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Dans cette partie du site j'ai décidé de traiter « en profondeur » (j'aimerais dire exhaustivement mais je ne suis pas sûr que ce soit à ma portée -bien que-) des sujets qui font de la photographie un art et une technique évoluée. Cette page n'est donc -en principe- pas destinée aux débutants qui auront tout intérêt à s'imprêgner d'abord des bases dans d'autres pages puisque tous ces sujets ont déjà été traités (ou le seront) ... n'hésitez pas à rechercher ici.

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ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu
La profondeur de champ La composition


LA PROFONDEUR DE CHAMP

QU'EST-CE QUE LA PROFONDEUR DE CHAMP ?

La photographie peut sembler être une forme d'art "simple" mais au cœur se trouve un ensemble complexe de règles, de mathématiques et de composantes intégrales qui sont utilisées dans la création de toutes les images, en plus de la composition. Cet article est conçu pour être aussi simple que possible et expliquer la profondeur de champ et comment vous pouvez l'utiliser pour améliorer votre photographie.

La définition de base de la profondeur de champ (PdC) est la partie d'une scène qui apparaît nette dans l'image. Bien qu'une lentille puisse focaliser précisément à une seule distance, la diminution de la netteté est graduelle de chaque côté de la distance de mise au point, de sorte que dans la PdC, le flou est imperceptible dans des conditions d'observation normales. C'est un peu compliqué à comprendre et à peu près tous les écrits que j'ai pu lire et qui expliquent la profondeur de champ se rapportent à des équations mathématiques (ce n'est pas ce que je souhaite faire ici, rassurez-vous !) mais essentiellement, la profondeur de champ se concentre sur un élément spécifique du champ de vision et en ajustant le réglage de l'ouverture du diaphragme de l'objectif on déterminera ce qui sera mis au point (en plus du sujet principal).

Si vous voulez que tout soit net, vous voudrez une profondeur de champ importante, où le premier plan, l'arrière-plan et tout le reste du cadre seront nets. L'application la plus courante pour cela se trouve dans un vieux terme photo (une vieille technique) appelé sunny 16. La règle du sunny 16 dit que si vous êtes à l'extérieur par une journée ensoleillée, réglez votre diaphragme à f/16, votre vitesse d'obturation au 1/ la valeur ISO du film et tirez, vos photos devraient toutes apparaître bien exposées et nettes sur toute leur profondeur. Le contraire de la mise au point profonde est la mise au point peu profonde, où vous, en tant que photographe, sélectionnez une partie du cadre tout en composant ce que vous voulez mettre au point en réglant l'ouverture de votre diaphragme à une valeur plus faible (une plus grande ouverture), un terme commun utilisé par les photographes se réfère à une valeur "f/nombre" faible sur votre objectif, vous créez ainsi une séparation entre la partie focalisée (nette) et la partie non focalisée (floue).

La qualité de cette zone de non mise au point, déterminée en partie par la qualité de l'objectif, le réglage de l'ouverture, la distance par rapport à l'appareil et la distance entre le sujet et les « autres » parties de la zone composée, est communément appelé bokeh par les photographes. Je me permettrais toutefois de souligner que ce terme de bokeh veut en principe parler uniquement de la qualité du flou d'arrière plan et pas de la présence du flou d'arrière plan... alors que très souvent on amalgame les deux sens... c'est nul, mais bon, c'est ainsi !

POURQUOI S'INQUIÈTER DE LA PROFONDEUR DE CHAMP ?

Alors, pourquoi est-il important de connaître la profondeur de champ et comment allez-vous l'implanter dans votre photographie ? La faible profondeur de champ vous permet d'attirer l'œil du spectateur dans des parties spécifiques de l'image, créant une distance visible entre le sujet et le reste de la photographie bidimensionnelle, par ailleurs totalement plate. D'un autre côté, l'utilisation d'une grande PdC assurera que les choses comme les couchers de soleil ou les photos de groupe seront nettes d'un bout à l'autre de l'image. La mise en œuvre de ces deux techniques de base de profondeur de champ vous permet de choisir comment le spectateur de votre photographie perçoit votre image et vous permet d'être créatif avec ce qui est et ce qui n'est pas net. Des tas de sites sur internet présentent les calculs mathématiques et des illustrations qui expliquent en détail comment la profondeur de champ est calculée, à quoi ressemblera le bokeh potentiel et comment calculer des choses comme le cercle de confusion. Ces tableaux et ces explications sont extrêmement utiles, mais sont aussi très déroutants en soi. Ils illustrent ce qui se passe réellement, mais il y a plus important et je peux aider à partager avec vous ce dont ils parlent réellement et pourquoi vous voudrez peut-être les utiliser. Une fois que vous aurez compris comment et pourquoi utiliser la profondeur de champ, vous arrêterez de prendre des instantanés et vous commencerez à créer des photos !...

Si vous photographiez un portrait en extérieur et que vous tirez diaphragme grand ouvert, ou avec une PdC limitée, votre sujet devient le point focal de l'image. Il est encore clairement visible que la scène a lieu dans une rue, mais l'accent est mis sur le modèle, pas sur l'environnement. En tirant avec une faible PdC, l'œil du spectateur est instantanément attiré vers le modèle puisqu'il est au point...

Autre exemple de faible profondeur de champ, un modèle, seul point focal de la photo, avec au fond ce que l'on devine être des arbres. En choisissant une faible profondeur de champ, l'arrière-plan devient rien de plus qu'une jolie toile de fond pour mettre en valeur le sujet de premier plan. L'intention de tirer cette image à large ouverture est d'attirer l'attention sur le modèle tout en utilisant l'environnement naturel comme arrière-plan intelligent...

En regardant la profondeur de champ, vous verrez dans cette image de groupe que tout le monde et tout l'environnement étaient destinés à être vus, donc le photographe a choisi un diaph' étroit (une faible ouverture) f/16 ou moins (je parle en fraction, c'est à dire f/22, f/32 etc...).

Dans cette image de cascade, la scène est nette partout. L'utilisation d'une faible profondeur de champ n'aurait pas eu de sens, car aucune partie de l'image n'est plus importante qu'une autre. Alors qu'une autre technique est utilisée ici -l'exposition longue- le concept de profondeur de champ est toujours le même.

Sur une photo qui aurait pu être créée d'une manière ou de l'autre, cette image a été prise à f/22 pour que le sujet au premier plan et la montagne en arrière-plan soient nets. Si le photographe avait voulu se concentrer uniquement sur le musicien, une profondeur de champ peu profonde et peut-être une ouverture de f/5.6 aurait été choisie. Peu importe, c'est le choix du photographe et le message qu'il souhaite partager, il n'y a pas de bonne ou de mauvaise manière de traiter une image...

COMMENT APPLIQUER LES BONS PRINCIPES DE LA PROFONDEUR DE CHAMP À VOS PHOTOS ?

Avec une compréhension des bases de la profondeur de champ et quelques exemples basiques, la mise en œuvre est la prochaine étape.

Afin de prendre des photos avec une faible profondeur de champ, quelques facteurs entrent en jeu.
 Distance focale de votre objectif
 Ouverture maximum (valeur de diaphragme la plus basse)
 Distance de votre sujet
 Distance entre votre sujet mis au point et la section non mise au point
 Taille du capteur numérique OU
 Taille du film (pour les argentistes, 35mm, 120, 4x5, etc.)
 Taille des photosites du capteur (nombre de pixels rapporté à la surface du capteur)

Tous ces facteurs détermineront essentiellement ce que vous pouvez et ne pouvez pas faire en ce qui concerne le bokeh ou la netteté globale de l'image d'un point à l'autre. Alors, comment pouvez-vous appliquer ces techniques ? Pour obtenir l'image souhaitée lorsque votre but est une faible PdC, vous voudrez que l'objectif soit le plus long et le plus rapide (valeur de diaph' la plus basse) possible et que votre sujet soit aussi proche que possible de l'objectif. C'est ainsi que les photographies de macro présentent des images d'insectes si étonnantes, mais c'est aussi ce qui permet de séparer une photographie de portrait d'un simple instantané. Inutile de dire que vous ne pouvez pas obtenir une PdC peu importante en demandant à quelqu'un de s'appuyer contre un mur. C'est aussi pourquoi les portraits et la photographie de mode sont généralement créés avec des objectifs dans la gamme des 70-200mm et pourquoi les Nikon 85mm f/1.4 et Canon 85mm f/1.2 (par exemple) sont parmi les objectifs les plus populaires pour cet exercice. Mais cela ne veut pas dire que vous devez dépenser 2000 € pour un objectif afin d'obtenir une faible PdC, sachez simplement que vous obtiendrez de meilleurs résultats avec un meilleur équipement MAIS qu'utiliser tous les facteurs listés ci-dessus vous permettra d'obtenir de bons résultats en faisant l'impasse sur la grande ouverture et ainsi économiser énormément d'argent !... Pour une profondeur de champ importante, presque n'importe quel objectif fonctionnera puisque le but est que tout soit parfaitement net, mais encore une fois, la qualité de construction et la qualité globale du verre aideront à définir une image meilleure et plus nette. Il est également intéressant de noter que la plupart des objectifs ont une valeur de diaph' privilégiée, c'est-à-dire que la plus grande ouverture n'est pas la meilleure, certes elle permet une faible PdC mais au prix d'une netteté globale moindre. La plupart des objectifs sont le plus net entre f/5.6 et f/11.

QU'EN EST-IL DES RÉGLAGES DU BOÎTIER ?

Avec un peu de compréhension, comment pouvez-vous mieux appliquer cette technique ? Simple !. Quelle que soit l'importance de PdC que vous voulez obtenir, l'application est la même. Réglez votre appareil photo sur le mode priorité à l'ouverture. Dans ce mode, vous choisissez l'ouverture à utiliser et l'appareil photo, à l'aide du posemètre interne, sélectionnera la meilleure vitesse d'obturation pour obtenir une bonne exposition. Attention, j'ai mis "bonne" en italique car quelle que soit la qualité du boîtier, vous serez obligé d'appliquer une compensation d'exposition pour sur ou sous-exposer légèrement selon l'éclairement de votre sujet et de ce que vous souhaitez montrer. Alors que je milite à longueur de site pour l'utilisation 100% manuelle de vos boîtiers, pourquoi ai-je parlé d'automatisme à priorité ouverture et pas en mode manuel complet ? Pour deux raisons, la première est qu'il est préférable d'être rompus à la technique 100% manuelle -que vous utiliserez un jour ou l'autre, c'est certain (!)- et la deuxième parce que ce n'est pas toujours le choix le plus logique -au début- en fonction de vos conditions de prise de vue. Quand il s'agit de photographier des enfants en train de jouer dans un parc ou dans un champ, ils courent dans tous les sens, au soleil et à l'ombre. Un débutant du mode 100% manuel sera plus concentré sur la course des enfants pour les suivre et travailler la composition, et ne pourra pas se concentrer sur les réglages de l'appareil photo. Utiliser le mode automatique à priorité ouverture avec une grande ouverte (valeur de diaph' inférieure) c'est obtenir une faible PdC sans ne jamais avoir à se soucier de l'exposition parce que l'appareil photo s'en chargera. Inversement, lorsqu'il s'agit de faire des photos de groupe ou des paysages, il suffit de repositionner le diaphragme à f/16 pour que tout soit net. Pourquoi ne pas utiliser le mode Portrait intégré aux appareils photo d'entrée de gamme ? Eh bien, pour être honnête, parce que c'est nul... Les fabricants de caméras ajoutent ces préréglages dans une tentative de rendre la prise de vue plus facile, mais la réalité est toute autre, quelques connaissances de base en photographie et savoir ce que vous voulez trouver sur le résultat final signifie que vous n'aurez jamais besoin de ce genre de mode... Le mode portrait intégré dans les caméras est essentiellement configuré pour une grande ouverture et donc une faible PdC (valeur de diaph' inférieure), c'est tout, pas d'autre forme de magie ! Pourquoi laisser le boîtier choisir l'importance de la PdC quand on est soi-même en mesure de mieux faire en étudiant un peu ?

ET LA POST-PRODUCTION ALORS ?

Profondeur de champ en post-production ? Voilà une proposition indécente ! Je milite toujours pour faire le plus possible dès la prise de vue parce que le résultat final sera bien meilleur, mais que faire si vous ne réussissez pas à obtenir la profondeur de champ désirée ou si vous voulez ré-éditer des photos anciennes ? Certaines techniques avancées dans Photoshop -dont j'ai parlé par ailleurs- qui nécessitent un flou sélectif de l'arrière-plan peuvent vous rapprocher du résultat (sans être impressionnant !), mais elles nécessitent beaucoup de temps et un vrai savoir faire. Editer toutes vos photos de cette façon n'est pas souhaitable, c'est un travail fastidieux, possible mais très emm*** vu le résultat. Une autre option serait d'utiliser des plug-ins spécifiques, oui ça existe, mais le résultat n'est pas à la hauteur des attentes. Certains de ces filtres plug-ins émulent les effets de plusieurs objectifs populaires réputés pour leur bokeh et vous donne un contrôle total mais, encore une fois, cela prend du temps et il faut peu pour tuer ses photos car le résultat sent le faux.

Maîtriser et utiliser la profondeur de champ est à la fois une technique de photographie fondamentale et complexe qui s'applique à presque tous les types de photographie, mais il est capital d'apprendre à s'en servir parfaitement sans devoir réfléchir. Cela permettra de ne pas dépendre des préréglages peu flatteurs intégrés dans votre appareil photo et gagner plus de contrôle, pour finalement aboutir à de meilleures photos et pas seulement des instantanés. Allez-y, jouez de la profondeur de champ et voyez à quel point votre photographie peut devenir incroyable !...

Si vous ne deviez retenir qu'une seule chose de cet article ce serait :

Vous souhaitez :
Une petite PdC
Une grande PdC
Préférez une grande surface sensible (film/capteur)
film : 4x5" > 120 > 35
capteur : MF > Full Frame > APS > 4/3 > µ4/3
Préférez une petite surface sensible (film/capteur)
film : 35 > 120 > 4x5"
Capteur : µ4/3 > 4/3 > APS > Full Frame > MF
À taille de capteur constante, préférez un faible nombre de pixels (ex: Full Frame à 20 MPxl) À taille de capteur constante, préférez un grand nombre de pixels (ex: Full Frame à 50 MPxl)
Préférer un objectif de longue focale
500mm > 100mm > 80mm > 50mm > 35mm > 28mm > 15mm
Préférer un objectif de courte focale
15mm > 28mm > 35mm > 50mm > 80mm > 100mm > 500mm
Préférez un objectif rapide (grande ouverture)
f/1.2 > f/1.4 > f/2 > f/2.8 > f/3.5 (> f/4)*
Tous les objectifs conviennent (petite ouverture)
f/22 > f/16 > f/11 > f/8 > f/5.6
Préférez une faible distance sujet/objectif à focale const. Préférez une grande distance sujet/objectif à focale const.
Préférez une grande distance sujet/fond Préférez une faible distance sujet/fond
* un zoom de Kit n'est pas l'objectif rêvé car une ouverture de f/5.6 pour une focale "longue" n'est pas suffisante...

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LA COMPOSITION

Vaste sujet ! Sujet ambitieux s'il en est ! Sujet inépuisable aussi ! Pourtant, il est impossible de faire l'impasse sur ce pan capital en photographie ! Je vais donc essayer de vous donner un maximum d'informations sur le sujet dans un article que je vais essayer de créer au plus court !...

LES MOYENS BASIQUES DE CHANGEMENT DE LA COMPOSITION

La plupart du temps, les gens loupent une image pourtant patiemment composée simplement parce qu'ils n'ont pas pris le temps de chercher une alternative peut-être légèrement meilleure. Lorsque vous avez trouvé une scène qui vaut la peine d'être photographiée, n'oubliez pas d'envisager, avant de déclencher, quelques moyens d'améliorer la composition. Pas évident ? Certes, mais c'est plus facile que vous ne le pensez !... Bien sûr, ce conseil est inapplicable lorsque votre sujet est fugace et la photo créée sur le vif !...

Faites les cent pas, tournez en rond.
Essayez de trouver toujours un meilleur endroit d'où photographier une scène ou un objet... cela vous donnera une meilleure alternative pour composer votre image. Si possible, faites un tour et regardez la scène de différents endroits. Considérez quel point vous donne la meilleure chance de composer le plan avec de bonnes règles de composition à l'esprit et si l'une de ces règles peut valoir la peine d'être volontairement violée.

Inclinez le boîtier.
Il suffit souvent de changer l'angle de l'objectif de haut en bas, puis de gauche à droite pour voir ce que vous pourriez obtenir. Est-ce que le premier plan ajoute un bonus ou parasite la scène ? Pouvez-vous éviter des éléments distrayants comme des branches d'arbres sur le bord de la composition ? etc.

Point de vue.
Cela consiste à généraliser ce qui a été dit plus haut, mais cherchez des endroits qui pourraient offrir un point de vue différent du sujet que vous photographiez. Pouvez-vous tirer d'une position plus élevée ? Plus basse ? Cela peut souvent vous donner une image plus forte et c'est la raison pour laquelle vous voyez souvent des photographes se contorsionner dans des positions très inconfortables.

Horizontal ou Vertical.
Votre photo sera-t-elle mieux servie en tenant l'appareil verticalement ou horizontalement (orientation portrait ou paysage) ? N'oubliez pas que vous pouvez également envisager, dès la prise de vue, comment vous pourrez recadrer la photo pendant la phase de post-production (analogique ou numérique).

Remplissez le cadre.
Les grands maîtres de la photographie ont lourdement insisté sur le fait que si une image semble bonne dans le viseur c'est qu'il faut s'approcher de son sujet d'un bon mètre ! Vous pouvez remplir le cadre en vous rapprochant de l'objet que vous photographiez ou, si cela n'est pas possible, en utilisant un zoom. Remplir le cadre conduit généralement à une meilleure composition et des images plus fortes.

Ce paragraphe se résume par examinez attentivement votre environnement avant même de mettre l'œil au viseur. Pensez au sujet que vous photographiez. Et rappelez-vous qu'il existe toujours plusieurs façons de composer une photographie...

ET L'ESPACE NÉGATIF ALORS ?

Je viens de dire qu'il fallait remplir le cadre mais j'ai également dit qu'il est des règles qui doivent être violées et voilà justement un exemple important (capital ?!) de violation de la règle ! L'espace négatif, par définition, est l'espace vide autour du sujet ou de la zone focalisée de la photographie. Si les bords de la photo encadrent le contenu et que le sujet est le point focalisé, il est possible que (presque) toutes les photos, même les macros et même les portraits serrés peuvent avoir un espace négatif.

Pour illustrer à quel point l'espace négatif peut être puissant, la photo ci-dessus montre à quel point rien ne peut être puissant dans le cadre. Ne concluez pas trop vite cependant, parfois l'espace négatif dans la composition d'une photo est tout aussi (voire plus) puissant et visuellement attrayant que le sujet ciblé. Prenez la même photo (mais si différente !) par exemple :

Ici, le sujet pourrait être le ciel qui est, pourtant, l'espace négatif !...

Réaliser un bel espace négatif dans votre composition ne signifie pas utiliser des objectifs super grand angle ou coincer le sujet en bas ou dans un coin du cadre. On peut remplir le cadre d'une photo tout en conservant l'espace négatif qui renforce le sujet.

Essayez l'espace négatif dans vos photos en gardant présent à l'esprit que le sujet est et doit rester la clé de la photo mais essayez de considérer différemment la composition en mettant l'accent sur... rien... vous serez ainsi surpris par le plus que cela apportera à votre image !...

ÉLÉMENT IMPORTANT DE LA COMPOSITION : LA PERSPECTIVE

La perspective se réfère à la relation des différents objets présents dans une image - l'espace entre eux, leur taille relative, leur placement dans la scène, etc.. Devenir familier avec différents styles de perspective peut être inestimable dans votre quête de créer des images visuellement saisissantes.

Perspective Linéaire ou Horizontale
Les lignes parallèles qui s'éloignent semblent converger à l'horizon d'une scène. Vous avez probablement vu cela d'innombrables fois dans les photos de voies ferrées avec les rails qui semblent se fondre au loin. C'est ce que l'on appelle le point de fuite. L'espace entre les rails est fixe, bien sûr, mais il semble se rétrécir au fur et à mesure que les rails se rapprochent de l'infini. Mais cet effet n'est pas uniquement intéressant avec des rails de chemin de fer !!!

Perspective Verticale
Il s'agit du même effet que précédemment mais cette fois il s'applique à un objet qui s'étend en hauteur et pas au loin à l'horizon. Plus l'objet est élevé (dans le plan horizontal) dans la photo, plus il semble lointain et petit, les objets situés plus bas (dans le plan horizontal) apparaissent plus proches et plus grands.

Perspective "Atmosphérique"
La représentation d'objets situés à des distances très lointaines est altérée par les effets des conditions atmosphériques entre l'objectif et l'objet photographié. Les objets deviennent moins distincts, moins nets, moins contrastés, moins colorés, car plus d'atmosphère est placée entre eux et l'appareil photo, la poussière, la fumée, la vapeur d'eau et divers autres facteurs concourent à altérer les objets lointains. Ironiquement, cette baisse notable de qualité sert aussi à créer de la profondeur, en particulier en photographie de paysage.

Chevauchement de Perspective
Si une image comporte plusieurs objets placés sur le même plan, les objets se chevaucheront et les objets les plus proches cacheront partiellement les objets les plus éloignés. A partir de là, le spectateur peut plus facilement déterminer la distance relative d'un objet par rapport à un autre.

Taille décroissante
Cet effet est mieux démontré par la répétition d'objets tels que des rangées d'arbres. Le premier étant le plus proche du boîtier apparaîtra plus grand, chaque arbre suivant dans la rangée semblant plus petit.

Perspective forcée
La perspective forcée repose sur le placement volontaire d'un objet de sorte qu'il apparaisse plus loin, plus proche, plus grand ou plus petit que dans la réalité.

Il existe d'autres types de perspectives mais plus marginales, j'en parlerai peut-être plus tard dans ce chapitre. Mais pour le moment je trouve plus intéressant de vous donner quelques moyens de jouer avec les perspectives :

- changer de focale
Pour influer sur les distances, les focales plus larges accentuent la perspective linéaire, tandis que les focales plus longues ont un effet de compression et réduisent l'impression de distance. Choisissez votre focale en fonction de la façon dont vous voulez représenter les distances dans votre image. Si vous voulez jouer avec la profondeur, photographier avec un objectif grand angle très près de votre sujet aura pour effet d'augmenter la profondeur apparente. D'un autre côté, une photo prise avec un téléobjectif d'une plus grande distance semblera avoir moins de profondeur.

Voyez l'effet du grand angle sur la perspective...


...et maintenant, l'effet du téléobjectif.

- Changer de point de vue
Peut-être que le moyen le plus commode de modifier la perspective est de simplement bouger. Changez votre point de vue. Descendez, montez, faites un pas vers la droite ou vers la gauche, tout point de vue autre que le niveau des yeux (le point de vue le plus couramment utilisé) peut faire une différence significative de perspective.
La perspective en tant qu'outil de composition aura un impact puissant sur les images que vous produisez une fois que vous aurez compris comment et quand utiliser différents types de perspectives. Peu importe le type d'appareil que vous utilisez, absolument tout le monde peut améliorer sa photographie de cette façon.

LES FONDEMENTS D'UNE BONNE COMPOSITION

Je ne vous parlerai pas ici des règles universellement connues comme la règle des tiers (dont j'ai déjà parlé par ailleurs) mais d'une approche plus globale des fondements.

L'élément d'accroche
Avoir un sujet dans une photo peut sembler une nécessité évidente (!!!) mais très souvent, des photographies sont créées alors qu'il n'y a pas d'élément d'accroche pour donner un sens à l'image. Ces éléments peuvent être un nombre quelconque de choses (un visage, une personne, un animal, etc.) mais ils peuvent être des objets intangibles tels que des zones de contraste élevé ou une faible profondeur de champ qui attire l'attention des spectateurs sur une partie spécifique de l'image. Vous pouvez ajouter plus d'intérêt à votre élément d'accroche en comprenant les notions de lignes principales, de géométrie et de cadrage. J'en ai parlé par ailleurs...

La structure
Il y a toutes ces « règles » auxquelles nous adhérons telles que la règle des tiers, la symétrie, le ratio d'or, les pyramides et l'utilisation du cadre complet. Bien sûr, les règles sont toutes censées être brisées et parfois c'est amusant et intéressant de sortir du cadre des règles classiques, mais un bon photographe doit avoir une bonne compréhension de ces règles avant de les enfreindre intentionnellement.

L'équilibre
Il est important de trouver un équilibre dans les photos pour que « le poids visuel de l'image soit équilibré ». L'une des façons d'y arriver est d'évaluer les valeurs de luminosité et de contraste dans la photo. Il faudra également s'assurer que les objets (visage, silhouette, etc.) à l'intérieur de la photo ne captent pas totalement l'attention au détriment d'autres éléments importants et complémentaires dans la photo.

L'élément humain
Quel que soit le sujet de votre photo, quel que soit le cadre décidé, quelle que soit la position de l'élément humain dans le cadre, quelle que soit la taille de l'élément humain dans le cadre, quelle que soit la couleur de ses vêtements, c'est toujours cet élément humain qui attirera l'attention du regard du spectateur ! Un paysage grandiose, qui est le sujet de la photo, perdra toute sa signification dès lors qu'une toute petite silhouette humaine apparait dans le cadre !... Même si cette silhouette n'est pas placée sur un des points forts de l'image !...

Ci-dessus, le sujet est bien cette merveilleuse ruine de chapelle en pierres sèches en bord de mer, sur la dune... mais que fait ce randonneur à droite de l'image ? Vous pouvez constater que vous ne voyez que lui ! Il est inintéressant dans la scène, d'ailleurs il est "marginalisé", il n'est pas très grand, il n'est pas situé sur un point fort de l'image, certes il est habillé de rouge, mais même habillé de noir ou de gris, il accaparerait toute votre attention ! Vous avez beau essayer de fixer la ruine, votre œil se détournera automatiquement vers lui !

Dans le cas de cette image, il aurait fallu attendre que ce promeneur disparaisse du cadre avant de déclencher ou le faire disparaitre en prost-production !

DONNER DE L'IMPORTANCE AU PREMIER PLAN

Le concept d'intérêt du premier plan n'est pas une découverte, mais trop peu de photographes amateurs y accordent de l'importance... pourtant c'est une façon extraordinaire de transformer une image ordinaire en image magnifique. Les images incluant une importance au premier plan (principalement des paysages) sont généralement plus intrigantes visuellement que celles qui en sont dépourvues. Il crée une photographie en couches qui fournit un point focal pour commencer, puis vous permet de développer les autres parties de l'image. Ce concept fonctionne particulièrement bien lorsque vous avez un sujet imposant (comme le soleil) car un objet fort au premier plan peut aider à équilibrer votre composition...

Mais comment trouver un point d'intérêt au premier plan ? L'importance donnée au premier plan va bien au-delà de la simple mise en avant de votre sujet, c'est un point d'accroche qui enoblit votre sujet et ajoute plus d'intérêt à une photographie déjà intéressante.

Disons que vous avez trouvé un sujet que vous voulez photographier, ce pourrait être une vue panoramique sur la montagne ou simplement un inconnu dans la rue. Une fois que vous connaissez votre point d'accroche principal (votre sujet), regardez son environnement et trouvez quelque chose que vous pouvez utiliser pour créer un centre d'intérêt au premier plan. Cela pourrait être une personne, des formations rocheuses, une feuille sur le sol et que sais-je d'autre, toutes ces choses différentes qui pourraient se frayer un chemin dans votre photo. Une fois que vous avez trouvé à la fois votre point d'accroche principal et un objet de premier plan intéressant, vous pouvez alors recomposer votre photo pour inclure les deux... assurez-vous d'explorer différentes perspectives.

Un bosquet se reflétant dans l'eau calme d'un étang, c'est apaisant, c'est beau, et en ce début d'automne c'est si chaud, tout le monde veut photographier ce genre de scène (et d'ailleurs, tout le monde le fait !) donc c'est tellement vu que cela perd tout son intérêt en photo... En cherchant un peu alentours, dans cet environnement, voilà qu'une vieille souche vermoulue s'est imposée pour servir d'objet de premier plan, ce qui non seulement a considérablement augmenté le niveau d'intérêt, mais a également fait une photo plus attrayante dans l'ensemble.

Les meilleures photographies présentent un point d'intérêt au premier plan qui ne fournit pas seulement quelque chose d'autre sur quoi se concentrer, mais qui complète la composition générale... C'est la signature d'un photographe averti.

Conseil pour l'utilisation d'un point d'intérêt de premier plan : jouez de l'ouverture du diaphragme pour mettre en évidence votre attention sur le premier plan ou sur le sujet. Une faible ouverture pour une profondeur de champ maximale (comme l'exemple suivant), une grande ouverture pour flouter le premier plan ou l'arrière-plan, voire créer un sandwich de flou/netteté (comme dans le deuxième exemple suivant). C'est une excellente façon de créer des images artistiques tout en définissant où vous voulez que votre public se concentre.



Sur la première image j'ai voulu placer en opposition l'industrie polluante et la nature qui subit cette pollution... Il fallait donc que tout puisse être lu avec la même force avec, toutefois, un espoir avec les feuilles de l'arbre (vivantes) qui contrastent avec les herbes hautes (mortes) à mesure que l'on s'approche du complexe industriel... Une profondeur de champ maximale était donc indispensable d'où l'utilisation du grand angle et d'une faible ouverture de diaphragme. Sur la deuxième image, j'ai décidé de jouer la carte du sandwich : la fleur sauvage en milieu hostile (les pierres), ici, une focale "longue" et une grande ouverture de diaphragme pour ne présenter nettement que la fleur, les pierres sont les faire-valoir de la plante, elles donnent un élément d'avant plan très parlant même si flou et un élément d'arrière-plan également flou... L'image est d'autant plus lisible !...

Gardez toujours à l'esprit votre ouverture de diaphragme et votre (distance) focale lorsque vous composez une image, surtout si elle comporte un élément d'intérêt au premier plan, car cela peut grandement affecter le sens que vous voulez intégrer à votre composition globale... Il y a plusieurs façons d'utiliser les éléments d'intérêt en premier plan à votre avantage, cet article n'est qu'une introduction à son efficacité. La prochaine fois que vous partirez pour une séance photo, essayez de l'incorporer dans vos prochaines images. Utilisez des perspectives, des ouvertures et des (distances) focales différentes pour voir comment la recomposition d'un premier plan peut grandement modifier l'impact de votre photo...

USER ET ABUSER DE LA MISE AU POINT SÉLECTIVE

Bien que tout photographe qui se respecte connaisse Ansel Adams, je n'insisterai pas sur le fait que ce dernier a été (entre autres) précurseur de la profondeur de champ maximale qui a ouvert en grand les portes de la photo de paysage au grand format. Je rappelle qu'une chambre grand format est fréquemment équipée d'objectifs permettant des ouvertures de diaphragme à f/64 et plus... donc à des profondeurs de champ faramineuses ! Plus récemment, les boîtiers numériques à petit capteur offrent également (pour des raisons différentes) des profondeurs de champ extraordinaires et encore plus récemment les capteurs pourvus d'un très grand nombre de pixels augmentent encore plus cette profondeur de champ. Les photographes de paysages ont gardé cette habitude de créer des images dans lesquelles le premier plan et l'arrière plan sont tout aussi nets. Mais tout le monde n'a pas envie ou n'a pas besoin de créer des images avec une telle profondeur de champ ! Bien au contraire, utiliser une très courte profondeur de champ est un atout non négligeable pour donner plus de punch à sa composition !... C'est là que l'on parle de mise au point sélective !

Qu'est-ce que la mise au point sélective ?
Mise au point sélective est un terme plutôt clair ne nécessitant pas de longues explications : vous mettez au point sur la partie spécifique d'un sujet que vous voulez mettre en évidence ou accentuer, et vous "ignorez" le reste, le noyant dans le flou. La mise au point sélective est souvent utilisée pour des études de sujet, pour attirer l'attention sur un sujet ou une partie d'un sujet et évoquer une humeur méditative ou contemplative en regardant le sujet dans le contexte de son environnement flou mais reconnaissable.

Mise au point sélective et profondeur de champ
Afin de réussir cette prouesse photographique de mise au point sélective, il y a une considération technique essentielle à prendre en compte. La mise au point sélective nécessite une faible profondeur de champ. La profondeur de champ est, en bref, la distance devant un sujet et derrière un sujet qui est clairement net. Trois facteurs principaux influent sur la profondeur de champ :
Ouverture du diaphragme : Comme mentionné plus haut en parlant du travail de Ansel Adams, les petites ouvertures (grandes valeurs inverses) créent une plus grande profondeur de champ. Dans les cas où la distance focale et la distance de tir sont constantes, la profondeur de champ est beaucoup plus faible à f/2,0 qu' à f/11. Longueur focale : Un objectif d'une distance focale plus courte créera une plus grande profondeur de champ qu'un objectif de distance focale plus longue. Par exemple, un objectif de 28 mm génère plus de profondeur de champ qu'un objectif de 85 mm lorsqu'il est photographié à la même distance du sujet.
Distance : Plus vous êtes proche de votre sujet, moins la profondeur de champ sera grande.
À cela on peut rajouter :
La taille de la surface sensible (film ou capteur) : plus la surface sera petite et plus la profondeur de champ sera grande.
Le nombre de pixels/unité de surface : plus il y aura de pixels sur un capteur de surface constance et plus la profondeur de champ sera grande.

Utilisation de la mise au point sélective
Dans la photographie utilisant la mise au point sélective, les parties nettes et les parties floues sont tout aussi importantes, mais rien dans la technique n'est particulièrement difficile. Voici quelques conseils qui vous guideront dans la mise en œuvre réussie de la mise au point sélective.

Utilisez une grande ouverture : Étant donné que la mise au point sélective concerne le zonage d'une partie spécifique d'une scène et que le reste ne doit pas être net, vous devez utiliser une grande ouverture - au moins f/2,8 (plus c'est mieux).
Vérifier votre mise au point : La mise au point précise devient un peu plus difficile lorsque vous travaillez avec une faible profondeur de champ.
Identifiez les zones utiles hors focus : Les zones de mise au point de votre photo doivent être reconnaissables, pas seulement des taches floues dans le cadre. Si vous photographiez un insecte, par exemple, il peut être judicieux d'inclure certaines feuilles environnantes comme éléments défocalisés (flous). Assurez-vous simplement qu'elles soient toujours reconnaissables comme des feuilles et n'apparaissent comme des taches vertes aléatoires.
Évaluez l'angle : Ce sera plus facile au fil du temps, mais vous constaterez que le bon angle sera incroyablement efficace pour ajouter du punch à vos images en mise au point sélective. Le but est de trouver un angle qui permette aux éléments défocalisés environnants d'être plus éloignés du sujet principal. Cela améliore encore l'effet de mise au point sélective.
Choisissez une longueur focale plus longue : Utilisez votre objectif de plus longue focale.
Gardez la composition à l'esprit : Placez le sujet de mise au point à un endroit de la photo qui permet à l'œil du spectateur de s'éloigner tout en profitant du reste de l'image.

Quand utiliser la mise au point sélective?
La technique de mise au point sélective peut être utilisée dans presque tous les genres de photographie.

Macrophotographie : En raison des bizarreries techniques associées à la macrophotographie, il peut être assez difficile d'obtenir beaucoup de profondeur de champ avec de petits sujets. Ainsi, la mise au point sélective est un moyen de rendre votre travail un peu plus facile et de servir votre sujet de manière esthétique et puissante pour attirer l'attention du spectateur sur une partie très spécifique.
Portrait : À l'aide d'un objectif long et d'une grande ouverture, vous pouvez mettre tout l'accent sur le visage (ou les yeux) de votre sujet, tout en apportant une ambiance et une atmosphère grace aux éléments défocalisés.
Sujets avec des motifs répétitifs : clôtures de piquets, fleurs sauvages, rangées d'arbres. En utilisant une grande ouverture et un angle modéré pour les sujets, mettez au point sur le deuxième ou le troisième ou le huitième objet de la rangée et le reste sera magnifiquement flou.
Deux exceptions notables pourraient être la photographie de paysage (bien que ce ne soit pas impossible !) et de produit où le succès de l'image dépend de la visibilité de tous les éléments.

Encore une fois, la technique de mise au point sélective est facilement réalisée et facilement adaptée à votre propre vision créative. Non seulement vous créerez des images qui mettent fortement l'accent sur votre sujet, mais elles seront également exemptes de distractions et agrémentées d'un magnifique bokeh.

TENTEZ L'ENCADREMENT

Les cadres définissent les limites entre lesquelles votre scène existe, ils peuvent se trouver partout, des lieux naturels aux arrangements heureux et inconscients des choses façonnées par la main de l'homme.

Un cadre naturel est constitué de tout ce qui crée des limites qui peuvent entourer une ou plusieurs scènes. Les cadres naturels communs peuvent être trouvés dans des branches d'arbres ou des formations rocheuses. L'astuce derrière tout type de cadre est qu'il doit vous aider à mettre l'accent sur votre sujet. Au niveau de la composition, l'utilisation de cadres naturels est très utile. Les trouver nécessite un œil affûté et de la chance aussi. L'utilisation de tels cadres est considérée comme une pratique intéressante en matière de composition.

Les cadres artificiels, comme les portes et les fenêtres, sont assez évidents, ils ajoutent toujours quelque chose de plus à une composition. Ils accentuent le message de l'image en focalisant la grammaire de l'image sur le sujet à l'intérieur de la photographie. Ils peuvent donner un sentiment de chaleur et d'intrigue, et ils aiguisent aussi la curiosité humaine en cachant une partie de la scène. Les miroirs agissent bien dans les compositions car ils multiplient le message. Lorsque vous capturez l'architecture en général, mettez-vous au défi de jouer avec des éléments de type cadre et les éléments infinis qu'ils peuvent contenir grâce à votre propre perspective.

Le vignettage est un phénomène optique provoqué naturellement par l'ingénierie optique de l'objectif. Le vignettage peut être utilisé (ou créé artificiellement) pour attirer l'attention du spectateur sur son sujet.

LES RÈGLES DE COMPOSITION

Tout le monde sait que la composition fait ou défait une photo et c'est tout à fait vrai... Partant, il a été étudié les productions artistiques de l'histoire pour définir des canons de la composition. Malheureusement ces canons ont été transformés en règles et il est devenu obligatoire de respecter ces règles de composition ! Mais qu'est-ce qu'un art qui doit se plier à des règles ?

On trouve de nombreuses règles de composition, je voulais d'ailleurs créer une page spéciale « composition » regroupant (entre autre) l'explication de toutes ces règles mais ce serait stérile et sans intérêt, j'ai donc changé d'avis et je ne ferai qu'en citer quelques-unes ici. Le nombre d'or (φ) et tout ce qui en découle, la grille de φ, la spirale de φ, la règle des tiers, j'en passe et des meilleures.

Certes, suivre ces lignes directrices (plutôt que règles) permet d'obtenir une composition agréable, mais il est capital de violer ces règles ! Pourquoi ? Parce que si on regarde de près toutes les règles et que l'on dessine ces lignes sur la surface du cadre d'une photo, on trouvera que l'ensemble de l'image sera couverte !!! Donc cela ne veut plus rien dire. Si on s'amuse à superposer la spirale de φ et la grille des tiers, par exemple, on s'aperçoit qu'il n'y a quasiment aucune différence, l'origine de la spirale se trouvant sur un point fort de la grille des tiers... Trouver un sujet qui suivra la spirale est tout bonnement impossible... donc on a fini par élargir la notion de spirale.

Je suis véritablement scandalisé quand je vois que les logiciels de post-traitement affichent soit la spirale de φ soit la grille des tiers (ou toute autre règle) dès que l'on souhaite recadrer une photo !... N'oublions pas que ces règles ne sont rien de plus que des constatations faites à postériori ! Les artistes anciens ont créé des œuvres agréables et équilibrées, certes, mais avec ces satanées règles, on ne peut plus évoluer !... L'art se doit de créer des choses nouvelles, donc il est indispensable de créer des choses qui nous plaisent et tant pis pour ces règles rigides...

Si vous regardez le travail des grands photographes (mais pas uniquement des photographes !), vous n'en trouverez pas beaucoup qui respectent ces règles (!!!) pourquoi les amateurs devraient-ils s'y enchaîner ?

Je prône donc d'essayer toutes les règles, de chercher si elles fonctionnent pour soi, de découvrir si une est plus efficace pour soi que les autres et de s'en contenter sans pour autant se plier à son dogme !...

Je ne parlerai donc plus de ces règles de localisation des éléments de l'image... je me limiterai aux règles de composition qui se basent sur des données psychologiques mais qui nous laissent le libre choix de placer ce que l'on veut où on le souhaite, pourvu que l'image soit agréable à regarder !...

MISE À JOUR :
Mathieu K. m'a écrit disant regretter mon impasse sur ces règles de composition. Donc, OK, sans entrer dans les détails, je vais me limiter à citer ces règles, si, vraiment, vous voulez vous emprisonner dans ces règles, vous trouverez certainement tout ce dont vous aurez besoin par ailleurs sur internet !

Les règles (de base) de la composition sont donc :

  • La règle des tiers
  • La spirale de φ / la grille de φ
  • Les lignes directrices
  • Les lignes diagonales
  • L'encadrement
  • Le contraste
  • Concentrer le sujet
  • Centrer l'oeil dominant
  • Les motifs
  • La symétrie

Certes, tous ces points présentent de l'intérêt mais, même si vous les appliquez toutes, vous limiterez le champ de votre photographie !...

QUID DE LA RÈGLE DU NOMBRE IMPAIR ?

La composition peut faire ou défaire une photo, c'est bien connu. Il y a tellement de règles (des lignes directrices plutôt) de composition pour créer une image convaincante. L'une d'elles est la règle du nombre impair que peu de photographes prennent en compte lors de la composition d'une image et pour cause... peu en ont entendu parler !...

Comme l'indique son nom, la « règle du nombre impair » suggère que, pour rendre une composition intéressante et plus ciblée, il est plus intéressant d'avoir un nombre impair de sujets dans le cadre qu'un nombre pair de sujets. Pourquoi ? Simplement parce que les nombres pairs créent une symétrie et que le cerveau humain a tendance à comparer les nombres pairs. Attention, cela ne signifie pas que vous ne deviez pas prendre de photos où il y a un nombre pair de sujets !...

Imaginez, par exemple, une photo avec deux éléments et trois éléments dans une autre image (ou quatre éléments dans une et cinq éléments dans l'autre). Laquelle serait, à votre avis, visuellement la plus attrayante ? Bon, OK, la réponse est dans le titre du paragraphe !... Voyons cela de plus près.

Quand il y a deux sujets, cela crée une situation où l'œil se promène entre les deux en essayant de les comparer, de trouver le meilleur, le plus beau, le plus représentatif (etc.) des deux, alors que si vous avez un troisième sujet, l'œil s'arrête sur le sujet du milieu qui attire immanquablement l'attention, il est complété par les deux autres sujets qui l'encadrent et le mettent en valeur...

Vous pouvez refaire la même démonstration en comparant une image contenant 4 éléments avec une autre en contenant 5, etc !...

Le nombre impair aide à créer une image dynamique et intéressante, alors que le nombre pair tend à créer une image statique et ennuyeuse (car elle emprisonne le spectateur dans un cercle vicieux). Essayer de créer de la profondeur dans une image (quelque chose comme de la 3D) avec un nombre impair d'éléments augmentera l'attention du spectateur tout en fournissant un équilibre visuel... Le spectateur recherche toujours un sujet central et cela est obtenu par la règle du nombre impair qui offre un sujet central entouré et mis en valeur par ceux qui l'entourent. Trois éléments créent un triangle et les triangles aident toujours à créer des points d'accroche en amènent le spectateur vers le sujet.

Le plus drôle c'est que ce nombre impair d'éléments fonctionne dans tous les cas... vous pouvez les placer en ligne, côte à côte ou comme une formation en triangle (ou en polygone), la force de l'image sera toujours la même. Il y a juste une limitation : composer une image avec un nombre impair de sujets obéit à la règle mais, le plus souvent, le nombre d'élément se limitera à 3, ou rarement à un maximum de 5... un groupe de 7 éléments fera brouillon et perdra l'intérêt du spectateur -sauf si ce grand nombre présente une cohérence qui le fera inconsciemment considéré comme élément unique (donc toujours impair !)-...



À SUIVRE...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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