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DE LA PHOTOGRAPHIE D'ART SUR WWW.THYDELOR.EU ?

J'ai déjà disserté de la notion d'art par ailleurs (ici, entre autres), mais face à plusieurs mails d'internautes me demandant pourquoi je n'ai pas créé une page et une galerie de photographie d'art, je devais essayer de me poser la question et d'envisager la suite à donner...

Créer une galerie, rien de plus facile : s'inventer un logo, créer des images d'art et les afficher dans la galerie. OK, pour le logo, je ne me suis pas tué mais j'aime assez celui que je vous propose ci-dessus.

On pourra me reprendre en disant que mon «Art» présente des ressemblances étonnantes avec le symbole anarchiste... certes, ressemblance il y a... et pour cause (!!!) cela est totalement volontaire !... Non, pas de panique, www.thydelor.eu ne se lance pas dans la politique !!! Simplement je voulais souligner par là que :
— l'anarchie propose (entre autre) la plénitude par la totale liberté, par l'abolition des règles anciennes, par la destitution des maîtres et autres décideurs plus ou moins autoproclamés.
— l'art, au sens large a besoin des mêmes principes pour exister ! Si on devait considérer les deux systèmes politiques existants actuellement dans le monde et voir ce que l'art devient sous ces régimes, on s'apercevrait rapidement que l'art n'a de réelle chance d'être de l'art que dans l'anarchie !... Un artiste se doit d'être un anarchiste dans l'âme...
•Sous un régime politique totalitaire (qu'il soit de droite ou de gauche !), l'art est récupéré pour servir à « l'éducation » des masses. Je place le mot éducation entre guillemets puisque cette éducation n'est qu'une propagande qui doit absolument marquer profondément un peuple qui doit obéir aveuglément aux règles du régime. Le gouvernement totalitaire impose à l'art une ligne de conduite, un message, une esthétique et les « artistes » doivent se débrouiller avec cela sous peine de représailles...
•Sous un régime politique libéral, l'art est dévoyé pour se plier plus ou moins inconsciemment aux règles du système : l'argent !... Bien sûr il existe toujours un art underground qui ne correspond pas du tout à l'art « officiel », mais cet art souterrain est bien un art anarchiste.

L'art n'est un art que s'il s'agit d'un travail offert à ses contemporains. Il ne doit exister dans l'art aucune contrainte, ni à la création, ni au concept, ni au message, ni au moyen, ni au résultat, ni même au prix de vente !... Le prix n'est que la conséquence de ce que l'éventuel acheteur est prêt à donner pour acquérir une œuvre, et ne devrait en aucun cas correspondre à ce que l'artiste exige, que le galeriste commissionne... Pour vendre, il faut faire du commercial et donc on s'impose une vision commerciale et on se replace au même niveau que l'artiste vivant sous un régime totalitaire... c'est nul, ce n'est plus de l'art !...

Mais, même si on admet que l'art c'est la liberté totale, cela ne nous aide pas franchement à définir ce que peut être une photo d'art !... Mes photos actuelles sont-elles des photos d'art ? Ne le sont-elles pas ? Certaines seulement le sont-elles ? En toute logique, toute création humaine est une forme d'art, même les créations accidentelles ! Je ne sais plus qui disait qu'« un beau désordre est une forme d'art », mais, suivant ce que je viens de préciser, il aurait raison... ce qui suit, serait donc une photo d'art :

Qui a dit « bof » dans le fond ? Cette interjection n'est qu'un jugement de valeur, même si je suis totalement d'accord avec vous !... Cette photographie, pour peu qu'elle soit signée par un grand nom de la photographie, dans notre monde occidental libéral, devrait pouvoir se vendre plusieurs milliers d'€... mais elle ne vaut pas un clou à mon humble avis !... Donc faisons très attention, toute création est une forme d'art, soit, mais il faut admettre quelques limites tout de même. Tout peut être de l'art, mais du n'importe quoi reste du n'importe quoi !... Même si on admet le versant anarchiste de l'art !...

Une image (de moi) comme celle qui suit peut-elle être considérée comme une photo d'art alors ?

Nombreux sont ceux qui estimeront que oui. Mais pourquoi ? Parce qu'elle présente des éléments classiques (pour ne pas dire classissiques, néologisme négatif qui me plait bien !) ? Certainement, mais faut-il reproduire les canons de la peinture ancienne pour faire de la photo d'art ? Non ! Sinon, où se trouverait la liberté de création du photographe-artiste ?

Ci-dessus, le photographe (moi) a laissé libre court à sa « créativité », il s'agit donc d'une photo d'art ? Oui, il s'agit d'une forme de photo d'art !... Cette image n'est pourtant pas grand-chose, je rappellerai le contexte de sa naissance : tester les possibilités d'un compact numérique bas de gamme (!!!), il n'a jamais été question de création artistique lors de la naissance de cette photo (c'est pourquoi je l'ai choisie !). Obtiendra-t-elle l'unanimité en tant que photo d'art parmi vous qui lisez cet article ? Certainement pas ! Mais cela aussi entre dans la définition de la création artistique !... Si une seule personne aime, si le reste du monde déteste, « l'œuvre » sera de l'art à proprement parler !...

Cela dit, je re-pose la question du début : mes photos actuelles sont-elles des photos d'art ? Devrais-je créer une galerie spéciale photo d'art ? Ma réponse sera double :
— toute photo pourra, sans aucun doute, être une forme d'art dans la mesure où l'image présentée est le résultat d'une analyse, d'une conception, d'une création et dans ce cas la création d'une galerie particulière est sans objet.
— la photographie (au sens large) peut-elle être considérée comme un art, même mineur ? De nombreux auteurs disent que non (d'ailleurs, si le cinéma est le 7ème art, la photographie n'est pas le 6ème art) et je serais plutôt tenté de penser comme eux. La photographie peut créer de l'émotion. La photographie (l'image fixe) marque l'homme pour toujours (malgré les milliards d'images mobiles qui nous accompagnent tous les jours, seules les images fixes restent dans nos mémoires,..., posez-vous la question et vous serez surpris... c'est vrai !). La photographie offre du beau, fournit des messages, pose des questions, fait réfléchir, tout comme l'art mais est tellement plus proche de nous (moins hermétique, moins élitiste) qu'elle ne doit pas être considérée comme de l'art et en même temps elle doit s'enorgueillir de ne pas en être puisque bien plus vivante que l'art qui prend la poussière !... Dans ce cas, la création d'une galerie particulière est sans objet.

Résultat des courses : créez des images belles (ou non), intéressantes (ou non), à message (ou non) pour ce qu'elles seront ! Si on les considère comme des œuvres d'art, elles le seront, sinon, quelle différence cela entrainera-t-il ? Aucune ! La création est une forme de sublime, une forme de plénitude et se suffit à elle-même !

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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LE DÉBUT DE LA FIN POUR LE NUMÉRIQUE ?

Tout le monde dit que la photo numérique a tué la photo argentique. Personnellement, j'affirme (et, accessoirement, je prouve !) que c'est faux. Que nous réserve l'avenir ? Personne n'est en mesure de le dire ? Status quo majoritairement le numérique et marginalement l'argentique qui persiste, résiste et perdure (c'est ce que je souhaite ardemment !) ? Avancée supplémentaire du numérique avec disparition progressive de l'argentique ? Très peu probable ! Évolution des images mobiles avec disparition plus ou moins complète de la photographie, tant numérique qu'argentique ? C'est effectivement une évolution qui est très envisageable (malheureusement !). L'apparition de l'holographie grand public ? C'est tout à fait envisageable aussi, puisqu'aujourd'hui les professionnels s'en servent déjà. Dans ce cas, c'est toute l'imagerie qui disparaitra, la photo argentique, certes, mais numérique aussi et la vidéo dans la foulée...

Pourquoi penser que le numérique est également sur le déclin ? Parce que les fabricants affichent des chiffres d'affaires en chute libre ? Certainement, mais pas que !

Voyez ce que j'ai trouvé au beau milieu de la foire de Bièvres de 2016 !

Chercher « désespérément » tout ce qui a trait au matériel photographique numérique pour la mise au musée, ça vous dit quelque chose ? Que met-on au musée ? Ce qui a disparu ou ce qui est en cours de disparition...

Et cette manœuvre est intitulée « sauver le numérique », cela me semble assez clair !...

C'est vraiment le moment de prendre ses responsabilités et se mobiliser ! Si on aime l'argentique, il faut le faire savoir, il faut acheter du film, faire connaitre les techniques et faire des expositions pour essayer d'attirer de nouveaux pratiquants. Si on aime le numérique, il faut faire comprendre qu'une image virtuelle n'est pas une image virtuelle... Une photo qui sort d'un boîtier numérique n'est pas une image sortant d'un smartphone !... Et si on aime la photographie au sens large, il faut essayer de faire de son mieux pour tirer le meilleur de ses possibilités, même en tant qu'amateur, pour résister face à la nouvelle révolution de l'imagerie qui est en cours d'instauration...

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VOILÀ, JE SUIS CONVAINCU, J'ARRÊTE L'ARGENTIQUE. (???)

Voilà plus de 40 ans que je fais de la photo, voilà bientôt 10 ans que je maintiens mon site, je voulais tout voir, tout essayer, tout juger, tout critiquer, tout connaître en photo en supportant et en proclamant encore et toujours la suprématie du la photographie argentique et ce n'est qu'aujourd'hui que l'on me donne les clés du Graal que je cherchais depuis toujours... tel les chevaliers de la table ronde, j'allais dans la mauvaise direction...

Toute la photographie était là... Tous les Nicéphore Niepse, tous les Ansel Adams, tous les Robert Doisneau et tous les autres n'étaient que des tests / échecs de l'évolution naturelle... Hors du numérique ultra bas de gamme, point de salut... Même les compacts numériques bas de gamme sont encore trop évolués, hors du smartphone, plus de photographie et plus de vie !... Et maintenant, Dieu nous a donné l'Alpha et l'Oméga : le meilleur appareil photo pour Instagram® !... (que l'on fixera sur son smartphone !)

Que de perte de temps, que d'errance, que de recherches inutiles en physique et en chimie, que de travail inutile (à la recherche du beau, de la composition, de l'exposition, du développement), alors que tout est là : Instagram® :


(extrait d'une capture d'écran de la page d'accueil d'Instagram®)
On ne pourra pas dire que je suis de mauvaise foi...

J'ai créé une page (ici) en hommage à 48 photographes que j'apprécie parmi des millions d'autres... ils n'ont plus qu'à bien se tenir... avec Instagram® et cet appareil divin, je vais enfin pouvoir visualiser et même créer des photographies aussi intéressantes et aussi grandioses que celles que l'on voit dans la capture d'écran reproduite ci-dessus !... Et en plus, des milliards de c.......s vont pouvoir voter "j'aime" pour tous ces chefs d'œuvre... et même qu'ils ne peuvent être que des chefs d'œuvre puisque personne ne votera "je n'aime pas" !... Ah bon ? Il n'est pas possible de voter contre ? Dommage... ou tant mieux !...

Voilà, là je suis vraiment convaincu, j'arrête l'argentique, j'arrête aussi le numérique, je vais détruire les quelques 50 boîtiers de ma collection, acheter cet accessoire magique pour mon smartphone et ne plus jamais avoir besoin de travailler mes images ni à la prise de vue ni après... plus jamais des nuits entières dans une chambre noire... plus jamais des heures devant un ordinateur... plus jamais des heures à critiquer mes images pour finir par les détruire... et ne plus jamais récolter que des éloges de la part de ceux qui savent, les seuls qui ont le droit d'émettre des critiques éclairées... ceux qui ont signé les grandioses images reproduites sur la page d'accueil d'Instagram® (reproduites également ci-dessus) !... VIVE LA CULTURE, VIVE LA CRÉATION, VIVE LA BEAUTÉ, VIVE L'ART !...

Oh et puis non ! Je suis un looser, je suis un nul, je suis un vieux con, je n'ai aucune envergure, donc je vais laisser ma place à tous ces génies de la photographie et retourner dans l'ombre à me faire ronger la peau des mains dans mes bains de développement argentique, me luxer les articulations en portant mon matériel argentique dans le studio ou sur les chemins... en attendant, en espérant (en sachant en fait !) que je suis dans la bonne direction et que quelques-uns de ces génies de l'Instagram® viendront humblement me rejoindre... La photo est âgée de plusieurs siècles, Instagram® est né en octobre 2010. L'espérance de vie d'Instagram® est de quelques années (il a déjà été racheté et ce n'est pas fini !), l'espérance de vie de la photographie est encore de plusieurs siècles... à moins que la crétinisation de nos sociétés modernes ne finisse par tout annihiler sous peu...

Au fait, fabricants de gadgets insignifiants, cessez de m'envoyer des mails, je n'achèterai jamais ça !...

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OUI, MAIS L'ARGENTIQUE C'EST POLLUANT !...

Alors là, vous m'avez scotché... je ne pourrai jamais dire le contraire... la photo argentique est effectivement polluante !... On utilise des acides forts, des bases fortes et des produits biocides (qui tuent les organismes vivants) dont l'argent n'est pas le moindre...

Vous vous doutez bien que si je souligne ce point c'est qu'il est indispensable de comparer aussi ce qui se passe dans le monde du numérique. Alors, allons-y :
- Un boîtier numérique est un énorme consommateur d'énergie, sans commune mesure avec les boîtiers argentiques. Il consomme donc des batteries qui contiennent des produits très polluants et qu'il est nécessaire de charger en permanence et, l'électricité, au niveau mondial, est principalement produite à partir d'usines à charbon ou d'usines nucléaires... Bilan carbone catastrophique, pollutions radioactives. Le CO2 se transforme en acide au contact de l'eau... et les déchets nucléaires sont biocides.
- La photo numérique n'a d'existence que dans des systèmes informatiques, grand consommateurs de matériaux rares et... d'électricité. Les systèmes informatiques ont une faible durée de vie et une fois hors service, ils sont très polluants.
- La photo numérique n'a d'existence que dans les "voyages" sur les réseaux de l'internet. Mais les serveurs sont de véritables centrales thermiques qui nécessitent une débauche de systèmes de refroidissement très énergivores au point qu'il est question de placer ces serveurs au fond de la mer pour un refroidissement moins cher que la climatisation et, du coup, créer un réchauffement direct des océans, sans passer par le réchauffement planétaire via le CO2 produit à côté...

Si on décide de récupérer ses bains de traitement de ses films argentiques, on peut neutraliser les acides forts et les bases fortes en les associant... ce qui aboutit à la création d'eau pure et de sel = pollution nulle. Si on récupère ses bains de fixation, on récupèrera les sels d'argent que l'on pourra facilement recycler. Les autres produits biocides peuvent être transformés et/ou recyclés.

DONC, pour peu que le photographe argentiste soit sensibilisé, il ne polluera pas du tout ou quasiment pas. Le photographe numériste, ne pourra jamais ne pas polluer et, pour peu qu'il soit sensibilisé, il décidera de pratiquer la photographie argentique en prenant les précautions d'usage...

Alors... faites un geste pour la planète... faites de la photo argentique et limitez la pollution numérique en n'utilisant votre ordinateur et votre internet que pour lire mon site ...

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L'AVENIR EST ANALOGIQUE...

Je sais qu'en cette fin d'année 2016 la photographie grand public c'est encore le smartphone... Je sais qu'un réseau social (qui n'a rien de social et qui n'est pas un vrai réseau !) propose une réalité virtuelle (qui n'a rien de réel puisque virtuelle !!!) en 360°, image capturée par smarphone, transmise par smartphone et visualisable par smartphone (mais qui ne sera plus visualisé dans peu de temps !!!). Je sais que la créativité et la réflexion ne sont plus à la mode, c'est pourquoi on veux tout faire mais sans se creuser les méninges... Avec un smartphone on appuie sur le bouton virtuel du déclencheur, on entend un bruit de faux choc de miroir, on obtient une image sans intérêt ni technique ni artistique... mais qu'importe, c'est facile, c'est au niveau de ce que tout le monde fait, aucune originalité, l'uniformisation huxleyenne, le nivellement vers le bas... Et, quand une victime de la crétinisation smartphono-technologique se surprend à vouloir essayer la photo argentique, spontanément, sans même imaginer la grossièreté et la stupidité de sa démarche, envoie un mail à un site pour demander : quel film acheter, quelle vitesse utiliser, quel diaphragme utiliser pour faire de l'argentique (non, ne riez pas, le site contacté est bien celui de votre serviteur !), mais sans prendre une minute pour essayer de voir si le site contacté proposait des réponses dans ses pages... c'est plus simple et plus rapide d'appliquer une recette, même si elle est échafaudée par quelqu'un d'autre, même si elle ne correspond pas à ses propres valeurs esthétiques plutôt que de lire quelques lignes sur un écran...

J'ai déjà souligné ici la vision "moderne" de la photographie que je qualifierai de virtuelle... mais je constate (et je ne suis vraiment pas le seul !!!...) que de plus en plus de monde essaye la photographie argentique, abandonne le module "photographique" de son smartphone, parfois son boîtier numérique aussi... Des preuves ? Comptez le nombre de sites photographiques qui traitent d'argentique, comptez le nombre de blogs de photographie argentique, voyez la fréquentation des foires photo, voyez la simplicité d'approvisionnement en matériel et en consommables pour la photo argentique, voyez les nouveaux accessoires qui sortent sur le marché
pour la photo argentique, etc...

Dès que les nouveaux amoureux des grains d'argent ont appris comment ne pas polluer, ils deviennent de plus en plus accros et se lancent dans des recherches personnelles sérieuses pour finalement épouser très rapidement la photo analogique...

La phonéographie est à la photographie ce que l'industrialisation est à l'artisanat !... Nul besoin d'entrer dans les détails, tout le monde aura compris que la photographie ne saura jamais se satisfaire de l'uniformisation qui se veut consensuelle alors qu'elle n'est que diktat... commercial...

Si vous sentez l'appel de la nature, enfin, l'appel de la photo analogique (argentique ou alternative), ne courrez pas chez un psy, assumez, prenez du plaisir et partagez votre nouvelle passion...


Attention, tout ce que je viens de dire ne concerne que la photo "artistique"... pour des applications techniques et scientifiques, l'imagerie numérique est incontournable !... Aux débuts de la photographie, l'image argentique était un allié scientifique incontournable... mais que dire de l'imagerie numérique "4D" :


N.B. la qualité de cette image est affectée par le boîtier ayant servi à la reproduction : un smartphone "photographiant" un écran informatique.

Certes, cette image ne parlera pas à tout le monde... il s'agit d'une image "4D" scannographique montrant une vue de 3/4 arrière gauche d'une tête humaine mettant en évidence une fracture mandibulaire que l'on voit comme si on avait épluché le crâne avec la possibilité de faire tourner cette image dans toutes les directions à la recherche d'autres éventuels dégâts... C'est beau, c'est pratique mais c'est également "merveilleux" et "magique"... jamais l'argentique ne permettra de tels exploits !... DONC, chacun à sa place, laissons le numérique à la science et à la technique et conservons l'argentique pour créer de belles images "artistiques"...

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C'EST PIRE QUE JE PENSAIS...

Voilà, mes prévisions les plus catastrophistes semblent se réaliser... Il m'arrive de me faire peur parfois !... L'inculture, la facilité, la politique du moindre effort, le tout associé à ce que l'on a essayé (et réussi !) de nous vendre pour de l'hyper connectivité et qui n'est qu'un argument commercial et une arme supplémentaire pour Big Brother, ont bien entamé le marché du matériel photographique et sont en passe de rendre anecdotique et confidentiel la simple distribution de tout ce qui touche à la photographie (hormis smartphones et tablettes, bien sûr !).

Vous voulez une preuve ? OK, je vais vous en donner plusieurs :
—on crée maintenant des reflex numériques très évolués mais d'utilisation simplissime permettant de créer des images de 36 mégapixels (oui, 36 MPxl, excusez du peu !!!) qui permettent, après transfert, un affichage du résultat sur... un smartphone ! SUPER !!!... Si, en plus, je vous dis qu'il s'agit d'une grande marque de matériel photographique qui a commis cette absurdité !... Faut-il vraiment que les fabricants se sentent en danger de mort !...
—on crée de plus en plus de matériel "photo" couvrant des angles de 170-360° avec visualisation sur smartphone, SUPER !!!... et les très grandes marques de matériel photographique s'y mettent aussi !!! Faut-il vraiment que les fabricants se sentent en danger de mort !...
—regardez du côté des revendeurs de matériel photographique. Soit ces derniers sont spécialisés et ne vivent que de ça, soit ils sont plus généralistes et... leur rayon photo rétrécit comme peau de chagrin (au profit du rayon téléphonie) quand encore il n'a pas déjà disparu !!!...

Tout le monde pensait que la photographie numérique allait tuer la photographie argentique, en fait, la photographie numérique a accouché des microcapteurs pour smartphone qui vont réussir à tuer la photo au sens large !...

Heureusement qu'il reste des résistants de tout poil qui s'accrochent encore bec et ongles à la photographie argentique. Il y a les résistants-utilisateurs mais également les résistants-fabricants et les résistants-distributeurs... de ce fait, il est encore possible et même toujours plus facilement possible de se procurer des films et tout ce dont la photographie argentique a besoin... Et, heureusement, ces doux dingues continuent à promouvoir la vraie photographie... Via des blogs, via des sites, via des rencontres, via des stages, ce ne sont pas les moyens de s'y mettre qui manquent... Allez, ne vous faites pas prier... ne vous laissez pas phagocyter par la crétinisation qui se généralise, entrez en résistance vous aussi, achetez vous un boîtier argentique, rejoignez le mouvement, vous ne ferez pas partie des dinosaures mais bien de la nouvelle nouvelle-génération de photographes !...

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DÉCROISSANCE !

Si vous connaissez déjà un peu mon site, vous savez déjà qu'il ne veut SURTOUT PAS être à la mode (à moins qu'il le devienne malgré lui si la tendance se confirme !) mais là il me faut utiliser un mot qui, lui, est au top de la mode : décroissance.

Nulle théorie politique, nulle théorie économique, nulle théorie écologique, rien de tout cela (pas sûr  !), mais si on regarde de près l'ensemble des articles de mon site, on se dirige doucettement mais sûrement vers, sinon le "tout argentique", au moins vers le "principalement argentique"...

Après avoir été magique, génial, révolutionnaire, bluffant, pas mal, mouai, le numérique commence sérieusement à faire piège à gogo (pour ne pas dire à c...) avec sa technologie qui tourne en rond, toujours les mêmes (faux) arguments de vente, toujours la même obsolescence programmée, bref, si le numérique présente quelques avantages (photo couleur sans laboratoire et technique compliquée), il présente d'énormes défauts qu'il ne sait pas corriger (images froides et sans nuances, matériel de plus en plus complexe et de moins en moins fiable et de plus en plus compliqué à mettre en œuvre, matériel de plus en plus cher et prix souvent non justifié...)

Donc il ne reste plus qu'à se retourner vers le matériel argentique plus ou moins ancien. Que de bijoux que l'on peut s'offrir pour pas grand chose (bien que la demande augmentant, les prix suivent - mais le nombre de pièces disponibles est quasiment illimité, ce qui modère une éventuelle flambée des cours...) et qui dit achat en occasion dit... décroissance ! Nous voilà au cœur du système !...
- on économise de l'argent
- on économise des ressources
- on économise l'environnement (pour peu que l'on s'astreigne à un développement éco-responsable... facile à mettre en œuvre !)

Tout le monde y gagne, sauf les constructeurs de matériel neuf qui devront bien s'investir pour le bien être de tous et la continuité de la photographie en cessant de caresser des actionnaires voraces... À ce prix, peut-être qu'un jour (à voir !) je modèrerai mes paroles en redonnant au numérique une place plus grande dans mon cœur et dans mes lignes... actuellement j'estime le ratio à 90/10 en faveur de l'argentique !...

D'ici là, soyez éco-responsable, faites de la photo argentique !...

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POURQUOI CRACHER DANS LA SOUPE ?

Alors que les temps évoluent (en théorie), les conflits stériles s'épuisent et disparaissent. En photo, ce n'est pas du tout vrai semble-t-il !... Voilà vingt ans que le numérique est entré dans le grand public, voilà vingt ans que tout le monde proclame haut et fort que l'argentique est dépassé et doit disparaitre. Le nombre d'arguments allant dans ce sens ne cesse d'augmenter alors que dans le même temps, les défenseurs de la "vraie photo" (argentique) résistent de plus en plus, que nombre de photographes convertis au numérique retournent à leurs premières amours, que nombre de films (et de marques de films) ne cessent de naitre ou renaitre...

Qui croire ? Que croire ? Cloche merle est de retour ! Pourquoi vouloir absolument imposer un système ? Pourquoi la cohabitation serait-elle impossible ? Personnellement je prône la photographie argentique mais je pratique les deux.

Nombreux sont ceux qui me disent que ma démarche est illogique voire stupide. Si j'aime l'argentique c'est que je vis dans le passé et que je ne devrais pas pouvoir supporter le numérique !...

Foutaises !... La photographie argentique est nulle pour les "modernistes", alors pourquoi essayent-ils TOUS (ABSOLUMENT TOUS) de modifier leurs images pour imiter les défauts supposés de l'ancêtre ? Le nombre de techniques, le nombre d'actions pour Lightroom® et Photoshop® (etc.) explosent ! Tout le monde recherche du grain, du flare, de la perte de netteté !!! C'est logique ça ? Avec des boîtiers à plus de 20 mégapixels (tous aujourd'hui !), impossible (ou presque) d'utiliser de vieux objectifs, il faut donc acheter des optiques super pointues (et super chères !), tout ça pour s'évertuer à polluer les images obtenues pour les faire ressembler à de l'argentique !... Autant se payer une collection complète de boîtiers/optiques et matériel de laboratoire argentiques pour le prix d'un seul "caillou" actuel et une vie complète de films et de chimie pour le prix du boîtier actuel !...

Je vous en prie, vous qui me faites l'honneur de lire mes lignes, n'entrez pas dans cette querelle débile ! Si vous vous sentez le goût et les capacités d'apprendre et de pratiquer la chimie photographique (chimie basique !), si vous avez les moyens de fabriquer une pièce noire, vous pouvez faire de l'argentique noir et blanc, si, en plus, vous avez les moyens d'acquérir (ou de fabriquer) un système de chauffage des bains, vous pourrez faire de l'argentique couleur. Si vous n'avez pas les moyens, par manque de place et/ou d'argent, vous pourrez faire du numérique...

Le plaisir dans la photographie est de fabriquer une image. Qu'elle soit argentique ou numérique, la démarche est la même, le traitement et le post traitement sont très différents, les résultats sont très différents mais il y en a pour tous les goûts !...

Regardez les images existantes, choisissez ce qui vous inspire le plus. L'argentique n'est pas plus difficile que le numérique (bien post traité !), il est différent, c'est tout. Nous avons la chance d'avoir à disposition deux modes d'expressions en un seul : l'image. Pourquoi donc vouloir se pourrir la vie sur des questions qui n'ont aucune raison d'être ?!!! Si vous voulez (ou devez vous contenter) des images numériques ayant un "look" argentique, n'ayez pas honte de ne pas faire de l'argentique. Si vous avez horreur des ordinateurs et du traitement numérique, n'ayez pas honte de faire de l'argentique. UN POINT C'EST TOUT !... Mais quel que soit votre choix, n'essayez pas de l'imposer aux autres !... Et tant qu'à faire, j'oserai émettre l'espoir que vous mes lecteurs, décidiez de mettre en œuvre le conseil de Thomas Henry Huxley : « Essayez d’apprendre quelque chose sur tout et tout sur quelque chose. » (adapté à la photographie dans le cadre qui nous intéresse ici...)

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LA PHOTOGRAPHIE, UNE ACTIVITÉ POUR INTELLECTUELS ?

Avant de débuter réellement cet article je tiens à mettre au point quelques éléments de vocabulaire. D'abord, quand je parle d'intellectuels, il faut comprendre que ce terme n'a aucune consonance péjorative (comme c'est de plus en plus souvent le cas malheureusement !), d'ailleurs, je ne pourrai jamais me défendre d'en être un... ma formation ainsi que ma faible intelligence manuelle ne laisseraient planer aucun doute ! Ensuite, il n'est nullement question de parler d'une photographie à deux vitesses ! Mais cela vous le remarquerez dans le contenu de l'article ! De même, il ne sera nullement question de catégoriser la photographie en fonction de je ne sais quel critère... niveau d'étude du photographe, moyens financiers, type de matériel, type de sujet traité, façon de traiter ses sujets, etc...

Pourquoi, dans ces conditions, poser cette question titre ? Tout simplement parce qu'en relisant les mails que je reçois, je remarque que la proportion de contacts émanant de personnes hautement diplômées va en augmentant. Cela devient tellement évident que je me suis remis en question : le contenu de mon site a-t-il dérivé au point de ne plus intéresser que les intellectuels ? Si cela était le cas, ce serait totalement à « l'insu de mon plein gré » (comme disais je ne sais plus qui !) et il serait urgent de me le signaler en précisant où je dérape... n'oubliez pas que vous pouvez me contacter très facilement (voir ici). En effet, il serait dommage de ghettoïser la photographie qui, depuis très longtemps (pour ne pas dire toujours), est plus un média de rapprochement, de rassemblement et de partage qu'un média élitiste ! Ce n'est pas que je regrette les relations avec des intellectuels, je le répète, j'en suis (!), mais je regretterais profondément de ne plus pouvoir partager avec des personnes qui pourraient m'apporter (et apporter à mon site) énormément pas leur intelligence de la vraie vie et la compréhension plus pragmatique des problèmes liés à la photographie -aussi- !

Pourquoi est-ce que j'insiste si lourdement sur l'importance du plus grand nombre ? Oh, il y a probablement des milliers de raisons plus ou moins inconscientes, mais, d'emblée, je dirai que cela fait totalement partie de ma vision de la vie et de l'esprit « club photo » que j'ai voulu recréer avec ce site ! Je pense qu'au décours de mes pages, vous pouvez tous trouver des articles qui vous correspondent, quelle que soit votre sensibilité, quel que soit le matériel dont vous disposez, quel que soit le budget que vous pouvez avoir pour photographier, quelles que soient vos aspirations... Aussi, cela me blesserait de penser que mes lignes puissent éloigner qui que ce soit de cette merveilleuse activité qu'est la photographie !

Pas plus tard qu'hier, j'ai reçu un mail d'un internaute qui m'a dit qu'il reprenait la photographie abandonnée depuis des années à la lecture de mon site... voilà exactement ce que je souhaites pour mon site ! Vous (re)donner le goût de la photographie amateur ! Donc n'hésitez pas à me faire des suggestions si l'heure est venue de recentrer le contenu de mon site...

La seule chose qui m'effraierait réellement est de penser que des gens abandonnent la photographie uniquement à cause de l'environnement socio-économique. Il est vrai que la vie est dure, elle l'est pour beaucoup d'entre nous, d'ailleurs j'ai écrit (ici) un article sur le sujet, mais il faut bien savoir que photographier ne doit répondre à aucune règle autre que la création pour la création et que la création peut très bien, à moindre coût, résoudre beaucoup de problèmes. Il ne faut pas se laisser enfermer recroquevillés sur nous-mêmes, ouvrons-nous et partageons, la photographie est souveraine pour cela !

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AH LES LOGICIELS GRATUITS !...

Pourquoi un article traitant de logiciels dans la page de ma carte blanche ? Tout simplement parce qu'il est indispensable que vous soyez au courant d'un certain nombre de points et qu'en plus, ces points importants ont le don de me mettre hors de moi... donc cet article est tout à fait à sa place ici !...

N'allez pas vous méprendre, il n'est pas question que je tire à boulets rouges sur les logiciels libres et/ou gratuits ! Si on trouve de tout parmi les logiciels gratuit, le pire comme le meilleur, il faut saluer respectueusement les gens qui travaillent d'arrache-pied, sans compter leurs heures, pour livrer gratuitement à leurs contemporains soit le résultat de leurs efforts (freeware), soit, et c'est encore plus louable, le contenu de leur travail (le code source) !...

Alors pourquoi ce besoin de vous mettre en garde ? Vous allez vite comprendre. Je ne parlerai pas ici des petits utilitaires qui ne savent faire qu'une seule petite chose, ils ont toute leur raison d'être et aident grandement pas mal de monde, non, je veux parler de ces mastodontes du logiciel libre/gratuit. On en trouve dans tous les domaines, des suites bureautique qui font autant et aussi bien que les leaders du marché payant jusqu'aux logiciels graphiques et photo (qui nous intéressent plus ici) qui font autant -voire plus- et aussi bien que les leaders du marché payant !...

Ces logiciels sont une véritable bénédiction pour les amateurs qui doivent déjà se saigner aux quatre veines pour s'offrir leur matériel photo et informatique sans devoir, en plus, dépenser autant -voire plus- pour pouvoir s'offrir un logiciel digne de ce nom !... Malheureusement, tous ces logiciels d'une complexité sans nom pour les programmeurs, ont tous des points communs, qu'il s'agisse de bureautique ou de photo ou de n'importe quelle autre spécialité : ce sont des logiciels voraces en ressources informatique !... Une équipe de mille personnes, grassement payées, incluses dans un organigramme structuré et encadré aura les moyens de créer de véritables petits bijoux de programmation... quand les programmeurs de logiciels libres sont des individus isolés qui donnent d'eux-mêmes, qui partagent et mettent en commun leur travail pour créer des logiciels qui sont de véritables puzzles... C'est certainement très intéressant et très valorisant de travailler ainsi, mais trouver le moyen de rendre homogène des programmations d'origines et d'inspirations diverses est une véritable gageure !...

C'est ainsi que tous ces grands noms du logiciel libre/gratuit, très souvent multiplateforme, occupent un volume important sur les disques durs -bon, vu le volume de nos disques actuels, ce n'est pas franchement un problème-, doivent fabriquer des fichiers d'échange gigantesques puisque ne pouvant souvent pas gérer ceux créés par les OS (les OS sont des logiciels verrouillés), doivent occuper un temps de processeur gigantesque (il doit y avoir des difficultés d'intégration et d'optimisation), quant à la mémoire, ils en font une consommation gargantuesque !... Si vous ne possédez pas une configuration solide, bien sûr qu'ils fonctionneront parfaitement, mais avec une lenteur indescriptible !... Et imaginez-vous travailler avec vos fichiers RAW : vous les traitez avec Rawtherapee (très bien) puis vous les post-traitez avec GIMP (très bien) donc vous passez en permanence d'un logiciel à l'autre donc vous avez les deux logiciels en route, jetez voir un petit coup d'œil sur votre moniteur d'utilisation des ressources système !... Et je ne parle pas du cas de figure où vous voulez travailler par lots avec ces deux logiciels (ou d'autres d'ailleurs... je parle de ces deux-là parce qu'ils sont faits pour s'entendre et travailler ensemble !!!)...

Vient ensuite le problème de la vérification de la stabilité des logiciels. Les éditeurs de logiciels commerciaux ont des ressources financières et humaines importantes et ils trouvent encore le moyen de nous livrer des logiciels bogués... ils doivent fournir pendant toute la vie du programme des patchs de mise à jour correctifs ! Imaginez les développeurs de logiciels libres/gratuits qui n'ont pas tous ces moyens, ils doivent se reposer sur l'utilisateur final (qui devient β-testeur) qui leur fait remonter -ou non- des rapports d'erreur ou de bogue. Ces derniers doivent encore être étudiés et corrigés et intégrés. Un code de 1000 lignes peut se corriger aisément, mais, à votre avis, combien de lignes de code faut-il pour faire un GIMP, un Rawtherapee, un LibreOffice, etc. ? Donc, même si vous partez avec une version dite stable, vous ne serez jamais à l'abri d'un mal-fonctionnement (mais je répète qu'il en va de même pour les logiciels payants très chers). Prenons un exemple vécu (oui, chez moi !) : GIMP (logiciel que j'adore et que j'utilise avec délectation -même si je n'en tire pas plus que 10 à 20% de ses capacités, et même si je propose souvent les manipulations de ma page labo numérique avec Photoshop-), sur mon ordinateur, est en version 2.8.16, il fonctionne parfaitement. J'ai essayé la mise à jour vers la version 2.9... je passais plus de temps à fermer les fenêtres d'erreurs au démarrage que de temps à travailler mes images... j'ai désinstallé ! Une nouvelle version révolutionnaire est née, la v.2.10. Je n'ai pas voulu m'en emparer tout de suite pour ne pas revivre les déboires de la v.2.9, j'ai donc attendu la v.2.10.2 stable. Idem qu'avec la version 2.9 !!! J'ai fait un pas en arrière en essayant la v.2.10.0, j'ai deux erreurs de démarrage mais le reste semble fonctionner correctement... À voir à plus long terme et attendons la v.2.10.4...

Et il y a encore le problème de la compatibilité ascendante... Avec les logiciels payants, une nouvelle version permet généralement d'utiliser les modules additionnels des versions précédentes (c'est de moins en moins souvent vrai, un sou est un sou, autant vendre et le logiciel et les modules neufs !). C'est loin d'être toujours le cas avec les logiciels libres/gratuits ! À chaque nouvelle version, oubliez tous les plug-ins des versions précédentes !... Et attendez que les éditeurs de ces modules externes reprogramment leurs add-ons, quand encore ils le font !... Je reprends l'exemple de mon GIMP : ma version 2.8.16 est étoffée de sa collection de plug-ins. Certains que j'utiliser souvent. Dans ma version 2.10.0... plus rien !... Soit il faudra que j'apprenne à me passer de ces fonctions, soit il faudra que je me fasse violence pour faire manuellement (et 5 minutes) ce que je pouvais faire en 10 secondes avec un plug-in (!...) soit que j'attende le développement des modules pour la version 2.10, soit que je reste bloqué à ma version 2.8.16. Mais le bond stratosphérique qui accompagne la version 2.10 interdit littéralement l'utilisation des versions antérieures !...

Vous voyez, tout n'est pas rose au pays du logiciel libre non plus ! Pourquoi les bizounours ne nous avaient jamais prévenus, enfants ? Mais que cela ne vous empêche pas de vous tourner vers ces logiciels libres/gratuits (!!!), ils sont extraordinaires, puissants, illimités, inspirants et ... gratuits !... Ils vous en donnent au moins autant, sinon plus, que ceux qui se vendent à des prix (limite) obscènes !...

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LA SÉLECTION NATURELLE, BORDEL !

Ce n'est pas la première anecdote du genre que je rapporte dans mes pages, mais là, il faut dire STOP !... Je vais reprendre un article publié sur le site rtl.fr du 26/10/2018 (source : ici) :

«
Pour profiter des somptueux panoramas du Yosemite, les visiteurs doivent braver tous les dangers. Reptiles, ours et sources d'eau acide attendent en effet les curieux au tournant dans ce parc national niché dans les montagnes de la Sierra Nevada, en Californie.
Dernier accident en date : un jeune couple a trouvé la mort, jeudi 25 octobre, en chutant du Taft Point, un sommet culminant à plus de 2.200 mètres d'altitude.
Les autorités californiennes tentent de retrouver les corps des deux victimes qui n'ont, pour l'heure, pas encore été identifiées, rapporte la chaîne américaine Fox News.
Une enquête a été ouverte pour tenter de déterminer la cause exacte de ce drame, a indiqué le parc national dans un communiqué.
Cet accident survient un mois après la mort accidentelle d'un randonneur de 18 ans. Le jeune homme de nationalité israélienne est tombé de 180 mètres en tentant de prendre un selfie au bord d'un sommet emblématique du parc américain.
En 2016, 16 personnes sont décédées dans le Yosemite et 778 personnes ont été hospitalisées, indique le parc sur son site.

»


image AngMoKio CC BY-SA 2.5 via Wikipedia.fr

Ce qui n'a pas été repris par cet article, et que j'ai pu retrouver sur des sites américains, c'est que :

- Selon PetaPixel, le couple était très actif sur les médias sociaux et avait publié des photos de Yosemite le jour de leur décès.
- Ce phénomène (de danger de mort pour cause de selfies) a même conduit à réclamer des mesures de sécurisation dans les lieux fréquentés par les photographes et les touristes (ou de restriction d'accès)...

Donc, si je résume, entre les accidents mortels repris ici et ceux dont j'ai déjà parlé par ailleurs dans mes pages (tué par un lion ou par un castor lors de photographies avec un équipement inadapté), tout ce que l'on retiendra c'est que les autorités sont systématiquement responsables car elles n'ont pris aucune mesure de sécurisation !... En d'autres termes, pour protéger la vie de quelques crétins n'ayant pas plus de jugeote qu'un ver de terre, il deviendrait urgent de :
- dynamiter tout point haut mesurant plus de 10cm
- assécher toute mer, tout lac, toute rivière, toute mare
- exterminer tout animal potentiellement dangereux (tous en fait)
- bruler tout végétal de grande taille ou simplement potentiellement dangereux (tous en fait)

Belle perspective !!!...

Et si on se décidait plutôt à faire (enfin !) appel à la sélection naturelle ? Une fois que tous ces décérébrés se seront tués dans le seul but de publier des selfies débiles sur leurs comptes de réseaux (a)sociaux, les survivants seront probablement plus libres et plus tranquilles pour créer de belles et bonnes photos... en toute intelligence, avec le bon équipement photo, le bon équipement de sécurité et la bonne analyse des lieux...

Et vive la sélection naturelle !... Si j'avais à choisir entre la disparition (par auto-destruction !) de quelques millions de cons et la désertification (et l'urbanisation) sécuritaire de la planète, je n'hésiterai pas une seule seconde !... Pas vous ?

Allez, j'ai poussé mon coup de gueule, ça va mieux... mais, avouez que c'est dur à avaler... perdre la vie pour une photo, quelle absurdité... perdre la vie pour un selfie, quelle connerie... et vouloir tout détruire ou tout mettre sous clé pour éviter ces décès, c'est intolérable, que tout le monde soit pénalisé pour l'inconscience de quelques-uns, c'est inacceptable !!!...

Laissez-moi vous rapporter d'autres exemples, juste pour juger des dérives de certains pour faire des images, très souvent sans intérêt :

Malheureusement, nous avons entendu plus d'une fois le récit tragique de photographes (enfin, des selfistes, ce ne sont pas des photographes pour moi !) qui sont morts au moment où ils tentaient de prendre une photo. J'ai déjà parlé ailleurs de la tentative de photographier un lion dans la savane avec un 50mm : mort d'un homme ! J'ai déjà parlé ailleurs de la tentative de photographier un castor en Biélorussie avec grand angle : mort d'un homme ! Je parlais à l'instant de la tragédie de Yosemite, voilà une autre tragédie qui s'est produite en août 2018 à Lodi, en Californie (encore ! mais c'est un hasard !), lorsqu'un photographe de 63 ans (donc théoriquement pas écervelé !), a tenté de prendre une photo d'un train depuis le toit d'un garage. L’homme est tombé de 10 mètres et est décédé peu après.

En octobre 2018, au Zimbabwe, une touriste allemande a été piétinée par un éléphant alors qu'elle tentait de se rapprocher et de prendre une photo de l'animal. Les fonctionnaires ont déclaré que la femme de 49 ans (théoriquement pas écervelée non plus !) avait été attaquée par l'éléphant et qu'elle avait succombé à ses blessures. Un porte-parole de l'Autorité de Gestion de la Faune Sauvage et des Parcs du Zimbabwe, a expliqué que la femme faisait partie d'un groupe de touristes qui sont entrés dans la réserve de gibier de Mana Pool, où ils ont rencontré un troupeau d'éléphants. Elle aurait quitté le véhicule et aurait approché les animaux pour tenter de les regarder de plus près et les photographier. On ignore ce qui a irrité les animaux et provoqué l'attaque mais les animaux sauvages ne sont pas des peluches.... Et les visiteurs sont toujours avertis de rester à une distance de sécurité des animaux. Et ce n'est pas la première fois que quelqu'un se fait tuer par un éléphant au Zimbabwe...

Fait divers plus ancien : un homme en visite au zoo animalier de Yeshanko en Chine a pris un selfie avec certains animaux, dont un morse. Pendant ce qu'il considérait être un « jeu » ou une « tentative de câlin », le morse l'a noyé... Cela serait moitié mal si un gardien du zoo qui s'occupait de l'animal depuis plus de 10 ans n'avait pas sauté pour secourir le selfiste... il est également mort noyé !...

En Inde, cette fois, un homme, après s'être arrêté pour aller aux toilettes, a repéré un ours blessé. Les autres personnes présentes lui ont bien suggéré que ce ne serait peut-être pas la meilleure idée de prendre un selfie avec l'animal. Mais, faisant la sourde oreille, après s’être approché de l’ours, il perdit la vie. Ce n'est jamais une bonne idée d'approcher un ours... C'est encore pire de s'approcher d'un ours blessé qui souffre...

Et que dire de cette jeune femme de Moscou qui s’est tiré une balle dans la tête par accident tout en prenant un selfie. De cet adolescent en Roumanie décédé en essayant de prendre un « selfie spécial » sur le toit d'un train en marche. etc, etc...

Le selfie, en tant que phénomène, a fait l’objet d’études et un récent ouvrage explore la question des selfies fatals. Une équipe de chercheurs a publié les résultats, explorant le nombre de décès liés à des selfies, ainsi que les principales raisons de ces tragédies. 259 décès sur 137 incidents entre octobre 2011 et novembre 2017. À mon avis, cette méthode n'est peut-être pas la plus précise et la plus complète puisqu'elle s'est limitée aux sources en langue anglaise uniquement. Mais les scientifiques eux-mêmes admettent que ces résultats ne sont « que la partie émergée de l'iceberg ». Selon l’étude, la noyade occupe la première place en ce qui concerne les causes de décès par selfie. Le transport vient en deuxième position et résulte principalement de la prise de photos devant un train en marche. Et à la troisième place viennent les incidents liés aux incendies et les chutes d’endroits élevés. Parmi les autres raisons, il y a aussi des accidents liés à l'électrocution et aux animaux, je vous ai donné quelques exemples. Il y a aussi des décès par selfie dus à des armes à feu, et la plupart d'entre eux sont survenus aux États-Unis. Les chercheurs soulignent que cela pourrait être dû à des lois moins restrictives sur les armes à feu dans la région. Environ 50% des décès par selfie sont survenus dans le groupe d’âge des 20 à 29 ans. 36% se sont produits dans le groupe d'âge de 10 à 19 ans et le reste va au groupe d'âge le plus élevé.
Là où le bas blesse, comme je l'ai critiqué plus haut, l’étude suggère que des « zones sans selfie » devraient être déclarées dans les lieux touristiques afin de prévenir les accidents. Cela devrait notamment impliquer des lieux tels que "les plans d'eau, les sommets des montagnes et les immeubles de grande hauteur", écrivent les chercheurs. L'Inde, pays le plus touché par ce phénomène, a déjà commencé à proclamer les zones sans selfie. Bien sûr, ce n'est pas le selfie lui-même qui tue les gens. Ce sont les choses dangereuses et risquées que font les gens pour obtenir la photo. En ce qui concerne la solution proposée, je vous ai déjà donné mon point de vue en début d'article... Les zones sans selfie seraient comme des feux de signalisation.... Vrai problème, mauvaise solution. Ce ne sont pas les panneaux de limitation de vitesse qui empêchent les morts de la route par excès de vitesse !!!...

Peut-être une meilleure solution, au moins plus acceptable à mes yeux, bien que sans garantie, le Ministère russe de l'Intérieur a lancé une campagne visant à protéger les citoyens des dangers du selfie. Soulignant que la santé et la vie valent plus que « quelque likes sur les réseaux sociaux », le ministère a créé une brochure qui sera partagée et distribuée aux citoyens, en particulier aux étudiants et aux jeunes...


source : Ministère de l'Intérieur / Fédération de Russie
N.B : СЕЛФИ = SELFIE

Mais qu'importe, je préconise toujours la sélection naturelle !!! La bêtise humaine et la vanité n’ont pas de limite, ce n'est pas nouveau.. Alors, s'il vous plaît, laissez cet article vous rappeler de toujours être conscient de vous-même et de votre environnement, laissez tomber les selfies, faites de la photo sérieuse et restez modeste et intelligent !!!...

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UN DANGER MÉCONNU DE L'INTERNET

Je vous ai parlé, il y a quelques jours, de la mésaventure qu'ont vécu ceux qui ont investi pour participer à la création d'un appareil photo révolutionnaire (lire ici), je vais vous parler d'une autre mésaventure née du même élan participatif, mais qui est bien plus grave à mon avis !... Je partirai donc de ce deuxième exemple pour généraliser le problème en tirant une sonnette d'alarme...

NetSE Group, la société derrière Oprema Jena et Meyer Optik Göerlitz, a déposé le bilan. La procédure d'insolvabilité est maintenant ouverte et tous les objectifs préfinancés par le financement participatif ne seront jamais livrés. En d'autres termes, si vous avez pré-commandé l'un de ces objectifs, il semble que vous puissiez dire adieu à votre argent une bonne fois pour toutes. Le groupe NetSE était en difficulté en août lorsque son directeur général Stefan Immes avait eu un grave accident de la route, il n’était plus en mesure de diriger la société, qui finit par déposer le bilan et suspendre sa cotation à la bourse de Francfort.

À ce moment, on ne savait pas ce qui se passerait avec les objectifs précédemment annoncés. Mais selon le site allemand Photoscala, la société ne peut plus être sauvée et les contributeurs ne verront ni leurs objectifs ni leur argent. La société a mené une campagne extrêmement réussie sur Indiegogo.com avec l'objectif Biotar 58mm f/2.0, financé à 287%. Plus de 500.000 $ ont également été collectés pour le Biotar 75 mm f/1,5 sur Kickstarter.com. Outre le groupe Meyer Optik, Görlitz et Oprema Jena, le groupe NetSE est également à l’origine des marques Emil Busch, CP Goerz, Ihagee Elbaflex et ce n'est pas rien (!!!) qui aurait pu penser que de telles marques disparaitraient un jour, surtout de cette manière !!!.... Pour Oprema Jena et Meyer Optik Göerlitz, il est dommage que ces objectifs ne voient jamais le jour, mais il est surtout dommage que ceux qui les ont pré-commandés ne reverront plus leur argent... on peut, en plus, se demander où est passé tout cet argent collecté !...

Pour le Yashica Y35 (lire ici et ici) on pouvait se poser des questions quant au sérieux de l'affaire, surtout que la marque Yashica n'existait plus et que, pour une ex-marque japonaise, elle se localiserait en Chine... Ici, il s'agit tout de même d'un mastodonte du monde de l'optique... tout le monde, même non spécialiste, a déjà entendu parler de Meyer Optik, Görlitz et Oprema Jena !... La disparition de telles marques, même si elle est passé inaperçue, est aussi inimaginable que la disparition de Nikon ou de Canon !...

Tout cela doit nous faire prendre conscience des dérives du virtuel et de l'immédiateté des projets et des participations directes. Tout le monde savait qu'il était impératif de faire toujours un pas en arrière, de marquer un temps d'arrêt et de se poser un maximum de questions avant de se lancer dans quoi que ce soit sur internet.

Sans aller jusqu'à dire que les appels au financement participatif cachent toujours des arnaques (ce n'est vraiment pas le cas !), il faut reconnaitre que le même genre d'appels dans la vie réelle doit systématiquement être accompagné de nombreuses publications sur le sérieux de la chose et des informations précises et vérifiées sur l'état de santé de la société appelante... tout ce qui n'est pas exigé sur internet !...

Donc, s'il ne faut pas prendre pour argent contant tout ce que l'on peut lire sur internet, il ne faut pas croire aveuglément tout ce que l'on peut trouver sur internet !... Pensez donc, si des noms comme Meyer Optik, Görlitz et Oprema Jena peuvent (involontairement ?) vous arnaquer (car leur production de haute qualité se vend à des tarifs très élevés), imaginez ce que vous pouvez craindre dès lors qu'il s'agit de particuliers ou d'entreprises virtuelles... L'internet est un média merveilleux, mais n'oubliez jamais qu'il s'agit d'un média libre où tout le monde peut publier ce qu'il veut et que le pire côtoie toujours le meilleur !...

Soyez prudent, restez intelligent et critique dès que vous vous connectez sur internet, faites des recherches connexes pour vérifier la pureté de ce qui vous accroche, cela vous permettra d'éviter beaucoup de déconvenues !...

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MON AVIS SUR L'AVENIR DU NUMÉRIQUE

Un article super court pour aujourd'hui, une fois n'est pas coutume (!!!) et, en plus, il faut se remettre doucement des agapes du changement d'année... Salut 2018...Bonjour 2019

Vous êtes-vous déjà demandé ce qui allait advenir du tsunami photo numérique ? La photographie se complaisait depuis des siècles, s'autorisant des petites avancées, tranquille, à son pépère, quand, sans crier gare, la vague du numérique a tout balayé, du jour au lendemain ou presque !... Une véritable révolution !... Le problème, et l'histoire nous l'a prouvé à maintes reprises, une révolution soudaine et violente met en place une dictature et un mouvement de résistance de fond. Cette dictature n'a qu'une espérance de vie très courte, se corrompt pour finir par se détruire elle-même et ouvrir une voie royale au mouvement underground de résistance...

La première partie de cette parenthèse pseudo-historique a eu lieu en photographie... la deuxième partie est-elle à l'ordre du jour ?

Pour tout vous dire j'en ai franchement l'impression... En très peu de temps, les COI (également appelés mirrorless) ont phagocyté les reflex qui sont également devenus mirrorless. Les progrès du module photo des smartphones, l'investissement des grandes marques de l'optique pour équiper ces téléphones, l'augmentation de la vitesse des processeurs et l'augmentation de la mémoire de ces petits appareils font que de plus en plus, qui dit photo dit téléphone !... Même les publicités qui ventent la modernité se fendent de phrases du type « mais aujourd'hui c'est avec un téléphone qu'on fait des photos ! »... Les ventes de matériel photo sont en baisse constante, les applications et les imprimantes dédiées aux smartphones en hausse constante, les jeunes générations ne jurent plus que par la smartphon'photographie (voir ici)...

En parallèle, l'achat de matériel argentique d'occasion explose, la demande en film est en progression constante, les marques de film disparues ressuscitent, de nouvelles émulsions entrent sur le marché tous les jours ou presque...

Bien sûr, je peux me tromper, mais avouez que mon parallèle avec l'histoire semble se tenir !... La photo numérique se corrompt, elle ne disparait pas mais se recroqueville dans sa dimension téléphonique et l'argentique reprend le devant de la scène... Toutes les marques (ou presque) ont abandonné leur production de boîtiers argentiques, mais je pense que nombreuses sont celles qui vont investir pour relancer cette production, sous peu !...

Quelle belle revanche ! L'imagerie numérique restera le mode d'expression de l'image de grande consommation, la vraie photographie redeviendra argentique !... D'un côté l'art photographique, de l'autre, l'image furtive à peine créée, à peine jetée !...

Je ne vais pas cacher que cette figure esquissée ici n'est pas faite pour me déplaire... mais je ne pense pas qu'elle relève d'un simple fantasme... Prenons rendez-vous dans cinq ans (par exemple) pour voir où nous en serons !...

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PHOTO ET POST-TRAITEMENT, STOP AUX DÉRIVES !

Un tout petit article aujourd'hui, une fois n'est pas coutume ! Je lis de plus en plus souvent, que ce soit sur des publications papier ou dans des articles sur internet, que « Certains photographes débutants n'aiment pas éditer leurs photographies. Malheureusement, ils ne font pas ressortir le potentiel de leur travail s'ils ne font aucun post-traitement. En effet, 50 à 60% de la photo est construite en post-prod' car c'est là que l'on peut faire ressortir son propre style, montrer ce que l'on aime. Si vous êtes un de ces photographes qui ne croient pas au post-traitement, vous feriez mieux de repenser votre position sur le sujet. ». STOP ! Il faut arrêter de faire et de dire n'importe quoi !...

Je comprends bien que les éditeurs essayent de placer leurs logiciels dans un marché ultra concurrentiel, mais ce n'est franchement pas une raison pour affirmer des choses pareilles !... Pour souligner ce que j'entends en lisant le texte reproduit ci-dessus, je vais un peu modifier les mots : « certains photographes débutants en photo argentique n'aiment pas travailler leurs images au laboratoire etc... ». Il est bien évident qu'un débutant en photographie argentique n'est pas capable de gérer la chimie du laboratoire et le travail à l'agrandisseur ! Il a suffisamment de choses à apprendre à la prise de vue !... Donc, si 50 à 60% de la photo dépend du laboratoire, les débutants en photo argentique devraient abandonner la photographie avant de commencer !!! Et il en va de même en photographie numérique !!! Le débutant a suffisamment de choses à apprendre à la prise de vue !... S'il faut savoir utiliser parfaitement des logiciels "usines à gaz" avant de se lancer en photographie numérique, autant abandonner la photographie avant de commencer !!!

Et ce qui a été dit pour les débutants, vaut de même pour les amateurs !!! Depuis que la photographie s'est ouverte au grand public, combien d'amateurs se sont lancés dans la formation et l'utilisation du laboratoire ? Très peu ! Donc, si on se base sur ce genre de proclamation, on peut affirmer que depuis que la photo s'est ouverte au grand public, il y a eu extrêmement peu de photographes amateurs !!! Et le passage au numérique n'y a rien changé puisque très peu d'amateurs sont aptes à utiliser convenablement les Photoshop and co !!!...

Quid des photographes professionnels ? Depuis que la photographie est devenue une profession permettant de vivre, combien de professionnels se sont lancés dans la formation et l'utilisation du laboratoire ? Très peu ! Il y a toujours eu des professionnels du laboratoire qui ne photographiaient pas mais qui développaient et tiraient parfaitement les images créées par les photographes qui ne faisaient pas de labo !... Donc, si on doit se baser sur le fait que 50 à 60% de la photo dépend du laboratoire, on peut dire que les grands photographes n'avaient qu'un rôle minime dans la création des grandes photos devenues historiques !!! Et croyez-vous franchement que les photographes professionnels actuels (numériques), qui doivent produire des images pour vivre, s'autorisent à passer des heures, voire des jours sur Photoshop pour exhausser chacune de leurs images alors qu'il existe des professionnels du traitement d'image qui font beaucoup mieux et beaucoup plus rapidement ?

Je répèterai donc que de telles remarques sont totalement débiles !!! Un photographe doit faire de bonnes photos puisque c'est un photographe. L'augmentation de la qualité finale des bonnes images peut très bien être sous-traitée !...

J'irai encore plus loin : les amateurs sont certainement plus nombreux à créer leurs photos de zéro à l'épreuve finale que les professionnels !... Leurs compétences de post-production sont limitées mais si leurs compétences de créations sont réelles, ils feront d'excellentes photos !... 50 à 60% d'une photo sont dues au laboratoire (argentique ou numérique), disent-ils ? Eh bien NON ! La post-production n'est que la cerise sur le gâteau, une excellente post-production ne réussira jamais à transformer une photo nulle en bonne photo !... JE DIS : 80 À 90% D'UNE PHOTO SONT DUS À UNE PRISE DE VUE PARFAITE !!!

Débutants, amateurs, apprenez les techniques photographiques à la prise de vue et vous serez des grands photographes amateurs quand vous aurez bien assimilé votre formation... Aiguisez votre créativité et vous ferez partie des maîtres parmi les photographes amateurs... Et, si vous souhaitez apprendre les techniques de laboratoire (ou les logiciels), libre à vous de le faire, cela n'apportera que très peu de chose à votre production !!!...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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LA RECONNAISSANCE ENFIN !

Quelle que soit l'invention, quelle que soit la découverte, qu'elle soit scientifique, humaine ou autre, elle n'a de validité qu'après avoir :
— subi des expérimentations indépendantes et contradictoires effectuées par des équipes différentes qui sont parvenues aux mêmes résultats.
— bénéficié d'une publication dans un journal (ou autre) faisant référence dans son champ d'application.

Eh bien, qui aurait parié un kopek, qui aurait imaginé (voire fantasmé) sur le sujet ? P.e.r.s.o.n.n.e ! Et pourtant...

INCROYABLE (!!!) mais 8 ans après mes recherches et mes résultats et conclusions diffusés sur mon site, voilà que le magazine « Profession PHOTOGRAPHE » n°35 de Mars-Avril 2019 publie un article au sujet de mon T-Kahwanol-S®. Article signé Annick Maroussy.

Ma technique de révélateur bio a donc été testée et confirmée par d'autres, mon invention a été publiée dans un magazine de photographes professionnels... Mon T-Kahwanol a donc été reconnu et validé !... Dommage pour les siphonneurs de sites qui tentent de s'approprier le travail d'autrui... Le T-Kahwanol est, cette fois, intimement, définitivement et incontestablement associé à Thierry Delorraine et au site www.thydelor.eu.

Si, par hasard, vous n'avez pas encore entendu parler du T-Kahwanol, c'est par ici.

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QUELQUES (BONNES) RAISONS POUR LESQUELLES J'AIME LA PHOTO ARGENTIQUE

On dit que tout ce qui est vieux redevient neuf un jour ou l'autre. En effet, la vie a tendance à se dérouler de manière cyclique. Bon nombre des tendances dites rétro et vintage qui gagnent en popularité disparaissent souvent aussi vite qu'elles sont apparues. Mais le fait que certaines choses entrent dans la conscience populaire en dit long sur notre relation avec elles, ou plus vraisemblablement avec notre curiosité pour les styles et les façons de faire les choses qui nous ont précédées. Les styles rétro d'appareils photo numériques tels que le Nikon Df ou le Fujifilm X100 en témoignent certainement dans le domaine de la photographie actuelle. Et bien plus encore, le nouvel engouement pour les matériels argentiques...

Mais au-delà du matériel, qu'en est-il de la photographie argentique ? La photographie sur film semble susciter un intérêt croissant mais, pour beaucoup, l’idée que la photographie sur film soit "nouvelle" est totalement loufoque car ils n’ont jamais complètement abandonné le film, même après la révolution numérique qui s'est imposée.

Comme la plupart de mes camarades photographes amateurs, je me suis initié à la photographie via un appareil photo argentique et, en faisant le bilan, toute ma vie a été comblée par l'argentique même si je me suis laissé allé à faire du numérique ces vingt dernières années. Par difficulté d'approvisionnement, j'ai essayé, un temps, de me sevrer du film et je n'ai jamais réussi plus d'une ou deux semaines...

Je ne suis pas tout à fait sûr de ce qui a empêché mon sevrage argentique, mais je suis heureux que cela se soit produit. Bien sûr, je pense aussi aux inconvénients, mais je les considère insignifiants et même je finis par les classer parmi les avantages. Certes, ceci n’est pas un manifeste pour l’abandon de la photographie numérique (bien que), ni une explication sur les raisons pour lesquelles le film est apparemment meilleur que le numérique (bien que). Non, je ne fais que partager quelques raisons pour lesquelles j'aime beaucoup faire de la photo argentique et pourquoi la photographie argentique continuera à jouer un rôle majeur dans ma croissance en tant que photographe.

J'espère malgré tout que quelques un parmi vous, qui lisez ceci, seront inspirés pour venir ou revenir au film.

—> Les accidents heureux et les trésors inattendus
J'ai tendance à aborder la photographie argentique avec une mentalité de « projet artistique » (ok, le mot est un peu fort) contrairement au brouillon ou au test quand il s'agit de photo numérique. Partant, je suis beaucoup plus tolérant vis-à-vis des imperfections. Je ne considère pas les fuites de lumière et la lumière parasite comme des problèmes intolérables, même si je ne m'attends pas à les voir sur une photo. Il se trouve parfois que j'ai apprécié les résultats de la plupart de ces accidents.

—> Le défi perpétuel
Je n'irais jamais jusqu'à dire que la photographie numérique est facile, tant que l'on essaye de faire de la photographie et pas se contenter de prendre des images. Mais la photographie argentique n'est pas commode. La photographie argentique m'oblige à être beaucoup plus réfléchi lorsque je travaille. Il n'y a pas de deuxième chance. Pas de bouton de suppression. Si je ne fais pas les choses correctement la première fois, je perds non seulement une chance de faire une bonne photo, mais, en plus, je perds une vue. Je sais que tout ne va pas toujours bien, mais je suis conscient du fait que j'ai un nombre limité de vues avec lesquels travailler. Tous mes appareils photo argentiques ne disposent pas de posemètres, donc obtenir l'exposition souhaitée (plutôt qu'une exposition « correcte »), quel que soit le boîtier utilisé, est devenu une seconde nature.

—> Un post-traitement limité
Une fois que le film est développé, soit on le tire, soit on le numérise, c'est tout. Les images restent intactes. Je ne ressens tout simplement pas le besoin de modifier mes prises de vue, même lorsqu'elles ne sont pas aussi bonnes que prévu. Bien sûr, le tirage et le post-traitement sur ordinateur après numérisation permettent toujours de retravailler ou de rattraper ce qu'on a incomplètement réussi à la prise de vue, mais il ne s'agira jamais d'une tentative de sauvetage en cas de raté. C'est un beau pied de nez aux logiciels de développement, mais pas que...

—> Le grain, ah le grain, ce n'est pas du bruit...
Comme pratiquement tous les autres arguments, celui-ci peut être considéré comme entièrement subjectif (d'ailleurs beaucoup d'amateurs exclusivement numéristes les placent au même niveau graphique -sans vraiment connaitre l'argentique-), mais le grain du film gagne à chaque fois la guerre de l'esthétique contre le bruit numérique. Je comprends l'utilisation sémantique du bruit comme une analogie pour le grain, mais c'est là que se termine cette relation. Je suis partisan au vrai grain du film qui donne du volume et de la vie aux images, le bruit regroupe un ensemble de défauts numériques inacceptables -pris séparément- qui ne peuvent que tuer une image...

—> La personnalité de l'analogique
Je ne veux pas être trop anthropomorphe ici, mais j'apprécie énormément la personnalité du film et des vieux appareils photo. Bien que j'aime aussi mon matériel numérique, je ne pense pas qu'il ait beaucoup de personnalité au-delà de celle que je leur attribue. Mes anciens boîtiers, par contre, ont chacun leurs particularités qui échappent généralement à la formulation par des mots, mais si vous photographiez avec un film, vous comprendrez ce que je veux dire. Un cas similaire peut être fait pour le film. J'ai un attachement particulier pour les Kodak Tri-X 400, Ilford FP4+, Ilford HP5+ et Kodak Portra 400 et même Foma 100, 200 et 400 parce que j'aime bien leur apparence et c'est toute la raison dont j'ai besoin. Mais je suis déterminé à essayer autant de types de films que possible et au fur et à mesure que je parcours les différents films Fujifilm, Kodak, Agfa, Ilford et d’autres films (y compris des rouleaux de films expirés et instantanés), j’apprends les nombreux looks différents associés à chacun d’eux - des looks plutôt difficiles (voir impossibles) à reproduire avec des plugins et des presets...

—> L'excitation de l'attente
En numérique, à peine l'image capturée, on peut la découvrir (et d'ailleurs, on ne se gêne pas). Le temps d'attente ne dépasse guère une fraction de seconde. En argentique, on ne découvre ses images qu'après avoir impressionné toute la bobine de film et avoir procédé à son développement. Cela demandera, généralement, au moins une journée d'attente si on développe ses films soi-même et, si on doit donner son film à développer à un professionnel, cela demandera plusieurs jours (puisqu'aujourd'hui, les labos 1h n'existent plus). C'est l'excitation de la découverte, qui s'accroit avec le temps, qui vous rend accro à la photo argentique... car on ne pourra jamais savoir avant si ce que l'on a voulu créer a été réussi... Et la découverte est un véritable cadeau quand tout s'est bien passé et une frustration très grande quand on s'est planté... Et c'est cette frustration qui nous pousse à nous améliorer...

—> La montée du positif
Qui n'a jamais tiré lui-même ses images sur papier ne pourra jamais comprendre l'excitation née de la vision de la montée de l'image définitive. La montée fait allusion à l'apparition progressive de l'image sur le papier. Il faut absolument que vous assistiez, au moins une fois, au travail de laboratoire et vous serez converti, j'en suis certain.

—> Et même les inconvénients
En ce qui concerne les inconvénients de la photographie argentique (tels que la période d’attente et les coûts associés au développement du film, le coût d’achat de film, etc.), ils ne sont pas assez importants pour me tenir à l’écart, car le film ne représente pas l’essentiel des coûts de ma photographie. Si vous vous trouvez coincé dans une ornière créative ou si vous avez besoin d'ajouter une nouvelle fonctionnalité à votre référentiel photographique, je vous encourage vivement à essayer le film...

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LA PHOTOGRAPHIE DEVIENT-ELLE TROP FACILE ?

Tout le monde est photographe de nos jours. Il n'a jamais été aussi facile et moins coûteux de créer des photographies de bonne qualité. Les gens croient sincèrement que c'est l'appareil photo qui crée ces images étonnantes. Je suis sûr que vous avez tous entendu cela : "Vous prenez de belles photos, vous devez avoir un excellent appareil photo."

Avec la technologie que nous possédons aujourd'hui, je me demande parfois s'ils n'ont pas raison !... Nous avons maintenant des appareils photo dans les téléphones. Il n'y a pas si longtemps, les photographes professionnels payaient des milliers d'euros pour leurs appareils photo et auraient rêvé de pouvoir utiliser ces téléphones s'ils existaient. Regardez internet et les réseaux (a)sociaux quotidiennement, vous verrez que les gens peuvent prendre des photos étonnantes en quelques clics et sans effort. La technologie moderne a-t-elle démocratisé la photographie ou signifie-t-elle que la photographie est devenue facile, sans valeur ni intérêt ?

La technologie continue à rendre les choses de plus en plus faciles. Mais cela n’a pas commencé avec le numérique ! La technologie a toujours poussé pour rendre les choses plus simples. Qu'il s'agisse de la télécommande du téléviseur ou de l'appareil photo numérique. L'appareil photo numérique était simplement la réponse de l'industrie technologique aux forces du marché. Les consommateurs voulaient un appareil photo capable de prendre des photographies sans fin. Notant ce besoin, les entreprises ont utilisé la technologie émergente pour répondre aux besoins de leurs clients. Ainsi, créer des appareils photo numériques et changer le visage de la photographie pour toujours.

Revenons aux débuts. Il n'y avait aucune comparaison entre le shooting numérique et le shooting sur film. Après les premières générations de boîtiers avec leurs inévitables problèmes de démarrage et leur prix énorme, la photographie est devenue incroyablement facile avec le numérique. Un retour instantané vous dit si vous avez réussi l'image ou non. Vous n'étiez pas limité à 24 ou 36 expositions (ou moins si vous photographiez en moyen format). Enfin, après la dépense initiale (énorme puisqu'il faut tout envisager, l'informatique compris), la photographie semblait devenir beaucoup moins chère car il n’y avait tout simplement pas de factures pour le traitement des images.

En fonction de vos questionnements, l’évolution vers le numérique est soit le moment où une personne est propulsée en photographie, soit le début du déclin. Cependant, revenons un peu en arrière. Si vous aviez shooté sur des plaques mouillées, imaginez ce que vous penseriez de ces jeunes qui peuvent obtenir si facilement des images en utilisant un film de 35 mm... Imaginez quand les appareils photo à mise au point automatique sont apparus signifiant que vous n'aviez plus besoin des compétences de mise au point manuelle... Imaginez un flash qui n'a pas besoin d'utiliser de la poudre de magnésium extrêmement dangereuse.

La technologie aide (généralement) à rendre la vie meilleure pour les humains. Le moyen le plus courant d'améliorer les choses est souvent de les rendre plus faciles. Dans le monde moderne, nous nous adaptons rapidement, puis nous nous appuyons rapidement sur les nouvelles technologies que nous utilisons. Cela fait partie de nos vies et libère de l'espace vital du cerveau (au point que le cerveau est de plus en plus vide !..). Chaque innovation photographique, à partir du premier appareil photo, visait à faciliter la conservation d'un moment.

N'oubliez pas qu'il y a peu de temps encore nous n'avions que 18 mégapixels, ou 12 ou 6 et même moins de 2 ! Comment avons-nous pu travailler avec seulement neuf points de mise au point automatique (voire un seul !) plutôt que des points de mise au point localisés sur l'ensemble du capteur ? Points de mise au point que vous n'avez même plus vraiment besoin d'utiliser car l'appareil photo détecte les yeux des humains (ou des animaux), se verrouille, et tout ce que vous avez à faire est de décider quel œil vous souhaitez mettre au point.

Je veux dire, imaginons comment les photojournalistes des années 80 réagiraient à un appareil photo numérique moderne ! En vous éloignant encore plus, imaginez-vous dire aux peintres des années 1500 qu'un jour, il y aurait une boîte qui capturerait dans les moindres détails l'image de son modèle en une fraction de seconde et que tout ce qu'il aurait à faire serait de permettre à de la lumière d'entrer dans la boîte !...

Je me souviens du premier appareil photo numérique de 1.3 MPxl que j'ai utilisé. C'était comme magique. Vous pouvez voir la photo instantanément sans jamais avoir à acheter de film instantané. Je ne suis pas devenu accro instantanément, j'étais même plutôt réfractaire mais curieux. Même si les résultats étaient minables, j'ai vite craqué pour un Pentax de 2 mégapixels (à peine plus) qui a changé mon monde. La qualité n'était pas aussi bonne que l'argentique, mais j'avais une machine qui m'offrait les mêmes technologies que mes reflex argentiques modernes avec, en plus, la vérification immédiate des résultats. Certes, lui et ses successeurs auraient pu me détourner de la photographie argentique, mais je suis trop ancré dans le travail de laboratoire pour ne me concentrer que sur le numérique... mais j'avoue admettre l'évolution de la technologie tout en le déplorant !...

Le matériel fait-il de nous de meilleurs photographes ? Nous sommes des photographes et nous aimons soigner nos boîtiers. Plus il est récent, mieux c'est. Les fabricants dépensent des millions pour essayer de nous convaincre que nous avons besoin de nouveaux équipements. Le dernier Sony doté de la mise au point automatique époustouflante améliorera-t-il réellement nos photos ? Est-ce que ça va rendre la création plus facile ? Oui, sans aucun doute. Mais, grâce à une autre invention technologique formidable (Internet), nous sommes nombreux à plus parler de mégapixels que de les utiliser réellement. Nous sommes aussi coupables que les influenceurs qui « n'utilisent même pas un vrai appareil » parce que nous faisons pareil. Au lieu de photographier, nous analysons pour observer la netteté des coins de l'image à un grossissement de quatre millions pour cent, puis nous nous demandons comment un fabricant peut vendre une telle merde... L'image finit par ne plus avoir d'importance ni d'intérêt, tout ce qui compte c'est la capacité du matériel de prise de vue à reproduire la réalité...

Le numérique facilite la tâche, mais a beaucoup plus de mal à se démarquer. Les estimations suggèrent que plus d'un milliard de photos ont été prises en 2018. Quatre-vingt-quinze millions de photos sont téléchargées sur les réseaux (a)sociaux chaque jour. Ajoutez à cela les trois cents heures de vidéos téléchargées sur YouTube chaque minute et le nombre de photos et de vidéos que nous produisons chacun est tout simplement devenu ahurissant.

Maintenant, si on ne peut nier que le numérique a rendu cela possible, le numérique a également rendu beaucoup plus difficile la différenciation. Les fabricants d'appareils photo réussissent très bien à faire croire aux gens qu'ils sont des artistes, que tout le monde fait un travail fantastique. De la même manière que tout le monde a un chef d'œuvre cinématographique, un grand roman, une chanson ou une peinture à l'intérieur d'eux, qui ne demande qu'à sortir. En réalité, ce n'est pas la vérité. La photographie est de l'art et l'art est, pour le meilleur ou pour le pire, élitiste... Certaines personnes ne sont pas de grands peintres et d’autres ne sont pas de grands compositeurs. Et beaucoup de gens ne sont pas de grands photographes. Et énormément de gens (dont des artistes autoproclamés) ne sont tout simplement bons à rien dès qu'il est question d'art (ce qui n'enlève rien à leur grande valeur dans d'autres domaines) !...

Le problème est qu'avec tant de choses médiocres (ou moyennes), comment voulez-vous voir les bonnes choses ? Souvent, vous ne le pouvez pas. Il y a des photographes qui créent des photos parmi les meilleures jamais faites. Cependant, nous ne les verrons jamais. Il y a des cinéastes qui créent des courts métrages qui devraient exploser les portes de Hollywood, mais qui restent inconnus. Au lieu de cela, nos flux sont remplis avec encore plus de chats débiles (et mal cadrés et mal exposés) et de photos moyennes que nous avons déjà vues des milliers de fois auparavant. Nous nous noyons dans du contenu banal et répétitif de copies et de détournements pitoyables. C’est au point que la photographie semble être un concours de popularité et de connerie plutôt que de création.

Nous vivons à l'ère des influenceurs, où des photographes extraordinaires se voient refuser des emplois parce qu'ils n'ont pas d'abonnés sur les réseaux (a)sociaux. D'un autre côté, on peut offrir à des milliers de personnes nulles (qui utilisent uniquement leur téléphone pour la photographie pour montrer simplement qu'elles utilisent un équipement particulier) la possibilité de parcourir le monde gratuitement et de gagner des fortunes simplement parce qu'elles sont populaires sur les réseaux (a)sociaux... Ce système est parfaitement logique d'un point de vue marketing. Cependant, ces plateformes sont l’endroit où la plupart des gens simples passe son temps et découvre de nouveaux contenus. Par conséquent, les algorithmes contrôlent maintenant la quantité de photographies auxquelles nous sommes exposés. Un algorithme ne se soucie pas de la qualité, il se soucie des compteurs. Le but est de trouver du contenu populaire et de le diffuser pour que de plus en plus de gens le trouvent. Est-ce que cela veut dire que la photographie est réduite à des goûts stéréotypés ? À bien des égards, oui. On a craint les dictateurs mais ce sont les algorithmes qui vont réussir à décérébrer les foules !...

Un appareil photo ne sait pas encore comment raconter une histoire. Nous vivons à une époque où vous pouvez mettre votre travail à la portée de tous. Le niveau technique de base de la photographie n'a jamais été aussi élevé. Une nouvelle esthétique s'est imposée de force : netteté maximale, profondeur de champ maximale, couleurs hyper saturées, contrastes maximum... Je peux donner un appareil photo à mon petit-fils de six ans qui pourra prendre des photos nettes et bien exposées, racontant les histoires de ses jouets, mais aucun appareil photo ne pourra créer une image qui raconte une histoire. Une grande photo raconte toujours une histoire. Elle nous donne envie d'en savoir plus sur le moment. Elle nous permet de créer notre propre histoire à partir de ce que nous voyons dans l'image et de notre propre vision du monde. L'histoire que je vois sur une photo sera différente de la vôtre. En fait, vous pouvez détester une photo que j'aime et vice versa.

Tout cela n'est tout simplement pas possible, même avec l'appareil le plus grandiose. Il n’y a pas d’intelligence artificielle qui saura choisir le moment idéal pour appuyer sur le déclencheur. Oui, les appareils peuvent faire 20 images par seconde ou plus, mais même dans ce cas, vous ne pouvez pas enregistrer continuellement toutes les secondes de la journée. Vous devez trouver l'angle, cadrer votre sujet de la manière qui raconte votre histoire, puis appuyer sur le déclencheur. En réalité, l'aspect technique (peu importe à quel point les fabricants nous persuadent du contraire) n'est pas le lieu où la photo est créée. Ce n’est pas la netteté dans les coins (de nombreuses superbes photos ne sont pas nettes !) qui fait une photo. C'est l'histoire que vous racontez. L'histoire est ce que vous devez apprendre. Raconter une histoire est difficile. Cela a toujours été difficile et la technologie est loin d’être capable de le faire pour nous. Vous prenez les décisions avant d’appuyer sur le déclencheur. Vous utilisez la lumière, le sujet et trouvez l'angle. Ensuite, vous ouvrez une boîte et y laissez entrer un peu de lumière. Ça a toujours été ainsi. C'est simplement que la technologie au fil des ans a rendu plus facile le passage d'une quantité précise de lumière dans la boîte et d'obtenir une image nette -si cela est important pour vous-...

L'avenir ? Je suis sûr que vous l'avez tous vu. C'est finalement arrivé, un couple a engagé un robot pour photographier leur mariage ! Oui, je sais que c'est juste une alternative de style photomaton pour l'instant, mais cela laisse augurer l'avenir. Allons-nous être habitués aux mariages où les drones prennent automatiquement des photos meilleures que celles qu'un humain peut capturer ? Des photos qui peuvent ensuite être personnalisées instantanément par les futurs mariés en appuyant simplement sur un bouton (ou une commande vocale) ? Cela signifie-t-il que les gens vont devenir obsolètes dans de nombreux domaines de la photographie (comme cela commence à être le cas en médecine !!!) ? Auront-ils seulement besoin d'un appareil ? d'un robot ?

Mon avenir en tant que photographe (même amateur) implique-t-il la possession de plusieurs robots ? Peut-être que la photographie sera intégrée aux appareils quotidiens ? Deviendrons-nous si vaniteux qu'un dispositif nous suivra partout pour capturer nos vies quotidiennes, puis capturera les meilleurs moments via un algorithme à partager sur les médias (a)sociaux ? Je ne dirai qu'une seule chose : advienne que voudra (ou pourra), perso je n'investirai plus un centime dans le numérique et, dans vingt ans, si Dieu me prête vie, je ferai encore de la photo sur film, que je développerai tout seul et que je traiterai et tirerai tout seul, le plus écologiquement possible !!!... Et je ne serai pas le seul !!!...

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SERIAL PHOTOGRAPHER (PHOTOGRAPHE EN SÉRIE) ?

Vous avez déjà compris que je fais ici un parallèle entre un serial killer (tueur en série) et un serial photographer (photographe en série) !... Quelle drôle d'idée !... Laissez-moi vous raconter le malaise que j'ai vécu aujourd'hui et les questionnements qui ont suivi !!!...

Alors que je bricolais (non, je ne dédie pas 100% de mon temps à la photographie !), j'avais la télévision en fond sonore. Au programme : rien, comme d'habitude (!!!). La télévision ne mérite plus que le rôle de fond sonore !!! Ils diffusaient une émission de m***e qui retraçait la vie et l'œuvre d'un serial killer. « Oui, et alors ? » me direz-vous ! J'y viens, pas d'impatience !

Alors que cette personne n'avait pas encore débuté sa carrière de tueur, elle collectionnait les armes, les aimait, les bichonnait, aimait se montrer avec, se photographiait avec !...

Cela vous rappelle quelqu'un, non ? Eh oui, votre serviteur !... Et je ne suis pas le seul ! Je collectionne les appareils photo, je les aime, les bichonne, j'aime me montrer avec, j'aime me photographier avec !...

Un jour, notre serial killer a craqué, il a décidé de sortir avec son matériel chéri pour s'en servir !... Et il a utilisé tout son matériel, un après l'autre, avant de se faire arrêter.

Je vous rappelle simplement que je sors avec mon matériel chéri pour m'en servir !... Et j'utilise tout mon matériel, un après l'autre... et je n'ai pas (encore) été arrêté...

On dit souvent qu'un photographe est photographe car il ne sait pas raconter des histoires avec des mots. On dit également qu'un photographe est photographe car il ne sait pas dessiner (et donc peindre non plus !). Vient donc aujourd'hui une nouvelle hypothèse : un photographe pourrait-il être photographe car c'est un serial killer refoulé ou un serial killer en devenir ? Un photographe devrait-il consulter un psy en urgence afin de faire le point sur une personnalité potentiellement dangereuse pour ses contemporains ?

Je reconnais volontiers que mon questionnement est un peu tiré par les cheveux, mais avouez qu'il n'est pas stérile !... Un photographe passe son temps à viser et à... tirer ou shooter !... S'il utilise un winder (en argentique) ou la fonction rafale (en numérique), il passe son temps à... mitrailler !... S'il utilise de grands zooms ou de très longues focales, on dit bien qu'il utilise un... bazooka !... Et ne dit-on pas qu'il part en chasse ? Et que dire de la réussite commerciale du Zenit FotoSniper ?

Ce ne sont que des détails, certes, mais, mis bout à bout... Le vocabulaire guerrier utilisé en photographie serait-il vraiment un hasard ? Assurément je l'espère !... Mais posez-vous la question, comme je le fais... Je n'ai pas encore de réponse, j'espère en savoir plus, rapidement... Un photographe qui ne se connait pas dans ses moindres détails ne sera jamais en mesure de transmettre sa personnalité profonde dans ses images...

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LETTRE OUVERTE AUX EXCITÉS DES GRANDES OUVERTURES

Ah, les objectifs rapides (permettant de grandes ouvertures < f/2.8) c'est magique, on peut photographier quasiment sans lumière... et le flou d'arrière-plan, une véritable bénédiction pour la photo de portrait... Allez, c'est décidé, je n'achèterai plus que des objectifs qui ouvrent à f/1.8 voire f/1.4 et je les utiliserai uniquement à pleine ouverture !...

Ça va pas, non ? À quoi pensez-vous donc ? Ce n’est pas parce que vous pouvez tirer à f/1.4 ou f/1.8 que vous devez le faire !... Vous avez vu jouer ça où ?

NdA : OK, j'avoue, j'ai beau le savoir, j'ai beau en faire un article, je suis le premier coupable, ou plutôt la première victime de ce syndrome, je suis accroc à la grande ouverture... J'essaye de me soigner mais même le Valium ne peut rien pour moi, donc, quand je critiquerai vos mauvaises habitudes, merci de me les retourner... je me sentirai moins seul...

Lorsque j'ai commencé à travailler sérieusement la photographie, j'ai été émerveillé par la puissance et la capacité de collecte de lumière de mon objectif 50 mm f/1.4 de mon Miranda RE-II. Cela m'a ouvert un tout nouveau monde de possibilités photographiques, que je continue à explorer aujourd'hui (et que je ne pourrais me passer), et j'étais capable de produire des images incroyables, même sur mon humble petit Miranda. Malheureusement, à perfectionner mes compétences afin d'apprendre à utiliser réellement la puissance de si larges ouvertures, j'ai traversé une phase où j'ai tout photographié à pleine ouverture pour les faibles éclairages, la profondeur de champ et bien sûr le bokeh. Toujours pour le bokeh j'utilise encore beaucoup (trop) les pleines ouvertures.

Maintenant, il est important de noter que je ne regrette rien de ces premières leçons, je ne regrette pas mon penchant encore actuel mais je tiens à vous offrir quelques faits simples que j'ai appris au fil des ans, et quelques raisons pour lesquelles vous devriez peut-être calmer le jeu et ne pas shooter diaphragme grand ouvert avec des objectifs fixes ou des zoom ultra-rapides.

→La profondeur de champ est vraiment trop faible
Je fais la plupart de mes photos avec des objectifs rapides. Chacun d'eux a son propre ensemble d’avantages et de limitations. Manier une de ces bêtes ultra-larges peut être un peu comme conduire une formule-1, en ce sens que la quantité de puissance à notre disposition est un peu folle. Mais, un avantage des objectifs rapides est justement une profondeur de champ extrêmement faible. Le problème c'est que cet avantage peut également être une sorte de malédiction si pas utilisé correctement.

Je ne vais pas mentir, c'est très amusant de photographier avec l'objectif grand ouvert, mais il m'a fallu un certain temps pour apprendre que j'aurais peut-être dû faire un break. De nombreux portraits ont été créés ainsi alors que je n’avais aucune bonne raison d'ouvrir totalement le diaphragme, mais je l’ai fait quand même et les résultats ont souvent été tout simplement inutilisables. En raison de la grande ouverture f/1.4 et de ma proximité avec le sujet (en plus ! L'addition des paramètres entraine la multiplication des effets !), cela me laisse une profondeur de champ de quelques millimètres seulement. Si le modèle n'est pas parfaitement face à l'objectif, un œil peut être parfaitement net, tandis que l'autre peut être flou. J'ai vite compris mon erreur et obtenu d'autres images parfaitement exploitables en faisant des photos à f/2.8 et f/4 avec un beau bokeh pour peu que je puisse m'approcher de mon sujet. Ce ne serait pas plus cool d’obtenir le flou d’arrière-plan impressionnant d’une ouverture f/1.8 ou f/1.4 !...

Autre problème de la très faible profondeur de champ à f/1.4 ou f/1.8, le passage de la zone nette à la zone floue est très brutal, les photos présentent une espèce de traînée laide correspondant à la frontière de la profondeur de champ. C'est comme si on avait essayé de post-traiter l'image avec un logiciel ne permettant pas le post-traitement en floutant tout ce qui n'est pas le sujet principal, c'est nul !... Utiliser une ouverture plus petite aurait permis une transition en douceur entre la zone nette et les zones floues et ainsi obtenir une image beaucoup plus agréable. "Fermer" un objectif d'ouverture maximale f/1.4 à f/2.8 peut corriger ce problème.

→Le bokeh et le flou d'arrière-plan peuvent devenir incontrôlables
C’est un peu subjectif et ouvert à l’interprétation à la fois du photographe et du spectateur, mais au fil des années, j’ai constaté qu'utiliser la plus grande ouverture possible pour obtenir le plus possible de bokeh ou de flou d’arrière-plan peut faire passer une image d’artistique et intéressante à désordonnée et incompréhensible... et ce, très rapidement.

Le bokeh est agréable et peut certainement être utilisé pour ajouter une touche artistique à une image, mais en le surexploitant, il peut trop surligner le sujet et ainsi ruiner la photo. Un sujet trop éloigné de l'arrière-plan semble plâner dans les airs, et l'effet est quelque peu déconcertant. La suppression de l'arrière-plan a trop supprimé le sens du lieu et le contexte du sujet. L'image n'est ni artistique ni attrayante.

→Vignettage, aberration chromatique et autres bizarreries optiques
Avant d’en dire trop sur ce sujet, j’ai peut-être besoin d’ajouter un peu de préface. Les objectifs moins coûteux peuvent se comporter de façon étrange lorsque vous prenez des photos diaphragme grand ouvert, mais des optiques plus coûteuses sont généralement bien meilleurs dans ce genre de situation. Avec cette clause de non-responsabilité, il est important de comprendre certaines des anomalies optiques telles que le vignettage, l’aberration chromatique et la douceur (manque de piqué), qui apparaissent souvent lorsque l’objectif est ouvert au maximum. On parle de vignettage lorsque les bords de l'image paraissent un peu plus sombres que le reste de l'image, en raison de la façon dont la lumière est gérée à l'intérieur de l'objectif avant d'atteindre le capteur ou le film. Ce n’est pas un gros problème sur les appareils photo dotés de capteurs plus petits tels que les modèles APS-C ou µ4/3 même si cela peut se voir mais c'est bien pire sur les appareils photo plein format.

Si vous photographiez en format RAW, vous pouvez utiliser des logiciels pour atténuer la plupart des effets du vignettage, si vous le souhaitez. Bien entendu, une autre solution consiste à utiliser une ouverture plus petite, ce qui a tendance à éliminer complètement le vignettage. Le vignettage n’est pas toujours un problème, et de nombreux photographes préfèrent les effets subtils d’un vignettage bien utilisé. Dans ce cas, continuez à shooter à f/1.8 ou f/1.4...

L’aberration chromatique latérale est l’autre anomalie optique qui gâche tout lorsqu’elle est importante. Elle se manifeste généralement par des contours ou des franges pourpres, bleues, jaunes ou vertes, entourant des endroits de vos photos présentant un contraste important entre sombre et clair. Cette imperfection optique peut souvent être atténuée ou corrigée dans les logiciels de post-traitement. Mais même dans ce cas, les résultats ne sont pas optimaux et vous aurez souvent des images qui montrent encore des artefacts verts ou violets, ou qui perdent un peu de couleur des autres parties de votre image. Plutôt que de perdre son temps à régler ces problèmes en post-production, j'aime bien l'éviter dès le début et shooter à une ouverture légèrement plus petite. Cela résout généralement le problème.

Autre problème, quasiment inconnu des amateurs : l'aberration chromatique longitudinale qui ressemble à une trainée violacée ou verte à la limite entre les zones nettes et les zones floues... et, face à ce problème, aucun logiciel ne pourra rien pour vous ! Fermer le diaphragme d'un point ou deux suffit à empêcher le problème...

La dernière caractéristique étrange de la plupart des objectifs à leurs plus grandes ouvertures pourrait ne pas poser de problème si vous n’examinez pas vos images avec soin, mais c’est quelque chose que vous devriez tout de même savoir. Presque toutes les optiques sont un peu plus douces (moins piquées) lorsqu'elles sont utilisées à l'ouverture maximale, ce qui peut donner des images qui ne sont pas tout à fait ce que vous voulez. Ce problème de netteté peut être corrigé -jusqu'à un certain point- en post-production, mais la solution idéale est d'éviter de photographier à f/1.4 ou f/1.8 sauf si on a spécifiquement besoin de la capacité de capture de lumière, de flou d'arrière-plan ou d'autres effets offerts par une ouverture aussi large.

La photographie est une question de compromis et, bien que fermer (un peu) le diaphragme permette d'obtenir une image plus nette, il donne également une image dont la profondeur de champ est beaucoup plus grande, ce qui rend la composition globale peut-être moins ressemblante à votre vision.

→Utilisez les grandes ouvertures avec parcimonie pour minimiser leur impact
J'aime utiliser l'ouverture la plus large de mes objectifs. C'est amusant, mais si je le faisais partout et tout le temps, cela perdrait rapidement de son attrait. Nos objectifs ont de larges ouvertures pour une raison et ils sont destinés à être utilisés pour obtenir de bonnes images, en particulier si vous connaissez certaines bizarreries associées à leur utilisation. Si vous aimez les prises de vue à pleine ouverture et que vous ne craignez pas les inconvénients potentiels tels que le vignettage et les aberrations chromatiques, alors foncez ! D'ailleurs je ne me gêne pas ! Cependant, la règle générale est de n'utiliser f/1.4 ou f/1.8 uniquement lorsque c'est vraiment nécessaire. Les fonds crémeux et le beau bokeh commencent à perdre un peu de leur éclat mais si on s'approche du sujet, que ce dernier s'éloigne de l'arrière-plan, avec un diaphragme à f/2.8 voire f/4, on ne verra pas de différence... Lors d'une séance de portrait, on peut garder f/1.4 ou f/1.8 sous le coude au cas où on peut en avoir besoin, vraiment besoin, sinon préférez shooter vos photos à f/2.8, f/4 (voire moins).

Après avoir listé les raisons de se calmer un peu avec les grandes ouvertures lors de la prise de vue, j'ai presque envie d'écrire un article similaire sur les avantages de prendre des photos à la plus grande ouverture possible. Je ne veux pas donner l’impression que vous ne devriez jamais utiliser votre équipement au maximum de ses possibilités, mais simplement connaître quelques points avant de prendre toutes vos photos à la plus grande ouverture possible. Vous pourriez vous retrouver avec quelques problèmes, et en cours de route, vous pourrez très bien prendre des photos incroyables... Alors, il n'y a aucun intérêt à shooter à pleine ouverture mais moimenfout, il faut savoir vivre dangereusement et, avec de bonnes optiques, que l'on connait bien, on finit par créer plus d'images réussies que d'images ratées... Connaitre les problèmes suffit souvent à les éviter...

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!!! MERCI !!!

INTERNET C'EST FOU TOUT DE MÊME !!!

Cette fin d'année 2019 et ce début d'année 2020 ont été pour le moins catastrophiques pour moi. Pendant presque deux mois j'ai été dans l'impossibilité d'écrire (et de publier !) le moindre article. Si personne ne pouvait imaginer que cette rupture pouvait durer si longtemps (même pas moi !), une simple ligne laconique sur la page des dernières publications expliquait ma future absence.

Le plus gros avantage (et le plus gros défaut) d'internet réside dans l'anonymisation des intervenants, pour ne pas dire la virtualisation des intervenants. Aussi, je pensais que mon absence allait passer totalement inaperçu ! Mais dès le premier mois d'absence, des mails ont commencé à me parvenir...

Je ne vous dis pas à quel point vos messages de soutien ont pu être une aide pour moi... Certes c'est la technique médicale qui m'a sauvé mais vos messages ont énormément assisté la force de mon moral qui, c'est bien connu, est l'élément principal de toute guérison !...

Ainsi on peut dire que c'est aussi grâce à vous que je peux revenir sur internet et vous proposer de nouveaux articles qui, je l'espère, vous intéresseront...

Je me devais d'écrire un petit article pour remercier tous ceux qui m'ont fait part de leur amitié dans l'épreuve que j'ai traversé... c'est bien la moindre des choses... d'autant que nombre de ceux qui se disaient m'être proches dans la vraie vie m'ont simplement négligé !!!...

Merci, merci, merci beaucoup !...

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QUELQUES BONNES RÉSOLUTIONS POUR 2020 ?

Bon, d'accord, je suis très en retard, mais mon article précédent tient lieu de mot d'excuse . Aussi, en guise de vœux de nouvelle année (que je vous souhaite sincèrement !), je vais vous proposer quelques bonnes résolutions pour attaquer cette nouvelle décennie. Bien sûr, je me limiterai à l'esprit de mon site (!) donc ces bonnes résolutions seront faciles à mettre en œuvre, facile à respecter et... très formatrices !

→ Utiliser (plus) de films (ou essayer l'argentique)
Si vous êtes un numériste qui n'a jamais essayé le film, c'est une évidence. Empruntez ou achetez un appareil photo argentique bon marché, chargez un film et faites des photos. C'est facile, loin d'être aussi cher que les gens le disent, et cela changera instantanément la façon dont vous vivez la photographie.
Le film ralentit le processus, nous fait réfléchir et ne nécessite pratiquement pas de post-traitement. Le Fuji Superia est un excellent film pour commencer (il est peu coûteux et prévisible), et si vous êtes prêt à essayer quelque chose avec un peu plus de personnalité, essayez l'Ektar et le Portra de Kodak. Ils sont incroyables. Et si vous vous sentez ambitieux (et pourquoi ne le seriez-vous pas, c'est une nouvelle année) attaquez un film noir et blanc et plonger dans le développement à la maison.
Si vous êtes un photographe argentique expérimenté, cette bonne résolution offre toujours des ouvertures : décidez de découvrir plus de films différents cette année. Achetez un film que vous n'avez jamais utilisé auparavant, quelque chose d'un peu plus exotique comme Bergger Pancro ou JCH400, et voyez ce qu'ils vous proposent...

→ Sortez de votre zone de confort
En photographie (comme dans la vie), il peut être facile de rester coincé dans une ornière. Jetez un coup d'œil à toutes les photos que vous avez faites en 2019. Si vous ne voyez que des photos de votre chat, des mêmes vieilles rues de la ville ou de votre café du matin, vous êtes dans une ornière. Même si vous avez bien fait de faire des photos variées, vous pouvez toujours vous reposer confortablement dans vos habitudes. 2020 pourra être l'année pour vous en éclater.
Engagez-vous dans la photographie qui vous met mal à l'aise ou étendez vos capacités. Si votre peau tremble à l'idée de faire de la photographie de rue, de photographier des inconnus, sortez et faites-le. Si vous détestez vous réveiller à l'heure dorée, réglez votre réveil et faites-le. Vous avez horreur des insectes ? Essayez la prise de vue macro et vainquez cette peur. Si vous n'avez jamais fait de photos de produits ou utilisé un flash externe, étudiez les principes de base et essayez. La photographie est un artisanat d'une incroyable variété. Le passe-temps d'un photographe peut être totalement différent de celui d'un autre. La seule façon de grandir est d'expérimenter de nouvelles choses. Alors choisissez une nouvelle facette de la photographie et lancez-vous.

→ Utilisez un seul objectif pendant six mois (au moins)
De nombreux geeks photo sont comme des chiens de chasse survitaminés, poursuivant des objectifs et des boîtiers et les accumulant comme des écureuils accumulent les noisettes.
Nous dépensons toute notre énergie à courir de droite et de gauche à la recherche de sujets avec un sac de 25 kg sur le dos (avec tout son matériel) et à la fin de la journée, nous restons haletants, épuisés, affamés et... bredouilles. Arrêtez de courir. Choisissez un objectif, collez-le sur votre appareil photo et ne le changez pas pendant les six prochains mois. Si vous souhaitez des conseils plus spécifiques, choisissez un objectif à focale fixe (ou bloquez votre zoom à une focale) que vous ne connaissez pas totalement (que vous n'utilisez pas trop en temps normal), il faut essayer de pimenter les choses, après tout. Si vous utilisez principalement un 50mm standard (focale normale en 24x36 ou 35mm en APS-C), optez pour une focale plus large. Si vous n'avez utilisé qu'un zoom, essayez un objectif de 45mm. Zoomez avec vos pieds, découvrez le contrôle manuel de l'ouverture et son effet sur la profondeur de champ et profitez de la liberté de faire des photos sans encombre. Quel que soit l'objectif que vous choisissez, respectez-le. Vous apprendrez des leçons précieuses sur la photographie et réaliserez que vos résultats ne sont pas directement liés à la variété et aux capacités de votre équipement. Vous apprendrez les limites de votre équipement et comment les surmonter grâce à l'ingéniosité et à la recherche. Au bout de six mois, vous serez un meilleur photographe avec n'importe quel objectif.

→ Essayez un autre type d'appareil photo
Les différences entre les types d'appareils photo et leur méthodologie de prise de vue sont énormes. Échanger un type pour un autre (surtout si vous n'avez utilisé qu'un seul type d'appareil photo jusque-là) peut être incroyablement stimulant. L'impact de cette stimulation est souvent immédiatement apparent. En changeant l'outil avec lequel nous créons des images, nous devons souvent changer la façon dont nous faisons ces images, ce qui à son tour change les images que nous faisons. Si vous n'avez utilisé qu'un reflex petit format, essayez un compact télémètrique. Vous n'avez jamais utilisé qu'un 35mm (petit format 24x36) ? Essayez le moyen format. Ou essayez un Polaroid, ou un reflex bi-objectif, ou une box ou un appareil photo jouet, un boîtier sub-miniature, un Holga, etc… les options sont littéralement illimitées. Choisissez quelque chose de nouveau et d'intéressant et découvrez un nouveau type de photographie au cours de cette nouvelle année... N'achetez pas ce(s) nouveau(x) boîtier(s), empruntez-le(s), c'est possible dans de nombreux clubs photo...

→ Fuyez les réseaux sociaux
Certains sont soignés, mais ils peuvent être épuisants pour les photographes amateurs. Passez suffisamment de temps sur Instagram par exemple et vous serez convaincu que tout le monde photographie des modèles à moitié habillés avec un Phase One sur un yacht en Méditerranée. Ce n'est pas vrai !... Instagram n'est rien d'autre qu'un outil de marketing pour les « influenceurs » et les marques, et plus tôt vous réaliserez qu'en tant que photographe amateur, vous n'avez rien à faire là et mieux vous vous sentirez.
Ça peut être (paraitre) génial d'apparaître de temps en temps sur les réseaux sociaux, de s'inspirer et de passer à autre chose. Mais si vous passez plus de temps en ligne que vous ne photographiez, il est peut-être temps de vous déconnecter. Essayez de passer moins de temps à faire défiler les photos et les équipements des autres et plus de temps à tester vos propres trucs. Ignorez ce que tout le monde fait, adoptez ce que vous aimez en photographie et développez votre propre style.

Adieu 2019, et bonne année 2020 à vous tous...

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QUID DES FONCTIONNALITÉS DES BOÎTIERS MODERNES ?

Si vous écumez les sites spécialisés en matériel photo ou les sites de test de matériel photo, vous ne pourrez pas dire ne pas avoir été interpelé (pour ne pas dire choqué) par le nombre de nouvelles fonctionnalités greffées aux appareils photo depuis l'arrivée de la photo numérique.

Mais pourquoi toute cette inflation ? Pour accentuer l'obsolescence programmée diront certains. Pour augmenter les prix affirmeront les autres. Et pourquoi pas pour augmenter ses parts de marché ? Je pense que c'est un peu tout cela à la fois mais pas que !

Pour avancer le plus objectivement dans notre réflexion, je propose de nous poser une question fondamentale : toutes ces innovations sont-elles réellement utiles ? Si la réponse est négative c'est qu'il y a un intérêt mercantile pour les fabricants, sinon, il faudra écarter nos réflexes paranoïaques et pousser le raisonnement plus loin...

Quand vous regardez le matériel que j'utilise (voir ici) vous vous doutez que j'aurais envie de dire que toutes les fonctionnalités qui étaient absentes dans mes chambres grand format ou mes appareils datant des années 1950 sont totalement inutiles... Et, pris dans l'absolu, c'est vrai ! Si on peut faire de la photo sans posemètre, sans flash intégré, sans motorisation, sans autofocus, sans écran LCD, sans menu, sans automatisme, sans WiFi, sans Bluetouth, sans GPS, sans rien de tout ce que l'on trouve dans les boîtiers actuels, c'est que toutes ces fonctionnalités sont superflues et que c'est uniquement l'attrait du gain des fabricants qui donne naissance à cette course en avant...

Mais ce serait beaucoup trop simple ! Simpliste même !

Certes, toutes ces fonctionnalités modernes n'apportent rien à un photographe chevronné, ni en qualité de résultat, ni en rapidité, ni en assurance de réussite. Mais le matériel photo doit-il être fabriqué uniquement pour équiper les photographes chevronnés ? Non, certainement pas ! Si je comprends parfaitement que l'on puisse préférer photographier avec du matériel ancien et/ou dépourvu de béquilles, je comprends également que pour les nouveaux photographes (mais pas uniquement) ces nouvelles fonctionnalités facilitent grandement l'acte photographique (après une assez longue période de formation sur leur fonctionnement). En effet, si ces caractéristiques peuvent finir par être frustrantes car éloignent le photographe de la fabrication de l'image, tout le monde est libre de ne plus les utiliser et de fabriquer ses images à la manière des anciens...

Ok, il faudrait encore envisager une différence entre les caractéristiques qui facilitent la vie du photographe des caractéristiques "inutiles". Les automatismes d'exposition, les automatismes de mise au point peuvent être considérés comme bénéfiques, que dire des récepteurs GPS, du WiFi etc. ?

La connexion WiFi permet de contrôler son appareil photo à distance depuis un téléphone qui peut servir de télécommande, et d’envoyer en direct les photos réalisées sur un système informatique ou dans le cloud. Au temps du film, il fallait une journée (ou plus) pour diffuser le travail d'un photo-reporter, avec le WiFi et le smartphone que tout le monde possède, il suffit de quelques secondes !... En plus, il est des cas où il est plus agréable et plus efficace de gérer sa visée sur le grand écran d'une tablette que dans le viseur ou le tout petit écran LCD situé sur le boîtier (sur lequel on ne peut même pas voir si la photo est nette ou non !)... Personnellement, n'aimant pas beaucoup les téléphones et autres tablettes, je ne me sens pas frustré par l'absence de WiFi sur mon matériel mais je ne suis pas le mètre étalon du photographe !...

Les interfaces tactiles sont partout aujourd'hui, pourquoi pas sur les écrans LCD de nos appareils photo ? Les écrans tactiles sont d'une utilisation plus souple que les boutons. De plus, un bouton (mécanique) peut être un point de fragilité et un "trou" dans la coque de l’appareil par lequel les poussières et l'humidité peuvent s’introduire. OK, le professionnel ne voudra pas d'écran tactile qui l'oblige à retirer l'œil du viseur et préfèrera utiliser un bouton qu'il pourra gérer au doigt, mais l'amateur, débutant en plus, pourra préférer l'écran tactile peut-être plus simple à comprendre. Je ne suis pas un professionnel mais je préfère aussi les boutons que je peux utiliser à l'aveugle mais je ne suis pas le mètre étalon du photographe !...

Que dire des voyageurs-photographes qui reviennent de déplacement avec des milliers de clichés sans savoir où a été créé quoi ? Certes, on n'est pas à 100km prêt, mais je peux comprendre qu'il est des cas où la localisation précise de chaque image peut avoir son importance... dans ce cas, le récepteur GPS ne sera plus vraiment une fonctionnalité inutile !!! Personnellement, je n'y vois aucun intérêt, mais je ne suis pas le mètre étalon du photographe !...

Ainsi va la nature, le temps se charge de faire le tri. La vraie question n’est pas de chercher à savoir si telle ou telle fonctionnalité est utile ou si l’on peut s'en passer puisqu'on a réussi à s’en passer pendant 200 ans. La vraie question est de savoir comment elle pourrait nous simplifier la tâche, nous ouvrir d’autres possibilités, ou non. C’est l’usage et l’usager qui auront le dernier mot, toujours. Mais pour cela, il faut lui laisser le choix... Donc oui, toute nouvelle fonctionnalité est bonne à prendre, si elle perdure dans le temps c'est qu'elle est utile, si elle disparait c'est qu'elle était inutile !... Et je le répète, même si vous possédez un boîtier regroupant toutes les fonctionnalités connues (et encore inconnues), vous n'avez pas à vous sentir prisonnier du progrès, à tout moment vous pouvez les désactiver et utiliser votre boîtier futuriste comme si vous utilisiez un boîtier des années 1900 !!!...

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TOUT PHOTOGRAPHE DEVRAIT ENSEIGNER

Avant de commencer, je tiens à lever toute ambiguïté quant aux mots utilisés dans le titre : j'ai déjà beaucoup critiqué, par ailleurs, tous ces photographes amateurs ne possédant pas encore le b-a-ba de la photographie et qui se sont autoproclamés photographe de génie qui se sentent, par le fait, investi d'une mission divine : discuter (critiquer négativement) de tout et de tout le monde et imposer leur façon de voir les choses en baptisant cela de l'enseignement. Bien évidemment, ce n'est pas du tout de ce genre d'enseignement qu'il sera question dans cet article... bien au contraire !!! Vous verrez que l'enseignement dont je vais parler ici sera un outil d'auto-formation et surtout une école de modestie !!!

Qui n'a jamais enseigné n'a aucune conscience de l'importance de l'exercice sur ses propres compétences. Je ne sais pas comment fonctionne la formation des professionnels de l'enseignement (je n'ai aucun professeur dans le cercle de mes intimes) mais dans ma spécialité, tout professionnel a l'obligation de participer à la formation des étudiants... et dès les premiers jours on s'aperçoit que chaque enseignement donné renforce notre propre connaissance et corrige nos propres faiblesses face au sujet enseigné !... Donc enseigner à une personne moins compétente que soit, outre le fait de leur apporter des connaissances, augmente et renforce les nôtres propres !... En enseignant, on souligne ses propres faiblesses... quelle belle école de modestie !!!...

La matière enseignée n'a aucune importance, donc, concernant la photographie, chaque photographe devrait être un enseignant à un moment donné...

La majorité des photographes, dont je suis, sont autodidactes. Cela ne signifie pas que l'apprentissage de nouvelles techniques et méthodes par quelqu'un de plus avancé que nous n'est pas le bienvenu. La vie moderne vous offre des ressources infinies pour devenir autodidacte dans de nombreuses matières. Certaines professions nécessitent un diplôme universitaire, la photographie non. La majorité des compétences professionnelles serait impossible sans une éducation formelle. Pour apprendre la photographie, il suffit de vous connecter sur internet et d'acheter quelques livres et magazines et de commencer à lire et regarder des vidéos.

Les aspects de l'apprentissage qui nécessitent un enseignant comprennent : recevoir des instructions claires face à face, avoir la possibilité de poser des questions et d'y recevoir des réponses, d'être mis au défi sur des détails à votre niveau d'apprentissage personnel. Chacun peut devenir un enseignant compétent. Tout le monde en saura toujours au moins un peu plus que les autres, au moins sur un sujet bien défini. Même si vous n'avez appris que peu, vous êtes capable de partager ce que vous savez. Vos connaissances et votre expérience seront toujours appréciées par quelqu'un, pour peu que vous ne vous placiez pas en position de maître, ce que vous n'êtes pas !!!...

Quel que soit votre niveau de photographie, vous pourrez toujours trouver quelqu'un qui en sait moins que vous. Ou quelqu'un qui fait les choses différemment de vous (mais pas forcément moins bien que vous !). Il est important d'établir des liens avec des personnes qui apprécient votre volonté de partager. Il est pratiquement impossible d'enseigner à quelqu'un qui ne veut pas apprendre. Même les novices complets peuvent s’enseigner mutuellement grâce à une expérience pratique. Sortir avec un autre photographe vous offre la possibilité de parler des photos que vous faites. Parce que nous avons tous une vision unique du monde, nous voyons tous les choses différemment. Partager cela avec d'autres peut nous aider à devenir plus compétents avec notre propre matériel. Les photographes plus avancés sont généralement plus capables d'enseigner à ceux qui ont moins d'expérience. Avoir une attitude positive et encourageante aide énormément. Je ne dis jamais aux gens qu'ils font quelque chose de mal, mais je préfère leur apprendre à améliorer ce qu'ils font ou à entrevoir que même si ce qu'ils font est bien, il peut y avoir une autre manière de faire la même chose... Pour moi, une bonne formation est de pouvoir observer différentes manières de faire la même chose et de pouvoir choisir la manière qui nous correspond le mieux...

Se rendre disponible et tendre la main à ceux qui ont moins d'expérience est une bonne première étape. L'établissement d'une relation de confiance encouragera le processus d'apprentissage. Une fois que vos élèves sauront que vous ne les critiquerez pas pour une exposition incorrecte ou un sujet flou, ils seront plus ouverts à apprendre de vous.

Avant de donner un cours, j'aime voir une sélection de photos de la personne qui en bénéficiera. Cela me donne une assez bonne idée de la façon dont elle aime utiliser son matériel. Cela me donne souvent une assez bonne idée de la façon dont je vais pouvoir enseigner. J'aime poser des questions et j'aime quand les gens me posent des questions. C'est une énorme partie du processus d'apprentissage. Déterminer comment une personne utilise son appareil photo et ce qu'elle préfère photographier m'aide à savoir par où commencer l'enseignement. Poser des questions et regarder les photos de quelqu'un à qui vous enseignez rend l'interaction plus personnelle. Cela rend également l'expérience beaucoup plus pratique. Ne regardez pas seulement les meilleures photos que quelqu'un a prises. Demandez à voir quelques photos récentes qu'ils ont faites et qui les ont déçus. Même si vous ne voyez aucune raison évidente pour le manque de succès, discutez des images. Cela donnera souvent vie à de nouvelles idées et vous pourrez tous deux apprendre quelque chose de nouveau. Poser des questions à une personne sur sa photographie montre que vous êtes intéressé par elle. La plupart des gens l'apprécieront. Une fois qu'ils sauront que vous êtes intéressé, ils seront plus réceptifs à ce que vous devez enseigner...

Vous devez prendre conscience de ce que vos élèves font et savent et ne savent pas. Ces informations sont obtenues à la fois en posant des questions et en regardant leurs photos. Une fois que vous avez cette compréhension, vous pouvez vous concentrer sur l'enseignement qui sera pratique. N'oubliez pas que lorsque nous entendons quelque chose dont nous n'avions aucune connaissance préalable, il est plus difficile de la comprendre. Il est pratique de s'appuyer sur ce que les élèves savent déjà et d'introduire progressivement de nouveaux concepts.

Il est important de comprendre ce que vous devez partager. C'est bien connu : « Ce qui se conçoit bien s'exprime clairement » (c'est de Pascal je crois), si vous ne pouvez pas expliquer simplement quelque chose c'est que vous ne la comprenez pas suffisamment bien vous-même... En enseignant ce que vous comprenez bien, vous serez reçu plus facilement par vos élèves. Lorsque vous pensez que vous avez une bonne maîtrise de la technique et que la personne avec qui vous la partagez semble ennuyée, c'est un signe clair que vous vous trompez, vous ne maîtrisez pas du tout (!!!), vous devez suspendre immédiatement votre enseignement et reprendre votre propre formation, éventuellement accompagné de votre apprenant.

Avez-vous vraiment une bonne compréhension de ce que vous enseignez ? Comment pouvez-vous simplifier votre explication pour la rendre plus acceptable ? Ou introduisez-vous un tout nouveau concept un peu trop tôt pour les possibilités de l'apprenant ? Enseigner et faire est la meilleure façon d'apprendre la photographie. Ayant leur appareil photo en main, l'apprenant peut mettre en pratique ce que vous lui enseignez. Si, par exemple, vous enseignez la profondeur de champ, cela est mieux compris si vous pouvez voir les résultats que différents paramètres produisent. Lorsque vous photographiez le même sujet que votre élève, vous pouvez comparer vos photos. De cette façon, vous verrez s'il comprend l'enseignement... et s'il ne le comprend pas c'est que vous ne maîtrisez pas encore le sujet que vous essayez de transmettre !!!...

Tout photographe devrait être enseignant, car en apprenant, il apprendrait également. Donner rapporte bien plus que ce que cela apporte. Voyez, lorsque j'ai décidé de me lancer en grand format, j'ai commencé à apprendre les bases et... j'ai créé une page sur mon site. Cela m'a apporté plusieurs choses :
→ quand je bloquais sur un point c'est que je n'avais pas compris ou que je n'avais pas retenu ce que j'avais appris
→ j'ai fait figurer dans mes articles ce que j'avais à peine appris et exposé mon niveau de connaissances aux yeux de gens maîtrisant déjà le grand format. Il y avait des erreurs, c'est inévitable, et ces personnes compétentes ont révisé mes articles... ma page était donc plus riche et mes connaissances aussi. Si je n'avais pas partagé mes nouvelles connaissances, je serais resté coincé avec ces erreurs en tête (!!!) et construire une réflexion sur des bases fausses est le meilleur moyen de n'arriver à rien !!!...

J'ai toujours aimé partager ce que je sais avec les autres. Parce que j'enseigne, mon taux d'apprentissage a incroyablement augmenté. L'enseignement peut nous pousser à en savoir plus. Les questions des apprenants ou collègues nous mettent au défi d'en savoir plus. Cela fait du bien de donner une réponse claire et compréhensible à la question de quelqu'un. Une interaction régulière comme celle-ci nous inspirera à accroître nos connaissances et, par conséquent, notre photographie s'améliorera. Il n'est pas nécessaire d'attendre de croire que nous sommes complètement compétents pour diffuser nos nouvelles connaissances.

Commencez maintenant. Établissez des relations avec d'autres photographes qui sont à peu près au même niveau que vous et trouvez d'autres débutants. Commencez à partager vos expériences ensemble et encouragez-les à partager avec vous ce qu'ils savent de la photographie. De cette façon, vous bénéficierez tous de l'enseignement et vous grandirez ensemble dans votre expérience photographique.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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DEMANDER LES PARAMÈTRES N'A AUCUN INTÉRÊT

Si vous sortez du schéma « matériel photo numérique » vous avez certainement vécu les assauts des importuns, expérience que je dois affronter presque chaque fois que j'utilise un moyen format sur le terrain et systématiquement quand je sors un grand format : « Bof, ce n'est pas de la photographie ! » me laisse totalement de marbre, je pense toujours que je serai curieux de voir ce que ces personnes peuvent tirer de leur matériel et voir ce qu'ils considèrent être de la vraie photographie... les ignorer est déjà presque faire montre de trop de respect. Il y a également ceux qui « Oh ! il est encore possible d'utiliser ce type de matériel ? » et qui ne tarissent pas de questions intéressantes (ou non) au sujet de la photographie atypique, ceux-là je ne les considère pas comme importuns, je leur accorde systématiquement du temps pour des échanges. Enfin, il y a les « Ah ? Quelle vitesse et quel diaphragme et quel ISO utilisez-vous ? » que je sépare en deux sous-groupes : les « Oui mais moi avec mon matériel moderne —très souvent un compact bas de gamme—, je ferais pas comme ça » que je place au même niveau que les premiers, indifférence totale (!!!) et, enfin, les vrais amateurs curieux qui viennent chercher des informations, voire une formation que je place au même niveau que les deuxièmes, je ne les considère pas comme des ch*****, mais je leur fais comprendre que leur démarche ne présente aucun intérêt, qu'elle est totalement non productive... C'est pour ces derniers que j'ai décidé d'écrire cet article.

Lorsque vous visualisez une image en cours de création ou une image terminée que vous aimez, vous demandez ou vous vous demandez « Quels paramètres de l'appareil photo le photographe utilise-t-il ou a-t-il utilisé ? ». Cette question courante néglige tous les autres aspects importants qui auraient aidé à créer cette image, tels que les conditions d'éclairage, la focale et les caractéristiques de l'objectif et (pour les images terminées) toutes les techniques de post-traitement impliquées. Au fur et à mesure que vous devenez plus expérimenté et que vous progressez dans votre parcours photographique, vous commencez à réaliser que les choses qui vous obsédaient à l'origine peuvent ne pas être aussi importantes que vous le pensiez...

Le sujet qui préoccupe ces photographes est de savoir quels paramètres de l'appareil photo sont utilisés ou ont été utilisés, plus précisément, l'ouverture, la vitesse d'obturation et l'ISO (je rappelle, pour info, que «l'ISO» ça n'existe pas, ce n'est qu'une unité ! Je veux bien que l'on parle de valeur ISO, au pire et de sensibilité au mieux !). Tout photographe vous dira que ces trois éléments d'exposition sont très importants pour créer l'image souhaitée. Si vous utilisez la mauvaise combinaison de ces paramètres dans un environnement donné, vous pourriez très bien vous retrouver avec des résultats non souhaités.

En gardant cela à l'esprit, il est parfaitement compréhensible que les nouveaux photographes soient obsédés par le fait de savoir exactement quels paramètres de l'appareil photo sont ou ont été utilisés. En théorie, cela devrait les aider à recréer cette image particulière. Malheureusement, cela peut très bien ne pas être le cas !... Les images sont créées à partir de bien plus que la simple combinaison du triangle de l'exposition. Ces trois paramètres fondamentaux font plus que simplement contrôler l'exposition (!!!) ils nous donnent également un langage créatif à utiliser dans nos images... donc ce qui pourrait ressembler à la recherche de formation finit par être contre-productif puisque la principale fonction de ces paramètre sera amputée !!! Surtout s'il s'agit de transplanter ces paramètres d'un grand format à un boîtier numérique APS-C !!!

Mais avant de plonger plus loin, explorons les deux perspectives différentes de cette question. Tout d'abord du point de vue d'un débutant, qui espère reproduire cet imaginaire. Ils peuvent supposer qu'en connaissant les paramètres exacts de l'appareil photo et en les reportant dans leur propre boîtier, ils obtiendront comme par magie le même résultat. En regardant cela du point de vue d'un photographe expérimenté, ils peuvent poser cette question mais avec une portée différente à l'esprit, leur perplexité face aux techniques derrière une image particulière, ou en relation avec un genre très spécifique de photographie où la connaissance des paramètres peut aider à obtenir une percée.

Alors, pourquoi la question est-elle inutile ? Cette question ne vous fournira pas toujours les connaissances dont vous avez besoin pour recréer une image, ni ne rendra vos efforts plus performants dans votre évolution photographique. La création d'une image va bien au-delà des paramètres de l'appareil photo. En vous concentrant uniquement sur les paramètres techniques, vous manquez beaucoup plus d'informations sur la raison pour laquelle ces paramètres ont été utilisés.

Les paramètres ne sont qu'une toute petite partie de ce qui crée une image. Les conditions d'éclairage, les caractéristiques du format, les caractéristiques de l'objectif, le post-traitement et le résultat que le photographe souhaite atteindre ne sont que quelques-uns des facteurs qui détermineront les paramètres utilisés par le photographe... nous sommes donc très loin de l'exposition !!! Poser cette question revient à avoir les bons ingrédients pour une recette de cuisine, mais à ne pas connaître la méthode de fabrication ou les raisons de cette méthode. S'appuyer uniquement sur les paramètres de l'appareil photo ne vous dit rien sur l'environnement dans lequel l'image est créée !...

Décider quels paramètres utiliser est le résultat de la connaissance de ce à quoi l'image devra ressembler. Si je vous disais que j'utilise une vitesse d'obturation de 1/300s, une ouverture f/64 et 400 ISO pour l'image que je suis en train de créer, et que vous voudrez créer la même chose avec les mêmes paramètres, il serait très peu probable que vous obteniez le même résultat. Pourquoi ? Parce que les chances que l'éclairage dans votre environnement, par rapport à l'endroit où je crée ma photo soit le même sont quasiment nulles. Que la profondeur de champ que j'obtiendrai avec ma chambre grand format ne sera jamais celle que vous obtiendrez avec votre capteur µ4/3 !!!. La raison pour laquelle j'ai choisi ces paramètres particuliers est simple, j'avais besoin d'une ouverture faible (mais pas trop en grand format !) pour la profondeur de champ que je considérais bonne, j'ai donc utilisé f/64 (vous n'y avez certainement pas accès en numérique µ4/3 et en adaptant les paramètres aux limitations de votre boîtier numérique n'y fera rien !). J'avais chargé mes châssis avec un film de 400 ISO pour obtenir le grain que je voulais et j'ai donc réglé la vitesse pour obtenir l'exposition que je souhaitais... Vous voyez bien qu'en adaptant mes paramètre sur votre boîtier numérique n'a absolument aucun sens !!!...

Si vous me demandez quels étaient les paramètres de l'appareil photo pour mon image, je pourrais vous dire avec plaisir : 1/125e, f/2,8 et 100 ISO. Mais ce que cela ne vous dit pas, c'est que j'utilise un flash décentré à droite du boîtier, à pleine puissance. La majorité de la lumière de mon image provient du flash, avec très peu de lumière ambiante disponible. Connaître uniquement les paramètres ne vous aidera pas à comprendre comment cette image aura été créée. L'image ne se limite pas aux paramètres de l'appareil photo. Les paramètres sont davantage orientés vers le flash. La vitesse d'obturation en-dessous de la vitesse de synchronisation, qui permet plus de puissance du flash (la synchronisation à grande vitesse diminue la plage de sortie du flash) et ajoute également un léger flou aux objets en mouvement, ce qui donne un bon sens de vitesse à l'image. J'ai à nouveau utilisé f/2.8 pour aider la puissance du flash, car la sensibilité ISO a été choisie faible pour réduire la quantité de lumière ambiante. Le flash gèle également la majorité de l'action.

Savoir pourquoi ces paramètres ont été utilisés est beaucoup plus important que de simplement connaître les paramètres par eux-mêmes. Savoir pourquoi, ça ça vous aidera dans votre parcours de photographe. Vous devez comprendre pourquoi des paramètres ont été utilisés.

Il faut lire une image ! Lorsque vous regardez une image, comprendre quoi et pourquoi vous l'aimez vous sera très utile. C'est quelque chose que vous développerez de plus en plus, à mesure que vous mûrissez en tant que photographe. Juste un indice, ce ne sont pas les paramètres de l'appareil photo qui ont rendu une image géniale. Il peut s'agir de l'emplacement, de l'éclairage (l'heure de la journée est très importante), de la composition, de la perspective, de la focale, des techniques de montage utilisées, etc., qui ont tous participé à la réalisation de l'image finale. Chacun d'eux n'est ni plus ni moins important que le suivant, et ils doivent tous être pris en considération. Passer de l'obsession des paramètres de l'appareil photo à ces autres facteurs qui influencent une photo est la seule passerelle pour réaliser que la photographie n'est peut-être pas aussi simple qu'elle parait de prime abord !

À mesure que vous avancez en photographie, vous développez lentement une compétence qui est souvent appelée lecture d'image. C'est là que vous regardez une image et commencez à comprendre comment elle a été créée. Par exemple, vous pourrez avoir une idée approximative de la position du boîtier, de toutes les configurations d'éclairage qui ont été utilisées, etc. C'est quelque chose que vous utiliserez à mesure que vous deviendrez plus expérimenté. Malheureusement, c'est là que la magie de la photographie semble s'arrêter. Au début, vous êtes impressionné par ce que vous avez capturé, alors que vous ne saviez pas vraiment comment vous l'avez obtenu, tout semblait fonctionner comme par magie. Mais lorsque vous commencez à lire des images et à décortiquer comment elles ont été conçues, cette magie peut disparaître.

Mais avant de savoir lire des photos, vous devez d'abord être très à l'aise avec non seulement les trois paramètres d'exposition (ouverture, vitesse d'obturation et sensibilité), mais aussi comment ils affectent visuellement les images. Une fois que vous aurez bien compris chaque élément, vous pourrez regarder une image et dire : « Ils ont utilisé une vitesse d'obturation rapide pour obtenir cela » ou « L'ouverture utilisée était très grande ». Vous ne pourrez peut-être pas déterminer les paramètres exacts de l'appareil photo, mais vous pourrez vous placer dans une bien meilleure position de départ que lorsque vous avez commencé la photo et que vous ne saviez pas par où commencer !
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Veuillez (re)lire tout ce qui touche à ces trois paramètres en cherchant ici. Vous comprendrez très rapidement quoi faire et pourquoi... vous n'aurez plus besoin de mendier des renseignements sans intérêt !...
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En conclusion
Vous savez donc maintenant pourquoi demander « Quel réglages avez-vous utilisé ? » n'est pas utile. Mais plutôt que de vous laisser dans le vague, examinons quelques questions alternatives que vous pouvez poser, pendant que vous développez vos compétences en lecture d'images :
- Comment avez-vous créé cette image ?
- Quelles méthodes de post-traitement avez-vous utilisées ?
- Comment avez-vous réussi (quelle que soit la partie qui vous intrigue le plus) ?
- Quelle combinaison boîtier/objectif avez-vous utilisé ?
- Pourquoi avez-vous utilisé cette combinaison boîtier/objectif spécifique ?
- Pourquoi avez-vous utilisé ces paramètres particuliers ?
- Comment était l'éclairage ?

Maintenant, vous êtes armé de quelques questions alternatives à poser qui vous donneront un meilleur aperçu de la façon dont les images ont été créées (ou le seront), lorsque vous voyez une image que vous aimez. Dans cet esprit, quelles questions poseriez-vous sur cette image (oui il y a un piège) ?

Souhaitez-vous toujours demander les paramètres de l'appareil photo, ou comment cette image a été créée ?

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