs différemment selon la couleur (dans ce cas la couleur du papier) environnante. Pour les imprimantes jet d'encre, le papier détermine également la quantité d'encre absorbée par le papier et si elle bave dans la zone environnante ou si elle reste uniquement à l'endroit où elle atteint le papier. Donc, si vous vous souciez de la qualité de sortie, évitez le papier pas cher (il existe des papiers photo peu chers en grande surface qui sont de qualité mais pas tous... renseignez-vous !) mais ne sautez pas systématiquement sur les papiers de la marque de votre imprimante qui seront systématiquement surfacturés...

Voyons maintenant le diagnostic de quelques problèmes et la solution à appliquer immédiatement
Afin de limiter au maximum le gaspillage d'encre, il est important de connaitre les signes de dysfonctionnement de l'imprimante et de les corriger au plus tôt. Je vais vous lister ici les problèmes les plus fréquents :

Des lignes blanches dans certaines zones de l'image (motif répétitif mais pas à intervalle régulier !) laissent présager qu'une seule buse a des ratés.
Des lignes sombres et régulièrement espacées, signent normalement des problèmes d'alimentation de papier. Si elles sont jumelées avec des lignes un peu plus claires, il s'agit probablement d'un problème de buse. Mais il peut également s'agir d'un problème d'alignement des têtes. Certes, ce problème est assez compliqué à diagnostiquer...
Des marques d'encre sur les coins de la feuille signe un problème d'alimentation du papier. Le plus souvent, ce problème est trouvé avec les papiers beaux-arts, et causé par le papier qui « saute » contre la tête d'impression. Généralement cela n'affecte que le début ou la fin de l'impression.
Marques répétitives sur toute la hauteur de la page (ou sur une certaine hauteur avec une intensité allant en diminuant). Ce problème est causé par l'encre perdue qui s'est accumulée sur les rouleaux. On retrouve le plus souvent ce problème sur les bords de la page (mais ce n'est pas systématique). Notez que j'ai fait figurer ici des marques noires mais elles peuvent être de n'importe quelle couleur.
Une dominante de couleur qui recouvre toute l'image (OK, j'ai quelque peu exagéré la représentation de la dérive de couleur ...). Si vous êtes sûr que vos paramètres de gestion des couleurs sont corrects, il est probable que l'un des réservoirs d'encre est épuisé et doit être remplacé.
Des lignes blanches régulièrement espacées indiquent des problèmes d'alimentation ou d'alignement du papier, ou tout simplement que de nombreuses buses sont inefficaces. Ici aussi, le diagnostic précis est difficile...
Des lignes de tonalité unique (souvent noir) constituent un bon indicateur que votre tête d'impression est morte, ou est en train de mourir. Cela semble affecter les imprimantes Epson en particulier.
Des taches d'encre peuvent être causées par un surplus d'encre sur les tampons de stationnement de l'imprimante (l'encre tache les têtes qui coulent sur la page lors de leur passage) ou les buses de tête sont bloquées.

Comment traiter ces problèmes ?
-> Les problèmes d'alimentation de papier. Bandes sombres, marques de rouleaux, éraflures et marques d'encre en haut ou en bas de la feuille peuvent être dus à l'alimentation en papier. Désactivez le réglage « High Speed », si le pilote d'imprimante le propose. Ensuite, essayez un réglage différent de l'épaisseur du papier via le levier idoine ou dans le pilote s'il le permet, vérifiez le grammage maximum autorisé pour votre imprimante et veillez à ne pas utiliser de papier plus épais. Pour les imprimantes Canon, sélectionnez l'option « Empêcher l'abrasion du papier » dans les paramètres personnalisés dans l'entretien. Pour Epson, cochez « Papier épais » dans l'onglet Option et Informations sur l'imprimante. Aplatir tout papier gondolé, et évitez d'utiliser les fonctions « Maximiser la zone d'impression " et « Minimiser les marges » dans le pilote. Époussetez l'intérieur de votre imprimante et autour de la zone d'alimentation du papier avec un chiffon non pelucheux. À noter également, bien que cela soit très rare, que certains papiers de marques inconnues (papier peu cher ou certaines sous-marques) peuvent avoir besoin d'aide pour pénétrer dans le système d'entrainement du papier.
-> Les problèmes d'alignement des têtes. Les problèmes de qualité d'impression tels que les bandes peuvent également être causées par un mauvais alignement des têtes d'impression. La solution est de simplement imprimer le motif d'essai fourni par le pilote de l'imprimante, qui est lancé grâce à la fonction retrouvée dans section « Entretien » du pilote d'imprimante. Vous devriez alors être en mesure d'effectuer des modifications automatiques ou manuelles d'alignement et d'imprimer un deuxième motif de test pour confirmer que le problème est résolu.
-> Les problèmes de buses. Une vérification des buses montrera si toutes les couleurs sont rendues avec précision. Ensuite, exécutez un cycle de nettoyage et vérifier à nouveau les buses. Répétez cela MAIS pas plus de trois fois. Avec les imprimantes Canon il est possible d'essayer un seul cycle de « nettoyage en profondeur ». Vous pouvez également prévoir un petit tour en SAV mais il est de toutes façons préférable d'essayer le petit truc qui consiste à vaporiser du papier (pas trop lisse, comme du papier à dessin par exemple) avec une solution de nettoyage des vitres et de l'utiliser pour faire un test d'impression. Pour les imprimantes HP, le remplacement des cartouches permet du même coup de remplacer la tête d'impression et donc le jeu de buses.
-> Les problèmes de rouleaux. Si votre imprimante a réussi à souiller les rouleaux avec de l'encre, vous trouverez des marques de couleur se répétant sur la page, comme décrit plus haut. Dans ce cas, ouvrez le capot de l'imprimante, identifiez les rouleaux susceptibles d'être souillés d'encre et essuyez-les avec un chiffon non pelucheux imbibé de nettoyant pour vitres. Puis, sans attendre le séchage complet, faites défiler (sans imprimer !) des feuilles de papier (bas de gamme !) en utilisant le bouton d'alimentation papier, jusqu'à ce que les rouleaux ne laissent plus la moindre trace d'encre. Dans la mesure où les imprimantes Canon ne disposent pas de bouton d'alimentation papier, vous ne serez pas en mesure d'atteindre l'ensemble du rouleau... dans ce cas, faites passer une feuille imbibée d'alcool (liquide à vitres) et lancez l'impression d'une page créée dans votre traitement de texte et qui ne contient qu'un seul caractère en bas de page...
-> Les problèmes de poussière. Garder votre imprimante à l'abri de la poussière est essentiel pour éviter les problèmes. Nettoyez les surfaces visibles avec un chiffon non pelucheux, et si votre imprimante dispose d'un couvercle qui ferme jusqu'à la zone d'alimentation du papier lorsque vous avez terminé, utilisez-le ! Et, je sais que ce n'est pas très joli, mais couvrir votre imprimante est une bonne habitude pour la protéger. Il est également recommandé de brosser votre papier avec un pinceau large et non abrasif (ou un tissu microfibre) avant utilisation. Les papiers « beaux-arts » en particulier ont tendance à attirer la poussière, qui peut alors s'accumuler sur le capteur d'alimentation en papier et provoquer des problèmes d'alimentation. De plus, imprimer sur la poussière n'est pas une bonne idée, parce qu'une fois qu'elle tombe (certes elle restera collée par l'encre au début mais ne tiendra pas très longtemps) vous vous retrouverez avec une tache blanche au beau milieu de votre image !...
-> Les problèmes de buses. Vous pouvez empêcher l'encre de sécher dans les buses soit par l'exécution d'une vérification des buses tous les deux ou trois jours, ou d'allumer l'imprimante qui effectue un cycle de mini-nettoyage, comme déjà dit plus haut. C'est toujours une bonne idée de lancer une vérification des buses avant de faire des impressions importantes, mais faire ce qui précède devrait éviter (ou du moins limiter le nombre) les cycles de nettoyage qui gaspillent une quantité incroyable d'encre !...
-> Les problèmes de cartouches. Il faut éviter les embolies (désolé, déformation professionnelle), c'est à dire la création de bulles d'air dans le trajet de l'encre. Pour ce faire, stockez vos cartouches de rechange dans le bon sens (verticalement, tête d'impression vers le bas), et pensez à les tapoter sur une surface dure pour déloger les bulles d'air avant l'installation dans l'imprimante. Toujours essayer de remplacer une cartouche vide par une neuve dès que possible, parce qu'une cartouche vide ou l'absence de cartouche peut provoquer une suspension temporaire de la continuité d'alimentation en encre.

Autres petits tuyaux utiles en vrac :
— Si vous utilisez du papier mat, pensez à nettoyer systématiquement vos rouleaux d'entrainement à la fin de chaque boite de papier.
— Ne poussez pas le guide du bac à papier contre le papier. Laissez un petit espace entre le guide et le papier.
— Si le chargement du papier est vertical sur votre imprimante, placez un carton rigide sous les feuilles à imprimer cela permet de garder votre papier vertical et plus proche des rouleaux d'alimentation.
— Lors de l'utilisation du papier épais, ne mettez pas plus de 5 feuilles à la fois dans le bac d'alimentation.
— Éventer votre papier avant de le placer dans l'imprimante. Cela permettra de mieux séparer les feuilles, de se débarrasser d'éventuels débris et tout excès de poussière, en plus, on introduit un peu d'air entre chaque feuille, ce qui permet plus de liberté lors du chargement entre les rouleaux...
— Si le chargement du papier est vertical sur votre imprimante, arrondissez légèrement le bord du papier ce qui le fera appuyer sur les rouleaux d'alimentation et faciliter sa capture.
— 

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QUELQUES TECHNIQUES DE NETTOYAGE DE SON MATÉRIEL PHOTOGRAPHIQUE

Sécher et nettoyer immédiatement...
Même si vous possédez un appareil photo et/ou un objectif tropicalisé (scellé contre les intempéries et la poussière), il est préférable de sécher et nettoyer dès que possible après qu'il ait pris l'humidité ou la poussière. Dans le premier cas utiliser un chiffon doux non pelucheux pour tamponner, sécher et absorber autant que possible toute l'humidité. Ensuite, utilisez une brosse ou un chiffon sec pour brosser ou essuyer toute saleté et la poussière. Faites particulièrement attention si vous avez utilisé votre appareil photo sur une plage venteuse dans la mesure où il a pu récupéré du sable abrasif et de sel corrosif... Pour retirer le sel, il faudra humidifier à l'eau douce puis sécher toute l'humidité. Une brosse soufflante ou de l'air en bombe est utile pour souffler le sable sans rayer (Attention : voir plus loin l'utilisation de l'air comprimé).

Utiliser les outils intégrés
Les reflex modernes (et les compacts à objectif interchangeable) possèdent un mécanisme de nettoyage qui fait vibrer soit un filtre au-dessus du capteur soit le capteur lui-même afin de secouer les particules libres de poussière (ou autre). Ce système peut être très efficace pour prévenir les marques sur les images. Certains appareils vous permettent de spécifier quand le nettoyage doit avoir lieu (à l'allumage, à l'extinction ou aux deux). Personnellement je règle ce système à la moindre action sur le bouton marche/arrêt même si, au démarrage, cela présente l'inconvénient d'allonger le temps de latence avant la première image... Probablement l'erreur la plus commune faite par les photographes amateurs est d'effacer (cloner) continuellement les marques de leurs images plutôt que de nettoyer le capteur de leur appareil photo. Si vous remarquez que vous passez votre vie à effacer toujours les mêmes taches aux mêmes endroits de vos photos, il serait temps d'envisager un nettoyage en profondeur... vous pouvez acheter un kit de nettoyage (ou utiliser la recette que je vous proposais par ailleurs, ici) pour traiter le problème à la source.

Ne pas négliger l'environnement de nettoyage
Il est inutile de nettoyer le capteur de l'appareil dans un environnement poussiéreux, vous vous retrouverez avec plus de saleté après le nettoyage qu'avant !!! Certains services de nettoyage professionnels font le travail dans une atmosphère sinon stérile, au moins extra propre (dite zone blanche) ou sous une hotte aspirante, tout ce qu'il est impossible de posséder à la maison... Néanmoins, on peut prendre quelques précautions. Ne pas nettoyer le capteur lorsque vous êtes à l'extérieur (!!!) ou immédiatement après avoir passé l'aspirateur sur le tapis ou même épousseté les meubles (!!!), en effet, même si ces actions ont pour but le nettoyage, elles mettent en suspension beaucoup de poussière !... La salle de bain peut être une bien meilleure zone de nettoyage juste après la douche, quand l'humidité aura collé toute la poussière sur le sol ou les murs...

Oubliez les mauvaises habitudes
Vous voyez que vos verres de lunettes sont sales, vous soufflez dessus puis vous les essuyez pour les nettoyer. C'est moyennement bien. Vous avez le même genre de problème avec la lentille de votre objectif, vous êtes tenté de faire de même, c'est limite criminel (!) mais vouloir faire de même avec un capteur relève de la peine de mort !!! Je ne tiens pas à vous faire peur, donc je ne vais pas m'appesantir et je me limiterai à vous faire remarquer le point le moins grave : en soufflant, vous allez expulser de micro postillons sur le capteur qui feront autant de taches et si vous les essuyez, vous créerez des traces encore plus difficile à retirer que les poussières ayant justifié le nettoyage !!! Utilisez plutôt les techniques expliquées ici...

Rien ne sert de faire voler la poussière
À moins d'être spécialement conçu pour cela, les poires soufflantes sont certes très intéressantes pour chasser la poussière du capteur numérique MAIS, au mieux, elles font voler la poussière un peu partout à l'intérieur de la chambre d'exposition. Pendant l'exposition, le capteur se charge d'électricité statique qui va immédiatement attirer cette poussière restée à proximité... Souffler sur le capteur avec ces poires peut être efficace si on place le boîtier avec la monture d'objectif vers le bas, mais ce n'est pas suffisant. Il existe également des poires qui, plutôt que souffler sur la poussière, l'aspire. C'est déjà mieux. Hormis les poires, il existe des brosses spéciales des tampons spéciaux ou d'autres dispositifs qui capturent la poussière, c'est encore mieux, mais ces dispositifs sont généralement très chers... Le mieux est d'utiliser plusieurs petits moyens complémentaires comme décrit ici...

Ne pas négliger les éléments cachés (lentille interne de l'objectif/viseur/miroir(si reflex)
De même que nettoyer l'extérieur du boîtier et la lentille avant de l'objectif ou le capteur, il faut systématiquement penser à nettoyer les éléments cachés comme la lentille proximale de l'objectif, le viseur ainsi que le miroir (s'il s'agit d'un reflex)... Ces éléments peuvent également devenir poussiéreux et sale. La saleté (ou la poussière) sur la lentille proximale de l'objectif va adoucir vos images et briser les contrastes. Les saletés sur le viseur ou sur le miroir ne dégraderont pas vos images mais vont gêner le confort de visée et il ne faut pas oublier que cette poussière est toute disposée à se déplacer direction le capteur à la moindre sollicitation (déplacement et choc du miroir par exemple !). C'est pourquoi je ne saurais trop vous conseiller d'effectuer un nettoyage complet de votre boîtier quand vous décidez de ne nettoyer qu'un seul élément !...

Quid de l'utilisation des bombes à air comprimé
Les bombes à air comprimé ont été utilisées de tout temps (et avec bonheur) pour nettoyer le matériel photographique MAIS, dans le cas d'un nettoyage du capteur numérique, il faudra faire très attention !!! En fait, il NE FAUT JAMAIS les utiliser sur un capteur numérique. En effet, plutôt que contenir de l'air, très souvent, ces bombes contiennes des gaz d'hydrocarbure plus faciles à comprimer et, à partir d'une certaine pression, une partie de ces gaz devient liquide. Donc, si vous soufflez avec ces bombes à l'intérieur de votre boîtier numérique, d'une part vous allez envoyer des gouttelettes d'hydrocarbures sur le capteur (et le salir avec un nettoyage quasi impossible !) et, d'autre part, n'oubliez pas le principe physique qui démontre que la baisse rapide de pression d'un gaz s'accompagne d'une baisse de température importante... donc vous risquez de faire geler des éléments très fragiles de l'électronique interne des boîtiers modernes dont les capteurs (les anciens boîtiers mécaniques ne risquaient rien !)... Face à votre boîtier numérique, évitez donc ces bombes d'air comprimé et préférez le nettoyage décrit ici...

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APPRENDRE À SÉLECTIONNER SES PHOTOS

Pour une fois, cette fiche technique sera un peu plus théorique que pratique mais il est impossible d'être trop précis à ce sujet trop personnel...

Faire de belles et de bonnes photos, c'est bien... c'est le but de tout photographe ! Mais cela ne suffit pas ! Malheureusement, ce serait trop simple !... Tous les amateurs -oui, moi aussi, oui, vous aussi- ont appris à critiquer leurs images mais, et c'est tout naturel, avec beaucoup trop de gentillesse... et c'est ainsi qu'on laisse vivre des images qui ne le méritent pas forcément.

Lorsque l'on pense tenir un sujet, on en fait plusieurs images, sous différents angles, avec différents paramètres, du moins c'est ce que tout le monde devrait faire. Une fois le shooting terminé, avant d'entreprendre le post-traitement, il faut jeter les moins bonnes images du sujet traité ! Facile à dire, beaucoup plus difficile à faire ! En tant qu'auteur, on a énormément de mal à objectiver son choix... on aurait même tendance à vouloir conserver toutes les vues, tellement elles sont toutes différentes et toutes bonnes !... À votre avis, pourquoi les professionnels s'entourent de directeurs artistiques ? Pour sélectionner les images à leur place ?... Chose que nous, amateurs ne sommes pas en mesure de faire ! Il ne nous reste donc plus qu'à apprendre à juger plus sévèrement nos propres photos !... L'unique façon d’apprendre à sélectionner des images est de pratiquer, c'est comme tout le reste en photographie... Il faut regarder des photos, beaucoup de photos, créées par d’autres. En effet, on ne peut pas apprendre à sélectionner en regardant uniquement notre propre travail !...

Le problème de la sélection est que le créateur des images traine comme un boulet ses expériences, son vécu, ses goûts, ses choix, etc., la sélection est alors trop souvent teintée de subjectivité ! Une sélection efficace doit être totalement objective. L’image doit être jugée uniquement sur ses qualités photographiques et pas sur ce que son créateur projette en elle. Pour être un bon sélectionneur, il faut également une parfaite compréhension de la composition et de l’organisation visuelle de ses images, ainsi qu’une aptitude à expliquer les raisons qui ont orienté ses choix... La première partie est simple, la composition est un art acquis mais, franchement, êtes-vous sûr de savoir, à chaque fois, expliquer pourquoi vous avez choisi telle épreuve au détriment de telle autre ? Dire « parce qu'elle est meilleure » ou « parce que je la préfère » n'est franchement pas ce que l'on appelle une explication des raisons qui ont orienté un choix !...

Attention, je ne dis pas qu'il faut pouvoir disserter sur le pourquoi ou sur le comment et en cela imiter ce nombre grandissant d'artistes autoproclamés qui vous vendent du n'importe quoi emballé dans de jolies phrases (chose que j'ai déjà critiqué à plusieurs reprises dans mes pages !). Je ne dis pas non plus qu'il faut que vos images répondent aux attentes d'autrui (ça aussi je l'ai déjà critiqué à plusieurs reprises dans mes pages !). Je dis qu'il faut que vos images restent vos images, qu'elles transportent vos émotions et votre art, mais il faut que votre vision ait un substrat tangible !... Après, on pourra aimer ou non votre production, c'est un tout autre sujet !...

Lorsque vient le moment de vous demander si vous aimez une de vos images, ne répondez jamais. La réponse doit systématiquement être « oui » mais dans le cadre de la sélection cela n’a pas d’importance... ce n’est qu'une opinion subjective, qui n’a aucun rapport !... Ce qui est important c’est le contexte dans lequel telle image sera proposée. C'est le contexte qui définit la pertinence d’une image. Il ne s'agit pas de créer des images et de les classer de force, à postériori, dans telle ou telle catégorie ! La création de l'image est un parcours diamétralement opposé !... Vous voulez créer une image pour dire quelque chose, vous avez donc déjà prédéfini le contexte de la création, tout le reste ne sera plus que de la technique photographique... Une fois que vous connaissez le contexte, face à votre planche contact (ou la visualisation à l'écran de l'ensemble des images du shooting) vous pourrez exprimer votre opinion quant à savoir si une image fonctionnera ou non dans le cadre que vous vous étiez imposé. Par conséquent, avant de sélectionner vos photos, vous devez garder à l'esprit l’environnement (le cadre) dans lequel elles devront paraître... Sur la totalité d'un shooting, il ne peut y avoir qu'une seule image qui réponde exactement à vos exigences fixées avant le début de la création, même si la totalité (c'est très peu probable !) des images est totalement réussie. À l'époque de l'argentique, les pros disaient que s'il y avait plus de 1 bonne image par film, c'est qu'il y en a au moins une de trop qu'il faudra jeter.

L’art de la sélection doit donc reposer sur la compréhension de ce qui fonctionne -ou non- dans le contexte initial, vous devez alors vous poser (au minimum) ces questions :
- que voulais-je dire/raconter en créant cette image?
- l'image donne-t-elle une bonne représentation du sujet ?

Plus vous vous poserez de questions sur la pertinence d’une image, et plus vous obtiendrez des réponses qui faciliteront vos choix, influençant au final la qualité de votre travail.

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COMMENT CRÉER UN BON FLOU D'ARRIÈRE PLAN ?

À l'heure de la suprématie du matériel numérique de création d'images à petit capteur (notez que je n'ai pas utilisé le terme d'appareil photographique et même pas le terme de photographie !) que sont les smartphones, les tablettes et les petits compact point & shoot, cet article peut faire penser à une bataille d'arrière garde... pourtant, une vraie belle photo faisant paraître une profondeur (même si une photo est toujours plate -en 2D-) est un critère capital... voilà pourquoi il est impossible de faire l'impasse sur le bokeh (j'utilise ce terme improprement puisqu'il est primitivement réservé à la qualité du flou hors focale, caractéristique d'un objectif, mais sa définition se modifie est devient acceptable en parlant du flou créé dans une image).

Avant tout, qui dit flou d'arrière plan, dit faible profondeur de champ. C'est pourquoi j'ai d'emblée exclu le matériel numérique à petit capteur. En effet, plus la taille de la surface sensible (film ou capteur numérique) est grande et plus la profondeur de champ est courte donc plus il sera possible de créer un beau flou d'arrière plan. Les tout petits capteurs numériques créent des images avec une profondeur de champ tellement importante que les images sont quasiment nettes de zéro à l'infini !... Pour les numéristes cet article sera donc plutôt réservé aux possesseurs de capteurs APS ou full frame (voire moyen format si des lecteurs riches sont parmi nous). Pour les argentistes, cet article intéressera tout le monde, utilisateurs de petit format 35mm (24x36), de moyen format ou de grand format (bien que les pratiquants de ces deux dernières catégories sont déjà très au point avec la gestion du flou d'arrière plan).

Attention, je n'ai pas dit qu'une profondeur de champ infinie est systématiquement une mauvaise chose ! En grand format argentique on peut également créer des images à profondeur de champ infinie !... Mais le sujet n'est pas là pour aujourd'hui.

J'ai parlé de bokeh à l'instant, mais il est bien évident que je ne vais pas disserter des capacités de chaque objectif à créer un beau bokeh ou non (d'ailleurs, que veut dire "beau" ?).

Si vous réussissez un beau flou d'arrière plan, votre photo donnera une impression de volume (3D), mettra en valeur votre sujet principal, bref explosera la qualité de l'image. Mais alors, comment faire pour créer ce flou d'arrière plan ? C'est très simple, il suffit de suivre une des voies décrites ci-dessous (ou bien augmenter l'effet en cumulant plusieurs voies !).

Le bokeh (le flou d'arrière plan pour les puristes) est généralement constitué de petits reflets en arrière-plan mais n'est pas limité aux seuls points brillants de l'arrière-plan. Le flou se produit dans toutes les zones hors focale de l'image.

1) Augmenter la distance entre le sujet et le fond
Pour améliorer ou augmenter le bokeh sur vos photos, la distance entre le sujet et l'arrière-plan doit être augmentée. Séparer votre sujet de l'arrière-plan vous permet d'utiliser un arrière-plan peu ou pas être attrayant. En raison du flou, le sujet sera mis en évidence, se détachera de l'arrière-plan qui sera effectivement adouci ou "fondu".

2) Réduire la distance entre le sujet et l'appareil photo
Permet d'obtenir le même résultat qu'en 1).

3) Augmenter l'ouverture de diaphragme
Plus le diaphragme sera grand ouvert (plus la valeur f/x sera petite) et plus la profondeur de champ sera courte. On utilise parfois intentionnellement une faible profondeur de champ pour créer des sujets qui se distinguent des zones floues. L'utilisation d'objectifs "rapides" f/2.8 ou f/1.4 (ou plus) accentue le bokeh (le flou d'arrière plan). Cependant, en cas de besoin, le bokeh peut également être créé avec des ouvertures de diaphragme moins importantes en se contantant d'utiliser les autres recettes. Mais cumuler la grande ouverture et les autres recettes permet des résultats incroyables.

4) Augmenter la focale pour un bokeh plus doux
La longueur focale affecte également la profondeur de champ. Avec des téléobjectifs, la profondeur de champ peut devenir très rapidement très faible... Dans le cas de la photographie animalière, un long téléobjectif est nécessaire et ces longues focales sont généralement assez "sombres", f/8 peut être souvent être le minimum utilisable sans quoi certaines parties de l'animal peuvent ne pas être au point.

5) Tenir compte de l'éclairage
Un éclairage doux et/ou latéral donnera de meilleurs résultats avec le flou d'arrière plan que des lumières zénithales et/ou dures.

Certains objectifs créent des images plus ou moins étranges et plus ou moins intéressantes des points lumineux hors focale. On peut citer les taches bien rondes ou polygonales selon le nombre de lames constituant le diaphragme, ou des taches oblongues selon la formule optique et même des images en forme de croissant pour les anciennes optiques catadioptriques.

De toute façon, quelle que soit la technique utilisée, une faible profondeur de champ augmente le nombre d'éléments non mis au point. Plus un élément sera hors focale et plus le flou sera important. Si les points brillants sont placés en arrière-plan, un beau bokeh apparaît.

Créer un bokeh "fondu" ou texturé qui fait ressortir votre sujet nécessite de la pratique et la connaissance poussée de l'objectif que vous utilisez. Il faut tester le rétro-éclairage, l'éclairage latéral, l'ouverture et le positionnement du sujet par rapport à l'objectif et à l'arrière-plan. Il faudra essayer toutes les combinaisons possibles des recettes fournies ci-dessus avec chacun de vos objectifs pour trouver exactement ce que vous avez à portée de main et choisir ce qui convient le mieux à votre sujet... La création d'un bokeh adéquat est une véritable science qui vous donnera accès à de belles images artistiques.

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COMMENT RÉDUIRE LE BRUIT SANS UTILISER DE LOGICIEL ?

Vous vous lamentez de voir vos photos (numériques) gâchées par du bruit numérique... vous aimeriez réduire ce bruit mais vous ne possédez pas de logiciel efficace pour réaliser cet exploit (ou bien vous ne connaissez pas la méthodologie)... C'est excessivement simple : ne pas créer de bruit numérique ou en créer le moins possible !...

Ah elle est bien bonne celle-là ! Dis Thierry, tu en as d'autres comme celle là ?

Euh... probablement... mais sur ce coup là, je ne faisais pas de l'humour à quatre sous ! Voyons cela de plus près si vous le voulez bien. Au fait, je vous ai déjà donné quelques trucs par ailleurs -toujours en postprod'- n'hésitez pas à chercher ici.

Obtenir un bruit indésirable dans vos images est quelque chose que la plupart des photographes numériques ont eu à déplorer à un moment ou à un autre. Alors que la technologie des capteurs s'améliore avec le temps, c'est toujours un problème auquel sont encore confrontés beaucoup d'entre nous. Alors que la logique voudrait qu'il faille se tourner vers des logiciels de post-production pour réduire les effets négatifs du bruit, il y a beaucoup de choses que vous pouvez faire avant d'en arriver là... C'est comme la logique de l'incendie : 1 goutte d'eau suffit à éteindre une allumette, il faut une rotation de canadair pour éteindre un bosquet en flamme (au bout de quelques minutes)... une toute petite prévention permet d'éviter des tonnes d'emm....

Rappelons brièvement ce qu'est le bruit numérique si vous le voulez bien. Tous les photographes numériques connaissent bien la peur de trouver du bruit dans leurs images. Bien qu'il existe plusieurs types de bruit (techniquement parlant), il se présente généralement comme des taches dans les zones claires d'une image ou une granulation disgracieux dans les zones sombres (rien à voir avec les beaux grains du film argentique !).

Mais quelles sont les causes d'un tel bruit ? Il existe plusieurs causes potentielles de bruit. La plus commune est simplement d'utiliser des valeurs ISO plus élevées que nécessaire. Comme une valeur ISO supérieure augmente le signal lumineux, il augmente également le bruit. Une autre cause est la chaleur du capteur qui permet aux photons d'échapper aux photosites et d'aller contaminer d'autres photosites. Lors des expositions plus longues, vous permettez également au capteur de collecter plus d'informations qui, malheureusement, incluent le bruit électrique de fond et donc la contamination.

Alors comment réduire le bruit ? En effet, je dis réduire car il est impossible d'éviter le bruit dès lors que l'on utilise un matériel électronique (cela vaut pour tout, pas que les appareils photo !). Comme la plupart des photographes le savent, c'est une bonne pratique d'essayer de tirer le meilleur parti de votre appareil photo plutôt que de se fier à la post-production (souvent hasardeuse), il suffit donc de reprendre ce que je viens de dire dans le paragraphe précédent et de faire exactement le contraire !...

Utilisez des valeurs ISO inférieures. C'est bête à dire, mais cela réduit les risques que la caméra amplifie le bruit existant ou en crée plus. Heureusement, les capteurs s'améliorent tout le temps. Les modèles récents de reflex numériques peuvent atteindre les 6400 ISO (et parfois bien plus !) sans que le bruit soit un problème majeur (il y a seulement quelques années, 400 ISO posait souvent des problèmes). Mais pensez au temps de l'argentique (qui n'est pas révolu, heureusement !)... on ne dépasse que rarement les films de 400 ISO et on s'en sort très bien ! Certes, les poses longues ne posent aucun problème en argentique mais si, en numérique, vous jonglez entre une valeur ISO un peu moindre et un temps de pose un peu plus long, vous limiterez le bruit ISO sans pour autant faire apparaitre le bruit de pose longue !...

Gardez votre appareil photo au frais. La plupart des appareils numériques fonctionnent mieux entre 5 et 30 degrés centigrade (Celsius). Vous devriez vous en souvenir. Garder votre appareil photo (ou plus précisément son capteur) au frais aidera à empêcher les photons de contaminer les photosites voisins, en effet, plus la température est basse et plus les photons seront "léthargiques". Ne laissez pas votre appareil photo dans un endroit chaud, comme dans une voiture ou dans un sac au soleil... Par temps très chaud, pensez à une protection "isotherme" en polystyrène ou dans des sacs servant à transporter des produits congelés entre le supermarché et votre domicile.
Attention, dans le cadre de « l'hyperthermie », il faut inclure les poses longues ET les prises de vues en rafale pendant lesquelles le capteur chauffe !!! Les amateurs n'y pensent généralement pas... et c'est un tort !...

Tirez à droite. Vous entendrez souvent des photographes expérimentés expliquer l'intérêt d'une légère surexposition de vos images (qui donne un histogramme qui ressemble à une cloche sur le côté droit du graphique). J'ai déjà beaucoup parlé des histogrammes par ailleurs, n'hésitez pas à aller chercher ici. En effet, corriger une image sous-exposée en post-production (c'est-à-dire la rendre plus lumineuse) fera ressortir le bruit dans les ombres alors qu'assombrir les zones un peu trop exposées est généralement une meilleure option pour la post-production. Si vous pensez que le bruit sera un problème pour vous, essayez de surexposer d'un diaph' ou deux.

Voilà, ce ne sont que trois petits tuyaux sans prétention, ils paraitront un peu simplistes voire bêtes pour certains d'entre vous, mais, mis en application, ils vous permettront d'éviter de vous arracher les cheveux pendant des heures devant votre logiciel de post-production !!!...

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APPRENDRE À LIRE UNE PHOTOGRAPHIE

Tout le monde sait parfaitement que si l'on souhaite évoluer dans sa propre pratique photographique, il faut savoir regarder le travail d'autrui, d'ailleurs, je l'ai souvent répété dans les pages de mon site... Oui, mais croyez-vous réellement qu'il suffit de regarder à la va vite les créations d'autrui pour pouvoir évoluer ? Non, bien sûr ! Se contenter de cela nous permettrait, au mieux, d'imiter les créations d'autrui... et ce n'est franchement pas une bonne chose, d'une part, recopier ce que font les autres ne présente aucun intérêt et, d'autre part, cela deviendra vite une activité très frustrante !... Que faire alors ? Il faut apprendre à lire les photographies... Certains appellent cela critiquer les photographies, mais dans cet article, je préfère éviter le dernier terme puisqu'il peut sous-entendre deux choses opposées. Quand vous saurez lire (donc comprendre) les photographies, vous pourrez vous attaquer aux images d'autrui pour saisir ce qu'elles sont, comment elles ont été créées et, par la suite, lorsque vous porterez l'œil à votre viseur (ou votre dépoli), vous pourrez lire son contenu et lire votre future image en cours de création... Voilà comment vous pourrez faire avancer votre photographie !...

Pour réussir ce tour de force, il y a des stratégies de base en lecture de photographies qu'il suffit de conserver comme fil rouge. Bien sûr, tout le monde sait ce qu'il aime ou n'aime pas, mais cela ne présente aucun intérêt dans le cadre de sa propre formation ! N'aimeriez-vous pas en savoir plus sur la composition d'une photographie ? En apprenant quels éléments visuels l'artiste utilise pour communiquer, vous apprécierez peut-être mieux pourquoi vous aimez ou n'aimez pas une œuvre en particulier.

Commençons par alphabétiser ce que nous voyons... « Théorie » dites-vous ? Peut-être pas !... Pour améliorer l'appréciation de la photographie, il est nécessaire de développer les compétences nécessaires pour faire une analyse visuelle attentive. Alors que tout le monde peut facilement discuter du contenu des photographies (« ce qui est vu »), la plupart a besoin de plus de formation pour se familiariser avec l'analyse formelle utilisée dans les arts visuels. L'analyse formelle se concentre sur les qualités « formelles » d'une œuvre, ou sur les éléments visuels qui lui donnent forme. Ceux-ci comprennent : la forme, la taille, la texture, la ligne, l'espace, etc. L'analyse formelle fournit un langage commun de base dans tous les arts visuels. Cependant, une description d'une photographie basée uniquement sur une analyse formelle serait incomplète. Les photographes prennent des décisions à la fois sur la composition (disposition des éléments visuels) et sur le contenu (sens) lors de la prise de photographies. Par conséquent, il est important de considérer les intentions de l'artiste pour faire une photographie d'un sujet particulier. Enfin, le contexte historique et social dans lequel une photographie a été créée doit également être soigneusement considéré.

Remarque : Chaque image offre une variété d'interprétations, par conséquent, les informations fournies dans ces lignes doivent être considérées comme un point de départ pour la discussion et non comme une interprétation concluante. Il n'y a pas une seule bonne réponse en interprétant des œuvres d'art. Je vous encourage à examiner attentivement le plus possible de photographies pour développer vos compétences dans l'analyse des photographies et pour explorer vos propres interprétations personnelles...

Abstraction/Esprit : une image qui met l'accent sur les éléments formels (ligne, forme, etc.) plutôt que sur des objets spécifiques et reconnaissables.
Contenu : le sujet ou l'information capturée dans une photographie.
Approche directe : confrontation d'une scène de manière directe, sans utiliser d'angles ou de distorsions inhabituels.
Documentaire : photographie dont le but principal est d'enregistrer un lieu, une personne ou un événement.
Expressif : concerné par la communication d'émotion.
Formes simples rectilignes ou curvilignes trouvées dans la géométrie, telles que cercles, carrés, triangles, etc.
Intention : raison pour laquelle l'artiste a fait une œuvre d'art.
Paysage : une image qui représente l'environnement naturel.
Objectif : un point de vue exempt de préjugés personnels, qui tente de considérer toutes les informations disponibles avec égards et équité.
Forme organique : formes basées sur des objets naturels tels que des arbres, des montagnes, des feuilles, etc.
Représentatif : une image qui montre des objets reconnaissables.
Sujet : l'objet principal ou la (les) personne (s) sur une photo.
Thème : une idée unificatrice ou dominante dans une œuvre ou dans une collection d'œuvres.

Vient le moment de lire les éléments visuels. On pourra par exemple, pour cela, utiliser ces mots et se poser ce genre de questions :

Focus : quelles zones apparaissent les plus claires ou les plus nettes sur la photo ? Qu'est-ce qui ne va pas ?
Lumière : quelles zones de la photo sont les plus mises en évidence ? Y a-t-il des ombres ? La photographie permet-elle de deviner l'heure de la journée ? La lumière est-elle naturelle ou artificielle ? Dure ou diffuse ? Réfléchie ou directe ?
Ligne : y a-t-il des objets sur la photo qui agissent comme des lignes ? Sont-elles droites, sinueuses, minces, épaisses ? Est-ce que les lignes créent une direction dans la photographie ? Est-ce qu'elles décrivent quelque chose ? Est-ce que les lignes montrent du mouvement ou de l'énergie ?
Répétition : existe-t-il des objets, des formes ou des lignes qui se répètent et créent un motif ?
Formes : voyez-vous des formes géométriques ou organiques ? Quelles sont-elles ?
Espace : y a-t-il de la profondeur à la photographie ou semble-t-elle peu profonde ? Qu'est-ce qui crée cette apparence ? Existe-t-il des espaces négatifs importants en plus des espaces positifs ? Y a-t-il de la profondeur créée par des illusions spatiales ?
Texture : si vous pouviez toucher la surface de la photo, que ressentiriez-vous ? Comment les objets de l'image ressemblent-ils à ce que vous ressentiriez ?
Valeurs : existe-t-il une gamme de tons de l'obscurité à la lumière ? Où est la valeur la plus sombre ? Où est la plus claire ?

Reste à s'intéresser à la composition de la photographie. Les mots, ici, vous permettront de réfléchir à la façon dont les éléments visuels se combinent dans une photographie pour créer une composition.

Angle : le point de vue à partir duquel la photographie a été prise, généralement utilisé lors de la discussion au sujet d'une photographie prise d'un point de vue inhabituel ou exagéré.
Arrière-plan : la partie d'une scène ou d'une image qui est, ou semble être, vers l'arrière.
Équilibre : la distribution des éléments visuels dans une photographie. La balance symétrique distribue les éléments visuels uniformément dans une image. L'équilibre asymétrique est trouvé lorsque les éléments visuels ne sont pas répartis uniformément dans une image.
Focus central : le ou les objets qui apparaissent le plus mis en valeur et/ou le plus clairement sur une photographie.
Composition : l'arrangement ou la structure des éléments formels qui composent une image.
Contour : le contour d'un objet ou d'une forme.
Contraste : fortes différences visuelles entre la lumière et l'obscurité, différentes textures, tailles, etc.
Cadrage : ce que le photographe a placé dans les limites de la photographie.
Mise en scène : environnement physique réel ou décor réel ou artificiel.
Point de vue : l'endroit d'où un photographe prend la photo.

Voilà, j'espère avoir été assez précis pour vous faire comprendre le message et assez vague pour ne pas vous enfermer dans ma logique de traduction des images en mots ! Analysez déjà les images données en exemple pour point de départ de votre analyse photographique et vous pourrez bientôt adapter et créer votre propre grille de lecture...

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UNE TECHNIQUE NUMÉRIQUE SIMPLE DE CALCUL D'EXPOSITIONS LONGUES

Photographier un paysage au clair de lune peut être délicat, cela ne fait aucun doute. Avez-vous déjà tenté le coup ? Remarquez que travailler en plein jour avec un filtre de forte densité vous place également en situation ! Vous essayez de tout préparer pour la prise de vue dans l'obscurité et vos expositions sont souvent si longues que vous n'aurez qu'une chance sur dix (sur cent ?) de capturer la scène que vous souhaitez... En argentique les chutes sont encore plus importantes car l'évaluation de la correction de l'effet Schwartzschild est un paramètre capital mais assez flou qui ne fait que créer une situation d'échec supplémentaire... Mais je n'envisagerai dans cet article que le cas d'une photo numérique en pose longue avec une technique très simple qui fonctionne dans 100% des cas si vous êtes un minimum attentif...

Mais qu'est-ce qui fait que l'on peut envisager une technique simple en numérique et que ce n'est pas possible en argentique ? Attention, je n'ai jamais dit que c'était impossible en argentique, ni même qu'il faille utiliser la technique que je vais vous décrire aujourd'hui pour parfaitement réussir cet exercice en numérique (!!!) je dis simplement que si vous êtes un amateur moyen, avec du matériel moyen, il est préférable d'user d'expédients !... Donc, pourquoi le numérique permet une technique simple que l'argentique ne permet pas ?
1) l'effet Schwartzschild n'existe pas en numérique !...
2) les boîtiers numériques permettent d'utiliser, avec un même capteur, des valeurs ISO très différentes ET souvent très élevées...

Donc assez fait durer le suspense, venons-en à ma technique.

Utiliser des ISO très élevés pour juger de l'exposition la nuit est une technique très utile. Cela ne va certainement pas vous donner les photos de la qualité que vous recherchez (bruit de hauts ISO + bruit de pose longue), mais cela vous permettra de déterminer très rapidement quelques réglages de base qui vous permettent de voir les niveaux de luminosité de votre scène.

Supposons que vos tests aient défini qu'une exposition de base de 1 seconde à f/2,8 avec 25.600 ISO (oui, c'est beaucoup mais très possible si la lune est petite et l'atmosphère pas trop limpide) donne une photo qui expose convenablement la scène. Ce ne sera certainement pas la plus belle des images, mais elle vous permettra de voir rapidement la luminosité et le contraste de votre scène et vous donnera un bon point de départ...

À partir de là, il suffira de calculer le nombre de crans que vous devrez ajouter (ou réduire) à votre sensibilité ISO, à l'ouverture du diaphragme et à la vitesse d'obturation pour obtenir le résultat souhaité avec un niveau d'exposition constant.

f/2.8 n'offrira pas une profondeur de champ suffisante et la plupart des objectifs sont beaucoup plus qualitatifs lorsqu'ils sont plus fermés. Votre premier travail consistera donc à réduire l'ouverture du diaphragme et à calculer la nouvelle vitesse d'obturation requise pour conserver la même exposition. Non, ne criez pas, j'en ai déjà parlé plusieurs fois dans mes pages, cela n'a rien de compliqué !... Chaque fois que vous fermez le diaphragme (l'ouverture) d'une valeur, vous devrez augmenter le temps d'exposition d'une valeur pour conserver la même exposition ! Pour vous remettre le pied à l'étrier je vous redonnerai un exemple : si vous passez de f/2.8 à f/4 (fermeture du diaphragme d'une valeur) vous devrez exposer votre image deux fois plus longtemps (une valeur de vitesse) soit 2 secondes, sans rien toucher de la sensibilité ISO !... Si vous diminuez l’ouverture de f/2,8 à f/11, votre vitesse d’obturation passera de 1 seconde à 16 secondes... Si vous êtes perdu, allez chercher ici les articles à relire pour pouvoir comprendre ce qui suit. Ces notions sont simples mais capitales, vous devez pouvoir les manipuler sans même réfléchir !...

Pour limiter le bruit autant que possible, vous devrez baisser la sensibilité ISO et donc augmenter encore la vitesse d'obturation pour conserver le même niveau d'exposition.

Nous en étions arrivés à f/11 | 16" | 25.600 ISO, cela nous donnera donc :

f/11
16"
25.600 ISO
f/11
32"
12.800 ISO
f/11
64" = 1'04"
6.400 ISO
f/11
2'08"
3.200 ISO
f/11
4'16"
1.600 ISO
f/11
8'32"
800 ISO
f/11
17'04"
400 ISO
f/11
34'08"
200 ISO
f/11
1:08'16"
100 ISO

Maintenant, vous pouvez moduler les vitesses en augmentant ou en diminuant le temps de pose simplement en changeant l'ouverture du diaphragme pour équilibrer.

Si vous n'avez toujours pas mémorisé toutes les valeurs ISO et les ouvertures, il existe un moyen simple de le comprendre. La plupart des appareils reflex numériques vous permettront d’ajuster votre sensibilité ISO, votre ouverture et votre vitesse d’obturation par incréments de 1/3 ou 1/2 valeur. Si votre appareil photo est réglé sur des incréments de 1/3, trois clics d'une molette permettent de gagner ou de perdre un niveau de lumière avec le diaphragme. Trois clics sur une molette différente permettent de gagner ou de perdre un niveau de lumière avec les vitesses. Si votre boîtier est réglé sur des incréments de 1/2, vous utiliserez 2 clics par niveau de lumière. Une fois que vous avez compris quelle molette modifie quel réglage d’exposition, changer un réglage et compenser avec un autre devient très facile.

Des applications sont également disponibles pour les smartphones vous permettant de calculer tout cela à la volée, mais, franchement, ce n'est pas une solution à conseiller... Tout cela ne présente aucune difficulté de s'y mettre et de tout gérer tout seul. Le smartphone n'est qu'une béquille qui vous empêchera de devenir autonome et vous serez bien dépourvu lorsque le téléphone refusera de fonctionner !...

Bien sûr, dans l'exemple ci-dessus, nous n'avons plus de bruit ISO mais, vu les temps de pose, nous serons confronté au bruit de pose longue mais je vous ai donné par ailleurs une technique pour se débarrasser de ce type de bruit (vous pouvez aller chercher ici) et ainsi obtenir une image propre. Bien sûr, vous pouvez également utiliser la fonction de correction du bruit intégré au boîtier mais le résultat est un peu moins probant et demande pas mal de temps de traitement.

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COMMENT EFFECTUER LA MISE AU POINT EN BASSE LUMIÈRE ?

Dans l'article précédent je vous parlais déjà de faible luminosité, je vais rester dans le même cadre pour vous parler aujourd'hui de la mise au point en faible luminosité.

Disons-le tout de suite, il est franchement difficile d’apprendre à mettre au point dans des conditions de faible luminosité (pourquoi pensez-vous que les boîtiers autofocus déclenchent automatiquement des salves de flashes au moment de mettre au point ? Ou que d'autres possèdent des systèmes infra rouges pour "éclairer" la scène à mettre au point ?), même les photographes expérimentés peuvent avoir du mal à mettre au point dans ces circonstances. Même les meilleurs systèmes de mise au point automatique rament en basse lumière. Mais vous trouverez ici quelques conseils pour vous aider à débuter... Avec un peu de connaissance et un peu de pratique, c'est parfaitement réalisable, même pour les débutants en photographie. Mais pourquoi la mise au point est-elle si compliquée en basse lumière ? Ceci est principalement dû au fait qu'il faut se reposer sur la détection du contraste... et où se trouve le contraste si la lumière est faible ? C'est bien connu, la nuit, tous les chats sont gris !...

Examinons maintenant les meilleures options de mise au point dans les conditions de faible éclairage. Mais, avant de se lancer, il est important de souligner que la basse lumière n'est pas un état général, il faut séparer plusieurs cas où l'éclairage sera différent et la technique de mise au point aussi !...

En milieu urbain, la lumière peut être faible mais elle est relativement importante. Pour la photographie de l'heure bleue et de nuit dans les villes, il est souvent encore possible d'utiliser l'autofocus. La clé pour obtenir le point est le contraste entre les lumières de la ville et l'obscurité de l'environnement. L'autofocus nécessitera quand même quelques informations de votre part. Tout d’abord, vous devez régler votre appareil photo en mode de mise au point automatique à point unique. Ensuite, vous devez positionner la zone de mise au point sur un endroit de lumière intense dans l’environnement nettement plus sombre. Vous pouvez le faire en déplaçant l'appareil photo, en verrouillant la mise au point, puis en rétablissant la composition d'origine ou en modifiant (deux fois) le point AF. La deuxième technique est préférable car pour la plupart des photographies en basse lumière, vous utiliserez un trépied. Si vous avez du mal à faire la mise au point automatique même avec les lumières de la ville, la meilleure option consiste à faire la mise au point manuellement... l'œil humain reste plus compétent qu'un appareil électronique !... Nous examinerons les moyens de mise au point manuelle plus tard dans l'article.

En milieu rural (ou naturel), contrairement aux villes et aux villages, les paysages ruraux peuvent causer des problèmes importants de mise au point automatique par faible luminosité. Cela est dû au manque de contrastes nets sur lesquels l'autofocus pourra se concentrer. Dans ce scénario, vous devrez mettre au point manuellement. Le problème est que, comme pour la mise au point automatique, vos yeux ont encore besoin d’un peu de contraste pour obtenir le point (et ce n'est pas toujours garanti !). L’une des meilleures options consiste à utiliser la vision directe (live view) de votre appareil photo. Le live view donnera non seulement un rendu électronique de la scène, mais il ajoutera également des aides à la mise au point et la possibilité de zoomer sur une zone de l'écran pour vérifier le résultat. Dans les zones rurales, il y a de fortes chances qu'il y ait des sources de lumière artificielle au loin. Il peut même y avoir un peu de lumière naturelle ambiante comme le crépuscule qui contraste sous des nuages ​​lointains. Lorsque votre objectif est réglé en mise au point manuelle et que l'écran est en mode live view, vous devez mettre au point jusqu'à ce que la zone de contraste soit nette, puis dépasser le point (donc perdre à nouveau le point). Ensuite, vous ramenez lentement le point où le contraste est le mieux défini. La raison pour laquelle nous allons au-delà du point de focalisation est que, dans l'obscurité, on pense que l'image est nette, mais les cellules de l'œil utilisées ne permettent pas de juger de la netteté et, en réalité, on n'est pas vraiment au point. Le fait de croiser (temporairement) la lumière recrute les cellules de l'œil capable de renseigner sur la netteté, donc au retour, vous ne pourrez plus vous tromper !... Utiliser le live view signifie que vous pouvez utiliser quelques aides électroniques à la mise au point. La première d'entre-elles est le focus peaking. C'est un outil extrêmement utile. Le focus peaking affiche une couleur ou un trait lumineux sur les zones de contraste mises au point. La deuxième option est le zoom. La plupart des modes de live view permettent de zoomer sur la zone où vous souhaitez faire la mise au point. Ce grossissement est extrêmement utile pour régler avec précision la mise au point exacte. Il se peut que votre appareil photo ne dispose pas de live view (peu probable !) ou que vous préfériez utiliser le viseur optique. Dans ce cas, vous devrez utiliser la mise au point manuelle. Dans ce cas, vous devez permettre à vos yeux de s’adapter à la noirceur en évitant de regarder les sources lumineuses fortes pendant environ 10 minutes (cela inclut votre téléphone portable, l'écran LCD de votre appareil photo et même la lune !...). N.B. dans le noir "complet", 1 minute suffit...

En luminosité extrêmement faible, pour l’astrophotographie par exemple, pour laquelle, sauf les étoiles, nous devons éviter toute lumière ambiante, encore une fois, le meilleur outil à utiliser est le live view du boîtier. Je dis bien utiliser le live view sur l'écran LCD et pas le viseur (même électronique !), car cela nous donnera une image plus grande pour travailler. Cherchez l'étoile la plus brillante dans le ciel. Ce n'est peut-être pas celle que vous voulez cadrer, mais ce sera la meilleure option pour obtenir le point. Si possible, réglez l'objectif sur l’infini, mais sachez que la marque de l’infini peut ne pas toujours faire parfaitement le point sur l’infini stricto sensu. Encore une fois, effectuez la mise au point au-delà du point où l'étoile présente le contraste le plus élevé avant d'ajuster avec précision la mise au point. Utilisez le grossissement de l'écran LCD pour vérifier la mise au point. Il peut également être judicieux d’augmenter la sensibilité ISO et de faire un test pour vérifier la mise au point. Cela réduira le risque de passer beaucoup de temps sur une exposition longue à découvrir que celle-ci est floue. Si vous avez du mal à trouver une étoile assez brillante, vous pouvez également rechercher une source de lumière éloignée située au sol ou mettre au point sur la lune, si elle est visible.

La photographie en basse lumière peut produire des images magnifiques. Comprendre comment mettre au point en basse lumière est probablement l’aspect le plus difficile de ces prises de vue. Bien que vous puissiez obtenir une mise au point automatique décente dans les scènes urbaines, en réalité, la meilleure option en basse lumière sera toujours la mise au point manuelle. Avec la pratique et en utilisant les astuces décrites ci-dessus, vous devriez bientôt prendre de belles photographies bien nettes en basse lumière.

Et pour qui veut (ou doit) utiliser la mise au point manuelle sans assistance (boîtiers argentiques par exemple), la technique est plus simple puisque unique : effectuer des micro allers/retours avec la bague de mise au point et le meilleur réglage vous apparaitra clairement, même si cela doit vous prendre plus de temps qu'en utilisant les aides numériques du live view...

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COMMENT APPRENDRE À VOIR UNE SCÈNE EN NOIR ET BLANC ?

J'ai beaucoup parlé (dans d'autres pages) de l'importance de savoir si une photo serait meilleure en noir et blanc qu'en couleur (ou réciproquement). J'ai aussi expliqué qu'il serait préférable de le savoir avant même de placer l'œil dans le viseur... oui mais voilà, c'est facile à dire, pas aussi facile à faire !!!...

Au temps de mes débuts en photographie évoluée (je veux dire après avoir acquis un boîtier digne de ce nom, c'est à dire après avoir abandonné mon point and shoot sans aucun réglage possible -voir ma présentation-), le numérique n'existait même pas dans les fantasmes des photographes (même s'il vivait déjà dans les laboratoires)... Il fallait donc savoir ce que je pouvais photographier lorsque mon appareil était chargé d'un film noir et blanc et ce que je pouvais photographier lorsqu'il était chargé d'un film couleur... Aujourd'hui, à l'heure du numérique, à tort, on photographie et on essaye le monochrome en post-prod' au hasard, pour voir... Mais, malgré cette facilité apparente, je persiste et signe, j'insiste lourdement sur la nécessité de savoir si une scène doit être reproduite en couleur ou en noir et blanc avant d'appuyer sur le déclencheur, même si la prise de vue sera en couleur et le passage en monochrome effectué en post-production !...

Donc nous allons essayer d'entrevoir dans cet article comment apprendre à voir une scène en noir et blanc, ce qui vous permettra de progresser énormément en photographie. Certaines photos sont bien meilleures en noir et blanc qu'en couleur. Et d'autres perdent totalement leur attrait après avoir été converties en noir et blanc. Savoir comment voir en noir et blanc et quand cela fonctionnera est une compétence utile à posséder en tant que photographe.

Il y a trois manières possibles d'apprendre à déterminer si une photo serait meilleure en noir et blanc. L'une exige que vous le fassiez avant de prendre la photo et les deux autres sont en post-production. Désolé pour ceux qui ne font pas de numérique du tout... ils devront se contenter d'une seule technique...

Imaginer la scène en noir et blanc
C'est le meilleur moyen de déterminer si une photo aura meilleure allure si elle est en noir et blanc. Il faut (et il suffit) d'essayer de voir la scène que vous voulez photographier en noir et blanc. OK, cela demande un peu (beaucoup ?) de pratique. Vous devez vous habituer à essayer de voir la scène en noir et blanc.
Lorsque vous extrayez les couleurs de la scène, vous devez prendre en considération d’autres éléments. Quand il n'y a pas de couleur, vous apprendrez à voir si les parties les plus claires interagissent avec les parties les plus sombres de la scène. Vous apprendrez à mieux voir la lumière et cela vous aidera à devenir un meilleur photographe (même en couleur !).
Il est indispensable de faire des images pour vérifier que le résultat est à la hauteur de ses prévisualisations. Certes, en argentique, cela demandera beaucoup de temps et pas mal d'argent... en numérique ce sera beaucoup moins long et beaucoup moins cher : il suffit de régler son boîtier en mode monochrome et de regarder son écran LCD après chaque prise de vue ET (ne pas zapper la deuxième étape !) regarder sur l'écran de l'ordinateur le résultat.
Progressivement, même sans vous en apercevoir, vous réussirez à acquérir cette compétence.

Visualisation en post-production : première technique
Vous ouvrez votre photo (couleur) dans votre logiciel de post-traitement et vous commencez à la traiter comme toute image couleur. Peu importe ce que vous faites lors du traitement, parfois cela ne fonctionnera tout simplement pas, parfois ce sera superbe. Ensuite, vous convertirez votre photo traitée en noir et blanc pour voir à quoi cela ressemblera. Certaines photos s’avèreront bien meilleures et plus spectaculaires en noir et blanc qu’en couleur. Dans votre logiciel de post-traitement, vous pouvez basculer entre les versions noir et blanc et couleur pour pouvoir comparer les résultats. Maintenant, basculez les curseurs pour ajuster le mélange noir et blanc. N'oubliez pas que vous pouvez passer à la version couleur, puis à nouveau à la version noir et blanc, réinitialisez tous les paramètres à 0 et recommencez un nouveau traitement. Ce faisant, vous pourrez également apprendre (sans même en prendre conscience !) comment les modifications des couleurs se traduiront en monochrome...
Je rappelle que la photo couleur sur laquelle vous travaillez aura été primitivement imaginée en noir et blanc avant le déclenchement !...

Visualisation en post-production : deuxième technique
Dans le deuxième scénario, vous avez une photo sur laquelle vous n’avez effectué aucun ajustement. Dans votre logiciel de post-traitement vous pouvez créer une copie virtuelle avant de commencer l'édition et vous obtiendrez désormais deux images identiques. Maintenant, traitez l'une en couleur et l'autre en noir et blanc. Vous aurez les deux images côte à côte et vous pourrez déterminer laquelle est la meilleure.
Je rappelle que la photo couleur sur laquelle vous travaillez aura été primitivement imaginée en noir et blanc avant le déclenchement !...
___

Même si vous pouvez tester les versions noir et blanc des photos en post-production, il est toujours préférable d'essayer de voir l'image en noir et blanc avant le déclenchement. Vous apprendrez à voir la lumière et le contraste et cela vous aidera à composer vos prises de vue. En fin de compte, cela vous aidera à développer vos compétences générales en photographie.

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TROUBLES DE LA VUE ET PHOTOGRAPHIE

Si un flou peut être très valorisant, une photographie présentant un flou de mise au point est une photographie loupée, bonne à jeter. Oui mais voilà, comment mettre au point quand son œil ne permet plus une vision nette ? Voyons ce qu'il en est.

Myope, hypermétrope et/ou astigmate, votre vision est incompatible avec la création photographique... faut-il se faire une raison ou bien les corrections ophtalmo suffisent-elles à vous investir en photographie ? Vu le nombre de photographes amateurs ou professionnels portant des lunettes, on se doute que les pathologies de la vue ne sont pas un frein à la création photographique... mais possible ne veut pas dire simple !...

Si l'on souhaite utiliser des appareils photographiques anciens, grand format ou moyen format, le système de visée est tel que le port de lunettes ne pose aucun problème. En effet, en grand format, la taille du dépoli est telle qu'il suffit de s'approcher ou de s'éloigner un peu sous le drap noir pour se placer dans les conditions de visualisation nette... la mise au point sera réalisable au quart de poil. Le moyen format se contentait d'une visée type Galilée (fenêtre de visée) ou d'une visée type sport (simple cadre) qui ne posent aucun problème aux porteurs de lunettes.

Sont ensuite apparus les appareils moyen format à visée reflex. Et là, en fonction du type de viseur les problèmes peuvent apparaitre pour les porteurs de prothèses optiques :
•Viseur capuchon : ce type de viseur ne sert qu'à limiter le parasitage lumineux ambiant sur le dépoli. La vision corrigée du photographe ne pose aucun problème pour la mise au point, il suffira de s'approcher/s'éloigner du dépoli pour voir net. Pour la mise au point plus précise, ce type de viseur est équipé d'une loupe, mais ce dispositif ne pose pas plus de problème aux porteurs de lunettes.
•Viseur optique : ce type de viseur présente une distance œil/dépoli fixe et, en plus, il n'est pas systématiquement équipé de correction dioptrique. Donc, selon votre problème de vue, il faudra porter vos prothèses prévues pour la vision de près pour être capable d'effectuer la mise au point. Les gens porteurs de lunettes à correction progressive peuvent utiliser leurs lunettes "classiques" mais la zone réservée à la vision de près est très réduite et ne simplifie pas les choses !... Moi-même, victime de ce genre de correction, je suis en mesure de témoigner de la difficulté d'utilisation des viseurs optiques ! Ce n'est franchement pas pratique (!!!) je dois utiliser mes deux paires de lunettes (!!!) quand je fais de la photographie. Mes lunettes progressives pour toutes les phases de création avant visée et lunettes de vision de près pour la visée...
Ensuite, il a été inventé les aides à la mise au point : stigmomètres et microprismes. Avec ces aides, l'utilisation de deux paires de lunettes n'est plus totalement nécessaire, les verres progressifs peuvent suffire, mais très souvent, par habitude, j'utilise toujours mes deux paires de lunettes.
Pour les boîtiers petit format nés ensuite, les systèmes de visées étant les mêmes, les problèmes et les solutions sont restées les mêmes.
Parallèlement à la visée reflex, existait la visée télémétrique. Cette visée est très pratique pour les porteurs de lunettes. D'une part, de nombreux boîtiers offrent une correction dioptrique (même les compacts soviétiques !) et, même si ce n'est pas le cas, les lunettes "classiques" suffisent à la mise au point.

Sont ensuite apparus les systèmes de mise au point automatique (autofocus). Miracle, les capacités visuelles du photographe n'auront plus du tout d'incidence !... Faux ! En effet, le dépoli des reflex autofocus sont dépourvus d'aides à la mise au point ! Il faut donc, soit faire confiance à l'autofocus, soit utiliser ses lunettes pour vision de près ! Et, tout le monde sait bien qu'il est impossible de faire une confiance aveugle (c'est le cas de le dire !) aux systèmes de mise au point, ne serait-ce que pour vérifier que le point est fait exactement là où on le souhaite ! Dans ce cas de figure, il faut différencier les boîtiers reflex autofocus qui ne sont pas équipés de correction dioptrique (Canon EOS 3 -argentique- Fuji X Pro-1 -numérique- par exemple) qui imposent l'utilisation de lunettes pour vision de près, des boîtiers qui en sont équipés et avec lesquels l'utilisation de lunettes "classiques" suffit.

Bien sûr, il est possible d'équiper les boîtiers autofocus de dépolis équipés d'aide à la mise au point, mais dans ce cas, il faudra dire adieu à la mesure d'exposition multizone et spot... et n'utiliser que la mesure pondérée centrale (chercher les articles traitant de la mesure d'exposition ici).

Outre le problème de la mise au point, il faut envisager le problème de la visualisation des informations affichées sur le dépoli des boîtiers modernes (vitesse, diaphragme, correction d'exposition, etc.). Si ces boîtiers ne sont pas équipés de correction dioptrique, l'utilisation de lunettes pour vision de près est indispensable !...

En conclusion, non, les porteurs de lunettes ne sont pas exclus du monde de la photographie ! Ils doivent s'adapter, soit en choisissant exclusivement des boîtiers équipés d'aide à la mise au point et/ou de correction dioptrique, soit en se débrouillant avec la correction de leur problème de vue. Personnellement j'utilise deux paires de lunettes, ce n'est vraiment pas pratique (c'est le moins que l'on puisse dire !) mais puisque j'aime utiliser des boîtiers de tous âges et de tous types, je n'ai aucun autre choix !... Et même si les boîtiers numériques sont les mieux équipés pour les porteurs de lunettes, je ne suis pas prêt à écarter tout le reste de ma collection !...

Je vous ai donné ici des voies que personne ne vous a jamais offert sur d'autres sites (je pense), tenez-en compte au moment du choix de votre matériel ou sachez à quoi vous vous exposez. Cela dit, jongler avec deux paires de lunettes est ch**** mais c'est tout à fait gérable à la longue !...

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CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR DE LA VITESSE D'OBTURATION

Comprendre comment, techniquement et "créativement", ajuster sa vitesse d'obturation semble être un des plus gros problèmes que rencontrent les débutants. Certes, il y aurait beaucoup à en dire, mais si on ne se fabrique pas des difficultés qui n'existent pas (c'est une quasi constante chez les débutants désireux de bien apprendre et de bien faire), il n'y a aucune raison de ne pas pouvoir s'en tirer !... Je vais donc reprendre, point par point, ce qu'il faut retenir de la vitesse d'obturation de façon à ce que vous n'alliez pas vous torturer à aller chercher plus loin...

Avant tout, la vitesse (d'obturation) est un des sommets du triangle de l'exposition avec l'ouverture (du diaphragme) et la sensibilité ISO. C'est à dire qu'elle est 100% corrélée aux deux autres paramètres pour obtenir une bonne exposition (ou plutôt une exposition moyenne, car on peut envisager une exposition créative du meilleur effet qui ne respecte pas les critères de l'exposition techniquement parfaite !). En effet, chacun de ces paramètres influence la quantité de lumière qui atteint le film ou le capteur et que chaque variation d'un point (d'une graduation) de ces trois paramètres multiplie ou divise par 2 cette quantité de lumière.

La vitesse s'exprime en fraction de seconde, même si, très souvent, ne s'affiche que le dénominateur. Ainsi une vitesse de 500 correspond en réalité à une vitesse de 1/500è de seconde. Pour les temps d'exposition d'une seconde ou plus, la vitesse s'affiche ainsi : 1", 2", 30" etc...

Il faut savoir que même le plus calme des photographes, même celui qui a le plus de maîtrise de lui (et de ses mouvements) ne peut éviter les micro-tremblements de ses mains, ce qui va entrainer un flou de bougé... ce flou étant à même de tuer toute photo ! Pour éviter ce flou catastrophique, il existe des techniques posturales (que vous pourrez trouver dans une autre page) mais aussi et surtout quelques règles de base. La théorie explique bien les effets catastrophiques du mouvement, c'est tellement logique qu'instinctivement, sans même réfléchir, vous comprendrez que plus la focale d'un objectif est longue et plus un micro-tremblement créera un flou important (si toutefois vous ne voyez pas le rapport, vous vouvez toujours m'écrire, voir ici)..
C'est ainsi que l'on a calculé que pour éviter le flou de mouvement dû aux micro-tremblements, il faudra utiliser une vitesse supérieure ou égale à 1 divisé par la focale. Exemple : avec un objectif de 50mm il faudra utiliser un vitesse supérieure ou égale à 1/50è de seconde et avec un objectif de 100mm, une vitesse supérieure ou égale à 1/100è de seconde.
En numérique, si votre capteur est plus petit que le full frame, il faudra tenir compte du facteur de crop (recadrage) pour déterminer la vitesse minimum. Par exemple, avec un APS C Nikon, Pentax, Sony, etc., le facteur de crop étant de 1,5, si vous utilisez un objectif de 50mm, il faudra utiliser une vitesse de 1/(50x1,5) soit une vitesse supérieure ou égale à 1/75è de seconde. Pour un APS C de Canon qui a un facteur de crop de 1,6, avec un objectif de 100mm, vous devrez utiliser une vitesse de 1/(100x1,6) soit une vitesse supérieure ou égale à 1/160è de seconde. Tout cela si on ne considère pas la stabilisation d'image.
Si on tient compte de la stabilisation d'image proposée par votre boîtier ou votre objectif, on pourra utiliser une vitesse inférieure, voyons cela. La stabilisation d'image est donnée en valeur de diaphragme (!), par exemple, stabilisation de 3 diaph'. Si vous reprenez le triangle de l'exposition, une variation de 1 diaphragme augmente ou diminue la quantité de lumière par un facteur de 2. Or, une variation d'une unité de vitesse augmente ou diminue la quantité de lumière par un facteur de 2. Il en va de même pour la sensibilité. Donc il est licite de parler de diaph' même quand il s'agit de vitesse ou de sensibilité. {remarque : il faudrait parler d'IL et pas de diaph', mais c'est ainsi !}. Partant, si vous utilisez un objectif de 100mm sur un appareil argentique ou un full frame numérique, vous pourrez utiliser une vitesse de 1/100 - 3 diaph' soit une vitesse supérieure ou égale à 1/15è de seconde (1/100-1 diaph' = 1/60-1 diaph' = 1/30-1 diaph' = 1/15 !).
Si vous avez fait la fête très alcoolisée la veille du shooting, si vous n'avez pas dormi, si vous êtes excité par votre sujet, si vous avez bu beaucoup de café, si vous avez froid, etc., envisagez systématiquement une vitesse supérieure d'1 diaph' par rapport à la valeur minimale théorique ! Donc, si vous deviez tirer à 1/100, préférez tirer à 1/200è de seconde ou plus. Sinon, augmentez votre sensibilité ISO et augmentez d'autant votre vitesse... vous obtiendrez peut être une image plus bruitée, mais une image bruitée a plus de valeur qu'une image floue !!!...

Un point qui déroute beaucoup de débutants, c'est différencier vitesse d'obturation et temps de pose. Il est vrai que cela peut être déstabilisant mais en réfléchissant, cela ne présente pas de vraie difficulté : plus une vitesse est élevée et plus le temps de pose est court... Logique ! Si votre obturateur s'ouvre pendant 1/100è de seconde, le film ou le capteur sera exposé pendant 1/100è de seconde. Si vous passez à une vitesse de 1/200è de seconde, la vitesse sera double et le temps de pose sera divisé par 2 !... Logique !... Donc si on parle de vitesse plus rapide, on exposera moins. C'est normal. Il faut toujours comprendre de quoi on parle. Si vous roulez à 100km/h, le temps de roulage pour 100km est d'1 heure, si vous roulez à 200km/h, il ne vous faudra qu'1/2 heure.

Tout ce que je vous ai raconté jusque-là est valable pour des sujets statiques. Mais on peut devoir déterminer la vitesse pour des sujets en mouvement ! On considère généralement qu'une personne qui se déplace ne devrait pas être photographiée à une vitesse inférieure à 1/125è de seconde. Pour les objets plus rapides, vous pouvez évaluer la vitesse minimale à l'inverse de sa vitesse apparente : une voiture qui roule à 50km/h devrait être tirée à plus de 1/60è (en valeurs entières, 1/50è n'existe pas) si elle s'approche ou s'éloigne de vous mais à 1/125è si sa trajectoire est perpendiculaire à votre visée et que vous la suivez pendant le temps de pose et à plus de 1/1000 si vous ne la suivez pas ! Pour augmenter vos chances de réussite face à des sujets rapides photographiés à vitesse "lente", je vous conseille d'utiliser un bon trépied et de tirer en rafale tout en suivant leur mouvement !... Mais seule une longue pratique vous permettra de réussir cet exercice car il ne faut pas oublier de tenir compte de la focale de votre objectif, de la distance au sujet et de la taille du capteur... ça fait beaucoup de paramètres !!!...

Mais vous pouvez souhaiter tirer à des vitesses extrêmement lentes, pour modifier l'apparence d'une cascade, pour obtenir des lignes continues des phares d'une voiture sur l'autoroute (sans voir la voiture), etc... Dans ce cas il vous faudra un excellent trépied, bien stable, couper la stabilisation d'image (sinon le boîtier créera du flou "pensant" que vous allez bouger !), utilisez un déclencheur filaire ou une télécommande, et utilisez la fonction de lever anticipé du miroir (sur reflex uniquement !) ou la fonction LiveView (ce qui revient au même). {Remarque c'est très rare aujourd'hui, mais d'anciens reflex "manipulaient" le miroir même en mode Live View ! Lisez bien votre mode d'emploi !}. De nombreux boîtiers n'autorisent pas des vitesses inférieures à 30" (parfois 60"), dans ce cas il faudra utiliser le mode "Bulb" qui permettra une exposition aussi longue que l'appui sur le déclencheur ! Il est généralement recommander de ne pas dépasser 10 minutes de temps de pose (c'est déjà pas mal !) pour cause d'échauffement exagéré du capteur... Mais pour faire de la photo en pose longue il faut très peu de lumière, donc il peut être nécessaire de réduire la sensibilité au plus bas, de fermer le diaphragme au maximum ou mieux : utiliser des filtre de densité neutre (voir ici)  !...
Si vous faites de la pose longue en argentique, n'oubliez pas de tenir compte de l'effet Schwartzchild (échec à la loi de réciprocité) qui dit que plus vous posez longtemps et plus il faut poser longtemps pour avoir un faible écart de gain de luminosité !... Mais le sujet sort du cadre de cet article !!!...

Voilà, c'est tout, avouez qu'il n'y a pas de quoi fouetter un chat !... Tout ce que vous avez trouvé dans cet article a été (ou sera) longuement développé dans d'autres pages de mon site, n'hésitez pas à les consulter...

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TRAVAILLER SEUL ET/OU EN GROUPE

Voilà une question au moins aussi vieille que la photographie amateur (sérieuse). Bien sûr, la réponse devrait se trouver au fond du cœur de chacun, tout le monde a le droit d'être grégaire ou solitaire... Tous ceux qui liront cet article auront leur propre réponse, surtout que LA réponse ne sera probablement pas en tout ou rien.

Examinons ces deux approches différentes de la photographie, puis comparons-les pour déterminer laquelle est la meilleure. Le fait de savoir ce qui est meilleur est vraiment subjectif, mais en fonction de la forme de photographie que vous privilégiez, vous aurez certainement une préférence.

☺ Pour beaucoup de photographes, la majorité peut-être, la préférence est de photographier seul. Il y a beaucoup de bonnes raisons pour lesquelles c'est la meilleure approche, alors jetons-y un coup d'œil :

Possession de la zone - Pour réussir les meilleures photos, être distrait par les autres est rarement une bonne recette. Les photographes pénètrent souvent dans une zone avec un sens personnel de l’environnement qui ouvre la voie à ses meilleures créations. Suivre un groupe inhibe toute possession d'un lieu.

Définition du calendrier - Le moment de la visite d'un lieu et le temps que vous voulez y consacrer sont des facteurs très importants dans la photographie. Que vous soyez un photographe de rue qui attend le moment idéal ou un photographe de paysage souhaitant sélectionner SON heure idéale, l'horaire compte énormément et vous n'avez pas à vous plier à la planification d'un groupe.

Choix de l'endroit - Tout aussi important, et en rapport avec le point ci-dessus, c'est vous qui choisissez quoi visiter et quoi photographier. Même si vous voyagez avec des collègues photographes, ils voudront probablement visiter des lieux différents en fonction de leurs styles personnels de photographie. Photographier seul vous permet d'être totalement concentré sur votre sujet.

Choix de votre propre angle - Il n’y aura jamais un autre photographe qui gênera votre composition lorsque vous photographiez seul. De même, vous n'avez pas à vous inquiéter de ne pas gêner quelqu'un au moment d'obtenir le meilleur angle pour vous.

Préparation de votre propre photo - Ceux qui font du portrait savent que la maîtrise de la pose et de la position de votre modèle est essentielle. Cela crée une relation de travail étroite entre deux personnes. Lorsque vous photographiez seul, ces choses sont plus faciles à réaliser.

Apprendre de vos propres erreurs - Vous ferez toujours des erreurs, même les photographes les plus expérimentés en font. Cela peut vouloir dire ajouter à vos connaissances et la prochaine fois, cette amélioration de vos compétences vous permettra de passer à un niveau supérieur.

Étudier certains types - Et puis il y a des types de photographie qui n'autorisent tout simplement pas le travail en groupe. Je pense, en particulier, aux scènes construites, comme par exemple une nature morte ou une photographie d'objet.

☺ Le partage de vos photographies avec d’autres peut présenter certains inconvénients, mais il y a aussi beaucoup d’aspects positifs à faire des photos avec d’autres.

Partager l'expérience - Le fait d'explorer et de voir un nouvel endroit est souvent plus agréable quand vous avez de la compagnie. Vous pouvez même être modèle les uns pour les autres si le lieu pouvait être mieux mis en valeur par une personne dans la scène. Et quatre yeux peuvent permettre de voir plus de choses que deux.

Mettre les ressources en commun - La photographie peut coûter cher en équipement, en location de modèle et d'équipements ponctuels. Ces coûts peuvent être considérablement réduits en s'associant à d'autres photographes.

Partager les connaissances - L'un des meilleurs moyens d'apprendre la photographie est d'échanger avec d'autres photographes, c'est pourquoi vous visitez mon site, n'est-ce pas ? Que vous soyez expérimenté ou débutant, vous constaterez que tout le monde peut vous donner des conseils qui pourraient améliorer votre travail.

Assurer sa sécurité - Vous portez un équipement photographique coûteux ? Vous partez ou restez dehors tard pour photographier ? Avoir quelques personnes avec vous est beaucoup plus sûr.

Collaborer - Pour créer un projet de groupe, vous avez besoin d'un groupe !... Donc, faire connaissance avec d’autres photographes facilitera la tâche. De même, photographier un modèle nécessite souvent plus d'une personne, le partage des tâches (pour tenir les supports d'éclairage par exemple) aide beaucoup.

Partager vos photos - Des groupes de photographes partagent souvent leur travail. Le partage de ses photos est un excellent moyen d'améliorer sa photographie, on obtient souvent des commentaires sur les photos que l'on partage.

Il existe différents types de groupes auxquels vous pouvez vous joindre si vous souhaitez rencontrer de nouvelles personnes. Tous ne vous obligent même pas à rencontrer d'autres photographes en personne, nous vivons dans l'ère numérique après tout. Voyons donc quelques possibilités.

Assister à une promenade photo - Il s’agit souvent d’événements uniques qui peuvent rassembler une foule nombreuse. C'est parfait pour rencontrer beaucoup de nouveaux visages, pas aussi bien pour faire de meilleures photos. Une idée alternative à une promenade photo est une fête de la photographie, pourquoi ne pas essayer ?

Rejoindre un club photo - C'est un excellent moyen de rencontrer régulièrement d'autres photographes et d'apprendre d'eux. Des groupes comme celui-ci organisent souvent des sorties photographies ou engagent des modèles avec lesquels les membres du club pourront travailler.

Rejoindre des communautés en ligne - En lisant et en participant à ce site, vous faites déjà partie d'une communauté de photographes, même s'il n'y a pas forcément de contact entre vous. Même si ce n’est pas en personne, la participation en ligne est un excellent moyen d’acquérir des connaissances. Il y a toujours la possibilité de préférer des sites de mise en relation avec d'autres photographes et il est également possible de trouver des sites permettant de voyager pour photographier en groupe.

Participer à un atelier - Rencontrer d'autres photographes lors d'un atelier est un excellent moyen de socialiser sa photographie et d'apprendre en même temps.

☺ Il peut y avoir beaucoup d'avantages et d'inconvénients à photographier seul et il peut y avoir beaucoup d'avantages et d'inconvénients à photographier avec un groupe de photographes. La meilleure solution serait peut-être de prendre le temps de faire les deux. Rejoignez un groupe, peut-être une fois par semaine, et photographiez seul le reste du temps. Le genre de photographie que vous pratiquez aura également un impact important sur votre choix. Un groupe n'a pas besoin d'être grand, peut-être seulement deux ou trois personnes. Lorsque tous les photographes partagent le même intérêt, cela peut être comme si vous photographiiez seul, vous seul avec un groupe autour de vous.

Voilà, essayez les deux. Peut-être que le simple fait d'essayer un nouvel environnement de travail vous ouvrira de nouveaux horizons créatifs, qui sait ?

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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