Accueil
Index général
Contacter le Webmaster
Note de copyright
Particularités & fonctionnement
Vous pouvez participer
Appel aux internautes
Liens
Dernières mises à jour
Le livre d'or
Qui suis-je ?
Mon matériel (chéri)
La page des débutants
Quelques cotes
Ma galerie photographique
Ma carte blanche
Le tableau d'honneur
Historique de l'appareil photographique
La grande histoire de Pentax®
Les appareils photographiques de l'Est
Quelques modes d'emploi introuvables
Un petit « cours » de photographie
L'alphabet russe
Les logos des marques
Des bricolages pour photographes
Les mauvais plans à éviter absolument
Les théories influençant la photographie
Les fiches techniques
Mise au point sur...
Les secrets d'une photographie
Les tests approfondis
Les tests improbables
Quid du M42 ?
La photo vue par la toute jeune génération
Faire ses débuts en photo argentique
Faire ses débuts en photo numérique
Analogique | Numérique - Une alternative
Manifeste pour la lenteur en photographie
Questions & tuyaux en photo numérique
Quel objectif pour reflex Pentax numérique ?
Un fantasme devenu possible ?
Les foires à la photo - Dénicher des occaz
Un petit tour au laboratoire
Un peu de labo numérique
Choisir son appareil photographique
Quel appareil pour quelle photo ?
Choisir son (ses) objectif (s)
Choisir son statif
Quels accessoires envisager ?
Utiliser / faire revivre les filtres
Vérifier son matériel
Que penser des Kiev et de ceux qui les modifient ?
Acheter un appareil soviétique ?
Qu'est-ce que j'peux faire ? J'sais pas quoi faire !
Les lois d'une nouvelle expérience photographique
De l'acte photographique
Le grand match
Prendre soin de ses appareils photographiques
Où faire réviser/réparer son appareil photo ?
Composition : erreurs fréquentes à éviter plus conseils
Techniques photographiques évoluées
Programmer sa propre évolution photographique
Retrouver l'inspiration photographique
Créer un studio « professionnel » à moindre frais
Projets d'expérimentations
Expériences de paléophotographie
Parlons matériel (pas marque !)
Mes photographes préférés
Quid de la lomographie ?
Dernière minute
Questions / Réponses
1001 trucs à connaître
Et si on essayait de comprendre les photos ?
Et si on essayait l'originalité ?
Et si on s'essayait à la macrophotographie ?
Et si on s'essayait au panoramique ?
Et si on s'essayait à la trichromie ?
Et si on s'essayait à l'autochrome ?
Et si on s'essayait au noir et blanc créatif ?
Et si on se construisait un appareil sténopé ?
Et si on s'essayait au moyen format ?
Et si on s'essayait au grand format ?
Photographier sans lumière ?
Photographier avec un smartphone/une tablette
Photographier avec un compact bas de gamme
Ces petits trucs qui changent tout
La photographie itinérante
Les styles en photographie
La petite histoire d'une photographie
Devenir meilleur photographe
Équipement logiciel de qualité à bas prix !
Que peut-on attendre des logiciels photo ?
Divagations
Peut-on protéger ses créations ?
Le coin des polémiques
Votre labo numérique idéal
Compétences photographiques
Apprendre à voir
Tout, tout, tout, sur l'exposition...
Le summum de la vie d'une photo: l'expo photo
Photographier avec...
Hommage à FERNAND BIGNON
Lettre ouverte aux (futurs) argentistes
Vous témoignez
Les photographes sont tous C H A R L I E

Cette page est née de la démarche d'Élisabeth C. qui, me connaissant mais ne connaissant pas mon site, s'est tournée vers moi pour avoir quelques éléments basiques lui permettant de débuter en photographie alors même qu'elle prévoyait un superbe voyage. Quitte à lui fournir ces éléments, autant qu'ils profitent à tout éventuel futur photographe amateur... donc bienvenue à tous les nouveaux débutants...

Depuis, cette page s'est étoffée grâce à d'autres questions et d'autres personnes...

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.


ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu
Introduction Le prix des choses
Choisir son mode d'expression Ce qu'il faut envisager
Avant de commencer La photographie pour les nuls
Un aperçu du B-A-BA technique... Et ensuite ?
10 conseils pour les débutants Développement | Retouche... Au-delà du vocabulaire
Comparer argentique et numérique Quid de la force d'une image ?
Les cours payants de photographie Les problèmes d'exposition
L'anglais en photographie (anglais -> français) L'anglais en photographie (français -> anglais)
Soyons plus précis ! Toute photo est bonne à faire !
Connaître les types de lumières naturelles Peut-on lutter contre l'obsolescence programmée ?
Comment économiser ses piles (jusqu'à 140%) Éléments vitaux de la netteté des images
Quatre tuyaux tout simples pour bien débuter 10 techniques de base à appliquer systématiquement
Apprendre à tenir son boîtier (!!!) Prendre en charge son boîtier au plus vite !
Dossier « essentiels » : l'exposition Dossier « essentiels » : l'ouverture
Dossier « essentiels » : la vitesse d'obturation Dossier « essentiels » : la sensibilité ISO
Dossier « essentiels » : la profondeur de champ Dossier « essentiels » : le contraste
L'horizon : la bête noire du photographe ! Photo sortie du boîtier ou travaillée ensuite ?
Comment réussir une mise au point manuelle ? De la beauté d'être débutant
De l'intérêt de faire des mauvaises photos Ces accessoires pas forcément si accessoires !...
Avantages/inconvénients boîtier argentique/numérique Attention, votre envie de photographie peut déprimer !
Pourquoi faire ET conserver ses photos sans intérêt ? Ne zappez pas le prof de photo que personne ne veut !
Qu'est-ce qu'un objectif premier et pourquoi est-il indispensable d'en posséder au moins un ? Maîtriser la photographie prend du temps
Vous n'avez pas besoin d'un appareil photo neuf ! Pourquoi tout le monde a besoin d'un boîtier argentique
Pourquoi tout le monde devrait travailler en manuel ? Pourquoi tout le monde devrait utiliser un grand angle ?
Maîtriser la mise au point manuelle  


COMMENT RÉUSSIR UNE MISE AU POINT MANUELLE ?

Oh, je vous entends déjà dire « mais qu'est-ce qu'il vient nous parler de mise au point manuelle dans la page des débutants alors que nous sommes en 2018 et qu'en numérique c'est si simple d'utiliser la mise au point automatique ?! ». Eh bien, ne vous méprenez pas, je ne me moque pas de vous !... Vous y viendrez tôt ou tard et, à ce moment-là, vous serez bien contents de déjà savoir comment vous en sortir !...

Ce qui serait hors sujet dans cette page serait de vous expliquer pourquoi votre autofocus n'est pas génial dans tous les cas, mais sachez-le, si l'autofocus est simple (à voir !) à utiliser, ce serait une excellente idée de ne jamais lui faire confiance dès vos débuts, même en numérique !...

En plus, les conditions de luminosité, la structure des éléments compris dans le cadre, le type d'autofocus (j'en ai déjà parlé par ailleurs, vous pouvez chercher ici) sont encore des paramètres péjoratifs pour votre autofocus.

Et il y a tous ces merveilleux objectifs à mise au point manuelle qui vous tendent les bras et qui vous feront certainement craquer un jour ou l'autre ! Et je ne parle pas uniquement des objectifs à mise au point manuelle qui datent du(des) siècle(s) dernier(s) mais également des bijoux construits en 2018 !...

Les objectifs à mise au point manuelle datent des années 1800 (avant, il fallait déployer un soufflet pour mettre au point -et c'est encore le cas aujourd'hui en grand format-). L'autofocus est apparu en 1978 et a commencé à être très populaire entre fin 1980 et 1990 et malgré tout, on en fabrique encore (et on en fabriquera probablement toujours) !...

La mise au point manuelle est une compétence photographique comme les autres, il faut de la pratique et vous devez former votre œil pour savoir ce qu'il faut rechercher. Donc, si vous avez déjà essayé ou si vous êtes sur le point d'essayer, ne vous découragez pas tout de suite, je vous promets que cela sera de plus en plus facile, surtout si vous retenez les quelques points que je vais vous livrer ici...

Tout d'abord, l'éclairage. Je vais être honnête avec vous, la mise au point manuelle en extérieur et en plein milieu de la journée avec beaucoup de lumière vive et une tonne de détails sur lesquels vous pourrez vous concentrer est relativement facile. Mais photographier dans une pièce sans fenêtre, même avec un bon éclairage, ou en extérieur tôt le matin ou tard l'après-midi est une toute autre histoire... alors croyez-moi quand je vous dis que si vous pouvez mettre au point avec une lumière ambiante limitée, vous pourrez mettre au point manuellement presque n'importe où. Donc, d'abord et avant tout, allumez autant de lumière ambiante que possible en intérieur ou choisissez des zones bien éclairées en extérieur pour commencer votre apprentissage de la mise au point manuelle.

Le sujet, ensuite. Si vous n'avez pas de reflet dans les yeux des personnes présentes dans votre photo, il vous sera très difficile de savoir quand la photo est nette ou non, car il n'y a tout simplement pas assez de données ou de détails pour vous permettre de faire la différence entre une mise au point au quart de poil et une mise au point flou artistique (attention ! un flou artistique n'est pas une mauvaise mise au point !!!).

Enfin, parlons de la technique à utiliser lors de la mise au point manuelle. La technique est la manière dont vous verrouillerez visuellement le point de focalisation correct en reconnaissant visuellement quand le point sera acquis. Dans les années 1950~1960 les photographes (qui ne disposaient que de la mise au point manuelle) n'avaient même pas besoin de regarder à travers leur viseur pour obtenir une image nette... et d'ailleurs très peu de boîtiers offraient la possibilité de visualiser la mise au point dans le viseur !... Je sais que cela semble improbable, mais ces photographes étaient tellement habitués qu'ils étaient capables de juger visuellement de la distance qui les séparaient de leur sujet qu'ils n'avaient qu'à régler la bague de l'objectif sur cette distance... C'est une compétence impressionnante mais qui demande des années de pratique... C'est pourquoi des assistances ont été implantées dans les viseurs plus évolués (et plus modernes). Je ne reviendrai pas sur ces aides, j'en ai déjà parlé par ailleurs (vous pouvez rechercher ici ou ici), je ne ferai que les citer : télémètre, visée reflex sur dépoli avec -ou non- stigmomètre à champs coupés et/ou microprismes. Mais malgré ces aides, des tâtonnements sont indispensables.

Aussi, voici deux techniques éprouvées ayant toutes les deux des avantages et des inconvénients :
- faire tourner la bague de mise au point de l'objectif d'une extrémité à l'autre en diminuant l'amplitude progressivement jusqu'à tomber pile poil sur le bon réglage. Cette méthode permet la plus grande précision mais est également celle qui demandera le plus de temps... donc qui ne sera pas forcément la meilleure s'il faut shooter dans l'urgence !
- faire tourner rapidement la bague de mise au point de l'objectif jusqu'à obtenir un point très approximatif puis compléter le réglage par une rotation micrométrique pour aboutir au point parfait. Cette technique est beaucoup plus rapide mais conserve potentiellement encore une part d'incertitude...

En numérique, il a été implémenté sur les viseurs électroniques (et les live view) une aide extraordinaire à la mise au point manuelle : le focus peaking qui surligne en blanc -ou en couleur- la zone de netteté, mais cette aide ne dispense pas d'appliquer une des techniques ci-dessus !...

Aparté :
ATTENTION toutefois, vous lirez sur Internet qu'il existe des moyens de greffer des aides à la mise au point à ses boîtiers. Il en existe effectivement, mais ils sont généralement chers et loin d'être dépourvus d'inconvénients...
- Des télémètres autonomes à insérer dans la griffe porte accessoire de son boîtier : système généralement ancien à réserver aux boîtiers anciens dépourvus de toute assistance de mise au point.
- Des dépolis pour reflex : certains dépolis plus fins et/ou équipés de stigmomètre et/ou de microprismes peuvent avantageusement remplacer le dépoli d'origine (moins évolué). Mais tous les dépolis ne sont pas amovibles et, très souvent, les dépolis les moins "modernes" offrent un meilleur rendement avec des objectifs à faible ouverture. Il est vrai qu'il peut être tentant de remplacer les dépolis des reflex numériques mais attention, ajouter un stigmomètre et/ou des microprismes va interférer avec l'autofocus, voire vous interdire l'accès à certains modes de mesure de l'exposition (!!!) donc vous devez soit passer votre vie à changer de dépoli selon ce que vous souhaitez utiliser (objectif à mise au point manuelle ou objectif à mise au point automatique ou modes de mesure de l'exposition) ce qui va finir par aboutir à des pannes ou de la casse, soit rétrograder votre boîtier ultra moderne soit ramer avec des objectifs manuels... et tout cela avec un surcoût non négligeable.
- Des loupes d'oculaire. Dans la mesure où cela grossit l'image sur le dépoli, cela apporte effectivement une aide à la mise au point manuelle, mais cela vous prive de la vision périphérique du dépoli donc rend difficile une bonne composition de votre image !... donc il faudrait en permanence placer et retirer cette loupe... risque de casse !...
- Des loupes vidéo qui sont de grands viseurs qui recouvrent l'écran LCD arrière des boîtiers numériques. Seulement, le mode Live View est d'affichage lent et présente une résolution limitée. En plus, ce système alourdit de beaucoup votre boîtier et je ne parle pas de l'augmentation importante du volume du boîtier. Heureusement ce système est facilement amovible. Mais très cher !... Je trouve qu'il est plus propice à la vidéo qu'à la photo...
=> Avant de vous lancer dans l'achat de tels accessoires, réfléchissez bien... ils sont souvent plus des freins que des aides...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


DE LA BEAUTÉ D'ÊTRE DÉBUTANT

En tant que photographes débutants, nous voulons tous devenir des pros de la photo (je ne parle pas de faire profession !). Mais si le secret de la créativité, du bonheur et de la réussite se trouvait dans le fait de rester débutant toute sa vie ? Les débutants ont souvent les bonnes idées, les bons sujets !... Honnêtement, tous les photographes confirmés vous diront qu'en tant que débutants ils se sont beaucoup amusés en photographiant. Nul frein, nulle barrière puisqu'aucune croyances préexistantes, aucun concept de composition ou ce qui est sensé faire une "bonne" photo. Ils s'amusaient simplement, ils sortaient et vivaient leur vie, comme si de rien n'était, mais accompagnés d'un matériel photo. Pour un débutant il y a la vie d'abord et la photographie n'arrive qu'en deuxième position, quand on a une activité, on vit cette activité pleinement et, éventuellement, si quelque chose interpelle, on prenait une photo. Plus on avance (plus on devient expérimenté) en photographie, plus on commence à se concentrer sur la photographie et la vie (insouciante) passe en second plan !... Cela nous tue quand on en prend conscience, mais il n'y a plus moyen de faire marche arrière (si ce n'est en arrêtant totalement la photographie !)...

Qu'y a-t-il de plus important ? On finit par oublier ce que signifie vivre une vie spontanée. Et si, en plus, on s'intéresse aux médias (a)sociaux, on devient esclave de la photo au fur et à mesure que l'on recueille plus de likes sur ses images... Et si ce nombre diminue, on finit par déprimer !... Finie la vie spontanée, mais finie également la vie heureuse !...

Les débutants ne se soucient guère de devenir célèbres. Ils aiment juste s'amuser et faire des photos qu'ils aiment. Ils aiment partager leurs images avec leurs amis et leur famille. Puis, une fois que l'ambition prend le dessus, ils veulent attirer un maximum de fans et exposer leur travail !...

Je vous propose donc de rester modeste et spontané, d'essayer de rester débutant dans votre tête, même si vous allez inévitablement augmenter vos compétences photographiques, et ce aussi longtemps que vous vivrez. Si vous parvenez à rester débutant, vous restez humble, vous ne devenez pas insupportable aux autres, vous conserverez vos amis et vous profiterez pleinement de votre vie dans la vraie société (que j'oppose à la fausse des réseaux -a-sociaux). Vous serez certainement toujours désireux d'apprendre et d'évoluer mais vous serez moins piégés dans vos pensées.

Je vous l'affirme : nous sommes plus créatifs et nous nous amusons davantage en tant que débutant... nous ne risquons pas d'attraper la grosse tête, nous ne donnons pas trop d'importance à notre production photographique et nous sommes plus libres et plus heureux ainsi.

Aussi, restez simple, restez un débutant...

...toujours...

...ou le plus longtemps possible !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


DE L'INTERÊT DE FAIRE DES MAUVAISES PHOTOS

Oui, j'admets que cela peut être une drôle d'idée d'affirmer qu'il est intéressant de faire de mauvaises photos dans la page destinée aux débutants... mais réfléchissez-y, cela n'est pas si stupide en fait !...

Il est tout à fait permis de faire de mauvaises photos. Rappelez-vous de cela de temps en temps. Si cela vous gêne de le verbaliser ainsi, vous pouvez très bien le dire comme bon vous semble : mauvaises photos, photos imparfaites, photos loupées. Ce qui compte plus que le phrasé, c'est l'idée que toutes les photos que vous ferez ne seront pas bonnes, ni en tant que débutant ni en tant qu'amateur expert, et vous ne devriez pas vous attendre à ce qu'elles le soient...

En fait, faire de mauvaises photos peut être une très bonne chose. Voici quelques raisons pour lesquelles vous ne devriez pas vous sentir si mal à l'aise la prochaine fois que vous serez insatisfait d'une prise de vue.

-> Au moins, j'aurais essayé !... Et oui, celui qui ne fait rien ne se trompe qu'une seule fois... et en photographie, si on veut évoluer, il faut se remettre en question en permanence, donc il faut essayer, tout essayer, et si on essaye, on peut rater... mais on peut tout aussi bien réussir ! Donc, en cas d'échec, il est préférable de penser que la difficulté de l'image que vous avez tenté de créer n'a pas été envisagée de la bonne façon, la prochaine fois que vous serez confronté à cette même difficulté, vous la gèrerez mieux !...

Imaginons que vous fassiez de la photographie de rue. Après avoir mis votre peur en veilleuse et avoir eu le courage de vous rapprocher des gens, vous repérez enfin un moment qui mérite le déclenchement. Vous tirez et ressentez un sentiment euphorique. Jusqu'à ce que vous voyiez le résultat... Que votre photo soit floue, sous-exposée ou qu'elle ne soit pas composée comme vous l'avez vu dans votre tête, elle vaut toujours mieux que si vous ne l'aviez pas faite !... Vous vous êtes prouvé que vous pouvez vous rapprocher des gens avec votre objectif 28 mm et que vous êtes attentif aux moments magiques. C'est déjà la moitié de la réussite !... vous trouverez la technique la prochaine fois. Donc, ne vous inquiétez pas trop de la photo défectueuse, retenez le fait que vous avez réussi à surmonter votre peur et fait l'effort de tenter le coup...

-> J'ai brisé la routine !... Si vous avez déjà été coincé dans une ornière créative, si vous n'avez jamais vécu cela, pas de panique, cela ne devrait plus tarder... vous savez (vous saurez) à quel point cela peut être frustrant. Il y a toutes sortes de trucs que vous pouvez essayer, des jeux auxquels vous pouvez jouer, des projets que vous pouvez entreprendre, mais le meilleur remède (après la lecture de la page ici) est juste de tirer. Ce type de tir aléatoire non ciblé donnera des résultats assez mauvais ou sans intérêt, mais c'est le but du jeu. Parfois, lorsque vous vous trouvez dans une ornière, c'est précisément parce que vous avez beaucoup produit pendant une longue période. Et puis vous frappez un mur de briques. Vous ne pouvez pas vous tenir à un niveau aussi élevé 100% du temps. Vous avez besoin d'une pause... Donnez à votre esprit la possibilité de se balader. Il suffit de tirer ce que vous voyez, quel que soit votre intérêt. Avant que vous ne le sachiez, une de ces photos pas si bonnes que vous faites en cours de route deviendra l’élan nécessaire pour une série de photos qui vous plairont beaucoup.

-> Oui mais je m'entraine !... En tant que photographe, vous devriez vous entrainer en permanence. Je ne suggère pas que vous devez vous créer une routine formalisée mais, chaque fois que vous avez du temps libre, c'est un bon moment pour peaufiner votre technique. Plans panoramiques, prise en main d'un téléobjectif à des vitesses d'obturation lentes, mesure des scènes en contre-jour pour créer des silhouettes. Ne vous permettez jamais de devenir complaisant au sujet de vos compétences. Il y a toujours quelque chose à améliorer. C'est à quoi sert la pratique. Et lorsque vous pratiquez, vous n'avez pas vraiment besoin de vous soucier de créer de bonnes images. Faites autant de mauvaises photos que nécessaire pour améliorer votre technique, puis utilisez votre technique améliorée pour commencer à faire de bonnes choses.

-> C'est un bon plan au moment d'apprendre ou d'enseigner ! Si jamais vous avez besoin d'illustrer un point sur la façon de ne pas faire quelque chose en photographie, il est beaucoup plus efficace de faire délibérément une mauvaise photo qui montre votre point de vue plutôt que d'essayer de l'expliquer verbalement. J'utilise largement cette technique dans les pages de mon site. Mais si vous êtes comme la plupart des photographes, vous n'aurez probablement pas besoin de prendre intentionnellement une mauvaise photo, car vous en avez certainement déjà qui correspondent à ce que vous voulez dire dans vos archives. Je sais que les mauvaises photos peuvent être embarrassantes, mais les garder peut être bien utile. Bien que la plupart des connaissances sur la photographie proviennent d'articles et de didacticiels destinés à informer les lecteurs sur la manière appropriée de réaliser quelque chose, la méthode qui consiste à ne pas apprendre ce qui est erroné peut être tout aussi instructive.
Inversement, analyser vos ratés à distance est très formateur pour ne pas reproduire indéfiniment les mêmes erreurs... Alors ne soyez pas trop pressé de supprimer.

___
S'il vous plaît, ne vous méprenez pas sur ce que je vous propose ici, ce n'est pas un permis de mauvais photographe. Je suis certain que personne ne veut être mauvais en photographie. Je fais simplement remarquer que personne ne peut faire de bonne photographie tout le temps. Vous devez pouvoir rire de vous-même et utiliser les photos horribles que vous faites pour vous inspirer et mieux faire la prochaine fois...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


CES ACCESSOIRES PAS FORCÉMENT SI ACCESSOIRES !

Je vous ai déjà livré des éléments pratiques et relativement évolués dans cette page pour débutants, je vais faire aujourd'hui une petite pause avec un article court et léger (simple) mais qui a toutefois son importance !...

Vous avez acquis votre appareil photo numérique (neuf ou d'occasion) ou votre appareil photo argentique (très probablement d'occasion, les neufs sont rares et chers pour la plupart). Il y a de fortes chances que ces appareils soient accompagnés d'accessoires que vous n'imaginez peut-être même pas être des accessoires. Quand je dis de fortes chances, je devrais plutôt dire je vous souhaite que ces appareils soient accompagnés d'accessoires que vous n'imaginez peut-être même pas être des accessoires !... En effet, ils sont très souvent absent sur le matériel d'occasion et, de plus en plus souvent sur le matériel neuf (pour certains) !...

Je tiens à souligner lourdement (l'absolue) nécessité de posséder ces accessoires et donc vous stimuler à les acquérir absolument si vous n'en disposez pas !...

Je sais que, lorsque vous découvrirez de quoi je veux vous parler aujourd'hui, vous serez un peu surpris, voire déçu, mais ne zappez surtout pas le contenu de l'article (!!!), ces accessoires seront tout aussi importants si vous souhaitez travailler avec un boîtier argentique ou un boîtier numérique, avec du matériel neuf ou avec du matériel d'occasion. La grande question est donc de savoir quels sont ces accessoires et ce qu'apportent réellement ces accessoires (certaines de leurs fonctions peuvent vous surprendre).

-> Les pare-soleil sont, à proprement parler, des accessoires d'objectif. Surtout en ce qui concerne les appareils photo à objectifs interchangeables (mais pas exclusivement !). Certains objectifs en bénéficient énormément, d'autres beaucoup moins. Cependant, il existe des appareils à objectif fixe qui pourraient également bénéficier des fonctions du pare-soleil.

La principale fonction d'un pare-soleil est d'éliminer, ou au moins de réduire, la lumière parasite qui pénètre dans l'objectif depuis les côtés. La lumière frappant des angles latéraux est indésirable car elle provoque des artefacts, des reflets et des lumières parasites. Ces lumières parasites réduisent le contraste de la photo et peuvent modifier la température des couleurs enregistrées ou carrément la richesse des couleurs. Ces problèmes sont indésirables dans la plupart des cas (je dis la plupart des cas, car certains photographes utilisent ces problèmes de faible contraste et des reflets comme outil créatif).

Différents types d'objectifs nécessitent différents types de pare-soleil. Les objectifs mono focaux (objectifs à focale fixe) ont généralement un pare-soleil conique plein, tandis que les zooms ont besoin d'une forme moindre pour s'adapter aux différentes focales couvertes.

Bonus apporté par les pare-soleil : la fonction supplémentaire des pare-soleil, en particulier pour les focales normales et longues, est d'aider à protéger la lentille frontale de l'objectif des rayures et des chocs. Souvent, il n’est pas nécessaire d’avoir le capuchon d'objectif sur un pare-soleil car ce dernier offre la même protection à l’avant de l’objectif. Les exceptions, bien sûr, concernent les projectiles directs, les poussières et les éclaboussures de liquides corrosifs, auquel cas le pare-soleil n'offre aucune protection...

-> Les capuchon d'objectif sont livrés avec tous les nouveaux objectifs, que l’objectif ait été acheté seul ou qu’il faisait partie d'un kit boîtier/objectif. Mais la plupart des gens qui achètent des appareils photo argentiques (ou numériques d'ailleurs) d'occasion ou des objectifs vintages se retrouvent avec un objectif sans capuchon d'objectif.

La première tâche évidente du capuchon d'objectif consiste à recouvrir l'élément avant de l'objectif. Ceci offre une protection sauf dans des circonstances spécifiques telles qu'une chute ou un autre impact de même type. La plupart du temps, un capuchon protège correctement les éléments de l'objectif des égratignures, de la poussière et de l'humidité.

Bonus apporté par les capuchons d'objectif : vous ne le savez peut-être pas mais, le capuchon d'objectif de certains appareils photo permet d'économiser les piles de l'appareil photo. En effet, certains appareils photo anciens équipés d'un posemètre ne sont pas équipés d'un commutateur marche-arrêt et effectuent des mesures en continu tant que de la lumière pénètre dans l'objectif. Cela pompe la batterie assez rapidement et, selon le type de batterie, cela peut finir par coûter cher. Un de ces appareils est le célèbre (et fort justement très apprécié) Pentax K1000.
Un autre bonus, mais pour l'argentique uniquement (!!!), si vous souhaitez changer de type de film en milieu de bobine, vous repérez le numéro de la dernière vue exposée, vous rembobinez votre film, vous le remplacez et, en replaçant le film entamé, vous devrez réexposer toutes les images déjà capturées !!! le seul moyen de ne rien perdre est de mettre en place le capuchon d'objectif et de déclencher de façon à faire avancer le film jusqu'à la dernière image déjà exposée (numéro relevé à la première étape + 1).
Un autre bonus, mais pour le numérique uniquement (!!!), si vous voulez repérer les points chauds de votre capteur, il vous faut une exposition longue au noir... placez votre capuchon d'objectif et shootez le noir, vous repèrerez les points chauds et vous pourrez corriger vos photos...

-> Les bouchons arrière d'objectif sont également livrés avec tous les nouveaux objectifs, que l’objectif ait été acheté seul ou qu’il faisait partie d'un kit boîtier/objectif. Malheureusement, il devient une denrée rare dès qu'il est question d'achat en occasion !... Le bouchon arrière d'objectif fait pour la lentille arrière la même chose que le capuchon d'objectif pour la lentille avant. En plus, selon le type d'interface objectif/boîtier, le bouchon arrière protège cette interface.

-> Le bouchon de boîtier est un simple bouchon qui ferme hermétiquement le boîtier lorsqu'aucun objectif n'y est fixé.
La première tâche évidente du bouchon de boîtier est de protéger les éléments internes du boîtier de la poussière ou tout autre corps étranger ainsi que de l'humidité. Ces éléments indésirables pouvant bloquer (ou attaquer) les mécanismes précis et fragiles et, en plus, corrompent le capteur dans le cas de boîtier numérique...

Bonus apporté par le bouchon de boîtier : achetez-en deux, percez-en un pour vous fabriquer simplement un sténopé.

-> le cache sabot porte flash est un simple morceau de plastique plat qui se glisse dans le sabot porte flash. Il est généralement (ce n'est plus systématiquement le cas de nos jours !) livré avec les boîtiers neufs mais sont systématiquement absents des boîtiers d'occasion !...
La première tâche évidente du cache sabot est de protéger le (ou les) contact(s) de synchronisation du flash contre la poussière, la saleté et l'humidité qui, par la rouille qui se créerait, démolirait l'interface boîtier/flash...

Oui, je sais, je vous avais prévenu en début d'article, ce n'est pas évident de prime abord, mais il s'agit bien d'accessoires et l'importance de leur rôle fait bien d'eux des éléments pas accessoires du tout !... Cessez donc de vous laisser manipuler par la publicité qui va essayer de vous faire acheter des accessoires sans intérêt et prenez soin de ces accessoires livrés d'origine ou remplacez-les si vous ne les possédez pas, ils ne sont vraiment pas chers et vous serviront énormément !... Soyez simplement prudent si vous achetez un pare-soleil, non adapté à la focale de l'objectif, il sera soit totalement inefficace soit source de vignettage !... Pour les autres capuchons (ou bouchons) soyez attentif lors de l'achat de matériel d'occasion, un bon vendeur vous livrera systématiquement la protection des deux extrémités de chaque objectif, même si la marque imprimée sur ces accessoires ne correspond pas forcément à la marque de l'objectif (quelle importance ! J'ai acheté un SMC Pentax M 50mm f/1.7 qui était protégé par des accessoires de marque Olympus... et bien, croyez-moi -ou non-, mais il fonctionne parfaitement... ).

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


AVANTAGES/INCONVÉNIENTS DES BOÎTIERS ARGENTIQUES/NUMÉRIQUES

Je vous ai déjà beaucoup parlé des boîtiers argentiques, je vous ai aussi beaucoup parlé des boîtiers numériques, mais, vous qui débutez, vous êtes encore quelque peu perdu au moment du choix... Je pourrai vous dire de faire de l'argentique et point barre, mais ce serait très malhonête (!) et aux antipodes de la philosophie de mon site !... Donc je vais essayer de compiler les avantages et les inconvénients de chaque type de boîtier... J'en oublie certainement quelques uns mais bon, avec ce que je vous dirai ici, il y aura déjà matière à se faire une idée...

Les appareils photo argentiques (utilisant des films) et les appareils photo numériques présentent tous deux des avantages et des inconvénients. Lors du choix entre ces deux mondes, il est important de prendre en compte les avantages de chacun, les caractéristiques de chacun, les préférences de style, les différences de coût et les résultats obtenus pour chaque type de boîtier. Il y a des aficionados des deux types de photographie (on peut dire que j'en suis, même si mon cœur penche plus vers le film). En adopter un ne signifie pas que vous ne pouvez pas travailler dans les deux mondes, nombreux sont les photographes professionnels (mais pas uniquement !) qui utilisent couramment les deux types d'appareils photo. Pour l'utilisateur moyen de smartphone, la commodité de l'acquisition d'images sur son téléphone l'emportera sur la plupart des problèmes de qualité de ce type de sous-photo numérique.

Boîtiers Argentiques
Boîtiers Numériques
Avantages
Inconvénients
Avantages
Inconvénients
- Le coût initial d'un appareil photo analogique (argentique) est inférieur à celui d'un appareil photo numérique de gamme comparable.
- Le film offre une plage dynamique plus élevée, ce qui permet -entre autre- de mieux capturer les détails en zones sombres et zones claires.
- La film pardonne davantage les problèmes de mise au point mineurs et les problèmes d'exposition.
- le film a souvent une résolution supérieure à celle de la plupart des capteurs numériques.
- Les photographes de film ayant un nombre limité de vues disponibles sur un rouleau de film doivent réfléchir davantage à leurs images avant de les capturer. Les photographes numériques ont tendance à prendre des photos en premier et à réfléchir plus tard. Selon votre point de vue, c'est un avantage ou un inconvénient.
- Les appareils photo argentiques sont généralement plus lourds que les appareils photo numériques de taille similaire.
- Le stockage de films prend beaucoup plus de place que les cartes mémoire.
- L'achat et le développement d'un film représente un coût permanent.
- Le film doit être développé avant de pouvoir être visionné de sorte que vous devez développer des photos médiocres ou des images prises par inadvertance.
- À moins que vous n'ayez une chambre noire, le photographe dépend d'un laboratoire pour développer ses images.

- La résolution d'un appareil photo compact, souvent compris entre 12 et 20 mégapixels, est suffisamment élevée pour les gros tirages.
- Un appareil photo numérique est généralement plus léger qu'un appareil photo argentique de même type et de même gamme.
- Les cartes mémoire sont minuscules, elles ne nécessitent donc pas beaucoup d'espace de stockage. Une carte mémoire peut stocker plus d'images qu'une vingtaine de rouleaux de film.
- Les images d'un appareil photo numérique peuvent être visualisées immédiatement (via l'écran LCD arrière), voire avant même le déclenchement si viseur électronique (ou live view).
- Vous pouvez éditer vos images directement dans l'appareil photo ou sur un ordinateur avec un logiciel de retouche photo.
- De nombreux boîtiers offrent des filtres intégrés.

- Faire de la photographie numérique nécessite généralement des compétences en informatique pour gérer et éditer des images.
- Le coût initial d'un appareil photo numérique est généralement supérieur à celui d'un appareil photo argentique de même niveau de gamme.
- Les images numériques perdent facilement les détails dans les tons clairs et les tons foncés.
- Certains appareils photo numériques rendent difficile la mise au point.
- Les images numériques sont moins subtiles que les images argentiques.
- Les appareils photo numériques deviennent obsolètes beaucoup trop rapidement (cela n'existe pas chez les appareils photo argentiques).
- Le stockage numérique peut être perdu, les sauvegardes multiples sont absolument nécessaires.
- Les appareils photo numériques font généralement un travail plus médiocre dans des conditions de faible luminosité que les appareils photo argentiques.
- Les appareils photo numériques sont de plus gros consommateurs de piles que les appareils photo argentiques. Les photographes numériques doivent garder des piles de rechange sous la main pour que l’appareil reste utilisable.

Tout cela étant dit, il ne faut pas penser qu'un type de boîtier donnera de bonnes images et que l'autre non !... Il y aura une énorme différence de qualité d'image entre les deux, mais vous seul serez en mesure de dire laquelle vous préférez...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


ATTENTION, VOTRE ENVIE DE PHOTOGRAPHIE PEUT VOUS DÉPRIMER !

Lorsque vous faites des photos, vous vous sentez heureux, c'est bien connu, la photographie agit comme un antidépresseur puissant. Mais peu importe à quel point vous aimez la photographie, elle peut parfois vous faire ressentir exactement le contraire. Nous allons voir comment la photographie peut vous rendre malheureux et ce que vous pouvez faire pour l'éviter...

Avant d'aller plus loin, il est intéressant de constater qu'à l'époque de l'argentique, jamais, au grand jamais, je n'ai pu croiser des gens qui déprimaient à cause de la photographie... étrange non ? Réfléchissez un instant : combien de fois pensez-vous ou parlez-vous de votre équipement numérique et de ses spécifications ? À quelle fréquence achetez-vous de nouveaux produits et mettez-vous à niveau ou modifiez-vous votre arsenal photographique ? Cela pourrait très bien être la clé du malheur d'un photographe amateur.

Quoi que l'on dise, quoi que l'on pense, la majorité des photographes amateurs de l'ère du numérique est tiraillé, frustré, complexé et envieux dès qu'il s'agit de son équipement... Il fait des photos qui ne lui plaisent pas : c'est la faute à son matériel, ses amis font de meilleures photos que lui : c'est qu'ils possèdent un meilleur matériel, les autres se moquent de son matériel, il adorerait posséder la marque et/ou le modèle que possède un autre, etc, etc... Est-ce la stupidité des réseaux (a)sociaux qui engendrent cet état d'esprit ? Je ne le pense pas, sur ces réseaux (la majorité d'entre-eux) on utilise plus les téléphones que les appareils photo. La publicité ? Je ne le pense pas, le temps du matraquage publicitaire télévisé pour le matériel photo a fait long feu. La concurrence féroce entre les marques ? Je ne le pense pas, au temps de l'argentique, les acteurs du marché étaient encore plus nombreux, il y avait les leaders et les autres mais jamais de complexe chez les photographes amateurs. La société de consommation actuelle où le paraître devient de plus en plus dictatorial ? Possible, sans plus.

Toujours est-il que le choix du bon équipement est une décision importante, difficile mais importante et vous devez choisir celui qui répond le mieux à vos besoins en matière de photographie et à vos caractéristiques physiques et psychologiques en faisant abstraction de toute autre considération... La course au matériel n’est pas de la photographie, c'est une distraction de la photographie !... Et c'est une distraction qui finira par vous rendre malheureux (et ruiné). Le problème est que cette distraction est tentante. L'achat de matériel est simple et rapide, alors qu'il est difficile et fastidieux de maîtriser les compétences et de comprendre la photographie.

Mais qu'est-ce que cela a à voir avec le bonheur ? Notre cerveau est animé par deux personnages en conflit : le décideur rationnel et le lourdaud à gratification instantanée. Le décideur rationnel voit la situation dans son ensemble et prend des décisions qui sont bonnes pour nous. Le lourdaud à gratification instantanée s'épanouit pour ce qui fait du bien, mais ne présente aucun avantage à long terme (ni à moyen terme d'ailleurs). Si vous suivez toujours la gratification instantanée, vous aurez peut-être de petites excitations fugaces, mais cela vous laissera finalement avec le sentiment de culpabilité et de vide en quelques jours (heures ?). C'est exactement ce que l'on appelle le « syndrome d’acquisition du matériel ». Cette obsession sans fin de l'équipement est une forme de procrastination ou d'excuse. C'est comme si vous vous empêchiez d'apprendre vraiment, d'explorer et d'apprécier l'art de la photographie ou que vous vous dédouaniez de votre incompétence en chargeant votre matériel plutôt qu'en acceptant que votre non implication théorique et pratique est seule responsable de cette incompétence...

Bien sûr, le matériel joue un rôle important à certains égards, et vous devriez investir dans quelque chose de nouveau si votre système actuel vous limite de quelque manière que ce soit, mais uniquement dans ce cas !... Mais la prochaine fois que vous aurez envie de mettre votre matériel à jour (à niveau), parlez-en honnêtement avec vous-même. Avez-vous vraiment besoin de la mise à niveau ou simplement la voulez-vous ? Parce que ce n'est pas pareil !... Lorsque vous êtes pris dans le besoin constant de changer de matériel, pensez à ce qui vous a attiré en premier dans la photographie. Quelle a été l'étincelle qui a réveillé votre passion ? Je suis persuadé que cela devait être quelque chose de créatif et n'avait rien à voir avec des performances telles que performances ISO ou résolution d'image ou cadence de déclenchement. N'ai-je pas raison ?

J'ai beaucoup parlé de matériel et de photographie dans ce site (et ce n'est pas fini !), n'hésitez pas à lire mes articles, mais gardez présent à l'esprit que photographie et matériel sont deux entités totalement différentes : l'image d'un côté, la collection de matériel de l'autre... il n'existe aucun pont entre les deux !... Vous voulez vous en convaincre ? Allez jeter un coup d’œil aux photos emblématiques réalisées il y a des années, des décennies, des siècles... et rappelez-vous que le matériel (la qualité du matériel) dont disposaient ces photographes était bien inférieur à ce que vous possédez maintenant !...

Mon site est là pour vous parler de matériel, mais pas de tout ce qui est mis sur le marché, les grandes lignes suffisent, et pour vous parler de photographie. Lisez ce qui a trait au matériel pour vous équiper puis oubliez. Lisez ce qui a trait à la photographie et persévérez... Ainsi, aucune dépression à craindre, la photographie sera toujours un coin de ciel bleu, même dans vos jours psychologiquement maussades...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


POURQUOI FAIRE ET CONSERVER SES PHOTOS SANS INTERÊT ?

La plupart des photographes sont très sélectifs quand il s'agit de mettre des photos dans leur portfolio, ou quand il s'agit de décider de conserver ou de détruire des photos, et c'est compréhensible, vous voulez seulement montrer votre meilleur travail. Mais qu'en est-il de ces photos que vous ne considériez pas vraiment comme de bonnes photos ? Devez-vous simplement les supprimer ? Elles pourraient pourtant signifier pour vous plus que vous ne le pensez...

Je pense que beaucoup de photographes passent beaucoup de temps à préparer leurs prises de vue, à prendre des photos fantastiques puis à les perfectionner encore plus en post-prod'. Et c'est un sentiment incroyable de se retrouver avec des photos dont vous êtes fier et que vous voulez montrer. Mais qu'en est-il de ces photos moins glamour de la vie de tous les jours ? Eh bien, elles peuvent être encore plus significatives pour vous, même si elles ne représentent pas votre meilleur travail.

Je vous encourage à capturer ces moments documentaires de la vie quotidienne sans mise en scène. Prenez des photos de votre mère en train de préparer le déjeuner, de votre compagnon travaillant dans un garage ou de vos enfants en train de jouer. On peut être particulièrement heureux d'avoir réussi à documenter le temps passé avec sa grand-mère. Ce ne sont pas des photos qui méritent d'être exposées, elles ne représenteraient rien pour votre public, mais elles ont/auront un sens pour vous et pour vos enfants et petits-enfants.

Bien que j'ai tendance à supprimer (sans pitié) les photos que je n'aime pas, quand je ne fais pas de photos que je veux publier, j'ai tendance à capturer des moments de tous les jours avec les gens que j'aime. Je ne fais pas toujours une photo d'eux, mais je capture aussi parfois un détail de l'endroit où nous étions ensembles. Et je sais que ce détail me rappellera toutes ces journées chaque fois que je regarderai ces photos.

Ainsi, même si vous passez beaucoup de temps avec votre appareil photo à essayer de capturer des photos étonnantes, n'oubliez pas de capturer certaines photos moins étonnantes mais personnellement significatives. Elles ne se retrouveront peut-être pas dans votre portfolio, mais elles constitueront de précieux souvenirs que vous chérirez au cours des années à venir... C'est aussi cela la photographie !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


NE ZAPPEZ PAS LE PROF DE PHOTO QUE PERSONNE NE VEUT !

Il y a un professeur de photographie dont on parle rarement aujourd'hui. Il est aujourd'hui et, peut-être avec raison, rejeté par la majorité. Personne ne semble l'aimer...

Ce professeur, en fait, est une professeure (ce terme est encore contesté) !... Elle a enseigné la photographie (et pas uniquement !) depuis aussi longtemps que le monde est monde, mais dire son nom aujourd'hui se heurte à un roulement d'yeux et à une vraie indignation. Elle avait l'habitude de faire la une de la plupart des événements, à l'époque, mais maintenant, on lui demande rarement de parler. On a dit d'elle qu'elle ne fait qu'éclairer le passé (Confucius), on a dit d'elle qu'elle permet de faire de nouvelles erreurs (Clémenceau). Elle est devenue un concept trop vieux et démodé, je suppose. Elle était considérée comme la plus grande enseignante de l'univers, une enseignante dont les leçons sont inestimables et qu'il ne faut pas ignorer. Mais aujourd'hui, plus tellement. En fait, beaucoup de photographes ne reconnaissent même pas le besoin de ce qu’elle enseigne et ceux qui le font apprennent vite qu’elle n'est pas joueuse. Elle est implacable, inflexible, sans compromis et déterminée. Quand on pense être avec elle, elle disparait. Son nom ? Expérience !...

Profitez des plaisirs de l’enseignement des leçons des photographes. Elle s'en détache. Ses méthodes existent depuis le début des temps. Elle ne facture rien pour vous enseigner, mais cela ne veut pas dire qu'elle est gratuite. Oh non !. En fait, c'est tout le contraire. Elle est plutôt chère et la plupart du temps, vous ne saurez pas ce qu'elle peut enseigner avant d'avoir dépensé de l'argent, du temps, des larmes et des cheveux blancs. Le temps fait, en fait, partie intégrante de son plan de cours, raison pour laquelle la plupart des gens ne la veulent plus... le temps est devenu tellement précieux...

Elle enseigne avec bonheur à quiconque le lui demande. Elle n'est pas sélective ni discriminante. Elle se fiche de vos origines, de votre compte en banque ou de votre niveau de compétences, ni même de vos capacités. La volonté d'apprendre est sa seule exigence. Et le temps… toujours le temps... beaucoup de temps...

Parfois, ses leçons sont simples et ses rappels doux, d'autres fois, elles vous frappent de plein fouet, comme un taureau, vous aplatissent comme en train lancé à fond, vous laissant, sidéré, vous demander ce qui s'est passé. Mais, si vous maintenez le cap et acceptez des années d'enseignement, la sagesse et la perspicacité que vous obtiendrez vous éblouiront.

L'ironie est que beaucoup de photographes veulent bénéficier de l'expérience mais ne veulent pas supporter le temps nécessaire pour son enseignement, car avouons-le, comme le dit quiconque a assisté à sa classe, cela prend de nombreuses années pour bénéficier de ce qu'elle a à offrir. Elle fera tout ce qui est nécessaire pour vous apprendre ce que vous devez savoir, ce que vous devez faire et surtout, ce qu'il ne faut pas faire...

Pour certains, il lui suffit d'enseigner une leçon une fois pour qu'elle soit comprise, pour d'autres, il faut plusieurs leçons sur le même sujet avant qu'elle ne soit acquise, et après l'avoir enseigné une fois, vous reconnaîtrez la leçon quand vous la reverrez et elle vous le rappellera encore et encore. Oui, l'expérience ne peut transmettre sa sagesse que si nous consacrons des années à ses enseignements...

Et, à l'heure du numérique, malheureusement, pour un photographe débutant, les années à venir sont décourageantes, pleines d'incertitude. Plus personne ne veut attendre. Ils veulent avoir le succès immédiat...

Ainsi, au lieu de permettre à l'experience d'enseigner, l'industrie a opté pour une autre voie : remplacer l'expérience et ses années de sagesse par Tout, tout de suite. Tous les six mois un nouveau matériel. Changez le vôtre et vous ferez mieux et plus facilement. Les fabricants sont sympas et savent le faire savoir (vous le faire croire en réalité) et les photographes font la queue pour les entendre parler. Oh, ils sont lisses, vraiment lisses, et branchés, vraiment branchés. Ils sont comme l’équivalent photo des pilules pour perdre du poids, garanties pour être efficaces du jour au lendemain. Ils ont des réponses pour tout ET proposent un groupe sur les réseaux (a)sociaux et une école en ligne et/ou un livre électronique téléchargeable et… et… et…

La masse des fabricants sait que l'expérience n'est pas amusante ni sexy et elle compte sur le fait que beaucoup de photographes d'aujourd'hui ne veulent pas progresser lentement et régulièrement avec l'expérience. Ils préfèrent se laisser aller, sombrer dans les plumes, cool, faire plusieurs fois le tour des pseudo enseignements pour avoir l’impression d’aller plus loin, puis s'apercevoir, dépités, de n'être arrivé qu'à deux pas de leur point de départ. Les pubs ne parlent pas de temps, d’engagement et de dur labeur. Non, elles parlent de choses comme « voie rapide vers la grande photographie », « formation complète en 30 jours » et « secrets pour le succès ». Et elles réussissent très bien dans leurs efforts, car il semble toujours y avoir les gens prêts à suivre...

Mais, l'expérience a un petit secret. Même si les publicitaires enseignent les trucs et astuces pour avancer le plus rapidement possible, elle est toujours là… à regarder. Nous ne la voyons pas, parce que nous nous concentrons sur les « secrets » et les « raccourcis », mais l'expérience est là, à l'arrière-plan, en train de regarder… et d'attendre, de tout prendre patiemment et d'élaborer un plan. Et bien que nous ne le sachions que plus tard, elle enseigne déjà...

Et, après que l’éclat de la voie rapide ait disparu et que les raccourcis se réduisent à néant, l'expérience sort de l’ombre, lève un sourcil entendu et nous rappelle que même lorsque nous succombons au non-sens, il y a encore des choses à apprendre, car à chaque achat-promesse mensonger, à chaque déception que nous rencontrons, elle nous enseigne quoi ne pas faire la prochaine fois. À chaque offre de succès instantané, à chaque promesse de richesse prometteuse sans travail, l'expérience est là, opposant sa sagesse à notre folie. L'expérience exige que nous apprenions et trouvions des moyens de nous assurer que nous prenons à cœur sa sagesse. Parfois, elle nous frappe dans notre compte bancaire, parfois c’est dans votre estomac quand vous montrez, tout fier, une image et que vous découvrez, trop tard, que vous avez oublié de faire ce que vous aviez pourtant appris...

Et tout cela n'est pas seulement valable au début de notre engagement photographique… oh non !... L’expérience est l’enseignante que nous avons avec nous toute notre vie, car à mesure que nous relevons de nouveaux défis dans le domaine de la photographie, elle réapparait et recommence à enseigner. Même les photographes pour qui elle a passé sa vie à entraîner et à encadrer peuvent oublier ses premiers cours. Et croyez-moi, son coup de pied au c** est encore plus douloureux lorsqu'il s'agit de rappeler quelque chose que vous devriez déjà savoir.

Donc, n'essayez pas de vous écarter de l'expérience ou de souscrire à l'idée que vous n'avez pas besoin de ce qu'elle peut enseigner !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


QU'EST-CE QU'UN OBJECTIF PREMIER ET POURQUOI EST-IL INDISPENSABLE D'EN POSSÉDER AU MOINS UN ?

N.B.: on parle généralement d'« objectif à focale fixe » mais le terme reconnu est « objectif premier »

Les objectifs premiers sont une merveille optique. Et même s'ils existent depuis aussi longtemps que la photographie, il y a encore des gens qui ne les utilisent pas et qui ne savent peut-être même pas ce qu'ils sont. Si cela vous correspond, ne vous inquiétez pas ! Nous allons voir en quoi consistent les objectifs premiers et pourquoi vous devez en posséder (et les utiliser !).

Que vous soyez un nouveau photographe ou un photographe expérimenté, que vous utilisiez un appareil argentique (qui utilise des films) ou un appareil photo numérique, la prise de vue avec des objectifs premiers peut vous aider à améliorer votre technique et à créer des images exceptionnelles. Ces objectifs à focale unique offrent des performances inégalées par rapport à leurs homologues à zoom. Et même s’ils en demandent un peu plus à l’utilisateur, les avantages de ces objectifs sont largement supérieurs à leurs inconvénients. En fait, nous avons du mal à trouver des inconvénients de fond !...

Alors, allons-y. Voici quelques raisons simples pour lesquelles vous devez utiliser des objectifs premiers. Pour ceux qui ne le savent pas, définissons ce dont nous parlons lorsque nous parlons d'« objectif premier ». Les objectifs premiers sont des objectifs qui possèdent une longueur focale fixe, par opposition aux objectifs zoom qui offrent une gamme de focales variables. C'est simple, vraiment. Les zooms peuvent faire un zoom avant (ou arrière), les objectifs premiers ne le peuvent pas. Bien que cela semble limiter l’efficacité des objectifs premiers par rapport aux zooms, la réalité est plus riche.

En raison de la nature de l'optique, les objectifs premiers sont intrinsèquement moins compliqués que les zooms. Alors qu'un objectif zoom peut nécessiter une multitude d'éléments, de groupes et de pièces mobiles, les objectifs premiers sont optimisés de manière unique pour des performances maximales à une seule focale. Comparés aux objectifs à focale variable, ces objectifs de qualité supérieure offrent presque toujours une qualité d'image supérieure, un poids réduit, une taille réduite, un coût inférieur et des performances nettement améliorées en faible luminosité. Maintenant que vous êtes au courant, creusons en peu.

Nous avons brièvement exposé la raison la plus importante d’acquérir une qualité d’image supérieure, mais abordons-la un peu plus en profondeur. Distorsion, aberration chromatique, diffraction. Ce sont toutes des aberrations optiques que les photographes détestent. Elles obscurcissent l'image, détournent l'attention et transforment les bonnes photos en photos laides. Celles-ci sont également, par coïncidence, exacerbées par l’augmentation du nombre d’éléments de lentilles à travers lesquels la lumière doit passer. Les zooms contiennent beaucoup plus d’éléments que les objectifs premiers habituels, sans compter des éléments mobiles qui compliquent encore les choses. Au fur et à mesure que la lumière traverse ces éléments, elle se dégrade et se déforme, introduisant les aberrations optiques indésirables mentionnées précédemment. Pour remédier à cela, les ingénieurs en optique introduisent encore plus de verre sous forme d'éléments correcteurs. Le résultat final est un assemblage de verre extrêmement complexe qui ne produit rien de plus qu'une image plus ou moins décente. Les objectifs premiers n'en ont pas besoin...

Les objectifs premiers, en revanche, sont extr êmement précis. La conception pour une seule longueur focale permet aux concepteurs de créer un objectif parfaitement réglé pour produire une netteté, un contraste et des performances optimales sans compromettre la qualité de l'image. La production de bokeh acceptable est un autre domaine dans lequel les objectifs premiers écrasent leurs homologues zooms. Avec les zooms, à moins d’avoir un budget illimité, il est assez difficile de générer le flou d'arrière-plan somptueux que nous convoitons tous. En revanche, même les objectifs premiers les moins chers peuvent produire un flou d'arrière-plan magnifique et une isolation étonnante du sujet. Le fond du fond ? Pour les photographes obsédés par le bokeh, la netteté et une superbe fidélité optique, rien de mieux qu'un objectif premier...

Photographier avec des objectifs premiers fera de vous un meilleur photographe. Et même s’il s’agit de la raison la moins quantifiable de les utiliser, c’est la raison qui aura l’impact le plus durable sur le photographe. De l'apprentissage jusqu'à la mise au point par zone en passant par à la mise au point manuelle, en passant encore par une meilleure compréhension de l'ouverture du diaphragme, les objectifs premiers stimulent le photographe d'une manière que les zooms ne semblent jamais pouvoir faire.

Vous chercherez le cadre parfait, l'angle parfait et la composition parfaite. Vous effectuerez un zoom avant et arrière avec vos pieds et découvrirez non seulement l'appareil photo et l'objectif, mais également l'environnement dans lequel les photos sont prises. Avec les zooms, il est possible de devenir paresseux. Prenons cette situation hypothétique : vous utilisez un objectif zoom de large gamme focale en ville pour des prises de vue d'architecture et de rue. Vous apercevez un pont à des centaines de mètres de vous. Décidant que cela ferait une belle image, vous effectuez un zoom avant et un cliché. C'est dans la boite, photo prise. Il est temps de prendre un café et de rentrer à la maison. Mais imaginons que vous deviez entrevoir le même pont tout en utilisant un objectif premier de 35 mm. Si vous voulez le même cadre, vous devrez faire une promenade. Sur le chemin, vous pourriez voir un homme avec un sourire sans dents pêchant dans la rivière. Vous pourriez voir un beau couple se promener parmi les feuilles mortes. Vous pouvez voir un chien particulièrement photogénique, se promenant de manière particulièrement photogénique, avec un en-cas particulièrement photogénique enserré entre ses crocs. Lorsque vous arrivez sur le pont, vous pouvez tomber sur une perspective plus intéressante, une photo que vous n’avez jamais pu voir de loin, ou un détail architectural que vous souhaitez mettre en valeur. Vous pouvez trouver une perspective sous le pont qui crée une image que vous n’avez jamais vue auparavant. Vous pouvez même trouver un billet de cinquante euros froissé. Le fait est que, lorsque vous devez bouger les pieds pour tirer, vous ne savez jamais ce que vous pourriez trouver. Il faut aussi dire que vous pourriez ne rien trouver du tout. Mais au moins, vous aurez brûlé quelques calories, c'est déjà pas si mal...

Les couteaux suisses sont assez analogues aux zooms. Ils sont décents dans beaucoup de tâches, mais exceptionnels dans aucune. Et de la même manière qu’un couteau suisse n’est pas le meilleur tournevis, tire-bouchon ou lime à ongles, un zoom ne sera jamais le meilleur objectif pour la photographie de paysage, de portrait ou de rue. Les objectifs premiers, en revanche, sont spécialement conçus pour une tâche spécifique. Ils donnent au photographe la focale qui complète parfaitement son type de prise de vue. Alors, que vous preniez des photos de la rue et que vous ayez besoin de grandes ouvertures (rapides) ou que vous fassiez du portrait et que vous ayez besoin d'un superbe isolement du sujet, ou que vous fassiez des plans macro et vous ayez besoin d’une clarté irréprochable, il existe un objectif premier conçu spécialement pour vous...

Ceci est illustré dans un scénario pas plus évident que dans la photographie de rue envisagée plus haut, où les photographes se fient souvent à la lumière disponible et exigent une perspective spécifique pour créer leur vision. Trouver un objectif qui offre la combinaison parfaite de focale adaptée à votre style avec une ouverture maximale suffisamment rapide pour capturer des images à la lumière des lampadaires est beaucoup plus facile et abordable avec des objectifs premiers. Avec les zooms, les ouvertures ne sont souvent pas assez rapides (importantes). Le résultat est une dépendance à haute sensibilité ISO (images bruitées et laides), ou l'introduction d'un tremblement (beurk). En outre, de nombreux photographes de rue veulent être à la hauteur de l'action. Cette proximité imprègne dans leurs images un sens du lieu et du but. Le spectateur se sent plus en contact avec la scène, plus impliqué dans l'image. C'est difficile voire impossible à faire avec un gros zoom...

En raison de leur conception et de leur construction précises, les objectifs premiers sont bien plus légers que leurs copains les zooms. Dans les conditions de prise de vue où transporter beaucoup de matériel n'est pas pratique, il est préférable de transporter un ou deux objectifs premiers. En raison de la petite taille de la plupart des objectifs premiers, il est possible de les insérer dans la poche de votre pantalon ou de votre veste. Essayez d'en faire autant avec un zoom...

Rien de tel que la simplicité d'utiliser un seul et même petit objectif pour créer des images étonnantes. Et la focale fixe provoque souvent de surprenants élans de créativité. Pour les aventuriers, les photographes de rue, les voyageurs ou tous ceux qui attachent de l'importance à la compacité, les objectifs premiers sont la solution idéale.

Pour la plupart, les objectifs premiers, de qualité supérieure sont beaucoup moins coûteux que les zooms de qualité comparable. Par exemple, lors de la prise de vue avec une optique classique, il est possible d’acheter une suite complète d'objectifs spécialisés au prix d’un seul zoom de hautes spécifications. Si vous voulez des objectifs époustouflants avec un budget limité, les objectifs premiers sont vraiment le meilleur choix. Il est facile de trouver un objectif grand angle, un standard et un téléobjectif à moins de 200€. C'est assez remarquable, surtout si l'on considère qu'il s'agissait d'objectifs pro à leur époque, et même aujourd'hui, ils vous donneront des images bien meilleures que celles de votre zoom de kit. Choisissez votre marque, achetez un adaptateur et amusez-vous à les collectionner...

C'est ainsi que nous voyons les choses. Les zooms ont toute leur place, d'ailleurs j'en possède pas mal, mais pour beaucoup de photographes, il n'y a pas de concurrence : les objectifs premiers sont les meilleurs choix...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


MAÎTRISER LA PHOTOGRAPHIE PREND DU TEMPS

Maîtriser la photographie prend du temps (!!!) vous ne pouvez pas réussir du jour au lendemain !...

Nous sommes dans la page des débutants en photo, il me fallait bien vous faire au moins un article de mise en garde !... Depuis l'arrivée du numérique le monde a réussi à se persuader qu'en photo tout était aussi simple que tapoter l'écran de son smartphone... Malheureusement, il n'en est rien !...

Il faut garder les pieds sur terre, même si les temps actuels nous stimulent à vouloir tout obtenir et tout de suite, la photographie se mérite, elle exige pas mal de formation et énormément d'expérimentations avant de pouvoir espérer les premiers résultats encourageants. Lorsque nous commençons à apprendre quelque chose, nous sommes nombreux à vouloir y arriver le plus rapidement possible. Et le plus souvent, ne pas voir les résultats rapidement nous fait tout abandonner. C'est simplement frustrant de ne pas voir nos efforts porter leurs fruits immédiatement. La photographie, c'est un peu comme la vie, ça passe en toute insouciance jusqu'à arriver à ses 40 ans qui commencent par une réflexion sur sa vie... On a pu faire de la photo pendant 10, 20 ou même 30 ans, quand on repense à cette période, ce qui ressort, c’est que cela prend du temps... Et nous ne pouvons pas l'éviter. De plus, pour réaliser quelque chose, il faut souvent beaucoup plus de temps que l'on imagine.

J'ai une bonne quarantaine d'années de photographie derrière moi mais je sais que si je venais à mourir demain, il n'y aura pas une seule de mes photos dont les gens parleraient ou qui serait affichée dans une galerie. Mais ce n'est pas grave, car créer une œuvre prend beaucoup, beaucoup de temps. Comment les maîtres que nous connaissons ont pu atteindre des sommets dans leurs domaines ? Leurs histoires sont différentes, mais elles ont toutes un point commun : il leur a fallu beaucoup plus de temps que prévu pour devenir compétents dans quelque sujet.

Donc ça prend du temps. Et vous le savez. Maintenant, vous devez vous demander : « combien cela prendra-t-il pour moi ? » Et demandez-vous si vous êtes prêt et disposé à faire ce long voyage. Parce que ce sera long et que vous ne maîtriserez jamais quoi que ce soit en une année, voire peut-être même en dix. Pensez-y de cette façon : si tout le monde devenait maître en quelques années, il n’y aurait pas de vrais maîtres. Parce que dans ce cas, génial serait la nouvelle normalité.

La dure vérité est que tous ceux qui souhaitent la maitrise ne l’auront pas. Et ceux qui l'auront ne l'obtiendront qu'avec beaucoup de sang, de sueur et de larmes... et de temps.

Une autre chose à retenir est que nous changeons constamment et que le chemin de la vie et celui du succès sont rocheux et sinueux, avec beaucoup d’impasses. « Restez ami avec le changement ». Considérez chaque étape de votre vie comme précieuse, même si cela ressemble à un échec. Les défis et les échecs font de vous ce que vous êtes aujourd'hui, ils vous façonnent, ils vous enseignent toujours quelque chose et vous améliorent progressivement. Même si vous n'avez toujours pas atteint la grandeur que vous attendiez de vous-même, n'en soyez pas frustré. Le plus important, c'est que vous soyez mieux aujourd'hui qu'hier et que vous deviendrez encore meilleur demain. Et continuez d'avancer vers votre objectif, un pas après l'autre. Il n'y a pas de substitut au temps. Il n'y a pas de raccourcis. Et, bien sûr, cela ne concerne pas seulement la photographie, c'est une règle applicable à tout ce que vous voulez maîtriser...

Au moment de commencer une nouvelle activité, comme la photographie, réfléchissez à votre vie passée et à vos choix et décisions jusqu'à présent. En ce qui concerne votre travail personnel, ayez aussi des doutes car il y a peu de chance que vous soyez devenu ce que vous attendiez, enfant. Ce n'est pas de la photographie dont il est question. Cet article doit vous rendre moins impatient face à vos propres progrès et à votre croissance en compétences. Il y a une autre chose importante à garder à l'esprit. Reconnaissez que vous ne serez jamais aussi bon que vos maîtres préférés, mais que vous n'êtes pas eux, et que vous ne devriez pas l'être... C'est si simple mais c'est si vrai. Alors rappelez-vous, ne vous comparez à personne. Comparez ce que vous êtes maintenant avec que vous étiez avant et avec ce que vous voulez devenir. Travaillez fort et laissez-vous le temps pour devenir un maître. Même si cela prend des décennies... Prenez du plaisir à votre lente évolution, ce sera déjà une très grande récompense !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


VOUS N'AVEZ PAS BESOIN D'UN APPAREIL PHOTO NEUF !

Vous n'avez pas besoin d'un appareil photo neuf, non, vraiment pas ! Il y a un moment, j'ai fait une image d'un mont vosgien. Je ne dormais pas beaucoup (et mal) à cette époque, je me suis réveillé alors qu'il faisait encore noir, je me suis retourné cent fois dans mon lit, sans pouvoir retrouver le sommeil, je me suis donc levé et je me suis dirigé vers le champ d'altitude situé à proximité de l'hôtel. Le matin venait juste de se lever au moment où je sortais mon appareil photo et le soleil était si bas qu'il donnait vraiment corps et forme au paysage. Il y avait une rose à l'horizon qui saignait dans un ciel bleu et rendait la scène éthérée. Pas plus de dix minutes après avoir fait ma photo, le soleil était déjà si haut dans le ciel qu'il recouvrait tout d'une lumière crue qui rendait le paysage monotone et terne. C'était un moment paisible et serein, et je m'en souviens comme si c'était hier. Je suis retombé sur cette image imprimée en format A4 quand un ami est passé me voir à l'improviste et je ne pouvais pas m'empêcher de sourire quand il a commenté la plage dynamique et les couleurs superbes et me demandait quel nouvel appareil je m'étais offert... en jugeant la qualité de mon nouvel appareil photo. Ce nouvel appareil datait de 2008 (!!!) soit 10 ans avant cette anecdote (!!!) Il est vrai que cette photo a été créée, excusez du peu, avec un appareil photo de 10MP !...

Il est vrai qu'il arrive un moment où des mises à niveau sont nécessaires. Généralement, il s’agit du nombre de déclenchements qui arrive au stade de la fin de vie de l'appareil. En tant que professionnel, on ne peut pas se permettre d’être au milieu d’un travail au moment de la panne fatidique. Mais avec un nombre de déclenchements de l'ordre de 50.000 à 150.000 pour un appareil grand public, pour nous, amateurs, la raison de la mise à niveau pourrait être que vous faites uniquement des portraits sous une faible lumière et que vous avez atteint le point où vous avez vraiment besoin de meilleures capacités ISO... Mais je vois principalement des personnes se mettre à niveau bien avant d'avoir atteint les limites de leur appareil photo actuel...

Vous le savez déjà, demander à un photographe avec quel appareil photo il a fait une image est aussi offensant que de demander à un auteur avec quel crayon il écrit. L'autre jour, comme cela m'arrive souvent, je suis allé shooter avec un de mes appareils photo argentiques âgé de 40 ans et j'ai rapporté à la maison des images fantastiques qui peuvent en montrer aux appareils photo numériques les plus modernes d'aujourd'hui... Bien que certaines avancées technologiques facilitent l’utilisation des nouveaux boîtiers, cadence de prise de vue, performances ISO, plage dynamique, stabilisation, nombre de mégapixels, écran pivotant, wifi, etc., la question est toujours de savoir si vous en avez vraiment besoin. Avoir une cadence de prise de vue rapide est excellent si vous êtes un photographe professionnel de sport, mais si vous ne l'êtes pas, cela ne vous apportera pas grand-chose. À quelle fréquence avez-vous besoin de shooter à plus de 128.000 ISO ? Ne pouvez-vous pas trouver un trépied ou une lumière portable ? Un écran pivotant fait-il de vous un meilleur photographe ? Effectuer des prises de vue en mode silencieux peut s'avérer avantageux dans certaines situations, mais si vous ne prenez pas d'images dans une église pendant une messe, en avez-vous absolument besoin ? Aujourd'hui, la plupart des appareils photo sont identiques à ceux d'il y a dix ans, mais avec plus de bling-bling.

Je veux bien admettre qu'il peut être bien d'avoir des choses brillantes… mais il y a d'autres façons de prendre de meilleures photos que d'avoir un nouveau boîtier. Y a-t-il amélioration dans votre sélection d'objectifs que vous devriez regarder ? Un trépied solide élargira-t-il vos possibilités de prise de vue ?

Pour une fraction du coût d'un nouveau boîtier, nous pouvons vous apprendre à tirer le meilleur parti de votre appareil photo existant et vous ouvrir la voie à de nouvelles opportunités techniques et créatives. Je suis toujours heureux quand je peux aider les gens à shooter des scènes qui, quand leurs créateurs regardent avec étonnement le résultat, commentent "C'est mon appareil qui vient de capturer ça ?". Certes, tous les appareils déjà anciens ne sont pas nécessairement les meilleurs appareils photo de l'époque... mais il faudrait jouer un peu au niveau du pixel pour me dire pourquoi la qualité est inférieure aux images d’aujourd’hui !...

Si vous êtes un lecteur assidu de blogs de photographie, vous serez inévitablement bombardé d'articles sur les derniers boîtiers et les objectifs les plus récents. Les sites de rumeurs abondent en spéculations sur ce que pourraient signifier les demi-informations lâchées par les fabricants et parcourent le net à la recherche d'images déformées. Bien que ces sites puissent être techniquement indépendants, les sociétés de matériel photo leur prêtent toujours les boîtiers à présenter gratuitement. Il est dans leur intérêt de faire du battage médiatique autour de leurs nouveaux produits, et chez les blogueurs, d’obtenir le plus de trafic possible sur leur site. Mais si vous achetez simplement un nouvel appareil photo à chaque nouveauté sortie, vous n'êtes plus un photographe. Vous êtes au mieux un collectionneur d'appareils photo, au pire un geek qui se limite à éplucher le matériel...

Votre appareil peut faire beaucoup plus que vous ne le croyez, il vous suffit d’exploiter sa puissance. Relisez votre manuel, prenez des cours ou lisez des sites sérieux, étudiez les photographes que vous admirez et examinez leur travail de manière critique. Mais surtout, sortez et shootez encore et encore. La pratique est votre meilleur outil pour améliorer la photographie. Vous n'avez pas besoin d'un appareil photo neuf. vous devez oublier l’idée qu’un nouvel appareil photo améliorera votre photographie et vous concentrer plutôt sur l’amélioration de vos compétences en photographie. Vous n'avez pas besoin d'un nouvel appareil photo. Aucun appareil n'améliorera votre photographie, achetez (pour peu cher) un appareil d'occasion, gardez-le aussi longtemps qu'il fonctionne, concentrez-vous plutôt sur l'amélioration de vos compétences en photographie. {oh là là, je suis en train de me faire des copains parmi les fabricants et les détaillants de matériel photo !}

Non, vous n'avez pas besoin d'un appareil photo neuf, et même vous ne devriez pas acheter d'appareil neuf, jamais !!! La vérité n'est jamais facile à digérer. Par exemple, pour répondre à la question si populaire « Quel appareil dois-je acheter ? » La plupart du temps la suite ressemble à quelque chose comme « J'ai entendu dire que le nouveau xxx est génial » ou « Je songe à commencer avec le xxx » pour ajouter un peu de fond. C'est une chose étrange étant donné que les boîtiers ne rendent pas votre photographie meilleure. Certes, certains rendent possibles des types de photographie, mais rarement les améliore. La bonne réponse à cette question vous fera probablement économiser beaucoup d’argent, mais vous obligera également à assumer la responsabilité de vos dernières photos...

Le meilleur investissement en équipement consiste à ne jamais acheter de nouvel équipement. La vérité est que les boîtiers qui étaient « incroyables » il y a trois ou quatre ans seulement sont sur le marché à des prix incroyablement bas par rapport à l'achat de ce nouvel équipement révolutionnaire. Cela signifie que vous pouvez obtenir le boîtier haut de gamme d'il y a quatre ans pour des centaines d'euros, contre des milliers d'euros pour les boîtiers haut de gamme d'aujourd'hui. Et, vous savez quoi ? Ces boîtiers prennent tous de superbes photos en ce qui concerne les aspects techniques. Où devriez-vous dépenser votre argent alors ? Je dirais surtout dans l'apprentissage et la pratique. N'achetez plus de matériel avant de sentir que le matériel dont vous disposez déjà est utilisé au maximum et que vous recherchez les 5 ou 10% supplémentaires que votre matériel ne vous offre tout simplement pas. Alors allez-y et dépensez de l'argent en équipement. Pas une seule seconde avant !...

Donc, que vous débutiez ou que vous soyez déjà expert, réfléchissez bien avant de vous lancer dans l'achat de matériel neuf !!!...

P.S. : un grand coucou aux fabricants, grossistes et détaillants de matériel photographique.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


POURQUOI TOUT LE MONDE A BESOIN D'UN BOÎTIER ARGENTIQUE ?

Attention, contrairement à ce que pourrait laisser penser le titre, il ne s'agit pas d'un article d'opinion sur la photographie anti-numérique !... Vous me connaissez maintenant... mon site est prévu de façon à réserver des pages dans lesquelles je m'autorise à donner mon avis (quitte à le défendre à tort !), pour les autres, j'essaye d'être le plus objectif possible !... Et, même si j'aime beaucoup la photographie argentique, aucune propagande ici !... J'aime les appareils photo numériques aussi, même si la photo numérique ne me fait pas trop frémir.

Malgré tout ce que l'on pourra me dire, je pense que tout le monde devrait posséder et utiliser un appareil photo argentique de la même manière que je pense que tout le monde devrait posséder une montre-bracelet. Votre smartphone vous indique l'heure, n'empêche qu'il ne saurait remplacer votre montre-bracelet à 100%. Votre smartphone sait capturer des images consommables, votre reflex numérique crée des photos cliniquement parfaites. Mais aucun de ces objets n'a d'âme (je sais, aucun objet n'a d'« âme », ne vous braquez pas, continuez à lire, s'il vous plait).

La problématique de la perfection

Le problème n'est pas les appareils photo numériques, bien sûr. Le problème est notre obsession de la perfection, en tant que photographe, mais pas uniquement. Je n'en veux pour preuve que la visite de n’importe quel site ou blog photo traditionnel (le mien est différent !). Ils parlent tous, sans cesse, de... perfection. Nous voulons une stabilisation optique de l'image. Nous observons les pixels à 100%. Nous craignons que notre ancien objectif de type III ne soit peut-être pas aussi pointu que le nouveau de type IV. Et lorsque nous aurons le type V, nous voudrons le type asphérique. Nous sommes obsédés par les objectifs rapides qui « bokeh » le contexte de nos portraits. Nous éliminons le flou de mouvement. Nous discutons du nombre de pixels, de la taille du capteur, du nombre maximal d’ISO et du nombre des points de mise au point automatique. Nous recherchons des photos toujours plus propres, toujours plus nettes, plus parfaites, plus, plus, plus...

L'esprit (largement partagé) selon lequel plus est plus est tout aussi distrayant. Je conviens que plus est en effet plus, mais que, très souvent, plus est aussi trop... Avec un appareil photo numérique ou un smartphone-appareil photo de dernière génération, vous pouvez capturer deux cents photos de qualité acceptable d’un même sujet. De retour à la maison, vous pouvez les télécharger sur votre ordinateur (mais plus probablement pas !) et les oublier, ou passer quatre heures à éditer deux cents photos très similaires. Dix images d'entre elles seront bonnes. Fichiers numériques correctement exposés, correctement mis au point et correctement cadrés. L'une d'elles pourrait être intéressante. Aucune d'entre elles n'aura vraiment de caractère... Les appareils photo numériques ont gommé de la photographie ses mystères organiques et les ont remplacés par une science froide, nous offrant des possibilités infinies qui ont été complètement dépassées.

La réponse analogique

Avant le numérique, la photographie était à la fois science, art et magie. Les images étaient des idées capturées dans des boîtes à lumière mécaniques, gravées sur des bandes d'acétate, traitées chimiquement. Les photographes étaient des artistes et des techniciens et ils se sont régalés. Les photos étaient limitées par la technologie et donc fortement interprétatives. La sensation du tir était ce qui importait. Les photographes sur film ont su ne pas être obsédés par la netteté. La distorsion était un outil utilisé (ou non) lorsque dicté par la vision du photographe. La mise au point était un choix obtenu avec la rotation manuelle d'un anneau mécanique. Les objectifs mono-focaux étaient la règle et les photographes utilisaient leurs pieds pour se rapprocher de l'action. Le résultat était meilleur, plus réfléchi, plus impliqué...

Heureusement pour ceux qui veulent embrasser l’imperfection et la limitation, les appareils photo utilisant des films existent toujours et de nombreuses entreprises produisent toujours des films. Il y a des photographes qui n'ont jamais cessé de créer sur films alors même qu'ils adoptaient un flux de travail numérique. Ces deux méthodologies peuvent exister dans le même espace et le même temps. C'est une question de goût et de choix.

De même que lorsque vous voulez vérifier l'heure, voulez-vous fouiller dans vos poches, sortir un téléphone, être distrait par une notification de votre réseau social habituel et finir par regarder la dernière vidéo virale ? Ou voulez-vous jeter un coup d'œil sur votre poignet et lire l'heure d'une merveilleuse petite machine ? Lorsque vous souhaitez faire une photo, voulez-vous créer trois cents images trop froides et trop précises, toutes -ou presque- sans intérêt, ou trente-six photos variées avec des défauts organiques qui ne nécessitent aucune édition mais qui racontent plus que la scène capturée ?

La valeur du matériel

Les appareils classiques sont particulièrement intéressants. Les meilleurs d'entre eux sont des outils fabriqués à un niveau incroyable et à des fins variées. Il y a une machine pour chaque photographe et pour chaque situation. J'en parle beaucoup dans de nombreuses pages. Ils sont classiques, mécaniques et réels. Ils ont l’air incroyable, remplissent une fonction et engagent les sens. Ils coûtent également environ un dixième du prix d'un reflex numérique. Et ce pour un matériel argentique professionnel. Imaginez que l'appareil qui a servi à photographier votre image iconique la plus connue vous coûterait aujourd'hui une cinquantaine d'euros...

Il existe de petits appareils argentiques, de grands appareils argentiques, des appareils photographiques argentiques fabriqués à partir de matériaux exotiques. Il existe des appareils argentiques avec des déclencheurs synthétiques et des appareils argentiques en orbite autour de la Terre. Il a existé des appareils photo argentiques sur la lune, et des appareils argentiques qui ont plongé avec Jacques Cousteau. Il y a des appareils argentiques qui ont été utilisés par les espions du KGB (les autres espions aussi !) et des appareils argentiques qui ont pris d'assaut les plages de Normandie le jour J...

Les appareils photo argentiques sont aussi célèbres que les Porsche ou Ferrari classiques remportant la victoire au Mans. Ils sont aussi complexes et précis que les montre-bracelets mécaniques suisses. Les personnes qui les ont fabriqués étaient aussi géniales que tous les artisans de tous les domaines. Pourquoi, alors, ne parlons-nous pas des appareils argentiques de la même manière que nous parlons d’autres obsessions de style et de fonctions modernes, montre-bracelets, voitures, fusées ?

Mais il y a plus

Barrière à l'entrée ? À peine. La photographie sur film est assez facile. Achetez un appareil photo, achetez un film, chargez-le et faites des photos. Les résultats seront meilleurs que vous ne pouvez l'imaginer. Même si vous échouez, le film a les moyens de compenser les erreurs. Certaines des meilleures photographies argentiques réalisées ont été techniquement horribles, mais le flou de mouvement peut créer une impression de mouvement et une optique pas trop top ou une mise au point imparfaite peut forcer le spectateur à penser... Toutes ces choses qui ne passeront pas en numérique...

Les images sur film que vous faites seront à vous pour toujours. Personne ne vous demandera d'acheter plus d'espace de stockage et les réseaux (a)sociaux ne s'enrichiront pas en vendant vos négatifs à une agence de publicité puisqu'ils ne pourront pas vous voler des négatifs. Faire des photos sur film nécessite de la réflexion et de la patience. Vous tirez trente-six images maxi sur un rouleau, et ces trente-six coups peuvent vous prendre un mois. Vous n'avez pas besoin de regarder un écran ou de naviguer dans des menus. Vous pouvez vous déconnecter de ce monde numérique misérable pour ces trente-six photos et faire des images sans autre raison que celle de faire des photos...

Apprenez à acquérir de l'expérience en photo argentique et je vous garantis que vous ne regarderez jamais en arrière. Il n'y a rien de comparable dans l'ère numérique. C'est de la magie, c'est de la science, c'est de l'art.

Vous devriez posséder un appareil photo argentique. Il devrait trôner sur l'étagère près de votre porte avec vos clés et votre portefeuille. Il devrait être prêt à tirer quand vous voulez tirer. Si vous sortez pour la soirée, emportez-le. Si vous partez en vacances, emportez-le. Faire des photos est l’un des moyens les plus universellement accessibles de vous préserver après votre mort. Vous ne voulez certainement pas que votre vie flotte dans le nuage. Il ne durera pas. Et même s'il devait durer, les gens ne le regarderont jamais. Vous voulez que votre vie soit stockée sur des négatifs ou des diapositives, où elle peut être conservée, visualisée et même éventuellement numérisée pour une visualisation aisée sur votre ordinateur et votre téléphone, ou tout autre projecteur rétinien que vos arrière-petits-enfants auront implanté dans leurs yeux ou leur cerveau... Vous devriez enregistrer votre vie sur film, pour que vos histoires ennuyeuses, entendues cent fois par tout le monde, aient un accompagnement visuel qui les rend moins ennuyeuses, voire touchantes.

Voici le deal. Si vous vous souciez du style, de la classe, de la substance ou de ce que vous faites de votre vie, vous devriez prendre un appareil photo argentique. Alors qu'est-ce que vous attendez ? Convaincu ? Non ? Alors, essayez, cela ne vous ruinera pas, et vous comprendrez de quoi je parle... Et, faites-le vite, vite avant de polluer votre photographie par les mauvaises habitudes du numérique !... Une habitude argentique ne pourra qu'enrichir votre photographie numérique, une habitude numérique ne pourra qu'appauvrir votre photographie argentique... Puisque, de toute manière, à plus ou moins court terme, vous finirez par faire les deux types de photographie, ne vous enfermez pas bêtement en numérique, simplement parce que c'est la mode... Et si vous appréhendez encore, lisez les autres pages de mon site et vous aurez toutes les clés pour un démarrage progressif, en douceur...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


POURQUOI TOUT LE MONDE DEVRAIT TRAVAILLER EN MANUEL ?

Beaucoup de choses ont été écrites sur les avantages techniques de la prise de vue en mode manuel, et bien que ces articles expliquent bien pourquoi photographier de cette manière peut améliorer la qualité de vos images, ils ne traitent pas toujours d'un avantage supplémentaire, qui peut être beaucoup plus impactant que de faire de plus belles images. Je parle des moyens par lesquels tirer manuellement peut améliorer votre qualité de vie... rien que ça !...

Tourner des cadrans et des bagues signifie plus que capturer la bonne quantité de lumière ou créer un bokeh (flou d'arrière-plan) intéressant. L'avantage de tirer avec des boîtiers manuels atteint un niveau beaucoup plus profond. Plus votre appareil photo sera primitif, meilleure sera votre expérience fondamentale de la photographie. (De temps en temps,) abandonner le numérique au profit d’un appareil photo vieux de soixante ans améliorera non seulement votre photographie, mais augmentera également votre bonheur, améliorera votre expérience de la vie et vous aidera à mieux comprendre le monde qui vous entoure... Si, si !...

Les plus superficiels d'entre nous peuvent railler et tourner en dérision mes mots, considérant ces sentiments comme prétentieux, mais continuez à lire avant de porter un jugement. Du photographe occasionnel le plus récemment converti au photographe chevronné, la décision de photographier comme en 1950 pourrait être l’une des meilleures décisions qu’un photographe puisse prendre.

La première étape, si vous n'en possédez pas déjà un, consiste à vous procurer un vieil appareil photo. De quel âge ? Cela dépend de ce que vous voulez. À mon avis, plus il est âgé, mieux c'est. L'objectif de la prise de vue manuelle est de supprimer la béquille de la technologie et de stimuler le cerveau du photographe. La meilleure façon de le faire est de faire de l'exercice. Si votre appareil photo utilise la mise au point automatique, l'exposition automatique et suggère des réglages pour une prise de vue, il se peut que ce ne soit pas la bonne machine pour cet exercice. Même les appareils des années 1970~1980 sont peut-être un peu trop évolués... Mais ne jetez pas vos boîtiers des années 1970... retirez les piles pour vous passer de leur posemètre. Nombre d'appareils des années 1970 sont des machines étonnantes, ils sont tous équipés de photomètres permettant au photographe de savoir quels réglages donneront une exposition correcte. C'est bien pour faire des images décentes, mais est-ce que cela aide le photographe d'aujourd'hui à essayer de se détacher de la technologie ? Pas vraiment.

Considérez un instant les avantages de faire des photos sans photomètre. Si vous regardez un posemètre, vous ne regardez pas le monde qui vous entoure et vous manquez une chose plus importante qu'une photo correctement exposée. Pour cette raison, j'estime que ceux qui cherchent à tirer le meilleur parti de leur expérience en photographie seraient bien inspirés d'acheter un appareil photo sans photomètre...

Heureusement, il existe de nombreuses machines de ce type. Vous n'avez pas besoin de vous précipiter pour acheter un Leica, il existe une infinité de boîtiers en tous genres qui ont tous en commun l'absence de posemètre et qui ne sont pourtant pas à considérer comme des appareils de petite qualité malgré leur prix ridicule. Certaines des meilleures machines photographiques jamais créées fonctionnent de cette manière. Si vous n'êtes pas particulièrement riche, ne vous inquiétez pas, vous pourrez trouver du matériel très haut de gamme pour moins de 100 € et vous pourrez commencer à photographier en mode manuel sans exploser votre budget. Tiens, il faudrait que je vous écrive un article pour lister les meilleures possibilités d'achat... à suivre !...

Maintenant que vous avez un appareil, il ne reste plus qu'à sortir et à tirer. Peu importe où vous allez. Il peut s'agir d'un lieu inconnu ou d'un lieu familier et apprécié. Rues de la ville ou bois, montagne, paysages ou personnes, tout est bon. Le fait est que vous n’êtes plus dans le cadre du numérique où vous pouvez tout photographier. Vous prenez votre temps, vous vous concentrez sur le monde qui vous entoure et, dans certains cas, vous voyez ces endroits pour la première fois, même si vous y êtes déjà allé une bonne centaine de fois. Cela semble absurde, mais ça ne l'est pas. Tirer de cette façon est une expérience révélatrice, au sens propre comme au sens figuré...

Essayez d'emporter le minimum de matériel. La philosophie de cette façon de photographier est de distiller la photographie dans son essence. N'emportez que le matériel dont vous avez vraiment besoin pour atteindre cet objectif :  un boîtier, un seul objectif, un film (ou deux) et, éventuellement, un trépied.

Donc, vous êtes à l'endroit de votre choix et vous êtes prêt à photographier. Vous avez éteint votre téléphone pour éviter les distractions et vous n'avez emporté que l'équipement minimum nécessaire pour faire de belles photos. Et ensuite ? C'est assez simple. Prenez un moment pour observer votre environnement. Cela peut prendre une minute ou une heure, qu'importe. Êtes-vous devant un chemin boisé menant à une vaste forêt ? Avez-vous grimpé les marches d'une station de métro pour sortir dans une rue animée de la ville ? Êtes-vous sur une plage à regarder les vagues sur le rivage ? Où que vous vous trouviez, observez cet endroit avec une vive attention. Recherchez les moments et les lieux que vous souhaitez capturer. Recherchez des lignes directrices qui seraient frappantes et percutantes dans une image. Localisez le soleil ou la lune ou observez les nuages ​​et voyez comment l'existence de ces constantes affecte votre environnement. Y a-t-il des ombres fortes qui tranchent l'étalement urbain ? Ou peut-être que la lumière argentée de la lune ondule à travers les arbres à feuilles persistantes ? Tout ce qui se passe dans votre environnement, voyez-le clairement et essayez d'imaginer à quoi ressemblerait tout ce qui est embrassé par la focale de votre objectif.

Pour obtenir une exposition adéquate, ne stressez pas trop. Souvent, les photographies les plus intéressantes et les plus marquantes sont celles qui sont surexposés ou sous-exposées d'un diaph' ou deux. Pensez à toutes les images étonnantes que vous avez vues avec des hautes lumières techniquement brûlées, ou à ces photos qui sont tellement floutées par le mouvement qu'il est presque impossible de discerner ce que vous regardez. Ce type de photographie est le plus excitant. Lorsque le type d’image que vous allez créer n’est pas complètement évident à vos yeux, la création d'images intéressantes devient un phénomène presque commun. Cela dit, ne vous contentez pas d'appuyer sur le déclencheur sans vous soucier des valeurs d'exposition. Une fois que vous avez localisé un sujet que vous voulez capturer, prenez le temps de bien y réfléchir. Combien de lumière voyez-vous ? Quelle est la source de lumière principale  ? Y a-t-il une source secondaire ? Quelle facette de ce sujet vous attire ? Comment pouvez-vous accentuer cette facette avec votre appareil photo ? Si vous pouvez vous poser certaines de ces questions et d’autres du même ordre, vous comprendrez parfaitement le type d’images que vous aimez créer et la meilleure façon de les créer. Certes, apprendre la technique du sunny-16 (voir ici) est un plus si vous souhaitez ne pas gaspiller des pellicules...

Il existe tant d'ambiances lumineuses difficiles, ce sont généralement celles qui permettent les meilleures images (comme par hasard !), si vous tirez en mode Priorité à l'ouverture (ou tout automatique), vous comprendrez tout de suite que les choses ne semblent pas fonctionner si bien. L'obscurité a rendu l'environnement presque invisible à cause des sources de lumière qui sont systématiquement prises en compte comme sujet principal par les automatismes... Vous vous retrouvez avec des images nulles... L'appareil photo ne comprendra jamais la vision que vous avez en tête... alors passez en mode Manuel et passez du temps à la recherche de toutes les différentes sources lumineuses présentes. Ce qui aurait pu devenir simplement quelques clichés à peine décents de quelques jolis éclairages s'est transformé en l'une des expériences photographiques préférées. En augmentant la vitesse de manière à capturer les superbes aspects de chaque source lumineuse, on peut enregistrer leurs subtilités tout en permettant au décor de s'insinuer légèrement dans le cadre. On peut créer des images qui montrent la portée de chaque lumière et la façon dont elles combattent faiblement l'obscurité. Pour chaque image, après avoir soigneusement étudié l'éclairage, le sujet, les sources de lumière supplémentaires, la quantité d'arrière-plan que l'on veut mettre au point et éclairer, après avoir passé un bon moment à réfléchir à tout cela, on fait la photo et, lorsque le clic-clac s'est fait entendre, on peut sourire, sachant que pour le meilleur ou pour le pire, on a la photo que nous avons imaginée dans la boite.

La vraie leçon à tirer est que même si les prises de vues que nous faisons ne sont pas très spectaculaires, le fait de les créer en vaut certainement la peine. Dans notre environnement nous sommes fermement dans le présent, à expérimenter chaque centimètre carré, chaque murmure et chaque personnage lointain et invisible. On se connecte à l'appareil photo de manière impossible lors d'une prise de vue avec utilisation d'un automatisme quelconque... En (semi)automatique, visée et déclenchement sont les seules actions du mode opératoire...

C’est un vrai cadeau de faire des photos avec des appareils photo primitifs en mode manuel. Vous ralentissez. Vous pensez. Vous contemplez. Vous sentez l'odeur du restaurant qui flotte dans la ruelle. Vous sentez la neige tomber silencieuse contre votre peau. Vous entendez le chant d'un oiseau lointain. En bref, vous expérimentez l’essence de l’environnement dans lequel vous vous trouvez, et vous ressentez la vie plus facilement et plus intensément...

C'est OK de préférer un appareil photo numérique. En fait, c'est OK si vous avez déjà quitté mon article et êtes passé à la lecture des derniers scores de DxOMark à la place. Je ne prétends pas savoir ce qui convient le mieux à chaque photographe. Je ne fais que souligner le fait que photographier de la façon proposée dans cet article sera une expérience enrichissante. Si vous ne parvenez pas à abandonner complètement la technologie, la prise de vue avec un reflex numérique en mode manuel peut donner à peu près le même sens du Zen que celui dont je parle ici. Mais photographier avec un film le rendra encore plus puissant, et je pense que cela vient de l'idée qu'avec un film, chaque plan est précieux. Avec un film, chaque image est un instant capturé pour toujours, et ces moments sont de grande valeur... Avec la photographie numérique, nous voyons immédiatement l'image à peine créée. Bien que cela puisse être utile parfois, cela peut aussi être une distraction qui nous éloigne de force de l'environnement. À la seconde où nous regardons un écran LCD, nous ne regardons plus le monde. Nous nous critiquons nous-même, nous corrigeons, nous nous sentons frustré ou nous nous sentons trop fiers. Nous recommençons dix fois la même image. Nous nous arque-boutons sur l'appareil alors que nous devrions regarder les environs yeux grand ouverts. Combien de personnes intéressantes sont passées devant nous dans la rue alors que nous regardions un écran de 3 pouces ? Combien de choses importantes ont échappé à notre objectif alors que nous tenons l'écran LCD contre le nez ? Qu'est-ce que l'on peut manquer en faisant une photo numérique !...

Photographiez sur film. Observez votre environnement. Faites confiance à votre jugement. Faites votre photo. Changez de lieu. Vous vous sentirez mieux avec votre photographie et vous profiterez bien davantage de votre journée. Profitez du frisson d'anticipation en attendant que votre film soit développé. Découvrez le plaisir d'utiliser différents types de films pour obtenir différents résultats. Détendez-vous lorsque vous récupérez vos images tirées. Tout cela signifie que vous avez réalisé des prises de vue vraiment fantastiques. J'admets que certaines personnes ne comprendront jamais le frisson du film, mais pour rendre la photographie à son essence, c'est tout simplement le support le plus efficace...

Il est crucial de ralentir pour vraiment observer où nous en sommes dans le monde. Bien que cette méthode de photographie plus réfléchie ne soit pas toujours parfaite (rien dans la photographie n’est jamais parfait), n’insistez pas pour autant. Il y aura toujours d'autres images à faire, mais il n'y a jamais qu'un seul instant dans lequel nous vivons. Prenez le temps de vous déconnecter de la vitesse addictive de la technologie numérique et immergez-vous dans le lieu et l'instant. Fait intéressant, j'ai constaté qu'il est souvent plus facile de se rendre au cœur du lieu et de l'instant avec un appareil photo venu d'un passé lointain...

Si cela vous semble intéressant, faites-le. Faites le choix de remonter dans le temps et d’explorer votre présent. Achetez un appareil photo mécanique, achetez un film et partez. Je sais que ce n'est peut-être pas pour tout le monde, mais je pense que vous me remercierez si vous essayez.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


POURQUOI TOUT LE MONDE DEVRAIT UTILISER UN GRAND ANGLE ?

L’utilisation d’un objectif grand angle est l’un des moyens les plus simples d’accroître le dynamisme et l’intérêt visuel de nos images. En élargissant notre angle de vue, nous sommes capables de capturer des images du monde qui nous entoure d’une manière extraordinairement inhabituelle et décidément plus convaincante que lors d’une prise de vue avec un objectif standard.

Avant toute chose, il faudrait (re)définir ce qu'est un objectif grand angle. Un objectif grand angle est un objectif dont la focale est inférieure au grand côté du plan du film ou du capteur numérique. Étant donné que la distance focale est fonction de la taille du film ou du capteur, la définition d'un objectif grand angle varie en fonction du format de l'appareil photo (donc du format du film ou du capteur). Etant donné que les nouveaux photographes (nous sommes bien dans la page des débutants, non ?) travaillent généralement en petit format (35mm ou 24x36 en argentique ou full frame en numérique), nous utiliserons ce format pour illustrer ce point. Conformément à notre définition ci-dessus, un objectif grand angle est un objectif ayant une focale égale ou inférieure à 36mm. Dans le cas d'un moyen format 60x60, un objectif grand angle sera un objectif ayant une focale égale ou inférieure à 60mm. Dans le cas d'un moyen format 60x90, un objectif grand angle sera un objectif ayant une focale égale ou inférieure à 90mm. etc...
De même, un objectif ultra-large (ou ultra grand angle) est un objectif dont la focale est inférieure ou égale au petit côté du plan du film ou du capteur numérique. Ainsi, dans le format 35 mm (ou Full Frame), il s’agirait de tout objectif ayant une focale inférieure ou égale à 24mm. Dans le cas d'un moyen format 60x90, un objectif ultra grand angle sera un objectif ayant une focale égale ou inférieure à 60mm. etc...

Plus la focale est courte et plus l'objectif sera large (plus son champ de vision sera large) et plus la profondeur de champ (zone de netteté dans la profondeur de la scène) sera grande.

Si vous souhaitez approfondir, allez voir ici.

Maintenant que nous en avons terminé avec les définitions, voyons ce qu'un objectif grand angle peut faire pour votre photographie et quelques raisons d'utiliser un objectif grand angle.

—> Un objectif grand angle capture une plus grande partie de la scène.
Que vous photographiez des paysages, des paysages urbains ou des plans de rue, vos photos peuvent tirer parti de l’intégration de plus de choses de l'environnement. Les objectifs grands angles le permettent. Il est beaucoup plus facile de transmettre une vision panoramique des paysages lorsque vous photographiez avec un objectif grand angle. Le spectateur voit large et profond, en effet, le premier plan, le milieu et l'arrière-plan se trouvent tous dans un champ de netteté égal !...
Il est également possible d'attirer l'attention du spectateur sur un sujet situé immédiatement devant l'appareil photo, tout en incluant les distances. Ceci est utile en situation de photographie de rue pour saisir un contexte et établir une relation entre le sujet et son environnement.
Également utile en prise de vue architecturale et urbaine, l'utilisation d'un objectif grand angle permet de donner une impression de taille, d'espace et de distance qu'il est impossible de produire avec un objectif standard ou un téléobjectif.
Pensez à une scène urbaine. Pouvez-vous envisager une photo ne reproduisant qu'un ou deux bâtiments ? Bien sûr que non ! Pour donner au spectateur le sentiment d'être dans une ville, vous aurez envie de faire une photo avec des dizaines de bâtiments dans le cadre. Pour ce faire, vous devrez photographier avec un objectif grand angle.

—> Un objectif grand angle vous oblige à vous rapprocher de votre sujet
C'est l'une des raisons les plus connues et les plus souvent citées pour la prise de vue avec un objectif grand angle. Pour que tout type de sujet apparaisse bien en évidence vous devrez vous rapprocher suffisamment sinon votre sujet sera perdu dans le paysage.
C'est un moyen fantastique de vraiment se forcer à s'engager avec son sujet. En photographie de rue en particulier, l’utilisation d’un objectif grand angle confère à chaque image un sentiment de connexion. Cette intimité entre le photographe et le sujet transparaît dans l'image finale et permet au spectateur de se sentir vraiment connecté à la scène.
L’utilisation d’un objectif grand angle est l’un des moyens les plus simples d’améliorer instantanément votre photographie de rue. Malheureusement, il est également incroyablement difficile de s’engager dans l’idée que vous serez à portée de main de chacun de vos sujets. Mais si vous en avez le goût, vous allez forcément faire des images étonnantes !...

—> Un objectif grand angle permet d’agrandir (exagérer) les petits espaces
Les objectifs grand angle sont parfaits pour ceux qui prennent des photos dans des endroits restreints. Avec une focale large ou ultra-large, il est possible de faire en sorte que même le plus petit studio ressemble à une suite de grand standing. Mais attention aux ultra grands angles, ces derniers déforment tout ce qui sort de l'axe optique !...
Pour ceux d'entre vous qui ne travaillent pas dans l'immobilier, cet aspect de la prise de vue grand angle est aussi très utile. Les photos de voyages sur les routes et les photos de vacances profitent d'un champ plus large, où les photographes et les sujets peuvent être coincés dans une voiture, un train ou un avion pendant de longues périodes. Et les voyageurs dans cette situation souhaitent capturer des images d'espaces intérieurs vastes, ils adoreront la polyvalence des objectifs grands angles.
Les instantanés et les photos de famille peuvent également bénéficier d'un angle de vue plus large. Prendre des photos fascinantes d'un dîner de fêtes de Noël ou de fêtes d'anniversaire en intérieur est une tâche simple lorsque vous photographiez avec un objectif grand angle...

—> Un objectif grand angle permet de s'amuser avec les distorsions
Plus que tout autre type d'objectif, les objectifs grands angles (et ultra-larges en particulier) vous permettent de jouer avec la perspective d'une manière vraiment unique. Sans trop de difficulté, vous pouvez incliner la photo et créer des images distordues.
En plaçant la lentille avant d'un objectif grand angle très près du sujet, il est possible de grossir hyperboliquement le point le plus en avant du sujet tout en laissant le reste du sujet se réduire rapidement à l'arrière-plan. Bien que tout le monde n’apprécie pas ce type de photos, elles ne sont possibles qu’avec un objectif grand angle. Les objectifs Fish-Eye, en particulier, permettent au photographe de vraiment violer les règles de la photographie. Pour ce type de prise de vue, l'objectif le plus large sera le meilleur. Certains objectifs permettent même au photographe d'inclure ses pieds dans une photo tout en pointant l'appareil vers l'horizon !... On définit le fish-eye comme un objectif qui embrasse un angle de 180° (ou presque). Les fish-eyes les moins larges sont dit "plein cadre" puisque l'image occupe toute la surface de la photo, pour les autres, l'image se limite à un cercle plus ou moins petit situé au milieu d'une surface non exposée de la photo.

—> Un objectif grand angle permet de jouer avec les lignes directrices et de guider l'attention
Enfin, avec les objectifs grands angles, il est facile de mettre fortement l'accent sur les éléments horizontaux et verticaux dans un cadre. Nous pouvons faire en sorte que les câbles d'un pont ou les rails d'une voie de chemin de fer se rétrécissent au loin par des lignes longues et ininterrompues. Et nous pouvons utiliser ces lignes pour guider le spectateur là où nous le souhaitons.
Cadrez votre prise de vue avec des lignes horizontales ou verticales de manière à ce qu’elles commencent à une extrémité et se terminent sur le sujet, vous aurez ainsi transformé des lignes de base en lignes principales. En utilisant les objectifs grands angles de cette manière, il est possible d'attirer l'attention là où on le souhaite et de le faire de manière à donner à nos photos du dynamisme et de la force...

Si tout cela vous semble intéressant, faites-le. Je ne vous dis pas d'acheter un objectif grand angle, essayez d'en emprunter un à un ami et faites-vous une idée. Il sera toujours temps de courir le marché de l'occasion si vous accrochez !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


MAÎTRISER LA MISE AU POINT MANUELLE

Avez-vous déjà maudit votre appareil photo pour avoir manqué ce moment privilégié ? Avez-vous déjà eu du mal à mettre rapidement au point le sujet avant que le moment fugace ne soit perdu à jamais ? Alors pourquoi ne pas essayer la mise au point manuelle ? Oui, j'ai déjà parlé de la mise au point manuelle, c'est un peu facile pour moi qui ai commencé la photographie alors que l'autofocus n'était pas encore un rêve, mais si j'insiste tant c'est qu'aujourd'hui encore (et probablement pour des décennies encore) les systèmes de mise au point automatique sont souvent pris en défaut et le seul moyen de sauver une image (ou tout un shooting !) consiste à reprendre la main !... Vous trouverez donc, dans cet article, un guide de quelques techniques de mise au point qui peuvent vous aider à saisir le moment décisif et à maîtriser l’art de la mise au point manuelle.

Bien sûr, quand je parle de mise au point manuelle, la majorité d'entre-vous va imaginer remplacer l'autofocus par la manipulation de la bague de mise au point. Certes, c'est le cas, la mise au point manuelle peut être plus précise que la mise au point automatique dans de nombreux cas de figure... Mais ce n'est pas tout !...

Avant de pouvoir examiner les avantages de la mise au point manuelle, nous devons d'abord discuter de l'utilisation des objectifs principaux (ou "primaires" ou "premiers" ou "standards" ou "mono focaux" = une seule focale = pas de zoom). La raison pour laquelle les objectifs mono focaux sont devenus un élément de base des photographes de rue (mais pas seulement !) est simple : la vitesse. Sans la nécessité de sélectionner une focale et de vous forcer à travailler avec un seul champ de vision, vous pouvez réduire considérablement le temps nécessaire pour cadrer un sujet. Bien entendu, la focale unique impose une contrainte au photographe : limiter ses possibilités. Cela nous oblige à utiliser nos pieds...

Vous pensez peut-être que cela est antinomique, je parle de vitesse mais cette contrainte peut ralentir les choses, et le zoom permettrait de changer de perspective plus rapidement. Cependant, en pratiquant tout en tenant compte de cette contrainte, un bon positionnement devient une seconde nature. Comme pour le reste des techniques décrites dans cet article, l'objectif est de rendre la technique automatique, et donc rapide...

Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de continuer à décrire les avantages des objectifs mono focaux, car la plupart d'entre vous (les photographes de rue surtout) sont déjà des convertis, ou peut-être même avez-vous commencé avec des objectifs fixes, comme moi il y a un siècle maintenant... Passons donc à la mise au point manuelle rapide, puisque c'est le sujet de cet article !...

De prime abord, la mise au point manuelle peut sembler être une perspective décourageante, mais ce n’est pas aussi difficile que cela en a l'air et elle peut vraiment ouvrir de nombreuses possibilités en matière de photographie. Le principal avantage de la mise au point manuelle par rapport à la mise au point automatique est la rapidité... donc elle sera souveraine dans tous les cas où l'on doit être très réactif face à un sujet rapide ou fugace (comme la photo de rue, entre autre). Oui, même si cela parait incroyable, il peut être plus rapide de faire la mise au point manuellement plutôt que de laisser l'appareil photo rechercher automatiquement le point, que vous preniez ou non un appareil photo haut de gamme (la photographie de sport, certaines photographies d'animaux sauvages, etc. sont des exceptions en raison du mouvement irrégulier des sujets).

Cela est particulièrement vrai sous un bon éclairage, car cela permet de prendre des photos à f/8 ou f/11. Aux petites ouvertures, la profondeur de champ devient grande. De plus, avec des objectifs pointus, il n'est pas absolument nécessaire, dans ces conditions de profondeur de champ, de faire une mise au point ultra précise sur le sujet. Même si la mise au point est légèrement décalée, le sujet sera net (en raison de la grande profondeur de champ). Lors de l'utilisation de la mise au point automatique, l'appareil photo recherche systématiquement une netteté parfaite, augmentant ainsi le temps nécessaire à la mise au point...

Avec un peu de pratique, on peut très rapidement deviner le meilleur focus approximatif avec une grande rapidité et une grande "précision". De plus, en fonction des paramètres de mise au point automatique (matrice, spot, etc.), il est possible que l'appareil photo ne se fixe pas sur le point souhaité. Le photographe a plus de contrôle sur ce qui devrait être net et, surtout, il peut prendre la décision plus rapidement avec une mise au point manuelle. Inutile de jouer avec les points de sélection de la mise au point et les petites manettes situées à l'arrière du boîtier de l'appareil photo. La sélection du point focal se produit instantanément dans votre esprit.

Mais ce n'est pas le véritable avantage d'utiliser la mise au point manuelle. Les systèmes AF modernes ont parcouru un long chemin et permettent de se concentrer sur les yeux et le visage, même dans des conditions extrêmes, mais le véritable avantage de la mise au point manuelle est que la mise au point est déjà effectuée avant même de savoir quel est votre sujet. Ensuite, il n'est plus nécessaire de toucher à la bague de mise au point du tout.

Pour ce faire, nous pouvons utiliser une technique appelée focalisation par zone. Nous pouvons sélectionner une « zone » entre différentes plages de mise au point, par exemple entre 3 et 5 mètres. Ensuite, nous nous positionnons de manière à garder le sujet dans cette plage. Vous pouvez également tirer parti de la grande profondeur de champ dans les "petites" ouvertures, telles que f/8, et la maximiser au point qu'aucune mise au point ne soit nécessaire au-delà d'une certaine plage...

Voici comment cela se passe : tous les objectifs (de qualité !) à mise au point manuelle portent une échelle décrivant la profondeur de champ associée aux petites ouvertures. Cela ressemblera à ceci :

Au-dessus de la bague argentée (bague des valeurs de diaphragme sur cet objectif) on voit cette échelle de profondeur de champ qui montre :

 |    |  |   |    |    |   |  |  |   |   |   |    |  |   |
    16 11 8 5.6 4 2.8 2 | 2 2.8 4 5.6 8 11 16

Les nombres représentés sur cette échelle représentent les valeurs de diaphragme.

Sur la bague de mise au point, la distance est représentée en mètres (et en pieds), avec l'infini marqué par ∞. Cela ressemble à ceci :

0.45                 0.5               0.6              0.8            1      1.2         1.7        2.5         5   10  ∞

Donc, si on place ensemble les deux échelles, on retrouve quelque chose qui ressemble à ceci :

  0.45                 0.5               0.6              0.8            1      1.2         1.7        2.5         5   10  ∞
                                            |    |  |   |    |    |   |  |  |   |   |   |    |  |   |
                                            16 11 8 5.6 4 2.8 2 | 2 2.8 4 5.6 8 11 16
 

Comment utiliser cette échelle ? Par exemple, à f/8, nous pouvons définir le point de manière à placer 5 m sur le repère « 8 », comme suit :

  0.45                 0.5               0.6              0.8            1      1.2         1.7        2.5         5   10  ∞
                                                                              |    |  |   |    |    |   |  |  |   |   |   |    |  |   |
                                                                             16 11 8 5.6 4 2.8 2 | 2 2.8 4 5.6 8 11 16
 

Cela nous donne une zone de mise au point entre 1,1 mètres et 5 mètres. C'est un assez grand domaine dans lequel tout sera mis au point. Vous pensez peut-être qu'il est difficile de placer systématiquement des sujets dans cette plage, mais vous seriez surpris de la rapidité avec laquelle vous pouvez apprendre la plage de mise au point effective d'un objectif particulier. C'est également à ce niveau que les objectifs mono focaux deviennent la clé des techniques. Cela peut être fait avec un objectif zoom, mais la variation du point de vue rend difficile le cadrage instantané du sujet, ce qui limite l'avantage de la rapidité de la mise au point par zone.

Nous pouvons également aller plus loin. Supposons que vous définissiez l’ouverture sur f/11 et que vous régliez la mise au point de manière à placer l’infini sur la marque « 11 » comme suit :

  0.45                 0.5               0.6              0.8            1      1.2         1.7        2.5         5   10  ∞
                                                                                      |   |  |    |    |   |   |  | |    |    |   |   |   |   |
                                                                                     16 11 8 5.6 4 2.8 2 | 2 2.8 4 5.6 8 11 16
 

Maintenant, tout ce qui va de l’infini à 1.2 mètres sera au point à f/11. Ainsi, tant que le sujet est à plus de 1.2 mètres de l’appareil photo, la mise au point sera toujours effectuée. De cette manière, nous avons totalement éliminé le besoin de mettre au point dans des conditions de forte luminosité ! Vous pouvez également aller lire ici pour trouver la notion d'hyperfocale (entre autre)...

Bien sûr, nous ne tirons pas toujours en pleine lumière. Parfois, nous devons nous arrêter à f/2 voire moins. Dans ce cas, la technique n’est pas une option viable, mais la mise au point par zone reste efficace. Supposons que vous vous fixiez à 5m à f/2. La zone est devenue assez petite, aussi petite qu'une "zone" d'un mètre de profondeur à environ 5 mètres de l'appareil. Cependant, en pratiquant avec le même objectif mono focal, vous pouvez même apprendre à photographier sans même mettre l'œil au viseur avec cette technique et obtenir des résultats d'une netteté irréprochable.

Une fois que vous savez profiter de la mise au point par zone (et de l'hyperfocale), vous pouvez facilement placer l'œil au viseur, composer et déclencher sans prendre le temps/la peine de faire la mise au point. En plus de cela, vous pouvez même faire des photos sans utiliser le viseur, en s'autorisant une composition approximative. Au début, cela pourrait ressembler à un jeu de roulette russe (simplement compter sur la chance) MAIS, en utilisant souvent le même objectif principal, vous pouvez en connaitre le champ de vision... Avec de la pratique, vous pouvez prédire ce qu'il y aura dans le cadre sans même regarder dans le viseur. C'est très difficile à maîtriser, et je ne suggère pas que quiconque s'appuie exclusivement sur cette technique. Mais, je crois que cela peut être un outil utile dans votre boîte à outils photographique. Enfin, le fait de devoir mémoriser le champ de vision de l'objectif permet une composition et un placement du sujet très rapides. En conjonction avec la mise au point par zone, cette technique permet de prendre des décisions en une fraction de seconde : il est crucial de saisir le moment décisif ! Et c’est bien là le cœur du problème : vous voulez être absolument prêt à saisir le moment sans hésiter, le moment venu. Les techniques ci-dessus, avec beaucoup de pratique ciblée, peuvent vous aider à le faire.

Bien entendu, je comprends que la mise au point manuelle ne convient pas à tout le monde, ni à toutes les situations. Mais cela peut être une compétence très utile ainsi qu’une nouvelle façon amusante de photographier.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


 


 


Flag Counter

En savoir plus