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Dans cette partie du site (www.thydelor.eu) je vais vous livrer quelques fiches techniques pouvant vous aider dans la pratique de la photographie au sens large.

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ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Comment effectuer la mise au point pour obtenir un maxumim de profondeur de champ ? Comment déterminer une exposition convenable sans faire appel aux calculs du posemètre ?
Comment manipuler un appareil ancien sans risque ? Comment tester un appareil ancien avant achat ?
Acheter un appareil ancien, où ? quand ? comment ? quoi ? Comment utiliser un objectif ancien ou hors norme sur un appareil numérique PENTAX® ?
Comment choisir ou comparer une focale avec des appareils de format différents ? Comment charger un film dans un ancien Leica, une copie ou un dérivé de Leica ancien (chargement par la semelle)
Bien exposer pour obtenir la meilleure image possible Aide mémoire des réglages selon le type de photo
Vacances, quoi emporter pour la photographie ? Comment jouer sur les effets de flou (hors focale)
Apprendre à connaître ses objectifs Trois tuyaux pour de meilleures photos avec son reflex
Critiquer une photographie Œil directeur
Comment gérer son nouveau stock de photos ? De l'utilisation correcte du trépied
Arbre décisionnel : exposition des sujets sombres Arbre décisionnel : exposition des sujets clairs
Arbre décisionnel : exposition des hautes lumières Arbre décisionnel : portrait en faible lumière
Comment utiliser le posemètre de son appareil photo ancien s'il utilisait une pile au mercure disparue ? Défrichons les difficultés de gestion du diaphragme : les problèmes d'une grande ouverture...
Défrichons les difficultés de gestion du diaphragme : les problèmes d'une ouverture moyenne... Défrichons les difficultés de gestion du diaphragme : les problèmes d'une petite ouverture...
Limiter les problèmes de l'impression personnelle Quelques techniques de nettoyage de son matériel photo
Apprendre à sélectionner ses photos Comment créer un bon flou d'arrière plan ?


COMMENT EFFECTUER LA MISE AU POINT POUR OBTENIR UN MAXIMUM DE PROFONDEUR DE CHAMP ?

Tout simplement en appliquant la technique dite de « l'hyperfocale ».

Avant de poursuivre plus avant, regardez de près votre matériel photographique, les objectifs plus particulièrement !

  • Ils ne possèdent pas de bague de réglage manuel du diaphragme ? C'est malheureusement presque systématiquement le cas depuis l'apparition des appareils « tout automatique » et encore plus depuis l'avénement du numérique ! Le réglage manuel du diaphragme s'effectuant depuis le boîtier !...
  • Ils ne possèdent pas de gravure de profondeur de champ ? C'est malheureusement le cas depuis très longtemps ! Je n'ai jamais pu trouver de justification à cette absence !.

Si vous avez répondu « oui » à ces deux questions, passez votre chemin, la technique de l'hyperfocale n'est pas à votre portée !... Ou du moins, si, allez voir plus loin dans cet article.

Si vous avez la chance d'avoir répondu « non » à ces deux questions, vous avez à portée de main une technique extraordinaire couvrant plusieurs aspects techniques en photographie. Voyons cela :

  1. Les appareils photographiques anciens (mais pas trop ! ceux qui permettaient de régler manuellement le diaphragme sur toute une gamme de valeurs —pas comme les Photax avec uniquement deux valeurs ! voir la rubrique « Mon matériel »—) proposaient différents types de visées :
    • visée « sport » qui ne donne qu'un aperçu approximatif de la visée et aucun aperçu de la mise au point
    • viseur optique simple qui ne permet pas de visualiser la mise au point
    • viseur colimaté qui ne permet pas de visualiser la mise au point
    • viseur optique avec télémètre (couplé ou non) qui permet une mise au point ultra précise mais assez longue à mettre en œuvre surtout en cas de faible éclairage ou de faible contraste
    • visée reflex sur dépoli par viseur dépliant qui permet une mise au point ultra précise mais assez lente.
    Pour ces appareils, la méthode de l'hyperfocale va vous permettre une mise au point ultra rapide et efficace dans quasiment 100% des cas !
  2. Pour tous les appareils, même modernes, si vous souhaitez maximiser la profondeur de champ, la technique de l'hyperfocale est faite pour vous !

Avantages de la technique de l'hyperfocale :

  1. Elle vous permet de maximiser la profondeur de champ de l'objectif. Cela peut être intéressant en photographie de paysage.
  2. Elle est extrêmement rapide puisqu'elle permet d'avoir un appareil pré réglé pour couvrir la gamme la plus large possible de distances. Même si les autofocus actuels sont quasi instantanés, on peut affirmer qu'un appareil déjà pré réglé est encore plus rapide ! Et n'oublions pas les nombreux appareils qui ont des difficultés de mise au point automatique en cas de faible éclairage ou de contraste insuffisant !
  3. C'est certainement la meilleure méthode à utiliser pour créer des « instantanés » ou des « reportages » dans la rue (par exemple) puisqu'il suffit de porter l'appareil pré réglé à l’œil, déclencher, rabaisser l'appareil et l'image est faite avant que qui que ce soit ne se soit aperçu de quoi que ce soit. On peut même imaginer ne pas devoir porter l'appareil à l ’œil !...
  4. C'est le seul moyen d'obtenir une image nette avec les anciens appareils ne proposant pas la visualisation de la mise au point.

Inconvénients de la technique de l'hyperfocale :

  1. Cette technique ne produira pas toujours l'image la plus « pointue » mais elle sera toujours très acceptablement nette.
  2. Occasionnellement, vous pourrez essuyer un échec apparemment inexplicable.

La technique de l'hyperfocale :

L'hyperfocale d'un objectif ne peut être déterminée que par des méthodes mathématiques que le commun des mortels ne peut pas mettre en œuvre puisqu'il n'a aucune idée de la valeur du « cercle de confusion » de l'objectif utilisé (!!!) et que ce paramètre est indispensable ! En plus la valeur de l'hyperfocale n'est pas universelle puisqu'elle est spécifique à un type d'objectif (suivant sa formule optique)...

Alors pourquoi j'en parle ici ? Tout simplement parce qu'il est possible de déterminer empiriquement l'hyperfocale d'un objectif en utilisant l'échelle de profondeur de champ gravée à proximité de la bague de réglage du diaphragme !... C'est autrement plus simple et en plus c'est efficace !... Voyons cela.

Je viens de dire que la valeur de l'hyperfocale est spécifique à un type d'objectif donc je ne vais pouvoir vous expliquer la méthode que via des exemples d'objectifs existants (vous pourrez appliquer la même méthode avec vos objectifs !) :

  1. Prenons mon Zeiss-Ikon Contaflex Super avec son objectif Car Zeiss Tessar de 50mm qui propose des valeurs de diaphragme allant de f/2.8 à f/22. Si on observe la bague de réglage du diaphragme, on remarque des valeurs gravées en rouge (diaphragme à f/8, distance de mise au point à 6m). Si on se reporte à l'échelle de profondeur de champ, on s'aperçoit qu'ainsi réglé, notre appareil nous fournira une zone de netteté s'étendant de 3m à quasiment l'infini.
  2. Prenons maintenant le cas de mon Foca Sport. On trouve également des valeurs gravées en rouge (diaphragme à f/8, f/11 ou f/16, distance de mise au point à 4m). En se reportant à l'échelle de profondeur de champ, on s'aperçoit qu'avec un diaphragme à f/8 on sera « net » de 2,20m à quasiment l'infini, qu'avec un diaph à f/11 on ira de 1,80m à l'infini et qu'avec un diaph à f/16 de 1,50m à l'infini.

Avec ces deux appareils c'est très simple, les constructeurs ont été assez « sympa » pour nous mâcher le travail ! Mais tous les appareils (ils sont largement minoritaires !) ne fournissent pas les résultats du calcul ! Il faut donc les faire soi-même !...

On partira du postulat de base qu'il faudra systématiquement régler le diaphragme à f/11. Ne vous posez pas trop de questions, acceptez ce fait.

Prenons donc des objectifs où aucune valeur n'est gravée :

  1. Mon Kiev -4A portant un objectif Jupiter-8M de 50mm qui propose une plage de diaphragmes de f/2 à f/22. Si on règle l'objectif sur l'infini avec le diaph à f/11 on voit sur l'échelle de profondeur de champ que la limite de netteté proche se situe à 4,50m. Donc si un élément important du sujet se trouve à 3m (par exemple), ce dernier sera flou... Il faudra donc encore augmenter la profondeur de champ !
  2. Mon Kowa 6MM portant un objectif Kowa de 85mm qui propose une plage de diaphragmes de f/2.8 à f/22. Si on règle l'objectif sur l'infini avec le diaph à f/11, on voit sur l'échelle de profondeur de champ que la limite de netteté proche se situe à 10m ! Donc si un élément important de l'image se trouve à 5m (par exemple), ce dernier sera flou... Il faudra donc encore augmenter la profondeur de champ !

Pour augmenter la profondeur de champ, il faut faire la mise au point à une distance égale à l'hyperfocale de l'objectif. Mais comment déterminer cette valeur de l'hyperfocale ? C'est tout le but de cet article !

Pour déterminer l'hyperfocale d'un objectif, il suffit de faire tourner la bague de mise au point jusqu'à aligner le signe infini (∞) avec la valeur f/11 lointain de l'échelle de profondeur de champ. Si vous regardez en face du repère f/11 proche, vous trouvez la distance de netteté proche qui correspond à la valeur de l'hyperfocale de l'objectif... Ce n'est pas clair ? Bon, on va reprendre l'exemple de mon Kowa 6MM et en images pour vous aider :

  1. On règle l'objectif à l'infini.
  2. Sur l'échelle de profondeur de champ, face à f/11 proche (trait vert) on lit la limite proche de netteté à 10m (ellipse rouge).
  1. On règle l'objectif de façon à aligner l'infini avec f/11 lointain (trait vert à droite encerclé de rouge) sur l'échelle de profondeur de champ.
  2. Sur l'échelle de profondeur de champ, à f/11 proche (trait vert de gauche) on lit la valeur de l'hyperfocale (flèche rouge) : 5m .

Voilà, c'est aussi simple que ça !

Bon, me direz-vous, et alors ? Maintenant que je connais la valeur de l'hyperfocale qu'est-ce que j'en fais ?

C'est très simple : la zone de netteté d'un objectif réglé à l'hyperfocale s'étend toujours de hyperfocale/2 à l'infini. Donc, en reprenant l'exemple du Kowa 6MM, si je règle l'objectif sur une distance égale à l'hyperfocale (5m), ma photo sera nette de 2,50m à l'infini !... cqfd !...

Ma technique modifiée de l'hyperfocale :

Comme je l'ai souligné plus haut, il peut y avoir de rares échecs avec la méthode de l'hyperfocale surtout si des éléments de l'image sont très proches de la limite rapprochée de la zone de netteté et occasionnellement, l'arrière plan peut ne pas être très net ! Surtout que vous voyez que la détermination empirique de l'hyperfocale se fait quand même à « vue de nez »... C'est pourquoi j'ai un peu modifié la technique de l'hyperfocale ! Ma technique est totalement empirique et il faudra absolument ne pas être dérangé lors des « bidouillages » pour ne pas se perdre dans le raisonnement !...

  1. On partira toujours avec un diaphragme à f/11.
  2. On aligne la marque infini (∞) de la bague de mise au point avec la valeur f/8 de l'échelle de profondeur de champ (on pourrait tout aussi bien utiliser la valeur f/5.6 !). On déterminera une valeur fausse d'hyperfocale en regardant sur f/8 de l'autre côté de l'échelle de profondeur de champ. On règlera l'appareil sur une distance équivalente à cette valeur de « fausse hyperfocale ». Cela fera virtuellement apparaître une diminution de la profondeur de champ mais puisque l'exposition, au final, se fera à f/11 et pas à f/8, la netteté sera dans le cadre un « parfait » !...

Désolé, j'ai tant de rubriques que j'avais oublié de mettre cet article à jour (!!!) après une éternité, voilà qui est corrigé :

Dans le cas d'un objectif « moderne » sans bague de diaphragme ni échelle de profondeur de champ

Tout n'est pas perdu pour autant ! Il existe différentes formules mathématiques applicables. Il s'agit systématiquement d'approximations, mais nous parlons de photographie ici et ni de physique ni de mathématiques !... De toute façon, les approximations ne nous dérangeront jamais sur le terrain... à moins que vous soyez de ceux à vous promener avec un décamètre pour mesurer la distance vous séparant de votre sujet !...

Pour appliquer ces formules (personnellement je n'en utilise qu'une) il vous faudra :
- une calculette
- le mode d'emploi de votre boîtier (numérique)
- un petit carton
- un système de couverture plastique pour votre carton
- et c'est tout !...

La formule est la suivante :

H = focale² / (1000 x diaph x cdc)

avec :
H = hyperfocale
focale = valeur (en millimètre) de la focale de votre objectif
coef = coefficient multiplicateur de votre boîtier. Pour les appareils numériques, cette donnée est fournie dans le mode d'emploi de votre boîtier
diaph = valeur de diaphragme
cdc = cercle de confusion (estimé)

Globalement, on estime que le cdc est égal à :
~ 0,033 pour un appareil argentique 24x36 (film 135 ou 35mm)
~ 0,033 pour un appareil numérique full frame
~ 0,025 pour un appareil argentique 24x36 (film 135 ou 35mm) de marque Leica
~ 0,025 pour un appareil full frame de marque Leica
~ 0,045 pour un appareil argentique 60x60 (film 120 ou 220)
~ 0,060 pour un appareil argentique 60x70 (film 120 ou 220)
~ 0,019 pour un appareil numérique APS-C de marque Canon
~ 0,020 pour un appareil numérique APS-C d'une autre marque (Pentax / Nikon / Sony / etc.)
~ (0,033/ coef) pour tout autre appareil numérique quelle que soit sa marque

Pour connaître la valeur de "coef", il suffit de se reporter au mode d'emploi du boîtier ou de calculer le rapport (focale équivalente full frame / focale réelle de l'objectif)

Puisqu'on n'en est pas à une approximation près, on pourra "simplifier" la formule de l'hyperfocale en :

H = focale² / (1000 x diaph x (0,03 / coef))

Prenons des exemples :

— Boîtier Nikon full frame (D 700 par exemple) ou Canon full frame (5D par exemple) ou Sony (a900 par exemple) ou autre full frame (sauf Leica) équipé d'un objectif de 50mm ouvert à f/11 :
H = 50² / (1000 x 11 x (0,03 / 1)) en effet, sur un full frame le coef est égal à 1 -logique !-
H = 7,58 qu'on simplifiera sans arrière pensée à 8 mètres
Donc, l'hyperfocale est de 8m. Si vous faites la mise au point sur 8m avec un diaphragme à f/11, toutes les distances comprises entre 8/2 = 4m et l'infini seront acceptablement au point (c'est identique à ce que j'ai dit plus haut !)
— Boîtier Pentax APS-C (K5 D par exemple) équipé d'un objectif de 35mm ouvert à f/16 :
H = 35² / (1000 x 16 x (0,03 / 1,5)) en effet le coef est de 1,5 sur les APS-C de Pentax (comme ceux de Sony et de Nikon etc...)
H = 3,83 qu'on simplifiera sans arrière pensée à 4 mètres
Donc l'hyperfocale est de 4m. Si vous faites la mise au point sur 4m avec un diaphragme à f/16, toutes les distances comprises entre 4/2 = 2m et l'infini seront acceptablement au point. C'est logique, puisqu'on sait qu'un objectif grand angle a une profondeur de champ plus grande, que f/16 (petite ouverture) augmente la profondeur de champ et qu'un plus petit capteur fournit une profondeur de champ plus grande !...
— Boîtier Canon APS-C (7D par exemple) équipé d'un objectif 8mm à f/22 :
H = 8² / (1000 x 22 x (0,03 / 1,6)) en effet le coef est de 1,6 sur les APS-C de Canon
H = 0,15 que l'on simplifiera sans arrière pensée à 0m (!!!)
Donc l'hyperfocale est de ZERO (en fait 15cm !) donc tous les plans depuis la lentille frontale de votre objectif -ou quasiment- jusqu'à l'infini seront acceptablement nets. Normal : ultra grand angle = profondeur de champ quasiment infinie, plus petite ouverture qui augmente la profondeur de champ plus "petit" capteur qui augmente encore la profondeur de champ !!!
— Boîtier de marque X (coefficient = 2) équipé d'un objectif de 80mm ouvert à f/8 :
H = 80² / (1000 x 8 x (0,03 / 2))
H = 53,33 qu'on simplifiera sans arrière pensée à 50 mètres
Donc l'hyperfocale est de 50m. Si vous faites la mise au point sur 50m avec un diaphragme à f/8, toutes les distances comprises entre 50/2 = 25m et l'infini seront acceptablement au point. C'est logique, un téléobjectif (80mm à coef 2 = 160mm !) a une profondeur de champ faible et f/8 réduit la profondeur de champ (diaphragme moyennement fermé), malgré un petit capteur qui est sensé fournir une grande profondeur de champ...

Il ne vous reste plus qu'à effectuer les calculs pour toutes les valeurs de diaphragme de tous vos objectifs et de tout reporter sur un petit carton que vous pourrez plastifier et placer dans votre sac photo...

Pour vos zooms, il faudra faire les calculs pour chaque valeur de focale dans la plage de focale du zoom...

ATTENTION : vous trouverez des centaines de pages sur internet où des gens "s'étripent" joyeusement au sujet de l'hyperfocale et du cercle de confusion... N'y prêtez aucune attention... je l'ai déjà dit plus haut, il y a tellement d'approximations (et dans les calculs et -surtout- sur le terrain) que la technique que je vous propose est souveraine !... Vous pouvez tester et vous serez convaincu !... D'ailleurs, je vais faire un test en image pour vous prouver l'efficacité de ces formules (publication d'ici peu... il faut que je bricole quelques trucs pour plus de lisibilité).

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COMMENT DÉTERMINER UNE EXPOSITION CONVENABLE SANS FAIRE APPEL AUX CALCULS DU POSEMÈTRE

Il est vrai que si cette technique s'adresse principalement aux possesseurs d'appareils anciens (sans posemètre), elle trouvera un public attentif auprès des possesseurs d'appareils modernes dès lors que ces derniers peuvent très bien présenter une panne de posemètre !

Il est bien évident que cette technique ne pourra jamais se substituer au « zone system », ni à la mesure spot, ni même à la mesure multizone. Par contre elle permettra de nous tirer d'affaire plus qu'honorablement en cas d'absence ou de défaillance électronique.

Cette technique est vieille comme la photographie (ou peu s'en faut), c'est dire son efficacité puisqu'il en est encore pour en parler (et je ne suis pas le dernier à l'utiliser avec mes vieux appareils !).

Cette technique porte plusieurs noms :

  • Technique du f/16
  • Sunny 16 (en anglais)
  • etc.

Personnellement, trouvant la dénomination anglaise très poétique j'ai décidé de la dénommer « 16 ensoleillé ».

Technique :

  1. Réglez la vitesse d'obturation égale à l'inverse de la sensibilité du film (ou du capteur numérique !). Si vous avez chargé un film de 125 ISO dans l'appareil, réglez la vitesse d'obturation à 1/125ème de seconde. PROBLÈME : si vous possédez un appareil ancien (Semflex otomatic équipé d'un obturateur Orec : la vitesse 1/125è n'est pas disponible, dans ce cas, utilisez la vitesse la plus proche : 1/100ème de seconde.)
  2. Réglez le diaphragme en fonction de la luminosité ambiante :
Luminosité
Diaphragme
Ciel ensoleillé, sans nuage
f/16
Ciel légèrement couvert
f/11
Ciel couvert
f/8
Ciel très couvert
f/5.6

Problème :

  • Comment distinguer « légèrement couvert », « couvert » et « très couvert » ? La solution se trouve dans les zones ombragées :
Ombres aux bords distincts mais douces sur les bords
légèrement couvert
Ombres aux bords non distincts mais encore visibles couvert
Pas d'ombre du tout très couvert
  • Existe-t-il une différence entre un ciel ensoleillé d'hiver et un ciel ensoleillé d'été ?
Quelle que soit la saison, si le ciel est ensoleillé et que ce soleil entraîne des ombres bien marquées, sans adoucissement sur les bords, sans reflet
f/16
Quelle que soit la saison, si le ciel est ensoleillé et que ce soleil entraîne des ombres bien marquées, sans adoucissement sur les bords ET que l'image contient des reflets (eau, sable, neige, etc.)
f/22

Tableau récapitulatif :

Éclairage
Ombres
Diaphragme
Ensoleillé réflexion Distinctes bords nets
f/22
Ensoleillé Distinctes bords nets
f/16
Légèrement couvert Douces
f/11
Couvert A peine visibles
f/8
Très couvert Absentes
f/5.6

Un bémol :

Cette technique, au même titre que le posemètre électronique que vous utiliseriez, doit être adaptée aux particularités de l'image à créer ! Par exemple, un arrière plan clair ou foncé modifie votre appréciation générale de la luminosité de la même manière que les posemètres se trompent en pareille situation !...

Adaptation de la technique :

Comme vous le savez, la valeur du diaphragme influence directement la profondeur de champ. Si vous voulez éviter une profondeur de champ trop importante (à f/16) comment faire ? Seriez-vous bloqué par la luminosité ? NON BIEN SÛR ! Si vous utilisez (par exemple) un film de 100 ISO (donc une vitesse de 1/100è) et que le « 16 ensoleillé » vous recommande un diaphragme à f/16, vous pouvez diminuer la profondeur de champ en :

  • Augmentant la vitesse d'une valeur ET DONC en diminuant le diaphragme d'une valeur (1/200è = f/11)
  • Augmentant la vitesse de deux valeurs ET DONC en diminuant le diaphragme de deux valeurs (1/400è = f/8)
  • Augmentant la vitesse de trois valeurs ET DONC en diminuant le diaphragme de trois valeurs (1/800è = f/5.6)
  • etc...

Vous pouvez aller voir la rubrique « Un petit cours de photographie » où je parle un peu plus longuement de cette technique.

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COMMENT MANIPULER UN APPAREIL ANCIEN SANS RISQUE ?

Vous vous doutez bien qu’il n’y a pas de règle générale ! Il y a autant de mode d’emploi que d’appareil et cela ne facilite pas les choses quand on ne dispose pas du mode d’emploi ! Il est souvent possible de trouver sur internet, sinon une copie du mode d’emploi d’origine, au moins un mode d’emploi créé par un icônomécanophile qui possède l’appareil et qui vous livre sa façon de l’utiliser. Je vous livre également quelques modes d’emploi (ici) mais il est important de connaître quelques règles générales simples à appliquer à tout appareil ancien pour augmenter ses chances de survie !…

Tous les appareils anciens de « classe » sont fabriqués dans des métaux de qualité, ils sont proprement chromés, ils utilisent du verre de qualité pour leurs objectifs, ils sont donc plus ou moins lourds et ont un aspect qui donne confiance en leur solidité. Cette première impression n’est pas fausse mais… les appareils anciens peuvent être très fragiles, pas leur « boite » mais leur mécanique digne de l’horlogerie de précision !…

Prenez l’habitude de ne pas maltraiter ces ancêtres :

  • quand vous armez l’obturateur, tournez doucement le bouton ou le levier, quoi que vous fassiez vous ne ferez jamais plus d’une photo par seconde, autant ne pas tout casser !
  • quand vous avez terminé l’armement, ne lâchez pas le levier, accompagnez-le vers sa position de repos ! Ca ne ralenti pas vraiment votre « rendement », ça ne vous demande pas un effort surhumain et ça économisera votre appareil. PIRE  : les appareils soviétiques anciens (et moins anciens !) risquent la casse quand vous lâchez le levier d’armement !…

Globalement, le plus sûr moyen de tuer un appareil photo ancien, c’est de jouer avec son bouton de réglage des vitesses d’obturation au mauvais moment !… Prenons trois exemples au « hasard »  :

  • vous mesurez la lumière avec votre cellule à main, vous reportez le couple diaphragme/vitesse sur votre Zorki®, puis vous armez l’obturateur de votre Zorki®, les 5 prochaines photos sont loupées et à la 6ème votre Zorki® est bon à jeter. Ce scénario reprend l’expérience d’une personne chanceuse, une personne moins chanceuse devra jeter son Zorki® au 2ème essai !…
  • vous venez de tuer votre Zorki® (mais si, juste ci-dessus), on ne vous y reprendra plus ! Vous prenez votre Seagull® 205A, vous armez l’obturateur, vous mesurez la lumière avec votre cellule à main, vous reportez le couple diaphragme/vitesse sur votre Seagull®, vous tirez. Vous faites 5 photos et au bout de la 6ème votre Seagull® est bon à jeter… (là aussi, si vous êtes chanceux, sinon c'est au 2ème essai !)
  • vous armez votre appareil ancien sans voir que le bouton de réglage des vitesses est réglé sur « B » ou « T » et vous allez le jeter !

Quoi qu’on fasse, on a donc toutes les chances de tuer nos appareils anciens simplement en essayant de s’en servir ? NON ! Il suffit d’appliquer la règle suivante à tous les appareils anciens, c’est la règle de la sécurité ! Même si l’appareil que vous avez en main n’est pas sensible à l’ordre dans lequel vous décidez de régler la vitesse ou d’armer l’obturateur (il y en a quand même beaucoup !), appliquez toujours cette règle et vous éviterez les problèmes :

  • regardez le bouton (ou la bague) de réglage des vitesses. S’il (elle) est réglé(e) sur « B » ou « T », tournez-le (la) d’une seule graduation !
  • armez doucement et lentement l’obturateur de votre appareil en observant attentivement ce qui se passe sur l’appareil :
    • le bouton des vitesses tourne pendant que vous armez l’obturateur : l’appareil que vous avez en main ne supportera pas les réglages de vitesse avant l’armement de l’obturateur ! Pensez à toujours armer l’obturateur avant même de mesurer la lumière !…
    • le bouton (ou la bague) des vitesses ne tourne pas pendant que vous armez l’obturateur : l’appareil que vous avez en main ne supportera pas les réglages de vitesse après l’armement de l’obturateur ! Pensez à toujours mesurer la lumière et reporter le couple vitesse/diaphragme sur l’appareil avant d’armer l’obturateur !…
    • l’appareil est un réflex mono-objectif, le viseur est donc noir si l’obturateur n’est pas armé ! Dans ce cas on peut supposer que l’armement doit être effectué en premier mais quid de ces réflex mono-objectif équipés de cellule au sélénium en façade comme le ZeissIkon® Contaflex Super ou le KMZ® Zenit –15 par exemple ? On n’est pas obligé de viser avant de mesurer !… Là il n’y a pas de règle !!! Le Contaflex accepte tout, les Zenit, ayant la même mécanique que les Zorki® ne supporteront pas les réglages de vitesse avant armement !!! Dans ce dernier cas, il faut se renseigner avant de faire des bêtises !!! Demandez au vendeur en précisant que vous allez le tester et, en fonction de sa réponse, appliquez sa technique le plus souvent possible !!! (100 déclenchements peuvent être effectués en quelques minutes !

D'UNE MANIÈRE GÉNÉRALE

SI LA VITESSE SE RÈGLE À PROXIMITÉ DE L'OBTURATEUR (généralement par une bague placée sur, ou juste à côté, de l'objectif), IL FAUT EFFECTUER LES RÈGLAGES DE VITESSE AVANT D'ARMER L'OBTURATEUR !...

SI LA VITESSE SE RÈGLE PAR UN BOUTON À PROXIMITÉ DU DISPOSITIF D'ARMEMENT, IL FAUT ARMER L'OBTURATEUR AVANT DE RÈGLER LA VITESSE !...

Considérez comme ancien tout appareil dont vous ignorez la date de fabrication. AINSI que tous les appareils fabriqués dans les pays communistes ou ex pays communistes (bloc soviétique fin du XXème siècle). En effet, dans ces pays, il faut prendre en compte non plus la date de fabrication mais la date de conception de l'appareil... puisque des appareils conçus dans les années 1930 à 1950 ont été fabriqués SANS amélioration aucune jusqu'en 2000 (et peut-être plus !)

Rien à voir avec la fragilité de la mécanique ancienne, cette fois. Vous découvrirez vite que le plus difficile dans une collection d'appareils photo est de trouver des pièces qui possèdent encore leur capuchon d'objectif ! C'est à croire qu'à une époque le fait de jeter ces capuchons était considéré comme un sport... Ce ne serait pas un problème de ne plus les posséder si les obturateurs de l'époque, comme ceux d'aujourd'hui, étaient composés de lamelles métalliques traitées... Malheureusement, les obturateurs de l'époque, quand focaux, étaient composés de tissus finement doublé de caoutchouc. Laisser la lumière traverser l'objectif et frapper un tel obturateur le fragilisera et le percera... Si l'obturateur est de type central, laisser la lumière frapper ces fines lamelles déjà un peu fatiguées va finir par bloquer l'obturateur... Quand vous achetez un appareil, si vous ne trouvez pas de bouchon d’objectif, sautez immédiatement sur tous les bouchons (de bouteilles et de flacons) possibles et imaginables que votre appartement peut contenir pour vérifier si l’un d'entre eux peut s'adapter au diamètre de l'objectif. Ne vous arrêtez pas à la couleur, peignez-le en noir et l'affaire est dans le sac... Si vous ne trouvez aucun bouchon du bon diamètre, fabriquez-en un provisoire en carton épais et peignez-le en noir…

Dans le même ordre d’idée, ne laissez jamais un appareil ancien dans une ambiance trop chaude ! Un obturateur focal en tissu de 30 ans devient raide et fragile. Le sur-chauffer le fera travailler et le déchirera ou bien le raidira encore plus en augmentant les tensions sur le mécanisme d’obturation qui se fatiguera encore plus vite !… L’obturateur central ne sera pas mieux loti ! les lamelles sur-chauffées travaillent et bloquent le mécanisme d’obturation.

Lors de la prise de vue, évitez absolument de placer le soleil dans le cadre ! Dans la mesure du possible, utilisez un pare soleil, au besoin, fabriquez-en un !… (un exemple ici)

Si vous trouvez un appareil photo équipé d’une cellule au sélénium et, si vous avez la chance de l’avoir en état de marche, même si elle n’est plus très fiable, je vous conseille de la couvrir immédiatement avec une bande adhésive noire ! Puisque de toute façon vous ne ferez pas appel à elle pour déterminer l’exposition, autant l’économiser encore une vingtaine d’années pour éblouir les générations à venir... 

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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COMMENT TESTER UN APPAREIL ANCIEN AVANT ACHAT ?

Si vous n’achetez pas un appareil photo dans une boutique (ou une boutique internet) où on vous garanti un remboursement en cas de non fonctionnement, il faut bien se faire une idée aussi précise que possible sur la qualité d’un appareil avant de l’acquérir ! Il est important de se mettre en tête ces quelques petits tests car il est impossible de créer une collection uniquement en achetant du matériel en boutique, sous peine de devoir braquer une banque !…

Tous les tests devraient prendre maximum 10 minutes. Je les applique partout, aussi bien dans les magasins que dans les marchés aux puces ou les foires à la photo. On me regarde bizarrement, surtout ceux qui ont quelque chose à cacher, mais je suis ainsi capable d'éviter la plupart des défauts. Voici les pires choses qui peuvent se rencontrer et ne pas être détectés par mes tests :

  • les cellules au sélénium non linéaires ou en fin de vie. Les Yashicamat®, Rolleiflex®, Contaflex®, Voigtländer®, Contax® et autres Fed®, Kiev® ou Zenit® (pardon pour tous les autres !) ont de telles cellules. Elles semblent fonctionner mais leur mesure n’est plus fiable ! En soi ce n’est pas trop grave.
  • les imperfections de lentille d’objectif. De grands appareils, de grande marque reconnue, en excellent état peuvent très bien donner des images qui manquent de « punch ». Les lentilles sont claires et je ne sais pas de quoi cela peut venir. Est-ce le symptôme d’un appareil de grande diffusion des années 1950 ? Est-ce que c’est un objectif qui avoue son âge ? Est-ce le traitement de surface qui était insuffisant ? Toujours est-il qu’à tout prendre, ce « défaut » peut donner de la « plus value » à certaines images en noir et blanc (j'en ai réussi des pas mal).
  • le cuir est tout pourri. Généralement, les cuirs sont dans un état bien plus pitoyable que l’appareil situé au-dessous ! N’est-ce pas la meilleure chose ? Qui préfèrerait un appareil tout pourri entouré d’un cuir neuf ? Il est très facile de remplacer un cuir… 

Tester un obturateur central :

  1. Essayez toutes les vitesses d’obturation. Les vitesses lentes sont habituellement celles qui présentent des problèmes. Il faut donc les tester en premier !… Placez le sélecteur de vitesse sur 1 seconde et dites (à vitesse naturelle) « une seconde ». L’obturateur doit se refermer a peu près au même moment (et pas une seconde plus tard !). Ne prêtez aucune attention aux explications du vendeur, il trouvera toujours une « bonne » explication pour excuser ce retard alors qu’il n’y a qu’une seule explication : la vitesse « 1 » est HS ! Attention ! un test ne fait pas foi ! testez-la plusieurs fois ! Elle peut fonctionner une fois et se planter 10 fois mais elle peut également se planter la première fois et fonctionner les 10 suivantes !… Après la vitesse « 1 » testez la vitesse « B » ou « T » puis repassez à la vitesse « 1 » puis remontez toutes les vitesses !.. ATTENTION : pensez à appliquer la loi de sécurité expliquée au § précédent (ici). Face à un problème, décidez si vous vous sentez handicapé par cette vitesse « manquante ». Si oui, n’achetez pas, si non, discutez les prix... la réparation d’un obturateur est chère (~100 à 300€).
  2. L’obturateur central devient occasionnellement « collant ». C'est habituellement causé par un propriétaire précédent qui n’y connaissait rien et qui a essayé de le réparer en utilisant des produits lubrifiants !!! Les lamelles des obturateurs centraux devant être absolument sèches !!! Si vous vous sentez assez « fort » pour démonter l’objectif (l’obturateur), vous pourrez éventuellement le nettoyer avec de l’éther par exemple… mais vous pourrez également le tuer si vous n’êtes pas sûr de vous… N’achetez pas !
  3. Beaucoup d’appareils ont des obturateurs avec des fonctionnements bizarres… Si vous ne pouvez pas déclencher, ne dites pas que l’obturateur est HS !.. renseignez-vous sur le fonctionnement théorique ! Voyez le Semflex® Otomatic qui nécessite un double mouvement pour armer l’obturateur (idem pour le Bronica® ETR équipé de sa poignée « sport ») ou les Kowa® 6x6 que vous ne pourrez armer QUE s’ils contiennent un film. Il en va de même pour les appareils dont l’obturateur ne peut pas fonctionner sans pile !

Tester un obturateur focal :

  1. Toutes les recommandations données ci-dessus pour des obturateurs centraux s’appliquent également aux obturateurs focaux. Testez donc votre obturateur comme décrit plus haut.
  2. Mais il existe des particularités pour l’obturateur focal : il faut être certain que l’obturateur focal en tissu soit propre et exempt de trou (même de la taille d’une pointe d’épingle) causé(s) par un imprudent propriétaire précédent qui incorporait le soleil dans le champ de l’image sans utiliser de pare soleil. Comment vérifier l’absence de trou ? Facile ! Ouvrez le dos de l’appareil. Effectuez une mise au point au plus proche (généralement 1m sur les appareils anciens). Exposez l’objectif en direction d’une forte lumière (il y a toujours un projecteur allumé quelque part ou le soleil à proximité –il n’y a pas de risque, vous avez mis au point pour 1m, le soleil est à l’infini et en plus le test ne sera pas très long-). Fermez un œil et approchez l’autre le plus près possible de l’obturateur, de façon à n’avoir que lui dans votre champ visuel. Visez la forte lumière pendant au moins une minute en déplaçant légèrement l’appareil au cas où vous n’étiez pas vraiment dans l’axe du rayon lumineux… Si après une minute (pas une seconde !) vous n’avez vu aucune tache claire, écartez doucement l’œil de l’obturateur à la recherche d’un point lumineux. Si vous n’avez rien vu, c’est bon. En plus de l’absence de trou, il faut être certain que l’obturateur ne présente ni déchirure, ni « peluchage » ni même des plis !…
  3. Concernant toujours l’obturateur en tissu, il y a un autre problème à dépister : la barre métallique verticale qui mène l’obturateur doit être parfaitement perpendiculaire à l’axe horizontal de l’appareil photo ! Armez et déclenchez plusieurs fois l’obturateur, vous dépisterez facilement ce problème. De même, regardez attentivement la partie supérieure et la partie inférieure de l’obturateur à la recherche d’un élastique ou d’une petite ficelle qui « flotte » sur un bord de l’obturateur.
  4. Quelques appareils anciens à télémètre avaient déjà des obturateurs focaux fait de très fins volets d’acier, de cuivre ou de titane (comme certains Contax®, Canon®, Nikon® et même Kiev®). Ces obturateurs sont renommés pour leur fragilité. Un inconscient a très bien pu salir ces lamelles qui vont finir par coller entre elles, voire même, et on le voit souvent, avoir joué avec ces lamelles qui ont été déformées voire même luxées de leur support. Déclenchez à plusieurs vitesses et armez l’obturateur en l’observant, vous verrez immédiatement l’éventuel problème. Prenez aussi l’exemple du Saliout-C qui présente un obturateur focal en cuivre : c’est une grande surface de feuille de cuivre d’une fraction de mm d’épaisseur… TRES fragile !…

Tester le diaphragme :

  1. Les appareils compacts (avec ou sans télémètre) ainsi que les réflex bi-objectifs sont très peu sujets aux problèmes de diaphragme parce que ce dernier est toujours fermement maintenu dans sa position de réglage et ne se déplace pas lors de la prise de la photo. Les réflex mono-objectifs (petit ou moyen format) présentent beaucoup plus de problèmes de diaphragme. En effet, leur diaphragme doit être totalement ouvert pour augmenter la facilité de mise au point (viseur plus clair), alors qu’au moment de l'exposition, le diaphragme doit automatiquement prendre la position déterminée par le réglage de l’ouverture juste avant la libération de l’obturateur puis repasser en pleine ouverture. Ce mécanisme tend à être rapidement problématique. 
  2. Les diaphragmes, comme les obturateurs centraux, deviennent collants suite à d’éventuelles « coulures » grasses. Pour vérifier l’absence de ce type de problème, réglez le diaphragme à sa plus petite ouverture (f/22 ou f/32) et la vitesse d’obturation sur pose « B ». Regardez directement à travers l’objectif et vous pourrez voir le diaphragme se fermer au moment de l’ouverture de l’obturateur. Essayer plusieurs fois. 
  3. Avec les objectifs à monture Pentax® à vis (repris par tous les objectifs « automatiques » à vis dont Pentacon®), retirez l’objectif du boîtier. Réglez l’objectif sur « Auto » et réglez l'ouverture à f/22 ou plus petit si ça existe. Pousser la petite pointe sur l'arrière de l’objectif à plusieurs reprises pour s’assurer que le diaphragme se ferme doucement et sans à-coups. Tant que vous y êtes et que vous regardez l’objectif par l'arrière, vérifiez qu’il n’y a aucune trace de graisse sur le diaphragme…

Tester l’objectif :

  1. La saleté, la poussière et les empreintes digitales sont acceptables sur les objectifs. Essuyez-les avec un tissu de microfibres et la buée de votre haleine. S'il y a de la saleté ou de la poussière dans un des éléments internes de l’objectif, alors vous, ou mieux un pro de la réparation devra démonter l’objectif pour le nettoyer… Je ne connais pas les tarifs mais ça ne doit pas être donné ! Si vous n’êtes pas un bricoleur de génie, laissez tomber cet article !
  2. Est-ce que l’objectif est clair et exempt d'égratignure, de zones brumeuses ou obscurcies ? Si non, passez un coup de tissu microfibre afin de vérifier qu’il ne s’agit pas de pollution atmosphérique mais bien de quelque chose de plus sérieux. Employez toujours votre haleine comme « liquide » de nettoyage. Les égratignures légères sont acceptables, elles ne se verront pas sur la photo. Par contre, l’atteinte du traitement antireflet est un très mauvais signe !…
  3. Existe-t-il un signe de séparation? On parle de séparation quand deux éléments optiques collés entre eux à l’intérieur de l’objectif commencent à se séparer. A l’œil ça ressemble à une irisation ou la formation d’un « arc-en-ciel » formant un croissant sur les côtés des lentilles de l’objectif. Ca peut aussi ressembler à des lignes blanches très fines et légères… C’est un signe très péjoratif !… Il n’existe aucun moyen simple de réparer ce décollement !!! On pourrait essayer de les recoller, mais encore faut-il séparer les éléments en cours de décollement, nettoyer le reste de l’ancienne colle, trouver une colle idoine pour recoller les deux lentilles, appliquer convenablement cette colle (pas trop épaisse) de bien appliquer les deux lentilles une contre l’autre et… prier… car il est difficile voire impossible d’obtenir un bon centrage optique !…
  4. Les champignons (la moisissure) forment une espèce de toile d'araignée très fine et noire sur des lentilles à l’intérieur de l’objectif. C'est habituellement un très mauvais signe. Les sécrétions des champignons sont acides et « rongent » littéralement les lentilles. Si vous savez démonter un objectif, il faut le faire très rapidement et laver, laver, laver, rincer, rincer, rincer, sécher, sécher, sécher parfaitement pour espérer réparer les dommages, mais des champignons sur une lentille signifie pour l’objectif la même chose que des champignons sur un arbre…
  5. Existe-t-il des taches sur l’objectif ? Les taches apparaissent quand le traitement des lentilles disparaît ! Les objectifs du Minolta® CLE sont célèbres pour cela (ils ne sont pas seuls malheureusement). Elles apparaissent habituellement à la périphérie de l’objectif puis migrent vers le centre de l’objectif. Traitement ? Aucun !!!
  6. La lentille frontale de l’objectif est-elle parfaitement transparente ou bien est-elle jaune-vert ? Vérifiez l’absence de filtre jaune-vert vissé sur l’objectif. Si la couleur n’est pas due à un filtre c’est que l’objectif est en cours d’opacification !… C’est un problème très fréquent, sur tous les objectifs traités au Lanthane (mais pas uniquement) Ce processus est irréversible !…
  7. Est-ce que tous les éléments de l’objectif sont bien en place ? Le dépistage de ce problème exige un minimum d’expérience !… Il faut pouvoir remarquer qu'un élément arrière manque. On retrouve souvent ce problème sur les vieux « foldings » (accordéon) Kodak®. Le meilleur moyen de s’entraîner au dépistage de ce problème consiste à bien observer l’objectif des appareils d’avant guerre (celle de 1939-45) ou celui des appareils peu chers où l’objectif n’était composé que d’une lentille (parfois en plastique en après guerre), dans ce cas, ce que vous avez c’est ce que vous voyez (jeu de mot : what you see is what you get c’est du langage informatique) !!!
  8. Les bagues de réglage de l’objectif tournent-elles ? Si elles sont bloquées, n’achetez pas. Si elles tournent sur toute l’échelle, même s’il faut de la force pour les faire tourner, ce n’est pas trop grave ! Si le test sur le diaphragme est concluant, il y a de fortes chances pour que l’origine du problème se trouve dans  : 1) une longue période d’inactivité : forcer un peu et plusieurs tours de bague devraient légèrement améliorer la situation, achetez ! 2) des frottements entre la bague et le corps de l’objectif sont apparus. Généralement, sur un tour complet, les frottements ne sont pas toujours présents et pas toujours au même endroit, achetez ! Arrivé chez vous, il suffira de « débloquer la situation » en utilisant un spray de silicone… Attention : ce produit est super à condition de ne pas en pulvériser sur les lentilles ni sur des zones directement en contact avec l’intérieur de l’objectif !!!
  9. Vérifiez les vis présentes sur l’objectif : si elles sont rognées c’est que l’objectif a été bricolé par un incompétent ! N’achetez pas !!!

Tester la cellule (si elle est présente) :

  1. Les cellules de posemètres au sélénium étaient employés dans des appareils photo des années 1960 à 1970 (un peu avant 60 pour certains, beaucoup plus tard que 70 pour d’autres). Ces cellules étaient géniales parce qu'elles ne requéraient pas de piles puisque le sélénium produisait sa propre électricité comme une petite cellule solaire photovoltaïque. Vous pouvez reconnaître les posemètres à cellule au sélénium à leur taille puisqu’ils sont assez volumineux et présentent habituellement des petites lentilles en plastique qui aident à concentrer la lumière sur la cellule proprement dite. La « cellule au sélénium » était considérée comme la pointe de la science à tel point que les appareils « bas de gamme grand public » allaient jusqu’à imiter le « look » de ces posemètres sur leur façade !  Malheureusement, le sélénium se dégrade à la lumière. A moins de stocker votre appareil au noir, la durée de vie du posemètre diminue de jour en jour !… Le sélénium, par nature, n’est pas vraiment linéaire, c’est à dire que pour les valeurs d’expositions extrêmes, vous ne pouvez pas compter sur la fiabilité de ses mesures… Les appareils possédant ce genre de cellule n’ont vraiment pas besoin d’être vérifiés puisque de toute manière ces cellules sont souvent devenues trop âgées pour être encore efficaces (en théorie ! Les Fed® –5 fabriqués jusqu’en 2000 -au moins- ont des cellules qui seront efficaces au moins jusqu’en 2030 ! et mon Zeiss Ikon® Contaflex de fin 1950 présente une cellule de sélénium encore efficace –en éclairage moyen-)
  2. A la fin des années 1970 sont apparues les cellules CdS (cadmium-sulfide). Le Pentax® Spotmatic a été le premier à l’adopter. Ces cellules voient leur résistance varier en fonction de l’intensité lumineuse qui les atteint. Grâce à ces cellules, les posemètres deviennent tout petits. Si votre appareil présente un « œil » de 5mm sur sa face avant, c’est un posemètre à cellule CdS. Si vous tombez sur un appareil à mesure TTL (à travers l’objectif comme le Pentax® Spotmatic et ses descendants) alors il est équipé d’une cellule CdS. Ces types de cellules ne se dégradent plus avec le temps !… Par contre les cellules CdS ont besoin de piles pour effectuer une mesure… Ce n’est pas très bien puisque ça augmente les risques de panne (sans parler de la pollution et de l’oubli des règles basiques de la photographie) mais la plupart des appareils photo postérieurs aux années 1970 emploient une pile. Au début il s’agissait de piles au mercure (nommées PX625) qui ne sont plus fabriquées depuis 1985. Vous pouvez bricoler quelque chose pour les remplacer par des piles alcalines modernes OU modifier l’appareil pour re-calibrer la cellule pour le voltage des piles alcalines ou à l’oxyde d'argent. (ici un bricolage possible). Les appareils disposant d’une cellule CdS doivent être testés !!! Je sais que ce n’est pas très facile puisqu’il faut des piles qui peuvent au moins s’adapter au compartiment, même si leur voltage est un peu trop important. Pour les essayer, il faut absolument se placer en extérieur (ou au moins dans une zone très bien éclairée). Régler le posemètre sur 100 ASA / 21 DIN (ou 100 ISO). Régler l’appareil (le couple ouverture/vitesse) de façon à obtenir une bonne exposition puis, retourner en intérieur (ou dans une zone moins éclairée) et, sans toucher aux réglages, vérifier de la bonne exposition se trouve avec 4 EV de moins (environs). Le problème des systèmes à cellule CdS, au moment du test sont :
    • les piles sont-elles mortes ou bien c’est l’électronique qui est morte ?
    • les piles ont-elle coulé ? Ouvrir le compartiment à piles et voir s'il y a eu des fuites. Si oui, il y a probablement d’autres panes cachées, si non, le vendeur aura pu nettoyer et ainsi cacher une situation potentiellement problématique

Quel que soit le type de cellule, il faut vérifier que l’appareil n’a pas subi un choc ! Oui, en toute logique, c’est dans un autre chapitre qu’on traite des « chocs » mais j’aime bien en parler ici car certains vendeurs sont assez malhonnêtes pour changer la partie défoncée du boîtier mais ne changeront jamais l’aiguille du posemètre (ça représente trop de travail). Et, justement, cette aiguille est très sensible aux chocs. Tenez donc l’appareil à l'envers et faites-le tourner dans tous les sens en vérifiant que cette aiguille ne flotte pas…

Tester le transport du film :

  1. Pour un appareil 24x36, il faut ouvrir le dos et armer / déclencher l’obturateur une paire de fois pour faire tourner la molette de traction du film et ainsi vérifier que toutes les dents de transport sont présentes et solides. Vérifier que l’appareil dispose d’un dispositif de réception du film exposé ! Anciennement, ce dispositif était amovible (il ne l’est plus) ! S’il est présent, vérifiez qu’il est intact. S’il est cassé ou s’il est manquant, ce n’est pas catastrophique, vous pouvez facilement en bricoler un (voir ici).
  2. Quel que soit le type de film cette fois, il faut regarder de près les rails de transport du film. Il faut faire glisser les doigts sur ces deux rails en y exerçant une légère pression. On vérifie ainsi qu’il n’y a pas d'égratignures ou de surfaces pointues ou coupantes qui pourraient endommager le film lors de son passage. Plus d’un appareil à été envoyé aux oubliettes uniquement parce qu’il grattait la surface du film, voire qu’il déchirait le film !… Ne devenez pas celui qui rachète ce laissé pour compte !… Ou, du moins si !!! Si les surfaces ne portent pas des rayures trop profondes ou des « pointes saillantes » trop importantes, faites la moue, rediscutez le prix de vente de l’appareil et en sortant, allez voir le mécanicien du garage du coin et achetez-lui du papier de verre ultra fin (pour les travaux de carrosserie) et vous pourrez réparer le problème sans difficulté !… D’ailleurs, certains appareils soviétiques (du début des années 1990) étaient tellement mal finis que même neufs ils devaient passer par cette étape du papier de verre !!!
  3. Est-ce que le dos est hermétique à la lumière ? Si ce n’est plus tout à fait le cas, à condition qu’il ne soit pas tordu, il sera facile de réparer le problème, discutez le prix de vente et achetez la mousse autocollante vendue exprès pour ça !…

Tester le miroir et le dépoli des réflex mono-objectif :

  1. Le miroir des réflex mono-objectif est un mécanisme très complexe. Il faut vérifier qu’il monte correctement quand vous appuyez sur le déclencheur. 
  2. Beaucoup d’appareils datant d’avant 1960 ainsi que les réflex mono-objectif moyen-formats bien plus récents n'avaient pas de miroir à retour automatique. Ce qui signifie que le miroir ne redescend pas automatiquement après la prise de la photo. Le viseur s’obscurcit quand vous déclenchez et reste noir. Ce n'est pas un défaut de fonctionnement, mais plutôt une caractéristique d’une époque ou d’un format !… On n'avait pas encore résolu la difficulté de faire redescendre le miroir après la fermeture de l’obturateur !!! Pour ce qui concerne les appareils moyen-format, les fabricants conservent ce modus operandi dans un souci de fiabilité à long terme. Si votre viseur noircit au déclenchement et ne s’éclaire plus, ne paniquez pas, réarmez l’obturateur, cela fera redescendre le miroir et le viseur sera à nouveau efficace ! Attention ! certains appareils ont besoin de 2 manœuvres pour éclaircir à nouveau le viseur ! Aussi, s’il faut tourner un bouton, tournez-le jusqu’à blocage, s’il faut tirer un levier, tirez-le plusieurs fois jusqu’à ce qu’il refuse un nouveau mouvement ! Si après cela le viseur est toujours noir, jetez l’appareil…
  3. Toujours concernant le miroir, pensez à retourner l’appareil (tête en bas) et vérifiez que vous pouvez toujours utiliser le viseur sinon, le miroir est mort ! 
  4. Il y aura (presque) toujours des tas d’envahisseurs sur les miroirs et les dépolis (poussières, poils et je ne sais quoi encore) des réflex mono-objectifs (plus ou moins) anciens, surtout sur ceux qui ont un prisme fixe ! Les appareils proposant un prisme amovible sont moins touchés et, les moyen-formats mono-objectif qui sont totalement démontables (même le dépoli) sont à l’abri de ce problème. Cette foultitude d’envahisseurs ne doit pas vous déranger !!! Ils ne vous empêcheront jamais de viser et n’apparaîtront jamais sur le film !!! Ignorez-les, le nettoyage causera toujours plus de problèmes qu’il en résoudra !!! Le miroir, comme le dépoli, sont si fragiles qu’un simple coup de pinceau souple peut suffire à tout casser !!!

Rechercher toutes traces de chocs :

Un appareil photo, quel que soit le matériau dans lequel il est fabriqué, n’aime pas du tout les chocs violents !!! Prenez un Kiev® -60 qui est connu pour être une montagne d’acier massif (ou un char d’assaut, c’est au choix), s’il porte une bosse sur son boîtier, il y a de fortes chances qu’il ait souffert !!! Simplement parce que c’est un appareil mécanique ! et simplement parce que la solidité du Kiev®-60 est telle qu’il faut un sacré choc pour le bosseler !!! Je ne dis pas que les appareils actuels supportent les chocs, mais chez eux une bosse n’est pas forcément synonyme d’une atteinte vitale ! Ils contiennent beaucoup moins de mécanique fragile et vu la solidité de leur boîte, le moindre petit choc peut suffire à les marquer !!!

Retourner l’appareil sous toutes les coutures, une bosse sur le boîtier doit vous faire tester l’appareil au moins sur 3 films avant de décider de le garder.

Trouver une bosse sur un objectif doit vous faire rejeter l’objectif et vérifier attentivement la monture qui permet la fixation de l’objectif au boîtier ! Attention, je parle de bosse sur l’objectif, ne soyons pas plus royaliste que le roi : si vous trouvez une bosse sur le bouchon de l’objectif (il y en a des métalliques) sans trouver une bosse correspondante sur l’objectif, c’est que le bouchon a subi un choc et l’appareil et l’objectif peuvent être nickel !…

Relisez le § traitant du test de la cellule pour trouver un autre élément important qui signera un accident dans la vie de l’appareil…

Secouez doucement l’appareil, ou retournez-le dans tous les sens en recherchant des bruits de cliquetis qui traduisent des pièces en mouvement dans le boîtier donc quelque chose est cassé ! Attention, fréquemment on entend des cliquetis provenant de l’entrechoquement d’éléments extérieurs, n’allez pas confondre !!!

Tant que vous y êtes à faire le tour de l’appareil, dévisagez les vis : si elles sont rognées c’est que l’appareil a été décortiqué par un incompétent, allez savoir ce qu’il a pu y faire et allez savoir s’il n’a pas perdu un ressort ou des vis internes ! N’achetez pas !…

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ACHETER UN APPAREIL ANCIEN, OÙ ? QUAND ? COMMENT ? QUOI ?

Quand ?

Avant toute chose, d’une manière générale, souvenez-vous : il n’y a jamais d’urgence à acheter ! Il n’existe pas d’occasion unique ! Vous trouverez toujours ce que vous recherchez, il y a énormément d’exemplaires de tous les appareils dans la nature… N’achetez jamais rien quand vous n’êtes pas certain qu’il fonctionne… Si vous avez ne serait-ce que l’ombre d’un doute, n’achetez pas !!! Quand vous décidez d’acheter, en sortant le portefeuille de la poche, pensez que la moindre petite révision d’un appareil photo vous sera facturée de 100 à 200€… alors que vous pouvez être certain de trouver un exemplaire 100% fonctionnel du même appareil un autre jour, et peut-être au même prix, voire moins cher !

Je ne suis pas un exemple à suivre, mais, voici quelques exemples d’expériences personnelles :

  • j’ai acheté un Kiev®-60 moribond à 250€ (il cachait bien son jeu le bougre !), heureusement, c’était dans une boutique sérieuse donc il m’a été remboursé, et j’en ai trouvé un neuf (enfin non, il avait 20 ans… mais n’avait jamais servi, il était encore dans sa boîte d’origine scellée avec mode d’emploi en russe et certificat de garantie !!!) et plus complet que le premier pour seulement 150€, à peine 6 mois plus tard !…
  • j’ai toujours aimé les Foca® ! Tous ceux que je voyais étaient franchement surestimés donc j’attendais la bonne occasion. Un jour, en « zonant » chez Emmaüs je suis tombé sur une personne qui voulait leur laisser un Foca® sport en état de fonctionnement parfait mais aspect un peu usé et… un Foca® 2 étoiles gravées état neuf. Bien sûr ce n’est pas un Foca® Universel mais les deux m’ont coûté… 10€ !!!
  • j’ai voulu acheter un Zorki®-4, aspect neuf. Il m’était proposé à 100€. En le testant, j’ai découvert que toutes les vitesses inférieures ou égales à 1/30ème (qui est la vitesse de synchro flash) étaient hors service !!! Bien sûr je n’ai pas acheté ! 3 mois plus tard, j’ai trouvé un Zorki®-3C, appareil beaucoup plus rare que le « 4 », aspect neuf (je veux dire qu’on le croirait sorti de l’usine, sauf la face interne du bouchon métallique qui protège l’objectif perdait un peu sa peinture noire –d’ailleurs c’est idiot de le peindre, l’objectif étant couleur métal !- et le sac était un peu fatigué –ah oui, parce qu’en plus il était livré avec son sac !-) et parfaitement fonctionnel, à toutes les vitesses (c’est vrai que le « 3C » est connu pour être plus fiable que le « 4 ») pour… 55€ !…
  • j’ai failli acheter un Zeiss Ikon® Contaflex Super, état neuf (aspect et fonctionnement) à 160€. N’ayant pas la somme sur moi, le temps d’aller et revenir du distributeur à billets, l’appareil était parti… J’ai pesté mais, 1 mois plus tard, pour 100€, j’ai trouvé le même appareil, dans le même parfait état, livré avec son 50mm monté plus un 35mm plus un 85mm plus le pare soleil et 3 filtres pour le 50mm plus les filtres UV pour les autres optiques plus les sacs de transport sécurisés (durs)…
  • j’ai trouvé un Semflex® otomatic état neuf, proposé à 200€, j’ai hésité, donc… je n’ai pas acheté ! 2 mois plus tard, un Semflex® otomatic, état neuf était proposé à 110€, j’ai pu le discuter à 90€…
  • etc…

Difficile à croire ? Promenez-vous sur les sites internet des collectionneurs ou dans les forums des vrais collectionneurs, vous n’en trouverez pas beaucoup pour vous affirmer le contraire !… Bien sûr, tous mes achats auraient pu encore attendre un peu, j’aurais pu acheter pour moins cher… mais il arrive un moment où la somme demandée vous semble honnête… et on ne peut pas toujours attendre, il faut bien finir par craquer un jour ou l’autre sinon on n’aura jamais rien…

Où ?

On peut imaginer qu’il est difficile de trouver des endroits où acheter des appareils anciens en bon état. C’est tout le contraire ! On peut en trouver absolument partout !… Le seul problème c’est qu’ils sont cachés sous une montagne de « canards boiteux »… Comment ne pas se tromper ? En fait c’est impossible de ne pas se tromper… On peut utiliser (par exemple) les tests que j’ai exposé plus haut (ici) mais ça peut ne pas suffire !… Donc il faut se préparer un parachute ! « Mon » parachute consiste en :

  • un peu de psychologie :
    • achat aux marchés aux puces ou aux foires à la photo : effectuez tous les tests exposés plus haut, si le vendeur vous fait comprendre que vous exagérez un peu, c’est qu’il a certainement quelque chose à cacher, laissez tomber son stand. Même si un seul appareil vous intéresse sur un stand bien achalandé, en gardant celui qui vous intéresse sous le coude, testez-en d’autres, essayez d’évaluer la qualité globale des appareils proposés : si vous voyez des appareils en piteux état, vous avez affaire à un simple vendeur qui ne fait que fourguer ce qu’il trouve… peu intéressant, soyez deux fois plus prudent avant d’acheter. Essayez de discuter avec le vendeur, s’il n’est vraiment pas prolixe, c’est qu’il n’y connaît pas grand chose, soyez prudent. Oui, même dans les marchés aux puces on peut trouver d’excellents vendeurs, j’en ai vu un qui vendait des Leica® classiques (I, II, II) état neuf (pas des copies russes ou chinoises !). Je vais toujours le voir, je n’achète jamais rien car je ne souhaite pas « investir » de 600 à 2000€ pour le « plaisir » de posséder un Leica®, il n’empêche que ce marchand (antiquaire) m’apprend un tas de choses sur Leica®…
    • Achat sur internet : parler de psychologie par internet interposé c’est une gageure ! Et pourtant ! Si je trouve un site qui paraît intéressant, je cherche dans la liste des objets à vendre un petit accessoire le moins cher possible et qui est qualifié de « comme neuf », voire « neuf », voire « exceptionnel » ou « excellent +++ ». Tous ces qualificatifs ne voulant rien dire du tout, je commande uniquement cet accessoire ! 9 fois sur 10 le vendeur ne vous re-contacte pas pour vérifier votre commande et vous donner ses conditions de paiement… Il voulait vous truander !… Tout le monde parle d’e-bay®, moi aussi je m’y rends mais je ne m’arrête pas aux appareils proposés, je regarde quels vendeurs ont un site officiel, ceux qui en parlent ne se cachent pas derrière un pseudo donc peuvent être considérés comme, à priori, plus sérieux que les autres… Il faut toujours penser que ça ne coûte rien de laisser un e-mail à un vendeur pour essayer de voir qui il est. Si tout est trop obscur, il y a un vice caché !… Voyez les modes de paiement proposés, plus ils sont anonymes et moins le vendeur sera sûr !… Les vendeurs qui vous laissent leur N° de compte bancaire peuvent être retrouvés par votre banquier, c’est du sérieux. Ceux qui acceptent le paiement en liquide (j’en ai même vu qui vous donnent des tuyaux pour « augmenter » la sécurité de l’envoi de liquide par la poste) ne sont pas sérieux.
      Permettez-moi une anecdote : Je cherchais un vendeur de matériel photographique soviétique sur internet. Je suis allé sur e-bay®, j’ai trouvé un vendeur qui laissait l’adresse de son site (en Russie), je m’y suis rendu, j’ai trouvé du matériel intéressant à un prix intéressant, le vendeur proposait une garantie de reprise et/ou de réparation (c’est vrai que c’est facile à dire !), j’ai donc appliqué ma technique (très efficace) du petit accessoire, j’ai eu un contact e-mail le lendemain. Le vendeur ne voulait pas d’argent liquide, il acceptait les cartes bleues mais insistait lourdement sur le fait qu’il avait un contact en France (il me laisse son nom et son adresse) et que ce serait plus sûr de lui envoyer un chèque français. La somme due a été traduite en euro (rares sont les vendeurs qui acceptent de vous faire bénéficier du change… Avec 1€ = 1,25$, ils préfèrent généralement « arrondir » à 1€ = 1$ !!!) Traçabilité totale, grande honnêteté apparente, la vérification du nom et de l’adresse du contact en France a été facile, son numéro de téléphone fixe répondait. J’ai décidé de modifier ma commande pour acheter plus et… en deux semaines j’ai reçu ma commande… je n’en reviens pas encore… le matériel était… neuf !!! Je ne peux donc rien dire de sa garantie… Si elle est au niveau de tout le reste de ses prestations !… Autant dire que je me tournerai souvent vers lui !!! et que je saurai le conseiller à mes amis…
  • beaucoup de curiosité : il ne faut pas avoir peur de passer pour un inculte voire un idiot ! Poser des questions auxquelles vous avez la réponse vous permet de tester le vendeur qui vous fait face ! J’ai déjà évoqué le cas du mauvais vendeur qui éludera les questions. Mais aussi le vrai fanatique-vendeur que vous pourrez compter parmi un de vos « frère mordu » d’icônomécanophile.
  • la course à la garantie : il est sûr qu’une personne qui est « sûre » de la qualité de ce qu’elle vous vend ne rechignera jamais à proposer une « garantie ». Par exemple, l’antiquaire aux Leica® dont j’ai parlé plus haut et qui fait les marchés aux puces, distribue toujours sa carte professionnelle (il possède également une boutique) à tout acheteur en précisant qu’en cas de difficulté ou de problème, il ne faut pas hésiter à le contacter !… Imaginez ! si on peut proposer une « garantie » dans un marché aux puces, on peut le faire partout !… Seuls les vendeurs malhonnêtes ou ceux qui ne sont vraiment pas sûr de la valeur de leur matériel affirmeront qu’il est impossible (j’en ai même entendu dire « illégal ») de proposer une garantie sur du matériel ancien. Personnellement j’évite le plus souvent possible les lieux qui ne proposent pas au moins une micro-garantie ! Je connais une boutique où on vous laisse le temps de tirer quelques films avant de décider de garder l’appareil. Il n’y a pas de durée de garantie… J’y ai déjà rapporté un appareil 2 mois après l’achat car je n’ai pas eu la possibilité de faire de la photo pendant une longue durée donc je n’ai pas pu mettre au jour le défaut de l’appareil… Et, 2 mois après l’achat, j’ai été remboursé rubis sur ongle !…

Ayant dit cela, voici un résumé des lieux où acheter ou ne pas acheter :

Lieu
Remarque / Conclusion
Boutique de matériel photo actuel qui possède aussi du matériel d’occasion ainsi que du matériel ancien

Garantie systématique

Généralement de bons conseils

Très cher

Acheter si vous avez les moyens

Boutique d’antiquaire

Garantie inconstante

Conseils inconstants

Assez à très cher

Acheter si au moins micro-garantie et si vous avez les moyens

Boutique spécialisée en matériel photo d’occasion et ancien

Garantie systématique

Généralement de bons conseils

Assez cher

Acheter

Foire à la photo

On trouve le pire comme le meilleur

Généralement aucune garantie

Conseils inconstants

Bien choisir le stand

Selon vendeur : Acheter

               Acheter prudemment

               Ne pas acheter

Marchés aux puces

On trouve le pire comme le meilleur

Généralement aucune garantie

Conseils inconstants

Selon vendeur : Acheter

               Acheter prudemment

               Ne pas acheter

Vide grenier, vente dans les rues, magasins « dépot - vente » comme Troc de l’ile® Cash Converters®, communautés d’Emmaüs etc…

On trouve le pire comme le meilleur

Aucune garantie sur le matériel ancien

Aucun conseil

Testez le matériel à fond !!!

Selon votre connaissance du sujet : Acheter

                                                  Ne pas acheter

Boutique internet

On trouve le pire et le meilleur ! Appliquez tout ce que j’ai déjà pu dire et ce qui va suivre…

Testez +++ le site

N’accordez aucun crédit à ce que vous pouvez lire dans les « chats » traitant de marchands de photo NI aux pourcentages de satisfaction e-bay® NI à ce que vous pouvez trouver dans les sites de photo : Je n’ai rien a gagner en faisant de la pub… même si j’ai trouvé un fournisseur internet plus que « très bien », je ne le nommerai pas ici ! (Si un site de vente payait bien, je pense que tout le monde accepterait de placer un raccourci dans les pages de son propre site, même si ce site de vente est très critiquable)

Acheter prudemment

Sites internet d’enchères (type e-bay® et autre)

Dans la mesure où tout le monde peut y vendre ce qu’il veut, on se retrouve quasiment dans le cas d’un vide-grenier virtuel. Voyez ci-dessus ce que j’en pense. En plus, contrairement au vide-grenier réel où vous pouvez toucher le matériel et le tester, ici vous ne pouvez vous baser que sur l’honnêteté du vendeur (qui peut être absente) et sur une photo qui peut très bien être retouchée ou représenter un autre exemplaire (en bien meilleur état) de l’appareil que vous recevrez…

Ne pas acheter

Comment ?

J’ai mis au point une technique d’achat. Ce n’est probablement pas la panacée, mais si cette technique peut vous aider à mettre au point votre technique propre, je vous la livre ici :

  1. Je me suis créé une échelle qualitative des appareils photo. Bien sûr, sur internet il en existe des centaines différentes… Chaque vendeur crée la sienne propre (le plus souvent tirée vers le haut où « Excellent +++ » se rapproche souvent de « Acceptable »). En attendant qu’une échelle s’impose, voici la mienne : Elle correspond à une note de Zéro à Dix :
Note
Signification
Type
10
Aspect neuf + Fonctionnel
Grande Valeur
09
A peine marqué par l'âge et l'usage + Fonctionnel
Valeur +
08

Modérément marqué par l'âge et l'usage + Fonctionnel

Valeur
07

Marqué par l'âge et l'usage + Fonctionnel

Valeur -
06

Très marqué par l'âge et l'usage + Fonctionnel

A retaper +
05

Aspect très usé + Fonctionnel

A retaper -
04

Aspect neuf + Non fonctionnel

A restaurer +
03

A peine marqué par l'âge et l'usage + Non fonctionnel

A restaurer
02

Marqué par l'âge et l'usage + Non fonctionnel

A restaurer -
01

Très marqué par l'âge et l'usage + Non fonctionnel

A sauver
00

Aspect très usé + Non fonctionnel

Pre mortem

Bien sûr cette échelle n’est pas plus scientifique que celles utilisées ailleurs sur internet, elle fait aussi intervenir une erreur d’appréciation personnelle mais, à mes yeux, elle est suffisamment parlante, c’est le principal !… Dans la mesure où cette échelle a été créée par un passionné et acheteur potentiel et non un vendeur, elle ne fait pas intervenir d’erreur de nécessité de vente !…

  1. Je me suis créé une échelle qualitative des vendeurs d’appareils photo. Bien sûr, sur internet on trouve des vendeurs qualifiés en pourcentage de clients satisfaits, mais c’est (ou ça pourrait être) du pipeau ! Tout le monde peut voter 36 fois sous des pseudo différents, le vendeur lui-même peut laisser des remarques élogieuses sur lui-même (tout passe par des pseudo). Qui me prouve que le gestionnaire du site n’efface pas les mauvais votes contre argent ou autre avantage ?… Mon échelle n’est pas scientifique non plus mais, si elle est entachée par des erreurs d’appréciation personnelle, ce n’est pas grave, elle ne sert qu’à moi ! (Sauf si vous souhaitez l’utiliser aussi ! Dans ce cas, adaptez-la à VOTRE sensibilité).
Note
Signification
Type
10

Honnête, Bon prix, Conseils, Garantie, Qualité

A voir dès que possible / Parfait

09

Honnête, Conseils, Garantie, Qualité

Excellent
08

Honnête, Assez cher, Conseils, Garantie, Qualité

Très bon
07

Honnête, Cher, Conseils, Garantie, Qualité

Bon
06

Honnête, Très cher (trop), Conseils, Garantie

Y en a-t-il ailleurs ?
05

Honnête, Très cher (trop), Conseils

Il n'y en a nulle part ailleurs !
04

Honnête

Si tu sais ce que tu fais !
03

Honnête, Très cher (trop)

Si tu sais VRAIMENT ce que tu fais !
02

Vendeur accessible à la discussion – aucun conseil – aucune garantie

Si c'est VRAIMENT pas cher !
01

Aucun contact – aucun conseil – aucune garantie

Si c'est ta DERNIÈRE chance de trouver
00

Aucun contact – aucun conseil – aucune garantie – « mauvaise » sensation

Plutôt arrêter la collection !
  1. Je me balade souvent sur les sites de collectionneurs sur internet pour voir ce qui existait comme appareils, je n’ai pas la science infuse ! J’essaye de repérer des pièces qui me « parlent » et je note leurs références. J’essaye de trouver des modes d’emploi d’origine de façon à trouver des solutions techniques intéressantes et je note les références.
  2. Je ne quitte jamais mon PDA : j’y ai reporté la liste des appareils que je recherche. Chaque fois que j’en rencontre un dans les nombreux endroits où on trouve des appareils anciens (et accessoirement… moi), j’applique (à fond) les tests expliqués plus haut (ici), je prends des notes : aspect (note de MON échelle), prix demandé, vendeur, qualité de vendeur (note de MON échelle). Idem sur les sites marchands sur internet (à part les tests, bien sûr !).

Je me fais ainsi une bonne idée du matériel et des conditions d’obtention. Je me fais une idée du « prix moyen » appliqué, en effet, tous les sites internet et toute la littérature qui donnent des cotes n’est jamais ou rarement suivi par les vendeurs locaux !… Et malgré cela, même si l’appareil convoité obtient la valeur 10 sur mon échelle et même si le vendeur obtient une note de 10, j’essaye de discuter le prix de vente ou de négocier un petit cadeau !

Quoi ?

Voilà exactement le chapitre que je craignais le plus d’atteindre ! Suis-je un gourou ? NON ! Suis-je un exemple ? NON ! Suis-je un professionnel ? NON ! Suis-je un amateur émérite ? NON ! Alors qui suis-je ? Quelle importance ? Je suis un amateur au sens propre du terme, j’aime la photographie, j’adore les appareils photographiques, j’adore aller les découvrir, j’adore les disséquer quand ils sont très malades, j’adore les chouchouter quand ils vont bien, j’adore les utiliser, chacun leur tour… Et ça s’arrête la !… Puis-je donc me permettre de conseiller quel appareil acheter ? Certainement pas !… Je tiens seulement à souligner deux points :

  • le meilleur appareil, celui qu’il faut absolument posséder dans sa collection est celui qui vous fait rêver ou celui qui vous fait plaisir ! Pourquoi acheter un Hasselblad® ou un Leica® si un Fex® Indo vous fait rêver et un MIOM Photax® vous fait planer ? Il y a autant d’excellente collection que de vrai collectionneur ! Pour créer votre propre collection, il faut vous poser quelques questions :
    • ne suis-je attiré que par les créations d’une seule marque ?
    • suis-je assez riche pour rassembler un exemplaire de chaque création de cette marque ?
    • suis-je uniquement intéressé par la collection pour l’objet ou suis-je également intéressé par l’utilisation des appareils collectionnés
    • est-ce que je préfère collectionner les appareils suivant la philosophie d’une époque ancienne (nostalgie d’une époque que très souvent on n’a pas eu l’occasion de connaître) ou plutôt une philosophie moderne (il y a des collectionneurs d’appareils jetables).
    • etc…
  • personnellement, j’ai un grand faible pour les appareils NON folding qui vont des années 1940 (un peu avant) à 1970 (et un peu plus ! en effet, mon intérêt pour les appareils photographiques s’est tari le jour où l’autofocus a commencé à phagocyter la mise au point manuelle !…). Pourquoi cette période ? Tout simplement parce que c’est dans cet intervalle qu’est née la lignée des appareils « modernes » et où on peut voir les diverses tentatives d’évolution, les unes se terminant dans des impasses, les autres donnant des lignées arborescentes, un peu comme l’évolution Darwinienne !… C’est dans cette période que les fabricants ont osé les plus grandes folies, les plus gros bricolages, les plus gros paris, les plus grosses surenchères !… Et puis, il y a le plaisir de l’utilisation !… Comme disait Ivor Matanle, l'auteur du livre « Collectionner et utiliser les appareils photo classiques » remarquez qu'il est plus difficile et plus long d’utiliser ces appareils, et que les résultats ne sont pas meilleurs, alors pourquoi ? Une bonne question, en voyant comment obtenir une image avec un réflex moderne disponible à prix modéré dans les « solderies » : 
    1. Placer la cartouche de film dans le compartiment de film. Le film sera automatiquement attaché à la bobine réceptrice.
    2. Pointer l’objet désiré.
    3. Composer l'image dans le viseur avec le zoom assisté.
    4. Actionner le déclencheur.
      • L’appareil aura déjà déterminé la vitesse (sensibilité) du film grâce au codage DX.
      • L'exposition est automatique.
      • Le film est avancé automatiquement.
      • Le film sera rembobiné automatiquement quand la dernière vue sera exposée. 

Voyons maintenant la procédure pour obtenir la même chose avec un appareil classique :

    1. à 10. Charger le film. Cela nécessiterait un site internet complet pour apprendre à le faire
      1. régler la vitesse (sensibilité) du film sur la molette de la cellule qui est soit tenue à la main (il faut poser l’appareil au sol puisqu’il faut 2 mains pour ce réglage) ou fixée sur le sabot porte accessoire voire intégrée à l’avant de l’appareil et dans ce cas s’asseoir en portant l’appareil sur les genoux puisqu’il faut quand même deux mains pour le réglage…
      2. Définir, à l’œil, l'objet à photographier.
      3. Déterminer la focale d’objectif nécessaire. Monter l’objectif choisi ainsi que le viseur correspondant.
      4. Mesurer l’éclairage.
      5. Choisir la vitesse d’obturateur et le diaphragme selon la mesure de la cellule.
      6. Viser le sujet dans le télémètre. Cela nécessite un bon éclairage car les télémètres ne sont pas toujours très lumineux.
      7. Composer l’image dans le viseur placé dans le porte accessoire. Ne pas oublier de corriger l’erreur de  parallaxe.
      8. Vérifier les valeurs d’éclairage au cas où elles auraient changés (on a perdu beaucoup de temps).
      9. Déclencher.
      10. Avancer le film.
      11. Puisque la cellule n’est pas très fiable, bracketer…
      12. Vous êtes arrivé au-delà de la dernière vue, il est impossible de rembobiner le film tant qu’on a pas armé l’appareil complètement et déclenché.
      13. Serrer les fesses en espérant ne pas avoir déchiré le film.
      14. Le film doit être avancé et rembobiné manuellement avec des boutons métalliques avec picots, en fin de rembobinage, on a réellement mal aux doigts. 

Ajoutez à cela que les réflex actuels sont devenus légers, ont d’excellents zooms lumineux, des flashs intégrés etc… Alors pourquoi s’ennuyer ? On pourrait aussi bien demander pourquoi écouter des 78 tours alors que les CD sont si peu chers aujourd’hui. Mais le problème n’est pas là, il y a au moins une autre raison :

    1. Acheter un appareil moderne
    2. Déballer l’appareil avec les centaines d’accessoires démontés.
    3. Chercher le logement à piles, chercher une loupe pour trouver les polarités
    4. Chercher un mode de fonctionnement qui nous semble familier.
    5. Echec garanti ! Aller chercher les modes d’emploi. Jeter les livrets en langues orientales puis ceux en langues nordiques.
    6. Lire le manuel pendant près d’une heure avant de réaliser que seulement une page sur sept est en français, les autres étant en anglais, allemand, néerlandais, italien, espagnol, portugais
    7. Comprendre que la page en français est incompréhensible parce que c’est une traduction de l’anglais, lui-même traduit du néerlandais tiré de la traduction malaise (du nord) de la documentation originale en japonais…
    8. Trouver comment sélectionner un mode qu’on peut comprendre.
    9. Découvrir que la pile livrée est morte.
    10. Aller chercher une pile neuve et découvrir qu’on n’en a pas et qu’il est 20 heures
    11. Aller chercher un appareil classique et… remonter au paragraphe précédent… 

Et puis, comme le disait une « publicité » Leica® : Grâce à son fonctionnement totalement manuel, votre Leica® (dans notre propos, on peut remplacer cette marque par le mot « appareil ») laisse libre cours à toute votre créativité, et vous libère de la technique au profit de l’art. ou quelque chose comme ça. Ah oui, ça il fallait le lire !… mais quelque part, le simple fait d’être réellement « prisonnier » de la technique, nous oblige à apprendre, à comprendre et enfin à sentir !… Comme un infirmier finit par « sentir » l’état de son patient, l’amateur d’appareils anciens finit par « sentir » la technique, l’appliquer sans y penser, maintenant il peut l’oublier pour se consacrer exclusivement à la création de ses images… Pris dans l’absolu, ce n’était pas une publicité mensongère, jamais l’utilisateur des appareils photo actuels ne saura créer une image vivante… Il sera « attaché » à la loi des moyennes qui régit l’ensemble des programmes de prises de vues automatiques !…

Mise à jour : j’ai retrouvé la pub Leica !… le vrai slogan était : « Le boîtier vous laisse travailler concentré, sans être perturbé par aucun automatisme ! ». C’est « exactement » la même chose (enfin,…, ma mémoire a toujours tendance à enjoliver les choses, même si le sens reste assez proche !)

On a bien compris que je suis vraiment accro aux appareils anciens mais je tiens à pousser un cri : j’ai lu, il y a peu de temps sur internet, un hurluberlu qui voulait sans doute se faire « mousser » en hurlant à qui voulait l’entendre : j’aime bien les appareils soviétiques car même si je les casse, ils ne valent pas beaucoup plus que les appareils jetables !… Je n’avais aucun moyen de lui répondre, aussi, je vais donner ici mon avis ! Il faut arrêter de dire n’importe quoi et tout dénigrer rien que pour parler !… DONC : …Et il y a les appareils photo soviétiques : il est de bon ton de les critiquer ! On entend partout « ce ne sont que de pâles copies », « ils ne sont pas fiables », « ils sont lourds », « ils sont fragiles », « ils n’ont aucune valeur » et je ne sais quoi encore… Personnellement j’adore les appareils soviétiques !…

  • ce ne sont que de pâles copies dites-vous ?
    • Prenez les Fed® et Zorki®, pâles copies des Leica® I, II et III ? Les premiers exemplaires (Voomp, Fag et Fed) de 1933 à 1948 étaient effectivement des clones de Leica®. Ensuite, ils ont pris leur propre chemin en améliorant considérablement les premiers exemplaires : vitesses lentes placées sur le même bouton que les vitesses rapides (révolutionnaire, Leica® a mis du temps à abandonner son double bouton vraiment pas pratique), dos totalement amovible pour permettre un chargement "rapide" (révolutionnaire, Leica® a mis du temps à abandonner un chargement manuel par la semelle de l’appareil, chargement uniquement possible aux heureux propriétaires de mains d’horloger), télémètre couplé au viseur (révolutionnaire, Leica® a mis du temps à se séparer de la double visée, vraiment pas pratique), etc… Rapidement leur forme a même tourné le dos à la forme de l’ « original ». Bien sûr, Leica® a également évolué (ce n’est pas pour rien qu’on parle de Leica® avec respect), mais cette évolution n’était plus parallèle à celle de ses clones… Un mur de méconnaissance a séparé les originaux des copies et certaines des évolutions soviétiques ont mis des années à apparaître chez les allemands (sans parler de copie, c’était, je crois l’évolution logique des choses)… Les évolutions allemandes ne sont, pour certaines, jamais parvenues en URSS. Bien sûr, un Leica® c’est rapide, mais un soviétique aussi déclenche à 1/1000 ! Evidemment Leica® est allé plus loin (!) mais pour quoi faire ? Déjà le 1000ème n’est jamais utilisé. En plus, alors qu’on s’époumone à critiquer les « copieurs soviétiques », qui critique les copies signées Canon® ou Nikon® ?
    • Prenez les Kiev®, pâles copies des Zeiss Ikon® - Contax® ? Oui c’est vrai pour les premiers exemplaires, mais très rapidement les Kiev® ont évolués jusqu’à donner des appareils qui, à mon avis, étaient plus aboutis que les originaux !… Kiev®, au prix d’une utilisation moins évidente (c’est vrai), a quand même construit le télémètre le plus large et le plus clair qui soit à l’époque ! Même Contax® était « dans le vent ». Et la même remarque que précédemment, pourquoi personne ne critiquait les copies signées Canon® ou Nikon® ? Autre copie ? Le Kiev Saliout® puis le Kiev®-90, copies conforme de Hasselblad® ? Oui, peut-être, mais Hasselblad® a abandonné l’original, il n’a jamais réussi à le faire fonctionner… Le Kiev® (la copie) n’était pas très fiable, soit, mais il a fonctionné !… Que dire du Kiev®-60 qui a soit-disant copié le Pentacon-6 ? Uniquement que le Kiev®-60 a écrasé les capacités techniques de son « inspirateur » et lui a laissé ses défauts et ses fragilités !
    • Ca a toujours été comme ça avec les fabrications soviétiques : ils ne s’investissaient jamais à créer un principe nouveau, par contre, ils ont toujours révolutionné et amélioré les nouveautés glanées à gauche ou à droite… S’il ne s’était pas produit le crash du « Concordov » (copie de l’avion supersonique « Concorde » Franco-Britanique) en 1978, peut-être que les programmes supersoniques ne se seraient pas arrêtés au début du XXIème siècle !… Et je ne parlerai pas des hélicoptères, des avions gros porteurs, des fusées et des stations spaciales !… Le plus excitant c’est que cette « haute technologie » était vraiment brute, bâclée, bricolée avec des bouts de ficelles (j’ai même lu -je ne sais plus où- que la station orbitale Mir n’aurait jamais du être lancée à cause d’un défaut de solidité d’une cohésion entre deux pièces, que faire ? impossible de perdre la face devant les capitalistes, c’est avec du fil de fer que les ingénieurs ont consolidé le tout !… Mir est resté en orbite combien d’années ???) ATTENTION : je ne parle là que des réalisations techniques, même si je ne parle que des « réussites » je n’oublie pas pour autant les « technologies franchement ratées ». Je ne fais nullement l’apologie d’un système, ce qui sortirait totalement du cadre de notre sujet !… Mais tout ça pour dire que, si vous relisez mes critères de choix pour entrer dans ma collection (solutions techniques originales), les créations soviétiques ont d’emblée leur place.…
  • Ils ne sont pas fiables dites-vous ?
    • Croyez-vous que les « originaux » (si on admet que les soviétiques sont des copies) étaient fiables ? Reprenons l’exemple Kiev®/Hasselblad® : si le Kiev® n’était pas fiable, l’Hasselblad® ne fonctionnait pas du tout !…
    • Dans la mesure où tout le monde se moquait (et se moque encore, souvent) de ces appareils, personne ne les manipulait comme ces « vieux » appareils le méritaient : donc leur fiabilité décroissait d’autant !…
  • Ils sont lourds dites-vous ?
    • Ca prouve que vous en avez déjà eu au moins un en main ! Ils ne sont pas rares ces critiqueurs qui n’ont jamais approché l’objet de leurs critiques. Bien sûr qu’ils sont lourds. Ils étaient fait en acier massif ! Le moindre bouton, le moindre cadran, la moindre manivelle, la moindre pièce de la mécanique était en acier !… C’est lourd, oui, mais c’est du solide ! Ce n’est pas du matériel chinois ! J’adore les chinois mais on voit bien que l’industrie lourde soviétique bénéficiait d’une matière première que, malheureusement,  l’industrie lourde chinoise n’aura jamais eu la chance d’avoir (on se souvient de l’acier pitoyable obtenu par le « grand bond en avant » de Mao Tze Dong et des conséquences funestes pour la population chinoise).
  • Ils sont fragiles dites-vous ?
    • Oui, ils sont fragiles (je parle de leur mécanique), mais cela n’est du qu’à l’âge de la conception des mécanismes. A l’époque de leur conception, c’était dans les années 1930 pour les premiers !!! la mécanique de haute précision était très fragile… Et si les soviétiques ont perpétuellement amélioré leurs produits, ils n’ont jamais, au grand jamais, remis en question le système de base ! Quelle que soit leur année de fabrication, les appareils soviétiques datent tous des années 1930 à 1960 !… C’est quand même super d’acheter un Fed®-5 (par exemple) fabriqué en 2000, qui contient une mécanique des années 1940 et une cellule au sélénium des années 1960…
  • Ils n’ont aucune valeur dites-vous ?
    • Oui, c’est vrai mais :
      • 1.    l’URSS n’existe plus, les industries de mécanique ont abandonné la fabrication des appareils photographiques « classiques ». Seule l’usine KMZ® (Krasnogorsk Mekanikii Zavod) continue à fabriquer des Zenit et des Horizon. Il est même question de créer un Zenit numérique… je suis déjà curieux de le voir…
      • 2.    les utilisateurs, dans leur grande majorité n’ont jamais pris soin de ces appareils qui disparaissent donc tous petit à petit… Même si les chaînes de fabrication ont sorti des millions d’exemplaires d’un même modèle, je parie que d’ici peu de temps ces appareils prendront de la valeur… Ca ne vaudra jamais le prix d’un Leica®, mais pensez que déjà aujourd’hui, trouver un Zorki®-3C de 1956 état « neuf » s’approche de l’exploit… KMZ® n’en avait fabriqué que 46.000, divisez ce nombre par le nombre de pays susceptibles d’abriter des collectionneurs d’appareils photo, déduisez les appareils perdus et ceux qui seront jetés par des légataires nourris au tout numérique, déduisez les appareils cassés et ceux qui ne vont pas tarder à rendre l’âme…

Personnellement, les appareils soviétiques, je les trouve beaux (ah les goûts et les couleurs !), intéressants tant du point de vue technique que du point de vue de la manipulation, fiables et solides (eh oui, ils ne m’ont jamais lâché !, c’est vrai que j’en prend soin, autant que les autres) et les optiques… grandioses !… En deux mots j’ai même fini par apprécier leur odeur… (mais ça c’était plus dur !…)

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COMMENT UTILISER UN OBJECTIF ANCIEN OU HORS NORME SUR UN APN PENTAX® ?

Vous possédez un objectif compatible ou un adaptateur, bien, voyons maintenant comment utiliser ce « montage » sur un PENTAX® numérique :

  • objectif à monture KA : pas d’adaptateur nécessaire, aucune manipulation particulière, votre objectif est 100% compatible avec votre APN PENTAX®.
  • objectif à monture K : pas d’adaptateur nécessaire, par contre, pour utiliser convenablement votre objectif il faudra :
  1. dans le menu de l’APN il faut paramétrer la fonction "Bague de diaphragme" sur "Autoriser" dans le menu des fonctions personnalisables. Ce réglage effectué, il pourra rester définitif, il n’altèrera pas l’utilisation des objectifs actuels.
  2. se mettre en mode M, en utilisant le mode Av, le boitier règle automatiquement la vitesse et déclenchera toujours à pleine ouverture quel que soit le diaphragme pré réglé. Si vous placez le connecteur autofocus sur MF, vous pourrez déclencher même si l’image est floue, si, au contraire, vous le réglez sur AFC ou AFS, le déclenchement ne sera permis qu’une fois la mise au point effectuée. Personnellement, j’apprécie la deuxième solution puisque je bénéficie ainsi d’une confirmation de mise au point.
  3. sélectionner votre diaphragme sur la bague de l’objectif manuel.
  4. presser la touche AE-L. L’appareil ferme le diaphragme à la valeur sélectionnée à l’étape 3, le viseur s’obscurcit, l’APN calcule la vitesse correspondante puis la garde en mémoire. Il faut impérativement appuyer sur la touche AE-L chaque fois que vous sélectionnez une autre valeur de diaphragme. Attention, même si l’appareil prend en compte l’ouverture sélectionnée, il n’affiche pas la valeur du diaphragme mais uniquement le signe « - », ne vous inquiétez pas, c’est tout à fait normal puisque il n’y a pas de contacts électriques sur les objectifs de la série K pour transmettre la valeur du diaphragme au calculateur. L’APN calculera  la vitesse adéquate en fonction de la quantité de lumière qui traverse réellement l’objectif (mais il ignore la valeur réelle du diaphragme). N.B. pour le PENTAX® *ist D, c’est la touche verte qu’il faut utiliser à la place de la touche AE-L.
  5. déclencher.
  • objectif M42 (à vis) ou autre type d’objectif compatible PENTAX® : il faut un adaptateur ET en plus, utiliser cet objectif en mode manuel ! Si l’objectif ne fonctionne qu’en mode automatique, il ne sera utilisable qu’à pleine ouverture, à moins de bricoler un système qui maintienne enfoncée la barrette de fermeture réelle du diaphragme. Comment savoir si un objectif est totalement utilisable avec votre APN PENTAX® ?
    1. si l’objectif possède une bague, un bouton ou autre dispositif permettant un choix Manuel / Automatique : positionnez ce dispositif sur « Manuel » et tout ira bien.
    2. si l’objectif ne possède aucun dispositif, positionnez-le sur son adaptateur mais pas sur le boîtier ! Regardez à travers l’objectif en tournant la bague du diaphragme. Si vous visualisez une fermeture des lamelles du diaphragme, pas de problème, tout ira bien.
    3. si l’objectif ne rentre pas dans une des catégories ci-dessus, regardez si un dispositif de visualisation de la profondeur de champs est présent sur l’objectif. Si oui, c’est moins pratique mais tout ira bien, il suffira de choisir sa valeur de diaphragme, de maintenir le dispositif de visualisation de profondeur de champs pour effectuer la mesure.
    4. si l’objectif n’entre toujours pas dans une de ces catégories, soit il s’agit d’un objectif uniquement automatique qui nécessitera un bricolage pour fonctionner soit il s’agit d’un objectif autre. Si vous ne bricolez pas l’objectif automatique ou si vous utilisez un objectif autre, ils seront inutilisables, du moins utilisables mais uniquement à pleine ouverture…

—> dans tous les cas, le réglage du boîtier sera le même que pour les objectifs K, comme décrit ci-dessus.

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COMMENT CHOISIR OU COMPARER UNE FOCALE AVEC DES APPAREILS DE FORMATS DIFFÉRENTS ?

Il se peut que vous « craquiez » pour un moyen format ou pour un appareil numérique (APS) alors que vous n'avez jamais utilisé qu'un petit format (24x36). Vous vous faites une idée assez précise de ce que peut représenter un 24mm, un 50mm ou un 200mm. Mais, qu'en sera-t-il dans le nouveau format ?

Vous savez déjà que la focale et l'angle de champ sont différents selon les formats, mais, souvent, l'idée que vous vous en faites n'est pas plus précise !

Je me propose de vous fournir des clefs pour y voir un peu plus clair... Si vous souhaitez acquérir un objectif de 50mm (par exemple), vous pourrez savoir à quoi il correspond s'il est destiné à un APN au format APS-C (petit télé-objectif) ou à un moyen format 6x7 (grand angulaire).

Bien sûr, j'aurais pu me contenter de créer un tableau de valeurs ! Mais je trouve cela d'un intérêt plus que limité ! Pas suffisamment interactif ! Donc j'ai créé un petit programme informatique et une feuille de calcul Excel® pour vous accompagner !...

En gros, je vous livre ici quelques valeurs (génériques) que vous trouverez bien plus intéressantes et bien plus complètes dans le programme et dans la feuille de calcul. N'étant pas un utilisateur d'Excel®, malheureusement, la feuille de calcul sera bien moins intuitive, même si elle vous permet d'obtenir les mêmes résultats...

Tableau succinct :
N.B.
F = Format
Ti = Taille de l'image
Rh = Rapport Hauteur/Largeur de l'image
Rl = Rapport Largeur/Hauteur de l'image
S² = Surface de l'image
Ø = Diagonale de l'image
Fc = Facteur de conversion
Cc = Cercle de confusion (théorique, obtenu par la formule de Zeiss)
10 = objectif de 10mm en format 24x36
28 = objectif de 28mm en format 24x36
50 = objectif de 50mm en format 24x36
75 = objectif de 75mm en format 24x36
200 = objectif de 200mm en format 24x36
500 = objectif de 500mm en format 24x36
F1 = mini format APS (générique),
F2 = petit format 24x36 (générique),
F3 = moyen format 45x60 (générique),
F4 = moyen format 60x60 (générique),
F5 = moyen format 60x70 (générique),
F6 = moyen format 60x80 (générique),
F7 = moyen format 60x90 (générique).
Il m'est impossible de faire tenir sur cette page les mesures réelles des différents appareils présents dans le programme (60 à ce jour et qui ne fera que s'agrandir, surtout si vous m'y aidez !)

F
Ti
Rh
Rl
Ø
Fc
Cc
10
28
50
75
200
500
F1
16,7
25,1
0,6653
1,5030
419,17
30,15
0,6967
1,4353
0,01750
7
20
35
52
139
348
F2
24
36
0,6667
1,5000
864,00
43,27
1,0000
1,0000
0,02511
10
20
50
75
200
500
F3
45
60
0,7500
1,3333
2700,00
75,00
0,5769
1,7333
0,04353
17
49
87
130
347
867
F4
60
60
1,0000
1,0000
3600,00
84,85
0,5099
1,9610
0,04925
20
55
98
147
392
981
F5
60
70
0,8571
1,1667
4200,00
92,20
0,4693
2,1307
0,05351
21
60
107
160
426
1065
F6
60
80
0,7500
1,3333
4800,00
100,00
0,4327
2,3111
0,05804
23
65
116
173
462
1156
F7
60
90
0,6667
1,5000
5400,00
108,17
0,4000
2,4998
0,06278
25
70
125
187
500
1250

Comment faut-il lire ce tableau ? Vous avez une idée assez précise de ce que représente le petit format (24x36) et vous voulez comparer les résultats avec un autre format : prenons le format 60x70 par exemple, ce format est représenté par la ligne F5 sur le tableau. Le format 24x36 est représenté par la ligne F2.
—L'intersection de la ligne F2 et des colonnes Ti nous donnent : 24x36 (logique) alors que l'intersection de la ligne F5 et des colonnes Ti nous donnent : 60x70 (logique)
—L'intersection des lignes F2 et F5 et des colonnes Rh et Rl nous donnent le rapport des formats, d'un intérêt assez limité je vous le concède mais intéressant tout de même pour se faire une idée du cadrage des formats
—L'intersection de la ligne F2 et de la colonne S² nous donne une surface de 864mm² pour le 24x36 alors que l'intersection de la ligne F5 et de la colonne S² nous donne une surface de 4200mm² pour le 60x70 !...
—L'intersection de la ligne F2 et de la colonne Ø nous donne une diagonale de 43,27mm pour le 24x36 alors que l'intersection de la ligne F5 et de la colonne Ø nous donne une diagonale de 92,20mm pour le 60x70 !...
—L'intersection des lignes F2 et F5 et des colonnes Fc nous donne les facteurs de conversion des formats qui ne sont intéressants que pour qui veut calculer les rapports des formats
—L'intersection de la ligne F2 et de la colonne Cc nous donne un cercle de confusion de 0,02511mm pour le 24x36 alors que l'intersection de la ligne F5 et de la colonne Cc nous donne un cercle de confusion de 0,05351mm pour le 60x70 !... Qu'est-ce que cela peut nous apporter ? Rien et beaucoup à la fois ! On peut très bien vivre sans connaître le cercle de confusion mais là, on voit qu'à focale identique, la profondeur de champ est largement en faveur du moyen format ; de même, on voit que pour une qualité finale égale, on peut agrandir le 60x70 plus de 2 fois plus que le 24x36 (ou, en d'autres termes, à agrandissement identique, la qualité du 60x70 est plus de 2 fois de meilleure qualité que le 24x36). Bien sûr, les valeurs de cercle de confusion que je vous donne sont théoriques (basées sur la formule de Zeiss) puisqu'en réalité le cercle de confusion dépend pour beaucoup de la qualité de l'objectif monté sur l'appareil et pour beaucoup également de la qualité du capteur numérique ou du film utilisé !...
—L'intersection de la ligne F2 et de la colonne 10 nous donne une focale de 10mm pour le 24x36 (logique puisque postulat de départ) alors que l'intersection de la ligne F5 et de la colonne 10 donne une focale de 21mm pour le 60x70, ce qui veut dire que si vous souhaitez obtenir exactement avec votre 60x70 ce que votre 24x36 vous donne avec un objectif de 10mm, il faudra l'équiper d'un objectif de 21mm ! Idem pour toutes les autres focales... ainsi, il vous faudra un objectif de 1065mm sur votre 60x70 pour obtenir le même résultat que votre 24x36 équipé d'un 500mm...

Pour le programme cliquez sur l'icône ou ici

ATTENTION : si ce programme est d’utilisation libre et gratuite pour tout le monde, cela ne veut pas dire qu’il appartient à tout le monde !... J’ai pris la peine de mettre de la réflexion et du temps à sa création, aussi, utilisez le autant que vous voulez, mais respectez ma propriété intellectuelle, s’il vous plait !... Si vous trouvez que ce programme est « sympa », vous pouvez toujours créer un lien vers mon site internet « www.thydelor.eu » pour diffuser largement l’information…
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ATTENTION : ce programme a été écrit pour Windows® 32 ou 64 bits ! Vous ne pourrez pas l’utiliser avec un Mac OS® ou un Linux®…

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Pour ouvrir ce calcul à tous (Windows®, Mac OS® et Linux®), j’ai adapté ce programme en feuille de calcul Excel®. Sous Windows® et sous Mac OS®, tout le monde possède au moins un « lecteur de fichier Excel® » (téléchargeable gratuitement sur le site de Microsoft®). Pour Linux®, au moins OpenOffice® est capable de lire les fichiers Excel®. Il existe certainement d’autres logiciels gratuits pour Mac OS® et Linux® qui offrent également cette possibilité (mais je ne m’intéresse pas trop au sujet donc je ne pourrai pas vous en conseiller !)…

Pour la feuille de calcul Excel® cliquez sur l'icône ou ici.

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COMMENT CHARGER UN FILM DANS UN ANCIEN LEICA, UNE COPIE OU UN DÉRIVÉ DE LEICA ANCIEN (chargement par la semelle) ?

Les Leica anciens, ses nombreuses copies et de nombreux dérivés de ces copies utilisent tous des films petit format 24x36 (dit cartouche 135 ou film 35mm). Le problème c'est que ce film a quelque peu changé d'aspect depuis les années 1970... Si les films 135 actuels sont toujours utilisables dans ces appareils anciens, c'est au prix d'une modification INDISPENSABLE !... La longueur de l'amorce !...

Nombreux sont ceux qui, l'ignorant, ont chargé leur appareil avec un film actuel sans aucune adaptation : résultat ? Le film se déchire dans l'appareil... Et encore, si ce n'était que ça !... Des bouts de film se détachent et vont se loger dans le mécanisme de l'obturateur !... Le seul moyen de pouvoir encore utiliser l'appareil est de le désosser complètement pour sortir ces débris, sans quoi, vous risquez de démolir l'appareil... Dommage non ? Plus rarement il a été décrit une atteinte des rideaux de l'obturateur... irréparable !...

Pour ne pas en arriver là, voici la technique à employer, elle est très simple !.

Allons voir chez Leica® puisque c'est eux qui ont initié cette technique. Merci à Jean Marc S. de m'avoir gentiment prêté son mode d'emploi Leica® original (en allemand !... J'ai du traduire !...)...

Leica® disait (je ne reproduis que les extraits qui nous intéressent ici) :

— Avant d'ouvrir votre Leica, assurez-vous que le film a bien été rembobiné dans sa cassette. Au moindre doute, sortez le bouton de rembobinage et faites le tourner dans le sens de la flèche. Si vous ressentez une résistance, c'est que l'appareil est chargé et que le film doit être rembobiné.
Pour charger le Leica :
— Avant d'insérer une nouvelle cassette réglez le levier d'inversion de sens sur la position "A". Nota bene, sur les Zorki, la position "A" n'existe pas, il faut donc le placer à l'opposé de la position "B"
— Armez l'obturateur et déclenchez pour vérifier que tout est en ordre. Armez à nouveau mais ne déclenchez plus.
— Ouvrez la semelle de l'appareil en soulevant la clef située sur le dessous de l'appareil et la faire tourner dans la direction "AUF" (certains appareils portent l'inscription "OPEN"). Nota bene, sur les appareils soviétiques la direction est celle de la marque "OTKP".
— Retirez la bobine réceptrice (1)
— Tirez le film de sa cassette jusqu'à faire apparaître 2 perforations après la fin de l'amorce et pas plus. Nota bene : cette méthode sous entend l'utilisation des films 35mm anciens, pour les films actuels il faudra effectuer les modifications suivantes :

Remarque : j'ai rajouté des couleurs pour plus de facilité de compréhension
Avec les films actuels (forme grise), il faudra prolonger l'amorce en découpant la zone rouge. L'amorce devra faire 23 perforations plus 2 perforations sorties de la bobine. Remarquez que votre nouvelle amorce ne doit présenter aucun angle vif !... La fin de l'amorce doit passer ENTRE deux perforations.
Vous pouvez, à l'aide d'un feutre, dessiner sur le film la zone à découper puis faire disparaître ensuite aux ciseaux les éventuels angles vifs ou, pour vous simplifier la vie aller voir un petit bricolage simple ici.
— Prenez la bobine réceptrice dans la main gauche et la cassette pleine dans la main droite. Les deux axes proéminents doivent se trouver en bas.
— Insérez l'amorce dans le clamp de la bobine réceptrice et poussez-la à fond.
— Veillez à ce que la partie portant les perforations touche le bord de la bobine.
— Placez le Leica la platine sur la table (tête en bas)
— Introduisez ensemble et en même temps la bobine réceptrice et la cassette de film dans le corps du Leica, les deux axes proéminents placés vers le haut.
— Le film va pénétrer dans son logement en glissant sur le dos de l'appareil
— Si la cassette de film ne tombe pas toute seule au fond de son logement, faites tourner doucement le bouton de rembobinage
— Si vous avez bien effectué la manœuvre, il ne doit dépasser que 2 perforations entre la fin de l'amorce et l'entrée de la cassette de film.
— Vérifiez le chemin du film qui doit correspondre au schéma .
— Accrochez la semelle sur son clou
— Fermez l'appareil
— Bloquez la semelle en faisant tourner sa clé dans le sens "ZU" (certains appareils portent la marque "CLOSE"). Nota bene : sur les appareils soviétique la marque est "3AKP".
— Tournez doucement le bouton de rembobinage jusqu'à ressentir une résistance. Cela fixera l'amorce.
— Appuyez sur le déclencheur puis armez à nouveau.
— Tournez le compte pose dans le sens anti horaire jusqu'à la marque "0".
— Appuyez sur le déclencheur puis armez encore une fois. Pendant que vous faites tourner le bouton d'armement, regardez le bouton de rembobinage qui doit tourner dans le sens opposé à la flèche qui lui correspond. Cela indique que le film se déplace convenablement.
— Quand vous aurez terminé l'armement, le compte pose indiquera "1" et le Leica sera prêt à prendre sa première photo.
Si le film n'a pas été convenablement inséré ... il peut s'échapper de la bobine réceptrice et ne jamais avancer. Cela se repérera en regardant le bouton de rembobinage qui ne tournera pas lors de l'action sur le bouton d'armement et d'avancement du film. Dans ce cas, le film doit être réinstallé : faites d'abord tourner le levier de rembobinage sur la position "R". Nota bene, sur les appareils soviétiques la position "R" est notée "B". Puis tournez le bouton de rembobinage dans le sens de la flèche et arrêtez immédiatement dès que le bouton déclencheur cesse de tourner. L'arrêt de la rotation du bouton déclencheur signifie que le film a quitté le système de traction et qu'il ne reste plus qu'un tout petit bout d'amorce à l'extérieur de la cassette de film... Continuer à tourner le bouton de rembobinage après l'arrêt de la rotation du bouton déclencheur empêchera de récupérer le film qui sera totalement entré dans sa cassette...
Ceci est la version officielle du mode de chargement de ces appareils, elle est signée Leica (celui la même qui a inventé et fabriqué ces appareils). Vous trouverez des variantes sur internet, je ne les conseille pas... À vous de voir !...

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BIEN EXPOSER POUR OBTENIR LA MEILLEURE IMAGE POSSIBLE

Je vous ai parlé plus haut (ici) de la manière d'exposer convenablement une photographie sans utiliser de posemètre. Nous allons envisager maintenant une façon un peu plus évoluée, mais toujours simplifiée, d'obtenir la meilleure image possible en utilisant à bon escient son (ses) posemètres. Vous trouverez dans ce site plusieurs articles traitant de l'exposition, mais avouez que c'est quand même un fondamental en photographie !...

Quand on regarde une scène (à photographier), notre œil peut voir une gamme de luminosité couvrant 15 diaphragmes dans une même scène !!!. Ce n’est malheureusement pas le cas ni pour les films ni pour les capteurs numériques !!! Aussi, comment faire pour représenter ce merveilleux panorama ? Comme vous l'aurez déjà compris, tout l'art du photographe est donc de faire le choix du sacrifice dès la prise de vue !!! Il doit sacrifier ce qui lui semble être le moins important dans la scène à photographier pour mettre en valeur le sujet qu'il veut montrer...

Pour parvenir à une qualité d'image maximale, il faut connaître quelques paramètres indispensables :
— qu'on travaille en argentique ou en numérique, il faut que la surface sensible (film ou capteur) ait la sensibilité la plus basse possible pour garantir une meilleure résolution et une meilleure latitude de pose... Si on entend beaucoup de monde conseiller les films de 400 ISO, ce n'est certainement pas pour la meilleure qualité d'image (du moins je l'espère pour eux !) car avec 400 ISO on obtient des effets intéressants de grain fin à moyen mais certainement ni une parfaite résolution ni une grande latitude de pose !!! Je regrette seulement la difficulté (relative) de trouver des films de 50 voire 25 ISO... De la même manière, je ne vois pas pourquoi les constructeurs d'appareils numériques font la course aux hauts ISO ! A quoi bon un reflex numérique à 1 milliard d'ISO s'il n'est pas capable de réglage à 25 ou 50 ISO (et d'ailleurs, souvent même pas 100 ISO !!!)
— utiliser un posemètre autonome (non intégré à l'appareil) permet une mesure bien plus pointue et précise de l'exposition ! Mesurer la lumière au spotmètre permet de placer l'ensemble de ce qu’on veut montrer entre les écarts de illumination couple diaphragme / vitesse) suivants :

Film négatif noir et blanc
Le film négatif noir et blanc présente une capacité d'enregistrement des luminosités autour de 5 diaphragmes. Lorsqu'on fait du noir et blanc, on privilégie la description des noirs, en essayant de ne surtout pas les boucher ; on peut accepter, au contraire, de « brûler » quelques blancs : le tirage papier ou un développement un peu plus long permettant de récupérer un peu les blancs. Le film négatif supporte mieux une surexposition qu’une sous-exposition. (À RETENIR !)
Les valeurs les plus importantes dans ce type de photo sont les valeurs de gris, c'est dans cette gamme « moyenne » que seront rendus le plus de détails !... C'est cette gamme qui devra donc être privilégiée à la prise de vue...

Après expérimentation, vous pourrez passer à l'étape suivante en vous attaquant au Zone System (ici)
Film négatif couleur
Le film négatif couleur présente globalement les mêmes caractéristiques que les films noir et blanc mais avec une latitude de pose inférieure (mais qui reste encore largement supérieure à celle de la diapositive ou le capteur numérique !!!) de l'ordre de 2 à 3 diaphragmes. Comme le film noir et blanc, le négatif couleur accepte mieux une surexposition qu'une sous-exposition !!! (À RETENIR !). Comme le noir et blanc, on effectue les mesures sur les valeurs sombres et on peut jouer au développement et au tirage papier pour récupérer des teintes claires.
Film inversible (diapositive)
On a ici peu de marge de manœuvre par rapport aux autres films : la latitude de pose est plus que limitée (de 1 diaphragme) et il est impossible de modifier les techniques de développement !
On doit donc faire encore plus de sacrifices. En diapositive il faut privilégier les hautes lumières (contrairement aux autres films !) en essayant de ne surtout pas « brûler » les hautes lumières... Le film diapositive supporte mieux une sous-exposition qu’une surexposition !!! (À RETENIR !).
Le capteur numérique
Les appareils numériques disposent de plus de dynamique en faible sensibilité, alors que la plage couverte diminue vers les hautes sensibilités où la latitude de pose rejoint celle des films diapositive. Comme les capteurs perçoivent mieux les luminosités dans les hautes lumières, on exposera, comme pour les diapositives pour les hautes lumières. Surtout il ne faudra pas « brûler  » les blancs. De la même manière, les capteurs numériques supportent mieux la sous-exposition que la sur-exposition (À RETENIR !). En fin de compte, on doit réfléchir avec les capteurs numériques comme avec les films inversibles. Nota Bene : les appareils numériques de moyen format ont une latitude de pose beaucoup plus large que la diapositive (mais qui possède un moyen format numérique ?)

Il faut, en plus, se souvenir qu'un posemètre, quels que soient son prix, ses caractéristiques et son niveau de gamme ne mesurera la lumière que comme une réflexion de 18%. Ce qui veut dire que vous mesuriez la luminosité d'un tas de charbon ou d'un tas de neige fraîche, le posemètre vous donnera une exposition telle que votre tas (de charbon ou de neige) apparaîtra gris moyen sur votre photo finale !!! D'où la nécessité d'effectuer une correction des mesures en sous exposant si vous mesuriez sur une zone sombre (pour retrouver la faible luminosité) ou en surexposant si vous mesuriez sur une zone claire (pour retrouver la forte luminosité).

Les spotmètres ne sont pas les seuls posemètres à travailler sur la lumière réfléchie par le sujet (bien qu'ils soient les plus précis, car les plus discriminants avec un champ de visée de 1°). Les posemètres intégrés ou les posemètres autonomes non spotmètres font de même. Même si vous utilisez un « spotmètre » intégré il aura un champ de vision de 5° et plus, donc il devra être considéré comme un posemètre à champ large. Les posemètres à champ large donnant également la mesure pour une réflexion de 18%, il faudra également corriger leurs mesures. Notons deux exceptions : les posemètres intégrés qui mesurent la totalité du champ de visée (en TTL) font une moyenne des luminosités et donc ne nécessitent que peu (ou pas) de correction et les mesures intégrées multizones qui font (grossièrement) la même chose...

Reste les mesures en lumière incidente qui mesurent 18% de la lumière qui éclaire le sujet. Avec ce type de mesure, même à très large champ, donne d'excellents résultats et ne nécessite pas de correction. Malheureusement, la mesure en lumière incidente a également des limites techniques dans le cas où le sujet est éloigné du photographe...

Maintenant il faut parler des résultats que fournissent les posemètres. Quelle que soit leur « philosophie » de fonctionnement, les posemètres vous fournissent des couples diaphragme/vitesse qui aboutissent à la même exposition du film (ou du capteur). Une valeur de diaphragme isolée d'une valeur de vitesse n'a aucun sens ! C'est ainsi que les couples suivants sont strictement identiques d'un point de vue exposition :

1
1.4
2
2.8
4
5.6
8
11
16
22
1/3000
1/1600
1/800
1/400
1/200
1/100
1/50
1/25
1/10
1/4

Le passage d'un diaphragme au suivant entraîne une diminution (de gauche à droite) de quantité de lumière par un facteur 2x. Le passage d'un diaphragme au suivant entraîne une augmentation (de droite à gauche) de quantité de lumière par un facteur 2x.

La meilleure qualité d'image est généralement obtenue avec la valeur moyenne de diaphragme dont dispose l'objectif. Si votre objectif possède toutes les valeurs de diaphragme du tableau ci-dessus, on peut estimer que la meilleure qualité d'image sera obtenue avec un diaphragme réglé sur ... 4 à 5.6 !... Il est même conseillé d'éviter de fermer l’objectif aux 2 plus petits diaphragmes (aux diaphragmes les plus fermés donc au nombre le plus élevé) auxquels il peut, en effet, se produire une diffraction qui diminue le contraste de l'image finale.

Mais, puisque la valeur de diaphragme intervient également sur la profondeur de champs, il faudra également trouver un compromis entre qualité technique d'une image et qualité artistique qui fait intervenir une grande ou une très courte profondeur de champs...

COMPROMIS, voilà le maître mot de la photographie...

Maintenant vous pourrez lire ou relire ici et ici pour compléter les notions d'exposition...


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AIDE MÉMOIRE DES RÉGLAGES DE L'APPAREIL SELON LE TYPE DE PHOTOGRAPHIE

Je vais aborder ici très succinctement une notion que je pensais connue de tous, mais j'ai rencontré hier un débutant qui m'a interpellé sur la question. Étant dans la rubrique fiche technique, je me limiterai à une « fiche » qui pourra éventuellement être recopiée pour commencer mais qui sera facilement apprise et retenue !...

Sujet
Mode
Sensibilité (ISO)
Ouverture
Vitesse
Focale
Paysage
Manuel ou éventuellement Programme (P) (si reflex), Paysage (si compact ou bridge ou reflex entrée de gamme)
50 si possible, sinon 100 à 400
Faible à moyenne (f/8 à f/22)
1/30 à 1/1000 (mais ce n'est pas obligatoire)
Courte (< 24mm) à moyenne (50mm) mais un téléobjectif peut souligner des détails intéressants.
Si compact, le zoom au minimum !
Portrait
Manuel ou Priorité diaphragme (Av) (si reflex), Portrait (si compact ou bridge ou reflex entrée de gamme)
50 si possible, sinon 100 à 200 mais une haute sensibilité créant un grain bien géré donne de bons résultats (si pas de bruit de luminance !)
Grande
(< f/2.8)
1/100 à 1/2000 (ou plus si possible)
Longue (> 85mm). Si compact, le zoom au maximum !
Sport
Manuel ou Priorité vitesse (Tv) (si reflex), Sport (si compact ou bridge ou reflex entrée de gamme)
400 à 1600 (ou plus si l'appareil gère bien les bruits aux sensibilités élevées)
Moyenne (f/8) à grande
(< f/2.8)
1/400 à 1/4000 (ou plus) mais on peut s'essayer aux vitesses lentes pour les filés (pas évident pour les débutants)
Longue (200mm) à très longue (500mm ou plus). Si compact, le zoom au maximum !
Eau en mouvement (filé)
Manuel ou Priorité vitesse (Tv) (si reflex), Paysage (si compact, bridge ou reflex entrée de gamme)
Minimum (50 si possible) sinon 100. Et encore, un filtre neutre peut être nécessaire.
La plus faible possible
(> f/16)
La plus longue possible (> 1 seconde) et jusqu'à 10 secondes si possible
Indifférente, selon la scène
Coucher de soleil
Manuel ou éventuellement Programme (P) (si reflex), Paysage ou Nuit (si compact, bridge ou reflex entrée de gamme)
Faible 100 à 200
Faible à moyenne (f/8 à f/22)
1/30 à 1/1000 (mais ce n'est pas obligatoire). Pensez au flash pour un portrait en contre jour !...
Courte (< 24mm) à moyenne (50mm) mais un téléobjectif peut souligner des détails intéressants.
Si compact, le zoom au minimum ! SAUF si portrait, > 85mm
Nuit
Manuel ou Priorité vitesse (Tv) ou éventuellement Programme (P) (si reflex), Portrait, Paysage (selon le type de photo) ou Nuit (si compact, bridge ou reflex entrée de gamme)
Élevée (> 400) en fait jusqu'à la limite des possibilités de l'appareil, avant l'apparition des bruits de luminance.
Faible à moyenne (f/8 à f/22)
Longue, de 1 seconde à plus de 30 secondes, selon les possibilités de l'appareil et la gestion du bruit d'exposition longue.
Courte (< 24mm) à moyenne (50mm) SAUF si portrait > 85mm.
Pensez au flash si portrait

En très gros, je pense avoir donné les pistes à suivre. MAIS gardez toujours présent à l'esprit qu'il ne s'agit pas ici de lois incontournables (!!!) tout est faisable et son contraire (sauf pour ce qui est de l'utilisation du grand angle pour un portrait... là c'est la brouille à vie avec le modèle !!!)


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VACANCES, QUOI EMPORTER POUR LA PHOTOGRAPHIE ?

Bon, je sais, début Juillet, on pense aux vacances, mon sujet est un peu "bateau", mais, placé dans les fiches techniques, je vais donner ici des éléments utilisables toute l'année, vacances ou simple week-end !

Vous partez en vacances ou en week end, et généralement, les vacances restent des congés, du repos, de la détente ! Vous n'avez donc sans doute pas envie de vous trimbaler une tonne de matériel photo ! En fait, c'est plutôt le contraire qui se produit, vous auriez envie de tout emporter, mais vu le poids de l'ensemble, vous vous apercevez rapidement qu'il va falloir effectuer un choix !...

Voici ce que je vous propose d'emporter :

  • Un petit fourre-tout, pour accueillir votre appareil et au maximum un autre objectif si vous possédez un appareil à objectifs interchangeables, et pas plus !... Pendant les vacances, on visite, on se balade, voire, pour les plus courageux, on crapahute, et croyez-moi, la lanière du fourre tout, même pas forcément rempli jusqu'à la gueule, deviendra difficilement supportable après 2 heures de marche... J'ai testé pour vous un chemin de grande randonnée de moyenne montagne (massif central) avec un Pentax K-10 gripé et deux zooms... et au retour, je ne pouvais plus voir cet appareil en peinture (comme on dit !)... C'est pourquoi, le choix d'un appareil le plus léger soit-il est le meilleur... Si vous utilisez un grip, laissez-le chez vous, vous saurez aisément vous en passer... et pensez au zoom « passe partout », ce n'est pas forcément le meilleur de la gamme, mais il vous dépannera dans toutes les situations... Un "petit" 18-135mm f/3.5-5.6 (chez Pentax) monté sur un K-5 est un bon choix. Chez Canon, un "petit" 24-105mm f/4, monté sur un 5D n'est pas un mauvais plan non plus (et encore mieux avec un APS-C moins lourd que le 5D !), Idem chez Nikon qui propose une configuration identique !... Ne boudez pas un "bête" 18-55 de "base" pour votre APS, il ne sera pas exceptionnel mais il vous sera tout aussi pratique et pèsera beaucoup moins lourd !...
  • Si vous possédez plusieurs appareils photo, choisissez le plus léger (je l'ai déjà dit), mais surtout, même s'il ne s'agit pas du plus léger, choisissez l'appareil que vous maîtrisez le mieux... Ce n'est certainement pas en vacances qu'on va pouvoir éplucher le mode d'emploi d'un nouvel appareil et de faire des essais... c'est même le meilleur moyen de rentrer avec des photos ratées et de détester à tout jamais le meilleur appareil que vous pourriez posséder !...
  • Si vous travaillez habituellement avec des filtres (polarisant ou UV), n'hésitez pas à les emporter, ils ne prennent pas de place, et peuvent rendre de précieux services… Il en est de même du pare-soleil qu'il faut laisser au bout de l'objectif. Soleil ou pas soleil, il protégera votre objectif contre les "mauvais coups"…
  • N'oubliez surtout pas les batteries de rechange et le chargeur, à moins d'avoir la chance de posséder un appareil fonctionnant avec des piles au lithium (les CR-V3 que je plaçais dans mon Pentax *istDS, pouvaient tenir des mois, même en usage intensif !!!).

Bien entendu, les trépieds, monopodes, flashs externes ou autres peuvent être utiles, mais constituent un matériel encombrant... Va pour le flash, mais pour les statifs, préférez un de mes bricolages ici.

ET SURTOUT, N'OUBLIEZ PAS D'EMPORTER AVEC VOUS votre savoir faire technique !... Les photos de vacances sont des photos à part entière !... Ce n'est pas parce qu'on est en vacances qu'on doit faire des photos tout juste bonnes à jeter en rentrant !...


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COMMENT JOUER SUR LES EFFETS DE FLOU (HORS FOCALE) ?

Je vais traiter ici une caractéristique capitale de la photographie de « qualité » suite à des courriers répétés à ce sujet : jouer sur les flous de focale pour donner plus d'impact à ses images...

Avant tout, il est indispensable de souligner que jouer sur les flous de focales n'est pas une obligation générale !... Une très grande profondeur de champ donne de bien meilleurs effets sur certains types de photos, ce n'est pas pour rien qu'avait été créé le « groupe 64 » auquel appartenait Ansel Adams (que tout le monde connaît maintenant) qui consistait à créer toutes ses photos à f/64 (il s'agissait de chambres grand format !... il n'y a aucune chance que vous puissiez trouver une telle valeur de diaphragme sur des appareils moyen ou petit format !!!).

Maintenant, venons-en à la création de flou grâce à la très petite profondeur de champ :

—1) La théorie dit que pour obtenir une très courte profondeur de champ il faut une très grande ouverture du diaphragme (voyez mon petit cours de photographie). Malheureusement, l'évolution des modes et encore plus l'avènement de la photo numérique avec des sensibilités de capteur de plus en plus grandes et l'envie de posséder des zooms a fait que les objectifs « rapides » sont de moins en moins présents dans la panoplie du photographe amateur "moyen" ! Je trouve que cela est dommage puisque d'une part un objectif "lumineux", surtout s'il s'agit d'un objectif à focale fixe, est beaucoup plus universel qu'on ne le pense (eh oui, un zoom paraît idéal mais un objectif « normal » -50mm en full frame, 35mm en APS- et un effort de déplacement de quelques pas peut offrir la même polyvalence) et d'autre part, ces focales fixes, même très lumineuses, sont beaucoup plus compactes, beaucoup plus légères et beaucoup moins chères que des zooms dits universels. Si vous possédez un objectif « normal » proposant un diaphragme à f/1.4 (par exemple), vous n'aurez aucune difficulté à créer un flou de focale.
—2) La théorie, encore elle, dit que plus le format du négatif (ou du capteur) est grand et plus le flou de focale est important. Cela veut dire que si vous voulez absolument créer des photos au flou de focale, il est préférable de tourner le dos aux compacts et bridges à mini format (il existe aujourd'hui des compacts et bridges à capteur APS-C qui conviennent beaucoup mieux !) et vous tourner vers des reflex, idéalement de moyen format (bonjour le prix), ou petit format full frame, ou, éventuellement APS. Mais bon, soyons raisonnables, on ne va pas se lancer dans l'achat d'un appareil professionnel rien que pour le plaisir de faire trois photos avec flou de focale.
—3) La théorie, toujours elle, dit que plus la focale utilisée est longue et plus la profondeur de champs est courte. C'est totalement vrai (bien sûr) mais pour ce troisième point il faut tenir compte de la qualité du bokeh (qualité du flou de focale en japonais - le terme est mondialement généralisé aujourd'hui-) : plus la focale est longue et plus le flou de focale est important mais moins la qualité de ce flou sera élevée ! Donc n'allez pas vous lancer dans l'achat d'un objectif de 2000mm pour bénéficier d'une possibilité de flou de focale...
—4) La théorie, on n'en sortira pas, précise que plus la distance qui sépare l'objet du plan du film (ou du capteur) est courte et plus le flou de focale sera important.
—5) La théorie, vous vous en doutiez, précise que plus la distance qui sépare le sujet de l'arrière plan est grande et plus le flou sur l'arrière plan sera important.

Donc, si je résume les apports de la théorie, pour fabriquer des photos avec flou de focale il me faudra absolument : Un appareil moyen format ou full frame + un téléobjectif macro à très grande ouverture ! Qui connaît un banquier assez sympa pour prêter une fortune à intérêt zéro pour 10 ans ? C'est le minimum pour pratiquer cet exercice !... SOYONS SÉRIEUX ! Il n'est pas indispensable d'accumuler tous les paramètres pour cet exercice qui, somme toutes, est très simple et accessible avec le matériel courant que tout le monde possède (la seule exception étant le mini capteur qui compliquera la tâche !)...

Si vous possédez un appareil à « grand capteur » (APS, full frame ou plus !), avec votre zoom trans-standard classique (donc relativement "lent") vous pourrez très bien obtenir de beaux flous de focale en cumulant 2 paramètres seulement :
-la plus grande ouverture possible (généralement f/3.5 ou f/4)
-la plus petite distance possible entre le sujet et le plan du film (ou du capteur)

Je pense que c'est à ce genre d'effet que vous faisiez allusion ? Et bien voilà : j'ai pris le matériel que j'avais sous la main lors d'une balade photographique lorsque j'ai pensé à votre question : un zoom trans-standard "lent" (f/4 au mieux), une focale "longue" (mais pas trop : 100mm), la distance minimale de mise au point de l'objectif (45cm) un bouquet de chardon sur le bord d'un champ de blé (au passage une petite toile d'araignée qui va bien) et voilà : on ne voit pas le blé situé à 1,5m (que sa couleur blonde est visible), le chardon "principal" est bien net, les autres têtes situées à quelques centimètres en arrière sont flous mais reconnaissables... bref, sans investissement on a pu créer un "beau" flou de focale avec un matériel pas forcément des plus adaptés !... Bon, OK, l'image aurait pu être plus recherchée, mais elle ne sert qu'à illustrer mon propos ! Au fait, désolé pour les marchands qui poussent à acheter des zoom ouvrant à f/2.8 plutôt que ceux qui n'ouvrent « qu'à » f/4 parce qu'avec ces derniers, on n'aura jamais de flou de focale !!! Bien sûr, je ne dis pas que la différence de prix entre f/2.8 et f/4 n'est pas justifiée, un diaphragme entier (donc deux fois plus de luminosité) ça doit aussi se payer... mais votre argument ne tient pas dans le cadre du flou de focale !...

Pour finir et compléter un peu (et pour conclure), je dirai que :

  1. La valeur de diaphragme est importante MAIS beaucoup moins que l'on pourrait généralement le penser. Une grande ouverture de diaphragme (une petite valeur) ne permettra jamais de transformer un arrière plan net en un superbe arrière plan flou... l'impression de "3D" ne sera pas au rendez-vous !...
  2. La grande proximité du sujet est beaucoup plus importante. Si vous voulez réellement "effacer" l'arrière plan dans une espèce de nuage, approchez-vous très près de votre sujet. Même avec un grand angle (connu pour une longue profondeur de champ) vous pourrez limiter drastiquement la zone de netteté en arrière du sujet... imaginez donc le résultat avec une focale moyenne ou longue !... La faible distance appareil/sujet a une énorme influence sur le flou d'arrière plan.
  3. La grande distance sujet/arrière plan est également capitale. Éloigner son sujet de l'arrière plan est un excellent moyen de gérer la profondeur de champ.
  4. Se rapprocher du sol apporte une aide non négligeable. Non, ce n'est pas étrange... bon, j'aurais pu ne pas créer une rubrique spéciale et l'inclure dans la précédente (mais plus il y a de rubriques et plus ça semble sérieux !). Bien sûr, plus vous vous baissez et plus vous aurez de possibilité d'éloigner le sujet de l'arrière plan...
  5. Utilisez un appareil de format plus grand. En argentique, un moyen format donnera de meilleurs résultats qu'un petit format, en numérique un full frame donnera de meilleurs résultats qu'un APS qui donnera de meilleurs résultats qu'un 4/3 et ainsi de suite... En fait ce n'est pas la taille du format mais la focale de l'objectif adapté sur le boîtier de plus grand format qui influence la diminution de la profondeur de champ.
  6. Utilisez une focale plus longue. Cela rejoint ce que je viens de dire : plus une focale est longue et plus la profondeur de champ est courte. Avec un téléobjectif elle sera de quelques centimètres, avec un grand angle de quelques mètres.
  7. Choisir un arrière plan sans "taches" de haute lumière. En effet, même si vous réussissez à "flouter" l'arrière plan, les "taches" de haute luminosité ne s'effaceront pas mais elles sembleront plus grosses et gâcheront la qualité du fond... Au pire, sélectionnez le ciel comme arrière plan, il donnera de meilleurs résultats, même si l'image finale sera moins parlante.

=> L'idéal, en fait, serait d'utiliser l'ensemble de ces sept conseils sur la même image...

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APPRENDRE À CONNAÎTRE SES OBJECTIFS

L'achat d'un nouvel objectif c'est un peu comme rencontrer une nouvelle personne. Il faut du temps pour apprendre à la connaître, comprendre son caractère et sa vision de la vie. Alors seulement on peut savoir ce qu'elle peut nous apporter et savoir ce qu'on peut lui demander...

Il en va de même pour les objectifs... Il faut du temps pour comprendre ses qualités optiques, connaître ses points forts et ses défauts, savoir ce qu'on peut attendre de lui, ce qu'il peut nous apporter... En photographie, apprendre à connaître un objectif consiste à comprendre sa perspective, son bokeh et sa longueur focale, tous ces éléments qui influencent l'aspect final de la photo.

C'est pourquoi il est indispensable de passer "beaucoup" de temps à prendre des photos avec un nouvel objectif, sans quoi on ne le connaîtra jamais et on augmentera nos chances de louper LA photo, lorsqu'elle se présentera !... Oh, il n'est pas nécessaire de se concentrer sur de bonnes ou de belles images !... Le but (j'allais dire l'objectif) c'est d'avoir une idée précise de comment regarder les choses dans le viseur avec cet objectif particulier. En effet, c'est la bonne compréhension de ses objectifs qui améliore les photos.

Voici quelques suggestions pour apprendre à connaître au mieux vos objectifs. Le titre de ce chapitre est de connaître ses objectifs et non pas de connaître ses nouveaux objectifs (!!!) donc si vous n'avez jamais apprivoisé vos "anciens" cailloux, c'est le moment ou jamais de le faire !...

1. Quelle est la distance minimale de mise au point de votre objectif ? Il ne suffit pas de regarder la bague de mise au point et de savoir que la mise au point minimale est de 50cm, 1m (etc) ! Il faut faire des tests en grandeur réelle et shooter !!! Rapprochez-vous de votre sujet autant que vous le pouvez et prenez quelques photos. Puis éloignez-vous et recommencez. Essayez de repérer sur vos clichés (pas sur l'écran LCD arrière de l'appareil, mais sur votre ordinateur !) comment la distance entre l'appareil photo et le sujet peut affecter les images avec cet objectif particulier... Si vous possédez des tubes allonge, essayez de les adapter à l'objectif voyez ce que l'objectif est capable de faire maintenant. Quelle est la qualité de l'objectif pour la photographie rapprochée...

2. Changez les valeurs de diaphragme. L'ouverture a un effet capital sur l'apparence de la photo. Essayez d'utiliser toutes les valeurs de diaphragme pour voir le résultat sur les photos finales. La qualité d'un objectif n'est jamais identique à toutes les ouvertures, à trop grande ouverture vous risquez les effets de vignetage à trop petite ouverture, la qualité va décroître et chaque objectif possède son pic de qualité à un certain diaph' (généralement aux alentours de f/8). En plus des différences de qualité, essayez de repérer les effets de l'ouverture et de la distance appareil/sujet sur la profondeur de champ dans vos images.

3. Si votre objectif est un zoom, vous aurez tendance à sauter d'une focale à l'autre tout naturellement (ne vous inquiétez pas, tout le monde fait ça !) mais cette possibilité qu'offrent les zooms est l'ennemi juré au moment d'apprendre à les connaître !... Verrouiller votre zoom sur une longueur focale et shootez à cette focale "fixe" un certain temps avant de passer à la suivante. Il en va des zooms comme des focales fixes quant à la qualité, donc reprenez le point 2. pour chaque focale du zoom. Certains objectifs possèdent un blocage du zoom, sinon vous pouvez utiliser du ruban adhésif pour maintenir la bague de zoom en place. Si le sujet est trop petit dans le cadre, marcher vers lui (si possible), ou reculez s'il est trop grand. Cela vous apprendra les variations du point de vue en fonction de la distance focale.

4. Comment votre position affecte le point de vue de l'objectif ? Que ce passe-t-il si vous vous baissez ? Et si vous vous surélevez ? Prenez des photos de différentes hauteurs et différents angles pour voir l'influence de ces changements sur vos images. Shootez sur une variété de sujets, y compris ceux qui vous semblent incongrus. Si vous avez un objectif grand-angle, prenez quelques portraits même si les livres vous disent que c'est à éviter... À quelle distance pouvez-vous obtenir la distorsion minimale ?

5. Quelle est la qualité de la mise au point automatique de l'objectif ? Certains objectifs ont de meilleurs moteurs autofocus que d'autres. Cela affecte les performances autofocus, quelle que soit le boîtier. Si vous prenez des photos de sujets en mouvement, c'est une bonne idée de tester votre appareil photo en combinaison avec l'objectif en mode autofocus continu pour avoir une idée de la précision avec laquelle il suit un sujet en mouvement.

Voici quelques pistes à suivre pour faire connaissance avec vos objectifs... et plus vous prendrez de photos tests et plus vous comprendrez comment tirer le meilleur parti de votre matériel...

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