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АЛЕКСЕЙ ВИКТОРОВИЧ ТИТАРЕНКО (Alexeï Victorovitch Titarenko)

J'ai décidé de consacrer le premier article de cette page à Алексей Викторович Титаренко (Alexeï Victorovitch Titarenko). Pourquoi ? Pourquoi pas ! Si vous avez visité cette autre page ici, vous avez déjà remarqué qu'il appartient à la liste de mes photographes de prédilection. Mais, bien que cela ne soit vraiment pas faire preuve d'originalité, je vais avouer que ses photographies savent me faire voyager dans l'espace et dans le temps comme personne !

Une mise au point avant de débuter : j'ai décidé de parler de ce que je vis face à ses photographies, rien à voir avec l'intention de l'artiste lors de la création des images, aucun rapport avec les errances politiques russes en cette année 2015 que je condamne vivement (je sous entends la Crimée et l'Ukraine dans son ensemble !). thydelor.eu est un site de photographie, il ne sera ici question que de photographie !... Et puis, je ne m'intéresse qu'aux hommes, ni à leur nationalité, ni à la couleur de leur peau, ni à la politique de leur pays, ni même à leurs opinions individuelles... je n'ai qu'une seule règle : libre et laisser libre !... Je suis libre de penser ce que je veux, ils le sont aussi !...

La première fois que j'ai rencontré le travail deТитаренко (Titarenko), j'ai senti quelque chose me toucher profondément, sans savoir pourquoi. Rapidement, en voyant ces photo en noir et blanc et ces tirages particuliers, j'ai imaginé l'auteur (dont je ne connaissais pas encore le visage) déambuler dans les rues avec un vieux Saliout ou un vieux Kiev ou un vieux Zenit moyen format chargé avec du film soviétique épais et pas très piqué, un peu comme les Smena. J'étais loin d'imaginer qu'en guise de Saliout il utilisait un Hasselblad et que ses films étaient aussi pointus que ceux que l'on peut trouver partout dans le monde... Malgré cela, je ne sais pas pourquoi, il restera toujours pour moi équipé de ce "vieux" matériel (que j'aime toujours autant, voir ici).

Puis m'est apparu tout un monde de nostalgie. De ces lieux, comme il en existe des millions à travers le monde, où l'on vit en dehors du temps. Ici c'est St Petersburg, ce pourrait être Paris, Amsterdam ou New York. Sommes-nous aux siècles passés, sommes-nous au présent ? Atmosphère douce et rassurante bien que dépaysante. Un peu ce que je retrouve aux Pays-Bas l'hiver sous la pluie (je suis certainement le seul non néerlandais amoureux de ce pays l'hiver !)

Comme dans la nostalgie, l'humain est omniprésent mais son image se dissipe dans le flou des souvenirs. Nous touchons là une nouvelle forme de photographie humaniste : l'humain dans une scène de rue, mais bien que présent, il est absent... peut-être resté dans les siècles passés. Peut-être idéalisé par l'absence de la banalité de la réalité de l'être humain. Il s'agit bien ici de la photographie de l'âme humaine, ce que tous les photographes veulent capter sur le visage de leurs portraits, sans trop y parvenir ! Une figure fantomatique serait-elle plus parlante qu'une fidèle représentation de la vie ?

Puis apparaît une nouvelle dimension : ne serait-ce pas finalement la ville la vraie héroïne de l'image ? L'humain fantomatisé ne serait-il pas le faire valoir de l'intemporalité de la ville immuable ? Ou, ce qui au fond reviendrait au même, la puissance de la ville face à la volatilité de l'image humaine ne soulignerait-elle pas plutôt la fragilité et la futilité de la vie furtive de l'homme ?

Puis une nouvelle explication possible m'a sauté au cœur : la ville est vivante... l'homme fantomatique, lorsqu'il devient foule, ne devient-il pas simplement le sang de la ville ? L'humain devient l'élément vital de la ville... L'organisme est la ville, l'organite est l'homme !...

Tous ces sentiments, toutes ces explications cohabitent et s'entrechoquent en permanence à la lecture des images de Titarenko, mais en plus des éléments décrits, on s'aperçoit que dans la masse magmatique des fantômes, la solitude extrême, l'exclusion frappent tous ceux qui ne peuvent (ou ne veulent) se fondre dans le flot tumultueux de la foule ballotée par la vie et/ou la ville... Un vieux spleen nous a envahi, peut-être avions nous compris cet écueil avant même que l'auteur ne nous le montre.

La misère et la solitude sont-elles les conséquences de la vie éphémère de l'homme, de l'exclusion de la masse ou de la (sur)vie dans la ville omnipotente ?

Ne venez pas me dire que Titarenko voulait faire passer un tout autre message dans ses images, je sais parfaitement qu'il critiquait la vie en URSS (il avait d'ailleurs précisé lors d'une interview : « The Soviet people, human beings deprived of their individuality by a criminal regime, began transforming from smiling and happy-looking ‘signs’ into wandering shadows ».) ! Mais avouez qu'il laisse malgré tout transparaître une sorte de nostalgie... nostalgie de sa jeunesse passée ? Nostalgie d'un régime détestable qui finalement l'était moins que celui qui lui a succédé ? Quoi qu'il en soit, je préfère -et de loin- mes explications... même si elles sont erronées !... Elles ont au moins l'avantage d'évoluer avec le temps... et chaque photo de Titarenko, à chaque lecture, prend une signification différente ou approfondie par rapport à la lecture précédente... et c'est peut être cela qui fait d'une photographie une grande photographie ?

Vous pouvez visiter son site officiel : http://www.alexeytitarenko.com/

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu L'ENSEMBLE DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE ALEXEÏ VICTOROVITCH TITARENKO

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LE PHOTOGRAPHE, SA PHOTOGRAPHIE ET SA SOLITUDE...

Attention, j'ai décidé de placer cet article dans la page « divagation » après mure réflexion... Il aurait très bien pu trouver sa place dans la page « polémiques » ou dans une page plus théorique comme « devenir meilleur photographe » puisque le caractère que je vais souligner ici est bien une grande qualité pour un photographe d'art. Bien sûr dans notre monde hyper-connecté, cela semble aller à contre courant surtout que tous les photographes commerciaux (et pas seulement) se sentent obligés de posséder une page sur les réseaux (a)sociaux...

Il semble que le sentiment de solitude soit une véritable épidémie de notre société. Mais pourquoi nous sentons-nous si seuls ? La solitude est un manque de compréhension, peu importe que nous soyons seul ou non. Avez-vous déjà travaillé dans une équipe au sein de laquelle vous ne trouviez personne ayant le moindre point commun avec vous ? Ce sentiment apparaît lorsque nous nous trouvons parmi des gens qui ne nous ressemblent pas.

Les artistes sont peut-être encore plus sensibles à ce sentiment de solitude. Si l’amour appartient au poète et la peur au romancier (je ne sais plus qui a dit cela !), alors la solitude appartient au photographe. Un écrivain crée un monde, il en est le souverain, le photographe, lui, se déplace seul dans le monde, dans l’espoir de l’anonymat voire de la transparence, dans l’espoir d'être assez humble pour voir et enregistrer ce que le commun des mortels ne voit pas. Pratiquer l'art photographique exige de s’effacer devant ses sujets. Être photographe, c’est entrer dans le monde des solitaires, parce que la photographie est un exercice artistique profondément personnel. Essayez d'en faire l'expérience, en groupe point de créativité photographique ! Il est même fréquent que le photographe qui se doit d'être solitaire aime à représenter la solitude...

La seule façon d’éviter la solitude, photographe (ou non), n’est pas de simplement communiquer avec les gens. Il s’agit d’établir un lien profond, ainsi que d’être une personne autonome qui n’a pas besoin de l’approbation des autres pour se sentir bien. La solitude ne se comble pas en se faisant des pseudos amis, mais en se recentrant sur soi-même, afin de pouvoir partager un état de plénitude qui saura attirer les bonnes personnes. Autonomie et absence de besoin d'approbation, voilà exactement les ingrédients de la créativité...

Le photographe doit s’impliquer dans cette démarche, choisir les bonnes personnes et partager en établissant des liens profonds avec d’autres passionnés. Si vous ne faites que déclencher pour décrocher des « like » sur les réseaux (a)sociaux, vous ne dépasserez jamais le stade de la superficialité. Vous serez alors un être anonyme parmi les milliers de pseudo photographes qui font l’erreur de simplement copier les idées des autres, ou qui croient que pour être un bon photographe il faut faire ce que les autres attendent, sans jamais parvenir à être vraiment vous-mêmes.

Le photographe d'art est un contemplatif, il trouvera autant de magie et de mystère à un reflet dans une flaque d'eau qu'à un simple arbre ou un superbe mannequin. Le sujet ne sera pas ce qu'il représentera sur ses images mais le sentiment que lui aura inspiré ce qui sera représenté.

La photographie est donc un voyage dans un monde impalpable qui pourtant n'est pas différent du réel. Il est impalpable pour tout un chacun en ce sens que le photographe sait planer (au sens survoler), surfe sur des sensations dans un spleen perpétuel, l'esprit et le cœur grands ouverts, il devient une éponge qui aspire et accumule tout ce qui ne peut être perçu par l'œil seul. C'est en cela qu'il est photographe. Ascète, oui, en phase de création, le photographe se dissout dans le flot des sensations, il se nourrit de tout ce qui fait corps avec lui, les images, les sons, les odeurs, les températures, les mouvements de l'air ou de l'eau, il est part de l'énergie générale du lieu réel ou imaginaire qu'il explore. Quasi mystique, le photographe peut se comparer à un moine ou à un bonze en méditation. Seul, il se désincarne et devient esprit pur, libéré des contingences il se transforme en non être. Toute cette puissance accumulée ne peut être restituée de manière brute. C'est pourquoi le photographe doit digérer cette accumulation. Pour cela il va utiliser un moyen de lui donner une forme non psychique : c'est son matériel photographique. Le magicien a sa baguette, le photographe a son boîtier.

Nombreux sont ceux qui se livrent aux dérives de l'alcool ou de la fumette (voire de la seringuette) pour essayer d'atteindre cet état d'illumination nécessaire à la création. C'est une erreur. Ils ne font que reproduire des schémas inadaptés. Enchaînés à la société des hommes, ils ne savent plus comment se mettre entre parenthèse et donc utilisent les moyens de ceux qui veulent radicalement rejeter cette société des hommes. La sérénité n'est plus accessible ! La recette est pourtant très simple ! La solitude ! Je parle bien sûr de solitude temporaire ! Je n'affirme pas qu'il faille être ermite pour pouvoir créer ! Mais se réserver des instants d'extrême solitude est un exercice d'une grande simplicité qui ouvre toute grande la porte menant à cet état d'éveil.

C'est pour tout cela que les messages que le photographe nous envoie ne sont pas forcément très clairs. Si nous n'avons pas la capacité de nous dissoudre à notre tour dans ses images, il est presque certain que nous ne parviendrons pas à comprendre ce qui nous est montré. Les personnes qui regardent les photographies se contentent souvent de dire qu'elles aiment (ou non). Mais elles montrent ainsi qu'elles n'ont rien compris, qu'elles sont totalement passées à côté de l'expérience humaine que représente la lecture d'une photographie.

Trop souvent, les photographes amateurs commettent l'erreur de fuir la solitude. En fait je pense plutôt qu'ils n'ont pas conscience de leur enracinement dans la société. Le photographe, dans sa recherche de sujet et son traitement, ne doit s'autoriser comme compagne (ou compagnon) que sa photographie... Tentez l'expérience si vous y parvenez, vous comprendrez ce que je viens de vous dire et vous découvrirez une accélération de la qualité de votre production...

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PHOTOGRAPHIE OU PSYCHANALYSE...

Attention, il n'est pas question de considérer cet article comme un dénigrement des techniques de soins psychothérapeutiques. Je ne dis pas non plus que pratiquer la photographie vous préservera des troubles psychologiques [d'ailleurs, bon nombre de photographes professionnels -plus grave encore, bon nombre de photographes amateurs- auraient bien besoin d'une thérapie psychiatrique pour soigner leur mégalomanie ! Et je ne parle même pas des pseudos photographes de selfies !...]

Le monde moderne est pour le moins générateur de troubles psychologiques. En réponse à cela on trouve toutes sortes de comportements plus ou moins adaptés. Parfois, selon les personnes, la réponse choisie peut être diamétralement opposée. Effacement de soi ou exacerbation de sa tyrannie... Si la deuxième catégorie nécessite l'intervention urgente du psychiatre, la première a la chance de pouvoir se prendre en mains seule, grâce à son art la photographie... Introverti, sujet à la dépression et à l’anxiété, complexé, inhibé, voilà des casseroles qui vous ouvrent la voie royale à la grande photographie (voir l'article précédent). Tenter de combattre ces "troubles" psychologiques peut prendre des années sans garantie de réussite... Il est beaucoup plus simple -et probablement plus efficace- d'accepter son état et d'en tirer profit, pour y arriver, pourquoi ne pas utiliser la photo ?

Créer, même en photographie, permet de se détendre et de retrouver un équilibre, une zénitude. Les caractères déprimés sont potentiellement d'excellents photographes aux termes de l'article précédent. Cela correspond bien à leur personnalité. Chaque image créée aide à surmonter ces problèmes. Pourquoi ? Parce que les sujets sont gracieux, forts, beaux, sans peur, détendus (pourquoi pas), tout ce que ces personnes ne sont pas finalement... Faire un shooting et l'on ressent le calme, tout semble se dérouler au ralenti. La photographie est à la fois une forme d'art et une forme de science. Vous ne pouvez faire de bonnes photos sans connaître la façon dont le sujet interagit avec la lumière et son environnement ainsi que la façon dont vous interagissez avec votre sujet et votre environnement. Il faut des années pour comprendre cette science afin de pouvoir simplement vous concentrer sur l’aspect artistique de vos photos.

L’art peut, en effet, être une thérapie. C’est un excellent moyen de retrouver son calme, d'oublier ses problèmes. Pour une personne introvertie c’est aussi une façon d’exprimer ses émotions, chose qu'elle ne saurait pas faire avec des mots...

Mais comment utiliser la photo comme thérapie ? C'est facile à dire... Pour faire de la photographie une thérapie, même si cela parait bête à force d'être simple, il suffit de choisir le type de photographie qui nous attire le plus. Il ne faut pas cherchez à plaire aux autres. La photo doit devenir un moment de détente, de liberté et d'abandon. Dans la mesure du possible, il faut trouvez un endroit isolé où il sera possible de faire des photos sans être dérangé. Les gens introvertis n’arrivent pas facilement à être détendus au milieu des autres. La solitude permet de retrouver un équilibre car on n’aura pas à expliquer les raisons pour lesquelles on fait ceci ou cela. Dans la solitude on est plongé dans un espace d’intimité dont on sera seul maître. Il ne faut surtout pas chercher à produire des chefs-d’œuvre mais faire confiance à son instinct. C’est notre meilleur guide puisqu'il correspond à ce que nous sommes profondément.

En faisait de la photo une thérapie, on découvre qui nous sommes vraiment, et ce, sans effort et avec le plaisir de revenir chez soi avec de magnifiques photos qui seront l’expression inconsciente de notre personnalité. Adoptez une attitude « contemplative », laissez-vous imprégner par la beauté qui vous entoure. Ne cherchez pas à trouver l’endroit parfait; il n’existe pas. Tout doit venir de vous et de votre capacité à vous détendre. Évidemment, si vous avez la chance d’habiter près d’un espace où vous vous sentez bien, alors profitez de ce moment. Dégustez-le comme vous le feriez avec un bon repas. Vous reviendrez chez vous rechargé en énergie positive, car vous aurez laissé vos problèmes de côté pendant un moment. Vous serez prêt à retourner à votre vie quotidienne, prêt à affronter de nouveaux défis...

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DÉTERRER SES ANCIENNES PHOTOS ?

Créer des photographies, c'est bien. C'est une très seine activité en soi. Mais que sert de créer des images si c'est pour les oublier dans un tiroir ou sur un disque dur ? Une photographie est une création, un travail complexe (intellectuellement) qui laisse toujours une trace dans sa mémoire mais qui se recouvre progressivement de tant d'informations que, même si on ne les oublies jamais vraiment, on ne peut pas dire qu'elles vivent encore en nous...

Les re-visionner régulièrement est un exercice qui présente plusieurs avantages non négligeables... C'est ce que je vis souvent et il me semble intéressant d'en parler un peu avec vous.

Le premier avantage à déterrer ses anciennes photographie, je l'ai déjà souligné plus haut, est de faire vivre nos créations. Le processus créatif est le même que le processus culturel dans son ensemble : il vit ou il disparait ! Il n'y a pas d'autre alternative ! Faire vivre ses créations passées c'est, en quelque sorte, assumer tous les éléments personnels qui sont à la source de nos images et ainsi alimenter notre esprit créatif pour l'avenir. C'est un lieu commun de dire que sans un passé vivace, aucun avenir à espérer !

Autre avantage non négligeable, reprendre ses anciennes créations nous montre de manière éclatante notre évolution. Ces créations sont immuables, elles ne bougent pas, elles, contrairement à nous qui évoluons en permanence ! Analyser nos anciennes images avec attention permettra de renforcer notre sentiment de satisfaction du travail effectué et nous offre, en plus, l'avantage de les voir avec un œil neuf et plus critique. Il est quasiment certain que, même si on les aime toujours autant, si nous devions les refaire aujourd'hui, nous ne les referions pas du tout de la même manière !...

Et puis il y a dans notre monde actuel, obsédé par la technologie, l'impossibilité d'échapper à la « nouveauté ». Il y a toujours un nouveau gadget ou appareil ou logiciel qui provoque une salivation irrépressible. Tout devient obsolète avant que l'on puisse même comprendre comment utiliser toutes les fonctionnalités disponibles. Mais nous courrons toujours vers la nouveauté, peu importe ce que c'est. Nous acquérons le nouveau et oublions immédiatement l'ancien... Et cette nouvelle addiction consumériste nous pousse inconsciemment à faire de même avec tout, même l'immatériel !...

Bien sûr, on s'attend à ce que les photographes créent toujours de nouvelles images, c'est comme ça que cela fonctionne... Vous ne pouvez pas vous considérer comme un photographe si vous avez uniquement utilisé un appareil photo un jour dans votre vie. Chaque photographe, indépendamment de son niveau de compétence, a un désir, une passion, un impératif personnel primordial de capturer constamment de nouvelles images. Ce "besoin", cependant, ne rend pas le travail précédent sans signification. En fait, revisiter son ancien travail peut être profondément enrichissant.

Voici quelques raisons pour lesquelles il faudrait prendre le temps de fouiller dans les gigaoctets (téraoctets, peut-être) de photos enfouies sur nos disques durs (ou nos "boites à chaussures" contenant nos anciens négatifs).

Vous avez peut-être changé votre logiciel de retouche d'image. La plupart du temps on ne commence pas son voyage dans la photographie avec le meilleur, nous commençons avec des kits de démarrage (boîtier d'entrée de gamme, objectif de kit et même logiciel de post-traitement fourni avec le boîtier). Avec autant de choix d'applications d'édition d'images peu chères -voire gratuites- disponibles, il est logique que les photographes numériques débutants suivent cette voie. Finalement, vous voudrez probablement passer à une application supérieure qui peut faire des choses que votre logiciel d'entrée de gamme actuel ne pourrait pas faire. Donc, bien sûr, vous pourrez reprendre ces vieux clichés et les traiter dans votre nouveau logiciel pour voir quels types d'améliorations peuvent être apportés. Même si vous n'avez pas changé de logiciel -ce qui est la voie la plus sage !-, votre compétence en post-traitement a automatiquement évolué et vous êtes en mesure de faire beaucoup plus et beaucoup mieux aujourd'hui qu'hier !... Peu importe que vous utilisiez une application gratuite ou une application coûteuse, plus vous passez de temps avec un logiciel de retouche d'image et plus vous apprenez. En revenant sur vos anciens clichés, vous pouvez probablement voir à quel point vous comprenez mieux l'édition des images. Alors pourquoi ne pas appliquer ces connaissances et techniques nouvelles et améliorées à des photos qui n'ont peut-être pas pu bénéficier du même niveau de soin ?

Ce qui est vieux peut être nouveau pour tout le monde et même si c'est une image déjà vue, tout le monde aura probablement plaisir à la revoir sous sa forme « nouvelle ». C'est toujours amusant -et intéressant- de créer une nouvelle version d'une vieille photo.

Vous pouvez avoir une perspective sur votre propre travail L'art est un moyen de partager. Lorsque nous faisons l'expérience du travail d'autrui, nous faisons des comparaisons avec notre propre travail qui, à son tour, nous informe sur la façon dont nous procédons et, finalement, nous progressons en tant que photographes. Regarder les images que vous avez créées dans le passé peut avoir un impact similaire. Vous êtes sûr de rencontrer des images qui vous affectent différemment aujourd'hui qu'elles ne l'ont fait au début. C'est une occasion d'acquérir de nouvelles connaissances et de développer une meilleure appréciation de votre croissance. Vous avez l'opportunité d'utiliser des images anciennement rejetées. Ceci s'applique principalement à une situation où vous avez pu traiter d'un thème spécifique et où certains plans ne correspondaient pas à ce projet. Les images rejetées ne signifient pas qu'il s'agissait de mauvaises images. Sorties du cadre du sujet initial, il y a des chances que vous puissiez les utiliser aujourd'hui.

Et puis, il y a la nostalgie, nostalgie d'un temps révolu, nostalgie d'une spontanéité et d'une fraicheur photographique non encore maturée. Il est facile de se concentrer sur la photographie en tant qu'activité artistique, pour se plonger dans le défi de la création. Mais qu'en est-il de tous les clichés que vous avez pris simplement pour enregistrer le souvenir d'une personne, d'un lieu ou d'une chose ? Parfois, il est bon de regarder de telles images pour aucune autre raison que le bon vieux temps. Il est important de ne pas oublier le passé. Revisiter de vieilles photographies peut être amusant, inspirant, éclairant, encourageant. Je suis sûr que vous rencontrerez beaucoup de bijoux oubliés ou peut-être des clichés qui n'étaient pas des bijoux mais qui ont du potentiel pour le devenir après une reprise de travail en aval...

Vous me direz "Convertir une vieille photo en noir et blanc ? Tu parles d'un programme, quel intérêt ?" Eh bien, vous pouvez faire beaucoup plus qu'une conversion en noir et blanc !!! J'ai même déjà fait exactement l'inverse ! Coloriser informatiquement une photographie argentique... le fait est que poser un nouveau regard sur les vieilles photos est juste l'une des nombreuses façons de profiter de la photographie...

Je pourrai conclure cet article en un seul mot : « Essayez ! ». Et vous m'en direz des nouvelles !...

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OÙ SE CACHE LA CRÉATIVITÉ ?

Les photographes m'attirent, ces gens-là vivent dans un pays mystérieux de songes bizarres, dans ce nuage impénétrable de la démence où tout ce qu'ils ont vu sur la terre, tout ce qu'ils ont aimé, tout ce qu'ils ont fait, recommence pour eux dans une existence imaginée en dehors de toutes les lois qui gouvernent les choses et régissent la pensée humaine.

Pour eux l'impossible n'existe plus, l'invraisemblable disparaît, le féérique devient constant et le surnaturel familier. Cette vieille barrière, la logique, cette vieille muraille, la raison, cette vieille rampe des idées, le bon sens, se brisent, s'abattent, s'écroulent devant leur imagination lâchée en liberté, échappée dans le pays illimité de la fantaisie, et qui va par bonds fabuleux sans que rien ne l'arrête.

Pour eux tout arrive et tout peut arriver. Ils ne font point d'efforts pour vaincre les événements, dompter les résistances, renverser les obstacles. Eux seuls peuvent être heureux sur la terre, car, pour eux, la réalité n'existe plus. J'aime à me pencher sur leur esprit vagabond, comme on se penche sur un gouffre où bouillonne tout au fond un torrent inconnu, qui vient on ne sait d'où et va on ne sait où.

Mais rien ne sert de se pencher sur ces crevasses, car jamais on ne pourra savoir d'où vient cette eau, où va cette eau. Après tout, ce n'est que de l'eau pareille à celle qui coule au grand jour, et la voir ne nous apprendrait pas grand-chose.

À rien ne sert non plus de se pencher sur l'esprit des photographes, car leurs idées les plus bizarres ne sont, en somme, que des idées déjà connues, étranges seulement, parce qu'elles ne sont plus enchaînées par la raison. Leur source capricieuse nous confond de surprise, parce qu'on ne la voit pas jaillir. Il a suffi sans doute d'une petite pierre tombée dans son cours pour produire ces bouillonnements...

 
Bien évidemment, ces envolées lyriques ne sont pas de ma plume, vous aurez certainement tous reconnu la prose d'un certain Monsieur De Maupassant (de sang Lorrain, lui aussi, même si né en Seine Maritime !). Je n'ai fait que le paraphraser puisqu'il parlait des "fous" —qu'il allait devenir lui-même—, pas des photographes...
 

Cette description s'applique tellement bien à l'esprit du photographe créatif que cet extrait s'est imposé à mon esprit... et pose des questions fondamentales.

Le créatif, l'inspiré est-il un fou ? Faut-il être fou pour être créatif ? Le photographe créatif doit-il être fou ? Le photographe créatif doit-il finir fou ? Le fou est-il donc seul à être capable de voir ce que personne ne voit ? Est-il seul à être capable de voir le beau là où tout le monde ne voit que le banal ? Le fou est-il seul à pouvoir transformer le laid en beau ?

Ce n'est probablement pas par hasard si on décrit le fou comme un illuminé.

Il y a bien longtemps que l'on sait que la folie n'a rien de commun avec une pathologie psychiatrique, le vocabulaire a, fort heureusement, bien évolué. Être fou c'est n'être pas comme la majorité de la société humaine.

La douce folie du créateur serait donc la clé de voûte de son travail !

J'avais envisagé, dans une autre page, que l'artiste se devait d'être anarchiste, libéré des règles et des contingences. Voilà peut-être deux bonnes hypothèses. Ou peut-être que ces deux concepts se rejoignent dans des synonymes non académiques pour décrire cette totale liberté de l'esprit qui permet d'entrevoir une autre vérité que celle que l'œil nous permet d'appréhender ?

Quelle que soit la verbalisation, le photographe créatif doit être facilement émerveillé, doit avoir l'esprit ouvert, posséder une force permettant de transmettre ses sensations, ses émotions, son vécu par le biais d'un support visuel. Il n'est pas comme tout le monde, il est donc bien un fou...

Dans mes phases de recherche photographique, j'assumais totalement la notion d'anarchie, voilà qu'il me faudra intégrer la notion de folie. Ce que je dois certainement être, quelque part !... La forme, le volume et le contenu de mon site pouvant, à lui seul, tendre à prouver mon état de différence.

Alors soit, soyons fou, créons-nous un monde imaginaire basé sur une autre réalité que la réalité de monsieur tout le monde et partageons la vision de ce fantasme lunaire {avant-dernière photo ?} dans nos images...

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POURQUOI DEVRIEZ-VOUS AIMER LA PHOTOGRAPHIE ?

Si vous lisez mon site, il y a de fortes chances que vous aimiez déjà la photographie et donc que vous soyez au moins aussi capable d'écrire un article que moi à ce sujet. Mais n'oublions pas pour autant deux types de lecteurs potentiels qui auront besoin d'un fil rouge au moment de faire le choix d'entrer en photographie, je veux parler de certains photographes obligés et de ceux qui se demandent si cette activité peut les intéresser... Quand je parle de photographes obligés je pense à ceux qui se sont vus offrir un appareil photo numérique sans en avoir exprimé le désir ou ceux qui en ont acheté un parce que c'est la mode. Ils shootent n'importe quoi et n'importe comment et, en peu de temps, ils trouvent cet exercice nul et ennuyeux. Partant, ils se posent la question de savoir s'ils doivent apprendre la photo ou revendre leur matériel...

Quand j'étais enfant, à l'âge de 7 ans, j'ai commencé à prendre des photos et j'ai immédiatement accroché. Je n'ai jamais arrêté depuis, alors que j'en ai quasiment 60 !... Il doit donc bien y avoir quelque chose pour nous pousser à nous intéresser à une même activité toute notre vie, sans y trouver un moyen (ou un besoin) de gagner de l'argent, bien au contraire, la photo est un hobby coûteux !... Nous allons essayer de faire un petit tour d'horizon pour voir si l'amour de la photographie peut trouver une raison (bien que raison et amour vivent dans deux mondes différents !).

N'espérez pas trouver
ici toutes les raisons qui font que l'on peut aimer la photographie, il y en a certainement plusieurs millions et chaque photographe peut trouver des explications qui leurs sont personnelles, mais j'en ai rassemblées quelques-unes...

◘ Le Défi de la photographie. Photographier n'est pas aussi facile que d'attraper un appareil photo et d'appuyer sur un bouton. De nombreux aspects artistiques et techniques entrent en jeu pour créer une image...

◘ En relation directe avec le premier point, quelle autre activité pourrait-elle vous obliger à travailler dur en permanence tout en vous amusant ? On peut passer toute sa vie à photographier, à apprendre et à acquérir des compétences sans jamais ne serait-ce qu'entrevoir le bout du tunnel... Il y a toujours autre chose à apprendre et, à la seconde où vous êtes sûr d'en avoir fait le tour, vous vous apercevez qu'il faut tout reprendre de zéro, ou presque !

◘ La photographie c'est un état d'esprit. Vous entrez dans le processus de pensée du narrateur et de celui du technicien qui pourra faire passer l'histoire. Vous pouvez visualiser à quoi ressemblera une image sous différents angles avant même de faire la photo et comment modifier l'atmosphère ou l'émotion de l'histoire racontée.

◘ La photographie est un processus. La photographie est une sorte de processus méditatif. Vous devez pouvoir laisser de côté l'apparence que vous voulez donner à une image et laisser le processus se dérouler naturellement. Avec la méditation, vous êtes calme et concentré sur le monde en restant bien campé au sol. En laissant de côté toutes vos attentes, vous vous permettez de travailler dans un état d’esprit serein et détendu et vous vous félicitez des résultats qui en découlent.

◘ La photographie est l'école du danger. C'est certainement la seule activité calme qui vous oblige à sortir en permanence de votre zone de confort, de vous remettre totalement en question, de vous critiquer implacablement et de ne pas baisser les bras pour toujours recommencer jusqu'à réussir... quelque chose de seulement encourageant (acceptable)  !

◘ La photographie offre des possibilités infinies. Le monde est différent chaque jour, les possibilités sont donc infinies. Vous pouvez faire une photo d'un coucher de soleil chaque jour. Le sujet sera le même, mais il sera toujours différent. Une centaine d'images du même endroit peuvent toutes être différentes. Mais malgré cela, très souvent, vous êtes bloqué par la peur de la page blanche !...

◘ La photographie vous oblige à trouver la beauté en tout. Il y a de la beauté dans les fleurs fanées, les fruits pourris et les jours d'orage ainsi que les beaux jours et les arbres. Vous devez juste regarder un peu plus près.

◘ Une photo c'est différentes interprétations. Une photographie a le pouvoir d'être interprétée de mille façons différentes. Chaque personne peut la considérer dans sa propre perspective. Je trouve cela incroyable et tellement intéressant. Surtout que vous devez diffuser un message ou une histoire, il faut donc accepter les interprétations personnelles mais en même temps savoir orienter ces interprétations dans la direction que vous avez décidé.

◘ La photographie entraine une réponse émotionnelle. Elle peut rappeler aux gens des expériences qu'ils ont vécues ou des souvenirs qu'ils ont forgés dans le passé.

◘ La photographie stimule à voyager. Il y a tellement de lieux dans le monde qui valent la peine d'être explorés et photographiés. Et même sans faire des centaines (des milliers) de kilomètres.

◘ La photographie est un moyen de sensibilisation. Vous commencez par remarquer les détails pour créer des images pour finir par prendre conscience du monde qui vous entoure.

◘ La photographie c'est le contrôle. Bien que vous ne puissiez pas tout contrôler, vous avez le contrôle total sur l'apparence de vos photos et sur la manière dont vous souhaitez partager votre point de vue.

◘ La photographie c'est votre mode d'expression. En apprenant à développer votre propre style vous apprenez à vous exprimer à travers vos images.

◘ La photographie c'est la récompense. Lorsque vous obtenez enfin la photo parfaite, cela vous rend heureux et vous avez le sentiment d'avoir accompli quelque chose.

◘ La photographie vous connecte. Elle vous aide non seulement à prendre conscience de vous-même, mais vous connecte également aux autres personnes.

◘ La photographie est universelle, elle peut raconter une histoire sans un mot. Il n'y a plus de barrière linguistique.

◘ La photographie peut être très relaxante quand les temps deviennent trop stressants.

◘ La photographie a la capacité de créer des émotions chez les autres.

◘ La photographie a la capacité de rassembler les gens.

◘ La photographie fait partie de la vie de centaines de millions de personnes dans le monde. Cela pose la question de savoir pourquoi elles photographient. Elle fait autant partie de notre identité que nos vêtements, notre musique, nos amis et les valeurs qui nous sont chères. Elle est qui nous sommes. Pour d'autres, c'est un passe-temps agréable, un excellent moyen de passer agréablement son temps libre ou de capturer de petits et les grands moments en famille. Quel que soit votre niveau d'implication personnelle dans la photographie, faire des photos est une chose importante tant que notre temps sur cette terre est limité. Une photo nous permet de préserver des souvenirs lointains qui, sans elle, pourraient nous échapper. Elle nous aide à transmettre ces souvenirs aux générations futures. Nos photos sont un petit héritage de la vie que nous avons menée (nos voyages, expériences, nourriture, famille, amis, relations de travail etc). Chaque photo est une fenêtre sur un moment, et les collections d'images que nous créons au fil des ans sont une fenêtre sur qui nous étions et ce que nous avons apprécié. En fin de compte, il s’agit d’une simple vérité : voir et revoir ce moment capturé nous rend véritablement heureux. La photographie peut donc nous rendre heureux. Tout le monde n'appréciera pas nos images mais si elles nous satisfont, c'est tout ce qui compte vraiment.

◘ La photographie permet l'enregistrement d'événements, de souvenirs de temps et de lieux. Pour enregistrer ce qui s'est passé et nous permettre de les partager avec nos amis et notre famille. Ces souvenirs deviennent une partie de notre histoire, peut-être des traditions familiales, non seulement des histoires transmises de génération en génération, mais aussi des images.

◘ La photo peut être un amusement. On peut avoir tellement de plaisir avec un appareil photo. Vous pouvez être avec la famille à la plage ou à un pique-nique, à des jeux, des sports, errant au hasard dans les rues de votre ville en photographiant des étrangers sans qu'ils s'en aperçoivent, en traquant la faune, en gravissant une montagne pour une vue magnifique ou en vous arrêtant sous les étoiles à 2 heures du matin. Autant d'opportunités de faire de nouvelles choses intéressantes et amusantes avec votre appareil photo que vous n'auriez probablement pas faites autrement. Toutes sortes de choses deviennent intéressantes quand elles peuvent servir de matériel pour des aventures photographiques. Festivals culturels, défilés, manifestations sportives, promenades sur la plage, exploration de parties de votre ville encore inconnues à ce jour, détails architecturaux des bâtiments, détails complexes de fleurs, observation de la population, chasse non létale de la faune, rencontres avec des personnes différentes. La plupart des gens sont prêts à partager leur passion avec vous si vous prenez le temps de leur parler. Il existe d'innombrables possibilités d'inspiration photographique, même le contenu de votre réfrigérateur ou de votre garde-manger peut être fascinant lorsqu'il est visualisé à travers un objectif. Tout ce que vous devez faire est un effort pour regarder.

◘ La photographie impose d'acquérir de nouvelles compétences et cela est bon pour votre cerveau, améliore la mémoire et l'adaptation. Plus la compétence est difficile à acquérir, plus vous remarquerez l'amélioration. Associés à l'exercice, ces deux éléments sont considérés comme importants pour la santé cérébrale à long terme et la neuroplasticité. Des études montrent qu’un apprentissage lent au fil du temps aide à créer de nouvelles connexions solides dans le cerveau. De nouvelles connaissances s’accumuleront au fil du temps, au fur et à mesure que vous déploierez des efforts pour acquérir une nouvelle compétence. Étant donné que la photographie comporte de nombreux éléments, la science de la lumière, la technologie de l'appareil photo et le côté artistique créatif, il y a beaucoup à apprendre. Quel que soit votre âge, le moment est donc idéal pour commencer à apprendre la photographie.

◘ La photographie participe à votre santé... Sortir de la maison, se promener ou même faire de la randonnée est souvent un apport secondaire de la photographie. Si vous aimez les paysages, vous devez vous rendre là où se trouvent les points de vue, ce qui implique souvent une forme d'exercice. Une fois que vous avez suffisamment de matériel photographique (un boîtier, des objectifs et un trépied) il peut peser un certain poids et si vous vous déplacez sur une distance raisonnable, cela représente réellement du sport. Certaines personnes préfèrent une activité physique plus douce, d'autres préfèrent peut-être des randonnées de plusieurs jours dans de superbes paysages de montagne. Le vélo, l'équitation, le kayak et des sports similaires sont souvent des modes de déplacement populaires pour vous faire découvrir de nouveaux paysages et vous permettre de faire des photos en cours de route.

◘ La photo c'est la créativité. Être créatif est quelque chose que nous n'avons pas tendance à nous permettre de faire à l'âge adulte. La photographie est une forme de créativité très acceptable qui permet une souplesse sans fin pour l'adapter à son propre style. Ce style peut évoluer à mesure que vous en apprenez plus et commencez à expérimenter différentes choses. La créativité est amusante et constitue un équilibre nécessaire contre les exigences stressantes du mode de vie moderne.

◘ La photographie permet de rencontrer de nouvelles personnes intéressantes lors de voyages et d'aventures. Demander des conseils sur la manière de trouver le chemin d'un point de vue peut amener vos interlocuteurs à vous montrer le chemin en vous accompagnant. Les rencontres fortuites avec des personnes curieuses de ce que vous photographiez peuvent conduire à d'autres points d'intérêt. Organisez une rencontre avec des passionnés de photo de votre région et vous vous faites de nouveaux amis. S'engager avec d'autres personnes, même avec les barrières de langage, signifie que vous établissez plus de liens et que les images résultantes peuvent être beaucoup plus puissantes et émotionnelles.

◘ La photographie ajoute une valeur inestimable à nos vies en enregistrant des événements spéciaux, des personnes ou des lieux tout en nous aidant à apprendre et à nous développer en tant que personnes. Elle nous permet de partager notre vie et nos expériences de manière plus significative via des images.

◘ La photographie est un passe-temps offrant de nombreuses possibilités d'expression créative, d'expertise technique et de grande variété de moyens pour capturer une image. L'âge n'est pas un obstacle à l'apprentissage de la photo... en va-t-il de même pour tous les autres hobbies ?

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IL NE FAUT PAS RÊVER, NOUS SOMMES TOUS NULS !

Si, comme moi, vous passez suffisamment de temps avec d'autres photographes, que ce soit en ligne ou dans la vie réelle, vous rencontrerez certainement le pire du monde de la photographie. Je sais que j'ai certainement rencontré plus que ma part de chaque type de dérives. Si vous ne l'avez pas encore vécu, soyez prudent, car il y a des chances que vous fassiez partie d'un de ces types... car, pour être tout à fait honnête, tout le monde dans le microcosme de la photographie amateur, votre serviteur compris, peut reprendre pour sa part une ou plusieurs de ces dérives.

Je ne me limiterai qu'à quelques exemples de dérives, posez-vous objectivement la question, vous vous retrouverez certainement, comme moi, dans au moins une de ces rubriques :

→ Le puriste
Je les vois tout le temps. Ils résistent à tout type de post-traitement, de retouche ou de manipulation d'images et critiquent activement les utilisateurs de logiciels de post-traitement ou de post-production. D'habitude, leur argumentation commence par « À l'époque du film… », mais ils ne se rendent pas compte que, lorsqu'ils rapportaient leurs films au laboratoire local ce dernier corrigeait automatiquement leurs erreurs. Ils supposaient, à tort, qu'ils étaient de bons photographes... point ! Ils ne réalisent pas non plus le nombre d'autres photographes qui travaillaient dans leur chambre noire personnelle.
N'allez pas mal interpréter cette description ! Il n'est pas question ici des gens qui préfèrent le film au numérique, ni des gens qui n'aiment pas post-traiter leurs images. Bien sûr, il n'est pas question non plus de ceux qui, soit ne comprennent tout simplement pas comment utiliser ces logiciels, soit sont dépassés et ont peur de quelque chose qu'ils ne comprennent pas, soit les refusent ou ne peuvent simplement pas se les payer... il est bien question de ceux qui veulent imposer leur vision et qui critiquent ceux qui sortent de leur vision des choses !...

→ Le « j'ai tout ce qu'il faut, mais pas d'idée »
Oh, ce que j'ai pu en voir de ceux-là ! C’est la raison principale pour laquelle j’ai cessé d'encadrer le club photo de l'époque de ma jeunesse et d’organiser des événements de groupe avec d’autres photographes. Tandis que les réunions étaient remplies de gens formidables, les personnes « tout le meilleur matériel et aucune idée » ont fini par gâcher les voyages des autres photographes. Nous ne pouvions tout simplement pas conserver une ambiance détendue et faire nos propres photos sans être constamment interrompu par des conseils ou des critiques infondés... en effet, il est bien connu que posséder le matériel le plus cher fait de nous la crème des photographes !

→ Le « je sais tout mieux que tout le monde »
Ils forment une autre « élite de la photographie » (du moins, le pensent-ils) qui savent exactement ce que tout le monde devrait utiliser pour créer leur vision (la leur, pas celle des représentants de tout le monde !), sans même pourtant savoir réellement quelle est cette vision. Ils sont persuadés de savoir quels sont les besoins de chacun d'entre nous, il n'en ont pas la moindre idée, idem pour notre budget. STOP ! C’est le genre de personnes qui se promènent dans les expositions de photographie avec un sac à dos rempli de matériel photographique et un reflex numérique avec un 70-200 mm f/2.8 suspendu au cou... pour pirater les images exposées ? Ou pour montrer leur beau matériel ? Qu'importe...

→ Le geek technique
C’est l’inverse du « je sais tout mieux que tout le monde » sauf que celui-ci se concentre souvent sur la façon dont vous créez votre photo plutôt que sur ce avec quoi vous le tirez. Ils pensent en savoir beaucoup plus que tout le monde sur les aspects techniques de la photographie et de votre équipement. Matériel pour lequel vous avez probablement effectué de nombreuses recherches avant de décider d'y consacrer d'importantes sommes d'argent. Ils se feront un plaisir de vous informer sur les fonctionnalités que vous n'utilisez pas, sur celles qu'ils pensent ne pas exister dans votre boîtier et sur la manière d'utiliser votre appareil photo. Vous feront remarquer que votre équipement n'est pas aussi bon que vous le pensez. Ils connaissent très bien le matériel que vous utilisez car ils croient qu'un meilleur matériel permet de devenir un meilleur photographe, mais seulement si vous savez comment vous en servir. Parce qu'ils ne sont pas contents du matériel dont ils disposent, eh bien, lire des manuels pour le matériel qu'ils ne possèdent pas et lire sur Internet est tout ce qu'ils peuvent vraiment faire de leur temps libre pendant que les autres photographient. Attention, tout ce que ces gens vous diront sera fondé ! Ce sont vraiment des dévoreurs de fiches techniques, ils savent vraiment de quoi ils parlent, ce qui leur manque est la mise en application de leurs connaissances, la vision et la créativité qui mênent à la naissance des images...

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Cette liste n'est en aucun cas une liste exhaustive des pires types de photographes. Il y en a plein d'autres ici-bas. Mais quels types de photographe méprisez-vous le plus ? Personnellement ce sont ceux qui appartiennent à des clubs réels ayant une page web (ou qui appartiennent à des clubs virtuels) qui ont le bon goût et l'objectivité de ne prendre pour pseudo que des grands noms de l'histoire de la photographie... et dont on peut voir les images lamentables...

Nous qui souhaitons faire de bonnes photos, essayons de retrouver en nous des traits parmi ceux exposés ici. Connaitre nos dérives (les reconnaitre), est le meilleur moyen de nous corriger et de nous recentrer sur l'étude... l'humilité est la seule vertu qui pourra nous permettre d'évoluer...

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AH LA PROSPECTIVE !

Tout le monde (sauf les dépressifs !) aime échafauder des plans sur la comète, imaginer ce que sera demain et il en va également du monde de la photographie. Et je ne suis pas le dernier à me lancer dans l'exercice, il suffit de lire quelques-uns de mes articles pour s'en convaincre. Parfois je vois juste, souvent je me trompe, mais qu'importe !

Pendant ma longue maladie je me suis amusé à feuilleter mes vieux livres de photographie et, par hasard, je suis tombé sur un chapitre qui m'a interpelé, le voici :

« Que sera la photographie de demain ? Les multiples travaux et recherches démontrent la grande diversité des principes, des méthodes et des moyens, mais il faut distinguer les recherches de laboratoire et les résultats industriels. Malgré les progrès des techniques, les mises au point peuvent être encore très longues, des procédés surprenants ne semblent pas encore applicables à la prise de vue normale et plus encore à des usages amateurs. Devant le rôle de l'électronique, on peut songer à un appareil photographique entièrement automatisé avec un minuscule ordinateur intégré, conservant en mémoire les programmes de toutes les opération de prises de vues et même les règles de composition. Ils ne seraient même plus des exécutants mais pourraient choisir un "sujet" et la "nature" de l'image sans intervention humaine. Le robot pourrait voir et imaginer, choisir et enregistrer. Nous n'en sommes pas encore là, fort heureusement, d'ailleurs, pour l'ingéniosité et l'initiative humaines. Nous pouvons, par contre, en nous basant sur les résultats et les recherches actuels, envisager des solutions prochaines.

La caméra dérivée des appareils actuels deviendra certainement de plus en plus automatique, ce sera bien entendu un appareil à cassettes, contenant des films d'une sensibilité de plus en plus poussée, muni d'un obturateur électronique et d'un système de contrôle du temps de pose, à cellule photoélectrique puissante et fidèle, à constante de temps rapide, avec système de correction perfectionné, valable dans toutes les situations les plus difficiles d'éclairage et de contraste. Elle comportera une mise au point automatique et un flash électronique intégré à computer permettra la prise de vues à tout instant et en tout temps. Des objectifs zooms à focale variable, sous une forme moins couteuse, moins lourde et moins encombrante, faciliteront son emploi.

La prise de vues à développement rapide deviendra de plus en plus facile, dans des formats plus réduits pour des applications de plus en plus étendues.

Mais à l'inverse, ne pourra-t-on pas réaliser des "caméras ultra simplifiées" ? Il faudrait mettre au point des surfaces sensibles, à latitude de pose très étendue, dont la sensibilité varierait d'elle-même suivant l'intensité de la lumière qui vient frapper sa surface. Plus besoin alors de contrôle de l'ouverture du diaphragme ni d'objectif à grande ouverture. La réalisation d'objectifs de qualité comportant un nombre plus réduit de lentilles, constituerait, d'ailleurs, une simplification importante.

Dans tous ces procédés, la surface photosensible est conservée, l'utilisation des méthodes "électriques" et "électroniques" nous offrent, à l'ère audio-visuelle, des possibilités très différentes fondées sur la suppression de la caméra photographique classique et son remplacement par la "caméra électronique" associée à un téléviseur.

Une solution évidemment encore plus radicale, mais encore beaucoup plus lointaine et plus limitée, consisterait dans la "suppression complète de la caméra et de l'objectif", l'utilisation du laser, l'exécution et l'emploi des hologrammes qui remplacerait les photographies et les projections classiques, en fournissant des images "aériennes", restitutions intégrales des objets eux-mêmes.

Il s'agit là de prévisions lointaines, qui ne peuvent être absolues, car elles dépendent de trop de facteurs complexes et inattendus. Pendant fort longtemps, sans doute, nous utiliserons encore les principes et les procédés de la photographie classique en noir et blanc et en couleurs, mais en bénéficiant constamment de perfectionnements assurant une augmentation continuelle de la qualité des images, une plus grande facilité d'emploi, une sécurité de plus en plus absolue du fonctionnement, une durée de service de plus en plus longue.
 »

Intéressant, non ? Cet article avait été publié en 1978. Moins de 5 ans plus tard, les microprocesseurs et les automatismes sont apparus. Puis la mise au point automatique. Il y a eu l'essor (et la disparition) de la vidéo envisagée ici. De nombreux points ont vu le jour (auto ISO, automatisme global) et de nombreux autres n'ont toujours pas été explorés. Le plus drôle est qu'à l'époque on n'envisageait pas encore la surconsommation et donc l'obsolescence programmée (« une durée de service de plus en plus longue. »)

J'aime la fraicheur de ces prévisions, généralement basées sur rien et qui finissent toujours par trouver une mise en application... hasard ?

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LE PHOTOGRAPHE SERAIT-IL UN SUPER HÉROS ?

Récemment, devant l'écran d'une chaîne info en continu, un reportage sur les élections US, dans une foule de supporters d'un candidat, mon œil a été attiré par un T-shirt montrant un appareil photo schématisé avec un message disant « I can freeze time, what's your superpower ? » (Je peux geler le temps - Quelle est votre superpouvoir ?). Allez savoir pourquoi, cela m'a fait réfléchir à toutes les choses que nous pouvons faire avec la photographie et qui nous emmènent au-delà de la petitesse du champ des pouvoirs humains.

Le continuum espace-temps1 est tel que je ne pourrai pas discuter en profondeur de ces différentes techniques supranaturelles1, mais, au moins, vous exposer1 ces différents types de photographie pour vous permettre, vous aussi, d'explorer vos nouveaux super pouvoirs.

Enfilez vos moule-burnes, euh, vos collants, votre masque et votre cape, et c'est parti.

Albert (Einstein), dans sa théorie de la relativité nous a montré qu'une fois arrivé à la vitesse de la lumière, le temps ralenti significativement... Ne vous grillez pas les neurones avec ses équations, prenez cela pour un fait !... En tant que photographes, c'est bien connu, nous avons vraiment la capacité de figer le temps ! Après tout, les matières premières de la photographie sont bien la lumière et le temps —de pose— (la vitesse)... serions-nous, photographes, une variable dans les équations de la relativité absolue1 ? J'ai beau chercher (☺), je ne nous y trouve pas (☺) ! Pourtant, il semblerait bien que nous ayons la possibilité d'altérer le temps avec la photographie... Serait-ce un trou de ver1 (un raccourci —spatio-temporel1) ? Faisons un saut —quantique1— et explorons1 tout cela.
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1 tout cela n'est qu'un verbiage pseudo scientifique ! En fait des jeux de mot !!!
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Le temps freine à la vitesse de la lumière, pouvons-nous geler le temps avec la photographie ? Non, bien sûr, la lumière parcourt 300.000 km/s —dans le vide —2, personne ne pourra atteindre de telles vitesses, mais si l'on considère le temps à grandeur humaine, les vitesses d'exposition de nos films et nos capteur deviennent extrêmement rapides et stoppent le cours de la vie. La principale attraction de la photographie est la capacité de capturer un moment furtif, tellement furtif que le cerveau humain n'est pas capable d'analyser (il a besoin d'1 seconde entière !2). Chaque photographie capture une scène qui n'a jamais existé avant le moment du déclenchement et cesse d'exister après. Nous l'enregistrons, et plus tard seulement, nous pouvons la (re)voir2. En ce sens, nous avons vraiment eu la possibilité de geler le temps.
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2 faits scientifiquement avérés cette fois !!!
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Examinons quelques façons de produire ce miracle. Les photographies capturent des éclats de temps, des micro tranches (en fait des centi —ou milli— tranches puisque nous travaillons à des centièmes —ou des millièmes— de seconde2) de temps. Les personnes présentes sur des photos anciennes ont disparu depuis longtemps, mais nous pouvons encore voir, même 100 ans plus tard, la tranche de temps que la photo a pu capturer...

Types de photographie qui vont au-delà de la portée de la vision humaine
Nous pouvons figer le temps avec une vitesse d'obturation rapide. Le temps que nous permettons à l'obturateur de rester ouvert représente la tranche de temps que nous capturons. Par exemple, si nous photographions à 1/100e de seconde, la tranche de temps que nous capturons représentera 1 image sur les 100 qui atteindront notre cerveau avant qu'il ait pris conscience du déclenchement !... Raccourcissez le temps de pose (augmentez la vitesse d'obturation) à quelque chose comme 1/500e de seconde et la tranche de temps capturée représentera une image sur les 500 qui atteindront notre cerveau avant qu'il ait pris conscience du déclenchement !.... L'appareil photo et les supports d'images (film ou capteur) sont donc très supérieurs aux possibilités de découpage du temps de nos cerveaux... C'est la raison pour laquelle nous avons besoin de vitesses d'obturation rapides pour figer des objets se déplaçant plus rapidement. La lumière venant d'un objet en mouvement entre dans l'appareil photo à partir d'un point X au début de l'exposition et se déplace jusqu'à un point Y en fin d'exposition... Albert dirait que la relativité du temps dépend de la vitesse, il faut donc adapter la vitesse d'obturation à la vitesse du déplacement de l'objet pour ne pas capturer de mouvement... Les objets statiques ne bougent pas, donc rien ne change pendant la durée de l'exposition, quelle que soit cette durée.

L'objectif de la photographie (nette, on peut décider du flou !) est de ne pas permettre à l'objet de bouger pendant l'exposition, de sorte qu'il paraisse « figé ». La plupart des boîtiers modernes atteignent des vitesses de 1/4000e à 1/8000e de seconde (!!!) cela permet de geler une action rapide. Mais que se passe-t-il si vous souhaitez geler des objets très rapides ? Vous pouvez répondre au besoin accru de vitesse grâce au flash. Fans de super-héros, voici votre arme ultime... le flash. Il a la capacité de littéralement geler le temps, du moins à l'échelle humaine de la vitesse. En tant que photographe, vous pouvez stopper des objets très rapides avec votre flash. Même si l'obturateur de votre appareil photo peut déclencher à 1/8.000e de seconde, cette vitesse est ridicule face à celle proposée par le flash (du coup, inutile de chercher le boîtier le plus rapide... un vieux boîtier à synchro-flash de 1/60è de seconde, assisté d'un flash peut faire aussi bien —voire mieux— qu'un boîtier capable du 1/8.000è sans flash !!!). Plutôt que de réduire la tranche de temps avec l'obturateur, vous utiliserez une durée de flash beaucoup plus courte pour faire votre exposition. Plus court de combien ? Lorsque vous voulez vraiment figer une action rapide, utilisez la courte durée d'une rafale de flash. Lisez le mode d'emploi de votre flash, regardez le tableau ci-dessous (j'ai reproduit le mode d'emploi du flash Canon speedlight 580EX).

Puissance de sortie
Durée de l'éclair
1/1
1/250s
1/2
1/919s
1/4
1/2.066s
1/8
1/3.759s
1/16
1/6.024s
1/32
1/9.470s
1/64
1/14.000s
1/128
1/20.000s

Différents flashs auront des valeurs différentes, mais ce qui reste constant c'est que plus la puissance du flash sera faible, plus la durée du flash sera courte. Notez qu'à pleine puissance, le 580EX a une durée de flash de 1/250 sec, vous pouvez faire beaucoup mieux avec seulement l'obturateur de votre appareil photo, mais, à une puissance de 1/128e, la durée de l'éclair est de seulement 1/20.000e de seconde !!!. On est encore loin de la vitesse de la lumière mais avouez que cela pourra geler des sujets plus que très rapides !...

Avant que vous vous sentiez trop superpuissant avec de telles vitesses, sachez, pour reposer les pieds au sol que les chercheurs du célèbre MIT (Massachusetts Institute of Technology) ont réussi à geler le mouvement des photons (qui se déplacent à 299.792 km/s, quasiment la vitesse de la lumière dans le vide !), la durée d'exposition, si on peut encore dire que c'est le bon terme, est inférieure à deux trillionièmes de seconde !... Mais bon, ce n'est plus vraiment de la photographie...

La déformation du temps
Arrêter le temps c'est magique. Mais avec la photographie, nos super pouvoirs ne s'arrêtent pas là. Savez-vous que l'on peut déformer le temps, l'étirer ou le contracter ? Explorons d'autres types de photographie.

Rendre l'eau en mouvement soyeuse est l'astuce photographique la plus prisée. Nous étirons le temps avec une vitesse d'obturation lente. Lorsque nous prenons une photo à longue exposition, nous permettons à la lumière d'entrer dans l'appareil photo pendant une période prolongée. Les photos étant une « tranche de temps », cette tranche peut être si épaisse que notre cerveau est incapable de l'entrevoir, il est beaucoup trop rapide du coup !... Pour réussir cet exploit (ne pas surexposer l'image), il faudra choisir une ouverture la plus petite possible, utiliser la sensibilité la plus basse à notre disposition voire rajouter un filtre ND pour réduire la luminosité globale de la scène... tout est bon pour maximiser le temps de pose. Et il n'y a plus de limites, les expositions photo les plus longues connues sont de… presque 3 ans ! L'artiste allemand Michael Wesely , qui fait ce genre de chose, dit qu'il estime qu'avec la bonne configuration, il pourrait faire une exposition qui durerait 40 ans. Et un encore plus fou, Jonathan Keats, a mis en place un système qui, espère-t-il, fera une exposition de 100, voire 1.000 ans.

Que diriez-vous d'aller dans l'autre sens et de contracter le temps ? Pouvons-nous faire une photo qui réduit ce qui a pris du temps en une courte durée de visionnage ? Oui, c'est ce que nous appelons la photographie time-lapse. Un appareil photo avec un intervalomètre prendra une photo à intervalles réguliers sur une période prolongée. Ensuite, il suffit de combiner ces images dans ce qui deviendra une animation. La longue durée devient une brève séquence mobile. Le temps est réduit. Ce qui a pris des jours ou des semaines (ou plus) à capturer peut être visualisé en quelques secondes. Vous me direz avec raison que nous sortons du cadre de la photographie mais la contraction du temps est également possible sur une seule image fixe grâce à des expositions multiples... qui n'a jamais vu le résumé d'une éclipse sur une seule image ?

La technique n'est franchement pas simple en photo argentique, c'est plus accessible en numérique où il suffit de faire plusieurs images et de les combiner en post-traitement. Pour les variations très rapides, il suffit de faire une pose longue unique avec un stroboscope rapide.

En conservant des vieilles photos, on peut faire un saut dans le temps, nous l'avons vu, mais ce saut est limité à une centaine d'années (il n'y avait pas de photo avant !)... La photographie peut mieux faire : l'astrophotographie capture l'instant T qui s'est produit il y a des milliers voire des millions d'années... Les corps célestes se trouvant à plusieurs milliers d'années-lumière [ 1 année-lumière = 300.000(km) x 365(jours) x 24(heures) x 3.600(secondes) = 9.460.800.000.000 kilomètres ou 9.500 milliards de kilomètres !!! ] nous montrent leur réalité d'il y a plusieurs dizaines de milliers, voire de millions d'années au moment où nous les fixons sur nos images aujourd'hui... cela sous-entend qu'il est très possible que nous les voyons jeunes alors qu'ils ont déjà disparus depuis des centaines d'années...

Après son action sur le temps, la photographie peut également nous permettre la visualisation de l'invisible ! On a déjà parlé sur d'autres pages des techniques de photo infrarouge (je n'en reparlerai pas ici). On peut aller encore plus loin dans le spectre électromagnétique, bien que les photographes amateurs ne soient pas en mesure de le faire, utiliser des longueurs d'onde encore plus courtes et créer des images radiographiques. Mais plus mystérieux encore, photographier l'effet Kirlian... certes, l'effet Kirlian n'a plus rien à voir avec la photographie (puisque n'utilise plus la lumière —et plus largement une partie du spectre électromagnétique—) mais il est très possible de fixer cet effet sur une photographie.

Macro et surtout microphotographie nous ouvre un tout autre monde, nous rapprocher du petit monde ou du micro-monde voire du nano-monde...

Bien sûr, l'homme est incapable de tout cela... seul le photographe est un super héro grâce à son matériel et ses techniques photographiques...

Soyez un explorateur, tirez parti de vos super pouvoirs de photographe pour fouiller tous les types de photographie. Faire des photographies standard est très bien et vous gardera certainement occupé à apprendre toute votre vie... cependant, lorsque vous sentirez qu'il est temps d'élargir vos horizons, il y a tellement d'autres choses à essayer...

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PSYCHANALYSE DES RÉSEAUX SOCIAUX ?

Il y a déjà un certain temps, j'ai répondu à une question au sujet de mon désamour —et le mot est faible !— pour les réseaux sociaux (chercher ici). Voilà que l'on m'interpelle sur le fait que ma réponse était un peu rapide et épidermique et que ce serait une bonne idée d'approfondir un peu... Ne sachant pas du tout où classer cet article, je n'allais pas créer une page complète pour un seul article (!), je vais donc considérer mes réflexions comme des divagations et donc elles seront très bien installées ici !...

Permettez-moi de commencer l'article par une —excellente— question : sans que vous ne le leur ayez rien demandé, il y a des personnes qui vous conseillent, vous reprennent, vous font la leçon. Selon elles, vous n'avez absolument rien compris, vous
êtes bête, et ces coachs autoproclamés ont toujours la connaissance, la solution. Pourquoi ?

Ces gens détiennent (ils le pensent vraiment !) la science infuse mais la science au sens large, omniscient qu'ils sont depuis le jour de leur naissance, détenteurs de l'encyclopédie universelle. Entre parenthèses, sans surprise, sans rien connaitre des virus et comment ils fonctionnent, sans rien connaitre des vaccins et comment ils fonctionnent, sans rien connaitre des ADNs (nucléaire et mitochondrial) ni des différents ARNs ni comment ils fonctionnent, ces "drôles" "savent" aussi régler la crise sanitaire bien mieux que les plus grandes sommités internationales... et d'autant mieux qu'ils n'ont aucune formation et même aucune idée du processus épidémique !. Celles et ceux qui savent toujours tout mieux que tout le monde, à commencer par l'interlocuteur qu'ils ont face à eux, ont évidemment un problème... mais pourquoi ? Pas parce qu'ils collectionnent les doctorats —oh non !—, pas parce qu'ils sont diplômés de toutes les grandes écoles —oh non !—, et même pas parce qu'ils sortent de la cuisse de Jupiter, non, mais bien à cause de quelques rouages psychologiques grippés. Je m'explique.

Je pense que tout tient en deux mots Narcissisme et Fragilité. Au risque d'enfoncer des portes ouvertes, je rappellerai —d'abord à celles et à ceux qui pensent que personne ne peut savoir plus et mieux que les autres et que la connaissance tombe du ciel— que la connaissance ne trouve sa source que dans l'étude, l'analyse et l'expérience... tout "savoir" qui ne rassemble pas ces trois éléments n'est pas un savoir (!), c'est au mieux en embryon de formation et au pire que de l'esbroufe !!!...

La psychologie a analysé l'hyper-individualisme qui ne date pas d'hier mais qui devient une véritable contagion dans le monde contemporain —bien plus contagieux que la peste ou la lèpre (ce n'est pas peu dire ! Le covid-19 est un petit joueur en comparaison)—. Ces ultimes détenteurs du "savoir" présentent une caractéristique commune : le narcissisme. Alors que l'assurance apparente de leur discours pourrait laisser croire à une base solide, elle cache en réalité une sérieuse fragilité, fragilité née et longtemps alimentée par des doutes et des angoisses... L'angoisse est dangereuse pour la santé mentale... il faut la calmer à tout prix !... Et il semblerait que le seul moyen (pour eux) de la faire disparaitre est de se convaincre de l'absence (ou la disparition) du déclencheur de cette angoisse... L'inculture est angoissante ? On se persuade de ses connaissances infinies et le tour est joué !... Cela explique pourquoi plus sa compétence est absente et plus on expose une science présupposée (et fantasmée).

Ces personnes ne laissent —et ne peuvent se permettre de laisser— aucune place à un interlocuteur car le non-savoir de l'autre leur révèle leur propre non-savoir et fait donc resurgir leur angoisse. Ce n'est pas très clair ? OK, laissez-moi vous donner un exemple : à force d'utiliser vos compétences professionnelles, vous finissez par oublier certaines connaissances de base —c'est inévitable !— mais vous n'avez pas conscience de cet oubli jusqu'au jour où un jeune stagiaire vous interroge au sujet de cette connaissance oubliée... le non-savoir du stagiaire vous renvoie donc votre propre non-savoir sur le sujet au moment de lui expliquer !... Accepter ce fait c'est affirmer sa vulnérabilité, reconnaitre son inconsistance —sur un point bien précis— et ainsi assumer son absolue non toute-puissance !!! Le sachant aime rechercher cette faiblesse de manière à la combler au fur et à mesure de son apparition. Et c'est justement cela qui est insupportable aux inconsistants !!! —contrairement à vous qui n'êtes pas atteint de ce symptôme puisque vous lisez ce site pour combler les quelques lacunes photographiques que vous avez trouvées derrière votre viseur—. Une personne équilibrée comble ses connaissances incomplètes par l'étude, alors que les personnalités narcissiques tentent —sans y parvenir— de masquer leur vide profond par un bel emballage —pour le rendre présentable—. Aussi débiles soient leurs arguments, ces gens cherchent dans le regard de leur interlocuteur une façon de se rassurer, car même si leur nullité est refoulée —n'est plus consciente— la seule chose qu'ils savent au fond d'eux c'est qu'ils ne savent pas/ne savent rien...

Comme souvent en psychologie, l'origine d'un tel fonctionnement déviant, se retrouve dans l'enfance. Ces personnes peuvent avoir souffert de carences infantiles, n'ayant jamais su recevoir un regard valorisant, l'image qu'elles ont d'elles-mêmes —qui se constitue dans le regard parental— a pu faire défaut. Et un problème de construction psychologique a la particularité de se renforcer par la reproduction perpétuelle de l'erreur à l'origine du problème !...

Et voilà qu'avec la fin du XXè siècle nait une révolution technologique qui modifie l'univers dans lequel nous évoluons au quotidien... La virtualisation remplace progressivement le réel mais remplace déjà totalement les liens sociaux ce qui accentue encore plus le renforcement du problème et donc ce type de comportement. Sur les réseaux (a)sociaux on doit faire avec une frontière interpersonnelle infranchissable qui nous sépare d'autrui, c'est ce que l'on appelle un écran. L'image devient le seul moyen d'affirmer son individualité —la pensée et la réflexion deviennent secondaires (sont moins importantes) donc plus fragiles—. Et puisque il devient plus important de briller par une forme supposée de beauté que de briller par sa science, on ouvre les vannes, on expose à qui veut le voir (et surtout à qui ne le veut pas !) sa bêtise abyssale... Merci les réseaux (a)sociaux !...

Ce que j'appelle la culture du "like" nuit à la reconnaissance de l'autre, le débat n'est plus possible —déjà les discussions par SMS deviennent vite des dialogues de sourds— donc n'ayant pas de contradicteur en temps réel, on finit par se croire tout-puissant face aux autres. En même temps, puisque l'on veut penser que les choix que nous faisons pour nous construire sont systématiquement les meilleurs, automatiquement, par voie de conséquence, les autres façons d'y arriver paraissent alors inadéquates...

Par définition, ces personnalités peuvent nous imposer la voie (la leur en fait) quel que soit le sujet pour nous démontrer la puissance de leur science. Malheureusement, certains domaines sont plus propices que d'autres pour imposer ses vues —car très personnels (parentalité, maternité) ou totalement fantasmés (OVNI, monstre du Loch Ness, complots)—, ces détenteurs du "savoir" ont ici un véritable boulevard devant eux... dès qu'il n'existe plus aucune règle, le savoir (le vrai) peut être redéfini et donc remplacé par le leur (supposé), donc ils peuvent facilement imposer leurs divagations et les faire "vérité" et "règle"...

Cette façon de faire peut sembler géniale pour exorciser les complexes mais, en réalité, elle peut aussi générer des angoisses chez ces personnes, car elles peuvent se construire un faux "savoir" uniquement pour se rassurer. Au-delà du fait que ce comportement soit insupportable pour leur interlocuteur, il peut aussi fausser les rapports voire empêcher toute relation authentique. Le faux omniscient vit dans le fantasme, comment voulez-vous qu'il construise quelque chose dans le réel ?

Comment réagir face à ces gens ? Puisqu'ils se sont créés une forteresse de "Vérité Suprême", il est tout simplement impossible de leur faire comprendre/prendre conscience de leur délire (puisque c'en est un)... la seule chose que l'on puisse leur opposer est : l'évitement... et si cela peut vous soulager, le mieux reste encore de les enjoindre à... consulter un vrai professionnel de... la psychiatrie...

Peut-on parler de l'effet Dunning-Kruger* ? De l'ultracrépidarianisme* ? De cuistrerie ? Très probablement ! Mais le problème n'est pas là... les réseaux (a)sociaux étant un lieu de concentration de ces personnalités, je ne vois vraiment pas pourquoi je devrais m'y corrompre... Voilà aussi pourquoi je vous stimule à éviter leur fréquentation... il y a risque psychologique pour toute personne saine...

Mais comme cela ne suffisait pas, il faut envisager l'autre face de la même pièce. Avez-vous remarqué la facilité déconcertante avec laquelle de plus en plus de gens parlent d'eux, (presque) exclusivement d'eux. Ils monopolisent la plupart des conversations ou sautent sur la moindre phrase pour se replacer au centre de la discussion. Égocentriques ? Narcissiques ? Vaniteux ? Effet collatéral de ce que je disais précédemment ? Car en effet, dans le cas qui nous intéresse, l'égocentrisme n'est pas (forcément) de mise !... Certains peuvent même se montrer altruistes... D'un point de vue psychologique, il y a plusieurs profils qui les poussent à ne parler que d'eux. Le premier, sans trop de surprise, découle de l'enfance —comme souvent, voir plus haut dans l'article— quand les parents éduquent les enfants en les poussant à être meilleurs que les autres. Résultat, ces personnes prennent très tôt l'habitude de monopoliser toute l'attention donc, dès que la situation le permet, ils reproduiront le même schéma. Dans les cas extrêmes, certains considèrent qu'ils ne sont rien s'ils ne sont pas au centre du monde. De ce fait, ils font tout pour se mettre en avant...

Vous voyez le rapport entre le fait de devoir se sentir le meilleur (et accaparer l'attention) et le fait de faire croire que l'on est plus intelligent et plus beau que tout le monde ?

Mais le fait de ne parler que de soi permet aussi de fuir les émotions des autres. Rebondir constamment sur les paroles de son interlocuteur et recentrer le sujet sur soi permet, d'une part, de couper le discours mais aussi d'éviter les émotions qui peuvent s'en dégager. Parce qu'on refuse d'être touché ou parce qu'on est incapable de gérer ce qui émane d'autrui, on l'annihile bonnement et simplement en se substituant à lui... Ici encore, comme précédemment, on a affaire à des tempéraments angoissés.

Parmi les autres failles psychologiques, on peut souligner un sentiment d'illégitimité, voire d'indignité, une honte ou encore une humiliation à compenser. Tiens, tiens, serait-ce complémentaire de ce qui a été décrit en début d'article ? Le sujet s'arrange pour montrer qu'il n'est pas si illégitime —alors qu'il sait très bien qu'il l'est et qu'il en souffre—. C'est ce que j'appelle le syndrome du petit chef (terme non reconnu par les livres !), cette personne frustrée et rabaissée depuis toujours, se venge en écrasant son entourage —par ses connaissances supposées et par son positionnement au centre de l'univers—. À l'extrême, il écrase les autres en les dévalorisant (tentant de les dévaloriser), leur montre qu'ils sont sous sa coupe. À ce niveau on pourra parler de pervers puisque la notion de sadisme et de goût de faire du mal n'est plus très loin...

Comme je l'ai déjà souligné plus haut, ce genre de personnes n'a même pas conscience du problème... La solution reste la même que précédemment... l'évitement... et si cela peut vous soulager, le mieux reste encore de les enjoindre à... consulter un vrai professionnel de... la psychiatrie...

Il est maintenant temps de recentrer le sujet sur les réseaux (a)sociaux. Encouragés par une certaine télévision vulgaire et exhibitionniste, les selfies partout, les pages des réseaux (a)sociaux —qui sont tous d'exceptionnels catalyseurs—, ces personnages laissent libre cours à leurs fissures psycho-sociopathologiques... Fuyez-les (!) ils sont contagieux !... Mais attendez, que dites-vous, vous au fond de la salle ? Que les réseaux sociaux ne sont pas que négatifs ? Moui ! Qu'ils peuvent aussi permettre de lancer des pétitions pour sauver la terre (ou les pandas) ? Certes, mais croyez-vous sérieusement qu'en récoltant 1.000, 5.000, ou même 100.000 "likes" la terre sera sauvée ? Surtout que vous oubliez —volontairement ou non— l'impact carbone non négligeable de l'informatique en réseaux globaux !

Attention ! Ne me faites pas dire que tous les utilisateurs des réseaux sont des psychopathes, sociopathes ou débiles profonds ! Je n'ai jamais sous-entendu cela ! Il n'empêche que, sur les réseaux (a)sociaux —comme dans la vraie vie—, moins on a de chose à dire et plus on en parle et plus on en parle fort ! Et par voie de conséquence, ceux qui peuvent apporter un vrai contenu sont éclipsés par les absurdités (plus ou moins dangereuses selon les cas) de la majorité de braillards...

Donc, d'une manière générale, y compris en photographie —qui est tout de même le sujet de mon site—, désabonnez-vous de ces cloaques et redécouvrez le plaisir de vous forger votre propre opinion par l'étude, l'analyse et l'expérience... plutôt que vous laisser phagocyter par l'imbecilité omniprésente de ces lieux virtuels !...
___
*je ne vais pas remplir la page en descriptions, vous trouverez tout cela sur internet...

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