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Que peut-on attendre des logiciels photo ?
Divagations
Peut-on protéger ses créations ?
Le coin des polémiques
Hommage à FERNAND BIGNON
Lettre ouverte aux (futurs) argentistes
Les photographes sont tous C H A R L I E

 

TOUTE

LA

PHOTOGRAPHIE

LIVRE 1

LES ÉLÉMENTS FONDAMENTAUX

 

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ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

INTRODUCTION LES DIFFÉRENTS FORMATS CHOISIR SON FORMAT
SE LANCER EN MOYEN FORMAT SE LANCER EN PETIT FORMAT SE LANCER EN NUMÉRIQUE
VOUS AVEZ DÉJÀ UN APPAREIL CHOISIR SON APPAREIL ANATOMIE DE L'APPAREIL PHOTO
FONCTIONNEMENT DE L'APPAREIL NOTION DE SURFACE SENSIBLE NOTION DE LUMIÈRE
DÉTERMINER L'EXPOSITION TECHNIQUES DE MISE AU POINT CHOISIR SES OBJECTIFS
LES ÉLÉMENTS DE L'IMAGE COMPOSITION DE L'IMAGE AMÉLIORATION DES IMAGES
DROIT ET PHOTOGRAPHIE QUESTIONS TÉLÉCHARGEMENT


INTRODUCTION

A l’heure du tout numérique, pourquoi reprendre et mettre à jour un « cours » de photographie générale datant de plus de 20~40 ans ? Je ne vois que trois raisons :

  • La photo, qu’elle soit argentique ou numérique répond exactement aux mêmes règles qu’il est indispensable de connaître.
  • La photo numérique n’est pas prête à remplacer la photo argentique avant des dizaines d’années, voir plus.

Bien sûr, j’en entends déjà grogner « qui est ce vieux réac ? ». Je ne souhaite pas « convertir » qui que ce soit ! Il est vrai que j’ai un faible pour la photographie argentique et plus spécialement le moyen format en argentique, mais je ne rechigne pas à faire des photos avec un de mes appareils numériques…

J’affirme même qu’avant d’envisager l’achat d’un appareil photo numérique, il est indispensable (ou fortement recommandé) de se « faire les dents » sur un appareil argentique. Et quand je dis appareil argentique, je veux dire ancien appareil photo !

Voyons cela :

Systématiquement, lors de la première rencontre avec mes « stagiaires » (quand j’animais un club photo), je leur présente trois appareils photo argentiques en demandant qui serait capable de faire des photos avec ces appareils :

  • Un FOCA® PF2 : 24x36 compact à mise au point télémétrique des années 1950 qui, bien sûr, ne possède pas de cellule
  • Un SEMFLEX® Otomatic : moyen format 60x60 bi-objectif des années 1950 qui, lui non plus, ne possède pas de cellule
  • Un PENTAX® 6x7 : moyen format 60x70 « moderne » des années 1970-1980 qui ne porte qu’un viseur simple, sans cellule

De prime abord, il y a des sourires et la certitude que cela ne posera pas de problème ! Vient ensuite la découverte des difficultés :

  • Tous ces appareils sont à réglage et à fonctionnement mécanique
  • Aucun de ces appareils ne contient de cellule
  • Aucun de ces appareils ne possède de programme d’exposition
  • Aucun de ces appareils ne possède d’autofocus
  • Le Foca® PF2 propose une échelle de vitesses des plus exotiques : B-25-50-100-200-500-1000 qui ne ressemble pas à l’échelle standard actuelle et pas de vitesse lente ! Et les surprises ne s’arrêtent pas là, cet appareil propose également une échelle de diaphragme très exotique :3.5-4.5-6.3-9-12.5-18 qui ne ressemble pas non plus à l’échelle standard actuelle ! En plus, où a bien été caché le levier d’armement ?
  • Le Semflex® Otomatic n’est pas beaucoup mieux loti ! Si son échelle des diaphragmes répond aux standards actuels, son échelle de vitesse est très exotique : 1-2-5-10-25-50-100-200-400
  • Le Pentax® 6x7 a été choisi pour sa forme de « reflex 24x36 » moderne, qui propose toutes ses échelles « actuelles » mais pas de système de mesure et pas d’automatisme… sans parler du poids !

Déroutant non ? Pourquoi un tel vice ? Ce n’est pas un vice ! Je m’explique : celui qui saura utiliser ces appareils pourra faire de la photographie avec n’importe quel appareil moderne (numérique compris). Le contraire n’est certainement pas vrai ! Oui, peut-être, mais il est peu probable qu’on soit appelé à utiliser ces antiquités ! Laissez-moi vous raconter une anecdote : un « bon » photographe (amateur) de mes amis est parti en Egypte pour faire de la photo. Sur place il s’aperçoit que son appareil présente des symptômes peu encourageants. De retour à la maison, excité comme une puce, il va donner ses films à développer chez le meilleur photographe de la région et… AUCUN RÉSULTAT ! TOUTES LES PHOTOS SONT RATÉES ! La cellule du posemètre intégré à l’appareil s’est mise à délirer, ses mesures étaient fausses, donc tous les automatismes étaient faussés ! Si cet ami avait su se servir d’un appareil des années 1950, en remarquant que son appareil était « malade » il l’aurait utilisé en mode manuel sans utilisation de cellule, comme une antiquité ! Bien sûr, vous me direz qu’avec un appareil numérique il aurait constaté immédiatement que ses photos étaient ratées ! Mais il n’aurait de toutes façons pas pu en réussir en les recommençant toutes ! Il était incapable de se substituer aux automatismes de son appareil photographique !…

C’est là que je vais faire mon effet de manche : il y a une sacrée différence entre « prendre des photos » et « faire des photos » ! Le but que je me fixe avec ce « cours » est de vous donner les ficelles nécessaires pour « faire des photos » ! En plus, « faire des photos » est un processus simple mais complet, qui va du choix du format de l’appareil au choix du laboratoire ! Nous envisagerons donc toutes ces étapes (sauf le laboratoire dans ce fascicule) ! Puisque le numérique ne sera pas oublié non plus, nous envisagerons, à part, le travail en numérique …

Ce « cours » se voulant didactique, je vous ferai grâce du chapitre sur l’Histoire de la photographie ainsi que de celui traitant de ses grands Maîtres ! Ces derniers étant largement traités par ailleurs !…

Mais, la photographie, qu’est-ce que c’est au juste ?

  • La photographie trouve sa source dans la science qui a prouvé que les sels d’argents réagissaient à la lumière. Mais la photographie n’est pas une science ! D’autant moins que la rigueur technique est un obstacle à la création photographique ! La photographie n’est donc même pas une technique de pointe, laboratoire compris !…
  • La photographie trouve sa source dans la peinture (d’art) qui a décrit les jeux de lumière, de couleurs, de composition. Mais la photographie n’est pas un art majeur ! Est-ce un art mineur ? Certains le disent ! J’affirme que la photographie n’est pas un art du tout !
  • Alors qu’est-ce que c’est ? Pour moi la photographie est l’impression sur un support acétate, papier ou informatique de l’impression ressentie par une personne qui croise la vie.

Une bonne photographie est donc une reproduction interprétée de la vie qui sait, en plus, faire partager un sentiment donné apparu à un moment donné… A méditer !…

Cet « ouvrage », contrairement à ceux présents sur le marché n’a pas pour but :

  • Une formation sur ce qu’il faut faire pour obtenir une bonne photographie (sous entendu pas uniquement une belle photo)
  • Une vision rigide sur la conduite à tenir lors de la création d’une image « présentable » et donc « utilisable »
  • Un cours de chimie ou de physique (optique) appliquée

Il est plutôt un recueil de notions fondamentales indispensables à tout amateur qui désire créer une image plutôt que se contenter du traditionnel « souriez – clic clac – grrr – grrr – labo du coin de la rue – classement – oubli – poubelle ».

Dans cette optique, il sera donc nécessaire de passer en revue toutes les étapes aboutissant à l’image finale. Image finale qui est bien souvent la récompense d’un travail long, réfléchi, parfois difficile voire fastidieux pour les plus courageux des amateurs, mais toujours précis, même si la chance et le hasard y trouvent également leur place (mais ne comptez pas trop sur eux pour valoriser votre travail ! Si, statistiquement, vous avez 50% de chances de réussir quelque chose grâce au hasard, dans la pratique vous découvrirez rapidement que vous avez au moins 90% de chances de voir ces paramètres desservir vos efforts !).

Nulle part, dans ces lignes, vous ne trouverez des conseils du type « il est indispensable d’acheter un appareil Machinkon avec une panoplie complète d’objectifs Trucnon, utiliser tel agrandisseur, tel film, telle chimie etc… ». Une seule entorse à cette règle : ceux qui souhaitent se lancer dans la photo peuvent s’exposer à une dépense excessive ! Ils doivent être certains que l’investissement aura une suite… Donc je conseillerai l’achat de l’appareil le moins cher et le plus difficile à utiliser (heureusement, c’est souvent le même !) qui leur permettra de consolider leur envie de se lancer ou au contraire de laisser tomber sans se ruiner !… Chaque fois que je donne un conseil ou que je cite une marque d’appareil photo, c’est pour la placer parmi d’autres dans une certaine fourchette de prix !… Bien sûr, je pourrai laisser aller ma prose en parlant de mes préférences mais jamais je ne vous conseillerai en fonction de mes propres inclinations !…

PREMIER CONSEIL

Ce fascicule est un concentré de toutes les clés permettant la création de bonnes photos. Ce résumé doit être considéré comme un cours de photographie générale. Ce n’est pas un roman à survoler ! Ce n’est pas non plus un dictionnaire thématique dans lequel on peut naviguer d’avant en arrière ! Il faut plutôt le considérer comme une méthode de langue à assimilation progressive. Il faut donc s’imprégner des chapitres les uns après les autres et respecter l’ordre choisi ! Si, de prime abord, l’ordre d’apparition des chapitres peut sembler aléatoire, il correspond bien à une logique !… Vous trouverez de nombreuses « redites » au cours des chapitres de façon à bien fixer les idées.

Commencez avec modestie, progressez lentement, essayez de tirer profit des conseils des plus anciens, « formez votre regard » en parcourant des livres de photographies professionnelles ou des émissions de télé traitant des photographes professionnels, voire « décortiquez » les photos de publicité à la recherche « d’erreurs de composition ou de goût » (oh, vous n’en trouverez pas beaucoup ! mais ça aiguise le regard !)

Ce « cours » n’a aucune valeur si vous ne participez pas en plus à la mise en commun de vos images. Organisez ou participez à des rencontres de critique (ou envoyez-les sur un site de « critique »…) prêtez vos images à la critique d’autrui, vous évoluerez rapidement !…

ATTENTION : la technologie a énormément évolué depuis la rédaction de l'article (!!!) si vous lisez un nombre de pixels quelque part, ne vous y arrêtez pas !... Cela ne veut plus rien dire aujourd'hui, le fond des explications reste identique, seules les résolutions numériques vous feront sourire (à raison !). J'ai décidé de ne pas modifier cet article pour autant... afin d'en conserver la fraicheur originale...

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LES DIFFÉRENTS FORMATS EN PHOTOGRAPHIE

Depuis ses débuts, la photographie a toujours été confrontée à un paramètre freinateur : le coût ! Il y avait (et il y a toujours) le prix de l’appareil, le prix du film, le prix du papier, le prix des matériels de laboratoire, le prix de la chimie !…

Au début était le « grand format ».

La photographie était exclusivement une affaire de professionnels. La photographie relevait presque plus de la peinture que de la photo telle qu’on la connaît aujourd’hui ! La sensibilité des films et des papiers était si faible qu’il était indispensable de disposer d’énormément de lumière. Il fallait donc utiliser des temps de pose très longs. Le « bougé » était quasiment systématique et les contrastes si faibles que les images devaient être « retouchées » (en fait, repeintes !). Pour pouvoir retoucher un négatif, il fallait que ce dernier soit très grand (allez peindre un négatif de 24x36mm !). Qui dit grand négatif dit très gros appareil photo et, éventuellement, agrandisseur énorme !… Qui dit grand négatif, grand papier, gros appareil, gros agrandisseur, une chimie par litres (il fallait bien faire tremper les films et les papiers), dit… nécessité de posséder une fortune !…

Si on a besoin d’un négatif géant (pour pouvoir le retoucher facilement), on peut donc se passer d’agrandisseur ! On n’aura plus besoin que d’un appareil photographique ! On a ainsi construit des chambres photographiques. Tout le monde connaît ces énormes appareils en bois précieux avec un grand soufflet permettant, entre autre, la mise au point ! Avec l’évolution des films, on s’est vite aperçu de l’excellente qualité des images obtenues. Parmi les appareils « grand format », on  a construit des chambres de plus en plus petites de façon à pouvoir les emporter en « reportage », mais la forme globale et le mode de chargement n’ont jamais changé. Ces appareils n’ont que très peu évolué avec le temps, ils existent encore aujourd’hui et toujours faits de la même manière ! Seule la qualité des objectifs a « explosé » et les alliages métalliques légers remplacent souvent le bois ! Augmentation de la qualité des films ET augmentation de la qualité des objectifs ont fait que la photo « grand format » ne risque pas de disparaître ! Le prix ne s’étant pas démocratisé, la technique de chargement et de prise de vue ne s’étant pas simplifiée, le « grand format » est resté une affaire de professionnels (même si de rares amateurs s’y essaient.)

Aujourd’hui, qui dit « grand format », dit négatif en feuilles, pas en rouleaux et résultat d’une exceptionnelle qualité ! Qualité telle qu’on peut les agrandir quasiment indéfiniment sans faire apparaître de granulation et sans perdre le « piqué » de l’image.

Puis est né le « moyen format ».

La photographie ayant réussi à « faire son trou » auprès du public, il fallait de plus en plus d’images ! Il fallait trouver un moyen de transporter plus facilement son appareil et surtout trouver un moyen d’emporter sans trop d’encombrement, une grande quantité de « munitions ». Il a donc été inventé le film en « bobine ». Dans l’histoire du « moyen format », il y a eu énormément de sortes de bobines de film. Généralement, chaque grand fabricant de film inventait son film et fabriquait un appareil permettant son utilisation. Il y a également eu de nombreuses tentatives d’imposer un format. Rien n’y a fait ! On a connu principalement des bobines de 6 cm de large et des bobines de 4 cm de large. Les dernières ont disparu, les premières ont évolué, en passant par plusieurs formats différents, tous disparus sauf le format 120 et le format 220 qui existent encore aujourd’hui.

Des matériaux bon marché sont apparus (la bakélite et le plastique). Il a donc été imaginé d’ouvrir les joies de la photographie au « grand public » (il fallait quand même compter un mois de salaire d’un ouvrier des années 1940 pour se payer juste l’appareil !). Toujours pour la même raison de coût, on a décidé de continuer à fournir des « grands » négatifs (beaucoup plus petits que le « grand format » !) pour éviter de faire des agrandissements ! On fabriquait donc des appareils fournissant des négatifs de 6 cm x 9 cm, permettant de faire un simple contact sur un papier pour obtenir une photo (positif) de même dimension.

Avec l’apparition du « moyen format », la photographie a connu sa première dichotomie : le « grand format » formait la photographie professionnelle artistique, le « moyen format » formait la photographie professionnelle autre qu’artistique et la photographie « grand public ».

La seule différence entre « pros » et « amateurs » se trouvait dans le perfectionnement (et la complexité) des appareils. Les « amateurs » se contentaient des « BOX » : un viseur collimaté ou non, un objectif sans diaphragme réglable, un obturateur à vitesse unique, un bouton d’avance du film. Les « pros » se sont vu « offrir » les reflex : une visée permettant de voir « exactement » (il restait une erreur de parallaxe pour les faibles distances) ce qui serait impressionné sur le film, un objectif avec diaphragme réglable, un obturateur à vitesses réglables, un bouton ou un levier d’avance de film servant également d’armement « automatique » de l’obturateur etc.

Avec l’augmentation permanente de la qualité des films, il a été envisagé de diminuer encore la taille des négatifs, quitte à obliger les professionnels à agrandir leurs négatifs pour obtenir une photo. Différents formats de négatifs ont donc été tentés, tous ayant un côté de 6 cm puisqu’il s’agissait de la largeur du film: le 60x90, le 60x80, le 60x70, le 60x60, le 45x60 (on parle en mm). Aujourd’hui encore, tous ces formats existent !

Aujourd’hui, qui dit « moyen format » dit film de 6cm de large, en bobine, au format 120 ou 220 et qualité supérieure des images.

Quitte à devoir agrandir ses négatifs, autant créer le « petit format ».

Tant qu’on y était, on s’est dit qu’on pourrait encore réduire la taille des négatifs, ce qui permettrait de gagner en taille et en poids au niveau des appareils photographiques… Le cinéma utilisait un film de 25mm de large avec des perforations latérales permettant l’avancement rapide. Il a été envisagé la possibilité d’utiliser les mêmes films, mais horizontalement cette fois, dans ces appareils « petit format »… ainsi est né le 24x36.

Ce format était intéressant d’un point de vue technique, malheureusement, la qualité n’était pas à la hauteur des espérances ! Ce qui a permis au « moyen format » de ne pas tomber dans l’oubli !…

Une révolution dans les techniques de fabrication des films a rendu ce format très populaire ! Il a détrôné le « moyen format » auprès des amateurs et de nombreux professionnels…

Puisque les films sont si bons, diminuons encore, avec le « mini format »

Comparaison des tailles des différents formats
surfaces relatives des différents formats

Pourquoi changer une équipe qui gagne ?

On est passé d’un négatif de 200x300 à un négatif de 24x36, pourquoi s’arrêter là ?

On a donc vu arriver les 1/2 formats (18x24) qui sont des 24x36 mais dont l’image est placée  verticalement entre les perforations du film, les formats 110, les « disk » etc. Tous ces formats étaient nuls… et ont disparu !… Les 1/2 formats ont survécu un temps puisqu’ils utilisaient les mêmes films que les « petits formats », mais attendre d’avoir exposé 72 photos avant de déposer le film au développement a suffit à « tuer » le 1/2 format…

Et le numérique alors ?

Au début, on pensait pouvoir réfléchir différemment avec le numérique qu’avec l’argentique puisqu’on n’était plus « esclave » d’un film… On a donc créé des surfaces sensibles qui peuvent « traduire » des photons (particules de lumière) en … électrons (particules de courant électrique) et ainsi créer une image « virtuelle ».

Malheureusement, les surfaces sensibles ne peuvent pas non plus multiplier indéfiniment le nombre de capteurs sensibles/unité de surface. Donc on arrive tout doucettement à parler de « format » en photo numérique aussi ! Sauf que dans ce cas, on est parti du « mini format » qui semble limiter la technique à 4 méga pixels pour arriver au « petit format » permettant 6 à 8 méga pixels, et on entre aujourd’hui dans le « moyen format » avec des dos numériques qui s’adaptent aux appareils « moyen format » argentiques en les transformant donc en « moyen format numérique ». Ces « dos numériques » délivrant 11, 16, 22 et 32 méga pixels (au moment de la rédaction de cette mise à jour !).

Vous connaissez maintenant les différents formats photographiques disponibles encore aujourd’hui ! Il va donc falloir effectuer un choix : quel format vous correspondra-t-il le mieux ? C’est ce que nous allons voir maintenant.

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CHOISIR SON FORMAT

Avant de parler du choix de son format, je vais distinguer le monde du numérique de celui de l’argentique. Dans la mesure où, aujourd’hui comme hier, le prix tient une part importante dans ce choix, je vais centrer les éléments d’analyse au public visé, à savoir uniquement des amateurs et, pour certains, des débutants.

Le monde argentique :

Le grand format n’est globalement pas à conseiller aux amateurs ! La chambre grand format peut, si elle est achetée d’occasion –assez vieille–, n’être pas trop chère, on peut en trouver complète (avec l’objectif et cassette) entre 300 et 800€. Par contre, les plan-films sont chers et il ne faut pas compter sur un laboratoire pour les développer à vil prix. Il faudra donc se limiter au noir et blanc, acheter de larges cuves ou de grands bacs et de grandes quantités de chimie et… se débrouiller seul. C’est envisageable au sein d’un club (encore faut-il en trouver un qui fasse encore de l’argentique), seul, il faut vraiment aimer !…

Le moyen format est tout à fait à la portée de l’amateur. Malheureusement pour les débutants ou les accros des reflex 24x36 multi programmes autofocus ou des appareils numériques, il faudra d’abord prendre des cours de photographie générale, de s’entraîner longtemps avec des appareils anciens (moyen ou petit format) avant d’envisager l’achat d’un moyen format. Bien sûr, il ne faut pas trop compter sur du matériel moyen format neuf, à moins de disposer de 5000 à 10000€… Par contre, en occasion, selon les marques, on peut trouver du matériel professionnel âgé de 30 ans pour moins de 1000€. On peut toutefois faire du moyen format de qualité avec des reflex bi-objectifs professionnels de 50 ans d’âge pour 150 à 400€ selon la marque. Il existe également du matériel neuf, pas trop professionnel par rapport aux premiers exemples, mais tout à fait honorable, pour environs 200€. Il est évident que le prix sera fonction de la marque, de la cote de l’occasion (la décote des appareils professionnels est très lente) et … du format(!) : un 45x60 sera beaucoup moins cher qu’un 60x60 ou un 60x70 du même âge, de la même marque et dans le même état. Le problème du moyen format c’est qu’il faut (presque) obligatoirement acheter un agrandisseur acceptant les négatifs « moyen format » ! Un agrandisseur pour les formats inférieurs ou égal au 60x60 est très abordable, pour un négatif plus grand, ce n’est plus vraiment le cas !…

Le 45x60 : est un moyen format très proche du petit format (même si plus de 3 fois plus grand et donc plus de 3 fois plus « pointu » que le petit format !) L’image est rectangulaire. L’appareil est plus gros et plus lourd que le 24x36 mais la surcharge est modérée en comparaison des 60x60 et plus !… La manipulation est assez proche de celle des reflex « petit format ». Ce format est assez peu cher, on peut trouver à prix « abordable » (de 400 à 600€) des appareils assez récents proposant des systèmes de mesure de lumière intégrés.

Le 60x60 : c’est le moyen format emblématique. On en trouve de tous âges et de tous prix, donc on pourrait se permettre cet achat si (et seulement si) on est capable de composer une image carrée… C’est le format des « pros du cadrage ». Ou, comme disent les accros du format rectangulaire, c’est le format de ceux qui se savent pas se décider pour un cadrage horizontal ou vertical ; mais c’est vraiment un discours de « mauvaises langues », puisque ces derniers ne voient dans le 60x60 qu’un 45x60 vertical associé à un 45x60 horizontal. Le 60x60 est un format très harmonieux mais, c’est vrai, extrêmement difficile à remplir… Composer un 60x60 est un défi continuel, c’est peut-être pour cela que j’adore ce format !…

Le 60x70 : c’est un superbe moyen format. Malheureusement il doit impérativement être réservé aux « vieux » habitués du moyen format du fait de l’encombrement et du poids des appareils !… Le nombre de 60x70 proposés sur le marché est très limité, le choix est très limité et la décote de l’occasion est quasiment non perceptible ! Il faut compter 700 à 1000€ pour un 60x70 de 30 ans d’âge !… Sans compter le prix de l’agrandisseur.

Le 60x80 et le 60x90 : ces appareils professionnels ont disparu il y a très longtemps. Fuji® s’est insinué dans cette « niche » et est devenu aujourd’hui le « spécialiste » de ces formats. Hors de prix en neuf, ils ne valent pas moins après des décennies !... Et, là aussi, il faudra acheter un agrandisseur, à condition d’en trouver un !...

Les autres « moyen format » : ce sont généralement des formats panoramiques, ayant donc des applications limitées… je n’en parlerai pas !…

Le petit format est, depuis les années 1980, LE format de l’amateur (même si de nombreux professionnels l’utilisent aussi).

Il permet des appareils petits, légers, aptes à répondre à toutes les situations et sont d’une utilisation agréable et simple (contrairement au grand et au moyen format). Cette grande polyvalence se paye au prix d’une baisse notable de qualité par rapport au moyen format !…

Le mini format a disparu. On trouve encore d’occasion d’excellents 1/2 formats, mais sans intérêt pour un non collectionneur ! N’en parlons pas !…

Le monde numérique :

Le moyen format numérique : il est, ici aussi, question de formats, sauf que pour l’amateur, la question ne se pose même pas ! Un « moyen format numérique » est un « moyen format argentique » neuf (de 5000 à 10000€) à qui on adapte un dos numérique (10000 à 25000€) !… Il représente des appareils de 11 à 32 méga pixels. En plus, il faut considérer l’achat d’un ordinateur capable de gérer des fichiers gigantesques et d’une imprimante de grandes dimensions !… oublions !!!

Le petit format numérique : il est représenté aujourd’hui par les appareils de 6 à 8 méga pixels. Ces derniers regroupent principalement des reflex professionnels (il existe encore quelques bridges). Ces appareils reprennent toutes les caractéristiques des reflex argentiques. Leur prix est à la hauteur de leurs caractéristiques (de 2000 à 10000€) et il faut considérer l’achat d’un ordinateur et d’une imprimante qui « tiennent la route » !… La publicité compare ces appareils aux appareils moyen format argentique (!…) c’est mensonge, bien sûr ! 6 à 8 méga pixels représentent une qualité équivalente au petit format argentique, et encore… (voir plus loin) !… Quitte à dépenser 2000€ et plus, ne serait-ce pas envisageable de préférer un moyen format argentique qui coûte moins cher et donne de meilleurs résultats ? En guise de comparaison objective, disons qu’avec un argentique de :

  • 24x36 : on passe à un peu plus de 10 méga pixels.
  • 45x60 : on passe à un peu plus de 17 méga pixels.
  • 60x60 : on passe à un peu plus de 23 méga pixels.
  • 60x70 : on passe quasiment à 27 méga pixels.
  • 60x80 : on passe quasiment à 31 méga pixels.
  • 60x90 : on passe quasiment à 35 méga pixels.

Le mini format numérique : ce sont les compacts ou les bridges allant jusqu’à 4 méga pixels ! Ils sont relativement peu chers. Ce sont les appareils idéaux pour « prendre des photos », mais on ne pourra jamais espérer « faire des photos » avec eux (sauf quelques rares exceptions) !… Avec le prix de ces numériques « mini format », on peut se payer un excellent reflex 24x36 argentique qui permettra une créativité et une qualité d’image finale sans comparaison possible.

Le passage d’un format à l’autre :

Il est facile de calculer la différence de surface entre les différents formats (voir le schéma plus haut), il est beaucoup plus intéressant de comparer la focale de leurs objectifs ! En petit format argentique, on estime globalement (en théorie c’est faux !) que l’objectif « normal » est le 50mm. En 45x60, c’est le 75mm, en 60x60 c’est le 80mm, en 60x70 c’est le 105mm. En mini format (en 1/2 format) c’est le 25mm. En numérique, les 6 méga pixels représentent le mini format du monde argentique.

Puisque la focale d’un objectif est une valeur constante, si on fixe l’objectif « normal » d’un 60x70 sur un 24x36, cet objectif sera devenu un téléobjectif et si on le fixait sur un numérique de 6 méga pixels, il deviendrait un très long téléobjectif. Par exemple, pour fixer les choses, dans le mesure où tout le monde (ou presque) se fait une idée des champs de vision des objectifs en 24x36, je vais tout comparer dans ce format : j’ai la possibilité de fixer les objectifs d’un de mes 60x60 sur un 24x36 ainsi que sur un reflex numérique (APS-C) de 6 méga pixels, voilà ce que j’obtiens : Un 500mm pour le 60x60 réagit sur ce format de la même manière qu’un 300mm en 24x36, on dira donc (c’est inexact mais simplement pour se fixer les idées !) qu’il s’agit d’un 300mm (équivalent 24x36). Si j’installe ce pseudo 300mm sur un 24x36, il agira comme un 500mm (logique), si je l’installe sur le numérique (APS-C) 6 méga pixels, il réagira comme un 800mm… Inversement, si j’installe un fisheye de mon 60x60, un 30mm, il réagira sur ce format comme un 16mm sur un 24x36. Si j’installe ce « 16mm » sur un 24x36 je perds le large champ pour obtenir un petit grand angle (30 mm) et si je l’installe sur un numérique 6 méga pixels, je me retrouve avec un objectif « normal » ou un (petit) téléobjectif !…

Quel intérêt de comparer ces objectifs ? Simplement pour montrer dans quelle mesure le « piqué » d’une image varie en fonction du format ! La focale d’un objectif est fixe. Plus cette focale peut placer un large champ sur une surface sensible et plus la qualité de l’image finale sera grande… Il est maintenant beaucoup plus facile de comparer la qualité d’un 60x60 par rapport à un 24x36 et par rapport à un 6 méga pixels !…

La troisième voie :

Nous avons parlé du monde argentique et du monde numérique. Il existe une troisième voie que j’utilise très souvent : le monde « analogico-numérique » ! Il consiste à utiliser un appareil argentique pour créer un négatif. Ensuite, il suffit de numériser en haute résolution ce négatif argentique. On se trouve donc en possession d’un négatif qu’on peut tirer sur papier photo argentique ET d’un fichier numérique de la même image que l’on peut archiver sur CD-ROM ou imprimer.

Mon choix : J’ai affirmé dans l’introduction que je ne voulais influencer personne et je m’y tiendrai ! Je vous donne ma façon de faire pour vous permettre d’entrevoir toutes les possibilités qui vous sont offertes…

  • 1)       Je crée des photos argentiques de « haute qualité » (je parle de la qualité du support) à l’aide d’appareils moyen format. Ces négatifs convenablement développés et convenablement fixés ont une espérance de vie minimum de 100 ans.
  • 2)      Je scanne ces négatifs moyen format en haute résolution (en fonction de la taille du négatif, j’utilise du 2100 dpi voire du 3200 dpi) à l’aide d’un scanner à plat muni d’un passe film moyen format (environs 300 fois moins cher qu’un scanner à film moyen format)
  • 3)      Je me sers de ces images numériques pour les sauvegarder sur CD-ROM, pour en faire des diaporamas virtuels sur ordinateur ou sur lecteur de DVD.

Quel intérêt ? Le négatif moyen format vaut beaucoup mieux que la meilleure photo numérique. En scannant ce « super » négatif en haute résolution, on obtient la meilleure image numérique que la technique d’aujourd’hui permet. Demain, on construira certainement des appareils photo numériques qui seront capables d’une qualité largement supérieure au scannage actuel du négatif ! En parallèle de l’évolution de l’appareil numérique, se développeront les scanners. Cette nouvelle génération d’appareils numériques ne vaudra toujours pas notre négatif ! On pourra donc scanner le même négatif (qui durera longtemps !) avec la nouvelle génération de scanners et continuer à avoir une image numérisée bien meilleure que celle qui pourrait être prise directement avec l’appareil photo numérique… Sans compter que parallèlement à l’évolution des techniques de photo numérique, les films argentiques évoluent également tous les jours !…

Voilà comment je justifie mon choix :

  • 1)       on peut acheter un appareil argentique à 3000€ (ce sera un 45x60 neuf !). Il sera d’une qualité exceptionnelle. Demain, les films auront évolué mais mon 45x60 pourra toujours les utiliser. Demain, la chimie de développement aura beaucoup évolué et la qualité de mes photos prises par mon 45x60 aura « explosé »
  • 2)      on peut acheter un appareil reflex numérique à 3000€ (ce sera un 6 ou 8 méga pixels neuf !). Il sera d’une qualité exceptionnelle selon les possibilités techniques du jour. Demain, les capteurs (CCD, CMOS ou autre) vont beaucoup évoluer mais mon superbe numérique ne pourra pas les utiliser. Demain, les logiciels de traitement d’image (intégré à l’appareil photo, donc travaillant de manière totalement transparente) vont énormément évoluer mais mon superbe appareil numérique ne pourra pas l’intégrer…

Si on compare le film du moyen format au capteur du numérique (c’est totalement licite) et si on compare la chimie de développement du film du moyen format avec le logiciel de traitement d’image de l’appareil numérique (c’est également totalement licite) on peut dire que dans deux ans, mon moyen format sera automatiquement mis à jour alors que mon appareil numérique sera obsolète (rappelons que les deux appareils ont été achetés au même prix). Qu’en sera-t-il dans 30 ans ? Mon moyen format sera toujours mis à jour alors que des dizaines voire des centaines de générations de numériques auront été achetées et jetées car totalement dépassées !…

Quel désintérêt ? Il vaut mieux posséder un laboratoire argentique ET une chaîne numérique « pointue » si on veut utiliser la voie « analogico-numérique ». Sinon, n’investissez QUE dans le laboratoire argentique sinon vous allez vous ruiner rien qu’en mettant à jour (en remplaçant) les scanners !…

Pour vous orienter un peu dans votre choix de format, situez-vous dans une de ces catégories :

  • vous ne voulez pas vous « prendre la tête » avec la technique de prise de vue : choisissez un compact automatique autofocus petit format si vous souhaitez investir peu ou un reflex automatique autofocus petit format si vous souhaitez investir plus. En numérique, tournez-vous vers les compacts ou les bridges automatiques autofocus si vous souhaitez investir « peu » ou des reflex numériques « petit format » si vous souhaitez investir beaucoup.
  • vous souhaitez gérer totalement la prise de vue sans trop de difficulté : choisissez un compact à automatisme débrayable ou un reflex à automatisme débrayable petit format. En numérique, choisissez un bridge à automatisme débrayable ou un reflex numérique « petit format » à automatisme débrayable.
  • vous souhaitez gérer totalement la prise de vue, quelles que soient les difficultés : choisissez un compact manuel ou un reflex manuel petit format ou, si vous voulez une haute qualité, un moyen format. En numérique, il n’y a rien ! Le « mieux » qu’on puisse trouver est l’automatisme débrayable, même en « moyen format numérique » sauf s’il s’agit d’un moyen format manuel sur lequel on adapte un dos numérique. Après quelques temps d’utilisation du moyen format, vous serez mûr pour essayer le grand format…

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SE LANCER EN MOYEN FORMAT

Un jour j’ai découvert le moyen format grâce à un petit appareil soviétique, le Lomo® Lubitel® qu’un ami m’avait prêté ! Là, après y avoir laissé la moitié de mes cheveux, je suis tombé amoureux de ce format « géant » !… Mes « recherches » de collectionneur se sont alors orientées vers les box plus anciens qui étaient tous des appareils moyen format travaillant soit au format 620 (disparu aujourd’hui mais bricolable) soit au format 120. Oh que j’aime ces formats ! Fort logiquement, dans l’évolution des recherches icônomécanophiles, je suis « monté en gamme » découvrant les appareils moyen format professionnels bi-objectifs des années 1950 puis les appareils moyen format professionnels mono-objectif des années 1960-1970 !

Pour qui n’est pas vraiment habitué au moyen format, permettez-moi de vous expliquer ce que c’est, comment ça fonctionne.

Le moyen format qui est globalement « réservé » aux professionnels (et aux amateurs avertis) à cause de la « technique » nécessaire pour la manipulation du film, de son chargement dans l’appareil, et, surtout, la manipulation des appareils eux-mêmes (bien que les dernières générations d’appareils moyen format ont su simplifier ces manipulations pour les rendre quasiment aussi simple que les appareils petit format) et du prix du matériel ! Les appareils « moyen format » utilisent des films de 62mm de large livrés en bobines 120 ou 220. De nombreuses marques prestigieuses se partagent ce format (et de nombreuses marques prestigieuses en petit format n’ont jamais tenté une insertion dans ce format) : Hasselblad®, Rollei®, Contax®, Fuji®, Pentax®, Mamiya®, Bronica®, etc…

Les années 1980 virent la « victoire » des appareils 35mm (petit format = 24x36). Plusieurs facteurs convergents firent des reflex 24x36 le premier des choix, tant pour l’amateur que pour le professionnel. L’amélioration de la qualité des films était un des facteurs déterminants, meilleure résolution, plus grande finesse des grains ont permis l’utilisation de formats de négatifs plus petits. Si vous ajoutez à cela des appareils photo et des objectifs plus petits et plus légers, des films plus longs (36 poses sur un film de 35mm contre une douzaine sur une bobine 120), une utilisation simplifiée et une quasi-universalité dans les sujets photographiques traitables avec un seul appareil, on aura compris que la mort du moyen format était annoncée !… Mais voilà, le moyen format n’est pas mort !

La plupart des professionnels de la photographie ont vite redécouvert le besoin du moyen format dans de nombreuses situations. Et puis il restait toujours les mêmes arguments incontournables que le petit format n’a jamais réussi à faire oublier (même le Rollei® SL2002 qui, ayant une forme et des caractéristiques de moyen format travaillait en 24x36… ce fut un bide commercial ! Les pros n’en voulaient pas, aucun intérêt de faire de la photo « difficile » pour obtenir la qualité du petit format, et les amateurs non plus, utilisation trop complexe par rapport aux reflex 24x36) : le choix de l’obturateur central, les dos interchangeables, les viseurs interchangeables, les dépolis interchangeables etc…

Bien sûr, les appareils 35mm étaient merveilleux. Ils proposaient toutes les avancées technologiques disponibles, depuis l’autofocus jusqu’aux moteurs allant jusqu’à 8 images par seconde. Une gamme d’objectifs allant du super grand-angle de 12mm jusqu’au super téléobjectif de 1000mm. La rapidité des objectifs allant jusqu’à f/1.0 et des boîtiers si compacts qu’ils pouvaient tenir dans une poche et suffisamment résistants pour pouvoir être utiliser sur un « théâtre » de guerre. Que pouvait-on bien demander de plus ? La qualité des images tiens !… Aussi pratiques et agréables que pouvaient être les appareils 35mm, ils étaient  prisonniers d’une limite infranchissable : l’agrandissement de leurs négatifs !… Le format A3 étant la limite absolue de l’agrandissement d’un film 24x36 ! Dans le même temps, une image obtenue sur un moyen format pouvait être jusqu’à 5 fois plus grande sans problème… et cette image semblait vous « sauter » aux yeux !… Bien sûr, personne ne souhaitait agrandir une image en A0, mais il était évident que même de petite dimension, une image obtenue sur un moyen format présentait une qualité incomparable !… De nombreux photographes, dans leur recherche d’une plus grande qualité d’image, faisaient la « navette » de Nikon® à Canon® à Contax® à Leica® pensant qu’une autre marque pourrait leur fournir des images plus piquées et de meilleure qualité. A qui a vécu les années 1980, cela rappellera de nombreux souvenirs ! Quelle guerre se livraient les photographes, chacun argumentant que la marque qu’ils ont choisi était la meilleure et qui, six mois plus tard recommençaient avec une autre marque !… Malheureusement, le passage d’une marque à l’autre n’était qu’illusion (attention ! ne me faites pas dire qu’il n’y avait aucune différence entre la Rolls de la photo et la Trabant de la photo !) et si différence il y avait d’une marque à l’autre, elle n’avait rien à voir avec le retour vers le moyen format !… En effet, l’explosion du 35 mm est née de l’augmentation de qualité des films ! Et cette augmentation de qualité s’est, naturellement, retrouvée sur les films moyen format de la même manière !…

La photographie en moyen format n’est pas, à mon avis, à « réserver » aux professionnels, elle peut très bien être abordée par des amateurs, pour peu qu’ils sachent que ça existe, qu’on peut trouver du matériel d’occasion de 20-30 ans (en configuration de base) pour le prix d’un petit format neuf et qu’ils connaissent de la photographie plus que l’autofocus et l’exposition automatique !… En effet, photographier en moyen format fait pénétrer un nouveau monde de la photographie, par rapport au petit format… Il faut pouvoir gérer les « lois générales » de la photographie en moyen format, en effet, les automatismes sont soit totalement absents soit très sommaires en moyen format. En plus, si une image « moyenne » peut « vivre » en petit format, elle n’a aucune chance d’éviter la poubelle en moyen format (ou, une « bonne » photo en petit format risque de devenir « banale » voire « nulle » en moyen format).

Vous pouvez espérer des images de meilleure qualité en moyen format qu’en petit format pour plusieurs raisons :

  • le négatif est (beaucoup) plus grand c’est à dire qu’à taille d’image finale donnée, l’agrandissement sera (beaucoup) moins important qu’avec un petit format, ce qui aboutit à une image (beaucoup) moins granuleuse et de (bien) meilleure tonalité
  • la mise en œuvre d’un appareil moyen format est telle qu’on ne se « cassera pas les pieds » pour photographier un sujet sans intérêt
  • l’absence d’automatisme oblige à « créer de a à z » toute l’image en apportant un soin tout particulier à chaque étape

Ne vous trompez pas : la photographie moyen format est chère surtout si vous envisagez l’achat d’un système complet et de raisonnablement « bonne » qualité. En plus du matériel, sachez que les films, leur traitement, leur agrandissement coûtent également beaucoup plus cher que les films 35mm. D’où l’importance d’une analyse minutieuse de vos « besoins », du choix d’un matériel d’occasion et du choix de photographier en Noir et Blanc (que vous pouvez développer vous-même) pour rester dans un budget « abordable » pour le commun des mortels…

Le nombre d’objectifs pour le moyen format est relativement limité en comparaison de ce qu’on peut trouver en petit format. Il est assez difficile de trouver de très longs téléobjectifs en moyen format. Si vous souhaitez faire du safari-photo ou de la photo sportive, abandonnez l’idée de faire du moyen format ! Pourquoi pensez-vous que les photoreporters (pro) qui ont besoin de longues focales utilisent le petit format ? En moyen format, le 500mm représente généralement la focale maximale (Bronica® proposait un 1200mm pour sa série « S » et « EC », Carl Zeiss proposait un 1000mm pour la famille des montures Pentacon® Six, mais ce sont des exceptions). Et encore, la couverture d’un 500mm en moyen format 6x6 ne correspond plus qu’à celle d’un 300mm en petit format (et 500mm en moyen format 6x7 ne couvre plus que le 200mm en 24x36)!… De plus, la rapidité (l’ouverture relative) des objectifs du moyen format est assez modeste comparée à celle des objectifs 35mm.

Pourquoi limiter ainsi le matériel pour « tirer » des images de qualité supérieure ? Il y a deux raisons : une raison financière d’abord et une raison technique (taille et poids des optiques). Pour offrir une bonne « couverture » dans les angles, les objectifs « moyen format » sont beaucoup plus longs, beaucoup plus gros et beaucoup plus lourds que leurs homologues du petit format. Pour pouvoir obtenir une ouverture relative de 1.4 voire 1.2 (c’est théoriquement possible), il faudrait créer des optiques véritablement « géantes » et hors de prix. Ainsi, trouver en moyen format des objectifs « normaux » ouvrant à plus de 2,8 est exceptionnel (je possède un objectif Pentax® « normal » de 105mm –pour du 60x70– ouvrant à 2.4). Sans compter que les optiques extrêmes (grands téléobjectifs et grand grand-angulaires) sont tout aussi extrêmes d’un point de vue tarif… Heureusement, il existe des exceptions (chez les soviétiques par ex)…

Enfin, les appareils « moyen format » ne se manipulent pas du tout comme des appareils 35mm (à quelques exceptions près). Contrairement aux appareils « petit format » qui sont étudiés pour s’adapter à une prise en main « naturelle », les appareils « moyen format » ont généralement conservé leur ancienne forme, généralement cubique, imposante et lourde. Ceci est du à la nécessité d’utiliser un grand miroir et à la possibilité de permettre la grande modularité des systèmes. Il est impossible d’utiliser un moyen format aussi rapidement qu’un petit format, c’est pourquoi le photo-journalisme et le sport n’entrent pas dans la « mission » du moyen format.

La plupart des appareils « moyen format » ne possède pas de prisme de sorte que l’image est inversée latéralement dans le viseur. Il faut un certain temps pour s’adapter à la visée sur le dépoli dans la mesure où, quand vous tournez l’appareil à droite, l’image se déplace à gauche sur le dépoli. Certains appareils « moyen format » ont été dessinés comme des appareils 35mm « élevés aux hormones » (c’est le cas du Pentax® 6x7, des « descendants » du Pentacon® Six, du Norita® 66 etc…). Ces derniers vous permettent de photographier plus rapidement mais la règle du « photo rapide = obligatoirement petit format au prix d’une qualité moindre » et « photo posée de haute qualité = obligatoirement moyen (ou grand) format » demeure toujours applicable…

Pourquoi certains appareils « moyen format » possèdent des prismes et d’autres pas ? Primitivement, aucun appareil moyen format ne possédait de prisme, la visée par le dessus était systématiquement de mise. Pour un format carré (c’est le cas du 60x60) c’est largement suffisant, par contre, pour les formats rectangulaires (45x60, 60x70, 60x80, 60x90), fabriquer une photo verticale avec un viseur capuchon ou un viseur cheminée demandait une gymnastique inconcevable !… Il fallait trouver une solution ! Mamiya®, sur sa série 6x7, a instauré la possibilité de faire tourner le dos sur 90° (pas mal, surtout vu le poids des Mamiya® !!!) et ainsi laisser l’appareil toujours horizontal et conserver sa visée par le dessus. Pour tous les autres, il a été créé des viseurs prismatiques qui permettent de faire tourner l’appareil de 90° sans avoir besoin d’être contorsionniste pour pouvoir viser… En plus, l’ajout de ce prisme a permis de « redresser » la visée (il n’y a plus d’inversion droite/gauche).

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