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Dans cette partie du site j'ai décidé de traiter « en profondeur » (j'aimerais dire exhaustivement mais je ne suis pas sûr que ce soit à ma portée -bien que-) des sujets qui font de la photographie un art et une technique évoluée. Cette page n'est donc -en principe- pas destinée aux débutants qui auront tout intérêt à s'imprêgner d'abord des bases dans d'autres pages puisque tous ces sujets ont déjà été traités (ou le seront) ... n'hésitez pas à rechercher ici.

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La profondeur de champ La composition


LA PROFONDEUR DE CHAMP

QU'EST-CE QUE LA PROFONDEUR DE CHAMP ?

La photographie peut sembler être une forme d'art "simple" mais au cœur se trouve un ensemble complexe de règles, de mathématiques et de composantes intégrales qui sont utilisées dans la création de toutes les images, en plus de la composition. Cet article est conçu pour être aussi simple que possible et expliquer la profondeur de champ et comment vous pouvez l'utiliser pour améliorer votre photographie.

La définition de base de la profondeur de champ (PdC) est la partie d'une scène qui apparaît nette dans l'image. Bien qu'une lentille puisse focaliser précisément à une seule distance, la diminution de la netteté est graduelle de chaque côté de la distance de mise au point, de sorte que dans la PdC, le flou est imperceptible dans des conditions d'observation normales. C'est un peu compliqué à comprendre et à peu près tous les écrits que j'ai pu lire et qui expliquent la profondeur de champ se rapportent à des équations mathématiques (ce n'est pas ce que je souhaite faire ici, rassurez-vous !) mais essentiellement, la profondeur de champ se concentre sur un élément spécifique du champ de vision et en ajustant le réglage de l'ouverture du diaphragme de l'objectif on déterminera ce qui sera mis au point (en plus du sujet principal).

Si vous voulez que tout soit net, vous voudrez une profondeur de champ importante, où le premier plan, l'arrière-plan et tout le reste du cadre seront nets. L'application la plus courante pour cela se trouve dans un vieux terme photo (une vieille technique) appelé sunny 16. La règle du sunny 16 dit que si vous êtes à l'extérieur par une journée ensoleillée, réglez votre diaphragme à f/16, votre vitesse d'obturation au 1/ la valeur ISO du film et tirez, vos photos devraient toutes apparaître bien exposées et nettes sur toute leur profondeur. Le contraire de la mise au point profonde est la mise au point peu profonde, où vous, en tant que photographe, sélectionnez une partie du cadre tout en composant ce que vous voulez mettre au point en réglant l'ouverture de votre diaphragme à une valeur plus faible (une plus grande ouverture), un terme commun utilisé par les photographes se réfère à une valeur "f/nombre" faible sur votre objectif, vous créez ainsi une séparation entre la partie focalisée (nette) et la partie non focalisée (floue).

La qualité de cette zone de non mise au point, déterminée en partie par la qualité de l'objectif, le réglage de l'ouverture, la distance par rapport à l'appareil et la distance entre le sujet et les « autres » parties de la zone composée, est communément appelé bokeh par les photographes. Je me permettrais toutefois de souligner que ce terme de bokeh veut en principe parler uniquement de la qualité du flou d'arrière plan et pas de la présence du flou d'arrière plan... alors que très souvent on amalgame les deux sens... c'est nul, mais bon, c'est ainsi !

POURQUOI S'INQUIÈTER DE LA PROFONDEUR DE CHAMP ?

Alors, pourquoi est-il important de connaître la profondeur de champ et comment allez-vous l'implanter dans votre photographie ? La faible profondeur de champ vous permet d'attirer l'œil du spectateur dans des parties spécifiques de l'image, créant une distance visible entre le sujet et le reste de la photographie bidimensionnelle, par ailleurs totalement plate. D'un autre côté, l'utilisation d'une grande PdC assurera que les choses comme les couchers de soleil ou les photos de groupe seront nettes d'un bout à l'autre de l'image. La mise en œuvre de ces deux techniques de base de profondeur de champ vous permet de choisir comment le spectateur de votre photographie perçoit votre image et vous permet d'être créatif avec ce qui est et ce qui n'est pas net. Des tas de sites sur internet présentent les calculs mathématiques et des illustrations qui expliquent en détail comment la profondeur de champ est calculée, à quoi ressemblera le bokeh potentiel et comment calculer des choses comme le cercle de confusion. Ces tableaux et ces explications sont extrêmement utiles, mais sont aussi très déroutants en soi. Ils illustrent ce qui se passe réellement, mais il y a plus important et je peux aider à partager avec vous ce dont ils parlent réellement et pourquoi vous voudrez peut-être les utiliser. Une fois que vous aurez compris comment et pourquoi utiliser la profondeur de champ, vous arrêterez de prendre des instantanés et vous commencerez à créer des photos !...

Si vous photographiez un portrait en extérieur et que vous tirez diaphragme grand ouvert, ou avec une PdC limitée, votre sujet devient le point focal de l'image. Il est encore clairement visible que la scène a lieu dans une rue, mais l'accent est mis sur le modèle, pas sur l'environnement. En tirant avec une faible PdC, l'œil du spectateur est instantanément attiré vers le modèle puisqu'il est au point...

Autre exemple de faible profondeur de champ, un modèle, seul point focal de la photo, avec au fond ce que l'on devine être des arbres. En choisissant une faible profondeur de champ, l'arrière-plan devient rien de plus qu'une jolie toile de fond pour mettre en valeur le sujet de premier plan. L'intention de tirer cette image à large ouverture est d'attirer l'attention sur le modèle tout en utilisant l'environnement naturel comme arrière-plan intelligent...

En regardant la profondeur de champ, vous verrez dans cette image de groupe que tout le monde et tout l'environnement étaient destinés à être vus, donc le photographe a choisi un diaph' étroit (une faible ouverture) f/16 ou moins (je parle en fraction, c'est à dire f/22, f/32 etc...).

Dans cette image de cascade, la scène est nette partout. L'utilisation d'une faible profondeur de champ n'aurait pas eu de sens, car aucune partie de l'image n'est plus importante qu'une autre. Alors qu'une autre technique est utilisée ici -l'exposition longue- le concept de profondeur de champ est toujours le même.

Sur une photo qui aurait pu être créée d'une manière ou de l'autre, cette image a été prise à f/22 pour que le sujet au premier plan et la montagne en arrière-plan soient nets. Si le photographe avait voulu se concentrer uniquement sur le musicien, une profondeur de champ peu profonde et peut-être une ouverture de f/5.6 aurait été choisie. Peu importe, c'est le choix du photographe et le message qu'il souhaite partager, il n'y a pas de bonne ou de mauvaise manière de traiter une image...

COMMENT APPLIQUER LES BONS PRINCIPES DE LA PROFONDEUR DE CHAMP À VOS PHOTOS ?

Avec une compréhension des bases de la profondeur de champ et quelques exemples basiques, la mise en œuvre est la prochaine étape.

Afin de prendre des photos avec une faible profondeur de champ, quelques facteurs entrent en jeu.
 Distance focale de votre objectif
 Ouverture maximum (valeur de diaphragme la plus basse)
 Distance de votre sujet
 Distance entre votre sujet mis au point et la section non mise au point
 Taille du capteur numérique OU
 Taille du film (pour les argentistes, 35mm, 120, 4x5, etc.)
 Taille des photosites du capteur (nombre de pixels rapporté à la surface du capteur)

Tous ces facteurs détermineront essentiellement ce que vous pouvez et ne pouvez pas faire en ce qui concerne le bokeh ou la netteté globale de l'image d'un point à l'autre. Alors, comment pouvez-vous appliquer ces techniques ? Pour obtenir l'image souhaitée lorsque votre but est une faible PdC, vous voudrez que l'objectif soit le plus long et le plus rapide (valeur de diaph' la plus basse) possible et que votre sujet soit aussi proche que possible de l'objectif. C'est ainsi que les photographies de macro présentent des images d'insectes si étonnantes, mais c'est aussi ce qui permet de séparer une photographie de portrait d'un simple instantané. Inutile de dire que vous ne pouvez pas obtenir une PdC peu importante en demandant à quelqu'un de s'appuyer contre un mur. C'est aussi pourquoi les portraits et la photographie de mode sont généralement créés avec des objectifs dans la gamme des 70-200mm et pourquoi les Nikon 85mm f/1.4 et Canon 85mm f/1.2 (par exemple) sont parmi les objectifs les plus populaires pour cet exercice. Mais cela ne veut pas dire que vous devez dépenser 2000 € pour un objectif afin d'obtenir une faible PdC, sachez simplement que vous obtiendrez de meilleurs résultats avec un meilleur équipement MAIS qu'utiliser tous les facteurs listés ci-dessus vous permettra d'obtenir de bons résultats en faisant l'impasse sur la grande ouverture et ainsi économiser énormément d'argent !... Pour une profondeur de champ importante, presque n'importe quel objectif fonctionnera puisque le but est que tout soit parfaitement net, mais encore une fois, la qualité de construction et la qualité globale du verre aideront à définir une image meilleure et plus nette. Il est également intéressant de noter que la plupart des objectifs ont une valeur de diaph' privilégiée, c'est-à-dire que la plus grande ouverture n'est pas la meilleure, certes elle permet une faible PdC mais au prix d'une netteté globale moindre. La plupart des objectifs sont le plus net entre f/5.6 et f/11.

QU'EN EST-IL DES RÉGLAGES DU BOÎTIER ?

Avec un peu de compréhension, comment pouvez-vous mieux appliquer cette technique ? Simple !. Quelle que soit l'importance de PdC que vous voulez obtenir, l'application est la même. Réglez votre appareil photo sur le mode priorité à l'ouverture. Dans ce mode, vous choisissez l'ouverture à utiliser et l'appareil photo, à l'aide du posemètre interne, sélectionnera la meilleure vitesse d'obturation pour obtenir une bonne exposition. Attention, j'ai mis "bonne" en italique car quelle que soit la qualité du boîtier, vous serez obligé d'appliquer une compensation d'exposition pour sur ou sous-exposer légèrement selon l'éclairement de votre sujet et de ce que vous souhaitez montrer. Alors que je milite à longueur de site pour l'utilisation 100% manuelle de vos boîtiers, pourquoi ai-je parlé d'automatisme à priorité ouverture et pas en mode manuel complet ? Pour deux raisons, la première est qu'il est préférable d'être rompus à la technique 100% manuelle -que vous utiliserez un jour ou l'autre, c'est certain (!)- et la deuxième parce que ce n'est pas toujours le choix le plus logique -au début- en fonction de vos conditions de prise de vue. Quand il s'agit de photographier des enfants en train de jouer dans un parc ou dans un champ, ils courent dans tous les sens, au soleil et à l'ombre. Un débutant du mode 100% manuel sera plus concentré sur la course des enfants pour les suivre et travailler la composition, et ne pourra pas se concentrer sur les réglages de l'appareil photo. Utiliser le mode automatique à priorité ouverture avec une grande ouverte (valeur de diaph' inférieure) c'est obtenir une faible PdC sans ne jamais avoir à se soucier de l'exposition parce que l'appareil photo s'en chargera. Inversement, lorsqu'il s'agit de faire des photos de groupe ou des paysages, il suffit de repositionner le diaphragme à f/16 pour que tout soit net. Pourquoi ne pas utiliser le mode Portrait intégré aux appareils photo d'entrée de gamme ? Eh bien, pour être honnête, parce que c'est nul... Les fabricants de caméras ajoutent ces préréglages dans une tentative de rendre la prise de vue plus facile, mais la réalité est toute autre, quelques connaissances de base en photographie et savoir ce que vous voulez trouver sur le résultat final signifie que vous n'aurez jamais besoin de ce genre de mode... Le mode portrait intégré dans les caméras est essentiellement configuré pour une grande ouverture et donc une faible PdC (valeur de diaph' inférieure), c'est tout, pas d'autre forme de magie ! Pourquoi laisser le boîtier choisir l'importance de la PdC quand on est soi-même en mesure de mieux faire en étudiant un peu ?

ET LA POST-PRODUCTION ALORS ?

Profondeur de champ en post-production ? Voilà une proposition indécente ! Je milite toujours pour faire le plus possible dès la prise de vue parce que le résultat final sera bien meilleur, mais que faire si vous ne réussissez pas à obtenir la profondeur de champ désirée ou si vous voulez ré-éditer des photos anciennes ? Certaines techniques avancées dans Photoshop -dont j'ai parlé par ailleurs- qui nécessitent un flou sélectif de l'arrière-plan peuvent vous rapprocher du résultat (sans être impressionnant !), mais elles nécessitent beaucoup de temps et un vrai savoir faire. Editer toutes vos photos de cette façon n'est pas souhaitable, c'est un travail fastidieux, possible mais très emm*** vu le résultat. Une autre option serait d'utiliser des plug-ins spécifiques, oui ça existe, mais le résultat n'est pas à la hauteur des attentes. Certains de ces filtres plug-ins émulent les effets de plusieurs objectifs populaires réputés pour leur bokeh et vous donne un contrôle total mais, encore une fois, cela prend du temps et il faut peu pour tuer ses photos car le résultat sent le faux.

Maîtriser et utiliser la profondeur de champ est à la fois une technique de photographie fondamentale et complexe qui s'applique à presque tous les types de photographie, mais il est capital d'apprendre à s'en servir parfaitement sans devoir réfléchir. Cela permettra de ne pas dépendre des préréglages peu flatteurs intégrés dans votre appareil photo et gagner plus de contrôle, pour finalement aboutir à de meilleures photos et pas seulement des instantanés. Allez-y, jouez de la profondeur de champ et voyez à quel point votre photographie peut devenir incroyable !...

Si vous ne deviez retenir qu'une seule chose de cet article ce serait :

Vous souhaitez :
Une petite PdC
Une grande PdC
Préférez une grande surface sensible (film/capteur)
film : 4x5" > 120 > 35
capteur : MF > Full Frame > APS > 4/3 > µ4/3
Préférez une petite surface sensible (film/capteur)
film : 35 > 120 > 4x5"
Capteur : µ4/3 > 4/3 > APS > Full Frame > MF
À taille de capteur constante, préférez un faible nombre de pixels (ex: Full Frame à 20 MPxl) À taille de capteur constante, préférez un grand nombre de pixels (ex: Full Frame à 50 MPxl)
Préférer un objectif de longue focale
500mm > 100mm > 80mm > 50mm > 35mm > 28mm > 15mm
Préférer un objectif de courte focale
15mm > 28mm > 35mm > 50mm > 80mm > 100mm > 500mm
Préférez un objectif rapide (grande ouverture)
f/1.2 > f/1.4 > f/2 > f/2.8 > f/3.5 (> f/4)*
Tous les objectifs conviennent (petite ouverture)
f/22 > f/16 > f/11 > f/8 > f/5.6
Préférez une faible distance sujet/objectif à focale const. Préférez une grande distance sujet/objectif à focale const.
Préférez une grande distance sujet/fond Préférez une faible distance sujet/fond
* un zoom de Kit n'est pas l'objectif rêvé car une ouverture de f/5.6 pour une focale "longue" n'est pas suffisante...

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LA COMPOSITION

Vaste sujet ! Sujet ambitieux s'il en est ! Sujet inépuisable aussi ! Pourtant, il est impossible de faire l'impasse sur ce pan capital en photographie ! Je vais donc essayer de vous donner un maximum d'informations sur le sujet dans un article que je vais essayer de créer au plus court !... Malheureusement il sera tellement long qu'il vous faudra lire un chapitre par jour si vous ne voulez pas abandonner la photographie tout de suite à jamais !... Je voulais traiter de la composition sous forme d'articles normaux (courts) mais cela ne ressemblerait à rien... donc je m'y prendrai en plusieurs fois, comme vous au moment de lire, pour écrire un seul article très long mais très riche !...

LES MOYENS BASIQUES DE CHANGEMENT DE LA COMPOSITION

La plupart du temps, les gens loupent une image pourtant patiemment composée simplement parce qu'ils n'ont pas pris le temps de chercher une alternative peut-être légèrement meilleure. Lorsque vous avez trouvé une scène qui vaut la peine d'être photographiée, n'oubliez pas d'envisager, avant de déclencher, quelques moyens d'améliorer la composition. Pas évident ? Certes, mais c'est plus facile que vous ne le pensez !... Bien sûr, ce conseil est inapplicable lorsque votre sujet est fugace et la photo créée sur le vif !...

Faites les cent pas, tournez en rond.
Essayez de trouver toujours un meilleur endroit d'où photographier une scène ou un objet... cela vous donnera une meilleure alternative pour composer votre image. Si possible, faites un tour et regardez la scène de différents endroits. Considérez quel point vous donne la meilleure chance de composer le plan avec de bonnes règles de composition à l'esprit et si l'une de ces règles peut valoir la peine d'être volontairement violée.

Inclinez le boîtier.
Il suffit souvent de changer l'angle de l'objectif de haut en bas, puis de gauche à droite pour voir ce que vous pourriez obtenir. Est-ce que le premier plan ajoute un bonus ou parasite la scène ? Pouvez-vous éviter des éléments distrayants comme des branches d'arbres sur le bord de la composition ? etc.

Point de vue.
Cela consiste à généraliser ce qui a été dit plus haut, mais cherchez des endroits qui pourraient offrir un point de vue différent du sujet que vous photographiez. Pouvez-vous tirer d'une position plus élevée ? Plus basse ? Cela peut souvent vous donner une image plus forte et c'est la raison pour laquelle vous voyez souvent des photographes se contorsionner dans des positions très inconfortables.

Horizontal ou Vertical.
Votre photo sera-t-elle mieux servie en tenant l'appareil verticalement ou horizontalement (orientation portrait ou paysage) ? N'oubliez pas que vous pouvez également envisager, dès la prise de vue, comment vous pourrez recadrer la photo pendant la phase de post-production (analogique ou numérique).

Remplissez le cadre.
Les grands maîtres de la photographie ont lourdement insisté sur le fait que si une image semble bonne dans le viseur c'est qu'il faut s'approcher de son sujet d'un bon mètre ! Vous pouvez remplir le cadre en vous rapprochant de l'objet que vous photographiez ou, si cela n'est pas possible, en utilisant un zoom. Remplir le cadre conduit généralement à une meilleure composition et des images plus fortes.

Ce paragraphe se résume par examinez attentivement votre environnement avant même de mettre l'œil au viseur. Pensez au sujet que vous photographiez. Et rappelez-vous qu'il existe toujours plusieurs façons de composer une photographie...

ET L'ESPACE NÉGATIF ALORS ?

Je viens de dire qu'il fallait remplir le cadre mais j'ai également dit qu'il est des règles qui doivent être violées et voilà justement un exemple important (capital ?!) de violation de la règle ! L'espace négatif, par définition, est l'espace vide autour du sujet ou de la zone focalisée de la photographie. Si les bords de la photo encadrent le contenu et que le sujet est le point focalisé, il est possible que (presque) toutes les photos, même les macros et même les portraits serrés peuvent avoir un espace négatif.

Pour illustrer à quel point l'espace négatif peut être puissant, la photo ci-dessus montre à quel point rien ne peut être puissant dans le cadre. Ne concluez pas trop vite cependant, parfois l'espace négatif dans la composition d'une photo est tout aussi (voire plus) puissant et visuellement attrayant que le sujet ciblé. Prenez la même photo (mais si différente !) par exemple :

Ici, le sujet pourrait être le ciel qui est, pourtant, l'espace négatif !...

Réaliser un bel espace négatif dans votre composition ne signifie pas utiliser des objectifs super grand angle ou coincer le sujet en bas ou dans un coin du cadre. On peut remplir le cadre d'une photo tout en conservant l'espace négatif qui renforce le sujet.

Essayez l'espace négatif dans vos photos en gardant présent à l'esprit que le sujet est et doit rester la clé de la photo mais essayez de considérer différemment la composition en mettant l'accent sur... rien... vous serez ainsi surpris par le plus que cela apportera à votre image !...

ÉLÉMENT IMPORTANT DE LA COMPOSITION : LA PERSPECTIVE

La perspective se réfère à la relation des différents objets présents dans une image - l'espace entre eux, leur taille relative, leur placement dans la scène, etc.. Devenir familier avec différents styles de perspective peut être inestimable dans votre quête de créer des images visuellement saisissantes.

Perspective Linéaire ou Horizontale
Les lignes parallèles qui s'éloignent semblent converger à l'horizon d'une scène. Vous avez probablement vu cela d'innombrables fois dans les photos de voies ferrées avec les rails qui semblent se fondre au loin. C'est ce que l'on appelle le point de fuite. L'espace entre les rails est fixe, bien sûr, mais il semble se rétrécir au fur et à mesure que les rails se rapprochent de l'infini. Mais cet effet n'est pas uniquement intéressant avec des rails de chemin de fer !!!

Perspective Verticale
Il s'agit du même effet que précédemment mais cette fois il s'applique à un objet qui s'étend en hauteur et pas au loin à l'horizon. Plus l'objet est élevé (dans le plan horizontal) dans la photo, plus il semble lointain et petit, les objets situés plus bas (dans le plan horizontal) apparaissent plus proches et plus grands.

Perspective "Atmosphérique"
La représentation d'objets situés à des distances très lointaines est altérée par les effets des conditions atmosphériques entre l'objectif et l'objet photographié. Les objets deviennent moins distincts, moins nets, moins contrastés, moins colorés, car plus d'atmosphère est placée entre eux et l'appareil photo, la poussière, la fumée, la vapeur d'eau et divers autres facteurs concourent à altérer les objets lointains. Ironiquement, cette baisse notable de qualité sert aussi à créer de la profondeur, en particulier en photographie de paysage.

Chevauchement de Perspective
Si une image comporte plusieurs objets placés sur le même plan, les objets se chevaucheront et les objets les plus proches cacheront partiellement les objets les plus éloignés. A partir de là, le spectateur peut plus facilement déterminer la distance relative d'un objet par rapport à un autre.

Taille décroissante
Cet effet est mieux démontré par la répétition d'objets tels que des rangées d'arbres. Le premier étant le plus proche du boîtier apparaîtra plus grand, chaque arbre suivant dans la rangée semblant plus petit.

Perspective forcée
La perspective forcée repose sur le placement volontaire d'un objet de sorte qu'il apparaisse plus loin, plus proche, plus grand ou plus petit que dans la réalité.

Il existe d'autres types de perspectives mais plus marginales, j'en parlerai peut-être plus tard dans ce chapitre. Mais pour le moment je trouve plus intéressant de vous donner quelques moyens de jouer avec les perspectives :

- changer de focale
Pour influer sur les distances, les focales plus larges accentuent la perspective linéaire, tandis que les focales plus longues ont un effet de compression et réduisent l'impression de distance. Choisissez votre focale en fonction de la façon dont vous voulez représenter les distances dans votre image. Si vous voulez jouer avec la profondeur, photographier avec un objectif grand angle très près de votre sujet aura pour effet d'augmenter la profondeur apparente. D'un autre côté, une photo prise avec un téléobjectif d'une plus grande distance semblera avoir moins de profondeur.

Voyez l'effet du grand angle sur la perspective...


...et maintenant, l'effet du téléobjectif.

- Changer de point de vue
Peut-être que le moyen le plus commode de modifier la perspective est de simplement bouger. Changez votre point de vue. Descendez, montez, faites un pas vers la droite ou vers la gauche, tout point de vue autre que le niveau des yeux (le point de vue le plus couramment utilisé) peut faire une différence significative de perspective.
La perspective en tant qu'outil de composition aura un impact puissant sur les images que vous produisez une fois que vous aurez compris comment et quand utiliser différents types de perspectives. Peu importe le type d'appareil que vous utilisez, absolument tout le monde peut améliorer sa photographie de cette façon.

LES FONDEMENTS D'UNE BONNE COMPOSITION

Je ne vous parlerai pas ici des règles universellement connues comme la règle des tiers (dont j'ai déjà parlé par ailleurs) mais d'une approche plus globale des fondements.

L'élément d'accroche
Avoir un sujet dans une photo peut sembler une nécessité évidente (!!!) mais très souvent, des photographies sont créées alors qu'il n'y a pas d'élément d'accroche pour donner un sens à l'image. Ces éléments peuvent être un nombre quelconque de choses (un visage, une personne, un animal, etc.) mais ils peuvent être des objets intangibles tels que des zones de contraste élevé ou une faible profondeur de champ qui attire l'attention des spectateurs sur une partie spécifique de l'image. Vous pouvez ajouter plus d'intérêt à votre élément d'accroche en comprenant les notions de lignes principales, de géométrie et de cadrage. J'en ai parlé par ailleurs...

La structure
Il y a toutes ces « règles » auxquelles nous adhérons telles que la règle des tiers, la symétrie, le ratio d'or, les pyramides et l'utilisation du cadre complet. Bien sûr, les règles sont toutes censées être brisées et parfois c'est amusant et intéressant de sortir du cadre des règles classiques, mais un bon photographe doit avoir une bonne compréhension de ces règles avant de les enfreindre intentionnellement.

L'équilibre
Il est important de trouver un équilibre dans les photos pour que « le poids visuel de l'image soit équilibré ». L'une des façons d'y arriver est d'évaluer les valeurs de luminosité et de contraste dans la photo. Il faudra également s'assurer que les objets (visage, silhouette, etc.) à l'intérieur de la photo ne captent pas totalement l'attention au détriment d'autres éléments importants et complémentaires dans la photo.

L'élément humain
Quel que soit le sujet de votre photo, quel que soit le cadre décidé, quelle que soit la position de l'élément humain dans le cadre, quelle que soit la taille de l'élément humain dans le cadre, quelle que soit la couleur de ses vêtements, c'est toujours cet élément humain qui attirera l'attention du regard du spectateur ! Un paysage grandiose, qui est le sujet de la photo, perdra toute sa signification dès lors qu'une toute petite silhouette humaine apparait dans le cadre !... Même si cette silhouette n'est pas placée sur un des points forts de l'image !...

Ci-dessus, le sujet est bien cette merveilleuse ruine de chapelle en pierres sèches en bord de mer, sur la dune... mais que fait ce randonneur à droite de l'image ? Vous pouvez constater que vous ne voyez que lui ! Il est inintéressant dans la scène, d'ailleurs il est "marginalisé", il n'est pas très grand, il n'est pas situé sur un point fort de l'image, certes il est habillé de rouge, mais même habillé de noir ou de gris, il accaparerait toute votre attention ! Vous avez beau essayer de fixer la ruine, votre œil se détournera automatiquement vers lui !

Dans le cas de cette image, il aurait fallu attendre que ce promeneur disparaisse du cadre avant de déclencher ou le faire disparaitre en prost-production !

DONNER DE L'IMPORTANCE AU PREMIER PLAN

Le concept d'intérêt du premier plan n'est pas une découverte, mais trop peu de photographes amateurs y accordent de l'importance... pourtant c'est une façon extraordinaire de transformer une image ordinaire en image magnifique. Les images incluant une importance au premier plan (principalement des paysages) sont généralement plus intrigantes visuellement que celles qui en sont dépourvues. Il crée une photographie en couches qui fournit un point focal pour commencer, puis vous permet de développer les autres parties de l'image. Ce concept fonctionne particulièrement bien lorsque vous avez un sujet imposant (comme le soleil) car un objet fort au premier plan peut aider à équilibrer votre composition...

Mais comment trouver un point d'intérêt au premier plan ? L'importance donnée au premier plan va bien au-delà de la simple mise en avant de votre sujet, c'est un point d'accroche qui enoblit votre sujet et ajoute plus d'intérêt à une photographie déjà intéressante.

Disons que vous avez trouvé un sujet que vous voulez photographier, ce pourrait être une vue panoramique sur la montagne ou simplement un inconnu dans la rue. Une fois que vous connaissez votre point d'accroche principal (votre sujet), regardez son environnement et trouvez quelque chose que vous pouvez utiliser pour créer un centre d'intérêt au premier plan. Cela pourrait être une personne, des formations rocheuses, une feuille sur le sol et que sais-je d'autre, toutes ces choses différentes qui pourraient se frayer un chemin dans votre photo. Une fois que vous avez trouvé à la fois votre point d'accroche principal et un objet de premier plan intéressant, vous pouvez alors recomposer votre photo pour inclure les deux... assurez-vous d'explorer différentes perspectives.

Un bosquet se reflétant dans l'eau calme d'un étang, c'est apaisant, c'est beau, et en ce début d'automne c'est si chaud, tout le monde veut photographier ce genre de scène (et d'ailleurs, tout le monde le fait !) donc c'est tellement vu que cela perd tout son intérêt en photo... En cherchant un peu alentours, dans cet environnement, voilà qu'une vieille souche vermoulue s'est imposée pour servir d'objet de premier plan, ce qui non seulement a considérablement augmenté le niveau d'intérêt, mais a également fait une photo plus attrayante dans l'ensemble.

Les meilleures photographies présentent un point d'intérêt au premier plan qui ne fournit pas seulement quelque chose d'autre sur quoi se concentrer, mais qui complète la composition générale... C'est la signature d'un photographe averti.

Conseil pour l'utilisation d'un point d'intérêt de premier plan : jouez de l'ouverture du diaphragme pour mettre en évidence votre attention sur le premier plan ou sur le sujet. Une faible ouverture pour une profondeur de champ maximale (comme l'exemple suivant), une grande ouverture pour flouter le premier plan ou l'arrière-plan, voire créer un sandwich de flou/netteté (comme dans le deuxième exemple suivant). C'est une excellente façon de créer des images artistiques tout en définissant où vous voulez que votre public se concentre.



Sur la première image j'ai voulu placer en opposition l'industrie polluante et la nature qui subit cette pollution... Il fallait donc que tout puisse être lu avec la même force avec, toutefois, un espoir avec les feuilles de l'arbre (vivantes) qui contrastent avec les herbes hautes (mortes) à mesure que l'on s'approche du complexe industriel... Une profondeur de champ maximale était donc indispensable d'où l'utilisation du grand angle et d'une faible ouverture de diaphragme. Sur la deuxième image, j'ai décidé de jouer la carte du sandwich : la fleur sauvage en milieu hostile (les pierres), ici, une focale "longue" et une grande ouverture de diaphragme pour ne présenter nettement que la fleur, les pierres sont les faire-valoir de la plante, elles donnent un élément d'avant plan très parlant même si flou et un élément d'arrière-plan également flou... L'image est d'autant plus lisible !...

Gardez toujours à l'esprit votre ouverture de diaphragme et votre (distance) focale lorsque vous composez une image, surtout si elle comporte un élément d'intérêt au premier plan, car cela peut grandement affecter le sens que vous voulez intégrer à votre composition globale... Il y a plusieurs façons d'utiliser les éléments d'intérêt en premier plan à votre avantage, cet article n'est qu'une introduction à son efficacité. La prochaine fois que vous partirez pour une séance photo, essayez de l'incorporer dans vos prochaines images. Utilisez des perspectives, des ouvertures et des (distances) focales différentes pour voir comment la recomposition d'un premier plan peut grandement modifier l'impact de votre photo...

USER ET ABUSER DE LA MISE AU POINT SÉLECTIVE

Bien que tout photographe qui se respecte connaisse Ansel Adams, je n'insisterai pas sur le fait que ce dernier a été (entre autres) précurseur de la profondeur de champ maximale qui a ouvert en grand les portes de la photo de paysage au grand format. Je rappelle qu'une chambre grand format est fréquemment équipée d'objectifs permettant des ouvertures de diaphragme à f/64 et plus... donc à des profondeurs de champ faramineuses ! Plus récemment, les boîtiers numériques à petit capteur offrent également (pour des raisons différentes) des profondeurs de champ extraordinaires et encore plus récemment les capteurs pourvus d'un très grand nombre de pixels augmentent encore plus cette profondeur de champ. Les photographes de paysages ont gardé cette habitude de créer des images dans lesquelles le premier plan et l'arrière plan sont tout aussi nets. Mais tout le monde n'a pas envie ou n'a pas besoin de créer des images avec une telle profondeur de champ ! Bien au contraire, utiliser une très courte profondeur de champ est un atout non négligeable pour donner plus de punch à sa composition !... C'est là que l'on parle de mise au point sélective !

Qu'est-ce que la mise au point sélective ?
Mise au point sélective est un terme plutôt clair ne nécessitant pas de longues explications : vous mettez au point sur la partie spécifique d'un sujet que vous voulez mettre en évidence ou accentuer, et vous "ignorez" le reste, le noyant dans le flou. La mise au point sélective est souvent utilisée pour des études de sujet, pour attirer l'attention sur un sujet ou une partie d'un sujet et évoquer une humeur méditative ou contemplative en regardant le sujet dans le contexte de son environnement flou mais reconnaissable.

Mise au point sélective et profondeur de champ
Afin de réussir cette prouesse photographique de mise au point sélective, il y a une considération technique essentielle à prendre en compte. La mise au point sélective nécessite une faible profondeur de champ. La profondeur de champ est, en bref, la distance devant un sujet et derrière un sujet qui est clairement net. Trois facteurs principaux influent sur la profondeur de champ :
Ouverture du diaphragme : Comme mentionné plus haut en parlant du travail de Ansel Adams, les petites ouvertures (grandes valeurs inverses) créent une plus grande profondeur de champ. Dans les cas où la distance focale et la distance de tir sont constantes, la profondeur de champ est beaucoup plus faible à f/2,0 qu' à f/11. Longueur focale : Un objectif d'une distance focale plus courte créera une plus grande profondeur de champ qu'un objectif de distance focale plus longue. Par exemple, un objectif de 28 mm génère plus de profondeur de champ qu'un objectif de 85 mm lorsqu'il est photographié à la même distance du sujet.
Distance : Plus vous êtes proche de votre sujet, moins la profondeur de champ sera grande.
À cela on peut rajouter :
La taille de la surface sensible (film ou capteur) : plus la surface sera petite et plus la profondeur de champ sera grande.
Le nombre de pixels/unité de surface : plus il y aura de pixels sur un capteur de surface constance et plus la profondeur de champ sera grande.

Utilisation de la mise au point sélective
Dans la photographie utilisant la mise au point sélective, les parties nettes et les parties floues sont tout aussi importantes, mais rien dans la technique n'est particulièrement difficile. Voici quelques conseils qui vous guideront dans la mise en œuvre réussie de la mise au point sélective.

Utilisez une grande ouverture : Étant donné que la mise au point sélective concerne le zonage d'une partie spécifique d'une scène et que le reste ne doit pas être net, vous devez utiliser une grande ouverture - au moins f/2,8 (plus c'est mieux).
Vérifier votre mise au point : La mise au point précise devient un peu plus difficile lorsque vous travaillez avec une faible profondeur de champ.
Identifiez les zones utiles hors focus : Les zones de mise au point de votre photo doivent être reconnaissables, pas seulement des taches floues dans le cadre. Si vous photographiez un insecte, par exemple, il peut être judicieux d'inclure certaines feuilles environnantes comme éléments défocalisés (flous). Assurez-vous simplement qu'elles soient toujours reconnaissables comme des feuilles et n'apparaissent comme des taches vertes aléatoires.
Évaluez l'angle : Ce sera plus facile au fil du temps, mais vous constaterez que le bon angle sera incroyablement efficace pour ajouter du punch à vos images en mise au point sélective. Le but est de trouver un angle qui permette aux éléments défocalisés environnants d'être plus éloignés du sujet principal. Cela améliore encore l'effet de mise au point sélective.
Choisissez une longueur focale plus longue : Utilisez votre objectif de plus longue focale.
Gardez la composition à l'esprit : Placez le sujet de mise au point à un endroit de la photo qui permet à l'œil du spectateur de s'éloigner tout en profitant du reste de l'image.

Quand utiliser la mise au point sélective?
La technique de mise au point sélective peut être utilisée dans presque tous les genres de photographie.

Macrophotographie : En raison des bizarreries techniques associées à la macrophotographie, il peut être assez difficile d'obtenir beaucoup de profondeur de champ avec de petits sujets. Ainsi, la mise au point sélective est un moyen de rendre votre travail un peu plus facile et de servir votre sujet de manière esthétique et puissante pour attirer l'attention du spectateur sur une partie très spécifique.
Portrait : À l'aide d'un objectif long et d'une grande ouverture, vous pouvez mettre tout l'accent sur le visage (ou les yeux) de votre sujet, tout en apportant une ambiance et une atmosphère grace aux éléments défocalisés.
Sujets avec des motifs répétitifs : clôtures de piquets, fleurs sauvages, rangées d'arbres. En utilisant une grande ouverture et un angle modéré pour les sujets, mettez au point sur le deuxième ou le troisième ou le huitième objet de la rangée et le reste sera magnifiquement flou.
Deux exceptions notables pourraient être la photographie de paysage (bien que ce ne soit pas impossible !) et de produit où le succès de l'image dépend de la visibilité de tous les éléments.

Encore une fois, la technique de mise au point sélective est facilement réalisée et facilement adaptée à votre propre vision créative. Non seulement vous créerez des images qui mettent fortement l'accent sur votre sujet, mais elles seront également exemptes de distractions et agrémentées d'un magnifique bokeh.

TENTEZ L'ENCADREMENT

Les cadres définissent les limites entre lesquelles votre scène existe, ils peuvent se trouver partout, des lieux naturels aux arrangements heureux et inconscients des choses façonnées par la main de l'homme.

Un cadre naturel est constitué de tout ce qui crée des limites qui peuvent entourer une ou plusieurs scènes. Les cadres naturels communs peuvent être trouvés dans des branches d'arbres ou des formations rocheuses. L'astuce derrière tout type de cadre est qu'il doit vous aider à mettre l'accent sur votre sujet. Au niveau de la composition, l'utilisation de cadres naturels est très utile. Les trouver nécessite un œil affûté et de la chance aussi. L'utilisation de tels cadres est considérée comme une pratique intéressante en matière de composition.

Les cadres artificiels, comme les portes et les fenêtres, sont assez évidents, ils ajoutent toujours quelque chose de plus à une composition. Ils accentuent le message de l'image en focalisant la grammaire de l'image sur le sujet à l'intérieur de la photographie. Ils peuvent donner un sentiment de chaleur et d'intrigue, et ils aiguisent aussi la curiosité humaine en cachant une partie de la scène. Les miroirs agissent bien dans les compositions car ils multiplient le message. Lorsque vous capturez l'architecture en général, mettez-vous au défi de jouer avec des éléments de type cadre et les éléments infinis qu'ils peuvent contenir grâce à votre propre perspective.

Le vignettage est un phénomène optique provoqué naturellement par l'ingénierie optique de l'objectif. Le vignettage peut être utilisé (ou créé artificiellement) pour attirer l'attention du spectateur sur son sujet.

LES RÈGLES DE COMPOSITION

Tout le monde sait que la composition fait ou défait une photo et c'est tout à fait vrai... Partant, il a été étudié les productions artistiques de l'histoire pour définir des canons de la composition. Malheureusement ces canons ont été transformés en règles et il est devenu obligatoire de respecter ces règles de composition ! Mais qu'est-ce qu'un art qui doit se plier à des règles ?

On trouve de nombreuses règles de composition, je voulais d'ailleurs créer une page spéciale « composition » regroupant (entre autre) l'explication de toutes ces règles mais ce serait stérile et sans intérêt, j'ai donc changé d'avis et je ne ferai qu'en citer quelques-unes ici. Le nombre d'or (φ) et tout ce qui en découle, la grille de φ, la spirale de φ, la règle des tiers, j'en passe et des meilleures.

Certes, suivre ces lignes directrices (plutôt que règles) permet d'obtenir une composition agréable, mais il est capital de violer ces règles ! Pourquoi ? Parce que si on regarde de près toutes les règles et que l'on dessine ces lignes sur la surface du cadre d'une photo, on trouvera que l'ensemble de l'image sera couverte !!! Donc cela ne veut plus rien dire. Si on s'amuse à superposer la spirale de φ et la grille des tiers, par exemple, on s'aperçoit qu'il n'y a quasiment aucune différence, l'origine de la spirale se trouvant sur un point fort de la grille des tiers... Trouver un sujet qui suivra la spirale est tout bonnement impossible... donc on a fini par élargir la notion de spirale.

Je suis véritablement scandalisé quand je vois que les logiciels de post-traitement affichent soit la spirale de φ soit la grille des tiers (ou toute autre règle) dès que l'on souhaite recadrer une photo !... N'oublions pas que ces règles ne sont rien de plus que des constatations faites à postériori ! Les artistes anciens ont créé des œuvres agréables et équilibrées, certes, mais avec ces satanées règles, on ne peut plus évoluer !... L'art se doit de créer des choses nouvelles, donc il est indispensable de créer des choses qui nous plaisent et tant pis pour ces règles rigides...

Si vous regardez le travail des grands photographes (mais pas uniquement des photographes !), vous n'en trouverez pas beaucoup qui respectent ces règles (!!!) pourquoi les amateurs devraient-ils s'y enchaîner ?

Je prône donc d'essayer toutes les règles, de chercher si elles fonctionnent pour soi, de découvrir si une est plus efficace pour soi que les autres et de s'en contenter sans pour autant se plier à son dogme !...

Je ne parlerai donc plus de ces règles de localisation des éléments de l'image... je me limiterai aux règles de composition qui se basent sur des données psychologiques mais qui nous laissent le libre choix de placer ce que l'on veut où on le souhaite, pourvu que l'image soit agréable à regarder !...

MISE À JOUR :
Mathieu K. m'a écrit disant regretter mon impasse sur ces règles de composition. Donc, OK, sans entrer dans les détails, je vais me limiter à citer ces règles, si, vraiment, vous voulez vous emprisonner dans ces règles, vous trouverez certainement tout ce dont vous aurez besoin par ailleurs sur internet !

Les règles (de base) de la composition sont donc :

  • La règle des tiers
  • La spirale de φ / la grille de φ
  • Les lignes directrices
  • Les lignes diagonales
  • L'encadrement
  • Le contraste
  • Concentrer le sujet
  • Centrer l'oeil dominant
  • Les motifs
  • La symétrie
  • etc... (il y en a probablement des centaines d'autres !...)

Certes, tous ces points présentent de l'intérêt mais, même si vous les appliquez toutes, vous limiterez le champ de votre photographie !...

Pour les photographes -en particulier les nouveaux photographes qui commencent leur parcours-, la composition se révèle rapidement être une notion incontournable. C'est un terme qui a sans doute été incrusté dans votre tête par un instructeur de photographie ou par tous les articles ou livres de photographie que vous avez déjà lus ou par un ami photographe qui est intarissable sur le sujet.

La composition est tout. Peu importe le nombre de définitions "officielles" que vous rencontrez ou le nombre de manières différentes que certains gourous de la photographie en ligne essaient de vous expliquer, tout se résume à une question d'attrait visuel. Vous pouvez avoir une image nette et sans bruit du sujet le plus cool du monde et cela ne réussira pas à capter l'attention que vous voulez si votre image est mal composée.

Bien sûr, tout cela ne signifie pas que la mise au point et l'exposition ne sont pas importantes - ce serait une erreur de le penser. Les aspects techniques de la photographie importent toujours et jouent un rôle clé dans la création d'une bonne photographie. Bien que nous fassions (souvent) appel à nos boîtiers -dans une certaine mesure- pour gérer des choses telles que la mesure automatique de l'exposition et la mise au point automatique, la composition et le choix du sujet sont entièrement laissés à l’initiative du photographe. Le boîtier ne peut pas nous aider sur ces questions. En dépit de l’exposition, de la mise au point et de la matière, la caractéristique des photos mémorables est une composition réfléchie. Mais si parler des éléments de la photographie en termes de « bien » et de « mal » contredit la subjectivité de la forme artistique, comment alors déterminerons-nous ce qui est bien ou mal ? Naturellement, la composition est un sujet intimidant pour certains, un sujet mystique pour les autres. Mais cela ne doit être ni l'un ni l'autre. La composition ne doit pas nécessairement être quelque chose qui vous empêche de dormir la nuit. Au lieu de cela, nous pouvons regarder certaines des directives classiques de composition pour apprendre ce qui fonctionne et pourquoi.

Bien des siècles avant notre naissance, les artistes -les peintres- avaient tout compris. Ils ont déterminé comment la mise en place d'un sujet impacte la scène. Les directives de composition qui ont fonctionné au fil des générations fonctionnent tout aussi bien aujourd'hui. Mais dans l'esprit du véritable artiste, nous n'avons pas à nous arrêter là... nous ne devons pas rester content de travailler dans des limites strictes. Nous apprenons les "règles" et ce qu'elles signifient afin que nous puissions être mieux équipés pour briser ces règles. Nous en reparlerons plus loin...

Avant de trop vous soucier des règles spécifiques et des directives de composition, la chose la plus importante à faire est de vous poser une question : Comment les yeux du spectateur doivent-ils naviguer dans ma photo ? en déterminant comment ils perçoivent et interprètent une image, il appartient donc au photographe de construire la scène de manière à représenter fidèlement ce qu’ils ont l’intention de transmettre. Les directives ci-dessous vous aideront à atteindre exactement cela.

> La règle des tiers. La plus fondamentale des lignes directrices en matière de composition, la règle des tiers, suggère de diviser une image en trois parties, à la fois horizontalement et verticalement, et de placer des éléments visuels importants sur (ou à proximité de) ces lignes imaginaires.

En appliquant un ratio de 1: 1,618 (le « nombre d'or ») au lieu des paramètres équidistants de la règle standard des tiers et en faisant preuve de créativité avec le placement des éléments visuels importants, vous avez instantanément ouvert la voie à plusieurs techniques alternatives comme la spirale d'or (quasiment inutilisable, d'où une utilisation fréquente et collée de force dans la composition...) ou le rectangle d'or où le cadre est également coupé en tiers mais les zones centrales (horizontale et verticale) sont moins larges que zones latérales. Je n'en dirai pas plus, l'internet étant submergé par les sites traitant de ces répartitions d'or !...

> La géométrie. La raison pour laquelle la géométrie naturelle est une technique de composition aussi efficace est que les formes sont facilement identifiables et peuvent être reliées au spectateur. Tout ce qui entoure le sujet a également une forme (bâtiments, maisons, formations terrestres, etc.). Exploitez la forme des choses situées autour de vous pour que les yeux du spectateur aillent là où vous le souhaitez.

> L'encadrement. Cette technique utilise des éléments naturels (ou artificiels) pour encadrer un sujet et l'isoler du reste de l'image. Cela peut également aider à délimiter les contours d'une scène, limitant ainsi la tendance naturelle de l'œil à quitter le cadre.

> Les lignes directrices. Qu'elle soit droite ou courbe, implicite ou géométrique, l'œil humain a tendance à être entrainé dans une image via des lignes; À l’instar de la technique du cadrage, les lignes empêchent l’observateur de simplement errer sans but dans la photo.

> Le cadre bien rempli. À ne pas confondre avec l'encombrement du cadre, remplir le cadre est simplement le processus consistant à donner au sujet une position de premier plan dans le cadre et à minimiser considérablement (ou éliminer totalement) l'impact de ce qui peut être en arrière-plan. C'est une méthode de composition facilement réalisable qui peut emballer un coup de poing visuel.

Ne pas confondre cadre bien rempli avec encombrement du cadre, remplir le cadre est simplement le processus consistant à donner au sujet une position de premier plan dans le cadre et à minimiser considérablement (ou éliminer) l'impact de ce qui peut être en arrière-plan. C'est une méthode de composition facilement réalisable qui peut capturer une image au visuel percutant...

> La symétrie. Si vous avez un point d'intérêt fort et une scène/un sujet qui s'y prête, la création d'une composition symétrique peut donner des images saisissantes. La symétrie peut être créée de nombreuses manières, du regroupement de sujets identiques aux réflexions fortes.

> La structure. Que ce soit le résultat d'un phénomène naturel ou du travail de la main humaine, les modèles existent absolument partout dans le monde. Utilisez des motifs pour donner un rythme à une image.

> L'équilibre. Une composition équilibrée ne concerne pas nécessairement la symétrie. Dans ce cas, l'équilibre fait référence à la présence d'un point d'intérêt secondaire qui sert de contrepartie au sujet principal, quelque chose qui sert à remplir les blancs, à fournir un contrepoids, à équilibrer l'image.

> L'orientation. Que votre photo soit verticale ou horizontale, cela peut être très utile pour déterminer comment la photo est perçue par les spectateurs. Une orientation n'est pas meilleure que l'autre, mais chaque photographe a tendance à en utiliser une plus que l'autre. Selon ce que vous photographiez, un format vertical peut vous permettre de cadrer le sujet plus étroitement. Les images verticales offrent également au spectateur un parcours visuel facile "vers le haut et vers le bas". Les images horizontales, par contre, semblent plus naturelles, plus proche de la façon dont nous voyons le monde qui nous entoure.
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Avez-vous remarqué une chose d'intéressante à propos des styles de composition ci-dessus ? Les "règles" peuvent facilement être mélangées et appariées, il y a plus d'une photo qui répond à plus d'une des règles de composition. C'est la nature de l'art -je ne sais plus qui disait que l'art est ce qu'on en fait-. De plus, les directives énumérées ici ne couvrent pas la totalité des approches compositionnelles, par exemple la couleur et la perspective (prise de vue haute ou basse) peuvent également être utilisées comme formes de composition. Vous pouvez également trouver un moyen de combiner plusieurs techniques dans une image. Tout cela, est susceptible de vous pousser vers ce qui est peut-être le but ultime des esprits créatifs : enfreindre les règles de l'art pour créer de l'art. Il y a beaucoup d'artistes et de personnes qui s'intéressent à l'art qui souscrivent à l'idée que « Les règles sont stupides, arbitraires et vous empêchent de progresser ». Utilisez des règles de composition pour établir des connaissances fondamentales, utilisez-les pour obtenir de bonnes pratiques. Ensuite, surmontez-les. Si quelque chose fonctionne pour vous, utilisez-le bien. Mais dans votre quête pour créer de l'art et établir votre propre style, vous ne devriez pas vous sentir obligé de respecter une règle particulière. Alors, qu'est-ce que la composition ? Je ne sais plus qui a dit que « la composition est un arrangement des parties d’une œuvre d’art qui forme un ensemble unifié et harmonieux ».

QUID DE LA RÈGLE DU NOMBRE IMPAIR ?

La composition peut faire ou défaire une photo, c'est bien connu. Il y a tellement de règles (des lignes directrices plutôt) de composition pour créer une image convaincante. L'une d'elles est la règle du nombre impair que peu de photographes prennent en compte lors de la composition d'une image et pour cause... peu en ont entendu parler !...

Comme l'indique son nom, la « règle du nombre impair » suggère que, pour rendre une composition intéressante et plus ciblée, il est plus intéressant d'avoir un nombre impair de sujets dans le cadre qu'un nombre pair de sujets. Pourquoi ? Simplement parce que les nombres pairs créent une symétrie et que le cerveau humain a tendance à comparer les nombres pairs. Attention, cela ne signifie pas que vous ne deviez pas prendre de photos où il y a un nombre pair de sujets !...

Imaginez, par exemple, une photo avec deux éléments et trois éléments dans une autre image (ou quatre éléments dans une et cinq éléments dans l'autre). Laquelle serait, à votre avis, visuellement la plus attrayante ? Bon, OK, la réponse est dans le titre du paragraphe !... Voyons cela de plus près.

Quand il y a deux sujets, cela crée une situation où l'œil se promène entre les deux en essayant de les comparer, de trouver le meilleur, le plus beau, le plus représentatif (etc.) des deux, alors que si vous avez un troisième sujet, l'œil s'arrête sur le sujet du milieu qui attire immanquablement l'attention, il est complété par les deux autres sujets qui l'encadrent et le mettent en valeur...

Vous pouvez refaire la même démonstration en comparant une image contenant 4 éléments avec une autre en contenant 5, etc !...

Le nombre impair aide à créer une image dynamique et intéressante, alors que le nombre pair tend à créer une image statique et ennuyeuse (car elle emprisonne le spectateur dans un cercle vicieux). Essayer de créer de la profondeur dans une image (quelque chose comme de la 3D) avec un nombre impair d'éléments augmentera l'attention du spectateur tout en fournissant un équilibre visuel... Le spectateur recherche toujours un sujet central et cela est obtenu par la règle du nombre impair qui offre un sujet central entouré et mis en valeur par ceux qui l'entourent. Trois éléments créent un triangle et les triangles aident toujours à créer des points d'accroche en amènent le spectateur vers le sujet.

Le plus drôle c'est que ce nombre impair d'éléments fonctionne dans tous les cas... vous pouvez les placer en ligne, côte à côte ou comme une formation en triangle (ou en polygone), la force de l'image sera toujours la même. Il y a juste une limitation : composer une image avec un nombre impair de sujets obéit à la règle mais, le plus souvent, le nombre d'élément se limitera à 3, ou rarement à un maximum de 5... un groupe de 7 éléments fera brouillon et perdra l'intérêt du spectateur -sauf si ce grand nombre présente une cohérence qui le fera inconsciemment considéré comme élément unique (donc toujours impair !)-...

BRISER LES RÈGLES DE COMPOSITION

Non ce n'est pas un anarchiste qui vous parle, non, ce n'est pas non plus une caricature du français moyen (sensé ne se conformer à aucune règle) qui vous parle, mais il faut reconnaître que la photographie n'a pas grand-chose à voir avec les mathématiques !... Les lois, les règles, les dogmes n'ont pas cour dans la création artistique (même avec un «a» minuscule) !...

Quelle que soit la qualité de votre photographie, si vous vous en tenez toujours strictement aux règles de composition, il est très probable que vos photos finissent par paraître trop parfaites et donc un peu trop lisses, manquant d'originalité, trop artificielles et donc... ennuyeuses (j'aurais bien aimé employer un autre mot !). Pour sortir de l'ornière et faire quelque chose de plus novateur, de plus créatif, vous pouvez envisager de briser certaines règles que les photographes ont (généralement) trop tendance à respecter...

Je pourrais vous faire une liste à la Prévert en énumérant chaque règle et en vous montrant que l'on peut faire exactement le contraire, mais cela aurait-il le moindre intérêt ? Et puis, la liste des règle est très longue, voire infinie... ce serait trop long et trop barbant à lire !... Donc je vais me contenter de démolir les 5 règles qui sont généralement suivies aveuglément par les photographes amateurs.

- La règle des tiers
Il s'agit bien d'une règle de base de la composition et que tous les photographes connaissent probablement parfaitement bien (d'ailleurs j'en ai parlé dans mon petit cours de photographie -ici-). Cette règle impose de diviser le cadre en trois parties égales dans le sens horizontal et dans le sens vertical et de placer le sujet à l'intersection des lignes. Ces intersections sont appelées points forts et sont supposées être les plus agréables à regarder. En effet, cette règle des tiers offre une composition très esthétique (depuis les peintres anciens).

Cependant, tout ne devrait pas être systématiquement présenté de la sorte !.. Des images puissantes peuvent également être créées en plaçant le sujet n'importe où ailleurs dans l'image (à condition de le mettre en valeur par d'autres moyens), voire même carrément au centre de l'image (même si image rectangulaire !). D'ailleurs, le sujet centré est très prisé dans certaines civilisations (comme aux États-Unis par exemple), surtout lorsqu'il y a une symétrie. Briser la règle des tiers peut très bien fonctionner dans n'importe quel genre photographique... on ne compte plus le nombre de portraits ou de paysages à couper le souffle avec une composition libre ou centrée.

Même s'il s'agit de la plus élémentaire de toutes les règles de composition, la règle des tiers (qui suggère qu'une image a plus d'attrait visuel lorsque ses composants principaux sont agencés le long de lignes imaginaires qui divisent la scène horizontalement et verticalement en tiers), il y a des moments où une approche moins orthodoxe convient mieux à une scène que n'importe laquelle des règles de composition standard, parfois (souvent), répondre à une scène avec émotion plutôt que techniquement est la voie royale à suivre..

- La règle de l'horizontalité
Il est tellement évident pour tout le monde que l'horizon se doit d'être horizontal que tout le monde s'arrange pour qu'il en soit ainsi, sans même imaginer qu'il s'agit d'une règle de composition !... Qu'il s'agisse de paysage ou de photographie architecturale et, pourquoi pas, parfois aussi en portrait, garder l'horizon droit est une obligation tacite.

Cependant, briser cette règle cruciale peut aboutir à des images extrêmement inhabituelles et dynamiques, avec un fort sentiment de mouvement. Le basculement ajoute également une note d'excitation à une composition. Cela fonctionne bien quand il y a un élément horizontal fort qui peut stabiliser l'ensemble de la composition. Il est bon de garder à l’esprit que le basculement, aussi amusant soit-il, ne doit pas être exagéré !... Il est logique de l'utiliser uniquement si cela améliore la composition.

- La règle de la distance minimale
Depuis qu'un grand nom de la photographie a dit que si une photo paraît parfaite dans le viseur, il faut faire un pas en avant en direction du sujet pour qu'elle soit vraiment parfaite, les photographes essaient souvent de remplir leurs cadres en se rapprochent autant que possible de leurs sujets pour éviter de montrer des éléments de fond qui n'appartiennent pas à leur idée.

Cependant, laisser beaucoup d'espace négatif autour du sujet permet d'avoir l'effet inverse. L'espace négatif permet au sujet de « respirer » et dirige également le regard du spectateur vers la partie centrale de la photographie. En même temps, rendre votre sujet « petit » peut parfois avoir pour but de raconter des histoires.

- La règle du fort contraste
Qu'il s'agisse de photo couleur ou monochrome (mais surtout noir et blanc), la règle précise que les forts contrastes donnent de la force à la composition.

Donc nous avons tous tendance à éviter d'utiliser un faible contraste entre un sujet et son arrière-plan, car nous craignons que notre sujet soit « perdu ». Mais il n'y a rien de mal à se perdre !... Si un sujet a l'air de disparaître, cela peut créer une atmosphère surréaliste et onirique.

Cette technique peut sembler merveilleuse en portrait si vous voulez montrer le côté fragile de votre modèle. Il peut également être utilisé dans la photographie de produits haut de gamme car un faible contraste améliore le sens de la subtilité et de l'élégance.

- La règle de la simplicité
Avoir un fond propre semble être une condition parfaite pour tout type de portraits, mais pas uniquement ! Cela doit-il être toujours comme cela ? Même si un arrière-plan simple et net minimise les chances de faire des erreurs dans les portraits, ce n'est pas toujours un bon choix.

Par exemple, si nous prenons des portraits environnementaux, il est logique de montrer autant de choses que possible, car l’arrière-plan (ou l'environnement) dans ce cas joue un rôle important dans la narration. Utiliser un arrière-plan occupé ou un cadrage (sur)chargé peut également introduire un sentiment de mouvement et de chaos, ce qui est également important.

- La règle du cadre plein
Le but de remplir le cadre est d’attirer toute l’attention sur votre sujet, sans distraction. C'est une règle valable et il est facile de voir pourquoi elle fonctionne. Mais on peut très bien ignorer cette règle et emprunter la voie de l'espace négatif. L'espace négatif, lorsqu'il est utilisé efficacement, peut mettre l'accent sur votre sujet tout aussi efficacement (voire plus) que remplir le cadre, mais d'une manière différente.

- La règle de l'éclairage frontal
Nous apprenons tous que nous devrions éclairer nos sujets de face. Que nous utilisions le soleil ou un flash, nous ne sommes pas censés diriger l'objectif vers la lumière. Bien sûr, si vous êtes un photographe de portrait avancé, vous pouvez utiliser un certain nombre de techniques d'éclairage qui impliquent d'éclairer votre sujet sous de multiples angles, mais nous allons toujours voir le visage / l'avant du sujet clairement éclairé. Mais si vous n'allez jamais à contre-courant et continuez à shooter dans la lumière, vous ne pourrez jamais faire de silhouette ni d'images d'atmosphère !...

- La règle de la mise au point sur le sujet principal
Que l'on nous dise explicitement ou que nous intégrions certaines conceptions à notre propre méthodologie en examinant le travail d'autres photographes, nous avons tous des idées assez classiques sur ce qu'il faut faire avant de cliquer sur le bouton de l'obturateur. Encore une fois, c'est quelque chose qui est parfaitement logique. Cependant, si vous voulez faire preuve de souplesse et d'originalité, essayez de mettre au point sur une partie inattendue (non traditionnelle) d'une scène, par exemple, mettre un personnage flou dans un envoronnement net...

- La règle du cadrage à hauteur des yeux.
La principale raison de cette règle est qu’en tirant à hauteur des yeux, nous entrons -en quelque sorte- dans le monde d’un sujet souvent plus petit que nous (mais ce n'est pas toujours le cas) mais c'est une stratégie efficace. Si vous voulez aller au-delà des photos qui sont simplement «efficaces» et faire quelque chose d'un peu plus créatif, essayez de changer votre point de vue... pourquoi pas une visée en contre-plongée sur une personne de petite taille ?

Alors, quel est le but de toutes ces règles ? Il y a 4 points, en fait.

1) Si cela est fait avec soin, enfreindre les règles peut très bien faire une meilleure photo que si vous y étiez resté fidèle.

2) Briser les règles peut vous aider à raviver votre passion pour la photographie et à vous sortir d'une ornière créative si vous vous ennuyez et que vous n'êtes pas inspiré par votre travail.

3) Le numérique vous permet de vous entrainer à briser les règles et d'expérimenter tout ce que vous voulez. Si vous n'aimez pas quelque chose, vous pouvez simplement appuyer sur supprimer et essayer autre chose.

4) Briser les règles de la photographie, en tant que branche du processus d’expérimentation, est la manière dont vous allez développer et affiner votre style photographique personnel.

Bien sûr, il y a beaucoup plus de règles que celles présentées dans cette page et il existe une multitude de façons différentes de briser toutes les règles. Peut-être devrions-nous commencer à les considérer comme de simples lignes directrices plutôt que comme des règles. La ligne directrice qui compte le plus est celle qui vous encourage à faire des photos qui vous rendent heureux.

Il ne faut pas briser les règles pour la joie de la révolution !... Si vous cherchez à enfreindre les règles de composition dans votre photographie, la première chose que vous devrez montrer est que votre objectif est d'améliorer la prise de vue. Avant de prendre votre appareil photo et de commencer à shooter, prenez le temps de réfléchir et de planifier vos photos, puis décidez de ce que vous voulez montrer et comment vous voulez le montrer, ce que vous cherchez à réaliser. Dans la majorité des cas, la violation des règles ne fonctionne que si vous savez exactement pourquoi vous avez décidé de les violer...

DÉFINIR EXHAUSTIVEMENT LA NOTION DE COMPOSITION

Oui, tout cela est bien joli, mais comment définir la composition ? La composition photographique est la disposition agréable d'éléments de sujet dans la zone d'image. La photographie créative dépend avant tout de la capacité du photographe à voir de la même manière que l'objectif, car une photo ne reproduit pas une scène de la manière dont nous la voyons. L'appareil photo ne voit et n'enregistre qu'une petite partie isolée de la plus grande scène, la réduit à deux dimensions seulement, l'encadre et la fige. Il ne fait pas de discrimination comme nous le faisons. Lorsque nous regardons une scène, nous ne voyons sélectivement que les éléments importants et ignorons plus ou moins le reste. Un appareil photo, par contre, voit tous les détails dans le champ de vision. C'est la raison pour laquelle certaines de nos photos sont souvent décevantes. Les photos peuvent être encombrées d'objets dont nous ne nous souvenons pas, nos sujets sont plus petits dans le cadre ou moins frappants que nous ne nous en souvenons, ou la scène entière peut manquer de signification et de vie. Les bonnes images sont rarement créées par hasard. Pour tirer le meilleur parti de chaque sujet, vous devez comprendre les principes de base de la composition. La manière dont vous arrangez les éléments d'une scène dans une image, retenez l'attention du spectateur, plaisez à l'œil ou faites une déclaration claire sont toutes des qualités d'une bonne composition. En développant les compétences de composition photographique, vous pouvez produire des photographies qui suggèrent le mouvement, la vie, la profondeur, la forme, en recréant l'impact de la scène d'origine.

Comment les compétences en composition photographique sont-elles développées ? Vous regardez, vous étudiez, vous pratiquez. Chaque fois que vous prenez une photo, regardez tout autour du viseur. Considérez la manière dont chaque élément sera enregistré et son lien avec la composition globale. Vous devez vous familiariser avec l'appareil photo et apprendre comment le fonctionnement de chaque commande modifie l'image. Expérimentez avec l'appareil photo et regardez attentivement les résultats pour voir s'ils répondent à vos attentes. Avec l'expérience et la connaissance de votre équipement, vous commencez à « réfléchir à votre appareil photo », vous êtes donc libre de vous concentrer sur la composition. Consacrez une étude sérieuse aux principes de bonne composition. Étudiez des livres et des articles de magazine sur la composition. Vous devez analyser divers médias : films, télévision (évitez les téléréalités (!!!), magazines, livres et journaux, et évaluer ce que vous voyez. Qu'est-ce qui est bien avec cette image imprimée ou cette image télévisée ? Quel est le problème ? Quels principes de bonne composition pourriez-vous appliquer différemment pour améliorer l'image ? Une composition bonne ou correcte est impossible à définir avec précision. Il n'y a pas de règles strictes à suivre qui garantissent une bonne composition dans chaque photographie. Il n'y a que les principes et les éléments qui permettent d'obtenir une composition agréable lorsqu'ils sont appliqués correctement. Certains de ces principes et éléments sont les suivants :
* Centre d'intérêt
Chaque image ne doit contenir qu’une idée principale, un sujet ou un centre d’intérêt auquel les yeux du spectateur sont attirés. Les éléments subordonnés dans l'image doivent supporter et attirer l'attention sur la caractéristique principale afin qu'elle soit seule soulignée. Une image sans centre d’intérêt dominant ou avec plus d’un centre d’intérêt dominant est déconcertante pour le spectateur. Par la suite, le spectateur devient confus et se demande de quoi il s'agit. Lorsque l'image a un seul et unique « point d'intérêt », le spectateur comprend rapidement l'image.
Remarque : " Point d'intérêt ", tel qu'utilisé ici, a la même signification que centre d'intérêt. Cependant, l'utilisation du terme point d'intérêt évite de donner l'impression que le centre d'intérêt devrait être situé au centre de l'image.
Le sujet, l'idée ou l'objet spécifique à représenter doit être défini dans votre esprit lorsque vous vous préparez à faire une photo. Quand il n’y a rien dans l’image pour attirer l’attention sur une zone ou un objet particulier, les yeux errent sur toute la scène. Le centre d'intérêt peut être un objet unique ou de nombreux objets agencés pour attirer l'attention sur une zone définie Lorsque le centre d’intérêt est un objet unique qui remplit la majeure partie de l’image ou qui se démarque avec audace, comme une voile blanche sur un fond d’eau sombre, l’attention est immédiatement attirée. Comme on peut s'y attendre, tous les sujets ne sont pas aussi simples à organiser, ni aussi audacieux et impressionnants. Un photographe a généralement à sa disposition de nombreux facteurs ou éléments qui peuvent être utilisés et disposés dans la zone de l'image pour attirer l'attention sur l'idée principale de l'image. Certains de ces éléments sont les lignes, les formes, les figures humaines, le ton et la texture. Les figures humaines attirent plus l’attention que tout autre sujet et, à moins qu’elles ne soient l’objet principal de la photographie, devraient probablement être gardées à l’écart de la photo. Par exemple, une photographie montrant une personne se tenant à une certaine distance devant un bâtiment peut laisser l'observateur se demander si le sujet principal est la personne ou le bâtiment. Lorsque des personnes sont incluses dans une scène pour comparer la taille des objets ou tout simplement pour l'atmosphère, empêchez-les de regarder directement l'objectif. Lorsque les gens regardent l'objectif et donc le spectateur de la photo, ce dernier a tendance à revenir (en boucle) regarder directement les yeux. Quand ils ne sont pas le point d’intérêt prévu, nous manquons l’énoncé et le but de la photo. Lorsque les personnes sont des éléments subordonnés dans l'image et qu'elles regardent dans une direction autre que celle de l'objectif, l'attention des spectateurs est dirigée vers les personnes qui les regardent, ce qui devrait être le centre de l'intérêt. Par exemple, lorsque des personnes sont regroupées autour d'une machine qui constitue le centre d'intérêt de l'image, demandez-leur de regarder la machine plutôt que l'appareil photo.
* Placement du sujet
Parfois, une bonne composition est obtenue en plaçant le centre d’intérêt au centre géométrique de l’image même si ce n'est généralement pas une bonne idée de le placer là. Trop souvent, il divise l’image en moitiés égales et la rend inintéressante et difficile à équilibrer. En divisant la zone de l'image en trois tiers, à la fois verticalement et horizontalement, et en localisant le centre d'intérêt à l'une des intersections des lignes imaginaires, vous pouvez généralement créer un sentiment d'équilibre dans la composition (règle des tiers). La composition photographique comprend deux guides généraux permettant de déterminer le meilleur emplacement pour le centre d’intérêt. Le premier est le principe des tiers. L'autre est la symétrie dynamique. Dans le principe des tiers, les intersections des lignes qui divisent la surface de l'image en tiers sont de bons emplacements pour le centre d’intérêt sur la plupart des photographies. Remarquez que j'ai dit LE centre d’intérêt. N'oubliez pas que vous n'avez qu'un seul centre d'intérêt pour une image, restez simple. Le principe de la symétrie dynamique est une idée similaire. Un bon emplacement pour le centre d’intérêt consiste à tracer ou à imaginer une diagonale d’un coin à l’autre. Ensuite, tracez une deuxième ligne perpendiculaire à la première depuis un troisième coin. Les intersections des lignes sont l'emplacement du centre d'intérêt (allez étudier la page ici).
* Simplicité
La simplicité est la clé de la plupart des bonnes images. Plus une image est simple et directe, plus la déclaration obtenue est claire et forte. Il y a plusieurs choses à prendre en compte lorsque nous discutons de simplicité. Tout d'abord, sélectionnez un sujet qui se prête à un arrangement simple. Par exemple, au lieu de photographier une zone entière qui dérangerait le spectateur, cadrez sur un élément important de la zone. Deuxièmement, sélectionnez différents points de vue ou angles de visée. Déplacez-vous autour de la scène ou de l'objet photographié. Visualisez la scène dans le viseur de l'appareil photo. Regardez au premier plan et à l'arrière-plan. Essayez les angles hauts et bas ainsi que les points de vue normaux au niveau de l'œil. Évaluez chaque vue et angle. Ne prenez la photo qu'après avoir envisagé toutes les possibilités. Voir au-delà et devant votre sujet. Assurez-vous que rien dans l'arrière-plan ne détourne l'attention du spectateur du point principal de l'image. De même, vérifiez qu'il n'y a rien au premier plan qui bloque l'entrée de l'œil humain sur la photo. Un dernier point de simplicité: ne racontez qu'une histoire à la fois. Assurez-vous qu'il y a juste suffisamment de matériel dans l'image pour transmettre une seule idée. Bien que chaque image soit composée de nombreuses petites pièces et éléments contributifs, aucune ne devrait attirer davantage l'attention du spectateur que l'objet principal de l'image. L'objet principal est la raison pour laquelle l'image est en cours de création, par conséquent, tous les autres éléments doivent simplement appuyer et souligner l’objet principal. Ne laissez pas la scène être encombrée d’éléments confus et de lignes qui nuisent au point principal de l’image. Sélectionnez un point de vue qui élimine les distractions afin que le sujet principal soit facilement reconnu. Lorsque de nombreuses lignes ou formes rivalisent avec le sujet, il est difficile de reconnaître l’objet principal ou de déterminer pourquoi la photo a été créée.
* Point de vue et angle de visée
Le bon point de vue ou l'angle de visée est un facteur important pour une bonne composition. Repositionner votre sujet dans le cadre du viseur et changer le point de vue ou l'angle de visée sont deux moyens simples de contrôler la composition. Photographier à partir d'un point de vue ou d'un angle de visée différents peut souvent ajouter du drame et de l'excitation, voire même faire ressortir un aspect inhabituel d'un sujet. La plupart des sujets que vous photographiez sont en trois dimensions et doivent être photographiés sous un angle (à droite ou à gauche et/ou plus haut ou plus bas que le sujet) qui permet au spectateur de voir plus d'un côté du sujet. Le photographe doit étudier le sujet sous différents angles. Parcourez le sujet et observez-le sous tous les angles. Regardez-le des positions haute et basse ainsi que du niveau des yeux pour trouver la meilleure composition. Cela aide grandement à composer le sujet pour le meilleur équilibre et aide à sélectionner un arrière-plan qui complimente, ne détourne pas le sujet. Les termes point de vue et angle de visée sont souvent utilisés conjointement et parfois de manière interchangeable. Ils peuvent également avoir différentes significations en fonction de la manière dont ils sont appliqués. Le "point de vue" correspond à la position de l'appareil photo par rapport au sujet. "Angle de visée " correspond à l'angle d'inclinaison de l'objectif de l'appareil photo. Par exemple, l'image d'une personne marchant prise à partir du sol avec l'appareil tenu à l'horizontale par rapport au sol peut être appelé "point de vue bas", toutefois, lorsque cette image est prise, toujours à partir du sol, mais avec l'appareil vers le haut, elle peut être appelée "angle visée bas". De même, une image prise à partir d'une position élevée, l'appareil photo étant de nouveau maintenu horizontal par rapport au sol, ou même dirigé vers le bas, peut être appelée "point de vue élevé", toutefois, si l'appareil photo n'est pas tenu horizontalement au sol ou pointant droit vers le bas, mais pointant sous un certain angle entre l’horizontale et la verticale, la position de l'appareil pourrait être qualifiée d’angle "élevé". On parle de tir au niveau des yeux lorsque l'appareil photo est tenu à l'horizontale, les prises de vue à la hauteur des yeux sont généralement effectuées à une hauteur d'environ 1,5~2m, la hauteur à laquelle un adulte moyen voit, et l'appareil horizontal. L'appareil étant maintenu au niveau des yeux mais dirigé vers le haut ou le bas, la position de l'appareil change et vous avez un angle de visée faible ou élevé, respectivement. Les points de vue bas et les angles de visée bas peuvent ajouter de l'importance et de l'intérêt à de nombreuses photographies ordinaires. Un point de vue bas peut être utilisé pour déformer l’échelle ou ajouter de la force à une image ou pour mettre en valeur certains éléments de l’image. Un angle de caméra bas est obtenu lorsque l'angle de l'appareil est situé sous le point d'intérêt principal et dirigé vers le haut. Les angles faibles ont tendance à conférer force et domination à un sujet et à le dramatiser. Les tirs à faible angle sont utilisés lorsqu'un impact dramatique est souhaité. Ce type de prise de vue est très utile pour séparer le sujet de l’arrière-plan, pour éliminer les avant-plans et les arrière-plans superflus et pour créer l’illusion d’une taille et d’une vitesse supérieures. Les points de vue élevés et les angles de visée élevés permettent d'orienter le spectateur, car ils montrent les relations entre tous les éléments de la zone d'image et produisent un effet psychologique en réduisant au minimum la force ou la taille apparente du sujet.
* Équilibre
L’équilibre dans la composition photographique consiste à donner aux images un aspect harmonieux. Chaque élément d'une image a une certaine valeur par rapport à tous les autres éléments. Chaque ton, masse, forme, arbre, figure de pierre, bâtiment, ligne ou ombre apporte un certain poids qui doit être correctement placé dans la composition pour donner l’impression d’équilibre. Le placement du sujet dans la zone d'image est le facteur qui doit être considéré avec soin. La composition est maintenue en équilibre par deux méthodes différentes : symétrique ou formelle et équilibrée asymétrique ou informelle. L’équilibre symétrique ou formel d’une photographie est obtenu lorsque les éléments des deux côtés de la photo ont le même poids. L'idée de l'équilibre formel peut être liée à une bascule. Lorsqu'il y a deux objets de poids égal sur la bascule et qu'ils sont à égale distance du point de pivot ou du point d'appui, la planche est en équilibre. Les images avec un équilibre formel peuvent sembler statiques et sans intérêt Cependant, elles présentent un air de dignité. L'équilibre formel ne signifie pas toujours qu'une image doit être mise en perspective. Les forces ou les poids sont symétriques. Images symétriques, dans lesquelles les deux sont présumés approximativement égaux, mais, les côtés imaginaires sont exactement les mêmes, ne sont produits que lorsque votre point de pivotement est placé profondément dans l’espace image. Avec ce besoin d'un effet spécial, ils ne sont pas une variation de la balance symétrique mais une production plus intéressante. Une variation de balance symétrique traitant de la photographie est généralement créée. L'équilibre asymétrique ou informel est généralement beaucoup plus intéressant que l'équilibre symétrique. En équilibre asymétrique, le pivot central imaginaire est toujours présumé être présent; Cependant, au lieu de refléter des images de chaque côté de la zone d'image, les éléments sujets sont nettement différents en taille, forme, poids, ton et emplacement. L'équilibre est établi en égalisant les forces des éléments malgré leurs différences. La balance asymétrique est introduite lorsque le poids présumé de deux ou plusieurs objets plus légers est égalisé par un seul objet plus lourd placé de l’autre côté du point de pivotement imaginaire. L'équilibre asymétrique est plus difficile à atteindre que l'équilibre symétrique, en raison du problème de l'établissement de valeurs de pondération relatives pour des éléments dissemblables dans la zone de l'image, ainsi que de la stabilité. Il existe de nombreux autres facteurs à prendre en compte pour que les images apparaissent équilibrées. Certains d'entre eux sont les suivants : Un objet éloigné du centre de l'image semble avoir plus de poids qu'un objet situé près du centre. Les objets dans la partie supérieure d'une image semblent plus lourds que ceux de même taille dans la partie inférieure d'une image. L'isolement semble augmenter le poids d'un objet. Les objets extrêmement intéressants semblent avoir plus de poids compositionnel. Les formes régulières semblent avoir plus de poids que les formes irrégulières. Les éléments situés à droite d'une image asymétrique semblent avoir plus de poids que ceux de même taille situés à gauche de l'image (pour ceux qui parlent une langue s'écrivant de gauche à droite, uniquement !). Il est important d'équilibrer les directions dans lesquelles les figures, les lignes et les formes semblent se déplacer. Par exemple, une personne peut marcher dans une direction, ou ses yeux peuvent regarder dans une direction, ou la forme de certains éléments crée une sensation de mouvement. Lorsque le sentiment de direction est présent dans une scène, cela a tendance à perturber l'équilibre si on le juge uniquement par la taille du sujet. Comprendre les facteurs nécessaires pour créer un équilibre pictural est essentiel pour produire de bonnes images. Pour acquérir cette compréhension, vous pouvez continuellement tester vos sentiments pour votre équilibre lorsque vous regardez dans le viseur de votre appareil photo. Une fois que vous avez compris les principes de l’équilibre en images, l’équilibre de vos photographies devient un processus facile.
* Formes et lignes
Les formes et les lignes sont des éléments importants de la composition photographique. Lorsqu'elles sont correctement utilisées, les formes et les lignes peuvent créer un effet souhaité. En tant que photographe, vous avez généralement le contrôle sur la manière dont les formes et les lignes sont utilisées dans vos photos. La forme est un élément à deux dimensions de base pour la composition de l'image et est généralement le premier moyen par lequel un spectateur identifie un objet dans l'image. La forme est l'équivalent tridimensionnel de la forme. Bien que la forme ne soit que bidimensionnelle, avec l'application appropriée de l'éclairage et de la plage tonale, vous pouvez faire ressortir la forme et donner à vos sujets une qualité tridimensionnelle. L'éclairage peut également atténuer, voire détruire, les formes en créant des ombres sombres pouvant entraîner la fusion de plusieurs formes. Les formes peuvent être plus dominantes en les plaçant sur des arrière-plans contrastés. Par exemple, considérons une voile blanche sur un fond d’eau sombre. L'accent est mis sur la forme lorsque la silhouette est profilée, éliminant ainsi d'autres qualités de la forme, telles que la texture et la rondeur, ou l'illusion de la troisième dimension. Les lignes peuvent être des éléments de composition efficaces, car elles structurent vos photographies. Les lignes peuvent unifier la composition en dirigeant les yeux du spectateur et l'attention vers le point principal de l'image ou en guidant les yeux d'une partie de l'image à une autre. Ils peuvent amener les yeux à l'infini, diviser l'image et créer des motifs. Grâce à la perspective linéaire, les lignes peuvent donner une impression de profondeur à une photo. (La perspective linéaire fait apparaître des lignes parallèles reculées dans l'image. Cela vous permet de créer une illusion de profondeur dans vos images.) Les yeux du spectateur ont tendance à suivre les lignes dans l’image (ou hors de l’image), qu’il s’agisse d’éléments linéaires simples tels que des clôtures, des routes et une rangée de poteaux de téléphone, ou d’éléments linéaires plus complexes, tels que des courbes, des formes, etc. les tons et les couleurs. Les lignes qui dirigent l'œil ou l'attention directe sont appelées lignes directrices. Une bonne ligne de repère est celle qui commence près du coin inférieur de la scène et continue sans interruption jusqu'à ce qu'elle atteigne le point d'intérêt. Cela devrait se terminer à ce stade, sinon l'attention est portée au-delà du sujet principal de la photo. La direction apparente des lignes peut souvent être modifiée en modifiant simplement le point de vue ou l’angle de lvisée. Les lignes verticales, diagonales, horizontales et courbes créent différentes ambiances. Les lignes verticales communiquent au spectateur un sentiment de force, de rigidité, de pouvoir et de solidarité. D'autre part, les lignes horizontales représentent la paix, la tranquillité et le calme. Une pratique généralement acceptée consiste à utiliser un format vertical pour les images ayant principalement des lignes verticales et un format horizontal pour les images comportant des lignes essentiellement horizontales. Encore une fois, ceci est une pratique généralement acceptée, PAS une règle. Les lignes diagonales représentent le mouvement, l'action et la vitesse. Une image avec des lignes diagonales donne une impression d'action dynamique même lorsque le sujet est statique. Les lignes courbes procurent un sens de grâce, de douceur et de dignité à une photographie. La courbe la plus courante est la courbe en S. Les lignes ne sont pas seulement présentes sous la forme d'objets mais peuvent être créées en organisant plusieurs éléments dans la zone d'image afin qu'elles forment des lignes par leur relation les unes aux autres.
* Modèle
La création de vos images autour d'éléments ou de motifs répétitifs permet de créer une image et une structure. La répétition de motifs crée un rythme que les yeux aiment suivre. Lorsque les lignes, les formes et les couleurs d'une image apparaissent de manière ordonnée (comme dans un papier peint), elles créent des motifs qui améliorent souvent l'attrait des photographies. Le motif, comme la texture, se trouve presque partout. Il peut être utilisé comme sujet principal mais est le plus souvent utilisé comme élément subordonné pour améliorer la composition. Lorsque le motif est utilisé comme élément de support, il doit être utilisé avec précaution afin de ne pas perturber ou submerger le spectateur. Les images purement modèles sont rarement utilisées, car elles ont tendance à être monotones. Les modèles doivent être utilisés pour renforcer et ajouter de l'intérêt à votre sujet. La forme est l'élément de motif le plus commun et le plus puissant. Les lignes répétées, le ton et la couleur peuvent également donner une unité à votre composition et des combinaisons de celles-ci créent des images intéressantes. Les triangles, les carrés et les cercles sont les formes de base à rechercher dans un motif. Les triangles et les carrés sont généralement statiques mais peuvent être placés pour créer un effet dynamique rempli de tension. Les cercles et les courbes sont des formes de motifs agréables.
* Volume
Lorsque vous photographiez la plupart des sujets, vous rencontrez le problème de la façon de symboliser des objets en trois dimensions dans une image en deux dimensions. La solution devient simple lorsqu'une distinction est faite entre les deux manières différentes de faire apparaître des objets tridimensionnels : en tant qu'espace positif ou occupé (volume) ou en tant qu'espace négatif ou inoccupé. Avec l'espace occupé ou positif vous ne symbolisez que l’espace vide ou négatif mais une sensation de profondeur est fournie en raison de l'obscurité croissante vers l'arrière du champ. Si vous faites une photo pour montrer un grand sujet (en profondeur) en entier éclairé de l'avant en utilisant un seul flash puissant il sera sans ombre et plat. Si vous utilisez une série de lumières le long des côtés du sujet, les ombres sont projetées sur les côtés et l'espace occupé ou positif apparaît en trois dimensions. Cependant, comme toutes les parties du sujet, proches et éloignées, sont maintenant allumées de la même manière, vous ne créez pas de sensation de profondeur et l'espace vide ou négatif apparaît plat. Pour obtenir la meilleure image vous devez éclairer de manière à ce que la forme tridimensionnelle soit représentée, tout en créant une impression de profondeur en réduisant l'intensité de l'éclairage vers l'arrière.
* Éclairage
L'éclairage est également un élément créatif important de la composition. En contrôlant la lumière et en la dirigeant là où vous le souhaitez, vous pouvez maîtriser des objets ou des éléments distrayants dans la scène pour donner plus d’importance au point d’intérêt principal. Pour une bonne composition de l'image, vous devez prendre conscience de la manière dont les changements d'éclairage peuvent affecter l'apparence des choses autour de vous. La lumière et les ombres peuvent être utilisées dans la composition pour créer une ambiance, attirer l'attention sur une zone, modifier ou déformer la forme ou faire apparaître la forme et la texture du sujet. Les ombres sont la clé de la forme apparente des photographies. Sans ombres, le sujet est présenté sans forme, sans courbe ni texture, apparaissant à plat et sans vie. Cela ne signifie pas que les ombres doivent être dures et noires pour obtenir les effets de forme, de courbure et de texture. Elles peuvent être molles, mais de densité suffisante pour montrer la rondeur et les formes les plus délicates. En général, les ombres dures et noires sont indésirables dans une photographie en raison de la perte de détails dans celles-ci. Du point de vue de la composition, les ombres noires peuvent être très utiles pour équilibrer une scène et attirer l'attention sur le point d'intérêt. Les ombres dures peuvent également être excellentes pour souligner la texture et la forme, pour créer des motifs intéressants et pour attirer l'attention sur le point d'intérêt principal. Cependant, les mêmes éléments peuvent également masquer les détails et réduire la forme. Lorsque l'éclairage est dur, par exemple par temps clair et ensoleillé, les ombres ont des bords nettement définis et sont probablement très sombres, au point qu'elles semblent plus fortes que le sujet principal et attirent l'attention.
* Texture
La texture permet de mettre en évidence les caractéristiques et les détails d'une photographie. En capturant la "texture" des objets photographiés, vous pouvez créer une forme. Lorsque les gens observent un objet mou et velu ou une surface lisse et brillante, ils ont une forte envie de le toucher. Vous pouvez fournir une grande partie du plaisir que procure la sensation de toucher de tels objets en rendant la texture de vos images. La texture peut être utilisée pour donner du réalisme et du caractère à une image et peut en soi faire l'objet d'une photographie. Lorsque la texture est utilisée comme élément subordonné dans l'image, elle renforce l'idée principale de la photographie. Il suffit généralement d'un petit éclairage différent ou d'un léger changement de position de l'appareil photo pour améliorer le rendu de la texture dans une image. Lorsqu'une zone d'une photographie présente une texture riche, la zone texturée crée généralement une forme, il faut donc en tenir compte lors de la planification de la photographie.
* Ton
Le ton est probablement l'élément le plus intangible de la composition. Le ton peut consister en des nuances allant du blanc au gris au noir, ou il peut s'agir de zones foncées contre des zones claires avec peu ou pas de gris. L'utilisation de zones sombres contre des zones claires est une méthode courante pour ajouter la sensation d'une troisième dimension à une image en noir et blanc en deux dimensions. L'interaction de la lumière avec les nuances foncées à divers degrés aide à définir l'ambiance d'une composition. Une image composée de nuances sombres traduit un mystère, une intrigue ou une tristesse. Lorsque les tons sont la plupart du temps clairs et aérés, l'image montre la légèreté, la joie.
* Contraste
Le contraste dans la composition photographique est un moyen efficace d'attirer l'attention du spectateur sur le centre d'intérêt. Le positionnement des éléments de sujet pour créer un contraste leur donne une emphase supplémentaire et dirige l'attention du spectateur. Lorsque nous parlons de contraste en ce qui concerne la composition, nous faisons référence à la fois au contraste de tons, comme dans la photographie en noir et blanc, et au contraste de couleurs, en ce qui concerne la photographie en couleurs. En photographie noir et blanc, le contraste est la différence entre les tons du sujet, du blanc au gris au noir ou des tons les plus clairs aux plus sombres. En photographie couleur, différentes couleurs créent un contraste. En photographie noir et blanc, le contraste est considéré comme élevé, normal ou faible. Une scène ou une photographie fortement contrastée est principalement composée de blanc et de noir, avec peu ou pas de tons de gris moyen. Un homme pâle vêtu d’un costume noir sur un fond sombre est un exemple de scène très contrastée. La plupart des scènes que vous photographiez ont un contraste normal. Il y aura probablement dans la scène des éléments très clairs ou blancs, d'autres très sombres ou noirs, et de nombreux tons ou couleurs reproduisant différentes nuances de gris. Une scène peu contrastée (plate) a des couleurs ou des tons dans lesquels les hautes lumières et les ombres ont très peu de différences de densités. En d'autres termes, toutes les couleurs ou tous les tons de la scène ont une apparence très similaire. Un homme pâle vêtu d’un costume blanc sur un fond clair est un exemple de scène peu contrastée. C'est ce que l'on appelle le contraste tonal. En photographie noir et blanc, un contraste élevé donne une impression de dureté et est caractéristique de la force et de la puissance. Un faible contraste donne un sentiment de douceur et est caractéristique de la douceur. Le contraste de couleurs est un élément de composition efficace en photographie couleur, tout comme le ton est utilisé en photographie noir et blanc. Les couleurs aux caractéristiques opposées contrastent fortement lorsqu'elles sont placées ensemble. Chaque couleur accentue les qualités de l'autre et fait ressortir les images en couleurs de façon spectaculaire. Le contraste de couleur est amélioré lorsque vous créez le contraste de détail par rapport à la masse. Un exemple est une seule fleur rouge vif dans un vase en verre transparent photographié sur un fond vert vif. Les couleurs froides (bleuâtres) et chaudes (rougeâtres) contrastent presque toujours. Les couleurs froides reculent, tandis que les couleurs chaudes avancent (lire ici). Les couleurs claires contrastent avec les couleurs sombres et une couleur pétante compense une couleur douce. Quand une scène contient principalement des tons sombres ou des couleurs sombres, c'est du Low Key. Lorsque la scène contient principalement des tons clairs, c'est du High Key. Les images Low et High Key traduisent l'humeur et l'atmosphère. La touche Low Key évoque souvent le sérieux et le mystère et est souvent utilisée dans les images d'horreur, comme un château de granit sombre dans un orage. La touche High Key crée une sensation de délicatesse et de légèreté. Une photo d'une mère blonde aux cheveux clairs vêtue d'une robe blanche contre un fond clair qui allaite son bébé est un bon sujet pour une photo délicate.
* Encadrement
L'encadrement est une autre technique utilisée par les photographes pour attirer l'attention du spectateur sur le sujet principal d'une image. Positionnés autour du sujet, un arbre, une arche ou même des personnes, par exemple, peuvent créer un cadre dans la zone d'image. Les sujets entourés d'un cadre sont séparés du reste de l'image et mis en valeur. Regarder une large étendue de terre ou d’eau peut faire une vue plutôt terne et sans intérêt. Reculer de quelques centimètres et encadrer l'objet entre des arbres améliore la composition. Un élément utilisé comme cadre ne doit pas attirer l'attention sur lui-même. Idéalement, le cadre devrait correspondre au thème de l'image. L'encadrement est non seulement un moyen efficace de diriger l’attention du spectateur, mais il peut également être utilisé pour masquer les avant-plans et les arrière-plans indésirables. L'illusion de profondeur peut être créée dans une image par l'utilisation efficace de l'encadrement.
* Premier plan
Un grand pourcentage d'images est ruiné, car elles incluent des avant-plans inutiles ou gênants. Cette erreur courante peut être due au fait que le photographe est trop éloigné du sujet lorsqu'il prend une photo ou au fait que la distance focale normale ou les objectifs standard couvrent un angle de vue relativement grand. Vous pouvez éliminer le premier plan indésirable en vous rapprochant du sujet, en prenant des photos avec un objectif de focale supérieure, ou en modifiant le point de vue ou l'angle de l'appareil photo. De nombreuses images existantes peuvent être améliorées en agrandissant uniquement une partie du négatif et en supprimant le premier plan sans signification ou gênant (ou équivalent en numérique). Dans la plupart des cas (mais ce n'est pasun loi !), l’avant-plan doit être très net et suffisamment profond pour apporter un soutien substantiel au sujet. Aucun objet au premier plan ne devrait jamais être si important qu'il détourne l'attention du sujet. Vous devez effacer du premier plan des éléments n’ayant aucun lien avec la photo. L’exemple ultime de négligence du photographe est de laisser son étui de boîtier (ou un doigt) dans le champ de la photo. Généralement, le premier plan contient la ligne de repère, c'est-à-dire la ligne qui mène l'œil sur la photo et vers le point d'intérêt. Que cette ligne soit un objet, une série d’objets ou des ombres, elle doit être nette. Un avant-plan flou, irrite généralement les sens et empêche de mettre l'accent sur le sujet.
* Contexte
Le fond est presque aussi important que l’angle de vue. Trop souvent, il est négligé lors de la composition d'une scène car le photographe accorde généralement trop d'attention au sujet. Soyez particulièrement attentif à l'arrière-plan pour voir qu'il ne contient rien qui puisse distraire. Un arbre ou un poteau qui est passé inaperçu derrière une personne lors de la composition de la scène peut apparaître sur la photo comme écrasant la personne ou soutenant sa tête. Le fond doit être subordonné au sujet principal, à la fois dans le ton et dans l'intérêt. Il convient également de faire ressortir le sujet et de le présenter au mieux. Le flou est un des moyens efficaces pour séparer le sujet de l'arrière-plan. Le flou peut être obtenu en utilisant un diaphragme relativement grand pour rendre l'arrière-plan flou. Dans le cas de sujets en mouvement, le sujet peut être photographié avec précision et l’arrière-plan flou par un panoramique du sujet (fond filé). Parfois, vous souhaiterez peut-être inverser ces effets et enregistrer le sujet flou et le fond net. Ceci est fait pour créer l'impression que le sujet est plus proche du spectateur ou pour exprimer un mouvement en maintenant l'appareil photo immobile pendant que vous utilisez une vitesse d'obturation trop lente pour "arrêter" le mouvement.
* Perspective
La perspective fait référence à la relation d'objets reproduits dans une photographie. Cela inclut leurs positions et tailles relatives et l'espace entre elles. En d'autres termes, la perspective dans la composition d'une photo est la manière dont les objets tridimensionnels réels sont représentés sur une photographie ayant un plan bidimensionnel. En photographie, la perspective est une autre illusion que vous utilisez pour produire des compositions de qualité. Lorsque vous prenez des photos, l'appareil photo crée toujours une perspective. Comme un appareil photo génère automatiquement une perspective, de nombreux photographes débutants pensent qu'il n'est pas nécessaire d'en savoir plus. Cette attitude est loin d'être correcte. Lorsque vous connaissez les principes de la perspective et que vous les appliquez avec habileté, les photographies que vous produisez montrent bien la forme du sujet et donnent au spectateur une sensation de volume, d’espace, de profondeur et de distance. En outre, le photographe peut manipuler la perspective pour modifier l'illusion d'espace et de distance en développant ou en comprimant ces facteurs, fournissant ainsi une impression d'échelle dans l'image. L'œil humain juge la distance en fonction de la diminution de la taille des éléments d'une scène et de l'angle de convergence des lignes et des plans. C'est ce qu'on appelle la perspective linéaire. La distance entre l'appareil photo et le sujet et la focale de l'objectif sont des facteurs critiques pour la perspective linéaire. Cette perspective change lorsque la position de l'appareil photo ou le point de vue change. À partir d'une position donnée, modifier uniquement la focale de l'objectif, et non la position de l'appareil, ne modifie pas le point de vue réel mais peut modifier le point de vue apparent. L'utilisation de différents objectifs de différentes focales combinés à différentes distances objectif-sujet vous permet de modifier la perspective linéaire de vos photos. Lorsque la focale de l'objectif est modifiée mais que la distance objectif-sujet reste inchangée, la taille de l'image des objets change, mais pas de perspective. D'autre part, lorsque la distance objectif-sujet et la focale de l'objectif sont toutes deux modifiées, la relation entre les objets est modifiée et la perspective est modifiée. En combinant correctement la distance entre l'appareil photo et le sujet et la focale de l'objectif, le photographe peut créer une image d'apparence profonde ou peu profonde. Ce sentiment de profondeur ou de superficialité n’est qu’une illusion, mais c’est un facteur de composition important. L'utilisation d'un objectif à courte focale depuis un point de vue proche du sujet produit une image avec une profondeur supérieure (à ne pas confondre avec la profondeur de champ) par rapport à un objectif standard. Inversement, l'utilisation d'un objectif à longue focale depuis un point de vue plus éloigné produit une image avec une profondeur moins apparente. La plupart des objectifs produisent une perspective rectiligne typique de ce que voit l'œil humain. C'est-à-dire que les lignes droites dans le sujet sont reproduites droites dans l'image. La plupart des images sont réalisées avec des optiques rectilignes. Les objectifs Fisheye et ceux utilisés sur les appareils photo panoramiques produisent une fausse perspective. Une optique panoramique produit une perspective panoramique ou cylindrique. En d'autres termes, toutes les lignes horizontales droites au niveau de l'axe de l'objectif sont enregistrées sous forme de lignes droites et toutes les autres lignes horizontales droites situées au-dessus ou au-dessous du niveau de l'axe de l'objectif sont reproduites sous forme de lignes courbes. L'autre perspective fausse est produite par un objectif fisheye dans lequel toutes les lignes droites du sujet sont représentées sous forme de lignes courbes vers les bords de l'image. Dans la vision, les lignes parallèles les unes aux autres donnent la sensation de se rencontrer à des points de fuite. Lorsque des lignes parallèles, horizontales ou verticales, sont perpendiculaires à l'axe de la lentille, les points de fuite sont supposés être à l'infini. Les autres lignes, celles qui sont parallèles à l'axe de l'objectif et toutes les autres lignes parallèles à tous les autres angles par rapport à l'axe de l'objectif se rejoignent en des points de fuite définissables. Ainsi, les lignes parallèles à l'axe de la lentille, ou presque parallèles, commencent à l'avant de l'image et se rencontrent à des points de fuite dans l'image ou à des points finis en dehors de l'image. L'endroit où la base d'un objet est située sur le sol dans une image est un indice de sa distance par rapport au point de vue. Par exemple, dans une scène de paysage, le sol ou le plan du sol se soulève vers l'horizon. Plus la base d'un objet est située haut sur la surface de la photo (jusqu'à l'horizon), plus elle semble éloignée du point de vue et plus sa perspective en hauteur est grande. Un autre indice de distance dans une photographie est la perspective de chevauchement. Lorsque les sujets de la photo se trouvent dans la même ligne de mire, les objets les plus proches du point de vue chevauchent des objets plus éloignés et les cachent partiellement. Pour le spectateur, il est évident que l'objet partiellement masqué se trouve derrière l'objet non masqué. Ce chevauchement est répété plusieurs fois dans l'image et donne au spectateur une idée de la profondeur et une perception de la distance relative des objets. Grâce à l'expérience de la vision, vous êtes conscient de la taille de nombreux objets courants, tels que des personnes, des arbres, des voitures, des bâtiments et des animaux. Par exemple, vous savez que la plupart des adultes mesurent de 1,60 à 1,90m. Par conséquent, lorsque deux personnes apparaissent sur une image et que l'une apparaît deux fois plus grande que l'autre, vous ne pouvez pas supposer que l'une est en réalité plus grande que l'autre. Au lieu de cela, vous supposez que la personne la plus grande est plus proche et la personne la plus petite plus éloignée. De la même manière, vous effectuez une évaluation de la relation de taille de tous les objets familiers. Ainsi, vous pouvez déterminer la distance à partir de cette évaluation de relation de taille. Plus un objet est éloigné, plus il apparaît petit, par conséquent, lorsque des sujets de taille familière sont inclus sur une photo, ils aident à établir l’échelle de la photo. L'échelle aide le spectateur à déterminer ou à visualiser la taille réelle ou la taille relative des objets dans l'image. Lorsqu'un sujet est éclairé avec une lumière très diffuse, la forme ou le volume tridimensionnel du sujet est difficile à percevoir en raison de l'absence d'ombres distinctes. Si, par contre, les sujets sont éclairés avec une lumière dirigée forte sous des angles qui permettent à une partie du sujet d'être entièrement éclairée et à d'autres zones d'être dans l'ombre, un indice visuel de la forme ou du volume du sujet est fourni. Les objets sont inclus dans la zone d'image, la perception de la forme, du volume et de la profondeur est accrue. Lorsque l'éclairage avant ou latéral est utilisé, la longueur, la profondeur et la forme des ombres projetées sur le sol fournissent une perspective du volume de chaque objet. En outre, la distance entre les ombres projetées sur le sol vous aide à percevoir la profondeur globale de la scène. À toutes fins pratiques, l'air est transparent. Pour la plupart des photographies, cela est fondamentalement vrai, cependant, lorsque des sujets sont photographiés à grande distance, l’air est en réalité moins transparent. En effet, l'air contient de très fines particules de vapeur d'eau, de poussière, de fumée, etc. Ces particules dispersent la lumière et changent de direction. La présence de dispersion montre des sujets distants sur les images comme ayant un voile ou une brume. L'apparence ou l'effet de cette diffusion est proportionnel à la distance des objets du point de vue. Plus la distance est grande, plus le voile ou la brume est important. Les effets de cette diffusion de la lumière sont additifs, mais varient en fonction des conditions atmosphériques. Dans la perspective atmosphérique, plusieurs facteurs doivent être pris en compte :
Contraste - La luminance de chaque objet dans une scène est un résultat direct de la qualité de réflexion de l'objet et de la quantité de lumière qui y tombe. Lorsque les objets sont éloignés, la lumière des objets hautement réfléchissants est dispersée, par conséquent, lorsqu'elles sont vues à distance (ou reproduites sur une photo), les parties les plus sombres de ces objets distants n'apparaissent pas aussi sombres et le contraste est réduit. Lorsqu'il y a des objets proches et éloignés, la différence de contraste donne une perception de la distance. Luminosité - Les particules dans l'air qui diffusent la lumière sont également éclairées par le soleil. Cela provoque une augmentation de la luminosité globale des objets vus. Cette augmentation de la luminance, associée à une perte de contraste, fait en sorte que les objets distants soient vus et photographiés avec une couleur plus claire qu’ils ne le seraient à une distance plus proche.
Saturation des couleurs - La dispersion de la lumière affecte non seulement le contraste et la luminosité, mais également la saturation des couleurs. La couleur est définie par trois qualités: la teinte (longueur d'onde réelle), la saturation (intensité ou saturation) et la luminosité (réfléchissante). Une teinte pure est complètement saturée ou non diluée. Lorsqu'une teinte est désaturée ou diluée, elle n'est plus pure, mais est mélangée à du gris. Les couleurs réelles d'une scène éloignée semblent avoir une saturation moindre, car la lumière est dispersée et également en raison de la présence générale de la lumière bleue désaturée (diluée) de la brume aérienne. Les couleurs de la scène d'origine apparaissent moins saturées ou pures lorsqu'elles sont vues ou photographiées à distance plutôt qu'en gros plan. Par conséquent, la saturation ou la désaturation des couleurs permet au spectateur de percevoir la distance sur une photo couleur.
Netteté - En raison du brouillard atmosphérique, il y a une perte de netteté ou de définition d'image dans les objets distants. Cette perte de netteté est causée à la fois par la diminution du contraste et par la dispersion de la lumière. La perte de netteté contribue à la sensation de distance. Cela peut être amélioré en définissant la limite éloignée de la profondeur de champ de l'objectif juste avant l'infini. Cette procédure jette les objets les plus éloignés légèrement dans le flou. Ceci combiné aux autres effets de la perspective aérienne intensifie le sens de la distance.

En étudiant ces principes de composition, vous devez vite vous rendre compte que certains sont très semblables et se chevauchent beaucoup. Parce que tous ou la plupart de ces principes doivent être pris en compte et appliqués chaque fois que vous prenez une photo, cela peut sembler assez déroutant au début. Avec l'expérience, vous pouvez développer un sens de la composition, et votre considération et l'application des principes deviendront presque une seconde nature. Cela ne veut pas dire que vous pouvez vous permettre de faire preuve de complaisance ou de négligence dans l’application des principes de composition. Cela sera immédiatement évident car les résultats que vous produirez seront des instantanés, pas des photographies professionnelles. Ces principes de composition s’appliquent aussi bien à la photographie fixe qu’à la photographie de mouvement.

MÉFIEZ-VOUS DE LA TÉLÉVISION ET DE LA VIDÉO !!!

On entend souvent, et à raison, que s'inspirer du cinéma pour apprendre à créer de bonnes photographies est très bénéfique (tout en étant bien agréable puisque moins austère que la lecture d'un livre technique !). Partant, il peut être intéressant de faire un raccourci rapide en se disant qu'une bonne vidéo sur internet (attention, je ne parle pas de celles qui consistent à montrer son chat ou autres niaiseries sans nom qui consistent à déballer des cadeaux ou des tubes de rouge à lèvres et qui récoltent des likes de tous ces censeurs c****** qui ne connaissent rien à rien !) ou la télévision nous apportent la même source inépuisable d'informations et gratuitement ! C'est là qu'il faut pousser un cri de mise en garde ! Ce raccourci est infondé !...

Dans cette partie de l'article, je vais vous montrer les règles de composition qui font référence à la télévision et en vidéo et vous verrez tout de suite que cela ne correspond pas du tout à ce qui est communément admis en photographie (ou en peinture ou au cinéma) !!! Donc imprégnez-vous du contenu de ce chapitre afin de ne jamais le reproduire (ou du moins pour ne jamais en faire la norme dans votre photographie) !...

Les images vidéo, comme les photographies, sont soumises à des règles esthétiques de composition des images. Il existe cependant des facteurs propres à la vidéo qui influencent la composition de la télévision mais pas de la photographie. Ces facteurs sont les suivants :
- Le petit moniteur nécessite que les objets soient affichés relativement grands pour pouvoir être vus clairement sur un petit écran. Vous devez prendre des plans extrêmement rapprochés, des plans rapprochés, des plans moyens, quelques plans larges et très peu de plans très larges.
- Le format 4/3 horizontal de l'image ne peut pas être modifié. Tous les éléments de l'image doivent donc être composés de manière à ce qu'ils soient bien ajustés. Le rapport hauteur/largeur est le rapport hauteur/largeur de l'image. Il n'y a pas de format vertical à la télévision. Vous devez toujours penser format horizontal.
- La caméra vidéo est l'œil du spectateur. Par conséquent, le mouvement de la caméra, ainsi que la disposition statique des éléments dans le cadre, doivent être pris en compte.
- Lorsque vous photographiez des actions non contrôlées, vous ne pourrez peut-être pas prédéterminer la composition. Parfois, tout ce que vous pouvez faire est de corriger certaines erreurs de composition.

Dans les médias animés, l'image à l'écran est appelée une prise de vue (les mêmes mots ont une signification différente en photographie, en vidéo la prise de vue correspond à la notion de prendre une photo sur le vif et non pas de créer une photo en étudiant la composition et les éclairages avant déclenchement). Une prise de vue (en vidéo) est une séquence continue à partir du moment où l'enregistrement commence jusqu'au moment où l'enregistrement s'arrête. Une prise de vue peut durer quelques secondes, plusieurs minutes ou tout le programme. Un cameraman de vidéo (on dit vidéaste je crois -je ne suis pas versé dans l'image animé) doit toujours penser en termes de plans.

Les écrans ont énormément changé, ils sont devenus géants et sont même devenus panoramiques (16/9) mais les vieilles habitudes sont restées... d'ailleurs le format 4/3 n'a pas disparu, en photographie numérique non plus !!!

Je vais vous donner des exemples de dessins simples de cadrage de télévision qui indiquent comment mettre en scène et montrer des éléments dans les limites du petit format 4/3 fixe d'une image de télévision.

BON
MAUVAIS
BON
MAUVAIS
Les cases en fond vert correspondent à des cadrages acceptés en photographie, les cases en fond rouge correspondent à des cadrages également recommandés en photographie.
OK, désolé, je ne me suis pas tué pour les dessins...

En vidéo il est également recommandé d'utiliser les angles hauts et bas (plongée et contre-plongée) avec prudence, c'est également vrai en photographie mais, hors portrait, ces angles sont très acceptables en photographie... En effet, ces angles ont tendance à déformer le corps et le visage du sujet. Et, bien sûr, comme en photographie, il faudra surveiller les objets qui semblent sortir ou être en équilibre sur la tête d'une personne...

N.B. : La deuxième image de la troisième ligne (3-2) ainsi que les deuxième (4-2) et quatrième (4-4) images de la quatrième ligne sont admissibles en photographie même si, stricto sensu, elles risquent de bloquer la lecture de la photo avec un modèle qui regarde au-delà du cadre... mais judicieusement utilisées, elles donnent une signification particulière à l'image finale... Je ne vous donnerai qu'un exemple réel qui, stricto sensu, devrait être refusé mais qui donne toute la signification à l'image finale :

Cette photo, que j'aime bien, se situe un peu quelque part entre les schémas 4-2 et 4-4.

Ce deuxième exemple réel peut sembler inacceptable du point de vue de la composition... pourtant, il répond au schéma 2-3.

Pour tout le reste, les règles sont communes pour la vidéo et la photographie.

Je vous répèterai donc d'être très prudent quant au choix des médias sensés stimuler votre auto-formation photographique...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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