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Hommage à FERNAND BIGNON
Lettre ouverte aux (futurs) argentistes
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Dans toutes les pages du site « www.thydelor.eu », je pense avoir pu vous donner de nombreuses informations de tous ordres ! Dans cette page je vais développer un sujet qui me tient particulièrement à cœur : stop à la guerre entre argentique et numérique, il y a une alternative intéressante ! Voyons cela.

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ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Analogique / Numérique quelle différence ? Matériel nécessaire
Choix du matériel Estimation de la différence de prix de reviens
Méthodologie Conseils concernant le matériel numérique
Conseils concernant la gestion du matériel Et le plus !...
Conseils pour la manipulation des films appelés à être numérisés Une mini discussion au sujet des logiciels de numérisation...
Où trouver ce dont on a besoin si aucun photographe
ne peut fournir ?
Peut-on utiliser la voie alterne sans acheter un scanner à films ?
Quelques trucs à connaître avant de se lancer dans la numérisation de ses films Quelle qualité attendre ?
Testez votre scanner et son logiciel Comment évaluer le poids d'une future image ?
Photo papier sans imprimante et sans agrandisseur Une technique de fous
Et maintenant ...  


ANALOGIQUE / NUMÉRIQUE QUELLE DIFFÉRENCE ?

Avant de répondre à cette question sur le fond, il conviendrait de signaler un paramètre capital qui échappe certainement à la majorité de nos contemporains : Votre superbe appareil photo numérique, quel que soit son format (mini, petit ou moyen format), son type (compact, reflex), sa marque, son prix, n'est qu'une machine analogique ! Eh oui !...

Alors pourquoi appeler cela un appareil photo numérique ? Tout simplement parce qu'il intègre tout ce dont on a besoin pour transformer un signal analogique en fichier image et l'enregistrer sur un support mémoire ! Pas convaincu ? Relisez bien les caractéristiques techniques de votre matériel !

Une autre preuve ? D'accord ! Tournons-nous vers le monde du moyen format professionnel : à part Pentax® qui a créé un appareil moyen format strictement numérique (j'entends par là qu'il ne délivre que des images numériques), le 645 D, en se détournant de l'argentique, les autres « poids lourds » du moyen format professionnel (Mamiya®, Hasselblad® et co), parallèlement à la création d'appareils strictement numériques, créent ce qu'on appelle des « dos numériques ». Qu'est-ce que cela veut dire ? Tout simplement que de très vieux modèles d'appareils argentiques sont toujours au catalogue à côté des créations numériques, et que ces modèles argentiques deviennent capables de faire du film argentique ET du fichier numérique, simplement en changeant le dos ! En allant plus loin, des appareils comme les Hasselblad® de la famille 500, qui ont été achetés il y a plus de 30 ans sont maintenant capables de créer des images numériques alors que le numérique n'était même pas un rêve à leur naissance ! Idem pour les Mamiya® de la famille RB ou RZ !... Comment cela serait-il possible si le passage du monde argentique au monde numérique était réellement une révolution profonde ?

Les choses étant mises à plat, voyons qu'il est possible d'envisager l'alternative : puisque l'image numérique n'est rien de plus qu'une « traduction » de l'analogique vers le numérique, il devient concevable de faire tout en même temps ! Et donc de dépasser les limitations imposées par le marché ! Pourquoi faire une chose en interne (au sein de l'appareil numérique) alors qu'en le faisant en externe on obtient plus (de l'argentique PLUS du numérique) et pour moins cher ?

La réponse à la question posée en début d'article est donc clairement : AUCUNE ! Ou, si différence il y a, une limitation des possibilités, sacrifiées qu'elles sont, au nom du snobisme de la modernité !...

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MATÉRIEL NÉCESSAIRE

Comme je l'ai souligné dans le paragraphe précédent, il nous faut du matériel pour obtenir le résultat analogique ET du matériel pour obtenir le résultat numérique. Bien évidemment, qui dit multiplication du matériel dit nécessité de stockage, je n'ai jamais dit que la voie alterne était plus pratique, j'ai dit qu'elle apportait plus !...

On va donc lister ce dont on a besoin pour se lancer dans la voie alterne (les éléments surlignés en jaune sont indispensables, les autres sont facultatifs) :

Matériel du monde Analogique
Matériel de la voie alterne
Matériel du monde Numérique
Appareil photographique argentique
Appareil photographique argentique
Appareil photographique numérique
Film photographique
Film Photographique
-
Chimie développement film
Chimie développement film
-
Matériel laboratoire film
Matériel laboratoire film
-
Matériel laboratoire papier
Matériel laboratoire papier
-
Chimie développement papier
Chimie développement papier
-
Pièce spécifique (laboratoire)
Pièce spécifique
Pièce spécifique (bureau informatique)
-
Ordinateur
Ordinateur
-
Scanner à film
Numériseur (intégré à APN)
-
Imprimante
Imprimante

et oui, ça paraît être beaucoup mais c'est tout et ce n'est pas si terrible ! Vous verrez !

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CHOIX DU MATÉRIEL

L'appareil photographique
Dans quasiment toutes les pages de ce site (rubrique photographie), j'ai parlé des appareils photographiques. Des anciens, des « modernes » et même des actuels. Je ne vais pas reprendre ici ce qui a été dit dans les autres pages ! Il faut simplement que vous puisiez dans toutes les pages de ce site (y compris le petit cours de photographie) des informations qui vous permettront de vous décider sur le choix, non pas d'un appareil photographique, mais plutôt d'un format de film ! Souvenez-vous que depuis l'avènement du numérique, les appareils argentiques, neufs ou d'occasion, ont vus leur prix s'effondrer et vous pourrez donc vous permettre des appareils professionnels, quel que soit votre budget !

Une fois le choix du format arrêté, il conviendra de choisir le type d'appareil, en effet, il y en a qui sont plus ou moins faciles à utiliser, qui proposent plus ou moins de possibilités, etc... Je me permets simplement de répéter ce que je disais dans d'autres pages du site : il faut que l'appareil photo vous corresponde, il doit y avoir une véritable symbiose entre vous et votre appareil (à moins que vous soyez aussi fou que moi et que vous décidiez d'accumuler des vieilleries !). Lisez ce que j'ai pu dire des différents appareils argentiques, faites des infidélités à www.thydelor.eu (puisque je ne suis malheureusement pas exhaustif) pour trouver ailleurs, si possible, des tests d’appareils plus ou moins anciens... Une seule chose qu'il faut garder présent à l'esprit : ne choisissez un appareil que si vous êtes sûr de trouver des films, aujourd'hui, mais plus tard aussi, sinon tout cela ne sera qu'un investissement gaspillé ! Les films petit format 35mm (24x36), les films moyen format 120 (45x60, 60x60, 70x60, 80x60, 90x60 etc) ainsi que les films grand format ont une espérance de vie (chez les vendeurs et les fabricants) d'au moins 50 ou 100 ans encore ! D'autres formats ont disparus, d'autres sont en cours de disparition (film moyen format 220 ou petit format APS -argentique-par exemple)...

Le film photographique
Si vous vous limitez aux films qui perdureront (35mm, bobine 120, plan film grand format), vous n'aurez jamais aucun souci de ravitaillement ! Bien sûr, il devient de plus en plus difficile de trouver du film chez le photographe du coin, mais un vrai photographe, pour peu que vous lui commandiez 10 bobines, se fera une joie de vous ravitailler (et en plus vous vous ferez un copain qui pourra vous donner des tas de tuyaux !). Sinon, sur internet, le nombre de sites qui vous vendent du film sont quasiment innombrables ! L'argentique fait un tel retour chez les amateurs (et de nombreux professionnels) que même les sites anciennement spécialisés dans la vente de matériel numérique se mettent à fournir des films dans plusieurs formats !...

Le point faible de l'argentique : à moins de posséder un appareil moyen format à dos amovible (et de posséder plusieurs dos), on ne dispose que d'un film à la fois donc d'une seule sensibilité à la fois. En numérique, le choix ISO est plus ou moins vaste en fonction de l'appareil. Il faudra donc choisir un film de sensibilité correspondant à la situation photographique !...
Le point faible du numérique : on est incapable de faire du beau noir et blanc en numérique ! En couleur, même, on n'est pas encore parvenu à avoir le rendu du film grain fin que ce soit en négatif ou en inversible !

La chimie de développement des films
La chimie de développement des films est très facilement trouvable, comme les films d'ailleurs. Malgré l'avènement du numérique, des progrès continuent dans l'amélioration de la chimie (comme des films d'ailleurs !). Il y a de nombreux fabricants qui continuent leur activité et il existe une multitude de combinaisons film/chimie qui aboutissent à des résultats très différents qui pourront "coller" au mieux avec le résultat que vous souhaitez. Encore une chose que le numérique ne permet pas, quel que soit le logiciel de traitement utilisé !

Le matériel de laboratoire pour film
Il peut être pléthorique mais un minimum peut suffire à obtenir des résultats exceptionnels. Bien sûr, ce matériel diffère un peu selon que vous souhaitiez faire de la couleur, de la diapositive ou du noir et blanc. De base, le minimum vital est :
1 cuve de développement
1 chronomètre
1 éprouvette
1 thermomètre
2 pinces (à linge peut suffire)
1 entonnoir
1 jerrican (la chimie c'est polluant, il faut stocker les déchets avant de l'envoyer en déchetterie !)
1 manchon de chargement (ce n'est pas indispensable mais c'est bien plus confortable de travailler confortablement installé en pleine lumière - même si on ne voit pas ce que font nos doigts -)

On peut fort bien se passer du reste ! Pour la couleur ou la diapositive où des températures plus importantes sont recommandées, un bac thermostaté est indispensable, mais on peut très bien le bricoler !

Le matériel de laboratoire papier, la chimie papier, la chambre noire
Tout ceci est facultatif si vous ne souhaitez pas tirer vos images sur support argentique ! C'est d'ailleurs pour cette raison que la voie alterne est intéressante, ce qui coûte le plus cher et ce qui manque le plus à l'amateur peut être oublié, pas de chambre noire, pas d'agrandisseur (très cher même d'occasion pour les négatifs > au 60x60mm).

Si les tirages numériques de vos négatifs gagneraient à un super agrandissement, vous pourrez toujours confier vos négatifs pour un tirage poster argentique... Moins cher que l'investissement de laboratoire si le nombre de tirage est limité !

L'ordinateur et l'imprimante
Si vous voulez faire du numérique, il n'y a pas de choix, il faut un ordinateur ! Que ce soit en numérique pur ou en voie alterne... L'imprimante aussi est indispensable car faire des photos uniquement pour les poster sur des forums de discussions n'a que peu d'intérêt !

Le scanner à film
Dans l'appareil numérique il y a un pseudo-scanner qui transforme votre image en numérique. Dans votre appareil argentique, il faut que ce scanner soit externe ! Selon le format argentique que vous avez choisi et selon votre budget, il existe une quantité impressionnante de modèles de scanner à film. Si, comme moi, vous souhaitez travailler avec plusieurs formats de négatifs, soit vous dépensez des fortunes soit vous optez pour les dernières générations de scanner à plat dédiés à la numérisation des films. Quelle que soit votre situation, sans vous ruiner vous serez en mesure de tirer de superbes impressions numériques de vos négatifs...

L'appareil photo numérique
C'est bête, mais si vous ne souhaitez pas acheter de scanner et que vous disposez d'un appareil photo numérique, vous pourrez toujours photographier vos négatifs avec l'APN... Personnellement je ne vois pas l'intérêt, si vous faites du 24x36, à la rigueur, si vous faites du moyen format, vous allez amputer tout l'intérêt des films moyen format avec votre « pauvre » appareil photo numérique (même s'il fait 20Mpixels !) en plus il faut être certain de disposer d'une source de « lumière du jour » ou posséder un appareil photo numérique qui autorise le réglage manuel de la balance des blancs et en plus posséder un logiciel de traitement d'image « géant » (type Photoshop®) qui vous coutera 5 fois plus cher qu'un scanner et qu'il faudra apprendre à utiliser (c'est loin d'être évident d'ailleurs !)...

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ESTIMATION DE LA DIFFÉRENCE DE PRIX DE REVIENS

En lisant les lignes précédentes vous devez vous dire que la voie alterne est une véritable ruine ! Oui, et non !...

Si vous choisissez un appareil reflex numérique haut de gamme vous en aurez pour 2000 à 6000€, eh oui ! Si vous choisissez un appareil argentique professionnel haut de gamme en occasion vous en aurez pour moins cher qu'un seul objectif pour votre numérique ! Du mal à le croire ? Le Mamiya RB 67 professional S que je me suis offert à la dernière foire au matériel photo, certes plus tout jeune mais en état neuf, complet avec 2 objectifs m'est revenu à 300€ !... On trouve des appareils professionnels petit format de grande marque en occasion avec objectif pour moins de 200€...

Les films ne coûtent vraiment pas grand chose (je ne donnerai pas de fourchette puisque selon votre fournisseur ça peut varier énormément), la chimie non plus !...

Les scanner à film, du moins ceux pour les amateurs (les scanner professionnels coûtent plus de 10.000€ !) se vendent, selon leurs caractéristiques et la surface de négatif à scanner, de moins de 100€ à un peu plus de 700€... Si vous vous préparez à acheter un Epson V750 pro, comptez effectivement 700€, mais sachez que pour 3 fois moins cher vous pourrez acheter un excellent Epson V500 ou un Canon 9000F qui feront largement l'affaire, même s'il ne faut pas espérer leur demander plus de 2400dpi... ce qui suffira dans la plupart des cas !...

Faites le compte : 300€ (appareil photo) + 700€ (scanner à film) = 1000€ ! Et j'ai pris au plus large... Comparez ces 1000€ avec les 2000 à 6000€ de votre reflex numérique : vous pourrez vous payer des films et de la chimie jusqu'à la fin de vos jours !...

Bien sûr, je ne parle pas du prix de l'ordinateur ni de l'imprimante qui, de toutes façons seront nécessaires avec votre APN aussi...

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MÉTHODOLOGIE

Apprentissage de l'appareil photo
Que vous vouliez faire de la photo argentique ou numérique, il faut que vous connaissiez parfaitement les règles qui régissent la photographie. Il existe de nombreux ouvrages et de nombreux sites qui proposent des « leçons » de photographie. Ils sont tous très intéressants, sont-ils indispensables ? Si vous souhaitez vous contenter du minimum, allez donc « potasser » un petit cours de photographie qui vous donnera le strict minimum indispensable.

Une fois cela acquis, il faudra vous accoutumer au fonctionnement de l'appareil photo (ce sera la même chose avec l'argentique et avec le numérique !). L'idéal étant de trouver le mode d'emploi de l'appareil que vous aurez choisi. Puisqu'il est probable que vous fassiez le choix d'un appareil professionnel d'occasion (tant qu'à faire !), il se peut que vous ne disposiez pas du mode d'emploi ! Allez donc chercher un amoureux de la photo qui offre, sur son site, des modes d'emploi ! Il existe des tas d'autres sites, mais tous ne sont pas gratuits !... Si vous ne trouvez pas le mode d'emploi de l'appareil que vous avez choisi, pas de panique, trouvez le mode d'emploi d'un appareil ressemblant, dans la même famille, de la même marque, et même dans une marque différente !... Ils se ressemblent globalement tous si de configuration commune !... Même si des différences existes, elles seront secondaires... Ceci n'étant vrai qu'en argentique, bien sûr !...

Apprentissage des films
Apprendre la photo numérique est une énormité ! La photo numérique c'est la photo de grande consommation, on prend, si c'est bon, on garde, si c'est mauvais, on jette ! Donc on n'apprend rien !... En argentique il en va tout autrement ! Il faut apprendre avant de pouvoir apprécier ! Apprendre les subtilités de l'appareil dans les conditions de prise de vue, apprendre le rendu des films etc... Et tout ceci ne se fait pas via des sites internet ou des livres !... Il faut se jeter à l'eau et accepter beaucoup de déchets au début... Dans la rubrique un petit cours de photographie (que vous venez de lire, j'en suis sûr !) vous découvrirez comment entrevoir cet apprentissage. Il faut jouer avec des films de marques et de sensibilités différentes afin de définir ce que vous préférez et, vous verrez rapidement que vous serez plus attiré par un film que par un autre.

Cette phase d'apprentissage sera plus ou moins longue selon que vous soyez chanceux ou non, mais elle est capitale avant de passer à la suite !...

La voie alterne
Dès que vous serez venu à bout de ces 2 étapes (ça vous prendra plus de temps que la lecture de cet article... malheureusement!), vous pourrez passer à la voie alterne proprement dite.

Vous partez à la chasse photo, vous développez votre film comme indiqué sur les emballages des films et des produits chimiques (il n'est pas nécessaire d'être un chimiste émérite pour cela !), vous le fixez soigneusement et le laissez parfaitement sécher (très important ! Presque plus pour la voie alterne que pour la voie argentique classique) puis vous passez dans la « chambre claire » (là où est rangé la chaîne informatique).

Le plus compliqué (si j'ose dire !) dans la voie alterne est la phase de numérisation ! Ce n'est certainement pas en visitant les forums ou les sites internet qu'on aura envie de se lancer dans cette voie... puisque chacun y va de sa propre bêtise ! Moi qui pratique cette voie depuis des années, en lisant ce que j'ai trouvé sur internet, j'en suis arrivé à me dire que j'ai eu des années de chance parce que je ne fais pas du tout comme expliqué !... Conclusion : je n'ai trouvé qu'un ramassis de c... sur internet !...

Ma technique (qui n'a rien de révolutionnaire, elle est logique, c'est tout !) est la suivante :
Il faut réfléchir à l'envers : je souhaite une impression de telle taille, mon impression se fera à telle définition, mon négatif a telle taille DONC je numériserai à telle définition !... C'est aussi simple que ça, pas la peine de se lancer dans des spéculations sur le maximum de dpi que peut fournir le scanner et autres balivernes !...

Prenons un exemple, ce sera beaucoup plus parlant :

Je souhaite imprimer ma photo en format A4 soit 210 x 297mm.
Pour une impression de qualité je souhaite l'imprimer à 300 dpi
Mon négatif mesure 60 x 70 mm

Que faire ?
> Mon négatif fait 70mm de large, la page fait 297mm de large, je pourrais donc agrandir le négatif de 297/70 = 4,24 fois. Mon négatif fait 60mm de haut, donc si je l'agrandit de 4.24x j'aurais une image de 254,4mm !... CA DEPASSE !... Eh oui ! Le rapport des tailles entre les feuilles de papier primitivement étudiées pour le courrier ne correspond pas au rapport des papiers photo donc à celui des négatifs !... IL FAUT TOUT RECOMMANCER !...
> Mon négatif fait 60mm de haut, la page fait 210 mm de haut donc je pourrais l'agrandir de 210/60 = 3,5x. Mon négatif fait 70mm de large, donc si je l'agrandis de 3,5x j'aurais une image de 245 mm, là c'est OK ! DONC mon format A4 corrigé sera de 210 x 245mm

En informatique, le système métrique, pourtant le meilleur du monde et adopté par le monde entier, n'a pas cours à cause de ces rikins ! Donc il va falloir travailler avec des pieds et des pouces... débile mais bon !

> Mon format A4 (corrigé) fera donc : 8,27 x 9,65 pouces
> Je souhaite imprimer avec une résolution de 300 dpi (points/pouce) DONC j'aurais besoin de 2481 pixels dans la largeur et 2895 pixels dans la longueur.
> Mon négatif fait 2,36 pouces de haut DONC j'aurais besoin d'une résolution de scanner de :
2481 / 2,36 = 1051 dpi
Mon négatif fait 2,76 pouces de large DONC j'aurais besoin d'une résolution de scanner de :
2895 / 2,76 = 1049 dpi
> Je règle donc mon scanner à une résolution de 1050 dpi !...

N.B.: si votre scanner ne permet pas de telles résolutions, une impression à 250 dpi est suffisante !...

Une fois le négatif scanné, j'obtiendrai un fichier numérique de 2481 x 2895 = 7182495 pixels soit un peu plus de 7 MPixels. Ce n'est pas grand chose puisqu'en théorie le rapport d'agrandissement d'un négatif est de 10x sans effet de grain sur l'image numérisée... et que la limite de numérisation est de 30x... Et cette valeur de 7 mégapixels ne dépend pas de la taille du négatif (qui en "traduction numérique" vaudrait plus de 100 Mpix) mais correspond effectivement au nombre minimum de pixels pour couvrir la page imprimée !...

Ceci permet de conclure que : un négatif de 60x70 mm peut donner naissance à une image numérique parfaite mesurant 60 x 70 cm ou une très bonne image numérique de 1,8 x 2,1 m - mais hors de portée du matériel à la disposition des amateurs ; et qu'un petit grossissement (tel que celui du calcul ci-dessus) donne un résultat qu'aucun appareil numérique actuel ne permet d'obtenir.

Il faut également noter que plus le film est lent (bas ISO), moins il est granuleux et donc meilleure sera la numérisation.

Une fois le fichier obtenu, vous vous retrouvez au même point qu'avec une image sortant de votre appareil photo numérique. Elle peut être retravaillée, imprimée, stockée etc... ET EN PLUS, vous conservez toujours votre image argentique qui a théoriquement, dans de bonnes conditions de stockage, une durée de vie quasi infinie...

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CONSEILS CONCERNANT LE MATÉRIEL NUMÉRIQUE

Un scanner classique est incapable de scanner un film (ou une diapo) puisqu'il éclaire le document par le dessous ! Il faut acheter un scanner spécial film ou un scanner à plat qui possède un système de trans-éclairage.

L'offre commerciale de scanner à film pour le grand public est très importante. On trouve des scanners pour film ou diapositives 24x36 pour moins de 100€ ! Attention toutefois ! Plus le négatif est petit et plus le grossissement doit être important (logique !). Les scanners à petit prix ont des résolutions suffisantes pour obtenir un fichier numérique destiné à l'affichage sur écran (ou internet) mais certainement pas pour une impression ! Ne vous arrêtez pas non plus sur la résolution affichée, elle ne correspond quasiment jamais à la réalité !... Sachez que le scanner petit format de référence (pas encore professionnel) est quand même vendu 6000€ !... Le prix ne fait pas tout mais cette différence de tarif ne s'explique pas uniquement par la marque qui est gravée sur l'appareil !...

Les scanners à film pour le moyen format sont hors de prix, sans commune mesure avec celui des scanners petit format (le grand frère de celui à 6000€ ci-dessus est affiché à 8000€ !)... La seule solution qui reste pour les amateurs est celle des scanners à plat avec dos trans-éclairant ! Ils n'offrent pas la même définition que les scanners dédiés aux films mais sont beaucoup plus accessibles tarifairement ! Les dernières générations permettent tout de même des résultats quasiment aussi bons que les scanners dédiés (du moins, la différence est impossible à voir sans un appareil de mesure). En plus, les scanners à plat avec dos trans-éclairants permettent (pour certains) de scanner des films de tous les formats, du 24x36 au grand format (cas des Epson® en particulier -enfin, pas tous-), la majorité permet de scanner des films du 24x36 au 60x90... C'est globalement le meilleur choix si vous avez plusieurs formats de film à scanner !...

Personnellement j'ai débuté la voie alterne avec l'Epson® perfection 3170 qui me donnait de très bons résultats (sauf en 24x36, il me décevait un peu) et j'ai ensuite fait l'acquisition de l'Epson® V750 Pro qui me satisfait totalement, même si il est un peu cher (> 600€) !... Je ne dis pas ça pour faire de la publicité, mais seulement pour dire que je sais de quoi je parle en disant que les scanners à plat sont capables de bons résultats ! Pour équilibrer mes propos, je dirai qu'on m'a rapporté que les scanners à plat Canon® étaient également excellents, même si je ne les ai pas testés, la vue des résultats me laisse le croire !

Dernier point d'importance : il faut que le scanner ait une définition > 2700dpi (réels ! - pas affichés !) pour pouvoir agrandir un film 24x36mm en format A4 ! Quand je dis définition réelle, je ne parle pas des valeurs loufoques qu'on trouve sur les boîtes ! AUCUN scanner à plat n'est capable de 9600 dpi (en fait, le cœur du scanner si, mais, entre le système optique, la vitre etc, la définition utilisable ne représente en général que 40 à 50% du chiffre annoncé, et encore... sur les "bons scanner")... Je ne parle même pas des définitions interpolées (qui dépassent allègrement les 10.000 - 12.000 dpi... ce n'est que du flan, car avec ces valeurs, on obtient des fichiers gigantesques bourrés de redondances inutilisables et qui n'apportent rien d'un point de vue qualitatif !)... Mais là aussi c'est de la théorie !... à 2400 dpi (que permettent les scanner à plat actuels) on peut se faire plaisir avec du 24x36, même si la Dmax est limitée à 3.5-3.6 !... La faiblesse de la Dmax peut être compensée par le HDR... Il faudra que je fasse un petit topo là dessus à l'occasion, ainsi qu'un petit utilitaire qui permettra de calculer rapidement et facilement la résolution à appliquer au scanner !... Rappelez-le moi à votre prochaine visite si ce n'est pas encore fait !...

Mise à jour : ça y est ! J'ai créé un petit utilitaire (sans prétention) qui vous permet de calculer automatiquement la définition à appliquer au scanner en fonction des dimensions de l'image d'origine, des dimensions de sortie imprimante et de la résolution appliquée à l'imprimante.

Pour utiliser le programme, cliquez ici ou ici.

ATTENTION : si ce programme est d’utilisation libre et gratuite pour tout le monde, cela ne veut pas dire qu’il appartient à tout le monde !... J’ai pris la peine de mettre de la réflexion et du temps à sa création, aussi, utilisez le autant que vous voulez, mais respectez ma propriété intellectuelle, s’il vous plait !... Si vous trouvez que ce programme est « sympa », vous pouvez toujours créer un lien vers mon site internet « www.thydelor.eu » pour diffuser largement l’information…
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ATTENTION : ce programme a été écrit pour Windows® 32 ou 64 bits ! Vous ne pourrez pas l’utiliser avec un Mac OS® ou un Linux®…

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Pour ouvrir ce calcul à tous (Windows®, Mac OS® et Linux®), j’ai adapté ce programme en feuille de calcul Excel®. Sous Windows® et sous Mac OS®, tout le monde possède au moins un « lecteur de fichier Excel® » (téléchargeable gratuitement sur le site de Microsoft®). Pour Linux®, au moins OpenOffice® est capable de lire les fichiers Excel®. Il existe certainement d’autres logiciels gratuits pour Mac OS® et Linux® qui offrent également cette possibilité (mais je ne m’intéresse pas trop au sujet donc je ne pourrai pas vous en conseiller !)…

 

Pour utiliser la feuille de calcul Excel® cliquez sur l’icône ou ici.

ATTENTION : si cette feuille de calcul est d’utilisation libre et gratuite pour tout le monde, cela ne veut pas dire qu’elle appartient à tout le monde !... J’ai pris la peine de mettre de la réflexion et du temps à sa création, aussi, utilisez la autant que vous voulez, mais respectez ma propriété intellectuelle, s’il vous plait !... Si vous trouvez que cette feuille de calcul est « sympa », vous pouvez toujours créer un lien vers mon site internet « www.thydelor.eu » pour diffuser largement l’information…

Puisque je suis dans un bon jour, j'ai créé un autre petit utilitaire : Que ce soit pour le programme de calcul ou pour la feuille de calcul, il est préférable de connaître les dimensions de l'image source, pas si simple s'il s'agit d'un négatif ! Donc cliquez sur l'icône ou ici pour pouvoir facilement mesurer vos négatifs...

UN DERNIER CONSEIL : LE PROGRAMME ÉTAIT EXEMPT DE VIRUS À LA MISE EN LIGNE, LANCEZ UN ANTIVIRUS A JOUR AVANT DE L'ENVOYER !!!!

Essayez le programme, vous m'en direz des nouvelles et vous pourrez même m'aider à l'améliorer, tout est expliqué dedans...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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CONSEILS CONCERNANT LA GESTION DU MATÉRIEL

Les films d'abord : de par leur conception, ils sont très sensibles à de nombreux facteurs qu'il faut connaître afin de les conserver le plus longtemps possible :
Ils ont horreur de :
> l'humidité : en effet, les moisissures adorent manger la gélatine des films argentiques. Conservez les films dans un endroit sec et bien ventilé.
> les produits chimiques : conserver ses négatifs dans des enveloppes ou du papier ayant été traité au chlore revient à les condamner à court terme
> les rayures : même convenablement fixés, les films se rayent facilement, évitez donc de les stocker dans un endroit poussiéreux, en essuyant la poussière un peu trop violemment, vous risquez de les rayer (même si les logiciels accompagnant les bons scanners savent enlever ces défauts, et même si le passage par un logiciel de traitement d'image est capable de faire disparaître ces défauts, ça prend beaucoup de temps)

La chimie ensuite : ce sont des produits de haute technologie, veillez bien à ne pas les polluer (ne pas mélanger une seule goutte d'un bain d'arrêt avec un développeur par exemple) ! Pensez à bien filtrer les produits qui sortent de la cuve de développement avant de les replacer dans leurs bidons respectifs (perso, j'utilise un simple filtre à cafetière !). Quand un produit est épuisé, ne le versez pas dans l'évier ou dans les toilettes ! Ce sont des produits chimiques très polluants !... Perso, je regroupe tous les produits épuisés dans un bidon de 10 litres que je laisse en déchetterie ...

Les scanners enfin : eux aussi sont très sensibles à la poussière et aux produits chimiques ! Il faut les conserver bien couverts d'un plastique de protection. Dans la mesure où la majorité des scanners (tous les scanners à plat) numérisent à travers une vitre spéciale, il faut, avant chaque utilisation, soigneusement nettoyer la plaque de verre en veillant à ne pas la rayer !... De même, évitez de fumer dans la pièce où est rangé le scanner, la graisse de la fumée de tabac encrasse tous les circuits optiques rendant votre scanner totalement « aveugle » aux détails !...

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ET LE PLUS

J'ai déjà parlé des avantages de la voie alterne, je tiens simplement à ajouter un petit post scriptum, quitte à passer pour un vieux réac, au mieux un passéiste : il ne faut pas oublier 2 choses :
> un film a un nombre limité de vues donc on ne peut se permettre de gaspiller... donc on se force à ne déclencher que lorsque la photo est bien construite et bien exposée, cela nous force à progresser
> pour voir le résultat de nos pérégrinations photographiques, il faut exposer la totalité du film, puis le développer avant de savoir ce qu'il en est réellement... vous savez cette excitation... c'est chaque fois comme un cadeau de Noël... même s'il arrive que l'on soit déçu !...

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CONSEILS POUR LA MANIPULATION DES FILMS APPELÉS À ÊTRE NUMÉRISÉS

> J'ai déjà dit qu'un film destiné à être numérisé devait être particulièrement bien fixé. N'allez surtout pas rabioter quelques secondes lors de cette étape particulièrement importante...
> De même il faut que le film soit très sec et très propre, il ne doit pas rester de traces après séchage !... Utilisez de l'agent mouillant (du liquide vaisselle fera très bien l'affaire) en fin de traitement et effectuez un dernier rinçage à l'eau sinon déminéralisée, au moins non calcaire !...
> Le film doit être parfaitement plan pour espérer une numérisation de qualité ! C'est encore plus vrai avec les films moyen format puisque ces derniers sont difficilement écrasés dans les passes-vues !... Aussi, après séchage complet, coupez vos négatifs à l'unité ou par bande de 2 ou 3 vues selon le format (45x60 : x3, 60x60 : x2, au delà : x1) et entreposez-les temporairement entre deux surfaces dures dont la supérieure assez lourde pour les aplatir... vous vous féliciterez au moment d'insérer les films dans le passe vues !...
> Dans la mesure du possible, ne manipulez les films qu'avec des gants de coton, cela permet d'éviter de signer vos images avec des empreintes digitales du plus mauvais effet à la numérisation !...
> Avant de les passer au scanner, soufflez dessus (avec une poire/balai) de manière à évacuer toute poussière et tout poil !... Le scanner va agrandir les micro défauts et il ne faut pas trop compter sur les technologies ICE ou IR des scanners actuels pour corriger ces problèmes sans laisser de traces visibles ! De même (là je dérive un peu du film), pensez à nettoyer la vitre du scanner (si scanner à plat)...


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UNE MINI DISCUSSION AU SUJET DES LOGICIELS DE NUMÉRISATION...

Vous trouverez partout sur internet des remarques concernant les logiciels qui accompagnent nos scanners. Qu'en est-il à mon avis ?

D'abord, il faut que je vous signale que je ne suis pas en mesure de passer en revue les logiciels propriétaires de chaque marque de scanner à film ! Je n'ai jamais possédé d'autre marque que des Epson®. Est-ce à dire que c'est parce que ce sont les meilleurs ? CERTAINEMENT PAS ! Ca c'est trouvé comme cela et puis c'est tout !... Notez toutefois que dans l'article ci-dessous, chaque fois que vous lirez «Epson Scan», vous pourrez penser «CanoScan» ou «tartempionScan», car tous les logiciels propriétaires se valent, globalement !...

1) Epson Scan® : c'est le logiciel qui accompagne les scanners (à film) de chez Epson®. On trouve à longueur de sites web que c'est une daube sans nom... Qu'en est-il ?
D'accord, c'est le même logiciel (mis à jour) qu'on retrouvait livré avec mon vieil Epson Perfection 3170 Photo (je ne sais même plus en quelle année j'ai pu acheter ça !), on le retrouve avec les Epson® de la série V (V750 pro inclus !). Donc c'est une vieillerie, soit ! Une daube ? Epson Scan® fait son boulot, il permet de scanner des images, des textes, des négatifs, des diapos, bref, il scanne tout ! De là à dire qu'il est performant, il y a une marge. Pour tirer de bonnes images à partir de ses négatifs scannés via Epson Scan®, il est de bon ton de passer le fichier obtenu via un logiciel de traitement d'image avant de se lancer dans la phase d'impression. MAIS, ne nous leurrons pas, avec les autres logiciels il en va de même, et j'irai encore plus loin en disant qu'il en est également de même avec les images qui sortent d'un appareil photo numérique !...

DONC, Epson Scan® est amputé de pas mal de fonctions, il dispose de fonctions intéressantes mais un peu bridées (involontairement, bien sûr, mais pas au mieux de leur forme !). La plus grosse critique : il lui manque la possibilité de scannage multipasses... Cela dit, personne ne vous empêche de faire plusieurs scannages et de vous lancer dans de la HDR par la suite !...

2) LaserSoft® SilverFast® : on lit partout que c'est le top du top... A tel point que même Epson® le livre d'origine avec son V750 pro !... Qu'avec lui, le scanner le plus nul devient une bête de concours, bref, si vous placez un négatif mal développé, mal exposé, mal cadré dans un scanner à 2 balles géré par Silverfast® boum ! vous voilà propulsé dans le monde des photographes professionnels les plus en vue !... D'accord, il n'y a pas de comparaison possible entre Silverfast® et Epson Scan® ! Mais, franchement, pour un amateur qui doit utiliser un scanner à plat pour numériser ses négatifs, je ne sais pas s'il est judicieux d'investir 200€ (c'est le prix d'un scanner Epson V500 ou Canon 9000F!) pour un logiciel pareil. Il possède toutes les fonctions qu'on peut souhaiter, c'est vrai. Toutes ses fonctions fonctionnent parfaitement, c'est également vrai MAIS, attention, il n'est pas facile d'utilisation, son interface n'est pas plus judicieuse ni plus accueillante que celle de Epson Scan... Mon point de vue ? Si vous avez les moyens d'investir 200€ dans un logiciel de scannage et des semaines de libre pour étudier son mode d'emploi (500 pages sur un écran d'ordinateur !), alors OUI, allez-y, achetez Silverfast® ! Sinon, un bon logiciel de traitement d'image gratuit (tel The GIMP) et Epson Scan® feront un tandem plus que respectable !... Surtout que Silverfast® ne s'autorise pas non plus à court circuiter le passage par un logiciel de traitement d'image !... Si vous achetez Silverfast®, la moindre des choses serait de s'acheter Photoshop® au passage (Photoshop éléments® étant un peu léger...) !...

3) Hamrick VueScan® : Ce logiciel est donné par tous comme étant le n°2, juste derrière Silverfast®. OK, il possède également des fonctions avancées, OK, il est plus simple à utiliser que Silvefast®, OK, il est beaucoup moins cher (40€ dans sa version «de base» et 80€ dans sa version «pro»). Est-ce une bonne alternative à Epson Scan® ? Dans la mesure où, VueScan® ne se libère pas non plus de l'emploi d'un logiciel de traitement d'image, même s'il possède une fonction de multipasses, sachez qu'il ne fera pas de miracle non plus... Soit, je n'ai pas eu la possibilité de tester sa version «pro», mais en version «de base», il n'est pas trop mal, le tout étant de savoir s'il vaut réellement ses 40€... je n'en suis pas certain !... Perso, je l'utilise volontiers face à un négatif dont les contrastes sont trop forts pour la Dmax du scanner à plat, sans passer des heures à faire du HDR (je crois que c'est plus rapide avec Photoshop® !)

Bref, je suis vraiment un empêcheur de tourner en rond... Je suis certainement le seul du web à ne pas tirer à boulet rouge sur les logiciels de scannage propriétaires, mais bon... Il faut savoir raison garder ! Si vous achetez un scanner de chez Hasselblad® (>10.000€), Silverfast s'impose (200€ ce n'est rien !) et Photoshop CS5 s'impose également (>1000€). Si vous achetez un scanner à 200€, vous ne vous attendez pas à des résultats identiques à ceux fournis par Hasselblad® donc... fort logiquement, le logiciel propriétaire fera LARGEMENT l'affaire !... Maintenant, si vous voulez m'offrir un scanner Hasselblad®, je suis preneur puisque je possède déjà Silverfast® livré avec l'Epson V 750 pro (Ah non, zut, Silverfast® est destiné à chaque type de scanner et le mien est destiné à Epson®... tant pis, j'aurais essayé !... Merci quand même !)

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OÙ TROUVER CE DONT ON A BESOIN SI AUCUN PHOTOGRAPHE NE PEUT FOURNIR ?

Allez sur votre moteur de recherche favori, vous trouverez, c'est sûr !
J'en citerai quelques-uns : Il y en a plein d'autres, pourquoi ceux-là ? Le hasard des recherches sur le net sans fouiller sur des millions de pages... Les meilleurs ? Certainement pas... Vendre des films et de la chimie ne requiert aucune compétence particulière ! D'ailleurs, il y a peu de temps encore, on pouvait en trouver en grande surface... c'est dire !...

Plus :
Grand choix
Prix moyens. Parfois plus chers que les autres parfois moins, selon ce que l'on choisi.
Accueil agréable au téléphone
Moins :
Somme mini exigée pour commander.
Il est impératif de vérifier la disponibilité AVANT commande, sinon, aucun contact possible par mail (3 tentatives sans réponse) et les délais de livraisons attendent l'arrivée des produits (3 semaines pour mon test) !...

Une seule marque de pellicule et de chimie (Foma)
Prix compétitifs MAIS pas de réduction sur grandes quantités. Malgré tout, sur la marque Foma ils sont les moins chers de ceux listés ici.
Envoi quasiment immédiat, frais de port élevés (8,50€ pour 20 films 120)

Grand choix
Prix compétitifs (mais ATTENTION ! Pas pour tout !)
J'aurais envie de dire que puisque localisé à Metz c'est le meilleur MAIS ce serait malhonête... Cela dit, qu'il s'agisse de la boutique internet ou la boutique réelle à Metz, il est vrai que nous avons à faire à des gens passionnés et compétents (peut être un peu plus pour le numérique mais je n'ai aucune critique à formuler pour l'argentique non plus.)
Choix énorme
Prix compétitifs
Frais de port importants
Alors que les délais de livraison affichés vont de 1 à 2 semaines (ce qui est déjà beaucoup ! Les délais de livraisons attendent l'arrivée des produits), ma commande a eu 1 mois de retard !... Ceci mis à part, ce site semble sérieux... Il faudrait refaire un essai pour conclure à un accident de parcours ou un délai inacceptable mais habituel chez eux !...
Grand choix
Prix moyens
NON encore TESTÉ
Grand choix
Prix moyens
NON encore TESTÉ
Grand choix
Prix moyens
Comme son nom l'indique, plutôt pour les professionnels
NON encore TESTÉ

Bien que j'ai la possibilité de me fournir à côté de chez moi, j'essayerai de tester des sites internet, pour l'instant seuls quatre ont été testés, il se peut que les autres (et encore d'autres) le seront aussi !...

N.B. quand je dis « prix moyens », cela veut dire que je trouve la même chose au même prix à côté de chez moi ! Quand je dis « prix compétitif », cela signifie en dessous du prix que je peux trouver près de chez moi. Ces désignations ne prennent pas en compte le prix et les délais de livraison...

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PEUT-ON UTILISER LA VOIE ALTERNE SANS ACHETER UN SCANNER À FILM ?

Voilà bien toujours le même problème... une passion finit par coûter très cher... il arrive invariablement un moment où il faut savoir dire stop... Mais la frustration risquant de nous envoyez chez un psy, cela finira par coûter encore plus cher !... Terrible dilemme !... Pas de panique... www.thydelor.eu ne va pas vous abandonner en cours de chemin...

Je n'ai pas l'intention de vous "mettre sur la paille", c'est pourquoi, si vous n'avez pas les moyens, ou simplement si vous ne souhaitez pas vous équiper d'un scanner à film, je vais vous fournir ici des pistes menant à la voie alterne, sans forcément dépenser plus... en utilisant le matériel dont vous disposez déjà ou en bricolant des accessoires permettant l'utilisation de votre équipement actuel pour pratiquer la voie alterne...

L'appareil photo numérique

Si vous possédez déjà un appareil photo numérique, nul besoin d'investir dans un scanner dédié aux films !... Même si votre appareil est un "simple" compact d'entrée de gamme, il vous ouvrira les portes de la voie alterne... au même titre que s'il s'agissait d'un reflex haut de gamme.

Le secret ? En fait, il n'y en a pas... tout appareil photo numérique offre la possibilité de faire si ce n'est de la macrophotographie, au moins de la proxiphotographie. Veuillez trouver ici les moyens simples de "transformer" votre matériel actuel en matériel "macro".

Maintenant que vous êtes "équipé macro", il ne vous reste plus qu'une chose à faire : trouver une surface dépolie. Cela peut être un verre dépoli, un plastique dépoli voire une simple feuille de papier calque posée sur une surface transparente.

Déposez votre négatif sur cette surface dépolie (sans grain), éclairez l'ensemble par le dessous, installez votre appareil photographique de façon à ce qu'il soit parfaitement stable, à une distance appropriée pour être en mesure d'effectuer la mise au point sur votre négatif. Réglez la balance des blancs sur "automatique" (ou faites des tests de réglages manuels si la lumière est mixte) et photographiez votre négatif.

L'image numérique obtenue sera également en négatif mais n'importe quel logiciel de traitement d'image, même le plus simple (et même des gratuits téléchargeables depuis le net), sera en mesure de "créer un négatif" et donc de transformer votre "négatif" en "positif"...

Si vous préférez ne pas utiliser de surface dépolie (peut-être simplement parce que vous n'en possédez pas), il est tout aussi facile d'utiliser une surface lisse et blanche (plan de travail mélaminé ou même une simple feuille de papier blanc posée sur votre bureau), de l'éclairer fortement (avec une lampe de bureau par exemple) de faire tenir votre négatif à distance de ce "fond blanc" (20 cm est un bon début) et de stabiliser votre appareil numérique à distance du négatif pour permettre la mise au point et... le tour est joué !


Si vous avez la "chance" de vivre dans une région où le ciel bleu et le soleil radieux sont rarement de la partie, vous pouvez également "fixer" votre négatif sur une fenêtre, le fond "blanc" sera le ciel bas (ou brumeux). Bien sûr, évitez les jours où de jolis nuages se promènent au dessus de vos têtes, le résultat risquerait d'être moyen (sauf si vous recherchez à créer des effets !)...

Selon le négatif à numériser, il faudra effectuer un "recadrage" pas forcément souhaité. Pas de panique, les capteurs numériques actuels proposent tant de pixels que vous pouvez vous permettre d'en gaspiller beaucoup !!! Donc, cadrez plus large, de manière à englober la totalité du négatif argentique (quitte à photographier une partie inutile de son entourage). Dans votre logiciel de traitement d'image, au moment de créer votre positif, vous pourrez recadrer votre image numérique de façon à ne conserver que la surface de votre image argentique en vous débarrassant des éléments indésirables qui l'entoure...

Cette technique donne généralement de "bons résultats", selon la qualité du capteur de votre appareil photo numérique, et autorise des agrandissements "respectables", selon le nombre de pixels de votre appareil photo numérique.

Le smartphone

Eh oui, un smartphone est également un appareil photo numérique !... Il propose moins de fonctions et moins de pixels, mais il peut également être un excellent allié pour accéder à la voie alterne. Son utilisation sera quasiment identique à ce que j'ai décrit ci-dessus. L'autofocus des smartphone permettant à lui seul, sans aucun bricolage, de faire de la très bonne proxiphotographie.

N.B. on trouve sur internet des accessoires pompeusement étiquetés "scanner pour smartphone" et qui ne sont que bouts de plastique sans intérêt... je ne connais pas leur prix, mais évitez... ils n'apportent pas grand chose.

Le scanner à documents

Un scanner "classique" qui scanne les documents opaques peut également très bien faire l'affaire !... Le problème étant que pour scanner un document opaque, votre scanner doit éclairer le document par le dessous et c'est exactement ce qu'il ne faut pas faire pour scanner un film !... Rien n'est perdu pour autant : si vous placez une lumière plus forte que celle utilisée par le scanner au-dessus du film, vous pourrez très bien numériser un film !...

Il faudra poser son négatif directement sur la vitre du scanner, recouvrir l'ensemble d'un papier calque (ou un dépoli quelconque), laisser le couvercle du scanner ouvert (bien sûr !) et éclairer le papier calque à l'aide d'une ampoule de forte puissance (70 à 100 W) et lancer le scan comme vous le feriez avec un document opaque...

Cette technique permet d'obtenir des résultats acceptables (bien que très éloignés de ce que l'on peut obtenir avec des scanner étudiés pour les films !) et des agrandissements intéressants.

Conclusion

On est loin de la panacée ! Seule la technique de l'appareil photo permet "d'excellents" résultats, les autres techniques sont utilisables mais n'offrent pas la qualité "pro" des scanners à film (même des scanner à plat prévus pour scanner les films). Mais après tout, même la "basse fidélité" peut présenter des avantages en photographie...

MISE À JOUR
Cet article est relativement ancien maintenant, je ne sais pas pourquoi, mais j'ai eu envie de tester la numérisation de négatifs sur un simple scanner à document mais plus moderne (2016). Pour ce nouveau test, j'ai décidé d'utiliser le scanner intégré à une imprimante multifonctions (donc le scanner ne sera pas ce que l'on fait de mieux !) , une Canon Pixma MG 7550, un négatif moyen format (un plan film grand format ferait très bien l'affaire) 60x70mm issu de mon Mamiya 67 RB proS, le logiciel de numérisation propriétaire livré avec l'imprimante multifonctions, une feuille de papier blanc A4 et... un point c'est tout.

Dans le logiciel de numérisation, j'ai choisi la numérisation d'une photo (le logiciel propose photo, graphique, texte) puis j'ai annulé toutes les fonctions d'amélioration intégrées au logiciel. J'ai testé la numérisation en niveaux de gris et la numérisation en couleurs (même s'il s'agit d'un négatif noir et blanc !), dans la mesure où le passage par un logiciel de traitement d'image est indispensable après numérisation, la différence est soit inexistante, soit invisible.

Donc, j'ai déposé mon négatif, côté gélatine en contact avec la vitre du scanner, j'ai recouvert le négatif d'une feuille de papier blanc et j'ai lancé la numérisation :

Avouez que le résultat est bluffant, non ? Je n'obtiendrai pas beaucoup mieux avec mes scanners à plat spéciaux pour numérisation de négatifs !... (cette image n'est pas brute sortie de scanner, elle a été retravaillée en post-prod, mais quel que soit le scanner, cette post-prod est indispensable !)

J'ai testé avec plusieurs types de papier : papier bureautique, papier photo jet d'encre brillant etc. Tous fonctionnent parfaitement mais le résultat est plus probant avec le papier photo jet d'encre brillant.

Regardez bien la photo d'exemple, le traitement pour publication web diminue quelque peu la qualité de l'image scannée mais on voit encore : les zones sombres montrent une espèce de gaufrage... c'est totalement recherché (!!!) j'ai essayé de couvrir le négatif avec une feuille de papier "dessin"... la trame du papier a été capturée par le scanner... ça peut donner un genre, non ? Certes, ce gaufrage aurait été encore mieux sur les zones claires MAIS, n'oublions pas qu'il s'agissait d'un négatif, c'est à dire que sur le film, les zones sombres étaient transparentes alors que les zones claires étaient opaques !...

On voit "bien" la différence entre le papier photo lisse et brillant (à gauche) et le papier "dessin" mat et tramé (à droite). Cela permet d'ouvrir la voie à des tests créatifs, non ?.

Pourquoi ceci est possible avec les nouveaux scanners et pas avec les anciens ? Les modernes sont plus puissants ? Les modernes sont plus sensibles ? Aucune idée, mais le résultat est là, ils fonctionnent !...

Bien sûr, les scanners "généralistes" présenteront toujours une DMax inférieure aux scanners spécialisés dans la numérisation des films, de même ils offriront une définition inférieure mais si vous ne souhaitez pas l'impression de posters, ils pourront très bien faire l'affaire !...

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QUELQUES TRUCS À CONNAÎTRE AVANT DE SE LANCER DANS LA NUMÉRISATION DE FILMS

Je ne vais pas vous proposer ici un cours sur la façon de numériser ses films, d'autres sites s'en chargent ou s'en chargeront... Simplement, il est indispensable, à mon avis, de vous donner quelques points clés qui vous aideront dans vos recherches... en effet, seuls les tests vous permettront de tirer le meilleur parti de votre scanner ainsi que du logiciel qui l'accompagne !...

Je me souviendrai toujours de mes débuts en numérisation de films. J'avais investi pas mal d'argent dans un scanner à plat spécialisé pour le scannage des films. Je l'ai immédiatement testé et... horreur... les résultats étaient loin de ce que j'espérais (et quand je dis loin, c'était à des années lumières !!!). Première réaction : ce scanner est de la daube, je me suis fait avoir ! En réalité, cet Epson 3170 Photo était loin d'être de la daube ! Même s'il n'est plus franchement dans la course aujourd'hui, il est encore tout à fait en état de combler nombre d'adeptes de la voie alterne !... Deuxième réaction : Epson ne s'est franchement pas tué pour son logiciel de scannage de film ! Certes, les logiciels propriétaires ne sont pas connus pour être les plus pointus (il en va de même pour les logiciels livrés avec les appareils photo numériques), mais ils font très bien leur travail !... La seule explication, et c'est quasiment toujours le cas -quelle que soit la technique envisagée-, le seul et unique coupable c'était... l'opérateur (moi en l'occurrence) !...

Bien sûr, les modes d'emploi sont succincts (à croire qu'il est indispensable d'avoir validé un diplôme traitant du sujet avant de les lire avec profit). Les sites internet traitant de scannage semblent plus destinés aux "vieux habitués" de l'exercice qu'aux débutants. Il ne reste donc plus qu'à explorer toutes les commandes et toutes les configurations pour avoir une chance de tirer des images de qualité... Malheureusement, je ne serai jamais en mesure de vous donner les "secrets" vous permettant de réussir vos premiers scannages, il vous faudra essuyer de nombreux échecs avant de vous satisfaire de vos résultats, cela ne changera jamais, mais, en lisant les quelques lignes qui suivent, vous "ramerez" beaucoup moins...

Envisager son scanner pour ce qu'il est

Un scanner ne ressemble pas du tout à un appareil photo ! C'est le moins que l'on puisse dire ! Mais en réalité il n'en est pas très loin !... Si vous vous êtes déjà amusé à photographier en RAW, vous vous souvenez de vos premières déconvenues. Si vous n'avez encore jamais essayé, faites-le au moins une fois pour comprendre !... Un scanner est en réalité un peu comme un appareil photographique qui travaillerait en RAW... il aura besoin d'un logiciel pour pouvoir donner un résultat... Le problème, c'est que le logiciel de scannage, lui, est un peu un survivant de la préhistoire des logiciels de traitement d'image... Il propose en effet tous les contrôles pour les niveaux, la luminosité les contrastes (etc...) mais ces derniers ne font vraiment pas "dans la dentelle"... Ils sont là pour des réglages de base et certainement pas pour des micro- ajustements comme on serait en droit de le croire !!!

Mon conseil ici sera donc double :
— Si vous vous retrouvez face à une exposition délicate il est préférable de sous exposer légèrement le scannage plutôt que de tenter de le surexposer... C'est un peu comme vous le feriez avec votre appareil photo numérique en "exposant sur la droite" pour ne pas brûler les informations dans les tons clairs (voir également ici).
— N'essayez jamais de pousser les tonalités de votre image avec le logiciel de scannage.

Utilisez donc les fonctions du logiciel de scannage pour obtenir quelque chose "d'acceptable" à l'écran et, quand vous êtes satisfait, réduisez un petit peu l'intensité de ce réglage avant de lancer le scannage définitif... C'est comme en photographie numérique : le but du jeu est de conserver le maximum d'informations dans l'image lors de la prise de vue pour pouvoir tirer le meilleur en fin de parcours avec le logiciel de traitement d'image... Puisque n'oublions pas que le scannage n'est qu'une prise de vue... scanner ne vous dispensera jamais de post traitement !!! Eh oui, c'est là que se trouve la mésentente entre le fabricant et l'utilisateur final (débutant) : l'un sait que scanner n'est qu'une première étape, l'autre, face à la complexité du logiciel s'attend à trouver une image parfaite en sortie de scan !...

Poussez votre scanner dans ses derniers retranchements

Tout le monde, et moi le premier, dit qu'il faut calculer la résolution du scanner en fonction de l'agrandissement souhaité pour le film scanné. C'est tout à fait exact MAIS, la résolution n'est pas le paramètre principal à prendre en compte lors du scannage... il est préférable d'utiliser systématiquement la plus grande qualité native de votre périphérique !... Je parle ici de qualité et non de résolution !... Si vous avez le choix entre plusieurs "profondeurs de couleurs", disons un choix entre 8 bits, 16 bits, 32 bits ou 48 bits pour traduire les informations de couleur, choisissez systématiquement 48 bits (si votre scanner le propose). Le fichier image final sera très lourd mais vous donnera tout et vous ne serez pas obligé de le conserver dans l'état... après post traitement vous pourrez très bien, si vous le souhaitez, réduire cette valeur et donc la taille du fichier...

Plus l'image obtenue en sortie de scan sera "faible" et plus le résultat sera convaincant

Comme le l'ai déjà dit au paragraphe précédent, il faut que l'image scannée contienne le maximum d'informations pour "réussir" un post traitement de qualité !... Or, en sortie de scanner, plus une image est "faible" (certains disent "plate") et plus elle contiendra d'informations !... Cela semble paradoxal mais c'est ainsi !... Oubliez les contrastes, oubliez le zone system (voir ici), oubliez la grande quantité de niveaux de luminosité, oubliez tout ce que vous avez appris de la photographie... ici on parle de scannage, pas de photographie !...

Et n'oubliez pas les conseils de base (même s'ils semblent bêtes)

— Un film doit être scanné à plat !... s'il fait un ventre, vous n'obtiendrez rien de bon. Si vous n'avez pas de passe film adapté, utilisez une petite plaque de verre pour maintenir le film écrasé sur la vitre du scanner...
— Scanner un film sur une vitre de scanner sale ne donne pas grand chose !... Nettoyez la vitre avant chaque séance de scannage...
— Scanner un négatif couvert d'empreintes digitales ne donnera pas grand chose !... Toujours ranger vos films dans une boîte hermétique et ne les manipulez qu'avec des gants blancs en coton...
— Scanner des films couverts de poussière ne donnera pas grand chose !... Achetez-vous une poire soufflante ou une bombe d'air comprimé pour tout dépoussiérer avant de scanner... Même la fonction ICE des scanners n'est pas infaillible...

Ah ? Vous voyez que je vous avais promis des petits tuyaux bien pratiques ? Je ne suis pas connu pour être un menteur !...

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QUELLE QUALITÉ ATTENDRE ?

De par la composition même du film argentique, on devine déjà la difficulté d'obtenir une bonne qualité. Je m'explique :

- un film est composé d'une surface d'acétate sur laquelle est coulée de la gélatine, elle même portant en suspension des grains d'argent. Dans les zones sombres (du négatif donc les zones claires de l'image finale), la concentration de grains est telle que l'on obtient une zone bien opaque formant, après scan, des zones parfaitement noires. Par contre, dans les zones claires (du négatif donc les zones sombres de l'image finale), l'obtention d'un blanc "pur" après scan est impossible à obtenir à cause de la double couche (acétate + gélatine). Partant, soit on obtient des noirs profonds et des blancs plutôt gris que blanc, soit on obtient des blancs bien blancs mais au prix d'une obtention de noirs bien moins noirs !... Il est donc fortement recommandé de sélectionner une illumination assez moyenne de l'ensemble du négatif de façon à pouvoir, en post traitement, équilibrer son négatif grâce à la détermination du point blanc et celle du point noir ! De même, il est intéressant d'effectuer un scan multi-passes quand le logiciel le permet (ou de l'effectuer manuellement avec différentes valeurs d'exposition). Théoriquement (pratiquement aussi d'ailleurs), plus le nombre de passes est important et plus le résultat sera intéressant (mais plus le temps de scan sera long !)

- dans les zones intermédiaires (l'ensemble des gris), les grains d'argent deviennent individualisables. Dans ces conditions, il est indispensable de disposer d'une résolution du scanner suffisante pour capturer des grains et ne pas les transformer en taches ! Outre la résolution, il est indispensable d'obtenir une mise au point au quart de poil sans quoi les grains seront également reproduits sous forme de taches. [Remarque : je parle en noir et blanc pour simplifier les choses mais il en va de même en couleurs !] Il est donc fortement recommandé de scanner avec la résolution native la plus élevée offerte par le scanner (et surtout pas la résolution extrapolée qui nous donnera exactement l'inverse de ce que l'on recherche !...). Pour ce qui est de la mise au point, hormis les scanners à plat haut de gamme qui offrent un autofocus, tous les autres sont dits fixfocus (c'est à dire que la mise au point est fixe !). Il est donc capital d'apporter un soin important à la vérification de plusieurs paramètres :
1) le positionnement du négatif : selon le scanner, il faudra placer le négatif gélatine vers le bas alors qu'avec d'autres modèles, il faudra placer le négatif gélatine vers le haut (!!!) Lisez bien le mode d'emploi du scanner !...
2) même si la profondeur de champ est "assez" importante, utilisez exclusivement le presse film étudié pour le modèle de scanner que vous utilisez !... Il existe des presse film de sociétés indépendantes qu'il faut éviter et s'amuser à utiliser le presse film d'un autre modèle de scanner de la même marque n'est pas une si bonne idée !...

- même si cela parait logique, il faut insister sur le fait que plus le négatif est grand et plus il sera facile à scanner ! Quand je dis facile à scanner, j'entends obtenir un bon résultat avec un scanner "moyen"... Donc, inversement, plus le négatif est petit et plus le scanner doit être "pointu" !... Ce fait est assez ennuyeux ! En effet, pour des raisons évidentes, la majorité des amateurs utilisera des films petit format (24x36), mais cette même majorité sera celle qui utilisera les scanners les moins chers (donc les moins "pointus"). Méfiez vous donc des petits scanners très peu chers qui, au passage, ne permettent de scanner que les films 24x36 !... Dans ces conditions, il sera impératif de s'adapter à la qualité de son scanner : n'essayez pas de créer une image imprimée trop grande par rapport à la taille de votre négatif (ou diapositive d'ailleurs). Je ne pourrai pas vous donner une formule pour définir l'importance de l'agrandissement puisque ce rapport d'agrandissement sera fonction de la qualité de votre scanner... il faudra donc faire des essais... Mais pourquoi scanner des grands négatifs est-il plus facile que scanner des petits négatifs ? Tout simplement parce que les grands négatifs seront moins agrandis que les petits pour l'obtention d'une image de même taille !... Moins l'agrandissement sera important et plus l'image sera de qualité !... Cela ne devant surtout pas vous dispenser d'appliquer un algorithme d'augmentation de netteté (après scan avec votre logiciel de traitement d'image) quelle que soit la taille du négatif !...

- il me reste à répéter ce qui a déjà été dit dans un article précédent et qui influence énormément la qualité du résultat :
1) la propreté
2) la propreté
3) la propreté !... Propreté du négatif, propreté de la vitre du scanner, propreté de la source lumineuse du scanner, bref, plus vous serez maniaque et plus vous obtiendrez un scan de qualité !...

- maintenant, il ne reste plus qu'à importer le résultat du scan dans votre logiciel de traitement d'image et de considérer ce scan comme un fichier RAW à qui il faudra faire subir tout le workflow habituel de la photo numérique !...

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TESTEZ VOTRE SCANNER ET SON LOGICIEL

Les scanners sont des dispositifs complexes qui se composent d'optique, d'électronique et de mécanique gérés par le logiciel de numérisation. Chaque élément joue un rôle dans la qualité du scan produit de même que la compétence de la personne qui utilise le scanner. Cet article a pour but l'évaluation des performances du scanner et du logiciel de numérisation.

Pourquoi est-il si important d'obtenir un bon scan directement en sortie de scanner ? Pourquoi ne pas simplement scanner n'importe comment et récupérer l'image dans Photoshop (ou autre) ? La réponse se retrouve tant dans la rapidité du travail que dans la qualité finale de l'image !... C'est en effet très fastidieux d'appliquer plusieurs corrections dans un fichier de 30 à 200 Mo dans Photoshop même si vous disposez d'un ordinateur survitaminé !... D'un autre côté, il n'est pas beaucoup plus long de numériser avec des corrections que sans...

Le plus gros problème est la qualité. Quand vous effectuez des corrections tonales globales (sur toute l'image) dans Photoshop sur un fichier en 24 bits, vous perdez des données. Les scanners qui numérisent en plus de 24 bits (couleur) par pixel créent des fichiers avec une profondeur élevée de couleurs. Photoshop peut ouvrir ces fichiers, mais les seules corrections tonales qu'il peut appliquer aux fichiers en 24 bits sont Niveaux et Courbes (peut être n'est-ce plus vrai dans les versions récentes de Photoshop, je n'en sais rien !). Appliquer des corrections tonales dans le logiciel de numérisation ne permettra certainement pas une meilleure qualité, mais le travail sera beaucoup plus rapide !...

Le premier ajustement à effectuer sur le pré-scan est la définition des extrémités de la plage tonale (des zones les plus claires aux zones les plus sombres). La plupart des logiciels de numérisation fournit un outil pipette pour définir le point blanc et le point noir, comme ceux présents dans niveaux et courbes de Photoshop (ou autre). À vous de trouvez dans le préscan la zone correspondant au blanc le plus pur et la zone correspondant au noir le plus noir en cliquant avec la pipette correspondante.

Il faut garder à l'esprit que le logiciel de numérisation utilisé est (très) important. On note des problèmes avec les mauvais logiciels dont le plus important est la perte d'information tout au long du spectre (on repère des traits vides sur l'histogramme). Ils ne permettent pas forcément non plus la détermination précise des pixels à prélever pour effectuer le bornage des blancs et des noirs, ce bornage étant pourtant capital pour obtenir un rendu subtil des variations tonales entre le blanc pur et le noir absolu... Si vous cliquez sur les mauvais pixels, vous définissez incorrectement la coupure et ainsi vous rendez la prénumérisation pire qu'elle aurait été avant votre intervention. Les meilleurs logiciel de numérisation proposent soit un grand aperçu du préscan soit un zoom de la prénumérisation qui permettent, tous deux, à l'utilisateur de définir correctement l'écrêtage du noir et du blanc.

La détermination des points clairs et sombres avec l'outil pipette a un avantage supplémentaire puisque les lumières et les ombres sont un ensemble de valeurs de rouge, de vert et bleu, vous pourrez ainsi retirer toute dérive de couleur qui peut exister dans l'original. Même si certaines images numérisées devraient conserver une dominante de couleur (coucher du soleil par exemple), la plupart des images bénéficient de la bonne définition des deux extrémités de la courbe tonale et des valeurs finales neutres imposées dans les ombres.

Un histogramme, tel que celui trouvé dans Photoshop (ou autre), est un autre bel outil pour la détermination des deux extrémités de la courbe tonale, ainsi que des tons moyens. Malheureusement, peu d'interfaces de numérisation fournissent un tel outil. La plupart fournissent toutefois une boîte de dialogue de courbe standard, un peu comme la boîte de dialogue courbes dans Photoshop (ou autre). Les courbes sont un des meilleurs moyens pour régler la couleur. Elles permettent à l'utilisateur d'ajuster la courbe sur chaque canal de couleur. Si vous souhaitez supprimer une dérive cyan (par exemple) dans les zones claires, vous pouvez choisir le canal rouge dans la boite de dialogue courbes pour ajuster uniquement cette partie de la courbe tonale.

Pour contrôler la couleur à ce stade de la numérisation, les logiciels offrent différents outils. Je préfère utiliser les courbes pour le réglage précis de la couleur, mais vous pouvez préférer utiliser les curseurs rouge-cyan, vert-magenta et bleu-jaune pour effectuer ces corrections MAIS gardez à l'esprit que ces contrôles sont habituellement appliqués à l'ensemble de la gamme tonale de la prénumérisation, autorisant beaucoup moins de contrôle que les courbes. Certains logiciels fournissent une troisième pipette, qui peut être utilisée pour forcer les pixels sélectionnés à une valeur gris neutre. Si vous avez une zone de l'image que vous savez être gris neutre, cet outil peut être très utile pour éliminer l'éventuelle dérive de couleur. Silverscan offre cette puissante fonctionnalité qui permet aux utilisateurs d'ajuster les couleurs (ou les densités) sélectionnées dans le pré-scan sans affecter les autres. Mais oublions Silverscan, très compliqué et assez cher, personne ne le possède... Heureusement que Silverscan n'est pas le seul à offrir cette possibilité (!) même des logiciels de numérisation livrés d'origine avec le matériel l'offrent aussi... Certains scanners permettent à l'utilisateur d'appliquer un filtre de netteté au scan. Dans certains cas, l'application de ce filtre à la numérisation produit une qualité supérieure à celle que permet Photoshop (ou autre), et il peut grandement accélérer votre workflow. Malheureusement, peu d'interfaces de numérisation permettent à l'utilisateur d'obtenir un aperçu précis de l'effet de l'application de la netteté sur les données de prévisualisation, ce qui ne facilite pas le réglage des paramètres. Testez votre logiciel pour voir si vous pouvez utiliser l'application de netteté. Il est parfois possible de configurer le logiciel de numérisation pour appliquer plus ou moins de netteté, quitte à finir le travail dans Photoshop (ou autre).

Après les problèmes de logiciels, voyons ce qu'il en est du matériel. Il existe des tests pour vous aider à évaluer votre équipement. Ces tests sont conçus pour évaluer les scanners à plat mais sont utilisables avec les scanners à film (dans cet article je parle des scanners plats adaptés à la numérisation des négatifs/diapositives, donc la différence est quasiment nulle !). Essayez, si possible, ces tests sur différents scanners comme base de comparaison. Le logiciel utilisé pour piloter les scanners peut influencer les résultats, donc gardez à l'esprit les différences de contrôles offerts par ces logiciels, voire mieux, utilisez plusieurs scanners avec un seul et même logiciel...

Test 1
Le premier test est un moyen simple de voir si la source lumineuse du scanner et ses optiques sont à la hauteur. Il faut ici différencier les éclairages par LED qui offrent de meilleurs résultats que les anciens systèmes d'éclairage. Tout ce dont on a besoin pour ce test c'est un morceau de papier blanc épais ou cartonné (une feuille de papier photo est un support idéal !). Placer le papier sur la vitre du scanner, faire un pré-scan, et effectuez un découpage du préscan de façon à ne garder que la surface de papier blanc pour l'analyse. Si vous possédez un scanner A3, vous aurez besoin de deux feuilles de papier puisque le but est d'analyser toute la surface de balayage. Il est important que le logiciel de numérisation ait été réglé de sorte que le papier ne soit pas considéré comme pur blanc (255) puisque nous voulons vérifier certaines données tonales subtiles dans l'analyse. Cet impératif est idéal pour tester la détermination du blanc avec la pipette (si votre le logiciel le permet !). Puisque chaque logiciel fonctionne différemment, consultez son manuel d'utilisation. Si vous ne pouvez pas définir la valeur d'écrêtage à environ 240 ou 250, vérifiez si vous pouvez utiliser les courbes ou un contrôle similaire pour modifier la gamme tonale et faire paraitre le papier comme une nuance de gris dans la prévisualisation. Importez le scan dans Photoshop (ou autre). Examinez le scan à différents grossissements à la recherche de la couleur (blanc ou gris, uniforme ou non), sans dérive de couleur, sans "pixels chauds", sans "pixel mort", sans tache, etc... il peut être intéressant de transformer l'image en négatif à la recherche de points blancs sur fond sombre. Utilisez l'outil pipette et la palette infos pour lire la valeur numérique de la couleur aux quatre coins et au milieu de l'image. Dans le meilleur des cas, l'analyse apparaîtra uniformément "éclairée" sur toute l'image mais on peux parfois constater une zone trop chaude (lumineuse), ou des bords trop sombres (comme un vignetage). Dans ce cas, il n'y a malheureusement rien à faire si ce n'est qu'on peut localiser les zones à problème et essayer de placer les originaux à scanner en dehors de ces zones problématiques.

Test 2
Le meilleur matériel possible pour effectuer ce test est un billet de banque non plié et non froissé (au pire on peut le repasser, sans le bruler !...). Ce billet nous permettra de tester la qualité de reproduction des détails fins lors de la numérisation. ATTENTION toutefois, ne vous amusez pas à conserver les fichiers scannés en fin de test, et encore pire, ne vous amusez surtout pas à imprimer le résultat de la numérisation, même si les dimensions n'ont rien de commun avec un vrai billet... la limite de l'intention de contre façon est très floue et la peine est très lourde !!!...

Nous allons maintenant pouvoir évaluer les qualités du scanner au moment d'effectuer des copies strictement identiques dans le temps... si ce n'est pas le cas, on ne pourra jamais compter sur lui pour effectuer une numérisation de qualité sur des originaux de petite taille comme un négatif (même s'il s'agit d'un négatif grand format !)
1) Placez votre billet sur la vitre du scanner et effectuez un préscan. Il est préférable de scanner au centre de la vitre, c'est généralement la zone de numérisation la plus efficace...
2) Découpez exactement la surface du billet (de façon à rejeter le cadre blanc qui biaiserait l'analyse).
3) Configurez le logiciel de numérisation de manière à obtenir la meilleure qualité possible de préscan.
Il va falloir scanner deux fois notre billet, sans rien modifier des réglages de numérisation entre les deux passages. Cela est essentiel pour une bonne évaluation des deux scans. Si vous devez enregistrer tous les paramètres de numérisation dans un fichier à recharger pour le deuxième balayage, faites-le. Si vous avez un scanner qui enregistre les paramètres entre les balayages, c'est l'idéal. En cas de doute, n'apporter aucune modification à la prénumérisation, même si elle paraît faible. Les analyses doivent être aussi identiques que possible pour que ce test soit valide.
4) Réglez la résolution à sa résolution optique véritable (non extrapolée) la plus élevée. Par exemple, si votre scanner est donné à 1.000x2.000 dpi, réglez la résolution à 1000 dpi. Plus tard, nous utiliserons d'autres paramètres.
5) Effectuez la numérisation et enregistrez le premier scan sur votre disque (appelé "scan 1" par exemple).
6) Ouvrez le logiciel de numérisation pour vérifier que les paramètres de numérisation sont identiques à ce qu'ils étaient pour le premier scan. Effectuez la deuxième numérisation (avec exactement les mêmes paramètres) et enregistrez-le sur votre disque (appelé "scan 2 " par exemple).
Maintenant, nous avons deux images qu'il va falloir ouvrir et comparer dans Photoshop (ou autre). Les deux images devraient être semblables, mais si c'est le cas à l'œil nu, ce n'est pas suffisant, on va donc utiliser une vieille technique informatique : -1- Ouvrez les deux images (des deux scans) ensembles dans la même session de votre logiciel de traitement d'image. Activez l'image n°1 en cliquant dessus. -2- Cliquez sur l'outil Déplacement dans la palette d'outils. -3- Cliquez et faites glisser l'image n°1 pour la déplacer sur l'image n°2 en maintenant enfoncée la touche Maj (procédure Photoshop à convertir dans votre logiciel, cette action consistant à créer une image composée de deux couches avec les deux images scannées). -4- Si nécessaire, vérifier que les deux images sont bien superposées (aucun décentrage artificiel d'une des deux). -5- Modifiez le Mode de superpositions des calques à sa valeur différence. En effet, ce mode examine les deux calques et affiche les différences au niveau du pixel entre les couches. Si les fichiers sont 100% identiques, le résultat du mode différence affichera une image complètement noire. Mais, plus probablement, vous devriez obtenir une image sombre avec des lignes claires qui soulignent les zones de différences entre couches (c'est à dire que le scanner ne fournit pas exactement la même image entre deux numérisations). Avec les meilleurs scanners, il n'y aura que des différences mineures entre les deux images. Avec les mauvais scanners, vous verrez des différences de couleur et/ou de densité entre les deux scans. Si votre résultat est bon (peu de différence), essayez d'effectuer le même test en augmentant la résolution. Puis essayez d'utiliser une résolution supérieure à la résolution optique de façon à tester l'interpolation du scanner.

Test 3
Quitte à parler d'interpolation, quelle est la qualité de l'algorithme de ré-échantillonnage des données dans votre logiciel de numérisation ? Nous pouvons facilement le savoir. Dans la plupart des scanners à plat les capteurs sont composés d'une seule rangée de CCD. Dans le cas d'un scanner proposant une résolution de 600x800 dpi, cela veut dire que le CCD a la capacité de créer véritablement 600 pixels par pouce. Le chiffre de 800 dpi nous dit que le moteur pas à pas qui déplace le CCD peut le déplacer de 1/800è de pouces à chaque fois. Dans la mesure où les pixels sont carrés et pas rectangulaires, le CCD capture effectivement un maximum de 600 pixels par pouce dans une dimension mais il est impossible pour ce scanner de capturer 800 pixels dans l'autre dimension avec sa seule résolution optique en se déplaçant d'1/800 de pouces à la fois (!!!), il manque 200 pixels donc l'interpolation entre en jeu. Une spécification de 600x800 pixels indique donc que si vous avez l'intention d'utiliser la meilleure définition disponible (pour numériser 800 dpi) le logiciel du scanner doit interpoler des données sur un axe qui ne peut produire que 600 dpi. En d'autres termes, 200 dpi de données doivent être interpolées afin de réellement numériser à 600x800 dpi. Si vous numérisez à la résolution optique (réelle) du scanner, le moteur pas à pas se déplacera de la distance correspondant à la résolution. Dans de nombreux cas, la numérisation avec l'interpolation interne sur un axe fournira une meilleure qualité de numérisation qu'une résolution optique pure avec interpolation dans Photoshop (ou autre) qui devra interpoler les deux dimensions pour augmenter la taille du fichier. Mais tous les algorithmes d'interpolation ne sont pas égaux. Essayons le test suivant pour voir comment votre scanner se comporte par rapport à Photoshop (ou autre) lorsque vient le moment d'interpoler.
Une fois de plus on va utiliser le billet de banque
1) Réglez le logiciel pour créer une bonne analyse de la qualité.
2) Enregistrez (ou notez) tous les paramètres puisque nous voulons obtenir deux scans aussi identiques que possible. Pour un test précis, assurez-vous qu'aucun contrôle de netteté ne soit utilisé dans le logiciel de numérisation.
3) Numérisez la première image à la plus haute résolution optique. Si votre scanner a une spécification de 600x1.200 dpi, configurer le logiciel à 600 dpi.
4) Enregistrez le fichier sur le disque en le nommant "optique" par exemple.
5) Maintenant, faites une deuxième numérisation qu'il faudra recadrer et corriger pour qu'elle corresponde exactement à la première. Mais cette fois il faudra numériser avec une valeur supérieure à la résolution optique du scanner. Sélectionnez une résolution quelque part entre le réglage de la résolution optique et la plus haute valeur de résolution. Par exemple, si votre scanner a une spécification de 600x1.200 dpi, numérisez à 1000 dpi. Cela permettra d'être sûr que le logiciel interne du scanner interpole effectivement sur un seul axe. Maintenant, sauvegardez le fichier sur le disque en le nommant "interpolé" (par exemple).
6) Ouvrez les deux scans dans Photoshop (ou autre). Il faudra maintenant interpoler le premier fichier (le plus petit) pour le faire correspondre au second (le scan interpolé).
7) Activez le Scan interpolé en cliquant dessus.
8) Dans le menu Image, cliquez sur Taille de l'image. Notez les dimensions exactes en pixels de la hauteur et la largeur.
9) Activez le scan optique en cliquant dessus.
10) Dans le menu Image, cliquez sur Taille de l'image. Assurez-vous que la case Rééchantillonner soit cochée. Cela nous permettra d'ajouter des pixels dans le fichier, donc d'interpoler.
11) Sélectionnez Interpolation bicubique. Nous avons besoin de faire correspondre les pixels du scan optique à ceux du scan interpolé. Cela signifie qu'il faut le même nombre de pixels de haut et de large qu'à l'étape 2. Cliquez sur OK. Après un certain temps, vous devriez avoir un fichier beaucoup plus grand (en taille) qui correspond exactement au fichier "interpolé". Maintenant, nous voulons analyser les deux images côte à côte. Vous pouvez avoir besoin de redimensionner les fenêtres de façon à pouvoir visualiser les deux images sans chevauchement. Zoomez les deux images à 100% pour obtenir la vision la plus précise possible à l'écran. Centrez les affichages sur une zone du billet de banque qui porte des lignes fines. Avec les lignes fines du le billet, vous devriez être en mesure d'évaluer quelle est la méthode d'interpolation qui fonctionne le mieux (technique du scanner ou technique de Photoshop -ou autre-). Cette technique des fines lignes permettra d'analyser les deux méthodes d'interpolation. Vous devriez essayer ce test d'interpolation pour les deux dimensions afin de déterminer quelle méthode produit le meilleur fichier. En théorie, un scanner qui utilise un bon algorithme d'interpolation devrait produire un fichier de qualité supérieure à un fichier interpolé dans Photoshop (ou autre), en particulier lorsque le scanner n'a interpolé que sur un seul axe.

Certains fabricants de scanners préfèrent une plus grande vitesse à une meilleure qualité d'interpolation, aussi, dans ce cas, ne soyez pas surpris si les fichiers redimensionnés dans Photoshop (ou autre) semblent meilleurs.

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COMMENT ÉVALUER LE POIDS D'UNE FUTURE IMAGE ?

Avant de répondre à cette question, il me faut souligner quelques points importants :
1) one ne peut parler de poids d'image QUE si on parle d'image numérique (logique !)
2) cette évaluation est inutile si on parle des images qui sortent d'un appareil photo numérique puisque le fabricant nous donne directement (dans la notice de l'appareil) le poids des images délivrées.
3) cette évaluation n'a donc d'intérêt que dans le cadre de la photographie alternative. En effet, le poids ne veut rien dire en argentique mais puisqu'il faut numériser cette image (via un scanner puisque via un appareil photo numérique, le poids sera celui des images livrées par l'appareil numérique)
4) le poids s'exprime en octets (en fait en méga octets !)

Venons-en au fait :

1) Avant de pouvoir évaluer le poids d'une image, il faut avant tout connaitre a résolution de l'image que vous souhaitez créer ! La résolution est, par définition, le nombre de points présents par unité de longueur de l'image. En photographie (et c'est stupide !) on a gardé l'unité impériale de longueur, à savoir le pouce !... La résolution se caractérise en ppp [Point Par Pouce] (ou dpi = Dot Per Inch, ça veut dire la même chose !).
Dans la mesure où la résolution s'évalue par pouce, pour ne pas s'emmêler les pinceaux, il faut évaluer les dimensions de l'image en pouces également (et, au besoin, multiplier par 2,54 en fin de raisonnement !).

Appelons « R » la résolution (on ne définira pas R pour l'instant). un négatif 60x70 (par exemple), une fois numérisé, présentera :
- en largeur : 70mm = 2,76 pouces, donc 2,76 x R pixels
- en hauteur : 60mm = 2,36 pouces, donc 2,36 x R pixels
- au total (= sur toute la surface) : 6,51 x R² pixels.

2) Maintenant, il faut savoir combien d'octets sont nécessaires pour décrire chaque pixel ! Une image ne peut être codée qu'en 24 bits/pixel ou en 48 bits/pixel (même si certains scanners codent avec des valeurs différentes, leur logiciel modifie les données pour ramener le codage à 24 ou 48 bits/pixel !). Or (si vous ne le savez pas encore, notez cela en rouge sur tous vos murs !!!), 1 octet = 8 bits DONC, pour une image codée en 24 bits/pixel il faudra 3 octets pour décrire chaque pixel (et 6 octets pour une image codée en 48 bits/pixel).

3) maintenant que l'on connait le nombre de pixels qui composera le scan de notre négatif et le nombre d'octets nécessaires pour décrire chaque pixel, il suffira de multiplier !!!...
Si « N » est le nombre de pixels dans l'image, le poids de l'image sera égal à : N x R.
Si on reprend notre négatif 60x70 on obtiendra : 6,51 x 3 x R² (soit 19,53 R²) octets en 24 bits
ou 6,51 x 6 x R² (soit 39,06 R²) octets en 48 bits

Application : on décide de scanner notre négatif 60x70 à 2400 dpi en 48 bits, notre image finale pèsera :
39,06 x 2400 x 2400 = 224.985.600 octets.
Certes, cela ne vous parle pas franchement, ...
mais puisqu'on sait que 1 Ko = 1024 octets et qu'1 Mo = 1024 Ko, notre image pèsera 214,56 Mo

4) Postface :
a) Faut-il scanner en 24 ou en 48 bits ? Si l'image de départ est de bonne qualité, il suffit de la scanner en 24 bits (on y gagnera en poids !). Si on doit la retoucher, mieux vaut la scanner en 48 bits. En effet, chaque traitement informatique diminue la richesse de l'image. Alors mieux vaut partir avec le maximum d'informations...
b) les résolutions les plus utilisées sont : 72 points par pouce pour les images web et 300 points par pouce pour l'impression sur une imprimante qualité photo. Au moment de scanner il faut partir pour une résolution donnée et une taille résultante d'image donnée. Un point c'est tout... Les amateurs ont généralement tendance à scanner au plus lourd quitte à réduire l'image par la suite... c'est un très mauvais calcul puisque, ce faisant, ils créent des fichiers monstrueux qui encombrent les disques durs et, en plus, réduire une image revient à faire un travail d'interpolation logicielle qui éteint l'image originale...

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PHOTO PAPIER SANS IMPRIMANTE ET SANS AGRANDISSEUR

Il faut bien reconnaitre que la voie alterne présente un maillon faible pour l'amateur : l'impression !

En effet, la prise de vue en argentique ne pose aucun problème, le développement n'est qu'une question de technique donc sans problème, le scan n'est qu'une question d'apprentissage donc ne pose aucun problème MAIS la reproduction finale sur papier est un réel problème :

  - la vie de l'image imprimée est relativement brève et fonction de l'encre utilisée
  - la gestion des espaces de couleur est assez complexe (il n'est pas évident pour tout le monde de reproduire sur le papier les couleurs -ou les tons de gris- représentés à l'écran) et toutes les imprimantes ne prennent pas en compte les profils ICC...
  - l'impression est plus chère que la reproduction sur papier photo
  - pour de bons résultats, le prix de l'imprimante est élevé et encore plus si on souhaite imprimer des photos noir et blanc (paradoxalement !)

Il ne reste plus donc qu'à investir dans un agrandisseur... Certes, si vous ne faites que du 24x36, le prix d'un agrandisseur noir et blanc ne coûte rien en occasion. Si vous faites du 24x36 et du 45x60 ou du 60x60, le prix de l'agrandisseur est ridicule mais il faut 2 objectifs (un 50mm pour le 24x36 et un 75mm pour le 45x60 ou un 80mm pour le 60x60). Si vous faites du format supérieur au 60x60, le prix de l'agrandisseur explose (et il faut prévoir encore des objectifs supplémentaires)... Il serait donc intéressant de pouvoir se passer d'un agrandisseur !...

DONC, je vais vous proposer une alternative à la voie alterne (!!!) décrite jusqu'ici, en augmentant le ratio argentique/numérique d'un point : ne plus utiliser d'imprimante et créer une image papier sur support argentique avec tous les avantages associés :

  - prix inférieur
  - espérance de vie (extraordinairement) supérieure
  - la reproduction sur papier photo est moins chère que l'impression
  - gestion des couleurs -ou des tons- automatique, sans se prendre la tête
  - excellents résultats tant en couleurs qu'en noir et blanc

Et tout cela sans avoir à investir dans un agrandisseur et des objectifs !!!

Mais quel mamaillage Thierry va encore nous proposer ? Comme toujours, un peu de réflexion et un peu de logique...

Pour créer une image argentique sur papier d'un format supérieur à celui du négatif original, il faut, logiquement, un agrandisseur... Mais qu'est-ce qu'un agrandisseur ? Rien de plus qu'un dispositif qui projette l'image du négatif sur un support distant pour en agrandir la surface. Accessoirement, si on travaille en argentique couleur, la tête couleur permet d'équilibrer les couleurs. Et, un point c'est tout !...

Parallèlement à cela, que nous offre la chaîne numérique dans la voie alterne ?

 
- les logiciels qui permettent d'améliorer le scan de nos négatifs ainsi que l'équilibrage des couleurs (au besoin)
 
-  le scanner qui permet d'agrandir plus ou moins l'image de son négatif, simplement en modifiant sa résolution...

Donc on peut, en voie alterne, se passer totalement de l'agrandisseur pour créer une image plus grande et équilibrée... Reste uniquement à transférer l'image numérique (dans l'ordinateur) sur le papier argentique...

Rien de plus simple !...

1
Via le logiciel qui vous a permis de "finir" l'image scannée (correction, équilibrage des couleurs, etc), il suffit de créer un négatif de votre photo... ceci se faisant d'un simple clic. SANS OUBLIER d'effectuer un effet miroir vertical (faire une inversion gauche/droite de l'image) !!! Ceci se faisant également d'un simple clic...
2
Utiliser un posemètre autonome et déterminer les paramètres nécessaires à l'obtention d'une bonne exposition de votre écran d'ordinateur. L'idéal (le plus simple) est de rechercher la vitesse correspondant à une ouverture de diaphragme à f/1.0 (pleine ouverture) pour une valeur ISO pleine (100 ISO par exemple)
3
Traduire la vitesse mesurée par le posemètre pour une exposition sur papier photo argentique. Généralement, le papier photo argentique est caractérisé par une sensibilité de ~3 ISO.
Donc, pour une vitesse V mesurée pour 100 ISO, il vous faudra un temps de pose de 32xV pour bien exposer votre papier. Bien sûr, des tests d'ajustement seront probablement nécessaires pour une exposition parfaite mais la latitude de pose des papiers devrait pouvoir globalement compenser les petites erreurs...

Si vous ne possédez pas de posemètre autonome, vous pouvez utiliser le posemètre intégré à votre boîtier pour déterminer le temps de pose du papier. La traduction sera juste un tout petit peu plus compliquée :

1
Utiliser la mesure globale si disponible ou la mesure multizone de votre boîtier.
2
Régler le boîtier à 100 ISO.
3
Tenir compte de la valeur de diaphragme utilisée lors de la mesure.
Supposons que votre boîtier vous donne les paramètres d'exposition suivants :
- ISO 100 (c'est ce que vous avez imposé)
- Vitesse V
- Diaphragme f/4 (le raisonnement est le même pour toutes les valeurs de diaphragme !)
= la traduction sera : passage de f/4 à f/1 => vitesse = V/16 ET passage de ISO 100 à ISO 3 => vitesse = V x 32 DONC temps d'exposition = V x 2

Connaissant le temps de pose, il ne reste plus qu'à :

1
Se placer dans le noir relatif (lumière inactinique)
2
Éteindre l'écran de l'ordinateur
3
Placer une feuille de papier photo (côté sensible) contre l'écran
4
Allumer l'écran et lancer le chronomètre
5
Éteindre l'écran à la fin du temps de pose calculé plus haut
6
Développer le papier dans les 3 bains (révélateur, bain d'arrêt, fixateur)

Vous obtenez donc une photo sur papier (argentique) sans imprimante et sans agrandisseur !... CQFD

ATTENTION : cette technique n'est possible qu'avec des écrans plats ! L'utilisation des écrans cathodiques, pourtant très intéressants par ailleurs, présentent un taux de rafraîchissement tel que la reproduction de l'image sur le papier sera quasiment impossible à cause de la présence d'une bande noire qui se déplace verticalement. Cette bande est invisible à l'œil mais entraînera une exposition variable sur la surface du papier...

ATTENTION : si votre écran ne possède pas de dalle matte, veillez à placer la lumière inactinique derrière l'écran, le reflet tuerait votre image.

Il se peut que les temps d'expositions soient trop courts pour être applicables (pour mes premiers tests 1/15è de seconde)... dans ce cas, il suffit de réduire la luminosité de l'écran...

ATTENTION : effectuez les mesures d'exposition dans le noir complet, la lumière ambiante fausserait les résultats !...

Et, accessoirement, pensez au plaisir de créer des images argentiques avec le résultat de la capture de votre boîtier numérique !...

Voilà, amusez-vous bien.

Si vous avez des remarques, n'hésitez pas à me contacter (voir ici).

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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UNE TECHNIQUE DE FOUS

Je tenais à vous parler d'une technique inconnue de la majorité des amateurs... Il s'agit d'une technique transversale donc je ne sais pas où la placer dans ce site... Mais puisqu'elle fait obligatoirement intervenir un scanner, je vais la placer dans la page sur les techniques alternatives...

Cette technique sera utilisable dans plusieurs domaines photographiques mais surtout dans le cadre de la photo au sténopé (ici)...

Il s'agit de photo argentique mais elle ne fera appel à aucune chimie, ni naturelle ni polluante, ne nécessitera aucun matériel de laboratoire !... Incroyable non ? Magique ? Pas du tout !...

Comment cela fonctionne-t-il ? C'est très simple en fait. Le support argentique (les grains d'halogénures d'argent) est sensible à la lumière, ça tout le monde le sait, mais dans le processus classique du développement, la chimie permet de noircir tout le grain dès lors qu'une toute petite partie de ce grain a été insolé. Mais si l'exposition a été suffisamment longue (ou si la lumière a été suffisamment intense), le grain se noircira totalement, sans aide !... Essayez de prendre un papier photo argentique, placez dessus un objet opaque quelconque et laissez ce montage à la lumière blanche... Au bout d'un certain temps, vous verrez que votre papier aura noirci et, si vous retirez l'objet opaque vous verrez sa forme en blanc sur fond noir... sans rien faire du tout !...

C'est exactement cette propriété que je vous propose d'utiliser !... Bien sûr, cette technique n'est pas la panacée... En effet, cette image ne pourra jamais être conservée !... Si vous développez ce papier, il deviendra tout noir. Si vous vous contentez de le fixer, il deviendra tout aussi noir !... Le seul moyen de conserver cette image est le scan... Bien sûr, le scanner va éclairer ce papier et ainsi accélérer son noircissement mais, la bande lumineuse du scanner est très étroite et se déplace assez rapidement pour pouvoir enregistrer l'image avant qu'elle ne disparaisse définitivement !...

Procédure de création de cette image :
— Matériel : papier photo argentique exclusivement. Il est préférable d'utiliser du papier noir et blanc, le papier couleur n'apportera pas plus...
— Installation pour la prise de vue en lumière atténuée, pas nécessairement inactinique (eh oui, cela parait fou !...)
— Exposition : Il faut faire des tests puisque le temps d'exposition est fonction de la luminosité. Cela peut aller de quelques minutes à plusieurs mois (dans le cas du sténopé). Il m'est donc impossible de vous donner un ordre de grandeur... sachez simplement que des sténopistes émérites ont utilisé cette méthode avec des temps d'exposition de 6 mois !!!...
— Développement : comme je l'ai dit, il n'est pas question de développement... En lumière atténuée (pas nécessairement inactinique !), il faut placer le papier photo (avec l'image visible) sur la vitre d'un scanner. Dans le logiciel de numérisation, il faut désactiver le premier scan de prévisualisation qui noircirait définitivement le papier (!!!) et lancer directement la numérisation réelle. Vous pouvez scanner en noir et blanc ou en couleur puisque le noircissement par cette technique n'est pas strictement monochrome... on peut obtenir des effets colorés intéressants... Je conseille donc la numérisation en couleur, il sera toujours temps de transformer la représentation numérique en monochrome à postériori si le résultat coloré ne vous convient pas !...

Amusez-vous...

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Et maintenant ...

Et bien maintenant, vous savez tout pour vous lancer dans la voie alterne !... Peut-être qu'un petit rappel, un petit utilitaire bien pratique, des expériences originales et des recherches, ça vous dirait ? Alors suivez-moi .


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