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Et si on s'essayait à la trichromie ?
Et si on s'essayait à l'autochrome ?
Et si on s'essayait au noir et blanc créatif ?
Et si on se construisait un appareil sténopé ?
Et si on s'essayait au moyen format ?
Et si on s'essayait au grand format ?
Photographier sans lumière ?
Photographier avec un smartphone/une tablette
Photographier avec un compact bas de gamme
Ces petits trucs qui changent tout
La photographie itinérante
Les styles en photographie
La petite histoire d'une photographie
Devenir meilleur photographe
Équipement logiciel de qualité à bas prix !
Que peut-on attendre des logiciels photo ?
Divagations
Peut-on protéger ses créations ?
Le coin des polémiques
Votre labo numérique idéal
Compétences photographiques
Apprendre à voir
Tout, tout, tout, sur l'exposition...
Hommage à FERNAND BIGNON
Lettre ouverte aux (futurs) argentistes
Les photographes sont tous C H A R L I E

Cette page est née de la démarche d'Élisabeth C. qui, me connaissant mais ne connaissant pas mon site, s'est tournée vers moi pour avoir quelques éléments basiques lui permettant de débuter en photographie alors même qu'elle prévoyait un superbe voyage. Quitte à lui fournir ces éléments, autant qu'ils profitent à tout éventuel futur photographe amateur... donc bienvenue à tous les nouveaux débutants...

Depuis, cette page s'est étoffée grâce à d'autres questions et d'autres personnes...

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ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu
Introduction Le prix des choses
Choisir son mode d'expression Ce qu'il faut envisager
Avant de commencer La photographie pour les nuls
Un aperçu du B-A-BA technique... Et ensuite ?
10 conseils pour les débutants Développement | Retouche... Au-delà du vocabulaire
Comparer argentique et numérique Quid de la force d'une image ?
Les cours payants de photographie Les problèmes d'exposition
L'anglais en photographie (anglais -> français) L'anglais en photographie (français -> anglais)
Soyons plus précis ! Toute photo est bonne à faire !
Connaître les types de lumières naturelles Peut-on lutter contre l'obsolescence programmée ?
Comment économiser ses piles (jusqu'à 140%) Éléments vitaux de la netteté des images
Quatre tuyaux tout simples pour bien débuter 10 techniques de base à appliquer systématiquement
Apprendre à tenir son boîtier (!!!) Prendre en charge son boîtier au plus vite !
Dossier « essentiels » : l'exposition Dossier « essentiels » : l'ouverture
Dossier « essentiels » : la vitesse d'opturation Dossier « essentiels » : la sensibilité ISO
Dossier « essentiels » : la profondeur de champ Dossier « essentiels » : le contraste
L'horizon : la bête noire du photographe ! Photo sortie du boîtier ou travaillée ensuite ?
Comment réussir une mise au point manuelle ? De la beauté d'être débutant
De l'intérêt de faire des mauvaises photos Ces accessoires pas forcément si accessoires !...
Avantages/inconvénients boîtier argentique/numérique Attention, votre envie de photographie peut déprimer !


INTRODUCTION

Si vous lisez cette page, il n'y a que deux possibilités :
— vous vous êtes égaré dans les méandres du web
— vous avez trouvé exactement ce que vous recherchiez, c'est cette hypothèse que je privilégierai .

Dans ce site, vous allez pouvoir trouver absolument tout ce dont vous aurez besoin, depuis votre envie de vous essayer à la photographie jusqu'à votre épanouissement en photographie évoluée, en passant, bien sûr, par le choix de votre matériel, la façon de vous en servir etc.

Bien sûr, ce site n'étant pas réservé aux débutants, loin de là, vous ne trouverez dans cette page que des éléments vous permettant de décider en toute conscience si, oui ou non, vous souhaitez réellement poursuivre dans cette voie... Cette page ne sera bien évidemment pas composée d'éléments qui vous éloigneront de votre projet, mais elle ne comportera pas non plus d'éléments vous faisant envisager béatement votre avenir photographique !!! Bien sûr, vous ne connaissez certainement pas encore www.thydelor.eu, mais vous découvrirez rapidement que ce site est totalement indépendant, il n'est manipulé ni par des annonceurs, ni par des fabricants, d'ailleurs il n'est financé par personne... j'y suis à 100% de ma poche !...

Donc, dans cette page, attendez-vous à lire des mots crus, voire durs, puisque je ne vous donnerai ici que des éléments véridiques !...

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LE PRIX DES CHOSES

Quelle que soit l'activité culturelle ou de loisir envisagée (cela n'étonnera personne), elle engendrera des frais !... Frais d'achat de matériel de base, frais d'utilisation, frais occasionnés par les besoins annexes ou accessoires etc...

Et bien, je ne vais pas vous faire languir plus longtemps, l'honnêteté m'oblige à vous prévenir tout de go : « De toutes ces activités, celle qui réclamera l'investissement le plus important -à long terme- est bien la photographie !!! »

Bien sûr, si vous vous contentez d'un appareil « bas de gamme » et que votre activité photographique se limitera à la prise d'images que vous pourriez tout aussi bien prendre avec votre smartphone, l'investissement sera très limité... MAIS encore trop important -à mon goût- puisque, dans ce cas, je vous conseillerai vivement d'abandonner l'idée de vous lancer en photographie et de poursuivre votre « phonegraphie » sans arrière pensée !... Ce n'est pas honteux de faire de la « phonegraphie », d'ailleurs vous ne serez pas le seul (!!!) et, en plus, même de grands artistes s'en contentent largement pour leur création professionnelle d'images !...

Si, maintenant, vous souhaitez allez plus loin, apprendre les subtilités de cette technique ancestrale (mise à jour régulièrement), composer sérieusement vos images, voire les finaliser en les couchant sur de grandes feuilles de papier, il faudra vous attendre à étaler vos investissements dans le temps...

L'avancée "classique" dans la pratique photographique est toujours la même, pour tout le monde : on achète un appareil simple, on en tire beaucoup de plaisir jusqu'au jour où... on découvre ses limites... il faudra acheter un appareil dans une gamme supérieure. Malheureusement, si vous optez pour la gamme immédiatement supérieure, en peu de temps vous allez vous retrouver dans la même impasse et recommencer, toujours et toujours !... C'est pourquoi il ne faut pas se tromper lors de l'acquisition de son premier appareil photographique !...

À l'époque de l'argentique (utilisation des films photographiques), la gamme était très restreinte :
— appareil "jouet"
— appareil compact (j'exclue les compacts professionnels qui valaient des fortunes !!!)
— l'appareil reflex qui allait du plus simple au plus professionnel mais qui avaient les mêmes capacités.
Dans ces conditions, « l'erreur du débutant » ne risquait pas de conduire à la banqueroute !...

Malheureusement, avec l'arrivée du numérique, la philosophie est devenue toute autre ! Maintenant, il faut acheter, acheter un ordinateur, acheter une imprimante, acheter un scanner, acheter des logiciels de traitement, upgrader l'appareil et du même coup tous les périphériques informatiques et tous les logiciels. Au bout de moins d'un an (pour les appareils compacts d'entrée de gamme) à 2 ans (pour le haut de gamme), le matériel est obsolète, il faut le changer, mais le remplaçant n'est plus compatible avec rien... il faut, sinon remplacer toute sa chaîne informatique, au moins changer ses logiciels... et de toute manière le marché vous poussera systématiquement à la course en avant !... Il n'est plus question de photographie aujourd'hui, il n'est plus question que de « gros sous »... Donc, « l'erreur du débutant » est souhaitée par l'industrie de la photographie numérique !... Mais ne vous désespérez pas, vous trouverez dans ce site tout ce dont vous aurez besoin pour éviter les pièges de ces industriels vautours !...

Sachez également que la puissance de l'industrie de la photographie numérique est telle qu'il vous faudra vous méfier de tout ce que vous allez pouvoir lire dans la presse spécialisée en photographie mais également vous méfier de tout ce que vous allez pouvoir lire sur la majorité des sites internet traitant de photographie (sauf le mien, bien sûr ).

Sachez également, avant de vous lancer, que le prix de votre appareil ne correspondra, au final, qu'à une infime partie de votre investissement !... Vous trouverez dans le commerce d'excellents boîtiers reflex à 300~400€ mais le moindre petit accessoire, aussi dérisoire soit-il vous coûtera facilement 100 à 200€ !!! Et je ne vous parle pas du prix des objectifs !!!

Aussi, je ne saurais trop vous encourager à lire et à relire les rubriques de ce site pour éviter certaines déconvenues qui risquent d'être très préjudiciables !...

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CHOISIR SON MODE D'EXPRESSION

Ce chapitre va vous paraître incongru, mais je vous prierai de le lire dans son intégralité tout de même, vous risquez d'être surpris !!!

En 2013, qui dit se lancer en photographie dit choisir un appareil photo numérique et tout l'enjeu est de choisir sa marque de prédilection !... FAUX, ARCHI FAUX !!! En 2013, comme en 1940, on peut encore très bien faire de la photographie argentique !!! De plus en plus de professionnels, de plus en plus d'amateurs aussi se détournent du numérique pour reprendre l'utilisation des « bons vieux films »... Incroyable non ? Et je pense que je vous surprendrai encore plus en vous disant que les films les plus sollicités sont les films... Noir et Blanc !!! Eh oui !!!

Mais comment expliquer ce phénomène ? La photographie numérique évolue de jour en jour (et ce n'est pas qu'une tournure de phrase !) mais, malgré ses progrès fulgurants, elle semble « tourner en rond ». Le numérique propose une qualité d'image quasi parfaite... MAIS... elle est tellement froide et "mécanique" qu'elle déçoit de plus en plus de monde, même parmi les amateurs !... Seuls les journalistes sont condamnés à poursuivre en numérique puisque pour eux, la parution la plus rapide est une obligation... et il est plus rapide de transférer une photo via internet que de faire développer le film et de dépêcher un coursier pour déposer les images au journal !...

Ainsi, même débutant, il est tout à fait licite de vous poser la question de savoir si vous voulez vous exprimer en numérique ou en argentique !... Cette question est d'autant moins stupide qu'avec le prix d'une configuration numérique "basique", vous pourrez vous offrir une configuration argentique "haut de gamme"... et en plus, même si on considère l'achat de films et le prix du développement, vous pourrez vous offrir toute une vie de photographie argentique pour le prix d'un simple reflex numérique de milieu de gamme qui sera totalement obsolète dans 1 à 2 ans !...

Les appareils photo 100% mécaniques des années 1930~1940 fonctionnent encore parfaitement presque 1 siècle après leur naissance, on peut les acheter pour un prix dérisoire (souvent inférieur à 10€) et ils fonctionneront encore parfaitement dans 100 ans voire plus... Les appareils 100% mécaniques des années 1950~1960 fonctionnent également encore très bien, on peut également les acheter pour une poignée de cacahuètes et fonctionneront encore dans 100 ans... Les appareils 100% mécaniques des années 1970 que l'on peut acquérir pour presque rien ont également une espérance de vie quasi infinie. Sont nés dans les années 1970 des appareils électro-mécaniques qui proposaient déjà les mêmes modes que les appareils numériques actuels, on les trouve pour moins de 100€ et leur espérance de vie dépendra du temps pendant lequel on pourra trouver des piles compatibles (c'est à dire... quasiment toujours !). Les appareils des années 1980~1990 sont devenus strictement identiques (voire meilleurs) que les appareils haut de gamme actuels, ils coûteront, en haut de gamme, moins de 200€ et ils fonctionneront certainement encore parfaitement à l'heure où le numérique sera oublié, où l'on parlera l'holographie (probablement !)... Alors que les appareils numériques, même si vous ne souhaitez pas les remplacer tous les deux ans (comme le souhaiterait l'industrie photographique numérique), n'auront certainement aucune chance de survivre plus de 5 à 10 ans, au moins à cause de leurs batteries spécifiques qui ne sont plus fabriquées dès que le modèle de boîtier est arrêté... Cela ne vous a jamais interpellé de découvrir que chaque appareil était équipé d'une batterie spécifique ? Chaque fois qu'un modèle est remplacé, la batterie l'est aussi ? C'est ce que l'on appelle l'obsolescence programmée !!!

Pour masquer cette réalité, les fabricants d'appareils numériques, avec les arguments persuasifs qu'on leur connaît ont réussi à faire admettre aux acheteurs potentiels de matériel argentique que les films ne seront bientôt plus disponibles... en 2004 on disait déjà que dans moins d'un an les films n'existeront plus... 10 ans après, le film ne s'est jamais porté aussi bien... plus incroyable encore, le film instantané (plus connu sous le nom Polaroïd) qui avait totalement disparu dans les années 2000, tel un phénix, s'est relevé de ses cendres et des appareils capables de les utiliser ont également vu le jour !... NON le film n'est pas mort !... Les plus pessimistes lui donnent une espérance de vie d'au moins encore 100 ans !!!

Réfléchissez bien à cette question !!! Vous trouverez toutes les réponses dans mon site quelle que soit votre décision finale !!!

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CE QU'IL FAUT ENVISAGER

L'offre commerciale en matériel professionnel est gigantesque ! Le problème est de savoir ce dont on aura besoin ! Vous trouverez dans ce site des pages qui vous donneront toutes les pistes à considérer avant de "se lancer". Mais je vais vous donner ici ma façon de voir les choses, on pourra dire mon conseil (que d'autres contrediront certainement) : « Si vous souhaitez réellement vous lancer en photographie, regardez d'emblée vers un reflex d'entrée de gamme. »

Il ne faut pas s'orienter vers un boîtier trop compliqué à apprendre et à utiliser mais qui vous accompagnera dans votre évolution photographique.

En argentique, un reflex électro-mécanique de la fin des années 1970~début des années 1980 sera parfait : il vous coûtera moins de 100€, proposera des automatismes priorité ouverture, priorité vitesse, un mode automatique programme, un mode manuel, un mode flash et même une pose B. Il sera ou ne sera pas autofocus, ce sera une simple question de goût, mais sachez que la mise au point manuelle est de loin préférable (puisque plus universelle) à la mise au point automatique.

En numérique, le choix est assez vaste, toutes les marques proposent plusieurs modèles de reflex d'entrée de gamme avec des modes "résultats" plus des modes "pro".

Pour ce qui est des objectifs, débutez avec un objectif "universel" un 50mm lumineux (< f/2.8) pour l'argentique ou un 35mm lumineux pour le numérique (en effet, en "entrée de gamme" numérique les capteurs sont de type APS donc la focale universelle est le 35mm !).

Et c'est tout ce qu'il vous faut !... Cela vous coûtera moins de 500€ (beaucoup moins en argentique) et pourra vous suffire jusqu'à la fin de vos jours. Bien sûr ces boîtiers vous permettront d'accroître le nombre de périphériques selon vos éventuels besoins, plus tard !...

Regardez les pages de mon site, vous en apprendrez plus et n'hésitez pas à regarder les sites traitant de l'historique des appareils "modernes".

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AVANT DE COMMENCER

Une fois que vous aurez trouvé votre matériel neuf (ou d'occasion), il sera indispensable (et j'insiste lourdement sur ce point) de faire connaissance avec votre appareil ! Le mode d'emploi est un document qu'il ne faut pas jeter dans un coin, ce n'est pas non plus un document à survoler distraitement, c'est un document à lire sérieusement et à plusieurs reprises, avec son appareil en mains afin de tout connaître de ses fonctions et de sa logique de fonctionnement. Il faut que vous soyez en mesure de trouver immédiatement la moindre commande, sans hésiter une seule seconde, avant de vouloir aller plus loin ! Et, même quand vous connaîtrez votre appareil par cœur, il faudra régulièrement relire ce mode d'emploi !...

Si vous avez acheté un appareil en occasion sans mode d'emploi, vous avez une chance de le trouver sur mon site (ou sur d'autres sites). Ne zapez surtout pas cette étape !!!

Quand cette phase de découverte sera terminée, il ne sera pas question de se lancer tête baissée !... Il est indispensable d'apprendre les rudiments de la photographie !... Vous trouverez sur mon site un petit cours de photographie, très simple (et que je trouve très complet ), ne manquez pas de l'étudier à fond !...

Une fois l'assimilation des fondamentaux terminée, vous pourrez enfin vous lancer dans la photographie...

ET PUIS SURTOUT, SURTOUT, n'hésitez pas à lire les différentes rubriques de mon site, vous en apprendrez tous les jours !...

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LA PHOTOGRAPHIE POUR LES NULS

Avant de débuter cet article, je tiens à souligner que le titre de ce paragraphe n'a strictement rien à voir avec l'extraordinaire collection de livres destinés aux débutants de tous horizons ! Je ne sais pas si cette collection propose un livre traitant de la photographie mais, si c'était le cas, je tiens à m'excuser de reprendre le même titre. Si un responsable de la collection « pour les nuls » s'estime lésé par mon titre d'article, qu'il me contacte (voir ici), j'essayerai de trouver un autre titre.

Dans ce premier article « pratique » de la page destinée aux débutants, je ne vais pas vous apprendre toute la photographie (!!!) toutes les pages du site vous apportent des clés et je pense que même si Dieu me prête vie (et cognition !) pendant encore vingt ans, même en écrivant un article par jour, je n'arriverai pas à faire le tour du sujet !!!... Donc vous ne trouverez ici que quelques petites notions vous permettant d'aborder les autres articles sans être trop perdu (ou noyé)... Je classerai les notions par ordre alphabétique du mot clé :

Qu'est-ce qu'une Aberration chromatique ?
Il s'agit d'une irisation ou un changement total de couleur du à l'incapacité d'un objectif de reproduire convenablement la mise au point des couleurs. En fait, la mise au point (plan de netteté) est fonction de la longueur d'onde (la couleur) de la lumière, donc, la mise au point des couleurs rouges d'un objet plat est différente de celle des couleurs bleues, elle-même différente de celle des couleurs vertes. Donc, selon la qualité de correction de l'objectif, il y aura des dérives de couleurs dans les zones pas strictement nettes. On décrit deux types d'aberrations chromatiques : les AC latérales (généralement bleues ou jaune) et les AC longitudinales (généralement vertes ou magenta) qui apparaissent sur la "profondeur" de l'image avec des objectifs à grande ouverture (voir plus bas).

Qu'est-ce qu'un Angle de champ ?
C'est la largeur embrassée par un objectif en fonction de sa focale (voir plus loin).

À quoi correspond le terme Argentique ?
Avant l'invention de la photographie numérique (voir plus loin), on utilisait des films (voir plus loin) pour créer des images photographiques. L'élément analogique qui transformait la lumière en image était un sel d'argent qui noircissait d'autant plus qu'il était illuminé. Plutôt que de parler de bromure d'argent AgBr ou de chlorure d'argent AgCl, on a simplifié en ne parlant que d'argent... donc le terme argentique fait référence à l'utilisation de l'argent pour créer des images... donc photographie argentique...

Qu'est-ce qu'un Arrière-plan ?
C'est l'ensemble de l'espace qui se trouve derrière le sujet principal. Selon la valeur d’ouverture du diaphragme (voir plus loin), de la focale de l'objectif (voir plus loin) et la distance du sujet, cet arrière-plan sera plus ou moins net ou flou.

Qu'est-ce que l'Autofocus ?
C'est une fonction de mise au point automatique contenue dans l'appareil photographique.

Qu'est-ce qu'un Avant plan ?
L'avant plan est la partie du champ située entre l'appareil photo et le sujet principal de l'image. On l'appelle aussi premier plan.

Qu'est-ce que la Balance des blancs ?
Balance des blancs ne veut rien dire du tout !... C'est du franglais !... C'est une demi-traduction de White Balance, c'est à dire Équilibre des blancs !... Cette fonction, manuelle ou automatique, permet de corriger les dominantes de couleurs apparaissant dans des conditions particulières d'éclairage. Cette fonction n'existe qu'en photographie numérique (voir plus loin)... en argentique (voir plus haut), il fallait utiliser des filtres colorés à placer devant l'objectif quand le film (voir plus loin) n'était pas calibré pour la couleur de l'éclairage utilisé.

Qu'est-ce que le Bracketing ou le Bracketage (encore du franglais !!!!) ?
C'est une technique qui consiste à prendre successivement plusieurs photos avec des réglages différents. En fait c'est un tâtonnement lorsqu'on n'est pas bien sûr des réglages dans des conditions difficiles. Il existe des bracketing de tous genres : exposition, balance des blancs, sensibilité, simulations de film, etc...

Qu'est-ce que le Bruit ?
On ne parle de bruit qu'en photographie numérique (voir plus loin). En électronique, on sépare toujours le signal du bruit. Le signal, c'est ce que l'on recherche, le bruit c'est ce que l'on obtient sans le vouloir... c'est du aux composants électroniques ou à l'environnement et qui brouille en partie plus ou moins importante le signal. En photographie numérique, le bruit est un ensemble de points de luminosités ou de couleurs différentes qui polluent l'image. Les bruits apparaissent principalement lors des poses longues (temps de pose long ou vitesse lente -voir plus loin-) ou lorsqu'on utilise des sensibilités (voir plus loin) ISO (voir plus loin) élevées.

Qu'est-ce qu'un Capteur en photographie numérique ?
Le capteur est un composant électronique qui transforme chaque élément de lumière (des photons pour les scientifiques !) qui le touche en donnée numérique. Ces données numériques seront traitées par le processeur intégré dans l'appareil photo numérique pour donner naissance à un fichier informatique correspondant à une image. Le capteur numérique correspond donc, dans l'appareil photo numérique, au film (voir plus loin) que l'on place dans l'appareil argentique... dans les deux cas, ces supports servent de captateurs et de transformateurs de lumière en image.


Qu'est-ce qu'une Carte mémoire ?
C'est un périphérique de stockage des données informatiques (dans le cas des appareils photo, il s'agit des images). Il existe différents types de cartes mémoire : Compact Flash, SmartMedia, MemoryStick, Multimedia Card (MMC), Secure Digital (SD), et ses dérivés à haute densité.

Qu'est-ce que le Contraste ?
C'est la différence de luminosité qu'il existe entre une zone sombre et une zone claire dans une même image.

Qu'est-ce que le Contre-jour ?
C'est un type de photographie qui consiste à photographier un sujet placé devant une source lumineuse de forte intensité (le soleil par exemple). Ceci a pour effet de transformer le sujet en silhouette noire puisque l'appareil photo est incapable d'exposer convenablement et le sujet non éclairé et l'arrière-plan très lumineux.

Qu'est-ce que le Délai de latence ?
C'est le temps qui sépare le moment où on appuie sur le bouton déclencheur et le moment où l'appareil prend réellement la photo. Ce problème n'a jamais existé en photographie argentique (voir plus haut) et n'existe quasiment plus en photographie numérique (voir plus bas) non plus, aujourd'hui. Les appareils numérique bas de gamme étaient, il y a encore peu de temps, très sensibles à ce problème (certains en sont-ils encore affectés ?)

Qu'est-ce que la Distorsion ?
La distorsion est un défaut de l'image causé par un objectif de qualité discutable. Il existe deux types de distorsion : en barillet ou en coussinet.

Qu'est-ce qu'un Diaphragme en photographie ?
Le diaphragme est un dispositif qui permet de régler la quantité de lumière qui va traverser l'objectif de l'appareil photo au moment du déclenchement (quand vous appuyez sur le bouton). Le diaphragme est un des trois éléments (avec la vitesse et la sensibilité) qui permettent de déterminer l'exposition convenable des photographies. Nous verrons également les autres éléments. On parle également d'ouverture puisque le diaphragme s'ouvre plus ou moins...


diaphragme fermé -> diaphragme ouvert

Qu'est-ce qu'un EXIF ?
C'est un format de données qui permet de décrire les données images. Ces données sont stockées dans les fichiers des images, et permettent d'adjoindre à la photo les conditions de prise de vue (entre autre).

Qu'est-ce qu'un Film en photographie argentique ?
Un film n'est qu'une surface transparente en acétate (en plastique) sur laquelle est fixée une couche de gélatine qui contient des sels d'argent (voir argentique). Lorsque le film est exposé à la lumière, les sels d'argent noircissent en créant des zones sombres. Puisque les zones lumineuses dans le monde sont reproduites en sombre sur le film, on dit qu'on obtient une image négative. Par extension, un film exposé sera appelé un négatif. Les films peuvent avoir plusieurs tailles et plusieurs formes : les films "grand format" sont des feuilles uniques de film (avant l'utilisation du film, ces plaques étaient des plaques de verre qui portaient la gélatine argentée), les autres films, "petit format" et "moyen format" sont des bobines.

À quoi correspond la Focale ?
En réalité, il faut parler de distance focale. Il s'agit d'une distance physique, exprimée en mm, utilisée en optique. Cette distance focale étant modifiée par la constitution de l'objectif, il n'est pas nécessaire de savoir ce que c'est réellement, mais puisque cette focale détermine la puissance de grossissement des objectifs (focale longue, par exemple 500mm = le sujet semble plus proche | focale courte, par exemple 10mm = le sujet semble plus éloigné), il suffit de dire focale de 100mm... pour savoir de quoi on parle.

Qu'est-ce qu'un Grand-angle ?
On devrait parler d'un objectif à grand angle de couverture ou d'un objectif à large angle de champ... mais en photographie, tous les termes sont simplifiés ou galvaudés ! Bref, un objectif grand angle est en réalité un objectif de faible focale (voir plus haut), tout le contraire d'un téléobjectif (voir plus bas). On utilise ces objectifs pour "éloigner" son sujet.

Qu'est-ce qu'un ISO ?
ISO est une des échelles de caractérisation de la sensibilité (voir plus bas) du film ou du capteur. Plus la valeur ISO est élevée et plus le film ou le capteur sera sensible.

Qu'est-ce que la Latitude de pose ?
C'est la capacité d'un film (voir plus haut) à représenter une image correctement même si l'exposition n'est pas idéale. Une surexposition ou une sous exposition d'un film peut permettre d'obtenir une image parfaite pour peu que l'erreur d'exposition reste dans les limites de la latitude de pose.

Qu'est-ce qu'une Métadonnée ?
Voie "Exif". Ce sont des données d'une image numérique rassemblées dans les valeurs EXIF des fichiers d'image. On y trouve (entre autre) les paramètres de prise de vue : appareil photo utilisé, focale, ouverture du diaphragme, vitesse, flash, valeur ISO, données GPS de localisation, conditions de prise de vue : date et heure notamment, informations sur l'auteur : nom de l'auteur, spécification du copyright, de l'éditeur, etc.

Qu'est-ce qu'un objectif Normal ?
Un objectif normal est un objectif qui propose un angle de champ (angle de couverture de visée) correspondant à la vision humaine. En réalité il correspond à la diagonale du format du film (ou du capteur numérique). C'est à dire qu'un objectif normal ne correspond pas à une focale (voir plus haut) déterminée mais fonction de la taille du négatif (ou du capteur).

Qu'est-ce qu'un Obturateur en photographie ?
L'obturateur, comme son nom l'indique, sert à "fermer". C'est donc un dispositif qui empêche la lumière de toucher le film (voir plus haut) ou le capteur (voir plus haut). Mais si la lumière ne passe pas, la photo devient impossible donc l'obturateur a été associé à un mécanisme permettant d'ouvrir l'obturateur et de le refermer après un certain temps prédéterminé. Par extension, quand on parle d'obturateur, on sous entend vitesse (voir plus loin) donc durée d'exposition.

Qu'est-ce que l'Ouverture ?
Voir Diaphragme. En fait, le diamètre ouvert par l'obturateur est défini en millimètre selon la formule distance focale divisée par une valeur de diaphragme (f/1.0, f/1.4, ...... , f/22, f/32, etc)... Les valeurs de diaphragme évoluent suivant une suite fonction de la racine carrée de 2 (mais vous pouvez oublier cela !!!). Ce qui veut dire que chaque valeur d'ouverture (f/1.0 par exemple) correspond au double de quantité de lumière qui traverse l'objectif par rapport à la valeur d'ouverture supérieure (f/1.4 par exemple) ET DONC que chaque valeur d'ouverture (f/32 par exemple) correspond à la moitié de quantité de lumière qui traverse l'objectif par rapport à la valeur d'ouverture inférieure (f/22 par exemple)...

Qu'est-ce qu'un Pixel ?
Le pixel est l'unité de surface permettant de définir la base d'une image numérique. On utilise également le mot pixel pour désigner un point élémentaire.

Qu'est-ce qu'une Plage dynamique ?
C'est la capacité d'un capteur(voir plus haut) ou un film (voir plus haut) à reproduire fidèlement une gamme de luminosités plus ou moins large.

Qu'est-ce qu'un Plan focal ?
Le plan focal est un plan imaginaire où l'image est nette quand la mise au point est effectuée. Attention, il ne faut pas voir le plan focal comme un mur perpendiculaire à l'appareil, mais plutôt comme une demi-sphère.

Qu'est-ce qu'un Post traitement ?
C'est l'ensemble des manipulations effectuées sur une image numérique sur ordinateur. Un post traitement a pour but l'amélioration de l'image originale. À ne pas confondre avec une retouche (voir plus bas). (voir "Tirage (1)" plus bas). Voir l'article spécifique sur cette même page.

Qu'est-ce qu'un Premier plan ?
Voir "Avant plan"

Qu'est-ce que la Profondeur de champ ?
C'est la zone de netteté (en profondeur) répartie en avant et en arrière du plan de netteté (le sujet principal). Selon la focale (voir plus haut) de l'objectif et l'ouverture du diaphragme (voir plus haut), cette zone de netteté sera plus ou moins importante. La profondeur de champ se répartit dans une proportion de 1/3 en avant du plan de netteté pour 2/3 en arrière du plan de netteté.

Qu'est-ce qu'un RAW ?
RAW est un format d'image brute. C'est un format qui reproduit exactement la forme numérique de ce que reçoit un capteur numérique. Une image RAW ne peut pas être affichée, elle doit être traitée et convertie dans un autre format pour être utilisable. Un traitement RAW ou dérawtisation ou dématriçage se fait via un logiciel capable de lire le format RAW. Il existe autant de format RAW que de marque d'appareil photo numérique et autant de format RAW que de modèle d'appareil photo dans la même marque. Cela n'est pas fait pour simplifier les choses. Adobe a proposé un format RAW supplémentaire (le DNG) en vue d'uniformisation, mais peu de marques ont suivi, de peur de se livrer au bon vouloir d'Adobe, même si le DNG est laissé dans le domaine public par Adobe (pour l'instant). À noter qu'un RAW numérique peut être considéré comme un négatif argentique (voir plus haut), c'est pourquoi Adobe a appelé son format RAW "DNG" pour "digital negative" soit "négatif numérique".

Qu'est-ce qu'un Reflex ?
C'est un appareil photo qui permet de visualiser l'image directement à travers l'objectif par utilisation d'un miroir à 45° qui projette cette image sur un dépoli situé sous le viseur. Si un seul de ces éléments est manquant (viseur, dépoli, miroir), il ne s'agit plus d'un reflex. Certaines personnes confondent en prétendant qu'un reflex est un appareil photo à objectifs interchangeables, alors que de tout temps (même argentique -voir plus haut-) des appareils compacts à visée télémétrique offraient la possibilité de changer d'objectif alors que la visée s'effectuée déportée à l'objectif, qu'ils ne possédaient pas de miroir et pas de dépoli. À noter que les appareils photo numériques présentent tous l'image finale sur l'écran LCD arrière telle qu'elle sera en réalité, mais cela ne fait pas d'eux des reflex ... même s'ils autorisent des objectifs interchangeables !...

Qu'est-ce que la Résolution ?
La résolution d'une image est le nombre de pixels (voir plus haut) par unité de longueur. Mais c'est également la caractérisation d'une image imprimée en nombre de points par unité de longueur. Le sujet est assez complexe, je n'en dirai pas plus ici... il y a d'autres articles bien approfondis sur le sujet dans mon site.

Qu'est-ce qu'une Retouche ?
C'est l'ensemble des manipulations effectuées sur une image numérique sur ordinateur. Une retouche a pour but le trucage de l'image originale. À ne pas confondre avec un post traitement (voir plus haut). Voir l'article spécifique sur cette même page.

Qu'est-ce que la Sensibilité en photographie ?
La sensibilité est un des trois paramètres (avec l'ouverture et la vitesse) permettant de déterminer l'exposition correcte de la photo. La sensibilité est en fait celle du film (ou du capteur numérique) à la lumière. Plus un film (ou un capteur est sensible) et moins il aura besoin de lumière pour créer une image (et inversement). Il existe de nombreuses échelles permettant de qualifier la sensibilité (ISO, ASA, DIN, GOST, etc, etc,) mais la seule reconnue internationalement aujourd'hui est l'échelle ISO.

Qu'est-ce qu'un Téléobjectif ?
Un téléobjectif est un objectif de longue focale (voir plus haut). On l'utilise pour "rapprocher" son sujet. En réalité, il réduit l'angle de champ (l'angle de couverture de l'objectif) donc on a l'impression que le sujet est plus proche. Ne vous inquiétez pas, dans les autres pages du site vous découvrirez la réalité des choses.

Qu'est-ce qu'un Tirage (1) ?
C'est le transfert d'un film négatif sur un papier photographique argentique après agrandissement et, éventuellement, retravail sous l'agrandisseur. On pourrait parler de "post traitement" (voir plus haut) pour l'argentique (voir plus haut).

Qu'est-ce qu'un Tirage (2) ?
C'est la capacité d'un objectif à allonger plus ou moins son fût pour une mise au point à courte distance.

À quoi correspond la Vitesse en photographie ?
Ce terme ne veut rien dire en réalité ! Nous avons vu plus haut ce qu'était un obturateur. Grâce au mécanisme d'obturation on peut déterminer une durée d'exposition, c'est le temps pendant lequel la lumière arrive sur le capteur ou le film. La durée d'exposition (ou temps de pose) est donc fonction de la vitesse de fonctionnement du mécanisme de l'obturateur est donc on parle de vitesse, ce qui est en fait un véritable crime : une vitesse étant définie par une distance divisée par un temps (on parle bien d'une vitesse de 100 km/h !) alors qu'en photographie on parlera sans tiquer d'une vitesse de 1/100è de seconde... ce qui ne veut strictement rien dire !!! Par contre, un temps de pose (ou une durée d'exposition) de 1/100è de seconde est totalement admissible... Mais c'est ainsi, on parlera donc indifféremment de vitesse ou de temps de pose ou de durée d'exposition... La vitesse est un autre des trois paramètres (avec le diaphragme et la sensibilité) permettant de déterminer la bonne exposition de la photo.

Bon, je pense que ce sera suffisant pour aujourd'hui. De toute manière, les autres articles et les autres pages du site viendront compléter, au fur et à mesure, votre connaissance approfondie de la photographie.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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UN APERÇU DU B-A-BA TECHNIQUE...

Pour Nathalie K. qui fait de la photo depuis longtemps avec un petit compact numérique tout automatique et qui, déçue des résultats aléatoires à décidé d'investir dans un boîtier plus évolué pour retrouver un peu plus de liberté de choix sur ses images, je vais essayer de résumer, en deux mots, le strict minimum de la technique photographique. Il est vrai que synthétiser la technique photographique est impossible (!...) aussi je vais me polariser sur l'effet des principaux paramètres de réglage sur le résultat final de vos photos. Pour ce faire, un simple schéma permettra de retenir (en simplifiant au maximum) les effets de vos réglages :

<—                + petit
+ grand                —>

Comme vous pouvez le constater, ce schéma comprend 3 lignes dont la première est divisée en 4 sous rubriques. Je vais vous expliquer le pourquoi de tout cela :

1ère ligne
— tout en haut, je vous ai schématisé l'ouverture du diaphragme avec, au-dessous, l'échelle des diaphragmes (puisque de prime abord l'échelle est inversée). En fait, elle n'est pas inversée, l'échelle des diaphragmes est constituée d'une échelle d'ouverture exprimée sous forme de fraction f/x. « f » représentant la focale de l'objectif (ce qui permet l'universalité des diamètres à tous les objectifs !). Ainsi, l'échelle devient logique (correspond au schéma de l'ouverture...) si on prend une focale égale à 50mm (par exemple) on remarquera que 50/22 (=2,27mm) est bien plus petit que 50/1 (=50mm)... Dans mon exemple, à f/22 l'ouverture du diaphragme est de 2,27mm alors qu'à f/1 elle sera de 50mm !...
— en dessous, j'ai créé une échelle de focale allant de 24 à 500mm, mais ces valeurs ne sont que des exemples !... n'allez pas les apprendre (!!!) j'aurais tout aussi bien pu donner une valeur de 17mm en lieu et place de 24 ou une valeur de 1000mm en lieu et place de 500 !!! Ce qui compte c'est le sens de l'échelle, de plus petit à plus grand.
— encore en dessous, et là j'ai un énorme problème, l'échelle va dans le sens inverse puisque le plus grand côté se situe à gauche et le plus petit à droite, contrairement aux autres lignes (!!!!!!!!!!!!). Il s'agit de la distance qui sépare le capteur (en numérique) ou le film (en argentique) du sujet photographié. DONC faites très attention : l'échelle est inversée !!!!!!!
— enfin, en dessous, il s'agit d'une échelle de distance qui sépare le sujet principal de son arrière plan.

Pourquoi avoir rassemblé des notions aussi différentes dans une même ligne ? Tout simplement parce que toutes ces notions auront le même effet sur votre photo : le flou plus ou moins important de l'arrière plan... que j'ai schématisé en bas de ligne sous « résultat ». Ainsi, ce qu'il faut retenir c'est que :
- plus l'ouverture est grande
- plus la focale est grande
- plus la distance appareil photo/sujet est courte
- plus la distance entre le sujet et l'arrière plan est grande
= Plus l'arrière plan sera flou par rapport au sujet

Ce flou d'arrière plan est très important en photographie, mais vous découvrirez tout cela dans les autres pages du site !...

Je répète qu'il ne faut pas se souvenir des valeurs des échelles ! Tout ce que j'ai noté ici est juste MAIS sera variable selon la taille du capteur (ou la taille du négatif) !... Plus la taille du capteur (ou du négatif) sera grande et plus le flou d'arrière plan sera important, MAIS vous n'avez aucun moyen d'influencer ce paramètre !...

2ème ligne
— J'y ai fait figurer la vitesse d'obturation. Si on ne réfléchit qu'en vitesse pure mon échelle semble inversée, MAIS on parle bien de durée d'exposition et pas de vitesse pure, c'est pourquoi une vitesse de 1/500è de seconde (vitesse pure la plus élevée de mon échelle) permettra une durée d'exposition plus petite qu'une vitesse de 1 seconde (vitesse pure la plus lente de mon échelle) qui permettra une durée d'exposition la plus grande !
— en dessous, j'ai créé une échelle de focale allant de 24 à 500mm, mais ces valeurs ne sont que des exemples !... n'allez pas les apprendre (!!!) j'aurais tout aussi bien pu donner une valeur de 17mm en lieu et place de 24 ou une valeur de 1000mm en lieu et place de 500 !!! Ce qui compte c'est le sens de l'échelle, de plus petit à plus grand.
— encore en dessous, et là aussi j'ai un énorme problème, l'échelle va dans le sens inverse puisque le plus grand côté se situe à gauche et le plus petit à droite, contrairement aux autres lignes (!!!!!!!!!!!!). Il s'agit de la distance qui sépare le capteur (en numérique) ou le film (en argentique) du sujet photographié. DONC faites très attention : l'échelle est inversée !!!!!!!
Ainsi,
— plus la durée d'exposition est longue
— plus la focale est longue
— plus la distance entre le sujet et l'appareil est courte
= plus le sujet en mouvement risque d'être flou

J'ai schématisé un cheval au galop pour voir l'effet de ces paramètres sur un sujet se déplaçant rapidement (on retrouvera un flou de bougé !).

Ce flou est également très important en photographie, mais vous découvrirez tout cela dans les autres pages du site !...

3ème ligne
Ici je parle de la sensibilité ISO de votre capteur numérique. Plus la valeur ISO sera grande et plus votre image présentera des points colorés disgracieux (c'est ce qu'on appelle le « bruit »). Pour qui souhaite faire de la photo argentique, je n'ai rien schématisé ici puisque la montée en ISO entraine un accroissement du grain MAIS ce n'est pas un bruit disgracieux, bien au contraire (!)

Remarque : cette échelle de valeurs ISO n'est toujours qu'un exemple, n'apprenez pas ces valeurs !!! Certains appareils n'autorisent pas 50 ISO et de nombreux autres ne parviennent pas à 25600 (!!!). Certains appareils bas de gamme feront autant de bruit à 800 ISO que d'autres (de plus haut de gamme) à 25600 ISO !!! Retenez simplement que le bruit augmente proportionnellement à l'augmentation de la valeur ISO !...

Ce bruit est également très important en photographie numérique... il est d'ailleurs préférable de l'éviter le plus possible, mais vous découvrirez tout cela dans les autres pages du site !...
_______

Voilà, vous souhaitiez le minimum vital de la technique photo, vous avez tout en main... si vous comprenez bien mon schéma et si vous le gardez en mémoire, vous saurez exactement à quoi vous attendre à la seconde même où vous déclencherez l'obturateur...

ATTENTION : ne croyez pas que toute la photographie est résumée ici !!! Voyez mon site comme il est imposant !!! Testez votre appareil pour retrouver les résultats de ce schéma et lisez toutes les autres rubriques du site pour dépasser les simples paramètres d'exposition !!!!!!

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ET ENSUITE ?

Plusieurs pages de mon site vous assisteront également pour faire vos débuts, je pense en particulier à : ceci, ceci, ceci, ceci, ceci et ceci ou cela (mais en fait, toutes les pages devraient vous intéresser à plus ou moins long terme...).

J'essaie de rendre mon site le plus complet possible MAIS je ne pense pas systématiquement à tout ou bien les articles prévus sont encore en suspend... N'hésitez donc pas à me contacter soit pour me poser vos questions soit pour me proposer des sujets d'article !... Voir ici.

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10 CONSEILS POUR LES DÉBUTANTS

Puisque vous débutez, tout conseil est bon à prendre ! Mon site est très riche en informations variées, par contre, parcourir ses pages en n'ayant aucune base risque d'être déroutant !... Aussi, laissez moi vous livrer une mini « feuille de route ». Dix petits conseils à suivre sans vouloir bruler les étapes, conseils qui ne vous interdisent pas de lire toutes les pages de mon site dès aujourd'hui mais qui vous autoriseront à zapper les notions trop complexes pour y revenir plus tard... et prendre conscience -au passage- que tout cela finira par faire partie intégrante de votre culture photographique dans relativement peu de temps !...

Conseil n°1 : n'achetez pas n'importe quoi !...

J'en ai déjà parlé plus haut dans cette page. Il faut envisager du matériel utilisable par une personne totalement ignorante mais qui ne limitera pas une personne déjà rompue à la photographie ! Ce matériel devra donc être en mesure de suivre votre évolution sur une période assez longue. Le conseil est simple et implacable : n'allez pas acheter du matériel vous coûtant un œil (!!!) mais évitez également le matériel de tout premier bas prix !...

Si vous avez choisi de débuter en photographie argentique, les prix très bas risquent de vous dérouter !... Ne lorgnez pas vers le matériel professionnel moyen format même s'il est beaucoup moins cher que le matériel numérique bas de gamme !!! C'est à réserver à la cour des grands, vous pourrez éventuellement vous y intéresser dans quelques années, n'y touchez surtout pas avant, vous risqueriez de tout abandonner tout de suite. Ne vous jetez pas non plus sur des appareils à 2€, ils ne vous apporteront rien au début. Choisissez de préférence un reflex 24x36 des années 1980~1990, avec tous les modes d'exposition, modes semi-automatiques et mode programme compris. Mais j'insiste sur le fait de choisir un reflex ! Il existait d'excellents compacts télémétriques (même plus chers que les reflex pour certains) mais ils ne correspondent pas aux besoins des débutants !... Choisissez des boîtiers possédant des montures d'objectifs pérennes. Les montures Nikon et Canon ne seront pas systématiquement pérennes si vous choisissez un premier boîtier un peu trop ancien !... Les montures Pentax sont, quant à elles, toutes pérennes, puisque même les boîtiers numériques non encore inventés par Pentax accepteront tous les objectifs créés depuis les débuts de la marque !... Attention, je parle de monture d'objectif Pentax, je ne vous pousse pas à acheter un appareil de marque Pentax !... De nombreuses marques ont utilisé la monture Pentax dans l'histoire !... Pensez à lire également la page de mon site traitant du M42 !!!!!

Si vous avez choisi de débuter en numérique, ne vous laissez pas aller à chercher du côté du haut de gamme !... Un reflex d'entrée de gamme vous offre tout ce dont vous aurez besoin pendant les années à venir. En numérique, il est plus difficile d'insister sur le choix d'un reflex depuis la naissance des appareils compacts hybrides également appelés à objectifs interchangeables, les deux philosophies sont bien adaptées aux débutants, il faut juste vérifier que le viseur électronique des hybrides ne vous gène pas ET surtout garder présent à l'esprit que par effet de mode les hybrides sont (peuvent être) plus chers que les reflex. Soyez simplement prudent de choisir un boîtier offrant un bouton de commande mécanique accessible permettant le choix du mode d'exposition. Il pourra y avoir autant de modes que vous voulez mais il est indispensable que ce bouton (mécanique, je le répète !!! pour ne pas passer par des menus pour choisir ses modes d'exposition !!!) propose au minimum un mode manuel (appelé M) plus deux modes semi-automatiques priorité vitesse (appelé Tv ou T ou S) et priorité ouverture (appelé Av ou A) plus un mode programme (appelé P). Tous les autres modes pourront vous aider au début mais sont vraiment facultatifs (même si systématiquement présent sur l'entrée de gamme !).

Pour les objectifs, pareil, n'allez pas vendre un rein pour acheter une optique !... En argentique, votre reflex sera équipé d'un 50mm, c'est parfait, ne cherchez pas autre chose. En numérique d'entrée de gamme, votre boîtier sera un APS donc il sera livré soit avec un 35mm soit avec un zoom de kit. Le 35mm sera idéal puisque généralement très lumineux, le zoom de kit ne sera pas extraordinaire, pas très lumineux mais plus universel (du moins c'est ce qu'on essayera de vous faire croire !), si vous avez le choix, à prix identique, partez pour le 35mm sans la moindre hésitation !...

Vous trouverez dans mon site de nombreux autres articles traitant du matériel... n'hésitez pas à les consulter !.... Mais aussi (et surtout) les pages traitant des débuts en argentique et des débuts en numérique !!!

Conseil n°2 : Apprenez à connaître votre boîtier par cœur !

Si vous achetez un boîtier en occasion, il n'aura probablement plus de mode d'emploi ! Dans mon site je vous en propose quelques uns, mais il sera possible d'en trouver plus dans d'autres sites. En plus, il n'est pas nécessaire de trouver exactement le mode d'emploi correspondant à votre boîtier... un boîtier de la même marque et de la même époque fonctionnera exactement comme le vôtre ! En argentique, ils fonctionnaient tous de la même manière (à très peu de choses près !).

Ce mode d'emploi ne doit pas être lu, il doit être étudié, longuement et plusieurs fois avec son boîtier en main ! Un boîtier argentique sera connu très rapidement, un boîtier numérique demandera de longues heures de travail, mais c'est ainsi, il sera impossible d'avancer dans le monde de la photo sans connaître parfaitement son boitier !...

Conseil n°3 : Apprenez les rudiments de la photographie !

Vous avez bien fait de débuter par cette page qui vous apporte déjà quelques connaissances, mais il existe sur ce site un véritable petit cours, simple mais complet... étudiez-le sérieusement, plusieurs fois, avant de vous lancer !... Si certains chapitres du cours vous échappent, sautez-les et retournez-y un peu plus tard, ce ne sera pas très grave.

Conseil n°4 : Quittez rapidement le mode automatique !

Si vous optez pour le monde numérique, vous disposerez d'un nombre impressionnant de modes automatiques sur les boîtiers d'entrée de gamme. Ils seront très intéressants au début de votre parcours, utilisez les tous jusqu'à ce que vous soyez en mesure de comprendre leur fonctionnement mais n'oubliez pas de les abandonner rapidement au profit des modes experts (semi-automatiques et manuels : A, Av, T, Tv, S, M). Vous trouverez dans mon site des articles traitant de tous les modes, automatiques et experts... Lisez, entre autres, les pages traitant des débuts en argentique et en numérique, ainsi que les tuyaux en numérique !...

Conseil n°5 : Shootez, critiquez, shootez, critiquez !

Apprendre à faire de la photo, c'est comme apprendre à faire du vélo ! Il faut pratiquer beaucoup ! Connaître la technique et la théorie, mais surtout beaucoup de pratique et encore de la pratique !!! Même si nos journées sont bien remplies, il faut emporter son boîtier partout de manière à pouvoir s'en servir le plus possible !...

Mais tirer comme un malade ne sert à rien si on ne prend pas un minimum de recul !... Il faut donc apprendre à critiquer tous ses clichés !... Vous trouverez dans mon site tout ce qu'il faut pour trouver des sujets (et de l'inspiration) mais également des clés pour critiquer ses images !... Cherchez dans les fiches techniques, les 1001 trucs, les pages sur l'inspiration etc...

Ne détruisez aucune image, re-critiquez régulièrement vos images... certaines jugées mauvaises deviendront pas mal et d'autres jugées bonnes deviendront nulles avec le temps...

Conseil n°6 : Imposez-vous une production minimale !

Il y a quelques années, la mode voulait que tout débutant (et non débutant d'ailleurs) se lance régulièrement dans un projet 52 ou 365. C'est à dire créer une bonne photo (en fait la meilleure possible) par semaine ou par jour sur un an, afin de voir sa progression. Personnellement je trouve que cette technique est nulle, entrer au bagne pour débuter est le meilleur moyen d'arrêter rapidement ! Fixez-vous plutôt des objectifs réalisables en fonction du temps d'occupation de vos journées !... Un lycéen ou un étudiant aura plus de temps libre qu'un libéral ou un commerçant !...

Conseil n°7 : Révisez, travaillez, révisez !

Tout en pratiquant, pensez à réviser le mode d'emploi de votre boîtier, révisez le cours de photographie, achetez ou louez des livres traitant de photographie, visitez les expositions photo ou les galeries des professionnels sur le web. Ne négligez pas les photos de pub !... Critiquez tout ce que vous voyez comme vous critiquez vos propres images !...

Conseil n°8 : Ne craignez pas d'expérimenter !

Vous n'êtes pas un pro, vous n'êtes donc pas emprisonné dans un style bien délimité ! Profitez-en pour vous essayer à tout. Ne faites pas toujours le même genre d'images. Essayez même les sujets les plus loufoques, les angles de prise de vue les plus inhabituels, etc... Lisez dans mon site les pages vous proposant de vous essayer à un style particulier...

Conseil n°9 : Laissez le temps au temps !

Ne vous attendez pas à faire le tour de la formation photographique en 8 jours !... Si vous considérez la photographie sérieusement, c'est tout le reste de votre vie qu'il faudra engager dans votre formation... et ça fait partie du plaisir de la photographie de toujours découvrir quelque chose de nouveau et de toujours inventer quelque chose d'inattendu !...

Conseil n°10 : Confrontez-vous à la réalité !

Montrez vos images (même si elles ne sont pas terribles !) afin d'obtenir des avis extérieurs ! Évitez la publication sur les réseaux sociaux, vous vous feriez une idée fausse sur vos photos, préférez la fréquentation des photographes professionnels et des amateurs pratiquant depuis longtemps. De même, il peut être intéressant de se trouver un club photo, mais attention, tous les clubs ne se valent pas... certains sont à éviter comme la peste !...

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DÉVELOPPEMENT | RETOUCHE... AU-DELÀ DU VOCABULAIRE...

Débutante mais curieuse, Anne B. cherche déjà à comprendre les étapes ultérieures, donc voilà trois notions à connaitre !...

Certes, chaque activité possède son jargon spécifique. Il peut être intéressant de connaître ce vocabulaire, mais ce n'est pas le but de cet article !... Sous ces mots se cachent des notions bien plus importantes que même de nombreux amateurs déjà bien rompus aux techniques photographiques ignorent... et pourtant, on retrouve déjà ces notions dans les vieux livres de photographie du XIXème siècle !!! Voyons cela !

Avant de débuter cet article, il faut souligner que le développement et la retouche sont intimement liés à la photographie et existent depuis que la photographie existe... il ne s'agit donc pas d'une nouveauté, ils relèvent autant de la photographie argentique que numérique et ils participent donc à prouver que l'apparition de l'ère numérique n'a pas fondamentalement révolutionné la photographie, comme je le répète à longueur de pages dans ce site !...

Mais il est vrai que ces termes ont trouvés leurs lettres de noblesse auprès du grand public avec la généralisation de la photo numérique... Autant dire qu'il va falloir vous attendre à des surprises !...

Avant toute chose, dans les sites et autres forums, on peut lire partout qu'il s'agit de photos créées sans traitement... mais c'est archi faux !... Une image direct boîtier (comprendre obtenue sans passer par l'ordinateur), contrairement à ce que l'on pourrait penser, est post-traitée (si, si !), comme si vous étiez passé par un ordinateur, mais cela étant totalement transparent, on ne peut pas le deviner... Le boîtier reçoit les données électriques du capteur, il ne s'agit pas d'image... c'est donc le logiciel intégré au boîtier qui va transformer des séries de "0" et de "1" en image. Pour utiliser des notions argentiques, ce qui sort du capteur n'est pas plus utilisable qu'un film non développé qui sortirait d'un boîtier argentique ... Au mieux, on pourrait considérer le JPEG de sortie de boîtier comme un polaroïd... dans les deux cas les photos sont développées sans que l'on soit obligé d'intervenir... Dans les deux cas (polaroïd ou JPEG), l'image obtenue ne correspond pas tout à fait à la réalité puisqu'elle dépend soit de la chimie utilisée soit du logiciel intégré. Le but du jeu étant d'arriver aussi près que possible de la réalité, c'est tout... Ainsi, en numérique, de nombreux boîtiers de marques différentes embarquent exactement le même capteur et pourtant, si on compare les images qui sortent directement de ces différents boîtiers, on constate qu'il existe des différences parfois notoires !...

De même, en parlant des fichiers RAW, on entend parler d'images brutes de capteur, c'est également archi faux... Pour qu'un fichier RAW soit affiché sous forme d'image, il faut l'ouvrir dans un logiciel de développement, un dérawtiseur ou dématriçeur. C'est donc exactement le même problème que pour les JPEG de sortie de boîtier !... Même si on ne touche a rien, si on visualise une image RAW, c'est que le RAW a été développé de manière automatique et transparente !... Même s'il s'agi(ssai)t d'une image brute, elle n'a plus rien de "brut" à la seconde où on la visualise !... Tout au plus on pourrait la considérer comme un négatif argentique qui, lui aussi aura été développé si on y voit quelque chose !... Et puisqu'il a été développé, il est entaché par les choix de chimie de développement, comme le RAW sera entaché par les algorithmes du dérawtiseur... C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il est si difficile de choisir son dématriçeur de prédilection... chaque logiciel donnant un aspect différent à un même fichier RAW !...

Comme vous pouvez le constater, qui dit création d'une image visible, que ce soit en argentique ou en numérique, dit qu'il y a eu un développement !... Dans un cas on choisira une chimie, une température, une durée de développement (paramètres modifiant énormément le résultat), dans l'autre on choisira un logiciel !...

Le développement n'a donc strictement rien à voir avec la retouche !... L'image capturée sera (légèrement) modifiée par le développement mais on ne pourra pas parler de retouche tant que le négatif n'est pas passé par l'agrandisseur ou tant que l'on n'aura touché à aucun outil du logiciel de dématriçage !... DONC plutôt que parler d'image brute de capteur on devrait parler d'image vierge de retouche !!!...

Le problème c'est que le développement n'est que la première étape de la création de l'image !... Une image développée n'aura de véritable réalité qu'une fois tirée !... Le tirage, en argentique, consistant à créer un positif via l'agrandisseur sur du papier photo et le tirage en numérique consistant à imprimer l'image de l'écran sur du papier photo. Il existe toutefois une exception dans les deux mondes : la diapositive (argentique) est existante dès la fin du développement, l'image numérique affichée sur écran est, de la même manière, existante dès la fin du développement !...

Le problème c'est que le tirage n'est déjà plus tout à fait du développement ! Mais ce n'est pas encore de la retouche !... En effet, le processus de tirage ouvre la porte (pour ne pas dire qu'il l'impose) à un ensemble de manipulations et de choix permettant déjà une certaine forme de modification ou d'amélioration de l'image originale (le négatif ou l'image à l'écran) !...

Parlons de la retouche maintenant. La retouche est l'action délibérée de modifier en profondeur son image, qu'elle soit argentique ou numérique. C'est ainsi que le choix du papier, de la technique d'exposition et de développement du papier a pour but d'améliorer ou de modifier l'image, mais ces actions ne sont pas franchement de la retouche puisque l'image n'est pas fondamentalement modifiée. Il en va de même pour l'utilisation en numérique du logiciel de dérawtisation et du choix du papier pour l'impression. Si, maintenant, vous faites intervenir des manipulations plus invasives sous l'agrandisseur (en argentique) ou si vous commencez à utiliser Photoshop (ou autre) en numérique, vous allez faire de la retouche !... Le but ultime est la finalisation et l'amélioration de l'image originale, comme lors du tirage, mais les moyens mis en œuvre ici sont plus importants et entrainent une véritable altération (au sens positif !) de l'image d'origine. Pour simplifier, si vous envisagez une atténuation ou l'effacement des défauts ou des éléments non-voulus à l’aide des outils appropriés ET/OU la modification de l’aspect par déformation, suppression, augmentation, diminution ou substitution d'éléments de l'image ET/OU des collages ou des montages, vous allez faire de la retouche !...

Voilà, maintenant quand vous verrez ces termes, vous saurez ce qu'ils cachent. Certes, l'usage (à mauvais escient) est tellement répandu qu'il en devient acceptable et que nombre de photographes (dont je suis) se permettent ce genre de barbarisme mais uniquement dans un but de simplification dès lors qu'ils connaissent la réalité des choses...

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COMPARER ARGENTIQUE ET NUMÉRIQUE

Aujourd'hui, en 2015, la question ne se pose plus de prime abord par les débutants... 100% des débutants débutent leur parcours photographique en numérique. Seuls les plus curieux et les plus engagés dans leur nouvelle passion se posent la question d'essayer l'argentique mais rarement avant un an ou deux de photographie numérique. J'ai déjà un peu parlé des deux « mondes » dans un article précédent de cette même page, j'en parle beaucoup ailleurs dans ce site, mais il me semble important d'ajouter dans cette page réservée aux débutants quelques points qui vous permettront de décider, d'emblée, dès vos premiers pas en photographie, si cela peut valoir la peine de s'intéresser à l'argentique pour un avenir plus ou moins lointain...

Pour l'immense majorité des photographes amateurs (mais pas seulement !) actuels, qui dit photographie argentique dit photographie noir et blanc... donc je ne comparerai ici que la photographie argentique noir et blanc et la photographie numérique (donc couleur) après traitement de façon à obtenir une image numérique en noir et blanc. J'aurais pu utiliser un boîtier Leica numérique monochrome mais je n'en dispose pas... Aussi, j'ai décidé d'utiliser un traitement évolué de traitement en noir et blanc numérique (et pas uniquement une bête désaturation) de façon à obtenir les meilleurs résultats possibles !... Pour ne pas défavoriser un monde au bénéfice de l'autre, j'ai également décidé d'utiliser les meilleurs boîtiers numériques à ma disposition. Ainsi, mon choix s'est naturellement porté vers un Canon 5D (mk2), boîtier pro utilisé en RAW et traité avec Capture One Pro pour obtenir un bon noir et blanc. J'ai également testé un Fuji X Pro-1, connu pour la qualité de ses JPEG (aussi bons que ses RAW traités par un dérawtiseur professionnel externe) mais aussi, et surtout, pour sa qualité reconnue en noir et blanc direct. En contre partie, j'ai décidé d'utiliser un boîtier argentique petit format (24x36) puisque si j'avais utilisé un moyen format (ou plus), le numérique n'avait plus aucune chance ! Pour limier le plus possible les différences techniques, mon choix s'est porté sur le Canon EOS-3 puisqu'il peut utiliser les mêmes objectifs que le 5D... et, vous le savez déjà, l'objectif est l'élément le plus important lorsqu'on parle de qualité d'image... C'est ainsi que j'ai utilisé le Canon EF 50mm f/1.4 USM. Pour des raisons d'angle de champ, le X Pro-1 a été équipé de son objectif 35mm f/1.4. Les deux optiques étant également qualitatives. Pour la numérisation des négatifs, j'ai utilisé le meilleur scanner à ma disposition (Epson v750 pro). Il est vrai que ce scanner (extraordinaire pourtant) est le point faible de la comparaison, il aurait été préférable d'utiliser un scanner à tambour mais je n'en ai pas à disposition... Cela équilibrera toutefois la petite taille du capteur du Fuji qui n'est qu'un APS-C...

On lit partout que le Fuji X Pro-1, avec son petit capteur, permet d'obtenir des images de qualité comparable aux meilleurs boîtiers plein format... Il m'est impossible de soutenir cette affirmation ou de la démentir puisque je ne possède aucun matériel d'analyse, mais je peux avouer qu'à l'œil, en affichage 100% sur un bon écran, il m'est impossible de trouver la moindre différence de qualité !...

Toujours dans le souci d'équité, j'ai utilisé un sujet unique en studio avec un matériel d'éclairage artificiel contrôlé, sans aucun apport de lumière extérieure !...

Le Canon EOS-3 a été chargé avec une pellicule Kodak Tri-X. Les deux boîtiers numériques ont été utilisés à leur valeur ISO nominale (meilleure qualité).

Pour les esprits scientifiques : même si je ne parle que du noir et blanc, sachez qu'il en va strictement de même pour les comparaisons en couleur !...

Pour illustration, je ne vous fournirai que des détails des images de test (économie de place), mais qui seront suffisants pour souligner mes dires...

Résultat de l'image numérique :
Voici le détail d'un bras nu (d'accord, j'ai effectué une rotation de 90° pour conserver de l'espace pour le texte). On constate immédiatement trois choses :
- l'image parait bien plate. Certes une photographie n'est qu'une image plane (en 2D) mais sur cet exemple, on a vraiment l'impression que ce (bout de) bras est une feuille de papier sur laquelle est imprimé un dégradé de noir... les volumes musculaires sont totalement inexistants.
- la partie gauche est quasiment brulée alors que la partie droite est bien noire. Le dégradé de gris n'est franchement pas très riche. En effet, on peut, au mieux, espérer une plage dynamique de 5 à 10 diaphragmes (précision dans la ségrégation entre le blanc pur et le noir profond) en numérique. Bien sûr, certains logiciels permettent de s'approcher du résultat argentique pour contrecarrer ces défauts, mais, pour en avoir essayé plusieurs, on est encore loin du résultat de la photo argentique !...
- l'image est très propre et très nette, ceci peut être une qualité mais aussi un défaut ! Ainsi, une image technique (photo industrielle) aura tout à y gagner -voyez le fond comme il est bien défini- mais les photos artistiques (surtout portraits, natures mortes et autres images de ce type) auront tout à y perdre... trouvez-vous réellement que ce détail présente une surface cutanée naturelle ? Non, bien sûr... ce bras ressemble plutôt à celui d'un mannequin en plastique !...
Résultat de l'image argentique :
Voici le détail d'un bras nu (d'accord, j'ai effectué une rotation de 90° pour conserver de l'espace pour le texte). On constate immédiatement quatre choses :
- l'image est composée de grain (très beau, il faut le reconnaître !)
- l'image reproduit le bras quasiment en 3D. Certes une photographie n'est qu'une image plane (en 2D) mais sur cet exemple, on se demande vraiment si c'est vrai... les volumes musculaires sont réellement présent et pas uniquement suggérés...
- la partie gauche n'est quasiment pas brulée alors et la partie droite est bien sombre mais pas noire. Le dégradé de gris est franchement très riche et très large. En effet, on peut espérer une plage dynamique de facilement 13 diaphragmes (précision dans la ségrégation entre le blanc pur et le noir profond) voire plus en argentique.
- l'image n'est pas très nette, ceci peut être une qualité mais aussi un défaut ! Ainsi, une image technique (photo industrielle) aura tout à y perdre -voyez le fond comme il ne ressemble à rien- mais les photos artistiques (surtout portraits, natures mortes et autres images de ce type) auront tout à y gagner... voyez ce grain qui semble reproduire exactement le grain naturel de la peau !...
Voici, côte à côte, sans séparation, les résultats obtenus. Inutile de préciser que l'image de gauche est l'image numérique et l'image de droite l'image argentique...
Bien sûr, il est impossible de comparer le résultat en numérique et le résultat en argentique... puisqu'il y a tout ce qui précède le résultat, et qu'on ne peut pas ne pas en tenir compte !... Le numérique c'est très simple, si on rate, on s'en aperçoit tout de suite et on peut recommencer, tout l'art de la photo numérique réside dans le post traitement, on peut tout faire dans le cadre de la retouche (au risque de voir disparaitre les individualités de chaque photographe). En argentique, par contre, une bonne partie du travail se fait en amont, il faut du temps, du travail, de l'application, de la formation, on doit remplacer le mitraillage par de la réflexion, de la prévisualisation mentale. Et ce n'est que le début puisque l'étape suivante consiste à apprendre à choisir son film, sa chimie, son mode opératoire de développement, son papier, son tirage etc. Il ne s'agit plus d'informatique, il s'agit d'une vraie démarche de création... certes pas accessible à tous...

En visualisant mes illustrations lors de l'écriture de ces lignes, je m'aperçois que la différence est vraiment énorme et que le grossissement n'est pas identique... en changeant de boîtier et d'objectif, j'ai du bouger et le modèle aussi... donc la distance étant différente, le grossissement varie... mais je vous promets qu'il s'agit bien du même bras du même modèle !... Et après tout... même si ce n'était pas le cas, tant pis, la différence de résultat est franchement évidente !...

Attention : cet article n'a surtout pas pour but de vous pousser à faire de la photographie argentique !... La photo numérique est aussi noble que la photo argentique, elle est déjà assez difficile, soyez sûr que le travail nécessaire pour passer de l'écran au laboratoire est long et difficile, n'allez pas vous amuser à essayer l'argentique si vous ne voulez pas tout reprendre à zéro (mis à part la prise de vue !) et si vous n'êtes pas prêt à vous investir à fond en essuyant de nombreux échecs avant d'être récompensé !...

Si, un jour, vous vous sentez prêt à vous lancer en argentique, vous trouverez tout ce dont vous aurez besoin dans les pages de ce site...

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QUID DE LA FORCE D'UNE IMAGE ?

Pour qui débute en photographie, il existe une barrière difficile (au delà même des problèmes techniques) et qui s'appelle le jargon. Chaque milieu, chaque spécialité, se distingue de tous les autres par un vocabulaire spécifique, tellement parlant pour les initiés et tellement hermétique pour tous les autres... c'est cela le jargon ! Et, bien sûr, le monde de la photographie ne fait pas exception, lui aussi est caractérisé par son jargon !...

Il n'est pas nécessaire de créer une page internet indigeste pour éclairer cette zone sombre qui effraye quelque peu les débutants, surtout que les notions que ces mots décrivent sont superflues pour les débutants... Mais il me semble indispensable d'éclairer une notion, probablement la seule que le débutant doit impérativement connaitre et qui est systématiquement mise en exergue dès lors que l'on essaye d'apprendre les rudiments de la photographie : la « force de l'image ». En effet, tout le monde vous le dira, qui veut apprendre la photo doit commencer par apprendre à rechercher la force de ses images, mais comment chercher (et trouver) une chose dont on ignore tout ? Autant demander à un chinois de rechercher un dahu lévogyre dans les rues de Shanghai !...

Plutôt que vous donner la bête définition, je vais essayer de vous faire comprendre ce qu'est la force de l'image grâce à une petite histoire (totalement imaginaire) :

Vous venez d'acheter un compact numérique à petit capteur (parce que ce n'est pas très cher) pour partir en vacances. En vous promenant dans la taïga vous tombez nez à nez avec un mammouth laineux (oui, je sais, l'espèce est éteinte depuis longtemps, c'est pourquoi je l'ai choisie) !... Bien sûr, vous n'allez pas réfléchir pendant des heures, il est puissant et farouche, il risque de vous attaquer ou de disparaitre au pas de course, et il vous faut absolument une image !... Vous visez rapidement, vous réglez l'appareil en tout automatique et vous shootez pour ramener ce qui sera le meilleur souvenir de votre vie ! De retour à l'hôtel, en regardant le résultat sur l'écran de votre ordinateur portable, vous constatez que l'image n'est franchement pas terrible : le cadrage est trop centré, la profondeur de champ est gigantesque (c'est un des problèmes des petits capteurs), le ciel est complètement brulé (ça aussi c'est un problème des petits capteurs), mais puisque c'est une image historique, vous décidez de la conserver et même vous décidez de l'imprimer pour la montrer à tout le monde !...

Tant qu'à présenter vos premières images, vous ajoutez au tirage de votre mammouth un tirage de votre tortue domestique. Elle se laisse photographier gentiment, elle ne bouge pas de trop, vous avez le choix du fond, vous avez tout le temps de peaufiner vos éclairages et votre cadrage, bref, vous avez réussi une image parfaite (pour peu qu'une image puisse être parfaite).

Quelle sera, à votre avis, la réaction de l'immense majorité des gens à qui vous présentez ces tirages ? Tout le monde s'extasiera devant votre photo loupée de mammouth laineux (et pour cause !) et tout le monde dédaignera votre superbe photo de tortue... c'est à ne rien y comprendre !... Et bien si !... L'image de votre mammouth laineux sera très limite mais elle parlera aux lecteurs de vos images alors que votre superbe photo de tortue ne leur parlera pas du tout !... Et bien, voilà, votre photo loupée de mammouth laineux aura de la force, celle super bien réussie de votre tortue n'aura aucune force !...

En fait, une photo n'est pas une image !!! Si, si !!! Une photo c'est avant tout un sentiment, ce n'est pas l'œil qui juge votre création, c'est le cœur !!! Bien sûr, vous allez me dire que dans la mesure où les mammouths laineux ont disparus de la surface de la terre, il est logique qu'une photo ratée de ce phénomène aura une plus grande valeur qu'une excellente photo de tortue domestique... mais c'est faux ! J'aurais également pu mettre en compétition une mauvaise photo d'un lion trainant sa proie avec l'excellente photo de votre tortue... le résultat aurait été le même !...

Maintenant que vous voyez ce que j'essaye de vous dire, vous constatez que la technique photo est bien secondaire dans la création d'une image !... La preuve !... Une bonne photographie est une photo présentant une force, la technique ne pourra éventuellement servir qu'à peaufiner la présentation de l'émotion, elle ne permettra jamais de sauver une image sans âme (sans force) !...

Conclusion ? Elle est double :
1) suivez les conseils de tous les professionnels (et de tous les amateurs éclairés !) et apprenez à chercher et à trouver des images fortes
2) évitez de tomber dans le biais qui frappe tous les débutants en photographie, ne vous polarisez ni sur votre matériel ni sur la technique. Le matériel n'a aucun intérêt, la technique photographique viendra toute seule, progressivement, au cours de vos recherches après la lecture des livres et/ou des sites traitant de photographie... et ça tombe bien, la technique semble compliquée de prime abord alors qu'elle est très simple, la force d'une image parait simple de prime abord alors qu'elle est très compliquée...

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LES COURS PAYANTS DE PHOTOGRAPHIE

Une nouvelle activité très lucrative est née !... Alors que l'on pensait que la photographie numérique allait tuer la photographie argentique (cela n'a pas eu lieu !), alors que l'on pensait que les tablettes et smartphones allaient tuer la photographie (cela n'a pas eu lieu, mais ce n'était pas loin !), de plus en plus de gens, sortis d'on ne sait où pour la plupart, proposent des cours et des stages photo en empochant au passage des sommes assez astronomiques !... Tant mieux pour eux puisque les candidats sont légions, mais qu'en est-il de ces formations ?

Je me suis amusé à éplucher de nombreuses propositions de formation et je vais vous livrer ici mes sentiments à ce sujet !

Contre quelques centaines d'euros on vous apprendra, en une demi-journée (voire une journée entière), la manipulation de votre boîtier ! Pour quelques centaines d'euros, vous pouvez vous acheter un bon boîtier et, devinez quoi, dans la boîte vous allez trouver un truc que l'on appelle... un mode d'emploi (papier ou électronique) qui vous expliquera dans les moindres détails comment manipuler votre nouveau boîtier !...

Contre quelques centaines d'euros on vous apprendra, en une demi-journée (voire une journée entière), les règles de l'exposition... choses que vous pouvez apprendre gratuitement sur tous les bons sites internet traitant de photographie (celui-ci est plutôt pas mal ).

Contre quelques centaines d'euros on vous apprendra, en une demi-journée (voire une journée entière), les règles de la composition... choses que vous pouvez apprendre gratuitement sur tous les bons sites internet traitant de photographie (celui-là est plutôt pas mal ).

Contre quelques centaines d'euros on vous apprendra, en une demi-journée (voire une journée entière), des techniques particulières... choses que vous pouvez apprendre gratuitement sur tous les bons sites internet traitant de photographie (cet autre est plutôt pas mal ).

Contre quelques centaines d'euros on vous apprendra, en une demi-journée (voire une journée entière), des techniques anciennes... choses que vous pouvez apprendre gratuitement sur tous les bons sites internet traitant de photographie (celui-ci aussi est plutôt pas mal ).

Certes, pour certains, il peut être plus intéressant de vivre ces formations en live plutôt qu'en se contentant de lire (et d'essayer), mais il ne faut pas oublier que ces cours sont destinés à des groupes et, qui dit groupe, dit qualité très inégale d'une session à l'autre, selon la composition du groupe !... Un photographe ne sera que rarement un créateur en groupe... la quintessence de sa création s'épanouira en cercle réduit : lui, son sujet et son matériel... Dans ces conditions il faut se poser la question de la pertinence des formations de groupe... surtout à ce prix !...

Loin de moi l'idée de vous empêcher de suivre ces cours, mais permettez-moi d'insister lourdement sur la nécessité de tenter une formation personnelle et donc gratuite, en puisant (ici par exemple ) des enseignements et des conseils émanant de photographes professionnels ou amateurs avertis AVANT d'envisager une inscription à ces formations et uniquement en cas d'échec de l'autoformation !...

Et puis, la photographie c'est de la création, c'est de la recherche, ce sont des tâtonnements, que des éléments que personne ne sera jamais en mesure de vous enseigner !!!!...

La photographie est déjà assez chère par elle-même... est-il vraiment nécessaire de faire exploser les budgets pour un apport sinon négligeable, au moins superflu ?!...

Et si l'écran d'ordinateur vous inhibe, que vous préférez rencontrer des gens qui vous aideront à évoluer, pourquoi ne pas se tourner vers un club photo (soigneusement choisi !) qui mettra à disposition des connaissances, des locaux, du matériel que personne ne pourra posséder en propre, le tout pour une cotisation annuelle correspondant à une toute petite fraction de la somme qui vous sera réclamée lors de ces stages qui poussent un peu partout comme de la mauvaise herbe !...

Bizarrement, je conseillerai les stages photo plutôt aux personnes ayant déjà un long vécu en photographie ! Ces stages ne fourniront pas des éléments de base mais des points très spécifiques de techniques évoluées et seront exclusivement dispensés par des professionnels rompus à leurs pratiques... et les participants seront tous attentifs...

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LES PROBLÈMES D'EXPOSITION

Dans un de ces e-mails, Daniel B. avouait se poser des questions sur les problèmes d'exposition, malgré un parcours photographique de plusieurs années... Il semblait d'ailleurs bien embêté. Cette gène appelait donc une petite mise au point !... Je sais que cette page est dédiée aux débutants en photographie, je ne vais donc pas vous donner toutes les recettes ici, surtout qu'elles ont déjà été décrites par ailleurs dans ce site... Je tenais simplement à mettre en lumière ces fameux problèmes d'exposition...

Dans l'histoire de la photographie, les problèmes d'exposition ont énormément évolué. En plus des films d'une lenteur extrême (je passe sous silence les surfaces sensibles ayant précédés l'invention du film), l'absence d'appareil de mesure de la luminosité, l'absence de mécanisme de fermeture automatique de l'obturateur, il fallait se débrouiller pour obtenir au moins quelque chose de visible sur le support photosensible. Puis sont apparus les obturateurs mécaniques mais toujours pas de mesure de la luminosité. Les premières cellules ont bien facilité le travail des photographes mais ces derniers savaient déjà que les valeurs fournies par ces appareils n'étaient que des bases de travail qu'il fallait interpréter et adapter à la situation réelle. Enfin, les cellules ont évolué, sont devenues posemètres (sans changer fondamentalement) mais les photographes ont continué à interpréter les résultats. Enfin, les posemètres ont été intégrés dans les boîtiers et, allez savoir pourquoi, depuis ce jour, les photographes ont pris l'habitude de ne plus interpréter les résultats de leurs posemètres intégrés. Finalement, avec l'apparition des différents modes de mesure d'exposition intégrés dans les automatismes des boîtiers modernes, la valeur fournie par les posemètres est devenue dogmatique ! Les boîtiers modernes permettent tous une exposition convenable mais la création photographique tient (en grande partie) dans l'interprétation et l'adaptation de ces données, encore aujourd'hui ! Mais plus personne n'y prête la moindre attention se limitant à se plaindre de la piètre qualité photographique résultante !...

Dans le cadre de cet article j'affirmerai donc que la photographie c'est l'exposition et que tant que l'on ne sait pas exposer on ne sait pas photographier !... J'irrai même plus loin en affirmant qu'un photographe, même expérimenté, même professionnel, se questionnera toujours sur les problèmes d'exposition... Vous comprenez mieux pourquoi l'exposition est un problème, n'est-ce pas ? Une même image, exposée différemment, aura une signification totalement différente !...

Pour vous convaincre, j'ai fabriqué, rien que pour vous, une petite série de photographies identiques mais exposées différemment... la différence va vous sauter immédiatement aux yeux. Pour bien souligner le sujet, cette image sera d'un intérêt plus que limité, ce qui y est représenté ne risque franchement pas de vous distraire (!!!) : des végétaux le long d'un étang avec les nuages qui se reflètent sur l'eau (plus débile, tu meurs )...


Voici l'image vue par le posemètre et l'automatisme du boîtier. L'exposition est convenable, certes, mais l'image est plate, triste...


Voici exactement la même photo mais avec une exposition interprétée et adaptée...


Voici exactement la même photo mais avec une exposition différemment interprétée et adaptée...


Voici exactement la même photo mais avec une exposition encore différemment interprétée et adaptée...

Vous voyez ? Je ne dis pas qu'un de ces exemple est meilleur qu'un autre, je dis simplement qu'en fonction de l'exposition, j'obtiens 4 images fondamentalement différentes ! J'aurais pu me limiter à jouer sur les forts contrastes en noir et blanc, mais cela aurait été d'un ennui insupportable... j'ai préféré la couleur !... Je ne vous présenterai donc qu'un seul exemple de photo argentique noir et blanc :


Première interprétation : les contrastes sont doux, l'image un peu plate.

Deuxième interprétation : les contrastes sont plus marqués, l'image paraît plus nette et semble présenter plus de profondeur.

Les deux images noir et blanc sont identiques, mais je préfère la première (techniquement moins bonne) puisqu'elle présente le contenu de l'image (reconstitution du temps d'avant) avec une nostalgie que n'offre pas la deuxième (techniquement meilleure)...

Bien sûr, on entend parler partout de « bonne exposition ». Mais qu'est-ce qu'une bonne exposition ? Une photo « bien exposée » est une photo qui présentera un bon équilibre entre les parties lumineuses et les parties foncées de la scène. Est-ce que cela fera une bonne photo ? En suivant ce raisonnement, l’idéal serait d’avoir un maximum de détails sur l’ensemble de la photo... Mais, d'une part, ce n’est pas toujours techniquement possible et, d'autre part, cette photo « parfaitement exposée » sera triste, en noir et blanc elle sera grise, pas de volume, pas de sens, un véritable formatage pour plaire à tout le monde, c'est à dire à personne (!...) une image qui ne fera pas de vague puisqu'elle ne dira rien (!) autant faire une photocopie !... Si une scène propose un contraste important, il faut choisir d’exposer correctement soit les ombres soit les hautes lumières... et tant pis si on bouche les ombres si les hautes lumières racontent l'image... et tant pis si on brule les hautes lumières si ce sont les ombres qui font l'histoire de l'image !... Il ne faudra retenir de cet article que le fait que, techniquement, l'exposition n'est rien d'autre que la combinaison de 3 paramètres : l'ouverture (le diaphragme), le temps d'exposition (la vitesse), la sensibilité (ISO) et... un point c'est tout !... Jouer avec ces trois paramètres ne fera jamais de personne un photographe, jouer avec ces 3 paramètres pour donner un sens à l'image finale, c'est ça faire de la photographie !... et ma petite série (en couleur) de début d'article vous le montre bien ! Sur mes 4 images d'exemple, la moins bonne (si on peut dire qu'une seule d'entre-elles puisse être bonne, vu le sujet !!!) est en réalité celle qui est « bien exposée » (c'est l'automatisme qui a tout fait) !!!

Tout cela pour vous stimuler à être particulièrement attentif aux apports des autres pages traitant des techniques de détermination de l'exposition...

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L'ANGLAIS EN PHOTOGRAPHIE (dictionnaire anglais/français)

À l'heure de l'internet, qui est tout de même la principale source de renseignement pour nombre d'amateurs, je vous propose quelques traductions qui peuvent vous aider à comprendre les sites anglophones. Mais plus généralement, il y a de très nombreux mots anglais dans le jargon photographique... donc voilà de quoi ne pas vous sentir trop largué !...

Je suis loin d'être exhaustif, donc si vous souhaitez compléter cette liste, ne vous génez pas, envoyez-moi vos traductions (voir ici)

A
aberration aberration
ac adaptator adaptateur secteur
accessory lens complément optique
accessory shoe sabot porte-accessoire
adapter ring bague d'adaptation
add-on lens complément optique
additive color couleur additive
adjustable shutter obturateur à vitesse variable
aerial photo prise de vue aérienne
aerial shot prise de vue aérienne
airbrush aérographe
aliasing effet de crénelage
ambient light lumière ambiante
angle of view angle de champ
antialiasing lissage des contours
aperture ouverture
aperture priority priorité  diaphragme
artifact artéfact
aspect ratio format (longueur / largeur) d'image
aspherical lens objectif asphérique (comprend plus d'un rayon de courbure)
attachment monture
auto exposure exposition automatique
autofocus mise au point automatique
auto white balance équilibre des blancs automatique
aux lens complément optique
averaged-area metering mesure pondérée moyenne
B
backdrop toile de fond, arrière-plan
background arrière-plan
backlit rétro-éclairé
back light contre-jour
banding effet d'escalier dans les nuances d'un dégradé
barrel distorsion distorsion en barrillet
barrel lens objectif en barrillet
batch lot
battery charger chargeur de batterie
battery life durée de vie des batteries (piles)
beam of light faisceau lumineux
bed système de rail de chambre GF
bellow soufflet
bending courbure
bevel, bevelling biseauter, biseautage
blow-up agrandir, agrandissement
blur, blurry flou
bounce light lumière indirecte
bracketing bracketage (prendre des séries avec différentes valeurs)
brightness luminosité, brillance
built-in flash flash intégré au boîtier
burning-up surexposition
C
cam, camera appareil photographique
camera case sacoche pour appareil photographique
camera lag temps de latence entre le déclenchement et la prise de vue
camera mount monture de l'appareil
cap lens bouchon d'objectif
ccd (charge couple device) capteur électronique
cell cellule
center-weighted metering mesure pondérée centrale
centring cadrage cadrage
chromatic aberration aberration chromatique
circular pan panoramique à 360°
clicking déclic
close-up prise de vue rapprochée
close-up lens objectif ou complément optique pour la macro
CMYK CMJN (Cyan Magenta Jaune Noir)
coated lens objectif traité
coated photo paper papier couché (papier surfacé)
color accuracy fidélité des couleurs
color balance équilibre des couleurs
color bar mire de test des couleurs
color fringing frange de couleur
color print tirage couleur
color temperature température de couleur
color rendering rendu des couleurs
compactflash format de carte mémoire
contact sheets planches contact
contrast contraste
converter convertisseur de focale
crop recadrer, recadrage
cross color interférence de couleurs qui se chevauchent
cross light lumière latérale
D
day light lumière du jour
density densité
diaphragm diaphragme
diaphragm aperture ouverture du diaphragme
diffuse lighting éclairage diffus
digital camera appareil photographique numérique
digicam appareil photographique numérique
dim light faible lumière
dithering tramage (pour simulation de couleurs absentes)
DOF (depth of field) profondeur de champ
drive transmission, disque
drop bed inclinaison du rail avant (grand format)
dye sublimation printer imprimante à sublimation thermique
dynamic range gamme (plage) dynamique
E
edge bord
edge effect effet de bord
effective range portée effective
emboss mettre en relief
enlarge agrandir
EV value (Exposure Value) valeur IL (indice de lumination)
exposure exposition
exposure meter posemètre, cellule
exposure range plage d'exposition
exposure time temps de pose
F
feather contour progressif
feathering adoucissement des contours
field of view champ visuel
fill-in light fill-in au flash
fill light éclairage d'appoint
film holders châssis, porte-film
filter screw thread filetage pour filtre
filter size diamètre de filtre
fisheye lens objectif fisheye
flare reflet (auréole lumineuse)
flash range portée du flash
flash synch speed vitesse de synchronisation du flash
flat plat / aplat
flex case étui souple pour appareil photographique
flip rotation
flood lampe à incandescence à lumière diffuse
focal length focale (distance focale - en mm)
focus mise au point
focus range plage de mise au point
foreground avant-plan
f-number valeur d'ouverture d'un objectif
frame image, cadre
framing cadrage
front standard planchette avant
f-stop (focus stop) point de réglage de la netteté sur la mollette de mise au point
f/stop valeur d'ouverture du diaphragme
fuzzy flou
G
gear cran, engrenage, commande | équipement
ghost images images fantômes
glare reflet (sur une surface réfléchissante)
glitch rayure (sur le verre d'un objectif)
glossy glacé, brillant
GN (Guide Number) nombre-guide (indique la puissance du flash)
grainy granuleux
greyscale niveaux de gris
grey filter filtre gris
groove rainure
ground glass verre de visée / dépoli
H
half-tone demi-teinte
hand-held à main levée
hazy sun soleil voilé
highlight hautes valeurs (points les plus lumineux de l'image)
high-end haut de gamme
hood, lens hood pare-soleil
hot frame image surexposée
hot spot (=ghost images) tache de lumière fantômes
hue teinte
hyperfocal distance distance hyperfocale
I
illuminance éclairement
illumination éclairage, éclairement, éclat
IMO (in my opinion) à mon avis
inch pouce = 2,54 cm
incident light lumière incidente
indoor shot photographie d'intérieur
ink cartridge cartouche d'encre
ink-jet printer imprimante à jet d'encre
interpolation interpolation
J
jaggies crénelages, effets d'escalier
jel, jellies gélatines
K
knob bouton
L
lack of sharpness manque de netteté
lag décalage entre le déclenchement et la prise de vue
landscape paysage | orientation du papier à l'horizontal
large format camera appareil grand format (chambre photographique)
lb livre = 453,6g (mesure américaine)
LCD (liquid Crystal Display) screen écran à cristaux liquides
lens objectif
lens adapter bague d'adaptation d'objectif
lens aperture ouverture de l'objectif
lens cap bouchon d'objectif
lens hood pare-soleil
lens mount monture d'objectif | filetage à l'avant de l'objectif
lighting éclairage
lightness luminosité
lossless compression compression sans perte
lossy compression compression avec perte
low angle shot vue en contre-plongée
luminance luminance
M
macro extension extension macro (grand format)
macro lens objectif macro
magnification agrandissement
magnify agrandir
metering spot mesure spot
mid tone tons moyens
middle tone demi-teinte
moire pattern moiré
mood lighting éclairage d'ambiance
motion blur flou de bougé
multi-coated multi-couches
multicoating traitement multi-couches
N
naked eye à l'oeil nu
narrow-angle lens objectif à longue focale (téléobjectif)
near infrared infrarouges proches (de 0.75 à 3μm)
neutral background fond neutre
neutral density filter filtre gris neutre
NIMH (NIckel Metal Hydride) hydrure métallique de nickel, technologie de pile rechargeable
notche entaille, encoche
O
open up ouvrir le diaphragme
optical bench banc optique
optical glass lentille d'objectif
out of focus flou, hors de la zone de netteté
out of frame hors champ
outdoor extérieur (prise de vue en extérieur)
outline détourage, contour
overlap chevauchement
over-exposed surexposé
P
pan, pan shot panoramique
panoramic head tête panoramique
paper gradation gradation du papier photographique
paper print tirage papier
parallax parallaxe
pattern trame, motif
persistence of vision persistance rétinienne
perspective lines lignes de fuite
photocell cellule photoélectrique, posemètre
photo lab laboratoire photographique
(to) photograph photographier
(to take a) photograph prendre une photographie
photographer photographe
photography photographie
photo-engraver photograveur
plug prise de courant
polarized lens objectif à filtre polarisant
polarizer polariseur
polarizing filter filtre polarisant
poor resolution manque de définition
pound livre = 453,6g (unité anglaise)
POV (Point Of View) point de vue
preview prévisualisation
prime lens objectif objectif à focale fixe
R
rack crémaillère
rangefinder télémètre
rear standard planchette arrière
red eyes yeux rouges
red eyes reducing réduction de l'effet yeux rouges
reflectance facteur de réflexion
reflected light lumière réfléchie
reflection réflexion (de la lumière sur une surface)
release tab patte d'ouverture
remote control release déclencheur à distance
rendering rendu
resample rééchantillonnage
resin coated paper papier plastifié
resolution résolution
retail cost prix public
reverse shot contrechamp
review revue, critique
rich color couleur chaude
rise and fall décentrement vertical (grand format)
rubber lens shade pare-soleil en caoutchouc pour objectif
rule of thirds règle des tiers
S
saturation saturation
self-timer retardateur
sensor capteur
settings réglages
shadow ombre
sharp piqué
sharpen rendre net, piqué
sharpeness piqué, netteté
shift décentrement horizontal (grand format)
shot photographie, prise de vue
shutter obturateur
shutter priority obturation avec priorité vitesse
shutter release déclencheur souple
shutter speed vitesse d'obturation
sky filter, skylight filter filtre dégradé
sky light lumière du jour
slide diapositive
slide shot diaporama
SLR (Single Lens Reflex) reflex
smartmedia format de carte mémoire
snapshot photographie, instantané
specs spécifications technique
spherical aberration aberration sphérique
spot measuring mesure spot
stepping, stepup ring bague d'adaptation
still camera appareil photographique
stitch raccorder
stop diaphragme
stop ring bague de diaphragme
subtractive color system synthèse soustractive des couleurs
sunshade ombre portée
swing bascule (grand format)
T
tele-lens (telephoto) téléobjectif
thread filetage
thumbnail imagette, vignette
tilt inclinaison (grand format)
timer retardateur
time laps intervallomètre
trigger déclencheur
tripod trépied
TTL (Through The Lens) TTL (à travers l'objectif)
U
underexposed sous-exposé
unexposed non exposé
unsharp masking augmentation de la netteté uniquement sur les contours
V
view camera chambre grand format
viewfinder viseur
vignetting vignettage
W
warm color couleurs chaudes
washed out délavé
wavelength longueur d'onde
white balance équilibre des blancs
white reference blanc de référence
wide angle grand angle
Z
zoom zoom, objectif à focale variable

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L'ANGLAIS EN PHOTOGRAPHIE (dictionnaire français/anglais)

En simple complément de l'article précédent, je vous propose la même chose en ordre inverse.

Je suis loin d'être exhaustif, donc si vous souhaitez compléter cette liste, ne vous génez pas, envoyez-moi vos traductions (voir ici)

A
à l'oeil nu naked eye
à main levée hand-held 
à mon avis IMO (in my opinion)
aberration aberration
aberration chromatique chromatic aberration
aberration sphérique spherical aberration
adaptateur secteur ac adaptator
adoucissement des contours feathering
aérographe airbrush
agrandir enlarge
agrandir magnify
agrandir, agrandissement blow-up
agrandissement magnification
angle de champ angle of view
appareil grand format (chambre photographique) large format camera
appareil photographique cam, camera
appareil photographique still camera
appareil photographique numérique digital camera
appareil photographique numérique digicam
arrière-plan background
artéfact artifact
augmentation de la netteté uniquement sur les contours unsharp masking
avant-plan foreground
B
bague d'adaptation adapter ring
bague d'adaptation stepping, stepup ring
bague d'adaptation d'objectif lens adapter
bague de diaphragme stop ring
banc optique optical bench
bascule (grand format) swing
biseauter, biseautage bevel, bevelling
blanc de référence white reference
bord edge
bouchon d'objectif cap lens
bouchon d'objectif lens cap
bouton knob
bracketage (prendre des séries avec différentes valeurs) bracketing
C
cadrage centring cadrage
cadrage framing
capteur sensor
capteur électronique ccd (charge couple device)
cartouche d'encre ink cartridge
cellule cell
cellule photoélectrique, posemètre photocell
chambre grand format view camera
champ visuel field of view
chargeur de batterie battery charger
châssis, porte-film film holders
chevauchement overlap
CMJN (Cyan Magenta Jaune Noir) CMYK
complément optique accessory lens
complément optique add-on lens
complément optique aux lens
compression avec perte lossy compression
compression sans perte lossless compression
contour progressif feather
contraste contrast
contrechamp reverse shot
contre-jour back light
convertisseur de focale converter
couleur additive additive color
couleur chaude rich color
couleurs chaudes warm color
courbure bending
cran, engrenage, commande | équipement gear
crémaillère rack
crénelages, effets d'escalier jaggies
D
décalage entre le déclenchement et la prise de vue lag
décentrement horizontal (grand format) shift
décentrement vertical (grand format) rise and fall
déclencheur trigger
déclencheur à distance remote control release
déclencheur souple shutter release
déclic clicking
délavé washed out
demi-teinte half-tone
demi-teinte middle tone
densité density
détourage, contour outline
diamètre de filtre filter size
diaphragme diaphragm
diaphragme stop
diaporama slide shot
diapositive slide
distance hyperfocale hyperfocal distance
distorsion en barrillet barrel distorsion
durée de vie des batteries (piles) battery life
E
éclairage lighting
éclairage d'ambiance mood lighting
éclairage d'appoint fill light
éclairage diffus diffuse lighting
éclairage, éclairement, éclat illumination
éclairement illuminance
écran à cristaux liquides LCD (liquid Crystal Display) screen
effet de bord edge effect
effet de crénelage aliasing
effet d'escalier dans les nuances d'un dégradé banding
entaille, encoche notche
équilibre des blancs white balance
équilibre des blancs automatique auto white balance
équilibre des couleurs color balance
étui souple pour appareil photographique flex case
exposition exposure
exposition automatique auto exposure
extension macro (grand format) macro extension
extérieur (prise de vue en extérieur) outdoor
F
facteur de réflexion reflectance
faible lumière dim light
faisceau lumineux beam of light
fidélité des couleurs color accuracy
filetage thread
filetage pour filtre filter screw thread
fill-in au flash fill-in light
filtre dégradé sky filter, skylight filter
filtre gris  grey filter
filtre gris neutre neutral density filter
filtre polarisant polarizing filter
flash intégré au boîtier built-in flash
flou blur, blurry
flou fuzzy
flou de bougé motion blur
flou, hors de la zone de netteté out of focus
focale (distance focale - en mm) focal length
fond neutre neutral background
format (longueur / largeur) d'image aspect ratio
format de carte mémoire compactflash
format de carte mémoire  smartmedia
frange de couleur color fringing
G
gamme (plage) dynamique dynamic range
gélatines jel, jellies
glacé, brillant glossy
gradation du papier photographique paper gradation
grand angle wide angle
granuleux grainy
H
haut de gamme high-end
hautes valeurs (points les plus lumineux de l'image) highlight
hors champ out of frame
hydrure métallique de nickel, technologie de pile rechargeable NIMH (NIckel Metal Hydride)
I
image surexposée hot frame
image, cadre frame
images fantômes ghost images
imagette, vignette thumbnail
imprimante à jet d'encre ink-jet printer
imprimante à sublimation thermique dye sublimation printer
inclinaison (grand format) tilt
inclinaison du rail avant (grand format) drop bed
infrarouges proches (de 0.75 à 3μm) near infrared
interférence de couleurs qui se chevauchent cross color
interpolation interpolation
intervallomètre time laps
L
laboratoire photographique photo lab
lampe à incandescence à lumière diffuse flood
lentille d'objectif optical glass
lignes de fuite perspective lines
lissage des contours antialiasing
livre = 453,6g (mesure américaine) lb
livre = 453,6g (unité anglaise) pound
longueur d'onde wavelength
lot batch
lumière ambiante ambient light
lumière du jour day light
lumière du jour sky light
lumière incidente incident light
lumière indirecte bounce light
lumière latérale cross light
lumière réfléchie reflected light
luminance luminance
luminosité lightness
luminosité, brillance brightness
M
manque de définition poor resolution
manque de netteté lack of sharpness
mesure pondérée centrale center-weighted metering
mesure pondérée moyenne averaged-area metering
mesure spot metering spot
mesure spot spot measuring
mettre en relief emboss
mire de test des couleurs color bar
mise au point focus
mise au point automatique autofocus
moiré moire pattern
monture attachment
monture de l'appareil  camera mount
monture d'objectif | filetage à l'avant de l'objectif lens mount
multi-couches multi-coated
N
niveaux de gris greyscale
nombre-guide (indique la puissance du flash) GN (Guide Number)
non exposé unexposed
O
objectif lens
objectif à filtre polarisant polarized lens
objectif à focale fixe prime lens objectif
objectif à longue focale (téléobjectif) narrow-angle lens
objectif asphérique (comprend plus d'un rayon de courbure) aspherical lens
objectif en barrillet barrel lens
objectif fisheye fisheye lens
objectif macro macro lens
objectif ou complément optique pour la macro close-up lens
objectif traité coated lens
obturateur shutter
obturateur à vitesse variable adjustable shutter
obturation avec priorité vitesse shutter priority
ombre shadow
ombre portée sunshade
ouverture aperture
ouverture de l'objectif lens aperture
ouverture du diaphragme diaphragm aperture
ouvrir le diaphragme open up
P
panoramique pan, pan shot
panoramique à 360° circular pan
papier couché (papier surfacé) coated photo paper
papier plastifié resin coated paper
parallaxe parallax
pare-soleil hood, lens hood
pare-soleil lens hood
pare-soleil en caoutchouc pour objectif rubber lens shade
patte d'ouverture release tab
paysage | orientation du papier à l'horizontal  landscape
persistance rétinienne persistence of vision
photographe photographer
photographie photography
photographie d'intérieur indoor shot
photographie, instantané snapshot
photographie, prise de vue shot
photographier (to) photograph
photograveur photo-engraver
piqué sharp
piqué, netteté sharpeness
plage de mise au point focus range
plage d'exposition exposure range
planches contact contact sheets
planchette arrière rear standard
planchette avant front standard
plat / aplat flat
point de réglage de la netteté sur la mollette de mise au point f-stop (focus stop)
point de vue POV (Point Of View)
polariseur polarizer
portée du flash flash range
portée effective effective range
posemètre, cellule exposure meter
pouce = 2,54 cm inch
prendre une photographie (to take a) photograph
prévisualisation preview
priorité diaphragme aperture priority
prise de courant plug
prise de vue aérienne aerial photo
prise de vue aérienne aerial shot
prise de vue rapprochée close-up
prix public retail cost
profondeur de champ DOF (depth of field)
R
raccorder stitch
rainure groove
rayure (sur le verre d'un objectif) glitch
recadrer, recadrage crop
réduction de l'effet yeux rouges red eyes reducing
rééchantillonnage resample
reflet (auréole lumineuse) flare
reflet (sur une surface réfléchissante) glare
reflex SLR (Single Lens Reflex)
réflexion (de la lumière sur une surface) reflection
réglages settings
règle des tiers  rule of thirds
rendre net, piqué sharpen
rendu rendering
rendu des couleurs color rendering
résolution resolution
retardateur self-timer
retardateur timer
rétro-éclairé backlit
revue, critique review
rotation flip
S
sabot porte-accessoire accessory shoe
sacoche pour appareil photographique camera case
saturation saturation
soleil voilé hazy sun
soufflet bellow
sous-exposé underexposed
spécifications technique specs
surexposé over-exposed
surexposition burning-up
synthèse soustractive des couleurs subtractive color system
système de rail de chambre GF bed
T
tache de lumière fantômes hot spot (=ghost images)
teinte hue
télémètre rangefinder
téléobjectif tele-lens (telephoto)
température de couleur color temperature
temps de latence entre le déclenchement et la prise de vue camera lag
temps de pose exposure time
tête panoramique panoramic head
tirage couleur color print
tirage papier paper print
toile de fond, arrière-plan backdrop
tons moyens mid tone
traitement multi-couches multicoating
tramage (pour simulation de couleurs absentes) dithering
trame, motif pattern
transmission, disque drive
trépied tripod
TTL (à travers l'objectif) TTL (Through The Lens)
V
valeur d'ouverture du diaphragme  f/stop
valeur d'ouverture d'un objectif f-number
valeur IL (indice de lumination) EV value (Exposure Value)
verre de visée / dépoli ground glass
vignettage vignetting
viseur viewfinder
vitesse de synchronisation du flash flash synch speed
vitesse d'obturation shutter speed
vue en contre-plongée low angle shot
Y
yeux rouges red eyes
Z
zoom, objectif à focale variable zoom

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SOYONS PLUS PRÉCIS !

Voilà des années que cette page existe. Je n'ai eu que peu de retours sur son contenu et voilà que l'on me demande des précisions sur les choix pour débuter sérieusement en photographie. Si vous avez lu les autres pages du site (vous devriez !), vous savez déjà que personne, pas même moi, ne peut effectuer des choix pour vous et je n'ai pas changé d'avis mais là, on me demandait de prendre position et de vous donner MA façon de voir les premiers pas dans une démarche sérieuse d'apprentissage photographique. Je vais donc me mouiller !... Même si vous allez certainement trouver sur la toile 1.000.000 de pages pour vous dire exactement le contraire, voilà ce que JE vous propose pour débuter sérieusement et même poursuivre, pourquoi pas, toute votre vie sur la même ligne et avec le même matériel !...

Le mode d'expression :
J'ai parlé dans un article plus haut du choix de son mode d'expression. Puisque cet article est là pour vous donner les conseils que JE considère capitaux, je ne vais pas y aller par quatre chemins : choisissez la voie analogique, choisissez la voie argentique, bref, détournez-vous absolument du numérique, faites du film. Vous trouverez du matériel sans investissement, le film n'est pas cher non plus (si, si !), ça semble bien compliqué en apparence mais ce n'est pas vrai en réalité... vous pouvez vous passer du laboratoire. Quand votre initiation sera terminée (pour peu qu'elle puisse se terminer un jour en photographie), il y a de forte chances que le numérique ne vous vienne même plus à l'esprit !... mais nous pourrons en reparler plus tard !...

Le matériel :
J'ai déjà abordé le sujet par ailleurs mais je vais plus cibler et, à nouveau, prendre position.

Dans un premier temps, limitez-vous au petit format (24x36). Ce n'est pas que les autres formats ne soient pas "ouverts" aux débutants mais, personnellement, je trouve que débuter en moyen format ne sera que freinateur dans votre évolution et que débuter en grand format vous fera arrêter la photographie...

Quoi choisir en petit format ? Sans hésitation : un reflex ! Oubliez tout le reste ! Il sera toujours temps de s'y intéresser plus tard si vous le souhaitez.

Parmi les reflex, il y a deux choix possibles : un boîtier mécanique minimaliste et increvable ou un boîtier plus "moderne", plus "complet". Chacun présente des avantages et des inconvénients. Le choix peut paraître difficile aujourd'hui puisqu'on trouve d'occasion des boîtiers bourrés d'électronique, bourrés de fonctions évoluées au prix d'une poignée de cacahuètes et, à côté de cela, des boîtiers mécaniques ne présentant aucun raffinement pour à peine moins cher !...

Et bien, puisque je dois me mouiller, je vous stimulerai à choisir le deuxième type de boîtiers, aucun automatisme, aucun raffinement technique. Curieuse façon de voir les choses, me direz-vous, mais bien au contraire !!! Un appareil "moderne" bourré d'automatismes est capable, à lui tout seul, de fournir des résultats (oh pas exceptionnels, mais des résultats tout de même). Devinez ce que vous allez faire avec un tel boîtier entre les mains ? Le laisser faire, bien sûr !... L'Homme est ainsi fait !... Si le boîtier n'est pas bridé, vous ne ferez jamais de photographie... vous obtiendrez des images mais vous ne saurez jamais photographier... autant faire du numérique ou du smartphone... Si, au contraire, vous faites l'acquisition d'un boîtier minimaliste, ce dernier ne saura RIEN faire tout seul... au mieux il saura mesurer la lumière et dans ce cas je vous proposerai de ne pas utiliser le posemètre...

Je sais bien que vous voulez des références, Le problème est que dans les boîtiers minimalistes, le nombre de candidats est incalculable !... Dans un nombre de marques tout aussi incalculable !... Tous ces boîtiers se ressemblant tous à s'y méprendre !... Pour vous aider un peu, je vous stimulerai à rechercher du côté des boîtiers des années 1970. Pourquoi ? Parce qu'ils sont minimalistes, parce qu'ils sont mécaniques, parce qu'ils sont d'une fiabilité et d'une robustesse à toute épreuve et surtout parce qu'ils sont "vieux" et que s'ils fonctionnent encore, c'est que ce ne sont que des boîtiers "bien nés" !... Toutes ces caractéristiques ne se retrouvant pas forcément dans les productions ultérieures...

L'immense majorité des candidats potentiels est de conception 100% mécanique avec, éventuellement, un posemètre intégré plus ou moins autonome. Si vous choisissez un modèle avec posemètre intégré, préférez systématiquement un posemètre nécessitant une pile, les autres commencent à vieillir et comme ils s'usent en "voyant" la lumière, ils risquent de ne plus être très efficaces. De même, préférez systématiquement les posemètres présentant les mesures à l'aide d'une aiguille dans le viseur... cela paraît être un système archaïque mais qui est 1000 fois préférable aux systèmes à deux ou trois diodes. Le top du top, serait de choisir un boîtier autorisant la désactivation du posemètre, mais ne soyons pas trop dur !...
Si vous voulez plus de précision, je vous en citerai trois :
- un Pentax K-1000 (tiens, c'est vrai que Thierry est un pentaxiste !) ou plus ancien en monture à vis.
- un Miranda : Attention, pour éviter les galères vérifiez qu'il utilise une pile de 1,5V !!!
- un Minolta SRT ou équivalent.

Mais il est certain que le Pentax K-1000 est la tête de file, personne ne pourra dire le contraire ! Le Pentax K-1000 a toujours été, est encore et restera certainement toujours ZE boîtier de formation. Et il pourra très bien rester votre unique boîtier pour toute votre vie...

Pour ce qui est du choix de l'objectif, pas d'hésitation non plus !... Tournez-vous vers une focale "normale" (45 à 55mm en petit format) la plus "lumineuse" possible. Classiquement, on estime qu'un objectif est lumineux si on peut ouvrir son diaphragme à plus de f/2.8 (un dénominateur inférieur ou égal à 2.8 !). On trouve facilement de tels objectifs pour pas trop cher (même si souvent plus cher que le boîtier, même en occasion). Il faut s'assurer que l'optique porte un système de visualisation de la profondeur de champ si le boîtier n'en dispose pas et/ou une échelle de profondeur de champ, ces éléments sont indispensables !...

Juste une remarque : plus le diaphragme est ouvert et plus la profondeur de champ est courte (voir les articles plus haut) ce qui fait qu'avec un objectif "trop lumineux" grand ouvert, un portrait de 3/4 sera impossible car si un œil est net, l'autre sera flou. En plus, un objectif sera peu qualitatif grand ouvert DONC on ne travaillera jamais à pleine ouverture... D'où la nécessité de choisir une optique lumineuse pour capturer le plus de lumière possible avec une qualité la meilleure possible. Un objectif qui ouvre à f/1.4 sera déjà bien "fermé" à f/2.8 et sera donc qualitatif alors que pour capturer autant de lumière, un objectif qui ouvre à f/2.8 sera grand ouvert et peu qualitatif !...

Plus loin :
Si vous avez déjà acquis les connaissances de base en petit format, vous pourrez vous essayer en moyen format. Là aussi, je me permettrai de vous proposer un boîtier : le Lomo Lubitel. En fait, toute la lignée des Lubitel se vaut largement avec un petit objectif triplet de qualité avec obturateur central. Ces petits boîtiers en bakélite ne coutent rien en occasion, ne pèsent rien, n'occupent pas de place et permettent d'excellents résultats... Il y a des boîtiers moyen format en quantité inimaginable et à bas prix sur le marché mais, à mon avis, aucun de ces boîtiers ne vous permettra autant que les Lubitel quand il s'agit de formation...

Voilà, vous vouliez que je vous parle précisément, je pence que c'est fait. Recherchez donc un Pentax K-1000, un beau 50mm SMC PENTAX-M, lisez toutes les pages de mon site et vous finirez par être un photographe au top (dommage que je n'ai pas la recette du tallent, je vous l'aurai livrée aussi ...).

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TOUTE PHOTO EST BONNE À FAIRE !

Le plus difficile, juste avant de se lancer en photographie, est de répondre à une question aussi simple que « mais qu'est-ce que je pourrais bien photographier si j'achète tout ce qu'il faut pour débuter ? ». La chose la plus difficile, une fois en possession de son premier matériel, est de répondre à une question aussi simple que « bon, et maintenant qu'est-ce que je pourrais bien photographier ? »...

En numérique, c'est très simple, trop simple, on déclenche à tout va et on efface tout ce qui n'est pas beau. Comment voulez-vous avancer en vous enfermant dans cet état d'esprit ? Voilà pourquoi je milite pour la photographie argentique et encore plus au début qu'à un stade avancé de connaissances photographiques !...

En argentique, c'est exactement l'inverse, on cherche quelque chose de beau que l'on pourra photographier !... Oui, mais voilà, qu'est-ce qui est beau ? Nous avons tous notre propre définition de la « beauté ». La couleur rouge peut être audacieuse, belle et revigorante pour certains, tandis que pour d'autres, elle aura une signification différente, destructrice, révolutionnaire, sanglante.

Un immeuble grunge, abandonné ou une ruine qui sent l'urine et/ou la moisissure peut être un endroit effrayant et indigne d'une photographie pour certains, tandis que pour d'autres ce sera un lieu magique, beau, intéressant, presque glamour. La définition de la beauté est bien flexible. Personnellement, je photographie avec bonheur des choses qui n'attirent généralement personne.

En fait toute chose peut être belle, intéressante et digne de photographie. Une chose peut ne pas être vivante ou intéressante de prime abord, mais elle peut émettre une énergie si vous le traitez convenablement. Être conscient des besoins de son sujet montre que vous vous souciez du modèle et de celui qui regardera le résultat, c'est là tout l'art de l'artisan, du photographe, une touche, un soin particulier aidera à créer une belle œuvre. La photographie est un miroir de la vie.

Lorsque vous souriez à quelqu'un, vous recevrez habituellement un sourire en retour. Lorsque vous passez du temps à traiter votre sujet (personne ou objet) avec soin et amour pour tenter d'obtenir la photo parfaite, cela apparaîtra immédiatement sur le tirage final, même si la perfection recherchée n'a pas été atteinte... et l'image sera tout de même appréciée, elle sera belle, elle aura de la valeur... Le sentiment, le ressenti du photographe au moment de la création se reflètera toujours dans ses photos... et ce sera la première chose que verra l'œil averti.

C'est pourquoi il faut toujours considérer une photo comme une belle photo, si ce qu'elle représente ne l'est pas, le sentiment du créateur l'est...

Voilà, vous avez la recette pour photographier : le sujet n'est rien, c'est la création qui compte.

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CONNAÎTRE LES TYPES DE LUMIÈRES NATURELLES

Si vous lisez cette page c'est que vous êtes débutant, mais vous savez déjà que faire une photo n'est pas appuyer sur le bouton déclencheur. De même, vous savez déjà qu'une photographie n'est qu'une représentation de la lumière, mais cette notion est assez floue pour ne pas attirer toute l'attention que vous devriez lui accorder !... C'est pourquoi nous allons parler des types de lumière, il faut que vous les connaissiez par cœur pour les utiliser à bon escient !...

La nature nous offre chaque jour une palette de lumières variées, selon l’heure et la saison. Il existe ainsi des lumières dures, douces, froides, chaudes, plates, colorées, etc. La direction de la lumière est également à prendre en compte : directe, indirecte, diffuse, angulaire, verticale, horizontale, frontale, dorsale.

Pour créer une bonne photo il faut peaufiner la composition et l’exposition et, en plus pouvoir repérer et capter un instant précis... ce sont des facteurs essentiels… avec la lumière !!! Bien sûr, si vous savez gérer tout cela c'est que vous n'avez plus rien à faire sur cette page, je connais des photographes qui, après 20 ans de pratique, ne le savent pas encore... Aussi, dans un premier temps, apprenez à observer la lumière... Apprendre à observer la lumière, c’est, dans un premier temps, apprendre la photo et, dans un deuxième temps, apprendre à mieux construire ses photos.

LA LUMIÈRE DE MIDI
Même un tout nouveau venu en photographie a déjà entendu dire que la lumière de midi est la plus mauvaise pour la photo, trop lumineuse et trop verticale, elle écrase tout. Mais ce n'est que partiellement vrai !!! Prenons un exemple :

Une bonne part de la qualité de cette photo de sous-bois tient à la lumière de midi !... Comment cela se fait-il ? Tout simplement parce que, dans ce cas de figure, la lumière est trop lumineuse au niveau de la clairière et devient douce et diffuse grâce au feuillage sous les arbres... En plus, en noir et blanc, la qualité de la lumière est sans importance, seule son intensité et sa direction sont à considérer.

On va donc moduler ce que je viens de dire : la lumière de midi est très mauvaise en couleur et elle est à proscrire en cas de photographie de portrait car elle va créer des ombres portées verticales qui vont défigurer le modèle. Les ombres sont deviennent très sombres, alors que les zones de couleurs claires sont rendues trop claires et sans détails (on dit alors que les détails sont « cramés » par trop de lumière). Il en résulte des photos trop contrastées pour les images douces et pas assez pour les paysages puisque les ombres tombent, le paysage est plat et sans relief.

Oui mais la lumière de midi en plein mois de juillet n'a plus rien à voir avec la lumière de midi de janvier ! Une est trop lumineuse et verticale, l'autre est beaucoup moins lumineuse et de biais, même si le ciel est parfaitement pur... Si, en plus, le ciel est plein de neige ou de brume, cette lumière de midi d'hiver ne sera plus directe mais diffuse et douce, voire plate.

L'HEURE BLEUE
L'heure bleue correspond à l’instant qui précède le lever du soleil et qui suit immédiatement son coucher. Il s'agit d'un moment précis et fugace, la lumière prend de jolies teintes de toute une palette de bleus. Cette palette crée une atmosphère grandiose ou mystique ou mélancolique du meilleur effet en photographie. Mais pensez aussi à l'impression de fraicheur qui accompagne cette palette de couleurs. Prenons un exemple :

Ici, l'heure bleue est associée au ciel chargé du petit matin en mer ce qui transforme une image très banale en image pleine de sens !...

Mais l'heure bleu n'est pas un joker, il n'y a rien de magique, au contraire, la gestion de l'heure bleue n'est pas des plus simples ! Elle pose de gros problèmes d'exposition, on est toujours entre chien et loup comme on dit (entre jour et nuit pour les non francophones de naissance), une sous exposition et les parties sombres de l’image deviennent trop noires, une sur exposition et on perd une bonne part de la palette des teintes bleutées qui font tout l’intérêt de cette heure...

Coucher tard, lever matin, c'est pas ça qui fait du bien dit la chanson mais en photographie c'est vraiment l'inverse !!!

L'HEURE DORÉE
Cette heure fait suite (ou précède) à l'heure bleue elle se produit en début de matinée ou en fin d’après-midi. On y trouve les lumières les plus intéressantes, qui valorisent le sujet ou la scène. Le soleil est bas sur l’horizon, presque horizontal, il projette des ombres longues et douces qui donnent beaucoup de relief aux images et qui dessinent bien les contours du sujet.

Prenons un exemple :

Grâce à l'angle très faible que fait la lumière par rapport à l'horizon, l'heure dorée crée une palette riche en jaune, en oranger et en rouge ... tout en douceur et en chaleur, même en plein hiver à -25°C !...

LES HEURES INTERMÉDIAIRES
Selon l'heure et la saison, chaque heure présente des caractéristiques plus ou moins intéressantes. Si l'heure bleue ou l'heure dorée sont les meilleurs alliés du photographe, il ne faut pas dédaigner les incidences lumineuses intermédiaires. Prenons un exemple :

En plein après midi ensoleillé, nous sommes au beau milieu de rien point de vue qualité de lumière MAIS nous sommes en plein hiver ! Il n'y a aucune ambiance colorée particulière, par contre, l'incidence lumineuse permet de créer des ombres intéressantes tout en conservant les couleurs naturelles. Printemps et hiver sont donc des saisons qui autorisent une vie photographique mieux réglée (heures honnêtes !).

L'ANTITHÈSE
Parler de lumière doit englober l'absence de lumière... bien sûr il faudra de la lumière artificielle "d'ambiance" sinon, pas de photo, bien sûr !...
Prenons un exemple :

LES INFLUENCES MÉTÉOROLOGIQUES
La lumière est une chose, mais on ne peut pas passer à côté de l'influence de facteurs extérieurs sur la lumière naturelle ! Prenons des exemples :

Juste avant l'orage, le vent se lève, le ciel se charge de nuages menaçants, un fort contraste se crée entre la lumière forte de l'été et le ciel. Le paysage est plat (comme décrit pour la lumière de midi) mais le ciel, très présent relève l'ensemble. Remarque : c'est hors sujet dans cet article, mais vous apprendrez que, théoriquement, la ligne d'horizon ne se place pas sur le milieu de l'image. Cela a été fait exprès pour cette image pour insister sur l'équilibre de plus en plus instable entre ciel et paysage, et, en plus, le panache du jet d'eau préfigure déjà l'averse grâce au vent latéral.

Autre exemple :

Même situation, l'orage est encore plus imminent (d'ailleurs j'y ai eu droit, et comment !!!) et un soleil très bas qui crée un très fort contraste entre, d'un côté le sable blanc et le haut de la dune et de l'autre la zone d'ombre du bas de la dune et le ciel...

Dans les exemples précédents nous avions une lumière directe et dure, nous allons entrevoir maintenant la lumière douce qui sera créée par la brume ou le brouillard. Prenons des exemples :

Ciel "lourd" et nuageux donc lumière douce qui ne crée pas ou peu d'ombre. L'image est plate MAIS douce et romantique...

Autre exemple :

Ici, l'image est également très douce, mais si vous l'observez de près vous verrez que le ciel n'y est pour rien !... Ici c'est le très vieil objectif qui crée la douceur, malgré un grand ciel clair et un grand soleil d'été (voyez les ombres et la réflexion sur la voiture)... Nous sommes donc hors sujet (je parle des incidences météorologiques) mais la parenthèse est intéressante !...

Autre exemple :

Avec un brouillard à couper au couteau comme on dit, l'image risque d'être tellement plate qu'il est assez difficile de créer quelque chose d'intéressant. Mais ces éclairages artificiels puissants donnent une atmosphère inquiétante du meilleur effet...

Parfois, les couleurs deviendront quasi-monochromes, ce qui rendra l’atmosphère encore plus mystérieuse.

LA LOCALISATION DE LA SOURCE LUMINEUSE
Généralement, c'est rentré dans l'inconscient collectif, il faut, pour faire une photo, que le soleil soit situé dans le dos du photographe. Enfin, ce n'est pas franchement vrai car dans ce cas de figure, quoi de plus désagréable et nul que voir l'ombre portée du photographe !!! Il peut être intéressant de s'essayer à l'exercice, mais il faut chercher des stratagèmes... reprenons une image déjà utilisée pour un autre paragraphe :

Oui, j'ai le soleil dans le dos, mais scrutez bien l'image... vous ne verrez pas mon ombre !...

Bon, on dit aussi que le soleil (la source lumineuse) doit être latéral/arrière... Certes, c'est la localisation la plus simple à gérer et celle qui donne les meilleurs résultats sans trop se poser de question, sans trop se casser la tête... Elle est en particulier idéale pour la photographie de portrait.

Par contre, une lumière strictement latérale est très difficile à gérer si la lumière est dure et directe ! Comme la lumière de midi, cette lumière crée des ombres portées qui interdisent quasiment les portraits.. du moins si vous n'utilisez aucun accessoire. Il vaut mieux utiliser une lumière douce ou indirecte ou diffuse pour des portraits dans ces conditions d'éclairage strictement latéral !...

Par contre, hors visage humain, l'éclairage latéral offre des effets intéressants. Bien sûr, dans l'exemple ci-dessus l'éclairage est artificiel, en lumière naturelle, même directe, la "frontière" blanc/noir serait moins franche...

Autre exemple :

Mais la localisation que peu de débutants osent tenter est... le contre-jour. Prenons un exemple :

Et c'est bien dommage... Certes, le contre-jour créera systématiquement un contraste quasiment infini, il est donc impossible (sans utilisation d'accessoires) d'éviter les zones noires si la source de lumière est intégrée dans l'image. Par contre, on peut imaginer un contre-jour dans lequel un petit élément masque la zone la plus puissante de la source lumineuse, ce qui permettrait de limiter le contraste et ainsi limiter les zones noires... Le piège le plus courant est de réaliser une photo en contre-jour complet si votre sujet est dans le noir... car dans la majorité des cas le sujet sera réduit à l'état de silhouette et l’arrière-plan sera sur-exposé, voire complètement « brûlé »... dans le meilleur des cas vous parviendrez à correctement exposer l'arrière-plan, le sujet restant tout noir, réduit à l’état de vague silhouette, la photo sera complètement ratée. Dans l'image d'exemple, c'est exactement le contraire... le sujet est le soleil couchant, ici il suffit d'éviter la sur exposition de l'arrière plan, l'avant plan noir créant un cadre pour mettre le sujet en valeur...

______

Voilà, nous avons, en gros, fait le tour du sujet. Charge à vous de vous entrainer avec toutes ces lumières et, SURTOUT, n'hésitez pas à sortir votre matériel photo, quelles que soient les conditions... La gestion de la lumière est un des éléments essentiels dans une bonne photographie... alors ouvrez les yeux ! Soyez attentif à la lumière ambiante, observez comment elle tombe sur votre sujet, et changez votre angle de vue en conséquence (si besoin !).

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PEUT-ON LUTTER CONTRE L'OBSOLESCENCE PROGRAMMÉE ?

Comme vous le savez déjà -ou comme vous n'allez pas tarder à le découvrir !- la photographie est une passion qui finit par revenir très très cher et il faut se préparer dès le début à repérer tous les postes de dépenses afin de ne pas se mettre en faillite personnelle !...

Je pense que tout le monde a déjà entendu parler de l'obsolescence programmée. L’obsolescence programmée est la stratégie visant à réduire la durée de vie d’un produit pour augmenter son taux de remplacement et provoquer un nouvel achat prématurément... Ce phénomène est entré dans les esprits du grand public il y a peu de temps mais sa mise en application ne date pas d'hier ! Pensez, une société a limité la durée de vie de ses ampoules à incandescence dans les années 1920 (et, bien sûr, les autres ont suivi !). Je ne vais pas faire l'apologie de cette arnaque industrielle (puisque ce n'est rien de plus !) mais gardez présent à l'esprit :
- la marque à la pomme qui s’est distinguée par une innovation de rupture et un renouvellement très important de ses produits, pas moins de trois versions d’iPad en 2 ans et six versions de l’iPhone en 5 ans. Avec des batteries indémontables, l’impossibilité de mettre à jour le système d’exploitation entre les modèles et des accessoires qui changent à chaque génération... Et voyez le prix annoncé de l'iPhone X à 1200€... pour un téléphone... c'est de la folie !...
- les imprimantes Epson (mais les autres ont suivi !) sont souvent décrites comme un exemple flagrant d’obsolescence programmée avec des puces qui comptabilisent les impressions et bloquent leur fonctionnement ou des cartouches d’encre encore à moitié pleines qui s’alarment d’être vides. Une étude a prouvé que toutes les grandes marquent obligent par ce biais à jeter des cartouches encore pleines à 45% !!! C'est le cas d'Epson (encore eux !), Canon et Kodak.
- les ordinateurs qui évoluent tellement vite qu'ils sont obsolètes dès leur mise sur le marché. Pire, les systèmes d'exploitation qui se renouvellent toujours plus rapidement et qui ne s'installent plus sur les "anciens" ordinateurs. Le plus critiquable c'est que ces S.E. ne sont pas encore terminés (des mises à jour sont toujours nécessaires) qu'ils ne sont déjà plus supportés par leurs éditeurs. Tous les autres logiciels suivent l'évolution des S.E. et ne sont plus compatibles avec les systèmes vieux d'il y a quelques mois...
- en photographie ce n'est pas mieux !!! Un nouveau modèle tous les 2 ans, les batteries et pièces détachées introuvables au bout de 5 ans, un nombre de déclenchements maximum de 50.000 (ça paraît gigantesque mais en numérique ce n'est pas grand chose !) et puis, il y a Canon -encore lui- qui s'est taillé une solide mauvaise réputation en facturant pratiquement au prix d'un objectif neuf le moteur USM ou le système de stabilisation de certains zooms, considérant ces éléments comme étant des « consommables »... Déjà que Canon pratique des prix super élevés, mettre au clou un zoom à 2.000 € seulement 3 ans après l'achat parce que le fabricant a oublié de dire qu'une panne de stabilisateur se facture 1.600 €... et ce n'est que de l'électromécanique, le plus cher -en prix de reviens- étant tout de même l'optique !!! Mais si je parle de Canon, on peut remercier tous les autres aussi, les Nikon, les Sony et consorts !...

Voilà pour le constat ! Mais que pouvons-nous faire pour ne pas être "trop" victimes de cette obsolescence programmée ? Voilà peut-être quelques pistes :
- Bien connaître les produits. Avant d’acheter un nouveau produit, il est important de savoir s’il sera bientôt remplacé par une nouvelle technologie qui est sur le point d’être commercialisée. Si c’est le cas, il vaut mieux attendre pour ne pas devoir jeter son nouvel appareil après 5 ou 6 mois d’utilisation. Bien sûr, ce n'est pas évident... mais une balade sur les sites de rumeurs des marques permet de se faire une idée du futur proche !...
- Faire d'emblée le plein de consommables. Voir s'il existe des batteries compatibles (hors marque et non équipées de "puces") et en acheter plusieurs au moment de l'achat de l'appareil. Certes, cela représente un surcoût, mais il faudra l'intégrer à votre budget ! L'idéal étant de trouver des boîtiers qui sont prévus pour utiliser des batteries "communes", le Pentax *istDS utilisait des piles lithium, le Pentax Km des piles AA classiques. Mais ces possibilités vont diminuant. Certaines marques proposent des grips acceptant des batteries classiques, dans ce cas, achetez le grip... Comptez le surcoût dans votre budget ! Le problème est qu'un grip équipé de piles ou batteries classiques est très lourd !...
- Ne pas se tromper lors du choix d'un système. L'élément principal d'un système photographique est le parc d'objectifs. Les objectifs sont comparativement l'élément le plus cher du système, Le but est donc de conserver les optiques le plus longtemps possible, quitte à les faire passer d'un boîtier à un boîtier suivant. Mais pour ce faire, il faut savoir si la stabilisation s'effectue à l'intérieur de l'objectif ou dans le boîtier ! La stabilisation dans l'objectif est très pratique mais très fragile... si cela ne vous rebute pas de trop, préférez les objectifs non stabilisés (stabilisation interne au boîtier !). Bien sûr, les constructeurs ne sont pas fous, l'explosion du nombre de pixels des nouveaux capteurs rend rapidement obsolète la qualité des objectifs, même si la stabilisation ne vous lâche pas !...
- Monter soi-même son ordinateur. C'est moins cher, ce n'est pas difficile, en plus on trouve sur internet des aides !... Connaissant le contenu de sa "boite", on est en mesure de remplacer que ce qui est nécessaire et ainsi diminuer les coûts d'entretien.
- Réparer ou faire réparer plutôt que remplacer ! Les marques font croire que la réparation est plus chère que l'achat d'un nouveau boîtier, c'est un mythe !!! On trouve des réparateurs qui peuvent remplacer pour peu cher les pièces défectueuses de nos matériels, à condition, bien sûr, que la panne se produise pendant la période de fabrication des pièces détachées !!!...
- Ne jamais laisser ses appareils en mode veille. De plus en plus souvent, l'extinction complète est impossible ! Dans ce cas installez un interrupteur entre l'appareil et la prise (comme une multiprise avec interrupteur intégré, par exemple)

MAIS LE MEILLEUR MOYEN DE NE PAS ÊTRE FRAPPÉ DE PLEIN FOUET PAR L'OBSOLESCENCE PROGRAMMÉE est de se tourner vers la photographie argentique !... Des boîtiers de 100 ans sont encore réparables sans problème, on n'est pas limité par un nombre de déclenchements, on n'est pas dépendant d'une batterie propriétaire, on n'est pas dépendant du matériel moderne volontairement fragilisé, on trouve facilement du film et cela va perdurer encore pendant des siècles, les agrandisseurs n'utilisent pas de cartouches d'encre... et le prix du matériel est dérisoire en comparaison du matériel numérique !...

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COMMENT ÉCONOMISER SES PILES (jusqu'à 140%) ?

Avec le temps, les appareils photographiques sont devenus de plus en plus gourmands en énergie !... Pendant des siècles les boîtiers étaient totalement mécaniques et n'avaient aucun besoin d'électricité. Dans les années ~1970, avec la généralisation des posemètres intégrés, les piles sont devenues indispensables mais, ne gérant que le posemètre ces piles avaient une espérance de vie de plusieurs années. Ensuite, les boîtiers sont devenus électromécaniques dans les années ~1980 donc il fallait plus d'énergie, piles plus nombreuses et/ou plus puissantes et à changer plus souvent. Puis vint l'autofocus et là les besoins énergétiques ont explosés, et la consommation en électricité devenait extraordinaire. Puis est né le numérique et là les besoins sont devenus tels que les piles n'y suffisaient plus, il a fallu utiliser des batteries haute énergie qu'il fallait recharger régulièrement au point qu'il est conseillé de posséder plusieurs batteries pour un seul et même boîtier si on ne veux pas se trouver en panne d'électricité au bout de quelques heures d'utilisation !!!

Bien sûr, cette ultra consommation n'est pas une fatalité ! Il existe de petits moyens simples qui permettent de faire facilement 30 à 40% de photos en plus avec un seul jeu de piles ou une seule batterie... Bien évidemment, ces tuyaux d'économie sont plutôt à destination des boîtiers numériques mais certaines fonctions existaient aussi sur les boîtiers argentiques de dernière génération. Voici quelques voies, il y en a certainement d'autres mais, d'emblée, je ne vois pas. Si d'autres tuyaux me reviennent plus tard, je ferai une mise à jour de cet article.

Désactivation des fonctions non utilisées en permanence :
- mode veille : laisser le boîtier allumé en permanence est stupide, réglez le mode d'entrée en veille aussi rapide que possible, le "réveil" est beaucoup plus rapide que la mise en marche/arrêt et la consommation est faible. Bien sûr si votre shooting ne nécessite pas de prise de vue rapide, il est préférable d'éteindre totalement le boîtier.
- le module GPS : il est -quand présent- activé en permanence et c'est une véritable pompe à électricité. Si vous n'avez pas besoin de votre emplacement géographique intégré dans vos photos (on n'en a franchement pas besoin systématiquement -voire jamais-), éteignez-le. On peut estimer que sur une (grosse) journée de shooting ce module consomme environ 20% de la charge de la batterie, calculez le nombre de clichés possibles en plus !...
- le module Wifi : -quand présent- consomme énormément et, sauf cas particulier, ne sert à rien lors de la prise de vue. Allumez-le uniquement lorsque vous en avez besoin.
- durée d'affichage après enregistrement : consommation énorme de l'écran LCD. Désactiver cet affichage si possible, sinon configurez-la à sa durée minimale !...
- stabilisation d'image : c'est une fonction très intéressante mais uniquement si vous utilisez des vitesses lentes ou de très longs téléobjectifs. Une scène bien éclairée, permettant des vitesses "rapides" (1/focale), ou l'utilisation d'un trépied doit vous stimuler à mettre cette fonction off.
- mise au point continue : gros consommateur d'énergie. Ne l'utilisez que si vous en avez réellement besoin. La mise au point continue met en action les moteurs de mise au point ainsi que le processeur qui analyse le focus en permanence, même si le sujet photographié est statique... Désactivez cette fonction et ne l'activez que si indispensable.
- live view : l'écran LCD est certainement le plus gros consommateur d'électricité de tout votre boîtier ! Si vous avez un viseur, utilisez-le, même si c'est un viseur électronique, il consommera énormément moins ! En plus, l'utilisation du viseur est plus rapide et aussi précise que la visée sur LCD.
- mode silencieux : cela ne paraît pas mais c'est également un gros consommateur d'énergie ! À n'utiliser que si vous devez absolument être totalement silencieux !...
- flash intégré : cet accessoire est un véritable crime ! Très gros consommateur d'électricité, il permet uniquement de créer des images immondes !... Je ne comprends pas pourquoi les constructeurs continuent à l'intégrer dans leurs boîtiers !!! Ne l'utilisez jamais !!! Sauf s'il est prévu qu'il assiste l'autofocus en situation de faible luminosité.

Désactivation des fonctions superflues :
- réduction du bruit en exposition longue : cette fonction n'a d'intérêt que si vous faites du RAW et encore... vous pouvez très bien réduire le bruit dans votre logiciel de post-traitement !... Généralement cette fonction prend 2 images pour une seule délivrée ! Donc, double consommation d'électricité plus consommation nécessaire pour le traitement logiciel... et en plus, faire 2 photos pour une seule réduira la durée de vie de votre boîtier qui est prévu pour un certain nombre de déclenchements !... Désactivez-la !
- optimisation automatique de l'éclairage (nom change selon la marque) : théoriquement elle s'applique uniquement aux fichiers JPEG et agit sur les ombres et les hautes lumières. Le gaspillage d'énergie est dû au traitement informatique. Ne vous méprenez pas, elle fonctionne même si vous ne faites pas de JPEG puisque ce traitement a lieu "dans le vide" pour permettre l'aperçu après prise de vue. Désactivez-la !
- tous les post-traitements incorporés au boîtier sont de gros consommateurs d'énergie, désactivez-les, vous pouvez obtenir exactement la même chose avec le logiciel de post-traitement sur l'ordinateur.

Gestion des batteries :
- les batteries sont prévues pour un nombre limité de rechargements, économisez-les !
- chargez complètement les batteries et déchargez-les complètement avant de les recharger. Même si les batteries au lithium sont réputées pour résister aux défauts de chargement, il est toujours recommandé d'effectuer des cycles complets de charge/décharge.
- les batteries n'aiment pas le froid... plus il fait froid et plus vite elles se déchargent ! Même si cela n'a aucune influence sur la capacité de la batterie, les fortes chaleurs affectent la santé des batteries !!!

Voilà, ce n'est pas la mer à boire, mais cela devait être dit !...

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ÉLÉMENTS VITAUX DE LA NETTETÉ DES IMAGES

Je ne vais pas faire ici un cours sur la façon de s'y prendre pour obtenir des images nettes, cela se trouvera ailleurs dans ce site... par contre je vais insister sur les points capitaux auxquels on ne pense pas forcément lorsque l'on débute en photographie !

Le premier point que je voulais mettre en lumière est le principal et pourtant le moins connu et le plus marginalisé !!! La vision du photographe !!! Il ne faut pas espérer obtenir des images nettes si le photographe n'est pas capable de voir nettement ce qui se passe dans le viseur... Bien sûr, actuellement (et depuis déjà un certain temps) l'autofocus fait partie intégrante des systèmes photographiques mais l'utilisation d'objectifs non motorisés est encore très apprécié... et je ne parle même pas de l'attrait des systèmes anciens à mise au point manuel. En plus, il faut être en mesure de vérifier que l'autofocus fait le point exactement là où vous le souhaitez ! Bien sûr, la majorité des viseurs est équipé d'un correcteur dioptrique, mais ce n'est pas forcément toujours le cas ! Si vous portez des lunettes correctrices mono-dioptriques, pas de problème, mais les plus anciens, porteurs de lunettes "progressives" seront désavantagés... Dans la mesure où tous les opticiens proposent systématiquement au moins une deuxième paire de lunettes gratuite (ou à 1€), choisissez une correction "de lecture" qui vous permettra de systématiquement voir nettement le contenu du viseur !... Car trouver des lentilles correctrices pour les boîtiers n'est pas chose aisée et il faut garder présent à l'esprit que la vue se dégrade au fil des ans...

Deuxième point d'importance, même si dans d'autres pages de ce site vous trouverez des notions bien plus pointues, mémorisez dès à présent que pour que vos images soient nettes, vous devez veillez à utiliser au minimum une vitesse égale à l'inverse de la focale de l'objectif utilisé. Cela veut dire que si vous utilisez une focale d'objectif de 100mm, la vitesse d'obturation minimale devra être de 1/100è de seconde, 1/500è de seconde pour un objectif de 500mm. Bien sûr, voilà déjà quelques temps que les fabricants proposent une stabilisation, soit dans l'objectif, soit dans le boîtier. Les notices de ces matériels expliquent que vous pouvez gagner 3 ou 4 diaphragmes... ATTENTION, cela est systématiquement surévalué (il faut bien vendre !)... 2 à 3 diaphragmes de gain est bien plus proche de la réalité ! Quand on dit que l'on peut gagner 2 à 3 diaphragmes, cela veut dire que l'on peut utiliser une vitesse de 1/25è à 1/15è de seconde pour un objectif de 100mm ou de 1/125è à 1/60è de seconde pour un objectif de 500mm. Mais quoi qu'il en soit, restez fixé sur la règle de Vitesse = 1/focale !...

Troisième et dernier élément de cet article, pensez toujours que le point faible du système photographique est toujours l'humain qui s'en sert. C'est vrai pour la qualité de la création de l'image, mais c'est également vrai pour la netteté... pensez donc systématiquement aux supports stables pour votre système : un mur, un poteau, une grosse pierre ou... un trépied ! Ce support stable est le seul accessoire indispensable au système photographique quel qu'il soit !...

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QUATRE TUYAUX TOUT SIMPLES POUR BIEN DÉBUTER

Il existe une idée fâcheuse que l'équipement est la principale distinction entre un photographe professionnel et un photographe amateur. Bien sûr, il peut y avoir une corrélation entre le niveau de compétence du photographe et la gamme de son/ses boîtier(s), mais il est stupide de penser que posséder un appareil photo haut de gamme avec des fonctionnalités «pro» fait de vous un professionnel ou que l'utilisation d'un boîtier d'entrée de gamme vous bloque en permanence dans la catégorie "débutant".

Pour côtoyer beaucoup de photographes amateurs, je peux affirmer que les nouveaux photographes sont plus susceptibles de penser ainsi (bien qu'ils ne soient pas les seuls à ne pas avoir réussi à se défaire de tels lieux communs), et c'est une des raisons pour lesquelles ils sont souvent désireux de monter en gamme.

Comme je n'arrête pas de le répéter à longueur de pages, des mises à niveau inutiles peuvent vous priver d'une expérience d'apprentissage complète avec votre appareil photo et elles ne vous rapprocheront certainement pas d'une compétence de niveau professionnel. Le boîtier que vous possédez actuellement est beaucoup plus capable que vous ne le pensez... en fait, il peut probablement faire un certain nombre de choses (voire toutes !) que les boîtiers haut de gamme peuvent faire. Si vous voulez apprendre à utiliser votre appareil photo comme les pros utilisent le(s) leur(s), je vais vous livrer quatre techniques que vous pouvez commencer à utiliser dès aujourd'hui.

Modes d'exposition avancés

Une des meilleures choses que vous pouvez faire est de sortir du mode "P" (programme = tout automatique) le plus rapidement possible. Le mode programme est un outil d'apprentissage intéressant et un bon filet de sécurité à utiliser quand vous avez juste besoin de prendre la photo, mais si vous cherchez à mieux contrôler votre boîtier, vous devez regarder les modes d'exposition avancés : priorité ouverture, priorité vitesse et surtout 100% manuel. Quand je parle du mode "P", je sous entends également tous les automatismes "résultat" type "paysage", "sport", "nuit", etc., etc... J'ai déjà développé cela par ailleurs, n'hésitez pas à aller chercher ici.

La priorité ouverture (ou priorité diaphragme) vous permet de régler l'ouverture de votre choix, laissant l'appareil photo régler automatiquement la vitesse d'obturation. Ce mode est idéal lorsque vous devez contrôler la profondeur de champ. J'ai déjà développé cela par ailleurs, n'hésitez pas à aller chercher ici.

La priorité vitesse est idéale pour les cas où vous souhaitez capturer un mouvement. Vous choisissez une vitesse d'obturation rapide pour figer le mouvement ou utilisez une vitesse d'obturation plus lente pour créer un flou de mouvement. L'appareil photo prendra soin de régler automatiquement l'ouverture du diaphragme. J'ai déjà développé cela par ailleurs, n'hésitez pas à aller chercher ici.

Le mode manuel représente le summum du contrôle créatif, permettant au photographe de régler à la fois l'ouverture et la vitesse d'obturation. Ceci est particulièrement utile dans les situations d'éclairage difficiles. Tandis que la prise de vue en manuel peut exiger plus de pratique pour maîtriser, vous gagnerez grâce à ce mode une compétence solide et précieuse. J'ai déjà développé cela par ailleurs, n'hésitez pas à aller chercher ici.

Mise au point avec le bouton arrière

À moins d'utiliser un (très) ancien boîtier, le vôtre dispose sur sa face arrière d'un bouton permettant la mise au point automatique. Pas de conclusion hâtive (!) pour peu que votre boîtier soit un reflex, cette fonction n'est pas née avec le numérique (!!!) les boîtiers reflex argentiques des années 1990 le proposaient déjà. Si vous avez appris à utiliser votre appareil photo avec sa configuration par défaut, celle qui avait cours avec les reflex plus anciens, vous connaissez le processus d'enfoncement à mi-course du déclencheur pour lancer la mesure d'exposition et l'autofocus, puis appuyer à fond pour prendre la photo.

Cela fonctionne assez bien mais il y a un autre moyen -peut-être un meilleur moyen-. Avec la mise au point à l'aide du bouton arrière, vous supprimez la tâche de mise au point du déclencheur et l'attribuez au bouton arrière de votre appareil photo, généralement marqué AF-ON / AF-L (ou *).

Les avantages de la mise au point avec le bouton arrière sont principalement :
- la réduction (voire l'élimination) de la nécessité de mettre votre objectif en mode manuel,
- une mise au point facile et une stabilité améliorée, car vous n'avez pas besoin d'appuyer (à mi-course) sur le déclencheur. Vous utilisez votre pouce pour engager et maintenir la mise au point tout en utilisant votre index pour déclencher avec plus de légèreté.

Cela peut sembler peu impressionnant et il faut un certain temps pour s'y habituer, mais une fois que vous vous serez habitué à ce bouton de mise au point, vous ne reviendrez probablement plus à l'ancienne technique.

Verrouillage de l'exposition automatique (AE-Lock)

Le verrouillage AE fait exactement ce que son nom suggère : il verrouille les paramètres d'exposition permettant au photographe de déplacer la visée d'une zone à une autre sans que l'appareil ne change les valeurs d'ouverture ou de vitesse.

Cela peut être utile lorsque vous utilisez la mise au point et recomposez. Vous effectuez la mesure pour votre sujet, vous verrouillez l'exposition afin que pouvoir recadrer pour un meilleur cadrage, sans risquer d'exposer pour autre chose que votre sujet.

Même remarque que pour le bouton de verrouillage de la mise au point : ce bouton existait déjà pour les boîtiers argentiques des années 1990 et pour les plus anciens le maintien en position demi-enfoncée du bouton déclencheur permettait d'obtenir le même résultat mais avec plus de risques de bougé.

Mesure ponctuelle (spot)

Par défaut, les boîtiers sont configurés en mode matriciel, évaluatif, multizone ou tout autre nom mais de même technologie et à même finalité. Ce mode est conçu pour fonctionner correctement dans une grande variété de situations d'éclairage. Mais quand les choses deviennent un peu délicates, comme lorsque vous travaillez avec un sujet en contre-jour, la mesure spot permet au photographe d'obtenir facilement une mesure sur une petite zone du sujet plutôt que de prendre une mesure sur l'ensemble de la scène.

Tous les autres modes de mesure sont, certes, très efficaces, mais la mesure ponctuelle fournit une mesure d'une précision supplémentaire qui peut, entre autres, faciliter une plus grande créativité. J'ai déjà longuement parlé des différents modes d'exposition par ailleurs, n'hésitez pas à aller chercher ici.

Bien que les tuyaux présentés ici ne soient pas révolutionnaires pour les photographes expérimentés -professionnels ou non- ils peuvent être un bon plan pour les nouveaux photographes qui n'ont pas encore découvert tout ce dont leur appareil photo est capable et qui sont tentés d'améliorer leur technique. Selon toute probabilité, il n'y avait pas besoin de cet article, il suffisait de jeter un coup d'œil dans le manuel de votre appareil photo pour apprendre comment accéder et activer les fonctionnalités énumérées ici, mais allez savoir pourquoi, l'étude approfondie des modes d'emploi rebute tout le monde alors qu'il suffit d'un petit article comme celui-ci pour faire entrer les choses. Si vous mettez en application ces quatre tuyaux, avec (beaucoup) de pratique vous serez sur la bonne voie pour shooter comme un pro...

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10 TECHNIQUES DE BASE À APPLIQUER SYSTÉMATIQUEMENT

La photographie est une expérience d'apprentissage continu. Même les meilleurs vous diront qu'ils ont encore beaucoup à apprendre. C'est peut-être encore plus vrai à l'ère numérique où les nouvelles techniques évoluent constamment. Si vous débutez en photographie, toutes ces informations peuvent sembler astreignantes. Donc, aujourd'hui, nous allons jeter un coup d'œil à dix techniques quotidiennes très simples à appliquer tout le temps.

1) Comprendre l'autofocus
Probablement la plus grande démotivation pour un nouveau photographe est de rentrer à la maison pour constater que ses images sont soit floues soit non mises au point au bon endroit. Prenez un peu de temps pour vous familiariser avec le fonctionnement de votre autofocus, l'une des meilleures façons d'y parvenir est d'utiliser le mode de mise au point à point unique (le point central pour débuter) plutôt que la mise au point de zone. Cela vous permet d'assigner un seul point de mise au point dans votre viseur que vous pouvez ensuite placer sur votre sujet. Apprenez également à faire la mise au point et à recadrer l'image en maintenant le déclencheur enfoncé à moitié.

2) Apprendre à utiliser votre viseur
Le problème avec les viseurs c'est qu'ils donnent l'impression d'une vision tunnelisée. Les débutants regardent directement la partie centrale de la scène au détriment des bords. Avant de décider de déclencher, commencez par regarder les côtés du cadre, en haut, en bas, à gauche et à droite, pour analyser votre composition et repérer tout ce qui pourrait gâcher la future photo. Et ne pensez pas qu'en utilisant l'écran LCD pour composer vos images cela se passera différemment !... Donc appliquez ce même conseil si votre boîtier ne propose pas de viseur !...

3) Un horizon doit être horizontal
Après avoir pris le contrôle de votre viseur, veillez à gardez les horizons bien horizontaux. Ceci est une autre erreur commune aux nouveaux photographes et si facilement corrigeable. La plupart des boîtiers permettent, de nos jours, soit d'afficher une grille, soit un niveau à bulle numérique dans le viseur, ce qui vous montrera l'orientation de votre boîtier par rapport à l'horizon. Utilisez ces outils et vous allez bientôt éviter ces paysages bancals.

4) Restez stable
Un autre problème courant pour les nouveaux arrivants est le tremblement. Cela se produit parce que la vitesse d'obturation est trop faible par rapport à votre capacité à maintenir l'appareil photo stable. La réponse évidente est d'augmenter la vitesse d'obturation, mais cela peut nécessiter une augmentation de la sensibilité ISO. Une autre solution consiste simplement à apprendre à tenir correctement le boîtier et à utiliser la position correcte. Assurez-vous de replier vos coudes sur vos côtés et d'adopter une position ferme, mais restez cool sur le déclencheur. Il existe des techniques simples pour trouver la meilleure façon de rester stable. Tiens, je vous ferai un topo sur le sujet, un de ces jours...

5) Apprenez à lire l'histogramme
Alors qu'à première vue l'histogramme de votre boîtier peut sembler hermétique, en réalité, il est assez simple à comprendre. Encore mieux, il fournit toutes les informations dont vous avez besoin pour comprendre l'exposition. Jetez un œil à mes articles traitant de l'histogramme (n'hésitez pas à chercher ici), mais en règle générale, si le graphique glisse sur le côté droit, vous surexposez, à gauche, vous sous-exposer.

6) Apprendre rapidement la compensation de l'exposition
Une fois que vous connaitrez l'histogramme, il existe un excellent moyen (et très rapide) d'ajuster votre exposition : la molette de compensation d'exposition. En l'utilisant, vous pouvez ajuster votre exposition vers le haut ou vers le bas en deux secondes. Selon le mode d'exposition que vous utilisez, le boîtier ajustera l'ouverture ou la vitesse d'obturation ou les deux.

7) Apprendre à décrypter la lumière
La lumière est la chose la plus importante en photographie. Comprendre est la clé pour tirer le meilleur parti pour vos images. Quand vous regardez une scène devant vous, regardez non seulement l'ombre et la lumière, mais aussi le contraste de cette lumière et de cette ombre. Au milieu de la journée, ce contraste va être très élevé et conduire à des images dures. Vérifiez également la façon dont la lumière tombe sur votre sujet, est-ce que cela provoque une ombre disgracieuse ou améliore-t-elle l'apparence de votre sujet ? J'en ai déjà parlé par ailleurs, n'hésitez pas à chercher ici.

8) Apprendre la composition de base
La composition est définie par des règles, mais ces règles sont plus des lignes directrices. Elles peuvent être violées. Cependant, pour débuter, comprendre et appliquer à la lettre les bases de la composition est l'un des moyens les plus rapides et les plus efficaces pour obtenir de meilleures images. Commencez par comprendre la règle des tiers et des lignes directrices. Ce sont deux des règles les plus importantes. J'en ai déjà parlé par ailleurs, n'hésitez pas à chercher ici.

9) Changer de point de vue
Tandis que de nombreux nouveaux photographes tournent autour de leur sujet, de gauche et de droite, en avant et en arrière pour obtenir le bon point de vue, très peu d'entre eux montent ou descendent. Passer à une position basse est un excellent moyen de trouver des lignes directrices pour attirer l'attention sur le sujet, tandis qu'un point de vue plus élevé peut apporter une nouvelle perspective plus dynamique.

10) Télécharger rapidement
Enfin, une chose que les nouveaux photographes ont tendance à faire, est de garder leurs images sur les cartes mémoire et les télécharger sur leur ordinateur de façon sporadique. Toujours transférer les photos sur votre ordinateur lorsque vous revenez d'un shooting. Cela gardera les images en sécurité et vous permettra de les légender alors qu'elles sont encore fraiches dans votre mémoire. Ce conseil est valable même si vous n'avez pas encore atteint le stade du travail en post-traitement !... les bonnes habitudes se prennent tôt !.. après ce sera plus compliqué de se corriger !... Même si vous lirez par ailleurs que je conseille de ne pas post-traiter "à chaud" (n'hésitez pas à chercher ici), le déchargement immédiat des cartes est in-dis-pen-sa-ble !!!!

Voilà, vous voyez que ce n'est pas la mer à boire ! Mais si vous appliquez ces petits conseils chaque fois que vous photographierez, cela deviendra automatique et vous simplifiera l'évolution dans le long chemin de la (bonne) photographie... commencez tout de suite !

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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APPRENDRE À TENIR SON BOÎTIER (!!!)

Il est vrai qu'en tant que photographe amateur de longue date, je n'ai jamais pensé qu'il pouvait être intéressant d'apprendre à tenir son boîtier... jusqu'à il y a peu de temps (2 articles de cette page en fait) quand je me suis engagé à écrire un petit topo à ce sujet... voilà qui est fait !...

Si vous appliquiez les conseils que je vous prodigue à longueur d'articles, vous auriez lu le mode d'emploi de votre boîtier ... et qu'y auriez-vous trouvé ? Comment tenir son boîtier ! Ne me dites pas que vous n'avez pas trouvé cette rubrique... elle est présente dans les modes d'emploi depuis toujours !!! Donc, puisqu'un petit article dans mon site semble plus efficace qu'un mode d'emploi , je vais reprendre (et approfondir au passage) la meilleure façon de tenir son boîtier pour obtenir les images les plus nettes possibles !...

Prenons une capture d'écran de la rubrique « tenir son boîtier » dans le mode d'emploi du Canon EOS 3 par exemple (j'aurais pu utiliser n'importe quel autre mode d'emploi !) :

Que dit cette capture d'écran (pas très bien définie à cause de la compression de l'image) ?
« Pour obtenir de bonnes photos, immobilisez l'appareil pour éviter tout risque de flou de bougé :
• Saisissez fermement le bossage de la main droite.
• Tenez l'appareil par dessous de la main gauche.
• Appuyez l'appareil contre le visage et mettez votre œil contre l'oculaire.
• Pour avoir un équilibre parfait mettez un pied légèrement devant l'autre et non l'un à côté de l'autre.
 »

5 lignes, 4 schémas et tout est dit !... mais je vais développer un peu, vous me connaissez, je ne peux pas faire court ...

Il est bien évident que ces conseils concernent uniquement les boîtiers dotés d'objectifs proéminents, mais l'esprit reste le même pour tous les types d'appareils.

Juste pour le clin d'œil, voici un détail de mode d'emploi des années 1950:


quand je disais que la rubrique existe depuis toujours


S’il y a une chose que l’on néglige systématiquement lorsqu’on débute -est-ce l'excitation des débuts ?- c’est de tenir correctement son appareil photo. Avoir une bonne technique dès le départ est le  meilleur moyen de prendre des clichés plus nets.

Voyons dans un premier temps ce qu’il faut à tout prix NE PAS faire :

- s'arc-bouter vers l'avant ou vers l'arrière déséquilibre le photographe donc risque de bougé
- les coudes en papillon déséquilibrent le boîtier donc risque de bougé
- la main gauche qui maintient l'objectif par le côté déséquilibre le boîtier vers l'avant donc risque bougé
- tenir le boîtier à une seule main offre trop de degrés de liberté au boîtier donc risque de bougé
- ne pas agripper le boîtier à pleines mains entraine un déséquilibre donc risque de bougé
- ne pas coller l'œil au viseur c'est se priver d'un 3ème point fixe de stabilité donc risque de bougé
- se tenir droit comme un poteau, pieds joints entraine un déséquilibre du corps donc risque de bougé

Ceci n'est qu'un petit florilège de ce que l'on rencontre fréquemment, d'ailleurs j'ai trouvé ces quelques vignettes sur internet... faites votre propre recherche d'images et vous trouverez des milliers d'autres exemples !...

Puis ce qui est VIVEMENT recommandé :

Outre ce qui a déjà été dit plus haut, le seul mot d'ordre : augmenter au maximum le nombre de point d'appui :
- prendre appui avec le dos, le bras ou l'épaule sur un poteau, un arbre, un mur, etc.
- s'allonger au sol, sur un mur bas, une rampe, une balustrade, etc.
- s'agenouiller au sol et s'assoir sur les talons
- s'accouder sur un dossier de fauteuil, de chaise, sur une poubelle ou un mur bas, etc.
- si la visée œil contre le viseur est impossible, utilisez une courroie tendue au maximum

Ces quelques images ne sont qu'un petit florilège de ce que l'on rencontre fréquemment, d'ailleurs j'ai trouvé ces quelques vignettes sur internet... faites votre propre recherche d'images et vous trouverez des milliers d'autres exemples !...

Outre la posture, la psychologie a également sa part dans la gestion de la tenue du boîtier ! Si vous appliquez tous les conseils décrits ici et que vous êtes tendu (énervé, excité -enthousiaste-) ou que vous pensez déjà au prochain cliché alors que vous n'avez pas encore créé celui en cours, il y a toutes les chances que votre image soit floue (et la suivante aussi !). Détendez-vous, soyez à ce que vous faite au moment où vous le faites, appuyer doucement sur le bouton déclencheur (le doigt doit toujours être très léger) et attendez quelques instants après le déclenchement avant de considérer que l'image est dans la boîte, un peu comme si l'appareil photo avait besoin de 2 ou 3 secondes pour mémoriser l'image sur la carte mémoire ou le film !... Si vous êtes du genre émotif, prenez un carré de chocolat avant le shooting, évitez le café dans les 12 heures qui précèdent, respirez profondément et tout devrait bien se passer !...

Et pour le dernier conseil : inspirez et expirez profondément puis bloquez votre respiration et ne déclenchez qu'à ce moment.

Voilà, c'est tout bête, mais encore fallait-il le savoir ! Si maintenant vous ne revenez pas avec plus de photos nettes c'est qu'un rendez-vous de consultation chez un neurologue s'impose en urgence !...

Vous me direz qu'il y a toujours l'option du trépied ! Certes, mais un trépied c'est lourd, c'est encombrant, ce n'est pas toujours utilisable (il est des lieux où il est interdit ! des lieux où il est dangereux !) aussi, si c'est un accessoire à considérer sérieusement, il ne faut pas essayer de transférer sur lui toute la responsabilité du maintien de son boîtier !...

Entrainez-vous, même à blanc, ces quelques conseils paraissent simples sur le papier mais il faut qu'ils deviennent un reflexe et pour acquérir un reflexe, il faut... de la pratique et encore de la pratique !

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PRENDRE EN CHARGE SON BOÎTIER AU PLUS VITE !

Depuis de nombreuses années déjà, tous les boîtiers évolués (reflex ou mirorless haut de gamme en général) proposent des modes automatiques autonomes. Si vous achetez un boîtier dit « professionnel » (qui va du boîtier de gamme moyenne au boîtier haut de gamme) vous vous voyez proposer qu'un seul mode automatique autonome, généralement appelé mode programme. Si vous achetez un boîtier dit « amateur » ou « débutant », le nombre de modes automatiques autonomes se multiplient quasiment à l'infini avec des modes orientés à un type de photographie, on retrouve, en vrac, des modes nuit, sport, paysage, fête, macro, portrait, et que sais-je encore, chaque marque et chaque modèle finit par proposer ses propres modes supplémentaires !... J'ai déjà parlé de tous ces modes dans d'autres articles, n'hésitez pas à chercher ici.

Tous ces modes automatiques autonomes font de la photo un exercice simplissime même pour un débutant ! Mais il ne faut pas se leurrer (!!!) avec un mode automatique autonome, qu'il soit global (mode programme) ou orienté (tous les autres modes amateurs), c'est le boîtier qui vous livre des images préformatées -j'allais dire prédigérées- plus ou moins acceptables mais sans plus, l'utilisateur de ces modes n'est pas un photographe, il sera tout au plus un utilisateur d'une machine qui fera des images à sa place, il sera cantonné au rôle de presse bouton !... En effet, le but ultime du photographe sera d'utiliser un boîtier ne proposant aucun automatisme ou au moins de ne pas utiliser les modes automatiques autonomes quand ceux-ci existent ! C'est donc paradoxal de proposer de telles facilités aux débutants qui vont donc s'enfermer définitivement dans ces modes et qui ne parviendront jamais à faire de la « vraie photographie ».

Je sais qu'en lisant ces mots vous vous demandez ce qui me prends de dénigrer ces fonctions bien agréables ! Ma réponse est toute simple : regardez le matériel des professionnels, il ne propose aucun automatisme autonome (ou, au pire, un seul), les boîtiers moyen format ont adopté tardivement un seul mode automatique autonome et les appareils grand format n'en possèdent pas du tout ! Allez rencontrer des photographes professionnels ou amateurs « évolués » et essayez de compter combien, parmi eux, utilisent les modes automatiques autonomes... vous serez surpris, ils sont très largement minoritaires !...

Cela veut donc dire que s'il n'est pas interdit d'utiliser les modes automatiques autonomes en tant que débutant, il est important, voir capital, de s'en éloigner au plus vite ! Quand vous aurez acquis une compétence photographique et que donc vous n'aurez plus aucune envie d'utiliser ces modes, vous serez en droit de les utiliser !... C'est stupide, mais c'est exactement ce qui se produit ! Constructeurs, arrêtez d'utiliser ces modes idiots comme argument de vente, les amateurs débutants sont les victimes de cette politique !...

Le mode unique qui est apprécié et utilisé par les photographes est le mode manuel. Mais pour pouvoir utiliser le mode 100% manuel, il faut connaitre parfaitement les lois de l'exposition ainsi que les effets secondaires des choix effectués au moment du réglage de la vitesse d'obturation ou du réglage de l'ouverture du diaphragme. Cela ne parait pas, mais demande pas mal de travail théorique et de longues périodes d'apprentissage technique... En plus, le mode manuel, même pour un photographe de longue date, est bien plus lent à mettre en œuvre qu'un mode manuel.

C'est pour ces deux raisons que les boîtiers proposent des modes automatiques partiels ou semi-automatiques. Ces modes semi-automatiques sont classiquement au nombre de 2 : un mode automatique à priorité vitesse et un mode automatique à priorité ouverture. Avec l'arrivée du numérique, certaines marques ont ajouté d'autres modes automatiques partiels : automatisme à priorité ISO, automatisme à priorité vitesse et ouverture.

Puisque je préconise de se séparer au plus vite des modes automatiques autonomes et d'apprendre au plus tôt à gérer son boîtier, je vais vous parler aujourd'hui de ces mode semi-automatiques qui sont, même auprès des photographes « évolués », des compagnons incontournables, au même titre que le mode 100% manuel.

Le mode automatique à priorité vitesse

En deux mots comme en cent, le mode priorité vitesse est un mode semi automatique qui part du principe que vous décidez d'une vitesse et que le boîtier se débrouillera pour obtenir une image convenablement exposée en jouant automatiquement avec l'ouverture du diaphragme (et éventuellement la valeur ISO, mais je ne pense pas que ce mode ait déjà été implanté, même s'il est tout à fait envisageable).

Quand vous décidez d'une exposition, vous commencez par l'idée subjective de l'impact que vous voulez créer, puis vous pensez à la technique qui produira cet impact. Mais il est impossible de prendre des décisions sur la façon de créer un impact si on ne fait pas attention aux moyens techniques permettant d'obtenir ce que l'on veut. Si nous jetons un coup d'œil à la façon dont une image est faite dans l'appareil photo, il y a quelques paramètres auxquels nous devons penser dans le processus de fabrication de l'image. Nous devons penser à la lumière disponible, à la sensibilité du film ou du capteur de l'appareil photo, à la quantité de lumière reçue et à la vitesse à laquelle l'appareil photo peut capturer ce qui se trouve devant l'objectif. Pour vraiment aller à la technique de base de la création d'une image, vous devez commencer par comprendre et assimiler ces quatre choses.

Pourquoi la vitesse d'obturation est-elle importante ? La lumière disponible est la qualité et la quantité de lumière réfléchie par votre sujet. La sensibilité du film ou du capteur est exprimée par le terme ISO. Plus le nombre d'ISO est élevé, plus le film/le capteur de l'appareil photo est sensible. Cela signifie qu'un ISO élevé aide l'appareil photo à "voir" avec moins de lumière disponible. La quantité de lumière que vous laissez passer à travers l'objectif est contrôlée par l'ouverture (ou la taille de l'ouverture) du diaphragme de l'objectif au moment de la capture de la photo. Enfin, ces trois éléments se combinent pour produire la vitesse d'obturation, ou la vitesse avec laquelle le boîtier peut capturer l'image avec la quantité de lumière disponible.

Il existe quelques relations de base desquelles nous pouvons tirer les informations ci-dessus :
- Si la lumière est très faible, la vitesse d'obturation sera ralentie car l'appareil photo prendra plus de temps pour enregistrer l'image.
- Si nous rendons le capteur de l'appareil photo plus sensible en augmentant la valeur ISO, nous pouvons accélérer l'obturateur. Inversement, si nous diminuons la sensibilité ISO, l'obturateur devra être ralentit.
- Si nous augmentons l'ouverture du diaphragme pour laisser entrer plus de lumière, nous pourrons aussi accélérer l'obturateur. Si nous tirons à une plus petite ouverture, nous devrons ralentir l'obturateur.

Si vous comprenez ces principes de base, vous pouvez commencer à contrôler la vitesse d'obturation pour créer l'impact souhaité sur vos photos. Vous pouvez contrôler la vitesse d'obturation en réglant le boîtier sur le mode S ou Tv (selon les marques). Vous venez de sélectionner le mode automatique priorité vitesse.

Pourquoi utiliser le mode de priorité vitesse ? La chose importante à propos du mode priorité vitesse est que c'est ainsi que vous pouvez volontairement contrôler la vitesse de prise de vue de votre appareil photo. La règle de base (intuitive) est que si vous avez un sujet rapide, vous devez utiliser une vitesse d'obturation rapide pour le geler dans l'image. Si vous utilisez une vitesse lente, ce sujet en mouvement rapide sera flou !...

Mais ce mode permet aussi de choisir des vitesses lentes pour volontairement ralentir l'appareil photo, cela va créer un flou, mais en même temps montrer le mouvement. Dans la photo ci-dessous, je trouvais que la scène nette manquerait d'intérêt, j'y ai donc ajouté un flou pour monter que tout ce petit monde remuait gaiement... et, alors que la lumière du cabaret était assez puissante, j'ai volontairement diminué la vitesse d'obturation (et diminué la sensibilité pour ne pas surexposer) et le mouvement a été parfaitement montré tout en laissant l'image assez lisible... J'avais probablement besoin de 1/100è de seconde pour prendre une photo nette mais j'ai délibérément ralenti l'obturateur à 1/30è de seconde. Le résultat est un peu fantomatique mais tellement parlant...

Autre cas particulier suffisamment difficile sans trop se prendre la tête avec un mode 100% manuel : le fond filé ! Bien plus compliqué que précédemment puisque le sujet doit être net sur un fond flou. Utilisez le mode priorité vitesse pour prolonger le temps d'exposition de façon à conserver une trace si on déplace l'appareil pendant que l'obturateur est ouvert. Cela permet également de montrer le mouvement. Pour réussir cet exercice, vous devez ralentir drastiquement la vitesse (bien inférieure à la vitesse de déplacement de l'appareil). Réglez vos ISO le plus bas possible et choisissez des moments de la journée où il n'y a pas trop de lumière. L'utilisation de cette technique lorsqu'il y a beaucoup de lumière entraîne des images trop surexposées, ce qui ne fonctionnera pas. La vitesse qui peut permettre de réussir le sujet varie. Prenons, pour exemple, la photo de mon ami Francis au volant de sa nouvelle voiture :

Francis roulait à 110km/h et un autre ami roulait à côté de lui, exactement à la même vitesse (je faisais la photo). L'arrière plan a été totalement effacé grâce au fond filé produit par une exposition de 1/15è de seconde (soit un déplacement de 2 mètres). La technique du fond filé permet donc, d'une part, d'effacer un arrière plan sans intérêt et, en plus, de suggérer la vitesse dans un mouvement. Vous pouvez utiliser le fond filé pour des personnes qui marchent, des voitures, des motos, tout ce qui bouge, à condition d'adapter la vitesse d'obturation à la vitesse de la personne ou de l'objet mobile, à la focale de l'objectif utilisé et à la distance qui sépare l'objet mobile de l'arrière plan... Pour connaître la vitesse d'obturation à utiliser, vous devez expérimenter... l'exercice n'est pas simple et le nombre de chutes important !... Le mode priorité vitesse ne cache aucun mystère... il faut se souvenir comment la vitesse peut créer plus d'impact sur l'image : comment la lumière affecte la vitesse d'obturation, comment augmenter ou diminuer la quantité de lumière entrant dans l'appareil photo. Le mouvement dans les images que vous faites peut changer la façon dont l'image parle. Bien sûr, pour le fond filé, la vitesse n'est qu'un des paramètres aboutissant à la réussite... il faut absolument éviter les mouvement d'appareil qui ne soient pas strictement parallèles au déplacement de l'objet en mouvement ET il faut que l'appareil se déplace exactement à la même vitesse que l'objet en mouvement sans quoi le sujet principal sera flou... et le fond filé sera... raté !...

Le mode automatique à priorité diaphragme ou priorité ouverture

En deux mots comme en cent, le mode priorité ouverture est un mode semi automatique qui part du principe que vous décidez d'une valeur de diaphragme et que le boîtier se débrouillera pour obtenir une image convenablement exposée en jouant automatiquement avec la vitesse d'obturation (et éventuellement la valeur ISO, mais je ne pense pas que ce mode ait déjà été implanté, même s'il est tout à fait envisageable).

Quand vous décidez d'une exposition, vous commencez par l'idée subjective de l'impact que vous voulez créer, puis vous pensez à la technique qui produira cet impact. Mais il est impossible de prendre des décisions sur la façon de créer un impact si on ne fait pas attention aux moyens techniques permettant d'obtenir ce que l'on veut. Si nous jetons un coup d'œil à la façon dont une image est faite dans l'appareil photo, il y a quelques paramètres auxquels nous devons penser dans le processus de fabrication de l'image. Nous devons penser à la lumière disponible, à la sensibilité du film ou du capteur de l'appareil photo, à la quantité de lumière reçue et à la vitesse à laquelle l'appareil photo peut capturer ce qui se trouve devant l'objectif. Pour vraiment aller à la technique de base de la création d'une image, vous devez commencer par comprendre et assimiler ces quatre choses.

Le mode priorité diaphragme sur votre reflex numérique ou mirorless est l'une des choses que la plupart des photographes devront utiliser à un moment ou à un autre... et probablement plus souvent que le mode priorité vitesse dont j'ai parlé plus haut !...

Ce mode, selon la marque du boîtier, est désigné par A ou Av sur la roue de sélection de mode ou dans le menu. Le mode priorité ouverture est celui qui vous permet de changer la taille de l'ouverture du diaphragme de l'objectif (ou dit plus simplement, l'ouverture) pendant la prise de vue. À l'aide d'une roue sur le boîtier ou d'une bague sur l'objectif, vous pouvez soit fermer le diaphragme pour laisser entrer moins de lumière, soit l'ouvrir pour laisser entrer plus de lumière. Comprendre cette fonction de base vous aide à décider comment utiliser le mode priorité ouverture. Ce mode est idéal pour les réactions rapides à une situation de prise de vue. Cela signifie que si vous devez photographier immédiatement des personnes ou des objets qui bougent constamment et qui changent de position, alors que jusque là vous shootiez des éléments statiques, la prise de vue en mode priorité ouverture vous permet de capturer dans l'urgence les changements sans regarder dans le menu de l'appareil photo et sans devoir passer au mode priorité vitesse. Vous pouvez rater beaucoup de prises de vue avec des réglages autres dans des situations comme celle-ci, il est donc préférable d'utiliser un mode de prise de vue qui vous permet de changer la configuration du boîtier d'un simple mouvement du doigt. Le mode priorité ouverture est ce que certains surnomment « mode manuel du paresseux » mais je ne suis pas d'accord, je l'appellerais plutôt « mode programme créatif ». En restant en mode priorité diaphragme, on est immédiatement prêt à faire face à toutes les situations (comme en mode programme) mais en jouant -sans perdre de temps- sur l'aspect final de l'image (comme en mode manuel donc "créatif").

Le mode priorité diaphragme permet, certes, d'influer -indirectement- sur la vitesse mais c'est un avantage très marginal par rapport à la décision de création et de modification de la profondeur de champ qu'il permet ! Vous voyez une photo à faire rapidement, en une fraction de seconde vous décidez ce que vous voulez voir net ou voir flou, vous réglez votre diaphragme en une seconde et le boîtier se chargera de la vitesse en une fraction de seconde... la photo sera parfaite et sans perte de temps inutile !...

Le mode priorité ouverture vous aide à prendre des décisions sur la quantité de lumière à laisser passer à travers votre objectif lors de la réalisation d'une photo. Cela peut vous aider dans les situations où la quantité de lumière varie d'un shoot à l'autre. Lors d'une prise de vue à l'intérieur, par exemple, vous devez laisser passer beaucoup de lumière pour aider votre appareil photo à produire une image nette. Un objectif avec un diaphragme grand ouvert (< f/2.8) peut aider votre caméra à « voir dans l'obscurité » (enfin... il ne faut tout de même pas exagérer !)

Puisque une valeur de diaphragme est strictement égale à une valeur de vitesse (en ce qui concerne l'exposition), Le mode priorité ouverture vous aide aussi à figer le mouvement ou à le rendre flou, comme le mode priorité vitesse. Ce qui se passe, c'est que lorsque vous ouvrez le diaphragme pour laisser entrer plus de lumière, vous augmentez également la capacité de votre appareil photo à accélérer lorsque vous prenez la photo. Cela permet de geler le mouvement. Inversement, vous pouvez également utiliser le mode priorité ouverture pour créer un effet de flou face à une scène mobile en fermant beaucoup le diaphragme vous obligerez le boîtier à ralentir la vitesse d'obturation.

Bon, vous me direz (mais pas tous, c'est pourquoi j'insiste !) que l'on peut également jouer avec la profondeur de champ en utilisant le mode priorité vitesse puisque plus on va accélérer la vitesse d'obturation et plus on obtiendra une grande ouverture de diaphragme (et inversement) mais il faut avouer qu'en terme de réflexion pratique, il est beaucoup plus simple de réfléchir en terme de valeur de diaphragme pour se représenter mentalement la profondeur de champ que de réfléchir en terme de vitesse -même si le viseur affiche le diaphragme réglé automatiquement lorsque vous sélectionnez une vitesse-...

Dans votre parcours photographique, je pense que vous devriez rapidement passer du mode automatique autonome au mode priorité ouverture... le passage se fera en douceur et vous pourrez ainsi rapidement vous guérir du mode programme. Le mode priorité vitesse viendra un peu plus tard. Et cela n'est pas une vue de l'esprit, ni un goût personnel, j'en veux pour preuve qu'à l'époque argentique, certains reflex proposaient uniquement un mode priorité ouverture alors qu'aucun ne proposait qu'un mode priorité vitesse !...

Le mode automatique à priorité ISO

En deux mots comme en cent, le mode priorité ISO est un mode semi automatique qui part du principe que vous décidez d'une valeur de sensibilité ISO et que le boîtier se débrouillera pour obtenir une image convenablement exposée en jouant automatiquement avec la vitesse d'obturation et l'ouverture du diaphragme.

Ce que je viens de dire est parfaitement exact donc vous êtes en droit de vous demander quel intérêt ce mode peut représenter !... Et pour être tout à fait franc, je me suis toujours posé la même question !... Et pour tout dire, nous ne sommes pas les seuls puisque ce mode ne se retrouve pas sur tous les boîtiers ni dans toutes les marques !... Oui, le mode automatique à priorité ISO n'est rien de plus qu'un mode programme (donc un automatisme 100% autonome -celui-là même que je vous stimule à abandonner !-) puisque c'est le boîtier qui déterminera ET la vitesse d'obturation ET l'ouverture du diaphragme... donc rien de bien créatif (c'est le moins que l'on puisse dire !...) vous ne pouvez choisir que la valeur ISO... Quel intérêt ? Je le répète puisque tous les (bons) boîtiers permettent de limiter la plage ISO utilisable en mode programme !... Certes, ce mode automatique à priorité ISO permet de déterminer une valeur ISO unique et différente à chaque shoot, c'est beaucoup plus pratique que de se promener dans les menus et sous-menus pour modifier les limites de la plage utilisable... mais c'est tout !... Bref, je trouve ce mode bien stupide... c'est plus de l'argument commercial que de l'argument photographique ... surtout que l'on ne change pas la plage ISO bien souvent, voire jamais, au cours d'un même shooting !...

Mais bon, puisqu'il existe, il me faut bien en parler !... Donc je vais essayer de lui trouver des avantages, même si c'est au forceps que je vais sortir des arguments !...

La valeur ISO, sur la plupart des boîtiers, commence à 100, sur certains, elle commence à 50 (l'antédiluvien Pentax ei-2000 offrait du 25 ISO  !). Plus le nombre est bas et plus la qualité d'image sera grande (je l'expliquerai plus tard MAIS cela n'est vrai que si la faible valeur est une valeur native du capteur et pas une limitation logicielle car dans ce deuxième cas, la qualité sera inférieure à la valeur native -généralement 100 ISO-) mais plus le nombre est faible, moins le capteur sera sensible à la lumière.

Bien que cela semble assez simple, il y a un (énorme) prix à payer à monter dans les valeurs ISO : le bruit numérique !... J'en ai déjà parlé par ailleurs dans le site, n'hésitez pas à rechercher ici... En photographie argentique, un film à sensibilité ISO élevée donnait un grain visible très beau et très souhaitable pour les photographes. Alors que le bruit numérique n'est pas franchement un ajout bienvenu dans les photographies !... Idéalement, vous voudrez le réglage ISO le plus bas possible pour un minimum de bruit, mais dans certaines situations d'éclairage, vous n'avez pas le choix...

Les jours ensoleillés, à l'extérieur, 100 ISO feront merveille, cependant, si vous remarquez beaucoup de détails dans les zones d'ombre de la scène à l'œil nu et que vous ne les voyez pas lorsque vous examinez les fichiers sur l'écran LCD à l'arrière du boîtier, n'hésitez pas à pousser la valeur ISO jusqu'à 200 voire 400... Dans ce cas, utiliser le mode automatique à priorité ISO peut permettre un énorme gain de temps (pas de navigation dans les menus) et une praticité évidente... La photographie d'intérieur peut être délicate, la lumière artificielle combinée à la lumière naturelle qui traverse les fenêtres peut entraîner une surveillance constante et un ajustement de la valeur ISO. Ce qui semble bien à 400 ISO dans une pièce peut nécessiter 800 ISO dans la pièce suivante... là aussi le mode automatique à priorité ISO peut permettre un énorme gain de temps (pas de navigation dans les menus) et une praticité évidente...

Lors de la prise de vue à des réglages ISO particulièrement élevés, veillez à une exposition au quart de poil. La post-production de prises de vue à ISO élevés incorrectement exposées va rendre l'image inutilisable, en particulier lors du réglage des niveaux d'exposition ou du contraste puisque ces outils font que le bruit numérique est souligné... Il existe toutefois un cas particulier où le bruit numérique n'est pas trop péjoratif : les images en noir et blanc avec (une faible quantité de) bruit peuvent être une bonne chose, si elles sont bien exposées et que le sujet s'y prête. Mais même dans ce cas, le résultat sera beaucoup moins agréable que le grain argentique !!!...

La clé pour choisir la valeur ISO correcte est de déterminer quels facteurs doivent être soulignés correctement. Peu ou pas de bruit numérique est ce que la plupart des gens recherchent, donc tirer au plus bas ISO est généralement le meilleur pari, sauf si un style film noir est plus à votre goût. Puisqu'il est impossible de vous donner des paramètres précis, je suggère que tout le monde teste les capacités ISO du capteur de son boîtier dans un certain nombre de situations, puis compare les photos en post-production afin de mieux voir ce qui se produit sur la photo. En photo numérique, il faut savoir que la valeur ISO est l'une des rares choses que vous ne pouvez pas corriger par voie logicielle en post-traitement...

Je viens de m'apercevoir que je me suis laissé entraîner loin de mode automatique à priorité ISO (!!!) mais cela m'a permis de faire passer quelques messages importants... Que cela ne modifie pas ce que je disais au début : ce mode est d'un intérêt discutable et bien trop proche du mode programme tant décrié... tout au plus, ce mode vous fera gagner quelques secondes dans des situations particulières... et encore, de nombreux boîtiers (et pas uniquement de dernière génération !) permettent de modifier la valeur ISO directement depuis un simple bouton, quel que soit le mode utilisé !

Le mode automatique à priorité vitesse ET diaphragme

En deux mots comme en cent, le mode priorité vitesse ET ouverture est un mode semi automatique qui part du principe que vous décidez d'une vitesse ET d'une valeur de diaphragme et que le boîtier se débrouillera pour obtenir une image convenablement exposée en jouant automatiquement avec la valeur ISO.


Ce mode, comme le précédent, ne se trouve pas sur tous les boîtiers et même pas dans toutes les marques. Je devrais même dire que, contrairement au précédent, ce mode ne se trouve malheureusement pas sur tous les boîtiers et dans toutes les marques... En effet, si on décortique un peu son mode de fonctionnement, on s'aperçoit qu'il s'agit bel et bien d'un mode manuel, vous laissant entière latitude de création... il n'assistera le photographe que dans des situations difficiles en jouant sur la valeur ISO pour obtenir une bonne exposition alors qu'en mode manuel, le boîtier n'interviendra pas du tout, se contentant de prévenir le photographe que ses choix de paramètres sont incompatibles avec l'éclairage de la scène !... Nous sommes donc là en présence de la dernière étape avant la totale libération des automatismes... la dernière étape avec bouée de sauvetage avant de se lancer tout seul dans le grand bassin !... Une sorte d'entrainement ultime avant de devenir un pro de l'expression photographique !... Enfin, vous pourrez décider de la profondeur de champ, de l'atmosphère générale de vos images, de la netteté ou du flou de mouvement, mais sans encore vous préoccuper de trop des éventuels problèmes d'exposition...

Bien sûr, surtout au début de son utilisation, il y aura des cas où la valeur ISO que vos choix imposeront vous feront créer des bruits ISO incompatibles avec une bonne photo, mais ces cas seront relativement rares et ces accidents de parcours vous permettront de terminer votre formation...

Certes, ce mode d'exposition sera moins rapide (moins réactif) qu'un automatisme à priorité ouverture ou un automatisme à priorité vitesse mais il vous permettra de faire exactement ce que vous souhaitez, comme vous le souhaitez, sans risquer une sur ou une sous exposition... La surexposition ou la sous exposition volontaire ne seront pas possibles... elles sont uniquement ouvertes au mode manuel (en réalité ce n'est pas tout à fait vrai, j'en parlerai plus bas !).

Le mode manuel

Enfin, nous abordons le graal du photographe. En fait, cela devrait être le graal de tout photographe !

En deux mots comme en cent, le mode manuel est un mode qui part du principe que vous décidez d'une vitesse ET d'une valeur de diaphragme et que le boîtier se contentera de vous obéir... tout au plus il vous signalera que votre photo finale sera surexposée ou non, sous exposée ou non. En utilisant ce mode, vous serez devenu réellement un photographe, un créateur, puisque le boîtier n'aura plus rien à décider à votre place, vous serez le seul pilote, responsable de tout le processus de création de l'image. Enfin, vous pourrez décider de la profondeur de champ, de l'atmosphère générale de vos images, de la netteté ou du flou de mouvement, mais en étant parfaitement conscient des éventuels problèmes d'exposition dans une situation de luminosité éventuellement difficile.

Bien sûr, pour utiliser parfaitement le mode manuel, il faudra avoir acquis la parfaite maîtrise de l'exposition et des lois de base de la technique photographique, mais il faudra aussi que vous ayez consacré du temps à vous entrainer à ce mode dans toutes les situations et sur tous les types de photographie, à faire des erreurs, à les analyser et à les corriger... mais cela fera partie de tout votre travail d'autoformation à la photographie. Et ne vous inquiétez pas de trop, pensez à vos prédécesseurs (dont je suis) qui n'avaient à leur disposition qu'un film à sensibilité fixe et un boîtier ne possédant qu'un mode manuel (!!!) ils s'en sont parfaitement sortis et ils n'ont découvert les automatismes qu'à une époque où ils savaient déjà s'en passer !... Vous avez la chance de vivre le contraire, pour vous la difficulté ne sera pas technique, elle sera psychologique, au moment de décider d'abandonner le confort des modes automatiques...

___

Dans votre parcours photographique, vous constaterez que vous utiliserez principalement le mode manuel et le mode automatique à priorité ouverture, mais que vous conserverez toujours le mode automatique à priorité vitesse ET ouverture sous le coude pour les situations d'éclairage difficiles. Aussi, pendant votre apprentissage, n'hésitez pas à vous entrainer à bien connaitre, bien comprendre et bien utiliser tous les modes décrits ici, de façon à être capable de choisir le mode le mieux adapté à la photo que vous voulez créer dans une situation donnée, sans perdre de temps et sans vous tromper.

Prendre (un peu) le contrôle sur les modes automatiques

Je disais plus haut que seul le mode manuel permettait de faire tout ce que l'on voulait et que c'était le seul mode où vous étiez totalement seul maître à bord... ce n'est pas tout à fait vrai... vous pouvez tout de même contrôler (un peu) les modes automatiques et donc vous libérer (un peu) de leur gestion de l'image... Nous allons voir comment.

Les modes automatiques (autonomes ou non) se basent tous sur des algorithmes qui prennent en compte les mesures du posemètre et donc partent du principe que le sujet photographié renvoie 18% de la lumière (comme un gris moyen) mais c'est loin d'être le cas pour tous les sujets !... Donc faire confiance aux modes automatiques est très risqué pour l'exposition !... C'est pour cette raison que, malgré la grande efficacité des automatismes, il est possible d'interférer dans leurs calculs... C'est ce que l'on appelle la compensation d'exposition !...

D'une manière générale, le boîtier dispose d'une roue graduée (généralement en 1/3 de diaph') de -2 à +2 diaph' (certains proposent une plage plus large). Tournez la molette vers le côté positif pour éclaircir une image sombre et vers le coté négatif pour assombrir une image trop claire. Certains boîtiers proposent cette même fonction avec obligation de passer par des menus ou par du bouton affichant immédiatement sur l'écran LCD la fonction correspondante avec réglage en + ou - via une roue codeuse (servant à autre chose en dehors de ce mode de compensation d'exposition). En plus de son rôle capital pour rattraper les modes d'exposition automatique, c'est une fonction très utile et facile à utiliser qui vous aidera à comprendre les complexités de l'exposition pendant la prise de vue... n'hésitez pas à jouer avec cette roue graduée (ou cette entrée de menu), il sera un excellent professeur...

Exemple de molette de correction d'exposition, ici sur mon Fuji XPro-1

Mais la correction d'exposition, pour être la plus utilisée, n'est pas la seule possibilité d'influencer les automatismes, il faut également parler de l'équilibre des blancs (les gens parlent de balance des blancs car ils traduisent le balance anglais -de white balance- en balance français sauf qu'en anglais balance veut dire équilibre ! Pas de bol !). La balance des blancs automatique peut être bernée par de gros blocs de couleurs ou des conditions d'éclairage inhabituelles. Heureusement, la plupart des boîtiers disposent d'un certain nombre de préréglages d'équilibre des blancs différents pour surmonter ces problèmes. Typiquement, il y a des préréglages pour le soleil, l'ombre, le flash, le tungstène et l'éclairage fluorescent. Par exemple, une photo créée un jour couvert très nuageux peut avoir une dominante bleue si le boîtier est réglé sur la balance des blancs automatique. Cependant, si vous changez le préréglage sur ombre ou nuageux, la dominante colorée disparaitra et vous gagnerez un ton plus naturel. Il existe même la possibilité de faire un réglage manuel de l'équilibre des blanc, mais en tant que débutant vous pouvez oublier cette possibilité et vous contenter des préréglages -il sera toujours temps d'utiliser la gestion manuelle quand vous serez plus à l'aise avec la pratique photographique-.

Mais il y a également la modification automatique de la valeur ISO que vous pourrez désactiver ou borner avec des valeurs maximales ou minimales, j'en ai déjà un peu parlé dans les modes automatiques un peu plus haut... je n'y reviendrai pas.

Ces possibilités d'intervention peuvent paraître limitées mais elles sont non seulement bien suffisantes, elles sont également un excellent moyen d'apprentissage... quand vous travaillerez (enfin) en mode 100% manuel, vous serez en permanence obligé de corriger vos paramètres (moins facilement) pour vous adapter à la situation que la photo vous impose...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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DOSSIER « ESSENTIELS »

J'ai décidé de créer ici un dossier complet regroupant les essentiels de la photographie à visée des débutants mais suffisamment fouillés pour partir sur de bonnes bases. Certes, le contenu de ce dossier est déjà (ou sera) traité par ailleurs sous une forme différente sans qu'il y ait compétition entre ces différents articles... Je vous encourage à chercher ici.

L'EXPOSITION

C'est le premier article du dossier « essentiels » qui traitera de toutes les bases de la photographie. Il parlera de l'exposition. Savez-vous (je pense que oui) à quoi correspond le son de clic/clac que font les boîtiers reflex ? Il provient de la montée puis de la chute d'un miroir qui permet à la lumière de tomber sur le capteur de l'appareil photo (ou sur le film s'il s'agit d'un boîtier argentique). Bien sûr, de nos jours, même les mirrorless et même les compacts font clic/clac alors que, par définition, ils ne contiennent pas de miroir... il s'agit dans ce cas d'un son numérique "artificiel" qui signale que la photo a été prise, mais le sujet n'est pas là.

L'effet de la lumière tombant sur un capteur (ou le film) s'appelle Exposition. On appelle cet effet ainsi parce que le capteur (ou le film) est exposé à la lumière. OK, super, c'est une lapalissade... Lorsque le capteur (ou le film) est exposé, il rassemble la lumière et crée une image.

La notion d'exposition est relative et se définit par ce qu'on appelle des valeurs de diaph' (ou F/stop en anglais). L'astuce principale pour comprendre l'exposition est que l'ouverture ou la fermeture d'un diaph', multiplie ou divise la quantité de lumière qui tombe sur le capteur (ou le film) par 2. Regardons cela de plus près.

Il existe trois paramètres principaux que vous pouvez utiliser pour décider du réglage de l'exposition : vitesse d'obturation, ouverture du diaphragme et sensibilité ISO. Chacun affectera un aspect différent de l'image finale. Ces trois éléments sont liés dans une règle appelée règle de réciprocité. Nom pompeux mais ne vous paniquez pas. Tout ce que cela signifie est que pour maintenir une exposition inchangée - si vous augmentez l'un des trois paramètres, vous devez déplacer l'un des deux autres vers le bas et ne pas toucher au troisième. Par exemple, si vous augmentez la sensibilité ISO d'un point, vous devrez fermer l'ouverture du diaphragme d'un point ou augmenter la vitesse d'obturation d'un point pour avoir la même exposition. Cela paraît compliqué ? Relisez la phrase, c'est très simple en fait !...Eh oui, les choses sont bien faites : l'exposition varie d'une valeur double pour chaque point de chacun des trois paramètres... Si, par exemple, vous déplacez la sensibilité ISO de 100 à 200 (un point), vous devez réduire la vitesse d'obturation de moitié (passer d'1 seconde à 1/2seconde) OU fermer le diaphragme d'un point (passer de f/11 à f/8) pour conserver l'exposition.

Bon, là je ne vais pas être original, je vais reprendre le schéma super classique... pour bien vous fixer les idées, vous pouvez considérer l'exposition comme un gros tuyau. Imaginez qu'un tuyau remplit une piscine. Le diamètre du tuyau c'est l'ouverture du diaphragme (plus le tuyau est gros plus d'eau peut passer). La vitesse d'obturation peut être imaginée comme correspondant au temps pendant lequel vous laissez le robinet d'eau ouvert (si vous réduisez le temps de moitié, la piscine ne sera remplie qu'à moitié). Enfin, la sensibilité ISO peut être comparée à la pression de l'eau qui traverse le tuyau (plus de pression augmente et plus le débit est important). OK, c'est clair ? La logique détermine la suite, si vous voulez conserver constante la quantité d'eau qui entre dans la piscine, vous devez garder identique la "somme" des trois facteurs.

Restez dans le même esprit et remplacez l'eau par la lumière et vous avez toutes les cartes en main...
- Ouverture du diaphragme (taille du tuyau) : l'ouverture contrôle la quantité de lumière qui frappe le capteur (ou le film) dans un temps donné.
- Vitesse d'obturation (temps d'ouverture du robinet) : la vitesse d'obturation contrôle le temps d'accumulation de la lumière sur le capteur (ou le film).
- Sensibilité ISO (pression de l'eau) : la sensibilité ISO affectera la réceptivité du capteur.

Attention, chacun de ces 3 paramètres, outre l'exposition, influencera d'autres paramètres de l'image (l'ouverture affecte également la profondeur de champ et la netteté globale de l'image, la vitesse affecte également d'autres aspects de l'image comme les trainées et même la netteté pour les longues focales, la sensibilité ISO contrôlera également la granularité et le bruit de l'image) mais cela sort du cadre de cet article, ces effets sont traités par ailleurs (n'hésitez pas à chercher ici).

Vous avez également tout intérêt à étudier cette page ici.

L'OUVERTURE (du diaphragme)

L'ouverture (du diaphragme) est l'une des trois commandes que vous utilisez lorsque vous faites une photo (eh oui, il n'y en a que trois, mais c'est déjà assez compliqué comme cela) avec la vitesse d'obturation et la sensibilité ISO. L'ouverture (du diaphragme) contrôle la façon dont la lumière va frapper le capteur (ou le film). En termes très simples, l'ouverture est la "taille" du trou que la lumière traverse lorsqu'elle traverse l'objectif. Les grandes ouvertures laisseront passer plus de lumière que de petites ouvertures (logique, non ?). Pour en revenir à l'analogie du tuyau (dont j'ai parlé plus haut et ailleurs), nous pouvons comprendre que si nous utilisons une ouverture plus petite, alors pour garder une exposition inchangée, nous devons utiliser une vitesse d'obturation plus longue, ou une sensibilité ISO plus élevée.

Puisque l'on parle d'ouverture, on parle implicitement de diamètre. La mesure de l'ouverture, pour être universelle, doit être relative. On ne pourra donc pas parler de diamètre absolu. Donc on définira le diamètre sous la forme indirecte de la focale (f) divisée par une valeur fixe de l'échelle des ouvertures d'où la notation f/2.8 par exemple. Les valeurs d'ouverture sont données par paliers f/x incrémentaux partant de 1/1 jusqu'à 1/64 (en fait on peut avoir des valeurs 1/<1 et des valeurs de 1/>64 mais les paliers de 1/1.4 à 1/64 sont les plus courants). Puisqu'il s'agit d'une fraction, il est logique que plus le dénominateur est petit et plus l'ouverture est grande une valeur de 1/1,4 laissera passer beaucoup plus de lumière qu'une valeur 1/64. C'est là que ce que les anglais appellent F stops (arrêts F) entrent en jeu. Ne vous cassez pas la tête avec ces Fstops, un Fstop n'est rien de plus que l'unité de l'échelle des valeurs d'ouvertures que l'on appelle simplement diaphragme (ou diaph' pour faire genre !) en français et qui répondent à une progression y = racine carrée de x. Puisque chaque valeur laisse passer deux fois plus ou deux fois moins de lumière, on aura une échelle de racine carré.

qtté de lumière
échelle
0
0
1
1
2
1.4
4
2
8
2.8
16
4
32
5.6
64
8
128
11
256
16
512
22
1024
32
2048
45
4096
64
etc...
etc...

Mais il existe des valeurs intermédiaires pour plus de précision et depuis toujours (longtemps avant le numérique !) les objectifs permettaient des réglages au 1/2 ou au 1/3 de diaph'. J'en ai parlé plus en profondeur dans d'autres pages, n'hésitez pas à rechercher ici.

Comme je viens de le dire, nous utilisons des valeurs de diaph' (Fstop) pour noter la taille de l'ouverture. Comme chaque valeur d'ouverture double la quantité de lumière qui parvient au capteur (au film), vous aurez besoin d'une vitesse d'obturation moitié moins élevée pour obtenir la même exposition. Voici une liste de valeurs d'ouverture, chacune permet de doubler la quantité de lumière, je lui fais correspondre la vitesse d'obturation nécessaire pour obtenir une exposition constante (équivalente à f/2.8 pour 1/500è de seconde).

diaph'
vitesse
1/4
1/2000
2
1/1000
2.8
1/500
4
1/250
5.6
1/125
8
1/60
11
1/30
16
1/15
22
1/8
etc...
etc...

Vous me direz que les vitesses ne sont pas systématiquement doubles (2x60 ≠125, 2x8 ≠ 15), mais laissez les mathématiques de côté, acceptez tout dans l'état, ce n'est pas très important, si ?

La compréhension de tout cela et du tableau (ci-dessus) est pratique pour savoir comment configurer votre appareil photo pour différentes situations et cas d'utilisation.
- supposons que vous voulez faire un panoramique avec un ancien appareil photo qui ne permet qu'une seule vitesse d'obturation (ou deux) -oui, ça existe-, et que votre posemètre à main montre 1/250 pour f/4. Mais pour votre boîtier vous devez utiliser une vitesse d'obturation d'environ 1/40. Si vous augmentez la vitesse de 3 valeurs, vous obtenez 1/30 (c'est quasiment 1/40, en fait la différence est négligeable !). Pour maintenir la même exposition, vous devrez diminuer l'ouverture de 3 valeurs soit f/11.
- supposons maintenant que vous vouliez "geler" l'eau d'une cascade. Votre posemètre indique 1/125 pour f/8 mais pour figer l'eau, vous devez utiliser une vitesse d'obturation d'environ 1/500. Vous allez donc devoir quadrupler la vitesse d'obturation pour atteindre 1/500 (augmentation de 2 valeurs). Pour maintenir la même exposition, vous devez diminuer l'ouverture de 2 valeurs de diaphragme soit f/4.

Mais outre l'influence sur la quantité de lumière, l'ouverture influence d'autres aspects capitaux pour la photographie. Je ne vais pas m'étendre trop longtemps sur ces aspects, j'en ai déjà parlé sur d'autres pages (n'hésitez pas à rechercher ici).
-> Ouverture et profondeur de champ. La profondeur de champ est la zone dans laquelle les choses seront nettes dans votre image. Plus l'ouverture est grande, plus la profondeur de champ sera courte.
-> Ouverture et netteté. Les objectifs ont tous une valeur de diaphragme qui permet un maximum de netteté. Pour la plupart d'entre eux cette valeur de diaphragme se situe quelque part entre f/8 et f/11. Plus vous vous éloignerez de cette valeur et moins les images seront nettes. Souvenez-vous en lorsque vous chercherez la netteté maximale pour votre image.

Vous avez également tout intérêt à étudier cette page ici.

LA VITESSE D'OBTURATION

Comme je l'ai dit à plusieurs reprises, la vitesse d'obturation est l'un des trois contrôles de l'exposition. C'est le plus facile à comprendre, au point que j'aurais peut-être dû le traiter en premier, mais bon, c'est ainsi, il représentera une petite récréation dans cet article...

La vitesse (d'obturation) contrôle simplement le temps pendant lequel l'obturateur reste ouvert pour que la lumière pénètre dans le boîtier et heurte le film ou le capteur numérique. Le capteur et le film collectent tous les deux la lumière. Plus l'obturateur sera ouvert (ouverture, voir plus haut), plus ils captureront de lumière ; plus l'obturateur restera ouvert longtemps (vitesse d'obturation), plus l'image sera lumineuse.

Mais la vitesse d'obturation affecte également d'autres aspects de l'image. Essayons d'y jeter un petit coup d'œil, mais commençons par poser les bases pour mieux nous comprendre. Quand on décrit le réglage technique d'une image, on note la vitesse d'obturation en secondes - on dira 4 secondes ou 1/100è (de seconde). À l'intérieur du viseur on trouve souvent une forme d'affichage plus courte où le «1/» est supposé et apparait seulement 100 ou 60 (etc). Si c'est le cas, lorsque vous réglez l'appareil pour une vitesse d'une seconde ou plus, vous verrez deux petits apostrophes (") à côté du réglage de la vitesse d'obturation : 4".

C'est très logique, mais pour résumer, 1/100 (ou 100) est plus rapide le 1/30 (ou 30) et les deux sont plus rapides que 3". La plupart des boîtiers offrant un minimum de contrôle manuel (les compacts bas de gamme et les smartphones en sont dépourvus) vous permettent de régler la vitesse d'obturation par incréments de 1/8000, 1/4000, 1/2000, 1/1000, 1/500, 1/250, 1/125, 1/60, 1/30, 1/15, 1/8, 1/4, 1/2, 1", 2", 4", 8" et ainsi de suite. Chaque valeur ouvrira l'obturateur pour doubler le temps par rapport à la valeur précédente. OK, il semblerait que cela ne colle pas à chaque étape, mais c'est ainsi. OK, avec un boîtier numérique vous pouvez régler la vitesse en continu, vous n'êtes pas tenus par des valeurs fixes !... (Pour compenser la lumière supplémentaire, vous devrez fermer l'ouverture d'une valeur, ou diminuer la sensibilité ISO d'une valeur).

Si vous souhaitez régler manuellement la vitesse (d'obturation), il y a LA question qui doit vous venir spontanément à l'esprit : « Quelle vitesse d'obturation dois-je utiliser ? ». La réponse à cette question est à la fois simple et complexe, et dépend surtout de ce que vous photographiez. Les quelques points suivants vous aideront à déterminer la bonne vitesse d'obturation pour votre photo :
- Est-ce que je photographie un objet immobile ou en mouvement ? Si vous voulez geler votre objet et qu'il soit net, vous devrez évaluer sa vitesse. Plus votre objet se déplace rapidement, plus vous devez régler une vitesse d'obturation rapide. Si votre objet se déplace parallèlement à l'axe optique de l'objectif (s'approche ou s'éloigne de vous), sa vitesse aura moins d'effet que s'il se déplace d'un côté à l'autre.
- Quelle est la distance focale que j'utilise ? Plus l'obturateur est ouvert longtemps, plus votre main doit être stable pour éviter le flou. La règle générale est que la vitesse d'obturation doit être de 1 / [Focale]. Donc, si vous photographiez avec un objectif de 500mm, vous devez régler la vitesse d'obturation à 1/500 ou plus. Si vous utilisez un reflex numérique APS (avec un facteur de crop), vous devez multiplier la vitesse par le facteur de crop. Par exemple, la plupart des reflex APS ont un facteur de crop de 1,5 (sauf Canon = 1,6) - pour l'exemple ci-dessus, vous allez régler la vitesse d'obturation à 1/(500*1,5) = 1/750.
- Est-ce que j'utilise un trépied ou un stabilisateur d'image ? Un trépied et un stabilisateur d'image vous aideront à réduire (voire éliminer) le flou. Lorsque vous utilisez un trépied, vous pouvez régler votre vitesse d'obturation à pratiquement n'importe quelle valeur. Un bon stabilisateur d'image vous permettra de régler une vitesse d'obturation environ quatre à huit (ne rêvons pas... 4 c'est déjà beaucoup dans la vraie vie... le reste c'est de la pub !) fois plus lente que la règle empirique précédemment évoquée.
- Est-ce que je veux que ma photo soit dynamique ou statique ? Inclure à la fois des objets flous et des objets nets est une bonne recette pour créer une image dynamique. Regardez la photo de Francis au volant de sa C3 (plus haut dans la page) où la voiture est nette et tout le reste est flou.

Voici quelques exemples d'utilisations intéressantes pour différents paramètres de vitesses d'obturation :
- L'astrophotographie (en fait cieux nocturnes plutôt) est l'une des façons les plus intéressantes d'utiliser le contrôle de la vitesse d'obturation. En réglant votre obturateur à une vitesse d'obturation très basse (plusieurs dizaines de minutes), vous pouvez voir le mouvement de rotation de la terre. Si vous incluez à la fois des objets statiques (maison, arbre) et le ciel, vous aurez une merveilleuse "ligne" d'étoiles contrastant avec votre objet statique.
- Les cascades. Lorsque vous photographiez une cascade, réglez la vitesse d'obturation sur une vitesse lente pour obtenir un aspect soyeux.
- Les jets d'eau. Lorsque vous filmez de l'eau à haute vitesse, vous pouvez donner l'impression que l'eau est gelée. Il faudra une vitesse d'obturation de 1/500 ou plus. Une autre option pour geler l'eau, est d'utiliser la photographie au flash à haute vitesse.
- Le pano(ramique) est une technique photographique où votre caméra suit un objet en mouvement à une vitesse d'obturation relativement faible (1/30 à 1/60 sont les valeurs habituelles). L'effet que vous obtenez est un objet net sur un arrière-plan flou.

Le facteur clé pour comprendre la photographie en général et la vitesse d'obturation en particulier est la pratique, les essais et les erreurs, alors sortez et prenez des photos. Essayez quelque chose de différent à chaque fois. Essayez les longues expositions, les expositions courtes, les objets en mouvement, la photographie de nuit, etc. Ensuite, retournez chez vous et analysez vos photos. Votre image est-elle floue? Est-elle nette ? Est-ce qu'elle montre le mouvement ? Plus vous vous posez ces questions, plus vous maîtriserez le contrôle de la vitesse d'obturation.

Pour y arriver, voici un petit devoir de photographie : Puisque la vitesse d'obturation influe sur la perception du mouvement, votre tâche la plus simple est de photographier quelque chose qui est en mouvement constant - les voitures par exemple. Tenez-vous sur un trottoir et prenez des photos de voitures avec différents paramètres de vitesse d'obturation. Commencez avec une vitesse d'obturation rapide et descendez lentement. Gardez votre focale inchangée. Par temps sombre, vous pouvez explorer les vitesses d'obturation rapides et lentes. Lorsque vous analysez les images, recherchez le flou de mouvement sur les voitures qui passent. Voyez quand un autre objet devient flou en raison du tremblement de votre appareil photo.

LA SENSIBILITÉ ISO

Si vous avez déjà lu les pages (un petit cours de photographie) vous savez déjà ce qu'est la sensibilité ISO, si ce n'est pas le cas, je vous encourage vivement à lire ce petit cours de photographie avant de lire le présent paragraphe plus avant...

Nous avons déjà traité de l'exposition et de deux des trois paramètres qui la contrôlent : la vitesse d'obturation et l'ouverture du diaphragme. Reste à discuter de la pièce manquante : la sensibilité ISO (ou sensibilité du film ou du capteur numérique) avant de conclure le sujet de l'exposition.

Nous avons appris que le capteur ou le film peut obtenir la même exposition si nous prolongeons la durée d'ouverture de l'obturateur en utilisant une ouverture de diaphragme plus petite (ou raccourcissons la durée d'ouverture de l'obturateur tout en utilisant une plus grande ouverture du diaphragme). Mais si nous voulons être absolument complets, nous devons inclure la troisième partie de l'équation, à savoir la sensibilité du film ou du capteur (que l'on nomme le plus souvent -à tort- ISO). En bref, la sensibilité (ISO) définit l'impact que la lumière aura sur le capteur ou le film. Une sensibilité ISO élevée rendra notre exposition plus importante, tandis qu'une sensibilité ISO faible rendra notre exposition moins importante. Alors, comment pouvons-nous utiliser la sensibilité ISO pour produire de meilleures photos ?

Je vais essayer de montrer cela en prenant un exemple. Disons qu'il y a une image que nous voulons créer mais malheureusement, l'endroit est sombre, et le calculateur d'exposition (le posemètre) nous indique qu'avec notre plus grande ouverture de diaphragme possible, nous devons régler l'appareil photo à une vitesse d'obturation de trop lente pour éviter le flou de bougé. Comment pouvons-nous sortir de cette situation difficile ? Nous pouvons augmenter la sensibilité du capteur (ou choisir un film plus "rapide"). Doubler la sensibilité de 100 à 200 ISO, pour conserver la même exposition, nous devrons réduire la vitesse d'obturation du double. Par exemple, si vous utilisez un objectif de 100mm, la durée d'exposition recommandée est -au plus- de 1/100è de seconde (1/125è sur les boîtiers ne proposant pas des réglages continus) alors que le posemètre vous demande d'utiliser une vitesse de 1/50è de seconde (1/60è sur les boîtiers ne proposant pas des réglages continus) avec votre ouverture maximale, mais si vous doublez la sensibilité ISO, sans toucher à votre ouverture, vous pourrez exposer pendant 1/100è de seconde (1/60) sans problème... Le passage d'une valeur de diaphragme à la suivant va doubler la quantité de lumière qui atteint le film ou le capteur, le passage d'une valeur de vitesse à la suivant va doubler la quantité de lumière qui atteint le film ou le capteur, le passage d'une valeur de sensibilité à la suivante va augmenter la sensibilité du film ou du capteur de 2 fois. Regardons cela de plus près :

L'une des règles de base de la photographie est appelée "la règle de la réciprocité" ou "le triangle d'exposition". Cela signifie qu'il y a trois paramètres que vous pouvez utiliser pour régler l'exposition d'une image. (Trois ... comme le nombre d'anges dans un triangle...). Alors maintenant, quand vous voulez utiliser une plus petite ouverture, vous pouvez prolonger l'exposition ou augmenter votre réglage ISO. De même, si vous voulez utiliser une exposition plus longue, vous pouvez soit diminuer l'ouverture du diaphragme ou diminuer votre réglage ISO. Puisque le passage d'1 valeur de chacun de ces paramètres influence l'exposition dans les mêmes proportions, l'ouverture d'un arrêt (par exemple de f/11 à f/8) demande exactement 1 valeur ISO inférieure (par exemple de 400 à 200) ou à 1 unité de vitesse inférieure (par exemple de 1/500è à 1/250è de seconde) pour conserver la même exposition. De même, raccourcir la vitesse d'obturation d'1 unité (disons de 1/125è à 1/250è de seconde) exige que l'on augmente d'1 valeur ISO (disons de 100 à 200) ou que l'on augmente l'ouverture du diaphragme d'une valeur (disons f/16 à f/11)...

Mais tout a un prix ! Le prix à payer pour une sensibilité accrue est le bruit -en photo numérique- ou le grain -en photo argentique-. Plus vous allez pousser votre réglage ISO, plus votre image aura du bruit ou du grain. MAIS pas de panique, vous pouvez utiliser ce bruit ou ce grain à profit !...

ISO et granularité - L'aspect le plus remarquable de la prise de vue avec des images à ISO élevés est peut-être la haute granularité affichée. En photo numérique, le résultat peut être très intéressant en noir et blanc, beaucoup moins en couleur. En photo argentique, l'effet peut être très intéressant aussi bien en couleur qu'en noir et blanc. Le bruit -numérique- est un parasite tant de luminosité que de couleur, le grain -argentique- est toujours très flatteur.
ISO et douceur - Lorsque vous prenez des photos avec un réglage ISO élevé, la granularité de l'image augmente et les objets même bien mis au point deviennent mous. Les objets situés en dehors de la profondeur de champ sont encore plus doux. Cet effet peut être utilisé dans un but artistique. Il est très populaire auprès des photographes en noir et blanc -numérique- pour la même raison qu'au dessus, et pour les images couleur ou noir et blanc en argentique...
ISO et netteté - déjà sous entendu plus haut - plus la valeur ISO est faible, plus l'image est nette.
ISO et l'élimination du bruit numérique - il existe des moyens - plus ou moins efficaces- pour éliminer ce bruit : des logiciels spécialisé ou des techniques dont j'ai parlé par ailleurs dans le site.

LA PROFONDEUR DE CHAMP

Dans ce dossier « essentiels », j'ai, pour le moment, uniquement parlé des commandes à appliquer sur le boîtier au moment de créer votre image, mais, bien que cela dépende principalement d'un réglage dont j'ai déjà parlé plus haut dans ce dossier, j'avais envie (c'est plus que nécessaire !) d'insister lourdement sur ce point essentiel en photographie : la profondeur de champ.

Avec l'arrivée du numérique et des capteurs de petite surface (mais également de capteurs de grande surface mais remplis qu'une quasi-infinité de pixels), la notion même de profondeur de champ disparait de l'arsenal du photographe débutant... En effet, plus le capteur est petit, plus le capteur possède de photosites (de pixels, pour simplifier !) et plus la profondeur de champ est importante (et je ne parle pas de ce que l'on obtient avec des capteurs qui, à la fois, sont tout petits ET bourrés d'un nombre inimaginable de pixels !!!...). Or, de tout temps, photographier avec une faible profondeur de champ apportait une nouvelle dimension à la photographie, quel que soit le sujet traité.

Donc j'aimerai vous faire passer cet élément de manière à ce que vous puissiez rechercher (au moins des fois) la plus petite profondeur de champ possible dans votre production.

En mots simples, profondeur de champ est le terme que l'on utilise pour décrire ce qui est à l'intérieur de la zone nette de l'image et le différencier de ce qui reste en dehors.

La profondeur de champ doit être considérée comme un axe confondu avec l'axe optique de l'objectif et qui est divisé en 2 parties situées de part et d'autre de la distance de mise au point. Une petite partie qui s'étend de la distance de mise au point direction l'objectif, et une grande partie qui s'étend de la distance de mise au point direction l'infini. La grande partie est deux fois plus longue que la petite partie.


La profondeur de champ est schématisée en noir


Comme je l'ai déjà dit, le contrôle qui impacte le plus la profondeur de champ est l'ouverture du diaphragme (voir plus haut dans ce dossier). Les grandes ouvertures tendent à fournir une profondeur de champ plus faible. Cela signifie que si vous ouvrez votre diaphragme avec une grande ouverture (une petite valeur - disons f/x avec x < 2) vous aurez un zone nette étroite dans la profondeur de votre image. Si vous réglez une petite ouverture du diaphragme (une grande valeur - disons f/x avec x > 11), vous aurez une zone nette énorme. Si quelque chose vous échappe, relisez ce qui a déjà été dit plus haut sur cette page et dans la page un petit cours de photographie... ou effectuez une recherche ici...

Cela a également été dit, il y a deux autres paramètres à utiliser pour contrôler la profondeur de champ, ce sont la distance focale de l'objectif et la distance entre l'objectif et l'objet photographié. Si quelque chose vous échappe, relisez ce qui a déjà été dit plus haut sur cette page et dans la page un petit cours de photographie... ou effectuez une recherche ici...

Pour conclure et simplifier, je dirai que la profondeur de champ contrôle ce qui est net. Si votre sujet est situé à l'intérieur du champ de netteté, il sera net, s'il est en dehors du champ de netteté, il sera flou.

N'hésitez pas à approfondir le sujet, relisez ce qui a déjà été dit plus haut sur cette page et dans la page un petit cours de photographie... ou effectuez une recherche ici...

Pour vous convaincre de l'importance du sujet, imposez-vous une période de test :
Sélectionnez une scène artificielle avec différents objets espacés dans la profondeur ou une zone présentant plusieurs objets situés à différentes distances de l'objectif. Prenez plusieurs photos de la même scène plusieurs fois. Pour chaque série de prises de vue, changez un seul paramètre à la fois :
- maintenez l'ouverture et le cadrage de l'image inchangés et prenez une série d'images en changeant la focale (avec un zoom c'est plus simple que de changer d'objectif à chaque fois !).
- maintenez la focale et le cadrage de l'image inchangés et prenez une série de photos en changeant l'ouverture du diaphragme.
- Gardez l'ouverture du diaphragme et la focale inchangées et prenez une série de photos en changeant le cadrage (rapprochez vous d'un élément de la scène).

Comparez les trois séries que vous avez prises et déterminez par vous même quel paramètre a le plus grand impact sur la profondeur de champ...

LE CONTRASTE

Jusqu'à présent, dans ce dossier « essentiels » j'ai traité des éléments classiques de la photographie que tout débutant attend trouver et acquérir (comme un réflexe conditionné), mais il est un point tout aussi important qu'il faut connaître et que, malheureusement, la majorité des débutants ignore ou feint d'ignorer : le contraste dans les photographies ! C'est pourquoi ce chapitre semble décalé par rapport aux précédents, mais croyez bien qu'il a toute sa place ici !...

Le contraste est la différence de ton dans une image. Plus précisément, la différence entre les couleurs les plus vives dans les images (ou les tons les plus clairs en noir et blanc) -appelés hautes lumières- et les couleurs les moins vives (ou les tons plus sombres en noir et blanc) -appelés ombres- de l'image.

Généralement parler de contraste va de pair avec parler de lumière dure et de lumière douce. Une lumière dure donnera généralement une image à fort contraste, une lumière douce créera des faibles contrastes. Dans une image à fort contraste, il y a des ombres très sombres et des reflets très brillants. Un autre indice d'une image à fort contraste est la frontière très marquée et très nette entre les ombres et les hautes lumières. Ces images sont généralement obtenues avec des sources de lumière de petite taille, flash ou petit spot.

Dans les images à faible contraste, les bords de l'ombre sont généralement plus doux, ce qui donne un joli dégradé de l'ombre à la haute lumière. Ces images sont généralement produites en utilisant une grande source de lumière, comme une boîte à lumière ou un parapluie ou une lumière réfléchie.

L'une des décisions difficiles qu'un photographe doit prendre dans une situation de contraste élevé est d'exposer pour les hautes lumières ou pour les ombres. La recommandation générale pour les appareils photo numériques est d'exposer pour les hautes lumières quitte à laisser les ombres sous exposées parce que les détails sombres masqués par la sous exposition peuvent être récupérés en post traitement alors que les hautes lumières surexposées sont perdues à jamais !... En photo argentique, c'est exactement le contraire qu'il faut faire !...

L'un des inconvénients des images avec un « mauvais » contraste est que les noirs et les blancs ne ressemblent pas vraiment au noir et au blanc. Les blancs ont l'air à peine blanc et les noirs sont grisâtres. Si vous vous retrouvez avec une telle image, vous pourrez utiliser un logiciel de post production pour obtenir un peu de contraste. Vous trouverez des recettes dans la page ici.

Parfois, vous ne pouvez pas tout avoir. Le ciel est trop clair et la terre est trop sombre. Pour égaliser l'exposition sur votre photo, vous pouvez utiliser un filtre gris neutre gradué pour la prise de vue ou simuler ce filtre en post production (vous trouverez des recettes dans la page ici). Ainsi vous assombrirez le ciel tout en gardant la terre inchangée... Il y a aussi la technique du HDR (dont j'ai parlé par ailleurs, vous pouvez chercher ici) mais que je n'aime pas trop (vous avez le droit de penser le contraire !)

Les jours ensoleillés vous obtenez une lumière très brillante, ce qui rend la photo plus facile. L'inconvénient, cependant, est que le soleil direct crée beaucoup de contraste. Si vous photographiez des portraits, vous devriez faire attention aux ombres gênantes. Vous avez deux alternatives : placer votre sujet à l'ombre ou déclencher le flash (oui, même en plein soleil !) c'est ce que l'on appelle le fill-in au flash pour déboucher les ombres. Quand le ciel est nuageux, ou partiellement nuageux, vous aurez moins de contraste dans vos images. Vous pouvez évaluer la quantité de contraste en regardant la limite des ombres. Si elle est nette vous vous trouvez dans un environnement contrasté, si elle est douce (floue), vous êtes dans un environnement à faible contraste. Le plus simple que vous puissiez faire est de placer le soleil derrière votre sujet. Le contraste accentuera les lignes de contour de votre sujet (mais attention, dans cette configuration, si vous voulez avoir des détails de votre sujet, il faudra déboucher au flash ou au réflecteur !).

Un dernier petit point : un contraste élevé aide à montrer la texture des sujets. La meilleure façon d'utiliser la lumière du soleil (ou toute autre source de lumière dure) est de la placer perpendiculairement à la ligne de texture que vous souhaitez souligner.

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L'HORIZON, LA BÊTE NOIRE DU PHOTOGRAPHE !

C'est une évidence, l'horizon doit être... horizontal !... Niveler l'horizon peut sembler être l'une des choses les plus simples en photographie. La plupart des photographes veulent que leurs horizons soient droits, normal (!), mais ce n'est pas un domaine de la photographie qui attire trop l'attention, en effet, pourquoi se poser de telles questions ? Niveler l'horizon est si facile, non ?

En pratique, cependant, cela demande beaucoup plus de soin que vous ne le pensez !... Vous ne pouvez pas compter sur l'horizon artificiel intégré au boîtier ni sur l'outil redresser automatiquement intégré au logiciel de post-traitement. Notre perception d'un horizon de niveau est bien plus compliquée que cela !...

LES CAS SIMPLES

Parce que oui, il est des cas où un horizon horizontal ne pose aucun problème... Dans les situations où l'horizon est complètement plat et où il n'y a pas de distractions évidentes, comme des paysages marins (mais avec un champ de vision relativement étroit -nous en reparlerons plus loin-) par exemple, ou de grands champs où il n'est pas difficile de niveler l'horizon avec précision. Un horizon de niveau est important aussi dans ces cas, bien sûr, mais il est beaucoup plus facile à réaliser, et ne nécessite aucune étape hormis des ajustements mineurs (y compris la correction de distorsions potentielles, optiques ou autres).

Malheureusement, les cas faciles sont plus rares que vous ne le pensez. Il y aura toujours quelque chose dans votre scène qui rendra l'horizon inégal ou incurvé. Dans certains cas, il se peut qu'il n'y ait même pas d'horizon distinct. Ces situations rendent le problème beaucoup plus délicat. Reprenons l'exemple de la mer à l'infini : même s'il s'agit d'une mer d'huile (sans vague), si vous faites une photo avec un angle de vue assez large, vous verrez la courbure de la terre et donc l'horizon plat n'existe plus, au mieux il sera tangentiel (parce que oui, j'ai oublié de vous dire, c'est passé inaperçu, mais il a été prouvé il y a peu que la terre n'est pas plate ! ). Et ce même océan, s'il est démonté, ne présentera que des creux et des bosses, rien d'horizontal à espérer !...

L'HORIZON PERCEPTUEL

Plus question d'horizon plat !... Chaque photo a un horizon perceptuel, un angle sous lequel la photo semble horizontale (mais ne l'est plus si vous vous amusez à tirer un trait strictement horizontal dans votre logiciel de post traitement). L'horizon perceptuel n'est que rarement en accord avec l'horizon réel d'une scène. En d'autres termes, vous utilisez peut-être un niveau à bulle sur votre boîtier (ou un horizon artificiel intégré au boîtier) qui dit que l'image est complètement à niveau, mais vos photos semblent plus ou moins fortement inclinées. Ces outils, qui fonctionnent pourtant parfaitement bien, peuvent vous amener à créer des images complètement de travers puisqu'ils indiquent l'horizon réel alors que votre photo présentera un horizon perceptuel. Comment cela peut-il être possible ? Si des objets éloignés sur votre photo sont inclinés (comme une longue pente qui traverse le cadre), ils devraient représenter l'horizon, même si c'est penché (!), cette pente devra fonctionner comme le nouvel horizon pour la photo. Si cet horizon perceptuel n'est pas d'équerre, votre photo n'aura pas l'air droite, peu importe à quel point l'horizon perceptuel correspond au vrai horizon de la scène.

Toujours créer vos photos en respectant l'horizon perceptuel, l'œil du spectateur sera dérouté si vous vous fixez à l'horizon réel !...

LES CAS COMPLIQUÉS

La plupart des gens serait d'accord pour dire que dans le cas d'une colline inégale il faudrait incliner le cadrage afin de capturer une photo apparemment de niveau. Mais de nombreuses situations sont nettement plus délicates que cela. Parfois, en effet, d'autres repères visuels peuvent donner l'impression que la photo est inclinée même si ce n'est pas le cas. Par exemple, l'horizon de la photo ci-dessous est complètement plat, mais pour beaucoup de gens, l'image aura une forte inclinaison (du bas à gauche, vers le haut à droite) :

Vous pouvez essayer de tirer un trait horizontal perpendiculaire à la façade du bâtiment de droite et vous retrouverez l'horizon brouillé par la petite bute en avant-plan et l'éclairage très latéral.

L'HORIZON DÉCONSTRUIT

Et il ne faut pas oublier que notre cerveau interprète -souvent n'importe comment- la réalité (j'en ai déjà donné d'autres exemples dans d'autres pages du site) !... C'est ce que l'on appelle les illusions d'optique. Prenons l'exemple suivant (assez connu de ceux qui ont un peu étudié la psychologie) :

Ce carré est franchement incliné vers la droite, vous en conviendrez ! Et bien, si on demande à un logiciel graphique de tirer 2 traits droits et strictement perpendiculaires, on obtiendrait :

et oui, la preuve que le carré est en réalité parfaitement droit !... Prenez une équerre et testez à l'écran si vous ne me croyez pas !... En fait, notre cerveau voit chaque segment individuel comme étant incliné, et il construit -fort logiquement- une impression d'inclinaison pour toute la figure.

Ce n'est pas différent avec les photos. Même si l'horizon de votre photo est techniquement parfait, cela ne veut pas dire qu'elle paraîtra droite. Il est très facile pour des repères visuels de faire dérailler notre cerveau. Encore une fois, ma recommandation sera d'ajuster l'inclinaison de la photo pour coller à l'horizon perceptuel, puisque c'est la seule façon de rendre votre photo droite... Avec ce carré, si vous aviez penché votre boîtier vers la droite, vous auriez obtenu un carré parfaitement droit (à l'œil) alors qu'il serait totalement de travers en réalité !...

Voilà, vous savez pourquoi une chose aussi simple qu'une image droite n'est pas si simple dans la vraie vie !... Soyez conscient du problème lors de vos prises de vues, faute de quoi vous aurez de très mauvaises surprises et pour longtemps encore !...

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PHOTO SORTIE DU BOÎTIER OU TRAVAILLÉE ENSUITE ?

Voilà une question qui ne se pose jamais. Pour les photographes débutants, c'est évident, une fois le bouton déclencheur enfoncé, la photo est terminée, elle peut vivre sa vie... Pour le photographe plus aguerri, il faut parfaitement travailler sa photo avant de déclencher puisqu'une fois dans la boite, la photo est terminée et elle va vivre sa propre vie... Donc, l'article d'aujourd'hui est terminé, il va vivre sa vie, merci d'être venu et à plus...

NON !... Vous vous doutez bien que ce n'est pas si simple, je n'aurais pas entamé un article pour ne rien dire !... En fait, il est important de regarder un peu l'historique de la photographie grand public, c'est de là que vient le problème soulevé aujourd'hui !

Jusqu'à il y a peu, avant l'arrivée du numérique, le photographe amateur exposait son film et allait l'apporter au laboratoire du coin (ou bien l'envoyait) et attendait le résultat. Donc, vu comme cela, effectivement, une fois placée sur le film, la photo était terminée, il n'y avait plus rien à faire, si ce n'est faire confiance au professionnel qui développait et tirait les images... Débutants ou amateurs plus avancés étaient réduit à se plier à ce schéma.

Mais certains amateurs, les plus courageux ou les plus inconscients ou les plus aisés, allez savoir, allaient jusqu'à s'essayer aux joies du laboratoire. C'est dans ce contexte que tout changeait ! Si, au début, ils ne faisaient que reproduire machinalement (mécaniquement) le processus de développement et de tirage, ils découvraient rapidement que le travail photographique ne faisait que débuter à la seconde où le film sortait du boîtier !... Et c'était encore plus vrai pour les plus courageux parmi les courageux ou les plus inconscients parmi les inconscients ou les plus nantis parmi les plus aisés qui se lancaient en laboratoire couleur !!!... Avec des négatifs il faut tout faire après la sortie de boîtier... Donc il faut chercher tout le matériel de laboratoire, apprendre plus de choses pour la prise de vue et apprendre de plus en plus le travail de laboratoire...

Puis, un jour, le numérique grand public a fait son apparition. Révolution pour certains, continuité pour d'autres, le débat sort du cadre de cet article. En numérique donc, il y a les débutants qui, selon leurs moyens, se payent un compact simple, un bridge, un compact à objectifs interchangeables ou un reflex. Pour eux, les JPEG sortis de boîtier sont tellement qualitatifs (ce qu'ils sont, effectivement !) qu'ils ne cherchent pas plus loin, une fois dans la boite, la photo est terminée. Puis, les plus intéressés, soit achètent du matériel plus évolué (ceux qui n'avaient ni compact à objectifs interchangeables ni reflex), soit décident de chercher plus loin en se demandant s'il n'y aurait pas un moyen de personnaliser un peu leurs images et ils débutent, sur la pointe des pieds, à traiter leurs images. Les JPEG ne permettant pas de vrai traitement (en profondeur), ces amateurs entreprenants essayent le négatif numérique (le RAW)...

Et là, c'est une toute autre histoire ! Avec des fichiers RAW il faut tout faire après la sortie de boîtier... Donc il faut chercher un logiciel pour traiter les RAW, un autre pour retravailler les images, apprendre plus de choses pour la prise de vue et apprendre de plus en plus les logiciels...

Donc, pour répondre précisément à la question titre, je dirai qu'il faut toujours différencier deux populations de photographes amateurs : d'un côté les débutants et ceux qui souhaitent profiter des instantanés qu'ils ont pris et qui se contenteront d'utiliser les images sorties du boîtier (les négatifs argentiques ou les JPEG numériques) et d'un autre côté ceux qui souhaitent évoluer en photographie qui sont condamnés à retravailler leurs images (en laboratoire ou en informatique).

Attention, si je sépare ces deux populations ce n'est pas pour dire que l'une est supérieure à l'autre ! Je dis simplement à ceux qui débutent (et dont vous êtes certainement puisque vous lisez cette page) qu'il est préférable de se poser les bonnes questions, savoir, avant de commencer, dans quelle catégorie on souhaite évoluer, de manière à s'équiper tout de suite avec le matériel et les compétences adaptées !... Cela évitera beaucoup de déconvenue et de dépense inutile si vous souhaitez être un consommateur d'images (1ère catégorie qui prend des photos) et évitera de changer en permanence de matériel et donc de dépenser des fortunes si vous souhaitez être un chercheur en photographie (2ème catégorie qui fait des photos).

En effet, il ne faut pas se leurrer, à la seconde où vous déciderez de faire de la photographie (2ème catégorie), vous serez obligé de retravailler toutes vos images, que ce soit au laboratoire ou sur l'ordinateur (voire les deux !)... même si vous vous autorisez des exceptions, parfois. Et ne vous faites aucune illusion, retravailler toutes vos photos ne vous dispensera pas de créer, dès la prise de vue, des images parfaites !... Il vous faudra donc travailler sérieusement -et de front- vos compétences de prise de vue ET vos compétences de travail de post-production argentique et/ou numérique !...

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