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Et si on s'essayait au noir et blanc créatif ?
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Hommage à FERNAND BIGNON
Lettre ouverte aux (futurs) argentistes
Les photographes sont tous C H A R L I E

Un photographe n'étant pas qu'un « presse-bouton », je vous propose dans cette partie du site (www.thydelor.eu), quelques bricolages bien utiles (parfois)...

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ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu
Un posemètre en lumière incidente pour moins de 10€ Un déclencheur souple Pentax® numérique pour moins de 10€
Un déclencheur infrarouge (presque) gratuit Une cartouche réceptrice gratuite pour compacts soviétiques
Un pare soleil pour moins de 10€ Fabriquer un film 620 pour le prix d'un film « moderne »
Des statifs pour baroudeurs à moins de 10€ Les joies du sténopé, sans difficulté et pour moins de 10€
Un nettoyage parfait de capteur pour moins de 10€ Dépister et corriger les problèmes d'autofocus PENTAX®
Fabriquer une cuve thermostatée développement film couleur Réparer la panne classique des objectifs moyen format = 0€
Fabriquer un système de rotation de cuve de développement Calibrer gratuitement les films pour anciens Leica (ou copies)
Utiliser les très vieux appareils avec les films modernes Fabriquer un cyclo géant à petit prix
Un objectif « soft-focus » gratuit Un outil de réglage de la balance des blancs pour moins de 10€
Prévoir son alimentation électrique en voyage Augmenter la longévité d'une impression à encres colorées
Limiter les pertes d'encre si vous imprimez peu S'affranchir de la bordure des imprimantes Canon®
Sauver un appareil numérique tombé à l'eau Les "outils" des pictorialistes
Fabriquer une bague d'association d'objectifs pour la macro Connaître le nombre de déclenchements (et +) de son Canon
Connaître le nombre de déclenchements (et+ ) de son Pentax Déterminer le diaphragme le plus qualitatif d'un objectif
Créer sa propre charte Macbeth Fabriquer un manchon de chargement de film pour presque rien
Éloigner les voleurs pour presque rien Faciliter l'analyse de ses négatifs
Se fabriquer un superbe porte filtre pour 0€ Objectif M42 automatique avec adaptateur Pentax pour 0€
ZE accessoire indispensable au photographe pour < de 10€ Détermination de l'exposition du sténopé selon Ilford
Adapter un objectif Nikon sur son boîtier Pentax Fabriquer un soufflet simplement et rapidement
Une amélioration du soufflet à fabriquer... Fabriquer un soufflet : soyons sérieux...
Mesurer l'exposition idéale sans emporter d'accessoire = 0€ Calibrer un vieil objectif pour l'adapter à un boîtier moderne
Calibrer son écran avec rien et pour 0€ (ou presque) Améliorer le Lubitel 166 B
Libérer gentiment un filtre coincé Ressusciter une batterie morte pour 0€
Créez votre carte gris neutre  


ZE ACCESSOIRE INDISPENSABLE AU PHOTOGRAPHE POUR MOINS DE 10€

Je vous ai déjà offert pas mal de petits bricolages intéressants pour vous simplifier la vie. Aujourd'hui je vais vous livrer un bricolage d'une simplicité plus qu'enfantine (un élève de garderie pourrait le réaliser !) et à un prix dérisoire... Pourtant il s'agira de se fabriquer ZE accessoire indispensable à tout photographe digne de ce nom... En réalité, si je le qualifie d'accessoire indispensable c'est surtout parce qu'il sera multi-usages !...

Allez, assez de suspens, je vais vous parler aujourd'hui du sac poubelle en plastique !... Rien que ça !!!

Oh, mais quel est cet air désenchanté dans votre oeil ? Ce n'est pas du tout ce que vous pensez... vous allez vite vous apercevoir que vous allez regarder ce petit rouleau de plastique d'un autre oeil et vous deviendrez rapidement inséparables !...

1ère utilisation possible : je vous en ai déjà parlé plus haut (ici), dix minutes de transformation et un accessoire dont on ne peut plus se passer... Mais bon, tout le monde ne fait pas encore de photographie argentique, donc voyons d'autres utilisations possibles.

2ème utilisation possible : vous partez en balade photo en rase campagne à la recherche d'orchidées (oui, il y en a beaucoup en France Métropolitaine aussi, même si elles sont toutes petites par rapport à celles que l'on trouve en zone tropicale !). Tout va pour le mieux jusqu'à ce qu'un énorme orage éclate... il n'était pas prévu et donc vous n'êtes absolument pas équipé pour faire face et... en rase campagne, aucun abri à portée de vue... Qu'à cela ne tienne... un grand sac poubelle, un trou et vous voilà équipé d'un poncho des plus efficaces... d'accord, ce ne sera pas très seyant, mais la fin justifie les moyens...

3ème utilisation possible : supposons le même cas de figure que pour la deuxième utilisation possible : l'énorme orage imprévu : bien sûr le sac photo (ou le fourre tout) que vous avez avec vous ne dispose pas de couverture imperméable pour protéger votre matériel... qu'à cela ne tienne, un sac poubelle en plastique ne sera pas très joli mais protégera le sac et gardera votre matériel au sec !...

4ème utilisation possible : supposons le même cas de figure que pour les 2ème et 3ème utilisations possibles, l'énorme orage imprévu. Votre boîtier et vos objectifs sont estampillés « tropicalisé », mais voilà, même si on voit sur internet les mauvais traitements auxquels sont soumis les matériels tropicalisés, si vous êtes comme moi, vous ne souhaitez pas exposer votre matériel à une pluie battante juste pour le plaisir d'affirmer que la tropicalisation est un attrape gogo... La solution : le sac poubelle en plastique qui protégera le boîtier et l'objectif en utilisation sous une énorme pluie... Bien sûr, dans ce cas de figure, il faudra également penser à s'équiper de quelques élastiques ou à du gaffer pour la fixation sur le pare soleil de l'objectif.

5ème utilisation possible : l'énorme orage décrit dans les cas précédents se termine... heureusement... le soleil revient mais... il vous faudra vous coucher au sol pour trouver les meilleurs angles pour photographier nos belles orchidées minuscules... oui, mais le sol est maintenant détrempé et tout boueux... abandonner la balade photo ou ne plus pouvoir retourner en ville pour cause de vêtements sales est un énorme dilemme... Pas de panique : dépliez un sac poubelle en plastique sur le sol et vous pourrez vous vautrer au sol à loisir sans vous salir...

6ème utilisation possible : on va laisser tomber ce satané orage qui nous embête depuis le début de l'article... il n'empêche que cette fois nous nous trouvons en terrain sablonneux et il y a beaucoup de vent... Comme par hasard, c'est exactement à ce moment qu'il est indispensable de changer d'objectif !... Superbe pour la pollution de la chambre du boîtier et superbe pour la pollution entre les éléments mobiles de l'objectif... Pas de panique, placez votre boîtier et vos objectifs dans le sac poubelle en plastique et vous pourrez changer vos objectifs à l'abri total du sable, pour peu que la gueule du sac ne regarde pas le sens du vent !...

7ème utilisation possible : en pleine promenade, vous vous apercevez que le petit bois que vous êtes en train de longer est riche en gibier... Superbe occasion pour s'essayer à la chasse photo non ? Seulement voilà, vous n'avez rien prévu pour le camouflage... quelques sacs poubelle en plastique noir ou vert vous permettront de vous fabriquer un abri de camouflage et si vous êtes moins exigeant, vous pourrez vous contenter de camoufler votre matériel à l'aide de ces sacs plastiques sombres.

8ème utilisation possible : vous trouvez un beau sujet mais, impossible de le séparer suffisamment de l'arrière plan... toutes les photos seront loupées car paraîtront trop « brouillon »... qu'importe, utilisez un sac plastique noir, blanc ou vert et placez-le entre votre sujet et son environnement immédiat, vous obtiendrez un superbe fond noir, blanc ou vert...

9ème utilisation possible : vous êtes en pleine nature, vous avez besoin de déboucher un peu votre sujet mais voilà, vous n'avez pas de flash et, bien évidemment, pas de diffuseur non plus... Pas de panique... un sac poubelle en plastique blanc pourra parfaitement servir de réflecteur ou de diffuseur de lumière solaire...

10ème utilisation possible : si vous partez en balade photo dans la nature, bien évidemment cela va vous prendre la journée... et, bien sûr, vous aurez emporté de quoi boire et manger... Et que ferez-vous des déchets de votre repas en pleine nature ?... Vous les jetterez dans un sac poubelle en plastique que vous emporterez et que vous pourrez abandonner dans une poubelle dans le premier village croisé en chemin ou de retour chez vous...

Le sac poubelle en plastique, noir, blanc ou vert, ne coûte quasiment rien, ne pèse quasiment rien, prend très peu de place dans un sac photo, mais se révèle d’une utilité redoutable... n’hésitez pas à en prendre plusieurs avant de partir, c’est utile en toutes circonstances ! Je ne vous ai détaillé ici que les premières utilisations qui me venaient à l'esprit, si vous voyez d’autres utilisations possibles d’un sac poubelle pour la photo, n’hésitez pas à me contacter (ici) pour compléter cet article.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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DÉTERMINATION DE L'EXPOSITION DU STÉNOPÉ SELON ILFORD

J'en entends déjà s'écrier « ça y est, Thierry a pris un coup de vieux, il n'a plus de ressource pour son site, il en est réduit à pomper sur les autres... ». Je vous rassure, ce n'est pas encore le cas... Mais il est vrai que si j'ai déjà parlé (et déjà fait) du sténopé, ce n'était qu'en numérique... Cet exercice est bien plus simple puisque le boîtier numérique est capable de déterminer l'exposition. Bien sûr, avec un boîtier argentique équipé d'un posemètre moderne, l'exercice n'est pas plus compliqué. Seulement voilà, si pour vous sténopé sous entend boîtier totalement bricolé par ses soins, c'est une toute autre histoire !...

Je n'ai encore jamais fabriqué de boîtier sténopé, je ne dis pas que je ne le ferai jamais, mais j'imagine que dans ce cas les choses vont se corser... C'est pourquoi, lorsque je suis tombé sur l'outil Ilford de détermination de l'exposition avec ce genre d'appareil, mon sang n'a fait qu'un tour... je n'ai pris aucune part à la conception de ce posemètre pifométrique, mais c'est trop bien pour que je n'offre pas cette possibilité à mes lecteurs !...

Mais on peut également utiliser ce calculateur pour évaluer l'exposition avec un boîtier classique (non équipé de posemètre) monté avec un objectif classique. Bien sûr, dans ce cas, cela fera double usage avec la réglette de sunny-16 que j'avais fabriqué en 2009, puisque le principe est strictement identique, mais bon, chacun pourra maintenant choisir son outil...

Bien qu'en anglais, je pense qu'il n'est pas nécessaire d'expliquer ni le montage ni le mode d'emploi.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu
LE BRICOLAGE EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE ILFORD.

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ADAPTER UN OBJECTIF NIKON SUR SON BOÎTIER PENTAX

Tout le monde sait déjà qu'il est impossible d'intégrer les productions Nikon dans le mélange des genres que représente l'adaptation. Tout le monde SAUF une personne qui me fait l'honneur de lire mon site ET qui nous livre son invention qui permet d'adapter un objectif Nikon sur un boîtier Pentax sans faire appel à des systèmes optiques qui dégradent la qualité des images tout en autorisant la conservetion de la mise au point à l'infini !...

Impossible ? Lisez donc l'article qu'il nous propose !... Certe ce bricolage n'en est pas vraiment un, ce travail ne fera pas le bonheur de la majorité des photographes... il se destinera plutôt aux bricoleurs de génie, mais même si, comme moi, vous avez deux mains gauches, la lecture de cet article ne vous laissera pas indifférent.

Trève de blabla, découvrons ensemble l'excellent article de Bernard Nogrady :

Modification d’un objectif Nikon AF d en monture Pentax K

Il n’y a pas, à l’heure actuelle, de bague d’adaptation permettant de monter un objectif Nikon sur un boîtier Pentax excepté une bague équipée d’une lentille additionnelle permettant de compenser la différence de tirage. Cette bague a la réputation de détériorer la qualité optique donc elle est à proscrire.

La seule solution passe par la fabrication d’une monture, opération que je vais tenter de vous décrire.

Attention :
- Cette modification a été faite sur deux objectifs de la série AF d : 35/70 f2.8 et 80/200 f2.8, je ne garantis pas que ce soit possible sur d’autres versions.
- La pièce principale doit être usinée au tour donc par un atelier de mécanique générale et le reste du montage implique d’avoir un bon background en mécanique ainsi qu’un minimum d’outillage tel que : perceuse à colonne, limes de serrurier, fraise à 90° et, impérativement, un très bon tournevis cruciforme.
- Cette modification entraîne une opération chirurgicale irrémédiable sur la bague de diaphragme ce qui veut dire que si vous comptez, un jour, remonter votre objectif dans sa configuration d’origine il faudra trouver une autre bague.
- Après modification l’objectif sera entièrement manuel : pas d’autofocus et réglage du diaphragme à ouverture réelle. Sur un K5 ou un K7 vous travaillerez en mode AV (à part le M je n’ai pas essayé les autres) et dans le menu C4 il faudra activer « utilisation de la bague de diaphragme ».
Note de Thierry Delorraine : sur les autres boîtiers Pentax numérique (reflex et K01), il en va exactement de même...

Descriptif :
Le principe est simple : il s’agit d’une bague dotée d’un filetage M42 sur lequel vient se visser un adaptateur M42 / K, l’ensemble étant fixé sur l’objectif par 3 vis.

1 À l’aide d’un feutre indélébile ou d’une pointe à tracer marquez la position supérieur de la monture Nikon (dans l’alignement du repère de diaphragme) cela sera utile plus tard lors du perçage de la monture N/P (Nikon/Pentax).

2 À l’aide d’un bon tournevis cruciforme (j’insiste sur le « bon » si vous ne voulez pas foirer les empreintes des vis) démontez la monture Nikon, la bague de diaphragme puis tout ce qui se trouve dessous : arbres d’entrainement de l’autofocus, levier de commande du diaphragme et connecteur du câble nappe. Vous devez vous retrouver avec ceci :

3 Limez complètement les deux ergots de la bague de diaphragme jusqu’à arriver à zéro.

4 Chez un vendeur de modèle réduit, fournissez-vous en vis M2 x 25 à tête fraisée (3ex)

5 Faites usiner la bague suivant le croquis 1.

Nota : la cote 3,2 +0.00 +0.05 est impérative pour obtenir le tirage Pentax. Par la même occasion faites usiner un centreur (D croquis 3) qui vous servira pour percer la monture N/P.

6 Trouvez un adaptateur M42 / K garantissant la mise au point à l’infini : reconnaissable au fait que le diamètre de l’embase est plus petit que celui de la monture

Note de Thierry Delorraine : voyez mes articles sur les adaptateur M42/K pour ne pas vous tromper de modèle.

Si celui-ci a un mécanisme de verrouillage supprimez le.

7 Vissez l’adaptateur M42 / K sur la bague sans le bloquer exagérément puis montez l’ensemble sur votre boîtier :
A repérez la position de la goupille de verrouillage de l’objectif par rapport à la monture N/P puis marquez la (feutre ou point à tracer).
B repérez la position supérieure de la monture et marquez la.

8 Démontez les deux pièces puis usinez à la lime la gorge de verrouillage

9 Bloquez le centreur dans l’étau de la perceuse à colonne (attention à l’équerrage) et positionnez les deux montures sur le centreur (voir croquis 3) en alignant les 2 repères de positions supérieures puis bloquez-les à l’aide d’une serre joint pour éviter qu’elles ne se décalent.

10 Alignez le foret dia 2.2 sur le trou n° 1 de la monture Nikon et percez la monture N/P (à défaut d’un foret dia 2.2 difficile à trouver un 2.5 fera l’affaire).

11 Percez les deux autres trous sauf ceux marqués par une croix

12 Démontez les montures et fraisez des trous de la monture N/P (voir croquis 3) À défaut d’une fraise à 90° dia 4, un foret du même diamètre affuté à 90° fera l’affaire. Faites une encoche à la lime dans l’axe du trou n°1 : il servira de repère pour le montage de l’objectif sur le boitier (voir photo B)

13 Apres ébavurage peignez la monture N/P, à l’exception des parties en contact avec la monture du boîtier, en noir mat afin d’éviter les reflets lumineux parasites qui pourraient affecter la qualité des photos (voir photo B) du Vénilia adhésif noir mat marche aussi très bien.

14 Déposez quelques gouttes de Loctit ou de Cyanolite à prise lente sur le filetage de la bague et vissez l’adaptateur en le bloquant.

15 Coupez les vis aux longueurs suivantes : vis n°1 : 14 mm vis n° 2 et 3 : 16 mm.

16 Remontez l’ensemble et faites des tests, si toutes les cotes d’usinages ont étés respectées vous ne devriez pas avoir de problème de mise au point à l’infini.

J’ai fait cette modification il y a environ trois ans ; depuis de l’eau a coulée sous les ponts et en écrivant ce topo j’ai peut être oublié de préciser certains points donc en cas de doute vous pouvez me contacter à l’adresse suivante : bernograd@gmail.com

Bonnes photos.

Bernard

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES PHOTOS EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE BERNARD NOGRADY POUR LE SITE www.thydelor.eu

Un grand merci à Bernard ! N'hésitez pas m'écrire pour nous faire profiter de vos questions et commentaires.

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FABRIQUER UN SOUFFLET SIMPLEMENT ET RAPIDEMENT

Depuis mon premier article sur le grand format (ici), je reçois des mails d'amateurs qui ont eu, comme moi, un jour, envie de s'essayer à cette discipline et qui ont du s'arracher les cheveux puis abandonner, simplement à cause du soufflet de leur chambre... Soit il est percé, soit il présente des trous invisibles à l'œil mais voilant le film, soit il est si pellé qu'il n'est plus hermétique à la lumière, soit il est devenu tellement flasque qu'il entraine un vignetage... Et un soufflet neuf, c'est très cher !... C'est tout de même trop bête de se frustrer uniquement pour un soufflet !... J'ai donné, d'emblée, une technique permettant de contourner le problème des fuites de lumière en ayant conscience que ce n'était qu'un pis-aller ! Je ne me fais aucune illusion, la chambre que je viens d'acheter il y a peu ne fera pas exception, son soufflet qui fatigue déjà un peu ne va pas tarder à se percer de micro-trous puis de trous visibles !... Autant réfléchir à la manière de résoudre le problème (et pas le contourner), cela vous servira mais cela me servira aussi !...

Comme tout le monde, j'ai cherché sur internet et je me suis dit :
- un soufflet neuf de la marque de la chambre... oublie, ça te coutera plus cher que ta chambre d'occasion !
- un soufflet chinois sur les sites de vente... qualité souvent discutable d'après ce que j'ai pu lire deci delà et donc encore trop cher...
- un soufflet fabrication maison... cela semble difficile et très long et relativement cher aussi, surtout en cas d'échec...
-> il ne me restait plus qu'à réfléchir un minimum et de mettre au point une technique simple de fabrication. Et tant qu'à mettre au point une technique, autant qu'en plus de la simplicité, cette fabrication ne soit pas trop longue à mettre en œuvre et, si possible, ne soit pas trop chère et, encore mieux, essayer de fabriquer un soufflet durable, de façon à ne pas devoir en re-fabriquer un tous les 8 jours (ni tous les ans) !...

Je pense avoir trouvé le graal, oh, le résultat n'a pas que des qualités, loin de là (!), mais la fabrication est simple, rapide, ne coûte quasiment rien et... semble durable !... Allons-y :

MATÉRIEL

Puisque je souhaite fabriquer un soufflet avec un investissement minimum, il me faudra bien faire appel à du matériel de récupération... il n'y a pas de miracle !... Mais il y a des dépenses incontournables qui seront minimes... 20 à 30€ dans mon cas.

- Du carton d'emballage en carton "fin" que j'ai estimé à 400g/m²(récupération = 0€)
- En fait, du carton bien plus fin (~166g/m²) (récupération = 0€)
- Du tissu collant type gaffer (perso j'ai utilisé un tissu collant T*** réparer super résistant, plus fin que le gaffer) (~2€ le rouleau de 2,75m x 19mm). Veillez à ce qu'il soit noir et parfaitement hermétique à la lumière (!!!). Prévoir un peu plus (voir plus loin)
- De l'adhésif double face super résistant (perso j'ai utilisé du T*** fixer objets xtrême 150kg) (~2€ le rouleau de 1,5m x 19mm)
- Une bombe de peinture noire matte (que j'avais en stock, prix = ? 5 €)
- Une bombe de colle spray (que j'avais en stock, prix = ? 5 €-) NON INDISPENSABLE
- Un tissu quelconque (perso une tenue professionnelle en non tissé, mais n'importe quoi pourra faire l'affaire pour peu que ce soit très souple et très fin) NON INDISPENSABLE
- Une règle/un mètre ruban
- Un stylo bille
- Une paire de ciseaux

Et oui, c'est tout !...

TECHNIQUE

PRÉPARATION

La première chose à faire est de mesurer PRÉCISÉMENT (bon, on n'est pas à 1 ou 2 mm près s'il s'agit d'une chambre technique -monorail- MAIS au 1/2mm s'il s'agit d'une chambre pliante et au poil de millimètre s'il s'agit d'une chambre folding) les dimensions du soufflet d'origine. ATTENTION il faut mesurer toutes les dimensions :
- hauteur hors tout
- largeur hors tout
- hauteur extérieure
- largeur extérieure
- hauteur intérieure
- largeur intérieure
- profondeur de joue de chaque pli*
- profondeur du soufflet replié*
- profondeur du soufflet largement tiré*
- nombre de plis*
* s'il s'agit d'une chambre technique, ces éléments ne sont pas obligatoires, en effet, on peut décider de fabriquer un soufflet plus long (pour utilisation de focales plus longues ou pour macrophotographie plus poussée par exemple). Pour la profondeur repliée, il faudra connaitre la focale minimale de sa collection d'objectifs (!!!) car il faut une longueur minimale permettant la mise au point à l'infini ET permettant les mouvements de chambre -donc une certaine souplesse de soufflet- pour une longueur égale à la focale mini de son parc d'objectif... Ainsi, avec un objectif de 75mm, assurez-vous que le soufflet comprimé ne fasse pas plus de 5 cm (!!!) à moins que vous ne possédiez une planchette rentrante, dans ce cas, la profondeur repliée peut être allongée de la profondeur de la planchette porte objectif.

Puisque je vais me construire un soufflet en même temps que vous, voici les mesures pour ma chambre 4x5" :
- hauteur hors tout (Hht) : 15,2cm
- largeur hors tout (Lht) : 15,2cm
- hauteur extérieure (He) : 13,5cm
- largeur extérieure (Le) : 13,5cm
- hauteur intérieure (Hi) : 12,5cm
- largeur intérieure (Li) : 12,8cm
- profondeur de pli (Pp) : 1,0cm
- profondeur de soufflet replié (Pr) : 3,3cm
- profondeur de soufflet tiré (Pt) : 35,0cm
Ma chambre étant une monorail, je me moque totalement des autres valeurs... Puisque mon soufflet est rectangulaire, il sera plus simple à fabriquer mais s'il était pyramidal, la différence de difficulté de construction serait très modérée !...

Juste une note importante : quand le soufflet est tiré au maximum, sa surface n'est pas plate pour autant (!!!), il faut bien que le soufflet retrouve sa forme pour se replier (!!!) DONC, il faut prévoir une longueur totale de L = Pt + Pt x 30/100 environs (soit pour moi L = 35 + 10,5 = 45,5cm avant pliage). Mais j'ai décidé de partir sur 51cm totalement étiré de façon à limiter au maximum la tension sur les plis du soufflet et ainsi augmenter considérablement l'espérance de vie du soufflet (en théorie)... Bien sûr, cela n'est possible que parce que ma chambre est de type monorail... avec une chambre folding ou pliante, cette fantaisie n'est pas permise !...

TRAÇAGE

Il va falloir découper 4 rectangles de L x He (51 x 13,5cm pour moi). Le carton que j'ai récupéré était trop court (!!!) qu'à cela ne tienne... je créerai une rallonge de 10cm que je placerai sur le corps arrière de la chambre. C'est mieux d'être confronté à ce genre de difficultés, cela permet de casser les mythes (ici le mythe de la fabrication difficile !)
Sur le carton découpé , il va falloir tracer une échelle avec un trait tous les Pp (= 1cm pour moi).

Je sais, si vous avez fait des recherches sur internet, vous avez trouvé des dessins bien plus compliqués avec alternativement des extrémités en pointe et en retrait (!!!). Perso, je vous propose de ne tracer que des bandes qui se terminent, tout naturellement, à 90°. Ne vous inquiétez pas, cela va énormément faciliter le travail tout en étant aussi efficace !... Avec ma technique, on va se dispenser de la galère des plis à 45° lors du pliage !!!...

PRÉFORMATION

Il va maintenant falloir préparer le pliage du soufflet. Cet exercice n'est pas très simple si on suit la technique classique, mais vous allez voir qu'avec ma technique, tout ira bien !... Pour faciliter le pliage, il va falloir adoucir le carton en créant des lignes de faiblesse pour le pliage à venir. Pour ce faire, il suffit de repasser sur les traits que l'on a tracé dans le chapitre précédent, soit avec une pointe de stylo en appuyant fortement (4 passages), soit avec une lame de couteau sans trop appuyer (!!!) ou avec ce que vous voulez, pourvu que vous ne perciez pas le carton !!!... Ne vous faites pas d'illusion... il faut que ces lignes de faiblesses soient très bien marquées, à la limite du perçage... c'est probablement la partie la plus compliquée de la fabrication !...

Ceci fait, vous pouvez plier vos accordéons et marquer les plis de force. Pensez bien qu'il y a 2 bords contigus en quinconce, 2 côtés auront la première ligne pliée vers l'avant et les 2 autres auront la première ligne pliée vers l'arrière.

Quand c'est fait, vous pouvez re-déplier les accordéons et replacer à plat les 4 bandes de carton.

Et c'est là qu'est apparu le premier problème !!! Mon premier carton, que j'ai choisi "lourd" (400g/m²), est bien trop épais... D'une part, il créerait un soufflet trop long une fois replié et, d'autre part -et c'est presque plus grave-, il semble mal assumer les mouvements d'étirement/repli donc usure rapide du soufflet est à prévoir !!! Conclusion, ce qui me paraissait une évidence était une erreur ! Le carton doit n'être que la colonne vertébrale du soufflet, les caractéristiques physiques du soufflet dépendent des éléments qui l'entoure... Je me suis alors tourné vers un carton "léger" (166g/m²) que j'ai à portée de main en format A3, soit 42x29,7 cm. Cela est encore trop court mais je pourrai fabriquer une rallonge de 10cm, comme précédemment.

En plus, j'ai remarqué qu'il est préférable de créer les lignes de faiblesse uniquement du côté de la gorge de chaque pli. C'est plus long et plus ennuyeux mais c'est mieux. Donc le coup de crayon appuyé se fera d'un côté du carton tous les 2cm et, de l'autre côté du carton tous les 2cm aussi mais en quinconce par rapport au premier côté.

OCCULTATION

L'utilisation de carton "épais" (de ~400g/m²) présente l'avantage que le soufflet sera totalement hermétique à la lumière. Mais, un carton clair va causer des réflexions à l'intérieur et ainsi affecter l'image !... Il est donc indispensable de peindre le carton (la face interne au moins) avec une peinture noir mat. Tant qu'à peindre, cela sera plus esthétique de peindre également l'extérieur en noir...

C'était totalement vrai mais avec mon nouveau carton (166g/m²), ce n'est plus vrai du tout !!! Il va donc falloir peindre en noir mat les deux faces du carton et ne pas craindre de passer 2 couches !...

La moitié du futur soufflet déjà préformé et peint (en cours de séchage). On devine encore les impressions sur le carton (sous la peinture) mais cela ne posera aucun problème puisque le soufflet n'est pas terminé !

MONTAGE

Le montage consiste à assembler les 4 morceaux de carton pour pouvoir créer le soufflet. Et c'est là que se situe l'astuce de l'extrême simplification de ma technique... Plutôt que de placer les côtés du soufflet bord à bord en faisant se croiser les bords sortants et les bords entrants avant d'effectuer le pliage, je vous propose de placer une bande de carton séparée de celle d'à-côté de Pp (1cm pour moi) et de les solidariser grâce à une bande de scotch tissu collant (respectez la séparation de Pp). Retournez l'ensemble et placez une 2ème bande de tissu collant de l'autre côté (en respectant toujours la séparation Pp). Il faut ainsi assembler les 4 bandes de carton qui formeront le futur soufflet. On peut, si on préfère, assembler toutes les bandes de carton avec des bandes de tissu collant avant le retournement, mais cela présente un risque de devoir tout recommencer à cause d'un collage involontaire lors du retournement. C'est un peu plus long d'ajouter une bande de carton à chaque fois et de tout retourner à chaque nouvelle bande, mais c'est plus sûr !... ATTENTION, ne fixez pas les 4 bandes définitivement, conservez encore votre montage à plat.

Grâce à un éclairage latéral rasant vous pouvez voir comment seront assemblés les côtés : une pointe vers le haut doit faire face à un creux...
Un fond blanc permet de bien visualiser l'espace à réserver entre chaque rectangle (futur côté du soufflet. En lieu et place de la bande blanche doit se trouver le scotch tissu collant noir des deux côtés de la paire de rectangles.
L'utilisation d'un carton "léger" va également imposer un renforcement pour rendre le soufflet efficace et durable. J'ai remarqué que l'application de bande de scotch tissu était idéale ! Ainsi je vais couvrir tous les sommets de bande tissu collant une fois à l'intérieur, une fois à l'extérieur.
Noir sur noir, on n'y voit rien donc, pas de photo.
Et j'ai même remarqué que l'action du soufflet était encore améliorée en créant des renforts longitudinaux. Ainsi, je placerai trois bandes de scotch tissu noir collant le long de chaque bord du futur soufflet, sur la face interne.
En fait, dans la vraie vie, j'ai découvert qu'une seule bande longitudinale médiane était bien plus efficace !... Donc je n'en ai posée qu'une...

PRÉVOIR LA FINITION

Vous avez bien compris qu'une fois le tube fixé sur ses 4 arrêtes et les plis marqués, le soufflet sera terminé. Il sera efficace, c'est garanti, mais il faut avouer qu'un soufflet en carton ce n'est pas franchement très esthétique !... Même peint en noir mat !... C'est pourquoi il est de bon ton de camoufler le carton (et au passage les bandes de tissu collant !). Les soufflets de grande marque (hors de prix) sont également faits en carton mais sont recouverts de croute de cuir ou de tissu précieux. Nous allons éviter le cuir puisque nous avons prévu un soufflet pas cher, nous le remplaceront avec profit par un tissu non tissé bleu pour mon cas (en fait, au moment d'appliquer la colle, je me suis aperçu que je n'aimais pas trop ce bleu !... Heureusement, j'ai à ma disposition un tissu non tissé vert qui me paraît plus esthétique -même si plus clair-, donc je suis finalement parti pour le non tissé vert !...), mais vous pourrez utiliser ce que vous voulez, de la couleur que vous voulez... Notez toutefois que le non tissé est hermétique à l'eau donc, même si le chambre n'est pas tropicalisée (comme on dit en numérique), le soufflet, lui, le sera !...

Placer le soufflet encore ouvert et ~plat sur le tissu afin de le découper aux dimensions sans difficulté ! Prendre un peu de marge, on équilibrera tout par découpage une fois collé. En effet, les petits plis existants sur le carton vont "consommer" de la surface de tissu.

Le découpage est très approximatif mais qu'importe... tout sera d'équerre en fin de montage.

Notez le montage et le pliage alterné des 4 pans du soufflet ainsi que les raccords et les renforts longitudinaux.

Il va falloir couper au cordeau la partie supérieure du tissu (par exemple) puisque cette partie sera collée au milieu d'une bande ondulée. L'autre extrémité sera coupée au carré juste avant le montage final.

Bizarre, le non tissé est vert et il apparait bleu sur les photos ???? Est-ce dû à la faible qualité du petit compact ayant servi à la prise de vue ? Qu'importe, cela ne change rien pour la démonstration...

Donc, avant de refermer le tube de carton et de faire les plis définitifs du soufflet, nous allons profiter d'avoir une structure encore ~plate pour la pulvériser de colle en spay, de la couvrir avec le tissu non tissé, de bien faire échapper toutes les bulles d'air (c'est simple avec le non tissé) et de bien laisser sécher...

Ci-dessus : sur une extrémité, décalage du non tissé par rapport au bord du carton
En haut à droite : visualisation de la même extrémité que ci-dessus mais sur l'autre face (partie collée)
En bas à droite : sur l'autre extrémité, conserver un excès de non tissé mais ne pas coller sur toute la surface afin de pouvoir refermer les 4 côtés du soufflet.

Tiens... ici le non tissé est presque vert...!!!???!!!

ATTENTION : au moment du collage, il est préférable de réserver une marge non collée de façon à obtenir une finition parfaite et le raccord s'effectuant sur la face inférieure du soufflet :

Le schéma de gauche représente les 4 rectangles formant le soufflet (encore à plat) ainsi que le tissu (en vert). Vous voyez que le rectangle le plus à gauche n'est recouvert que sur ~la moitié de sa largeur alors que de l'autre côté, une longueur à peine supérieure à la demi-largeur du rectangle de gauche n'est pas collé.

Le schéma de droite montre, vu du dessus, le montage autour du soufflet une fois refermé.

FINALISER LA CRÉATION

Maintenant, il est possible de fermer le tube de carton (recouvert de non tissé) avec une double couche de tissu collant sur la dernière arrête puis de plier les accordéons.

Coller le non tissé sur la totalité des 4 côtés du soufflet une fois les deux extrémités du soufflet assemblées à l'aide du scotch tissu collant. Sur la future face inférieure du soufflet (là où on ne verra rien !) on collera le non tissé en double épaisseur sur ~2cm (côté gauche de la photo à droite).

J'ai tracé un trait pour découper le surplus de non tissé.
Finition par découpage du non tissé en trop.

Au passage, notez le collage du non tissé dans les plis imposés aux cartons sous-jacents. Notez également la disparition des plis de la casaque en non tissé lors du collage et l'évacuation des bulles d'air...
Soufflet encore plat mais "terminé", prêt à être plié en accordéon...
Soufflet 3D prêt à être plié en accordéon...

Et c'est maintenant que l'on va rire... ou pleurer !... Il va falloir faire un test d'étanchéité à la lumière. Normalement, si vous avez travaillé proprement, il n'y a aucune raison de trouver des fuites de lumière mais il ne faut surtout pas économiser cette étape !... En cas de problème de fuite lumineuse, il est encore temps de corriger avec un bout de tissu noir collant, ce n'est pas un problème...

Reste à plier tout cela ! Le pliage sera très simple puisque nous avons déjà marqué les plis (et leur sens) dans une étape précédente... Le tube que vous avez en mains semblera épais mais est très souple et c'est cette souplesse inattendue qui simplifiera le pliage... il suffit de refaire l'accordéon tel que vous l'aviez façonné en début de manip' et vous verrez que les coins à 45° se formeront tout seuls. Reformez l'accordéon et forcez les plis de façon à bien marquer le scotch tissu collant ainsi que la couche externe de finition. Bon, quand je dis le pliage sera très simple, je devrais dire sera plus simple... en effet, même dans ces conditions et avec ma technique de ne pas se soucier des coins à 45°, le pliage ne sera pas une promenade dominicale... surtout au début, mais on prend vite le coup de main... Deuxième difficulté une fois arrivé aux 3/4 du pliage (selon la taille de ses doigts). Dans ce cas, il suffit de reprendre le pliage par l'autre extrémité... il est impossible de se tromper puisque tout a été préformé en début de fabrication...

Une fois tout terminé, il ne reste plus qu'à comprimer le soufflet à sa longueur minimale et de placer notre soufflet terminé sous une planchette de bois couverte d'une masse la plus lourde possible pour une durée de 2 à 3 jours.

Le soufflet est terminé mais il est beaucoup trop long !!! Autant dire inutilisable !...
Soufflet terminé en position de repos (ni étiré ni comprimé) après 2 jours passés entre deux planchettes et sous ~50 kg.

Notez que sans s'en être préoccupé nous avons "parfaitement" créé les angles à 45°

Notez également que l'écrasement a créé (chez moi !) quelques irrégularités sans conséquence...

En position de repos, le soufflet mesure ~11 cm (coup de chance, voir plus loin !)

Cette fois le soufflet est terminé ! Il est comme je le souhaitais : solide et certainement très durable ! Il est très lourd (par rapport au soufflet original) mais il est également très rigide (par rapport au soufflet original). Il faut donc étirer ce soufflet jusqu'à le rendre "plat" puis le replier, puis le déformer dans toutes les directions. À la longue, on obtient une certaine souplesse. Oh très loin du soufflet original, mais mon soufflet devrait être immortel !...

À plat, mon soufflet mesurait 51 cm. Maintenant, terminé, étiré à son "maximum" (tenant compte de la marge de sécurité que j'ai décidé au début), il mesure 35 cm. Une fois comprimé au maximum, mon soufflet mesure 7 cm (le soufflet original mesurait 2 cm). Mon objectif de plus courte focale étant un 90mm et monté sur une planchette rentrante de 20mm, je pourrai effectuer une mise au point à l'infini en étirant le soufflet à 11 cm, ce qui permettra tous les décentrements que l'on pourrait souhaiter...

FIXATION DU SOUFFLET SUR LA CHAMBRE

Je ne dirai rien ici puisqu'il existe 36 systèmes selon la chambre. Soit il s'agit d'une fixation directe sur le corps, dans ce cas, l'adhésif double face servira de fixation efficace mais amovible en cas de besoin. Soit il s'agit d'une fixation via un cadre, dans ce cas, récupérez le cadre de votre soufflet HS et utilisez l'adhésif double face pour fixer votre nouveau soufflet sur le cadre récupéré. Notez bien que, quel que soit le système de fixation, il faudra sacrifier 1 pli de chaque côté du soufflet (c'est pour cela qu'il est préférable de prévoir un peu de marge sur la longueur de soufflet calculée à la première étape).

Notez que la fabrication du soufflet a nécessité 8 heures de travail (hors période d'attente des différents séchages et écrasements). Je ne compte pas le temps nécessaire à la conception (une bonne semaine !), d'une part parce qu'il est impossible d'estimer cette durée et, d'autre part, parce que ce n'est pas le sujet ici !...

CONCLUSION

Lors de la fabrication, on commence à comprendre pourquoi un soufflet neuf est si cher !... Je ne vous cacherai pas que fabriquer un soufflet est un peu ch**** mais très intéressant. Et encore, vous pouvez me croire sur parole, ma technique est énormément plus simple et plus rapide que la technique digne de l'art du soufflet !...

Nous voulions un soufflet de remplacement, c'est fait !
Nous voulions un soufflet efficace, c'est fait !
Nous voulions un soufflet pas cher, c'est fait !
Nous voulions un soufflet facile et rapide à faire, c'est fait !
Nous voulions un soufflet esthétique, c'est fait (en fait il y a beaucoup mieux, mais avouez que le mien est acceptable, non ?). Maintenant, vous avez tout à fait le droit de préférer d'en acheter un à plus de 200~500€...

Certes, notre soufflet ne concurrencera jamais un soufflet de marque, en cuir, mais ici nous nous retrouvons pour faire de la photo et pas un défilé de mode !...

À vous de jouer... vous pouvez même adapter cette technique aux soufflets pour appareils moyen format et même petit format !... Mais dans ce cas, comme face à une chambre folding, il va falloir être très attentif aux dimensions, sans quoi vous ne pourrez jamais fermer votre chambre/votre boîtier !!!...

Si je devais en faire un autre, je pense que j'essayerai de refaire la même chose mais avec des matériaux encore plus fins. Cela donnera plus de souplesse, permettra un poids moindre mais, malheureusement, ne permettra pas une longévité si importante... Si je tente l'expérience, je vous en parlerai ici même !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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UNE AMÉLIORATION DU SOUFFLET À FABRIQUER...

Le soufflet que nous avons fabriqué dans l'article précédent (ici) est très bien, on peut dire qu'il est :
- très solide
- increvable (un vrai char d'assaut, du matériel digne des fabrications photographiques soviétiques !)
- efficace
- esthétique

MAIS, en même temps il faut dire qu'il est :
- très long en position fermée, ce qui limite pas mal l'utilisation des optiques de courte focale
- très long en position fermée, ce qui limite son utilisation aux chambres de type monorail
- très lourd, ce qui augmente la difficulté de port de la chambre
- très rigide, ce qui limite les mouvements typiques des chambres grand format (surtout pour les objectifs de courtes focales)

Dans ces conditions, l'ai décidé de rechercher un moyen de généraliser ma technique de fabrication à tous les soufflets, pour tous les types de chambres, pour toutes les focales etc... Il n'est pas question de reprendre ma technique de zéro, je la trouve très efficace et très simple, il s'agit de la reprendre exactement identique mais avec des matériaux à l'opposé de ceux utilisés dans l'article précédent (ici). Cela sera très intéressant puisque j'ai décidé de jouer l'avocat du diable en plongeant dans l'exacte antithèse pour voir jusqu'où il était possible d'aller trop loin !...

Bien sûr, comme toujours en photographie, il faut faire des concessions... ce soufflet sera probablement 100 fois mieux que le précédent MAIS il sera certainement moins solide et moins durable !... Quoi qu'il en soit, je pense objectivement qu'il sera plus solide et plus durable que le soufflet d'origine !...

MATÉRIEL

Les impératifs de fabrication restent les mêmes que pour la création de l'article précédent (ici) : prix de reviens minimum. Il faut avouer que sur ce point, le prix de reviens sera encore moins important que pour le premier prototype (qui n'était déjà franchement pas cher !), voyez plutôt :

- Des feuilles de papier ordinaire (!), eh oui, du papier à lettre ou du papier pour imprimante à jet d'encre de base (80g/m²). Tout le monde possède ça à la maison. Pour la création de mon soufflet test, j'ai utilisé 8 feuilles A4. Prix de reviens quasi nul !...
- Un rouleau de papier collant*. J'ai utilisé ce papier de protection des bords pour les travaux de peinture. Attention, il s'agit bien de papier collant, pas de crêpe !!! Ce papier n'a quasiment pas de consistance et quasiment pas d'épaisseur, c'est uniquement la colle qui y est appliquée qui donne ses propriétés intéressantes pour ce qui nous concerne... Prix de reviens très faible (j'ai utilisé ce que j'avais en stock, donc prix = ?€)
- Peinture noire matte en bombe (prix 5€/bombe maxi) : 2 bombes suffisent.
- Colle en spray (prix ~5€/bombe maxi). 1 bombe suffit et pour plusieurs soufflets*
- 1 règle
- 1 stylo
- 1 paire de ciseaux
- un tissu* quelconque, j'utiliserai le même tissu non tissé que dans l'article précédent (ici).

Et... oui, c'est tout !...

* on peut envisager encore plus fin en utilisant des rouleaux de papier collant médical hypoallergénique pour pansements mais dans ce cas on ne part plus du tout sur le même budget (!!!)... j'estime qu'il faudrait envisager de 10 à 15 rouleaux de ce papier collant médical !!! Bonjour le prix !!!
* comme dans l'article précédent (ici), ces éléments sont facultatifs !... D'ailleurs, pour la finesse maximale du soufflet, j'ai créé mon premier exemplaire sans couverture tissu...

TECHNIQUE

Disons-le tout de suite, ce nouveau soufflet sera "beaucoup" plus difficile à fabriquer que celui de l'article précédent (ici) !... Cette difficulté provenant de l'extrême fragilité du soufflet avant qu'il soit totalement terminé. Outre cette extrême fragilité, il faut considérer son extrême souplesse !... À tout prendre, il serait presque préférable de créer le soufflet de l'article précédent (ici) avant de se lancer dans la fabrication du présent soufflet !...

La technique de fabrication est strictement identique à celle expliquée dans l'article précédent (ici)... donc je ne vais pas m'y attarder MAIS

- pour limiter l'épaisseur et la rigidité, j'ai abandonné les renforts longitudinaux, la couche de colle et le tissu non tissé externe... comptant sur les 2 couches externes de peinture pour assurer la protection contre l'humidité
- le pré-traçage et la création des lignes de faiblesse sur du simple papier (80g/m²) est assez difficile, un appui insuffisant et le pliage droit est impossible, un appui trop marqué et c'est le trou assuré /irrécupérable/, il faut jeter la feuille et recommencer !...
- le papier simple (80g/m²) conserve mal les pliages. Une fois couvert de papier collant, les plis restent un peu mieux marqués mais sans commune mesure avec ce que l'on a vu dans l'article précédent (ici). La couche de peinture noire matte, camouffle tous les repères. Donc, une fois le tissu collé sur les 4 bandes préformées, le pliage définitif n'est pas simple puisqu'on ne sent plus rien et que l'on ne voit plus rien...
- contrairement au soufflet de l'article précédent (ici), il est déconseillé d'effectuer un premier pliage avant le collage du papier collant de surface ainsi qu'avant la solidarisation des quatre panneaux créant le soufflet encore à plat... cela ne facilite pas le travail (ce n'est rien de le dire !!!)
- contrairement au soufflet de l'article précédent (ici), au moment d'appliquer la peinture, il va falloir être très parcimonieux !!! préférez 2 ou 3 couches plutôt qu'une seule couche noyée qui déformerait le soufflet et risquerait de décoller le papier !!!
- contrairement au soufflet de l'article précédent (ici), au moment d'appliquer la colle en spray, il va falloir être très parcimonieux !!! n'appliquez que la quantité juste suffisante au risque de trop durcir la surface du soufflet et de le rendre inutilisable !...
- je vais être honnête avec vous : le pliage de ce soufflet est très compliqué donc cela vous prendra beaucoup de temps... Et le pliage avec un tissu extérieur (je ne l'ai pas fait !) est franchement digne d'une médaille !!!...

Il vaut donc mieux savoir exactement ce qu'il faut faire avant de se lancer dans le pliage définitif... surtout que le support du tissu est très faible donc qu'il est important d'effectuer le pliage définitif avant que la colle qui fixe le tissu sur le reste du soufflet soit sèche (sinon on va tout déchirer) !...

Ce soufflet étant plus fin, j'ai décidé de le créer un peu plus long que le soufflet de l'article précédent (ici) de façon à limiter encore plus les tiraillements sur la structure plus fragile : 58cm à plat, toutes les autres mesures étant semblables...

RÉSULTAT


Soufflet en cours de création, avant la peinture de la face externe. On voit mieux sur cette étape non peinte que tout en noir, que le pliage n'est pas au top (!!!) donc on voit déjà que le soufflet ne sera pas un chef d'œuvre de beauté !...

Je ne vous montrerai pas le soufflet terminé qui ne présente aucune particularité, je dirai simplement qu'il est :
- très long quand déplié
- très compact quand replié
- très léger
- très efficace
MAIS
- il n'est pas franchement très solide et probablement pas très durable
- malgré la petite expérience acquise par la création du soufflet de l'article précédent (ici), je dois avouer que ce nouveau soufflet n'est franchement pas beau (en fait pas extraordinairement bien réussi au niveau du pliage) !...

Ces points négatifs peuvent suffir à rechercher une autre solution... cette solution existe mais elle ne sera pas aussi simple et rapide à mettre en œuvre !... Et une nouvelle occasion de décider de concessions...

CONCLUSION

Comme pour le soufflet de l'article précédent (ici), mais encore plus ici, surtout pour le pliage (!!!), le maître mot est : « pas de panique ». En effet, chaque étape est une véritable gageure, il est indispensable de ne travailler sur son soufflet que lorsqu'on est cool. Il ne faut pas se donner de limite à la création, se dire « mon soufflet doit être terminé dans 2 heures » est le meilleur moyen de tout jeter dans l'heure qui suit !... Quand je dis qu'il m'a fallu 8 heures de travail pour fabriquer le soufflet de l'article précédent (ici) -hors temps de séchage- ou 3 à 4 fois plus pour celui fabriqué dans le présent article, cela ne veut pas dire qu'en s'y attelant à temps plein on peut le terminer en un ou deux jours... Le soufflet de l'article précédent m'a demandé une semaine (pour 8 heures de travail + séchage de la peinture x 2 puisque 2 faces + écrasement du soufflet terminé pendant 2 jours). Le nouveau soufflet m'a demandé 2 semaines ! Le travail n'était pas double mais plus difficile et plus stressant donc les durées de travail étaient plus courtes et étalées dans le temps...

Cela dit, si on oublie les difficultés (et l'esthétique si nos petites mains ne sont pas douées !), on obtient un soufflet long quand déplié, court quand replié, léger et efficace... il s'agit donc de considérer cette technique si on a besoin d'un soufflet !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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FABRIQUER UN SOUFFLET : SOYONS SÉRIEUX...

Jusque-là, les créations des articles précédents (ici et ici) nous ont permis de fabriquer des soufflets sans trop se prendre la tête grâce à une technique simplifiée. Les résultats sont intéressants, efficaces mais il est vrai qu'ils ne sont pas aussi beaux que les vrais soufflets... Aussi, il me fallait écrire un article sur la fabrication reconnue comme "classique". En fait, pas si classique que cela puisque, bien sûr, j'y ai mis mon grain de sel (!!!) : utilisation de matériaux de récupération (plus écologique et moins cher) et technique revisitée en vue d'une simplification toujours bienvenue !...

Ici, on trouvera donc quelques petites difficultés que l'on n'a pas rencontré avec les créations des articles précédents (ici et ici), mais encore facilement gérables si on réfléchit un minimum et (surtout) si on n'est pas pressé de terminer avant de commencer !...

Pour écrire cet article (et accessoirement me fabriquer un beau soufflet !) j'ai décidé de compliquer au maximum la fabrication pour permettre à tous de s'en sortir avec le matériel que chacun peut avoir sous la main (et n'acheter que le minimum !...) tout en donnant à notre soufflet tout ce dont il a besoin pour être un vrai, un grand, un beau soufflet !...

MATÉRIEL

OH, OUI, JE SAIS, je vais recevoir des tas d'e-mails de gens qui n'accepteront pas l'utilisation du matériel que je vous proposerai d'utiliser, mais qu'importe les pisse-froid...
- 4 feuilles A3 en carton de 166g/m² (comme ici) pour créer un soufflet long de 58 cm (comme ici). Pourquoi utiliser 4 feuilles A3 plutôt qu'une seule feuille A1 ? Tout simplement parce qu'il y a beaucoup plus de chance de trouver dans son bazar (ou sur son lieu de travail) des feuilles de carton léger en format A3 qu'en format A1 !... Et créer des assemblages semble compliquer la tâche mais prouve que c'est tout à fait faisable sans rendre le travail ardu et sans limiter la beauté et l'efficacité du produit fini !...
- du papier de soie de récupération en quantité suffisante pour couvrir la face interne du futur soufflet (et déborder un peu !). Si vous n'avez pas accès à du papier de soie (c'est là que je vais choquer !), j'ai réfléchi et je suis arrivé à la conclusion que quel que soit le papier, pourvu qu'il soit fin et ne présente aucune rigidité ferait très bien l'affaire... J'ai donc cherché autour de moi et j'ai fait des tests et je suis arrivé à la conclusion que le papier essuie-mains (doux) fin ou le papier toilette (doux) bas de gamme fait d'une double feuille (~transparentes) feraient des candidats très convenables pour la fabrication de notre soufflet "pro". Quand je dis que le papier interne ne doit pas être "rigide", cela sous-entend que si on le froisse, il ne fait pas de bruit et ne crée pas des petites facettes... au contraire, il ne laisse échapper aucun bruit et se laisse rouler en boulle sans artifice.
- un tissu quelconque (mais fin), j'utiliserai donc toujours une tunique en tissu non tissé (comme ici)
- une bombe de peinture noire matte (qu'il faut acheter -5€ maxi- à moins qu'il nous en reste après la fabrication des soufflets précédents -ici et ici-)
- une bombe de colle en spray (qu'il faut acheter -5€ maxi- à moins que vous ayez fabriqué le soufflet -ici- dans ce cas il vous en restera largement assez)
- une règle
- un stylo à bille
- une paire de ciseaux

Et c'est tout !... En fait, un vrai soufflet devrait comporter systématiquement 3 feuillets :
- un interne souple mais qui consolide le carton -l'ossature du soufflet- et qui palliera aux éventuelles fuites lumineuses des feuillets plus externes.
- un intermédiaire, le carton, qui correspond à la colonne vertébrale du soufflet, c'est lui qui permettra d'obtenir de la tenue mais également l'effet de soufflet proprement dit
- un externe qui protège l'ensemble, donne un fini esthétique, participe à la consolidation du carton et, éventuellement, participe à l'étanchéité à la lumière. Mais, dans la mesure où la peinture en spray confère une certaine rigidité au carton, on peut très bien envisager de se passer des couches internes et externes (!!!)... c'est moins bien, mais peut largement suffire. Si vous souhaitez créer un soufflet en 2 couches (au lieu de 3), faites plutôt l'impasse sur la couche externe et pas la couche interne en papier fin peint en noir...

Vous voyez bien que la fabrication d'un soufflet "pro" est possible avec rien et pour rien !... C'est certain, il faut lire le site de Thierry Delorraire pour découvrir cela... mais c'est bien pourquoi ce site existe !...

TECHNIQUE

Je passerai l'étape des mesures (j'en ai parlé ici).

Sur les 4 feuilles A3 il va falloir tracer les éléments qui feront du carton un soufflet :

Vous voyez immédiatement que le tracé de ce nouveau soufflet est quelque peu différent (et plus complexe) que celui des deux précédents (ici et ici). Les zones blanches correspondent aux surfaces non représentées sur le schéma. Ce schéma ne représente que 3 des 4 faces du futur soufflet (mais vous l'aurez compris).

L'espacement entre deux lignes bleues est de 1 cm dans mon cas, c'est la hauteur des plis du soufflet.
L'espacement entre les lignes noires (les futurs coins du soufflet) est de 1 cm dans mon cas (correspond à la hauteur des plis du soufflet). Mon soufflet mesurera 14 cm de côté (plus les coins), ce sera donc la largeur de la face supérieure et de la face inférieure du soufflet. Pour les faces latérales, je suis obligé d'utiliser 2 demi-longueurs (à cause des feuilles de carton format A3 !). Il faudra donc prévoir 1 cm de chevauchement donc j'aurai pris soin de mesurer 7 cm pour la demi largeur dans une feuille et 8 cm pour l'autre demi largeur dans l'autre feuille...

Il est nécessaire de tracer les lignes rouges qui constitueront le système de création automatique des angles à 45° du soufflet. Le traçage de ces lignes rouges doit se faire au calme, il ne s'agit pas de se tromper... ce n'est pas très compliqué mais observez bien le sens des zigzags !... Les zones colorées en rose vous aideront à visualiser la façon de tracer ces lignes rouges.

Lors du traçage, il est indispensable de marquer fortement avec le stylo à bille toutes les lignes bleues et toutes les lignes rouges. Personnellement, j'ai utilisé 6 passages appuyés de stylo.

Une fois le traçage terminé, il va falloir plier et marquer à l'ongle, dans les 2 sens, toutes les lignes bleues. Attention, les lignes noires ne doivent pas être marquées et ne doivent pas être pliées... Les lignes rouges doivent être marquées mais ne doivent pas être pliées... Il ne faut pas prévoir d'axe de pliage entre les lignes noires (!!!). Tout cela est très différent de ce que l'on peut trouver dans les livres ou les autres sites internet !... Mais vous verrez que cela facilite beaucoup le travail...

Une fois le traçage, le marquage et le pliage effectués, il va falloir aplatir les feuilles de carton à nouveau. Pour faciliter la suite du travail, placez les 4 feuilles de carton bien à plat sur un support plan et recouvrez-les avec un livre (par exemple) pendant quelques heures... Moins ces feuilles de carton seront planes et moins le soufflet sera réussi et moins il sera beau !...

Est arrivé le moment d'assembler les 4 panneaux de carton pour n'avoir plus qu'une seule feuille de carton de 62 cm (14cm x 2 + 1cm x 4 + 7cm x 2 + 8cm x 2) sur 58 cm (longueur du soufflet déployé). Les zones de chevauchement sont solidarisées à l'aide d'une colle classique pour papier/carton. Attention : j'ai bien dit que tout doit être plat, il n'est pas question de refermer le tube pour l'instant !!!

Zones rouges = futurs coins du soufflet fini
Zones vertes = chevauchement des collages des 4 feuilles de carton

Bien écraser les zones de chevauchement et laisser sécher complètement la colle avant de poursuivre.

Voilà le moment où on va devoir se lancer dans la première difficulté (comparé aux soufflets précédents ici et ici) : Le façonnage provisoire du soufflet !... Sans encore créer un tube (en laissant la feuille plane), on va former le futur soufflet en pliant la feuille suivant toutes les lignes bleues et toutes les lignes rouges. Le système de pliage n'est pas fondamentalement différent du pliage des soufflets précédents (ici et ici), mais dans le cas présent, c'est beaucoup plus compliqué ! Il faut être sûr de ne pas trembler, être calme et ne pas être dérangé ou distrait (même par de la musique !)... Pour ne pas faire de bêtises, je vous conseillerai de fabriquer un petit morceau de carton sur le modèle du vrai soufflet pour servir de brouillon... cela n'a l'air de rien, mais cela vous évitera de détruire votre carton et de tout devoir recommencer du début !!!...

Quand tout sera bien plié, conservez votre pliage sous contrainte pendant une heure ou deux... Remarquez sur la photo la zone de chevauchement des feuilles A3 (entre les pinces à linge bleues du bas -logique, à l'opposé de la partie encore ouverte-). Après une heure ou deux, dépliez votre feuille et...

Maintenant, il va falloir peindre les deux faces de cette grande feuille de carton à l'aide d'une bombe de peinture noire et matte. Attention, évitez les épaisseurs de peinture (!) qui empêcheraient le bon fonctionnement du soufflet terminé !... Tenir la bombe de peinture à distance et passez plutôt 2 couches fines qu'une seule plus épaisse !... Bien laisser sécher entre chaque couche de peinture...

Après la 1ère couche de peinture, il faut absolument inspecter de très près son soufflet !... En effet, le marquage des plis (au stylo puis à l'ongle en début de construction) rend le carton très fragile et le pliage peut percer !... À ce stade, ce n'est pas catastrophique !... Collez un morceau de papier collant (comme ici) et direction la deuxième couche de peinture... Remarquez au passage à quoi ressemble de pliage de la feuille de carton.

Facultatif : Sur l'une des faces, pulvériser de la colle en spray en veillant à ne pas en mettre trop sans quoi votre soufflet sera beaucoup trop rigide !... Coller le papier de soie (ou de l'essuie main ou du papier toilette !) en veillant à le laisser dépasser un peu du carton. Laisser sécher. Peindre le papier de soie (ou l'essuie main ou le papier toilette !) à la peinture noire matte et laisser sécher.

Facultatif : Sur l'autre face, pulvériser de la colle en spray en veillant à ne pas en mettre trop sans quoi votre soufflet sera beaucoup trop rigide !... Fermer le tube pour finaliser le soufflet. Coller le tissu en respectant le schéma ci-dessous et, sans attendre que la colle sèche, débutez le pliage du soufflet en créant une gorge/une cime en alternance et en tournant, d'une face du soufflet à l'autre à chaque ligne. Cela n'est pas très difficile puisque votre soufflet a été préformé tout à l'heure...

Il aurait, en effet, été plus simple de placer les zones de chevauchement des feuilles de carton au-dessus et au-dessous au moment de coller le tissu externe MAIS le rôle de consolidation de ces chevauchements est plus efficace quand ces derniers sont placés sur les côtés... Le problème du collage du tissu est ici plus complexe mais pas impossible !... Il suffit de coller le tissu sur la feuille de carton à plat comme sur le schéma. Arrêter sa fixation au niveau du chevauchement à créer avant la fin de la création du soufflet. Coller et laisser sécher le chevauchement puis, reprendre le collage du tissu jusqu'au recouvrement sur la face inférieure...

Le pliage terminé, ne laissez pas le soufflet se détendre et placez-le entre deux planchettes de bois et écrasez l'ensemble à l'aide d'une lourde masse. Personnellement, j'ai utilisé une batterie de voiture. Laissez reposer le soufflet pendant 2 à 3 jours sous la presse !...

Il faut maintenant découper tout ce qui dépasse du soufflet, le papier de soie que l'on a laissé dépasser volontairement et le tissu externe que l'on a également laissé dépasser volontairement...

Il ne reste plus qu'à fixer le soufflet sur la chambre.

RÉSULTAT

Voilà le résultat pour un soufflet bi-couches, sans couverture tissu extérieure. Sympa non ? Il faut, bien sûr, faire abstraction des lumières parasites qui créent des taches blanches sur la photo !...

CONCLUSION

Voilà le soufflet ultime pour tout amateur bricoleur. On peut faire mieux mais ce serait beaucoup plus long et beaucoup plus difficile... si l'expérience vous tente, vous trouverez certainement des dizaines de sites qui vous en parleront !... Prévoyez de découper votre ossature de carton en petits morceaux qu'il faudra coller sur un support fin en laissant entre chaque bout découpé un espace fixe, le pliage étant uniquement effectué sur le support fin (généralement un voile noir) !... Et tout le reste étant tout aussi réjouissant !...

Pouvons-nous nous contenter du soufflet que je vous propose ici ? Objectivement, j'affirmerais que oui, déjà les deux premiers (ici et ici) étaient très utilisables, mais ce dernier est franchement digne de votre chambre grand format quelle qu'elle soit !...

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MESURER L'EXPOSITION IDÉALE SANS EMPORTER D'ACCESSOIRE ET POUR 0€

Tous les boîtiers modernes sont équipés de posemètres intégrés mais vous savez que pour une exposition au quart de poil, l'utilisation d'un posemètre autonome avec carte de gris est -et de loin- fortement recommandé... Seulement voilà, un posemètre autonome de qualité n'est pas donné (!!!), une carte de gris non plus (pour ce que c'est) et il faut emporter déjà assez de chose avec soi sans encore s'encombrer de ces accessoires... Aussi je vais vous proposer une technique (plus qu'un véritable bricolage) aussi efficace et aussi fiable et qui ne vous coûtera quasiment rien et qui ne vous encombrera pas du tout...

Pour la carte de gris, il est très possible de se la fabriquer soi-même... Avec n'importe quel logiciel graphique, il suffit de créer une image toute blanche plus grande que la taille de votre surface sensible (film ou capteur) et de pointer un pixel sur deux en noir. Imprimez cette image et hop, la carte de gris est dans la poche... Bon, OK, ça demande pas mal de travail (c'est peu de le dire) mais c'est gratuit (à part le prix de l'encre et le prix du temps passé sur l'ordinateur)... En cherchant sur le net, j'ai trouvé des cartes de gris bricolées déjà toutes prêtes à être imprimées, gratuites, en téléchargement légal. Ici par exemple, mais il y en a certainement beaucoup d'autres (!!!), votre moteur de recherche vous trouvera cela très facilement !...

Pour ce qui est du posemètre autonome, laissez tomber, vous faites avec ce que vous avez, un boîtier argentique ou numérique fera l'affaire... si vous connaissez quelqu'un qui possède un posemètre autonome, je pense qu'il vous le prêtera pendant deux minutes pour ce bricolage.

Bon, maintenant que l'on a tout ce qu'il faut, comment faire pour ne rien emporter avec soi ? C'est excessivement simple : mesurez l'exposition sur votre paume de main, et mesurez l'exposition sur la carte de gris de façon à déterminer quelle est la différence. Votre paume peut être plus brillante que le gris à 18% d'un diaph', cela signifie que les photos seront sous-exposées d'un diaph', il faudra donc corriger en exposant d'un diaph' de moins sur le terrain. Vous venez d'étalonner votre paume de main !...

Notez que toute autre partie du corps pourrait faire l'affaire MAIS, seule la paume de la main conserve une couleur constante, un coup de soleil peut entraîner une dominante rouge, voire un bronzage ou une tendance blanche si vous pelez... Bien sûr, cela ne sera possible que si vous réussissez à conserver vos mains propres ou que vous ayez un point d'eau à proximité si vous vous salissez. Dans la mesure où une hépatite (sauf fulminante et rapidement létale) ne se déclare pas en une heure de temps, même les photographes alcooliques peuvent utiliser ce truc (mais bon, vu les tremblements, leurs photos seront ratées, donc une erreur d'exposition en plus ou en moins ne changerait rien !)...

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CALIBRER UN VIEIL OBJECTIF POUR L'ADAPTER À UN BOÎTIER MODERNE

Il y a ceux qui aiment les objectifs anciens et ceux qui pensent -à raison- qu'adapter une vieillerie sur un boîtier moderne peut ouvrir un pan entier de résultats créatifs sans s'affliger des pertes de qualité des filtres dits « créatifs » mais qui profitent des « faiblesses » de construction des très vieux objectifs... Bien sûr, je parle ici de vieux objectifs, pas de ceux qui n'ont que 30 à 50 ans !... Pour ces derniers, il suffit d'acheter une bague d'adaptation de qualité et le tour est joué (j'ai déjà parlé de ces bagues d'adaptation !). Mais pour les ancêtres, le problème est un peu plus complexe !... Ceux qui aiment ces vieux cailloux, savent déjà que la mise au point à l'infini est problématique... mais il existe des bricolages simples qui peuvent nous ouvrir ce champ d'expérimentation.

Quel que soit l'âge de l'objectif que vous souhaitez acquérir (neuf, ancien ou même très vieux), chacun (enfin, chaque type - correspondant à un boîtier particulier-) doit présenter précisément, au 1/10è de millimètre (et même moins), une certaine distance entre la surface sensible (film ou capteur numérique) et la lentille arrière. Il ne faut pas compter trouver d'adaptateur pour les vieilleries, ce n'est pas assez rentable pour lancer une production en série. Les bricoleurs de génie, je sais qu'il y en a parmi vous, pourront bricoler un adaptateur « professionnel »... les autres, dont moi, devront se contenter (et ce sera largement suffisant) d'un canard boiteux mais avec une calibration au quart de poil... voyons cela.

Si vous envisagez d'utiliser votre vieillerie d'objectif sur un boîtier numérique sans miroir (mirrorless) vous économiserez 50% de la prise de tête... en effet, sur un boîtier classique (avec miroir), la distance surface sensible/lentille arrière peut être plus longue ou plus courte que ce que votre objectif exigera... si votre objectif a besoin d'une distance inférieure à ce que permet le boîtier, on peut abandonner le projet à moins que se lancer dans une chirurgie non garantie du boîtier !... Si cette distance est supérieure, on pourra se lancer. Dans ce cas de figure, la profondeur d'un mirrorless sera systématiquement inférieure à tous les boîtiers de l'histoire de la photographie donc accepteront « sans broncher » n'importe quel objectif !...

Pour commencer, le plus simple est de se procurer un adaptateur correspondant à la monture du boîtier mais avec une collerette qui déborde :

Ici, en guise d'exemple, un adaptateur M42 pour Pentax K. J'ai déjà parlé de ce type d'adaptateur en précisant qu'il ne fallait pas l'utiliser puisque la présence de la collerette augmente la distance surface sensible/lentille arrière du M42. Mais dans le cadre de cet article, le problème est tout autre (!) on est en présence d'un objectif qui a besoin d'une distance plus importante que ce que propose les boîtiers. Avec cet adaptateur, il y a 3 cas de figure :
— l'épaisseur de la collerette correspond exactement à la différence de distance surface sensible/lentille. C'est très peu probable mais c'est tout à fait envisageable. Dans ce cas il suffira de coller l'ancêtre sur l'adaptateur et le tour est joué !
— l'épaisseur de la collerette est plus importante que la différence de distance. Dans ce cas, il faudra limer uniformément l'adaptateur jusqu'à obtenir la valeur convenable. Nous verrons plus loin comment calibrer exactement.
— l'épaisseur de la collerette est encore insuffisante. Il faudra donc augmenter cette épaisseur à l'aide de tout ce que l'on pourra trouver, de coller ces « entretoises » sur l'adaptateur. Nous verrons plus loin comment calibrer exactement.

Dans l'idéal, de quoi aurez-vous besoin en plus de l'adaptateur ?
- le boîtier récepteur
- trépied (ou un support très stable)
- ordinateur portable. un ordinateur de bureau fera très bien l'affaire si vous avez assez de câble pour placer l'appareil photo face à une fenêtre donnant sur l'infini. Si vous souhaitez adapter un vieil objectif sur un boîtier argentique, ce sera si long que vous n'y arriverez probablement pas donc il faut trouver un boîtier numérique correspondant à votre boîtier argentique, pour Canon EOS (attention, uniquement EOS, pas plus ancien !) et Pentax (quel que soit son âge !), pas de problème, ils sont totalement correspondants, ce n'est pas forcément possible avec les autres marques. Peut-être existe-t-il des adaptateurs permettant d'adapter vos objectifs sur un boîtier numérique de même marque, dans ce cas, vous placerez l'adaptateur sur le boîtier numérique avant de débuter la procédure de calibration.
- ruban adhésif un peu plus large que l'adaptateur. Évitez le chatterton trop épais, préférer le ruban adhésif type scotch à papier.
- cutter ou bistouri ou scalpel ou lame à rasoir
- jour sec et ensoleillé car l'humidité peut altérer vos résultats !... Une journée sombre imposera de longues expositions avec risque de flou de mouvement qui va fausser les résultats.

Placez l'adaptateur à collerette sur le boîtier. Fixez temporairement mais fermement l'objectif à calibrer sur l'adaptateur. Dans un premier temps, un élastique large (et fort) qui passera autour du boîtier et sur les bords de la lentille frontale peut très bien faire l'affaire. Fixez votre montage sur le trépied. Ouvrez complètement le diaphragme et tournez la bague de mise au point sur l'infini. Connectez l'appareil photo à l'ordinateur et utilisez la visée en direct pour effectuer la mise au point pour voir si vous pouvez atteindre la mise au point à l'infini. Si votre boîtier n'offre pas la possibilité d'effectuer une visée directe sur l'ordinateur, vous pourrez toujours utiliser le Live View sur l'écran LCD arrière en zoomant le plus possible pour bien visualiser cette mise au point qui est, je le rappelle (ou le souligne), 100% manuelle...

Assurez-vous d'effectuer la mise au point sur quelque chose qui a des bords clairement visibles et qui se trouve à au moins un kilomètre. Comme les sommets des montagnes, les lignes électriques, des maisons lointaines (ou autre). Si vous pouvez réussir une mise au point nette à l'infini c'est bon signe !...

Maintenant, regardez si la bague de mise au point est tournée à toc (à fond). Dans des conditions idéales, la mise au point à l'infini doit être effectuée un millimètre ou deux avant que la bague de mise au point n'atteigne le taquet limiteur. Si votre réglage de la mise au point à l'infini place la bague de mise au point à plusieurs millimètres avant le taquet, vous devez éloigner l'objectif du boîtier. Si votre réglage de la mise au point à l'infini place la bague contre le taquet (ou au-delà de la marque infini) vous avez besoin d'un adaptateur plus mince. Dans ce dernier cas de figure, c'est con... la suite sera plus difficile car vous aurez besoin d'attaquer l'adaptateur lui-même. Cela peut être fait avec du papier de verre, mais vous devez le poncer avec le papier fixé à quelque chose de plat et dur et l'adaptateur fixé fermement et à l'horizontale (stricte !) le limage devra s'effectuer avec une pression égale afin de conserver une parfaite planéité de l'adaptateur. Bien sûr ce sera plus facile si vous possédez une machine pour effectuer ce rognage...

Maintenant que vous avez un adaptateur trop étroit pour compenser le manque d'espace capteur/lentille arrière, il va falloir reprendre le test de la mise au point à l'infini en utilisant le ruban adhésif par couches successives jusqu'à obtenir la bonne épaisseur. Un tuyau : bloquez la bague de mise au point au gaffer (ou autre) de façon à ce que le réglage ne soit pas modifié du tout entre deux tests !...

Quand vous aurez réussi à obtenir la mise au point parfaite (l'épaisseur parfaite), il ne vous reste plus qu'à évaluer l'épaisseur exacte de ruban adhésif nécessaire entre l'adaptateur et l'objectif. Remplacez le ruban adhésif par un matériau au choix (il existe des feuilles d'aluminium de différentes épaisseurs qu'il est facile de travailler pour réduire -au besoin- un peu l'épaisseur). Attention, les mesures doivent se faire au pire au vernier ou au pied à coulisse à moins que vous ayez plus précis sous la main.

Maintenant il ne reste plus qu'à coller l'aluminium (ou autre) sur l'objectif et, quand bien sec, coller l'adaptateur de façon à placer l'aluminium en sandwich entre l'objectif et l'adaptateur. Et le tour est joué ! Je dis « aluminium -ou autre- » parce qu'un de mes amis a utilisé cette technique et, l'espace nécessaire était tel qu'il a utilisé une rondelle de contreplaqué de 5mm en sandwich entre l'adaptateur et l'objectif ! C'était plus simple à limer (il lui fallait 4,6mm)... et cela fonctionne parfaitement !...

Un dernier petit conseil : ce n'est pas obligatoire mais je le conseille fortement ! Avant de coller votre « entretoise », peignez votre matériel en noir mat ! Le bord extérieur n'a qu'un but esthétique donc facultatif mais le bord interne ne devrait pas être clair car risque de flare du plus mauvais effet !...

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CALIBRER SON ÉCRAN AVEC RIEN ET POUR 0€ (OU PRESQUE)

Savoir comment calibrer correctement son moniteur peut épargner beaucoup de désagrément (voire de découragement ou de déprime !) à tout photographe en herbe lorsqu'il s'agit de se faire une idée précise des couleurs d'une photo et de la façon dont elles pourraient apparaître après l'impression (ou sur les moniteurs d'autres personnes). Le fait est qu'il peut y avoir un monde entre l'affichage de la même photo sur différents moniteurs !...

Dans cet article je vous proposerai donc un moyen (il y en a probablement 1000 !) de calibrer correctement (acceptablement) votre moniteur pour voir sur votre écran l'image telle qu'elle est et telle qu'elle sera une fois imprimée.

1) Avant toute chose, vous devez vous assurer que la résolution de votre écran est au maximum autorisé. (les moniteurs LCD doivent être réglés en résolution native !)

2) Assurez-vous que le mode couleur de votre moniteur est en 24 bits (ou plus !). Faites un clic droit sur votre bureau (dans Windows) et allez dans Propriétés graphiques pour le réglage. Assurez-vous de laisser votre moniteur chauffer pendant un certain temps (10 à 15 minutes au moins) puis isolez-le de la lumière du soleil. Ne vous placez pas dans le noir complet pour autant (!!!) utilisez l'éclairage (artificiel) habituel de la pièce où se trouve l'ordinateur pour poursuivre la manip'.

3) Choisissez une photo que vous avez prise pendant la journée et imprimez-la avec les paramètres les plus élevés permis par votre imprimante (plus votre imprimante sera performante, mieux cela fonctionnera).

4) Ajustez le contraste de votre moniteur pour que vous puissiez voir chacune des différentes nuances de ce graphique :


5) Affichez à l'écran l'image que vous avez imprimée à l'étape 3 et placez l'impression papier à côté de l'image sur votre moniteur.

6) Modifiez le contraste, les niveaux de couleur et les paramètres de luminosité de votre moniteur jusqu'à ce que l'image sur votre moniteur corresponde le plus possible à la photo papier.

Maintenant, ne vous rêvez pas, ce processus est efficace mais ne remplacera jamais l'achat d'une sonde colorimétrique (mais quel amateur a les moyens et le besoin d'une calibration aussi pointue ?).

Vous pouvez également améliorer ce processus en utilisant des sites internet prévus pour vous aider à calibrer votre écran mais les couleurs web ne sont généralement pas assez précises. Vous pouvez aussi utiliser des logiciels qui vous aideront très efficacement, ils sont généralement assez chers MAIS il existe un logiciel gratuit qui n'est pas mal du tout... vous pouvez le télécharger gratuitement (et légalement !) ici. La page est en anglais ou en allemand. Mais je vous assure que, globalement, ma petite manip' est plus que suffisante pour obtenir des résultats efficaces et satisfaisants...

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AMÉLIORER LE LUBITEL 166 B

Alex A. qui découvre mon site a immédiatement repéré sur les photos de mon matériel que mon Lubitel 166 B avait été remanié ! Bien vu ! Il m'a donc écrit pour connaitre la raison de cette intervention.

Le Lubitel 166 B, je le répète à longueur de pages, est un excellent boîtier moyen format, je ne change pas d'avis, mais, au milieu de toutes ses qualités, il présente, sinon un énorme défaut, au moins une faiblesse qui mérite d'être améliorée. Vu le design de ce boîtier, je ne me suis pas cassé la tête pour remanier mon Lubitel 166 B mais rien ne vous empêche de faire plus esthétique.

Pour bien souligner la faiblesse du Lubitel 166 B, je vais le comparer avec le Lubitel (le premier de la lignée) :

Lubitel "1"
Lubitel 166 B
Le dos est fermé par 2 crochets montés sur ressorts. Ce système est si simple mais si efficace qu'il nécessite un effort pour ouvrir le dos !
Le dos est fermé par une simple petite lamelle en plastique (montée sur un ressort plat) qui s'accroche plus ou moins mal sur un tout petit picot. La fermeture n'est pas efficace... le dos s'ouvre facilement et même tout seul, sans qu'on le souhaite !!!

La qualité de ce boîtier (et pas uniquement au niveau de la fermeture du dos) tirait toujours plus vers le bas au fur et à mesure des nouvelles générations... mais là, la conception du 166B est déplorable !... Il est donc quasiment obligatoire de renforcer la fermeture du dos du Lubitel 166B. C'est ce que j'ai fait après le premier film de test qui a été partiellement voilé après une ouverture accidentelle du dos !...

Un simple scratch de part et d'autre du dos, sur le tiers supérieur et... le tour est joué !... Il est maintenant impossible d'ouvrir le dos par accident !...

Et tant que nous y sommes, comme je l'ai déjà souligné à plusieurs reprises dans d'autres pages, les boîtiers moyen format "simples" utilisant des films 120 n'offrent pas de compte vues mais une simple fenêtre de visualisation du numéro imprimé sur le papier protecteur. Cette fenêtre de visualisation est systématiquement équipée d'un bouchon rouge. Cet équipement est totalement stupide ! D'abord, il y a bien longtemps que les films sont sensibles au rouge donc ce bouchon n'a aucune raison d'être. Ensuite, puisque le film est protégé par un papier opaque, il n'est pas nécessaire de placer une "barrière" rouge, donc ce bouchon n'a aucune raison d'être. Enfin, ce bouchon empêche la lecture aisée du numéro imprimé sur sur le papier protecteur, donc ce bouchon n'a aucune raison d'être !!! Donc, quitte à "opérer" son Lubitel 166B, autant faire "sauter" ce bouchon rouge... Je l'ai remplacé par un morceau de plastique transparent qui facilite la lecture du numéro et n'entraîne aucun problème pour le film... Il est même tout à fait envisageable de laisser le "trou" béant puisque le Lubitel 166B n'est pas un appareil numérique, il ne craint pas du tout les éventuelles entrées de poussières dans le corps du boîtier... le film est toujours protégé de la poussière !...

Et voilà, c'est tout ce que j'ai fait, 2 minutes, réflexion comprise et le Lubitel 166 B n'est plus du tout le même !

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LIBÉRER GENTIMENT UN FILTRE COINCÉ

Il est arrivé à tout le monde de se retrouver avec un filtre coincé au bout de son objectif. Si ce n'est pas le cas pour vous, il n'y a que deux explications : vous ne possédez pas de filtre ou vous ne perdez rien pour attendre !!!...

La technique classique pour retirer ce filtre fait appel à :
- une scie à métaux (!!!!!)
- un marteau de cordonnier (!!!!!)
- une pince (!!!!!)
- une poire soufflante (ça OK mais ça ne suffit pas !...)

Je ne vous décrirai pas cette technique barbare (vous la trouverez certainement sur internet !!!)

Autant dire que, même s'il s'agit de la méthode recommandée par Canon, JAMAIS je ne l'utiliserai !!! C'est sûr, en nous stimulant à faire cela, Canon s'assure de vendre plus d'objectifs (et à quel prix !)...

Je connais des gens qui utilisent des ouvre-couvercles !!! Oui, ça fonctionne mais JAMAIS je ne l'utiliserai !!!

Il existe deux techniques douces qui fonctionnent plutôt bien, ce sont d'elles que je veux parler ici. Bien sûr, comme toujours, une médecine douce est peut-être efficace mais ne fonctionne pas dans 100% des cas ! C'est bien le seul problème de mes deux techniques, mais, au pire, si aucune des deux ne fonctionnent, vous n'aurez pas fait souffrir votre objectif et vous pourrez toujours essayer les techniques dures ou confier votre objectif à un professionnel !... D'autant que si votre objectif doit se retrouver chez un professionnel, il sera préférable de ne tester que les techniques douces... cela m'étonnerait que ce dernier accepte de prendre en charge un objectif qui a déjà été attaqué à la scie et au marteau !...

Première technique :
Personnellement, pour dévisser un filtre (ou un porte filtre d'ailleurs), j'utilise un garrot élastique (sans latex). Si vous n'en avez pas sous la main, un élastique large peut faire l'affaire !... La structure du garrot étant très différente de celle de l'élastique plat, je trouve qu'il est plus efficace.

Vous enroulez le garrot autour du filtre et vous tournez... Le garrot accroche bien le filtre et vos doigts !... Je suis toujours venu à bout de tous les pas de vis coincés grâce au garrot élastique (sans latex) -sauf ceux qui sont (très) rouillés...

Rien de bien révolutionnaire me direz-vous ! Certes, mais quand on s'énerve sur un filtre coincé, on se polarise, on se polarise et on ne pense plus à rien d'autre !... Après cet article, vous aurez dans un coin de la tête une solution alternative !...

Deuxième technique :
Vous êtes frustré par la simplicité de la première technique ? Vous voulez quelque chose de plus exotique ? Un de mes amis m'a montré un truc pour dévisser un filtre récalcitrant. Je n'y ai pas cru, je me suis moqué de lui jusqu'au jour où il m'a prouvé son efficacité !... Aussi, ne riez pas,... essayez !... Bon, comme pour la première technique, ce n'est pas la panacée, il y a des échecs, mais bon... cette technique ne fait courir aucun risque, ni au filtre ni à l'objectif (comme la première technique d'ailleurs !).

Il suffit de tapoter doucement avec l'ongle sur la tranche du filtre, sur toute sa circonférence. N'hésitez pas à tapoter de plus en plus fort à chaque tour (il en faudra plusieurs !). Cela peut être assez long, mais, aussi fou que cela puisse paraitre, ça fonctionne !!! Comment ? Je n'en ai pas la moindre idée... mais qu'importe !...

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RESSUSCITER UNE BATTERIE MORTE POUR 0€

Vous avez une batterie rechargeable qui ne se rechargera pas correctement -ou qui ne se recharge plus- ? Halte à la pollution... Avant de la jeter, il y a une chose que vous devriez essayer. C'est un physicien de mes amis qui m'a confié ce secret en me faisant jurer de ne pas... oublier d'en faire profiter toute la communauté des photographes qui se rend sur mon site !... Il nous apprend là une technique toute bête pour faire revivre des piles rechargeables mortes (ou obsolescencées précocement !). Les photographes utilisent souvent des piles rechargeables AA ou AAA dans certains boîtiers, dans certains grips, dans des flashes ou dans des déclencheurs à distance, etc... Mais la technique peut s'appliquer à toutes les batteries rechargeables, quelle que soit leur forme, leur taille et leur voltage... Avant de les jeter (ou les recycler) et en racheter d'autres, vous pouvez tenter de les réactiver.

Matériel nécessaire :
- votre (vos) batterie(s) trépassée(s)
- une (ou plusieurs) pile(s) ou batterie(s) chargée(s) de même voltage que votre(vos) batterie(s) HS. Prévoir une pile ou une batterie chargée pour chaque batterie HS
- un matériau conducteur d'électricité, un fil électrique, du papier d'aluminium ou tout ce qui pourra vous tomber sous la main mais qui conduit l'électricité
- plus ou moins de la bande adhésive
- et puis c'est tout !

Technique :
- mettez en contact le pôle négatif de votre batterie morte et le pôle négatif de la batterie chargée.
- arrangez-vous pour que ces deux pôles restent fermement en contact. Vous pouvez les tenir entre vos doigts, les scotcher ou tout ce que vous pouvez imaginer.
- sans perdre le contact entre les deux pôles négatifs, il faudra maintenant mettre en contact les deux pôles positifs à l'aide de votre papier d'aluminium, votre fil électrique, ou tout ce que vous aurez pu trouver.
- maintenez tout cela fermement pendant 30 secondes à une minute.
- et puis c'est tout !

Après cet électrochoc, la batterie ressuscitée fonctionnera comme avant son arrêt, il suffira de la recharger comme à l'habitude et de l'utiliser comme si elle était neuve !... Cela peut ne pas fonctionner, surtout si la batterie a vraiment beaucoup souffert, mais, théoriquement, si vous lui appliquez ce traitement dès les premiers signes de faiblesse, il n'y a aucune raison pour que cela ne marche pas...

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CRÉER VOTRE CARTE GRIS NEUTRE

La plupart des appareils photo est capable de créer une balance des blancs « acceptable » pour vos photos. Même si elle échoue, vous pouvez faire une assez bonne estimation de ce que la balance des blancs aurait dû être pendant la post-production. Mais que faire si vous voulez éviter les prises de tête et obtenir une balance des blancs « parfaite » à tous les coups ? Les professionnels utilisent un accessoire appelé « carte gris neutre ». Son nom dit tout, c'est un morceau de carton ou de plastique gris neutre que vous pouvez utiliser pour équilibrer les couleurs de vos photographies. Mais avez-vous déjà vu le prix de cet accessoire ?!!!...

Le plus simple -et le moins cher- est donc de créer sa propre carte gris neutre !... Voyons cela...

Si vous possédez une imprimante qui utilise un profile ICC, vous pourrez l'utiliser. Sinon, utilisez le profil s-RVB et imprimez votre carte gris neutre sur une borne d'impression photo. Dans les deux cas, le résultat sera parfait.

Créons la carte gris neutre :
1) Ouvrez une photo quelconque prise avec votre appareil photo dans Photoshop ou un autre logiciel de post-traitement évolué. Cela garantit que les profils de couleur corrects sont intégrés dans votre fichier image. Supprimez le contenu de l'image et remplacez-le avec un gris 18%.

Pour obtenir un vrai gris neutre, il suffit de régler la couleur avec les valeurs suivantes :


avec mon vieux logiciel PaintShopPro 5 pour Windows 3


avec Photoshop


avec GIMP

2) Envoyez le fichier vers votre imprimante OU enregistrez-le sur carte mémoire ou clé USB pour impression sur une borne d'impression photo.

3) Et puis c'est tout !

Maintenant, voyons comment s'en servir :
1) Configurez votre éclairage pour le shooting
2) Placez votre " carte gris neutre " dans le champ
3) Défocalisez légèrement votre appareil photo (désactivez l'autofocus !) et prenez une photo floue de votre carte gris neutre. Cela garantit que vous capturez la couleur et pas la texture de votre carte gris neutre.
4) Retirez la carte gris neutre du champ et prenez les photos comme d'habitude.

Chaque fois que vous changez l'éclairage, retournez à l'étape 2. Lorsque vous avez importé vos photos dans votre logiciel préféré, utilisez la carte gris neutre comme « échantillon » pour définir une balance des blancs personnalisée. Copiez la balance des blancs sur toutes les autres photos du shooting - ou jusqu'à la prochaine fois que vous photographierez votre carte gris neutre. Toutes vos photos auront la même balance des blancs.

N.B. : L’essentiel n'est pas que votre « carte gris neutre » soit parfaitement neutre, mais l’important est que votre imprimante pense qu’elle est neutre. Par conséquent, si vous équilibrez vos photos sur cette carte, vos images devraient être neutres puisqu'imprimées sur la même imprimante. Il peut y avoir des différences d'une imprimante à l'autre (certaines imprimantes peuvent imprimer des images légèrement plus chaudes ou plus froides), et c'est pourquoi les cartes gris neutre imprimées sur une imprimante ne sont pas transférables à une autre imprimante...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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