Accueil
Index général
Contacter le Webmaster
Note de copyright
Particularités & fonctionnement
Vous pouvez participer
Appel aux internautes
Liens
Dernières mises à jour
Le livre d'or
Qui suis-je ?
Mon matériel (chéri)
La page des débutants
Quelques cotes
Ma galerie photographique
Ma carte blanche
Le tableau d'honneur
Historique de l'appareil photographique
La grande histoire de Pentax®
Les appareils photographiques de l'Est
Quelques modes d'emploi introuvables
Un petit « cours » de photographie
L'alphabet russe
Les logos des marques
Des bricolages pour photographes
Les mauvais plans à éviter absolument
Les théories influençant la photographie
Les fiches techniques
Mise au point sur...
Les secrets d'une photographie
Les tests approfondis
Les tests improbables
Quid du M42 ?
La photo vue par la toute jeune génération
Faire ses débuts en photo argentique
Faire ses débuts en photo numérique
Analogique | Numérique - Une alternative
Manifeste pour la lenteur en photographie
Questions & tuyaux en photo numérique
Quel objectif pour reflex Pentax numérique ?
Un fantasme devenu possible ?
Les foires à la photo - Dénicher des occaz
Un petit tour au laboratoire
Un peu de labo numérique
Choisir son appareil photographique
Quel appareil pour quelle photo ?
Choisir son (ses) objectif (s)
Choisir son statif
Quels accessoires envisager ?
Utiliser / faire revivre les filtres
Vérifier son matériel
Que penser des Kiev et de ceux qui les modifient ?
Acheter un appareil soviétique ?
Qu'est-ce que j'peux faire ? J'sais pas quoi faire !
Les lois d'une nouvelle expérience photographique
De l'acte photographique
Le grand match
Prendre soin de ses appareils photographiques
Où faire réviser/réparer son appareil photo ?
Composition : erreurs fréquentes à éviter plus conseils
Techniques photographiques évoluées
Programmer sa propre évolution photographique
Retrouver l'inspiration photographique
Créer un studio « professionnel » à moindre frais
Projets d'expérimentations
Expériences de paléophotographie
Parlons matériel (pas marque !)
Mes photographes préférés
Quid de la lomographie ?
Dernière minute
Questions / Réponses
1001 trucs à connaître
Et si on essayait de comprendre les photos ?
Et si on essayait l'originalité ?
Et si on s'essayait à la macrophotographie ?
Et si on s'essayait au panoramique ?
Et si on s'essayait à la trichromie ?
Et si on s'essayait à l'autochrome ?
Et si on s'essayait au noir et blanc créatif ?
Et si on se construisait un appareil sténopé ?
Et si on s'essayait au moyen format ?
Et si on s'essayait au grand format ?
Photographier sans lumière ?
Photographier avec un smartphone/une tablette
Photographier avec un compact bas de gamme
Ces petits trucs qui changent tout
La photographie itinérante
Les styles en photographie
La petite histoire d'une photographie
Devenir meilleur photographe
Équipement logiciel de qualité à bas prix !
Que peut-on attendre des logiciels photo ?
Divagations
Peut-on protéger ses créations ?
Le coin des polémiques
Votre labo numérique idéal
Compétences photographiques
Apprendre à voir
Tout, tout, tout, sur l'exposition...
Le summum de la vie d'une photo: l'expo photo
Photographier avec...
Hommage à FERNAND BIGNON
Lettre ouverte aux (futurs) argentistes
Vous témoignez
Les photographes sont tous C H A R L I E

COMMENT RÉUSSIR UNE MISE AU POINT MANUELLE ?

Oh, je vous entends déjà dire « mais qu'est-ce qu'il vient nous parler de mise au point manuelle dans la page des débutants alors que nous sommes en 2018 et qu'en numérique c'est si simple d'utiliser la mise au point automatique ?! ». Eh bien, ne vous méprenez pas, je ne me moque pas de vous !... Vous y viendrez tôt ou tard et, à ce moment-là, vous serez bien contents de déjà savoir comment vous en sortir !...

Ce qui serait hors sujet dans cette page serait de vous expliquer pourquoi votre autofocus n'est pas génial dans tous les cas, mais sachez-le, si l'autofocus est simple (à voir !) à utiliser, ce serait une excellente idée de ne jamais lui faire confiance dès vos débuts, même en numérique !...

En plus, les conditions de luminosité, la structure des éléments compris dans le cadre, le type d'autofocus (j'en ai déjà parlé par ailleurs, vous pouvez chercher ici) sont encore des paramètres péjoratifs pour votre autofocus.

Et il y a tous ces merveilleux objectifs à mise au point manuelle qui vous tendent les bras et qui vous feront certainement craquer un jour ou l'autre ! Et je ne parle pas uniquement des objectifs à mise au point manuelle qui datent du(des) siècle(s) dernier(s) mais également des bijoux construits en 2018 !...

Les objectifs à mise au point manuelle datent des années 1800 (avant, il fallait déployer un soufflet pour mettre au point -et c'est encore le cas aujourd'hui en grand format-). L'autofocus est apparu en 1978 et a commencé à être très populaire entre fin 1980 et 1990 et malgré tout, on en fabrique encore (et on en fabriquera probablement toujours) !...

La mise au point manuelle est une compétence photographique comme les autres, il faut de la pratique et vous devez former votre œil pour savoir ce qu'il faut rechercher. Donc, si vous avez déjà essayé ou si vous êtes sur le point d'essayer, ne vous découragez pas tout de suite, je vous promets que cela sera de plus en plus facile, surtout si vous retenez les quelques points que je vais vous livrer ici...

Tout d'abord, l'éclairage. Je vais être honnête avec vous, la mise au point manuelle en extérieur et en plein milieu de la journée avec beaucoup de lumière vive et une tonne de détails sur lesquels vous pourrez vous concentrer est relativement facile. Mais photographier dans une pièce sans fenêtre, même avec un bon éclairage, ou en extérieur tôt le matin ou tard l'après-midi est une toute autre histoire... alors croyez-moi quand je vous dis que si vous pouvez mettre au point avec une lumière ambiante limitée, vous pourrez mettre au point manuellement presque n'importe où. Donc, d'abord et avant tout, allumez autant de lumière ambiante que possible en intérieur ou choisissez des zones bien éclairées en extérieur pour commencer votre apprentissage de la mise au point manuelle.

Le sujet, ensuite. Si vous n'avez pas de reflet dans les yeux des personnes présentes dans votre photo, il vous sera très difficile de savoir quand la photo est nette ou non, car il n'y a tout simplement pas assez de données ou de détails pour vous permettre de faire la différence entre une mise au point au quart de poil et une mise au point flou artistique (attention ! un flou artistique n'est pas une mauvaise mise au point !!!).

Enfin, parlons de la technique à utiliser lors de la mise au point manuelle. La technique est la manière dont vous verrouillerez visuellement le point de focalisation correct en reconnaissant visuellement quand le point sera acquis. Dans les années 1950~1960 les photographes (qui ne disposaient que de la mise au point manuelle) n'avaient même pas besoin de regarder à travers leur viseur pour obtenir une image nette... et d'ailleurs très peu de boîtiers offraient la possibilité de visualiser la mise au point dans le viseur !... Je sais que cela semble improbable, mais ces photographes étaient tellement habitués qu'ils étaient capables de juger visuellement de la distance qui les séparaient de leur sujet qu'ils n'avaient qu'à régler la bague de l'objectif sur cette distance... C'est une compétence impressionnante mais qui demande des années de pratique... C'est pourquoi des assistances ont été implantées dans les viseurs plus évolués (et plus modernes). Je ne reviendrai pas sur ces aides, j'en ai déjà parlé par ailleurs (vous pouvez rechercher ici ou ici), je ne ferai que les citer : télémètre, visée reflex sur dépoli avec -ou non- stigmomètre à champs coupés et/ou microprismes. Mais malgré ces aides, des tâtonnements sont indispensables.

Aussi, voici deux techniques éprouvées ayant toutes les deux des avantages et des inconvénients :
- faire tourner la bague de mise au point de l'objectif d'une extrémité à l'autre en diminuant l'amplitude progressivement jusqu'à tomber pile poil sur le bon réglage. Cette méthode permet la plus grande précision mais est également celle qui demandera le plus de temps... donc qui ne sera pas forcément la meilleure s'il faut shooter dans l'urgence !
- faire tourner rapidement la bague de mise au point de l'objectif jusqu'à obtenir un point très approximatif puis compléter le réglage par une rotation micrométrique pour aboutir au point parfait. Cette technique est beaucoup plus rapide mais conserve potentiellement encore une part d'incertitude...

En numérique, il a été implémenté sur les viseurs électroniques (et les live view) une aide extraordinaire à la mise au point manuelle : le focus peaking qui surligne en blanc -ou en couleur- la zone de netteté, mais cette aide ne dispense pas d'appliquer une des techniques ci-dessus !...

Aparté :
ATTENTION toutefois, vous lirez sur Internet qu'il existe des moyens de greffer des aides à la mise au point à ses boîtiers. Il en existe effectivement, mais ils sont généralement chers et loin d'être dépourvus d'inconvénients...
- Des télémètres autonomes à insérer dans la griffe porte accessoire de son boîtier : système généralement ancien à réserver aux boîtiers anciens dépourvus de toute assistance de mise au point.
- Des dépolis pour reflex : certains dépolis plus fins et/ou équipés de stigmomètre et/ou de microprismes peuvent avantageusement remplacer le dépoli d'origine (moins évolué). Mais tous les dépolis ne sont pas amovibles et, très souvent, les dépolis les moins "modernes" offrent un meilleur rendement avec des objectifs à faible ouverture. Il est vrai qu'il peut être tentant de remplacer les dépolis des reflex numériques mais attention, ajouter un stigmomètre et/ou des microprismes va interférer avec l'autofocus, voire vous interdire l'accès à certains modes de mesure de l'exposition (!!!) donc vous devez soit passer votre vie à changer de dépoli selon ce que vous souhaitez utiliser (objectif à mise au point manuelle ou objectif à mise au point automatique ou modes de mesure de l'exposition) ce qui va finir par aboutir à des pannes ou de la casse, soit rétrograder votre boîtier ultra moderne soit ramer avec des objectifs manuels... et tout cela avec un surcoût non négligeable.
- Des loupes d'oculaire. Dans la mesure où cela grossit l'image sur le dépoli, cela apporte effectivement une aide à la mise au point manuelle, mais cela vous prive de la vision périphérique du dépoli donc rend difficile une bonne composition de votre image !... donc il faudrait en permanence placer et retirer cette loupe... risque de casse !...
- Des loupes vidéo qui sont de grands viseurs qui recouvrent l'écran LCD arrière des boîtiers numériques. Seulement, le mode Live View est d'affichage lent et présente une résolution limitée. En plus, ce système alourdit de beaucoup votre boîtier et je ne parle pas de l'augmentation importante du volume du boîtier. Heureusement ce système est facilement amovible. Mais très cher !... Je trouve qu'il est plus propice à la vidéo qu'à la photo...
=> Avant de vous lancer dans l'achat de tels accessoires, réfléchissez bien... ils sont souvent plus des freins que des aides...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


DE LA BEAUTÉ D'ÊTRE DÉBUTANT

En tant que photographes débutants, nous voulons tous devenir des pros de la photo (je ne parle pas de faire profession !). Mais si le secret de la créativité, du bonheur et de la réussite se trouvait dans le fait de rester débutant toute sa vie ? Les débutants ont souvent les bonnes idées, les bons sujets !... Honnêtement, tous les photographes confirmés vous diront qu'en tant que débutants ils se sont beaucoup amusés en photographiant. Nul frein, nulle barrière puisqu'aucune croyances préexistantes, aucun concept de composition ou ce qui est sensé faire une "bonne" photo. Ils s'amusaient simplement, ils sortaient et vivaient leur vie, comme si de rien n'était, mais accompagnés d'un matériel photo. Pour un débutant il y a la vie d'abord et la photographie n'arrive qu'en deuxième position, quand on a une activité, on vit cette activité pleinement et, éventuellement, si quelque chose interpelle, on prenait une photo. Plus on avance (plus on devient expérimenté) en photographie, plus on commence à se concentrer sur la photographie et la vie (insouciante) passe en second plan !... Cela nous tue quand on en prend conscience, mais il n'y a plus moyen de faire marche arrière (si ce n'est en arrêtant totalement la photographie !)...

Qu'y a-t-il de plus important ? On finit par oublier ce que signifie vivre une vie spontanée. Et si, en plus, on s'intéresse aux médias (a)sociaux, on devient esclave de la photo au fur et à mesure que l'on recueille plus de likes sur ses images... Et si ce nombre diminue, on finit par déprimer !... Finie la vie spontanée, mais finie également la vie heureuse !...

Les débutants ne se soucient guère de devenir célèbres. Ils aiment juste s'amuser et faire des photos qu'ils aiment. Ils aiment partager leurs images avec leurs amis et leur famille. Puis, une fois que l'ambition prend le dessus, ils veulent attirer un maximum de fans et exposer leur travail !...

Je vous propose donc de rester modeste et spontané, d'essayer de rester débutant dans votre tête, même si vous allez inévitablement augmenter vos compétences photographiques, et ce aussi longtemps que vous vivrez. Si vous parvenez à rester débutant, vous restez humble, vous ne devenez pas insupportable aux autres, vous conserverez vos amis et vous profiterez pleinement de votre vie dans la vraie société (que j'oppose à la fausse des réseaux -a-sociaux). Vous serez certainement toujours désireux d'apprendre et d'évoluer mais vous serez moins piégés dans vos pensées.

Je vous l'affirme : nous sommes plus créatifs et nous nous amusons davantage en tant que débutant... nous ne risquons pas d'attraper la grosse tête, nous ne donnons pas trop d'importance à notre production photographique et nous sommes plus libres et plus heureux ainsi.

Aussi, restez simple, restez un débutant...

...toujours...

...ou le plus longtemps possible !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


DE L'INTERÊT DE FAIRE DES MAUVAISES PHOTOS

Oui, j'admets que cela peut être une drôle d'idée d'affirmer qu'il est intéressant de faire de mauvaises photos dans la page destinée aux débutants... mais réfléchissez-y, cela n'est pas si stupide en fait !...

Il est tout à fait permis de faire de mauvaises photos. Rappelez-vous de cela de temps en temps. Si cela vous gêne de le verbaliser ainsi, vous pouvez très bien le dire comme bon vous semble : mauvaises photos, photos imparfaites, photos loupées. Ce qui compte plus que le phrasé, c'est l'idée que toutes les photos que vous ferez ne seront pas bonnes, ni en tant que débutant ni en tant qu'amateur expert, et vous ne devriez pas vous attendre à ce qu'elles le soient...

En fait, faire de mauvaises photos peut être une très bonne chose. Voici quelques raisons pour lesquelles vous ne devriez pas vous sentir si mal à l'aise la prochaine fois que vous serez insatisfait d'une prise de vue.

-> Au moins, j'aurais essayé !... Et oui, celui qui ne fait rien ne se trompe qu'une seule fois... et en photographie, si on veut évoluer, il faut se remettre en question en permanence, donc il faut essayer, tout essayer, et si on essaye, on peut rater... mais on peut tout aussi bien réussir ! Donc, en cas d'échec, il est préférable de penser que la difficulté de l'image que vous avez tenté de créer n'a pas été envisagée de la bonne façon, la prochaine fois que vous serez confronté à cette même difficulté, vous la gèrerez mieux !...

Imaginons que vous fassiez de la photographie de rue. Après avoir mis votre peur en veilleuse et avoir eu le courage de vous rapprocher des gens, vous repérez enfin un moment qui mérite le déclenchement. Vous tirez et ressentez un sentiment euphorique. Jusqu'à ce que vous voyiez le résultat... Que votre photo soit floue, sous-exposée ou qu'elle ne soit pas composée comme vous l'avez vu dans votre tête, elle vaut toujours mieux que si vous ne l'aviez pas faite !... Vous vous êtes prouvé que vous pouvez vous rapprocher des gens avec votre objectif 28 mm et que vous êtes attentif aux moments magiques. C'est déjà la moitié de la réussite !... vous trouverez la technique la prochaine fois. Donc, ne vous inquiétez pas trop de la photo défectueuse, retenez le fait que vous avez réussi à surmonter votre peur et fait l'effort de tenter le coup...

-> J'ai brisé la routine !... Si vous avez déjà été coincé dans une ornière créative, si vous n'avez jamais vécu cela, pas de panique, cela ne devrait plus tarder... vous savez (vous saurez) à quel point cela peut être frustrant. Il y a toutes sortes de trucs que vous pouvez essayer, des jeux auxquels vous pouvez jouer, des projets que vous pouvez entreprendre, mais le meilleur remède (après la lecture de la page ici) est juste de tirer. Ce type de tir aléatoire non ciblé donnera des résultats assez mauvais ou sans intérêt, mais c'est le but du jeu. Parfois, lorsque vous vous trouvez dans une ornière, c'est précisément parce que vous avez beaucoup produit pendant une longue période. Et puis vous frappez un mur de briques. Vous ne pouvez pas vous tenir à un niveau aussi élevé 100% du temps. Vous avez besoin d'une pause... Donnez à votre esprit la possibilité de se balader. Il suffit de tirer ce que vous voyez, quel que soit votre intérêt. Avant que vous ne le sachiez, une de ces photos pas si bonnes que vous faites en cours de route deviendra l’élan nécessaire pour une série de photos qui vous plairont beaucoup.

-> Oui mais je m'entraine !... En tant que photographe, vous devriez vous entrainer en permanence. Je ne suggère pas que vous devez vous créer une routine formalisée mais, chaque fois que vous avez du temps libre, c'est un bon moment pour peaufiner votre technique. Plans panoramiques, prise en main d'un téléobjectif à des vitesses d'obturation lentes, mesure des scènes en contre-jour pour créer des silhouettes. Ne vous permettez jamais de devenir complaisant au sujet de vos compétences. Il y a toujours quelque chose à améliorer. C'est à quoi sert la pratique. Et lorsque vous pratiquez, vous n'avez pas vraiment besoin de vous soucier de créer de bonnes images. Faites autant de mauvaises photos que nécessaire pour améliorer votre technique, puis utilisez votre technique améliorée pour commencer à faire de bonnes choses.

-> C'est un bon plan au moment d'apprendre ou d'enseigner ! Si jamais vous avez besoin d'illustrer un point sur la façon de ne pas faire quelque chose en photographie, il est beaucoup plus efficace de faire délibérément une mauvaise photo qui montre votre point de vue plutôt que d'essayer de l'expliquer verbalement. J'utilise largement cette technique dans les pages de mon site. Mais si vous êtes comme la plupart des photographes, vous n'aurez probablement pas besoin de prendre intentionnellement une mauvaise photo, car vous en avez certainement déjà qui correspondent à ce que vous voulez dire dans vos archives. Je sais que les mauvaises photos peuvent être embarrassantes, mais les garder peut être bien utile. Bien que la plupart des connaissances sur la photographie proviennent d'articles et de didacticiels destinés à informer les lecteurs sur la manière appropriée de réaliser quelque chose, la méthode qui consiste à ne pas apprendre ce qui est erroné peut être tout aussi instructive.
Inversement, analyser vos ratés à distance est très formateur pour ne pas reproduire indéfiniment les mêmes erreurs... Alors ne soyez pas trop pressé de supprimer.

___
S'il vous plaît, ne vous méprenez pas sur ce que je vous propose ici, ce n'est pas un permis de mauvais photographe. Je suis certain que personne ne veut être mauvais en photographie. Je fais simplement remarquer que personne ne peut faire de bonne photographie tout le temps. Vous devez pouvoir rire de vous-même et utiliser les photos horribles que vous faites pour vous inspirer et mieux faire la prochaine fois...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


CES ACCESSOIRES PAS FORCÉMENT SI ACCESSOIRES !

Je vous ai déjà livré des éléments pratiques et relativement évolués dans cette page pour débutants, je vais faire aujourd'hui une petite pause avec un article court et léger (simple) mais qui a toutefois son importance !...

Vous avez acquis votre appareil photo numérique (neuf ou d'occasion) ou votre appareil photo argentique (très probablement d'occasion, les neufs sont rares et chers pour la plupart). Il y a de fortes chances que ces appareils soient accompagnés d'accessoires que vous n'imaginez peut-être même pas être des accessoires. Quand je dis de fortes chances, je devrais plutôt dire je vous souhaite que ces appareils soient accompagnés d'accessoires que vous n'imaginez peut-être même pas être des accessoires !... En effet, ils sont très souvent absent sur le matériel d'occasion et, de plus en plus souvent sur le matériel neuf (pour certains) !...

Je tiens à souligner lourdement (l'absolue) nécessité de posséder ces accessoires et donc vous stimuler à les acquérir absolument si vous n'en disposez pas !...

Je sais que, lorsque vous découvrirez de quoi je veux vous parler aujourd'hui, vous serez un peu surpris, voire déçu, mais ne zappez surtout pas le contenu de l'article (!!!), ces accessoires seront tout aussi importants si vous souhaitez travailler avec un boîtier argentique ou un boîtier numérique, avec du matériel neuf ou avec du matériel d'occasion. La grande question est donc de savoir quels sont ces accessoires et ce qu'apportent réellement ces accessoires (certaines de leurs fonctions peuvent vous surprendre).

-> Les pare-soleil sont, à proprement parler, des accessoires d'objectif. Surtout en ce qui concerne les appareils photo à objectifs interchangeables (mais pas exclusivement !). Certains objectifs en bénéficient énormément, d'autres beaucoup moins. Cependant, il existe des appareils à objectif fixe qui pourraient également bénéficier des fonctions du pare-soleil.

La principale fonction d'un pare-soleil est d'éliminer, ou au moins de réduire, la lumière parasite qui pénètre dans l'objectif depuis les côtés. La lumière frappant des angles latéraux est indésirable car elle provoque des artefacts, des reflets et des lumières parasites. Ces lumières parasites réduisent le contraste de la photo et peuvent modifier la température des couleurs enregistrées ou carrément la richesse des couleurs. Ces problèmes sont indésirables dans la plupart des cas (je dis la plupart des cas, car certains photographes utilisent ces problèmes de faible contraste et des reflets comme outil créatif).

Différents types d'objectifs nécessitent différents types de pare-soleil. Les objectifs mono focaux (objectifs à focale fixe) ont généralement un pare-soleil conique plein, tandis que les zooms ont besoin d'une forme moindre pour s'adapter aux différentes focales couvertes.

Bonus apporté par les pare-soleil : la fonction supplémentaire des pare-soleil, en particulier pour les focales normales et longues, est d'aider à protéger la lentille frontale de l'objectif des rayures et des chocs. Souvent, il n’est pas nécessaire d’avoir le capuchon d'objectif sur un pare-soleil car ce dernier offre la même protection à l’avant de l’objectif. Les exceptions, bien sûr, concernent les projectiles directs, les poussières et les éclaboussures de liquides corrosifs, auquel cas le pare-soleil n'offre aucune protection...

-> Les capuchon d'objectif sont livrés avec tous les nouveaux objectifs, que l’objectif ait été acheté seul ou qu’il faisait partie d'un kit boîtier/objectif. Mais la plupart des gens qui achètent des appareils photo argentiques (ou numériques d'ailleurs) d'occasion ou des objectifs vintages se retrouvent avec un objectif sans capuchon d'objectif.

La première tâche évidente du capuchon d'objectif consiste à recouvrir l'élément avant de l'objectif. Ceci offre une protection sauf dans des circonstances spécifiques telles qu'une chute ou un autre impact de même type. La plupart du temps, un capuchon protège correctement les éléments de l'objectif des égratignures, de la poussière et de l'humidité.

Bonus apporté par les capuchons d'objectif : vous ne le savez peut-être pas mais, le capuchon d'objectif de certains appareils photo permet d'économiser les piles de l'appareil photo. En effet, certains appareils photo anciens équipés d'un posemètre ne sont pas équipés d'un commutateur marche-arrêt et effectuent des mesures en continu tant que de la lumière pénètre dans l'objectif. Cela pompe la batterie assez rapidement et, selon le type de batterie, cela peut finir par coûter cher. Un de ces appareils est le célèbre (et fort justement très apprécié) Pentax K1000.
Un autre bonus, mais pour l'argentique uniquement (!!!), si vous souhaitez changer de type de film en milieu de bobine, vous repérez le numéro de la dernière vue exposée, vous rembobinez votre film, vous le remplacez et, en replaçant le film entamé, vous devrez réexposer toutes les images déjà capturées !!! le seul moyen de ne rien perdre est de mettre en place le capuchon d'objectif et de déclencher de façon à faire avancer le film jusqu'à la dernière image déjà exposée (numéro relevé à la première étape + 1).
Un autre bonus, mais pour le numérique uniquement (!!!), si vous voulez repérer les points chauds de votre capteur, il vous faut une exposition longue au noir... placez votre capuchon d'objectif et shootez le noir, vous repèrerez les points chauds et vous pourrez corriger vos photos...

-> Les bouchons arrière d'objectif sont également livrés avec tous les nouveaux objectifs, que l’objectif ait été acheté seul ou qu’il faisait partie d'un kit boîtier/objectif. Malheureusement, il devient une denrée rare dès qu'il est question d'achat en occasion !... Le bouchon arrière d'objectif fait pour la lentille arrière la même chose que le capuchon d'objectif pour la lentille avant. En plus, selon le type d'interface objectif/boîtier, le bouchon arrière protège cette interface.

-> Le bouchon de boîtier est un simple bouchon qui ferme hermétiquement le boîtier lorsqu'aucun objectif n'y est fixé.
La première tâche évidente du bouchon de boîtier est de protéger les éléments internes du boîtier de la poussière ou tout autre corps étranger ainsi que de l'humidité. Ces éléments indésirables pouvant bloquer (ou attaquer) les mécanismes précis et fragiles et, en plus, corrompent le capteur dans le cas de boîtier numérique...

Bonus apporté par le bouchon de boîtier : achetez-en deux, percez-en un pour vous fabriquer simplement un sténopé.

-> le cache sabot porte flash est un simple morceau de plastique plat qui se glisse dans le sabot porte flash. Il est généralement (ce n'est plus systématiquement le cas de nos jours !) livré avec les boîtiers neufs mais sont systématiquement absents des boîtiers d'occasion !...
La première tâche évidente du cache sabot est de protéger le (ou les) contact(s) de synchronisation du flash contre la poussière, la saleté et l'humidité qui, par la rouille qui se créerait, démolirait l'interface boîtier/flash...

Oui, je sais, je vous avais prévenu en début d'article, ce n'est pas évident de prime abord, mais il s'agit bien d'accessoires et l'importance de leur rôle fait bien d'eux des éléments pas accessoires du tout !... Cessez donc de vous laisser manipuler par la publicité qui va essayer de vous faire acheter des accessoires sans intérêt et prenez soin de ces accessoires livrés d'origine ou remplacez-les si vous ne les possédez pas, ils ne sont vraiment pas chers et vous serviront énormément !... Soyez simplement prudent si vous achetez un pare-soleil, non adapté à la focale de l'objectif, il sera soit totalement inefficace soit source de vignettage !... Pour les autres capuchons (ou bouchons) soyez attentif lors de l'achat de matériel d'occasion, un bon vendeur vous livrera systématiquement la protection des deux extrémités de chaque objectif, même si la marque imprimée sur ces accessoires ne correspond pas forcément à la marque de l'objectif (quelle importance ! J'ai acheté un SMC Pentax M 50mm f/1.7 qui était protégé par des accessoires de marque Olympus... et bien, croyez-moi -ou non-, mais il fonctionne parfaitement... ).

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


AVANTAGES/INCONVÉNIENTS DES BOÎTIERS ARGENTIQUES/NUMÉRIQUES

Je vous ai déjà beaucoup parlé des boîtiers argentiques, je vous ai aussi beaucoup parlé des boîtiers numériques, mais, vous qui débutez, vous êtes encore quelque peu perdu au moment du choix... Je pourrai vous dire de faire de l'argentique et point barre, mais ce serait très malhonête (!) et aux antipodes de la philosophie de mon site !... Donc je vais essayer de compiler les avantages et les inconvénients de chaque type de boîtier... J'en oublie certainement quelques uns mais bon, avec ce que je vous dirai ici, il y aura déjà matière à se faire une idée...

Les appareils photo argentiques (utilisant des films) et les appareils photo numériques présentent tous deux des avantages et des inconvénients. Lors du choix entre ces deux mondes, il est important de prendre en compte les avantages de chacun, les caractéristiques de chacun, les préférences de style, les différences de coût et les résultats obtenus pour chaque type de boîtier. Il y a des aficionados des deux types de photographie (on peut dire que j'en suis, même si mon cœur penche plus vers le film). En adopter un ne signifie pas que vous ne pouvez pas travailler dans les deux mondes, nombreux sont les photographes professionnels (mais pas uniquement !) qui utilisent couramment les deux types d'appareils photo. Pour l'utilisateur moyen de smartphone, la commodité de l'acquisition d'images sur son téléphone l'emportera sur la plupart des problèmes de qualité de ce type de sous-photo numérique.

Boîtiers Argentiques
Boîtiers Numériques
Avantages
Inconvénients
Avantages
Inconvénients
- Le coût initial d'un appareil photo analogique (argentique) est inférieur à celui d'un appareil photo numérique de gamme comparable.
- Le film offre une plage dynamique plus élevée, ce qui permet -entre autre- de mieux capturer les détails en zones sombres et zones claires.
- La film pardonne davantage les problèmes de mise au point mineurs et les problèmes d'exposition.
- le film a souvent une résolution supérieure à celle de la plupart des capteurs numériques.
- Les photographes de film ayant un nombre limité de vues disponibles sur un rouleau de film doivent réfléchir davantage à leurs images avant de les capturer. Les photographes numériques ont tendance à prendre des photos en premier et à réfléchir plus tard. Selon votre point de vue, c'est un avantage ou un inconvénient.
- Les appareils photo argentiques sont généralement plus lourds que les appareils photo numériques de taille similaire.
- Le stockage de films prend beaucoup plus de place que les cartes mémoire.
- L'achat et le développement d'un film représente un coût permanent.
- Le film doit être développé avant de pouvoir être visionné de sorte que vous devez développer des photos médiocres ou des images prises par inadvertance.
- À moins que vous n'ayez une chambre noire, le photographe dépend d'un laboratoire pour développer ses images.

- La résolution d'un appareil photo compact, souvent compris entre 12 et 20 mégapixels, est suffisamment élevée pour les gros tirages.
- Un appareil photo numérique est généralement plus léger qu'un appareil photo argentique de même type et de même gamme.
- Les cartes mémoire sont minuscules, elles ne nécessitent donc pas beaucoup d'espace de stockage. Une carte mémoire peut stocker plus d'images qu'une vingtaine de rouleaux de film.
- Les images d'un appareil photo numérique peuvent être visualisées immédiatement (via l'écran LCD arrière), voire avant même le déclenchement si viseur électronique (ou live view).
- Vous pouvez éditer vos images directement dans l'appareil photo ou sur un ordinateur avec un logiciel de retouche photo.
- De nombreux boîtiers offrent des filtres intégrés.

- Faire de la photographie numérique nécessite généralement des compétences en informatique pour gérer et éditer des images.
- Le coût initial d'un appareil photo numérique est généralement supérieur à celui d'un appareil photo argentique de même niveau de gamme.
- Les images numériques perdent facilement les détails dans les tons clairs et les tons foncés.
- Certains appareils photo numériques rendent difficile la mise au point.
- Les images numériques sont moins subtiles que les images argentiques.
- Les appareils photo numériques deviennent obsolètes beaucoup trop rapidement (cela n'existe pas chez les appareils photo argentiques).
- Le stockage numérique peut être perdu, les sauvegardes multiples sont absolument nécessaires.
- Les appareils photo numériques font généralement un travail plus médiocre dans des conditions de faible luminosité que les appareils photo argentiques.
- Les appareils photo numériques sont de plus gros consommateurs de piles que les appareils photo argentiques. Les photographes numériques doivent garder des piles de rechange sous la main pour que l’appareil reste utilisable.

Tout cela étant dit, il ne faut pas penser qu'un type de boîtier donnera de bonnes images et que l'autre non !... Il y aura une énorme différence de qualité d'image entre les deux, mais vous seul serez en mesure de dire laquelle vous préférez...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


ATTENTION, VOTRE ENVIE DE PHOTOGRAPHIE PEUT VOUS DÉPRIMER !

Lorsque vous faites des photos, vous vous sentez heureux, c'est bien connu, la photographie agit comme un antidépresseur puissant. Mais peu importe à quel point vous aimez la photographie, elle peut parfois vous faire ressentir exactement le contraire. Nous allons voir comment la photographie peut vous rendre malheureux et ce que vous pouvez faire pour l'éviter...

Avant d'aller plus loin, il est intéressant de constater qu'à l'époque de l'argentique, jamais, au grand jamais, je n'ai pu croiser des gens qui déprimaient à cause de la photographie... étrange non ? Réfléchissez un instant : combien de fois pensez-vous ou parlez-vous de votre équipement numérique et de ses spécifications ? À quelle fréquence achetez-vous de nouveaux produits et mettez-vous à niveau ou modifiez-vous votre arsenal photographique ? Cela pourrait très bien être la clé du malheur d'un photographe amateur.

Quoi que l'on dise, quoi que l'on pense, la majorité des photographes amateurs de l'ère du numérique est tiraillé, frustré, complexé et envieux dès qu'il s'agit de son équipement... Il fait des photos qui ne lui plaisent pas : c'est la faute à son matériel, ses amis font de meilleures photos que lui : c'est qu'ils possèdent un meilleur matériel, les autres se moquent de son matériel, il adorerait posséder la marque et/ou le modèle que possède un autre, etc, etc... Est-ce la stupidité des réseaux (a)sociaux qui engendrent cet état d'esprit ? Je ne le pense pas, sur ces réseaux (la majorité d'entre-eux) on utilise plus les téléphones que les appareils photo. La publicité ? Je ne le pense pas, le temps du matraquage publicitaire télévisé pour le matériel photo a fait long feu. La concurrence féroce entre les marques ? Je ne le pense pas, au temps de l'argentique, les acteurs du marché étaient encore plus nombreux, il y avait les leaders et les autres mais jamais de complexe chez les photographes amateurs. La société de consommation actuelle où le paraître devient de plus en plus dictatorial ? Possible, sans plus.

Toujours est-il que le choix du bon équipement est une décision importante, difficile mais importante et vous devez choisir celui qui répond le mieux à vos besoins en matière de photographie et à vos caractéristiques physiques et psychologiques en faisant abstraction de toute autre considération... La course au matériel n’est pas de la photographie, c'est une distraction de la photographie !... Et c'est une distraction qui finira par vous rendre malheureux (et ruiné). Le problème est que cette distraction est tentante. L'achat de matériel est simple et rapide, alors qu'il est difficile et fastidieux de maîtriser les compétences et de comprendre la photographie.

Mais qu'est-ce que cela a à voir avec le bonheur ? Notre cerveau est animé par deux personnages en conflit : le décideur rationnel et le lourdaud à gratification instantanée. Le décideur rationnel voit la situation dans son ensemble et prend des décisions qui sont bonnes pour nous. Le lourdaud à gratification instantanée s'épanouit pour ce qui fait du bien, mais ne présente aucun avantage à long terme (ni à moyen terme d'ailleurs). Si vous suivez toujours la gratification instantanée, vous aurez peut-être de petites excitations fugaces, mais cela vous laissera finalement avec le sentiment de culpabilité et de vide en quelques jours (heures ?). C'est exactement ce que l'on appelle le « syndrome d’acquisition du matériel ». Cette obsession sans fin de l'équipement est une forme de procrastination ou d'excuse. C'est comme si vous vous empêchiez d'apprendre vraiment, d'explorer et d'apprécier l'art de la photographie ou que vous vous dédouaniez de votre incompétence en chargeant votre matériel plutôt qu'en acceptant que votre non implication théorique et pratique est seule responsable de cette incompétence...

Bien sûr, le matériel joue un rôle important à certains égards, et vous devriez investir dans quelque chose de nouveau si votre système actuel vous limite de quelque manière que ce soit, mais uniquement dans ce cas !... Mais la prochaine fois que vous aurez envie de mettre votre matériel à jour (à niveau), parlez-en honnêtement avec vous-même. Avez-vous vraiment besoin de la mise à niveau ou simplement la voulez-vous ? Parce que ce n'est pas pareil !... Lorsque vous êtes pris dans le besoin constant de changer de matériel, pensez à ce qui vous a attiré en premier dans la photographie. Quelle a été l'étincelle qui a réveillé votre passion ? Je suis persuadé que cela devait être quelque chose de créatif et n'avait rien à voir avec des performances telles que performances ISO ou résolution d'image ou cadence de déclenchement. N'ai-je pas raison ?

J'ai beaucoup parlé de matériel et de photographie dans ce site (et ce n'est pas fini !), n'hésitez pas à lire mes articles, mais gardez présent à l'esprit que photographie et matériel sont deux entités totalement différentes : l'image d'un côté, la collection de matériel de l'autre... il n'existe aucun pont entre les deux !... Vous voulez vous en convaincre ? Allez jeter un coup d’œil aux photos emblématiques réalisées il y a des années, des décennies, des siècles... et rappelez-vous que le matériel (la qualité du matériel) dont disposaient ces photographes était bien inférieur à ce que vous possédez maintenant !...

Mon site est là pour vous parler de matériel, mais pas de tout ce qui est mis sur le marché, les grandes lignes suffisent, et pour vous parler de photographie. Lisez ce qui a trait au matériel pour vous équiper puis oubliez. Lisez ce qui a trait à la photographie et persévérez... Ainsi, aucune dépression à craindre, la photographie sera toujours un coin de ciel bleu, même dans vos jours psychologiquement maussades...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


POURQUOI FAIRE ET CONSERVER SES PHOTOS SANS INTERÊT ?

La plupart des photographes sont très sélectifs quand il s'agit de mettre des photos dans leur portfolio, ou quand il s'agit de décider de conserver ou de détruire des photos, et c'est compréhensible, vous voulez seulement montrer votre meilleur travail. Mais qu'en est-il de ces photos que vous ne considériez pas vraiment comme de bonnes photos ? Devez-vous simplement les supprimer ? Elles pourraient pourtant signifier pour vous plus que vous ne le pensez...

Je pense que beaucoup de photographes passent beaucoup de temps à préparer leurs prises de vue, à prendre des photos fantastiques puis à les perfectionner encore plus en post-prod'. Et c'est un sentiment incroyable de se retrouver avec des photos dont vous êtes fier et que vous voulez montrer. Mais qu'en est-il de ces photos moins glamour de la vie de tous les jours ? Eh bien, elles peuvent être encore plus significatives pour vous, même si elles ne représentent pas votre meilleur travail.

Je vous encourage à capturer ces moments documentaires de la vie quotidienne sans mise en scène. Prenez des photos de votre mère en train de préparer le déjeuner, de votre compagnon travaillant dans un garage ou de vos enfants en train de jouer. On peut être particulièrement heureux d'avoir réussi à documenter le temps passé avec sa grand-mère. Ce ne sont pas des photos qui méritent d'être exposées, elles ne représenteraient rien pour votre public, mais elles ont/auront un sens pour vous et pour vos enfants et petits-enfants.

Bien que j'ai tendance à supprimer (sans pitié) les photos que je n'aime pas, quand je ne fais pas de photos que je veux publier, j'ai tendance à capturer des moments de tous les jours avec les gens que j'aime. Je ne fais pas toujours une photo d'eux, mais je capture aussi parfois un détail de l'endroit où nous étions ensembles. Et je sais que ce détail me rappellera toutes ces journées chaque fois que je regarderai ces photos.

Ainsi, même si vous passez beaucoup de temps avec votre appareil photo à essayer de capturer des photos étonnantes, n'oubliez pas de capturer certaines photos moins étonnantes mais personnellement significatives. Elles ne se retrouveront peut-être pas dans votre portfolio, mais elles constitueront de précieux souvenirs que vous chérirez au cours des années à venir... C'est aussi cela la photographie !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


NE ZAPPEZ PAS LE PROF DE PHOTO QUE PERSONNE NE VEUT !

Il y a un professeur de photographie dont on parle rarement aujourd'hui. Il est aujourd'hui et, peut-être avec raison, rejeté par la majorité. Personne ne semble l'aimer...

Ce professeur, en fait, est une professeure (ce terme est encore contesté) !... Elle a enseigné la photographie (et pas uniquement !) depuis aussi longtemps que le monde est monde, mais dire son nom aujourd'hui se heurte à un roulement d'yeux et à une vraie indignation. Elle avait l'habitude de faire la une de la plupart des événements, à l'époque, mais maintenant, on lui demande rarement de parler. On a dit d'elle qu'elle ne fait qu'éclairer le passé (Confucius), on a dit d'elle qu'elle permet de faire de nouvelles erreurs (Clémenceau). Elle est devenue un concept trop vieux et démodé, je suppose. Elle était considérée comme la plus grande enseignante de l'univers, une enseignante dont les leçons sont inestimables et qu'il ne faut pas ignorer. Mais aujourd'hui, plus tellement. En fait, beaucoup de photographes ne reconnaissent même pas le besoin de ce qu’elle enseigne et ceux qui le font apprennent vite qu’elle n'est pas joueuse. Elle est implacable, inflexible, sans compromis et déterminée. Quand on pense être avec elle, elle disparait. Son nom ? Expérience !...

Profitez des plaisirs de l’enseignement des leçons des photographes. Elle s'en détache. Ses méthodes existent depuis le début des temps. Elle ne facture rien pour vous enseigner, mais cela ne veut pas dire qu'elle est gratuite. Oh non !. En fait, c'est tout le contraire. Elle est plutôt chère et la plupart du temps, vous ne saurez pas ce qu'elle peut enseigner avant d'avoir dépensé de l'argent, du temps, des larmes et des cheveux blancs. Le temps fait, en fait, partie intégrante de son plan de cours, raison pour laquelle la plupart des gens ne la veulent plus... le temps est devenu tellement précieux...

Elle enseigne avec bonheur à quiconque le lui demande. Elle n'est pas sélective ni discriminante. Elle se fiche de vos origines, de votre compte en banque ou de votre niveau de compétences, ni même de vos capacités. La volonté d'apprendre est sa seule exigence. Et le temps… toujours le temps... beaucoup de temps...

Parfois, ses leçons sont simples et ses rappels doux, d'autres fois, elles vous frappent de plein fouet, comme un taureau, vous aplatissent comme en train lancé à fond, vous laissant, sidéré, vous demander ce qui s'est passé. Mais, si vous maintenez le cap et acceptez des années d'enseignement, la sagesse et la perspicacité que vous obtiendrez vous éblouiront.

L'ironie est que beaucoup de photographes veulent bénéficier de l'expérience mais ne veulent pas supporter le temps nécessaire pour son enseignement, car avouons-le, comme le dit quiconque a assisté à sa classe, cela prend de nombreuses années pour bénéficier de ce qu'elle a à offrir. Elle fera tout ce qui est nécessaire pour vous apprendre ce que vous devez savoir, ce que vous devez faire et surtout, ce qu'il ne faut pas faire...

Pour certains, il lui suffit d'enseigner une leçon une fois pour qu'elle soit comprise, pour d'autres, il faut plusieurs leçons sur le même sujet avant qu'elle ne soit acquise, et après l'avoir enseigné une fois, vous reconnaîtrez la leçon quand vous la reverrez et elle vous le rappellera encore et encore. Oui, l'expérience ne peut transmettre sa sagesse que si nous consacrons des années à ses enseignements...

Et, à l'heure du numérique, malheureusement, pour un photographe débutant, les années à venir sont décourageantes, pleines d'incertitude. Plus personne ne veut attendre. Ils veulent avoir le succès immédiat...

Ainsi, au lieu de permettre à l'experience d'enseigner, l'industrie a opté pour une autre voie : remplacer l'expérience et ses années de sagesse par Tout, tout de suite. Tous les six mois un nouveau matériel. Changez le vôtre et vous ferez mieux et plus facilement. Les fabricants sont sympas et savent le faire savoir (vous le faire croire en réalité) et les photographes font la queue pour les entendre parler. Oh, ils sont lisses, vraiment lisses, et branchés, vraiment branchés. Ils sont comme l’équivalent photo des pilules pour perdre du poids, garanties pour être efficaces du jour au lendemain. Ils ont des réponses pour tout ET proposent un groupe sur les réseaux (a)sociaux et une école en ligne et/ou un livre électronique téléchargeable et… et… et…

La masse des fabricants sait que l'expérience n'est pas amusante ni sexy et elle compte sur le fait que beaucoup de photographes d'aujourd'hui ne veulent pas progresser lentement et régulièrement avec l'expérience. Ils préfèrent se laisser aller, sombrer dans les plumes, cool, faire plusieurs fois le tour des pseudo enseignements pour avoir l’impression d’aller plus loin, puis s'apercevoir, dépités, de n'être arrivé qu'à deux pas de leur point de départ. Les pubs ne parlent pas de temps, d’engagement et de dur labeur. Non, elles parlent de choses comme « voie rapide vers la grande photographie », « formation complète en 30 jours » et « secrets pour le succès ». Et elles réussissent très bien dans leurs efforts, car il semble toujours y avoir les gens prêts à suivre...

Mais, l'expérience a un petit secret. Même si les publicitaires enseignent les trucs et astuces pour avancer le plus rapidement possible, elle est toujours là… à regarder. Nous ne la voyons pas, parce que nous nous concentrons sur les « secrets » et les « raccourcis », mais l'expérience est là, à l'arrière-plan, en train de regarder… et d'attendre, de tout prendre patiemment et d'élaborer un plan. Et bien que nous ne le sachions que plus tard, elle enseigne déjà...

Et, après que l’éclat de la voie rapide ait disparu et que les raccourcis se réduisent à néant, l'expérience sort de l’ombre, lève un sourcil entendu et nous rappelle que même lorsque nous succombons au non-sens, il y a encore des choses à apprendre, car à chaque achat-promesse mensonger, à chaque déception que nous rencontrons, elle nous enseigne quoi ne pas faire la prochaine fois. À chaque offre de succès instantané, à chaque promesse de richesse prometteuse sans travail, l'expérience est là, opposant sa sagesse à notre folie. L'expérience exige que nous apprenions et trouvions des moyens de nous assurer que nous prenons à cœur sa sagesse. Parfois, elle nous frappe dans notre compte bancaire, parfois c’est dans votre estomac quand vous montrez, tout fier, une image et que vous découvrez, trop tard, que vous avez oublié de faire ce que vous aviez pourtant appris...

Et tout cela n'est pas seulement valable au début de notre engagement photographique… oh non !... L’expérience est l’enseignante que nous avons avec nous toute notre vie, car à mesure que nous relevons de nouveaux défis dans le domaine de la photographie, elle réapparait et recommence à enseigner. Même les photographes pour qui elle a passé sa vie à entraîner et à encadrer peuvent oublier ses premiers cours. Et croyez-moi, son coup de pied au c** est encore plus douloureux lorsqu'il s'agit de rappeler quelque chose que vous devriez déjà savoir.

Donc, n'essayez pas de vous écarter de l'expérience ou de souscrire à l'idée que vous n'avez pas besoin de ce qu'elle peut enseigner !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


QU'EST-CE QU'UN OBJECTIF PREMIER ET POURQUOI EST-IL INDISPENSABLE D'EN POSSÉDER AU MOINS UN ?

N.B.: on parle généralement d'« objectif à focale fixe » mais le terme reconnu est « objectif premier » ou « standard »

Les objectifs premiers sont une merveille optique. Et même s'ils existent depuis aussi longtemps que la photographie, il y a encore des gens qui ne les utilisent pas et qui ne savent peut-être même pas ce qu'ils sont. Si cela vous correspond, ne vous inquiétez pas ! Nous allons voir en quoi consistent les objectifs premiers et pourquoi vous devez en posséder (et les utiliser !).

Que vous soyez un nouveau photographe ou un photographe expérimenté, que vous utilisiez un appareil argentique (qui utilise des films) ou un appareil photo numérique, la prise de vue avec des objectifs premiers peut vous aider à améliorer votre technique et à créer des images exceptionnelles. Ces objectifs à focale unique offrent des performances inégalées par rapport à leurs homologues à zoom. Et même s’ils en demandent un peu plus à l’utilisateur, les avantages de ces objectifs sont largement supérieurs à leurs inconvénients. En fait, nous avons du mal à trouver des inconvénients de fond !...

Alors, allons-y. Voici quelques raisons simples pour lesquelles vous devez utiliser des objectifs premiers. Pour ceux qui ne le savent pas, définissons ce dont nous parlons lorsque nous parlons d'« objectif premier ». Les objectifs premiers sont des objectifs qui possèdent une longueur focale fixe, par opposition aux objectifs zoom qui offrent une gamme de focales variables. C'est simple, vraiment. Les zooms peuvent faire un zoom avant (ou arrière), les objectifs premiers ne le peuvent pas. Bien que cela semble limiter l’efficacité des objectifs premiers par rapport aux zooms, la réalité est plus riche.

En raison de la nature de l'optique, les objectifs premiers sont intrinsèquement moins compliqués que les zooms. Alors qu'un objectif zoom peut nécessiter une multitude d'éléments, de groupes et de pièces mobiles, les objectifs premiers sont optimisés de manière unique pour des performances maximales à une seule focale. Comparés aux objectifs à focale variable, ces objectifs de qualité supérieure offrent presque toujours une qualité d'image supérieure, un poids réduit, une taille réduite, un coût inférieur et des performances nettement améliorées en faible luminosité. Maintenant que vous êtes au courant, creusons en peu.

Nous avons brièvement exposé la raison la plus importante d’acquérir une qualité d’image supérieure, mais abordons-la un peu plus en profondeur. Distorsion, aberration chromatique, diffraction. Ce sont toutes des aberrations optiques que les photographes détestent. Elles obscurcissent l'image, détournent l'attention et transforment les bonnes photos en photos laides. Celles-ci sont également, par coïncidence, exacerbées par l’augmentation du nombre d’éléments de lentilles à travers lesquels la lumière doit passer. Les zooms contiennent beaucoup plus d’éléments que les objectifs premiers habituels, sans compter des éléments mobiles qui compliquent encore les choses. Au fur et à mesure que la lumière traverse ces éléments, elle se dégrade et se déforme, introduisant les aberrations optiques indésirables mentionnées précédemment. Pour remédier à cela, les ingénieurs en optique introduisent encore plus de verre sous forme d'éléments correcteurs. Le résultat final est un assemblage de verre extrêmement complexe qui ne produit rien de plus qu'une image plus ou moins décente. Les objectifs premiers n'en ont pas besoin...

Les objectifs premiers, en revanche, sont extr êmement précis. La conception pour une seule longueur focale permet aux concepteurs de créer un objectif parfaitement réglé pour produire une netteté, un contraste et des performances optimales sans compromettre la qualité de l'image. La production de bokeh acceptable est un autre domaine dans lequel les objectifs premiers écrasent leurs homologues zooms. Avec les zooms, à moins d’avoir un budget illimité, il est assez difficile de générer le flou d'arrière-plan somptueux que nous convoitons tous. En revanche, même les objectifs premiers les moins chers peuvent produire un flou d'arrière-plan magnifique et une isolation étonnante du sujet. Le fond du fond ? Pour les photographes obsédés par le bokeh, la netteté et une superbe fidélité optique, rien de mieux qu'un objectif premier...

Photographier avec des objectifs premiers fera de vous un meilleur photographe. Et même s’il s’agit de la raison la moins quantifiable de les utiliser, c’est la raison qui aura l’impact le plus durable sur le photographe. De l'apprentissage jusqu'à la mise au point par zone en passant par à la mise au point manuelle, en passant encore par une meilleure compréhension de l'ouverture du diaphragme, les objectifs premiers stimulent le photographe d'une manière que les zooms ne semblent jamais pouvoir faire.

Vous chercherez le cadre parfait, l'angle parfait et la composition parfaite. Vous effectuerez un zoom avant et arrière avec vos pieds et découvrirez non seulement l'appareil photo et l'objectif, mais également l'environnement dans lequel les photos sont prises. Avec les zooms, il est possible de devenir paresseux. Prenons cette situation hypothétique : vous utilisez un objectif zoom de large gamme focale en ville pour des prises de vue d'architecture et de rue. Vous apercevez un pont à des centaines de mètres de vous. Décidant que cela ferait une belle image, vous effectuez un zoom avant et un cliché. C'est dans la boite, photo prise. Il est temps de prendre un café et de rentrer à la maison. Mais imaginons que vous deviez entrevoir le même pont tout en utilisant un objectif premier de 35 mm. Si vous voulez le même cadre, vous devrez faire une promenade. Sur le chemin, vous pourriez voir un homme avec un sourire sans dents pêchant dans la rivière. Vous pourriez voir un beau couple se promener parmi les feuilles mortes. Vous pouvez voir un chien particulièrement photogénique, se promenant de manière particulièrement photogénique, avec un en-cas particulièrement photogénique enserré entre ses crocs. Lorsque vous arrivez sur le pont, vous pouvez tomber sur une perspective plus intéressante, une photo que vous n’avez jamais pu voir de loin, ou un détail architectural que vous souhaitez mettre en valeur. Vous pouvez trouver une perspective sous le pont qui crée une image que vous n’avez jamais vue auparavant. Vous pouvez même trouver un billet de cinquante euros froissé. Le fait est que, lorsque vous devez bouger les pieds pour tirer, vous ne savez jamais ce que vous pourriez trouver. Il faut aussi dire que vous pourriez ne rien trouver du tout. Mais au moins, vous aurez brûlé quelques calories, c'est déjà pas si mal...

Les couteaux suisses sont assez analogues aux zooms. Ils sont décents dans beaucoup de tâches, mais exceptionnels dans aucune. Et de la même manière qu’un couteau suisse n’est pas le meilleur tournevis, tire-bouchon ou lime à ongles, un zoom ne sera jamais le meilleur objectif pour la photographie de paysage, de portrait ou de rue. Les objectifs premiers, en revanche, sont spécialement conçus pour une tâche spécifique. Ils donnent au photographe la focale qui complète parfaitement son type de prise de vue. Alors, que vous preniez des photos de la rue et que vous ayez besoin de grandes ouvertures (rapides) ou que vous fassiez du portrait et que vous ayez besoin d'un superbe isolement du sujet, ou que vous fassiez des plans macro et vous ayez besoin d’une clarté irréprochable, il existe un objectif premier conçu spécialement pour vous...

Ceci est illustré dans un scénario pas plus évident que dans la photographie de rue envisagée plus haut, où les photographes se fient souvent à la lumière disponible et exigent une perspective spécifique pour créer leur vision. Trouver un objectif qui offre la combinaison parfaite de focale adaptée à votre style avec une ouverture maximale suffisamment rapide pour capturer des images à la lumière des lampadaires est beaucoup plus facile et abordable avec des objectifs premiers. Avec les zooms, les ouvertures ne sont souvent pas assez rapides (importantes). Le résultat est une dépendance à haute sensibilité ISO (images bruitées et laides), ou l'introduction d'un tremblement (beurk). En outre, de nombreux photographes de rue veulent être à la hauteur de l'action. Cette proximité imprègne dans leurs images un sens du lieu et du but. Le spectateur se sent plus en contact avec la scène, plus impliqué dans l'image. C'est difficile voire impossible à faire avec un gros zoom...

En raison de leur conception et de leur construction précises, les objectifs premiers sont bien plus légers que leurs copains les zooms. Dans les conditions de prise de vue où transporter beaucoup de matériel n'est pas pratique, il est préférable de transporter un ou deux objectifs premiers. En raison de la petite taille de la plupart des objectifs premiers, il est possible de les insérer dans la poche de votre pantalon ou de votre veste. Essayez d'en faire autant avec un zoom...

Rien de tel que la simplicité d'utiliser un seul et même petit objectif pour créer des images étonnantes. Et la focale fixe provoque souvent de surprenants élans de créativité. Pour les aventuriers, les photographes de rue, les voyageurs ou tous ceux qui attachent de l'importance à la compacité, les objectifs premiers sont la solution idéale.

Pour la plupart, les objectifs premiers, de qualité supérieure sont beaucoup moins coûteux que les zooms de qualité comparable. Par exemple, lors de la prise de vue avec une optique classique, il est possible d’acheter une suite complète d'objectifs spécialisés au prix d’un seul zoom de hautes spécifications. Si vous voulez des objectifs époustouflants avec un budget limité, les objectifs premiers sont vraiment le meilleur choix. Il est facile de trouver un objectif grand angle, un standard et un téléobjectif à moins de 200€. C'est assez remarquable, surtout si l'on considère qu'il s'agissait d'objectifs pro à leur époque, et même aujourd'hui, ils vous donneront des images bien meilleures que celles de votre zoom de kit. Choisissez votre marque, achetez un adaptateur et amusez-vous à les collectionner...

C'est ainsi que nous voyons les choses. Les zooms ont toute leur place, d'ailleurs j'en possède pas mal, mais pour beaucoup de photographes, il n'y a pas de concurrence : les objectifs premiers sont les meilleurs choix...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


MAÎTRISER LA PHOTOGRAPHIE PREND DU TEMPS

Maîtriser la photographie prend du temps (!!!) vous ne pouvez pas réussir du jour au lendemain !...

Nous sommes dans la page des débutants en photo, il me fallait bien vous faire au moins un article de mise en garde !... Depuis l'arrivée du numérique le monde a réussi à se persuader qu'en photo tout était aussi simple que tapoter l'écran de son smartphone... Malheureusement, il n'en est rien !...

Il faut garder les pieds sur terre, même si les temps actuels nous stimulent à vouloir tout obtenir et tout de suite, la photographie se mérite, elle exige pas mal de formation et énormément d'expérimentations avant de pouvoir espérer les premiers résultats encourageants. Lorsque nous commençons à apprendre quelque chose, nous sommes nombreux à vouloir y arriver le plus rapidement possible. Et le plus souvent, ne pas voir les résultats rapidement nous fait tout abandonner. C'est simplement frustrant de ne pas voir nos efforts porter leurs fruits immédiatement. La photographie, c'est un peu comme la vie, ça passe en toute insouciance jusqu'à arriver à ses 40 ans qui commencent par une réflexion sur sa vie... On a pu faire de la photo pendant 10, 20 ou même 30 ans, quand on repense à cette période, ce qui ressort, c’est que cela prend du temps... Et nous ne pouvons pas l'éviter. De plus, pour réaliser quelque chose, il faut souvent beaucoup plus de temps que l'on imagine.

J'ai une bonne quarantaine d'années de photographie derrière moi mais je sais que si je venais à mourir demain, il n'y aura pas une seule de mes photos dont les gens parleraient ou qui serait affichée dans une galerie. Mais ce n'est pas grave, car créer une œuvre prend beaucoup, beaucoup de temps. Comment les maîtres que nous connaissons ont pu atteindre des sommets dans leurs domaines ? Leurs histoires sont différentes, mais elles ont toutes un point commun : il leur a fallu beaucoup plus de temps que prévu pour devenir compétents dans quelque sujet.

Donc ça prend du temps. Et vous le savez. Maintenant, vous devez vous demander : « combien cela prendra-t-il pour moi ? » Et demandez-vous si vous êtes prêt et disposé à faire ce long voyage. Parce que ce sera long et que vous ne maîtriserez jamais quoi que ce soit en une année, voire peut-être même en dix. Pensez-y de cette façon : si tout le monde devenait maître en quelques années, il n’y aurait pas de vrais maîtres. Parce que dans ce cas, génial serait la nouvelle normalité.

La dure vérité est que tous ceux qui souhaitent la maitrise ne l’auront pas. Et ceux qui l'auront ne l'obtiendront qu'avec beaucoup de sang, de sueur et de larmes... et de temps.

Une autre chose à retenir est que nous changeons constamment et que le chemin de la vie et celui du succès sont rocheux et sinueux, avec beaucoup d’impasses. « Restez ami avec le changement ». Considérez chaque étape de votre vie comme précieuse, même si cela ressemble à un échec. Les défis et les échecs font de vous ce que vous êtes aujourd'hui, ils vous façonnent, ils vous enseignent toujours quelque chose et vous améliorent progressivement. Même si vous n'avez toujours pas atteint la grandeur que vous attendiez de vous-même, n'en soyez pas frustré. Le plus important, c'est que vous soyez mieux aujourd'hui qu'hier et que vous deviendrez encore meilleur demain. Et continuez d'avancer vers votre objectif, un pas après l'autre. Il n'y a pas de substitut au temps. Il n'y a pas de raccourcis. Et, bien sûr, cela ne concerne pas seulement la photographie, c'est une règle applicable à tout ce que vous voulez maîtriser...

Au moment de commencer une nouvelle activité, comme la photographie, réfléchissez à votre vie passée et à vos choix et décisions jusqu'à présent. En ce qui concerne votre travail personnel, ayez aussi des doutes car il y a peu de chance que vous soyez devenu ce que vous attendiez, enfant. Ce n'est pas de la photographie dont il est question. Cet article doit vous rendre moins impatient face à vos propres progrès et à votre croissance en compétences. Il y a une autre chose importante à garder à l'esprit. Reconnaissez que vous ne serez jamais aussi bon que vos maîtres préférés, mais que vous n'êtes pas eux, et que vous ne devriez pas l'être... C'est si simple mais c'est si vrai. Alors rappelez-vous, ne vous comparez à personne. Comparez ce que vous êtes maintenant avec que vous étiez avant et avec ce que vous voulez devenir. Travaillez fort et laissez-vous le temps pour devenir un maître. Même si cela prend des décennies... Prenez du plaisir à votre lente évolution, ce sera déjà une très grande récompense !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


VOUS N'AVEZ PAS BESOIN D'UN APPAREIL PHOTO NEUF !

Vous n'avez pas besoin d'un appareil photo neuf, non, vraiment pas ! Il y a un moment, j'ai fait une image d'un mont vosgien. Je ne dormais pas beaucoup (et mal) à cette époque, je me suis réveillé alors qu'il faisait encore noir, je me suis retourné cent fois dans mon lit, sans pouvoir retrouver le sommeil, je me suis donc levé et je me suis dirigé vers le champ d'altitude situé à proximité de l'hôtel. Le matin venait juste de se lever au moment où je sortais mon appareil photo et le soleil était si bas qu'il donnait vraiment corps et forme au paysage. Il y avait une rose à l'horizon qui saignait dans un ciel bleu et rendait la scène éthérée. Pas plus de dix minutes après avoir fait ma photo, le soleil était déjà si haut dans le ciel qu'il recouvrait tout d'une lumière crue qui rendait le paysage monotone et terne. C'était un moment paisible et serein, et je m'en souviens comme si c'était hier. Je suis retombé sur cette image imprimée en format A4 quand un ami est passé me voir à l'improviste et je ne pouvais pas m'empêcher de sourire quand il a commenté la plage dynamique et les couleurs superbes et me demandait quel nouvel appareil je m'étais offert... en jugeant la qualité de mon nouvel appareil photo. Ce nouvel appareil datait de 2008 (!!!) soit 10 ans avant cette anecdote (!!!) Il est vrai que cette photo a été créée, excusez du peu, avec un appareil photo de 10MP !...

Il est vrai qu'il arrive un moment où des mises à niveau sont nécessaires. Généralement, il s’agit du nombre de déclenchements qui arrive au stade de la fin de vie de l'appareil. En tant que professionnel, on ne peut pas se permettre d’être au milieu d’un travail au moment de la panne fatidique. Mais avec un nombre de déclenchements de l'ordre de 50.000 à 150.000 pour un appareil grand public, pour nous, amateurs, la raison de la mise à niveau pourrait être que vous faites uniquement des portraits sous une faible lumière et que vous avez atteint le point où vous avez vraiment besoin de meilleures capacités ISO... Mais je vois principalement des personnes se mettre à niveau bien avant d'avoir atteint les limites de leur appareil photo actuel...

Vous le savez déjà, demander à un photographe avec quel appareil photo il a fait une image est aussi offensant que de demander à un auteur avec quel crayon il écrit. L'autre jour, comme cela m'arrive souvent, je suis allé shooter avec un de mes appareils photo argentiques âgé de 40 ans et j'ai rapporté à la maison des images fantastiques qui peuvent en montrer aux appareils photo numériques les plus modernes d'aujourd'hui... Bien que certaines avancées technologiques facilitent l’utilisation des nouveaux boîtiers, cadence de prise de vue, performances ISO, plage dynamique, stabilisation, nombre de mégapixels, écran pivotant, wifi, etc., la question est toujours de savoir si vous en avez vraiment besoin. Avoir une cadence de prise de vue rapide est excellent si vous êtes un photographe professionnel de sport, mais si vous ne l'êtes pas, cela ne vous apportera pas grand-chose. À quelle fréquence avez-vous besoin de shooter à plus de 128.000 ISO ? Ne pouvez-vous pas trouver un trépied ou une lumière portable ? Un écran pivotant fait-il de vous un meilleur photographe ? Effectuer des prises de vue en mode silencieux peut s'avérer avantageux dans certaines situations, mais si vous ne prenez pas d'images dans une église pendant une messe, en avez-vous absolument besoin ? Aujourd'hui, la plupart des appareils photo sont identiques à ceux d'il y a dix ans, mais avec plus de bling-bling.

Je veux bien admettre qu'il peut être bien d'avoir des choses brillantes… mais il y a d'autres façons de prendre de meilleures photos que d'avoir un nouveau boîtier. Y a-t-il amélioration dans votre sélection d'objectifs que vous devriez regarder ? Un trépied solide élargira-t-il vos possibilités de prise de vue ?

Pour une fraction du coût d'un nouveau boîtier, nous pouvons vous apprendre à tirer le meilleur parti de votre appareil photo existant et vous ouvrir la voie à de nouvelles opportunités techniques et créatives. Je suis toujours heureux quand je peux aider les gens à shooter des scènes qui, quand leurs créateurs regardent avec étonnement le résultat, commentent "C'est mon appareil qui vient de capturer ça ?". Certes, tous les appareils déjà anciens ne sont pas nécessairement les meilleurs appareils photo de l'époque... mais il faudrait jouer un peu au niveau du pixel pour me dire pourquoi la qualité est inférieure aux images d’aujourd’hui !...

Si vous êtes un lecteur assidu de blogs de photographie, vous serez inévitablement bombardé d'articles sur les derniers boîtiers et les objectifs les plus récents. Les sites de rumeurs abondent en spéculations sur ce que pourraient signifier les demi-informations lâchées par les fabricants et parcourent le net à la recherche d'images déformées. Bien que ces sites puissent être techniquement indépendants, les sociétés de matériel photo leur prêtent toujours les boîtiers à présenter gratuitement. Il est dans leur intérêt de faire du battage médiatique autour de leurs nouveaux produits, et chez les blogueurs, d’obtenir le plus de trafic possible sur leur site. Mais si vous achetez simplement un nouvel appareil photo à chaque nouveauté sortie, vous n'êtes plus un photographe. Vous êtes au mieux un collectionneur d'appareils photo, au pire un geek qui se limite à éplucher le matériel...

Votre appareil peut faire beaucoup plus que vous ne le croyez, il vous suffit d’exploiter sa puissance. Relisez votre manuel, prenez des cours ou lisez des sites sérieux, étudiez les photographes que vous admirez et examinez leur travail de manière critique. Mais surtout, sortez et shootez encore et encore. La pratique est votre meilleur outil pour améliorer la photographie. Vous n'avez pas besoin d'un appareil photo neuf. vous devez oublier l’idée qu’un nouvel appareil photo améliorera votre photographie et vous concentrer plutôt sur l’amélioration de vos compétences en photographie. Vous n'avez pas besoin d'un nouvel appareil photo. Aucun appareil n'améliorera votre photographie, achetez (pour peu cher) un appareil d'occasion, gardez-le aussi longtemps qu'il fonctionne, concentrez-vous plutôt sur l'amélioration de vos compétences en photographie. {oh là là, je suis en train de me faire des copains parmi les fabricants et les détaillants de matériel photo !}

Non, vous n'avez pas besoin d'un appareil photo neuf, et même vous ne devriez pas acheter d'appareil neuf, jamais !!! La vérité n'est jamais facile à digérer. Par exemple, pour répondre à la question si populaire « Quel appareil dois-je acheter ? » La plupart du temps la suite ressemble à quelque chose comme « J'ai entendu dire que le nouveau xxx est génial » ou « Je songe à commencer avec le xxx » pour ajouter un peu de fond. C'est une chose étrange étant donné que les boîtiers ne rendent pas votre photographie meilleure. Certes, certains rendent possibles des types de photographie, mais rarement les améliore. La bonne réponse à cette question vous fera probablement économiser beaucoup d’argent, mais vous obligera également à assumer la responsabilité de vos dernières photos...

Le meilleur investissement en équipement consiste à ne jamais acheter de nouvel équipement. La vérité est que les boîtiers qui étaient « incroyables » il y a trois ou quatre ans seulement sont sur le marché à des prix incroyablement bas par rapport à l'achat de ce nouvel équipement révolutionnaire. Cela signifie que vous pouvez obtenir le boîtier haut de gamme d'il y a quatre ans pour des centaines d'euros, contre des milliers d'euros pour les boîtiers haut de gamme d'aujourd'hui. Et, vous savez quoi ? Ces boîtiers prennent tous de superbes photos en ce qui concerne les aspects techniques. Où devriez-vous dépenser votre argent alors ? Je dirais surtout dans l'apprentissage et la pratique. N'achetez plus de matériel avant de sentir que le matériel dont vous disposez déjà est utilisé au maximum et que vous recherchez les 5 ou 10% supplémentaires que votre matériel ne vous offre tout simplement pas. Alors allez-y et dépensez de l'argent en équipement. Pas une seule seconde avant !...

Donc, que vous débutiez ou que vous soyez déjà expert, réfléchissez bien avant de vous lancer dans l'achat de matériel neuf !!!...

P.S. : un grand coucou aux fabricants, grossistes et détaillants de matériel photographique.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


POURQUOI TOUT LE MONDE A BESOIN D'UN BOÎTIER ARGENTIQUE ?

Attention, contrairement à ce que pourrait laisser penser le titre, il ne s'agit pas d'un article d'opinion sur la photographie anti-numérique !... Vous me connaissez maintenant... mon site est prévu de façon à réserver des pages dans lesquelles je m'autorise à donner mon avis (quitte à le défendre à tort !), pour les autres, j'essaye d'être le plus objectif possible !... Et, même si j'aime beaucoup la photographie argentique, aucune propagande ici !... J'aime les appareils photo numériques aussi, même si la photo numérique ne me fait pas trop frémir.

Malgré tout ce que l'on pourra me dire, je pense que tout le monde devrait posséder et utiliser un appareil photo argentique de la même manière que je pense que tout le monde devrait posséder une montre-bracelet. Votre smartphone vous indique l'heure, n'empêche qu'il ne saurait remplacer votre montre-bracelet à 100%. Votre smartphone sait capturer des images consommables, votre reflex numérique crée des photos cliniquement parfaites. Mais aucun de ces objets n'a d'âme (je sais, aucun objet n'a d'« âme », ne vous braquez pas, continuez à lire, s'il vous plait).

La problématique de la perfection

Le problème n'est pas les appareils photo numériques, bien sûr. Le problème est notre obsession de la perfection, en tant que photographe, mais pas uniquement. Je n'en veux pour preuve que la visite de n’importe quel site ou blog photo traditionnel (le mien est différent !). Ils parlent tous, sans cesse, de... perfection. Nous voulons une stabilisation optique de l'image. Nous observons les pixels à 100%. Nous craignons que notre ancien objectif de type III ne soit peut-être pas aussi pointu que le nouveau de type IV. Et lorsque nous aurons le type V, nous voudrons le type asphérique. Nous sommes obsédés par les objectifs rapides qui « bokeh » le contexte de nos portraits. Nous éliminons le flou de mouvement. Nous discutons du nombre de pixels, de la taille du capteur, du nombre maximal d’ISO et du nombre des points de mise au point automatique. Nous recherchons des photos toujours plus propres, toujours plus nettes, plus parfaites, plus, plus, plus...

L'esprit (largement partagé) selon lequel plus est plus est tout aussi distrayant. Je conviens que plus est en effet plus, mais que, très souvent, plus est aussi trop... Avec un appareil photo numérique ou un smartphone-appareil photo de dernière génération, vous pouvez capturer deux cents photos de qualité acceptable d’un même sujet. De retour à la maison, vous pouvez les télécharger sur votre ordinateur (mais plus probablement pas !) et les oublier, ou passer quatre heures à éditer deux cents photos très similaires. Dix images d'entre elles seront bonnes. Fichiers numériques correctement exposés, correctement mis au point et correctement cadrés. L'une d'elles pourrait être intéressante. Aucune d'entre elles n'aura vraiment de caractère... Les appareils photo numériques ont gommé de la photographie ses mystères organiques et les ont remplacés par une science froide, nous offrant des possibilités infinies qui ont été complètement dépassées.

La réponse analogique

Avant le numérique, la photographie était à la fois science, art et magie. Les images étaient des idées capturées dans des boîtes à lumière mécaniques, gravées sur des bandes d'acétate, traitées chimiquement. Les photographes étaient des artistes et des techniciens et ils se sont régalés. Les photos étaient limitées par la technologie et donc fortement interprétatives. La sensation du tir était ce qui importait. Les photographes sur film ont su ne pas être obsédés par la netteté. La distorsion était un outil utilisé (ou non) lorsque dicté par la vision du photographe. La mise au point était un choix obtenu avec la rotation manuelle d'un anneau mécanique. Les objectifs mono-focaux étaient la règle et les photographes utilisaient leurs pieds pour se rapprocher de l'action. Le résultat était meilleur, plus réfléchi, plus impliqué...

Heureusement pour ceux qui veulent embrasser l’imperfection et la limitation, les appareils photo utilisant des films existent toujours et de nombreuses entreprises produisent toujours des films. Il y a des photographes qui n'ont jamais cessé de créer sur films alors même qu'ils adoptaient un flux de travail numérique. Ces deux méthodologies peuvent exister dans le même espace et le même temps. C'est une question de goût et de choix.

De même que lorsque vous voulez vérifier l'heure, voulez-vous fouiller dans vos poches, sortir un téléphone, être distrait par une notification de votre réseau social habituel et finir par regarder la dernière vidéo virale ? Ou voulez-vous jeter un coup d'œil sur votre poignet et lire l'heure d'une merveilleuse petite machine ? Lorsque vous souhaitez faire une photo, voulez-vous créer trois cents images trop froides et trop précises, toutes -ou presque- sans intérêt, ou trente-six photos variées avec des défauts organiques qui ne nécessitent aucune édition mais qui racontent plus que la scène capturée ?

La valeur du matériel

Les appareils classiques sont particulièrement intéressants. Les meilleurs d'entre eux sont des outils fabriqués à un niveau incroyable et à des fins variées. Il y a une machine pour chaque photographe et pour chaque situation. J'en parle beaucoup dans de nombreuses pages. Ils sont classiques, mécaniques et réels. Ils ont l’air incroyable, remplissent une fonction et engagent les sens. Ils coûtent également environ un dixième du prix d'un reflex numérique. Et ce pour un matériel argentique professionnel. Imaginez que l'appareil qui a servi à photographier votre image iconique la plus connue vous coûterait aujourd'hui une cinquantaine d'euros...

Il existe de petits appareils argentiques, de grands appareils argentiques, des appareils photographiques argentiques fabriqués à partir de matériaux exotiques. Il existe des appareils argentiques avec des déclencheurs synthétiques et des appareils argentiques en orbite autour de la Terre. Il a existé des appareils photo argentiques sur la lune, et des appareils argentiques qui ont plongé avec Jacques Cousteau. Il y a des appareils argentiques qui ont été utilisés par les espions du KGB (les autres espions aussi !) et des appareils argentiques qui ont pris d'assaut les plages de Normandie le jour J...

Les appareils photo argentiques sont aussi célèbres que les Porsche ou Ferrari classiques remportant la victoire au Mans. Ils sont aussi complexes et précis que les montre-bracelets mécaniques suisses. Les personnes qui les ont fabriqués étaient aussi géniales que tous les artisans de tous les domaines. Pourquoi, alors, ne parlons-nous pas des appareils argentiques de la même manière que nous parlons d’autres obsessions de style et de fonctions modernes, montre-bracelets, voitures, fusées ?

Mais il y a plus

Barrière à l'entrée ? À peine. La photographie sur film est assez facile. Achetez un appareil photo, achetez un film, chargez-le et faites des photos. Les résultats seront meilleurs que vous ne pouvez l'imaginer. Même si vous échouez, le film a les moyens de compenser les erreurs. Certaines des meilleures photographies argentiques réalisées ont été techniquement horribles, mais le flou de mouvement peut créer une impression de mouvement et une optique pas trop top ou une mise au point imparfaite peut forcer le spectateur à penser... Toutes ces choses qui ne passeront pas en numérique...

Les images sur film que vous faites seront à vous pour toujours. Personne ne vous demandera d'acheter plus d'espace de stockage et les réseaux (a)sociaux ne s'enrichiront pas en vendant vos négatifs à une agence de publicité puisqu'ils ne pourront pas vous voler des négatifs. Faire des photos sur film nécessite de la réflexion et de la patience. Vous tirez trente-six images maxi sur un rouleau, et ces trente-six coups peuvent vous prendre un mois. Vous n'avez pas besoin de regarder un écran ou de naviguer dans des menus. Vous pouvez vous déconnecter de ce monde numérique misérable pour ces trente-six photos et faire des images sans autre raison que celle de faire des photos...

Apprenez à acquérir de l'expérience en photo argentique et je vous garantis que vous ne regarderez jamais en arrière. Il n'y a rien de comparable dans l'ère numérique. C'est de la magie, c'est de la science, c'est de l'art.

Vous devriez posséder un appareil photo argentique. Il devrait trôner sur l'étagère près de votre porte avec vos clés et votre portefeuille. Il devrait être prêt à tirer quand vous voulez tirer. Si vous sortez pour la soirée, emportez-le. Si vous partez en vacances, emportez-le. Faire des photos est l’un des moyens les plus universellement accessibles de vous préserver après votre mort. Vous ne voulez certainement pas que votre vie flotte dans le nuage. Il ne durera pas. Et même s'il devait durer, les gens ne le regarderont jamais. Vous voulez que votre vie soit stockée sur des négatifs ou des diapositives, où elle peut être conservée, visualisée et même éventuellement numérisée pour une visualisation aisée sur votre ordinateur et votre téléphone, ou tout autre projecteur rétinien que vos arrière-petits-enfants auront implanté dans leurs yeux ou leur cerveau... Vous devriez enregistrer votre vie sur film, pour que vos histoires ennuyeuses, entendues cent fois par tout le monde, aient un accompagnement visuel qui les rend moins ennuyeuses, voire touchantes.

Voici le deal. Si vous vous souciez du style, de la classe, de la substance ou de ce que vous faites de votre vie, vous devriez prendre un appareil photo argentique. Alors qu'est-ce que vous attendez ? Convaincu ? Non ? Alors, essayez, cela ne vous ruinera pas, et vous comprendrez de quoi je parle... Et, faites-le vite, vite avant de polluer votre photographie par les mauvaises habitudes du numérique !... Une habitude argentique ne pourra qu'enrichir votre photographie numérique, une habitude numérique ne pourra qu'appauvrir votre photographie argentique... Puisque, de toute manière, à plus ou moins court terme, vous finirez par faire les deux types de photographie, ne vous enfermez pas bêtement en numérique, simplement parce que c'est la mode... Et si vous appréhendez encore, lisez les autres pages de mon site et vous aurez toutes les clés pour un démarrage progressif, en douceur...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


POURQUOI TOUT LE MONDE DEVRAIT TRAVAILLER EN MANUEL ?

Beaucoup de choses ont été écrites sur les avantages techniques de la prise de vue en mode manuel, et bien que ces articles expliquent bien pourquoi photographier de cette manière peut améliorer la qualité de vos images, ils ne traitent pas toujours d'un avantage supplémentaire, qui peut être beaucoup plus impactant que de faire de plus belles images. Je parle des moyens par lesquels tirer manuellement peut améliorer votre qualité de vie... rien que ça !...

Tourner des cadrans et des bagues signifie plus que capturer la bonne quantité de lumière ou créer un bokeh (flou d'arrière-plan) intéressant. L'avantage de tirer avec des boîtiers manuels atteint un niveau beaucoup plus profond. Plus votre appareil photo sera primitif, meilleure sera votre expérience fondamentale de la photographie. (De temps en temps,) abandonner le numérique au profit d’un appareil photo vieux de soixante ans améliorera non seulement votre photographie, mais augmentera également votre bonheur, améliorera votre expérience de la vie et vous aidera à mieux comprendre le monde qui vous entoure... Si, si !...

Les plus superficiels d'entre nous peuvent railler et tourner en dérision mes mots, considérant ces sentiments comme prétentieux, mais continuez à lire avant de porter un jugement. Du photographe occasionnel le plus récemment converti au photographe chevronné, la décision de photographier comme en 1950 pourrait être l’une des meilleures décisions qu’un photographe puisse prendre.

La première étape, si vous n'en possédez pas déjà un, consiste à vous procurer un vieil appareil photo. De quel âge ? Cela dépend de ce que vous voulez. À mon avis, plus il est âgé, mieux c'est. L'objectif de la prise de vue manuelle est de supprimer la béquille de la technologie et de stimuler le cerveau du photographe. La meilleure façon de le faire est de faire de l'exercice. Si votre appareil photo utilise la mise au point automatique, l'exposition automatique et suggère des réglages pour une prise de vue, il se peut que ce ne soit pas la bonne machine pour cet exercice. Même les appareils des années 1970~1980 sont peut-être un peu trop évolués... Mais ne jetez pas vos boîtiers des années 1970... retirez les piles pour vous passer de leur posemètre. Nombre d'appareils des années 1970 sont des machines étonnantes, ils sont tous équipés de photomètres permettant au photographe de savoir quels réglages donneront une exposition correcte. C'est bien pour faire des images décentes, mais est-ce que cela aide le photographe d'aujourd'hui à essayer de se détacher de la technologie ? Pas vraiment.

Considérez un instant les avantages de faire des photos sans photomètre. Si vous regardez un posemètre, vous ne regardez pas le monde qui vous entoure et vous manquez une chose plus importante qu'une photo correctement exposée. Pour cette raison, j'estime que ceux qui cherchent à tirer le meilleur parti de leur expérience en photographie seraient bien inspirés d'acheter un appareil photo sans photomètre...

Heureusement, il existe de nombreuses machines de ce type. Vous n'avez pas besoin de vous précipiter pour acheter un Leica, il existe une infinité de boîtiers en tous genres qui ont tous en commun l'absence de posemètre et qui ne sont pourtant pas à considérer comme des appareils de petite qualité malgré leur prix ridicule. Certaines des meilleures machines photographiques jamais créées fonctionnent de cette manière. Si vous n'êtes pas particulièrement riche, ne vous inquiétez pas, vous pourrez trouver du matériel très haut de gamme pour moins de 100 € et vous pourrez commencer à photographier en mode manuel sans exploser votre budget. Tiens, il faudrait que je vous écrive un article pour lister les meilleures possibilités d'achat... à suivre !...

Maintenant que vous avez un appareil, il ne reste plus qu'à sortir et à tirer. Peu importe où vous allez. Il peut s'agir d'un lieu inconnu ou d'un lieu familier et apprécié. Rues de la ville ou bois, montagne, paysages ou personnes, tout est bon. Le fait est que vous n’êtes plus dans le cadre du numérique où vous pouvez tout photographier. Vous prenez votre temps, vous vous concentrez sur le monde qui vous entoure et, dans certains cas, vous voyez ces endroits pour la première fois, même si vous y êtes déjà allé une bonne centaine de fois. Cela semble absurde, mais ça ne l'est pas. Tirer de cette façon est une expérience révélatrice, au sens propre comme au sens figuré...

Essayez d'emporter le minimum de matériel. La philosophie de cette façon de photographier est de distiller la photographie dans son essence. N'emportez que le matériel dont vous avez vraiment besoin pour atteindre cet objectif :  un boîtier, un seul objectif, un film (ou deux) et, éventuellement, un trépied.

Donc, vous êtes à l'endroit de votre choix et vous êtes prêt à photographier. Vous avez éteint votre téléphone pour éviter les distractions et vous n'avez emporté que l'équipement minimum nécessaire pour faire de belles photos. Et ensuite ? C'est assez simple. Prenez un moment pour observer votre environnement. Cela peut prendre une minute ou une heure, qu'importe. Êtes-vous devant un chemin boisé menant à une vaste forêt ? Avez-vous grimpé les marches d'une station de métro pour sortir dans une rue animée de la ville ? Êtes-vous sur une plage à regarder les vagues sur le rivage ? Où que vous vous trouviez, observez cet endroit avec une vive attention. Recherchez les moments et les lieux que vous souhaitez capturer. Recherchez des lignes directrices qui seraient frappantes et percutantes dans une image. Localisez le soleil ou la lune ou observez les nuages ​​et voyez comment l'existence de ces constantes affecte votre environnement. Y a-t-il des ombres fortes qui tranchent l'étalement urbain ? Ou peut-être que la lumière argentée de la lune ondule à travers les arbres à feuilles persistantes ? Tout ce qui se passe dans votre environnement, voyez-le clairement et essayez d'imaginer à quoi ressemblerait tout ce qui est embrassé par la focale de votre objectif.

Pour obtenir une exposition adéquate, ne stressez pas trop. Souvent, les photographies les plus intéressantes et les plus marquantes sont celles qui sont surexposés ou sous-exposées d'un diaph' ou deux. Pensez à toutes les images étonnantes que vous avez vues avec des hautes lumières techniquement brûlées, ou à ces photos qui sont tellement floutées par le mouvement qu'il est presque impossible de discerner ce que vous regardez. Ce type de photographie est le plus excitant. Lorsque le type d’image que vous allez créer n’est pas complètement évident à vos yeux, la création d'images intéressantes devient un phénomène presque commun. Cela dit, ne vous contentez pas d'appuyer sur le déclencheur sans vous soucier des valeurs d'exposition. Une fois que vous avez localisé un sujet que vous voulez capturer, prenez le temps de bien y réfléchir. Combien de lumière voyez-vous ? Quelle est la source de lumière principale  ? Y a-t-il une source secondaire ? Quelle facette de ce sujet vous attire ? Comment pouvez-vous accentuer cette facette avec votre appareil photo ? Si vous pouvez vous poser certaines de ces questions et d’autres du même ordre, vous comprendrez parfaitement le type d’images que vous aimez créer et la meilleure façon de les créer. Certes, apprendre la technique du sunny-16 (voir ici) est un plus si vous souhaitez ne pas gaspiller des pellicules...

Il existe tant d'ambiances lumineuses difficiles, ce sont généralement celles qui permettent les meilleures images (comme par hasard !), si vous tirez en mode Priorité à l'ouverture (ou tout automatique), vous comprendrez tout de suite que les choses ne semblent pas fonctionner si bien. L'obscurité a rendu l'environnement presque invisible à cause des sources de lumière qui sont systématiquement prises en compte comme sujet principal par les automatismes... Vous vous retrouvez avec des images nulles... L'appareil photo ne comprendra jamais la vision que vous avez en tête... alors passez en mode Manuel et passez du temps à la recherche de toutes les différentes sources lumineuses présentes. Ce qui aurait pu devenir simplement quelques clichés à peine décents de quelques jolis éclairages s'est transformé en l'une des expériences photographiques préférées. En augmentant la vitesse de manière à capturer les superbes aspects de chaque source lumineuse, on peut enregistrer leurs subtilités tout en permettant au décor de s'insinuer légèrement dans le cadre. On peut créer des images qui montrent la portée de chaque lumière et la façon dont elles combattent faiblement l'obscurité. Pour chaque image, après avoir soigneusement étudié l'éclairage, le sujet, les sources de lumière supplémentaires, la quantité d'arrière-plan que l'on veut mettre au point et éclairer, après avoir passé un bon moment à réfléchir à tout cela, on fait la photo et, lorsque le clic-clac s'est fait entendre, on peut sourire, sachant que pour le meilleur ou pour le pire, on a la photo que nous avons imaginée dans la boite.

La vraie leçon à tirer est que même si les prises de vues que nous faisons ne sont pas très spectaculaires, le fait de les créer en vaut certainement la peine. Dans notre environnement nous sommes fermement dans le présent, à expérimenter chaque centimètre carré, chaque murmure et chaque personnage lointain et invisible. On se connecte à l'appareil photo de manière impossible lors d'une prise de vue avec utilisation d'un automatisme quelconque... En (semi)automatique, visée et déclenchement sont les seules actions du mode opératoire...

C’est un vrai cadeau de faire des photos avec des appareils photo primitifs en mode manuel. Vous ralentissez. Vous pensez. Vous contemplez. Vous sentez l'odeur du restaurant qui flotte dans la ruelle. Vous sentez la neige tomber silencieuse contre votre peau. Vous entendez le chant d'un oiseau lointain. En bref, vous expérimentez l’essence de l’environnement dans lequel vous vous trouvez, et vous ressentez la vie plus facilement et plus intensément...

C'est OK de préférer un appareil photo numérique. En fait, c'est OK si vous avez déjà quitté mon article et êtes passé à la lecture des derniers scores de DxOMark à la place. Je ne prétends pas savoir ce qui convient le mieux à chaque photographe. Je ne fais que souligner le fait que photographier de la façon proposée dans cet article sera une expérience enrichissante. Si vous ne parvenez pas à abandonner complètement la technologie, la prise de vue avec un reflex numérique en mode manuel peut donner à peu près le même sens du Zen que celui dont je parle ici. Mais photographier avec un film le rendra encore plus puissant, et je pense que cela vient de l'idée qu'avec un film, chaque plan est précieux. Avec un film, chaque image est un instant capturé pour toujours, et ces moments sont de grande valeur... Avec la photographie numérique, nous voyons immédiatement l'image à peine créée. Bien que cela puisse être utile parfois, cela peut aussi être une distraction qui nous éloigne de force de l'environnement. À la seconde où nous regardons un écran LCD, nous ne regardons plus le monde. Nous nous critiquons nous-même, nous corrigeons, nous nous sentons frustré ou nous nous sentons trop fiers. Nous recommençons dix fois la même image. Nous nous arque-boutons sur l'appareil alors que nous devrions regarder les environs yeux grand ouverts. Combien de personnes intéressantes sont passées devant nous dans la rue alors que nous regardions un écran de 3 pouces ? Combien de choses importantes ont échappé à notre objectif alors que nous tenons l'écran LCD contre le nez ? Qu'est-ce que l'on peut manquer en faisant une photo numérique !...

Photographiez sur film. Observez votre environnement. Faites confiance à votre jugement. Faites votre photo. Changez de lieu. Vous vous sentirez mieux avec votre photographie et vous profiterez bien davantage de votre journée. Profitez du frisson d'anticipation en attendant que votre film soit développé. Découvrez le plaisir d'utiliser différents types de films pour obtenir différents résultats. Détendez-vous lorsque vous récupérez vos images tirées. Tout cela signifie que vous avez réalisé des prises de vue vraiment fantastiques. J'admets que certaines personnes ne comprendront jamais le frisson du film, mais pour rendre la photographie à son essence, c'est tout simplement le support le plus efficace...

Il est crucial de ralentir pour vraiment observer où nous en sommes dans le monde. Bien que cette méthode de photographie plus réfléchie ne soit pas toujours parfaite (rien dans la photographie n’est jamais parfait), n’insistez pas pour autant. Il y aura toujours d'autres images à faire, mais il n'y a jamais qu'un seul instant dans lequel nous vivons. Prenez le temps de vous déconnecter de la vitesse addictive de la technologie numérique et immergez-vous dans le lieu et l'instant. Fait intéressant, j'ai constaté qu'il est souvent plus facile de se rendre au cœur du lieu et de l'instant avec un appareil photo venu d'un passé lointain...

Si cela vous semble intéressant, faites-le. Faites le choix de remonter dans le temps et d’explorer votre présent. Achetez un appareil photo mécanique, achetez un film et partez. Je sais que ce n'est peut-être pas pour tout le monde, mais je pense que vous me remercierez si vous essayez.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


POURQUOI TOUT LE MONDE DEVRAIT UTILISER UN GRAND ANGLE ?

L’utilisation d’un objectif grand angle est l’un des moyens les plus simples d’accroître le dynamisme et l’intérêt visuel de nos images. En élargissant notre angle de vue, nous sommes capables de capturer des images du monde qui nous entoure d’une manière extraordinairement inhabituelle et décidément plus convaincante que lors d’une prise de vue avec un objectif standard.

Avant toute chose, il faudrait (re)définir ce qu'est un objectif grand angle. Un objectif grand angle est un objectif dont la focale est inférieure au grand côté du plan du film ou du capteur numérique. Étant donné que la distance focale est fonction de la taille du film ou du capteur, la définition d'un objectif grand angle varie en fonction du format de l'appareil photo (donc du format du film ou du capteur). Etant donné que les nouveaux photographes (nous sommes bien dans la page des débutants, non ?) travaillent généralement en petit format (35mm ou 24x36 en argentique ou full frame en numérique), nous utiliserons ce format pour illustrer ce point. Conformément à notre définition ci-dessus, un objectif grand angle est un objectif ayant une focale égale ou inférieure à 36mm. Dans le cas d'un moyen format 60x60, un objectif grand angle sera un objectif ayant une focale égale ou inférieure à 60mm. Dans le cas d'un moyen format 60x90, un objectif grand angle sera un objectif ayant une focale égale ou inférieure à 90mm. etc...
De même, un objectif ultra-large (ou ultra grand angle) est un objectif dont la focale est inférieure ou égale au petit côté du plan du film ou du capteur numérique. Ainsi, dans le format 35 mm (ou Full Frame), il s’agirait de tout objectif ayant une focale inférieure ou égale à 24mm. Dans le cas d'un moyen format 60x90, un objectif ultra grand angle sera un objectif ayant une focale égale ou inférieure à 60mm. etc...

Plus la focale est courte et plus l'objectif sera large (plus son champ de vision sera large) et plus la profondeur de champ (zone de netteté dans la profondeur de la scène) sera grande.

Si vous souhaitez approfondir, allez voir ici.

Maintenant que nous en avons terminé avec les définitions, voyons ce qu'un objectif grand angle peut faire pour votre photographie et quelques raisons d'utiliser un objectif grand angle.

—> Un objectif grand angle capture une plus grande partie de la scène.
Que vous photographiez des paysages, des paysages urbains ou des plans de rue, vos photos peuvent tirer parti de l’intégration de plus de choses de l'environnement. Les objectifs grands angles le permettent. Il est beaucoup plus facile de transmettre une vision panoramique des paysages lorsque vous photographiez avec un objectif grand angle. Le spectateur voit large et profond, en effet, le premier plan, le milieu et l'arrière-plan se trouvent tous dans un champ de netteté égal !...
Il est également possible d'attirer l'attention du spectateur sur un sujet situé immédiatement devant l'appareil photo, tout en incluant les distances. Ceci est utile en situation de photographie de rue pour saisir un contexte et établir une relation entre le sujet et son environnement.
Également utile en prise de vue architecturale et urbaine, l'utilisation d'un objectif grand angle permet de donner une impression de taille, d'espace et de distance qu'il est impossible de produire avec un objectif standard ou un téléobjectif.
Pensez à une scène urbaine. Pouvez-vous envisager une photo ne reproduisant qu'un ou deux bâtiments ? Bien sûr que non ! Pour donner au spectateur le sentiment d'être dans une ville, vous aurez envie de faire une photo avec des dizaines de bâtiments dans le cadre. Pour ce faire, vous devrez photographier avec un objectif grand angle.

—> Un objectif grand angle vous oblige à vous rapprocher de votre sujet
C'est l'une des raisons les plus connues et les plus souvent citées pour la prise de vue avec un objectif grand angle. Pour que tout type de sujet apparaisse bien en évidence vous devrez vous rapprocher suffisamment sinon votre sujet sera perdu dans le paysage.
C'est un moyen fantastique de vraiment se forcer à s'engager avec son sujet. En photographie de rue en particulier, l’utilisation d’un objectif grand angle confère à chaque image un sentiment de connexion. Cette intimité entre le photographe et le sujet transparaît dans l'image finale et permet au spectateur de se sentir vraiment connecté à la scène.
L’utilisation d’un objectif grand angle est l’un des moyens les plus simples d’améliorer instantanément votre photographie de rue. Malheureusement, il est également incroyablement difficile de s’engager dans l’idée que vous serez à portée de main de chacun de vos sujets. Mais si vous en avez le goût, vous allez forcément faire des images étonnantes !...

—> Un objectif grand angle permet d’agrandir (exagérer) les petits espaces
Les objectifs grand angle sont parfaits pour ceux qui prennent des photos dans des endroits restreints. Avec une focale large ou ultra-large, il est possible de faire en sorte que même le plus petit studio ressemble à une suite de grand standing. Mais attention aux ultra grands angles, ces derniers déforment tout ce qui sort de l'axe optique !...
Pour ceux d'entre vous qui ne travaillent pas dans l'immobilier, cet aspect de la prise de vue grand angle est aussi très utile. Les photos de voyages sur les routes et les photos de vacances profitent d'un champ plus large, où les photographes et les sujets peuvent être coincés dans une voiture, un train ou un avion pendant de longues périodes. Et les voyageurs dans cette situation souhaitent capturer des images d'espaces intérieurs vastes, ils adoreront la polyvalence des objectifs grands angles.
Les instantanés et les photos de famille peuvent également bénéficier d'un angle de vue plus large. Prendre des photos fascinantes d'un dîner de fêtes de Noël ou de fêtes d'anniversaire en intérieur est une tâche simple lorsque vous photographiez avec un objectif grand angle...

—> Un objectif grand angle permet de s'amuser avec les distorsions
Plus que tout autre type d'objectif, les objectifs grands angles (et ultra-larges en particulier) vous permettent de jouer avec la perspective d'une manière vraiment unique. Sans trop de difficulté, vous pouvez incliner la photo et créer des images distordues.
En plaçant la lentille avant d'un objectif grand angle très près du sujet, il est possible de grossir hyperboliquement le point le plus en avant du sujet tout en laissant le reste du sujet se réduire rapidement à l'arrière-plan. Bien que tout le monde n’apprécie pas ce type de photos, elles ne sont possibles qu’avec un objectif grand angle. Les objectifs Fish-Eye, en particulier, permettent au photographe de vraiment violer les règles de la photographie. Pour ce type de prise de vue, l'objectif le plus large sera le meilleur. Certains objectifs permettent même au photographe d'inclure ses pieds dans une photo tout en pointant l'appareil vers l'horizon !... On définit le fish-eye comme un objectif qui embrasse un angle de 180° (ou presque). Les fish-eyes les moins larges sont dit "plein cadre" puisque l'image occupe toute la surface de la photo, pour les autres, l'image se limite à un cercle plus ou moins petit situé au milieu d'une surface non exposée de la photo.

—> Un objectif grand angle permet de jouer avec les lignes directrices et de guider l'attention
Enfin, avec les objectifs grands angles, il est facile de mettre fortement l'accent sur les éléments horizontaux et verticaux dans un cadre. Nous pouvons faire en sorte que les câbles d'un pont ou les rails d'une voie de chemin de fer se rétrécissent au loin par des lignes longues et ininterrompues. Et nous pouvons utiliser ces lignes pour guider le spectateur là où nous le souhaitons.
Cadrez votre prise de vue avec des lignes horizontales ou verticales de manière à ce qu’elles commencent à une extrémité et se terminent sur le sujet, vous aurez ainsi transformé des lignes de base en lignes principales. En utilisant les objectifs grands angles de cette manière, il est possible d'attirer l'attention là où on le souhaite et de le faire de manière à donner à nos photos du dynamisme et de la force...

Si tout cela vous semble intéressant, faites-le. Je ne vous dis pas d'acheter un objectif grand angle, essayez d'en emprunter un à un ami et faites-vous une idée. Il sera toujours temps de courir le marché de l'occasion si vous accrochez !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


MAÎTRISER LA MISE AU POINT MANUELLE

Avez-vous déjà maudit votre appareil photo pour avoir manqué ce moment privilégié ? Avez-vous déjà eu du mal à mettre rapidement au point le sujet avant que le moment fugace ne soit perdu à jamais ? Alors pourquoi ne pas essayer la mise au point manuelle ? Oui, j'ai déjà parlé de la mise au point manuelle, c'est un peu facile pour moi qui ai commencé la photographie alors que l'autofocus n'était pas encore un rêve, mais si j'insiste tant c'est qu'aujourd'hui encore (et probablement pour des décennies encore) les systèmes de mise au point automatique sont souvent pris en défaut et le seul moyen de sauver une image (ou tout un shooting !) consiste à reprendre la main !... Vous trouverez donc, dans cet article, un guide de quelques techniques de mise au point qui peuvent vous aider à saisir le moment décisif et à maîtriser l’art de la mise au point manuelle.

Bien sûr, quand je parle de mise au point manuelle, la majorité d'entre-vous va imaginer remplacer l'autofocus par la manipulation de la bague de mise au point. Certes, c'est le cas, la mise au point manuelle peut être plus précise que la mise au point automatique dans de nombreux cas de figure... Mais ce n'est pas tout !...

Avant de pouvoir examiner les avantages de la mise au point manuelle, nous devons d'abord discuter de l'utilisation des objectifs principaux (ou "primaires" ou "premiers" ou "standards" ou "mono focaux" = une seule focale = pas de zoom). La raison pour laquelle les objectifs mono focaux sont devenus un élément de base des photographes de rue (mais pas seulement !) est simple : la vitesse. Sans la nécessité de sélectionner une focale et de vous forcer à travailler avec un seul champ de vision, vous pouvez réduire considérablement le temps nécessaire pour cadrer un sujet. Bien entendu, la focale unique impose une contrainte au photographe : limiter ses possibilités. Cela nous oblige à utiliser nos pieds...

Vous pensez peut-être que cela est antinomique, je parle de vitesse mais cette contrainte peut ralentir les choses, et le zoom permettrait de changer de perspective plus rapidement. Cependant, en pratiquant tout en tenant compte de cette contrainte, un bon positionnement devient une seconde nature. Comme pour le reste des techniques décrites dans cet article, l'objectif est de rendre la technique automatique, et donc rapide...

Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de continuer à décrire les avantages des objectifs mono focaux, car la plupart d'entre vous (les photographes de rue surtout) sont déjà des convertis, ou peut-être même avez-vous commencé avec des objectifs fixes, comme moi il y a un siècle maintenant... Passons donc à la mise au point manuelle rapide, puisque c'est le sujet de cet article !...

De prime abord, la mise au point manuelle peut sembler être une perspective décourageante, mais ce n’est pas aussi difficile que cela en a l'air et elle peut vraiment ouvrir de nombreuses possibilités en matière de photographie. Le principal avantage de la mise au point manuelle par rapport à la mise au point automatique est la rapidité... donc elle sera souveraine dans tous les cas où l'on doit être très réactif face à un sujet rapide ou fugace (comme la photo de rue, entre autre). Oui, même si cela parait incroyable, il peut être plus rapide de faire la mise au point manuellement plutôt que de laisser l'appareil photo rechercher automatiquement le point, que vous preniez ou non un appareil photo haut de gamme (la photographie de sport, certaines photographies d'animaux sauvages, etc. sont des exceptions en raison du mouvement irrégulier des sujets).

Cela est particulièrement vrai sous un bon éclairage, car cela permet de prendre des photos à f/8 ou f/11. Aux petites ouvertures, la profondeur de champ devient grande. De plus, avec des objectifs pointus, il n'est pas absolument nécessaire, dans ces conditions de profondeur de champ, de faire une mise au point ultra précise sur le sujet. Même si la mise au point est légèrement décalée, le sujet sera net (en raison de la grande profondeur de champ). Lors de l'utilisation de la mise au point automatique, l'appareil photo recherche systématiquement une netteté parfaite, augmentant ainsi le temps nécessaire à la mise au point...

Avec un peu de pratique, on peut très rapidement deviner le meilleur focus approximatif avec une grande rapidité et une grande "précision". De plus, en fonction des paramètres de mise au point automatique (matrice, spot, etc.), il est possible que l'appareil photo ne se fixe pas sur le point souhaité. Le photographe a plus de contrôle sur ce qui devrait être net et, surtout, il peut prendre la décision plus rapidement avec une mise au point manuelle. Inutile de jouer avec les points de sélection de la mise au point et les petites manettes situées à l'arrière du boîtier de l'appareil photo. La sélection du point focal se produit instantanément dans votre esprit.

Mais ce n'est pas le véritable avantage d'utiliser la mise au point manuelle. Les systèmes AF modernes ont parcouru un long chemin et permettent de se concentrer sur les yeux et le visage, même dans des conditions extrêmes, mais le véritable avantage de la mise au point manuelle est que la mise au point est déjà effectuée avant même de savoir quel est votre sujet. Ensuite, il n'est plus nécessaire de toucher à la bague de mise au point du tout.

Pour ce faire, nous pouvons utiliser une technique appelée focalisation par zone. Nous pouvons sélectionner une « zone » entre différentes plages de mise au point, par exemple entre 3 et 5 mètres. Ensuite, nous nous positionnons de manière à garder le sujet dans cette plage. Vous pouvez également tirer parti de la grande profondeur de champ dans les "petites" ouvertures, telles que f/8, et la maximiser au point qu'aucune mise au point ne soit nécessaire au-delà d'une certaine plage...

Voici comment cela se passe : tous les objectifs (de qualité !) à mise au point manuelle portent une échelle décrivant la profondeur de champ associée aux petites ouvertures. Cela ressemblera à ceci :

Au-dessus de la bague argentée (bague des valeurs de diaphragme sur cet objectif) on voit cette échelle de profondeur de champ qui montre :

 |    |  |   |    |    |   |  |  |   |   |   |    |  |   |
    16 11 8 5.6 4 2.8 2 | 2 2.8 4 5.6 8 11 16

Les nombres représentés sur cette échelle représentent les valeurs de diaphragme.

Sur la bague de mise au point, la distance est représentée en mètres (et en pieds), avec l'infini marqué par ∞. Cela ressemble à ceci :

0.45                 0.5               0.6              0.8            1      1.2         1.7        2.5         5   10  ∞

Donc, si on place ensemble les deux échelles, on retrouve quelque chose qui ressemble à ceci :

  0.45                 0.5               0.6              0.8            1      1.2         1.7        2.5         5   10  ∞
                                            |    |  |   |    |    |   |  |  |   |   |   |    |  |   |
                                            16 11 8 5.6 4 2.8 2 | 2 2.8 4 5.6 8 11 16
 

Comment utiliser cette échelle ? Par exemple, à f/8, nous pouvons définir le point de manière à placer 5 m sur le repère « 8 », comme suit :

  0.45                 0.5               0.6              0.8            1      1.2         1.7        2.5         5   10  ∞
                                                                              |    |  |   |    |    |   |  |  |   |   |   |    |  |   |
                                                                             16 11 8 5.6 4 2.8 2 | 2 2.8 4 5.6 8 11 16
 

Cela nous donne une zone de mise au point entre 1,1 mètres et 5 mètres. C'est un assez grand domaine dans lequel tout sera mis au point. Vous pensez peut-être qu'il est difficile de placer systématiquement des sujets dans cette plage, mais vous seriez surpris de la rapidité avec laquelle vous pouvez apprendre la plage de mise au point effective d'un objectif particulier. C'est également à ce niveau que les objectifs mono focaux deviennent la clé des techniques. Cela peut être fait avec un objectif zoom, mais la variation du point de vue rend difficile le cadrage instantané du sujet, ce qui limite l'avantage de la rapidité de la mise au point par zone.

Nous pouvons également aller plus loin. Supposons que vous définissiez l’ouverture sur f/11 et que vous régliez la mise au point de manière à placer l’infini sur la marque « 11 » comme suit :

  0.45                 0.5               0.6              0.8            1      1.2         1.7        2.5         5   10  ∞
                                                                                      |   |  |    |    |   |   |  | |    |    |   |   |   |   |
                                                                                     16 11 8 5.6 4 2.8 2 | 2 2.8 4 5.6 8 11 16
 

Maintenant, tout ce qui va de l’infini à 1.2 mètres sera au point à f/11. Ainsi, tant que le sujet est à plus de 1.2 mètres de l’appareil photo, la mise au point sera toujours effectuée. De cette manière, nous avons totalement éliminé le besoin de mettre au point dans des conditions de forte luminosité ! Vous pouvez également aller lire ici pour trouver la notion d'hyperfocale (entre autre)...

Bien sûr, nous ne tirons pas toujours en pleine lumière. Parfois, nous devons nous arrêter à f/2 voire moins. Dans ce cas, la technique n’est pas une option viable, mais la mise au point par zone reste efficace. Supposons que vous vous fixiez à 5m à f/2. La zone est devenue assez petite, aussi petite qu'une "zone" d'un mètre de profondeur à environ 5 mètres de l'appareil. Cependant, en pratiquant avec le même objectif mono focal, vous pouvez même apprendre à photographier sans même mettre l'œil au viseur avec cette technique et obtenir des résultats d'une netteté irréprochable.

Une fois que vous savez profiter de la mise au point par zone (et de l'hyperfocale), vous pouvez facilement placer l'œil au viseur, composer et déclencher sans prendre le temps/la peine de faire la mise au point. En plus de cela, vous pouvez même faire des photos sans utiliser le viseur, en s'autorisant une composition approximative. Au début, cela pourrait ressembler à un jeu de roulette russe (simplement compter sur la chance) MAIS, en utilisant souvent le même objectif principal, vous pouvez en connaitre le champ de vision... Avec de la pratique, vous pouvez prédire ce qu'il y aura dans le cadre sans même regarder dans le viseur. C'est très difficile à maîtriser, et je ne suggère pas que quiconque s'appuie exclusivement sur cette technique. Mais, je crois que cela peut être un outil utile dans votre boîte à outils photographique. Enfin, le fait de devoir mémoriser le champ de vision de l'objectif permet une composition et un placement du sujet très rapides. En conjonction avec la mise au point par zone, cette technique permet de prendre des décisions en une fraction de seconde : il est crucial de saisir le moment décisif ! Et c’est bien là le cœur du problème : vous voulez être absolument prêt à saisir le moment sans hésiter, le moment venu. Les techniques ci-dessus, avec beaucoup de pratique ciblée, peuvent vous aider à le faire.

Bien entendu, je comprends que la mise au point manuelle ne convient pas à tout le monde, ni à toutes les situations. Mais cela peut être une compétence très utile ainsi qu’une nouvelle façon amusante de photographier.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


QUAND ET COMMENT UTILISER LE FLASH [OU PAS] ?

Comprendre la lumière et l’éclairage fera partie intégrante de vos compétences photographiques. Cela implique de savoir quand et comment utiliser le flash, ou ne pas utiliser de flash et de connaître les moyens d'éviter l'utilisation du flash dans certaines de vos photos. Voici quelques astuces rapides (puisque cet article s'adresse aux débutants) pour vous aider à comprendre comment utiliser (et éviter d'utiliser) le flash pour obtenir les meilleurs résultats.

Quand et comment utiliser le flash à l'intérieur

Une raison très courante d'utilisation du flash est la photographie en intérieurs faiblement éclairés. S'il n'y a pas assez de lumière sur votre sujet, un flash aidera à les éclairer. Votre appareil photo ne peut pas voir les choses qui ne réfléchissent pas la lumière. Il est donc logique d'utiliser un flash dans une pièce mal éclairée. Alors, comment pouvez-vous utiliser correctement un flash dans ces circonstances ?

La leçon clé à apprendre sur la photographie au flash est qu'un coup de flash doit ressembler le plus possible à la lumière naturelle. Le plus souvent, un coup de flash détruit une photo lorsqu'il crée une lumière crue, des yeux rouges ou des ombres étranges. Le flash donne une apparence artificielle à la lumière sur la photo. Il peut y avoir quelques exceptions artistiques, mais essayer de recréer la lumière naturelle est une bonne règle lorsque vous utilisez le flash.

Pour créer une lumière naturelle avec un flash en intérieur, vous devez faire des essais. Vous pouvez commencer par jouer avec les paramètres de flash de votre appareil photo. Comment une intensité de flash et une vitesse d'obturation différentes peuvent-elles modifier la photo finale ? Cependant, à un moment donné, vous voudrez peut-être diffuser la lumière de votre flash ou changer sa direction.

Un diffuseur adoucit la lumière du flash, créant ainsi un éclairage tamisé. Il existe plusieurs astuces de bricolage pour créer un diffuseur sur internet. Je vous en livre un original et simple à fabriquer dans ma rubrique ici (s'il ne s'y trouve pas encore, cela ne devrait pas tarder). Vous n'avez donc pas besoin d'en acheter un. En attendant, un filtre à café sur le flash fonctionne également très bien comme diffuseur...

Changer la direction du flash peut également aider à créer une lumière plus naturelle. Contrairement au flash intégré à l'appareil photo, un flash monté (sur la griffe porte flash) ou déporté vous permettra de diriger l'éclair du flash. À l'intérieur, vous pouvez utiliser un plafond ou un mur blanc pour éclairer indirectement votre sujet par réflexion. Avec un flash externe, vous pouvez éclairer votre sujet sous un angle inhabituel. Assurez-vous que ce que vous utilisez pour réfléchir ou diffuser votre flash est blanc (ou alu), sinon la lumière prendra sa couleur...

Quand et comment utiliser le flash en plein air

Cela peut sembler étrange au début, mais par une journée très ensoleillée, vous pouvez également souhaiter envisager d’utiliser un flash. Lorsque l’arrière-plan est beaucoup plus lumineux que votre sujet, ce dernier sera plus foncé (voire trop foncé). L’utilisation du mode « flash forcé » (ou fill in au flash en franglais) permet d’équilibrer la lumière d’arrière-plan et ainsi éclaircir le sujet. En raison de la lumière de fond, le système de mesure d'exposition de votre appareil photo ne déclenchera jamais le flash. Pour obtenir un éclair de flash d'appoint, vous devez donc déclencher le flash vous-même.

Utiliser le flash en photographie expérimentale

Enfin, vous pouvez utiliser le flash dans vos photographies pour créer des effets uniques. Au lieu d'équilibrer l'obscurité et la luminosité, un flash peut être utilisé pour ajouter un élément supplémentaire à une photo. Un bon exemple consiste à utiliser le flash en light painting. Lors d'une pose longue dans le noir, vous pouvez déclencher manuellement le flash pour inclure des étapes arrêtées d'un sujet en mouvement. Ainsi, chaque flash capturera le sujet dans une position différente.

Quand ne pas utiliser le flash

En général, il existe trois types de situations dans lesquelles vous ne devez pas utiliser le flash. Premièrement, les situations dans lesquelles l'utilisation d'un flash est inutile. C'est l'exemple classique du stade. Le sujet est si éloigné que la lumière du flash ne l’éclaircira pas du tout !... Ne faites pas ce que vous voyez systématiquement à la télé !... Deuxièmement, le flash provoque trop d’effets indésirables. Par exemple, lorsqu'il y a une surface réfléchissante dans la photo (verre, écrans, objets brillants), la lumière du flash est renvoyée vers l'appareil photo, et détruit la photo. Les tristement célèbres « yeux rouges » sont un autre exemple d'effet indésirable du flash. Troisièmement, vous pouvez obtenir une photo de meilleure qualité en évitant le flash. Le flash peut souvent donner à la photo entière un aspect délavé ou artificiel en raison du type de lumière qu’il émet. Ainsi, lorsque vous faites un portrait au flash et que votre sujet est anormalement pâle, cela peut indiquer qu'il ne s'agissait pas d'une situation dans laquelle vous deviez utiliser le flash.

Comment éviter d'utiliser le flash

Savoir comment vous pouvez éviter d'utiliser le flash dans vos photos fera de vous un bon photographe. Voici deux manières d'éviter d'utiliser le flash :

— Changer les conditions de prise de vue. Vous ne contrôlez presque jamais entièrement votre environnement photographique, mais vous pouvez améliorer la situation de façon très limitée. Tout d'abord, utilisez un trépied. Plus votre appareil photo est stable, plus il peut passer de temps sur une photo, plus il peut capter de lumière. De cette manière, le flash n’est pas (ou plus) nécessaire ou plus utile. Lorsque vous faites des photos à l'intérieur, vous pouvez allumer toutes les lumières et ouvrir les rideaux pour laisser entrer le plus de lumière possible. À l'extérieur, vous pouvez positionner votre sujet (ou vous-même) de manière à ce que le soleil brille selon une meilleure direction. Vous pouvez également utiliser un bouclier réfléchissant pour diriger la lumière du soleil sur votre sujet. En examinant les moyens d'améliorer vos conditions de prise de vue, vous deviendrez un photographe plus créatif.
— Utilisez les paramètres de votre appareil photo. Avant de vous fier aux paramètres automatiques de votre flash intégré, il est bon de savoir si le fait de modifier les paramètres de l'appareil photo peut aider à améliorer l'image. Essayez de régler les paramètres principaux de votre appareil photo : la vitesse d'obturation, la sensibilité ISO et l'ouverture. La sensibilité ISO contrôle la sensibilité du capteur de lumière de l'appareil photo. La vitesse d'obturation détermine la durée pendant laquelle la lumière pénètre dans l'appareil photo. Une vitesse d'obturation plus courte gèlera plus d'action dans le temps. L'ouverture détermine la quantité de lumière qui pénètre à travers l'objectif. En expérimentant avec ces paramètres, vous apprendrez à capturer de superbes photos sans recourir à la photographie au flash.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, vous trouverez bientôt des articles plus spécifiques et plus précis sur la photo au flash. En attendant, imprégnez-vous des notions abordées dans cet article, ce sera une bonne base pour la suite...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


CONSEILS POUR LES PHOTOGRAPHES EN HERBE

La photographie est un moyen extraordinaire de s'exprimer et de partager sa vision du monde qui nous entoure. Il n’est donc pas surprenant que la photographie soit le passe-temps favori des jeunes et des moins jeunes. Récemment, on m'a demandé de donner des conseils aux photographes en herbe voire en devenir. C'est un sujet tellement intéressant que les diffuser dans un article semblait être une excellente idée. Même si vous êtes un habitué de la photographie, il ne faut jamais oublier le chemin que vous avez suivi pour atteindre votre niveau photographe actuel. Nous avons tous été jeunes et aspirants au moins une fois ! Voyons donc quelques astuces qui vous aideront à réussir, que vous soyez novice en photographie ou non.

Investir énormément dans la patience
Dans le monde d'aujourd'hui, nous voulons tous tout, tout de suite et en une seule fois. Comme pour tout ce qui est nouveau, vous devrez faire preuve de patience. Et peut-être encore plus quand il s'agit de photographie. Apprendre le b-a-ba d'une nouvelle vocation est un véritable marathon, certainement pas un sprint. Et peut-être encore plus quand il s'agit de photographie.

S'il est vrai que certaines personnes ont un œil naturellement plus aiguisé pour la photographie, elles ne réussiront pas non plus sans patience et sans application.

Vous devez également définir ce que succès signifie pour vous. Nombreux sont ceux qui y verront un large groupe dans les médias sociaux, mais un nombre considérable de like ne fait pas le succès, ce n’est certainement pas un marqueur de référence, loin s'en faut !... En fait, l'approbation d'un grand nombre via les médias (a)sociaux peut même retarder votre développement, car elle risque de vous faire oublier certaines des erreurs que vous faites lors de la création de vos photos. Alors, prenez votre temps, acceptez le fait que vous ferez des tas d'erreurs en cours de route et permettez à votre photographie de se développer naturellement, donc lentement et... de grâce, arrêtez de vous faire la grosse tête pour des milliards de likes sur les réseaux (a)sociaux, ils ne représentent rien du tout ! Demander un avis à des gens uniquement capables de dire "j'aime" ou "j'aime pas" face à une photo n'a pas plus de valeur que demander l'avis de chiens pour vérifier que la dernière création de Joël Robuchon est une réussite !...

Rechercher des endroits pour obtenir des commentaires
La rétroaction est une partie importante de votre développement. Vous ne pouvez pas voir vos angles morts (vos erreurs de conception), c'est pourquoi il est judicieux de demander conseil à d'autres personnes (mais à des gens qui peuvent réellement fournir des conseils... pas les réseaux (a)sociaux !!!). Le type de retour recherché par les photographes en herbe est très important car il peut avoir un impact inouï sur leur croissance. — Carapacez-vous : vous aurez besoin d'une carapace et d'une grande capacité à accepter des commentaires même constructifs. Ensuite, vous devrez pouvoir appliquer ces commentaires à vos futurs travaux, ce qui vous permettra de progresser.
— Recherchez des commentaires : le choix du mot commentaires par rapport à critiques est important ici. Critique est un mot négatif alors que commentaire est neutre. En plus de recevoir des conseils sur les domaines dans lesquels une photo doit être améliorée, le donneur de commentaires doit également pouvoir dire ce que vous avez bien fait. Trop souvent, les gens voient le mot critique et ne chercheront alors que les défauts d'une photo. Restez fidèle : en tant que photographe, vous développerez inconsciemment votre propre style. Vous devez donc rester fidèle à ce style. Les commentaires devraient corriger des problèmes techniques et ne pas chercher à changer le style d'un photographe. Après tout, la photographie est une recherche créative et les faux (mauvais/mal fondés) commentaires risquent de freiner la croissance des photographes en herbe.
— Choisissez un créneau à maîtriser
La photographie est un vaste domaine et il existe de nombreux types ou genres de photographie. Le vieil adage selon lequel il faut être « un homme qui sait tout faire et un maître en rien » sonne juste ici. Chaque photographe finira par s'intéresser à un type particulier de photographie. Bien sûr, il est bon d'essayer de nouveaux genres de temps en temps et, au début, il vaut la peine d'essayer différentes techniques pour voir laquelle est faite pour vous. Mais tôt ou tard, vous devrez décider si vous êtes un photographe de portrait, de paysage ou de gastronomie (même si cela ne représentera pas 100% de votre création !). Chaque type de photographie regroupe de nombreuses compétences que vous devrez maîtriser avant que vos photos se démarquent vraiment du lot.

Identifier un mentor
Chaque domaine de la photographie aura ses maîtres. Dans la plupart des cas, il y aura plus d'une personne que vous pourrez contacter pour être votre mentor. Une fois que vous avez choisi le genre de photographie dans lequel vous souhaitez devenir bon, trouvez quelqu'un qui est déjà bon dans ce domaine et approchez-le pour qu'il devienne votre mentor. Dans le monde numérique d'aujourd'hui, c'est beaucoup plus facile de le faire en ligne. N'oubliez pas que le photographe que vous approcherez sera déjà bien occupé (même s'il vous demande de payer des frais pour son temps). Attention, les meilleurs mentors ne sont pas des professionnels qui vous prendront de l'argent !... Ne commettez pas cette erreur, la photographie est déjà assez chère sans augmenter ses dépenses à chaque élément intervenant dans votre hobby... Bien sûr, si vous payez des frais, vous vous attendez à des résultats, définissez donc des paramètres et des objectifs clairs pour vos sessions avec lui.

Rejoindre un groupe de photographes
Une des meilleures choses à faire pour les photographes en herbe est de rejoindre un groupe de photographes. Cela peut être en ligne ou en personne. La majorité des groupes ou des clubs de photographie ont un mélange de niveaux et de capacités, et il se peut que vous trouviez votre mentor en rejoignant un tel groupe. Il y a tellement d'avantages à sortir avec d'autres photographes. La possibilité de partager des idées avec d'autres personnes, d'obtenir des retours sur votre travail et de grandir au sein du groupe sont autant d'éléments positifs à ne pas négliger. Mais choisissez bien ce groupe... ils ne se valent pas tous !!!

Apprenez dans votre localité
J'espère que vous avez rejoint un groupe de photographes et que vous savez quel style de photographie vous souhaitez poursuivre. Il est temps de se mettre vraiment à apprendre tout ce qu'il y a à savoir. Maintenant, bien sûr, vous pouvez avoir la chance de vivre dans un endroit incroyable ou vous avez un accès facile à Angkor Wat (un lieu que je rêve de visiter) mais ceux qui vivent dans des endroits moins prestigieux, comme l'immense majorité d'entre nous, ont néanmoins besoin d'apprendre les techniques et astuces nécessaires pour réaliser les meilleures photos possible et, à leur tour, dénicher la magie dans leur région. Chaque lieu a ses points d’intérêt, et entraîner votre œil à voir cela vous aidera à devenir un meilleur photographe.
— Photographes paysagistes : une bonne technique à apprendre est la fusion (numérique ou sous l'agrandisseur). Je vous ferai un article traitant du sujet, vous pourrez chercher ici. Vous pouvez apprendre à le faire dans votre région. Lorsque vous visiterez l'un des monuments emblématiques du monde, vous serez prêt à prendre les meilleures photos possibles.
— Photographes portraitistes : apprendre à utiliser un flash déporté de l'appareil élèvera vraiment vos compétences. Vous pouvez le faire avec vos amis et votre famille comme modèles. Ensuite, lorsque la chance de ce grand travail photographique se présentera, vous serez prêt.
— Et des exemples pour chaque genre photographique peuvent être trouvés tout près de vous...

Visiter les lieux qui aideront votre photographie à briller
Après avoir acquis vos connaissances en photographie et choisi un style, il est temps de choisir un endroit où votre photographie brillera vraiment. Cela impliquera une forme d'investissement pour vous permettre de voyager dans un lieu spécifique qui convient le mieux à votre photographie. Ce n’est évidemment pas une chose pour laquelle vous devez vous précipiter, la clé du succès réside dans une bonne planification. En tant que photographe en herbe qui cherche à se former, il est important d’obtenir de superbes photos avant toute autre chose.

Voici certaines des étapes nécessaires :
— Recherche de lieu : utilisez des sites Web comme ressources pour trouver les lieux que vous souhaitez photographier vous-même. Le temps passé sur ces sites vous donnera également l'inspiration pour de nouvelles idées et orientations pour votre propre photographie.
— Équipement : vous aurez besoin du bon équipement (je n'ai pas dit du meilleur équipement, mais du meilleur équipement pour vous !) pour obtenir les meilleures photos, alors réfléchissez bien à ce que vous allez acheter.
— Logistique : pensez à la logistique. Combien coûtera votre voyage ? Allez-vous au meilleur moment de l'année pour la lumière et la météo ? Est-ce que votre lieu de séjour vous donnera un accès facile aux lieux que vous souhaitez photographier ? J'ai déjà parlé de tout cela par ailleurs, vous pouvez chercher ici.

Investir du temps pour apprendre le post-traitement
La photographie est un processus en deux étapes. Vous devrez d’abord capturer la matière de la photo, mais vous devrez ensuite la traiter sur un ordinateur ou dans une chambre noire. Vous pouvez ajouter beaucoup de choses à votre photographie avec le post-traitement. Vous trouverez ci-dessous quelques domaines sur lesquels vous devriez vous concentrer pour la photographie de paysage ou de portrait.
— Paysage : apprenez à utiliser le fondu, précisez votre image et supprimez les éléments indésirables.
— Portraits : apprenez à adoucir le visage mais à aiguiser les yeux. En apprendre plus sur la composition de vos photos afin de pouvoir associer des portraits de studio à d'autres arrière-plans.

Fixer des limites
Fixer des limites est un excellent moyen de vous dépasser et d'apprendre plus sur la photographie. En photographie argentique vous êtes limité à 24 ou 36 photos par rouleau de film (beaucoup moins en moyen format), même si vous pouvez, bien sûr, emporter des rouleaux supplémentaires avec vous. Le fait est que vous allez être limité à un nombre fini de photos, vous devez donc examiner votre sélection de photos avec soin. Quand vous partez pour une séance photo, obligez-vous à n'emporter qu'un seul film, surtout au début. Ceci est un exemple de limite ou de paramètre qui peut vous faire grandir dans votre photographie.

Voici quelques autres exemples que vous pouvez essayer :
— Focale : prenez vos photos à une seule focale. Recherchez votre focale de prédilection (vous pouvez chercher ici)
— Ouverture : choisissez une seule ouverture de diaphragme pour toute la journée.
— Couleur : choisissez une seule couleur comme point d'accroche pour toute la journée.
— etc.
___
Voici mes conseils, il y en a certainement beaucoup d'autres, mais appliquez déjà ceux-là, ce sera un excellent début !....

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


ASTUCES POUR OBTENIR DES PHOTOS NETTES AVEC UN TRÉPIED

Nous aimons tous admirer les paysages et les paysages urbains. Dès que nous sommes témoins de la beauté, nous sortons immédiatement notre appareil photo et appuyons sur le déclencheur. Si vous voyagez avec un trépied, vous l’utiliserez probablement pour faire des photos dans des conditions de faible éclairage ou pour prendre des photos créatives avec exposition longue.

Faire des photos avec votre appareil photo monté sur un trépied peut sembler une solution efficace, simple et rapide, mais il est également important de connaître certaines choses pour pouvoir réussir des photos nettes dans ces conditions qui font croire -faussement- que la netteté est systématique... Il suffit de suivre ces quelques conseils et d’ici la fin de cet article, vous pourrez comprendre pourquoi vous n’avez pas, jusque-là, été en mesure de capturer des photos nettes à l’aide d’un trépied...

Étendre les jambes du trépied uniquement lorsque cela est nécessaire
Lors de l’achat d’un trépied, nous recherchons tous sa hauteur maximale et sa hauteur minimale (chercher ici ou voir ici), et c'est un très bon réflexe. J'ai vu de nombreux (la majorité ?) photographes (et pas uniquement des débutants !) allonger complètement les jambes de leur trépied. Cela peut sembler logique, si un trépied peut hisser l'appareil photo à 1,5~2,0 mètres, pourquoi ne pas l'utiliser ainsi, c'est beaucoup plus confortable... Mais, en fait, pouvoir déployer les jambes du trépied ne veut pas dire que vous devez toujours étendre complètement les jambes (simplement parce que votre trépied le permet).

Au fur et à mesure que vous déployez les jambes d'un trépied, la stabilité et la solidité de votre trépied diminuent. Cela s'aggrave lorsque vous photographiez des paysages ou des étoiles et encore plus dans un lieu venteux.

Si vous souhaitez (ou devez) allonger les jambes, commencez par ouvrir la partie la plus haute (la plus grande et la plus épaisse), puis passez au (aux) segment(s) intermédiaire(s) pour finir par la plus basse (et la plus fine). La dernière chose à déployer devrait être la colonne centrale de votre trépied, car il est le plus susceptible de causer des tremblements...

Désactiver la stabilisation d'image lorsque vous utilisez un trépied
Il est fort probable que vous possédiez un objectif doté d'un système de stabilisation d'image (IS ou VR par exemple) ou un boîtier qui utilise les mouvements du capteur pour stabiliser l'image (SR par exemple) et il y a de fortes chances que vous utilisiez votre objectif avec IS/VR activé ou votre boîtier avec SR activé. Ces systèmes sont très bien lorsque vous photographiez à une vitesse d'obturation normale ou élevée à main levée ou à l'aide d'un trépied, mais lorsque vous ralentissez la vitesse le problème commence...

Lorsque vous prenez des photos avec IS/VR ou SR activé, votre objectif (ou votre capteur) génère de légères vibrations destinées à contrecarrer les mouvements de la main. Ces vibrations mineures peuvent introduire des tremblements dans vos photos lors de la prise de vue sur trépied, en particulier à des vitesses d'obturation plus lentes.

Lorsque vous photographiez des paysages en soirée, des traînées d'étoiles, des traînées de lumière ou des prises de vues en exposition longue, vous devez ralentir la vitesse d'obturation. Comme vous ne pouvez pas capturer ce type de photos à la main, vous aurez besoin d’un trépied. Je vous conseillerais donc de désactiver IS/VR sur votre objectif (ou SR sur votre boîtier) afin d'éliminer les vibrations mineures qui aurait été générées autrement.

Utiliser la fonction de verrouillage du miroir
Vous savez peut-être qu'il y a un miroir à l'intérieur de votre appareil photo (sauf pour les appareils photo sans miroir et les compacts) qui se déplace pour exposer le capteur ou le film lorsque vous appuyez sur le déclencheur.

Ce mouvement du miroir peut provoquer de légères secousses lorsque l'appareil photo est monté sur un trépied, affectant ainsi la netteté de vos photos. Ce tremblement causé par le miroir peut ne pas affecter vos photos lorsque vous utilisez une vitesse d'obturation rapide, mais si vous la ralentissez, le tremblement deviendra visible sur vos photos et même amplifié si trépied déployé (surtout si colonne centrale déployée).

Pour éliminer cela, vous pouvez verrouiller manuellement le mouvement du miroir. Pour ce faire, vous pouvez facilement activer la fonction de verrouillage du miroir. Consultez le manuel d'utilisation de votre boîtier pour savoir comment activer cette fonction : bouton ou levier dédié ou entrée de menu ou fonction associée au retardateur.

Lorsque vous activez la fonction de verrouillage du miroir, celle-ci lève le miroir et le bloque en position haute jusqu'à ce que vous la désactiviez ou jusqu'à ce que l'exposition soit terminée... Ainsi, lorsque vous appuyez sur le déclencheur, le miroir ne bouge pas et les risques de micro-vibrations sont éliminés.

Utiliser le retardateur ou un déclencheur souple ou filaire ou à distance
Utilisez-vous le déclencheur pour prendre une photo lorsque l'appareil photo repose sur un trépied ? Si oui, assurez-vous d’activer le retardateur (2 secondes sur appareil numérique) sur votre appareil photo. Ne présumez pas que si l'appareil photo est sur un trépied il n'y aura pas de tremblement !... Lorsque vous appuyez sur le déclencheur, vous induisez un micro tremblement même en appliquant une très légère pression sur l'appareil photo.

En utilisant le retardateur, vous pouvez supprimer le bougé en laissant le temps à l'appareil photo pour absorber ce tremblement mineur avant d'exposer la photo. ET si vous voulez ne pas prendre de risque, vous pouvez utiliser un déclencheur à distance ou un câble. Ces dispositifs permettent d’agir sur l’appareil photo sans lui infliger la moindre pression, garantissant ainsi des images nettes.

Choisir une sensibilité ISO le plus basse possible
En toute logique, plus la sensibilité ISO sera élevée et plus les vitesses d'obturation seront élevées et donc moins les vibrations seront problématiques... mais cela n'est pas nécessaire avec un trépied. Ce raisonnement sur la vitesse est totalement fondé MAIS, dans la vraie vie, c'est exactement l'inverse qu'il faut faire !... Plus la sensibilité ISO sera faible, moins le capteur de l'appareil photo (ou le film) sera sensible à la lumière et les risques de bruits parasites et de grains seront réduits. Puisque vous utilisez un trépied, vous n'avez pas à vous soucier du bougé de l'appareil photo associé à la vitesse d'obturation lente. Dans ces conditions, sans hésiter, utilisez une sensibilité ISO de valeur minimale... Vous obtiendrez ainsi une image nette et sans bruit/grain.

Protéger son équipement du grand vent
J'en ai déjà parlé par ailleurs (chercher ici), je vous ai livré des petits trucs qui vous permettront d'éliminer (diminuer) le risque de mouvements du trépied en cas de (grand) vent...

Au final
Si vous rencontrez des problèmes pour obtenir des images nettes lors de la prise de vue avec un trépied, ces quelques conseils vous aideront à les résoudre... Mais en plus, aiguisez votre réflexion... si vous réfléchissez à la situation de prise de vue, vous pourrez repérer les problèmes et, donc, les corriger...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


STIMULER SA PHOTOGRAPHIE EN APPRENANT DES MEILLEURS

J'en entends déjà dire que je n'ai pas choisi la meilleure page pour envisager ce sujet, qu'il serait mieux localisé dans la page devenir meilleur photographe ici, mais absolument pas ! Je n'envisagerai pas les choses sous le même angle... En plus, si la première caractéristique du débutant en photographie est l'extraordinaire capacité de trouver des sujets, il perd systématiquement de vue qu'il lui faut apporter de la consistance à son nouveau hobby dès les tous débuts !...

Henri Cartier-Bresson a dit : « Vos dix mille premières photographies sont vos pires. » Chaque créateur doit consacrer un temps, une réflexion et des efforts constants à la poursuite de sa passion. Vous pouvez accélérer votre formation en photographie en commençant votre éducation dès le début en apprenant d’artistes accomplis. Une façon de stimuler votre photographie consiste à lire des citations non seulement de photographes, mais également de créateurs s'exprimant sur n'importe quel sujet créatif (vous pourrez en trouver des tas ici). On trouve des stimulants chez les musiciens, les peintres, les auteurs, les sculpteurs et autres. En lisant les mots d'artistes visionnaires exceptionnels, vous pouvez puiser dans la profondeur de leur expérience.

Si vous en êtes encore au point d'apprendre à gérer votre matériel ou si vous recherchez des motivations plus profondes alors que vous êtes déjà au point avec votre matériel, vous aurez tout intérêt à apprendre de vos pairs plus expérimentés que vous.

La photographie est un outil de communication au même titre que la musique ou la parole. Votre choix de style photographique peut aller de la photographie beaux-arts à la photographie de rue. Vous pouvez être intéressé par la création de photographies documentaires. Quels que soient vos choix de style et de sujet, abordez-les comme une conversation en cours. Il ne s'agit pas seulement de parler, mais aussi d'écouter. Vos meilleures photos expriment vos sentiments. Elles transmettent quelque chose de ce que vous êtes. Les meilleures conversations sont bilatérales. Echangez avec votre public (votre entourage) et écoutez leurs commentaires. Si vous n'avez jamais vu un chanteur en concert, retrouvez certains de ses clips live sur internet. Vous y verrez un maître dans la participation avec le public. Il puise son énergie dans son public et est amené à la restituer dans ses performances.

Certes, de par l'immédiateté des interactions, cet échange est plus facile pour les stars du rock que pour les photographes. Mais trouvez des personnes à qui faire part de vos commentaires et à recevoir les leurs. Faites partie des conversations créatives d'autres photographes en partageant vos sentiments à propos de leurs photographies. Vous grandirez ensemble.

Travailler avec la matière première est un excellent moyen de débuter en photographie. John Berger disait : « Ce qui fait de la photographie une invention étrange, c'est que ses principales matières premières sont la lumière et le temps ». Avoir une bonne connaissance de base de tout ce que vous voulez apprendre constitue le début de votre cheminement vers le succès. La photographie est une question de lumière et de temps. Comprendre le rôle que jouent ces deux matières premières en photographie rendra votre voyage plus intéressant et plus captivant. Tout au long de l'histoire, certains des plus grands esprits se sont consacrés à la compréhension du temps et de la lumière. En tant que photographe, vous devez constamment tenir compte de ces deux éléments. Pas de manière aussi profonde que pour inventer le voyage dans le temps, mais au moins sur la manière dont ils se rapportent à l'histoire que vous racontez avec vos photographies.

George Eastman (fondateur de Kodak) disait : « Embrassez la lumière. Admirez-la. Aimez-la. Cependant, avant tout, connaissez la lumière. Sachez que d'elle dépend tout ce que vous valez, et vous connaîtrez la clé de la photographie ».

Mais la règle de base reste la pratique constante. Martin Parr (photographe) disait : « La photographie est la chose la plus simple au monde, mais la faire fonctionner est incroyablement compliqué ». L’engagement au cours du temps a un impact considérable sur vos réalisations. La photographie est en fait assez simple, mais la plupart d’entre nous échapperont probablement à la possibilité de faire une très belle photo de notre vivant. Cela ne devrait pas nous empêcher de faire l'effort, car il y a toujours un élément de hasard (je ne parle jamais de chance en photographie, car compter sur elle nous mène droit dans le mur !). N'avoir pas pratiqué et n'être pas préparé, lorsque le hasard se présentera, vous risquez de passer à côté.

Travaillez tous les sujets que vous aimez photographier. Pas une fois par mois, ni même une fois par semaine. Veillez à faire au moins une photo par jour et à apprendre ou à améliorer une technique. Concentrez-vous sur quelques sujets que vous aimez et faites-en des projets. Vous verrez ainsi vos progrès plus facilement... Si vous n'avez vraiment pas le temps de faire une photo par jour (est-ce possible ?), prenez quelques instant pour créer mentalement une image de n'importe quel sujet.

Soyez plus qu'une personne avec un appareil photo lorsque vous faites des portraits. Engagez un dialogue. De cette façon, votre sujet devient partie intégrante de votre conversation photographique, et pas simplement un « support » pour une photo de tête. Pablo Picasso disait : « Qui voit correctement le visage humain ? Le photographe, le miroir et le peintre ».

On pourrait soutenir (à juste titre) que certains des visages peints par Picasso sont à peine reconnaissables en tant que personnes. Il s'est exprimé comme personne avant lui. Étudiez-le et lisez ses citations. Vous pourrez apprendre d'un maître qui était l'un des créateurs les plus influents. Le portrait est probablement le sujet de photographie le plus courant avec le paysage (même si vous excluez les selfies !!!!). Il n'est pas compliqué de choisir de photographier une personne, mais la complexité de faire un portrait exceptionnel est infinie.

Edward Steichen disait : « Un portrait n'est pas fait dans l'appareil photo, mais de part et d'autre de celui-ci ».

Il en va de même en photographie de rue, si, si ! Bruce Davidson disait : « Il est facile de pénétrer dans la vie privée de quelqu'un. Les gens sont heureux que vous soyez là pour les voir, car généralement personne ne leur prête attention ».

Les perceptions de la photographie de rue sont aussi variées que le nombre de photographes qui y participent. Essayez de sortir du monde, enregistrez-le tel que vous le voyez, puis partagez les conversations photographiques que vous avez, est un défi pour beaucoup de gens. Sauter dans le bain de l'expérience atténuera cette difficulté. Des hommes comme Bruce Davidson approchent le froid des étrangers depuis des décennies. Utilisez la voix de cette expérience pour vous guider et vous motiver. La photographie de rue est populaire. Il y a beaucoup de nouveaux photographes qui produisent un travail magnifique. Ces images peuvent inspirer, mais il n’y a pas de profondeur d’expérience sur laquelle s’appuyer.

Plus surprenant, la photographie documentaire suit la même voie. Sebastiao Salgado (photographe) disait : « Je ne suis pas un artiste. Un artiste fabrique un objet. Moi, ce n'est pas un objet, je travaille dans l'histoire, je suis un conteur ». Nos photographies peuvent changer le monde. Les photographies peuvent nous changer. Jeune photographe voyez des photos et lisez des articles avec des citations de grands noms tels que Henri Cartier-Bresson, Sebastiao Salgado, Dorothea Lange et d’autres photographes documentaires accomplis. Ce sont les choses qui conduisent à la réussite.

Avant Internet, heureusement ce n'a pas disparu aujourd'hui, nous partagions les photos différemment, nous limitant principalement aux images imprimées. L'inspiration se produisait dans les pages des livres et des magazines et parfois sur les murs des galeries d'art. Des corpus d'ouvrages soigneusement publiés, accompagnés d'articles bien rédigés et soigneusement édités, ont fourni une richesse difficile à trouver sur Internet et autres plateformes de médias (a)sociaux.

Si quelque chose vous tient à cœur, photographiez-le. Faites-en un projet. Laissez-le s'étendre sur des mois voire des années. Mais ne comptez pas uniquement sur vous-même. Regardez ceux qui ont débuté avant vous. Écoutez leurs musiques, lisez leurs livres et étudiez leurs photographies. Intégrez-les à votre conversation créative afin de stimuler votre photographie.

Dorothea Lange disait : « La photographie prend un instant de notre temps, mais elle change la vie en arrêtant le temps ».

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


UNE PINCÉE DE MANUEL EN MODE D'EXPOSITION AUTOMATIQUE

Mise en garde : Avant de commencer la lecture de cet article, je dois attirer votre attention sur le fait qu'il s'agit ici d'un sujet plutôt « avancé ». Si vous n'êtes pas à l'aise avec les notions d'ouverture, de vitesse d'obturation, de sensibilité ISO, de triangle d'exposition, de mesure de l'exposition et comment tout cela fonctionne ensemble pour créer une image, cet article peut vous induire en erreur. N'ayez pas peur, lisez toute la page en cours et recherchez ici (et lisez) tous les articles traitant des notions énumérées plus haut puis lisez la page ici et, enfin lisez (ou relisez) le manuel de votre appareil photo et essayez cette fonction sur votre boîtier.

Les appareils photo numériques sont des outils incroyablement puissants (mais depuis les années 1980, les boîtiers argentiques faisaient quasiment aussi bien). Ils peuvent détecter et lire la lumière, décider des valeurs d'exposition, ajuster la balance des blancs, détecter le contraste pour obtenir la mise au point et toute une liste d'autres événements cachés que nous ne remarquons même pas. Les reflex numériques sont si balaises que de nombreux nouveaux photographes se persuadent qu'il n'y a aucune raison de sortir des automatismes ! Bien que je puisse écrire une page entière sur les raisons pour lesquelles ce serait une terrible erreur (j'en ai déjà parlé de-ci de-là), je garderai cette idée pour plus tard, peut-être.

La photographie en mode manuel est une chose dont beaucoup de photographes (même évolués) ont peur. Lorsque vous faites des photos en mode manuel, vous désactivez, sinon tous, au moins la plupart des systèmes de votre appareil photo. Vous avez toujours un posemètre, mais vous devez décider si sa mesure est correcte ou non. Pour ce faire, vous devez régler l'ouverture et la vitesse d'obturation (et éventuellement la sensibilité) afin d'obtenir la bonne exposition.

Bien que les photographes soient tous différents, personnellement, je règle le plus souvent l'ouverture avant la vitesse d'obturation. Ce que je veux dire, c'est que j'utilise rarement la vitesse d'obturation en tant que fonction créative (je le fais parfois, mais je peux facilement changer de réglage si nécessaire) ou, en d'autres termes, en tant que paramètre principal. En raison de mon style de prise de vue, lorsque je photographie manuellement, je règle généralement la vitesse d'obturation uniquement pour obtenir le couple diaphragme/vitesse concordant la mesure du posemètre pour que mon exposition soit correcte. J'ai déjà réglé mon ouverture et je veux qu'elle reste ce que j'ai décidé qu'elle soit. Mais, bien sûr, vous pourrez faire exactement le contraire...

La compensation d'exposition est une fonction qui permet (essentiellement) au photographe de faire des photos avec des valeurs d'ouverture prédéterminées (mode automatique à priorité ouverture) avec un état d'esprit manuel (vous pouvez faire exactement le contraire en mode priorité vitesse). En mode Av (automatique à priorité ouverture), on règle simplement l'ouverture (pour obtenir la profondeur de champ que l'on veut) et l'appareil photo détermine automatiquement la vitesse d'obturation. En mode Av, on regarde constamment la vitesse d'obturation choisie par l'appareil photo en veillant à ce que cette dernière soit suffisamment rapide pour obtenir des images nettes. Si elle est trop lente, on commencera par ajuster la sensibilité ISO pour obtenir des vitesses plus rapides tout en conservant la valeur de diaphragme. Si on doit pousser la sensibilité ISO trop loin et donc risquer un bruit trop important, il faudra envisager de modifier l'ouverture... tout est question de compromis...

Comprendre le système de mesure du posemètre c'est savoir quand il va échouer. Parfois, le posemètre se plante lamentablement. Après tout, ce n'est qu'un bête microprocesseur ! Heureusement, avec un peu d'expérience, vous pourrez à peu près prédire quand et comment votre appareil photo manquera la cible : la bonne exposition. Bien que cela puisse sembler étrange, un posemètre est effrayé par le noir et le blanc. Si on le laisse faire, en essayant de reproduire le noir ou le blanc il les transformera en gris, tous les deux !!!. En d’autres termes, si vous faites une photo d’une personne au milieu d’un champ enneigé, votre appareil photo essaiera de sous-exposer l’image afin d’éviter toute trace de blanc. Pour un appareil photo, aussi évolué soit-il, le blanc ne signifie qu'une chose : des reflets. D'un autre côté, si vous faites une photo de la même personne sur un fond noir, l'appareil photo voudra surexposer l'image pour éviter les ombres franches. Une fois que vous aurez appris comment fonctionne un posemètre dans ce domaine, il deviendra facile de savoir quand et comment vous devrez modifier ce que croit comprendre votre appareil.

Alors comment compenser l'exposition ? C'est vraiment facile ! Selon votre reflex, vous utilisez simplement la molette située à l'arrière de l'appareil photo tout en appuyant sur un bouton dédié à la compensation d'exposition lorsque vous êtes en mode Av ou Tv. Si vous êtes en mode Av (automatique à priorité ouverture), faites tourner la molette dans un sens ou l’autre pour ajuster la correction d’exposition en jouant avec la vitesse d’obturation pour laisser entrer plus ou moins de lumière. Si vous êtes en mode TV (automatique à priorité vitesse), faites tourner la molette pour jouer avec l'ouverture afin de laisser entrer plus et moins de lumière. Sur des boîtiers plus anciens (ou ultramodernes jouant la carte du look vintage, comme chez Fuji par exemple), il faudra utiliser une molette ou un bouton spécifiquement dédié à la compensation d'exposition. Je ne pourrai pas vous parler de tous les boîtiers, aussi, reportez-vous au mode d'emploi de votre appareil photo.

En regroupant tout ce que j'ai dit, pourquoi photographier en automatique avec une arrière-pensée de prise de vue en mode manuel, alors que l'on pourrait tout simplement utiliser le mode manuel ? Eh bien, tout se résume à une simple chose : le temps. Sachant que l'appareil photo utilisera la vitesse (ou le diaphragme) déterminée automatiquement dans environ 90% des cas, cela signifie que l'on peut simplement régler l'ouverture (ou la vitesse) et faire des photos à volonté. Inutile d'ajuster constamment la vitesse d'obturation (ou l'ouverture) pour obtenir la bonne exposition, on laisse l'appareil photo décider et continuer à prendre des photos. Si on remarque que l'appareil photo commence à mal fonctionner, il suffit de regarder l'environnement et essayer de comprendre pourquoi, puis ajuster la compensation d'exposition en conséquence.

Cela signifie-t-il que le mode manuel est inutile ? Absolument pas ! Il y a beaucoup de situations dans lesquelles le mode manuel est clairement le meilleur. Personnellement j'aime utiliser le mode manuel, surtout si les conditions d'éclairage sont relativement constantes au cours d'une série de photographies OU si les conditions d'éclairage sont particulièrement difficiles. Chaque fois qu'un contrôle complet de l'appareil est nécessaire, le mode manuel s'impose naturellement. Mais cela dépend de la situation et de la façon de travailler de chacun.

Bon, alors, mode manuel ou mode automatique avec compensation d'exposition - Quel est le meilleur ?

Le meilleur choix dépend de la situation dans laquelle vous vous trouvez, ainsi que de la configuration des commandes de votre appareil photo. Par exemple, avec un reflex numérique X, il est facile d'appliquer une compensation d'exposition en déplaçant le sélecteur de commande rapide à l'arrière de l'appareil photo. C'est tellement simple que vous n'avez pas besoin de détourner votre regard du viseur. Avec un reflex numérique Y, le sélecteur de compensation d'exposition se trouve sur le dessus de l'appareil photo, il est difficile d’effectuer un réglage sans quitter le viseur des yeux mais la bague de diaphragme sur l’objectif facilite le passage en mode manuel et le réglage de l’exposition en modifiant le diaphragme. Un histogramme en direct (optionnel) dans le viseur aide à vérifier si l'exposition est précise avant d'appuyer sur le déclencheur (un avantage de certains appareils photo sans miroir). Ce sont de bons exemples de la façon dont le matériel peut vous pousser dans une direction ou une autre.

Regardons d'abord le mode manuel. Dans le mode Manuel, vous définissez vous-même la sensibilité ISO, l'ouverture et la vitesse d'obturation. Il existe certaines situations dans lesquelles l’utilisation du mode Manuel (par opposition à Auto programmé, Priorité à l’ouverture ou Priorité à la vitesse avec compensation de l’exposition) est bénéfique. Regardons-en quelques-unes :

◘ Utilisez le mode manuel lorsque le niveau de lumière est constant. Si le niveau de lumière ambiante est constant, vous n'avez pas besoin de modifier les paramètres d'exposition une fois que vous aurez décidé lesquels utiliser. Les modes d'exposition automatique sont influencés par la réflectivité du sujet et la lecture de l'exposition peut changer même si les niveaux de lumière ne changent pas. Cela rend le mode manuel idéal dans ce genre de situation. Une fois que vous avez défini l'exposition, vous n'avez plus besoin de modifier quoi que ce soit. Le mode manuel sera votre meilleur allié lorsque vous réalisez des portraits en lumière naturelle par exemple. Une fois l'exposition définie, vous êtes libre de vous concentrer sur la direction du modèle.
◘ Prenez des photos en mode manuel lorsque vous photographiez des paysages et utilisez un trépied. Dans cette situation, vous avez tout le temps nécessaire pour évaluer l'exposition. Le mode manuel est idéal car vous pouvez définir une sensibilité ISO faible (pour la qualité de l'image), une petite ouverture (pour une grande profondeur de champ) et modifier la vitesse d'obturation en fonction du niveau de luminosité. Il est également facile de faire des ajustements pour prendre en compte les filtres polarisants, à densité neutre ou dégradé à densité neutre que vous utilisez peut-être. Si vous photographiez des paysages au crépuscule, alors que la lumière s’estompe, le mode manuel est également efficace. Après avoir pris une photo, vérifiez l’histogramme. Lorsque vous vous déplacez vers la gauche de l'histogramme, à mesure que la lumière s'estompe, réglez une vitesse d'obturation plus lente pour compenser.
◘ Utilisez le mode manuel lorsque vous utilisez un flash manuel. Si vous utilisez un flash réglé sur manuel, la sortie du flash est la même à chaque fois. Dans cette situation, il est préférable d'ajuster manuellement les paramètres de l'appareil photo afin que l'exposition soit uniforme d'une image à l'autre. Le réglage manuel du flash ne fonctionne que lorsque la distance entre le flash et le sujet ne change pas.
◘ Utilisez le mode manuel pour la photographie en pose longue. Si vous prenez des photos de paysages en longue exposition et que votre vitesse d'obturation (durée d'exposition) est supérieure à 30 secondes, vous devez utiliser le mode Bulb. C'est une autre forme de mode manuel. Sauf que, plutôt que d'indiquer à l'appareil quelle vitesse d'obturation vous souhaitez utiliser, vous le faites en utilisant le réglage bulb et un déclencheur souple ou à distance.

Voyons à présent le mode automatique avec utilisation de la compensation d'exposition. L'alternative au mode manuel consiste à régler votre appareil photo sur un mode d'exposition automatique et à utiliser la correction d'exposition pour remplacer les paramètres déterminés par l'appareil photo. Les trois meilleurs modes d'exposition automatique à utiliser sont Priorité ouverture, Priorité vitesse ou Programme. Les autres modes d'exposition dits "résultat" tels que Paysage et Portrait, ne vous permettent pas de contrôler suffisamment les réactions du boîtier. Sur certains appareils, vous ne pouvez pas régler la correction d'exposition lorsque vous utilisez l'un de ces modes.

Dans certaines situations, la correction d'exposition peut être meilleure que le mode manuel, voyons cela :

◘ Utilisez la compensation d'exposition pour la photographie de rue et de voyage. Si vous prenez des photos de personnes dans la rue, les expositions requises peuvent varier énormément. Un moment, vous pouvez prendre une photo de quelque chose au soleil, un autre, vous pouvez photographier quelque chose à l'ombre. Le soleil peut aussi entrer et sortir entre les nuages. Dans cette situation, vous voulez vous concentrer sur la recherche de choses intéressantes à photographier et créer une bonne composition. Si vous devez vous arrêter et penser à l'exposition, vous risquez de rater ZE image. Les modes d'exposition automatique aident grandement.
◘ Utilisez la compensation d'exposition lorsque vous utilisez un flash intégré à l'appareil photo en mode automatique (TTL). Si le flash intégré à l'appareil photo est réglé sur un mode automatique, il doit être réglé sur la mesure évaluative ou matricielle, le mode de mesure le plus avancé de l'appareil photo, pour en tirer pleinement parti. L'appareil photo et le flash fonctionnent ensemble pour calculer l'exposition correcte. Le réglage automatique du flash (TTL ou E-TTL) donne de meilleurs résultats lorsque la distance entre le sujet et le flash change constamment. L'utilisation automatique signifie que votre appareil photo peut régler la sortie du flash comme il le faut.
◘ Utilisez la compensation d'exposition lorsque vous photographiez des sports ou des animaux sauvages. Il s'agit d'une autre situation dans laquelle le niveau de lumière est susceptible de changer fréquemment et vous devez vous concentrer sur le suivi de l'action et la capture des moments importants. Vous ne voulez pas penser à l'exposition lorsque vous essayez de capturer le sommet de l'action sportive ou de photographier une faune en mouvement rapide. Laissez votre appareil photo faire le travail et utilisez la compensation d'exposition si nécessaire.

___
Comme tout le monde travaille différemment, les points de cet article ne doivent être considérés que comme des suggestions. Plus vous acquérez de l'expérience en tant que photographe, plus vous apprendrez à déterminer si vous devez utiliser le mode manuel ou la compensation d'exposition pour prendre le contrôle de votre exposition. Il sera peut-être plus facile d’y penser en termes de temps. Si vous avez plus de temps pour réfléchir aux paramètres de votre appareil photo, utilisez le mode manuel. Si vous avez moins de temps pour réfléchir et que vous devez être prêt à réagir rapidement pour capturer l'action, utilisez un mode d'exposition automatique et une compensation d'exposition.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


TROIS BONNES RAISONS D'APPRENDRE PLUS

Lorsqu'on débute en photographie, pour peu que l'on souhaite s'adonner à la photographie —et pas se contenter d'appuyer sur le bouton déclencheur d'un reflex numérique professionnel haut de gamme configuré en mode programme 100% automatique, comme la majorité de ceux qui s'autoproclament photographe aujourd'hui— il y a une chose dont on a besoin et que l'on ne trouve pas souvent : des encouragements !... C'est pourquoi j'inclue cet article au beau milieu d'articles déjà bien poussés !... Imprégnez-vous de ces quelques notions pour vous stimuler à travailler votre art.

La photographie est devenue si populaire, principalement à cause de l'arrivée des appareils photo greffés sur les téléphones mobiles, il est donc plus difficile de faire remarquer vos photos. Mais si vous en apprenez un peu plus sur la photographie, vos photos se démarqueront vraiment de la masse...

Notre vie est pleine de gadgets et d'équipements qu'il peut être difficile d'apprendre à utiliser vraiment bien. Apprendre à utiliser votre appareil photo rendra votre photographie encore plus agréable. La photographie est une forme de thérapie (j'en ai déjà parlé, cherchez ici). Prendre votre appareil photo, prendre le temps de faire des photos, peut être une pause merveilleuse dans le rythme effréné de votre vie quotidienne.

Si vous consacrez régulièrement un peu de temps à en apprendre davantage sur la photographie, vous profiterez pleinement du processus de création d'image. Cela vous aidera à surmonter vos frustrations face à votre incompréhension (partielle) de votre appareil photo. En étudiant, vous constaterez que vos idées créatives et votre expression viendront plus naturellement. Et, au fur et à mesure que vous en connaitrez plus et que vous comprendrez mieux et que vous commencerez à vous détendre lorsque vous aurez votre appareil photo entre les mains, vous trouverez un groove personnel et des moyens d’expression qui vous seront propres. Voici donc trois très bonnes raisons pour en apprendre davantage sur la photographie :

 Créer des photos exceptionnelles
La plupart d'entre nous adorons partager nos photos et voir la réaction de notre famille et de nos amis. Ce qui est encore plus excitant, c’est lorsque des étrangers commencent à apprécier nos photos. Le désir de faire voir et apprécier vos photos par d’autres peut être une réelle motivation pour apprécier encore plus la photographie. Mais faire remarquer vos photos n'est pas si facile.

Photographier est devenu plus un défi ces dernières années car à peu près tout le monde possède un appareil photo (sous une forme ou une autre) ces jours-ci. Les médias (a)sociaux ont rendu extrêmement facile le partage de photos et leur visibilité par un public potentiellement mondial. Mais comment faire remarquer vos photos lorsque tout le monde partage ses images de la même manière ?

Prenez le temps d'apprendre plus. En vous renseignant sur la lumière, l'exposition, la couleur, le ton, la composition et la synchronisation, vous pourrez produire des photographies plus créatives, plus intéressantes et plus remarquables. Surtout que vous pourrez trouver tout ce dont vous avez besoin dans ce site (chercher ici). Et, si vous y réfléchissez, vous avez déjà quelques connaissances à propos de ces choses, car vous les voyez tout le temps, mais vous n'y pensez pas nécessairement, même après avoir étudié mes articles.

Vous ne pouvez rien voir s'il n'y a pas de lumière. La lumière est l'essence même de la photographie. Sans lumière, vous ne pouvez avoir aucune photo. Apprendre à apprécier différents types de lumière et à déterminer quand une lumière est meilleure pour faire des photos vous aidera à créer des photographies plus remarquables. Vous voyez la lumière tout le temps et si vous pouvez commencer à la comprendre et à comprendre comment bien exposer vos photographies, vous créerez des images plus convaincantes. Le fait de connaître certaines des limites de votre appareil photo et la manière dont il capture le ton et la couleur vous aidera également beaucoup au processus de création.

Composez et synchronisez mieux vos photos. En apprenant les règles de composition et en vous faisant une idée réelle de celles-ci, vos photos auront plus d'impact. Comme pour toute expression créative, l'apprentissage des règles vous permettra de les implémenter sans vraiment y penser. C’est à ce moment-là que je pense que vous deviendrez plus créatif. Certes, la synchronisation de vos photographies nécessite des recherches et de la pratique. Apprendre à anticiper l'action et à choisir précisément le meilleur moment pour capturer une photo, le moment décisif, est une compétence qui améliorera certainement votre photographie et la fera se démarquer.

 Devenir intime avec votre équipement
En apprenant à bien utiliser votre appareil photo et en prenant confiance, vous acquérez une expérience de photographie plus agréable et plus créative. J'ai rencontré beaucoup de gens qui possèdent de très bons appareils photo mais qui ne sont pas sûrs d'eux au moment de les utiliser. Si vous ne comprenez pas bien votre appareil photo, vous serez probablement quelque peu frustré lorsque vous l'utiliserez, ou plus tard si vous regardez des photos décevantes.

Se familiariser avec votre appareil photo et savoir bien l'utiliser nécessite du temps et un engagement d'étude. Étant donné que chaque modèle d'appareil photo est différent et que les commandes sont placées à des endroits différents, cela signifie que vous devez effectuer des recherches et apprendre à utiliser les appareils photo de manière pratique pour savoir comment les utiliser avec confiance et sans devoir réfléchir.

Tous les boîtiers sont fondamentalement les mêmes. Ils fonctionnent de la même manière, la lumière frappant le capteur (ou le film) pour créer des photographies. Que vous utilisiez un appareil photo dans l'un des modes automatiques ou que vous préfériez l'utiliser en mode manuel, le processus de création de photos est identique, mais la quantité de contrôles créatifs diffèrent considérablement.

Le réglage manuel de l'exposition vous donne beaucoup plus de contrôle sur le résultat final. Apprendre à faire cela demande un peu plus de dévouement, mais finira par vous faire créer des photos plus uniques et plus créatives. Si votre appareil photo est toujours réglé sur l'un des modes automatiques, il effectue alors tout ou partie des choix les plus créatifs. Les appareils photo sont intelligents, mais ils ne sont pas créatifs - vous l'êtes...

En apprenant à prendre le contrôle de l'appareil photo, vous profiterez bien plus du processus créatif de la photographie que si vous deviez vous arrêter et réfléchir aux principes de base de la procédure à suivre chaque fois que vous prenez votre appareil photo.

 Profiter de la photographie thérapeutique
Avoir une motivation créative, vouloir faire de bonnes photos et en faire profiter d’autres, vous poussera à vouloir en savoir plus sur l’utilisation de votre appareil photo. Cela vous permettra de profiter pleinement de votre expérience en photographie et vous pourrez ensuite faire l'expérience de la photographie en tant que thérapie.

Exprimer votre créativité avec un appareil photo que vous comprenez et aimez est très thérapeutique. Prendre quelques instants après une journée chargée, ne serait-ce que 10 à 15 minutes, pour faire quelques photos peut être agréable et relaxant. S'adonner à des sessions de photographie plus longues les week-ends ou pendant les vacances peut être terriblement thérapeutique.

Je trouve que lorsque je prends mon (un de mes) appareil(s) photo pour faire des photos de plaisir (c'est différent de faire des photos de travail si on a un client à satisfaire), je peux facilement être absorbé uniquement par la prise de photos, et rien d'autre ne compte ! Le fait de pouvoir vraiment me concentrer sur ce que je fais me permet d’oublier tous les soucis et toutes les tensions que j’éprouve dans la vie quotidienne et d’apprécier le processus de création.

Limiter votre attention (vos pensées) sur les processus créatifs de la photographie, méditer sur la photographie, apporte une toute autre dimension à l'expérience photographique. Être conscient et chercher intentionnellement des occasions d'utiliser votre appareil photo de façon créative peut vous aider à vous détendre différemment des autres activités que vous pourriez pratiquer. Regarder les nouvelles à la télévision, consulter les médias (a)sociaux ou aller voir un film sont autant de choses qui changent le rythme de votre vie quotidienne. Mais beaucoup de ce que vous faites pour vous détendre n'implique pas d'être créatif. Être créatif avec un appareil photo ajoute une toute nouvelle dimension à la vie et peut être plus thérapeutique.

___
Avoir le désir et la motivation de vouloir que vos photos soient remarquées lorsque vous les partagez est une bonne raison d’en apprendre davantage sur la photographie. Surmonter la frustration que vous pouvez ressentir parce que vous n'avez pas pris le temps d'apprendre à utiliser votre appareil photo est une autre bonne raison d'investir du temps, voire de l'argent, dans l'apprentissage du fonctionnement de votre appareil photo et de la manière de le contrôler (de préférence en mode manuel).

Une fois que vous êtes sur le chemin pour en savoir plus sur votre appareil photo et sur la photographie, sachant que cela peut être merveilleusement thérapeutique, il serait très encourageant de suivre des cours pour tirer le meilleur parti de votre appareil photo ! Et vous êtes au bon endroit pour tout acquérir sur le sujet.

Quelles autres bonnes raisons avez-vous pour en apprendre davantage sur la photographie ? Il y en a certainement des centaines d'autres... n'hésitez pas à les partager en m'envoyant un petit message (voir ici).

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


COMPRENDRE LES MODES DE MISE AU POINT

Plus vous faites de photos, plus le répertoire de sujets que vous photographiez est grand. Vous commencez par photographier des fleurs dans le jardin, le chien de votre voisin, les enfants de votre sœur, le mariage de votre ami et, avant même de vous en rendre compte, vous réalisez des prises de vue pour la nouvelle entreprise de votre copain de promotion. Tout cela se fait avec le temps et il existe une compétence assez fondamentale qui doit rester primordiale tout au long de votre parcours, des images correctement mises au point. Bien sûr, nous sommes tous passés par là. Nous avons tous pris ce cliché une fois, qui est légèrement doux (terme de photographe poli décrivant des images floues). Mais c'est un bon tirage, donc on le garde quand même, même si on aurait quand même préféré qu'il soit mieux réalisé.

Des images nettes voilà l’une des règles les plus fondamentales de la photographie. Au début des années 1900, c’était un métier à part entière, mais dans les années 1960, Leica a introduit un système de mise au point automatique rudimentaire qui a tout changé. Depuis lors, l'autofocus s'est considérablement développé et ce n'est plus une fonctionnalité sur les appareils photo, c'est une obligation. Ainsi, en mettant à jour l'autofocus, nous disposions de quelques options dans votre reflex moderne. Ce sont certaines des fonctionnalités que je vais couvrir dans cet article, ainsi que le moment de les utiliser. Toutes les marques proposent des paramètres similaires, bien qu’ils incorporent des technologies différentes, les résultats sont très similaires. Je vais parler ici des quatre principaux modes de mise au point.

→Mode de mise au point unique
Tout d'abord, vous avez le mode automatique qui a probablement connu la vie la plus longue. Ce mode AF-S est principalement utilisé pour les objets fixes, tels que les prises de vues de modèles et pour tout sujet qui ne bouge pas trop dans le cadre. Dans ce mode, vous appuyez sur le déclencheur à mi-course, puis vous pouvez recomposer votre image en conservant la même distance de mise au point. Par exemple, vous faites le point sur les yeux du modèle, puis vous recomposez pour placer le visage à gauche de l'image. Ce mode autofocus vous permettra de gérer la plupart des situations.

→Mode de mise au point active ou continue
Nous passons ensuite à la mise au point AI Servo ou AF-C (selon les marques). Ce paramètre permet essentiellement de suivre en permanence votre cible de mise au point initial et de réajuster la mise au point en conséquence. Ce réglage est idéal pour les sujets en mouvement tels que les enfants actifs et les animaux de compagnie constamment en mouvement.

→Modes automatiques
Enfin, hors des paramètres de mise au point automatique, nous avons AI Focus ou AF-A (selon les marques). En fait, ces deux réglages laissent à l’appareil photo le choix de l'utilisation du meilleur des deux autres modes de mise au point. Dans ce mode, il choisit soit de suivre en continu le sujet choisi si celui-ci décide de se déplacer, soit de verrouiller la mise au point si vous souhaitez recomposer. En théorie, je n’aurais pas besoin de me soucier d’expliquer les deux autres paramètres car c’est sûrement le meilleur des deux mondes ? Pas vraiment. Personnellement, j’ai testé ce mode assez souvent avec des sujets qui s'arrêtent et repartent et, bien que l’appareil photo les suive bien, il est toujours plus précis d’utiliser le mode de mise au point continue. Il en va de même pour sa capacité à déterminer quand un sujet s'est arrêté et quand verrouiller la mise au point pour la recomposition. Personnellement, je n'utilise jamais ce mode car, même s'il a le meilleur des deux, il a aussi le pire des deux...

—Ainsi, même si je viens de parler très brièvement des trois paramètres de base, il existe, bien entendu, de nombreuses autres avancées technologiques en matière de mise au point automatique que je n’ai pas abordées. De nombreuses fonctions de mise au point automatique matricielles et 3D. De plus, la plupart des reflex numériques modernes ont intégré l'autofocus au bouton arrière, qui facilite également le verrouillage de la mise au point. Mais tout cela n’est pas l’objet de cet article.

→Mode de mise au point manuelle
Le dernier mode de mise au point que je voulais couvrir et qui est (malheureusement) rarement utilisé de nos jours est le mode de mise au point manuelle. Ce mode fait peur à presque tous les photographes modernes et ce, tout simplement parce qu'ils ne l'ont probablement jamais utilisé. Avez-vous seulement besoin de l'utiliser ? C'est quelque chose que vous seul pouvez décider et qui dépend probablement du type de photo que vous faites. Si vous ne photographiez que des enfants énergiques ou des sports à rythme rapide, la mise au point automatique est probablement toujours votre mode préféré. Si toutefois vous photographiez des natures mortes, de l'architecture, des paysages et d'autres sujets détaillés et relativement immobiles, la mise au point manuelle est probablement un bien meilleur choix. Il y a plusieurs raisons à cela. Les photographes paysagistes voudront trouver la distance hyperfocale de leur scène afin de maximiser la quantité de plans nets (profondeur de champ) dans l'image. Ceci est basé sur une équation, donc la mise au point automatique sur un objet spécifique n’est pas toujours la solution. Les photographes de nature morte verront leur appareil photo verrouillé sur un trépied, ils ne voudront donc pas faire la mise au point ni recomposer une fois la photo capturée. Il est donc beaucoup plus facile de faire la mise au point manuellement. Il existe également une autre raison de vouloir utiliser le mode manuel sur certains boîtiers et dans certaines situations, et cela a été le catalyseur de cet article...

Si vous achetez un objectif de 85mm f/1.8 (ou 50mm f/1.4), vous voudrez tester l'objectif et voir à quoi ressemble la netteté à f/1,8 (ou f/1.4). Si vous photographiez un modèle, vous aurez configuré un test et pris quelques clichés à f/1,8 (ou f/1.4) en utilisant le mode de mise au point automatique AF-S / One Shot classique. De retour sur l'ordinateur pour regarder le résultat, vous serez surpris de voir que la plupart des photos sont très molles (ou douces, floues quoi !). Il vous faudra quelques minutes pour comprendre l'erreur et vous ajusterez la façon de shooter avec ces paramètres...

Supposons que vous ayez créé cette photo en AF-S. La mise au point originale a été faite sur l'œil de l'homme. Puis vous avez recadré votre scène pour donner une signification à l'image. C'est toujours le même collimateur qui sera utilisé et la mise au point aura été verrouillée mais la rotation de l'appareil modifiera (oh, très peu !) la distance qui sépare l'œil de l'homme du capteur ou du film, mais à de grandes ouvertures (f/1.4 ou f/1.8), la profondeur de champ sera si courte que l'œil de l'homme sera flou au moment du déclenchement...

Généralisons le problème : supposons que vous vouliez faire un portrait en pied d'un joli modèle avec un objectif rapide réglé à f/1.4 (ou f/1.8). Vous effectuez la mise au point sur l'œil du modèle et vous mémorisez le réglage. Puis vous recadrez votre image pour une bonne composition. La rotation du boîtier déplace le plan de netteté (la ligne verticale noire passant par l'œil de la dame) à la ligne verticale noire passant par le genou droit de la dame. Résultat, l'œil sera flou et le genou droit sera net... la photo sera totalement ratée !...

Le schéma ci-dessus illustre clairement ce qui se passe réellement lorsque vous recomposez une image après une mise au point en mode autofocus AF-S / One Shot. La partie de l'image réellement mise au point est maintenant floue. Normalement, ce n'est pas un problème lors de la recomposition à f/22, f/16 ou f/11 et même f/8, mais à f/1.8 (et à fortiori à f/1.4), ce changement radical du plan focal signifie que l'image obtenue sera très douce (floue, quoi !) autour des yeux du modèle. Après recomposition, le plan focal est repositionné plus loin derrière le modèle, ce qui signifie que l'arrière de sa tête et ses cheveux seront nets, mais pas ses yeux !... Remarquez que les deux lignes bleues (axe de visée de l'objectif) sont de longueur identique.

Il n’y a pas 36 façons de contourner ce problème embêtant, d’autant plus que vous ne le remarquerez peut-être pas sur le petit écran LCD situé à l’arrière de l'appareil photo. Une solution à ce problème serait de passer à la mise au point manuelle de correction si l'objectif le permet, sinon, abandonner totalement l'autofocus. En manuel on pourrait mettre au point, ensuite composer la photo et refaire le point manuellement sur les yeux du modèle, ce qui donnerait une image incroyablement nette, là où on le voulait.

Certes, il y a quelques éléments qui s'accumulent pour vraiment exagérer le problème. Premièrement, le diaphragme très ouvert (à f/1.8 voire plus), de cela dépendra toujours la netteté critique. Deuxièmement, dans le cas considéré, la photographie se fait en contre plongée (photographe situé plus bas que le modèle). Cela exagère toujours le décalage du plan focal lors de la recomposition et enfin, on est toujours coincé avec le nombre limité de collimateurs de mise au point.

Il existe de nombreuses raisons techniques pour lesquelles les reflex numériques modernes n'autorisent pas la localisation des collimateurs de mise au point vers les bords du cadre de visée. Un grand nombre d'appareils photo à cadre plus petit, tels que les appareils sans miroir, APS-C et µ4/3, ont tous des collimateurs sélectionnables couvrant le viseur, mais hélas, la technologie des reflex numériques n'en est pas encore là. En attendant, il est judicieux de savoir ce qui se passe dans les modes de mise au point automatique sur votre appareil photo et d’être prêt à passer à la mise au point manuelle en cas de besoin.

N.B. pour les plus riches d'entre nous, Hasselblad analyse les mouvements du boîtier pour effectuer automatiquement une nouvelle mesure avec un autre collimateur pour corriger cette erreur de mise au point...

En photographie argentique à mise au point manuel sur dépoli granuleux, on n'a pas du tout besoin de recomposer son image, on peut faire le point sur toute la surface du dépoli donc on compose d'abord et on fait le point ensuite...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


UTILISATION DU FLASH : LES BASES

Votre flash n'est qu'un ensemble de composants électroniques, il n'a rien d'intelligent mais il peut faire bien mieux que vous. Pensez-y ! Combien de temps vous faudrait-il pour lire la lumière ambiante de votre scène, puis calculer l'exposition adéquate pour équilibrer votre flash avec la lumière de l'arrière-plan ? Votre flash effectue tout cela en un clin d'œil et communique avec l'appareil photo pour obtenir des informations supplémentaires. Déléguez donc le travail de collecte des informations techniques sur l'exposition à votre appareil photo et à votre flash, ce qui vous permet de prendre des décisions prudentes et créatives sur la manière dont vous voulez réellement composer et éclairer votre scène. L'utilisation du flash et de petites torches stroboscopiques peut faire une grande différence dans votre photographie, mais si vous ne savez pas utiliser efficacement la technologie, vous ne trouverez pas la réussite que vous souhaitez. Vous ne créerez pas le type d'images accrocheuses que votre appareil photo, votre flash et votre œil créatif sont capables de produire. Voici une liste de contrôle simple décrivant les problèmes de base liés à l’utilisation de flash, suivie d’un flux de travail standard pouvant être appliqué à n’importe quelle situation ou sujet. Suivez et comprenez ces étapes. Elles finiront par devenir une seconde nature.

→Le contexte
Comment voulez-vous rendre votre scène ? Voulez-vous un sujet très éclairé sur un arrière-plan sombre ou un fond blanc ? Vous contrôlez cela avec l'exposition spécifique à l'appareil photo en mesurant l'ensemble de votre scène et en réglant la vitesse d'obturation et l'ouverture pour vous donner l'aspect souhaité. Souvent, un sujet éclairé devant un arrière-plan sous-exposé peut constituer une image convaincante.

Une image à l'arrière-plan clair légèrement sous-exposé peut donner à la photo un aspect des plus dramatiques.

→Quantité de lumière
Combien de lumière voulez-vous sur votre sujet ? Voulez-vous un subtil petit coup de flash pour éclaircir quelques ombres légères ou essayez-vous de sauver votre sujet d'une noirceur profonde ? Ne vous préoccupez pas du calcul des ratios exacts, définissez simplement vos besoins essentiels. Pensez problème et solution. Vous contrôlez cela via votre exposition au flash.

→Direction
D'où voulez-vous que la lumière vienne et où voulez-vous qu'elle atteigne votre sujet ? Essayez-vous de la faire correspondre la lumière ambiante ou voulez-vous qu'elle brille sur un endroit particulier qui complète votre sujet ? Le placement de la source lumineuse est souvent la clé d'un bon éclairage.

→Qualité
Lumière dure ou douce ? Proche ou lointaine ? Petite lumière ou grande lumière. Ceci est contrôlé par l'utilisation d'outils de mise en forme et de placement de la lumière.

→Couverture
Aurez-vous une couverture suffisante avec un flash et le zoom est-il suffisamment grand pour éclairer votre sujet ? La lumière diminue avec la distance et la largeur, ce qui peut créer le « look évident du flash ». Pour éviter cela, vous aurez peut-être besoin d'un zoom plus grand sur votre flash, d'une seconde source de lumière, d'un diffuseur plus grand ou d'une boîte à lumière. Ou, vous pourriez avoir besoin de changer votre composition voir tout modifier d'un coup.

◘ Une fois que vous avez parcouru votre liste de contrôle, l'étape suivante consiste à déterminer la bonne exposition. Bien que TTL fasse généralement un très bon travail d’équilibrage du flash avec la lumière ambiante, il n’est pas parfait. Cela fonctionne avec des valeurs d'exposition qui sont basées sur la lumière réfléchie, pas sur vos désirs créatifs. Réalisez que vous aurez souvent besoin de régler le flash et/ou l'arrière-plan pour obtenir la meilleure exposition ou celle qui correspond à votre vision personnelle. Donc, une fois que vous aurez terminé votre liste de contrôle, suivez ce flux de base du travail au flash. Au fur et à mesure que vous gagnerez en expérience, vous développerez votre propre méthode et apprendrez à vous en écarter au besoin.

→1) Verrouillez l'exposition de votre appareil photo
Mesurez l’arrière-plan et réglez votre ouverture et votre vitesse d’obturation à votre guise. Vous pouvez utiliser le mode automatique ou manuel, mais l'avantage de l'option manuelle est que vous pouvez choisir votre exposition pour la lumière ambiante ou d'arrière-plan et la garder verrouillée. Tant que votre éclairage d'arrière-plan ne changera pas, votre exposition restera la même, peu importe ce que fait votre sujet.
→2) Placez le flash
Placez le flash à l'endroit souhaité et modifiez-le selon vos besoins en fonction de la direction, de la couverture et de la qualité de la lumière recherchées. En vous rapprochant, vous obtiendrez une lumière plus douce et en vous éloignant, une lumière plus dure et plus directe.
→3) Choisissez le mode flash souhaité
Choisissez TTL ou Manuel. N'oubliez pas qu'en mode TTL, l'appareil photo contrôle la quantité de lumière émise par le flash, en fonction des pré-flashs du moniteur qu'il envoie aux flashs juste avant que l'obturateur ne s'ouvre. En mode flash manuel, le flash émet une quantité fixe de lumière que vous contrôlez en ajustant la valeur.
Les deux modes vous donneront de bons résultats et celui que vous utiliserez le mieux peut finir par remporter votre préférence.
Vous utiliserez probablement le mode TTL environ 75 à 80% du temps, mais souvent, lorsque vous disposerez d'un peu plus de temps pour configurer la prise de vue et composer l'exposition, ou lorsque vous connaissez le schéma d'éclairage général de la scène, ne pas changer.
→4) Définissez votre exposition au flash
Avec le mode TTL, même si l'exposition au flash peut être « correcte », il se peut que ce ne soit pas exactement ce que vous recherchez. Il y a des chances qu'il soit encore trop brillant, vous voudrez donc probablement le baisser. -1,7 est le chiffre magique (de Galen Rowell) pour un effet de flash équilibré à l'extérieur, mais vous constaterez peut-être qu'aller de -0,3 à -3,0 diaph' compense correctement les facteurs que je viens de mentionner ci-dessus. Ou, comme nous le verrons dans la section suivante, vous devrez peut-être compenser le côté plus si vous sous-exposez l'arrière-plan.
Si vous décidez d'utiliser le mode flash manuel, réglez les différents paramètres d'alimentation jusqu'à obtenir l'apparence souhaitée. Notez que quel que soit le mode utilisé, outre le réglage de flash spécifique, la quantité réelle de lumière qui frappe votre sujet est également affectée par la distance qui le sépare du sujet, de son ouverture et de la sensibilité ISO.
→5) Faites un test de tir
Déclenchez et étudiez les résultats. Vous devriez être capable de déterminer rapidement si vous devez déplacer le flash, régler l'exposition sur le flash ou sur l'appareil photo. Effectuez les ajustements nécessaires puis effectuez un autre test de prise de vue. Répétez l'opération jusqu'à obtenir l'apparence désirée, puis faites le cliché final.
Utiliser le flash nécessite beaucoup d’expérimentation, mais une fois que vous l’aurez compris, vous pourrez faire vos photos et passer à autre chose. Comme tout le reste, à mesure que vous gagnerez en compétence, tout cela deviendra une seconde nature. Vous gagnerez non seulement en efficacité et en confiance en ce qui concerne l'éclairage de différents types de scènes, mais vous finirez par créer vos propres placements créatifs et schémas d'éclairage.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


APPRENDRE LE POSEMÈTRE POUR MAÎTRISER LE MODE MANUEL

Quel point commun entre un appareil photo argentique manuel des années 1970 et un appareil photo numérique des années 2020 utilisé en mode manuel ? Le posemètre intégré ! Quel que soit le mode de mesure de la lumière (il n'y en avait qu'un ou deux -jamais ensemble- dans les années 1970, il y en a 4 -ou plus- tous réunis dans les années 2020), pour maîtriser le mode manuel, il est indispensable de connaitre le posemètre. Je ne parlerai pas de ces modes ici, j'en ai déjà parlé par ailleurs (cherchez ici), je me limiterai à vous expliquer comment lire la mesure du posemètre.

La plupart des appareils photo ont plusieurs modes d'exposition différents, tels que Automatique, Priorité ouverture (A ou Av), Priorité vitesse (S ou Tv) et Programme (je tairai les modes spécifiques à chaque marque, comme Tav ou Priorité ISO, etc.). Généralement les amateurs prennent la majorité de leurs photos en mode Programme, car ils obtiennent généralement de bons résultats, bien que les photographes plus expérimentés préfèrent souvent Priorité ouverture ou Priorité vitesse. Tirer en Manuel peut sembler intimidant et très complexe, mais une fois que vous aurez compris quelques notions de base, cela commencera à avoir beaucoup plus de sens. Vous devez certainement avoir une connaissance pratique des trois composants du triangle d’exposition : vitesse, ouverture et ISO (cherchez ici). Mais pour tirer le meilleur parti de votre appareil photo, vous devez savoir comment utiliser un outil simple, mais incroyablement puissant, qui fonctionne comme la colle qui unit tout : le posemètre.

Dans les années 1970, l'interface posemètre/photographe se limitait à une simple aiguille sur une simple échelle (fig ci-dessous). C'était relativement approximatif comme système mais très riche en information. Un peu plus tard, l'interface se limitait à 3 diodes (celle du milieu -généralement verte- pour signaler exposition OK, celle du haut -généralement rouge- pour signaler surexposition et celle du bas -généralement rouge- pour signaler sous exposition) est plus parlant mais encore plus approximatif (moins de nuances). Encore plus tard, s'affichait les valeurs du couple diaphragme/vitesse avec des signes —0+ à peine meilleur. Enfin, au bas du viseur de votre appareil photo (ou l'affichage Live View en numérique) se trouve un petit bloc de lignes ou de puces accompagné de quelques chiffres (fig ci-dessous). Vous avez peut-être aussi un petit triangle -ou autres marques- Si ces chiffres et symboles n'ont aucun sens pour vous, ne vous inquiétez pas, vous n'êtes pas seul. Il peut être un peu déroutant de comprendre le posemètre au début. Mais une fois que vous aurez acquis les bases, vous aurez probablement beaucoup plus confiance en votre compréhension du fonctionnement de la photographie. Peut-être pourrez-vous même vous aventurer hors de Automatique et faire de Manuel votre allié pour le contrôle que vous pouvez avoir sur vos photos.

Avant d'entrer dans les détails du posemètre lui-même, je souhaite que vous l'examiniez par rapport aux autres données affichées dans le viseur de votre appareil photo modernes (pour les autres, il n'y a pas de doute). Notez que ce diagramme est très simplifié et que votre viseur peut avoir une apparence très différente ou inclure d’autres informations, mais tous les appareils photo (à l’exception de certains points and shoot) incluent les éléments représentés ici.

Dans cet exemple, la vitesse est réglée sur 1/125è de seconde, l'ouverture de l'objectif est de f/5.6, et la sensibilité est à 200 ISO. Le posemètre est un afficheur qui indique si ces valeurs vont donner lieu à une photo correctement exposée —c'est-à-dire une photo qui n'est ni trop claire ni trop sombre—. Le petit triangle correspond au zéro (pile poil l'exposition correcte) la barre pointue (qui pointe +1) indique que l'exposition est trop importante (photo surexposée) de 1 diaph. Si vous voulez essayer vous-même, vous aurez besoin de régler votre appareil photo en mode manuel. Je vous recommanderais donc de lire le reste de cet article avec votre appareil photo à vos côtés pour que vous puissiez faire quelques essais par vous-même.

Premier cas de figure, une photo sous-exposée, la flèche est située à gauche du triangle (entre zéro et -2)... Comment ajuster les paramètres de l'appareil photo pour obtenir la bonne exposition ? En ajustant l'ouverture, la vitesse et/ou la sensibilité, vous pouvez modifier les paramètres d'exposition afin de faire passer la petite flèche juste en face du triangle au-dessous du zéro.

Deuxième cas de figure, une photo surexposée, la flèche est située à droite du triangle (entre zéro et +2)... Comment ajuster les paramètres de l'appareil photo pour obtenir la bonne exposition ? En ajustant l'ouverture, la vitesse et/ou la sensibilité, vous pouvez modifier les paramètres d'exposition afin de faire passer la petite flèche juste en face du triangle au-dessous du zéro.

Avec les anciens systèmes, le zéro est atteint si :
→ l'aiguille est horizontale
→ la diode verte s'éclaire
Notez toutefois que le système à aiguille n'est pas numéroté mais le début du trait plus épais correspond à 1 diaph' (en plus si au-dessus de l'horizontale, en moins si au-dessous de l'horizontale) et que la fin du trait plus épais correspond à 2 diaph'. C'est donc, finalement, aussi précis (voire plus) que le système actuel qui fonctionne au 1/3 de diaph'. Avec le système à diode, vous ne pouvez pas visualiser l'importance de la sur ou la sous-exposition donc si vous voulez absolument surexposer d'1/2 diaph', il vous faudra chercher la diode verte et ouvrir votre diaphragme d'1/2 valeur (la diode verte s'éteint et la rouge s'allume !).

À ce stade, vous pouvez vous demander pourquoi vous devriez résoudre tous ces problèmes alors que vous pouvez placer votre appareil photo en mode automatique et qu'il se chargera de tout. La réponse réside dans le fait que vous (et non votre appareil photo) savez exactement quel type de photo vous souhaitez créer. Votre appareil photo ne sait pas si vous photographiez des paysages, des portraits, des sports, des nuits étoilées, des enfants, des animaux domestiques ou autre chose. Tout ce qu'il voit est la quantité de lumière qui entre, et il essaie de régler la vitesse, l'ouverture et la sensibilité pour que la petite flèche passe au-dessous du zéro. Mais si vous savez contrôler ces valeurs vous-même, vous pouvez ouvrir de nouveaux domaines de créativité photographique que le mode automatique ne pourra jamais faire pour vous.

Face à une photo potentiellement sous-exposée, il est possible de régler plusieurs paramètres pour résoudre ce problème, ou simplement de mettre l'appareil photo en mode automatique. Le problème avec Automatique, dans ce cas, est que le boîtier ne sait pas ce que vous considérez être votre sujet. Il ne fait que voir la lumière et essayer de régler la vitesse, l'ouverture et la sensibilité pour obtenir une exposition correcte, même si le type d'image que vous voulez faire ne correspond pas nécessairement à cela !...

En travaillant en manuel, on n'utilise le posemètre que comme un guide, on peut obtenir précisément l'image que l'on cherchait. On savait que l'on voulait une faible profondeur de champ, ce qui voulait dire qu'on devrait utiliser une grande ouverture de l'ordre de f/2.8. On savait qu'une ouverture de f/1.8 serait trop large et qu'une valeur plus petite comme f/4 ou f/8 ne donnerait pas le joli fond flou que l'on espérait. En laissant l'ouverture à f/2.8 et en modifiant la vitesse d'obturation, on a obtenu une photo correctement exposée avec un joli fond lisse... chose que l'automatique n'aurait pu produire que par pur hasard !...

On aurait pu augmenter la valeur ISO, on aurait obtenu le même résultat d'exposition mais on aurait induit du bruit ! De même, on aurait pu diminuer la vitesse, on aurait obtenu le même résultat d'exposition mais, cela ne changerait rien à la profondeur de champ...

Si notre sujet est en mouvement, il faut utiliser le raisonnement inverse : on se moque de la profondeur de champ puisqu'on préfère un sujet net !...

Faire des photos manuellement et utiliser le posemètre comme guide est un bon moyen de s’assurer que l’image que vous voyez dans votre esprit correspond exactement à ce que vous obtiendrez lorsque vous cliquerez sur le déclencheur. Si vous photographiez des sujets qui se déplacent rapidement, tels que des voitures ou des sports, vous souhaiterez commencer par une vitesse d'obturation rapide et ajuster les autres paramètres jusqu'à ce que la petite flèche passe au-dessous du zéro. Si vous faites des portraits et souhaitez une faible profondeur de champ avec des arrière-plans flous, maintenez l’ouverture large et modifiez la vitesse (et, si nécessaire, la sensibilité ISO) jusqu’à ce que l’exposition soit correcte. Il s’agit de reprendre le contrôle, le photographe doit rester le maître, plutôt que de laisser votre appareil photo prendre les décisions (jamais créatives) pour vous...

Comprendre les bases du posemètre ne fait que gratter la surface. Des paramètres supplémentaires tels que le mode de mesure de votre appareil photo et la fonction de verrouillage de l'exposition sont des outils encore plus utiles pour prendre le contrôle de vos photos et libérer votre véritable potentiel artistique. L'utilisation du mode manuel et la lecture du posemètre peuvent sembler compliquées, mais souvenez-vous que vous seul savez quel type de photo vous souhaitez créer. Une fois que vous savez comment lire votre posemètre et ajuster les paramètres de votre appareil photo en conséquence, vous pouvez ouvrir un tout nouveau monde de créativité qui se trouve devant vous et qui n'attend que d'être découvert...

Alors maintenant, à vous de jouer ! Saisissez votre appareil photo, mettez-le en mode manuel et tenez le viseur à la hauteur de vos yeux. Commencez maintenant par modifier les valeurs d'ouverture, de vitesse et de sensibilité et observez ce que vous dira votre posemètre. Votre image va-t-elle être surexposée ? Abaissez la valeur ISO, augmentez la vitesse, refermez l’ouverture ou essayez une combinaison des trois. Votre image va-t-elle être sous-exposée ? Faites exactement le contraire. Plus vous vous entraînerez, plus ce sera facile et vous vous sentirez bientôt beaucoup plus à l'aise dans un mode qui aurait pu sembler désespérément déroutant... auparavant.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


QUAND LA MISE AU POINT MANUELLE EST-ELLE PRÉFÉRABLE ?

Les derniers appareils photo argentiques et, bien sûr, les appareils photo numériques offraient/offrent aux photographes un éventail toujours croissant de modes de prise de vue automatique et semi-automatique. La plupart d'entre eux se concentrent sur différentes façons d'exposer vos photos, cependant de nombreux appareils photo offrent également des options pour différents modes de mise au point (par exemple, automatique, mise au point continue pour les sujets en mouvement, mise au point unique, mise au point multiple, mise au point à reconnaissance de visage et manuel). Sans compter que si la mise au point automatique date des années 1980~1990, cette technologie a énormément évolué en très peu de temps. En quelques années on est passé d'un autofocus lent et à efficacité dépendant des situations de prise de vue à un autofocus rapide et quasiment efficace dans tous les cas. Il n'est donc pas étonnant que de nombreux photographes n'utilisent jamais la capacité de leur appareil photo (et/ou de leur objectif) à effectuer manuellement la mise au point.

Pour ceux qui photographiaient déjà du temps où l'autofocus n'était pas encore un rêve, l'autofocus, bien que d'une aide non négligeable, se voit très souvent désactivé, car eux savent que, bien souvent, la mise au point manuelle est souveraine et, en plus, leur expérience antérieure faisait qu'ils ne craignaient pas ce mode manuel...

Alors, quand la mise au point manuelle est-elle meilleure que la mise au point automatique ? Permettez-moi de commencer par dire qu'il n'y a pas de bon ou de mauvais moment pour utiliser la mise au point manuelle ou automatique, aujourd'hui, les deux peuvent produire d'excellents résultats dans presque toutes les circonstances, mais il y a des fois où vous pourriez trouver plus facile et plus efficace de passer à la mise au point manuelle. Je vois vous donner une liste (non exhaustive) de ces situations où envisager la déconnexion de l'autofocus.

☻ La macrophotographie
Lorsque je fais de la photographie macro, j'utilise presque exclusivement la mise au point manuelle et je trouve l'exercice et les résultats beaucoup plus agréables.

La (très) faible profondeur de champ de ces prises de vue signifie que vous devez être incroyablement précis avec la mise au point et utiliser juste un petit écran (l'écran LCD arrière des boîtiers numériques) ne permet pas de visualiser la netteté optimale de la future image ou si votre appareil photo (en mode autofocus) choisit de mettre au point sur la mauvaise partie de votre sujet et vous pourrez déplorer un impact (négatif) significatif sur votre image...

La mise au point manuelle présente l'avantage de remettre le contrôle entièrement entre vos mains et offrira à vos images une mise au point parfaite sur la zone exacte qui doit montrer le plus de netteté.

☻ La photo de portrait
Lors de la prise de vue de portraits, la mise au point doit être extrêmement précise. La majorité de vos photos de personnes devront montrer les yeux du sujet parfaitement mis au point. Le passage à la mise au point manuelle vous donnera un contrôle complet pour arriver à vos fins plutôt que d'avoir à aligner des points de mise au point de votre appareil photo sur les yeux en effectuant une mise au point préalable en appuyant à mi-course puis en cadrant votre photo.

La mise au point manuelle permet à ce processus d'être beaucoup plus simple et beaucoup plus rapide.

☻ Photographier à travers une barrière virtuelle
Ce que j'appelle barrière virtuelle est une vitre (verre ou plexi) ou un grillage.

Si les premiers systèmes autofocus étaient tout simplement incapables de mettre au point à travers une vitre, très rapidement, l'autofocus a été capable de s'exonérer de cette limitation mais les mauvaises surprises sont encore fréquentes, les systèmes de mise au point automatique confondent encore souvent le plan sur lequel faire le point.

La mise au point manuelle évitera complètement ce problème et vous permettra de dire à l'appareil photo exactement ce que vous voulez mettre au point et ce que vous voulez rendre flou.

☻ La photographie d'action
La prise de vue de sujets en mouvement rapide (comme des voitures de course, des animaux qui courent ou qui volent, etc.) peut être une expérience frustrante en mise au point automatique.

Même les modes de mise au point continue peuvent être oubliés ou déroutants si vous ne faites pas un mouvement panoramique synchronisé avec votre sujet.

Une façon de surmonter ce problème consiste à passer à la mise au point manuelle et à effectuer la pré-mise au point sur un plan sur lequel le sujet finira par se placer et déclencher à ce moment précis.

☻ La photographie panoramique
Lorsque nous faisons des photos panoramiques ou un ensemble de photos assemblées en post-production, la cohérence tout au long des prises de vue est essentielle dans plusieurs domaines, dont l'un est la mise au point. Le fait de ne pas s'assurer que votre mise au point est cohérente tout au long des prises de vue peut produire un résultat décousu, ne parvenant pas à convaincre le spectateur qui regarde une photo continue.

Lorsque votre appareil photo est réglé pour effectuer la mise au point manuellement, vous pouvez être sûr que les sujets appropriés sont toujours nets dans une prise de vue panoramique.

☻ La photographie au grand-angle
Lorsque vous photographiez avec un objectif grand angle, en particulier dans la photographie de paysage, vos sujets peuvent avoir tendance à être des objets plus grands montrés à plus petite échelle, tels que des arbres, des bâtiments et d'autres objets inanimés. Dans cette situation, étant donné qu'ils occupent une zone plus petite du cadre, le contrôle de la mise au point par vous-même donnera généralement de meilleurs résultats qu'avec un autofocus.

Les sujets plus petits dans une image grand angle signifient plus de travail pour le système de mise au point automatique donc plus de risque d'erreur et temps de mise au point plus long...

☻ Photographie à mise au point sélective
Il y a aussi des moments où vous pouvez préférer contrôler votre mise au point pour des raisons créatives. Prendre un modèle à travers un cadre d'arbres, par exemple, ou exiger que l'arrière-plan de la photo soit net alors que le premier plan ne le soit pas.

Alors que le système de mise au point automatique moderne peut généralement faire les choses correctement, la mise au point manuelle vous permet un niveau de contrôle difficile à automatiser.

Une photo comme celle-ci donne au système de mise au point automatique trop d'options pour obtenir la profondeur de champ et le plan de netteté exactement comme vous les souhaitez.

☻ La photo en faible luminosité
La prise de vue dans des environnements faiblement éclairés peut être difficile pour certains appareils photo (et objectifs) en matière de mise au point. De nombreux boîtiers équipés de flash intégré utilisent des éclairs rapides pour permettre la mise au point.

Vous saurez quand votre appareil photo a du mal à mettre au point en mode automatique lorsque, chaque fois que vous allez prendre une photo, l'objectif tournera d'un bout à l'autre de son échelle de distance de mise au point et retour avant de décider où arrêter la mise au point. Cela peut vraiment allonger votre processus de prise de vue et rendre les prises de vue rapides assez frustrantes, voire impossibles.

☻ La photo en faible contraste
La mise au point automatique sur les appareils photo modernes fonctionne mieux lorsqu'il existe un niveau de contraste plus élevé entre les tons sombres et clairs d'une image. Ces systèmes ont tendance à avoir du mal lorsque le contraste dans le cadre est réduit, comme la prise de vue d'un sujet de couleur claire sur un fond clair (high key) ou un sujet de couleur sombre sur fond sombre (low key).

Étant donné que l'œil humain a une plage dynamique beaucoup plus élevée que les appareils photo avec lesquels vous photographiez, en mise au point manuelle vous pouvez choisir la meilleure mise au point dans ces situations.

→ À vous de jouer
La prise de vue en mode de mise au point manuelle est une compétence que vous devez apprendre et pratiquer. Bien que vous ayez plus de temps pour bien faire les choses lorsque vous photographiez des objets fixes, cela peut devenir plus difficile lorsque vous photographiez des sujets en mouvement, alors entraînez-vous.

Décidez une semaine durant laquelle vous réserverez une heure ou deux avec votre appareil photo pour faire des photos uniquement en mode de mise au point manuelle. Entraînez-vous sur une variété de sujets, dont certains en mouvement. Bien que votre séance d'entraînement puisse ne pas produire d'excellents résultats, les compétences que vous apprendrez seront utiles. N'hésitez pas à renouveler régulièrement des semaines d'exercice.

Bien qu'il puisse sembler contre-intuitif de désactiver les systèmes de nos appareils qui sont destinés à faciliter les choses, ce peut être juste la chose à faire pour stimuler notre créativité. Une habitude que j'essaie toujours de maintenir est de visualiser les paramètres que je devrai utiliser avant de sortir pour photographier, et c'est le bon moment pour déterminer si le scénario qui me sera présenté se prête à la désactivation du système autofocus. À la fin de la journée, gardez à l'esprit qu'il n'y a pas de bonne ou de mauvaise façon. La « bonne façon » est différente pour chacun de nous. Cependant, la connaissance, c'est le pouvoir, et vous ne pouvez que profiter des avantages et des inconvénients du fonctionnement de votre appareil photo et des options qui s'offrent à vous.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


PHOTO NUMÉRIQUE FORMATRICE, MYTHE OU RÉALITÉ ?

Je parle souvent de la photographie argentique, ici dans mon site mais également dans la (vraie) vie, parce que je suis tout simplement passionné. Je ne peux pas dire que le film est objectivement meilleur que le numérique, en fait, je suis tout à fait conscient des avantages et des inconvénients du film et de ceux du numérique, mais je continuerai à choisir l'argentique chaque fois que possible pour des raisons que j'ai explorées par ailleurs sur d'autres pages (rechercher ici). J'utilise des films si souvent que je dois parfois me rappeler que j'ai des appareils photo numériques et que je devrais peut-être les utiliser pour autre chose que l'étude de situations et des images à publier sur mon site... soit juste pour le plaisir, même si j'ai du mal à accrocher...

Nombreux sont ceux qui estiment la valeur d'apprentissage d'un appareil photo numérique. Est-ce vrai ? Est-ce un leurre ? Voilà une question qui devrait trouver sa place dans ma page polémiques (ici), mais je trouve plus important d'en parler ici pour aider le débutant à se faire une idée objective.

L'immédiateté de la photographie numérique ? Les appareils photo numériques regorgent de toutes sortes de fonctionnalités, dont la plupart pourraient difficilement être considérées comme essentielles au processus de création d'images. Tant que vous pouvez contrôler l'exposition et capturer/enregistrer une image (sur film ou sur une carte mémoire), vous avez tout ce dont vous avez besoin.

La caractéristique la plus importante d'un appareil photo numérique, du moins dans ce contexte, est l'écran LCD arrière. Alors que le processus de préparation pour faire une photo est le même quel que soit le type d'appareil photo que vous utilisez (vous effectuez une lecture du posemètre, entrez les paramètres d'exposition et appuyez sur le déclencheur) un appareil photo numérique vous donne des résultats immédiats que vous pouvez voir "exactement" (ce n'est pas totalement vrai) tels qu'ils ont été obtenus. Cette rétroaction instantanée vous permet d'apprendre à la volée dit-on. Vous pouvez jeter un coup d'œil à vos résultats, faire des ajustements de n'importe quel paramètre donné et réessayer une nouvelle prise de vue. Et continuer à essayer autant de fois que vous le souhaitez tout en suivant chaque changement que vous apportez et comment ces changements impactent le résultat.

Avec le film, vous devez attendre pour voir vos résultats. Vous ne pouvez pas savoir tout de suite si vous avez réussi un cliché, car vous devez terminer tout le rouleau, puis (faire) développer le film. Si une prise s'avère être une catastrophe totale, vous ne saurez peut-être pas ce qui s'est mal passé, ce qui signifie que vous ne saurez pas comment éviter de faire la même erreur la prochaine fois. On entend aussi qu'en argentique on peut prendre des notes pour chaque photo mais que cela peut entraver le flux et la fluidité du processus créatif. Mais là il y a mélange des genres (!!!) il n'y a aucun rapport entre processus créatif et rapidité !...

Qu'en est-il dans la vraie vie ? Oublions un instant la photographie pour parler du même processus mais dans un autre contexte. Imaginez-vous parachuté dans une profession pour laquelle vous n'avez eu aucune formation... Vous n'avez pas le choix, vous essayez de faire les choses, si ça fonctionne tant mieux, si ça ne fonctionne pas vous essayez de faire autre chose et ainsi de suite. Ces tâtonnements finiront bien à vous mener au but fixé, mais qui peut dire que la solution que vous avez trouvé empiriquement sera efficace dans tous les cas de figure ? Personne ! Donc vous allez perdre un temps fou à chaque fois, sans garantie de découverte de la bonne marche à suivre !... Réfléchissez bien, ce schéma peut être appliqué à toute activité... à la photo aussi !... Tâtonner n'est pas formateur, du tout !... Revenons à la photo : obtenir une visualisation immédiate d'un raté ne vous sera d'aucune aide dans votre formation. Vous ne trouverez jamais le cheminement théorique vous permettant de progresser... Donc, si la prise de notes en argentique est chronophage, vous ne gagnerez rien en comptant sur le numérique ! J'irai même plus loin : en argentique vous avez un nombre fini (et faible) d'images possibles et en plus, chaque image loupée vous coûtera ! Vous serez donc stimulé à chercher à comprendre ce qu'il convient de faire, chose que le numérique ne fera jamais !...

On entend souvent que la rétroaction immédiate avec un appareil photo numérique signifie que vous comprenez les principes fondamentaux de la photographie plus rapidement et plus clairement. C'est totalement faux ! Cela vous permet uniquement de voir que la solution appliquée fonctionne, ou pas, face à une situation particulière, c'est tout ! Aucune progression à espérer ! L'une des conséquences de cet apprentissage accéléré est le désir d'expérimenter et l'expérimentation, à son tour, renforcera vos connaissances sur la façon de capturer de manière cohérente les images que vous souhaitez, dit-on aussi... J'affirme le contraire et je peux me baser sur mon expérience de l'apprentissage des débutants que je côtoie en permanence...

Si vous êtes comme moi, vous pourriez éventuellement ressentir le besoin de revenir en arrière et de suivre la voie lente et méthodique de la photographie sur film. Ce ne sera pas (beaucoup) plus efficace, ce ne sera pas (beaucoup) plus compliqué, ce sera (peut-être) plus drôle ou plus intéressant, mais c'est tout !... Je serais tenté de dire que la photographie argentique est plus formatrice que la photo numérique, mais quel que soit votre choix final, rien ne vous permettra d'apprendre si vous n'étudiez pas la théorie de la photographie... Oubliez le mythe que les publicitaires vous mettent en tête, la technologie utilisée à l'aveugle ne vous enseignera jamais rien, aussi évoluée et rapide soit elle !...

La formation, quelle qu'elle soit, doit se baser sur deux piliers : la théorie et la pratique. La théorie est la même pour la photographie argentique et pour la photographie numérique. La pratique est quelque peu différente selon la voie choisie, elle devra se baser sur les particularités de chacune (numérique ou argentique) mais aucune des deux ne sera plus formatrice que l'autre !!!

Si vous avez autour de vous du matériel argentique que vous n'avez pas besoin d'acheter, utilisez-le pour vous former. Si vous pouvez acheter du matériel (argentique ou numérique) pour peu cher, choisissez celui qui est le plus accessible pour vous et utilisez-le pour vous former. Attaquez la théorie, en club photo, dans des livres ou dans des sites web sérieux (comme celui-ci par exemple), pour le reste, comme toujours, ce n'est pas le matériel qui est important !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


COMMENT UTILISER SON TRÉPIED ? CE N'EST PAS SI ÉVIDENT !

Oh, bien sûr, ce n'est pas aussi compliqué que le titre le laisse supposer mais il y a tout de même quelques points à connaitre pour une configuration optimale de son trépied.

Comme tout le monde, une fois avoir acheté votre trépied vous pensez que c'était un accessoire si simple qu'il suffit d'étendre les jambes, de placer l'appareil photo dessus, et le tour est joué ! Vous êtes prêt à partir pour faire des choses incroyables !...

Je pourrais essayer de vous dire le contraire mais n'étant pas une référence, vous pourrez, à raison, ne pas me croire. Alors, si je vous disais qu'Ansel Adams, dans son grand livre The Camera, consacre deux pages entières à la bonne utilisation du trépied, peut-être le croirez-vous ?

Tous les photographes débutants installent le trépied avec désinvolture et utilisent les différentes inclinaisons et réglages de manière totalement aléatoire. Ne dites pas le contraire, tout le monde le fait ou l'a fait à ses débuts... oui, même moi... Mais il est préférable d'être plus méthodique dans la mise en place du trépied, si le temps et la situation le permettent, pour obtenir un positionnement précis de l'appareil et la plus grande stabilité possible. Ainsi, même si le trépied semble être un simple équipement, il y a quelques éléments à garder à l'esprit lorsque vous l'installez pour vous assurer un image la plus nette possible !

→ Déterminez votre composition avant toute chose
Dans la mesure où il faut beaucoup de temps pour installer un trépied, c'est une bonne règle de trouver d'abord votre composition, puis de vous soucier du trépied. En grand format, la configuration du trépied et celle de la chambre demandent tant de travail que je me suis fabriqué un masque (voir ici) pour définir ma composition avant même de toucher à mon matériel !... En moyen et petit format (et en numérique !), ce travail est moindre, donc l'utilisation d'un masque ne s'impose pas —mais peut s'envisager— , la composition dans le viseur de l'appareil est suffisant. Alors, promenez-vous et explorez votre sujet sous différents angles. Il peut être utile de regarder dans votre viseur pendant que vous faites cela afin de vous aider à voir exactement à quoi ressemblera la composition.

→ Le placement des jambes ne se fait pas au hasard
Dirigez l'une des jambes du trépied en direction de votre sujet, si, si !.... En pointant l'une des jambes du trépied vers votre sujet, vous aurez de la place pour vous tenir entre les deux autres jambes, ce qui vous empêchera de trébucher sur le trépied, et cela peut aider à stabiliser davantage l'appareil photo lorsqu'il est dirigé vers le sol, même un peu...

→ Gardez la colonne centrale verticale et perpendiculaire au sol
Pour vous assurer que le poids de votre appareil photo est réparti uniformément sur les trois pieds, assurez-vous que la colonne centrale soit verticale et perpendiculaire au sol. L'utilisation des niveaux à bulle fixés à la colonne centrale et/ou la tête peut vous aider à niveler le trépied. Ces niveaux à bulle, s'ils ne sont pas déjà intégrés à votre trépied, sont généralement spécifiques à chaque modèle de trépied et disponibles pour moins de 10€ sans compter qu'il est toujours possible de bricoler la fixation d'un niveau à bulle en plastique qui ne vous coûtera qu'1€.

Bien sûr, il est des cas où le placement de la colonne centrale à l'horizontale ou sous un certain angle est nécessaire —si votre trépied le permet— mais dans ce cas, il faudra soit augmenter l'espacement entre les jambes (généralement les trépieds permettent ce réglage) soit équilibrer le poids à chaque extrémité de la colonne centrale (comme sur une balance romaine)...

→ Évitez de sortir la colonne centrale
La colonne centrale est nettement moins stable que les trois jambes écartées, donc n'utilisez la colonne centrale qu'en dernier recours si c'est vraiment indispensable. Cette obligation provoquera souvent une certaine frustration lors de l'installation de votre trépied, la hauteur parfaite peut ne pas être atteinte, mais n'oubliez pas que cela vous aidera à obtenir l'image la plus nette possible.

→ Étirez les segments de plus gros diamètre en premier
Contrairement à ce que tous les débutants font, oui je dis bien tous (!!!), on ne déploie les segments les plus fins qu'en dernier lieu et uniquement si c'est indispensable. Comme ci-dessus, cette obligation provoquera souvent une certaine frustration lors de l'installation de votre trépied, la hauteur parfaite peut ne pas être atteinte, mais n'oubliez pas que cela vous aidera à obtenir l'image la plus nette possible.

→ Selon la tête de trépied que vous possédez, envisagez un accessoire supplémentaire
Les têtes 3D permettent le placement du boîtier à la verticale (orientation portrait) sans le déporter de trop de l'axe du trépied. Si votre matériel n'est pas trop lourd, tout se passera bien.

Les rotules (têtes à boule) permettent le même montage mais le boîtier sera déporté beaucoup plus loin de l'axe du trépied. Si votre matériel n'est pas trop lourd, ça pourra passer sinon, pensez à utiliser un support de boîtier en "L" s'il porte des objectifs courts. Le support en "L" est un type spécial de plaque qui fixe votre appareil photo à la tête du trépied. Il a la forme d'un "L" (oh ? sans blague !) et vous permet de monter votre appareil photo en orientation portrait, tout en gardant l'appareil photo au centre des trois pieds (la tête du trépied reste en position paysage). Si le boîtier porte un objectif long, utilisez la bague d'objectif pour fixer votre matériel sur la tête du trépied laissée horizontale et tournez le couple boîtier/objectif en position portrait.

→ Utilisez systématiquement un collier de trépied pour les objectifs longs
Étant donné que les gros objectifs lourds déplacent souvent le centre de gravité de votre appareil photo, il est important d'utiliser un collier de trépied qui équilibre ~ uniformément le poids entre votre appareil photo et l'objectif. Sans celui-ci, vous remarquerez que votre appareil photo a tendance à se déplacer lentement vers le bas même après verrouillage de la tête en place. En plus, le bras de levier exercera une force angulaire énorme sur la monture avec risque de casse ou de déformation (la moindre petite déformation empêchera la mise au point et risquera d'engendrer des fuites lumineuses).

→ Accrochez une masse sous la colonne centrale
Accrochez un sac photo ou tout autre objet lourd à la colonne centrale pour plus de stabilité Si vous vous trouvez dans des conditions très venteuses, il peut être utile d'ajouter du poids à votre trépied en suspendant quelque chose de lourd à la colonne centrale. Il en va de même si vous devez déplier totalement les jambes du trédied. De nombreux trépieds ont déjà un crochet en place, mais si ce n'est pas le cas du vôtre, vérifiez si vous pouvez simplement visser un crochet à la base de la colonne centrale. Soyez prudent avec cette méthode : si votre lest tremble beaucoup dans le vent et frappe les pieds du trépied, vous risquez de perdre en stabilité et vous serez assuré d'une image floue... Cela dit, en cas de grand vent, je préfère utiliser une sardine de tente de camping que j'enfonce dans le sol et je tire une ficelle bien tendue entre la sardine et le crochet de la base de la colonne centrale.

→ Pourquoi il est important de bien configurer votre trépied ?
Bien que l'installation de votre trépied puisse sembler un processus lent et fastidieux, il est important de le faire avec soin pour vous assurer une image la plus nette possible. Veiller à ce que votre trépied soit dans une position stable aidera également à l'empêcher de basculer et d'endommager votre appareil photo et votre objectif. Et enfin, plus vous consacrez de temps et de soin à l'installation de votre trépied, moins vous serez obligé de le mobiliser à postériori pour composer correctement votre image. La difficulté de configuration vous obligera à vous concentrer sur votre composition (vous serez plus prudent sur la composition que vous choisissez) et ralentira votre photographie, ce qui aura un effet positif sur la qualité de vos images (voir ici et ici).

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


 


 


Flag Counter

En savoir plus