Accueil
Index général
Contacter le Webmaster
Note de copyright
Particularités & fonctionnement
Vous pouvez participer
Appel aux internautes
Liens
Dernières mises à jour
Le livre d'or
Qui suis-je ?
Mon matériel (chéri)
La page des débutants
Quelques cotes
Ma galerie photographique
Ma carte blanche
Le tableau d'honneur
Historique de l'appareil photographique
La grande histoire de Pentax®
Les appareils photographiques de l'Est
Quelques modes d'emploi introuvables
Un petit « cours » de photographie
L'alphabet russe
Les logos des marques
Des bricolages pour photographes
Les mauvais plans à éviter absolument
Les théories influençant la photographie
Les fiches techniques
Mise au point sur...
Les secrets d'une photographie
Les tests approfondis
Les tests improbables
Quid du M42 ?
La photo vue par la toute jeune génération
Faire ses débuts en photo argentique
Faire ses débuts en photo numérique
Analogique | Numérique - Une alternative
Manifeste pour la lenteur en photographie
Questions & tuyaux en photo numérique
Quel objectif pour reflex Pentax numérique ?
Un fantasme devenu possible ?
Les foires à la photo - Dénicher des occaz
Un petit tour au laboratoire
Un peu de labo numérique
Choisir son appareil photographique
Quel appareil pour quelle photo ?
Choisir son (ses) objectif (s)
Choisir son statif
Quels accessoires envisager ?
Utiliser / faire revivre les filtres
Vérifier son matériel
Que penser des Kiev et de ceux qui les modifient ?
Acheter un appareil soviétique ?
Qu'est-ce que j'peux faire ? J'sais pas quoi faire !
Les lois d'une nouvelle expérience photographique
De l'acte photographique
Le grand match
Prendre soin de ses appareils photographiques
Où faire réviser/réparer son appareil photo ?
Composition : erreurs fréquentes à éviter plus conseils
Techniques photographiques évoluées
Programmer sa propre évolution photographique
Retrouver l'inspiration photographique
Créer un studio « professionnel » à moindre frais
Projets d'expérimentations
Expériences de paléophotographie
Parlons matériel (pas marque !)
Mes photographes préférés
Quid de la lomographie ?
Dernière minute
Questions / Réponses
1001 trucs à connaître
Et si on essayait de comprendre les photos ?
Et si on essayait l'originalité ?
Et si on s'essayait à la macrophotographie ?
Et si on s'essayait au panoramique ?
Et si on s'essayait à la trichromie ?
Et si on s'essayait à l'autochrome ?
Et si on s'essayait au noir et blanc créatif ?
Et si on se construisait un appareil sténopé ?
Et si on s'essayait au moyen format ?
Et si on s'essayait au grand format ?
Photographier sans lumière ?
Photographier avec un smartphone/une tablette
Photographier avec un compact bas de gamme
Ces petits trucs qui changent tout
La photographie itinérante
Les styles en photographie
La petite histoire d'une photographie
Devenir meilleur photographe
Équipement logiciel de qualité à bas prix !
Que peut-on attendre des logiciels photo ?
Divagations
Peut-on protéger ses créations ?
Le coin des polémiques
Votre labo numérique idéal
Hommage à FERNAND BIGNON
Lettre ouverte aux (futurs) argentistes
Les photographes sont tous C H A R L I E

 

Dans cette section du site « www.thydelor.eu », nous allons envisager les éléments à connaître avant de se lancer dans la photographie numérique. Nous ferons un tour du matériel et des logiciels, mais pas seulement !...

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Le choix de l'appareil photographique Le choix de l'APN -mise à jour 2014-
Le choix du logiciel de traitement d'image Le matériel informatique
La gestion des images Quelques « tuyaux » techniques
Un mini glossaire photographique Quid des smart phones ?
Configurer son boîtier Pixel, vous avez dit pixel ?
La notion de « bruit » En finir une bonne fois avec la résolution !
Viseur optique / viseur électronique : perception différente  

LE CHOIX DE L’APPAREIL PHOTOGRAPHIQUE

Cet article date de 2010, il est achi dépassé mais ne manque pas d'intérêt pour autant, de nombreuses notions envisagées ici restent valables...

Nous parlerons ici uniquement de la photo numérique issue d’un appareil photo. En effet, les débuts de la photo numérique datent de l’invention du scanner ! Il fallait (ou suffisait de) scanner un négatif argentique (ou un positif argentique) pour obtenir une photo numérique ! Ceci sort du cadre de cet article.

Quel appareil photo numérique choisir ?

A l’époque de la photo argentique (c’est fou ce que ça me coûte de parler comme ça !), le choix était relativement simple : on sélectionnait un format de négatif, selon la taille et la qualité de l’agrandissement que l’on souhaitait puis, selon ses besoins et ses moyens, on sélectionnait un appareil dans la gamme de ce format.

Dans les années 1990 (si je ne me trompe pas, cela dit, en cas d’erreur ça ne change rien pour la suite de l’article) est sorti le premier appareil photo numérique « grand public ». Le premier à m’avoir « interpelé » était le SONY® Mavica. Il s’agissait d’un appareil doté d'un capteur CCD de 279.300 pixels (0,3 megapixels, non on ne se moque pas !...) qui stockait les photos analogiquement sur une mini-disquette d'une capacité de 50 photos. Avec ses accessoires supplémentaires, il devenait possible de visualiser les photographies sur un téléviseur, les imprimer ou les envoyer par le réseau téléphonique, sans possibilité de retouche…  Donc le choix, à présent consisterait à choisir la voie classique (argentique) ou la voie numérique. Dans le 2ème cas, le choix était simple puisque tous les appareils numériques de l’époque étaient des compacts.

L’évolution rapide de la technologie a, en 20 ans (!!!) quasiment « tué » l’argentique et, en corollaire, rendu le choix de son appareil photo numérique (APN), dans un premier temps aussi compliqué puis, encore plus compliqué que le choix de son appareil photo argentique… Essayons donc de nous y retrouver dans cette jungle :

En photo argentique, il existait 3 formats

  1. le grand format : plusieurs tailles de négatifs mais tellement grands qu’ils ne se présentaient que sous forme de « feuilles » individuelles
  2. le moyen format : plusieurs tailles de négatifs en rouleaux ayant tous un côté mesurant 6 centimètres (6x7, 6x6, 4.5x6) – sauf un 4x4 qui a rapidement disparu –
  3. le petit format : négatif en rouleau de 24x36 mm
  4. le mini format : en rouleau de 18x24mm et d’autres formats éphémères

A part en grand format (la chambre photographique), tous les formats proposaient 2 « philosophies » :
- l’appareil « reflex » : qui possédait un système de visée permettant de voir l’image telle qu’elle apparaîtra sur le négatif. À part les reflex bi-objectifs qui ont 1 objectif dédié à la visée et 1 objectif dédié à l’exposition sur le film, les reflex sont caractérisés par la présence d’un système optique composé d’un miroir (qui détourne l’image provenant de l’objectif vers l’oculaire –le viseur –) et parfois d’un pentaprisme ou d’un pentamiroir pour permettre une visée redressée à hauteur d’œil.
- l’appareil « compact » : caractérisé par une visée séparée de l’objectif, via une simple « fenêtre » ou via un télémètre qui permet la mise au point. Cette visée déportée ne fournissant qu’une image approximativement semblable à celle qui apparaîtra sur le film. L’absence de miroir et de prisme permet un gain de poids notoire, une baisse notoire du bruit de déclenchement.

En photo numérique (aujourd’hui), il existe 4 formats (mais la tendance semble aller vers la disparition du plus petit) :

  1. le moyen format : un capteur numérique de 6x6 cm ou 4,5x6 cm ou avec une correction de x1,5
  2. le petit format : un capteur numérique de 24x36 mm (dit full frame) ou APS-C : avec une correction de x1,5
  3. le mini format : un capteur numérique dit 1/2.33 pouces soit 6x4 mm (à la louche)
  4. les micro formats : des capteurs numériques divers et variés plus petits que le mini format.

Vous remarquerez que je n’ai parlé ici que de taille de capteur, jamais du nombre de pixels, et c’est volontaire !... Comme pour l’argentique, la qualité intrinsèque d’une image n’est fonction que de la surface sensible (et de la qualité de l’objectif !).

En numérique, il existe 3 « philosophies » :

  1. le compact : qui, au début, possédait les mêmes caractéristiques que ceux décrits pour le compact argentique, et qui, avec le temps, a perdu l’oculaire (le viseur) au bénéfice de l’écran LCD situé à l’arrière. Il est généralement doté de capteurs micro format, mais de plus en plus de capteurs 1/2.33 pouces. En plus, ils proposent un objectif fixe et télescopique, parfois petit zoom, généralement de qualité moyenne (voire médiocre). Il propose des fonctions préprogrammées pour les débutants, parfois la possibilité de travailler en manuel, mais, ce mode n'étant pas « prioritaire » pour l'utilisateur, il n'est pas simple ni pratique d'utilisation.
  2. le bridge : correspond, grosso-modo, à un compact mais qui se rapproche des reflex. Il ne possède pas de système optique de visée type reflex (ce n’est donc pas un reflex), il est doté, au pire d’un capteur de 1/2.33 pouces, au mieux d’un APS-C (je ne doute pas que le full frame arrivera un jour), porte un objectif fixe, zoom, généralement de belle qualité, parfois d’un « hyper-zoom » qui couvre largement toute la gamme qu’on peut souhaiter (et même plus). Il propose des fonctions assez proches du reflex, mais moins « pointues » et des fonctions préprogrammées pour les débutants. Le mode manuel est généralement assez accessible.
  3. le reflex : qui reprend les caractéristiques du reflex argentique avec un capteur petit ou moyen format, des objectifs interchangeables et une ligne d’accessoire quasi illimitée. Généralement il s'adresse à des utilisateurs rodés à la photographie, de ce fait, si en entrée de gamme il propose des fonctions préprogrammées pour les débutants, en sortie de gamme, ces fonctions sont devenues inexistantes.

Çà c’est la théorie ! En pratique, la politique du « toujours plus » qui occupe la photo numérique, depuis ses débuts, a pousser les fabricants à créer tous les intermédiaires possibles ! On trouve des compacts APS-C à objectifs interchangeables, et même (!!!) des appareils qui se réclament être des reflex mais qui ne possèdent ni miroir, ni pentaprisme !!!

Ensuite, vient le problème (je me retiens pour ne pas parler « d’arnaque ») du nombre de pixels… On a vu plus haut que la qualité était fonction de la taille de sa surface sensible, le nombre de pixels ne permet que d’obtenir un agrandissement plus ou moins important !... C’est ainsi qu’on trouve des compacts « premier prix » avec un capteur « micro format » de piètre qualité « rivaliser » (en nombre de pixels) avec des reflex professionnels à 2000~3000€ (sans objectif !)…

Vous voyez, ce n’est pas simple de s’y retrouver… Nous allons donc faire un petit tour du « propriétaire ». Je ne vous dirai pas, en fin d’article, d’acheter tel appareil plutôt que tel autre mais j’espère vous donner les clés pour choisir au mieux de vos intérêts…

LE MOYEN FORMAT NUMERIQUE
Le moyen format numérique regroupe deux types très distincts :

  1. l’APN numérique de « naissance », qui est construit autour de son capteur (comme c’est le cas pour les autres formats en numérique).
  2. le dos numérique. C’est un accessoire contenant tout ce qu’il faut pour faire de l’image numérique, sauf l’appareil ! Cet accessoire est prévu pour être adapté sur les appareils moyen format argentiques et les transformer ainsi en APN.

Quel que soit le groupe, vous avez face à vous un capteur de 6x6 cm ou 4,5x6 cm. Vu la surface du capteur, vous avez des appareils délivrant des images de 40 à plusieurs centaines de millions de pixels (22, pour le MAMIYA ZD, le premier)  ! De quoi faire des images pouvant couvrir un mur !... Notons, au passage, que plus le nombre de pixels par image augmente et plus l'ordinateur qui devra traiter l'image devra être puissant !... En plus, le « gigantisme » du capteur impose le même « gigantisme » au système optique, aux objectifs etc... donc le poids au bout du bras sera aussi important que celui de l'image dans la mémoire de l'ordinateur...

Que vous souhaitiez acquérir un dos numérique ou un APN moyen format, sachez que vous devrez débourser, au bas mot 10.000€ -sans objectif- (et il n’y a pas de limite supérieure !...). A cela, il faut ajouter le prix d'une chaîne informatique de premier plan (grande capacité mémoire, énorme disque dur, multiprocesseur puissant...).

Juste pour saliver, voici quelques exemples d’APN moyen format :


LES APPAREILS « COURANTS »
À part le moyen format exclusivement professionnel (au moins du point de vue du prix), ici, il ne faudra plus considérer le format mais plutôt l’usage que vous souhaitez faire de votre APN. Sans compter que dans l’extrémité supérieure de la gamme des APN reflex petit format, le prix rejoint allègrement celui des APN moyen format !...

Comparons les trois grands systèmes:
l'APN COMPACT
Avantages Notoires
Avantages Accessoires
Inconvénients

- Très petite taille.
- Tout petit poids.
- Petit prix par rapport aux autres systèmes.
- Vu la surface du capteur, les optiques sont minimales donc peu chères.
- Propose des zooms modestes pour ne pas perdre trop de luminosité et de qualité.

- Propose de nombreux modes d'exposition pré-programmés qui permettent aux débutant de réussir de belles photos sans se « casser la tête »
- Propose généralement des fonctions intégrées d'effets spéciaux qui évitent l'utilisation (et l'acquisition) de logiciels de traitement d'image.
- Propose généralement des gadgets qui raviront les photographes débutants.
- Proposent -presque- tous un mode vidéo (sans intérêt pour ce site !)
- Capteur « ridicule », même si le format 1/2.33" semble prendre le dessus.
- De plus en plus souvent alimenté par une batterie propriétaire difficile à remplacer au bout de quelques mois.
- Ne propose jamais (à ma connaissance) la possibilité de prise en vue en format RAW permettant un travail « sérieux » de l'image finale et l'évolution en photographie numérique.
- L'accès au mode manuel (pour le photographe en cours d'évolution) n'est pas vraiment aisé donc quasiment inutilisable.
- Ne propose plus de viseur optique. La visée sur l'écran LCD est difficile en forte luminosité et en plus consomme énormément d'énergie.
-La plage de sensibilité est assez faible et le bruit en faible lumière est important.
- L'appareil étant sensé tout gérer, le photographe n'a quasiment aucune maîtrise de l'image finale.

Il faut souligner que les prix des compacts sont de moins en moins « serrés » mais cela s'explique par le fait que les capteurs s'agrandissent et que les objectifs sont de meilleure qualité. Attention tout de même, cette remarque ne concerne pas tout le monde ! Nombreuses sont les marques qui préfèrent courir après un nombre de pixels permettant un agrandissement énorme de photos de très mauvaise qualité (due à un tout petit capteur !...)

N.B. : j'ai décrit ici le compact « classique ». Il existe maintenant des compacts avec de « grands » capteurs et même avec des optiques interchangeables (il semblerait aujourd'hui que toutes les grandes marques se dirigent dans cette direction) ! Mais la philosophie reste toujours la même, seuls les prix et la qualité finale sont modifiés, le public concerné reste le même !...

Donc, à qui est destiné l'APN compact ?

Je serai tenté de dire à « tout le monde » ! Mais je vais préciser un peu :
- Si vous êtes un « consommateur » d'images, c'est à dire une personne qui aime posséder une photographie d'un instant, la regarder puis la jeter, c'est l'appareil idéal pour vous ! Essayez de trouver un compact avec le moins de pixel possible (ce sera encore moins cher) et vous aurez en permanence un excellent outil pour vos instantanés.
- Si vous ne concevez la photographie que pour une exposition sur écran (ordinateur, télévision, cadre numérique, etc.), ce type d'appareil pourrait largement vous suffire ! Essayez de trouver un compact avec le moins de pixels possible (ce sera encore moins cher) et vous serez comblé par sa versatilité.
- Si vous souhaitez faire de la photo, que vous souhaitez conserver certains clichés sur papier, que vous ne souhaitez pas vous lancer dans des cours techniques, faire de la photo artistique ou de reportage, le compact peut être fait pour vous ! Il faut dans ce cas un peu plus de pixels, mais sachez que pour une photo papier de taille « classique » (10x15 cm) un appareil de 1,3 MPixels est largement suffisant (si toutefois vous en trouvez encore, ce qui m'étonnerai !). Souvenez-vous : beaucoup de pixels sur un petit capteur est une hérésie ! Vous achetez (cher) la possibilité de faire des agrandissements d'une photo dont la qualité intrinsèque interdit l'agrandissement !!! Je ne parle là que des APN micro format, pour les 1/2.33" et plus, l'agrandissement est très possible mais 10 MPixels (ou plus) ça ne vous servira à rien si vous voulez des tirages inférieurs à la taille d'une feuille de papier standard (A4)
- Si vous êtes un photographe émérite et que vous souhaitez un « bloc note » ou un « cahier de brouillon » ou tout simplement vous ne souhaitez pas traîner des kilos de matériel avec votre reflex, ce compact pourra vous être précieux !

Voici quelques exemples de compacts. Attention, il ne s'agit pas de conseil d'achat !!! Simplement des images pour figurer leur morphologie !!!

Ce compact propose un objectif interchangeable mais son prix est identique à celui d'un bon reflex.

Et puis, pour les puristes ou les amoureux (dont je suis), voici enfin la philosophie du compact télémétrique (comme au bon vieux temps de l'argentique !) mitonné au numérique !!! Bien sûr, le prix (ouffff...) mais bon, un grand capteur, des objectifs interchangeables (parfois) et, contrairement à la description générale faite ci-dessus, laisser au photographe la maîtrise totale de l'image finale, ...on peut rêver :



l'APN BRIDGE
Avantages Notoires
Avantages Accessoires
Inconvénients
- Prise en main agréable (beaucoup plus que les compacts, mais beaucoup moins que les reflex)
- Petite taille (beaucoup plus gros que le compact, mais beaucoup moins que le reflex)
- Petit poids (beaucoup plus lourd que le compact mais beaucoup moins que le reflex)
- Contiennent généralement des capteurs de « grande » taille, le format 1/2.33" est la norme et de plus en plus le format APS-C y trouvera sa place.
- Propose (généralement) une visée à hauteur d'œil à travers un oculaire.
- La visée se fait sur un mini écran qui, en plus de l'image permet d'afficher des aides, type règle des 1/3 et histogramme ainsi que l'aspect et l'exposition de l'image finale avant le déclenchement.
- Propose des zooms d'amplitude moyenne qui conservent une bonne luminosité et une bonne qualité. Certains proposent même un hyperzoom, d'une amplitude extraordinaire (type 27~600mm) avec toutefois une très bonne qualité et une grande luminosité (mais pas tous !... attention même des grandes marques fournissent des hyperzoom avec un objectif très moyen !)
- Permettent (malheureusement pas tous) plusieurs formats dont le RAW pour une évolution en photographie numérique.
- Permettent l'utilisation de mode manuel, avec maîtrise plus grande sur l'image finale (mais encore loin des APN reflex)
- Certains proposent des objectifs amovibles.
- Proposent de nombreux modes préprogrammés pour les débutants (comme les compacts).
- Il existe souvent des fonctions internes de traitement d'image (comme certains compacts)
- Proposent -presque- tous un mode vidéo (sans intérêt pour ce site !)
- Le principal inconvénient est l'objectif fixe. Ce qui exclue donc les quelques bridges à objectif amovible ainsi que les bridges hyperzoom dont l'amplitude focale couvre tous les besoins de l'utilisateur. Il faut toutefois souligner l'importance du choix de son bridge à objectif fixe, qu'il soit doté d'un hyperzoom ou non : bien vérifier la qualité de l'objectif !!! Il existe de nombreux zooms (y compris hyperzoom), même de marque prestigieuse, qui ne présentent pas une grande stabilité de leur axe, voilà un gage de photo floues. De même vérifier la rapidité du zoom (son ouverture), à f/2.8 en grand angle et à f/5 ou moins en hyperzoom c'est bien, mais c'est loin d'être une généralité.
- La possibilité d'accès au format RAW est loin d'être systématique (même parmi les marques prestigieuses !), à vérifier si vous souhaitez évoluer en photographie numérique.
- Les possibilités de maîtrise de l'image finale laissée au photographe sont beaucoup plus développées que sur les compacts, mais sont très loin de ce que permettent les reflex.
- Les fabricants semblent encore trop convaincus que les bridges sont destinés aux amateurs et se permettent donc des fantaisies inacceptables...

Il faut souligner que les prix des bridges sont de moins en moins « serrés » mais cela s'explique par le fait que les capteurs s'agrandissent et que les objectifs sont de meilleure qualité. Attention tout de même, cette remarque ne concerne pas tout le monde ! Nombreuses sont les marques qui préfèrent courir après un nombre de pixels permettant un agrandissement énorme de photos de qualité moyenne !...

Donc, à qui est destiné l'APN bridge ?

- Si vous êtes un photographe débutant mais souhaitant évoluer, ce sera le compagnon idéal ! Veillez uniquement à bien choisir celui qui ne freinera pas votre évolution (lire la liste pour/contre) !!!
- Si vous êtes un photographe émérite et que vous souhaitez un « bloc note » ou un « cahier de brouillon » ou tout simplement vous ne souhaitez pas traîner des kilos de matériel avec votre reflex (comme de nombreux baroudeurs) ou tout simplement si vous ne voulez pas tuer votre reflex hors de prix lors de balades « à risque », ce bridge (surtout en hyperzoom) pourra vous combler ! Le tout étant de bien le choisir ! Bien sûr il ne vaudra jamais votre reflex, mais à ce prix ... vous serez gagnant (c'est d'ailleurs la raison de mon choix de bridge comme « troisième » boîtier).

Voici quelques exemples de bridges. Attention, il ne s'agit pas de conseil d'achat !!! Simplement des images pour figurer leur morphologie !!!

J'aurais bien aimé vous exposer, comme pour les compacts, des bridges de rève, seulement voilà, il n'y en a pas et il n'y en aura certainement jamais...

l'APN REFLEX
Avantages Notoires
Avantages Accessoires
Inconvénients
- Offre une visée à hauteur d'œil ET à travers un système optique. L'image n'étant pas reconstruite sur un mini écran sa résolution est celle de l'œil. De plus en plus, le champ de couverture de l'oculaire est de 100%, c'est à dire que vous voyez exactement ce que verra le capteur. Le viseur optique est et restera toujours le plus lumineux (et le moins gourmand en électricité). Attention ! des petits malins ont construit un « reflex » avec visée sur un mini écran !... Ce n'est donc pas un reflex... mais un bridge évolué et à objectifs interchangeables, mais un bridges quand même !!!
- Offre un grand capteur, au minimum de format APS-C, au mieux Full Frame. Attention, le même petit malin qu'au dessus a équipé son nouveau « reflex » d'un capteur 1/2.33" !...
- Ici il n'est pas question de faire la course au nombre de pixels (on voit même des reflex de dernière génération offrir moins de pixels que la génération précédente !) mais de l'image de haute qualité.
- Les objectifs sont systématiquement interchangeables et leur choix est quasiment infini. Je ne parle même pas de la qualité !
- On entre ici dans le monde professionnel ou amateur éclairé et exigeant.
- Le délai de réaction, la vitesse et la précision de la mise au point, le nombre d'images par seconde, la taille du buffer d'image, la rapidité d'écriture sur la carte mémoire, la précision de l'exposition, la qualité de fabrication, le confort de prise en main et d'utilisation sont sans aucune commune mesure avec les bridges.
- La maîtrise de l'image finale est à 100% laissée au photographe.
- Tous les modes d'exposition classiques sont systématiquement à portée de main. Tous les paramètres de prise de vue sont 100% accessibles, directement depuis le boîtier, sans passer par des menus interminables.
- Le format RAW est systématique, l'association RAW + JPEG aussi, et il existe même d'autres formats possibles (TIFF)
Bref, je ne vais pas m'étendre, ici, c'est du lourd !
- Certains reflex d'entrée de gamme proposent des modes préprogrammés d'exposition pour les débutants. C'est une option intéressante, mais le débutant ne sachant pas si une évolution lui convient, doit-il investir dans un reflex ? Peut-être, peut-être pas !
- Proposent -presque- tous un mode vidéo (sans intérêt pour ce site !)
- Même en entrée de gamme, leur prix peut être un frein ! N'oublions pas qu'un reflex est vendu nu (sans objectif) ou livré avec un objectif « basique » qu'il faudra de toute façon remplacer par un objectif de qualité...
- Leur taille et leur poids est sans commune mesure avec les bridges, mais bon, leur qualité de fabrication, les matériaux composant le boîtier et le système optique de visée sont à ce prix.
- La difficulté d'utilisation (pour les débutants) peut être un frein non négligeable.

Donc, à qui est destiné l'APN reflex ?

- Si vous êtes un photographe émérite ou un débutant qui souhaite ardemment s'accrocher pour évoluer, alors le reflex est fait pour vous... Je ne dis pas que les autres en sont écartés mais, pour eux, il faut savoir si l'investissement en vaut la peine...

Voici quelques exemples de reflex. Attention, il ne s'agit pas de conseil d'achat !!! Simplement des images pour figurer leur morphologie !!!

Je ne pourrai pas, ici non plus, vous montrer des reflex de rêve... ils le sont tous !...

ATTENTION : LIRE LA MISE À JOUR EN 2014 ici...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


LE CHOIX DE L’APN -mise à jour 2014-

Tout ce que vous avez pu lire dans le premier article de cette page (ici) était déjà relativement complexe, mais, visiblement, les spécialistes du marketing ont estimés que compliquer les choses encore un peu plus ne pourrait que faire augmenter les ventes... et voilà le constat que nous devons faire aujourd'hui en 2014 : tout est chamboulé, on ne sait vraiment plus à quel saint se vouer !...

Certes les compacts sont restés des compacts, bien sûr leurs capteurs se sont un peu améliorés mais sont restés aussi petits et avec beaucoup plus de pixels, ce qui n'est pas franchement une bonne chose. Certes les bridges sont restés des bridges, bien sûr leurs capteurs se sont un peu améliorés mais sont restés aussi petits avec beaucoup plus de pixels, ce qui n'est pas franchement une bonne chose, bien sûr leurs zooms se sont encore modifiés dans le sens des super-hyper zoom (...) on n'en est pas encore au 1~1000mm équivalent 24x36 (cette plage de focale fantaisiste m'a toujours servi pour faire de l'humour) mais on va finir par y arriver (et adieu mon trait d'humour !!!). Certes les reflex sont restés des reflex, bien sûr leurs capteurs se sont un peu améliorés, bien sûr la tendance actuelle va vers des capteurs 24x36 (plein format) mais le format APS-C n'est pas mort... bien sûr chez les reflex aussi le nombre de pixels offerts par les capteurs augmente encore (mais jusqu'où veulent-il aller ?????????????) et ce n'est pas forcément une excellente idée...

Jusque là, tout va bien (si on peut dire). Mais voilà, il y a relativement peu de temps qu'est apparu le concept du « compact hybride » (oh pardon, on n'a plus le droit de les appeler comme ça... c'est indigne... ce sont des compacts à objectifs interchangeables ou COI !). et bien cette "nouvelle" catégorie a pris tellement d'ampleur qu'elle finit par brouiller les cartes... On se retrouve aujourd'hui en 2014 avec des COI de très petite taille, de très petit poids avec de très grands capteurs (APS-C et même plein format !!!), avec des objectifs interchangeables, les qualités inhérentes aux grands capteurs (profondeur de champ limitée, grande plage dynamique, peu de bruit en basse lumière, grande précision, onctuosité des images), bref voilà que ces compacts se lancent à l'attaque des reflex qui eux, se retrouvent être des bêtes énormes et lourdes et.. tape à l'œil !... Et si ce n'était que ça !... Le reflex, par définition, utilise un miroir mobile avec une usure mécanique qui donne des signes de faiblesse après 50.000 à 200.000 déclenchements, les COI, eux, ne possédant pas ce système "fragile" se retrouvent libérés de cette "faiblesse"... Tous les reflex ne proposent pas encore de visée optique à 100% (même si c'est de plus en plus souvent le cas) alors que tous les COI ne proposant pas de visée optique, permettent systématiquement une visée à 100% !... Cela voudrait-il dire que l'âge d'or des reflex se termine ? Certes, la visée optique des reflex est beaucoup plus agréable que la visée sur l'écran LCD des COI, mais les COI proposent de plus en plus de viseur électronique. Ces "viseurs électroniques" sont encore loin de concurrencer la qualité des viseurs optiques mais ils s'améliorent de jour en jour (on a déjà des viseurs électroniques très précis avec plusieurs millions de points)... et il existe maintenant des COI avec viseur optique !!! Mais où va-t-on ? Que les reflex soient condamnés à mort à court terme ne me dérange pas franchement (du moins, cela ne m'empêchera pas de dormir !) mais je ne comprends franchement pas pourquoi des constructeurs "s'amusent" à s'auto-concurrencer en fabricant en même temps des reflex et des COI haut de gamme appelés à "remplacer" les reflex... Surtout qu'un COI haut de gamme vaut bien le prix d'un reflex à caractéristiques identiques...

Allez vous y retrouver au moment de faire votre choix de boîtier... Bien sûr, les COI haut de gamme ne proposent pas encore de finitions à la hauteur des reflex (enfin, des reflex de "classe"), bien sûr, les COI haut de gamme ne proposent pas encore de tropicalisation (mais tous les reflex ne le proposent pas non plus !) mais ce manque devrait être très simple à combler...

Il ne reste donc plus que deux différences entre un reflex et un COI haut de gamme :
- le poids : un COI haut de gamme pèse de 50 à 75% du poids d'un reflex... c'est intéressant pour qui veut voyager loin ou pour qui présente une musculature déficiente MAIS pour la stabilité de la visée, un boîtier trop léger est aussi inefficace qu'un boîtier trop lourd et les images floues qu'ils délivrent tous deux en témoignent...
- la taille : un COI haut de gamme mesure au moins 50% de la taille d'un reflex... ce qui "rabaisse" le propriétaire de reflex au rang de "m'as tu vu" (pour ceux qui ne connaîtraient pas cette dénomination, ce n'est franchement pas flatteur !). Certes, pour qui veut faire de la photo de rue (très difficile en France à cause de la législation, et certainement dans d'autres pays également), la petite taille du COI haut de gamme peut présenter un avantage, mais, franchement, même le meilleur des COI haut de gamme actuel fait encore très cheap et très amateur (au sens péjoratif, rien à voir avec les photographes amoureux et non rémunérés).

J'avoue avoir eu la chance de tester certains de ces COI haut de gamme, j'avoue que la qualité des résultats est bluffante, elle vaut bien celle des reflex... mais j'avoue également que faire de la photo avec un boîtier de quelques grammes en main ("main" volontairement sans "s" puisqu'on n'a plus l'obligation d'utiliser ses deux mains pour bien maintenir son appareil et tirer partie de toutes ses fonctions -comme le test de profondeur de champ-) est bien frustrant... je passe déjà pour un fossile quand je dis aimer la photo argentique, encore plus quand je dis aimer le moyen format argentique, alors allons-y, j'assumerai aisément de passer aussi pour un fossile en disant qu'un COI, si haut de gamme puisse-t-il être, ne remplacera jamais un reflex à mes yeux, et pas uniquement parce que j'ai l'habitude d'utiliser des reflex, puisqu'en argentique j'utilise des tas de boîtiers et également des compacts... Et tant pis si je dois me promener avec un sac à dos de 10 kg, j'ai l'impression de ne pas faire sérieusement de la photographie avec un COI, même très haut de gamme...

Bien sûr, cela n'est que mon avis, vous êtes tout à fait en droit de penser le contraire, mais si vous pensez avoir le budget pour un COI haut de gamme (qui est proposé au même prix qu'un reflex, je le rappelle), ne vous focalisez surtout pas sur le COI, testez aussi les reflex de même gamme... et c'est la sensation du boîtier dans votre main qui devra orienter votre choix final et surtout pas l'effet de mode du COI...

D'autant que si le COI haut de gamme réussira un jour à tuer le reflex (peut-être...), soyez sûr qu'un nouveau concept réussira bien vite à tuer le concept du COI... d'où, encore une fois, l'intérêt de préférer la photographie argentique... la photographie argentique est morte, dit-on, non, elle a atteint la sérénité en cela qu'elle n'est plus tourmentée par le ressac des modes qui changent en permanence...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


LE CHOIX DU LOGICIEL DE TRAITEMENT D'IMAGE

Maintenant que vous avez choisi votre APN, vous n'avez effectué que la première étape !... Et c'est en cela que la photographie numérique complique les choix par rapport à la photographie argentique !... Vous avez fabriqué une image, soit. Et maintenant ?

Si vous ne faites pas partie des photographes « consommateurs » d'images, ces photographes qui prennent une photo, qui la regardent et la jettent, vous aurez besoin de la « travailler ». OK, mais avec quoi ? Si vous trouvez votre plaisir dans le souvenir qui s'attache à la photo, aucun logiciel sera indispensable ! Les fonctions éventuellement incorporées à l'appareil peuvent suffire ! Si vous souhaitez recadrer une image, de nombreux appareils savent également le faire en interne, sinon, un logiciel de dessin « basique » comme celui fourni par défaut avec votre système d'exploitation (comme Paint® sous Windows®) peut largement suffire.

Si vous souhaitez aller un peu plus loin, il existe une multitude de programmes de dessin en téléchargement gratuit sur internet, il suffit d'en tester quelques uns pour faire son choix. Je n'ai aucun conseil à vous donner pour le logiciel de « base », il suffit de voir ma page d'accueil de « www.thydelor.eu » pour constater que pour ce genre de travail, j'utilise toujours une vieillerie qui fonctionnait déjà sous Windows 95® (PaintShopPro 5®). Le logiciel de dessin doit vous convenir au même titre que l'APN vous convient !... Le meilleur logiciel, comme le meilleur APN est celui qui collera au plus près à votre façon de faire !...

Si, maintenant, vous souhaitez travailler vos images en profondeur, le choix de logiciel se limite de plus en plus !... Il y a les références en la matière :

Adobe Photoshop®
C'est le plus connu, tout le monde en a entendu parler, le plus complet, le plus puissant, le plus cher ET le plus difficile à utiliser. Personnellement j'ai eu la « chance » de l'obtenir gratuitement en version (à peine bridée) 5 SE bundle avec le Pentax EI 2000. Après des mois de tests, l'achat de manuels, de recherches de tutoriels sur internet j'ai pu entrevoir la portée de ce logiciel ! Mais si c'est effectivement le logiciel des professionnels de l'image, ce n'est probablement pas celui destiné au plus grand nombre !... D'ailleurs je ne m'en sers qu'exceptionnellement, uniquement pour un travail en profondeur de mes images, et il n'a jamais été question d'acheter une mise à jour !...
Je sais qu'il est facile de télécharger des versions pirates de Photoshop®, mais, d'une part, c'est fortement puni par la loi, et, d'autre part, vaut-il la peine d'encourir les foudres de la justice pour obtenir un logiciel dont on ne pourra jamais utiliser plus d'1% de ses capacités ? C'est à chacun de répondre !...
Adobe Photoshop Elements®
Adobe® a sorti, il y a quelques temps déjà, une version plus accessible (en terme de prix et de facilité d'utilisation) de Photoshop®. Elements® peut même être obtenu gratuitement en bundle avec certains ordinateurs (c'est mon cas, où Adobe Photoshop Elements 8 en version complète a été préinstallé sur le disque de mon nouveau portable). A l'achat, il est très accessible, et pourra satisfaire à l'ensemble des utilisateurs, même les plus exigeants. Cela dit, s'il est plus simple d'utilisation que son « grand frère », il demandera quand même de gros efforts d'apprentissage.
Corel PaintShop Photo Pro®
Sans pouvoir être mis sur la même marche qu'Adobe Photoshop®, à prix identique, offre les mêmes possibilités qu'Adobe Photoshop Elements® voire plus... Son seul réel défaut : l'interface et donc l'utilisation est assez hermétique et son système d'aide est complexe ! Avantage non négligeable : les mises à jour gratuites pour les RAW des nouveaux APN (contrairement à Elements qui oblige à passer d'une version à la suivante, en payant !!!)
Jasp/Corel Paint Shop Pro®
Ce n'est pas vraiment un logiciel photo, contrairement à son grand frêre -ci-dessus-, mais permet de travailler des images grâce à des outils puissants.
The GIMP®
Nous voilà entré dans le monde des logiciels gratuits ! Là c'est du lourd ! Un logiciel gratuit qui veut concurrencer Adobe Photoshop® ? Et bien il s'en tire plutôt pas mal ! Ce n'est pas encore un Photoshop®, mais entre ce qu'il sait faire et les modules gratuits qu'on peut lui adjoindre, il devrait pouvoir tenir tête à son concurrent hors de prix ! Si vous êtes de ceux qui cherchent absolument à effectuer des téléchargements, optez donc pour des téléchargements légaux et gratuits... The GIMP® est puissant, d'un abord plus simple (pas besoin d'acheter 36 livres explicatifs) et largement suffisant pour la majorité des photographes amateurs.
Photo Filtre®
Voilà un autre logiciel gratuit en téléchargement. Il est beaucoup moins puissant que The GIMP® mais apporte une façon de travailler et des moyens agréables de retravailler ses photographies.

Cette liste n'est pas exhaustive (bien sûr) vous pourrez trouver d'autres logiciels dans d'autres parties du site (ici, ici, etc) mais pourquoi ne pas commencer par se faire une idée avec ces logiciels avant de vouloir aller trop loin ! Le plus important et de savoir utiliser son APN, savoir construire une image (voir la rubrique « un petit cours de photographie »), le reste n'est qu'accessoire ! Souvenez-vous, une bonne photo n'a pas besoin d'être retouchée au laboratoire, une bonne photo numérique n'a pas besoin d'être retouchée à l'ordinateur !...

Et enfin, si votre niveau photographique a atteint le point « hors du format RAW, point de salut », il faudra envisager, en plus, l'acquisition d'un « dérawtiseur ». Généralement, chaque APN capable de fournir des fichiers RAW est accompagné d'un logiciel capable de « dérawtiser » ses RAW ! Et pour cause, les RAW d'un appareil sont si différents des RAW d'un autre appareil de la même marque qu'il est peu probable de trouver un programme capable de « dérawtiser » tous les fichiers RAW du marché... Voyons cela :

Dérawtiseur Propriétaire
Il est impossible de dresser la liste des logiciels fournis avec tous les appareils du marché. Sachez simplement qu'ils ont tous un point commun : ils sont très moyens... et en plus bridés à un seul appareil !... Ainsi, si comme moi, vous possédez plusieurs appareils, le travail ne sera pas vraiment simple, s'il faut apprendre à utiliser 36 logiciels différents !...
Adobe Camera RAW®
Les logiciels Adobe Photoshop®, Photoshop Elements® et même Lightroom® ne savent pas « dérawtiser » ... mais ils possèdent un module externe qui fait cela pour eux : Adobe Camera Raw®. Ce « dérawtiseur » est très efficace, même si ce n'est pas, et de loin, mon préféré. Il peut être téléchargé gratuitement et légalement sur le site d'Adobe®, mais ne peut fonctionner qu'avec les logiciels Adobe®, et encore... Il n'y a pas de compatibilité ascendante... Camera Raw® pour Photoshop CS 5® ne fonctionnera pas avec Photoshop CS 3 et antérieurs !... Il prend en charge de nombreux formats RAW (quasiment tous !) et permet de les incorporer directement dans Photoshop® ou Elements®.
Corel PaintShop Photo Pro®
Il propose un module propriétaire de dérawtisation qui reconnaît tous les formats RAW (ou presque) et propose des mises à jour gratuites... Ce module est, à mon goût, beaucoup plus puissant qu'Adobe Camera RAW et permet un « développement » automatique tout à fait acceptable.
Adobe Lightroom®
Bien que déjà cité plus haut, sa philosophie est un peu différente, puisqu'il permet de travailler un peu plus finement les fichiers RAW. Un autre argument de vente d'Adobe® est sa fonction de classement des images. Personnellement je hais cette fonction qui consiste à aspirer toutes les images pour les classer comme elle le veut, c'est à dire exactement que je ne le veux pas !...
DxO Optics Pro®
Ce logiciel est unique en son genre. C'est un dérawtiseur qui travaille automatiquement en corrigeant tous les défauts dus à l'APN et l'optique montée dessus !... Grandiose !... Seulement, voilà, si vous voulez charger un RAW issu d'une combinaison APN/Optique qu'il ne connait pas... et bien, il refuse d'ouvrir l'image, même s'il est capable de la lire... vous pourrez voir la copie d'écran plus bas : l'image est affichée dans la vignette, mais impossible de l'ouvrir !... Donc ce sera un super logiciel si vous acceptez de n'acheter que le matériel (APN et Objectifs) qu'il reconnaît !... Autant dire que je le rejette (à regret) dans la mesure où j'ai beaucoup de matériels différents et certains très exotiques...
Silkypix®
Ce dérawtiseur est très mal desservi par son réseau de distribution en France puisqu'il est commercialisé par MicroApplication® qui s'est tout de même spécialisé dans la diffusion de freeware ou de gadgets logiciels et par le fait que les versions françaises suivent de très loin (dans le temps) les versions anglaises ! A l'heure de la rédaction de ces lignes, la version française est v.3 et la version anglaise est v.5 !... Pourtant, c'est un excellent dérawtiseur ! Très puissant, facile d'utilisation et doté de nombreuses fonctions. Il ne fait rien automatiquement, mais ses fonctions puissantes permettent, par exemple, de corriger les aberrations chromatiques en 2 clics, plutôt que de tâtonner des « heures » à mobiliser des curseurs !... Il reconnait quasiment tous les formats RAW. J'avoue que c'est mon dérawtiseur commercial préféré ce n'est plus vrai depuis longtemps... mais je n'ai pas envie de mettre cet article à jour chaque fois qu'il m'arrive de changer d'avis !...
UFRaw®
Nous voilà arrivé aux dérawtiseurs gratuits. UFRaw® est à The GIMP®, ce que Camera Raw® est à Photoshop®. Il est utilisable de manière autonome ou en intégration dans The GIMP®. Il reconnaît tous les formats RAW, permet un travail efficace et relativement simple. Gratuit, soit, mais il vaut bien Camera RAW®
RAWTherapee®
Un autre dérawtiseur gratuit et totalement autonome qui permet de transférer le résultat de son travail dans n'importe quel logiciel de retouche d'image ! Il est puissant et agréable, bien qu'un peu (beaucoup) lent dans certains cas. Mais c'est une alternative intéressante à tester.

Voici, maintenant quelques captures d'écran des logiciels cités ci-dessus. Ca n'apporte rien pour se faire une idée de la qualité des programmes mais, vous permet de voir si l'interface est en mesure de vous satisfaire... J'ai volontairement utilisé une image tirée en RAW du Lumix FZ38® sachant que ce format n'est pas reconnu par DxO® pour voir sa réaction...

[N.B. : cela est très laid, mais j'ai du anonymiser les captures d'écran ci-dessous... j'aurais pu recréer ces captures d'écran avec une autre image mais je ne dispose plus de tous les logiciels présentés, donc, tant pis, on restera comme cela, c'est l'interface qui nous intéresse, pas l'image !...]

Adobe Camera RAW®
Adobe Lightroom®
DxO Optics Pro®
Silkypix®
UFRaw®
RAWTherapee®
Adobe Photoshop®
Adobe Photoshop Elements®
Paint Shop Photo Pro®
Paint Shop Pro®
The GIMP®

MISE À JOUR : allez voir également ici et ici.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


LE MATÉRIEL INFORMATIQUE

Qui dit photo numérique, dit ... informatique ! Et ce n'est pas le choix le plus simple de la chaîne numérique ! Il ne sera pas question ici de donner des noms de marques (elles se valent toutes) ou entrer dans les débats stériles tentant de démontrer la supériorité du PC sur le Mac ou inversement !... Je vais plutôt essayer de lister les besoins réels de l'informatique à visée photographique.

L'ordinateur - la mémoire
Même si, de nos jours, comme pour les APN, l'informatique se décline en superlatifs (les mini configurations ont quasiment disparues), il faut être prudent au moment du choix ! Si je place le chapitre de l'informatique en 3ème position dans ma page, ce n'est pas par hasard !... En effet, vous avez choisi un APN, ce dernier vous délivre des images qui pèsent un certain poids : le nombre de pixels. Ensuite vous avez choisi un logiciel, ce dernier occupe une certaine quantité de mémoire. Les différents calculs du programme ont également des besoins non négligeables en quantité de mémoire (et je ne parle pas du HDR, qui doit charger de 3 à 5 fois la même image avant de commencer le traitement!). Et puisqu'aucun ordinateur n'est en mesure de fonctionner sans système d'exploitation, il faut aussi considérer l'occupation mémoire qui lui est propre !... Bref, en deux mots comme en cent, plus votre ordinateur sera riche en mémoire vive et plus le travail sera facile (voire possible !). N'espérez pas faire de la photo numérique avec des APN modernes si votre ordinateur ne dispose que de 1 giga octets de RAM... On peut ainsi considérer qu'il est « suicidaire » de vouloir se lancer aujourd'hui dans la photo numérique si on dispose de moins de 3Go de RAM... Bien sûr, si vous photographiez en JPEG, vos besoins seront moindre que si vous utilisez le format RAW, mais tout de même !...

L'ordinateur - le processeur
La photographie numérique est beaucoup moins gourmande en ressources processeur que la vidéo, mais malgré tout, il est préférable de « taper » dans la moyenne supérieure !... Et avec un processeur à moins de 1GHz, vous allez « ramer ».

L'ordinateur - la carte graphique - le moniteur
Comme pour le processeur, la vitesse de la carte graphique est moins capitale que pour la vidéo, toutefois, ici, encore une fois, il faudra être vigilent à la quantité de mémoire dédiée à la carte graphique. A partir de 1 Go, ce devrait être du plaisir. Tant qu'à faire, ne rechignez pas à préférer une carte HD. Le moniteur, lui, sera de préférence assez « vaste », une résolution de 1024x768 pixels me semble un peu juste ! Si vous faites de la photo, vous souhaitez de la qualité de restitution, normal (!) donc choisissez de préférence un moniteur HD.

L'ordinateur - le disque dur
Un disque dur de grande capacité est in_dis_pen_sa_ble !!! En plus des besoins du systèmes, des besoins des logiciels, il devra servir de « bouée de sauvetage » à la mémoire pour les calculs difficiles ET devra supporter le stockage de vos photographies !... Je disserterai dans l'article suivant de la gestion des images et vous comprendrez mieux l'importance d'un gros disque !

L'ordinateur - les autres périphériques
Bien que l'on trouve des tas de périphériques dédiés pour la photographie, la plupart n'a d'intérêt que pour les professionnels. C'est ainsi que la tablette graphique est un luxe, une simple souris -ou un track ball- est largement suffisante... Beaucoup plus important, par contre, est le système de stockage de secours : un disque dur externe, un graveur de CD ou de DVD devraient faire partie de l'équipement minimum...
Il existe également des dispositifs de calibrage des couleurs de l'écran grâce à des sondes colorimétriques, ces derniers sont fortement recommandés mais non indispensable (vu le prix), par contre, à défaut de ces dispositifs, un bon logiciel de calibrage est indispensable (il en existe même des gratuits en téléchargement légal) !...
Si vous souhaitez numériser des négatifs argentiques, un scanner à film est indispensable ! Selon le format de négatif, ce scanner peut être très cher, dans ce cas, se « rabattre » sur un scanner à plat avec dos éclairant est une alternative élégante à moindre coût.
Si vous souhaitez imprimer vous-même vos photos, les imprimantes photo à jet d'encre sont très accessibles (contrairement aux imprimantes laser couleur), mais le prix de l'encre fera exploser votre budget ! Même en format A4 ! Je ne parle même pas du format A3 !!!... Il est largement préférable de donner ses photos numériques à un photographe. Il sera ainsi possible de se procurer un poster au prix d'une photo A4 imprimée à domicile !...


ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


LA GESTION DES IMAGES

Voilà LE sujet qui fâche en photographie ! C'est un problème depuis les débuts de la photographie et ce n'est pas le passage au numérique qui a amélioré les choses, bien au contraire, puisque le stock de photographie augmente de manière exponentielle depuis la disparition du film... Bref, voyons ce qui a été fait, ce que j'utilise comme technique, ce qui est proposé par ailleurs, en précisant bien qu'en fin de compte, le meilleur système de classement est celui qui vous convient le mieux !...

En photographie argentique :
* Il y avait le système particulier de la diapositive qui consistait à créer un panier ou un carrousel par thème. Inapplicable en photo numérique.
* Les négatifs étant difficilement découpables à l'unité, l'archivage se faisait par film. Une planche contact du film résumait le contenu de la boite. Il fallait ensuite créer un registre descriptif pour savoir où chercher quel film qui contenait quelle image. Utilisable en photo numérique, même plus simplement par création d'une base de donnée plutôt qu'un registre, mais c'est vraiment « prise de tête » et pour trouver des mots-clé reproductibles... galère !...
* Les amateurs devaient se contenter de la « boite à chaussure », les positifs en vrac dans une boite, une planche contact représentant le contenu. Même problème que ci-dessus...

En photographie numérique :
* Il y a de nombreux moyen de gérer son stock d'images et chaque logiciel dédié y va de sa technique :

  • Les systèmes d'exploitation modernes ainsi que de nombreux logiciels graphiques incluent un classement par « qualité d'image » (via un nombre d'étoiles) : sans intérêt ! On peut aimer une image un jour et ne plus l'aimer le lendemain, et en plus ce n'est pas très pratique pour retrouver une image en particulier !...
  • Certains logiciels dédiés classent les images par mots-clé : déjà vu en photo argentique, il faut des mots-clé reproductibles, peu d'intérêt...
  • Certains logiciels classent les images par date de prise de vue : sans intérêt, idem que pour le classement par « qualité ».
  • Certains logiciels classent les images par le contenu des données EXIF : bof, savoir que telle photo a été prise avec tel matériel n'est pas suffisant pour trouver ce que l'on cherche...

* Et puis il y a les techniques personnelles, qui valent ce qu'elles valent. Ma technique (je n'ai pas dit que c'était un exemple à suivre !) est une espèce de « boite à chaussure virtuelle » avec planche contact virtuelle. Voyons cela :

  • Sur un disque dur externe je crée trois répertoires : un appelé « RAW » (pour ne pas dire négatif), un autre appelé « Originaux » (pour les appareils ne permettant pas le format RAW) et un troisième appelé « Travaillés » (pour les images modifiées et validées).
  • Dans chaque répertoire je crée un dossier au nom du type de photo (par exemple : « portrait », « nature », « animaux » etc...)
  • Dans chaque dossier je crée un sous-dossier du nom de l'appareil ayant servi à prendre l'image.
  • J'utilise un logiciel d'affichage d'images en guise de planche-contact. Les logiciels de ce type sont nombreux, j'ai, historiquement utilisé « xn view® » (gratuit), puis « Fast Picture Viewer® » qui n'est pas gratuit, mais presque, et qui, en plus d'afficher rapidement tous les formats d'image permet à Windows Vista® et Windows 7® d'afficher tous les formats (RAW compris) dans l'explorateur...

Ce n'est probablement pas la panacée, mais mes recherches sont ainsi assez simples, et je ne perds pas trop de temps avant de trouver une image dans mon stock !...

Il faut noter que mes fichiers RAW, comme tous les négatifs, sont conservés, que les images « finalisées » sont enregistrées en format TIFF (non destructeur) qu'il me suffit de traduire en JPEG pour l'impression chez le photographe ou pour la publication sur le web. Pour les appareils ne proposant pas le format RAW (mais uniquement le JPEG), je traduis le JPEG en TIFF (en guise de négatif) et l'image finalisée est également conservée en TIFF. Le JPEG étant obligatoire en sortie de boîtier n'a plus d'intérêt puisque les modifications et les enregistrements successifs des JPEG finissent par les détruire totalement...

Dans le passé, je créais le même système mais avec des CD-RW (ou des DVD-RW) où chaque sous-rubrique se trouvait sur une série de disques... jusqu'au jour où j'ai remarqué que certains disques devenaient illisibles !!! Heureusement qu'il me restait l'image sur le disque dur !... Donc j'ai arrêté le système de sauvegarde sur support amovible, très peu fiable dans le temps !...


ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


QUELQUES « TUYAUX » TECHNIQUES

Que faire de ses JPEG ? Pixels et zoom
Mesurer l'exposition en photo numérique Catégoriser un appareil photo numérique

Retour en haut de la page

QUE FAIRE DE SES JPEG ?

Tous les APN proposent de photographier en JPEG, de façon à obtenir des fichiers « légers » en comparaison des RAW. Seulement voilà, pour obtenir un fichier « léger », il faut comprimer l'image. Qui dit comprimer l'image (dans le cas du JPEG, du moins), dit perdre des détails. Même si vous choisissez une compression à minima, vous aurez une perte de détail. Et chaque fois que vous enregistrez le JPEG, vous perdrez plus de détail... Voici un exemple entre un JPEG brut de boitier (du moins un crop) enregistré 10 fois de suite avec un taux de compression minimum :

Soit la différence ne paraît pas énorme, mais elle est tout de même visible si vous regardez bien...

Bref, en deux mots, le format JPEG est un excellent format mais qui ne supporte pas la modification, ou, du moins les enregistrements en série... Ce que je vous propose donc, c'est de protéger vos JPEG originaux. Pour ce faire, il y a deux possibilités :
  • gardez les JPEG originaux dans un dossier du disque dur, copier-les (sans les ouvrir dans un logiciel) dans un dossier de travail. Ne retravaillez qu'à partir de ces copies et effectuez vos enregistrements intermédiaires dans un format non destructeur (TIFF, BMP)
  • convertissez vos JPEG en fichier au format non destructeur (TIFF, BMP) et enregistrez-les dans un dossier de sauvegarde, dans ce cas vous pourrez retravailler directement les JPEG (toujours en utilisant un format non destructif pour les enregistrements intermédiaires).

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour aux tuyaux techniques

PIXELS ET ZOOM

J'ai dit, dans un article plus haut que le nombre de pixels n'a que peu d'intérêt (surtout si leur nombre est énorme pour un petit capteur)... je n'ai pas dit que cela n'avait aucun intérêt ! Voici un exemple qui permet de tirer partie d'un grand nombre de pixels issu d'un APN :

Prenons un appareil photo X qui propose un choix du nombre de pixels pour les images qu'il produit (presque tous les APN le proposent). Si vous faites une photo avec Y pixels, et, dans la foulée, vous refaites la même photo avec Z pixels (disons que Z = 2Y).

Si vous souhaitez imprimer ces deux images, vous obtiendrez la photo Z deux fois plus grande que la photo Y, un point c'est tout ! Si, au contraire, vous souhaitez créer une image pour un écran d'ordinateur ou pour le Web, vous pouvez décider de créer deux images de la même taille (en l'occurrence de la taille de l'image à Y pixels). Si vous décidez de ne conserver que la taille finale, sans redimensionner l'image à Z pixels mais en la découpant vous obtiendrez une image zoomée 2 fois ! C'est comme si vous aviez pris une photo avec un objectif de 50mm et la deuxième avec un objectif de 100mm !...





Sympa les pixels, dans ce cadre uniquement,... bien sûr !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour aux tuyaux techniques

MESURER L'EXPOSITION EN PHOTOGRAPHIE NUMÉRIQUE

Attention, cet article n'est destiné qu'à ceux d'entre vous qui photographiez en format RAW !...

En photographie « classique », on avait le choix entre une mesure « empirique » ou faire confiance à son posemètre (en appliquant les corrections indispensables bien sûr -voir un petit cours de photographie-). En photographie numérique, il y a un moyen d'augmenter la plage de luminosité efficacement capturée. Bien sûr les reflex professionnels permette de faire cela grâce à une fonction particulière, et même le HRD qui crée une image à partir de 3 images différemment exposées. Mais, bien sûr, ce n'est pas le sujet ici !

En fait, si vous suivez les indications du posemètre, même en corrigeant en fonction du type de photo, vous aurez certainement des ombres convenablement exposées mais vous aurez des zones claires rapidement « brulées » (sans détail) !... Il existe un moyen très simple d'augmenter la plage de luminosité, sans trop se casser la tête : SOUS EXPOSEZ vos images RAW, le derawtiseur permettra de corriger l'exposition et, ainsi, récupérer la perte de détails dans les ombres tout en conservant les détails ainsi capturés dans les zones de haute lumière !...

Il suffisait d'y penser ! Septique ? Regardez n'importe quel reflex professionnel, vous verrez qu'il sous expose légèrement ! Pensez-vous que cette sous-exposition est due à une qualité déplorable de l'appareil ?? Cela dit, tous les appareils ne sous-exposent pas autant... Faites des tests, peut-être devrez vous sous exposer un peu plus que ce que l'appareil fait par défaut !... Si vous n'avez pas de reflex, il est possible que votre appareil ne sous-expose pas du tout, donc, forcez-le à sous exposer systématiquement !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour aux tuyaux techniques

CATÉGORISER UN APPAREIL PHOTO NUMÉRIQUE

Vous avez flashé sur un appareil photo numérique et vous ne savez pas s'il correspond à vos attentes. Je vous propose de vous faire une idée en 1 seconde !!! Eh oui, 1 seconde suffit pour catégoriser un APN !...

Qu'il s'agisse d'un compact, d'un bridge ou d'un reflex, tous les APN ont en commun un signe qui ne trompe pas : la molette de sélection du mode d'exposition !

Si vous n'avez pas l'intention de vous « investir » dans des « recherches » photographiques, c'est un appareil pour « amateur » qu'il vous faut ! Choisissez donc l'appareil qui propose le plus d'icônes sur la molette de sélection.

Si vous avez l'intention d'évoluer, choisissez un appareil proposant moins d'icônes sur cette molette. En effet, les appareils « professionnels » ne proposent que très peu de modes d'exposition : Manuel - Auto - Auto diaphragme - Auto vitesse - Bulb - X et c'est tout ! (sauf PENTAX qui a inventé 2 nouveaux modes professionnels : Auto diaphragme/vitesse et Auto sensibilité).

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour aux tuyaux techniques

Retour en haut de la page


UN MINI GLOSSAIRE PHOTOGRAPHIQUE

Puisque vous en êtes à débuter, je ne saurais trop vous encourager à lire ce petit cours de photographie qui vous apportera un minimum de bases indispensables.

A

Aberration chromatique : Phénomène optique qui se manifeste généralement par un liseré coloré sur un contour qui se détache d'un fond lumineux. Il est généralement causé par l'inadéquation entre la formule optique de l'objectif et les capacités du capteur numérique. Un objectif peut être parfait pour un appareil X et nul pour un appareil Y de la même marque !...

ACL : Acronyme de « Affichage à Cristaux Liquides »

Algorithme : Procédure informatique qui résoud un problème mathématique point par point

Aliasing : Crénelage, effet dû à la pixellisation faisant apparaître des escaliers sur les lignes en biais

Angle de vue : Champ visuel d’un objectif, il s’exprime en degrés

Anti aliasing : Retouche d’un contour par lissage de façon à le rendre plus régulier, à supprimer l’effet d’escalier (voir aliasing)

APN : Acronyme de « Appareil Photo Numérique »

Artefact : Phénomène perturbateur introduit par les instruments de mesure ou les conditions de test et qui peut fausser l’observation. Défaut sur une photo numérique. On parle aussi de bruit

ASA : Acronyme de « American Standard Association » échelle de sensibilité des films puis des capteurs numériques. Remplacée par la norme ISO (International Standard Organization) (voir ISO).

Autofocus : Mise au point automatique

B

Balance des blancs : C'est un anglicisme, on devrait dire « équilibre des blancs ». C'est une opération qui consiste à corriger la colorimétrie d’une photo en fonction du type d’éclairage afin d’éviter toute dominante colorée

Barillet : Distorsion géométrique de l’image qui se traduit par des bords incurvés vers l’extérieur (voir Coussinet)

Bague allonge : Accessoire servant à photographier à de très courtes distances (proxy ou macro photographie) , elle s’intercale entre l’objectif et le boîtier et augmente le tirage de l’objectif

Banding : Effet d’escalier visible dans les nuances d’un dégradé

Basse lumière : Zones les plus foncées de l’image, une zone de basse lumière peut être une ombre. On parle aussi de « low key »

Batch : Traitement par lot effectué par un logiciel, possibilité qui permet par exemple d’appliquer à un ensemble de photos une même série de modifications

Bit : Binary digit, unité de base binaire 0 ou 1

Blur : c'est un anglicisme de « Flou », défaut de prise de vue dû au bougé ou à un défaut de mise au point

Bokeh : Flou d’arrière plan. La qualité du bokeh est une caractéristique de l'objectif

BMP : Format de fichier bitmap (ensemble de points constituant une image) utilisé par Windows®

Bracketing : Prise d’une rafale de plusieurs photos en faisant varier les paramètres d’exposition

Brightness : Luminosité, brillance

Bruit : Pixels parasites venant dénaturer une photographie numérique (voir artéfact)

C

Capteur : Circuit photosensible qui transforme la lumière reçue en charge électrique convertible en image

Capteur CCD : Charged Coupled Device, minuscule cellule photo rendue plus sensible grâce à une charge électrique

Capteur Cmos : Il présente l’avantage de moins consommer. De plus il est possible d’y intégrer des circuits de traitement de l’image. Par contre le capteur CCD a une lecture plus rapide

Cellule : Dispositif permettant de mesurer la lumière

CMYB ou CMJN : Cyan, Magenta, Yellow, Black, Cyan (bleu-vert) Magenta (pourpre) Jaune, Noir, modèle de couleurs utilisé par les systèmes d’impressions professionnels ou quadrichromie

Collimateur : Le collimateur désigne la zone de l’image sur laquelle la mise au point est réglée, dans un système autofocus

Convertisseur de focale : Accessoire optique qui permet de modifier la focale d’un objectif

Crop : Recadrage, réduction d'une image à une de ses parties

Contraste : Ecart de luminosité entre les hautes et les basses lumières

Compression : La compression non destructive (RAW-TIFF) restitue l’ensemble des informations originales lorsque les fichiers sont décompressés alors que la compression destructive (JPEG) élimine définitivement certaines informations au profit d’un taux de compression plus élevé

Coussinet : Distorsion géométrique de l’image qui se traduit par des bords incurvés vers l’intérieur (voir Barillet)

D

D-lighting : Le D-lighting révèle les détails dans les basses lumières, corrigeant ainsi la sous-exposition des sujets en contre-jour ou les zones ombrées des images, et la surexposition des zones fortement éclairées.

Décentrement : Type d’objectif spécial utilisé pour l’architecture ou le studio permettant de redresser les fuyantes malgré une forte inclinaison.

Diaphragme : Mécanisme constitué de lamelles métalliques centré dans l’axe optique de l'objectif formant une ouverture plus ou moins grande pour le passage de la lumière. Se dit aussi d'une augmentation ou d'une diminution de l'exposition : gagner 1 diaphragme correspond à gagner 1 unité d'ouverture de diaphragme OU 1 unité de vitesse d'exposition.

Diffuseur : Filtre permettant d’adoucir la lumière d’un éclairage

DIN : Echelle Européenne de sensibilité des films puis des capteurs numériques. Remplacée par la norme ISO (International Standard Organization) (voir ISO)

Dioptrie : Mesure de la puissance de convergence d’une lentille. La correction de dioptrie d’un viseur permet aux porteurs de lunettes de viser sans les utiliser.

Distorsion : Défaut courant propre aux objectifs qui déforment l'image

Dominante : Une dominante de couleur est un coloration visible

DPI : Acronyme de « Dots Per Inch », point par pouce, mesure de la résolution des images

DPOF : Acronyme de « Digital Print Order Format », standard spécifiant directement sur le boîtier les images à imprimer ainsi que le nombre d’exemplaires

DSLR : Acronyme de « Digital Single Lens Reflex », Reflex mono objectif numérique

E

Echantillonnage : Processus de conversion des données analogiques en données numériques

Editing : Tri sélectif des images

Emboss : Donner du relief

Exif : Données (métadonnées), informations sur l’appareil photo, l'objectif, diaph, vitesse, etc… Ces données sont associées aux fichiers photo

Exposition : Combinaison d’une ouverture de diaphragme et d’une vitesse d’obturation

F

Fill-in : Technique consistant à compenser un contre jour par un éclair de flash pour déboucher des ombres. Utilisation du flash en plein jour

Filtre polarisant : Filtre optique appliquant une polarisation de la lumière pour éviter les reflets d'une surface réfléchissante

Flare : Lumière parasite, généralement des cercles colorés

Focale : Ou longueur de focale, correspond à la distance du plan du film (ou du capteur numérique) au centre de l’objectif

G

Gamma : Mesure du contraste d’une image

Grand angle : Objectif de courte distance focale donc de champs large

Grayscale : C'est un anglicisme pour Niveaux de gris, qualifie une image composée de nuances de gris

Grip : Poignée intégrée (ou rajoutée) au boîtier qui permet plus aisément le cadrage vertical. En photo argentique il intégrait un moteur d'avancement du film, en numérique il contient une 2ème batterie et une carte mémoire de réserve

H

Histogramme : Graphique représentant le contenu d'une image. Permet de voir la quantité d’information en fonction du niveau de densité et de vérifier si l’image présente des détails dans les ombres et dans les hautes lumières, si elle est sur ou sous exposée

Haute lumière : Zones les plus claires de l’image. On parle aussi de « high key »

High Key : voir Haute lumière

I

Interpolation : Méthode logicielle pour augmenter artificiellement la définition d’une image

ISO : acronyme de « International Standard Organization », échelle internationale de sensibilité des films puis des capteurs numériques. Se compose du rapport ASA/DIN (voir ASA et DIN).

K

Kelvin : Unité de mesure de la température des couleurs, le symbole du kelvin est le K

L

Low Key : voir Basse lumière

M

MAP : Acronyme de « Mise Au Point »

Mode A ou Av : Mode de réglage automatique à priorité ouverture. Vous réglez le diaphragme et l'appareil s'arrange avec le temps de pose.

Mode M : Mode manuel de réglage. Vous devez régler diaphragme ET vitesse

Mode P : Mode de réglage d’exposition programme tout automatique. L'appareil définit un diaphragme ET une vitesse automatiquement en fonctions des caractéristiques d'éclairage

Mode S ou Mode T ou Tv : Mode de réglage automatique à priorité vitesse. Vous sélectionnez une vitesse et l'appareil se charge du diaphragme

Mode Sv : Mode spécifique à PENTAX®, vous choisissez une sensibilité ISO et l'appareille définit vitesse et diaphragme. C'est, en gros, un mode P modifié par votre choix de sensibilité

Mode TAv : Mode spécifique à PENTAX®, vous choisissez vitesse et diaphragme et l'appareil adapte la sensibilité

N

Nombre guide : Indice de la puissance d’un flash

O

Obturateur : Mécanisme permettant de contrôler la durée d’exposition

P

Pentamiroir : Composant optique utilisant des miroirs et servant à redresser l’image de visée

Pentaprisme
: Prisme à 5 faces servant à redresser l'image de visée. Le viseur est plus clair qu'avec le pentamiroir

Pixel : Contraction de Picture Element

PPP : Acronyme de « Point Par Pouce » voir DPI

Profondeur de champ : Etendue de la zone de netteté en avant et en arrière du sujet à raison de 1/3 devant et 2/3 derrière

R

RGB : Red, Gleen, Blue. Couleurs utilisées pour l’affichage des couleurs à l’écran. Couleurs primaires

RVB : Rouge, Vert, Bleu Couleurs utilisées pour l’affichage des couleurs à l’écran. Couleurs primaires

S

SynchroX : Vitesse maximum à laquelle il est possible de prendre une photo au flash

T

Tirage (d'un objectif) : Distance qui sépare le plan du film (ou du capteur numérique) de la lentille de l'objectif

TTL : Acronyme de « Through The Lens » (anglais) ou « Thru The Lens » (américain) signifiant A travers l’objectif

U

USB : Universal Serial Bus. Connecteur universel pour les périphériques.

V

Vignetage : Le phénomène se traduit par une réduction progressive de la luminosité du centre de l'image vers l’extérieur.

W

Wireless : Sans fil, sans cordon

Puisque vous en êtes à débuter, je ne saurais trop vous encourager à lire ce petit cours de photographie qui vous apportera un minimum de bases indispensables.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


QUID DES SMARTPHONES ?

De nos jours, on voit de plus en plus de gens utiliser leur « smartphone » (iPhone® en tête) pour faire de la photographie numérique. Qu'en est-il de la réalité (à mon point de vue) ?

L'iPhone® d'Apple®, dans sa version 4 (en cours lors de l'écriture de ces lignes), propose un capteur photo/vidéo de 5 Mégapixels. Si vous lisez ma rubrique « Tests approfondis » vous remarquerez que ce capteur propose bien plus de pixels que ne proposait le Pentax ei-2000® que j'ai pourtant encensé. Si, maintenant, vous avez bien lu le reste du site, vous savez déjà que ce n'est pas au nombre de pixels qu'il faut juger un appareil photographique... On va donc un peu décortiquer tout cela...

L'iPhone® (idem pour les smartphones des autres marques !) propose donc un appareil photographique numérique autofocus incorporé avec un petit flash. Et même un petit zoom !... Si, en plus de cela on prend en compte un nombre non négligeable d'applications photographiques, gratuites ou à vil prix, dont un Adobe® Photoshop® light, on se retrouve théoriquement en possession d'un véritable outil photo numérique performant !

Seulement voilà :
- le petit zoom est un zoom numérique (à ne pas confondre avec un zoom optique !) qui dégrade la qualité de l'image aussi rapidement qu'il rapproche le sujet.
- la zone de mesure de la mise au point est énorme (on est loin des points AF des vrais appareils photographiques), ce qui rend impossible le choix d'une zone de netteté sur un fond flou.
- l'autofocus est d'une lenteur affligeante.
- l'exposition est totalement automatique et l'utilisateur ne peut absolument pas intervenir. Bien sûr il existe un mode HDR, mais ce dernier, s'il est efficace, ne sert qu'à éviter les zones brulées ou totalement noires qui apparaissent quand la mesure de l'exposition essaye de créer une image acceptable. La zone de mesure de l'exposition est également gigantesque...
- les applications ne permettent pas vraiment de retravailler les images, tout au plus de les bricoler un peu pour « jouer ».
- bien qu'il ne s'agisse pas de visée réflex, ils permettent un « wysiwyg » (vous obtenez ce que vous voyez à l'écran).

Conclusion : si les images que l'on tire de ces appareils sont « flatteuses » pour une utilisation « fun » dans le cadre d'une soirée (on ne les conservera certainement pas !), on ne pourra jamais espérer faire des photos avec ces téléphones !... Est-ce vraiment une surprise ? Je me souviens qu'on disait, il y a quelques décennies, « tu ne sais rien faire, ma pauvre fille, il ne te reste plus qu'à être bonne à tout faire ! », il en va de même pour nos smartphones (qui n'ont d'intelligent que le nom !), ils sont bons à tout, mais dans le fond, ils ne savent rien faire !... Faut-il, pour autant, renier l'utilité de ces outils ? Certainement pas ! J'en possède également un ! Et il pourra me servir là où mes superbes appareils photographiques me laisseront tomber : sur un trajet où je ne penserais pas à emporter mon appareil photographique, en cas d'accident (par exemple), le smartphone me fournira une image suffisamment lisible pour me servir de preuve auprès des assureurs...

MISE À JOUR : allez voir également ici.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


CONFIGURER SON BOÎTIER

Vous avez craqué, vous vous êtes offert un boîtier numérique, vous avez lu le mode d'emploi une bonne dizaine de fois, vous avez vu qu'il était possible de configurer son boîtier avec une bonne dizaine d'entrées de menu mais vous n'avez strictement rien compris !!! Logique, on en est tous là, je n'ai pas fait exception à la "règle"... Aussi, je vais vous donner quelques pistes applicables à tous les boîtiers... Oh, ce n'est pas un article qui sous entend « allumez votre boîtier et reportez-y exactement les valeurs que je vous donne ici », mais plutôt, « voici quelques valeurs qu'il peut être intéressant d'appliquer à votre boîtier pour tester si cela répond à vos goûts et à vos besoins »...

Choix du format de fichiers
Par défaut, tous les boîtiers sont configurés pour produire des images au format JPEG. Il s'agit d'une image "finie" (ou directement utilisable). Ce format est compressé ce qui permet d'économiser de l'espace mémoire sur la carte mais cette compression est destructive c'est à dire que la qualité de l'image est moindre. C'est un format de fichiers codé en 8bits (c'est à dire (2^8) ^3 = 16.777.216 de couleurs possibles).
Tous les boîtiers (sauf les compacts de bas de gamme) proposent la possibilité de créer des fichiers "bruts" dit RAW spécifiques à chaque boîtier. Les RAW portent des noms différents selon la marque de votre boîtier (PEF, NEF, NRW, CR2, CRW, RAF, ORF, RW2, SRW, X3F, ARW, SR2, SRF, DNG, etc, etc...). Ces fichiers sont dit "bruts propriétaire de boîtier", c'est à dire qu'ils ne sont reconnus par aucun programme "classique" et par aucun périphérique... Pour les visualiser, les imprimer, les partager, il est indispensable de les post-traiter (les "développer") puis de les enregistrer dans un autre format universel (type JPEG, TIFF, PSD, etc...)
Certains boîtiers proposent également la création de fichiers TIFF. Il s'agit d'une image "finie" (ou directement utilisable). Ce format est compressé ou non. S'il est compressé, il permet d'économiser de l'espace mémoire sur la carte mais cette fois (contrairement au JPEG), la compression est non destructive c'est à dire que la qualité de l'image n'est pas affectée. Par contre ces fichiers sont gigantesques (par rapport au JPEG). C'est un format de fichiers qui peut être codé sur 8bits (c'est à dire (2^8) ^3 = 16.777.216 couleurs possibles), 16 bits (c'est à dire (2^16)^3 = 281.474.976.710.656 couleurs possibles) ou 32 bits (c'est à dire (2^32)^3 = 79.228.162.514.264.337.593.543.950.336 couleurs possibles).

Si vous souhaitez n'utiliser vos photos que sur un écran ou les imprimer sans les retravailler en "profondeur", le format JPEG est préférable mais avec le risque de ne plus être capable de le visualiser dans quelques décennies -enfin, cela m'étonnerait qu'aucun convertisseur ne voie le jour si ce format venait à disparaître-. Si vous souhaitez des images très précises, de très haute qualité, que vous pourrez retravailler "superficiellement", dans un format reconnu "de stockage" -donc de durée de vie infinie- choisissez plutôt le format TIFF. Si, maintenant, vous souhaitez fabriquer votre photo sur votre ordinateur, donc lui donner exactement l'aspect que vous souhaitez, vous ne laisserez aucune initiative à l'appareil photo et vous enregistrerez votre image en RAW que vous retravaillerez "en profondeur" sur votre ordinateur.

Personne ne sera en mesure de vous conseiller sur le choix du format de fichier...

Personnalisation du format de fichier
Votre boîtier propose de configurer votre format de fichier mais cela n'est franchement pas très clair non plus... En JPEG, il y a plusieurs qualités proposées (déjà pourquoi proposer un choix ? d'emblée on se jettera sur la meilleure, logique !) : basse, normale, fine, supérieure (voire encore des intermédiaires). Généralement, la qualité "normale" est très largement suffisante. Il faut tester avec votre propre boîtier mais globalement on ne voit aucune différence de qualité d'image par contre on gagne énormément de temps de transfert et on économise énormément de place sur la carte mémoire !...

Personnalisation de la taille des images
Généralement les boîtiers proposent 3 résolutions donc 3 tailles d'images. Globalement la taille maximale, la taille à 50% et la taille à 25% (approximativement). Ainsi, si votre boîtier est équipé d'un capteur de 20 méga pixels, il vous sera proposé des images de 20 Mpxl ou 10 Mpxl ou 5Mpxl... D'emblée, on se lancera sur la taille maximale, logique... pourquoi acheter un appareil de 20 Mpxl pour en tirer des images de 5 Mpxl ? Autant en acheter un de 5 Mpxl, cela reviendra moins cher !!! ERREUR !!! GROSSIERE ERREUR !!!

J'ai pris l'exemple d'un boîtier de 20 Mpxl au hasard, mais ce que je vais vous dire ici est valable quelle que soit la taille d'image proposée par votre boîtier !!! Il est important de savoir à quelle utilisation vous destinez votre future photo : affichage à l'écran ou impression aux dimensions "classiques", 1 Mpxl suffit lar-ge-ment ; une impression en A4, 3 Mpxl suffisent lar-ge-ment (sauf pour un tirage "d'art" où 8 Mpxl seraient plus appropriés) ; pour une impression en A3 (qui fait ça ?), 6 Mpxl suffisent lar-ge-ment (sauf pour un tirage "d'art" où 17 Mpxl seraient plus appropriés)... Attention, quand je parle de "tirage d'art" c'est pour de la super qualité d'exposition, chose que personne, absolument personne ne fera jamais !!! Donc, êtes-vous toujours convaincu de la nécessité de créer des images de 20 Mpxl ? Photographier à 20 Mpxl parce que votre boîtier le permet est une hérésie (!!!), cela demande un temps de transfert gigantesque, cela encombre les cartes mémoires, les disques durs et les sauvegardes !...

Et la qualité alors ? Essayez de photographier exactement la même image (boîtier fixé sur un trépied) à toutes les résolutions proposées, vous verrez en les visionnant à 100%, que plus la résolution est faible et plus la netteté au niveau du pixel sera importante et plus l'image paraîtra "propre" !... Et en plus, c'est explicable (!!!) moins la résolution sera grande et moins il y aura d'interpolation (de Bayer)... à la plus basse résolution, chaque pixel sera 100% bleu OU 100% vert OU 100% rouge et plus un mix plus ou moins anarchique des trois...

Choix de l'espace de couleur
Si vous n'utiliserez vos photos que sur un écran "classique" et une imprimante "classique", l'espace couleur "par excellence" sera l'espace sRVB standard, reconnu par tous les matériels informatiques. Si, maintenant, vous possédez un écran "wide gamut", que vous devrez faire des impressions de qualité professionnelle supérieure, de grande taille alors vous préférerez l'espace Adobe RVB 1998. De même, utiliser un JPEG en sRVB est beaucoup plus licite qu'en RVB98 (c'est discutable), alors qu'utiliser un TIFF 32bits en RVB98 est incontournable puisque l'espace sRVB sera incapable d'afficher toutes les nuances de couleurs contenues dans votre fichier !...

Personnalisation des couleurs
Cette configuration n'affectera que vos images JPEG, si vous travaillez en RAW, cela n'aura aucune incidence sur le résultat !...
Pour des portraits, essayez une saturation à +1 ~ +2. Pour les autres sujets, on peut pousser un peu plus... MAIS ATTENTION je le répète, il faut tester avec votre boîtier !!! Tous ne nécessitent pas le même type de correction !!!

Personnalisation de la netteté
Cette configuration n'affectera que vos images JPEG, si vous travaillez en RAW, cela n'aura aucune incidence sur le résultat !...
Généralement, tous les boîtiers pourraient mériter une petite augmentation de la netteté à +1 ~ +3 sauf pour les portraits où une baisse de la netteté serait préférable (à -1 ~ -2 ).

Personnalisation du choix de la sensibilité ISO
La valeur ISO Auto est géniale la plupart du temps, mais la meilleure valeur (pour une meilleure qualité d'image) reste la valeur ISO la plus basse autorisée par votre boîtier... Si les conditions de lumière sont excellentes, utilisez donc la valeur minimale en sélection manuelle. Si la lumière baisse, utilisez le réglage manuel à la valeur minimale permettant de faire une photo afin de limiter le plus possible le bruit ISO. Pour connaître les valeurs "limites" avant l'apparition du bruit, il faut tester votre boîtier à toutes les valeurs ISO (une seule fois dans la vie du boîtier !) afin de déterminer quelle valeur commence à donner un bruit que vous estimez trop important et limitez-vous à des valeurs ISO inférieures à cette valeur "limite"...
Dans quelques temps, vous pourrez vous exonérer de cette valeur limite grâce à la technique donnée ici (par exemple).

Si votre boîtier le permet, activez l'optimisation des ombres ET la récupération des hautes lumières.

Personnalisation de la balance des blancs
Généralement la balance des blancs automatique fournit d'excellents résultats. Si votre boîtier permet des réglages spécifiques (brumeux, nuageux etc...), ces derniers pourront éventuellement donner de meilleur résultat. Certains boîtiers permette une balance ultra précise de la balance des blancs mais cette fonction ne concerne pratiquement aucun utilisateur, elle n'a d'ailleurs d'importance que si votre écran est parfaitement étalonné et votre imprimante aussi (attention, un étalonnage parfait sous entend un nouvel étalonnage mensuel !!! avec un matériel dédié !!!). Si vous utilisez des éclairages mixtes (ce n'est certainement pas le problème des photographes débutants !!!) il faudra étalonner votre boîtier en fonction de la température de couleur exacte de l'éclairage, ce qui se fait généralement sur l'ordinateur après la prise de vue (bien que la fonction de réglage ultra précise proposée par certains boîtiers est aussi efficace !!!)

Personnalisation de la réduction du bruit
Cette fonction dépend grandement de la qualité du capteur de votre boîtier ! Je ne pourrais rien conseiller de général... Avec mes boîtiers "récents" (Canon 5D Mk II, Pentax K5), le bruit de pose longue est modeste même lorsque j'expose très longtemps donc pourquoi attendre deux à trois fois le temps d'exposition pour pouvoir tirer l'image suivante ? Pour le bruit ISO, par contre, ce sera variable selon le boîtier et la valeur ISO...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


PIXEL, VOUS AVEZ DIT PIXEL ?

Voilà un mot relativement récent qui s'est propagé comme un virus chez nos contemporains. La photographie numérique grand public n'étant pas étrangère à cette diffusion avec des appareils à capteurs de plusieurs mégapixels. Tout le monde en parle, dans ce site aussi il n'y a que très peu de pages où le mot n'est pas mentionné...

Et pourtant, qui sait vraiment de quoi il s'agit ? C'est un peu tard que je me suis aperçu de ce manque, mais, mieux vaut tard que jamais, je vais vous fournir quelques explications sur le sujet...

Tout le monde a assimilé le pixel comme étant un point. En s'arrêtant sur la définition mathématique du point (qui n'a pas de surface puisque ponctuel) on ne pourra pas dire que le point et le pixel soient correspondants !... un ensemble de points ne formera pas forcément une surface, alors qu'un ensemble de pixels formera une "image" !...

En réalité, le pixel est la plus petite surface qui compose une image matricielle (BMP, TIFF, JPEG, etc). Super, nous voilà bien avancé !... On sait maintenant ce qu'est un pixel, mais ça mesure combien un pixel ? C'est là que tout se complique puisqu'un pixel n'a pas de dimension (de taille) standard !... Et il n'a même pas de forme standard !... Ça y est, voilà que Thierry va repartir dans un de ses délires qui va compliquer des choses que l'on pensait être simples... Pas de panique, ce que je viens de dire ne mène à aucune impasse, tout est assez simple dans le fond ! Voyons cela.

1) prenons un JPEG enregistré sur notre disque dur. On va le grossir, disons 15 fois :

Que voyons-nous ? L'image n'est plus discernable, elle a laissé place à un ensemble de petits carrés colorés, tous de la même taille. Ce sont les pixels. La seule différence entre les différents pixels se situe au niveau de leur couleur et de leur luminosité.

2) prenons une photographie numérique imprimée sur papier photographique. Plaçons cette photo sous un microscope (ou une forte loupe) :

Que voyons-nous ? L'image n'est plus discernable, elle a laissé place à un ensemble de petites taches grossièrement arrondies, toutes de la même taille. Ce sont les pixels. La seule différence entre les différents pixels se situe au niveau de leur couleur et de leur luminosité.

3) prenons le moniteur de notre ordinateur ou de notre télévision, observons-le de très près, si possible à la loupe (ou en photographie macro) :

Que voyons-nous ? L'image n'est plus discernable, elle a laissé place à un ensemble de petits rectangles colorés (Rouge ou Vert ou Bleu), tous de la même taille. Ce sont les pixels (chaque triplet). La seule différence entre les différents pixels se situe au niveau de leur couleur et de leur luminosité.

Je pense que vous avez compris où je souhaitais vous emmener : la taille et la forme des pixels n'a aucune importance, on ne réfléchit pas en terme de surface mais en terme de nombre. Ce nombre est uniquement fonction de la définition (résolution) du périphérique utilisé (capteur numérique, écran de télévision, imprimante etc.). Si la résolution des différents dispositifs électroniques gérant la même image est différente, le nombre de pixels sera strictement identique mais c'est la taille de l'image finale qui sera différente (!!!) puisque la taille des pixels sera différente.

Nous avons vu que la taille des pixels est variable MAIS qu'il existe un point commun à tous les pixels de la création, quelle que soit leur taille et leur forme... ils sont caractérisés par une couleur et une luminosité. Mais même cette caractéristique partagée va créer une nouvelle différence entre les pixels : leur poids !... En informatique, tout est codé en "bits" (en octets = 8 bits). Selon le nombre de couleurs que les pixels sont susceptibles d'afficher, le codage de leur couleur se fera sur un nombre de bits différents ! Par exemple, si les pixels ne peuvent être que noir ou blanc, ils seront codés sur 1 bit, s'il y a 16 couleurs possibles, le codage se fera sur 4 bits, s'il y a 256 couleurs, le codage se fera sur 8 bits, si le nombre de couleurs égale 16.777.216 (couleurs vraies = 16 millions de couleurs) le codage s'effectuera sur 16 bits et si, en plus il y a une notion de transparence, le codage s'effectuera sur 32 bits. Donc, plus chaque pixel est susceptible d'afficher un grand nombre de couleurs et plus chaque pixel sera "lourd" (en terme de place mémoire)... et ce, quelle que soit sa taille ou sa forme !...

Mais en fait, quel intérêt de savoir tout cela ? Rien, sinon d'utiliser un mot à bon escient et ne pas se faire truander par le nombre de pixels affiché sur les caractéristiques de nos imprimantes, de nos scanners et de nos capteurs numériques !... En effet, il est plus important de connaître et de comprendre quelle est la densité de pixels que de connaître le nombre de pixels ! Plus la densité est importante et plus les pixels seront petits (pour une surface donnée) et moins cette densité est importante et plus les pixels seront grands. C'est tout ce que j'en dirai ici, vous trouverez par ailleurs dans ce site (et d'autres !) que la densité de pixels (en fait de photosites) du capteur numérique qui équipe votre appareil photographique numérique influence directement la qualité de l'image qui en sortira... Plus la densité sera importante (beaucoup de pixels sur une surface plus petite) et moins l'image finale sera "bonne". Que plus la densité de pixels de votre écran ou de votre imprimante sera importante et plus l'image sera nette. Stop, j'en ai déjà trop dit ! Allez consulter les autres pages de mon site pour en apprendre plus !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


LA NOTION DE BRUIT

Vous avez certainement tous entendu parler du bruit sur les images numériques... mais tout le monde n'arrive pas à en comprendre le sens dans la vie photographique de tous les jours, c'est pourquoi j'ai décidé de vous faire un petit topo sur le sujet.

Parler de bruit revient à parler de sensation auditive... qu'est-ce que cela peut-il bien avoir à voir avec les images numériques ? En fait, il ne faut pas limiter le sens de bruit à son sens premier... bien que... Imaginez que vous êtes en train de parler avec un ami dans une discothèque... le bruit (audio) qui vous entoure vous empêche de capter le message de votre ami... si on considère le message transmis par la parole de votre ami comme un signal, la qualité de la transmission sera mauvaise, le rapport signal/bruit sera faible.

Or, tout appareil électronique occasionne un "bruit" plus ou moins important (on peut également appeler cela des artefacts si vous préférez), écoutez une émission de radio ou même la reproduction d'un morceau de musique par un système audio, en scrutant bien, vous entendrez toujours un petit sifflement... Les progrès techniques ont, bien évidemment, limité le création du bruit électronique mais sans encore parvenir à le faire disparaître totalement... Or, un appareil photo numérique est un appareil électronique comme les autres... il génère systématiquement du bruit... c'est quasiment inévitable... d'où l'importance du rapport que j'ai déjà signalé, le rapport signal/bruit... Plus ce rapport sera proche de 100% et plus le signal paraîtra "pur" (sans bruit), plus ce rapport sera proche de 0% (heureusement, en photographie c'est très rare, sauf si on essaye de faire une photo dans le noir absolu avec un temps de pose très long et une valeur ISO maximale, mais on en reparlera plus bas) et moins le signal sera perçu et moins l'image sera lisible...

Certains disent que le bruit en photo numérique correspond au grain en photo argentique. Ce n'est pas faux stricto sensu, mais il faut avouer que le grain de l'argentique peut ajouter de la valeur à une image alors que le bruit numérique ne peut que dégrader plus ou moins considérablement la qualité d'une photo numérique.

Je disais qu'on ne peut pas vraiment considérer le bruit numérique au grain argentique et pour cause... il existe plusieurs types de bruits numériques alors qu'il n'existe qu'une seule valeur de "granulosité" pour un film argentique donné. Ces différents bruits numériques peuvent se retrouver isolément sur une image ou associés... ce qui démolira d'autant la qualité finale de la photographie...

En fait on retrouve globalement trois types de bruits numériques :

-> Le bruit le plus connu du grand public est le bruit ISO. Il s'agit d'un bruit aléatoire qui couvre toute la surface de l'image et qui est d'autant plus important que la valeur ISO augmente. Ce bruit est caractérisé par des fluctuations d'intensité et de couleur dès lors que l'on règle la sensibilité ISO au dessus ou au dessous de la valeur nominale du capteur
-> Il existe ce que l'on appelle le bruit de pose longue, également bien connu du grand public (mais un peu moins) mais en réalité, ce bruit est identique au bruit ISO décrit ci-dessus... Donc je ne le considèrerai pas comme un bruit numérique à part entière mais bien comme un élément perturbateur multiplicateur !... En effet, si on augmente la valeur ISO c'est qu'on manque de lumière (logique) et si on manque de lumière, malgré l'augmentation de la sensibilité ISO, on se retrouvera avec des poses plus ou moins longues d'où addition de deux bruits d'où multiplication des effets destructeurs sur l'image...
-> Le bruit dit de pixel chaud (ou "hot pix" en anglais). Il est caractérisé par l'intensité de certains points de l'image qui dépasse -et de loin- la moyenne des intensités des autres points de l'image. Ces pixels "chauds" n'apparaissent pas de manière aléatoire dans l'image mais toujours au même endroit du capteur. L'apparition de ce bruit est du principalement à la température du capteur, c'est à dire lors d'expositions extrêmement longues (le capteur chauffe !) ou lors d'exposition dans une atmosphère particulièrement chaude (désert en plein midi !). Bien sûr, rien n'empêche l'association de ce bruit avec ceux déjà décrits ci-dessus (donc multiplication des effets !)
-> Le troisième type de bruit dépendra uniquement de l'appareil photo et du type d'image OU du logiciel utilisé en post traitement. Je m'explique, en anglais on appelle ce bruit "banding noise" ou bruit de bande qui apparaît lors de la traduction de l'information analogique en numérique. Généralement le risque d'obtenir ce type de bruit est plus important lors de l'enregistrement JPEG quand le logiciel interne de l'appareil essaye d'éclaircir les zones d'ombre ou s'il est obligé de trop corriger la balance des blancs. Puisqu'il s'agit d'un problème "logiciel", on peut très bien "recréer" ce problème en travaillant ses images à l'écran... Comme je l'ai laissé sous entendre, ce bruit se retrouvera surtout dans les zones sombres et surtout à hauts ISO.

De ces trois types de bruit, le 2ème de ma liste (hot pix) est le plus simple à corriger (pas à éviter !!!) puisque les taches se retrouvent toujours au même endroit... il suffira donc de faire une photo en pose très longue et dans le noir absolu (ou en laissant le cache objectif en place et en couvrant le viseur) de façon à "capturer" les zones de bruits de votre capteur et d'utiliser le résultat en association avec vos "vraies" images de façon à faire une opération de soustraction des bruits et le tour est joué !... Malheureusement, les autres bruits, du fait de leur apparition aléatoire, seront beaucoup plus difficiles à corriger... Il existe bien des logiciels (ou des plug-ins) spécialisés pour s'en charger, mais toujours au prix d'une perte de qualité finale de l'image...

Mais essayons de voir un peu plus en profondeur les caractéristiques des bruits numériques. Comme je l'ai dit dans la rubrique "bruit ISO" (et "pose longue" puisqu'il s'agit du même type de bruit), ce bruit est constitué de deux éléments imbriqués : des fluctuations de luminosité (on parle de bruit de luminance) et des fluctuations de couleur (on parle de bruit de chrominance ou de chroma). Ces deux types vont toujours de pair mais à des degrés variables selon le capteur, donc selon l'appareil.

Si on prend un exemple d'une surface gris neutre dans des conditions facilitant l'apparition du bruit (pose longue et valeur ISO élevée) on obtient ce type de résultat :
Si on s'amuse à décomposer ce bruit, on pourrait isoler le bruit de luminance qui ressemblerait à cela :
Et le bruit de chrominance qui ressemblerait à cela :

On peut constater que ce bruit est catastrophique pour l'image finale, c'est pourquoi j'ai souligné plus haut l'énorme différence qu'il existe entre le bruit numérique et le bruit argentique (simplement du grain mais sans aplats colorés). Bien sûr, les bons logiciels de traitement d'image peuvent diminuer plus ou moins un seul de ces bruits voire même les deux mais ne pourront jamais les faire disparaître complètement et, en plus, entraînent généralement une modification très peu naturelle de l'image résultante (on dirait que l'image "bave" ou qu'elle a "fondu")...

Dans l'analyse "pointue" du bruit, on a même différencié ce bruit en plusieurs sous-rubriques :
- basse fréquence / haute fréquence : selon la finesse ou non des "taches"
- basse magnitude / haute magnitude : selon la "netteté" des "taches"
Mais cela n'a que très peu d'intérêt pour nous !...

Par contre, il est important de souligner (je l'ai déjà vaguement dit par ailleurs) que le bruit ne dépend pas uniquement du temps de pose et de la valeur ISO mais également de la luminosité des différentes zones de l'image... prenons un exemple de différentes luminosités d'une même image de façon à voir à quel point le bruit peut varier :

Plus les zones sont sombres et plus elles seront marquées par le bruit... et encore, en essayant d'éclaircir les zones sombres, non seulement on n'effacera pas ce bruit mais on risquera de lui ajouter un bruit de bande (comme décrit plus haut).

Je ne vous ai parlé ici que du phénomène "standard", pour ne pas trop compliquer les choses mais ce problème de bruit, s'il est constant quel que soit l'appareil et le capteur, sera plus ou moins important selon d'autres facteurs :
- l'âge du capteur : plus un capteur sera récent et plus il saura éviter le bruit : c'est comme en audio, un poste de radio à galène était beaucoup plus bruité qu'un poste à transistor qui, lui même, était plus bruité qu'un récepteur HiFi... donc un excellent capteur ancien sera de toute manière plus bruité qu'un capteur récent très moyen...
- la taille des photosites : plus les photosites d'un capteur seront gros et plus ils seront en mesure de capter du signal et donc d'augmenter le rapport signal/bruit donc de donner des images peu (voire très peu) bruitées... c'est pourquoi un capteur µ4/3 sera plus bruité qu'un capteur 4/3 qui sera plus bruité qu'un capteur APS qui sera plus bruité qu'un capteur full frame qui sera plus bruité qu'un capteur moyen format (dans les mêmes conditions de prise de vue -temps de pose, valeur ISO- et avec un même sujet).
- le nombre des photosites (pixels) : de la même manière, à taille de capteur identique, plus le nombre de photosites (de pixels) est important et plus le bruit sera important d'où la stupidité d'augmenter en permanence le nombre de pixels fournis par les appareils... au pire on obtiendra des images de plus en plus mauvaises, au mieux on ne verra aucune amélioration des images puisque l'amélioration des capteurs plus modernes sera annulée par l'augmentation du bruit due au plus grand nombre de pixels par unité de surface...

Il faudra que j'écrive un de ces jours un article sur les moyens de gérer le bruit... pensez à me le réclamer si je venais à oublier...
MISE À JOUR : l'article se trouve ici...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


EN FINIR UNE BONNE FOIS AVEC LA RÉSOLUTION !

Je vous en parle à plusieurs endroits du site, mais il va bien falloir faire définitivement le tour de la question ! Vous pouvez lire les autres articles traitant du sujet, vous y trouverez des éléments importants que je ne reprendrai pas ici.

Faire de la photo numérique impose quelques notions, pas forcément très simples à fixer... et la notion de résolution en est un exemple criant !... Nombreux sont les photographes numéristes amateurs (pour ne pas dire la majorité !) qui n'ont pas réussi à différencier définition et résolution !... Bien sûr il s'agit de notions assez proches mais la différence est importante, suffisamment pour que tout le monde doive être au clair sur le sujet !...

Donc, la définition caractérise la taille de l'image en pixels et la résolution caractérise le nombre de points par unité de longueur (ou de surface). C'est ainsi que face à une image de 1366x768 pixels (soit 1.049.088 pixels ou environ 1 million de pixels) on ne peut parler que de sa définition. Il n'est pas question de taille d'image puisqu'un pixel n'a pas de dimension fixe, nous l'avons dans un article plus haut. Pour parler de résolution il est nécessaire d'introduire une notion de longueur, c'est ainsi que l'on parle d'un nombre de points par pouce (PPP ou de dot per inch DPI en anglais). La résolution est utilisée lorsqu'il s'agit de l'impression de notre photo (ou pour désigner les caractéristiques d'un scanner, mais je n'en dirai pas plus pour ne pas vous embrouiller).

Pour fixer les idées, je vous propose une petite expérience :
Prenez un logiciel de traitement d'image quelconque (j'ai dit quelconque, je n'ai pas dit Photoshop !... ça suffit maintenant de penser à Photoshop dès qu'on parle de logiciel de traitement d'image !... D'ailleurs, je vais utiliser The GIMP, na ! )

Dans un premier temps, il faut désactiver le ré-échanillonnage. Dans The GIMP, il faut sélectionner l'interpolation "Aucune" (là où est noté "cubique" sur ma capture d'écran), dans Photoshop (puisque vous insistez) il faut décocher ré-échantillonnage. Dans la boîte de dialogue "taille de l'image", on voit que la résolution est liée à la taille de l'image (1 en cm). Amusez-vous à changer la valeur de la résolution (3 en PPP) et vous vous apercevrez que les dimensions de l'image (2 en pixels) ne bougent pas (et c'est logique). Augmenter ou diminuer la valeur de la résolution (3 en PPP) change uniquement la taille du document final (1 en cm) et par voie de conséquence la taille des pixels (non affichée dans la fenêtre). Activez maintenant l'option "Ré-echantillonnage" (ou sélectionnez une interpolation pour GIMP) et recommencez la manipulation, vous verrez que le changement de résolution ou de taille modifie le nombre de pixels. Pour un affichage sur écran (Web, ordinateur, smartphone ou tablette tactile, cadre numérique etc...) seule la dimension en pixels de l'image a de l'importance. À nombre de pixels constant, une image paraîtra grande sur un écran d'ordinateur (qui affiche de 72 à 96 PPP) et beaucoup plus petite sur des périphériques (tablettes) affichant à 200 PPP et encore plus petite si imprimée à 300 PPP...

Bon, jusque là je pense que tout va bien, mais il faut fouiller un peu plus loin !... Partant de ces explications vous comprenez bien pourquoi les appareils photos sont décrits en nombre de pixels et pas en taille d'image... il serait stupide de dire qu'un appareil photo est un appareil A4 (par exemple) puisqu'en fonction de la résolution utilisée par l'imprimante (ou l'écran), la photo finale pourra effectivement couvrir le A4 ou tomber sous le A5 !... De même, rien ne vous empêche d'agrandir une image "A4" pour la faire couvrir du A3 mais dans ce cas, si vous n'appliquez aucun ré-échantillonnage, l'image sera très fortement pixellisée...

Mais, contrairement à ce qui a été dit jusqu'ici, la notion de résolution est très floue (!...) et c'est là que tout se complique !... En effet, il y a un paramètre difficilement quantifiable qui intervient maintenant : le pouvoir discriminant de l'œil. Prenez une image et agrandissez-la deux fois sans ré-échantillonnage (donc sans augmenter le nombre de pixels). L'image finale sera très pixellisée, c'est à dire que chaque point se sera transformé en carré (1 pixel sera représenté par 4 pixels), donc elle sera de très mauvaise qualité. Mais il suffira de vous éloigner suffisamment de cette image pour qu'elle retrouve toute sa qualité (d'avant le redimensionnement). La distance nécessaire pour annuler la perte de résolution est dépendante de la qualité de votre vue (votre âge et l'éventuelle maladie des yeux). Ainsi, il devient impossible de définir exactement quelle est la résolution idéale... Pour se fixer les idées, on a estimé que la distance idéale qui doit séparer une image (photo) d'un œil normal est égale à 3 fois la longueur de la diagonale de l'image et que la résolution idéale pour afficher les plus petits détails est de 300 PPP pour une image de 10x15cm. Or, la capacité de l'œil normal à repérer les détails diminue avec l'augmentation de la distance qui le sépare de la photo et qui dit augmentation de distance de lecture dit augmentation de la taille de la photo (distance = diagonale x3). Ainsi, on a estimé que pour une distance de lecture de 1 mètre (diagonale d'image = 33 cm) une résolution de 150 PPP permettait d'obtenir la même qualité perçue que les 300 PPP d'une photo de 10 x 15 cm. Et on peut même encore beaucoup diminuer cette résolution pour les images de grande taille, amusez-vous à regarder de près une affiche de film ou une affiche publicitaire (!!!) on est capable de compter à l'œil nu le nombre de pixels/pouce !...

Dans ces conditions, pourquoi ré-échantillonner les photos natives ? Ré-échantillonner une photo revient à augmenter le nombre de pixels et donc à augmenter le poids du fichier image. Donc tout l'art étant de disposer du moins de pixel possible pour l'agrandissement souhaité.

Attention !... ré-échantillonner ne veut pas dire augmenter le nombre de pixels !!! Ré-échantillonner veut dire augmenter le nombre de pixels (augmenter la définition) quand il s'agit d'augmenter la taille d'une photo, mais ré-échantillonner veut également dire diminuer le nombre de pixels quand il s'agit de réduire la taille d'une image (pour le web, par exemple)...

J'espère ne pas vous avoir perdu en route parce que je vais souligner un petit défaut retrouvé dans The GIMP et qui peut se répercuter sur cet article : lors de l'expérience de début d'article, je disais qu'il fallait activer ou désactiver le ré-échantillonnage, ce qui se traduisait par activer ou désactiver l'interpolation dans The GIMP... Mais le terme employé dans The GIMP est impropre ! erreur de traduction ? L'interpolation c'est tout autre chose !... L'interpolation est une augmentation artificielle de résolution !... Ce qu'utilisent les scanners bas de gamme pour pallier leur résolution optique native pitoyable !

Pour être complet, je vous proposerai un peu de mathématiques (oh, uniquement de l'arithmétique !!!) :

1) vous disposez d'une image ayant une définition égale à D, selon la résolution de sortie R, on peut connaitre sa taille d'impression T (en cm) grâce à la formule :

T = D/R x 2,54

2,54 étant la correction permettant de passer des pouces aux centimètres.
Par exemple, une image de 1366x768 pixels imprimée à 300 PPP mesurera :
a) 1366/300 x 2,54 = 11,56cm
b) 768/300 x 2,54 = 6,50cm
donc 11,5 x 6x5 cm... Imaginez, cette "carte postale" peut couvrir un écran de 15" en totalité !!!

2) inversement, vous voulez une image de taille imprimée T avec une résolution R, vous pourrez savoir combien il vous faudra de pixels N (ré-échantillonnage) grâce à la formule :

N = T x R / 2,54

2,54 étant la correction permettant de passer des centimètres aux pouces.
Par exemple, vous voulez une image de 30x40cm avec une résolution de 250 PPP, il vous faudra donc :
a) 30 x 250 / 2,54 = 2952,76 pixels
b) 40 x 250 / 2,54 = 3937,00 pixels
donc 2953 x 3937 pixels soit 11.625.961 pixels soit 12 Mpxl

Et puisque vous aimez les calculs, vous pouvez également lire l'article sur la numérisation dans la rubrique alternative !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


VISEUR OPTIQUE/VISEUR ÉLECTRONIQUE : PERCEPTION DIFFÉRENTE

En 2017, après l'arrivée des compacts sans viseur, puis des compacts à objectifs interchangeable à viseur électronique, puis des "reflex" (sans visée reflex) et enfin un moyen format (à viseur électronique chez Fuji), on est en droit de se demander si la fin de la visée optique n'est pas prévue pour très bientôt. Certes, il y a des avantages et des inconvénients à chaque type de visée, il en faut donc pour tous les goûts mais le marché semble vouloir nous forcer à aimer ou à se faire violence pour s'adapter à la visée électronique...

Quand il est question des viseurs optiques (OVF = optical viewfinder en anglais) et des viseurs électroniques (EVF = electronic viewfinder en anglais), les gens sont divisés, il y a ceux qui aiment le viseur optique, ceux qui aiment le viseur électronique et ceux qui détestent le point de vue de l’autre. Depuis que Fujifilm a commencé à offrir un viseur mixte avec la série des X100 et X-Pro, il est possible d’avoir le meilleur des deux mondes et décider lequel nous préférons.

Si vous avez déjà lu d'autres pages de mon site, vous savez déjà que, personnellement, j'ai horreur du viseur électronique. Je possède un bridge le (déjà ancien) Panasonic Lumix DMC-FZ38, excellent boîtier mais avec un viseur électronique à me donner des boutons. Plus tard, j'ai acquis l'excellent Fuji X-Pro 1, avec son viseur mixte. Son viseur électronique n'avait plus rien à voir avec celui du Lumix, mais il ne me plait pas plus, je ne l'utilise jamais (sauf lorsque je monte sur le X-Pro 1 un objectif non Fuji-X)... Les viseurs électroniques se sont encore améliorés depuis le X-Pro 1, j'ai pu en tester mais ils ne m'ont pas fait changer d'avis.... au point que je me demande ce qui peut faire préférer le moyen format de Fuji à un moyen format de Pentax (dans la même gamme de prix) !... Bien sûr, le Fuji est plus récent, il possède des points que Pentax ne proposait pas, il est moins lourd et moins bruyant mais, pour moi, rien à faire, uniquement à cause de ce satané viseur électronique !...


Crédit photo : Fujifilm®
double visée des X-Pro

Mais pourquoi ai-je un avis aussi tranché ? Pourquoi les "anti" (puisque je ne suis pas le seul) ont-ils un avis aussi tranché que le mien ? Pourquoi les "pro" du viseur électronique ont, eux-aussi, un avis aussi tranché ? Je dois avouer que cela me questionne !... Et c'est pourquoi j'ai décidé d'écrire cet article !...

Quand nous plaçons l'œil dans un viseur électronique, nous ne regardons, en fait, que la représentation d’un sujet sur un écran !... Génial (?), le viseur électronique montre la scène avec toute la gamme dynamique, l’équilibre des couleurs et le contraste que permet le capteur. Mais, de fait, il nous délivre une scène « filtrée », la photo est déjà faite, prémâchée, il n'y a plus qu’à appuyer sur le déclencheur !... Avec un viseur optique, nous regardons la réalité encadrée par le viseur.

Pour les anciens photographes, regarder la réalité permet de voir naître des sentiments et des émotions (créés par le sujet, le moment, le mouvement), seul le réel a de l’importance, en effet, l’art de la photographie n’est pas seulement une question de composition ou d'exposition, mais aussi -et surtout- une question d’interprétation de la réalité qui permet de communiquer ses sentiments... En regardant un écran (télé, ordinateur, tablette, smartphone) ou un viseur électronique (qui n'est rien de plus qu'un écran comme les autres !), le boîtier nous oblige à nous limiter à des caractéristiques techniques... ce qui nous éloigne de la philosophie même de la photographie.

Imaginez vous trouver face à un sujet grandiose, je ne sais pas moi, une aurore boréale, une éclipse de soleil ou autre. Il y aura, bien évidemment, une bonne centaine de curieux qui voudront immortaliser l'événement avec leurs smartphones (et je ne parlerai pas de ceux qui essayeront même de faire un selfie devant cette scène !)... Les pauvres... ils sont hors de la réalité, ils sont juste scotchés devant une image interprétée de la réalité... c'est comme s'ils essayaient de photographier la télé qui montrerait cet événement !...

Le viseur optique offre une vision non altérée de la réalité MAIS le viseur électronique propose tout de même des informations non dénuées d'intérêt, tels que l'horizon artificiel, l'histogramme, etc... Ce qui fait qu'un viseur mixte constitue la panacée !... Le viseur optique du Fuji X-Pro 1 (ce n'est pas le seul) fait partie de cette catégorie : on visualise la pure réalité mais, en incrustation, on peut voir l'histogramme, l'horizon artificiel et autres renseignements comme la vitesse, le diaphragme, la sensibilité, etc... Là je dis oui ! Vive les viseurs mixtes !...

Fondamentalement, sans viseur mixte, les gens qui aiment prévisualiser et créer l’image dans leur tête avant de déclencher préfèrent le viseur optique, alors que ceux qui aiment voir le monde tel que l’appareil l’interprète préfèreront le viseur électronique (d'ailleurs, je pense que ces derniers n'apprécieront pas les viseurs mixtes non plus !). Le processus intellectuel est très différent. Les photographes expérimentés, qui ont appris à photographier avec un film argentique, sont totalement indifférents aux signaux de leur appareil (hormis le posemètre peut-être), parce qu’ils ont été formés (ou se sont formés eux-mêmes) avant l’existence des écrans... Les jeunes photographes nés avec le numérique, basent leur travail sur ce que le boîtier leur offre... et les vieux, curieux comme moi, adoreront les viseurs mixtes...

Il ne faut pas se masquer la réalité, dans un processus d'évolution de son travail photographique, le viseur optique sera le meilleur choix possible puisqu'il ne bridera jamais la créativité du photographe, vous ne vous polariserez pas sur des données techniques mais vous porterez toute votre attention sur le traitement de votre sujet... Pensez-y au moment de choisir votre boîtier numérique ! Viseur mixte ou viseur optique seront vos meilleurs alliés !..

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page






Flag Counter
En savoir plus