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L'exposition correcte est le paramètre fondamental de la photographie, cela est évident pour tout le monde (!), mais il y a tellement de choses à dire sur le sujet qu'un site entier n'y suffirait pas !... Dans mes pages, j'ai beaucoup parlé d'exposition (vous pouvez chercher ici) mais je pense qu'une page spécifique qui complèterait tout ce qui a déjà été dit (mais qui ne remplacera pas les autres articles que vous pouvez les lire avec intérêt !) serait la bienvenue. Cette page plus tous les articles disséminés dans mon site devraient vous apporter sinon tout ce qu'il faut savoir sur l'exposition, au moins suffisamment de connaissances pour vous dispenser de recherches complémentaires...

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ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu
Introduction Le triangle de l'exposition
La compensation de l'exposition Comprendre la mesure de l'exposition
De l'art de mesurer et d'exposer Les modes d'exposition
Comment régler l'exposition manuelle ? Quel mode de mesure d'exposition choisir ?
Particularités d'exposition selon le support Exposition : et le chaînon manquant ?
La règle des 500 et celle des 600...  


INTRODUCTION

La photographie est une forme d'art, regroupant des individus créatifs qui désirent partager leur vision intérieure avec le reste du monde. Un bon photographe n'a pas besoin d'être un scientifique ou un expert en technologie, malgré le fait que dans le monde moderne, nos boîtiers sont pleins à craquer d'innovation technologique. De même, il n'est pas nécessaire d'être un génie des mathématiques pour réussir à la photographie, mais il y a beaucoup d'aspects de la photographie où des principes mathématiques s'appliquent. L'un de ces domaines est le concept fondamental de l'exposition. Prendre le temps de comprendre quelques idées basées sur les nombres peut faire beaucoup pour devenir un photographe plus compétent et efficace... Tout ce que je dis là ne contredit en rien ce que j'ai pu dire dans d'autres pages (!!!) à savoir que la photo n'est ni un art ni une science même si elle fait appel à la physique, la chimie et même les mathématiques...

LE TRIANGLE DE L'EXPOSITION

Selon la durée et l'importance de votre engagement en photographie (non, il ne s'agit ni de religion ni de politique ), il y a de fortes chances que vous ayez déjà entendu parler de quelque chose appelé « triangle de l'exposition ». En ce qui concerne l'ouverture, la vitesse d'obturation et la sensibilité, il existe une relation triangulaire. Nous allons envisager ici à chaque composant de ce triangle et ensuite voir comment ils travaillent ensemble pour contrôler le résultat photographique de n'importe quelle scène donnée.

Pour faire simple, l'exposition est le résultat final d'une quantité donnée de lumière qui est recueillie par le capteur du boîtier ou le film. Une photo exposée trop longtemps (surexposée) sera trop claire et délavée. Une photo qui n'est pas exposée suffisamment longtemps (sous-exposée) sera sombre et ne contiendra aucun détail discernable. Une exposition « correcte » permet d'obtenir un juste équilibre entre les ombres, les hautes lumières et les détails. Il s'agit d'une reproduction précise de la plage dynamique d'une scène (la différence entre les parties les plus claires et les plus sombres d'une scène).

Première phrase et première difficulté : si vous avez déjà des notions de photographie argentique, vous direz que le paragraphe précédent est faux et... vous aurez raison SAUF que pour le film, un négatif surexposé sera sombre et donnera un positif clair donc une photo claire et un négatif sous-exposé sera clair et donnera un positif foncé donc une photo sombre !... Donc le résultat sera le même !... Si vous souhaitez faire de la photo numérique ET argentique, relisez plusieurs fois ce paragraphe !... C'est un conseil d'ami !...

L'image de gauche est sous-exposée, l'image centrale est correctement exposée, celle de droite est surexposée.

OUVERTURE (du diaphragme)

L'ouverture est un trou quasi-circulaire dans l'objectif. Cette ouverture peut être ajustée à la taille d'un point de crayon (voire plus petit) à presque aussi grande que le diamètre l'objectif lui-même. La taille de l'ouverture est ajustée pour permettre à des quantités variables de lumière d'atteindre le capteur ou le film. Plus l'ouverture est grande, plus de lumière pénètre dans la boîtier, plus l'ouverture est petite et moins de lumière est transmise.

Vous pourriez imaginer l'ouverture comme un store devant une fenêtre : l'ouvrir juste un peu laisse entrer une petite quantité de lumière dans la pièce, alors que l'ouvrir complètement laisse entrer beaucoup de lumière. On la comparera également souvent à un robinet : à peine ouvert il laissera passer peu d'eau, grand ouvert il laissera passer beaucoup d'eau.

C'est une idée relativement simple MAIS la confusion pour certaines personnes réside dans la façon dont nous désignons des ouvertures du diaphragme en photographie. Rappelez-vous simplement que les diaphragmes à plus grande ouverture ont des nombres les plus petits (f/1.4, f/2.0, etc.) et que les plus petites ouvertures ont des nombres plus grands (f/16, f/22, etc.). Cela n'est pas très intuitif au début, mais cela a plus de sens si vous pensez aux nombres f en termes de fractions. Par exemple, considérons f/2 comme étant 1/2 et considérons f/4 comme étant 1/4; 1/2 est une valeur supérieure (ouverture plus grande) que 1/4. Mais puisque f correspond à la focale, pour un seul et même objectif de 50mm (par exemple), une ouverture de f/2 correspondra à un trou de 25mm de diamètre alors qu'une ouverture de f/4 correspondra à un trou de 12,5mm. C'est plus clair ainsi, non ?

Les nombres d'ouverture standard comprennent: f/1.4, f/2, f/2.8, f/4, f/5.6, f/8, f/11, f/16 et f/22 (mais il peut y en avoir bien d'autres aux deux extrémités de l'échelle -pas au milieu !-). Ces chiffres représentent des valeurs entières. Une valeur est simplement la réduction de moitié du diamètre ou de la moitié de la quantité de lumière que l'obturateur laisse traverser l'objectif. Ainsi, f/1.4 laisse passer deux fois la lumière comme f/2. Ou, inversement, f/2 transmet la moitié de la lumière comme f/1.4. Cela ne semble pas logique mais vous trouverez dans d'autres pages les explications, je n'y reviendrai pas.

L'écran LCD de votre boîtier ou les marques sur le fut de l'objectif peuvent afficher des nombres f de 1.2, 1.8, 2.2 et ainsi de suite, ces valeurs d'un tiers permettent simplement un contrôle plus précis de la quantité de lumière traversant l'objectif.

En termes pratiques, l'ouverture joue un rôle important dans la détermination de la mise au point d'une scène. Des ouvertures plus grandes provoquent la mise au point d'une petite partie d'une scène (en profondeur), tandis que de plus petites ouvertures conduisent à la mise au point d'une plus grande partie d'une scène (en profondeur). Cet effet est appelé profondeur de champ. Vous trouverez également tout ce qu'il y a à savoir de la profondeur de champ dans mes autres pages, je n'y reviendrai pas.

VITESSE (d'obturation)

Alors que l'ouverture est chargée de contrôler la quantité de lumière qui atteint le capteur (ou le film), la vitesse d'obturation entre dans l'équation en déterminant le temps pendant lequel le capteur (ou le film) est exposé à cette lumière. Plus l'obturateur est ouvert longtemps, plus il y a de lumière qui atteint le capteur (ou le film).

La vitesse d'obturation est techniquement exprimée en fractions de seconde, par exemple 1/4 (vitesse d'obturation lente) ou 1/1000 (vitesse d'obturation rapide), mais l'écran LCD du boîtier ainsi que les boutons de réglage de vitesse affiche ces valeurs sans le numérateur, soit 4 ou 1000. Pour les vitesses d'obturation de 1 seconde et plus lentes, le symbole "s" (ou «"» ou seconde) sera affiché avec la vitesse d'obturation donc 1" correspond à 1 seconde, 4" à 4 secondes, etc. Tout comme avec les ouvertures, les vitesses d'obturation sont désignées par des valeurs entières pour lesquels chaque durée double ou réduit de moitié la quantité de lumière entrant dans le boîtier. Les vitesses d'obturation sont également disponibles en tiers de valeur sur la plupart des appareils électroniques de la fin de l'ère argentique et des boîtiers numériques.

Outre ces considérations techniques, la vitesse d'obturation, en utilisation pratique pour la photographie est de contrôler la façon dont le mouvement est capturé. Si vous avez déjà vu des photos d'oiseaux en vol ou des éclaboussures d'eau et vous vous demandez comment le photographe a gelé un tel mouvement rapide, vous serez soulagé de savoir qu'il n'y a pas de grand mystère derrière cela. C'est le résultat de l'utilisation d'une vitesse d'obturation très rapide. D'un autre côté, si vous voulez transmettre un mouvement, vous devez ralentir votre vitesse d'obturation, cela introduira une certaine quantité de flou sur l'image et montrera que le sujet bouge. Une fois le tremblement de l'appareil photo (de ma main du photographe en fait !) pris en compte, la quantité de flou présente dans une image dépend du choix artistique. Les phares des voitures sur l'autoroute la nuit qui forment des traits plus ou moins longs sont obtenus grâce à des vitesses lentes...

SENSIBILITÉ (du film ou du capteur)

La sensibilité à la lumière du capteur ou du film est mesurée en valeur ISO. Un faible nombre ISO correspond à une sensibilité plus faible, ce qui signifie que plus de lumière est nécessaire pour produire la même exposition que sur un support plus sensible (ISO plus élevé). Essentiellement, plus la valeur ISO est faible, plus la quantité de lumière nécessaire (ouverture) doit être grande et/ou plus le temps de passage de la lumière (vitesse d'obturation) doit être long pour obtenir une exposition techniquement correcte.

La plupart des boîtiers numériques offrent des valeurs ISO allant de 50 à (énormément) plus de 6400. De nombreux boîtiers haut de gamme atteignent généralement des niveaux de 12.800 et jusqu'à plus de 100.000 (et ce n'est pas fini !...). Mais ne croyez pas que la sensibilité est une caractéristique du numérique (!!!) les films avaient également des sensibilités, même si l'unité de mesure n'était pas l'ISO !... Vous trouverez tout cela dans mes autres pages...

En tant que partie intégrante du triangle de l'exposition, la sensibilité nous aide à trouver l'équilibre avec les deux autres composants du triangle (l'ouverture et la vitesse d'obturation). Il peut être tentant (ou même tout à fait raisonnable) de régler la sensibilité ISO à un niveau et de ne plus y toucher. Le problème est qu'avec trop peu de sensibilité, vous finirez avec des images sombres et qu'avec une sensibilité trop élevée, vous introduisez du bruit dans vos photos. Le bruit est en (très) gros une espèce de grain numérique (rien à voir avec le grain du film qui est très esthétique, le bruit est franchement disgracieux !). La relation entre deux valeurs ISO, comme pour la vitesse, revient à multiplier (ou diviser) par deux la sensibilité.

Photographier à l'extérieur par temps ensoleillé, même en présence d'une couverture nuageuse, permettra généralement l'utilisation d'une valeur ISO faible telle que 100 ou 200. Photographier à l'intérieur sans l'utilisation du flash peut vous obliger à augmenter la valeur ISO à 800, 1600, ou 3200 en fonction de la quantité de lumière. Il est important de vérifier vos images lors de la prise de vue à des niveaux ISO élevés pour vous assurer que la quantité de bruit n'ait pas dépassé la limite tolérable.

Les photos ci-dessous illustrent comment le bruit affecte les photos.

Image de gauche avec valeur ISO basse, image de droite avec valeur ISO élevée (il y a pire !!!)

QUE DOIT-ON RETIRER DE TOUT CELA ?

Pour maintenir la même exposition, un changement d'un élément du triangle nécessite un changement opposé d'au moins un des deux autres éléments.
• Pour chaque augmentation d'un point de valeur d'ouverture (double de lumière), augmentez la vitesse d'obturation d'un point ou diminuez la valeur ISO d'un point (les deux diminuent de moitié).
• Pour chaque diminution d'un point de valeur d'ouverture (la moitié de la lumière), diminuez la vitesse d'obturation d'un point ou augmentez l'ISO d'un point (les deux doublent la lumière).
• Pour chaque point d'augmentation de la vitesse d'obturation (la moitié de la lumière), augmentez l'ouverture d'un point ou augmentez la valeur ISO d'un point (les deux doublent la lumière).
• Pour chaque diminution d'un point de la vitesse d'obturation (doublez la lumière), diminuez l'ouverture d'un point ou diminuez la valeur ISO d'un point (les deux moitiés de la lumière).
• Pour chaque augmentation d'un point de la valeur ISO (doubler la lumière), augmenter la vitesse d'obturation d'un point ou diminuer l'ouverture d'un point (les deux moitiés de la lumière).
• Pour chaque diminution d'un point de la valeur ISO (la moitié de la lumière), diminuer la vitesse d'obturation d'un point ou augmenter l'ouverture d'un point (les deux feux doubles).

Je n'en dirai pas plus ici, tout est déjà expliqué dans mes autres pages !...

Comme l'indique le terme « triangle de l'exposition », l'obtention d'une exposition photographique techniquement correcte exige une relation symbiotique entre chaque élément ayant une incidence sur l'exposition. Pour obtenir une reproduction fidèle de la plage dynamique d'une scène, l'ouverture, la vitesse d'obturation et la sensibilité doivent fonctionner ensemble. Un élément va exercer un certain degré d'influence sur les autres. D'un point de vue purement créatif, il n'y a pas d'exposition "correcte". Une fois que vous vous serez familiarisé avec les principes de base de la photographie et que vous aurez commencé à établir votre style personnel, vous saurez comment configurer votre appareil photo pour qu'il produise des photos répondant à vos critères d'exposition...

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LA COMPENSATION DE L'EXPOSITION

La compensation de l'exposition est une technique dont la plupart d'entre nous a peut-être entendu parler (aurait du en entendre parler !), mais peu savent réellement comment l'utiliser.

Personnellement, et je ne pense pas être le seul, je considère la compensation de l'exposition comme l'une des (voire LA) techniques photographiques les plus importantes car elle peut facilement faire ou démolir n'importe quel photo. En d'autres termes, la correction d'exposition est utilisée dans les modes Programme, Priorité Vitesse et Priorité Ouverture (donc que des modes automatiques ou semi-automatiques pour modifier les décisions de l'automatisme - en mode manuel, vous n'avez rien à compenser dans la mesure où vous gérez absolument TOUS les paramètres d'exposition) pour augmenter ou diminuer une exposition, ce qui annule la valeur d'exposition correcte déterminée par le photomètre de l'appareil photo...

Avant de continuer, je pense qu'il est important d'expliquer comment fonctionne la mesure de la lumière. Le processus de mesure de la quantité de lumière pénétrant dans le boîtier, et la traduction de cette information pour produire ce que les photographes appellent une « bonne exposition », est un processus électrique assez simple d'un élément qui modifie ses propriétés physiques en fonction de la quantité de lumière qui le touche. Aujourd'hui, cette variation de propriété est analysée par un logiciel intégré au boîtier. Les boîtiers prennent leurs décisions d'exposition en évaluant la lumière réfléchie par un sujet. Et là se pose un des grands problèmes de la photographie !... Parce que la mesure s'effectue à partir de la lumière réfléchie, sa puissance dépend presque entièrement de la nature, de la couleur et de la texture de cette surface réfléchissante (le sujet). Par exemple, vous obtiendrez un résultat d'exposition très différent en pointant le boîtier sur un mur noir ou, au contraire, sur une surface peinte en blanc brillant. La réflectivité variable crée une analyse de mesure complètement différente, et donc un résultat d'exposition totalement différent. Un photographe qui ne crée qu'en milieu carcéral aura la tâche la plus facile au monde car il photographiera systématiquement dans un environnement gris moyen qui, pour un posemètre, doit produire des expositions parfaites car situé à mi-chemin entre le noir et le blanc...

Ce n'est pas seulement la mesure de la quantité de lumière qui fait une bonne exposition. C'est aussi et surtout l'endroit où le boîtier effectuera ses mesures... et c'est exactement là qu'interviennent les développements technologiques mentionnés plus haut. Tous les boîtiers actuels (ce n'était pas le cas il y a 25 ans !) proposent plusieurs modes de mesure différents qui correspondent à des « modèles de mesure ». Ces modèles déterminent l'importance de l'accentuation de l'exposition à appliquer sur le haut, le bas et les côtés du cadre. En général, vous trouverez plus d'accentuation au centre du cadre car c'est là que le sujet est généralement placé. Le reste de la scène se voit affectée des proportions légèrement plus faibles de mesure de la lumière en fonction du motif choisi et de but de chaque réglage.

Le modèle de mesure propriétaire de Nikon s'appelle Matrix Metering (Nikon a inventé la mesure multizone) et Canon l'appelle Evaluative Metering mais dans le fond, quel que soit son nom, c'est le même principe de mesure !... En fait, toutes les marques ont leurs propres modèles de mesures spécialisées. Tous font un excellent travail d'évaluation de la quantité de lumière pénétrant dans l'appareil photo et prennent des décisions d'exposition en fonction de l'équilibre de la lumière lu sur les bords, le haut, le bas et le centre du cadre. Consultez le manuel de votre appareil photo et vous verrez d'autres modes de mesure (ou modèles) disponibles : moyenne, pondérée centrale, ponctuelle (ou spot), partielle et mesure multizone. Chaque marque propose des modes (modèles) de mesure légèrement différents mais aucune n'est supérieure aux autres.

Voyons en bref les modes (ou modèles) de mesure :
Matricielle / évaluative
• Meilleur système, polyvalent, adapté pour la plupart des situations de prise de vue.
Mesure moyenne pondérée centrale
• Accentue 60-80% du viseur, puis fait la moyenne du reste de la zone de mesure.
• Bon pour les sujets de luminosité très inégale.
Mesure moyenne
• Effectue une décision de mesure uniforme à partir de l'intégralité du cadre. La pondération centrale moyenne et la mesure moyenne sont souveraines pour ignorer les lumières très vives qui sont généralement rencontrées dans la photographie de nuit urbaine et les situations de photographie en intérieur.
Mesure ponctuelle (spot)
• Lit seulement environ 5% (pour la mesure intégrée au boîtier, pour les spotmètres autonomes, c'est une mesure de 1% !) de la scène (milieu) pour une précision extrême.
• Peut produire des erreurs si vous ne mesurez pas le bon endroit de la scène.

Oui, mais vous allez me dire, avec raison, « Mais qu'est-ce que tout cela a à voir avec la compensation de l'exposition ? ». Bien, malgré toute la fabuleuse technologie embarquée dans les boîtiers modernes, les conditions de lumière difficiles condamnent toujours les boîtiers à faire des erreurs d'exposition. La prise de vue au soleil produit une sous-exposition alors que la prise de vue de nuit produit inévitablement une surexposition. La photo d'un mariage, où tous les hommes portent du noir, peut causer des problèmes de surexposition (parce que l'appareil photo réagit à la masse de noir dans le cadre). Inversement, une mariée toute de blanc vêtue, rétro-éclairée peut mystifier votre posemètre et lui affecter une sous-exposition. Certains d'entre vous (les plus âgés) se souviendront peut-être d'un réglage spécial appelé « Plage » ou « Neige » sur des anciens appareils car la lumière à ces endroits est très brillante -pratiquement blanche- ce qui défie même les meilleurs appareils de mesure. Ainsi, l'application de ce mode permettait de composer efficacement une compensation d'exposition MAIS vous trouviez rarement un appareil photo qui vous permettait de modifier l'importance de la compensation dans ces modes de prise de vue.

Si vous jetez un coup d'œil et constatez que l'écran LCD semble vraiment sombre, il est évident que quelque chose dans l'exposition a dérapé et doit être compensé. Régler la compensation de l'exposition sur une « valeur plus » ajoute plus de lumière à l'exposition, ce qui la rend plus claire. La quantité de lumière supplémentaire que vous devez ajouter, en termes de diaphragmes, dépend de plusieurs facteurs. Mais bien sûr, une fois la correction effectuée, la plupart des boîtiers affichent automatiquement une image plus lumineuse sur l'écran LCD indiquant que plus de lumière a été ajoutée à l'exposition, et que votre appareil photo produit un meilleur résultat. Inversement, régler une compensation sur une « valeur moins » diminue la quantité de lumière.

Pour créer cette compensation, les boîtiers modifient la vitesse d'obturation, l'ouverture ou les deux à le fois en fonction du mode de prise de vue que vous utilisez. Une vitesse d'obturation plus lente laisse passer plus de lumière (compensation d'exposition +) et produit une image résultante plus claire, tandis qu'une vitesse d'obturation plus rapide laisse passer moins de lumière (compensation d'exposition -) et rend l'image plus sombre. Lorsque l'ouverture est augmentée (un nombre plus petit), plus de lumière passe et il en résulte une image plus claire. Lorsque l'ouverture est réduite (un nombre plus grand), moins de lumière passe ce qui entraîne une image plus sombre.


échelle de correction d'exposition (ne tenez pas compte des autres paramètres) par 1/3 de diaphragme

Vous pouvez généralement appliquer cette compensation (éclaircissement/assombrissement) par pas d'un tiers de diaphragme, mais dans la pratique, cette quantité est telle qu'elle est presque invisible. Notez que vous pouvez généralement changer ces incréments de tiers en demi-diaphragme dans le menu du boîtier, ce qui est largement suffisant et tellement plus pratique... À l'époque de l'argentique, la compensation de l'exposition se faisait à coup de diaphragmes entiers et, au mieux, par pas de 1/2 diaphragme...

Si vous devez plisser les yeux dans la lumière parce que la scène est trop brillante, ou si vous devez écarquiller les yeux parce que la scène est trop sombre, vous aurez probablement besoin d'une compensation d'exposition ! Si l'aperçu de l'image sur l'écran LCD semble trop sombre ou trop claire, ajoutez ou soustrayez de la lumière avec la commande de compensation de l'exposition. Cette commande fonctionne avec tous les modes de mesure, mais il ne fonctionne que dans les modes automatiques et semi automatiques (programme, priorité vitesse et priorité ouverture). Elle ne fonctionne pas en mode manuel dans lequel vous devez modifier la vitesse et l'ouverture pour obtenir la bonne exposition, en effet, il n'y a pas de processus automatisé à corriger, il suffit d'ajuster l'un ou l'autre (ou les deux) de ces paramètres jusqu'à ce que l'exposition soit parfaite (corresponde à ce que vous souhaitez).

Le mode Programme lit automatiquement la lumière et règle à la fois la vitesse d'obturation et l'ouverture du diaphragme pour une exposition équilibrée.
Les deux autres modes Priorité vitesse et Priorité ouverture sont des modes semi-automatiques, où le photographe choisit une vitesse d'obturation ou une ouverture de diaphragme et l'appareil photo fait l'autre moitié du travail en équilibrant une ouverture ou une vitesse correspondante.
Les trois modes automatiques peuvent facilement produire une surexposition ou une sous-exposition, simplement en photographiant dans un éclairage difficile. L'un des meilleurs moyens de vérifier si vos expositions sont bonnes, surtout si vous photographiez en pleine lumière et qu'il est difficile de voir clairement l'image sur l'écran LCD, est d'utiliser l'histogramme.

Encore faut-il comprendre l'histogramme. J'en ai longuement parlé dans d'autres pages, je n'y reviendrai pas. L'histogramme est une autre de ces fonctions que de nombreux photographes ont vu sur leurs écrans LCD, mais la plupart ne sait pas exactement ce qu'il représente. Prenez une photo, puis appuyez sur les touches Info (informations) ou Display (Affichage) situées à l'arrière du boîtier de l'appareil photo (voir le mode d'emploi de votre boîtier ou chercher ici). Ces écrans montrent différentes informations, de l'image seule aux informations de base de prise de vue en passant par les informations de prise de vue avec l'histogramme (ce graphique bizarre). L'histogramme montre les proportions des tons dans l'image -soit avant le déclenchement, soit après, en fonction du boîtier-. Si la forme du graphique ressemble à une montagne triangulaire parfaite ne touchant pas les côtés gauche ou droit et avec la partie la plus haute au centre cela signifie que la plupart des tons sont dans la zone gris moyen et qu'il n'y a ni surexposition ni sous-exposition. Modifiez la compensation d'exposition de « normale » ou « zéro » à « +2 (plus deux diaphragmes) » et vous verrez que l'histogramme s'est déplacé significativement vers la droite. En fait, il touche maintenant le bord droit de l'affichage graphique, il indique une surexposition. Si vous modifiez à « -2 (moins deux diaphragmes) », l'histogramme se déplacera dans la direction opposée, vers l'axe de gauche, et indique une sous-exposition. C'est un moyen idéal de savoir si votre exposition est sur la cible ou non. En fait, vous n'avez même pas besoin de voir la photo, juste l'histogramme. En exposant pour obtenir l'histogramme quelque part au milieu, sans qu'il ne touche les bords gauche ou droit, vous avez produit une exposition parfaite. Bien sûr, vous pouvez encore affiner la position du graphique en modifiant d'un autre tiers (ou demi) diaphragme de compensation, mais à condition de ne pas pousser l'histogramme contre les bords du graphique, et en fin de processus vous pouvez facilement éditer l'exposition pile poil comme vous la souhaitez dans votre logiciel photo.

Eh oui, l'histogramme est l'un des outils les plus utiles inclus dans l'appareil photo, il permet d'évaluer l'exposition appropriée même s'il est l'un des (voire LE) outils les moins compris et utilisés. Si vous voulez devenir un meilleur photographe, vous devez comprendre comment l'histogramme fonctionne et l'utiliser pour obtenir des expositions au quart de poil. C'est le meilleur moyen de s'assurer que vous exposez correctement chaque image que vous créez. Bien sûr, rien ne peut mieux évaluer l'exposition que vos yeux, mais il y a des situations où la lumière est difficile (trop forte, trop limitée, très mal répartie, etc.) dans lesquelles vous avez besoin d'aide pour évaluer l'exposition et vous pouvez utiliser l'histogramme comme guide... c'est un excellent guide !...

En effet, l'histogramme est une représentation graphique des valeurs tonales d'une photographie (entre 0 et 255) et constitue un guide précis de l'exposition. C'est une courbe qui représente les tons et les pixels de l'image. L'axe des abscisses (horizontal) représente les variations tonales du noir au blanc (de gauche à droite) c'est-à-dire, les noirs, les ombres, les demi-tons, les hautes lumières et les blancs. L'axe vertical représente la quantité de pixels pour chaque valeur (ou plage de tons) donnée. L'histogramme peut ne représenter que la luminosité, mais peut aussi représenter les couleurs RVB. La représentation des couleurs, bien que très intéressante, n'apporte rien dès lors que l'on ne s'intéresse qu'à l'exposition.

Afin d'avoir une bonne variation de tous les tons, l'histogramme doit avoir une répartition gaussienne (presque en forme de cloche) ou une série de bosses moyennes touchant presque toute la largeur de l'axe X mais pas les extrémités (qui sont les noirs et les blancs). Toucher les bords signifierait la perte d'information des pixels, comme un noir complet ou un blanc pur, cela s'appelle l'écrêtage.

Si votre scène présente beaucoup de zones noires, vous ne devrez pas vous inquiéter de voir l'histogramme toucher l'extrémité gauche du graphique et de la même manière, s'il y a beaucoup de blanc dans le cadre, l'histogramme peut atteindre l'extrémité droite du graphique sans problème.

Alors, comment allez-vous obtenir l'exposition que vous souhaitez ?
- Gardez l'histogramme actif sur l'écran LCD lors de la composition de l'image et ainsi vous pourrez voir en temps réel comment les changements d'ouverture et/ou de vitesse d'obturation et/ou de sensibilité affectent votre exposition (vérifiez les réglages de l'appareil photo ou le mode d'emploi de l'histogramme).
-Si vous n'utilisez pas l'affichage en direct (live view), affichez-le lors de l'examen des images pour avoir une idée de l'exposition, afin de pouvoir le corriger (ne comptez pas toujours sur ce que vous voyez sur l'écran LCD lors de l'examen).
-Utilisez le mode de mesure correct en fonction de la scène que vous photographiez.
-Toujours shooter en RAW, de cette façon, vous pourrez récupérer un peu des détails perdus (à la fois dans les ombres et dans les hautes lumières) lors du post-traitement, mais il est toujours préférable d'obtenir l'exposition dès le déclenchement.
-Ne vous inquiétez pas si l'histogramme touche une extrémité du graphique lorsque vous avez des noirs et des blancs dans la scène. Notez également qu'un peu d'écrêtage est acceptable et il y a des moments où cela est inévitable dans les scènes qui ont de fortes réflexions (neige, eau, verre, etc.).

Voilà, c'est à peu près tout. C'est vraiment simple contrairement à ce que beaucoup pensent et qui s'abstiennent d'utiliser cet outil merveilleux !...

Postface : allez également lire les articles complémentaires ici.

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COMPRENDRE LA MESURE DE L'EXPOSITION

L'un des aspects les plus importants -mais presque toujours négligé- du fonctionnement du boîtier est la mesure de la lumière devant permettre d'aboutir à une bonne exposition. En bref, le posemètre détermine quelle est votre exposition finale et à quel point votre image devra être claire ou sombre par rapport à la scène. À moins de travailler en manuel, mais même dans ce cas l'exposition sera déterminée par le posemètre de l'appareil photo (sauf si vous utilisez un posemètre autonome et dans ce cas ce sera lui qui fera le travail). Ajoutez le fait que les yeux d'un spectateur ont tendance à aller d'abord vers les parties les plus claires et/ou les plus contrastées d'une image (c'est là que devrait se trouver votre sujet), il devient évident qu'il est essentiel de comprendre comment fonctionne la mesure et de connaître les spécificités du boîtier ou du posemètre.

Certains boîtiers (Minolta X700) ne mesurent pas la zone supérieure du cadre, d'autres (Kiev-60) mesurent la quasi-totalité du cadre sans pondération, d'autres (la majorité des boîtiers des années 1970~1980) mesurent la totalité du cadre avec pondération centrale, d'autres (Kiev-88 spot TTL) mesurent la quasi-totalité du cadre mais en mesure spot la mesure ne s'effectue pas au centre mais dans le tiers supérieur, d'autres (Leica M8) sont extrêmement sensibles aux sources de lumière directe, etc... Donc on n'est jamais à l'abri de très mauvaises surprises !... La dernière des choses que vous voulez est de découvrir que votre appareil photo sous-expose énormément le jour le plus important de votre vie où les photos sont irremplaçables, uniquement parce que vous ne saviez pas (ou que vous aviez oublié) que le posemètre était extrêmement affecté par une situation lumineuse particulière !.... Et cela peut réellement arriver !... Si, si !...

Comment fonctionnent les posemètres ? Selon le mode d'exposition de votre appareil photo, le posemètre essayera de trouver une combinaison de paramètres qui créera une image dont la moyenne aura une luminance de gris moyen, c'est-à-dire que la moyenne de l'histogramme se situe autour du niveau 128. Il existe trois paramètres d'exposition que l'appareil photo peut utiliser pour contrôler la quantité de lumière atteignant la surface sensible (capteur ou film) -notez que le capteur est également impliqué dans le processus- vitesse d'obturation, ouverture et sensibilité (c'est-à-dire ISO). Revoyez l'article traitant du triangle d'exposition plus haut (ici).

Si vous fixez l'une de ces variables manuellement, l'appareil photo fait varier les paramètres restants en fonction d'un ensemble de règles -qui sortent du cadre de cet article- afin d'obtenir une exposition correcte (par exemple si vous êtes en priorité ouverture et que vous avez réglé une sensibilité ISO, l'appareil fera varier la vitesse). Si l'exposition correcte est en dehors de la plage de réglage alors vous allez vous retrouver avec une image surexposée ou sous-exposée (par exemple, la vitesse d'obturation requise pour une ouverture donnée et une sensibilité donnée est trop élevée par rapport aux possibilités de l'obturateur). En mode programme, l'appareil photo contrôle les valeurs d'ouverture et d'obturation (et + de sensibilité) en fonction de son programme prédéfini. Le photographe peut généralement déplacer le programme vers une combinaison différente de valeurs qui produisent toujours la même quantité de lumière. En priorité vitesse, l'utilisateur fixe la valeur de l'obturateur manuellement, de sorte que l'appareil photo modifie l'ouverture (et + la sensibilité). En priorité ouverture, c'est l'inverse. En mode manuel, l'utilisateur fixe les deux valeurs - la seule chose que l'appareil peut faire est d'afficher à quelle distance se trouve l'exposition choisie manuellement par rapport à l'exposition correcte, ou de modifier la valeur ISO ou de déclencher le flash. Si Auto-ISO est activé, le boîtier sélectionnera toujours la sensibilité ISO la plus basse possible dans la plage spécifiée afin de maintenir la vitesse d'obturation à une valeur donnée, soit celle fixée par utilisateur soit 1/distance focale. Notez que certains boîtiers réagissent différemment : l'utilisation de valeurs de vitesse et d'ouverture manuelles le forcera à décaler la valeur ISO plutôt que d'afficher la différence par rapport à l'exposition correcte. Assez simple, non ?

Mais alors, pourquoi y a-t-il autant de méthodes différentes de mesure ? Je ne parlerai pas des boîtiers nés avant 1990 (ou argentiques bas de gamme après 1990) qui n'avaient qu'un seul mode de mesure (sauf les viseurs TTL de certains boîtiers de moyen format). Mes Pentax numériques, par exemple, n'en ont pas moins de trois : multizone, pondérée centrale, spot, mais il existe des boîtiers qui en proposent plus. Les différences se situent au niveau de la zone du cadre que le posemètre évalue lorsqu'il s'agit de déterminer quelle devrait être l'exposition correcte. Notez que dans toutes les situations, il essayera toujours d'exposer la partie considérée du cadre pour la faire correspondre au gris moyen. On utilise les différentes méthodes de mesure dans différentes situations de sujet. Nous y reviendrons plus en détail plus tard.

Le posemètre est une cellule photovoltaïque (d'où le nom de "cellule" qu'utilisent les anciens), ou une combinaison de cellules, dont la tension de sortie varie en fonction de la quantité de lumière qui la (les) touche. Plus il y a de lumière, plus la tension est élevée, ce qui se traduit par une exposition plus claire. La réponse électrochimique est une propriété fixe du matériau utilisé, et donc la mesure est cohérente quelle que soit la situation. Notez que certains posemètres nécessitent une alimentation pour fournir une lecture car une tension de base doit être appliquée à travers un semi-conducteur pour répondre à la lumière ou pour amplifier le signal, d'autres types de semi-conducteurs photovoltaïques ne nécessitent pas d'apport électrique car ils produisent du courant par eux-mêmes quand la lumière les frappe.

Notez que tous les appareils ne disposent pas de posemètre intégré. En général, les appareils photo -petit format- argentiques anciens et de nombreux appareils argentiques moyen format (même assez récents) et tous les appareils grand format (même actuels) n'en possédaient/possèdent pas, exigeant soit l'utilisation d'un appareil de poche séparé (posemètre indépendant) soit une bonne connaissance de l'évaluation de la luminosité au pif... Il existait toutefois des accessoires à adapter sur ces appareils pour permettre une mesure (voir Pentax 6x7 avec prisme TTL en option, Kiev-88 avec prisme [spot]TTL en option, Kiev-60 avec prisme TTL fourni d'origine, Bronica ETR avec prisme TTL en option, etc...). Les boîtiers numériques modernes utilisent un capteur de mesure séparé du capteur d'image mais de même type, généralement situé dans le viseur pour les reflex ou utilisent directement le capteur d'images pour les compacts et mirrorless- c'est évidemment la méthode de mesure la plus précise puisque le capteur de mesure est le même que le capteur d'image.

Mesure incidente ou mesure réfléchie ? Les posemètres intégrés à tous les appareils sont de type mesure réfléchie. C'est-à-dire qu'ils mesurent la quantité de lumière qui est réfléchie par le sujet avant de frapper le boîtier. L'avantage de cette mesure est que vous n'avez pas à rester dans la même position que votre sujet pour obtenir une lecture fiable mais en même temps, elle souffre de l'inconvénient de ne pas pouvoir fournir une lecture précise pour des sujets très réfléchissants ou très contrastés. Les posemètres de type mesure incidente sont toujours tenus à la main (mais les posemètres à main peuvent être à mesure incidente ou réfléchie ou les deux à la fois) et sont placés dans la même lumière que le sujet afin d'obtenir une lecture précise de l'exposition. La partie photosensible du posemètre à mesure incidente est recouverte d'un dôme blanc mat afin de mieux intégrer les lumières périphériques (ou secondaires). Allez également lire les articles complémentaires ici.

Posemètre et compensation d'exposition. L'utilisation de la compensation d'exposition correspond simplement à un décalage du point zéro du posemètre. Par exemple, si vous effectuez une compensation d'exposition de +1 IL, l'appareil l'ajoutera à la valeur d'exposition mesurée avant d'afficher le résultat. Allez également lire l'article complémentaire ici ainsi que les articles complémentaires ici.

Histogrammes et exposition à droite. L'histogramme d'exposition représente l'évolution (ultime ?) du photomètre dans l'ère numérique. Il ne vous montre pas seulement ce que l'exposition moyenne devrait être sur tout le cadre, mais comment cette exposition est distribuée. Par exemple, il est important de savoir si vous avez une zone uniformément grise sur l'ensemble du cadre, ou si ce dernier est divisé en deux moitiés de surfaces identiques, l'une 100% noire et l'autre 100% blanche. Un simple appareil de mesure de l'exposition qui évalue la totalité du cadre donnerait des lectures identiques pour les deux moitiés. Cependant, dans la seconde situation, vous exposeriez probablement pour les zones de haute lumière pour éviter la perte de détails. Cela aboutirait à une exposition finale légèrement plus sombre que ce que suggérerait le posemètre évaluatif de l'ensemble de l'image.

Apprendre à lire un histogramme est donc très utile pour la photographie numérique. L'histogramme et le numérique sont inséparables et ils sont assistés par deux outils très utiles. Le premier est la possibilité d'afficher les zones de l'image qui sont surexposées -généralement sous la forme d'un avertissement clignotant qui met la zone en évidence- et le second, la capacité de redessiner l'histogramme en fonction de la zone spécifique de l'image affichée. Notez que la disponibilité de ces deux fonctions dépend beaucoup du boîtier. Certains peuvent afficher des histogrammes et des avertissements de surexposition pour des canaux de couleur individuels, ainsi que la luminance globale.

La mesure est en réalité beaucoup plus critique à l'ère numérique, simplement en raison des caractéristiques de réponse tonale du capteur. Avec un film, il y avait un certain degré de non-linéarité et de réciprocité qui se traduisait par de la latitude dans la photosensibilité (qui pardonne pas mal d'erreurs), pour un film négatif, cela peut varier de 1 à 2 diaph' (soit de 2 à 4 fois plus de lumière !), en plus, la même exposition avec différents lots de films, même si de même type d'émulsion, ne conduit pas nécessairement à la même luminance finale et ajoutez à cela les variations de la chimie de développement et vous pouvez voir pourquoi une haute précision de mesure n'était pas si critique en argentique. Pour les films diapositive c'est une autre histoire, un peu comme le numérique, la diapo est très sensible à la sur ou la sous-exposition. La photographie numérique est plus cohérente, deux boîtiers identiques avec des réglages d'exposition identiques produiront une image identique. Changer l'exposition d'1/10 de diaph' sera toujours visible.

Il y a aussi une caractéristique supplémentaire du support numérique dont nous devons tenir compte. Cela concerne l'amplification du signal (qui génère le bruit), ainsi que l'exposition à droite. Exposer à droite consiste à s'assurer que le graphique de l'histogramme touche le côté droit (clairs) de l'échelle, mais ne le dépasse pas de façon à capturer autant d'informations que possible, avec le moins de bruit possible. La sous-exposition dans une image numérique peut être corrigée en augmentant la luminosité, la surexposition est irrécupérable !. On peut augmenter la luminosité en amplifiant le signal mais à cause du bruit, on évitera. L'avantage d'être exposé à droite est que nous maximisons la quantité d'informations dans les valeurs claires et minimisons la quantité de bruit. Les valeurs tonales les plus brillantes dans une image numérique contiennent également le plus d'informations simplement à cause de la façon dont les capteurs numériques réagissent à la lumière. Cela se traduit par une maximisation de la latitude pour le post-traitement, une plus grande précision des couleurs et moins de bruit, bref, tirer le meilleur parti du potentiel de qualité d'image. Nous devons donc exposer l'image aussi claire que possible, puis ajuster la plage tonale plus tard en post-traitement. Allez également lire l'article complémentaire ici.

Exposition et balance des blancs. Une complication supplémentaire pour le photographe numérique : la balance des blancs et la température de couleur. Des couleurs différentes ont des valeurs de luminosité différentes même sous un éclairage identique (!!!) cela concerne les longueurs d'onde qui sont réfléchies ou transmises au capteur, ainsi que leurs niveaux d'énergie (luminance) associés. D'un point de vue perceptuel, nous voyons cela comme une luminosité différente. La balance des blancs est un paramètre important qui agit comme le point de décalage zéro de la couleur, ajoutant ou soustrayant effectivement différentes valeurs de compensation d'exposition des différents canaux pour compenser la lumière ambiante. C'est ainsi que les blancs peuvent encore être rendus blancs sous une lumière incandescente extrêmement chaude si la bonne balance des blancs est utilisée.

Nous avons plusieurs considérations à prendre en compte. La première et la plus évidente est la précision des couleurs (même si cela peut être compensé avec l'outil pipette dans Photoshop - à condition que nous puissions trouver quelque chose de blanc dans le cadre à définir comme référence-). Le problème le moins évident concerne les canaux individuels. Si la balance des blancs est incorrecte et qu'un canal est surexposé, il n'y a aucun moyen de récupérer cette information par la suite. Il est donc important de définir une balance des blancs correcte (il n'est pas nécessaire d'être parfait) pour éviter cela. De même, une sous-exposition extrême d'un canal entraînera beaucoup de bruit lorsqu'il sera compensé par la suite. En règle générale, la fonction de balance des blancs automatique de la plupart des boîtiers vous permettra d'obtenir de bons résultats, mais vous devrez ensuite procéder à des ajustements. La fonction de balance automatique des blancs fonctionne de la même manière qu'un posemètre, sauf qu'au lieu d'essayer de faire passer la scène au gris moyen en luminance, elle essayera d'obtenir une couleur neutre.

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DE L'ART DE MESURER ET D'EXPOSER

La mesure et l'exposition sont deux compétences fondamentales dans l'art de la photographie. Pourtant, c'est l'un des aspects les moins bien compris de l'ensemble du processus, en particulier pour les débutants. Bien qu'il soit vrai que, depuis l'arrivée du numérique, un photographe puisse apporter des ajustements de l'exposition en post-production, c'est aussi un fait bien connu que la meilleure qualité d'image ne sera possible que lorsque l'image originale est exposée correctement. Disséquons ce qu'est l'exposition, puis nous disséquerons ce qu'est le dosage pour, finalement, nous intéresser à savoir comment les deux fonctionnent ensemble pour créer une image correctement exposée.

En photographie, l'exposition est la quantité de lumière atteignant le film photographique ou le capteur numérique, tel que déterminé par la vitesse d'obturation et l'ouverture du diaphragme de l'objectif. L'exposition est déterminée par trois éléments : réglage de sensibilité ISO, vitesse d'obturation et ouverture de l'objectif. Chacun de ces trois éléments fournit un paramètre qui détermine l'exposition appropriée. Regardons chacun de ces éléments séparément :
* Le réglage ISO est la sensibilité du film ou du capteur qui enregistre l'exposition. La sensibilité commence avec un nombre faible (typiquement 25 pour le film et 100 pour le numérique) et va jusqu'à un nombre beaucoup plus élevé (typiquement 6400 pour le film et 100.000 -et plus- pour le numérique). Plus le nombre ISO est faible, plus la sensibilité est faible, et inversement, plus le nombre ISO est élevé, plus la sensibilité est élevée. Il est recommandé d'utiliser le nombre ISO le plus bas que la situation lumineuse autorise. La raison en est que la qualité de l'image se dégrade à mesure que la valeur ISO augmente. Si vous travaillez avec un appareil photo ou un posemètre ancien, vous pouvez voir l'acronyme ASA et/ou DIN (ou autre). Ne vous inquiétez pas, la désignation ASA, DIN et la désignation ISO sont exactement la même chose (ISO = ASA/DIN, allez voir ici).
* la vitesse d'obturation : afin que l'objet qui enregistre l'exposition (film ou capteur numérique) ne soit pas immédiatement surexposé, les fabricants placent un rideau (=obturateur ou rideau de l'obturateur) opaque entre la source lumineuse et la surface sensible. Afin d'exposer le film, ou le capteur, le rideau est levé pour laisser passer la lumière. Ce rideau reste levé pour une durée d'une fraction de seconde à plusieurs minutes (voire heures) selon la quantité de lumière disponible pour l'exposition. Les vitesses d'obturation typiques sont : 1s, 1/2s, 1/4s, 1/8s, 1/15s, 1/30s, 1/60s, 1/125s, 1/250s, 1/500s, 1/1000s, 1/2000, 1/4000, 1/8000. Plus la vitesse d'obturation est lente (par exemple 1 seconde ou plus) plus la lumière passe le rideau de l'obturateur et plus l'exposition est importante. Une vitesse d'obturation rapide (par exemple 1/1000e de seconde) ne laisse passer qu'une infime fraction de la lumière disponible et donc moins l'exposition sera importante. Il est recommandé de conserver la vitesse d'obturation «assez rapide» pour que le film ou le capteur ne puisse enregistrer les mouvements du boîtier.
* l'ouverture : à l'intérieur de l'objectif se trouve un diaphragme métallique qui se ferme à une taille spécifique lors d l'exposition. Ces tailles sont des trous appelés "ouverture relative" ou "diaph'" (j'en ai parlé par ailleurs, cherchez ici) . La taille du trou détermine la quantité de lumière qui va passer à travers le rideau de l'obturateur, quand ce dernier s'ouvrira, pour permettre à la lumière de frapper le film ou le capteur, créant ainsi une exposition. Les paramètres d'ouverture, ou diaph', ont été déterminés à l'origine par la physique optique, ils sont une relation inverse des vitesses d'obturation. Les ouvertures typiques que vous verrez sur votre appareil photo sont : f/1.2, f/1.4, f/2.0, f/2.8, f/4.0, f/5.6, f/8.0, f/11.0, f/16.0, f/22.0, f/32.0, f/64.0, etc.

Ceci est un point très important à retenir concernant la vitesse d'obturation et l'ouverture : à chaque "pas" entre une vitesse d'obturation et un réglage de diaph', vous augmentez ou diminuez la quantité de lumière arrivant sur le film ou le capteur de 100%. Ces étapes sont appelées IL. Si vous augmentez votre exposition d'un IL, vous doublez la quantité de lumière arrivant au film ou au capteur. Voici quelques exemples : Vitesse d'obturation passant de 1/60ème à 1/125ème = quantité de lumière diminuée de 100% | de 1/60ème à 1/30ème = quantité de lumière augmentée de 100%. Ouverture passant de f/8.0 à f/11.0 = quantité de lumière diminuée de 100% | de f/8.0 à f/5.6 = quantité de lumière augmentée de 100%.

Maintenant que nous comprenons les composants du boîtier qui affectent l'exposition, parlons de la façon dont nous déterminons ce que devraient être ces paramètres afin d'obtenir une exposition précise. Pour ceux qui ne le savent pas, la sous-exposition est indiquée par une image trop sombre. Vous devez augmenter la quantité de lumière qui passe pour "l'éclairer". La surexposition est indiquée par une image trop claire. Vous devez diminuer la quantité de lumière qui passe pour "l'assombrir".

Le posemètre. L'appareil qui permet de déterminer l'exposition s'appelle un photomètre ou un posemètre. Pratiquement chaque boîtier dispose aujourd'hui d'un photomètre intégré. Dans les temps anciens, les appareils photo ne disposaient pas de compteurs de lumière et un photographe utilisait un photomètre externe «tenu à la main». Les compteurs de lumière sont devenus intégrés au boîtier dans les années 1960. De nombreux photographes utilisent encore des appareils de mesure de lumière portatifs parce qu'ils les considèrent comme plus précis. Pourquoi ? Parce que les posemètres à main peuvent être placés dans la scène et effectuer une mesure d'exposition à partir d'un point spécifique dans le cadre. Si vous êtes un photographe débutant, vous pouvez oublier le photomètre à main pour le moment. Toutefois, afin de comprendre le fonctionnement d'un tel dispositif, il est important de comprendre certains des principes qui sous-tendent un posemètre portatif. Il existe deux types de photomètres : à lumière réfléchie et à lumière incidente. Tous les posemètres intégrés aux boîtiers sont à lumière réfléchie. Un posemètre à main peut être à lumière réfléchie, incidente ou les deux selon le modèle. Chaque type de posemètre a ses avantages et ses inconvénients (comme toujours en photographie !). La mesure de la lumière réfléchie mesure la quantité de lumière qui rebondit sur votre sujet. La mesure de la lumière incidente mesure la quantité de lumière qui frappe le sujet sans tenir compte de la quantité de lumière réfléchie.

Lorsque les photomètres ont été inventés, quelqu'un a déterminé que le ton moyen d'un sujet donné était de 18% gris. En pensant à l'exposition, essayez d'exclure la couleur de votre esprit, pensez en termes de valeur tonale. Cela signifie qu'un objet bleu et un objet rouge peuvent avoir la même "valeur tonale". Le célèbre photographe de paysage, Ansel Adams, a déterminé qu'il y avait 10 valeurs tonales de base, du blanc au noir, qui pouvaient être enregistrées par le processus photographique. Il a appelé cela, "Le zone system" (voir ici). C'est important à connaitre parce que nos yeux peuvent enregistrer plus de valeurs tonales que le processus photographique. Ce que vous devez savoir, c'est pour 18% de gris que les posemètres sont calibrés, pour tomber pile poil au milieu de cette échelle du zone system. Le photomètre à lumière réfléchie est ce que 99% d'entre nous utilise, car il est intégré dans les appareils photo. Sur la base de ce que je vous ai déjà dit, vous savez que lorsque votre boîtier mesure une scène, ce qu'il va essayer de faire sera de convertir "n'importe quelle scène" en une valeur de 18% de gris, que la scène soit 18% de gris, 100% de blanc, 100% de noir ou n'importe quelle valeur entre les deux. Ceci est très important !... Cela fonctionne dans la plupart des cas parce qu'une scène moyenne contient presque chaque valeur tonale. Par conséquent, toutes les valeurs seront enregistrées correctement. Mais si vous photographiez une mariée, vêtue d'une robe blanche, contre un mur blanc, tenant un bouquet de fleurs blanches, que se passera-t-il ? Une sous-exposition parce que le posemètre va transformer cette configuration en une scène de 18% de gris (tonalité moyenne) et tout sera gris !... D'autres exemples de ce qui pourrait tromper le posemètre en lumière réfléchie : un paysage d'hiver. Comme dans notre exemple précédent, cette scène a une prépondérance de blanc. Il manque la plupart de l'échelle de gris foncé et moyen. Le posemètre de l'appareil photo veut enregistrer cette scène en 18% de gris c'est pourquoi l'image finale sera sous-exposée. À l'inverse, si nous avons une prépondérance de noir, c'est le cas d'une scène de nuit avec un ciel sombre, des maisons sombres, une rue sombre, et très peu de lumière à part quelques points lumineux ici et là. Le posemètre veut transformer cette scène sombre en une valeur de gris 18%, d'où une surexposition. Maintenant, imaginons une scène moyenne, avec autant de zones claires que de zones sombres. C'est une scène où un photomètre à lumière réfléchie fonctionne parfaitement, sans aucune intervention nécessaire de la part du photographe. Cette scène étant composée de l'échelle complète des tons allant du blanc au noir et tous les tons gris intermédiaires.

Bon, maintenant que nous avons une compréhension de base de la façon dont fonctionne notre appareil photo (lumière réfléchie), parlons du photomètre en lumière incidente. Ils mesurent la quantité de lumière qui frappe le sujet plutôt que la quantité de lumière réfléchie par le sujet. Avec un appareil de mesure de la lumière incidente, placez le lecteur sur le sujet et dirigez-le vers le boîtier ou vers la source lumineuse. L'avantage d'un posemètre en lumière incidente est qu'il n'est pas dupé par la valeur tonale du sujet. Il mesure la lumière et fournit une exposition de 18% de gris. Par conséquent, un objet noir (qui réfléchit moins de 18% de gris) reste noir et un objet blanc (qui réfléchit plus de lumière que 18% de gris) reste blanc. Alors, pourquoi n'utilisons-nous pas un posemètre en lumière incidente pour tout ? Eh bien, parce que ce dernier présente plusieurs inconvénients. Vous devez être situé près du sujet pour effectuer une mesure. Il n'est pas toujours possible de l'utiliser, comme dans la photographie de paysage. Il ralentit énormément la prise de vue, vous ne pouvez pas simplement soulever votre appareil photo et shooter. Ceci est un énorme inconvénient pour certains types de photographie tels que le sport et tout travail orienté vers l'action qui nécessite de la vitesse. Les photomètres en lumière incidente sont d'excellents outils pour les travaux statiques tels que les portraits, les produits, la nourriture et l'architecture.

Nous savons maintenant comment fonctionnent chacun des deux types de photomètres. Et maintenant ? Le photomètre vous donnera une combinaison vitesse d'obturation/ouverture (basée sur le réglage ISO) pour une exposition correcte. Avez-vous déjà créé une photo et elle semblait trop sombre ou trop claire, alors vous avez modifié les vitesses d'obturation et les diaphragmes, avez pris une autre photo de la même scène, et la nouvelle image était exactement comme la précédente ? Cela était probablement dû à la relation inverse des vitesses d'obturation et des diaphragmes. Plus tôt, je vous ai montré les échelles standard pour la vitesse d'obturation et l'ouverture. Disons que votre posemètre a déterminé une exposition de 1/60ème à F/8.0. Ce réglage vous donnerait une exposition correcte. Maintenant, regardez cela : 1/60 à f/8.0 - 1/30 à f/11.0 - 1/15 à f/16.0 - 1/8 à f/22.0... N'importe laquelle de ces combinaisons vous donnerait une exposition tout aussi correcte. Pourquoi ? C'est à cause de la relation inverse entre vitesse et ouverture. Chaque combinaison permet à la même quantité de lumière de frapper le film ou le capteur. Regardez à nouveau l'exemple ci-dessus. Voyez-vous comment les vitesses d'obturation diminuent comme les ouvertures augmentent ? Un paramètre diminue la quantité de lumière de 100%, tandis que l'autre augmente la quantité de lumière de 100% ! Si vous étiez en train de jouer avec les réglages de votre boîtier et que vous finissiez par utiliser l'une de ces combinaisons, vous obtiendriez toujours la même exposition. Supposons que vous preniez votre photo à 1/60ème et f/8.0 et qu'elle semble trop sombre. Que faire ? Vous devrez augmenter l'exposition en changeant la combinaison de la vitesse d'obturation et de l'ouverture que votre posemètre vous a fournie. La manière la plus simple de le faire est de décider d'abord lequel des deux paramètres (vitesse d'obturation ou ouverture de diaphragme) vous souhaitez conserver. En général, pour les débutants, je recommande de garder votre vitesse d'obturation. (N'oubliez pas, utilisez une vitesse d'obturation suffisamment rapide pour éviter le bougé de l'appareil photo). Si votre posemètre dit 1/60ème à f/8.0, si vous déterminez que la photo est trop sombre, vous aurez besoin de plus de lumière (plus d'exposition). Si vous décidez de garder votre vitesse d'obturation de 1/60, vous allez changer votre diaphragme à f/5.6 (vous avez changé la combinaison qui vous a été donnée par le posemètre). Vous avez augmenté de 100% la lumière qui touche le film ou le capteur. Vous prenez une autre photo, et ça a l'air OK. Si ce n'est pas le cas, vous continuez à ajuster l'un des deux paramètres (vitesse ou ouverture), tout en gardant l'autre constant jusqu'à ce que la photo soit correctement exposée.

Passons en revue ce que nous savons jusqu'à présent :
1) Nous devons définir la sensibilité ISO pour notre appareil photo ou posemètre autonome.
2) Notre appareil photo fonctionne en lumière réfléchie et nous donnera une combinaison vitesse/ouverture qui fera de notre scène une valeur tonale de 18% de gris.
3) La sous-exposition signifie qu'une image est trop sombre. Une surexposition signifie qu'une image est trop claire.
4) Nous devons regarder notre scène, évaluer si elle va tromper le posemètre en lumière réfléchie et faire des ajustements en conséquence.
5) Les posemètres en lumière incidente sont utiles pour les applications statiques.
6) Lorsque le photomètre nous donne une combinaison vitesse/ouverture, nous connaissons la relation inverse. Nous devons changer un paramètre tout en laissant l'autre constant, afin d'augmenter ou de diminuer l'exposition.

À ce stade, j'aimerais vous faire part de quelques conseils et réflexions sur la mesure et l'exposition que je considérerais comme étant légèrement avancés. Je vous encourage à les lire et à y réfléchir, mais vous voudrez peut-être maîtriser les principes de base de la mesure et de l'exposition avant de commencer à les appliquer. Pratiquement tous les boîtiers ont, aujourd'hui, un ajustement qui vous permet de dire au posemètre quelle surface de la scène vous voulez qu'il mesure. La plupart des boîtiers proposent ces trois options : Matricielle, Pondérée centrale et Spot. Certains posemètres à main ont également un réglage variable pour l'angle de mesure. Mesure Matricielle (la marque de votre appareil photo peut donner des noms différents, mais le principe reste le même). Dans ce réglage, l'appareil photo prend en compte tout ce qu'il voit dans le cadre. Mesure Pondérée centrale. Avec ce réglage, l'appareil photo ignore les bords et effectue la lecture à partir du tiers central du cadre. Spot. Si votre boîtier dispose d'une option spot, elle sera généralement indiquée par une petite case au centre du cadre. Pourquoi voudriez-vous basculer entre ces trois modes de mesure ? La plupart du temps, vous utiliserez le réglage Mesure matricielle, c'est le meilleur réglage généraliste si vous avez une large gamme de tons du noir au blanc répartis uniformément. La Pondération centrale est avantageuse lorsque votre scène inclut une zone extrêmement claire (ou sombre) dans une partie du cadre, le reste de l'image étant équilibré. En mode matriciel, la section claire trompe le posemètre et réduit cette zone lumineuse à 18% de gris. En utilisant le mode Pondéré central, vous pouvez "exclure" cette partie de la zone de mesure. La mesure spot est bonne pour les sujets qui occupent une petite partie du cadre, MAIS, ils sont la partie la plus importante de l'image.

Voilà, c'est tout ce que j'en dirai ici (c'est déjà pas mal !). Pensez à lire les autres pages du site qui complèteront avantageusement les notions exposées ici... vous pourrez chercher ici et ici par exemple...

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LES MODES D'EXPOSITION

Les modes de réglages de l’exposition peuvent vous épauler pour être plus efficace. En choisissant le bon mode en fonction de la situation, vous n’aurez plus qu’a vous concentrer sur les éléments qui vous intéressent vraiment et laisser l’électronique s'occuper du reste. Mais encore faut-il savoir comment tout ça fonctionne. C’est ce que nous allons décortiquer dans cet article. Nous allons faire le tour de la molette de réglage des modes, voir comment ils fonctionnent et quel mode utiliser dans quel cas.


exemple : molette de choix de mode d'exposition du Pentax K5

Les modes automatiques
Les modes automatiques sont très pratiques car ils s’occupent de tout. Enfin, pas tout à fait… je pense que vous le savez déjà si vous avez lu mes autres articles (chercher ici).
Il existe globalement deux modes automatiques :
— Le mode tout auto
Le mode tout auto détermine absolument tous les réglages de l’appareil : temps de pose, ouverture, sensibilité mais aussi tous les réglages d’optimisation de l’image (saturation, netteté, anti-bruit, et que sais-je d'autre, selon les boîtiers…). Il va même jusqu’à déclencher le flash (selon les boîtiers) quand il estime la lumière insuffisante.
Sur la molette de choix de mode d'exposition, il est généralement représenté par un logo vert (un rectangle vide ou plein, un texte « auto » ou autre -selon la marque-). La couleur vert fluo n'a pas été choisie par hasard, elle a été décidée pour vous stimuler à l'utiliser en première intention... le fabricant a bien insisté sur l'intelligence du boîtier que vous venez d'acquérir et qui le rend donc si simple d'utilisation !!!... Pourtant, tout photographe confirmé (dont moi) évitera absolument d'utiliser ce mode et ne vous le conseillera jamais !!! Ce mode est pourtant super pratique car vous n’avez absolument rien d’autre à faire qu’appuyer sur le déclencheur. Et c’est justement tout le problème de ce mode !... Vous n’avez aucun choix, aucune décision lors de la prise de vue... votre reflex (ou compact à objectif interchangeable) haut de gamme se rabaissera au niveau d'un compact à deux balles dès lors que vous aurez choisi ce mode !... Vous devez tout miser sur l’appareil en espérant qu’il fasse de bons choix. Vous n'aurez aucune idée sur la profondeur de champ, aucune idée de la netteté si votre sujet est en mouvement, etc... Évitez ce mode comme la peste !... Il ne vous permettra jamais de faire de la photo au sens que mon site l'entend !... Ce mode est comparable à ce que fait un smartphone, mais au prix d'un boîtier très cher et au prix d'un matériel lourd et encombrant !... Vous pouvez vous dire que face à une situation d'urgence, ce mode vous sauvera en permettant la photo... ce n'est pas faux, mais le mode suivant vous permettra d'être aussi rapide mais sans être prisonnier d'un algorithme plus ou moins discutable !...
— Le mode programme
Le mode programme (généralement noté « P » sur la molette de réglage) est également un mode tout automatique MAIS ne s'occupera QUE du réglage de l’exposition !... C’est le mode tout automatique le plus intéressant quand les conditions lumineuses ne sont pas trop complexes et que vous avez besoin de réactivité. Quand on veut prendre une photo dans l'urgence, il n’est pas facile de comprendre la lumière... le mode P permet de faire la photo -pas trop mal-. En plus, si vous vous trouvez dans une situation lumineuse difficile, ce mode P permettra de faire un brouillon de cliché qui servira de base de mesure et vous pourrez changer de mode pour plus de personnalisation avec les premières mesures théoriques déjà trouvées...

Les modes semi-automatiques
À côté des modes tout automatique, on trouve, selon les marques et les modèles de boîtiers, de deux à plusieurs modes semi-automatiques : Priorité vitesse (S ou Tv sur la molette de réglage), Priorité ouverture (A ou Av), Priorité vitesse ET ouverture (TAv), priorité sensibilité (Sv) et peut-être d'autres, selon la marque et le modèle.

— Le mode priorité vitesse (Tv) laisse au photographe le choix du temps de pose, la valeur du diaphragme -et parfois (selon les marques) la valeur ISO- est/sont déterminée(s) par l’appareil.
— Le mode priorité ouverture (Av) laisse au photographe le choix de l’ouverture et la valeur de la vitesse -et parfois (selon les marques) la valeur ISO- est/sont déterminée(s) par l’appareil.
— Le mode priorité vitesse ET ouverture (TAv) laisse au photographe le choix du temps de pose ET de l'ouverture du diaphragme, la valeur ISO est déterminée par l’appareil.
— Le mode priorité sensibilité (Sv) laisse au photographe le choix de la sensibilité ISO, la valeur du diaphragme et de la vitesse sont déterminées par l’appareil.

Ces modes permettent de garder le contrôle sur un paramètre (parfois deux) clé(s) de la prise de vue (ouverture / vitesse / ISO) tout en gardant la simplicité d'utilisation d’un mode tout auto. Ces modes représentent le meilleur compromis entre possibilités créatives et facilité d’utilisation... ils sont d'excellents tremplins pour le mode manuel, la phase ultime de la progression photo...

Les modes scènes ou résultats
Les modes scènes sont des préréglages qui s’appliquent à des situations particulières. Ces modes se retrouvent généralement uniquement sur les boîtiers amateurs ou débutants, on ne les retrouvera jamais sur les boîtiers experts ou professionnels. On liste généralement les modes portrait, paysage, sport, macro, nuit, etc … mais chaque marque peut implanter les modes scènes qu'elle veut, donc certains appareils peuvent avoir un très grand nombre de modes... Je ne recommande absolument pas ces modes scènes (!!!) tout comme le mode vert, ils ne font pas que modifier les paramètres d’exposition. Il est difficile de savoir ce qui se cache derrière un mode scène. La plupart du temps, ces paramètres ne sont pas très bien gérés et, même si ce n'était pas le cas, ces modes sont un frein à toute évolution en photographie !!!.

Le mode manuel
Le mode manuel est le maître mode du photographe avancé. Avec le mode manuel, l’appareil laisse au photographe le soin de se charger de tout : temps de pose, ouverture et sensibilité.

Dans la pratique, le mode manuel n’est nécessaire que lorsque les modes automatiques ne parviennent pas à mesurer convenablement l’exposition (éclairage complexe) ou pour des cas particuliers comme lors de l'utilisation d’un flash manuel (non TTL), lors de la création d'effets spéciaux (open flash) MAIS est systématiquement indispensable dès lors qu'il s'agit de créer un photo exactement telle qu'elle a été pensée par le photographe !...

L’utilisation du mode manuel est relativement complexe et déroutant pour le débutant et demande une bonne compréhension de la lumière et des principes de l’exposition, mais pour l'amateur qui persiste dans son étude de la photographie, il finira toujours par s'imposer !...

Notez que le mode manuel est exactement l'anti-automatisme et donc, même la compensation d’exposition n'a aucune raison d'être... Le photographe garde la complète maîtrise du résultat...

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COMMENT RÉGLER L'EXPOSITION MANUELLE ?

Si vous êtes un habitué de mon site, vous savez que je suis un grand défenseur du mode manuel. Les modes automatique et semi-automatique sont suffisants dans la majorité des cas mais passer à côté du mode manuel sous prétexte que vous ne vous en servez pas souvent et que vous vous en sortez bien est une double erreur : il devrait être votre mode de fonctionnement de base... et, en plus, vous ne pourrez jamais vous libérer des automatismes et donc ne pourrez jamais vous tirer d'une situation d'éclairage difficile, donc impossible pour les automatismes...

Parfois, les modes automatiques peuvent être mis en défaut. Les situations qui imposent l'usage du mode manuel existent. Parfois c'est évident, mais souvent ça ne l'est pas ! Dans la configuration où vous avez un contrôle total de la lumière, le mode manuel est intéressant. Vous gérez tout l'environnement donc vous pouvez fixer vos paramètres d'exposition selon vos envies et adaptez la lumière en conséquence. C'est le cas, par exemple, du studio ou de certaines configurations spéciales (macro, photo haute vitesse, flash multiples, expérimentations diverses, etc…).

En lumière naturelle, le choix est moins évident. Il est possible que les modes auto ne vous satisfassent pas. Ça peut être à cause d'une lumière trop faible, d'un éclairage complexe, d'un contre-jour, etc … bref, c'est quand ce que vous voyez sur le résultat ne correspond pas à ce que vous attendez qu'il faut passer en manuel. Mais alors, comment faire concrètement ? Comme il y a trois paramètres (triangle d'exposition) et qu'ils peuvent tout modifier, il est complexe de faire un choix. Je vous propose deux méthodes . Il en existe bien d'autres mais ces deux-là n'ont jamais été mises en défaut.

1) S'aider/s'inspirer des modes automatiques. Souvent le mode manuel est déstabilisant car vous ne savez pas par où commencer. C'est là que les modes auto peuvent aider. Car même si la photo en auto ne vous convient pas, elle vous donne malgré tout des indications. Faire un test de la scène en mode Programme (P). Puis allez fouiller dans les exifs de cette image pour récupérer les données d'exposition. Ces données vont vous servir de point de départ pour entrer dans le monde du mode manuel. Vous passez en mode manuel (M) puis faites des tests de photo. Vous êtes maintenant en train d'arranger ces paramètres selon le résultat que vous voulez obtenir :
- moins de bruit : réduisez la sensibilité ISO
- moins de mouvement : réduisez le temps de pose
- plus grande profondeur de champ plus de lumière : augmenter le temps de pose ou la sensibilité
- etc…

2) Fixer le paramètre principal. Le principal problème du mode manuel est qu'il existe d'innombrables configurations possibles. Parmi les trois paramètres de l'exposition, il va falloir faire un choix pour pouvoir déterminer les deux autres. Si vous cherchez à obtenir une exposition particulière, c'est parce que vous avez une idée en tête de ce que vous voulez obtenir. Concentrez-vous sur le résultat que vous voulez obtenir et déterminez le paramètre de l'exposition qui permet de l'obtenir. Voici un exemple de méthode qui marche plutôt bien : Commencez par fixer la sensibilité de façon arbitraire. Déterminez quel est le paramètre le plus important de l'ouverture ou du temps de pose. Fixez alors ce paramètre principal puis l'autre en conséquence. Enfin, revenez sur la sensibilité afin d'obtenir la luminosité souhaitée. Dans cette méthode, la sensibilité est la variable d'ajustement. Fixez la assez basse au début (pour minimiser le bruit) et augmentez-la au besoin... Il s'agit bien d'une équation à trois inconnues, le mode de résolution est le même qu'en mathématiques.

Le mode manuel est certainement le mode le moins pratique à utiliser. Mais c'est le seul qui peut vous sortir de toutes les situations. Retenez malgré tout que vous aurez besoin, dans de rares occasions, des modes auto... donc ne les snobez pas pour autant !...

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QUEL MODE DE MESURE D'EXPOSITION CHOISIR ?

J'ai déjà parlé de ce sujet dans plusieurs autres pages de mon site (vous pouvez chercher ici), mais vu les mails que je reçois encore, il va me falloir enfoncer le clou, peut-être en plaçant un nouvel article sur une autre page, peut-être en utilisant d'autres mots ? En fait je vais faire un mix de tout cela en vous proposant l'article d'aujourd'hui. Cet article ne remplacera jamais mes autres articles traitant du même sujet, il ne fera que les compléter... donc ne craignez pas de les lire tous, le résumé que vous en ferez ne pourra vous être que bénéfique !...

Lorsque vous utilisez un mode d’exposition automatique (ou semi-automatique), l’appareil va déterminer à votre place un couple de réglage ouverture/vitesse. Mais pour déterminer ces paramètres, il faut d’abord mesurer la lumière de la scène photographiée. Et ce n’est pas parce que l’exposition est automatique qu’il faut tout laisser à la discrétion de l’appareil photo. C’est là que vous devez imposer vos choix du mode de mesure de la luminosité... Ce n'est pas par hasard que les fabricants de boîtiers offrent toujours, même dans leurs productions les plus actuelles, le choix entre plusieurs modes de mesure de la luminosité ! C'est bien parce qu'il n'existe pas un seul mode magique qui effectuera la mesure idéale quelle que soit l'image que vous souhaitez créer !...

Pour mémoire, je vais redire que le mode de mesure correspond à la façon dont l’appareil va analyser la répartition de la lumière de la scène photographiée. En fonction du mode choisi, le posemètre (on dit processeur dans le cas de boîtier numérique !) de l’appareil va donner plus d’importance à certaines zones de la scène. Les principaux modes (ils peuvent varier d’une marque à l'autre mais on retrouve toujours les mêmes trois principaux) sont
-> la mesure matricielle ou multizone
L’appareil prend en compte l’intensité de la lumière de la même façon sur la totalité de la scène. C’est à dire que toutes les sources de lumière de l’image sont considérées à parts égales. En mesure multizone, l’exposition mesurée est donc une moyenne de la luminosité de la scène. En mesure matricielle, l’appareil équilibre les lumières, fait un compromis pour obtenir une exposition moyenne.
- la mesure spot
La mesure spot permet de vraiment cibler la mesure de l’exposition sur une toute petite zone de la scène. Attention, si la zone de mesure se situe au centre du viseur, il ne faut pas imaginer que vous devrez placer votre sujet principal au centre de l'image ! Il faut mesurer votre sujet principal en le plaçant au centre du viseur mais, une fois les valeurs de mesure mémorisées, il faudra recadrer votre photo avant de déclencher !... Dans ce mode de mesure, c'est la zone centrale qui détermine l’exposition, les sources lumineuses périphériques ne sont (quasiment) pas prises en compte.
- la mesure pondérée centrale
La mesure pondérée centrale est un mélange des deux autres. Attention, si la zone de mesure se situe, ici aussi, au centre du viseur, il ne faut pas imaginer que vous devrez placer votre sujet principal au centre de l'image ! Il faut mesurer votre sujet principal en le plaçant au centre du viseur mais, une fois les valeurs de mesure mémorisées, il faudra recadrer votre photo avant de déclencher !... L’exposition est mesurée sur toute la scène mais les zones proches du centre ont plus de poids (plus d’importance). De cette façon la partie centrale de l’image est correctement exposée mais le contour est également pris en compte dans la mesure. Ce mode est le plus ancien des trois, mais ses qualités font qu'il a encore tout son sens en photo numérique...

Mais alors, quel mode choisir ? Vous l’avez compris, le changement de mode de mesure modifie le résultat, mais savoir comment déterminer le mode à choisir n'est très simple (!) puisque ce choix dépend de votre image ! En effet, il n’y a pas vraiment de cas où l’on peut associer un mode de mesure à un usage particulier. Cela dit, on peut tout de même identifier quelques tendances.
- la mesure matricielle pour les photos où toutes les zones sont d’égale importance. Un portrait de groupe par exemple où on ne peut laisser personne dans l’ombre OU une photo de paysage pour équilibrer la lumière entre le ciel et la terre (mais dans ce deuxième cas, le résultat est malgré tout très discutable car la différence de luminosité est telle que vous serez déçu dans 80% des cas : ciel brulé, terre sous exposée).
- la mesure spot pour cibler un sujet de petite taille ou pour exposer au mieux un sujet en particulier dans une scène très contrastée.
- la mesure pondérée centrale. Attention, ce n'est pas parce que c'est le mode que j'ai le plus utilisé dans ma vie (les boîtiers argentiques de 1970 et après) que je vais vous stimuler à la choisir MAIS j'affirme toutefois que c'est le mode qui s’en sortira le mieux dans la plupart des situations (je n'ai pas dit "toutes" !). Il permet de mettre en valeur le sujet principal d’une scène sans exclure le contour. C’est, encore aujourd'hui en numérique, un bon choix par défaut qui donne satisfaction dans la plupart des situations... et tant pis pour le mode multizones qui fait appel à des technologies haut de gamme mais qui n'est toujours pas en mesure de faire mieux qu'un boîtier argentique de 1970 !... Généralement, votre boîtier numérique vous sera livré avec le mode de mesure matricielle comme mode par défaut, n'hésitez donc pas à apprendre (par l'expérience) les avantages et les inconvénients de ces deux modes (pondéré central/multizones) et à choisir celui qui donnera les meilleurs résultats pour les photos que vous faites le plus et de le définir comme mode de mesure pas défaut !...

Si vous ne deviez retenir qu'une seule chose de cet article, je pense que c'est l'importance, voire la nécessité de tester tous les modes de mesure que propose votre boîtier et d'utiliser chacune d'elle à bon escient, cela vous aidera à obtenir les résultats les plus proches de vos attentes !...

N.B. Les noms des modes de mesure peuvent varier selon les marques mais, en fait, ils sont toujours les mêmes.

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PARTICULARITÉS D'EXPOSITION SELON LE SUPPORT

Horreur, j'aurais dû placer ce chapitre dans la page pour les débutants... mais cet article faisant appel à des notions un peu trop poussées pour un débutant, je n'ai pas eu d'autre choix que de le placer ici...

En effet, parler d'exposition ne veut rien dire du tout ! Chaque support demandera une façon particulière d'exposition !... On ne pourra jamais exposer un film négatif noir et blanc comme un film négatif couleur et encore moins comme un film diapositive ou un capteur numérique !!!...

J'ai déjà envisagé (superficiellement) ce fait dans plusieurs pages du site, mais je vais tout synthétiser dans un court article ici.

Le film négatif N&B
En photographie argentique on obtient les noirs (les sombres) à l'exposition et les blancs (les clairs) au développement DONC il faudra, à la prise de vue, privilégier l'exposition des plages sombres que l'on pourra placer en zone III du zone system (il est indispensable de lire et de comprendre le zone system, ici) en sous exposant légèrement et en réduisant la durée de développement pour placer les blancs en zone VII du zone system.

EN PHOTOGRAPHIE ARGENTIQUE IL FAUT EXPOSER POUR LES PARTIES SOMBRES DE L'IMAGE

La latitude de pose des films argentiques fait qu'il est toujours préférable d'obtenir un film sur exposé qu'un film sous exposé ! C'est ainsi que j'ai pris l'habitude d'exposer mes films avec une surexposition de 1 diaphragme...

La technique de mesure d'exposition est donc très simple, il n'est pas nécessaire de posséder de matériel spécial ni particulièrement pointu (en noir et blanc). Un posemètre à mesure de lumière réfléchie ou un posemètre intégré au boîtier fait largement l'affaire, même si un posemètre à mesure de lumière incidente est plus précis, il n'est pas indispensable !... Il faut simplement savoir parfaitement comment fonctionne le posemètre pour savoir où placer la zone sombre dans le viseur afin d'obtenir une mesure exclusivement à cet endroit ! Veuillez lire également ici.

Le film négatif couleur
Le film négatif couleur suivra exactement les mêmes règles que le film négatif noir et blanc. Il est uniquement très important de savoir que la latitude de pose du film couleur est beaucoup moins importante (!!!) ce qui veut dire que la mesure de l'exposition doit être beaucoup plus rigoureuse et qu'il vaut mieux ne pas rechercher des surexpositions systématiques !...

Le film inversible = diapositive
Oui, je sais, vous pensez que la diapositive est morte et enterrée, mais les nostalgiques sont encore nombreux et les nouveaux curieux sont de plus en plus nombreux... ce n'est pas pour rien que Kodak a relancé la production de l'ektachrome (et pourquoi pas un jour la kodachrome ?)... Il faut donc bien en parler ici !...

La méthode permettant d'exposer correctement des diapositives couleur ou N&B est différente de l'exposition d'un film négatif et il est plus important (et plus critique) de trouver l'exposition exacte en inversible.

Contrairement aux négatifs pour lesquels il est important de baser l'exposition sur les détails dans les ombres, avec les diapositives, l'exposition doit être effectuée pour les détails en haute lumière (voire blanche).

EN PHOTOGRAPHIE INVERSIBLE IL FAUT EXPOSER POUR LES PARTIES CLAIRES DE L'IMAGE

Une lecture de l'exposition en lumière incidente est recommandée ici. Il s'agit de mesurer la lumière incidente qui tombe sur votre sujet pour obtenir une lecture des hautes lumières (veuillez lire également ici). Le diffuseur permettant cette mesure est normalement un petit dôme blanc translucide qui peut être fixé sur un posemètre à main. Remarque : il est possible de bricoler un système si vous ne possédez pas un tel posemètre, voir ici.

La méthode d’exposition est alors assez simple : placez-vous à côté du sujet et dirigez le diffuseur du posemètre vers l'appareil photo pour effectuer la mesure (j'insiste lourdement, veuillez lire également ici).

Si vous ne possédez qu’un posemètre à lumière réfléchie ou un posemètre intégré à votre appareil photo, je vous conseillerai d'effectuer la mesure sur une zone blanche dans laquelle vous souhaitez voir des détails ou une texture et de définir cette lecture en zone VIII du zone system (il est indispensable de lire et de comprendre le zone system, ici) ou d’ouvrir le diaphragme de 3 valeurs de plus que ce que la lecture du posemètre vous a suggéré lors de la mesure de la zone claire texturée. Par exemple, si la mesure d'exposition sur la zone claire indique un diaphragme de f/22, ouvrez le diaphragme de +3 valeurs, donc à f/8 (ou l'équivalent en vitesse si vous ne souhaitez pas modifier la profondeur de champ !).

Cette méthode peut être très utile si les niveaux de lumière sont trop faibles pour que le posemètre puisse effectuer une lecture moyenne (gris moyen ou zone V du zone system -ici-), mais vous pouvez aussi, simplement effectuer une mesure sur un objet blanc.
..

Le capteur numérique
En photographie numérique il faut réfléchir un peu comme en argentique inversible !!! Eh oui... Les capteurs numériques ont une « grande » capacité à reproduire les détails dans les parties sombres (au prix de quelques phénomènes de « bruits numériques » pour les capteurs les moins performants) alors qu'ils sont totalement incapables de reproduire les détails des zones claires... C'est encore pire qu'avec un film diapositive !!! En effet, si un film diapositive permet une bonne reproduction des zones III à VIII du zone system (il est indispensable de lire et de comprendre le zone system, ici), en numérique, on couvrira au mieux les zones II à VII et tout ce qui dépassera la zone VII sera directement traduit en zone X totalement blanche, brûlée...

EN PHOTOGRAPHIE NUMÉRIQUE IL FAUT EXPOSER POUR LES PARTIES CLAIRES DE L'IMAGE

Contrairement au film négatif, le capteur numérique assume facilement une sous-exposition, d'ailleurs, la majorité des boîtiers numériques mesurent de façon à créer d'emblée une légère sous-exposition... cela veut dire que si vous connaissez parfaitement les règles d'exposition et que si vous connaissez parfaitement votre boîtier numérique, vous pourrez (si vous le souhaitez) bloquer votre molette de correction d'exposition sur +1/3 voire +1/2 diaphragme !!!...

Donc, contrairement à l'argentique, il faut exposer sur les parties claires, on récupérera les ombres au post traitement des RAW... voire on fera l'impasse sur les ombres, si le capteur est de bonne qualité ça sera quasiment parfait...

____
Vous voyez, il n'y a pas de trop grande difficulté, il faut simplement se souvenir des particularités des différents supports, savoir ce qu'ils sont capables d'enregistrer (et de ne pas enregistrer !), de savoir ce qu'ils sont capables de reproduire et surtout de connaitre et de se souvenir de leurs limites !...

Et par dessus tout, apprenez le zone system (et comprenez-le bien !) et même si vous devez l'oublier, ce qui vous en restera vous permettra de gérer votre exposition quelle que soit la situation d'éclairage !...

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EXPOSITION : ET LE CHAÎNON MANQUANT ?

Quoi ? Il y a un chaînon manquant dans le concept d'exposition ? Mais quel chaînon et manquant où ? Pas de panique, on va y arriver progressivement... et même si c'est important, inutile de se flageller, tout va arriver naturellement...

En deux mots, l'exposition n'est pas un triangle, c'est un quadrilatère !

Le triangle d'exposition, vous en avez entendu parler, je vous en ai parlé à plusieurs reprises dans mes pages (et même un peu plus haut dans la page que vous êtes en train de lire !). Ce n'est pas que ce que je vous ai raconté est faux, en fait, c'est la vision moderne de l'exposition, mais si on veut réellement prendre en compte tous les paramètres, il faut que je vous parle du quatrième qui est connu depuis toujours et qui a (malheureusement?) disparu... D'innombrables articles ont été écrits sur le « triangle de l'exposition », tous dans le but d'aider les nouveaux arrivants à la photographie à comprendre le fonctionnement de l'exposition. Certains de ces articles sont obscurs (pas les miens !), je vous donnerai pour l'exemple l'article de Wikipédia anglais (la page en français est très pauvre !) traduite par google (ici). Tous ces articles ne reconnaissent pas qu'au-delà de la sensibilité ISO, de l'ouverture et de la vitesse d'obturation, il existe une quatrième partie de l'équation d'exposition, la partie sans laquelle il n'y aurait pas d'exposition... et cette partie est... la lumière !...

Le concept de triangle pour expliquer l'exposition est récent. Il est pourtant loin de la réalité dans la mesure où il ne traite que des outils et fait l'impasse sur le véritable sujet. La sensibilité ISO, l'ouverture et la vitesse d'obturation ne sont que notre façon de gérer l'intensité de la lumière. Les livres de photographie anciens contiennent des tableaux et même des calculateurs pour nous aider à calculer une exposition correcte. Tous ces éléments intègrent la lumière dans l'équation... Si vous voulez tout savoir sur le sujet, je vous propose de lire (si vous comprenez l'anglais) le contenu d'un tel ouvrage, le Kodak Master Photoguide, par exemple, avec ses calculateurs d'exposition, ses molettes rotatives permettant l’adéquation de l’ISO avec le niveau de luminosité réel pour déterminer une gamme de combinaisons d’ouverture et de vitesse d’obturation appropriées. On peut trouver une reproduction de ce Kodak Master Photoguide ici. Si vous souhaitez vous faire une idée du principe global, vous pouvez déjà relire mon petit cours de photographie (déjà très ancien, une des premières pages de mon site !).

Après tout, la lumière n'est pas constante. À l'époque de l'argentique, chaque boîte de film contenait des instructions sur la manière de traiter la lumière, élément instable du quadrilatère de l'exposition. Pour le soleil direct, utilisez tels réglages et par temps couvert, essayez telle combinaison de vitesse d'obturation et d'ouverture. Pour ceux qui voulaient pouvoir shooter dans d'autres circonstances (à l'intérieur ou la nuit, par exemple), il y avait un photomètre. À partir du début des années 30, les posemètres portables permettaient une mesure précise de la lumière.

La valeur d'exposition (ou Exposue Value) également appelée IL (indice de lumination), est essentielle pour comprendre l'exposition et le fait qu'il n'existe pas de bonne combinaison ISO / ouverture / vitesse d'obturation pour un niveau de lumière donné, mais plusieurs, en fonction du style que vous souhaitez donner à votre image.

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Les valeurs sur fond bleu sont les valeurs de diaphragme (vous avez certainement reconnu), les valeurs sur fond rouge sont les valeurs de vitesse (vous avez certainement reconnu aussi) et les autres valeurs (centrales) sont les valeurs d'IL ou d'EV. Chaque valeur d'IL ou d'EV correspond au couple diaphragme/vitesse dont elle forme l'intersection. Tous les couples diaphragme/vitesse qui aboutissent à la même valeur d'IL ou d'EV donneront exactement la même exposition.

La technique du f/16 ou du sunny 16 est un point de départ facile pour comprendre ce tableau. Si vous souhaitez vous faire une idée du principe, vous pouvez déjà relire mon petit cours de photographie (déjà très ancien, une des premières pages de mon site !). Voici un résumé : Lumière du soleil directe = f/16 à une vitesse d'obturation de 1/ISO. En d'autres termes, avec ISO 500 = 1/500 de seconde à f/16. En regardant le graphique ci-dessus, nous voyons que 1/500s à f/16 donne une valeur d'exposition (EV) de 17. Toute autre combinaison de vitesse d'obturation et d'ouverture qui a un EV de 17 donnera la même exposition. De même, ISO 64 équivaut à une exposition de 1/60s à f/16 et un EV de 13. Cela signifie que vous pouvez utiliser n'importe quel couple vitesse/diaphragme qui donne une EV de 13 pour obtenir l'exposition souhaitée, mais votre photo sera très différente à 1/4000s à F/1.4 (mouvements arrêtés et arrière-plan flou) qu’à 1/8s à f/32 (objets en mouvement flous et arrière-plan net à l’infini) alors que la valeur EV est identique, et les deux (ainsi que toutes les autres combinaisons EV = 13) sont des expositions correctes en plein soleil pour 64 ISO. Si des nuages ​​apparaissent et que votre lumière se modifie, cette quatrième partie du quadrilatère nécessite un réajustement des trois autres et une nouvelle EV sera utilisée.

La plupart des posemètres calcule la luminosité de la scène en mode EV. De plus, beaucoup d'appareils photo à obturateur central d'anciennes générations avaient une échelle EV qui verrouillerait la vitesse d'obturation et l'ouverture en une seule et même EV, permettant ainsi de passer rapidement et facilement d'une combinaison à une autre. Il en va du VOIGTLÄNDER VITESSA par exemple (vous pouvez lire son mode d'emploi ici) Bien sûr, nous pouvons faire de même aujourd'hui (passer d’une combinaison à une autre) avec nos appareils photo numériques dans les modes automatiques à priorité ouverture, priorité vitesse et programme.

Le concept de « triangle d'exposition » est critiquable, non seulement parce qu'il néglige l'élément le plus important de la photographie, mais également parce que les côtés ne sont pas corrélés de manière significative. En d'autres termes, ils ne vous disent pas quelle exposition utiliser, ce qui la rend, plutôt inutile. Il ne traite que des commandes de l'appareil et pas du niveau de luminosité. Bien sûr, mis à part le fait de révéler la vérité selon laquelle il y a quatre paramètres dans la luminosité, le quadrilatère ne vous aide pas à calculer l'exposition non plus, pas mieux que le triangle... C'est pourquoi j'ai attendu si longtemps pour vous parler de cela... Il pourrait vous sembler que cet article ne présente pas beaucoup d'intérêt... mais c'est tout le contraire !... Essayez de bien réfléchir et bien le comprendre, en le recoupant avec mon petit cours de photographie, car il vous apporte des cartes supplémentaires pour augmenter vos compétences photographiques !...

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LA RÈGLE DES 500 ET CELLE DES 600...

Dans cette page traitant exclusivement d'exposition, je vais me permettre une petite dérive. Certes, il sera toujours question d'exposition mais cet article sort totalement du cadre général de l'exposition pour se fixer sur un cas particulier...

Si vous aimez la photographie de ciel nocturne, vous finirez immanquablement par entendre parler de « règle des 500 ». De quoi s'agit-il ? C'est une règle empirique, classique en matière de photographie. La plupart des photographes expérimentés qui sortent la nuit en voulant capturer l’une de ces superbes images de la voie lactée qui hypnotisent les spectateurs, vont faire appel à elle pour conserver les étoiles belles et nettes.

Comme vous vous en doutez, la règle des 500 fait référence aux paramètres de l'appareil photo qui permettent d'obtenir une bonne exposition des étoiles (et de la Voie Lactée) et qui vous aide à éviter les traînées d'étoiles. Si vous réglez la vitesse d'obturation sur une durée supérieure (vitesse inférieure) à celle dictée par la règle des 500, les étoiles s'afficheront sous forme de traînées stellaires sur votre image plutôt que sous forme de points.

Ce n'est que de la théorie, mais voilà ce que la règle des 500 préconise :

 
La règle des 500 pour un appareil photo plein format (full frame) nécessite que vous régliez la sensibilité ISO à 3200 ou 6400, votre ouverture sur f/2,8 (ou aussi grand ouvert que possible) et votre vitesse d'obturation sur 500 divisé par la longueur focale de l'objectif utilisé.
 

Par exemple, avec un appareil full frame, si vous photographiez avec un objectif de 50 mm, votre vitesse d'obturation sera de 10 secondes (500/50 = 10). Si vous photographiez avec un objectif 24mm, votre vitesse d'obturation sera de 21 secondes (500/24 ​​= 21 environ).

Si vous utilisez un boîtier APS-C de Canon dont le facteur de crop (de recadrage) est de 1,6, il faut en tenir compte dans votre équation. Alors cela devient ceci : 500 / distance focale / 1,6. Par exemple, avec un objectif de 50 mm, la valeur de la vitesse sera de 500/50/1,6 = 6 secondes (en fait 6,25 secondes mais on peut arrondir).
Si vous utilisez un boîtier APS-C de Pentax, Nikon, Sony, dont le facteur de crop (de recadrage) est de 1,5, vous devez en tenir compte de la manière suivante : 500 / distance focale / 1,5. Par exemple, avec un objectif de 50 mm, la valeur de la vitesse sera de 500/50/1,5 = 7 secondes (en fait 6,67 secondes mais on peut arrondir).

Voici un aperçu des réglages que vous utiliserez, en fonction de votre appareil photo et de votre objectif. Rappelez-vous simplement que la règle des 500 n’est pas parfaite (elle est empirique !) et vous allez probablement devoir vous adapter légèrement aux circonstances particulières telles que la pollution lumineuse, l’angle des étoiles ou même la brume atmosphérique...

Focale de
l'objectif
Full Frame =
plein format
APS-C Pentax
Nikon - Sony
APS-C
Canon
14 mm
36 sec
24 sec
22 sec
16 mm
31 sec
21 sec
20 sec
20 mm
25 sec
17 sec
16 sec
24 mm
21 sec
14 sec
13 sec
35 mm
14 sec
10 sec
9 sec
50 mm
10 sec
7 sec
6 sec
70 mm
7 sec
5 sec
4 sec
85 mm
6 sec
4 sec
4 sec
135 mm
4 sec
2 sec
2 sec
200 mm
3 sec
2 sec
2 sec

OK, et que dit la règle des 600 ? La règle des 600 précise que pour un boîtier plein format (full frame), la durée d'exposition maximale est égale à 600/focale de l'objectif utilisé. Cette équation vous donne le temps d'exposition maximum que vous pouvez utiliser avant que les étoiles ne commencent à apparaître comme des traînées. Par exemple, si vous utilisez un objectif de 18 mm, vous pouvez appliquer la règle comme suit : 600/18 = 33 secondes Cela signifie que si votre temps d'exposition est inférieur à 33 secondes, vous êtes à l'abri de tout mouvement de votre image. Cependant, comme pour la règle des 500, il va falloir corriger l'équation pour les capteurs APS-C... Cette correction est la même que celle utilisée pour la règle des 500.

Si vous utilisez un boîtier APS-C de Canon dont le facteur de crop (de recadrage) est de 1,6, il faut en tenir compte dans votre équation. Alors cela devient ceci : 600 / distance focale / 1,6. Par exemple, avec un objectif de 50 mm, la valeur de la vitesse sera de 600/50/1,6 = 7 secondes (en fait 7,5 secondes mais on peut arrondir).
Si vous utilisez un boîtier APS-C de Pentax, Nikon, Sony, dont le facteur de crop (de recadrage) est de 1,5, vous devez en tenir compte de la manière suivante : 600 / distance focale / 1,5. Par exemple, avec un objectif de 50 mm, la valeur de la vitesse sera de 600/50/1,5 = 8 secondes.

Voici un aperçu des réglages que vous utiliserez, en fonction de votre appareil photo et de votre objectif. Rappelez-vous simplement que la règle des 600 n’est pas parfaite (elle est empirique !) et vous allez probablement devoir vous adapter légèrement aux circonstances particulières telles que la pollution lumineuse, l’angle des étoiles ou même la brume atmosphérique...

Focale de
l'objectif
Full Frame =
plein format
APS-C Pentax
Nikon - Sony
APS-C
Canon
14 mm
43 sec
29 sec
27 sec
16 mm
37 sec
25 sec
23 sec
20 mm
30 sec
20 sec
19 sec
24 mm
25 sec
17 sec
16 sec
35 mm
17 sec
11 sec
11 sec
50 mm
12 sec
8 sec
8 sec
70 mm
9 sec
6 sec
5 sec
85 mm
7 sec
5 sec
4 sec
135 mm
4 sec
3 sec
3 sec
200 mm
3 sec
2 sec
2 sec

OK, très bien, mais alors, règle des 500 ou règle des 600 ? Il faut s'interroger sur la différence entre la règle des 500 et la règle des 600. En réalité, il n'y a pas beaucoup de différence, à part le fait que la règle des 600 autorise une vitesse d'obturation un peu plus longue. Si vous découvrez que la règle 500 ne fonctionne pas exactement avec votre boîtier, vous pouvez toujours essayer la règle des 600. Certains suggèrent d'utiliser la règle des 600 pour les images que vous utiliserez en ligne, sur des blogs ou des sites, car sur le Web, vous ne remarquerez pas s'il y a une légère traînée. Mais si vous souhaitez imprimer vos images, et encore plus en grande taille, respectez la règle des 500 plus conservatrice. Bien entendu, il ne s'agit que de conjectures et vous devez absolument expérimenter les deux règles, vous apprendrez à connaître votre appareil photo et ce qui convient le mieux à votre situation photographique...

Maintenant que vous avez entendu parler de ces règle, conservez-les dans un coin de votre mémoire, je vous parlerai certainement d'astrophotographie un de ces jours... et nous les utiliserons...

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