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Tout le monde sait très bien qu'on ne peut pas demander à un appareil compact à moins de 50€ les mêmes possibilités et la même qualité qu'apporte un reflex full frame à 2000 ou 3000€. Cela doit-il laisser sous entendre que la photographie numérique est encore une manière de ghettoïser les moins riches ? Ou du moins est-il indispensable de manger de la paille pour pouvoir se payer du matériel haut de gamme pour faire de la photographie ? Pour répondre à cette question j'ai investi dans l'achat de ce type de matériel afin de savoir exactement de quoi je parle et de vous montrer les résultats que l'on peut en tirer... Si vous hésitez entre un appareil photo compact bas de gamme et un smartphone, lisez également la page ici.

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Ce qu'offrent les compacts bas de gamme Tester leurs limites
Critique des limites du compact de test Résultat de la critique et conseils
Et pour aller plus loin... Faut-il préférer des appareils haut de gamme ?
Utilisation optimisée des compacts bas de gamme  


CE QU'OFFRENT LES COMPACTS BAS DE GAMME

Avant de fouiller à l'intérieur, il faut noter qu'ils sont plus petits qu'un smartphone (mais parfois plus épais, cela dépend du smartphone). Autant dire que c'est un avantage non négligeable puisqu'il n'existe plus aucune excuse pour ne pas les emporter partout avec soi. Ils sont aussi légers qu'un smartphone (cela dépend du smartphone bien sûr). Cela complète l'avantage cité précédemment MAIS cela peut représenter un inconvénient majeur (pour moi c'en est un) : il faudra être particulièrement attentif lors de la prise de vue... on n'a rien en main... donc le flou est toujours aux aguets... Ils disposent d'un flash aussi peu puissant que celui des smartphones, mais plus grand d'où une lumière plus diffuse, permettant de meilleurs résultats... Comme pour les smartphones, la visée se fait par l'écran, mais les écrans des petits compacts sont plus petits et bien moins définis que les écrans de smartphone... (sur notre compact de test, l'écran ne mesure que 3" [soit 7,5 centimètres de diagonale !] avec une définition de seulement 230.000 points) donc ils ont le même inconvénient que celui des smartphones quand il s'agit de visée mais en plus, sur les petits écrans, il est plus difficile de repérer au moindre coup d'œil les problèmes de flou que sur un écran de smartphone plus grand...

Vient ensuite le moment d'éplucher le mode d'emploi (généralement non fourni en format papier par mesure d'économie MAIS téléchargeable sur le site du constructeur). Dans le compact test que j'ai acquis (à moins de 50€ je le rappelle), on trouve le mot « intelligent » 14 fois (!!!). C'est fou ce que ce petit matériel peut être doué... MAIS la remarque faite à ce sujet en parlant des smartphones (ici) est tout aussi valable pour les compacts bas de gamme... on ne retrouvera jamais ce mot pour des boîtiers reflex !... Plus un appareil est qualifié d'intelligent et moins il offre de possibilité à son utilisateur... en effet, il prend des décisions techniques automatiquement... et pas toujours à bon escient !... Cela dit, un compact, même de bas de gamme offre plus de liberté qu'un smartphone !...

Je ne vais pas passer en revue les différents modes proposés, ils sont très nombreux sur cette gamme d'appareil et, paradoxalement, même s'il est proposé un mode manuel, il n'est pas si manuel que ça ou, du moins, il n'est pas si simple d'utilisation !... Donc, d'emblée, attendez-vous à vous passer des possibilités créatives autorisées uniquement par le mode manuel !...

Les compacts d'entrée de gamme sont (quasiment) tous équipés d'un zoom avec une plage de focale assez large. Le compact de mon test offre un zoom 25~125mm (équivalent 24x36) ce qui est très intéressant sur le papier, il faudra voir à l'usage ce qu'il produit, puisque ces zooms sont réduits à leur plus simple expression d'un point de vue technique. Il faut ensuite voir la luminosité de cet objectif : l'appareil de test est donné avec un zoom f/2.5~6.3. Si f/2.5 c'est très bien (excellent même) du côté grand angle, par contre f/6.3 du côté téléobjectif ce n'est pas terrible (c'est le moins que l'on puisse dire !), surtout que le fait de jouer du zoom nous éloigne très rapidement de f/2.5 !!! Donc, pas de miracle, il ne faut pas s'attendre à un résultat pouvant concurrencer un Takumar/Pentax, un Zeiss, un Leica, un Voigtlander, un Canon ou un Nikon... En plus, et c'est plus grave, le zoom est en partie optique et en partie logiciel... cette plage logicielle du zoom entraînant une perte de qualité non négligeable... et en plus le passage du mode zoom optique/zoom logiciel est plus que difficile à repérer à la prise de vue !!!

Vient ensuite le point épineux du capteur !... L'appareil de test propose une définition de 16,2 méga pixels effectifs (!!!). Cette valeur est tout à fait acceptable sur un grand capteur, mais n'espérez pas trouver un capteur gigantesque sur un compact bas de gamme !!! Donc, cette valeur serait plus péjorative qu'intéressante (même s'il est possible de descendre le nombre de pixels jusqu'à 1Mpxl !)... En parlant de capteur, il faut s'intéresser à sa taille mais... dans cette gamme de matériel, la spécification de la taille du capteur est franchement noyée dans un flou artistique volontaire !!! L'appareil de test est donné avec un capteur de 1/2.3"... comprenne qui pourra !... Le fabricant est tout de même assez gentil pour préciser que cela correspond à « 7,76mm environ »... Déjà, il faut savoir ce qu'ils entendent par "environ"... Mais dire qu'il s'agit d'un capteur de 7,76mm ne dit pas grand chose, c'est le moins que l'on puisse dire, donc je me suis fendu d'un petit calcul, notre capteur mesure (et je vais arrondir à la décimale supérieure !) : 7x5mm (!!!) qu'il faut comparer aux ~24x17mm des "grands capteurs" APS-C et aux 36x24mm des "grands capteurs" full frame !!!... Et oui, le capteur de notre compact est plus petit que l'ongle d'un petit doigt (!!!) et embarque pourtant 16Mpxl (!!!)... en lisant les autres pages du sites, vous comprendrez ce que cela peut vouloir dire et nous laisse présager quelques mauvaises surprises quant à la qualité technique des images (!!!)... En fait, ces compacts n'apportent -théoriquement- pas plus que les smartphones (sauf le zoom, et les quelques points soulignés plus haut, bien sûr).

Reste que les compacts de bas de gamme offrent des possibilités intéressantes que n'offrent pas les smartphones :
— réglage de la netteté (+/- 2)
— réglage du contraste (+/- 2)
— réglage de la saturation des couleurs (+/- 2)
— réglage de la sensibilité ISO manuellement ou automatiquement
— réglage de l'équilibre des blancs manuellement ou automatiquement
— réglage des capacités et des caractéristiques du flash
— réglage de la correction volontaire de l'exposition (+/- 3IL)
— réglage de la réduction du flou de bougé (commence à apparaître sur certains smartphones)
— réglage du type de mise au point (macro ou normal)
— réglage de la zone de mise au point (même si les smartphones l'autorisent aussi)
— réglage de la résolution des images
— réglage de la qualité du JPEG résultant
— réglage de la correction automatique de l'exposition en contre-jour
— réglage de la technique de mesure de l'exposition
— réglage du retardateur de déclenchement
— etc...

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TESTER LEURS LIMITES

Tout ce que je vous ai décrit dans le chapitre précédent n'est pas franchement encourageant MAIS ne veut pas dire qu'un tel matériel n'est pas en mesure de fournir des images intéressantes et utilisables, bien au contraire !... Le seul problème c'est qu'avant de vouloir utiliser un compact bas de gamme, il va falloir découvrir ses limites. Bien sûr, cela n'est pas réservé aux compacts bas de gamme, il faut en faire autant avec des reflex haut de gamme, mais pas pour les mêmes raisons...

Pour réussir à contrôler les limites, vite atteintes avec ce genre de matériel, il est indispensable de bien apprendre le mode d'emploi et de tester, dans la vraie vie, chaque chose expliquée !...

Il faut ensuite jouer avec les différents réglages système proposés pour tirer le meilleur parti du capteur, en effet, les réglages par défaut ne sont pas forcément les mieux adaptés.

Il faut ensuite tester la balance des blancs automatique pour voir ce qu'elle sait faire et, également, tester les réglages manuels de cette balance afin de déterminer la meilleure technique à adopter.

Il faudra ensuite tester les différents réglages du nombre de pixels. Parfois, en diminuant le nombre de pixels d'une image, avec ce type de matériel, on peut obtenir beaucoup mieux (mais ce n'est pas une généralité, malheureusement —et ce n'est pas le cas avec le compact de test—).

Il faudra ensuite tester la qualité du JPEG (puisqu'il n'y a pas de RAW dans cette gamme !). Parfois, en diminuant la finesse du JPEG, on peut obtenir de meilleurs résultats (mais ce n'est pas une généralité, malheureusement —et ce n'est pas le cas avec le compact de test—).

Si, aux 2 derniers tests, vous ne remarquez aucune amélioration des résultats, diminuez la finesse du JPEG et/ou le nombre de pixels pour l'utilisation que vous ferez de vos images (1 Mpxl suffit pour un affichage web, 16 Mpxl servent à une impression A1 et cette taille d'impression n'a aucun intérêt avec ce type de matériel !)... en effet, si vous ne constatez aucune perte qualitative, vous obtiendrez des fichiers beaucoup moins lourds donc possibilité d'emmagasiner plus de photos sur votre carte mémoire, et ce n'est déjà pas si mal !...

Il faudra ensuite tester la sélection manuelle des différentes valeurs de sensibilité ISO, en effet, des valeurs trop hautes (ou trop basses) peuvent entraîner des résultats encore moins bons. À noter toutefois que si vous utilisez les modes préprogrammés, la détermination automatique de la sensibilité peut donner de meilleurs résultats qu'en fonction "programme".

Il faudra ensuite tester les possibilités du flash.

Et, bien sûr, tester les différents modes préprogrammés.

Toutes les caractéristiques des boîtiers bas de gamme sont limitées, MAIS, en connaissant ces limites on pourra utiliser les images au mieux de leurs possibilités et même, éventuellement, utiliser les faiblesses apparentes pour plus de créativité !... Et c'est justement là que cet article présente son intérêt principal !!!... se débattre avec un appareil compact bas de gamme ne suppose absolument pas l'obligation de se lamenter sur ses limites... mais plutôt l'intelligence de leur utilisation !!!...

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CRITIQUE DES LIMITES DU COMPACT DE TEST

Pour critiquer objectivement les limites d'un appareil, il n'y a pas 36 solutions : il faut faire des images, même sans intérêt «artistique», et partir à la recherche des points faibles... C'est exactement ce que je vais faire dans ce chapitre pour le cas particulier du compact à moins de 50€ que j'ai acheté spécialement pour cette page. Mais tout ce que vous trouverez ici est extrapolable à tous les appareils du même niveau de gamme...


Un test qui ouvrira des horizons multiples : un coup de flash en pleine nuit sans lune, mode «programme», données EXIF [focale 4mm = 25mm éq 24x36 | f/2.5 | 1/30s | 450 ISO | 16Mpxl | netteté +1 | balance des blancs automatique].

Dans l'état, rétrécie, l'image semble convenable. Presque surréaliste, elle peut être limite intéressante. Détaillons-la. La couverture de flash en profondeur est assez faible (environ 4m, beaucoup plus sur le fond clair) et la couverture en largeur est bonne, pas de vignetage, même en grand angle.

Qu'en est-il en taille réelle ?


Dans les zones sombres, on note des bruits importants et, plus grave encore, tout est floconneux donnant une désagréable sensation de flou. Ceci n'a rien d'étonnant, on retrouvait déjà ce phénomène avec les smartphones (ici). Cela confirme la faiblesse des petits capteurs...


Les zones de contraste (même relativement peu important) sont très mal reproduites avec un flou important. Voyez sur la table, c'est encore pire (!) tout devient flou et floconneux... Ceci n'a rien d'étonnant, on retrouvait déjà ce phénomène avec les smartphones (ici). Cela confirme la faiblesse des petits capteurs...


Dans les zones (relativement) bien éclairées, ce n'est franchement pas mieux !... Bruit important, masses floconneuses avec un manque de netteté important et désagréable. Ceci n'a rien d'étonnant, on retrouvait déjà ce phénomène avec les smartphones (ici). Cela confirme la faiblesse des petits capteurs...

Prenons à présent un sujet un peu moins "compliqué" :

Un autre test qui ouvrira des horizons multiples : plus de flash mais un éclairage diffus au tube néon, mode «programme», données EXIF [focale 4mm = 25mm éq 24x36 | f/2.5 | 1/15s | 640 ISO | 16Mpxl | netteté +1 | balance des blancs automatique].

Avec de telles dimensions, l'image est plutôt bonne. La balance des blancs automatique a fait un excellent travail (la même image au smartphone avait une dominante un peu verte -normal-). La plage dynamique semble plutôt bonne.

Qu'en est-il en taille réelle ?

Les zones claires et moyennes sont acceptables pour une valeur "élevée" de sensibilité ISO (n'oubliez pas la taille du capteur !) mais les zones à peine plus foncées sont fortement dégradées : grains, floconnage et taches colorées... ah satané petit capteur !...

Même dans les zones "parfaites" en petite taille, on s'aperçoit que les détails sont inexistants en réalité (taille réelle), tout est floconneux avec impression de flou important. Cela est certainement du à la "haute" sensibilité ISO associée à un tout petit capteur...

Essayons à présent un sujet encore un peu moins "compliqué" :


Un autre test qui ouvrira des horizons multiples : un éclairage diffus lumière du jour, mode «programme», données EXIF [focale 22mm = 125mm éq 24x36 | f/6.3 | 1/60s | 100 ISO | 16Mpxl | netteté +1 | balance des blancs automatique].

En taille réduite, cette image, sans être intéressante (ce n'est pas le but de l'article !!!) semble simplement parfaite.

Qu'en est-il en taille réelle ?


La texture du citron est à peu près rendue (oh, je ne parle pas d'image piquée !!!), de même que la branche. Il n'y a pas ici de contraste très marqué donc pas de zone floue transitionnelle trop importante. On notera toutefois le grain très important dans les zones sombres. À noter que cette image ayant été créée à une sensibilité assez basse (100 ISO), elle devrait pouvoir montrer la meilleure qualité autorisée par ce capteur... Certes, ce n'est pas un résultat grandiose (loin de là !) mais éventuellement utilisable...

Autre type de lumière, puisqu'il semblerait qu'il s'agisse d'un paramètre important dans la qualité finale de l'image (avec la valeur ISO, bien sûr). Ici un éclairage artificiel uniforme, puissant et diffus.


Mode «programme», données EXIF [focale 6mm = 36mm éq 24x36 | f/3 | 1/45s | 400 ISO | 16Mpxl | netteté +1 | balance des blancs automatique].

En taille réduite, l'image paraît très propre et très nette, probablement la plus belle de toutes celles proposées à la critique... malgré une valeur ISO relativement élevée... Le rendu des couleurs est extraordinaire, voyez seulement la belle couleur du sang (puisque c'est bien du sang qui circule dans les tuyaux).

Voyons ce que nous réserve la taille réelle :


À nouveau, le rendu en taille réelle est beaucoup moins flatteur !... la netteté est franchement discutable, la ligne de démarcation entre les couleurs est franchement discutable, malgré des contrastes doux...


Et même les couleurs, si réalistes en taille réduite, ne sont plus franchement du meilleur effet !...

Il semblerait donc bien que les mauvaises surprises rencontrées sont causées par la faiblesse des petits capteurs, et uniquement par elle (même si le type d'éclairage et la valeur ISO peuvent encore aggraver le problème)...

Il me reste à essayer une autre image en éclairage naturel diffus cette fois, à bas ISO et temps de pose court, ce qui devrait théoriquement représenter le maximum des capacités de ce micro capteur :


Une journée maussade, aucun contraste marqué, peu d'ombres portées, tout cela devrait nous apporter de bons résultats (sauf les taches jaunes ayant servies à masquer les numéros de plaques minéralogiques !).
Mode «programme», données EXIF [focale 4mm = 25mm éq 24x36 | f/2.5 | 1/125s | 100 ISO | 16Mpxl | netteté +1 | balance des blancs automatique]. Bien sûr le résultat est assez "plat" à cause de cette lumière, mais ce n'est pas le but du jeu de fabriquer des bonnes photos dans ce chapitre... Quant à la silhouette féminine sur le sol, c'est pur hasard...

Voyons en taille réelle :


Même si la netteté semblait bonne en taille réduite, on voit que les arbres morts et la verdure d'arrière plan semblent lessivés, donnant un aspect très désagréable. Pour les lignes plus franches, c'est moins pire (si j'ose dire !) mais toujours aucun piqué à portée d'œil...

Pas de surprise ici non plus.... les zones moyennes sont à peine acceptables, les zones sombres sont bruitées et moutonneuses et même le gravier n'a aucune texture... on dirait du ciment !...

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RÉSULAT DE LA CRITIQUE ET CONSEILS

Résultats très décevant s'il en est !... On devait s'en douter avec un matériel proposant le même type de capteur qu'un smartphone, mais tout de même... on n'a pas un téléphone entre les mains mais un vrai appareil photo donc la frustration reste légitime !!! Et même pour moins de 50€, on aurait espéré mieux !...

En fait pas du tout... Le test proposé est important (si non intéressant) pour se faire une idée des capacités des appareils bas de gamme... même si on devine qu'avec un boîtier moyen format numérique ou même un reflex haut de gamme équipés d'objectifs dignes de ce nom, l'observation en taille réelle (qui dans la vrai vie n'a aucun intérêt) ne réserverait jamais ce genre de déception...

Alors pourquoi ce test est-il si important ? C'est très simple en réalité ! Augmenter la résolution d'une image permet d’augmenter le nombre de pixels des photos afin de pouvoir les imprimer sur du papier grand format ou les visionner sur un grand écran. Et c'est pourquoi les compacts bas de gamme (mais les autres appareils de gamme supérieure aussi) proposent un choix de résolution.

Si, comme dans mon test de critique, vous créez des images de 16Mpxl (le maximum pour le compact testé) pour un affichage à l'écran en taille réelle, le résultat sera décevant puisque les capacités d'affichage de l'écran sont plus pointues que ce que l'image peut apporter... d'où les horreurs démontrées. Par contre, si vous adaptez la résolution à la destination prévue pour l'image, les résultats seront beaucoup plus flatteurs !...

Ainsi, en me limitant aux possibilités de choix de résolution de l'appareil de test, voilà ce qui est conseillé :
— 16 Mpxl : impression sur une feuille de papier au format A1 plein cadre (8x la taille d'une feuille de papier à lettre). En effet, dans la mesure où on regarde une image à une distance de 3x sa diagonale, les énormes défauts ne seront plus visibles... l'impression sera très utilisable (même si imprimer un A1 avec un appareil de ce niveau de gamme est une gageure !!!)
— 14 Mpxl : impression en format A1 au rapport 3/2, pour les mêmes raisons qu'au-dessus.
— 12 Mpxl : impression en format A1 au rapport 16/9 ou affichage sur écran HD de grande taille, toujours pour les mêmes raisons.
— 10 Mpxl : impression en format A2 plein cadre (4x la taille d'une feuille de papier à lettre).
— 5 Mpxl : impression au format A4 plein cadre (taille d'une feuille de papier à lettre).
— 3 Mpxl : impression au format A5 plein cadre (1/2x la taille d'une feuille de papier à lettre).
— 2 Mpxl : impression en format A5 au rapport 16/9 ou affichage sur écran HD de petite taille.
— 1 Mpxl : visualisation sur écran d'ordinateur, publication web, etc...

Si vous suivez ces recommandations, vous obtiendrez globalement la même qualité que mes images de test en taille réduite (ci-dessus) !...

Pour illustrer mes dires, étant impossible de vous montrer des impressions papier, je vais refaire certaines images que vous reconnaîtrez certainement, mais à une résolution adaptée au web et vous verrez que la qualité du résultat n'a plus rien de commun !...


Image réduite pour tenir sur la largeur de ma page. Mode «programme», données EXIF [focale 4mm = 25mm éq 24x36 | f/2.5 | 1/15s | 100 ISO | 1Mpxl | netteté +1 | balance des blancs automatique].

Et voici la même en taille réelle (mais recadrée pour tenir sur ma page) :

Étonnant non ?

Autre exemple :

Image réduite pour tenir sur la largeur de ma page. Mode «programme», données EXIF [focale 4mm = 25mm éq 24x36 | f/2.5 | 1/15s | 640 ISO | 1Mpxl | netteté +1 | balance des blancs automatique].

Et voici la même en taille réelle (mais recadrée pour une uniformité de présentation) :

Fou, non ?

Dernier exemple :

Image réduite pour tenir sur la largeur de ma page. Mode «programme», données EXIF [focale 4mm = 25mm éq 24x36 | f/2.5 | 1/500s | 100 ISO | 1Mpxl | netteté +1 | balance des blancs automatique].

Et voici la même en taille réelle (mais recadrée pour tenir sur ma page) :

Aucune objection ! Si ce n'est pas parfait, on s'en approche, non ? Et vous pourrez espérer tout aussi bien sur vos impressions, pour peu que vous utilisiez un bon papier photo (en effet, sur du papier bureautique on ne peut pas garantir un résultat acceptable...).

Quand je dis que ces images sont recadrées c'est parce qu'en taille réelle elles mesurent 1024x768 pixels et que la largeur de ma colonne de texte ne fait que 696 pixels...

Avec cette deuxième série d'exemple on voit bien que, contrairement à ce que l'on pouvait penser plus haut, avec un compact bas de gamme, on est en plein dans le cadre du vrai appareil photo et du coup on s'éloigne franchement du smartphone, même en ayant investi moins de 50€ !!!...

REMARQUE : lors du premier test, avec un résolution de 16Mpxl, comment se fait-il qu'en diminuant la taille des images le résultat était parfait (pour peu que l'on puisse parler de perfection !) ? Tout simplement parce qu'en redimensionnant une image on ne fait rien de plus que réduire la résolution... Donc c'est comme si on avait créé l'image directement à une résolution inférieure... Dans ces conditions, peut se poser le problème de savoir s'il est préférable de créer des images de 16 Mpxl que l'on réduira ultérieurement via l'ordinateur ou s'il est préférable de créer les images directement avec un nombre de pixels inférieur...

Vous vous doutez bien que si je soulève le problème c'est que ce choix sera de plus en plus cornélien, au fur et à mesure que nous avancerons dans les explications... Voyons donc le pour et le contre des deux voies :

Résolution maximale
Résolution adaptée
Pour
Contre
Pour
Contre
Le post traitement permet de ne créer qu'une seule image qui pourra être adaptée à tous les usages à postériori en diminuant sa taille proportionnel-lement à la destination souhaitée. Cette technique permet également un recadrage puisqu'on dispose de beaucoup trop de pixels si on souhaite une utilisation inférieure à la résolution maximale.
Le redimensionnement à postériori dégrade la qualité de l'image. ET la carte mémoire se remplit très rapidement.
Les images sont moins lourdes, on peut donc créer beaucoup plus de photos sur une carte de même capacité mémoire. Et en plus, on n'est pas obligé de passer par un logiciel graphique pour un redimensionnement à postériori.
La destination de chaque image se limitera aux utilisations exacte ou inférieure(s) à la réso-lution de création... Ainsi, une image créée à 5 Mpxl : pourra être utilisée pour une impression A4 plein cadre OU pour une impression A5 plein cadre (avec perte de qualité due au redimension-nement) OU pour une impression A5 en 16/9 ou affichage sur écran HD de petite taille (avec perte de qualité due au redimensionnement) OU pour une visualisation sur écran d'ordinateur, publi-cation web, etc... (avec perte de qualité due au redimensionnement) MAIS ne sera JAMAIS utilisable pour une impression en A2 ou A1 !!!

À vous de faire votre choix, personne ne pourra vous conseiller...

Pour terminer ce chapitre, puisque je compare notre compact bas de gamme à un smartphone (il est vrai qu'il est préférable de comparer ce qui est comparable... je ne comparerais pas un compact bas de gamme avec un moyen format numérique !!!), il était important de faire une image de la même scène, au même moment, dans les mêmes conditions, avec le compact et le smartphone.

On entend souvent dire que dans de bonnes conditions de luminosité, il n'y a pas de différence entre des appareils de gammes différentes... en fait ce n'est pas tout à fait vrai (!!!) en réalité, si de mauvaises conditions d'éclairage nécessitent des appareils beaucoup plus performants et des capteurs beaucoup plus grands et des photosites beaucoup plus gros, les bonnes conditions de luminosité permettent à des appareils beaucoup moins performants de s'en tirer... ce n'est pas franchement la même chose, avouez-le... Donc, je vais choisir des conditions idéales pour comparer notre compact bas de gamme de test avec un smartphone.

Voici la scène obtenue avec un smartphone :

Et voici exactement la même scène obtenue avec notre compact bas de gamme de test :


Il s'agissait d'une scène banale d'une belle fin d'après midi ensoleillée d'hiver.

Outre le fait que l'on remarque aisément que la focale utilisée avec les deux appareils est quelque peu différente (ce n'est pas bien grave en réalité !), on constate des résultats incroyablement différents !!! Bon, aucune des deux images est ce qu'on pourrait appeler une bonne image... ce ne sont que des matériels bas de gamme, rappelons-le, mais ce qui me choque le plus est :
— la détermination de l'exposition du smartphone est complètement dans les choux en considérant la scène comme un contre jour et donc entraînant une sous exposition importante (impossible à corriger manuellement). Le compact bas de gamme de test, lui, a réussi à mieux considérer la globalité de la scène. Même si avec le compact bas de gamme j'aurais pu obtenir beaucoup mieux en corrigeant l'exposition, je ne l'ai pas fait pour ne pas influencer le test.
— le beau ciel bleu est devenu quasiment gris maussade avec le smartphone et bleu trop clair avec le compact... même si le deuxième s'en sort beaucoup mieux. Le gradient de luminosité (le soleil se trouve à droite de l'image) n'est pas du tout reproduit pas le smartphone, et beaucoup trop souligné par le compact puisque le bleu s'est transformé en blanc (ou presque !), même si le compact s'en sort beaucoup mieux, ce n'est pas franchement génial !...
— la texture granuleuse du smartphone efface les structures différentes du bois (tronc / branches) de l'arbre au premier plan alors que la structure plus délavée du compact de test les respecte beaucoup mieux. De même, les bosquets en arrière plan son quasiment gommés avec le smartphone alors qu'ils ne sont que masses informes avec le compact qui s'en sort tout de même mieux.
— l'herbe du champ est beaucoup plus agréable à l'œil avec le smartphone puisque la granulosité générale de l'image donne une impression de texture. L'image du compact étant plus lisse, l'herbe est très mal reproduite puisque transformée en aplats verts. Bien sûr, si le rendu de l'herbe au smartphone est plus agréable à l'œil, ce n'est pas parce qu'il sait mieux faire mais simplement parce que c'est un cas particulier (un coup de chance) qui fait que son plus gros défaut de reproduction donne corps à quelque chose qui n'en a pas pour lui...
— pour globaliser l'impression générale, je dirais que le smartphone offre des images qui présentent une impression de flou et d'atmosphère plate alors que le compact bas de gamme, même s'il n'offre pas des images de grande qualité, délivre des résultats plus clairs (dans le sens de plus lisible), plus net et, un dans l'autre, de meilleure qualité. Attention, cela ne veut pas dire qu'il faut préférer le résultat du compact... dans le cas particulier de cet exemple, personnellement, je préfère -et de loin- l'atmosphère un peu mélancolique que véhicule l'image du smartphone... mais il faut avouer que la qualité brute de l'image du compact est bien supérieure...

Donc, même si cela ne représente pas un test approfondi généralisable, petit capteur pour petit capteur, il est toutefois préférable de se tourner vers un vrai appareil photo (même de bas de gamme) plutôt que vers un smartphone pour créer des images... Bien sûr, cette conclusion peut paraître évidente, comparer un appareil photo à un téléphone pour créer des images... mais dans ces conditions, pourquoi un nombre croissant de soi-disant photographes se tourne vers le téléphone ou la tablette pour créer des images ? J'en suis encore toujours à me le demander !...

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ET POUR ALLER PLUS LOIN...

Mais je vous ai déjà laissé entendre plus haut que l'on peut également tirer parti des très mauvais résultats obtenus avec des résolutions inadaptées dans un but créatif !... En effet une photo « baroque » pourra très bien être plus intéressante et créative avec des moutonnements, des bruits et des flous qu'avec cet l'aspect lisse et propret caractéristique des images numériques...

Je vais essayer de trouver des sujets et vous montrer des exemples dans lesquels on pourra tirer parti des défauts dus à une résolution trop importante... rendez-vous donc très bientôt !

MISE À JOUR :

Voilà un long moment que j'ai abandonné le sujet mais sans oublier mes promesses pour autant. Donc voilà quelques exemples de ce que l'on peut fabriquer avec des compacts bas de gamme et que l'on serait totalement incapable de créer avec un boîtier de grande qualité.





Voilà 3 images que je ne renie pas (d'ailleurs je les ai signées). À tel point qu'à partir de ce jour, ce petit compact à trois sous suivra mes autres boîtiers partout !...

Pour créer ces images, j'ai décidé de cumuler tous les défauts et toutes les limitations de ce petit compact :
— utilisation de la plus haute définition (ici 16 Mpxl) pour un affichage à l'écran, alors que je vous avais prouvé plus haut qu'il ne fallait l'utiliser que pour une impression de très grand format.
— utilisation de l'image à 100%. En effet, j'ai souhaité n'utiliser qu'une toute petite portion (crop/recadrage) de l'image originale pour créer mes images low fidelity alors que je vous avais prouvé plus haut qu'un redimensionnement permet de lisser les défauts.
— utilisation du zoom à sa valeur maximale, alors que je vous ai prouvé plus haut qu'à de tels grossissements, le zoom était très sombre. Certes, la valeur de diaphragme brute n'est pas si catastrophique que cela (et serait totalement acceptable avec un boîtier de qualité équipé d'un grand capteur) mais avec un capteur minuscule et bourré de milliards de photosites ridiculement petits, il devient impossible de sortir une image hors cas de grand soleil.
— utilisation de sujets dans des ambiances faiblement lumineuse (voir point précédent).
— ne tenter aucun travail de post traitement, uniquement utiliser le JPEG original de sortie d'appareil qui sera découpé.

Tout cela pour utiliser cette horrible tendance à délaver ou moutonner les zones extrêmes de luminosité, utiliser l'incapacité de passer progressivement d'une couleur à l'autre (et encore plus en cas de fort contraste). Le résultat ? Vous l'avez devant les yeux, on dirait presque des images sténopé numérique, une recherche esthétique non dénuée de sens et d'intérêt. Bien sûr, ces images sont limite abstraites, mais si on souhaite du figuratif il faut se forcer à utiliser ces appareils de bas de gamme en plein air et en plein soleil (si possible avec le soleil dans le dos du photographe !!!).

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FAUT-IL PRÉFÉRER DES APPAREILS HAUT DE GAMME ?

Vous qui me connaissez déjà vous vous attendez à lire ici une remarque du style « Non, bien sûr, on peut très bien se contenter du bas de gamme ! » mais cette réponse n'apportera rien... donc, je vais développer un peu :
—> hésiter entre un petit compact bas de gamme et le même type de petit compact beaucoup plus cher : il est évident (du moins nous serions en droit de l'exiger !) qu'avec la montée en gamme, si les capteurs ne sont pas plus grands, au moins porteraient-ils moins de photosites (moins de méga pixels) ou au minimum fourniraient de bien meilleurs pixels exploitables. En fait, si vous vous trouvez à hésiter entre 2 compacts à petit capteur, n'allez-pas acheter le plus cher... les différences ne se trouveront pas sur le rendu final de l'image...
—> hésiter entre un petit compact bas de gamme et un compact hybride (à objectifs interchangeables) est beaucoup plus légitime. D'une part, les COI sont certes des compacts, mais ils s'adressent sinon à des professionnels, au moins à des photographes exigeants et non débutants... Très souvent (mais c'est loin d'être une règle !!!) les COI embarquent des capteurs plus grands que les petits compacts bas de gamme... Bien sûr, plus le capteur est grand et plus le compact perdra en compacité et verra son tarif littéralement exploser. Si vous préférez des COI plus en rapport avec le prix et les dimensions du compact bas de gamme, la différence de tarif (non négligeable) ne se justifiera souvent pas... Si, par contre, vous vous tournez vers un COI à grand capteur (APS ou full frame -ces derniers ne sont pas légion !-), la différence de tarif sera gigantesque mais ce sera le prix à payer pour passer d'un monde à l'autre... Qualité d'image bien supérieure, caractéristiques plus évoluées et utilisation plus puissante... avez-vous les moyens ? si oui, n'hésitez pas !... Cela dit, il existe des compacts super compacts, avec des capteurs super petits mais qui ouvrent des possibilités insoupçonnables et offrent des images dignes de celles issues des COI, voire de certains reflex, mais leurs tarifs seront équivalents à ceux des COI (ou des reflex)... à vous de voir si les résultats optimisés du compact bas de gamme vous suffisent ou non...
—> hésiter entre un petit compact bas de gamme et un reflex (même bas de gamme) : ceci est impossible !!! Les dimensions, les caractéristiques, les possibilités sont à des années-lumière (et les tarifs aussi !), et je ne vous parle ni de l'encombrement, ni du poids...

Vous avez pu voir plus haut que les résultats des petits compacts bas de gamme sont plutôt honorables... et il faut que vous soyez en mesure de dire à haute voix ce qui vous fera rejeter le compact bas de gamme avant de vous autoriser une folie...

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UTILISATION OPTIMISÉE DES COMPACTS BAS DE GAMME

Nous avons déjà vu plus haut que les compacts bas de gamme offrent des possibilités qu'aucun smartphone n'apportera probablement jamais, mais, pour autant, sont-ils dignes du qualificatif d'appareil photographique ?

Il y a deux caractéristiques principales sur lesquelles on peut -en partie- reprendre la main :

LE CHOIX DES PARAMÈTRES D'EXPOSITION :

Bien sûr, les compacts bas de gamme ont pour cahier des charges la plus grande facilité d'utilisation possible, donc le maximum d'automatisme possible. Certes, cette philosophie est idéale pour le point and shoot (tu vises et tu tires) mais ce qui donne de l'intérêt à un appareil photographique est justement la possibilité de reprendre la main sur les automatismes. Bien que cela paraisse inconcevable, plus un matériel est cher et évolué, et moins il fait de choses, ou, du moins, plus il permet de contourner les automatismes. En tant que matériel bas de gamme et de très bas prix, le compact bas de gamme permet-il, au moins à minima, une libération de la créativité de l'utilisateur ?

Bien sûr, on ne trouvera jamais (ou vraiment très exceptionnellement !) des modes semi-automatiques, et encore moins de mode manuel... pour cela il faut taper dans le compact haut de gamme ou le COI... mais en fouillant un minimum dans ses modes automatiques, il y a quelques moyens de se libérer ! Cela peut ne pas paraître logique mais, dans chaque mode automatique particulier, pour peu que l'on puisse comprendre le mode de fonctionnement de l'automatisme, on peut s'en sortir : on ne trouvera pas forcément un moyen de choisir une grande ouverture (pour limiter la profondeur de champ) mais choisir le mode automatique "portrait" permet du même coup de choisir une grande ouverture !... On va donc chercher à contourner les différents modes automatiques pour arriver à nos fins, c'est ce que nous allons faire ici, ensemble :

Le compact bas de gamme de test pour cette page (à moins de 50€ je le rappelle), tout automatique, propose, en plus, qu'un nombre limité de modes automatiques, mais, vous verrez qu'ils sont largement suffisants !... Voici les modes automatiques disponibles :
— Scènes automatiques (= mode le plus intelligent) qui choisira automatiquement, selon ce qui apparaît à l'écran, parmi les scènes préprogrammées. Étant un mode super intelligent, on ne pourra jamais trop compter sur lui pour contourner les automatismes...
— Mode Programme (= mode à peine moins intelligent) qui déterminera automatiquement la valeur de diaphragme et de vitesse et de sensibilité ISO selon la luminosité générale de ce qui apparaît à l'écran. Ce mode est encore trop intelligent pour nous permettre de contourner les automatismes...
— Mode Paysage. Dans le cadre de l'intelligence des appareils photo grand public, un paysage s'entend toujours en absence totale de bruit donc en valeur de sensibilité ISO minimale (selon l'illumination), mais aussi avec une profondeur de champ maximale donc avec un diaphragme très fermé, et, pour finir, une absence totale de flou donc une vitesse maximale possible avec les impératifs de diaphragme et d'ISO. Le mode Paysage s'attend systématiquement à une scène très bien éclairée et en lumière du jour (pour l'équilibre des blancs).
— Mode Coucher de soleil. C'est ici un cas particulier du mode paysage. Il reprendra la logique du mode Paysage mais avec une vitesse d'obturation plus longue accompagnée -ou pas- d'une valeur ISO supérieure (selon la luminosité générale) et surtout une correction de l'équilibre des blancs.
— Mode Aube. C'est ici un autre cas particulier du mode Paysage. Il reprendra la logique de ce mode mais avec une vitesse d'obturation plus longue accompagnée -ou pas- d'une valeur ISO supérieure (selon la luminosité générale) et surtout une correction de l'équilibre des blancs.
— Mode Contre jour. Ici, il y a deux cas possibles selon le constructeur : prise en compte du flash ou non ! C'est généralement pris en compte comme un cas particulier du mode Paysage avec diminution de la vitesse ou déclenchement du flash ou les deux à la fois voire une modification de la valeur ISO.
— Mode Mer et Neige. C'est généralement un cas particulier du mode Paysage avec diminution de la vitesse ou augmentation de la valeur ISO.
— Mode Texte. C'est un mode haut contraste qui joue principalement sur une ouverture moyenne du diaphragme avec vitesse moyenne pour conserver une certaine profondeur de champ et une vitesse suffisante pour éviter les flous de bouger.
— Mode Beauté. Généralement appelé mode portrait qui se base sur une valeur ISO basse pour éviter le bruit mais surtout sur une grande ouverture du diaphragme pour limiter au maximum la profondeur de champ. Mais avec l'appareil de test ce mode offre plus de réglages "manuels" (d'où un nom de mode différent de "portrait") : Retouche des visages qui crée un léger flou pour maquiller les défauts de la peau associé à une ouverture de diaphragme plus ou moins importante. Autre réglage prévu : Couleur des visages pour obtenir une exposition plus ou moins importante de la peau et qui joue maintenant sur le temps d'exposition.
— Mode Nuit. Ce mode se base sur un cas particulier du mode paysage avec une ouverture de diaphragme plus grande mais surtout une vitesse plus lente. Pour le cas de l'appareil de test, il est possible de déterminer manuellement la vitesse lente à auto ou de 1s à 16s.
— Mode Macro. Ce mode cherche à augmenter la profondeur de champ donc de fermer le diaphragme sans entrainer une augmentation trop importante de la vitesse, quitte à jouer sur la valeur ISO. Mais influence aussi la distance de mise au point en limitant la plage de mise au point du zoom -ou non-.
— Il faut noter dans le modèle de test l'absence de Mode sport ! qui modifie la vitesse de façon à la rendre maximale.
— je ne parlerai pas des modes vidéo, panoramique, filtres et effets spéciaux... qui n'offrent rien dans le cadre de cet article !...

Bien sûr, l'appareil est incapable de vérifier que ce qui apparaît à l'écran correspond au mode sélectionné ! Donc, nous allons choisir le mode en fonction des caractéristiques qui nous intéressent et non pas en fonction du nom du mode !...
— je souhaite une grande profondeur de champ ? Je choisis le mode Paysage, même si je souhaite faire du portrait mais avec un fond net.
— je souhaite une grande vitesse ? Je choisis le mode Contre Jour ou Mer et Neige, même si nous sommes en plein jour sans contre jour et même sans neige.

Certes, ce détournement des automatismes sur l'appareil de test est très limité... mais c'est déjà pas si mal, et il ne faut pas oublier qu'il existe un mode de modification de l'exposition (+/-) qui permet, en association avec ce que je viens de décrire, d'augmenter sa liberté de création !...

L'ACCÉLÉRATION DU DÉCLENCHEMENT

Si le déclenchement avec les compacts haut de gamme, les COI et les reflex numériques sont immédiats et contemporains de l'appui sur le bouton déclencheur, ce n'est franchement pas le cas avec les compacts bas de gamme avec lesquels on peut observer un retard au déclenchement pouvant atteindre et dépasser la seconde. Cela ne parait pas très important énoncé froidement comme cela, mais, hors le cas de la photographie de paysage et de la photographie posée, cela peut devenir très problématique pour au moins deux raisons :
— imaginez que vous vouliez photographier des gens sur une piste de danse : vous souhaitez photographier le visage de la femme dansant la valse (ce n'est pas du rock !), vous appuyez sur le bouton du déclencheur et... l'appareil prendra la photo lorsque le visage de son partenaire sera face à l'objectif !....
— imaginez que vous vouliez photographier une personne qui sait parfaitement sauter suffisamment haut pour effectuer un grand écart en l'air avant de retrouver la terre ferme : vous déclenchez et vos photos ne montreront, au mieux, que quelqu'un situé à quelques centimètres du sol, est-il en phase ascensionnelle ? est-il en phase d'atterrissage ? effectue-t-il des sautillements ? personne n'en saura rien en visualisant vos images !... Elles n'auront donc aucun sens, elles seront loupées...
— imaginez que vous souhaitiez faire une photo volée (discrète), vous visez rapidement, vous appuyez sue le déclencheur et, vite, vous baissez l'appareil pour ne pas être repéré : vos photos ne montreront jamais que le sol !...

En fait le délai au déclenchement est du à deux choses :
— il s'agit d'un matériel bas de gamme, il ne transporte donc pas un autofocus de course ! et le moteur de gestion de l'objectif n'est pas supersonique non plus !
— la mesure de l'exposition et les calculs ainsi que les réglages de vitesse et du diaphragme ne sont pas aussi rapides que l'éclair (!), les circuits ne sont pas accélérés, les microprocesseurs ne sont pas franchement de dernière génération...

Puisque ce problème est inhérent à la constitution même de l'appareil, cela semble impossible à modifier... et ça l'est (!!!), mais connaissant cette faiblesse, il est possible d'adapter sa technique de prise de vue pour ne plus se faire surprendre !... Cette technique s'appelle « la mise au point anticipée » (puisque c'est bien l'autofocus qui prend le plus de temps).

La technique est très simple : il suffit de cadrer la scène et d'enfoncer le bouton déclencheur à mi-course avant que l'action prévisible ne débute. Continuez de maintenir le bouton déclencheur enfoncé à mi-course et suivez votre sujet jusqu'à ce que l'action que vous voulez capturer se produise... et là enfoncez le bouton déclencheur à fond, le délai de déclenchement sera devenu négligeable... Il ne sera pas aussi foudroyant que le déclenchement d'un reflex, mais tout de même, votre pourcentage d'échec va fondre comme neige au soleil !...

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